Auteur/autrice : immovestuser

  • L’ingénierie du futur

    L’ingénierie du futur

    Avec sa structure globale de 266 mètres de long, le pont remplace un ouvrage obsolète datant de 1926, qui ne répondait plus aux exigences du trafic ferroviaire moderne. L’élément central est une arche en treillis d’un blanc éclatant d’une portée de 130 mètres, qui enjambe la rivière frontalière Oder sans support. Au lieu de câbles d’acier plats classiques, on utilise 88 éléments de traction en carbone, en plastique renforcé de fibres de carbone. Ces suspensions ont été développées, testées et expertisées en grande partie à l’Institut Empa de Dübendorf. Ils remplacent les segments en acier de plusieurs tonnes et réduisent ainsi considérablement le poids total de la structure porteuse. Un avantage en termes d’efficacité des matériaux et de liberté de conception.

    Avantages économiques et durables
    La technique innovante du pont a permis d’économiser environ 600 tonnes d’acier et 1350 tonnes de béton armé. Au cours du processus de construction, une solution d’échafaudage élaborée spécifiquement pour le projet a été utilisée afin d’organiser efficacement le montage et le soudage des segments du pont. Grâce à la haute résistance à la fatigue, à la traction et à la corrosion des câbles en carbone, tant l’entretien que la durée de vie du pont sont positivement influencés. Une étude de durabilité démontre que l’utilisation du carbone génère environ 20 % d’émissions de CO₂ en moins qu’une structure en acier traditionnelle.

    Rayonnement international et potentiel d’avenir
    Le pont ferroviaire peut être emprunté par des trains de marchandises et de voyageurs à une vitesse allant jusqu’à 120 km/h et répond aux normes de sécurité les plus strictes. Des tests approfondis réalisés par l’Empa ont confirmé la résistance à la fatigue du matériau sous des charges réelles. Le pont a été récompensé à plusieurs reprises, notamment par le Bridges International Award et le Deutscher Brückenbaupreis. Il est considéré comme un pionnier de l’utilisation de matériaux composites haute performance dans la construction d’infrastructures.

    Nouvelle esthétique et signification symbolique
    L’arche marquante et élégante crée un accent architectural dans la zone frontalière et souligne le lien entre les pays. Le pont en arc en treillis avec des suspentes en carbone est à la fois un symbole d’innovation technique et de responsabilité écologique. Il pourrait à l’avenir servir de standard pour des grands projets comparables dans le transport ferroviaire européen.

  • Comment le site bâlois de Wolf devient un quartier résidentiel

    Comment le site bâlois de Wolf devient un quartier résidentiel

    Le transfert du transbordement des marchandises vers la zone portuaire a libéré un terrain de 16 hectares près de la gare CFF de Bâle. Les CFF y poursuivent depuis des années leur vision d’un quartier mixte alliant habitat, travail et loisirs. Le plan directeur d’urbanisme est basé sur un projet de Christ & Gantenbein et EM2N. L’élément central est une grande cour qui s’étend d’est en ouest, protège du bruit et relie les usages publics et privés sous forme de boulevard verdoyant.

    Deux visages Projet « Janus« 
    Le bureau parisien Experience, associé à M-AP Architectes de Lausanne, a remporté le concours pour l’îlot MF02. Leur projet « Janus » répond aux contrastes entre le côté ferroviaire et la cour intérieure par deux langages architecturaux.

    Côté voie ferrée, une façade horizontale en bandeau avec des cadres en béton marquants donne une image forte aux trains qui passent. Côté cour, une façade finement structurée avec des balcons décalés et des surfaces décorées de vert apparaît.
    La construction suit une approche hybride entre l’ossature en béton et la construction en bois. Les plans sont organisés de manière compacte, avec une séparation claire entre les chambres à coucher, les salles d’eau et les espaces de vie spacieux. Seule la faible intimité des appartements de plain-pied a été critiquée.

    La protection contre le bruit comme élément de conception Projet « Binaria »
    Le projet « Binaria » du consortium bâlois Parabase et Confirm s’est imposé pour la parcelle MF03. Il fait face au bruit de la rue avec une façade nord robuste en tôle trapézoïdale réutilisée et des éléments acoustiques saillants. Côté cour, en revanche, une façade en verre transparente et verdoyante s’ouvre sur des balcons et des bacs à plantes.
    Le passage à plusieurs étages qui relie la cour à la rue est particulièrement remarquable. La grille d’aération circulaire en panneaux phono-absorbants constitue ici un signe architectural fort. À l’intérieur, des plans linéaires permettent des concepts d’habitation flexibles allant de 2,5 à 5,5 pièces. La durabilité est assurée par des poutres réutilisées, du béton recyclé et du bois réutilisé.

    Un caractère pilote avec des exigences élevées
    Les deux projets gagnants suivent des voies innovantes en matière de protection contre le bruit, de flexibilité des plans de logements et d’utilisation de matériaux réutilisables. Les toits sont utilisés pour le photovoltaïque et la gestion des eaux de pluie, les façades sont en partie végétalisées ou dotées d’une technologie solaire intégrée. La production d’énergie est assurée par des sources renouvelables, la protection thermique estivale par l’ombrage et l’évaporation. Une attention particulière est accordée à la construction réversible. Les constructions doivent être vissées plutôt que collées afin de faciliter les réutilisations ultérieures ou les cycles de matériaux.

    Étapes et perspectives
    La première étape consiste à réaliser les nouveaux bâtiments à l’ouest du site, le début des travaux étant prévu pour 2028. Une deuxième étape avec un hub logistique urbain et des utilisations supplémentaires devrait suivre à partir de 2031. Avant même la fin des travaux, les CFF ouvrent le site à des utilisations temporaires. La halle ferroviaire de 2000 m², classée monument historique, sera utilisée à l’avenir pour des activités sportives. Le Wolf-Areal devient ainsi un projet pilote de construction de logements urbains qui répond aux questions de la protection contre le bruit, de la durabilité et de la mixité sociale à grande échelle. Pour Bâle, il ne s’agit pas seulement d’une expérience d’urbanisme, mais d’un pas décisif vers davantage de logements abordables et une meilleure qualité de vie urbaine.

  • Une étape stratégique pour Zofingen

    Une étape stratégique pour Zofingen

    Le site de 27 636 mètres carrés situé près de la gare de Zofingen a abrité jusqu’en 2024 l’imprimerie traditionnelle Swissprinters. Après sa fermeture, Ringier Areal AG a vendu la partie ouest à Turidomus, tandis que la partie est est restée la propriété de Ringier. Ces dernières années, Ringier avait déjà élaboré la base stratégique de la reconversion en collaboration avec la ville de Zofingue et le bureau d’architectes bâlois Christ & Gantenbein. Le développement se base maintenant sur cette base.

    Diversité et durabilité au centre
    L’ »Areal West » est un site d’importance stratégique. Situé en face de la vieille ville et juste derrière la gare, il offre des conditions idéales pour un nouveau quartier d’habitation urbain. Plus de 300 logements adaptés à différents styles de vie et à différentes tailles de ménages seront construits sur cinq parcelles. Des appartements compacts aux appartements familiaux.

    Le développement du projet est basé sur la norme de construction durable suisse. Une place de quartier aménagée dans le respect du climat, des espaces verts réduisant les îlots de chaleur et des panneaux photovoltaïques sont prévus. L’approvisionnement par chauffage urbain est également prévu afin de maintenir l’empreinte CO₂ du quartier à un faible niveau dès le départ.

