Auteur/autrice : immovestuser

  • Une nouvelle installation solaire renforce la production d’énergie renouvelable dans l’espace alpin

    Une nouvelle installation solaire renforce la production d’énergie renouvelable dans l’espace alpin

    Swisspower AG a reçu l’autorisation du canton des Grisons pour la construction de la grande installation photovoltaïque alpine Alpin Parsenn. Comme l’indique un communiqué du gouvernement, la décision est assortie de conditions qui ne sont toutefois pas précisées.

    Swisspower AG fait office de chef de projet global. Elle représente Energie Wasser Bern(ewb), Industriellen Werke Basel(IWB) et Elektrizitätswerk Davos AG(EWD).

    Le projet, qui portait jusqu’à récemment le nom de Parsenn Solar, avait été approuvé par les électeurs de Davos le 17 décembre 2023. Selon son communiqué de presse de novembre 2024, Swisspower s’attendait à recevoir le permis de construire cantonal avant la fin de l’année dernière ; les travaux en cours étaient entièrement orientés vers le début de la construction à l’été 2025.

    Selon le gouvernement cantonal, l’installation solaire sera construite à 2500 mètres d’altitude dans le domaine skiable de Parsenn, déjà équipé en infrastructures, et sur une surface de près de 14 hectares. Avec 1493 tables de modules, elle devrait produire environ 12,1 gigawattheures d’électricité par an. Dans le communiqué précédent, il était encore question de plus de 10 gigawattheures, qui devraient à l’avenir alimenter environ 2200 foyers de quatre personnes. L’accès logistique se fera par les voies d’accès existantes. En outre, il est prévu d’utiliser des hélicoptères et des pelles araignées pour un montage peu invasif.

    Swisspower, dont le siège est à Zurich, a été fondée en 2000 en tant que coentreprise par des services communaux et municipaux suisses qui approvisionnent leurs territoires en électricité, gaz naturel, chaleur et eau potable. L’alliance est soutenue par 22 partenaires actionnaires de toute la Suisse.

  • Les petites villes s’intéressent de plus en plus à la Smart City

    Les petites villes s’intéressent de plus en plus à la Smart City

    La Haute école des sciences appliquées de Zurich (ZHAW), basée à Winterthur, a publié l’enquête Swiss Smart City Survey 2024. Le rapport montre que les petites villes en particulier investissent dans des solutions intelligentes, peut on lire dans un communiqué de presse. L’enquête de la ZHAW aurait en outre enregistré une augmentation du nombre de participants parmi les personnes interrogées.

    Parmi les villes et les municipalités participantes, 403 projets de conception de villes intelligentes ont été signalés dans le cadre de l’enquête. Il s’agit de catégories telles que Smart Governance, Smart Environment, Smart Mobility, Smart People, Smart Living et Smart Economy. 97 projets relèvent de la catégorie Smart Environment, dont la plupart concernent le photovoltaïque. Cela correspond à un nombre deux fois plus élevé qu’en 2022.

    Toutefois, le rapport fait état d’un potentiel de développement encore élevé. Dans 29% des villes étudiées, le thème de la ville intelligente est activement traité, 18% en sont encore à la phase initiale. « De nombreuses villes n’en sont pas encore à une phase définie de développement de la Smart City – un signe clair qu’il existe un énorme potentiel de développement dans ce domaine », explique Vicente Carabias, responsable de la spécialisation en systèmes énergétiques durables et Smart Cities à la ZHAW, cité dans le communiqué. « En même temps, l’enquête montre que de plus en plus de villes s’emparent du thème de la Smart City. Les données du Swiss Smart City Survey mettent en évidence le fort potentiel de marché pour la science et les entreprises qui peuvent jouer un rôle actif dans la mise en place d’infrastructures intelligentes »

  • Un projet de construction devient un laboratoire d’apprentissage pour les étudiants et les chercheurs

    Un projet de construction devient un laboratoire d’apprentissage pour les étudiants et les chercheurs

    Les deux départements de l’ETH, Architecture et Construction, environnement et géomatique, font de la rénovation de base et de l’extension du bâtiment HIL sur le campus de l’ETH Hönggerberg un projet de recherche. Selon un rapport de l’ETH, au lieu de confier la planification de la construction à un bureau d’études externe, elle sera prise en charge par une équipe de planification interne à laquelle participeront le corps professoral, le corps intermédiaire et les étudiants. Grâce à leurs connaissances variées en matière de construction, ils étudieront les interventions et les constructions dans le HIL Living Lab afin de faire progresser la construction durable, circulaire et économe en ressources dans l’existant.

    Le bâtiment HIL a été construit entre 1972 et 1976 et sert de bâtiment principal aux deux départements d’architecture et de construction. Il dispose de 800 postes de travail, de 1600 places dans des amphithéâtres et des salles de séminaire ainsi que de grandes salles de dessin et est arrivé à la fin de son premier cycle de vie. Selon les informations fournies, il existe notamment un besoin de rénovation important en matière de protection incendie et de technique du bâtiment. De plus, l’enveloppe du bâtiment n’est pas suffisamment isolée.

    En outre, le bâtiment doit être considérablement agrandi et surélevé d’ici 2035 environ, car le site d’architecture ONA doit être abandonné et intégré. En outre, le projet porte sur la question centrale de savoir comment travailler, enseigner et faire de la recherche à l’avenir au HIL. L’objectif est d’offrir un espace moderne qui invite davantage à l’interaction et à la collaboration grâce à des paysages d’enseignement et d’apprentissage hybrides. Les participants veulent encore définir ce que cela signifie concrètement.

    « Le Living Lab nous permet d’intégrer l’enseignement et la recherche directement dans un projet de construction », déclare le professeur d’architecture Matthias Kohler, cité sur le site Internet du projet. Il l’a initié avec le directeur du département immobilier de l’EPF, Hannes Pichler. « Le fait que nous fassions des recherches sur notre propre ‘maison’ rend le projet d’autant plus passionnant pour nous, car nous pouvons ainsi contribuer à façonner notre avenir »

  • Les petites villes sont le moteur de la transformation intelligente

    Les petites villes sont le moteur de la transformation intelligente

    L’enquête actuelle a recensé 403 projets dans 124 villes, la numérisation et la durabilité étant les principaux thèmes abordés. La plupart des initiatives relèvent du domaine de l’environnement intelligent, notamment les énergies renouvelables comme le photovoltaïque et les technologies de préservation des ressources. Cette dynamique souligne le changement auquel les villes suisses aspirent afin de réduire leur empreinte carbone₂ et de créer des espaces de vie innovants.

    Engagement et opportunités de croissance pour les petites villes
    Le nombre de villes participantes a augmenté de manière significative. De plus en plus de municipalités formulent leurs propres stratégies de villes intelligentes, désignent des responsables et travaillent sur des projets pilotes de transformation numérique. Cependant, l’enquête montre que près de 80% des villes n’ont pas encore mis en place de processus matures et n’en sont qu’aux premières phases de développement. C’est un signal fort du potentiel de développement existant et des opportunités de marché pour les acteurs économiques et scientifiques.

    Gouvernance, participation et infrastructure
    Parmi les dimensions cruciales figurent la gouvernance intelligente, l’engagement citoyen et la cocréation. L’augmentation des projets dans les services citoyens numériques et les infrastructures intelligentes, comme la conservation des ressources ou la mobilité intelligente, indique la nécessité d’étendre et de renforcer les compétences internes à l’organisation au sein des administrations municipales.

    Potentiel de marché et prochaines étapes
    Les auteurs de l’étude soulignent que la dynamique des initiatives de villes intelligentes est élevée, mais que la conception et l’organisation peuvent encore être améliorées. Le potentiel de marché pour les entreprises et la recherche est donc important. Les infrastructures intelligentes et les projets innovants offrent de nombreuses opportunités de coopération et d’investissement.

