Auteur/autrice : immovestuser

  • Une nouvelle norme fait des bâtiments des puits de CO₂ négociables

    Une nouvelle norme fait des bâtiments des puits de CO₂ négociables

    La norme Global Construction C-Sink de la société Carbon Standards International de Fricker a été la première à servir de base à l’émission de certificats CO2 pour un bâtiment biogénique. Ils ont été émis par OPENLY, selon un communiqué. Le pionnier de la construction biogénique et du captage de CO2 dans les bâtiments, basé à Widnau, propose ces certificats de CO2 en collaboration avec l’organisation de protection du climat myclimate.

    Par la suite, le premier Global Construction C-Sink a été enregistré dans le Global C-Sink Registry, accessible au public. La norme a ainsi un effet immédiat, car le carbone est considéré comme stocké dès le premier jour. Le puits est localisé avec précision dans la construction et peut être échangé à l’échelle mondiale. « La certification des bâtiments en tant que puits de carbone crée un avantage climatique mesurable, encourage la construction durable et ouvre la voie à des certificats de carbone négociables qui favorisent le changement dans l’industrie de la construction », a déclaré Andy Keel, PDG d’OPENLY.

    Le Global Construction C-Sink Standard vérifie les bâtiments et les structures contenant des matériaux issus de la biomasse et stockant du carbone. Cette biomasse, qui comprend le chanvre, la paille, le bois et le charbon végétal, constitue donc un puits de carbone. Toute construction vérifiée peut être enregistrée dans le Global C-Sink Registry. Ce registre est reconnu par l’Alliance internationale pour la réduction et la compensation des émissions de carbone ( ICROA), basée à Genève.

    Parmi les premières entreprises à utiliser les crédits C-Sink basés sur les normes carbone de Carbon Standards International figurent, selon Carbon Standards International, Swiss Re, Shopify, Atlassian, Banque Pictet, Woolgate Exchange Unit Trust, Celonis, Arup Group, Storebrand et Zooplus. En outre, l’opérateur du registre des puits de carbone mènerait actuellement des discussions internes sur d’éventuels partenariats et collaborations.

  • La construction en bois établit un nouveau standard pour les bâtiments cantonaux

    La construction en bois établit un nouveau standard pour les bâtiments cantonaux

    L’architecte Markus Schietsch s’ est vu décerner par « Hochparterre » un prix d’architecture Hase d’argent pour sa nouvelle construction du bâtiment cantonal AVS à Unterentfelden. Le prix a été décerné le 2 décembre au Museum für Gestaltung de Zurich. Il récompense la qualité architecturale du bâtiment ainsi que la mise en œuvre cohérente d’un mode de construction durable.

    Le nouveau bâtiment, qui abrite actuellement des laboratoires et des bureaux pour 80 collaborateurs, a été inauguré le 25 octobre 2024 après deux ans et demi de travaux. Les travaux de construction avaient été planifiés et réalisés par Immobilien Aargau.

    « Cette distinction confirme la voie que nous avons choisie », a déclaré le conseiller d’État Dr Markus Dieth, cité dans un communiqué. « Le canton d’Argovie investit dans des bâtiments durables, économiques et de haute qualité, qui tiennent également compte de la construction rentable. Je félicite chaleureusement Markus Schietsch et le département immobilier d’Argovie pour ce succès »

    Selon Schietsch, cette distinction montre « qu’une planification minutieuse, une attitude architecturale claire et le courage d’utiliser des matériaux durables comme le bois sont aujourd’hui plus que jamais nécessaires ». La directrice de l’office et chimiste cantonale, le Dr Alda Breitenmoser, souligne que le nouveau bâtiment offre des « conditions de travail optimales » pour la protection des consommateurs : « L’architecture soutient nos processus de travail, crée un climat intérieur agréable et montre que l’administration moderne peut être à la fois écologique et fonctionnelle »

    Début novembre 2025, le nouveau siège de l’AVS a déjà été récompensé par le réseau bois Pro Holz Aargau pour sa construction en bois.

  • Un immeuble de bureaux durable renforce le portefeuille immobilier

    Un immeuble de bureaux durable renforce le portefeuille immobilier

    Swiss Prime Site a acquis un nouvel immeuble de bureaux dans la Pfingstweidstrasse à Zurich-Ouest, comme l’indique un communiqué. L’immeuble, qui dispose d’une surface locative de 19’000 mètres carrés et dont le rendement net s’élève à 3,8 pour cent, est déjà entièrement loué à l’opérateur boursier SIX Group Services AG.

    Cette acquisition marque le dernier investissement majeur de l’augmentation de capital de 300 millions de francs suisses destinée aux investissements de croissance et réalisée en février dernier. En avril et en août, Swiss Prime Site avait déjà utilisé ces fonds pour acquérir des immeubles de bureaux à Genève et à Lausanne. Toutes les nouvelles acquisitions génèrent des rendements nettement supérieurs au rendement du portefeuille et ont un effet d’augmentation de la valeur intrinsèque (Net Asset Value/NAV) par action ainsi que du résultat sur le Funds from Operations (FFO) par action.

    Swiss Prime Site et le vendeur privé ont convenu de ne pas divulguer le prix d’achat de l’immeuble. En raison de la jeunesse de l’année de construction, de la construction durable et du raccordement au chauffage urbain de l’immeuble de bureaux, Swiss Prime Site s’attend à ce que le classement BREEAM en matière de durabilité soit « très bon ».

    « Cette transaction souligne notre focalisation sur des immeubles de bureaux de premier ordre situés en centre-ville et montre avec quelle agilité nous utilisons des capitaux frais pour une croissance durable. Il est particulièrement réjouissant que nous ayons pu acquérir cet immeuble représentatif – utilisé par la Bourse suisse en tant qu’infrastructure centrale de notre pays – dans le cadre d’un examen d’achat exclusif et grâce à une collaboration de confiance avec les vendeurs », a déclaré René Zahnd, CEO de Swiss Prime Site, cité dans le communiqué.

    Avec les trois acquisitions réalisées et une réduction des ventes immobilières prévues dans le cadre du recyclage du capital, Swiss Prime Site prévoit une augmentation des revenus locatifs de 20 millions de francs à partir de 2026. La transaction a été finalisée le 1er décembre 2025.

  • Développer le recyclage des matériaux de construction en Europe

    Développer le recyclage des matériaux de construction en Europe

    Holcim AG, dont le siège est à Zoug, veut élargir considérablement son portefeuille dans le domaine du recyclage des matériaux de construction en Europe. Selon un communiqué, l’entreprise internationale de matériaux de construction a acquis deux entreprises de démolition en Angleterre et en Allemagne et se prépare à en racheter une troisième dans le nord-ouest de la France. Ces trois entreprises recyclent jusqu’à présent 1,3 million de tonnes de déchets de construction par an.

    Parmi les nouvelles acquisitions figurent Thames Materials de l’ouest de Londres et A&S Recycling GmbH de Hanovre. Holcim n’a pas encore précisé le nom de cette dernière, qui opère dans le nord-ouest de la France. Avec Thames Materials, Holcim opère désormais dans la région de Londres. Holcim y avait déjà acquis en 2023 l’entreprise de logistique Sivyer Logistics, située dans l’est de Londres. A&S Recyling traite les matériaux de démolition dans le nord de l’Allemagne avec trois sites dans le Land allemand de Basse-Saxe. Avec l’acquisition de l’entreprise française, Holcim porte à 28 le nombre de recycleurs qu’il gère dans le pays.

    « Les acquisitions de Thames Materials, de A&S Recycling GmbH et d’une entreprise de recyclage dans le nord-ouest de la France vont renforcer notre position de leader dans le domaine de la construction circulaire et contribuer à notre objectif NextGen Growth 2030 de recycler plus de 20 millions de tonnes de matériaux de démolition de construction par an », a déclaré Milan Gutovic, CEO de Holcim, cité dans le communiqué.

  • Un nouveau géant réorganise le marché de l’assurance

    Un nouveau géant réorganise le marché de l’assurance

    Depuis le 5 décembre 2025, il est clair que l’Helvetia et la Baloise ne se présentent plus qu’ensemble, sous le nom de Helvetia Baloise Holding AG, cotée à la SIX et portant le sigle HBAN. La Baloise est juridiquement absorbée par l’Helvetia, mais la nouvelle marque se met délibérément en scène comme un projet commun de deux racines fortes. Le dernier jour de négoce des actions de la Bâloise a marqué une coupure historique. Trois jours plus tard, les nouveaux titres Helvetia Baloise étaient déjà négociés pour la première fois.

    La fusion donne naissance à un assureur qui transforme le secteur par sa simple taille. Plus de 22’000 collaborateurs, un volume de primes brutes d’environ 20 milliards de francs et plus de deux millions de clientes et clients rien qu’en Suisse font de l’Helvetia Baloise le plus grand assureur toutes branches du pays. Une part de marché d’environ 20 pour cent est une déclaration claire : ce groupe veut participer activement à l’élaboration des règles du jeu sur le marché suisse de l’assurance.

    Pouvoir, marchés et milliards
    Derrière la fusion se cache un calcul clair : regrouper les synergies, supprimer les doublons et augmenter la force de frappe. Helvetia Baloise annonce des synergies de coûts annuelles d’environ 350 millions de francs, en plus des programmes d’efficacité existants. Pour les marchés des capitaux, le message est aussi clair qu’attrayant. La capacité à verser des dividendes devrait augmenter d’environ 20 pour cent d’ici 2029.

    Pour le marché, cela signifie un nouveau pôle de stabilité et de concurrence. Un acteur aussi important peut investir dans la technologie, la numérisation et les nouveaux produits, ce que les petits acteurs ont plus de mal à faire. Parallèlement, la pression sur les autres assureurs pour qu’ils suivent, forment des alliances ou occupent des niches s’accroît. La fusion est donc plus qu’un simple accord d’entreprise. Elle est le signal d’une réorganisation imminente de la place d’assurance suisse.