    Mandat d’étude pour préciser
    Un mandat d’étude est prévu pour 2026 afin de préciser l’intégration dans l’espace urbain et la forme concrète de l’offre de logements. L’objectif est de créer un quartier vivant, qui ne soit pas seulement un lieu d’habitation, mais aussi un lieu de rencontre et d’identité. Le début de la construction pourrait avoir lieu à partir de 2028, selon la procédure, avec les premiers emménagements à partir de 2030.

    Expérience des transformations
    Des projets de référence tels que le Ziegeleipark à Horw/Kriens, le quartier Reitmen à Schlieren ou Zwhatt à Regensdorf montrent que le groupe est à l’aise avec les processus de transformation complexes. Avec le « Areal West » à Zofingue, le groupe s’inscrit dans cette lignée. Avec pour objectif de transformer le passé industriel en un quartier durable et porteur d’avenir.

  • Le marché suisse du logement continue de se tendre

    Le marché suisse du logement continue de se tendre

    La situation actuelle rappelle les années 2014 à 2016, qui ont connu une longue période de pénurie massive de l’offre. Aujourd’hui, il est clair qu’aucune compensation n’est à attendre à court terme. La construction de logements restera inférieure à la croissance des ménages dans les années à venir. La Suisse fait donc à nouveau partie des pays européens où la question du logement devient un thème central pour l’implantation d’entreprises.

    Charge pour les ménages à faible pouvoir d’achat
    Les ménages à faible revenu et de la classe moyenne inférieure sont particulièrement touchés. Alors que les contrats de location existants sont encore abordables pour environ 80% de ces ménages, le marché actuel présente une image nettement différente. Seuls un peu plus de 40% des nouveaux logements proposés se situent dans une fourchette de prix que ces groupes peuvent supporter. Dans des régions comme St. Moritz ainsi que dans les centres urbains et les agglomérations, les offres adaptées font presque totalement défaut.

    Les coûts du logement augmentent sensiblement
    Un scénario du Monitor illustre la problématique. Si tous les ménages à pouvoir d’achat faible à moyen déménageaient, la charge moyenne des frais de logement passerait de 29,1 à 35,7% du revenu. Le logement deviendrait alors clairement une charge financière excessive pour une large partie de la population. La part des ménages locataires qui ne peuvent plus maintenir leurs dépenses de logement dans leur budget est déjà passée de 2,6 à 2,8 %. Encore modéré, mais avec une nette tendance à la hausse.

    Mauvaises incitations du côté de l’offre
    La pression sur le marché est en outre accentuée par les modèles d’investissement. De nombreux investisseurs misent sur des constructions neuves de remplacement ou des rénovations complètes. Cela soutient certes le secteur de la construction, mais ne contribue guère à l’extension urgente du parc immobilier. Les nouveaux logements abordables sont donc rares sur le marché. Par conséquent, l’écart entre les loyers avantageux du parc immobilier existant et les loyers élevés de l’offre continue de se creuser, ce qui renforce la pénurie.

    Importance pour la politique et l’économie
    La nouvelle analyse de l’OFL met en avant la question du coût du logement par rapport au revenu. Pour les années à venir, il est prévisible qu’en l’absence d’une augmentation structurelle de l’offre de logements, le fossé entre l’offre et la demande continuera de se creuser. Pour l’économie, la société et le secteur immobilier, les concepts de logement et de construction innovants font donc partie des questions clés, tout comme les incitations réglementaires visant à garantir efficacement un logement abordable.

  • Les champions suisses 2025 aux SwissSkills

    Les champions suisses 2025 aux SwissSkills

    Du 17 au 21 septembre, le site de BERNEXPO s’est transformé en centre de la technique du bâtiment suisse. 62 participants de toutes les régions du pays se sont affrontés dans des conditions réalistes. Les jeunes professionnels se sont affrontés dans les disciplines suivantes : installateur/trice en chauffage, installateur/trice sanitaire, ferblantier/ère, constructeur/trice d’installations de ventilation ainsi que dans les trois spécialisations de la planification de la technique du bâtiment.

    Les nouveaux champions suisses sont

    • Timo Bruggmann, installateur en chauffage (Rorschach SG)
    • Oliver Ihringer, installateur sanitaire (Winterthur ZH)
    • Tino Zimmermann, ferblantier (Oberbalm BE)
    • Armin Gaiser, constructeur d’installations de ventilation (Erstfeld UR)
    • Camille Svitek, projeteur en technique du bâtiment sanitaire (Limpach BE)
    • Kilian Gendroz, projeteur en technique du bâtiment chauffage (Cuarny VD)
    • Mirco Burri, projeteur en technique du bâtiment ventilation (St. Gallen SG)

    L’innovation et l’orientation pratique au cœur de l’événement
    Les 35e championnats suisses de la technique du bâtiment ont une nouvelle fois été synonymes de défis pratiques. Sur près de 1900 mètres carrés, les jeunes professionnels ont eu l’occasion de démontrer leurs performances devant un grand public et sous la pression du temps. Les compétences techniques, la créativité et le travail d’équipe étaient tous au centre de l’attention. Des compétences qui gagnent en importance dans un secteur de la construction de plus en plus numérisé et durable.

    L’univers de la technique du bâtiment enthousiasme le public
    Outre les compétitions, les SwissSkills 2025 ont proposé un vaste programme-cadre dans la halle 19. Des zones interactives comme l’espace « Try-a-Skill » invitaient les visiteurs à expérimenter la technique par eux-mêmes et à découvrir les métiers de leurs propres mains. Le stand des métiers, les Foxtrails spéciaux et les stations d’expérience ont encouragé le dialogue entre la relève, les formateurs et les représentants du secteur. L’échange direct et la possibilité de relever ensemble des défis font de la technique du bâtiment un domaine d’innovation moderne.

    Importance pour la promotion de la relève et le secteur
    Le succès des championnats suisses illustre de manière impressionnante à quel point la technique du bâtiment est attrayante et porteuse d’avenir pour les apprentis motivés. Grâce à leurs compétences et à leur fierté professionnelle, les jeunes talents récompensés voient plus loin que le bout de leur nez et jettent un pont vers une branche durable et vivante. Pour les entreprises, les institutions de formation et le public, les SwissSkills sont une impulsion importante pour continuer à faire de la technique du bâtiment un secteur clé de la construction et de la transition énergétique en Suisse.

  • L’essor stratégique de l’économie circulaire

    L’essor stratégique de l’économie circulaire

    L’économie circulaire est en train de devenir une partie intégrante des stratégies d’entreprise en Suisse. La part des entreprises qui l’ont intégrée dans leur stratégie d’entreprise est passée de 11 à 27% en quatre ans. Les grandes entreprises en particulier font preuve d’un grand dynamisme. Dans les entreprises de plus de 250 collaborateurs, l’ancrage est déjà une réalité dans plus de la moitié des cas. Les moyennes entreprises suivent avec 39 pour cent, tandis que les plus petites restent nettement à la traîne avec 23 pour cent.

    La mise en œuvre reste fragmentée
    Malgré des progrès évidents dans la perception stratégique, la mise en œuvre opérationnelle reste timide. Seules 15% des entreprises réalisent plus de 10% de leur chiffre d’affaires avec des produits circulaires, et ce après une augmentation marginale depuis 2020. Les entreprises sont tout aussi réticentes à investir. Seules 7% d’entre elles investissent plus de 10% de leurs ressources dans des mesures d’économie circulaire. L’étendue des activités est également limitée avec une moyenne de quelques mesures.