    Les petites villes, moteurs de l’avenir intelligent
    Les petites villes suisses se révèlent être des moteurs de la transformation des villes intelligentes. Avec un engagement croissant, une focalisation claire sur la durabilité et la numérisation et un nombre croissant de projets concrets, elles gagnent en importance et créent de nouvelles opportunités pour un paysage urbain durable et interconnecté.

  • Séance d’information pour les seniors à la recherche d’un logement – Un projet de coopération entre le SVIT Zurich et la ville d’Uster pour les habitants de la ville d’Uster

    Séance d’information pour les seniors à la recherche d’un logement – Un projet de coopération entre le SVIT Zurich et la ville d’Uster pour les habitants de la ville d’Uster

    In einem Pilotprojekt hat sich der SVIT Zürich zusammen mit der Stadt Uster das Ziel gesetzt, im digitalen Zeitalter dieser Altersgruppe eine geeignete Unterstützung anbieten zu können. Im Zentrum steht eine enge Zusammenarbeit mit den Amtsstellen (z. B. Sozialdienste, Gesundheits- und Beratungsstellen) und dem Immobilienverband auf mehreren Ebenen:

    1. Informations- und Beratungsangebote
    Eine zentrale Anlaufstelle als Teil der «Fachstelle Alter» soll älteren Menschen unterstützen, sich über den aktuellen Wohnungsmarkt einen Überblick zu verschaffen und sich für Wohnungssuche «parat» zu machen.  Dabei gibt es einiges zu beachten, gerade, wenn wie so oft die letzte Wohnungssuche schon Jahrzehnte zurückliegt. Bei diesem Punkt kommt der SVIT Zürich ins Spiel und organisiert für Interessierte Seniorinnen und Senioren nützliche Informations- oder besser ausgedrückt «Aufklärungsveranstaltungen», welche auf die «Dos and Don’ts» der Wohnungssuche hinweisen. 

    Im «SVIT Zürich World-Cafe», werden die Besucher in 3 Gruppen an grossen Blocktischen eingeteilt. Bei Kaffee und Kuchen werden wichtige Schwerpunkte erläutert und besprochen. 

    • Ausfüllen eines Interessenformulars mit den nötigen Beilagen / Selektion der Mieter aus Sicht der Verwaltung 
    • Wie und wo suche ich nach geeigneten Wohnungen / Realitäts-Check der 

    gewünschten Wohnung (inkl. Suchprofil erstellen) 

    • Wo der Verband während der aktiven Suche unterstützen kann (Coaching) und 

    weshalb wir keine Wohnungen auf dem Präsentierteller anbieten können.  

    Die erste Veranstaltung dieser Art findet am 18. September 2025 im Gemeinderatssaal der Stadt Uster Stadt: 

    Infos unter:
    https://www.svit.ch/de/svit-zuerich/event/informationsveranstaltung-fuer-seniorinnen-und-senioren-auf-der-wohnungssuche

    2. Best Practice-Leitfaden für Senioren zum Vorgehen bei Vermietungsprozessen
    Vermietungsprozesse sind heute weitgehend standardisiert und auf Effizienz getrimmt. Grössere Liegenschaftsverwaltungen setzen stark auf Tempo und vergeben Wohnungen an den ersten Mieter, der passt. Kleinere Liegenschaftsverwaltungen und private Vermieter nehmen sich zwar manchmal mehr Zeit, aber auch sie wollen möglichst schnell vermieten. Wer seine Chancen bei der Wohnungssuche erhöhen möchte, muss sich sehr gut vorbereiten und bereit sein, schnell zu entscheiden. Die Vorbereitung lohnt sich, weil Wohnungsbewerbungen bei den meisten Verwaltungen ähnlich ablaufen.  

    In Kooperation mit der Stadt Uster (Fachstelle Alter) und dem SVIT Zürich entstand 

    Im Februar 2025 eine hilfreiche Anleitung speziell für Senioren: 

    Leitfaden unter:
    https://www.svit.ch/sites/default/files/2025-02/Wohnungssuche%20ohne%20Umwege.pdf

    3. Prävention und Langfristigkeit
    In einer geplanten Kampagne „Wohnen im Alter“ – sollen ältere Menschen ermutigt werden, rechtzeitig über einen Umzug nachzudenken, denn eine frühzeitige Planung erleichtert den Wohnsuchprozess für den Lebensabend enorm. 

  • Livre blanc « Concepts de bâtiments durables

    Livre blanc « Concepts de bâtiments durables

    Les auteurs du livre blanc appellent à un changement de paradigme. La planification, la construction et l’exploitation doivent être considérées comme des processus cohérents et globaux. Les bâtiments sont considérés comme des systèmes dynamiques au service de l’homme, de l’environnement et de l’économie. Dès le début de la phase de planification, une stratégie d’automatisation prévoyante crée la base d’un fonctionnement efficace en énergie, confortable et durable.

    L’automatisation des bâtiments apporte une valeur ajoutée tangible
    Le contrôle numérique de l’éclairage, de la climatisation, du chauffage et de la ventilation ainsi que l’utilisation ciblée de capteurs permettent de réduire de manière mesurable la consommation de ressources et d’améliorer le climat intérieur. Cela se répercute positivement sur les coûts d’exploitation, le confort des utilisateurs et le respect des critères ESG – un avantage significatif pour les investisseurs, les exploitants et les utilisateurs.

    L’homme au centre
    Le livre blanc accorde une grande importance au facteur humain : les bâtiments modernes doivent contribuer à la santé et à la productivité et répondre aux besoins individuels. Des aspects tels que la qualité de l’air, le confort thermique ou l’acoustique font l’objet d’une attention accrue. Grâce aux technologies numériques – des capteurs aux profils d’espace personnalisés – des environnements de travail et de vie adaptatifs et conviviaux deviennent réalisables.

    L’économie circulaire et les infrastructures numériques comme norme d’avenir
    La domotique favorise une utilisation économe de l’énergie et de l’eau et facilite la mise en œuvre de concepts de bâtiments circulaires. Les plateformes basées sur le cloud, les capteurs IoT et les réseaux basés sur IP laissent la place à des fonctions intelligentes telles que le partage de bureau ou le suivi des actifs et augmentent la valeur des biens immobiliers à l’ère de la transformation numérique.

    Confort, durabilité et augmentation de la valeur
    Le livre blanc démontre de manière impressionnante que l’automatisation intégrale des bâtiments n’apporte pas seulement plus de confort et de rentabilité, mais qu’elle est indispensable pour des biens immobiliers durables, sains et de valeur stable.

    Le livre blanc peut être téléchargé sur : www.siemens.ch/raumautomation

  • Une spin-off de l’ETH enseigne l’économie au secteur de la construction

    Une spin-off de l’ETH enseigne l’économie au secteur de la construction

    Sur le site de l’Innovation Park de Zurich, la spin-off de l’ETH pose des jalons. Un tombereau de trois tonnes et demie est présenté lors de démonstrations clients avec le système de propulsion hybride développé par l’entreprise. Avec trois gigatonnes de CO₂ émises par ses machines dans le monde, le secteur de la construction est confronté à d’énormes défis. La propulsion hybride permet une réduction de 30 à 50 pour cent de la consommation de carburant et des émissions. Une révolution pour les entreprises de construction qui doivent faire face à des réglementations environnementales de plus en plus strictes.

    Efficacité et développement : une mission permanente
    La pression de l’innovation est forte. Pour rester compétitif et répondre aux exigences futures, l’équipe travaille en permanence sur des développements et optimise la technologie pour différentes applications. La collaboration avec des entreprises de construction et de machines garantit des solutions adaptées à la pratique, tandis que le site du pavillon IPZ offre des conditions idéales pour la recherche et le développement.

    Du prototype à la production en série
    Après une collaboration intensive avec des partenaires, la production en série est imminente. Ainsi, la propulsion hybride innovante sera bientôt largement utilisée et contribuera de manière significative à la décarbonisation et à la réduction des coûts dans le secteur de la construction. Cette technologie allie puissance et flexibilité à la responsabilité écologique. Un modèle qui donne un nouvel élan à l’industrie suisse de la construction.