    Entre renouveau et suppression de postes
    Le revers de la médaille des synergies est la suppression de postes annoncée. Au cours des trois prochaines années, 2 000 à 2 600 postes devraient être supprimés, surtout là où il existe aujourd’hui des structures doubles, dans l’administration, l’informatique et le back-office. Le groupe insiste sur le fait que les réductions seront aussi socialement acceptables que possible, avec des fluctuations naturelles, des retraites anticipées et des mutations internes. Pour de nombreux collaborateurs, la fusion est synonyme d’incertitude, de réorientation ou de départ.

    Dans le même temps, Helvetia Baloise s’engage clairement en faveur du site de Bâle. Le groupe reste ancré dans la ville rhénane et se positionne comme un employeur important et un ancrage économique de la région. Les sites qui seront renforcés, regroupés ou réduits seront communiqués étape par étape, Un long processus d’intégration qui restera perceptible pendant des années.

    Ce qui change pour les clients
    Pour les clients, beaucoup de choses restent stables pour le moment. Les contrats d’assurance existants continuent de courir aux conditions convenues, la fusion ne donne pas lieu à un droit de résiliation extraordinaire. Sur le plan juridique, les droits et obligations sont automatiquement transférés à Helvetia Baloise. Dans un premier temps, cela ne devrait guère se faire sentir au quotidien.

    Mais à moyen terme, la situation devrait évoluer. Les gammes de produits seront harmonisées, les offres en double seront éliminées et l’offre la plus attrayante ou la plus efficace sera maintenue. L’objectif est de créer des lignes de produits plus légères et plus compréhensibles, ainsi qu’une offre plus large et plus uniforme à partir d’une seule source. De l’assurance habitation aux véhicules à moteur en passant par les bâtiments. Le groupe entend dessiner plus concrètement la forme exacte de cette nouvelle gamme de produits dans le cadre de la poursuite de la communication sur l’intégration et lors d’une journée des investisseurs en avril 2026.

    Un départ à l’issue incertaine
    La fusion de l’Helvetia et de la Baloise est plus qu’un acte comptable, c’est un départ à l’issue incertaine. Pour la place d’assurance suisse, le nouveau géant apporte force, rapidité et puissance d’investissement. Pour les collaborateurs, il signifie à la fois des opportunités dans une organisation plus grande et le risque de perdre son emploi. Et pour les clients, il promet à long terme une offre plus ciblée et plus moderne si le groupe parvient à traduire sa taille en une valeur ajoutée tangible.

  • Extension de la gare de Bâle CFF Ouest

    Extension de la gare de Bâle CFF Ouest

    La gare de Bâle CFF atteint depuis longtemps ses limites. Plus de 140 900 personnes l’utilisent chaque jour, et la tendance est à la hausse. Avec le projet Basel SBB West, les partenaires préparent la gare à ce développement. Il prévoit une extension complète à l’ouest du site, où l’arrêt des trains sera déplacé plus à l’ouest et où des accès supplémentaires au trafic urbain seront créés. Deux projets partiels étroitement liés en constituent le cœur : l’accès au quai Margarethen et la construction du nouveau pont Margarethen.

    Le nouveau pont voyageurs de l’accès aux quais Margarethen sera parallèle au pont Margarethen existant. Il aura une largeur d’environ 16,5 mètres, disposera d’escaliers, d’escalators et d’ascenseurs et desservira tous les quais. Pour ce faire, les CFF prolongent plusieurs quais vers l’ouest et adaptent le tracé des voies. Le projet répond ainsi à la croissance attendue du trafic ferroviaire tout en soulageant la passerelle existante de la gare centrale.

    Lien entre le rail et la ville
    Outre la planification ferroviaire, l’intégration urbaine joue un rôle central. Le canton de Bâle-Ville prévoit un nouveau nœud de transport multimodal à l’ouest de la gare, près de la zone de la Markthalle. C’est là que le passage entre le train, le tram, le bus et le vélo devrait être encore plus efficace à l’avenir. Cette réorganisation permettra de désengorger la Centralbahnplatz, qui est très fréquentée, et d’instaurer un régime de circulation plus équilibré dans le centre-ville.

    L’accès aux quais de Margarethen est plus qu’un simple pont. Il devient un lien entre les nouveaux axes de circulation urbains et le réseau ferroviaire. Il offre espace, lumière et orientation. Des caractéristiques qui sont particulièrement importantes dans les zones de circulation très fréquentées.

    Un nouveau pont Margarethenbrücke avec un effet de signal
    Le deuxième sous-projet est consacré à la rénovation du pont Margarethenbrücke. Le pont existant appartient aux CFF et ne répond aux exigences de sécurité actuelles qu’avec des restrictions pour le trafic lourd. De plus, il ne répond pas aux futures exigences des CFF et du canton, tant du côté ferroviaire que du côté routier. La nouvelle construction doit donc être non seulement plus performante sur le plan statique, mais aussi nettement plus large, 27 mètres contre 16,3 mètres aujourd’hui. Cela permettra de créer de l’espace pour un arrêt de tram accessible au milieu du pont ainsi que des voies piétonnes et cyclables plus larges.

    Un pont auxiliaire temporaire est prévu pendant la durée des travaux. Une intégration ultérieure de cette solution provisoire dans le nouveau bâtiment est à l’étude. Cette solution devrait minimiser les interruptions de chantier et assurer la mobilité urbaine pendant toute la phase de réalisation.

    Le projet gagnant de Penzel Valier
    Dans le cadre d’un mandat d’étude, un comité d’évaluation composé d’experts indépendants et de représentants des CFF et du canton a évalué au printemps 2025 les propositions de six équipes de planification interdisciplinaires. C’est le bureau Penzel Valier qui a été retenu. Son projet convainc par un toit généreux et extensible de manière flexible, qui recouvre aussi bien le nouvel arrêt de tram sur le pont Margarethen que les quais. Il en résulte un espace en forme de hall qui caractérise la partie ouest de la gare.

    Le toit remplit plusieurs fonctions à la fois. Il apporte la lumière du jour sur les quais, protège des intempéries et permet l’installation de panneaux photovoltaïques et d’éléments de verdure. D’un point de vue urbanistique, il permet de créer un lien harmonieux entre la gare CFF, le hall de la gare française SNCF, classé monument historique, et les quartiers voisins de Gundeldingen et de St Johann.

    La halle SNCF elle-même est conservée dans le contexte de la partie française de la gare et dans sa fonction de couverture des quais. Il s’agissait là d’une exigence centrale de la conservation du patrimoine. Le hall sera ainsi déplacé vers l’ouest afin de libérer de l’espace pour la nouvelle disposition des voies.

    Planification, financement et horizon temporel
    L’accès aux quais de Margarethen fait partie de l’étape nationale d’aménagement ferroviaire 2035, et la Confédération a déjà approuvé l’approfondissement de la planification et l’avant-projet. Alors que l’accès aux quais de Margarethen est financièrement assuré, la mise en œuvre du nouveau pont de Margarethen fait encore l’objet d’une décision concernant les fonds. Les deux projets peuvent être construits indépendamment l’un de l’autre sur le plan technique, mais ils doivent si possible être réalisés simultanément.

    Les exigences de planification sont élevées. Elles tiennent compte de l’exploitation ferroviaire en cours, de la protection des bâtiments historiques et de l’intégration dans le trafic urbain dense. Le début des travaux est actuellement prévu pour 2034 au plus tôt. Selon les estimations, le volume du projet pour les deux éléments (accès aux quais et pont) se situe dans une fourchette basse à moyenne de plusieurs centaines de millions.

    Plus qu’une infrastructure – une nouvelle entrée pour Bâle
    Avec Bâle CFF Ouest, la ville se dote non seulement d’une plaque tournante des transports d’importance stratégique, mais aussi d’une nouvelle porte d’entrée dans l’espace urbain. Le déplacement du trafic ferroviaire vers l’ouest crée des espaces pour une gestion plus claire du trafic, une meilleure qualité de séjour et une sécurité accrue pour les cyclistes et les piétons. Les voyageurs bénéficieront à l’avenir de trajets plus courts, d’espaces généreux et d’une orientation intuitive.

    L’interaction entre le train, le tram, le bus et le vélo sera plus efficace, plus durable et plus agréable. Parallèlement, le projet constitue la base structurelle de futures extensions telles que l’éventuelle gare souterraine de Bâle CFF. Dans son ensemble, Bâle CFF Ouest représente donc une nouvelle génération de gares, ouvertes, connectées et tournées vers l’avenir.

  • La cinquième génération du projet d’agglomération de Bâle

    La cinquième génération du projet d’agglomération de Bâle

    Un nouvel élan pour le territoire et les transports
    Le programme marque une étape décisive dans la planification commune du paysage, de l’urbanisation et des transports au-delà des frontières nationales. L’Allemagne, la France et la Suisse tirent à la même corde pour rendre la mobilité dans la région trinationale plus efficace, plus sûre et plus respectueuse du climat. Dans les années à venir, onze nouvelles plates-formes de transport seront construites le long du RER trinational et Bâle-Ville investit dans une flotte de bus entièrement électrifiée. Environ 200 millions de francs sont prévus pour la revalorisation des espaces routiers communaux et la promotion des déplacements à pied et à vélo.

    Une mobilité d’avenir
    Au fond, il s’agit de bien plus que de simples infrastructures. Le projet d’agglomération est une réponse coordonnée aux besoins complexes de mobilité d’une région qui emprunte quotidiennement des axes de transport internationaux très fréquentés. La planification intégrée des transports publics, des transports individuels et des voies piétonnes et cyclables doit permettre de réduire les nuisances du trafic et les émissions de CO². La priorité est donnée au développement d’un système de transport durable qui améliore la qualité de vie et l’attractivité du site.

    Un large soutien politique
    Esther Keller, conseillère d’Etat et présidente d’Agglo Basel, souligne le succès de la coopération transfrontalière, qui existe depuis plus de 15 ans. Isaac Reber, directeur des travaux publics de Bâle-Campagne, voit dans la multitude de petits et moyens projets la colonne vertébrale du progrès. Jean-Marc Deichtmann de Saint-Louis et Marion Dammann de Lörrach soulignent également l’horizon stratégique. Cela va des plateformes multimodales aux participations citoyennes qui renforcent la protection du climat et la qualité du territoire.