    Focalisation sur l’énergie plutôt que sur les chaînes de valeur
    Les entreprises mettent particulièrement souvent en œuvre des mesures liées à la consommation d’énergie ou au passage aux énergies renouvelables. Les activités le long des chaînes d’approvisionnement ou l’utilisation de matières premières sont nettement plus rares, alors que c’est justement là que se trouvent les principaux leviers de l’efficacité des ressources. Selon Tobias Stucki, auteur de l’étude, un grand potentiel est ainsi gaspillé, d’autant plus que les risques géopolitiques actuels remettent la dépendance aux matières premières au centre des préoccupations.

    Comparaison des secteurs et des régions
    Des différences marquées apparaissent entre les secteurs. Les entreprises des secteurs des télécommunications, de l’électronique et des technologies médicales sont particulièrement engagées. La construction, l’immobilier et les services personnels restent dans les premières phases de la transformation. L’image est également mitigée au niveau régional. En termes d’ancrage stratégique, la Suisse centrale et la Suisse orientale sont en tête, tandis que le Tessin reste en queue de peloton. Il convient toutefois de noter que les entreprises tessinoises se situent nettement au-dessus de la moyenne en termes de parts de chiffre d’affaires réalisées avec des produits circulaires.

    Cadre politique et législatif
    Ces dernières années, la politique a considérablement élargi le cadre de l’économie circulaire. Depuis le 1er janvier 2025, elle est explicitement ancrée dans la loi sur la protection de l’environnement. Ainsi, la préservation des ressources prend une place plus importante que la gestion des déchets. Des cantons comme Zurich et Berne ont posé des jalons en adoptant des décisions populaires et des stratégies. Zurich a adopté une stratégie globale d’économie circulaire, tandis que Berne a ancré ses objectifs dans des directives gouvernementales et un nouveau plan sectoriel des déchets. D’autres cantons comme Bâle-Ville, Genève ou Vaud font également avancer leurs propres initiatives.

    L’économie circulaire, une question d’avenir
    L’étude montre clairement que l’importance stratégique de l’économie circulaire augmente en Suisse. Néanmoins, la mise en œuvre cohérente reste largement limitée aux premières étapes. La transition vers une économie circulaire nécessite des investissements massifs, des changements profonds dans les chaînes d’approvisionnement et de nouvelles formes de coopération. C’est la seule façon de garantir que l’économie circulaire ne reste pas lettre morte, mais devienne un pilier central pour le climat, les ressources et la compétitivité.

  • Entre vision et réalité

    Entre vision et réalité

    Neom, et plus particulièrement « The Line », ont été conçus pour diversifier l’économie du pays et créer une icône mondiale du développement urbain moderne. La ville en tant que mégastructure linéaire de 170 kilomètres sans voitures, entièrement alimentée par des énergies renouvelables et des superlatifs urbains, promettait d’innover et d’attirer l’attention du monde entier. Cependant, dès la fin 2024, il a été annoncé que « The Line » ne serait réalisée que sur un tronçon de 2,4 kilomètres au lieu des dimensions initialement prévues. Les progrès réalisés jusqu’à présent se limitent aux aménagements, à l’infrastructure, aux premières zones ainsi qu’à quelques installations de démonstration. Le volume de construction prévu est peu visible dans le désert.

    Défis financiers et structurels
    Le prix du pétrole saoudien ne suffit actuellement plus à couvrir les besoins budgétaires et à réaliser les mégaprojets prévus initialement. Au premier semestre 2025, le royaume a enregistré un déficit budgétaire d’environ 25 milliards de dollars. Parallèlement, les investissements directs étrangers stagnent, ce qui concentre d’autant plus les responsabilités sur le fonds d’investissement public PIF, dont les réserves et les bénéfices ont considérablement diminué ces dernières années. L’explosion des coûts et les lacunes opérationnelles dans la gestion du projet ont également semé le doute sur l’ensemble du projet. Des études internes estiment désormais que le coût total de « The Line » pourrait atteindre 8,8 billions de dollars, soit plusieurs fois plus que ce qui avait été estimé auparavant.

    Division et redistribution
    L’arrêt de la construction n’a pas seulement entraîné la délocalisation ou la suppression de milliers d’emplois, mais aussi l’attribution de sous-projets essentiels à de nouvelles structures. Le secteur de « Trojena », prévu comme station d’hiver et site des Jeux asiatiques d’hiver 2029, a été placé sous la tutelle du ministère des Sports. Le projet industriel « Oxagon » est désormais attribué à la compagnie pétrolière nationale Aramco. L’île de luxe « Sindalah » est placée sous la responsabilité du conglomérat touristique Red Sea Global depuis 2024. Les sous-projets actifs restants font fondre la part totale de Neom dans le fonds souverain saoudien à seulement six pour cent. La réduction massive des effectifs et la consolidation des stratégies soulignent ces changements majeurs.

    Conséquences pour la stratégie d’avenir de l’Arabie saoudite
    Le redimensionnement du projet phare remet en question les piliers centraux de la Vision 2030. Ni le saut symbolique prévu vers une société hypermoderne, ni l’indépendance économique vis-à-vis du pétrole ne sont garantis dans un avenir prévisible. Des événements majeurs tels que les Jeux asiatiques d’hiver 2029 ou la Coupe du monde de football 2034 sont menacés. En changeant de cap, les dirigeants du pays démontrent également une plus grande conscience des limites et des réalités économiques. Un tournant qui relativise durablement les prétentions à un leadership mondial dans le domaine de l’urbanisme et du développement innovant de l’État.

  • L’électricité solaire est stockée pour la première fois de manière saisonnière à Kaltenbach

    L’électricité solaire est stockée pour la première fois de manière saisonnière à Kaltenbach

    A la Poste de Kaltenbach, village appartenant à la commune de Wagenhausen, l’électricité solaire excédentaire des mois d’été pourra désormais être utilisée en hiver. Cela est possible grâce à une installation de démonstration SeasON dans le nouveau bâtiment du centre de distribution de la Poste à Kaltenbach, informe Matica AG dans un communiqué. Le procédé thermochimique qu’elle a développé en collaboration avec la Haute école de Lucerne utilise la soude caustique pour stocker l’électricité et la chaleur perdue sans perte.

    Lors du stockage de l’électricité, l’eau est extraite de la soude caustique et transférée dans un réservoir séparé. La solution concentrée et l’eau séparée peuvent ensuite être conservées à température ambiante. Si l’énergie stockée doit être utilisée, la soude concentrée est à nouveau diluée avec l’eau séparée. La chaleur de mélange qui en résulte est complétée par la chaleur de condensation. Elle est générée en évaporant l’eau dans le système fermé à l’aide de la chaleur à basse température d’un échangeur de chaleur.

    « Pour nous et l’équipe de la Haute école de Lucerne, la mise en œuvre du projet à Kaltenbach est une nouvelle étape importante sur la voie de la commercialisation de notre système innovant de stockage d’énergie intersaisonnier SeasON », a déclaré Marc Lüthi, CEO de Matica, cité dans le communiqué. « L’expérience acquise lors de la construction de l’installation, de son installation et de l’analyse de la phase d’exploitation est essentielle pour le développement efficace de notre solution d’avenir »

    L’entreprise, dont le siège est à Wagenhausen, a installé une première installation de démonstration à Frauenfeld en 2024. Une troisième installation est prévue pour le printemps 2026 dans un lotissement en Rhénanie-du-Nord-Westphalie.