    L’entreprise montre de manière impressionnante comment les innovations technologiques permettent de concilier efficacité, économie et durabilité. La voie vers l’avenir de la construction passe par des entraînements intelligents.

  • La Suisse a besoin d’une nouvelle conscience pour son industrie

    La Suisse a besoin d’une nouvelle conscience pour son industrie

    Avec une part d’exportation de plus de 80 pour cent, l’industrie de production contribue directement à environ 18 pour cent du produit intérieur brut suisse. Avec les services liés à l’industrie, cette part passe à plus de 25 pour cent, soit 230 milliards de francs par an. L’industrie n’assure pas seulement une forte valeur ajoutée et un faible taux de chômage des jeunes, mais finance directement et indirectement les infrastructures, la formation et la sécurité sociale.

    Les relations commerciales mondiales sont indispensables
    Les droits de douane américains actuels de 39% sur les biens suisses menacent les exportations et donc les piliers fondamentaux de la performance économique. La prospérité et la résilience aux crises de la Suisse reposent traditionnellement sur des relations commerciales ouvertes, fiables et complètes, en particulier avec l’UE, son principal débouché. La ratification rapide des Bilatérales III et des nouveaux accords de libre-échange est essentielle pour supprimer les barrières et garantir la compétitivité à long terme.

    Développer les conditions-cadres
    Le faible taux de chômage et la force persistante de l’industrie reposent sur des facteurs tels que le système de formation dual, une bureaucratie allégée, un chômage partiel flexible et un ordre économique libéral. L’extension de la durée d’indemnisation du chômage partiel et le maintien d’un marché du travail libéral sont des instruments essentiels à cet égard.

    Nécessité d’une action politique
    L’industrie a besoin d’une politique qui prenne au sérieux son importance pour l’économie nationale. Le modèle de la « Suisse, nation exportatrice » reste un succès si les entreprises peuvent s’engager dans des voies innovantes et si la politique met systématiquement à leur disposition des conditions-cadres fiables. Et ce, sans blocage et en mettant clairement l’accent sur le maintien de la compétitivité internationale.

    Assurer les forces industrielles au niveau politique
    La Suisse doit prendre conscience de ses forces industrielles et les développer avec courage. Seuls une meilleure mise en réseau, une volonté politique de prendre des décisions et des conditions-cadres optimales permettront de garantir durablement le succès international de l’industrie.

  • La HSLU optimise le recyclage des métaux avec l’IA

    La HSLU optimise le recyclage des métaux avec l’IA

    Chaque année, près de deux millions de tonnes de déchets métalliques sont produits en Suisse, dont jusqu’à 95 pour cent sont recyclés. Ce taux de recyclage élevé masque toutefois un problème majeur. Les impuretés, comme le cuivre dans les déchets d’acier ou l’étain dans les revêtements, rendent une grande partie de l’acier recyclé impropre à des applications de haute qualité. Au lieu d’être utilisé dans la construction automobile ou mécanique, cet acier est généralement utilisé dans le génie civil, où les exigences de pureté sont moindres.

    Le downcycling est économiquement et stratégiquement risqué
    Ce que l’on appelle l’effet de downcycling a pour conséquence que des matières premières précieuses ne sont pas utilisées de manière optimale. La Suisse, pays pauvre en matières premières, est dépendante des importations pour les métaux de haute qualité. Chaque tonne recyclée de haute qualité renforce l’autonomie et la résilience de l’économie suisse, surtout en période d’incertitude politique.

    Capteurs d’IA pour l’efficacité et la qualité
    Dans le projet de recherche ReRe et le projet Innosuisse Reinvent, la HSLU et ses partenaires montrent comment des capteurs intelligents, combinés à l’IA auto-apprenante, permettent une analyse précise des déchets métalliques dès les points de collecte. Les composants critiques tels que les batteries ou les récipients sous pression sont détectés à un stade précoce, ce qui améliore considérablement les processus de tri. Si seulement 15% de la ferraille retournée est recyclée de manière qualitative, il est possible d’économiser jusqu’à 36 000 tonnes de CO₂ et environ 30 millions de francs par an.

    Approches systémiques pour une économie circulaire moderne
    L’étude Reinvent, soutenue par Innosuisse, a analysé le système global du recyclage des métaux, des flux de matériaux aux modèles commerciaux en passant par les acteurs. Outre les innovations technologiques, il est essentiel de disposer de normes, de transparence et de données fiables pour la traçabilité, ainsi que d’incitations économiques pour tous les acteurs de la chaîne de création de valeur.

    Assurer la pérennité
    Les scientifiques de la HSLU recommandent entre autres d’intégrer les technologies de capteurs à grande échelle, de créer des systèmes de données uniformes pour la traçabilité et de renforcer la coopération entre tous les groupes d’acteurs. La promotion ciblée des pratiques de réutilisation doit également être ancrée dans la technologie et la réglementation, afin que le recyclage de haute qualité devienne la norme du secteur.

    Le recyclage des métaux, clé de la souveraineté suisse en matière de matières premières
    Grâce à l’IA et aux innovations systémiques, les déchets métalliques deviennent des matières valorisables. La Suisse peut boucler le cycle des matières premières et mettre en place une industrie durable et résistante.

  • Densification et construction de logements au-dessus des voies ferrées

    Densification et construction de logements au-dessus des voies ferrées

    Les zones centrales des gares, en particulier, recèlent un énorme potentiel encore inexploité. La construction sur les voies ferrées est une stratégie de développement urbain qui a déjà été appliquée avec succès dans le monde entier, notamment dans des métropoles comme Londres, New York ou Vienne. Dans les villes suisses également, cette possibilité est de plus en plus au centre des débats sur la densification durable et le développement urbain innovant.

    Initiatives politiques et réactions
    Le conseiller aux États Josef Dittli a déposé une intervention demandant au Conseil fédéral d’examiner les concepts et les processus d’utilisation des surfaces situées au-dessus des voies ferrées. L’accent est notamment mis sur la faisabilité technique et juridique ainsi que sur l’intégration durable dans le tissu urbain existant. Le Conseil fédéral a réagi positivement et considère que les surfaces des voies ferrées présentent un grand potentiel pour la construction de logements dans des endroits centraux. L’affaire est maintenant examinée par le Conseil des Etats et promet de donner une nouvelle impulsion aux projets de développement urbain.

    Des initiatives similaires sont également menées au niveau cantonal, par exemple à Zurich par le PLR, dans le but de mieux utiliser les surfaces nécessaires dans les zones urbaines et d’améliorer la qualité de vie.

    Opportunités et défis
    La réalisation de tels projets de construction nécessite des procédures innovantes et une coopération interdisciplinaire entre les autorités, les opérateurs ferroviaires, les entreprises de construction et les urbanistes.

    Les éléments centraux sont :

    • Assurer la fonctionnalité et la sécurité du trafic ferroviaire
    • Construire de manière durable et efficace sur le plan énergétique
    • Intégration avec les infrastructures existantes et le paysage urbain
    • Processus juridiquement clairs et transparents pour la planification et l’autorisation de construire

    L’utilisation de l’espace au-dessus des voies ferrées offre une réponse prometteuse aux défis de la densification urbaine et de la création de logements. Grâce à des interventions politiques à différents niveaux et à l’attitude positive du Conseil fédéral, ces potentiels pourraient être judicieusement exploités à l’avenir et des projets de développement urbain orientés vers l’avenir pourraient être réalisés.

  • Le secteur de la construction au cœur de la future protection contre les inondations

    Le secteur de la construction au cœur de la future protection contre les inondations

    L’intensité des fortes précipitations augmente avec la hausse des températures. Un air plus chaud stocke davantage d’humidité, qui peut se décharger en peu de temps. Des orages particulièrement localisés déclenchent des ruissellements de surface massifs qui ne peuvent pas s’infiltrer ou être absorbés par les égouts. Les caves, les parkings souterrains et les rues sont ainsi régulièrement inondés, même loin des rivières ou des lacs.