    Regard sur la sixième génération
    Les travaux pour le projet d’agglomération de 6e génération ont déjà commencé. Le dépôt auprès de la Confédération est prévu pour 2029, la phase de construction débutera à partir de 2032. L’association Agglo Basel poursuit la coordination et veille à ce que l’espace, les transports et le paysage dans la région des trois frontières ne soient pas pensés séparément, mais comme un projet d’avenir cohérent.

  • Les entrepreneurs et les syndicats s’accordent sur une nouvelle convention nationale

    Les entrepreneurs et les syndicats s’accordent sur une nouvelle convention nationale

    Lors de la dixième ronde de négociations, les délégations de la SSE, d’Unia et de Syna sont parvenues, le 12 décembre 2025, à un résultat de négociation pour une nouvelle convention nationale qui devrait s’appliquer à partir de 2026. L’actuelle convention collective de travail pour environ 80’000 travailleurs de la construction arrive à échéance à la fin de l’année et devait donc être réorganisée. Les deux parties soulignent qu’elles se sont rapprochées sur des points centraux afin d’assurer la sécurité de la planification et des conditions de travail compétitives.

    Durée de six ans et nouveaux modèles de temps de travail
    La nouvelle CN est conçue pour une durée de six ans et s’applique de début 2026 à fin 2031. Un horizon inhabituellement long qui devrait apporter de la stabilité dans un secteur marqué par la pénurie de main-d’œuvre qualifiée et les incertitudes conjoncturelles. A partir du 1er janvier 2027, une nouvelle planification du temps de travail sera introduite. Les entreprises pourront désormais choisir un modèle avec un temps de travail quotidien constant, en contrepartie d’un plus grand nombre d’heures supplémentaires et d’heures en moins. En complément, la réglementation des heures supplémentaires sera simplifiée et il sera possible de créer un compte de vacances à long terme sur lequel les employés pourront économiser des heures supplémentaires et les prendre plus tard sous forme de congé prolongé.

    Temps de déplacement, suppléments et renchérissement
    Un point clé de l’accord concerne les temps de déplacement, qui jouent un rôle important sur les chantiers dans tout le pays. A l’avenir, les règles seront conçues de manière à pouvoir être déclarées d’application générale. Au-delà d’un certain seuil, le temps de déplacement sera considéré comme des heures supplémentaires. A cela s’ajoute un paquet salarial avec des augmentations substantielles des suppléments et des indemnités dans les mines souterraines, où les charges sont particulièrement élevées. En outre, une protection contre le renchérissement est prévue afin que les salaires réels des travailleurs de la construction ne s’érodent pas dans un contexte d’augmentation du coût de la vie.

    Attractivité du secteur de la construction en point de mire
    Avec la nouvelle convention, les partenaires sociaux poursuivent l’objectif commun de renforcer le secteur de la construction en tant qu’employeur. Pour les collaborateurs actuels comme pour les futurs professionnels. Des modèles de temps de travail plus modernes, des règles plus claires sur le temps de déplacement et des primes améliorées doivent permettre d’améliorer les conditions dans un secteur professionnel exigeant sur le plan physique. Parallèlement, les entreprises disposeront d’un cadre fiable pour planifier leurs projets, fidéliser leur personnel et investir à long terme.

    Décisionensuspens
    Le résultat des négociations est une percée importante, mais ce n’est pas encore le point final. Du côté de la Société suisse des entrepreneurs, une assemblée extraordinaire des délégués doit décider de l’adoption définitive le 17 décembre 2025. Du côté des syndicats Unia et Syna, les conférences professionnelles prendront la décision en janvier 2026. Ce n’est que lorsque les deux parties auront donné leur accord que la nouvelle convention nationale entrera en vigueur et fixera les lignes directrices pour le monde du travail dans la construction jusqu’en 2031.

  • Le béton chaud de Pompéi

    Le béton chaud de Pompéi

    Le béton romain constitue l’épine dorsale de nombreuses constructions, des installations portuaires aux aqueducs, qui ont résisté au vent, aux intempéries et aux tremblements de terre pendant plus de 2000 ans. L’équipe d’Admir Masic au MIT étudie depuis des années les raisons de la durabilité exceptionnelle de ce matériau de construction en s’appuyant sur des analyses chimiques de mortiers anciens. Dès 2023, l’équipe a formulé l’hypothèse selon laquelle les Romains n’utilisaient pas la chaux sous forme de pâte prête à l’emploi, mais la mélangeaient à sec avec des cendres volcaniques sous forme de chaux vive avant d’y ajouter de l’eau.

    Pompéi, un chantier préservé
    Les recherches les plus récentes se basent sur un site unique à Pompéi. Un chantier « gelé » par l’éruption du Vésuve en 79 après JC, avec des murs à moitié construits, des tas de matériaux et des outils. Dans des échantillons prélevés dans les tas secs prémélangés, dans des murs en construction et dans des éléments de construction finis, les chercheurs ont trouvé non seulement les fameux clastes de chaux blanche, mais aussi des fragments intacts de chaux vive dans le mélange sec. Cela suggère que la réaction d’extinction, c’est-à-dire la réaction de la chaux vive avec l’eau, n’a eu lieu qu’au moment du mélange et du durcissement effectifs du béton, et non pas au préalable, comme le montrent les descriptions classiques.

    Contradiction avec Vitruve et comment elle se résout
    Au 1er siècle av. J.-C., Vitruve a décrit dans le « De architectura » que la chaux était d’abord éteinte avec de l’eau, puis mélangée à des agrégats. La technique de mélange à chaud identifiée aujourd’hui s’en écarte en ce sens que la chaux, en tant que chaux vive, est combinée à des cendres volcaniques en phase sèche et que l’eau n’est ajoutée qu’ensuite. Les analyses isotopiques des mortiers démontrent les évolutions caractéristiques de la carbonatation qui correspondent à ce processus et se distinguent des mortiers contenant de la chaux préalablement éteinte. Plutôt que de « réfuter » complètement Vitruve, les spécialistes interprètent plutôt les découvertes comme le fait que sa description ne reflète pas tout le spectre de la pratique romaine. Des variantes régionales ou temporelles, comme le malaxage à chaud, semblent avoir été plus répandues qu’on ne l’a longtemps cru.

    Le béton auto-cicatrisant, un modèle pour demain
    Le processus de mélange à chaud produit une chaleur considérable lorsque la chaux vive et l’eau entrent en contact, ce qui emprisonne des particules de chaux réactives dans la structure du béton. Si des microfissures se forment ultérieurement, ces particules peuvent se détacher à nouveau, réagir avec l’eau qui s’infiltre et combler à nouveau les fissures. Un mécanisme d’auto-cicatrisation qui explique de manière plausible la longévité des constructions romaines. Ces nouvelles connaissances sont prises en compte dans le développement de bétons modernes et durables. L’objectif est de réduire la proportion de liants à forte teneur en CO₂, de prolonger massivement la durée de vie des ouvrages et de réduire ainsi la consommation de ressources du secteur de la construction. Tout à fait dans l’esprit d’un modèle antique que l’on commence seulement à comprendre complètement sur le plan chimique.

  • Une première suisse dans l’automatisation des bâtiments

    Une première suisse dans l’automatisation des bâtiments

    Les bâtiments modernes sont aujourd’hui des systèmes très complexes. Ils associent le chauffage, le refroidissement, la ventilation, l’éclairage, la sécurité, le photovoltaïque et les solutions de stockage en un tout intégré. L’automatisation des bâtiments permet à ces composants de fonctionner ensemble de manière optimale, avec une consommation d’énergie réduite, un fonctionnement plus stable et un confort accru. Dans le contexte de la stratégie énergétique 2050 et de la décarbonisation du parc immobilier, le besoin de spécialistes capables de comprendre aussi bien la technique que la logique des données et des systèmes croît rapidement. La reconnaissance par l’État de la formation en automatisation des bâtiments ES répond à ce besoin et crée une voie professionnelle clairement définie et de qualité garantie

    Première école supérieure d’automation du bâtiment reconnue par l’État en Suisse
    La sfb à Dietikon est la première école supérieure de Suisse à avoir passé avec succès la procédure de reconnaissance du Secrétariat d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation pour son cursus d’automation du bâtiment ES. Le diplôme est ainsi reconnu au niveau fédéral et intégré dans le système éducatif formel. Selon la direction de l’école, cela garantit une formation qui s’oriente vers les exigences actuelles du secteur, des normes et de la réglementation et qui reste connectée à long terme. Parallèlement, la reconnaissance renforce la visibilité de la profession auprès des maîtres d’ouvrage, des bureaux d’études, des fournisseurs d’énergie et du secteur immobilier

    Profil axé sur la pratique, de l’efficacité énergétique à l’informatique du bâtiment
    En termes de contenu, le cours mise clairement sur une orientation pratique. Il transmet des compétences spécialisées dans l’efficacité énergétique, l’informatique du bâtiment, les systèmes en réseau et les solutions d’automatisation modernes. De la technologie des capteurs et des commandes à l’analyse des données et à l’optimisation de l’exploitation. L’objectif est de former des spécialistes capables d’accompagner l’ensemble du cycle de vie des bâtiments intelligents, de la planification et de la conception à la gestion de projet, la mise en service, l’exploitation, la maintenance et l’optimisation continue. Cette large qualification crée la base de solutions durables et économiques pour les bâtiments et permet aux entreprises de réduire les coûts d’exploitation, les émissions et les risques de défaillance

    Des spécialistes de la transformation numérique dans le domaine du bâtiment
    Les automaticiens du bâtiment ES sont à l’interface de la technique, de l’informatique et de l’exploitation. Ils comprennent aussi bien les installations techniques des bâtiments que les salles de données, les interfaces et les exigences de sécurité. Pour les entreprises actives dans les domaines de la technique du bâtiment, de l’énergie, du facility management et du développement immobilier, cela représente un avantage concurrentiel tangible. Elles ont accès à des professionnels qui maîtrisent les technologies actuelles et qui peuvent en même temps promouvoir activement la transformation numérique des bâtiments. Selon sfb, c’est précisément ce profil qui est recherché lorsqu’il s’agit de mettre en pratique des stratégies de smart building et de net zero

    Structure du cours et groupes cibles
    Le cours reconnu s’adresse à des spécialistes ayant une formation professionnelle de base pertinente dans les domaines de l’électricité, du CVC, du bâtiment ou de l’informatique. En six semestres, la formation mène au travail de fin d’études et au titre protégé d’ »automaticien du bâtiment diplômé ES ».