  • L’investissement renforce le site économique avec 60 nouveaux emplois

    L’investissement renforce le site économique avec 60 nouveaux emplois

    La société SME Technik AG, basée à Emmen, a donné le premier coup de pioche pour la construction d’un nouveau bâtiment d’entreprise. Avec la construction de ces nouvelles installations de production, le spécialiste de l’usinage CNC souhaite renforcer son site dans le canton de Lucerne, indique un communiqué. Avec un investissement de 7 millions de francs, un bâtiment de travail et de production de trois étages sera construit. En outre, 60 nouveaux emplois seront créés.

    Le bâtiment, qui comprend une surface de production de 1200 mètres carrés et 1100 mètres carrés de bureaux, doit avant tout optimiser la fabrication CNC de petites pièces ou de séries pour l’aéronautique et le ferroviaire. Dans un premier temps, deux nouvelles machines CNC seront installées. L’emménagement est prévu pour le printemps 2026.

    Le bâtiment, conçu et réalisé par Cerutti Partner Architekten AG de Rothenburg, est conçu pour être durable et efficace sur le plan énergétique. Une installation solaire sur le toit ainsi que des pompes à chaleur air-eau ont été installées afin d’assurer un fonctionnement respectueux des ressources.

    « Avec ce nouveau bâtiment, SME Technik crée des emplois modernes, attrayants pour les collaborateurs actuels et futurs », déclare Jan Kottucz, investisseur, propriétaire et président du conseil d’administration de SME Technik AG, cité dans le communiqué. « Dans le même temps, nous pouvons fabriquer des pièces CNC pour nos clients avec la plus grande précision et selon les normes de qualité suisses dans les halls de production modernes équipés de nouveaux équipements » Ramona Gut-Rogger, présidente de la commune d’Emmen, voit dans le nouvel investissement de SME Technik un « signal fort pour l’avenir de notre site économique »

  • En pratique : pourquoi la pole position compte-t-elle dans la région ?

    En pratique : pourquoi la pole position compte-t-elle dans la région ?

    « Au début, j’ai hésité », raconte Rita Jeggli, agent immobilier de Suisse centrale et propriétaire de Perfect Living AG. « Mais après avoir réservé Regional Highlight, j’ai très vite constaté la différence que cela faisait de voir nos biens désormais placés en tête de liste dans notre région et de bénéficier ainsi d’une meilleure visibilité. Surtout lorsqu’il s’agit d’une situation du bien qui n’est pas forcément recherchée au premier abord. Les demandes sont arrivées sensiblement plus vite, ce qui me fait bien sûr particulièrement plaisir ! »

    Photo : Rita Jeggli

    Le principe est simple, mais efficace : les biens immobiliers dont la promotion est assurée par Regional Highlight apparaissent en tête des résultats de recherche sur ImmoScout24 et Homegate pendant la durée de l’opération. « Auparavant, je devais souvent faire patienter mes clients lorsqu’une annonce n’avait pas l’écho souhaité », rapporte Jeggli. « Aujourd’hui, la situation est différente » Elle ajoute que l’exclusivité est particulièrement attrayante. Seules trois places sont disponibles par district. Celui qui en obtient une bénéficie d’un positionnement premium qui peut faire la différence, notamment en raison de la forte pression concurrentielle. « Le fait qu’il n’y ait que trois places par district rend le produit particulièrement attrayant pour nous », explique Jeggli. « Perfect Living AG gagne ainsi en visibilité ».

    L’offre est flexible : 1, 3, 6 ou 12 mois sont disponibles comme durée. Les agents immobiliers peuvent ainsi décider s’ils souhaitent positionner un bien immobilier de manière proéminente à long terme ou s’ils veulent attirer l’attention à court terme. « C’est cette flexibilité que nous apprécions le plus », explique Jeggli. « Parfois, un bien n’a besoin que d’un coup de pouce de courte durée, parfois nous voulons maintenir un bien prestigieux sous les feux de la rampe plus longtemps »

    Regional Highlight fait partie du portefeuille Listing Performance de SMG Real Estate et complète les produits Top Listing et Premium Top Listing. Alors que ces derniers permettent une portée et une flexibilité dans toute la Suisse, Regional Highlight vise un impact durable sur le marché local. Dans un marché immobilier caractérisé par une forte concurrence et le défi récurrent de gagner des mandats très disputés, Regional Highlight offre un avantage décisif : les bonnes personnes sont attirées par une offre au bon moment. Pour les agents immobiliers comme Jeggli, cela signifie surtout une chose : des clients satisfaits, des transactions plus rapides et une croissance durable de leur propre entreprise.

    Vous êtes intéressé ? Vous trouverez ici plus d’informations sur la manière de publier vos biens en pole position.

    Liste de résultats sans surbrillance régionale
    Liste de résultats avec un point fort régional
  • Une nouvelle dynamique pour les communautés d’autoconsommateurs

    Une nouvelle dynamique pour les communautés d’autoconsommateurs

    Primeo Energie développe ses activités pour les communautés énergétiques. L’entreprise énergétique de Bâle-Campagne reprendra début 2026 les prestations de décompte pour les regroupements pour la consommation propre (ZEV) d’Energie Wasser Bern(ewb), Regio Energie Solothurn(RES) et AGROLA, informe Primeo Energie dans un communiqué. Les trois fournisseurs d’énergie continueront à fournir des services ZEV à leur clientèle, mais les feront exécuter par Prime Energie.

    « Nous croyons aux communautés énergétiques en tant qu’élément important de la transition énergétique », déclare le CEO de Primeo Energie, Cédric Christmann, cité dans le communiqué. « Je suis d’autant plus heureux qu’ewb, RES et AGROLA nous accordent leur confiance et nous confient leurs services ZEV » Avec cette acquisition, le réseau de Primeo Energie s’étend à plus de 20 000 points de mesure ZEV dans toute la Suisse. La croissance de l’entreprise dans le domaine des communautés énergétiques devrait renforcer la position de Primeo Energie, « en tant que fournisseur leader de services ZEV », précise le communiqué.

  • Lancement d’un nouveau dispositif de remontée des poissons dans l’Aar à Thoune

    Lancement d’un nouveau dispositif de remontée des poissons dans l’Aar à Thoune

    Energie Thun AG a officiellement lancé la construction d’un nouveau dispositif de franchissement piscicole dans la Selve Thun die Aarewerke en donnant le premier coup de pioche le 1er septembre. Les travaux préparatoires avaient déjà commencé en janvier 2025. La nouvelle aide à la remontée des poissons permettra d’améliorer la migration des poissons grâce à deux entrées. La mise en service est prévue pour mars 2028. Le projet est financé par le fonds de supplément au réseau, qui est alimenté par un supplément sur le prix de l’électricité.

    La construction a été rendue nécessaire par le fait que la retenue de l’Aar au niveau des usines d’Aaar par un barrage à clapets empêche la migration des poissons. Actuellement, il n’y a qu’un seul accès en aval, au niveau de la centrale 94, peu utilisée.

    Energie Thun a déposé la demande de projet dès 2013, après que la nécessité de rétablir le passage des poissons a été reconnue dans le cadre de la recertification des usines de l’Aar avec le label environnemental naturemade star. L’Office des eaux et des déchets (AWA) a approuvé la réhabilitation anticipée en 2014. S’en sont suivies plusieurs années d’examen préliminaire et d’élaboration du projet de construction. La décision globale de construction a été prise en 2022, les appels d’offres ont été lancés en 2024.

    Le contrat a été attribué à IG ThunFisch, une association regroupant IUB Engineering AG, Kissling Zbinden AG etle service d’écologie des poissons de Kraftwerke Oberhasli AG. La plus grande partie de la construction de l’échelle à poissons est réalisée par Frutiger AG, qui est particulièrement spécialisée dans les travaux spéciaux de génie civil et hydraulique.