    Aujourd’hui déjà, selon les analyses du Mobiliar Lab, 62% de tous les bâtiments en Suisse sont potentiellement concernés. Les deux tiers des dommages causés par les inondations au cours des dix dernières années sont dus au ruissellement de surface et la tendance est à la hausse, en particulier dans les zones urbaines.

    Des mesures de construction aux bénéfices importants
    La clé réside dans la prévention. Des mesures de protection des objets telles que des puits de lumière surélevés, des rampes en pente à l’entrée des parkings souterrains, des matériaux de construction résistants à l’eau ou des adaptations ciblées du terrain permettent d’éviter les dommages et offrent un rapport coût-efficacité extraordinaire. De nombreux cantons soutiennent financièrement de tels investissements.

    En outre, la technologie du bâtiment recèle un potentiel considérable. Des systèmes intelligents pourraient à l’avenir utiliser des données environnementales et des prévisions météorologiques précises pour activer automatiquement des éléments de protection mobiles. Un complément flexible là où les solutions structurelles permanentes ne sont pas réalisables.

    Le secteur de la construction, un acteur clé
    Le secteur de la construction est impliqué dans chaque projet de construction en Suisse et est donc indispensable à la mise en œuvre à grande échelle de telles mesures de protection. Seule une étroite collaboration entre les planificateurs, les architectes, les entreprises de construction et les techniciens du bâtiment permet de mettre en œuvre des solutions décentralisées à grande échelle.

    Le Mobiliar Lab pour les risques naturels invite donc le secteur de la construction à assumer activement son rôle. Non seulement en tant que réalisateur de contrats, mais aussi en tant que partenaire stratégique dans la lutte contre les conséquences du changement climatique. Grâce à sa capacité d’innovation, son expérience pratique et sa responsabilité vis-à-vis de l’environnement construit, le secteur peut contribuer de manière significative à ce que les dommages causés par les inondations restent assurables à l’avenir.

  • Les versements de subventions pour la rénovation énergétique stagnent en 2024

    Les versements de subventions pour la rénovation énergétique stagnent en 2024

    Le Programme Bâtiments suisse de la Confédération et des cantons, qui encourage les mesures visant à réduire la consommation d’énergie ou les émissions de CO2 des biens immobiliers, a distribué environ 528 millions de francs suisses de subventions en 2024. Selon un communiqué, le montant des versements reste au niveau de l’année record 2023 et a stagné pour la première fois depuis 2016.

    Les subventions pour les installations techniques des bâtiments ont augmenté de 5% en 2024 pour atteindre environ 228 millions de francs (216 millions de francs en 2023) et ont permis le remplacement de 25 633 chauffages à mazout, à gaz ou électriques, dont 84% par des pompes à chaleur respectueuses du climat. 131 millions de francs ont été consacrés à des projets d’isolation thermique, 89 millions de francs à des rénovations de systèmes et 23 millions de francs à des projets de chauffage urbain.

    Les nouvelles constructions à haute efficacité énergétique conformes aux normes Minergie-P ou CECB-A/A ont reçu 43 millions de francs l’année dernière, soit une augmentation significative de 76 pour cent par rapport à l’année précédente. 17 millions de francs ont été consacrés à des projets d’information et de formation ainsi qu’à l’assurance qualité, dont les deux tiers à l’établissement de certificats énergétiques cantonaux avec rapport de conseil.

    Les engagements de subventions du Programme Bâtiments s’élevaient à environ 542,5 millions de francs en 2024, dont la plus grande partie, soit 190 millions de francs, a été consacrée à des projets de technique du bâtiment et environ un quart, soit 123 millions de francs, à des rénovations de systèmes.

    Selon le communiqué, grâce aux subventions de la Confédération et des cantons, des mesures ont été mises en œuvre en 2024, qui ont permis d’économiser environ 12 milliards de kilowattheures et 3,5 millions de tonnes de CO2 sur leur durée de vie. L’impact par franc d’encouragement s’est également amélioré, passant de 152 francs par tonne de CO2 (2023) à 147 francs en 2024.

  • Communication pour les solutions numériques de self-stockage à Zurich

    Communication pour les solutions numériques de self-stockage à Zurich

    Selon un communiqué de presse, l’agence de communication zurichoise GRIP, dirigée par son propriétaire, sera à l’avenir responsable des relations publiques de placeB, un fournisseur de solutions numériques de stockage également basé à Zurich. Dans le cadre de cette collaboration, l’accent sera mis sur la pertinence quotidienne des solutions de self-stockage dans le secteur B2C. L’activation d’espace conforme aux normes ESG (Environnement, Social, Gestion d’entreprise) par les solutions placeB pour les partenaires B2B est également centrale.

    « PlaceB montre comment l’espace de stockage numériquement accessible peut résoudre les défis sociaux. En tant que scale-up suisse à l’ADN digital, cela correspond parfaitement à notre expertise en communication immobilière et technologique et nous sommes ravis d’accompagner placeB dans son expansion », a déclaré Patrick Milo, directeur général de l’agence de communication, cité dans le communiqué. Selon Tobias Kaufmann, CEO de placeB AG, le self-stockage « passe d’une solution de niche à un équipement urbain de base. GRIP nous aidera à sensibiliser les utilisateurs privés et les propriétaires immobiliers aux avantages d’une utilisation intelligente de l’espace »

    Active sur plus de 50 sites, placeB AG entend s’attaquer aux mégatendances sociales telles que l’urbanisation, la pénurie de logements et la mobilité accrue grâce à son offre. À l’aide de l’application placeB, les clients peuvent louer des espaces de stockage chauffés et secs à partir d’une durée de location d’une semaine. Ceux-ci sont surveillés par vidéo 24 heures sur 24 et sont accessibles aux collaborateurs ou aux amis après avoir accordé des droits d’accès.

  • La charge rapide des batteries franchit une nouvelle étape

    La charge rapide des batteries franchit une nouvelle étape

    Designwerk Technologies AG, dont le siège est à Winterthur, a atteint une puissance de charge de plus d’un mégawatt lors d’un test en conditions réelles de charge rapide d’une batterie de camion. Avec ce succès, la charge rapide de grandes batteries pour les camions électriques devient une réalité et l’obstacle pour le transport longue distance est franchi, peut on lire dans un communiqué de presse.

    Le test s’est déroulé en conditions réelles dans le dépôt de la zone VI des routes nationales à Oberbüren. Il a permis d’atteindre une puissance de pointe de 1140 kilowatts. C’est 8 pour cent de plus que l’objectif de 1050 kilowatts. La charge complète d’une batterie de 1000 kilowatts de 10 à 80 pour cent a duré 42 minutes. Avec cette charge, un camion électrique de 40 tonnes peut parcourir plus de 500 kilomètres. Le temps de charge nécessaire se situe dans la fourchette de temps des pauses légales pour le conducteur.

    « Grâce à Mega Charging, un camion de 40 tonnes se charge aussi vite qu’une voiture électrique, mais avec beaucoup plus de puissance », déclare Niels Ross, chef de projet technique de charge chez Designwerk, cité dans le communiqué. « C’est la clé de l’électrification du transport lourd »

    L’utilisation de camions électriques peut permettre d’économiser des milliers de tonnes de CO2 par an. En Suisse, les immatriculations de camions électriques à batterie ont augmenté de 41,2% au cours des deux premiers trimestres de 2025 par rapport à la même période de l’année précédente, indique le communiqué.

  • Lancement d’une étude de faisabilité pour un parc éolien régional

    Lancement d’une étude de faisabilité pour un parc éolien régional

    Le producteur d’énergie Axpo étudie la faisabilité d’un parc éolien en collaboration avec les deux communes locales de Rüthi et Sennwald et la commune politique de Rüthi. Selon un communiqué de presse, il est prévu d’installer trois éoliennes sur le sol de Rüthi, une à Altstätten SG et trois à Sennwald. Ensemble, elles pourraient produire environ 54 gigawattheures d’électricité par an, y compris en hiver. Cela correspond à la consommation annuelle moyenne de 11 500 ménages.