  • Comment l’ancien marché immobilier freine la nouvelle Chine

    Comment l’ancien marché immobilier freine la nouvelle Chine

    Pendant des années, le secteur immobilier a été le principal moteur de la croissance chinoise. Construire, vendre, construire encore. Telle était la formule simple qui a parfois soutenu jusqu’à un tiers de la performance économique. En imposant des règles plus strictes pour limiter l’endettement, les dirigeants ont mis un frein à ce modèle, déclenchant une crise insidieuse mais persistante.

    Evergrande a été le point d’inflexion visible en 2021. L’ancienne star du secteur a manqué le paiement des intérêts, est devenue une figure d’avertissement mondiale et a brusquement fait comprendre à quel point le modèle de croissance était vulnérable. Depuis lors, des promoteurs comme Country Garden et maintenant Vanke, un groupe longtemps considéré comme stable, sont sous pression. C’est le signe que le secteur immobilier n’a pas encore touché le fond.

    Déflation, choc patrimonial et ménages inquiets
    La crise immobilière ronge profondément l’économie réelle. L’immobilier résidentiel est le principal réservoir de richesse des ménages chinois. Lorsque les prix chutent en série, le sentiment de sécurité s’érode. Ceux qui considèrent leur propre appartement comme une prévoyance vieillesse deviennent réticents à consommer, à investir et à prendre de grandes décisions dans la vie.

    En conséquence, la consommation intérieure est faible. La croissance du commerce de détail est nettement inférieure aux taux précédents et la conjoncture est confrontée à des pressions déflationnistes persistantes. La baisse ou la stagnation des prix peut sembler attrayante à court terme, mais elle augmente le poids réel de la dette et prolonge le processus d’assainissement du système immobilier et financier.

    Les provinces dans l’ombre de la dette
    La situation des gouvernements locaux est particulièrement délicate. Les provinces et les villes ont accumulé une dette colossale en vendant des terrains à des promoteurs et à des sociétés de financement hors bilan. Les ventes de terres ont été le principal poste de recettes, mais elles n’ont jamais suffi à soutenir durablement le boom de la construction et les programmes d’infrastructure financés à crédit. Maintenant que les ventes s’effondrent, les dettes cachées apparaissent au grand jour.

    De nombreuses régions sont soumises à une diète forcée et silencieuse. Les investissements sont reportés, les dépenses réduites, les nouvelles infrastructures retardées. Avec des conséquences directes sur la croissance, l’emploi et les entreprises locales. La crise est donc moins un crash bruyant qu’une pression lente qui affaiblit le système pendant des années et réduit les marges de manœuvre.

    L’ancienne économie tirée par l’immobilier rencontre la nouvelle puissance technologique
    Parallèlement, la Chine se met en scène comme une superpuissance high-tech. Les constructeurs de voitures électriques, les entreprises d’intelligence artificielle et les groupes Internet qui se réinventent représentent la « nouvelle Chine ». La politique mise sur une stratégie technologique à long terme axée sur l’électromobilité, les semi-conducteurs, l’IA, les énergies renouvelables et la robotique.

    Mais cette nouvelle économie repose sur des fondations issues de l’ancienne structure économique tirée par l’immobilier. Sans une demande intérieure stable, des canaux de crédit fiables et la confiance des ménages, le secteur de la tech ne peut pas non plus déployer pleinement sa dynamique. La voie du succès ne passe donc pas par un démantèlement ordonné du secteur immobilier, mais à travers lui.

    Des objectifs de croissance en boomerang
    Pékin maintient des objectifs de croissance ambitieux. L’objectif d’ »environ 5% » est réalisable, car l’État et les entreprises d’État prennent des contre-mesures à de nombreux endroits. Pour les cadres locaux conscients, le signal reste clair : les chiffres doivent être corrects, au besoin avec d’autres projets qui ne portent guère de fruits sur le plan économique.

    Il en résulte de nouveaux projets d’infrastructure et de construction qui soutiennent certes le PIB à court terme, mais ne résolvent pas les problèmes structurels. Au contraire, ils prolongent le cycle de la dette. Il en résulte une tension entre le récit officiel de la croissance et le besoin réel de deleveraging dans le complexe immobilier et la dette locale.

    Ce qui est en jeu jusqu’en 2026
    Les années à venir détermineront si la Chine parviendra à passer d’un modèle basé sur l’endettement et l’immobilier à une trajectoire de croissance basée sur l’innovation. Si le pays parvient à maîtriser la contraction du secteur immobilier tout en renforçant la consommation, la productivité et les secteurs d’avenir, il pourra rester solide malgré les creux. Si ce numéro d’équilibriste échoue, nous risquons d’assister à un scénario de croissance durablement faible, avec des poussées déflationnistes récurrentes et une méfiance croissante des investisseurs.

    La crise immobilière n’est pas un problème marginal, mais le test central de la capacité de la Chine à corriger sa trajectoire économique. Il sera décisif de savoir si les dirigeants politiques et l’administration trouveront le courage de relativiser les objectifs de croissance à court terme en faveur d’un modèle plus viable, moins axé sur l’immobilier, et donc de ne pas laisser l’ancienne Chine écraser la nouvelle.

  • Marché de l’immobilier en 2026 : des taux d’intérêt bas, un boom de l’IA et un manque de surfaces disponibles

    Marché de l’immobilier en 2026 : des taux d’intérêt bas, un boom de l’IA et un manque de surfaces disponibles

    Selon les estimations, la Banque nationale suisse maintient son taux directeur à 0% pour 2026 et signale que les obstacles à un retour dans la zone des taux négatifs restent élevés. Les prévisions d’inflation conditionnelle d’environ 0,3% pour 2026 et 0,6% pour 2027 se situent clairement dans la zone de stabilité des prix et soutiennent un scénario de croissance modérée. Pour le marché immobilier, cela signifie que les financements à court terme, en particulier les hypothèques SARON, restent attractifs, tandis que les hypothèques fixes longues ne profitent que timidement de l’assouplissement de la politique monétaire.

    L’immobilier en tant qu’investissement
    Wüest Partner observe que les immeubles de rapport avec des logements locatifs sont encore devenus nettement plus chers en 2025, ce qui reflète une disposition à payer élevée et une forte confiance dans la classe d’actifs. Parallèlement, les prix des logements collectifs ont atteint un niveau très élevé, tandis que les perspectives de rendement et les risques réglementaires freinent l’imagination. Pour 2026, on s’attend donc à un tassement de la dynamique des prix, tant pour les immeubles de rendement résidentiels que pour les immeubles commerciaux. Là, avec une différenciation claire en fonction de la situation, de la qualité de l’objet et du profil ESG. Les placements indirects tels que les sociétés anonymes et les fonds continuent de profiter de l’environnement de taux bas, mais portent déjà en eux des attentes élevées sous forme de primes supérieures à la moyenne.

    Poussée dans la transformation, construction modérée
    La combinaison de taux d’intérêt bas et d’une dynamique des prix de la construction en perte de vitesse stabilise la volonté d’investir dans la construction. Pour 2026, on s’attend à une croissance nominale des investissements dans la construction d’environ 3,4% dans le neuf et de 8,5% dans la transformation, cette dernière bénéficiant d’un coup de pouce supplémentaire grâce aux effets d’anticipation liés à l’abolition prévue de la valeur locative. De nombreux propriétaires devraient privilégier les rénovations et les réhabilitations énergétiques tant que les frais d’entretien sont encore entièrement déductibles fiscalement. A moyen terme, l’activité de construction pourrait à nouveau se ralentir quelque peu, le nombre de nouveaux logements dans les demandes de permis de construire ayant récemment diminué.

    Marché de la location et de l’accession à la propriété
    Après les fortes hausses de loyer des années 2023 et 2024, la croissance des loyers proposés a nettement ralenti. Pour 2026, on s’attend à une croissance modérée dans la moyenne nationale. Parallèlement, les baisses du taux d’intérêt de référence hypothécaire apportent un soulagement pour les loyers existants. Cela pourrait entraîner une légère baisse des loyers moyens dans le parc existant. Dans le secteur de la propriété, la demande reste intacte malgré des niveaux de prix plus élevés. Pour 2026, on s’attend à des augmentations de prix de l’ordre de 3 % pour les maisons individuelles et juste en dessous pour les appartements en copropriété, mais à un rythme moins soutenu que les années précédentes.

    Perspectives d’investissement 2026
    La Zürcher Kantonalbank s’attend à une croissance économique mondiale modérée en 2026, soutenue par une baisse de la pression inflationniste et une amélioration des conditions de financement. Les progrès de l’intelligence artificielle stimulent les investissements et donnent un élan supplémentaire aux actions américaines en particulier, mais les incertitudes sur les marchés financiers restent élevées. Dans ce contexte, il est recommandé d’opter pour une large diversification des classes d’actifs et des devises, avec des priorités choisies. Les obligations d’entreprises, l’immobilier suisse et les petites capitalisations sont considérés comme attractifs, complétés par des obligations d’entreprises mondiales et de l’or en tant que compléments stabilisateurs. Les placements immobiliers directs et indirects restent donc un élément important pour les investisseurs orientés vers le long terme. Ils sont intégrés dans un portefeuille qui profite à la fois de la croissance tirée par l’IA et de l’environnement de taux bas persistant.

  • Combien de passé la densification peut-elle supporter ?

    Combien de passé la densification peut-elle supporter ?