  • une tour de 170 mètres donne le ton dans le quartier de l’Étoile

    une tour de 170 mètres donne le ton dans le quartier de l’Étoile

    Halter AG, dont le siège est à Schlieren, et Fordinvest (Schweiz) Immobilien GmbH, dont le siège est à Pfäffikon SZ, réalisent à Genève la Tour de l’Étoile 3. Selon un communiqué, cette tour se situera dans le nouveau quartier de l’Étoile à Genève et offrira plus de 300 logements, des espaces pour les services publics, la restauration, les commerces et les services ainsi qu’un dernier étage accessible au public. D’une hauteur de 170 mètres et d’une superficie de plus de 50’000 mètres carrés, il devrait constituer à l’avenir un point de repère architectural de Genève.

    Ce projet s’inscrit dans le cadre du projet d’aménagement du territoire Praille-Acacias-Vernets(PAV) à Genève. Dans le cadre de ce projet, neuf nouveaux quartiers seront construits dans les années à venir sur une surface de plus de 140 hectares, avec plus de 12’000 logements, 6’000 emplois, des équipements publics ainsi que des espaces libres et verts. Aujourd’hui, la signature de la convention de planification avec la Fondation Praille-Acacias-Vernets et le canton de Genève a ouvert la voie au développement de deux tours.

    La Tour de l’Étoile 3 devrait constituer, avec la tour prévue par Rolex, un élément central du projet de développement PAV et contribuer à la diversité sociale et fonctionnelle du quartier de l’Étoile. Fordinvest a déjà acquis la Tour de l’Étoile existante en 2000 et a initié le développement de la nouvelle tour. Halter assume la responsabilité de la réalisation de la Tour de l’Étoile 3 en tant que prestataire global. L’entreprise est par ailleurs déjà présente dans le projet PAV avec un projet de tour réalisé et prévoit d’en construire un autre en 2026.

  • Accès stratégique au marché allemand de l’énergie de réglage

    Accès stratégique au marché allemand de l’énergie de réglage

    FMB souligne ses ambitions de croissance en Allemagne et reprend, selon un communiqué, la société munichoise Südvolt GmbH et ses 20 collaborateurs. Le groupe bernois d’énergie et d’infrastructures fait ainsi son entrée sur le marché allemand de l’énergie de réglage et des services système. Südvolt est un fournisseur de flexibilité ayant accès aux quatre gestionnaires de réseau de transport allemands et donc au marché de l’énergie de réglage.

    Dans sa centrale électrique virtuelle, l’entreprise interconnecte de manière flexible des installations de production d’énergie et des consommateurs industriels afin de maintenir la stabilité du réseau. Son portefeuille de clients comprend des grands clients et des clients industriels des secteurs à forte consommation d’énergie ainsi que des services municipaux.

    Comme le souligne BKW dans son communiqué, cette acquisition s’inscrit dans le cadre de sa stratégie Solutions 2030, qui vise à élargir ses solutions énergétiques durables en investissant dans le stockage et la production d’énergie.

    Grâce à cette acquisition, « nous nous assurons un accès stratégique à l’un des principaux marchés de l’énergie et de la flexibilité en Europe », a déclaré Stefan Sewckow, membre de la direction du groupe et CCO Energy Markets de BKW. « Nous renforçons notre position dans la commercialisation de la flexibilité et élargissons notre portefeuille international » Aujourd’hui déjà, BKW couvre en Allemagne l’ensemble de la chaîne de création de valeur pour la transition énergétique, de la production d’énergie à la planification de bâtiments et à la gestion de projets, en passant par la construction de lignes électriques, et prévoit, selon les informations fournies, de poursuivre sa croissance dans ces domaines également.

  • La tradition rencontre l’innovation lors de la rénovation d’une façade à Davos

    La tradition rencontre l’innovation lors de la rénovation d’une façade à Davos

    L’hôtel Schatzalp à Davos, ouvert en 1900 comme sanatorium de luxe, a été doté d’une nouvelle façade avec l’aide de chercheurs en architecture de l’ETH Zurich. La construction a été réalisée à l’aide d’outils numériques. Selon un communiqué de l’ETH, la réalisation a été confiée à l’entreprise de construction en bois locale Künzli Davos AG et à la société Instructive Construction AG(Incon.ai), spécialisée dans la technologie de la réalité augmentée. Incon.ai est une spin-off de l’ETH et a son siège au Technopark de Zurich.

    Les projets de réinterprétation ont été développés par une équipe dirigée par Silke Langenberg, professeur de patrimoine constructif et de conservation des monuments à l’ETH Zurich, et par les professeurs d’architecture Fabio Gramazio et Matthias Kohler au département d’architecture de l’ETH. La mission confiée aux chercheurs en architecture était de préserver l’aspect visuel et d’intégrer les technologies numériques dans l’artisanat traditionnel et les processus opérationnels. « Nous avons réinterprété les balustrades en nous basant sur la logique de conception de l’ancien », explique Fabio Gramazio.

    Matthias Kohler y voit un « changement fondamental dans la manière de construire ». Selon lui, le modèle numérique remplace le double mètre dans les méthodes de construction classiques. Le modèle numérique créé au moyen de la réalité augmentée simplifie la planification pour les artisans et l’homme y apporte sa dextérité et son intuition. Comme le souligne Kohler, l’homme conserve un contrôle inchangé sur le processus.

    Les balustrades en bois du bâtiment étaient vieillissantes et ne répondaient plus aux normes de sécurité actuelles, explique-t-on. De plus, l’aspect typique du Schatzalp, avec ses loggias fermées sur la façade sud, avait été altéré par de nombreuses modifications.

  • Installation photovoltaïque sur les toits des entreprises à Aarau

    Installation photovoltaïque sur les toits des entreprises à Aarau

    La société HKG Engineering AG va installer dans les six prochaines semaines une centrale photovoltaïque sur les toits de ses propres bâtiments d’entreprise sur le site d’Aarau. Comme l’indique un communiqué, 184 modules à haut rendement y sont prévus, qui devraient produire 93 000 kilowattheures d’électricité par an.

    L’énergie produite sera suffisante pour couvrir les besoins propres des bureaux et pour recharger les véhicules électriques. De plus, l’installation apporte un soulagement à l’immeuble voisin Aarhof, actuellement en construction.

    Avec cet investissement, HKG donne un signal clair en faveur d’une action durable. Il s’agit ainsi de réduire les émissions de CO2 dans le secteur du bâtiment et de diminuer la dépendance vis-à-vis de l’énergie externe.

  • Le métro suisse de marchandises est en sursis

    Le métro suisse de marchandises est en sursis

    Le système de transport souterrain de marchandises Cargo sous terrain(CST) a échoué dans sa forme prévue jusqu’à présent. La société privée Cargo sous terrain SA écrit dans un communiqué que la mise en œuvre n’est pas justifiable à l’heure actuelle d’un point de vue économique. Un financement privé de la phase de construction nécessite un autre cadre juridique. Il est essentiel d’intégrer le métro dans un système logistique global et de conclure des partenariats stables avec la Confédération, les cantons et les villes.

    D’après le CST, la faisabilité technique et architecturale a été démontrée. Les plans pour le système logistique souterrain avec distribution fine dans les villes ont été confirmés dans le cadre d’un examen indépendant au printemps 2025. Il appartient maintenant aux autorités d’aller plus loin sur cette base, a-t-il ajouté.