    Le 25 août, Axpo a informé la population à Rüthi et le 26 août à Sennwald. Des spécialistes du canton et d’Axpo ont répondu aux questions des citoyens. En outre, la Wind-Mobil d’Axpo était sur place pour des explications sur la technologie et une visualisation en 3D du parc éolien potentiel.

    Le communiqué cite la présidente de la commune de Rüthi, Irene Schocher, qui salue la transparence de l’évaluation du potentiel éolien et l’implication précoce de la population : « Une base de décision solide est essentielle pour pouvoir évaluer de manière réaliste le potentiel d’un parc éolien dans notre région » La commune locale de Sennwald soutient le projet, selon son président Daniel Berger. Elle voit « dans le parc éolien prévu une opportunité de renforcer l’approvisionnement énergétique régional et de contribuer activement à la transition énergétique »

    Un mât de mesure du vent sera installé en octobre 2025 afin de collecter des données sur le vent et l’activité des chauves-souris pendant plus d’un an. La rentabilité du projet sera ensuite évaluée et une décision sera prise sur la suite de la planification. S’il se concrétise, les communes d’implantation et la population locale pourront participer à une société de projet.

  • Un nouveau partenariat favorise l’élimination durable du carbone

    Un nouveau partenariat favorise l’élimination durable du carbone

    Selon un communiqué de presse, l’entreprise bernoise ClimateTech Neustark a obtenu de Swiss International Air Lines (Swiss) un contrat pluriannuel pour l’élimination de CO2 (CDR). C’est la première fois qu’un représentant de l’aviation et de l’industrie de la construction s’associent pour travailler durablement à la réduction des émissions de carbone, est-il encore précisé. Ces deux secteurs sont considérés comme des industries à fortes émissions, difficiles à décarboniser selon Valentin Gutknecht, cofondateur et codirecteur général de Neustark.

    Pour la start-up, créée en 2019 en tant qu’émanation de l’École polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ), ce partenariat ouvre la voie à un développement à l’échelle européenne de la technologie de capture, de stockage et d’élimination du carbone. « Les pionniers comme Swiss jouent un rôle crucial dans la poursuite de la diffusion de notre technologie d’élimination du CO2, de sorte que nous puissions éliminer de manière permanente de l’atmosphère un nombre exponentiel de tonnes d’émissions de CO2 difficilement évitables chaque jour », a déclaré Gutknecht, cité dans le communiqué.

    La solution de Neustark est basée sur le recyclage du béton issu de la démolition de bâtiments et de déchets minéraux. Selon lui, la technologie déclenche un processus de minéralisation accélérée qui fixe le CO2 sur les pores et la surface des granulats, les éliminant ainsi durablement de l’air. Les granulats de démolition peuvent ensuite être réutilisés sous forme carbonisée pour la construction de routes ou la fabrication de béton recyclé.

    Le partenariat a été conclu avec une option d’extension de volume et de durée et s’inscrit dans le cadre d’une initiative durable d’élimination du CO2 de Swiss. La compagnie aérienne, qui appartient au groupe Lufthansa, a déjà conclu des partenariats avec des entreprises suisses de technologie climatique telles que Climeworks et Synhelion, est-il précisé. « L’élimination durable du CO2 est un élément important sur la voie du zéro net dans l’aviation. Ensemble, nous faisons un pas important vers la mise à l’échelle de cette technologie », a déclaré le CEO Jens Fehlinger, cité dans le communiqué.

  • Le fabricant suisse de cuisines renforce sa présence en Allemagne

    Le fabricant suisse de cuisines renforce sa présence en Allemagne

    Suter Inox veut s’établir à long terme en Allemagne. L’entreprise familiale argovienne de 78 ans, spécialisée dans les éléments de cuisine en acier inoxydable, se lance officiellement sur le marché allemand à l’occasion du Küchenmeile 2025 et y devient exposant permanent après deux ans de présence sur une surface spéciale. Le salon professionnel B2B le plus important d’Europe pour les décideurs du secteur des cuisines et de l’ameublement se tiendra du 20 au 26 septembre 2025 dans la ville de Löhne, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie.

    Selon un communiqué de presse de Suter Inox, l’entreprise se présente dans l’atelier d’architecture local sur une surface de présentation de 150 mètres carrés. Marco Suter, président du conseil d’administration de Suter Inox AG, le qualifie de « forum important pour l’architecture de cuisine de haute qualité et la mise en scène créative des matériaux. En tant que nouveau partenaire, nous sommes heureux de participer à la conception de la cuisine en tant qu’expérience architecturale globale et de nous présenter dans cet environnement inspirant »

    Le groupement marketing de 24 entreprises, qui réalisent ensemble environ 90 pour cent du chiffre d’affaires allemand des meubles de cuisine et organisent le Küchenmeile, attend cette année encore 25 000 visiteurs professionnels, dont 40 pour cent en provenance de l’étranger.

    Parallèlement, l’entreprise présente ses plans de travail, éviers et bassins sur mesure, ses techniques de vidage et de trop-plein ainsi que sa robinetterie dans le Flagship Store BORA de Herford, situé à quelques minutes seulement du salon. Selon les informations, ce magasin sera visité de manière ciblée pendant le Küchenmeile.

    « L’Allemagne est un marché exigeant mais passionnant avec un grand potentiel pour nos produits en acier inoxydable de haute qualité », explique Suter. « Notre présence dans l’atelier d’architecture et dans le flagship store de BORA est le prélude à une extension ciblée de nos activités sur le marché. Nous nous réjouissons de l’échange avec les revendeurs spécialisés – et de nombreux nouveaux partenariats »

  • Une entreprise de négoce de bois ouvre un site moderne à Obernau

    Une entreprise de négoce de bois ouvre un site moderne à Obernau

    Herzog-Elmiger AG a officiellement mis en service son nouveau site à Obernau près de Kriens. Auparavant, le commerce de matériaux en bois avait son siège depuis 65 ans à la Langsägestrasse à Kriens. La recherche d’un nouveau terrain pour l’entreprise était devenue nécessaire car la famille avait été expropriée par l’Office fédéral des routes pour le projet d’autoroute Bypass Lucerne, peut on lire dans un communiqué de presse.

    Parallèlement à la réouverture, l’entreprise familiale a également fêté son 120e anniversaire les 23 et 24 août 2025. Les frères et sœurs Melanie et Michael Herzog ont repris l’entreprise de leur père André Herzog en 2022 et la dirigent désormais en cinquième génération.

    Selon les informations fournies, la clientèle, les partenaires, le voisinage et le public ont pu découvrir, lors de visites guidées, le nouveau bâtiment en bois de 10 190 mètres carrés de l’entreprise et son magasin – de l’entrepôt de surface entièrement automatisé à l’installation photovoltaïque sur le toit, qui permet d’économiser environ 336 tonnes de CO2 par an, en passant par l’entrepôt de placage avec des bois spéciaux et la nouvelle exposition.

    Le hall de douze mètres de haut, sa structure porteuse en bois suisse et la vue sur la logistique, où jusqu’à 200 tonnes de marchandises sont déplacées chaque jour, ont particulièrement impressionné. Les espaces créés pour les collaborateurs ont également suscité un grand intérêt : une salle d’activités, une chambre de détente en bois d’arolle indigène, une terrasse avec un grand barbecue et un bar à café.

    « Avec ce nouveau bâtiment, nous avons saisi l’opportunité de développer notre entreprise de manière durable et orientée vers l’avenir », déclare Michael Herzog, cité dans le communiqué. « Ici, nous avons de la place pour l’innovation tout en gardant un lien fort avec notre tradition »

  • Bâle teste l’exploitation de chantiers sans émissions de CO2

    Bâle teste l’exploitation de chantiers sans émissions de CO2

    Sur la base d’un essai pilote, le département de la construction et des transports du canton de Bâle-Ville analyse les possibilités d’électrification des chantiers. En coopération avec la Haute école de Lucerne, le bureau d’études EcoForce GmbH de Schötz (LU) et des partenaires, il travaille à l’élaboration de bases pour l’utilisation future de machines de chantier électriques, peut on lire dans un communiqué de presse commun.