    Le lotissement Brunnergut a été construit en deux étapes au milieu des années 1950 et au début des années 1960 et marque la transition vers une ville fonctionnaliste et automobile. Il s’agit de l’un des premiers ensembles d’habitation de Winterthur avec parking souterrain, qui a remplacé la villa Malabar et a remodelé tout un cœur d’îlot entre les rues Lind, Kreuz-, Sulzberg et St-Georgen. La demande de permis de construire de 1954 avait déjà déclenché une vive controverse. Des débats précoces sur la densité, le trafic et l’image de la ville, comme ceux qui occupent aujourd’hui toute l’agglomération

    en 2016, la ville de Winterthur a inscrit Brunnergut à l’inventaire des bâtiments dignes de protection, puis en 2018 à l’inventaire cantonal des monuments historiques d’importance supracommunale. Il était donc clair que le lotissement n’était pas seulement considéré comme une architecture du quotidien, mais aussi comme un ensemble ayant un poids culturel et social à prendre en compte dans toute planification ultérieure

    Ping-pong juridique autour de la protection
    Avec la libération cantonale de 2024, la direction des travaux publics a voulu assouplir à nouveau le statut de protection. En se basant sur une expertise de la commission cantonale de conservation des monuments historiques et sur des compléments ultérieurs. Le Patrimoine zurichois a contesté cette décision, le tribunal des recours en matière de construction a exigé dès cette procédure une expertise complémentaire ou supérieure et a critiqué les lacunes de l’évaluation technique

    Parallèlement, le conseil municipal de Winterthur prévoyait de retirer Brunnergut de l’inventaire communal. Patrimoine zurichois a déposé un nouveau recours contre cette décision. Dans sa décision du 6 novembre 2025, le tribunal des recours en matière de construction constate que la ville s’est appuyée de manière unilatérale et inadmissible sur l’expertise de la KDK et que les faits n’ont pas été suffisamment clarifiés pour une suppression de l’inventaire. Les juges exigent une expertise d’un spécialiste indépendant, qui n’a pas encore été impliqué. Un signal clair pour des exigences plus élevées en matière de motivation des décisions de désaffectation

    Plus qu’une question technique de conservation du patrimoine
    Les critiques ne portent pas seulement sur des défauts de forme, mais aussi sur des lacunes de fond. Des plans imprécis, une réflexion insuffisante sur les qualités indiquées dans la fiche d’inventaire et une appréciation trop succincte de l’importance sociale et économique. Concrètement, le tribunal critique le fait que le rôle de la cité en tant qu’exemple précoce de modernité dense d’après-guerre orientée vers la voiture et en tant que partie de l’histoire de l’habitat de Winterthur n’a pas été sérieusement pris en compte dans la comparaison avec d’autres installations

    Pour l’urbanisme et l’immobilier, Brunnergut est donc bien plus qu’un cas isolé. La procédure montre à quel point les décisions d’inventaire doivent aujourd’hui être étayées juridiquement et professionnellement si elles veulent résister à la pénurie de logements, à la pression de la densification et aux débats politiques enflammés sur les oppositions et la protection du patrimoine

    Ce que ce cas signifie pour les projets futurs
    Patrimoine zurichois considère cette décision comme un renforcement de la notion d’inventaire. Les inventaires ne sont pas de simples listes, mais des instruments de planification dont la suppression doit répondre à des exigences élevées. Pour des villes comme Winterthur, cela signifie que celui qui veut supprimer la protection doit expliquer de manière transparente pourquoi les arguments liés à la culture architecturale, à l’urbanisme et à l’histoire sociale pèsent moins lourd que les intérêts de la densification, de la rénovation ou du rendement

    Pour les investisseurs, les propriétaires et les planificateurs, l’importance d’un inventaire bien documenté et d’une intégration précoce de la protection du patrimoine augmente donc. Surtout pour les lotissements de l’après-guerre, qui ont longtemps été considérés comme un patrimoine « ordinaire ». Brunnergut montre que la seconde moitié du XXe siècle est de plus en plus considérée comme faisant partie du patrimoine architectural et que la voie vers une nouvelle utilisation ou une construction de remplacement passera à l’avenir plus souvent par des expertises indépendantes et des concepts de protection soigneusement équilibrés

  • Offensive de formation pour les technologies du bâtiment en réseau

    Offensive de formation pour les technologies du bâtiment en réseau

    La sfb est la première école supérieure de Suisse dont la formation en automatisation des bâtiments ES a passé avec succès la procédure de reconnaissance du Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI ). « Cela garantit une qualité maximale, des diplômes reconnus par l’État et une formation qui répond aux exigences actuelles de la branche », a déclaré la directrice du sfb Dorothea Tiefenauer, citée dans un communiqué. Les exigences posées aux bâtiments modernes ne cessent d’augmenter, poursuit le communiqué. Grâce à la reconnaissance de la formation, la sfb – Höhere Fachschule für Technologie und Management peut désormais répondre encore mieux à la forte demande de spécialistes qualifiés.

    Selon la description, le contenu de l’enseignement est résolument orienté vers la pratique. Les connaissances transmises concernent l’efficacité énergétique, l’informatique du bâtiment, les systèmes en réseau et les solutions d’automatisation modernes. L’objectif est d’obtenir une qualification pour la planification et la réalisation, mais aussi pour l’exploitation et la maintenance de bâtiments complexes, connectés de manière intelligente. Selon la sfb, cet éventail de compétences crée la base de solutions de construction durables et économiques à long terme. Pour les entreprises, ce développement de compétences représente un avantage concurrentiel décisif. Les diplômés représentent des spécialistes qui ne maîtrisent pas seulement les technologies actuelles, mais qui peuvent aussi participer activement à la transformation numérique.

    Le cours conduit les étudiants à un travail de fin d’études en six semestres, à condition qu’ils aient suivi une formation professionnelle appropriée. Les diplômés portent le titre de technicien(ne) diplômé(e) ES en domotique. La sfb organise des séances d’information pour présenter le contenu et la structure de la formation. Les personnes et les entreprises sont invitées à y participer.

  • Modernisation des chemins de fer dans l’espace alpin sensible

    Modernisation des chemins de fer dans l’espace alpin sensible

    STRABAG AG réalise l’étape d’assainissement encore en suspens sur la ligne du Zentralbahn entre Meiringen et Brienzwiler dans l’Oberland bernois. La ligne à voie étroite est à voie unique et longe la Hasliaare, qui fait partie de la zone inondable de l’Aar. Selon un communiqué, la nouvelle construction nécessite « une précision maximale pour la logistique et la coordination » afin de respecter plusieurs réserves naturelles. Les travaux préparatoires ont débuté en mars 2025 et la phase intensive de dix semaines est en cours depuis octobre 2025.

    Des pluies intenses se sont produites à plusieurs reprises dans la région, inondant le remblai ferroviaire, y compris la superstructure, et causant des dommages à l’infrastructure ferroviaire et aux terres cultivées voisines. En 2022 et 2023, STRABAG y a déjà effectué des travaux de construction de voies (lot 1 et lot 3). Le projet de modernisation s’achève à présent par une transformation totale de l’exigeant tronçon central, le lot 2, sur une longueur de 2600 mètres et au cœur de la réserve naturelle de Sytenwald. Le remblai doit être surélevé. Afin de permettre l’écoulement des eaux de surface et des eaux de ruissellement, un drainage planifié continu de la ligne sera réalisé. La zone le long de l’Hasliaare sera dotée d’un nouveau mur de protection contre les inondations.

    Selon le communiqué, la particularité de la technique de construction réside dans « l’étroitesse de l’espace et l’absence locale de pistes de construction redondantes dans certains tronçons entre la Hasliaare, le tracé de la voie ferrée et plusieurs réserves naturelles », ce qui exige des précautions particulières pour l’écologie et la protection du paysage. D’une part, STRABAG construit 30 nouvelles fondations pour les pylônes de la caténaire du côté aval, et d’autre part, 37 passages doivent assurer la continuité écologique du site. Cela signifie la protection des animaux sauvages et des petits animaux lors de la traversée du tronçon.

    La construction du nouveau pont du Hüsenbach en béton fibré à ultra-haute résistance et longue durée de vie (BFUP) est un élément particulièrement exigeant. Lors de la construction du pont, une attention particulière a été portée à la population de truites qui s’y trouve en période de frai.

  • Un financement de plusieurs millions accélère la technologie de chantier autonome

    Un financement de plusieurs millions accélère la technologie de chantier autonome

    Des sociétés de capital-risque de trois continents ont pris une participation dans Gravis Robotics: Selon les informations dont elle dispose, la spin-off de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich, fondée en 2022, a levé 23 millions de dollars lors d’un tour de financement initial.

    Le tour de table a été mené par les sociétés de capital-risque IQ Capital de Londres et Zacua Ventures de San Francisco. Ont également participé Pear VC de Palo Alto en Californie, Imad Ventures de Riyad, la capitale de l’Arabie Saoudite, Sunna Ventures de Miami et la société zurichoise Armada Investment, ainsi que le cimentier Holcim de Zoug, présent dans le monde entier.

    Gravis Robotics propose des engins de terrassement autonomes conçus pour augmenter le rendement, réduire les déchets et améliorer la sécurité sur les chantiers en combinant l’intelligence artificielle, la vision artificielle et les interfaces humaines, que les exécutants se trouvent dans la cabine ou qu’ils coordonnent les travaux à distance.

    Grâce à ce récent financement, Gravis dispose désormais de la technologie, des partenariats et des canaux de distribution mondiaux dans l’ensemble de l’industrie pour accélérer l’introduction d’une véritable autonomie à grande échelle, affirme l’entreprise. En outre, elle annonce également « une vague » de nouveaux partenariats industriels. Par exemple, Gravis Robotics s’est associé à Taylor Woodrow au Royaume-Uni pour réaliser les premiers travaux d’excavation autonomes sur un grand chantier actif dans le pays, dans le cadre d’un important projet d’infrastructure à l’aéroport de Manchester. Des accords ont également été conclus avec Holcim et le sud-coréen HD Hyundai.

    Le chemin le plus rapide vers l’autonomie passe par l’augmentation de la productivité, selon le CEO Dr. Ryan Luke Johns. « En offrant aux opérateurs une intelligence 3D en temps réel et la possibilité de passer de manière transparente de l’autonomie au contrôle avancé, nous couvrons une plus grande partie du travail, accélérons l’application et créons le pipeline de données nécessaire pour apprendre de nouvelles compétences à partir des tâches les plus difficiles du secteur«  L’entreprise considère comme un avantage le fait d’avoir son siège zurichois « au cœur du prestigieux écosystème de la robotique et de l’automatisation ».