    CST maintient le dialogue, mais change d’orientation : l’entreprise souhaite désormais conseiller les organisations nationales et internationales sur les questions de logistique urbaine. Dans ce cadre, CST doit réduire ses coûts et également supprimer dix postes. Selon le communiqué de presse, le CEO Christoph Späth regrette vivement cette décision. Avec cette restructuration, CST pose toutefois les jalons d’un avenir durable.

    « Actuellement, nous n’avons pas les moyens de poursuivre l’organisation avec l’orientation actuelle et nous nous adaptons donc aux réalités », a déclaré le président du conseil d’administration Marco Rosso. Il faudra du temps à la CST pour s’ancrer de manière stable dans la politique des transports et pour mobiliser des investissements à long terme.

    Les plans du métro de marchandises prévoyaient un réseau souterrain de Genève à Saint-Gall et de Bâle à Lucerne, avec une bifurcation de Berne à Thoune. Le premier tronçon du métro marchandises, de Härkingen à Zurich, devait initialement être mis en service en 2031.

  • Le réseau de chaleur Olten-Trimbach démarre après l’accord de l’hôpital cantonal

    Le réseau de chaleur Olten-Trimbach démarre après l’accord de l’hôpital cantonal

    Aare Energie AG(a.en) et IWB s’attaquent à la réalisation d’un réseau de chaleur dans la zone frontalière de Hagmatt des communes soleuroises d’Olten et de Trimbach. Les entreprises partenaires avaient conditionné la mise en œuvre des plans d’extraction de l’énergie thermique de la nappe phréatique à l’intégration de l’hôpital cantonal d’Olten. Ce client clé a maintenant donné son accord, informent a.en et IWB dans un communiqué commun.

    Dès l’année prochaine, a.en et IWB veulent commencer les travaux de construction du réseau de chaleur. La longueur du réseau devrait être de 6 kilomètres. Le communiqué mentionne comme pièce maîtresse de l’installation une nouvelle centrale de chauffage dans la station de pompage d’eau potable de Dellen. Deux pompes à chaleur d’une puissance d’environ 2,5 mégawatts chacune y puiseront la chaleur des eaux souterraines.

    La mise à disposition de chaleur à partir des eaux souterraines peut être garantie même lorsque la température de l’eau est basse en hiver, précise le communiqué. La puissance thermique annuelle de l’installation y est chiffrée à 20 gigawattheures. Les personnes intéressées, qui ont déjà demandé une offre indicative, devraient maintenant recevoir des offres concrètes et pouvoir conclure des contrats. Les partenaires prévoient les premières livraisons de chaleur à partir de 2027.

  • Un nouveau chef pour le Centre de congrès et d’événements de Berne

    Un nouveau chef pour le Centre de congrès et d’événements de Berne

    Kursaal Bern AG aura un nouveau CEO : le 1er avril 2026, Jonas Scharf prendra la direction du centre de congrès et de manifestations multifonctionnel avec casino, restauration et hôtel, informe Kursaal Bern AG dans un communiqué. Scharf succède à Kevin Kunz, qui prend sa retraite après avoir été CEO pendant dix ans.

    Selon le communiqué, le nouveau CEO désigné dispose de « près de trois décennies d’expérience de direction dans le secteur des foires, des congrès et de l’accueil ». Parmi les étapes de la carrière de Scharf, on y souligne sa fonction de COO de MCH Exibitions & Event GmbH. Il a en outre développé le Congress Center Basel « pour en faire un lieu de congrès de renommée internationale ». Le communiqué reconnaît également à M. Scharf « un esprit d’entreprise » ainsi que « de l’empathie et du tact dans ses relations avec les parties prenantes, la politique et l’économie ».

  • Poursuite de la croissance avec l’ouverture d’un bureau à Cologne

    Poursuite de la croissance avec l’ouverture d’un bureau à Cologne

    VELLOWS continue d’étendre son réseau. Selon un communiqué, l’entreprise de conseil fondée en 2023 pour les projets et le développement organisationnel dans le secteur de la construction et de l’immobilier exploite depuis le 1er septembre 2025 un nouveau site à Cologne. Comme on peut y lire, VELLOWS poursuit sa croissance avec l’ouverture de ce nouveau bureau. L’entreprise a son siège à Hergiswil et opère également à une adresse zurichoise ainsi qu’à Bâle et Berlin.

    « Cologne est un site central pour nous, tant en ce qui concerne la structure de notre clientèle que notre portefeuille de services », explique le nouveau directeur du site, Stephan Hintzen. Cet ingénieur commercial spécialisé dans le génie civil a plus de dix ans d’expérience dans la gestion de projets, la représentation de maîtres d’ouvrage et le conseil immobilier.

    Le fondateur de VELLOWS, le professeur Jürgen M. Volm, parle d’un collègue expérimenté et disposant d’un excellent réseau : « En tant que partenaire et directeur général, il jouera un rôle central dans le développement de notre présence sur le marché allemand »

  • La « ville dans le lac » de Zurich

    La « ville dans le lac » de Zurich

    en 1961, Bosshard a présenté au public sa « ville dans le lac ». Une gigantesque terrasse de 700 000 mètres carrés, trônant à 14 mètres au-dessus du niveau de l’eau, devait servir de ville piétonne, dont des artères de circulation et plus de 70 000 places de parking.

    Les trois zones étaient clairement conçues.

    • Au nord, un centre culturel avec des théâtres, des musées, des cinémas et un bâtiment administratif.
    • Au centre, le quartier des bureaux et des affaires pouvant accueillir jusqu’à 50 000 emplois, flanqué d’un centre commercial et de restauration.
    • Au sud, une zone hôtelière avec vue sur le lac et les Préalpes.

    Une bande verte d’une largeur pouvant atteindre 100 mètres autour de la nouvelle ville devait transformer le bassin du lac en un paysage de parc et de rivière.

    Infrastructure d’un seul tenant
    Le plan de Bosshard prévoyait une séparation rigide des piétons et de la circulation. Les voitures, le tram et un éventuel métro souterrain devaient circuler sous le plateau artificiel. Des escaliers roulants auraient permis aux pendulaires de passer du sous-sol à la ville en hauteur. Pour le financement, Bosshard a fait référence aux pouvoirs publics, à l’utilisation avantageuse des eaux du canton et à l’utilisation d’éléments de construction préfabriqués.

    Critiques et contradictions
    Les réactions ont été vives. Dans la NZZ, un architecte a fait part de son « opposition énergique » et a parlé d’une ville étrangère « froidement monumentale » qui priverait Zurich de son lac et donc de son essence. La presse s’est vue obligée de souligner que la publication du projet ne constituait pas une approbation, mais une information.

    La vision de Bosshard a été critiquée comme étant une démonstration de force, voire une « folie utopiste ». Les aspects écologiques ou les bases juridiques d’un tel remblayage ont été largement ignorés dans le dossier du projet.

    Période des idées urbaines audacieuses
    Le projet de Bosshard s’inscrit dans les années 1960 et 1970, au cours desquelles Zurich a expérimenté plusieurs projets radicaux. en 1971, par exemple, Guhl, Lechner et Philipp ont conçu la « Wohncity » au-dessus des voies ferrées entre la gare centrale et Altstetten, un plan qui a également échoué en raison de son coût et de sa complexité.

    Christian Schmid, chercheur en urbanisme à l’EPFZ, parle rétrospectivement d’un « acte de désespoir ». L’étroitesse du centre-ville de Zurich ne laissait guère de place à l’expansion. L’idée d’aller sur le lac ou sur les voies ferrées était spectaculaire, mais ni pratique ni financièrement réalisable.