    Dans un premier temps, depuis fin août et probablement jusqu’à fin octobre 2025, un point de collecte de surface pour le verre, le fer-blanc, l’aluminium et les piles dans le Spalenring est remplacé par un point de collecte souterrain dans la Hegenheimerstrasse. Les conteneurs enterrés sont « plus conviviaux pour les utilisateurs et les personnes handicapées, ils font moins de bruit, s’intègrent mieux dans le paysage urbain et doivent être vidés moins souvent grâce à leur plus grande capacité ».

    Selon les informations fournies, la construction d’un point de collecte de déchets recyclables avec des machines de construction électriques servira d’environnement test. « De la pelleteuse au tombereau en passant par la chargeuse sur pneus, les machines fonctionnent à l’électricité. Le département des travaux publics et des transports souhaite ainsi acquérir des connaissances sur les conditions techniques et organisationnelles nécessaires à l’électrification des futurs projets de génie civil.

    Afin d’établir une comparaison avec les chantiers traditionnels, un deuxième point de collecte des déchets recyclables souterrain sera construit sur la place St. Johann avec des machines diesel. L’intérêt réside dans les émissions de CO2, les besoins en électricité et les nuisances sonores, ainsi que dans les conditions d’infrastructure. La deuxième étape prévoit d’élaborer, en collaboration avec des constructeurs régionaux, un concept pour les adaptations nécessaires lors du passage à l’électricité. Selon la stratégie cantonale de protection du climat, l’exploitation des chantiers dans le canton de Bâle-Ville devrait être neutre en CO2 à partir de 2037.

  • Le projet de cotation en bourse vise à renforcer la présence sur le marché

    Le projet de cotation en bourse vise à renforcer la présence sur le marché

    Selon un communiqué de presse, la direction du fonds de Swiss Prime Site Solutions AG(SSPS), un gestionnaire d’actifs pour des solutions immobilières basé à Zoug, étudie la possibilité d’une cotation du SPSS Investment Fund Commercial(SPSS IFC) à la SIX Swiss Exchange. Selon ses propres indications, le SPSS IFC investit en se concentrant sur l’immobilier commercial dans des emplacements économiquement établis dans toute la Suisse. La société prévoit une mise en œuvre d’ici fin 2025 et souhaite ainsi renforcer sa présence sur le marché, ouvrir l’accès à de nouveaux investisseurs et promouvoir la liquidité du fonds à long terme. La cotation est accompagnée par la Banque cantonale de Zurich en tant que Sole Lead Manager.

    Selon le communiqué, la cotation est soumise aux conditions du marché, à l’approbation des modifications du contrat de fonds par l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers(FINMA) et à l’approbation de la demande de cotation par la SIX Swiss Exchange. Une fois les modifications du contrat de fonds approuvées en tant que fonds ouvert au public, SPSS IFC sera ouvert à tous les investisseurs. D’ici là, il est exclusivement accessible aux investisseurs qualifiés. Sur la SIX Swiss Exchange, le fonds devrait à l’avenir être intégré dans les indices SXI Real Estate Broad et SXI Real Estate Funds Broad.

    En prévision de la cotation prévue, l’entreprise a déjà pu développer son portefeuille et se préparer ainsi au développement du fonds. « Avec les fonds issus de la dernière augmentation de capital, nous avons développé de manière optimale le portefeuille avec deux immeubles industriels légers attrayants, renforcé durablement la base de fonds propres et orienté le produit de manière conséquente vers les exigences d’une cotation en bourse », déclare Maximilian Hoffmann, CIO Funds chez SPSS.

  • Débat sur la sécurité d’approvisionnement et la dépendance au nucléaire

    Débat sur la sécurité d’approvisionnement et la dépendance au nucléaire

    La centrale nucléaire de Gösgen(KKG) modernise son système d’eau d’alimentation. Elle est donc déconnectée du réseau depuis fin juin. La reprise de la production d’électricité est désormais retardée de six mois supplémentaires, peut-on lire dans un communiqué.

    La KKG impute cette situation aux exigences croissantes en matière de sécurité. Des renforcements ponctuels du système sont nécessaires. Il faut également plus de temps pour fournir des preuves aux autorités. La CNM ne pourra redémarrer que lorsque l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire(IFSN) aura donné son feu vert. La KKG pourra donc probablement être reconnectée au réseau fin février 2026, précise le communiqué.

    Les exploitants s’attendent à une perte de production de près de 6 térawattheures pendant ces huit mois et à un manque à gagner de 500 millions de francs, écrit Alpiq dans un communiqué.

    Alpiq est le principal actionnaire individuel avec 40% et s’attend à un manque à gagner de 200 millions de francs. Axpo est le deuxième plus grand actionnaire avec 25 pour cent, suivi de la ville de Zurich avec 15 pour cent, de CKW, filiale d’Axpo, avec 12,5 pour cent et d’Energie Wasser Bern(ewb) avec 7,5 pour cent. De plus, les actionnaires doivent désormais se procurer l’électricité manquante sur le marché libre afin de remplir leurs obligations de livraison.

    La CNG couvre un bon dixième de la consommation d’électricité en Suisse. Les détracteurs du nucléaire, comme la Fondation suisse de l’énergie (SES ), soulignent les risques liés à la centralisation de la production d’électricité. « La dépendance à l’égard de centrales nucléaires individuelles représente un risque de concentration pour la sécurité de l’approvisionnement en électricité », déclare Nils Epprecht, directeur général, cité dans un communiqué de la SES. « Nous ferions bien de déplacer notre production d’électricité vers de nombreuses installations décentralisées et renouvelables dès que possible »

  • SMG prépare une introduction en bourse de plusieurs milliards d’euros

    SMG prépare une introduction en bourse de plusieurs milliards d’euros

    SMG regroupe des places de marché en ligne de premier plan dans les domaines de l’immobilier, des voitures, des petites annonces et des ventes aux enchères. Grâce à cette large implantation, l’entreprise a pu continuellement renforcer sa position sur le marché au cours des dernières années. Au cours du premier semestre 2025, le chiffre d’affaires a augmenté de 14,4 % pour atteindre 161,5 millions de francs. Le bénéfice corrigé avant intérêts, impôts et amortissements a augmenté de 34 pour cent pour atteindre 87,6 millions de francs, ce qui a permis de faire grimper la marge à 54,3 pour cent. Cette forte rentabilité soutient l’objectif de valorisation.

    Propriétaires et perspectives
    Les principaux actionnaires sont TX Group (31 %), Ringier (29,5 %), La Mobilière (29,5 %) et l’investisseur américain General Atlantic (10 %). Ils devraient compter parmi les principaux bénéficiaires d’une introduction en bourse réussie, tout comme la direction de SMG. L’introduction en bourse vise à garantir la croissance à long terme, la flexibilité stratégique et les investissements dans le développement des plates-formes.

    Défis de l’environnement
    Alors que SMG se développe avec ses places de marché numériques, les maisons mères du secteur des médias traditionnels sont confrontées à des changements structurels. L’introduction en bourse est donc également perçue comme un signal de l’importance que prend l’orientation numérique. Les voix critiques font certes référence à la grande puissance de marché de l’entreprise, mais l’IPO est en même temps considérée comme une opportunité de renforcer le positionnement de SMG dans la concurrence internationale.

    Il reste à voir si l’introduction en bourse sera un succès total pour toutes les parties concernées. Il est toutefois clair que SMG pose ainsi les jalons de la prochaine phase de développement.