  • Un projet de site moderne dans le Sittertobel mise sur les énergies renouvelables

    Un projet de site moderne dans le Sittertobel mise sur les énergies renouvelables

    Les sociétés Sitter Projekt AG et Mettler Entwickler AG réalisent la Sitter Valley dans le Sittertobel saint-gallois. Les deux entreprises saint-galloises veulent y développer sur 50 000 mètres carrés une zone destinée à accueillir des bureaux, des commerces et des industries, avec jusqu’à 600 emplois.

    Les services municipaux de Saint-Gall alimenteront le site en énergie pour le chauffage et le refroidissement. Selon un communiqué, ils misent sur un approvisionnement énergétique combiné avec une chaudière à granulés de bois et une pompe à chaleur air/eau réversible. Le chauffage aux granulés de bois sera principalement utilisé pendant les mois d’hiver. La première livraison de chaleur devrait avoir lieu au cours de l’hiver 2026/2027.

    La Sitter Valley devrait également être équipée de panneaux photovoltaïques. Ceux-ci contribueront à l’approvisionnement en électricité du site.

  • La sélection de start-ups prometteuses renforce le développement immobilier numérique

    La sélection de start-ups prometteuses renforce le développement immobilier numérique

    Au total, 95 jeunes entreprises avaient posé leur candidature pour le 27e programme d’accélération de Swiss Prime Site. vingt et une d’entre elles ont pu se présenter et huit ont atteint la finale. Désormais, quatre d’entre elles ont été sélectionnées pour collaborer avec l’entreprise immobilière, selon un communiqué de Venturelab. Le promoteur de start-up de Schlierem collabore avec Swiss Prime Site pour le programme et organise les ateliers correspondants.

    Les entreprises gagnantes s’appellent Jurata AG, Legartis Technology AG, Optiverse AG et Epic Fusion AG. Toutes les quatre sont actives dans le domaine de l’intelligence artificielle (IA), le thème principal du programme d’accélération actuel. Jurata développe des solutions pour le droit, la comptabilité et la fiscalité, Legartis pour la vérification et l’analyse des contrats. Optiverse travaille à rendre les réunions plus efficaces grâce à l’IA, tandis qu’Epic Fusion optimise les espaces de travail.

    « J’ai été vraiment impressionné par la qualité des présentations. Chaque projet était bien préparé et présenté de manière professionnelle, avec un business case clair pour Swiss Prime Site », selon Victor Wolff Casado, chef de projet numérique chez Swiss Prime Site. « Le réseau unique de start-up et l’expertise de Venturelab nous aident à faire avancer l’innovation dans un processus systématique et rapide »

  • Le secteur de la construction montre l’exemple en matière de qualité, d’innovation et de tradition

    Le secteur de la construction montre l’exemple en matière de qualité, d’innovation et de tradition

    Selon un communiqué, Maulini SA a reçu le 27 novembre le Prix SVC Genève 2025. L’entreprise, fondée en 1910, emploie environ 270 personnes. Elle est active dans la construction de nouveaux bâtiments résidentiels, industriels et administratifs, ainsi que dans la rénovation, la transformation et l’isolation de bâtiments classés et contemporains à Genève et dans la région. Depuis dix ans, l’entreprise propose également des prestations en tant qu’entreprise générale.

    Le jury du Prix SVC a été impressionné par l’histoire de cette entreprise familiale de quatre générations ainsi que par l’engagement des équipes et de la direction. « Dans un domaine où il n’est pas facile d’ancrer l’innovation dans le quotidien, nous avons pu observer l’évolution d’une entreprise familiale résolument soucieuse de son impact et de sa pérennité », a déclaré la présidente du jury Sophie Dubuis, citée dans le communiqué. « Ce prix récompense son fort ancrage local, son esprit d’innovation et son excellence »

    C’est la troisième fois que le Swiss Venture Club(SVC) décerne le Prix SVC Genève. Plus de 700 invités issus du monde de l’économie, de la politique, de la société et des médias ont participé à la cérémonie de remise des prix qui s’est déroulée dans le Bâtiment des Forces Motrices à Genève. L’objectif de la manifestation était de « mettre en lumière la diversité entrepreneuriale de la région », selon le communiqué.

    Parmi les autres finalistes figuraient l’équipementier horloger Fiedler SA à Carouge GE, le paysagiste Jacquet SA et le groupe de physiothérapie La Colline à Genève, ainsi que Pneus Claude SA à Satigny GE.

  • Percée électrochimique dans la lutte contre les sites contaminés

    Percée électrochimique dans la lutte contre les sites contaminés

    Selon un communiqué, des chercheurs de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich(EPFZ) ont réussi une percée dans la dépollution de sites contaminés par des polluants tels que le DDT et le lindane. Il s’agit de polluants organiques persistants, appelés POP. Il s’agit de produits chimiques toxiques qui ont été largement utilisés dans les années 40 à 80 du siècle dernier. Ils ne se dégradent que très lentement et se retrouvent aujourd’hui dans la chaîne alimentaire humaine et animale. L’équipe universitaire dirigée par Bill Morandi, professeur de chimie organique synthétique, vient de mettre au point un nouveau procédé électrochimique qui déshalogène complètement ces polluants environnementaux et les lie en un sel inoffensif. Les hydrocarbures organiques restants peuvent être intégrés dans l’économie circulaire et servir ainsi de matières premières précieuses pour l’industrie chimique.

    « Nous voulions résoudre l’un des plus grands problèmes environnementaux du siècle dernier. Il n’est pas question de laisser la saleté aux générations futures », déclare Alberto Garrido-Castro, spécialiste en électrochimie et ancien post-doctorant du groupe, cité dans le communiqué. L’équipe de l’EPFZ considère en effet que l’assainissement de telles pollutions anciennes dans les sols, les eaux et les décharges est l’une des grandes questions en suspens de la protection de l’environnement. La dégradation de ces produits chimiques par des procédés électrochimiques est étudiée depuis longtemps déjà. Selon le communiqué, les chercheurs de l’EPFZ ont maintenant réussi une percée décisive en utilisant le courant alternatif pour l’électrolyse. « Elle décompose les atomes d’halogène en sels inoffensifs comme le NaCl (sel de cuisine) et produit en même temps des hydrocarbures précieux », explique M. Morandi. Les hydrocarbures en question sont le benzène, le diphényléthane ou le cyclododécatriène. Des produits chimiques qui sont utilisés pour la fabrication de plastiques, de peintures ou de revêtements et qui servent donc à une économie circulaire durable.

    Une condition importante pour la mise en œuvre : le nouveau procédé peut être appliqué non seulement aux substances pures, mais aussi aux mélanges de sols contaminés, de terre ou de boue. Les chercheurs pensent à des installations mobiles qui pourraient être utilisées sur place, ce qui éviterait le transport de ces substances dangereuses. Un prototype a déjà été testé avec succès.

  • Le site du futur au nord de Bâle crée des espaces de vie et de travail

    Le site du futur au nord de Bâle crée des espaces de vie et de travail

    Le site de Klybeck, situé au coin des trois pays de Bâle, doit devenir un quartier moderne sur les rives du Rhin. Comme l’indique un communiqué, les partenaires de planification que sont le canton de Bâle-Ville, Swiss Life et Rhystadt ont initié à cet effet le projet indicatif klybeckplus, qui constitue la base du plan d’affectation.

    Le site d’une trentaine d’hectares doit devenir un quartier mixte composé d’immeubles d’habitation, de bâtiments d’exploitation et de parcs. Il est prévu de créer des logements pour 8500 personnes. Selon la planification, un tiers des logements sera mis à la disposition d’organismes d’utilité publique à loyer modéré. En outre, 7500 emplois devraient être créés. Les deux propriétaires, Swiss Life et Rhystadt, investiront 3 milliards de francs pour les transformations, selon le communiqué.

    « Le projet indicatif concrétisé, tel qu’il est maintenant disponible, offre de bonnes conditions pour réaliser l’énorme potentiel du site et créer beaucoup de valeur ajoutée, et surtout à long terme, pour la population et toute la région », déclare Christian Mutschler de Rhystadt, cité dans le communiqué. Jürgen Friedrichs de Swiss Life ajoute : « Le projet indicatif montre comment les multiples objectifs, de l’habitat à l’espace libre, peuvent être réunis tout en garantissant la faisabilité en termes de construction, d’aménagement du territoire et d’économie » Le président du gouvernement, Conradin Cramer, se dit convaincu que le projet permettra de créer « un nouveau morceau de ville attrayant pour le bien-être de la population ».

  • L’innovation pour la rénovation des bâtiments pose de nouveaux jalons en Europe

    L’innovation pour la rénovation des bâtiments pose de nouveaux jalons en Europe

    HeiQ a reçu le prix allemand du développement durable pour sa technologie Xpectra, comme l’indique un communiqué. Le revêtement est pulvérisé sur les bâtiments et réfléchit jusqu’à 74% du rayonnement thermique. Le revêtement par pulvérisation facilite notamment la mise à niveau des bâtiments existants, indique le jury: « En décernant ce prix, le jury met en avant une innovation qui montre comment des technologies efficaces en termes de matériaux peuvent simplifier et accélérer la rénovation énergétique des bâtiments et contribuer ainsi efficacement à la protection du climat »

    Au sein du groupe HeiQ de Schlier, Xpectra est pris en charge par HeiQ Xpectra GmbH, basée à Regensburg en Allemagne. HeiQ recevra le prix le 4 décembre à Düsseldorf. L’entreprise prévoit maintenant de mettre sa technologie à l’échelle en Europe, en Amérique du Nord et dans la région Asie-Pacifique. « Le prix allemand du développement durable est un exemple de réussite pour HeiQ en tant qu’innovateur de matériaux deep-tech et pour notre engagement commun en faveur de l’innovation et du développement durable », a déclaré Oliver Zech, cité dans le communiqué. Il est le président du conseil d’administration de HeiQ RAS AG, également basée à Regensburg. « Cette distinction renforce notre position sur le marché et nous ouvre de nouvelles possibilités de commercialisation commune »

    HeiQ est une émanation de l’École polytechnique fédérale de Zurich, elle est basée au centre d’innovation et de jeunes entrepreneurs IJZ et est membre de Start Smart Schlieren.