    La construction de logements reste un problème permanent
    Aujourd’hui, le débat sur la couverture des voies ferrées des gares est relancé. Cette fois-ci, il s’agit surtout d’évoquer le manque de logements abordables. Schmid reste sceptique : de tels projets entraîneraient également des coûts énormes et produiraient en fin de compte plutôt des logements de luxe. Des extensions urbaines telles que celles proposées il y a des années par le groupe d’architectes Krokodil pour Dübendorf seraient plus réalistes. De grandes surfaces, bien desservies et avec un potentiel d’habitations bon marché.

    La « City im See » a peut-être échoué en tant qu’utopie urbanistique, mais elle reste le symbole d’une époque où Zurich a conçu des idées ambitieuses pour résoudre ses problèmes structurels. La ville cherchait alors, comme aujourd’hui, un espace qui n’existe pas et trouvait des réponses dans les visions les plus audacieuses.

  • Succès pour Suissetec dans l’affaire EKS

    Succès pour Suissetec dans l’affaire EKS

    Depuis des années, Suissetec s’engage en faveur de « l’égalité des chances » entre les entreprises classiques de conseil, de planification et d’installation et les fournisseurs de services énergétiques de plus en plus actifs sur le marché de la technique du bâtiment. Dans le cas concret, EKS a utilisé des données de clients de l’approvisionnement de base, donc du domaine du monopole, pour promouvoir des installations solaires, une offre sur le marché libre. Cet avantage concurrentiel inadmissible est contraire à la loi sur l’approvisionnement en électricité.

    Suite à une plainte pénale déposée par Suissetec en 2017, une condamnation définitive a été prononcée le 31 mars 2025 à l’encontre de deux anciens collaborateurs d’EKS. Des procédures comparables contre Repower et Groupe e ont également abouti à des condamnations.

    Séparation systématique des secteurs de marché
    Le jugement montre clairement que le secteur monopolistique de l’approvisionnement énergétique de base doit rester strictement séparé des activités commerciales des fournisseurs de services énergétiques, par exemple dans la technique du bâtiment ou les installations solaires. Les entreprises ont l’obligation de prendre des mesures organisationnelles et techniques pour éviter toute confusion.

    Bien que dans le cas concret, seuls les employés aient été poursuivis et non l’entreprise elle-même, le tribunal souligne que les entreprises peuvent également être punissables si elles ne respectent pas leur devoir d’assistance.

    Un signal pour le secteur
    Pour Suissetec, le troisième jugement dans cette affaire est une étape importante. Le directeur Christoph Schaer souligne : « L’affaire EKS est désormais close pour nous. En même temps, nous attendons de ce jugement qu’il constitue la base d’une concurrence compétitive mais loyale entre tous les acteurs du marché »

    L’association souhaite ainsi non seulement empêcher les abus, mais aussi sensibiliser davantage les prestataires de services énergétiques, en tant que membres importants de Suissetec, à l’importance de lignes de démarcation propres. L’objectif est de parvenir à une coexistence constructive sur le marché, qui permette une concurrence loyale avec des règles claires.

  • Revue de presse : Swissbau Community Event chez uptownBasel

    Revue de presse : Swissbau Community Event chez uptownBasel

    « Petits-enfants » est le mot d’ordre du moment. Hans-Jörg Fankhauser, hôte de l’événement communautaire Swissbau chez uptownBasel, a accentué : « Il ne s’agit pas de ce que nous faisons aujourd’hui, mais de ce que nous pouvons réaliser demain » Le terme « enkelfähig » (capable de penser) désigne le développement responsable de son site, qui utilise des technologies numériques et des stratégies durables pour permettre un changement à long terme et créer un environnement vivable pour les générations futures. Il s’appuie sur le « new work » avec des partenaires solides.

    Technologie quantique & IA : un nouveau chapitre de l’innovation
    L’IA a déjà changé la réalité. Hans-Jörg Fankhauser (uptownBasel) a souligné les opportunités disruptives offertes par l’intelligence artificielle et l’informatique quantique. Ces technologies ouvrent des possibilités quasi illimitées d’innovation dans l’architecture, la planification énergétique et la gestion des bâtiments.

    Réutilisation des matériaux de construction : la confiance comme facteur de réussite
    Kevin Rahner (Schnetzer Puskas Ingenieure AG) a mis en lumière les défis liés à la réutilisation des matériaux de construction. La question centrale : « sur site » ou recyclage ? Sans une normalisation claire, la réutilisation ne s’imposera pas. La véritable innovation nécessite de la confiance et des processus structurés.

    Un approvisionnement énergétique intelligent pour des bâtiments durables
    Sascha Wyss (Primeo Netz AG) a expliqué qu’un réseau de transport stable ne fonctionne que si la production et la consommation sont en équilibre. Les bâtiments modernes ont besoin d’une mise en réseau intelligente, de redondance et de flexibilité pour assurer un approvisionnement énergétique durable.

    Expérience pratique & réseautage
    Après les exposés, les participants ont pu découvrir en direct le bâtiment Pioneer d’uptownBasel et la sous-station d’uptownBasel. Un apéritif de réseautage a ensuite offert l’occasion parfaite d’échanger entre experts du secteur.

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    Informations complémentaires
    swissbau.ch

  • La ZHAW rassemble son expertise dans un nouveau groupe de compétences

    La ZHAW rassemble son expertise dans un nouveau groupe de compétences

    Une nouvelle unité est en train de voir le jour à l’Institut de Facility Management de la ZHAW, afin de participer activement à la transformation numérique du secteur de l’immobilier et de la construction. Le groupe de compétence Smart Building Management se consacre à la question de savoir comment les bâtiments et les sites peuvent être planifiés, utilisés et gérés de manière intelligente. L’objectif est de développer des technologies numériques, des services basés sur des données et des stratégies intégrales tout au long du cycle de vie de l’immobilier, orientées vers l’utilisateur. L’accent est mis en particulier sur les bâtiments intelligents, les lieux de travail intelligents et les infrastructures résilientes qui répondent aux besoins de la société, de l’économie et de l’environnement.

    Expérience internationale et connaissance approfondie du secteur
    La nouvelle directrice, Andrea González, apporte plus de 15 ans d’expérience internationale dans l’urbanisme, le développement immobilier, l’architecture, la durabilité et la numérisation. Elle a accompagné des projets importants et complexes en Europe et en Asie, de l’analyse du site à l’exploitation, la réhabilitation et la reconversion, en passant par la planification et la construction. Son expertise dans l’application de stratégies innovantes de smart building, l’utilisation d’outils numériques tels que le BIM et l’intelligence artificielle, ainsi que dans les méthodes de construction durables, mérite d’être soulignée.

    Son expérience de direction va de la gestion d’équipes de projet interdisciplinaires à la responsabilité globale en tant que Head of Real Estate et Architecture d’une entreprise suisse. En tant que spécialiste, elle associe la pensée économique à l’esprit d’innovation technologique et aux approches de solutions durables.

    Constructrice de ponts entre la science et la pratique
    Outre ses activités dans le domaine de l’immobilier et de la construction, Andrea González est active depuis de nombreuses années dans la recherche et l’enseignement. Elle a notamment enseigné et effectué des recherches à l’ETH Zurich, à l’Université du Liechtenstein, à l’Universidad Politécnica de Madrid et au Tokyo Institute of Technology. Ses travaux scientifiques portent sur l’intégration des technologies numériques telles que l’intelligence artificielle, les jumeaux numériques et l’analyse prédictive dans les processus de planification et de développement.