  • Les nouveaux pavés réduisent les émissions de CO2 dans la construction

    Les nouveaux pavés réduisent les émissions de CO2 dans la construction

    L’entreprise de matériaux de construction CREABETON, basée dans le canton de Lucerne et filiale de Müller-Steinag Baustoff AG, a développé une nouvelle série de pavés sans ciment en collaboration avec la start-up Oxara. Comme l’indique un communiqué, les nouveaux pavés en béton développent une émission de CO2 inférieure de 30% à celle des pavés traditionnels.

    Le nouveau produit est disponible en trois variantes. Outre la version en pavés standard, il est également possible de poser des pavés perméables ou des pavés gazon. Le matériau utilise le liant Oulesse, développé par Oxara, une émanation de l’École polytechnique fédérale de Zurich(EPFZ), à la place du ciment traditionnel.

    « Avec ces produits, nous répondons à la demande croissante de solutions de construction respectueuses du climat », déclare Hendrix Müller, CEO du groupe Müller-Steinag, cité dans le communiqué. « Notre collaboration avec Oxara nous permet d’offrir à nos clients des alternatives plus durables – aujourd’hui, pas dans quelques années » Martin Bodmer, directeur des opérations chez Oxara, se dit convaincu que la collaboration avec CREABETON permettra de mettre à l’échelle les développements durables de son entreprise.

  • Un nouveau parc énergétique permet de découvrir la transition énergétique

    Un nouveau parc énergétique permet de découvrir la transition énergétique

    La Haute école spécialisée des Grisons (FHGR) a installé le nouveau parc énergétique Grischa sur le Kuhrerhof et le Rheinmühle à Coire. Selon un communiqué, le parc doit être un centre de découverte et de recherche dans le domaine de l’énergie et de l’environnement.

    Les travaux sur le photovoltaïque, la petite hydroélectricité, la gazéification du bois, l’énergie éolienne et le biogaz seront regroupés sur un seul site dans un environnement agricole. L’objectif est de montrer à un large public comment les énergies renouvelables peuvent être produites, stockées et utilisées. « Dans le parc énergétique de Grischa, la transition énergétique passe d’un concept abstrait à une réalité tangible », explique Steffi Giaracuni, chef de projet à l’Institut de production multimédia de la HES des Grisons, citée dans le communiqué. « Ici, les gens peuvent voir, entendre et sentir comment les énergies renouvelables sont produites – et comment nous pouvons les intégrer ensemble dans notre vie quotidienne »

    Dans une première phase de mise en œuvre, des travaux sur le bois, l’eau et le soleil seront présentés, suivis d’ici 2026 par le biogaz, l’énergie éolienne et des outils de médiation numériques innovants.

    Le projet est porté par la HES des Grisons, l’Office fédéral de l’énergie, la fondation Klima Grischa et d’autres partenaires régionaux. Dès le 28 août, des experts en politique énergétique, en promotion de l’innovation, en développement urbain, en solutions énergétiques locales et en agriculture répondront aux questions de la population sur l’avenir énergétique de la Suisse lors d’un café scientifique.

  • Lancement d’un nouveau programme de formation pour les professionnels de l’immobilier

    Lancement d’un nouveau programme de formation pour les professionnels de l’immobilier

    La société immobilière Naef Holding SA a lancé son programme de formation en interne, Naef Acedémie. Comme Naef l’indique dans une publication LinkedIn, ce programme de six mois vise à former la prochaine génération de professionnels de l’immobilier. La première promotion du programme débutera à l’automne. Les personnes intéressées peuvent dès à présent postuler via Jobup.

    Dirigée par des experts de Naef, la Naef Académie combine des travaux pratiques et des modules théoriques. Parmi les objectifs du programme figurent l’initiation des étudiants aux métiers importants du secteur immobilier, le soutien des changements de carrière et des premières expériences professionnelles ainsi que le recrutement de talents de divers instituts. Le programme comprend, entre autres, des introductions aux services de Naef tels que la gestion, le développement de copropriétés et la comptabilité, un suivi individuel et des coachings personnalisés.

    Naef est déjà implantée dans les plus grandes villes francophones de Suisse et est active dans tous les domaines de l’immobilier. Grâce à ses filiales, Naef propose également divers services dans les domaines de l’évaluation immobilière, de la construction et de la gestion de projets architecturaux.

  • La modernisation renforce la mobilité urbaine à Zurich

    La modernisation renforce la mobilité urbaine à Zurich

    Le funiculaire Rigiblick est actuellement en cours de modernisation et devrait être remis en service à l’automne. Outre les nouveaux véhicules développés conjointement par les transports publics de Zurich, Garaventa, Milani Design et CWA, de nouveaux câbles de traction seront également en service. L’entreprise Fatzer AG, basée à Romanshorn, a fabriqué et livré les câbles haute performance. Entre-temps, ils ont également été montés, comme l’indique un communiqué du groupe BRUGG, dont Fatzer fait partie.

    Les deux câbles tracteurs de 32 millimètres de diamètre mesurent chacun 480 mètres de long et pèsent 1,9 tonne. « Avec environ 160 trajets par jour et un temps de parcours sans arrêt de seulement deux minutes, les câbles sont soumis à de fortes contraintes. Cette forte sollicitation exige des matériaux de la plus haute qualité pour garantir un fonctionnement fiable avec une sécurité maximale », indique le communiqué à propos des câbles de traction du « symbole de la mobilité urbaine et de la qualité de vie », qui fait en outre partie du patrimoine culturel de Zurich.

    Le câble Performa de Fatzer a été spécialement conçu pour les applications urbaines. Dans ce câble, des profilés en plastique sont placés entre les torons, ce qui crée une « structure de surface presque cylindrique ». Cela permet de réduire considérablement les vibrations et le bruit. L’entreprise souligne en outre la longévité de ses câbles.

  • L’approvisionnement en électricité de la Suisse en 2050 à la veille d’une grande expansion

    L’approvisionnement en électricité de la Suisse en 2050 à la veille d’une grande expansion

    L’électrification des transports, du chauffage et de l’industrie fait passer la consommation d’électricité de 56 térawattheures aujourd’hui à environ 75 térawattheures par an. Dans le même temps, 23 térawattheures sont supprimés des centrales nucléaires. Le réseau de recherche EDGE a calculé que la Suisse peut atteindre son objectif de 45 térawattheures issus des nouvelles énergies renouvelables, mais uniquement avec un fort développement du photovoltaïque et de l’éolien.

    Développement du photovoltaïque et de l’éolien
    Le photovoltaïque devrait quadrupler sa capacité, passant de 6,4 gigawatts aujourd’hui à près de 27 gigawatts. L’énergie éolienne devrait être multipliée par plus de 80, passant de 0,1 à 8,4 gigawatts d’ici 2050. L’énergie éolienne joue un rôle clé, en particulier en hiver. Sans subventions, cette augmentation ne serait guère réalisable, soulignent les chercheurs.

    Dépendance du marché européen de l’électricité
    La loi sur l’électricité limite les importations hivernales à un maximum de 5 térawattheures. Une application stricte augmenterait sensiblement les investissements et les coûts. Davantage de centrales éoliennes et solaires seraient nécessaires et le prix de l’électricité pourrait doubler. Une restriction de 70% des échanges d’électricité au sein de l’UE nécessiterait des capacités éoliennes supplémentaires et ferait encore augmenter les coûts. Les chercheurs d’EDGE considèrent donc que l’accès au marché européen de l’électricité est crucial.

    Les investissements partent à l’étranger
    Plus de la moitié des investissements suisses dans les projets d’énergie renouvelable partent aujourd’hui à l’étranger, principalement en Allemagne, en France et en Italie. Seul un pour cent environ reste en Suisse. Cela s’explique par les possibilités limitées de réalisation en Suisse. Les projets d’énergie éolienne, en particulier, sont financés par des investisseurs suisses à l’étranger.

    Coûts de la transition énergétique
    La transition vers un bilan net nul entraîne une hausse des prix des énergies fossiles, des biens et des services. Pour les ménages suisses, cela signifie une baisse de la consommation annuelle de 0,6 à 1 % selon le scénario. Si les émissions ne sont pas compensées à l’étranger, les charges augmentent encore. Parallèlement, les chercheurs soulignent que les coûts d’un changement climatique non maîtrisé seraient nettement plus élevés.