  • Strategisches Wachstumsprogramm setzt auf Digitalisierung und Effizienz

    Strategisches Wachstumsprogramm setzt auf Digitalisierung und Effizienz

    Sika hat ein strategisches Wachstumsprogramm vorgestellt. Das weltweit operierende Unternehmen für Spezialchemie mit Sitz in Baar will mit dem Fast-Forward-Programm sowohl Investitionen als auch an anderer Stelle Einsparungen im dreistelligen Millionenbereich vornehmen, heisst es in einer Mitteilung.

    So will Sika im Bereich digitaler Transformation 120 bis 150 Millionen Franken investieren. Für effiziente Strukturanpassungen in China und anderen Märkten wird für das laufende Jahr mit einem Umfang von 80 bis 100 Millionen Franken gerechnet. Parallel zu den Investitionen will das Unternehmen in verschiedenen Bereichen jährlich 150 bis 200 Millionen Franken einsparen, mit „voller Wirkung ab 2028″. Zudem bestätigt Sika seine Strategie 2028 und damit ein angestrebtes Umsatzwachstum zwischen 3 und 6 Prozent.

    „Sika lanciert das Fast Forward-Programm aus einer Position der Stärke. Wir verzeichnen die höchste Gewinnmarge unserer Unternehmensgeschichte und machen Sika mit Fast Forward fit für die Zukunft“, wird Thomas Hasler, CEO von Sika, in der Mitteilung zitiert. „Wir investieren gezielt in Digitalisierung und Effizienz, um weltweit noch näher an unseren Kunden zu sein. Unser Ziel ist es, digitaler Spitzenreiter in unseren Märkten zu werden – als Grundlage für weiteres Wachstum und zur langfristigen Stärkung unserer hohen Profitabilität.“

  • La rénovation crée un espace moderne pour la recherche et l’enseignement à Zurich

    La rénovation crée un espace moderne pour la recherche et l’enseignement à Zurich

    La tour Careum a été officiellement inaugurée mi-novembre après environ deux ans et demi de travaux de rénovation. Selon un communiqué de la fondation Careum, responsable du projet, l’ancienne tour des sœurs de l’hôpital universitaire de Zurich(USZ) est ainsi devenue un lieu de travail et de rencontre moderne pour la formation et la santé. Cela permet de créer à Zurich, sur 17 étages, plus d’espace pour l’extension prévue dans le domaine de la médecine, est-il précisé. L’inauguration a eu lieu en présence de la directrice de l’éducation du canton de Zurich, Silvia Steiner, et de la directrice de la médecine universitaire de Zurich, Beatrice Beck Schimmer, entre autres.

    La Fondation Careum a conclu avec l’USZ un contrat de location de 40 ans avec option de prolongation. Elle dispose désormais de 6000 mètres carrés de surface utile avec la possibilité de 350 postes de travail. La fondation elle-même, qui propose des formations dans le domaine de la santé, utilisera trois des 17 étages. Les Editions Careum et le Centre Careum pour les compétences en matière de santé occuperont par exemple des locaux. Les autres surfaces sont louées à des instituts de médecine universitaire de Zurich, précise-t-on.

    « Nous élargissons ainsi notre campus et créons un espace supplémentaire pour la mise en réseau et l’inspiration entre les disciplines et les institutions. Conformément à l’objectif de notre fondation, nous utilisons le potentiel du quartier universitaire de Zurich pour continuer à promouvoir la formation et la recherche dans le domaine de la santé et contribuer aux soins de santé », a déclaré Hans Werner, président de la fondation Careum, cité dans le communiqué.

    Selon une documentation, le caractère historique a joué un rôle central dans la rénovation. Ainsi, deux étages ont été laissés dans leur état d’origine. Selon le communiqué, les spécialistes responsables de Bhend & Schlauri Architekten ont travaillé en étroite collaboration avec le service des monuments historiques de la ville de Zurich.

  • La technologie des ascenseurs renforce le développement de la destination Andermatt

    La technologie des ascenseurs renforce le développement de la destination Andermatt

    En tant que partenaire d’Andermatt Swiss Alps, le fabricant finlandais d’ascenseurs et d’escaliers roulants KONE a réalisé une centaine d’installations depuis 2011, selon un communiqué. Dans le cadre du projet de développement de Samih Sawiri pour la destination, 1,7 milliard de francs ont été investis ; des partenariats à long terme ont été mis en place. Des ascenseurs de personnes et de charges de KONE fonctionnent désormais dans des hôtels de luxe, des villas et des immeubles d’appartements sur place. L’entreprise, dont le siège suisse est à Brüttisellen, est également responsable de nouveaux escaliers mécaniques et d’un trottoir roulant à la gare d’Andermatt.

    Selon le communiqué, les ascenseurs de personnes installés sont en grande partie des modèles KONE MonoSpace 500 DX et KONE MonoSpace 700 DX, et les monte-charges sont des TranSys DX. De plus, des ascenseurs ont été fabriqués sur mesure pour l’hôtel cinq étoiles Chedi Andermatt.

    La durabilité a joué un rôle important dans tous les projets en termes d’efficacité énergétique, de récupération et de durée de vie, explique-t-on. Cela correspond non seulement à l’initiative Andermatt Responsible, mais aussi aux principes de KONE. Il est indiqué que KONE a été classé parmi les 20 entreprises les plus durables d’Europe par le magazine spécialisé « Corporate Knights » 2025.

    Selon Jan-Eric Mahnkopf d’Andermatt Swiss Alps, un projet de cette envergure et de cette durée ne peut être mené à bien qu’avec des partenariats solides et à long terme. « Avec KONE, nous avons à nos côtés un partenaire à la pointe de la technologie et en même temps flexible, qui répond de manière fiable depuis des années à nos exigences élevées en matière de qualité, de design et d’efficacité », déclare Mahnkopf, cité comme chef de projet de construction.

    Selon KONE, cette vision à long terme a l’avantage d’optimiser la planification et la logistique, d’avoir toujours suffisamment de matériel et de personnel sur place. « Les équipes collaboratives sont parfaitement rodées, on connaît les besoins et les exigences du partenaire », explique Lukas Lehmann, le directeur des ventes KONE responsable.

  • Avantages des systèmes de bâtiments intelligents

    Avantages des systèmes de bâtiments intelligents

    Concierge, standardiste et ascensoriste : trois exemples de métiers autrefois indispensables au fonctionnement des bâtiments, mais aujourd’hui largement disparus. Le contrôle d’accès, les télécommunications, les ascenseurs et bien d’autres domaines fonctionnent depuis longtemps de manière automatisée. Avec la numérisation, les immeubles évoluent de plus en plus vers des « smart buildings ». Un coup d’œil sur l’automatisation des bâtiments montre les avantages qui peuvent en résulter et les défis qui y sont liés.

    Mise en réseau des services
    Grâce à la numérisation, l’automatisation des bâtiments peut réunir en un système en réseau des services qui agissaient auparavant de manière largement autonome. Un échange de données continu et des processus optimisés augmentent le confort des utilisateurs et l’efficacité énergétique. Dans la pratique, cette approche intégrale pose toutefois encore certains défis, explique Turan Babuscu, Head of Automation chez Siemens Suisse. « La coordination entre les différents corps de métier intervient souvent trop tard dans un projet de construction » Cela concerne par exemple la définition des interfaces et la clarification des responsabilités – des sujets qui devraient être discutés le plus tôt possible dans la phase de planification. « Ce n’est que si la collaboration intégrale est clairement définie dès le départ que la numérisation peut déployer tout son potentiel », confirme Babuscu.

    Meilleure efficacité, plus de confort
    Les avantages d’une automatisation intégrée réussie des bâtiments se manifestent par exemple au niveau de l’efficacité opérationnelle. Si les données sont systématiquement collectées et analysées, il est possible de réduire la consommation d’énergie, de détecter les pannes à un stade précoce et de développer des cycles de maintenance adaptés aux besoins. Les systèmes techniques des bâtiments consomment ainsi moins d’énergie et ont une durée de vie plus longue – deux aspects intéressants pour les propriétaires et les exploitants, tant du point de vue écologique qu’économique.

    Pour que tous les corps de métier puissent être mis en réseau et coordonnés dans un système d’automatisation des bâtiments, le sujet doit être intégré dès les premières phases de la planification. (Photo : Siemens Suisse)

    Pour les utilisateurs, en revanche, l’accent est mis sur le confort accru que permet une domotique de bout en bout. Par exemple, l’adaptation de la température ambiante, de l’éclairage et de la qualité de l’air à l’utilisation, au moment de la journée et à l’occupation, de manière à obtenir un climat intérieur plus sain et plus productif.

    L’IA joue un rôle de soutien
    Dans les années à venir, l’interconnexion de différents systèmes au sein d’un bâtiment va continuer à se développer, prédit Babuscu. « Pour cela, il faut des protocoles ouverts et sécurisés comme BACnet/SC ou KNX Secure, qui permettent une communication cryptée sans obstacle entre les corps de métier et les services en nuage » Et qu’en est-il de l’intelligence artificielle (IA) ? « Elle occupe déjà une place de choix dans la domotique », explique Babuscu. « De nombreux systèmes utilisent des algorithmes d’apprentissage pour comprendre le comportement du bâtiment et l’optimiser automatiquement » Cette évolution va se poursuivre. A l’avenir, l’IA devrait prendre de plus en plus de décisions elle-même, par exemple en déterminant la meilleure stratégie d’exploitation ou le moment optimal pour la maintenance. Il est important que l’utilisation de l’IA soit transparente, compréhensible et sûre afin d’obtenir l’acceptation des parties concernées.

    Pour plus d’informations :
    https://www.swissbau.ch/de/c/vorteile-von-intelligenten-gebaeudesystemen.74100

  • Opposition à la construction : le Conseil fédéral veut être plus ferme

    Opposition à la construction : le Conseil fédéral veut être plus ferme

    Une étude commandée par l’Office fédéral du logement et l’Office fédéral du développement territorial montre que les oppositions et les recours sont la raison la plus fréquente pour laquelle les projets de construction de logements sont retardés ou même empêchés. Cela fait grimper les coûts, freine la construction et contribue à aggraver la pénurie de logements. Les cas les plus problématiques sont ceux où les recours ne servent pas à protéger les intérêts publics, mais à garantir des avantages privés ou à être utilisés comme moyen de pression. Comme par exemple lorsque de l’argent est exigé pour le retrait d’un recours

    Nouvelles règles contre les abus de droit
    La motion « Sanctionner les recours abusifs en matière de construction » vise à charger le Conseil fédéral de créer une base permettant d’obliger les opposants sans intérêt digne de protection ou avec une intention clairement abusive à payer des frais et, le cas échéant, des dommages et intérêts. Le Conseil fédéral est prêt à examiner les possibilités de sanctions existantes et à explorer dans quelle mesure il peut, sur la base de l’article 75 de la Constitution, fixer dans la loi sur l’aménagement du territoire des garde-fous concernant la légitimation à faire opposition et les conséquences des oppositions abusives. L’organisation concrète des procédures doit rester du ressort des cantons, mais s’inscrire dans un cadre légal fédéral

    Délimitation délicate et risques ouverts
    Les juristes soulignent combien il est difficile, dans la pratique, de qualifier clairement une opposition d’abusive. Des compensations financières pour le retrait d’un recours peuvent par exemple être légitimes si les voisins renoncent à la vue, à la tranquillité ou à d’autres positions. En outre, des acteurs tels que Patrimoine suisse mettent en garde contre le fait que des obstacles plus stricts et des menaces de sanctions pourraient affaiblir la protection des sites et des monuments historiques. En particulier dans les cantons sans droit de recours des associations, où les voisins font souvent office de dernière instance de protection. Le Parlement devra donc procéder à un exercice d’équilibre. Accélérer les procédures et limiter les abus, sans pour autant dévaloriser les oppositions légitimes et la participation démocratique.

  • Tous les bâtiments du monde en modèle 3D

    Tous les bâtiments du monde en modèle 3D

    Le GlobalBuildingAtlas comprend environ 2,75 milliards de modèles numériques de bâtiments, ce qui en fait la plus grande collection de données spatiales explicites sur la construction à ce jour. Il couvre tous les bâtiments pour lesquels des images satellites appropriées sont disponibles en 2019. Les modèles 3D ont une résolution spatiale de 3×3 mètres, ce qui est environ 30 fois plus fin que les ensembles de données globales précédents. L’atlas a été développé par une équipe dirigée par le professeur Xiaoxiang Zhu, titulaire de la chaire de science des données dans l’observation de la Terre à la TUM, qui combine la télédétection, l’intelligence artificielle et la recherche urbaine axée sur les données dans une approche globale

    Modèles 3D détaillés et couverture mondiale
    Sur les 2,75 milliards d’entrées, il existe des modèles LoD1-3D standardisés pour environ 2,68 milliards d’entre elles, qui représentent la forme de base et la hauteur des bâtiments dans une géométrie simplifiée. Cela permet de calculer les volumes, d’analyser les structures urbaines et de comparer les modèles d’urbanisation dans le monde entier. La couverture systématique de régions jusqu’alors sous-représentées, telles que l’Afrique, l’Amérique du Sud et les zones rurales, est particulièrement importante car elles sont désormais couvertes avec la même précision que les métropoles denses

    Outil pour la planification, le climat et le risque
    Les données permettent d’étudier les dynamiques de croissance dans les villes à croissance rapide, d’identifier les quartiers à forte densité où l’habitat est potentiellement tendu et de déterminer plus précisément les besoins en infrastructures. Les chercheurs et les administrations peuvent ainsi développer des indicateurs qui montrent où le développement des transports, des réseaux d’énergie et d’eau, des logements supplémentaires ou des mesures d’adaptation au climat sont particulièrement urgents. Parallèlement, le GlobalBuildingAtlas crée un système de référence uniforme à l’échelle mondiale qui permet d’effectuer des analyses sur l’urbanisation, la consommation d’énergie et les risques de catastrophes sur la base de données comparables.

  • Construire en circulaire avec des roseaux

    Construire en circulaire avec des roseaux

    La maison de Marina Rosa et Jacobus van Hoorne, conçue par Gilbert Berthold, architecte et assistant scientifique à la HESB, se distingue délibérément dans un lotissement de maisons individuelles au bord du lac de Neusiedl. Il combine une construction en bois conséquente avec un toit de roseaux marquant et mise ainsi sur des matières premières locales et renouvelables avec une faible empreinte écologique. Les nombreuses récompenses reçues, du prix de la maîtrise d’ouvrage de la Zentralvereinigung österreichischer Architektinnen au prix d’architecture du Burgenland en passant par le prix du nouveau venu « Häuser des Jahres », soulignent le caractère exemplaire du projet.

    Le roseau, un matériau de construction très performant
    Jacobus van Hoorne, à l’origine physicien des particules au CERN, a repris l’entreprise de son père, coupeur de roseaux et couvreur de roseaux, et l’a transformée en laboratoire d’innovation. En collaboration avec Berthold, il a mis au point une structure de toit qui répond à des exigences strictes en matière de protection contre l’incendie et qui a été approuvée par les autorités à la suite d’essais d’incendie en conditions réelles. Une étape importante pour le roseau dans les nouvelles constructions, même dans les zones densément peuplées. Les pans de toiture légèrement incurvés suivent la logique du matériau. Chaque degré d’inclinaison supplémentaire prolonge la durée de vie du toit, la construction rend visibles et lisibles les qualités du matériau naturel.

    Géométrie, matériau et espace comme une unité
    Le plan de la maison suit un parcours en forme de S, résultant de la rotation de l’espace de vie central. Le cœur est un atrium de deux étages, inondé de lumière, qui s’ouvre sur le jardin et est étroitement lié à l’espace extérieur par des terrasses. Des espaces fonctionnels organisés de manière compacte créent une marge de manœuvre pour de vastes zones de détente. L’interaction entre le toit en roseaux et la façade en chêne naturel relie le corps du bâtiment au paysage. Le toit devient l’élément déterminant de la conception et une interprétation contemporaine de l’artisanat traditionnel.

    Laboratoire réel pour les matériaux biosourcés
    Pour Gilbert Berthold, le projet a marqué le début de son indépendance et a également constitué un terrain d’essai réel pour la construction durable. La maison sert aujourd’hui à la fois de lieu de vie, d’objet d’étude et de salle d’exposition. Elle fournit des données sur l’efficacité énergétique, le climat intérieur et le comportement à long terme des matériaux de construction biosourcés. Dans le contexte de la HESB, elle s’intègre dans la recherche sur les matériaux à base de plantes tels que la paille, le lin, le chanvre ou le mycélium et montre que le roseau peut exister non seulement comme matériau isolant, mais aussi dans un rôle architectural principal.

    Symbole d’une culture de la construction régénérative
    Le projet illustre comment la construction circulaire peut être mise en œuvre dès aujourd’hui avec des ressources régionales. Il montre aux étudiants et aux professionnels que l’architecture régénérative n’est pas une vision d’avenir, mais une réalité construite. Avec le roseau comme symbole fort d’une culture de la construction qui repense la nature, la technique et la société.

  • Bassersdorf prévoit la prochaine étape de sa croissance

    Bassersdorf prévoit la prochaine étape de sa croissance

    Aujourd’hui, environ 90 personnes travaillent sur le site de Pöschen, Gmeindwisen, sur plus de 90’000 mètres carrés. Au cours des 20 prochaines années, 600 à 800 nouveaux emplois devraient y être créés, ainsi que des logements pour environ 1 200 personnes.
    Avec le changement d’affectation de toutes les parcelles, il est prévu d’accueillir 100 à 200 emplois supplémentaires et environ 300 habitants de plus. La base de ce projet est le changement de zonage en une zone résidentielle et commerciale de cinq étages avec obligation de plan d’aménagement, qui est en vigueur depuis février 2024. Le développement se fera par étapes et sur plusieurs décennies, les entreprises commerciales existantes conserveront leur place.

    Circulation, transports publics et concept « pauvre en voitures »
    La circulation a été au centre du dialogue avec la population. Les questions portaient sur le stationnement, la desserte et l’avenir de la gare routière. L’équipe de planification a souligné l’orientation claire vers les transports publics. Le quartier ne doit pas accueillir de trafic de transit, les voitures des habitants seront garées dans des parkings souterrains et aucun nouveau parking-relais n’est prévu. Malgré le développement de la zone, la route de contournement prévue reste possible. Les responsables prévoient d’attirer des habitants plus jeunes et davantage orientés vers les transports publics.

    Espaces verts, vie de quartier et échelonnement
    Les quelque 50 personnes présentes ont particulièrement apprécié les vastes espaces verts et libres, les places et les voies de communication. Le projet gagnant structure la zone en voisinages clairement identifiables, avec une barre anti-bruit le long de la Zürichstrasse, des usages orientés vers les postes de travail vers les voies ferrées et, entre les deux, des quartiers résidentiels variés. Cette structure facilite la mise en œuvre par étapes. La réalisation complète est prévue dans dix à quinze ans.

    Soutien politique et participation
    Le président de la commune Christian Pfaller et les propriétaires fonciers ont réaffirmé leur soutien au projet gagnant et à la construction à long terme d’un quartier polyvalent et durable. Comme la commune ne possède pas de terrain, elle est tributaire d’une approche coopérative avec les propriétaires. Un bâtiment scolaire n’est pas nécessaire. Il est prévu de créer une école maternelle et des structures d’accueil de jour, dans lesquelles la commune souhaite s’engager. Avec le règlement de construction et de zone 2022, le corps électoral a approuvé le principe de la transformation en zone mixte, mais a en même temps ancré une obligation de plan d’aménagement. L’événement participatif actuel fait partie de ce processus de compréhension. Les réactions sont maintenant intégrées dans le projet indicatif, qui constitue la base du plan d’aménagement public, lequel sera probablement rediscuté l’année prochaine.