    La Suisse peut atteindre ses objectifs énergétiques d’ici 2050, mais uniquement avec un développement massif du photovoltaïque et de l’éolien, une intégration étroite au marché européen et des investissements ciblés. Le défi reste de concilier sécurité d’approvisionnement, objectifs climatiques et coûts.

  • Le Conseil fédéral renforce l’agenda sur l’attractivité du site

    Le Conseil fédéral renforce l’agenda sur l’attractivité du site

    L’environnement international reste volatil. Les Etats-Unis remettent en question les relations commerciales et se distancient de la réforme fiscale minimale de l’OCDE, tandis que l’UE met l’accent sur la compétitivité et la réduction de la bureaucratie. Pour la Suisse, cela signifie des risques, mais aussi des opportunités. La stabilité de ses conditions-cadres, l’ouverture de son économie et l’excellence de son paysage de recherche continuent de lui conférer des avantages dans la concurrence mondiale.

    Amélioration des conditions d’implantation : la clé
    Le Conseil fédéral intensifie son programme de politique économique et donne la priorité aux mesures qui réduisent les coûts de production des entreprises. Il s’agit également d’ouvrir des débouchés alternatifs et de renforcer la sécurité juridique et la planification. Le nouvel accord de libre-échange avec l’Inde et la conclusion des négociations avec le Mercosur constituent des succès importants.

    Allégement des charges des entreprises
    Avec la loi sur l’allégement des charges des entreprises (LEC), la Suisse a créé un instrument central qui doit maintenant être mis en œuvre de manière cohérente. Il s’agit d’éviter de nouvelles charges, d’examiner les réglementations existantes et de les simplifier de manière ciblée. L’évaluation de certains domaines de la réglementation joue un rôle central à cet égard.

    Chômage partiel et promotion des exportations en point de mire
    Actuellement, le Conseil fédéral examine des mesures rapidement efficaces concernant l’indemnisation du chômage partiel. Il est question de prolonger la durée d’indemnisation de 18 à 24 mois dans le cadre d’un délai-cadre. Parallèlement, il analyse la nécessité de prendre des mesures supplémentaires en matière de promotion des exportations afin de protéger les entreprises suisses dans un contexte difficile.

    Bien qu’environ 10% des exportations suisses de marchandises soient touchées par les droits de douane supplémentaires américains, le Conseil fédéral ne s’attend pas à une récession comparable à la crise financière ou à la pandémie. Un plan de relance n’est donc pas considéré comme nécessaire. L’analyse de la situation économique sera toutefois poursuivie en permanence afin de pouvoir agir de manière ciblée si nécessaire.

  • Les PME se disputent les compétences et misent sur la flexibilité

    Les PME se disputent les compétences et misent sur la flexibilité

    Malgré l’augmentation du nombre de chômeurs, la pénurie de main-d’œuvre reste la principale préoccupation des PME. Selon la dernière étude AXA sur le marché du travail, 44% des entreprises ont eu beaucoup de mal à pourvoir des postes vacants et 40% ont rencontré des problèmes de recrutement, du moins en partie. Les professionnels hautement spécialisés et les cadres sont particulièrement demandés et difficiles à trouver. Parallèlement, l’augmentation de l’absentéisme est une source de stress supplémentaire.

    Concurrence de l’État et des grands groupes
    Deux tiers des PME se sentent mises sous pression par les grandes entreprises dans la course aux talents, ainsi que par les institutions publiques. Alors que les PME marquent des points avec des valeurs telles que l’esprit d’équipe, la proximité et l’estime, elles restent désavantagées en termes de salaires, de possibilités de carrière et de prévoyance.

    L’esprit d’équipe l’emporte sur les connaissances techniques
    Les connaissances techniques insuffisantes sont considérées comme le problème de recrutement le plus fréquent. Pourtant, l’étude montre que les facteurs doux sont souvent décisifs. Près des trois quarts des entreprises préfèrent les candidats ayant un meilleur esprit d’équipe aux candidats plus compétents mais moins compatibles. La fiabilité et l’honnêteté font partie des qualités les plus recherchées.

    La diversité comme objectif sans mise en œuvre claire
    Plus de la moitié des PME affirment trouver la diversité importante. Cependant, les mesures concrètes restent l’exception, seuls 45% ont mis en place des programmes dans ce sens. Dans le domaine du recrutement en particulier, la diversité reste souvent un objectif non contraignant, sans ancrage stratégique.

    Les salariés avec plus de pouvoir
    L’étude montre un net déplacement du pouvoir de négociation en faveur des salariés. Deux tiers des PME considèrent que leurs employés sont dans une position plus forte. Des exigences salariales plus élevées, des demandes d’horaires de travail flexibles et un changement de comportement caractérisent la situation. Ce sont surtout les grandes PME qui observent clairement cette évolution.

    La flexibilité comme réponse
    Plus de la moitié des entreprises interrogées répondent par des modèles de temps de travail flexibles et des options de temps partiel. Des solutions individuelles en matière de temps de travail, des avantages supplémentaires et des prestations sociales complètent les stratégies. Les augmentations de salaire jouent certes un rôle, mais restent secondaires par rapport à la flexibilisation.

    Perspectives et problème de la succession
    Malgré les défis, 91% des PME sont optimistes pour l’avenir. Les incertitudes économiques, l’évolution des besoins des clients et le manque de relève sont sources d’inquiétude. Le règlement de la succession reste particulièrement critique. 44% des entreprises estiment qu’il est difficile de trouver des solutions adéquates.

  • La construction simple a besoin de courage et de moins de bureaucratie

    La construction simple a besoin de courage et de moins de bureaucratie

    Le terme « bâtiment de type E » désigne une construction sans fioritures, pragmatique, avec des normes réduites. Ancré dans la loi en Allemagne, il est possible en Suisse tant que les exigences légales minimales telles que la protection incendie ou la statique sont respectées. Les obstacles ne sont pas dus à des paragraphes, mais à des exigences de confort excessives, au manque d’expertise des autorités et à la pression des investisseurs.

    La transformation plutôt que la construction neuve comme levier
    Les réglementations en vigueur se heurtent à des limites, en particulier dans les bâtiments existants. Les transformations sont souvent évaluées selon les normes d’une nouvelle construction, ce qui fait grimper les coûts et les obstacles. Beat Flach, juriste, conseiller national et consultant juridique de la SIA, demande plus de proportionnalité. Les transformations devraient être traitées de manière plus pragmatique, y compris en ce qui concerne les exigences énergétiques. Cela permettrait de créer plus rapidement de nouveaux logements moins chers tout en économisant du CO₂.

    Les normes comme une opportunité, pas comme un carcan
    Les normes SIA ne sont pas un corset rigide, mais permettent d’emprunter des voies alternatives. Les planificateurs peuvent également atteindre les objectifs par d’autres moyens ou les définir par des accords. Il est essentiel que les architectes, les ingénieurs et les autorités reconnaissent et utilisent cette marge de manœuvre. La peur des recours et la dépendance vis-à-vis des directives de tiers entraînent aujourd’hui une bureaucratie inutile et une augmentation des coûts de construction.

    Réformes pour les permis de construire
    Les procédures sont considérées comme trop complexes. Flach plaide pour des procédures d’autorisation en deux étapes. D’abord un examen simplifié des questions centrales avec possibilité d’opposition, puis l’examen détaillé. Cela rassurerait les investisseurs, accélérerait le processus de construction et réduirait les coûts.

    « Construire simplement » ne signifie pas moins de qualité, mais plus de courage pour trouver des solutions pragmatiques. La clé réside dans la transformation, dans des normes plus flexibles et dans des lignes directrices politiques claires. Ce n’est que si les planificateurs, les autorités et les politiques tirent à la même corde que la construction peut devenir plus rapide, moins chère et plus durable.