    Dans des publications et des articles de conférence, elle s’est intéressée de près à la transformation des espaces urbains ainsi qu’à l’avenir des bâtiments intelligents et des villes intelligentes. Elle s’engage en outre dans l’enseignement à tous les niveaux, de la licence et du master aux programmes de formation continue, et contribue au développement de nouveaux formats académiques.

    Perspectives d’avenir pour le Smart Building Management
    Avec la nomination d’Andrea González, la ZHAW envoie un signal fort pour le développement de l’industrie de l’immobilier et de la construction vers la numérisation, la durabilité et la résilience. Le nouveau groupe de compétences Smart Building Management fournira à l’avenir des impulsions pour une recherche pratique et des solutions innovantes qui aideront aussi bien les entreprises que les institutions à transformer leurs infrastructures.

  • Le CIO de Sunrise Anna Maria Blengino récompensé

    Le CIO de Sunrise Anna Maria Blengino récompensé

    Avec ce prix, Confare et EY Suisse reconnaissent le rôle des responsables informatiques en tant que moteurs essentiels de l’innovation et du développement de l’entreprise. Chez Sunrise à Opfikon (ZH), Blengino a mené avec détermination la modernisation de l’environnement des processus, des systèmes et des données, démontrant ainsi l’importance stratégique des infrastructures informatiques modernes.

    « Anna Maria Blengino montre comment l’informatique crée une valeur ajoutée stratégique – non pas en tant que fonction de support, mais en tant que moteur d’innovation et de transformation », a déclaré le président du jury Jan Leitermann, Head of Technology Consulting Switzerland chez EY. Sa feuille de route claire, son orientation client cohérente et le positionnement de l’informatique comme moteur de croissance ont été particulièrement soulignés.

    Autres lauréats du prix Top CIO de l’année
    Outre Blengino, trois autres responsables informatiques ont été récompensés :

    • Raymond Schnidrig, partenaire et CTO chez Partners Group
    • Benedikt Schmid, CIO et Data Officer chez MS Reinsurance
    • Matthias Bryner, CIO de l’Hôpital pour enfants de Zurich

    Ces lauréats illustrent la diversité des stratégies de numérisation menées par les entreprises suisses, qu’il s’agisse d’acteurs financiers d’envergure mondiale ou d’institutions centrales du secteur de la santé.

    Un jury composé de scientifiques et d’entreprises
    Le jury du Confare Swiss CIOAWARD est composé d’experts renommés du monde des affaires et de la science. Présidé par Jan Leitermann, il comprenait notamment en 2025 Stella Gatziu Grivas (FHNW), Christian Russ (ZHAW), Reinhard Riedl (all-acad.com), Alec Joannou (Global CIO ABB) et Daniel Fiechter (CIO Stobag, lauréat 2024).

    Visibilité pour les responsables numériques
    La cérémonie de remise des prix à Zurich a souligné à quel point les technologies numériques sont au centre de l’intérêt public grâce à l’intelligence artificielle, au cloud computing et au data-driven business. Leitermann a souligné : « Nous rendons visibles les personnes derrière ces innovations »

    Le Swiss CIOAWARD met ainsi en avant le pouvoir de création des directions informatiques, facteur clé de la compétitivité et de la transformation dans une économie de plus en plus numérique.

  • Les prix de l’électricité en 2026 baissent légèrement

    Les prix de l’électricité en 2026 baissent légèrement

    Selon les calculs de la Commission fédérale de l’électricité (ElCom), les tarifs baisseront l’année prochaine pour atteindre une valeur médiane de 27,7 centimes/kWh. Pour un ménage type consommant 4’500 kWh par an, cela représente une facture d’électricité d’environ 1’247 francs, soit environ 58 francs de moins qu’en 2025.

    Dans le détail, la structure des prix change
    Le tarif de l’énergie passe de 13,7 à 12,11 centimes/kWh (-11,6%).
    Le tarif de réseau passe de 12,18 à 10,75 centimes/kWh, mais ne comprend plus les coûts de mesure.
    Le tarif de mesure est désormais indiqué séparément à 74,40 CHF/an (ce qui correspond à 1,65 ct/kWh).
    Le supplément réseau reste stable à 2,3 centimes/kWh.
    La réserve d’électricité passe de 0,23 à 0,41 centime/kWh.
    Coûts solidaires désormais à 0,05 ct/kWh.
    Redevances aux collectivités inchangées à 1 ct./kWh.

    Au final, les ménages bénéficient d’une légère baisse, tandis que les petites et moyennes entreprises profitent davantage de la baisse des coûts de réseau et de mesure.

    Raisons de l’évolution
    La baisse des prix est principalement le résultat de la diminution des coûts de l’énergie. De nombreux contrats d’approvisionnement à prix élevés datant des années de crise 2022/23 arrivent à échéance, ce qui permet de bénéficier de conditions de marché plus favorables. Parallèlement, le gestionnaire de réseau Swissgrid affiche des tarifs plus bas (1,42 ct/kWh au lieu de 1,71).

    Les coûts du réseau, y compris le tarif de mesure, augmentent légèrement en moyenne, malgré des taux standard plus bas pour la rémunération du capital, ce qui permet d’économiser environ 120 millions de francs dans tout le pays.

    Tarifs dynamiques à partir de 2026
    Compte tenu de la diffusion croissante des pompes à chaleur et de la mobilité électrique, la charge sur les réseaux électriques augmente. À partir de 2026, les gestionnaires de réseau pourront pour la première fois introduire des tarifs de réseau dynamiques complets. L’objectif est de mieux adapter la consommation à l’état du réseau et d’éviter ainsi de coûteuses extensions du réseau.

    Les tarifs dynamiques sont basés sur les coûts réels et doivent être conçus en fonction du principe de causalité. Ils doivent rester comparables aux tarifs actuels pour les profils de charge standard. La transparence et la traçabilité de la facturation sont prescrites par la loi. Jusqu’à présent, aucun gestionnaire de réseau n’a annoncé de modèle dynamique comme tarif standard, les possibilités de choix pour les clients finaux restent garanties.

    Transparence et comparabilité
    Depuis ce mois-ci, tous les prix de l’électricité 2026 des quelque 590 gestionnaires de réseau suisses peuvent être consultés sur la plateforme de l’ElCom. Les valeurs se basent sur les données médianes des opérateurs et peuvent varier considérablement d’une région à l’autre en fonction de la stratégie d’approvisionnement et de la production propre. L’ElCom n’approuve pas les tarifs, mais peut intervenir et ordonner des baisses en cas de suspicion de taux excessifs.

  • La Suisse du Nord-Ouest renforce les thèmes d’avenir avec deux nouvelles universités

    La Suisse du Nord-Ouest renforce les thèmes d’avenir avec deux nouvelles universités

    L’ouverture de ces deux établissements d’enseignement supérieur marque une réorientation stratégique de la FHNW et des cantons qui la soutiennent, à savoir Argovie, Bâle-Campagne, Bâle-Ville et Soleure. L’institution répond ainsi aux défis croissants dans le contexte de la numérisation, de la durabilité et des changements sociaux. Parallèlement, elle crée des places d’études supplémentaires dans des disciplines d’avenir et renforce l’attractivité du nord-ouest de la Suisse en tant que région d’enseignement supérieur et de recherche.

    En créant ses propres écoles supérieures d’informatique et de technique et environnement, la FHNW mise sur des profils spécialisés. L’accent est mis sur des thèmes tels que l’intelligence artificielle, la numérisation, la cybersécurité, l’énergie, les technologies environnementales, la robotique et l’utilisation durable des ressources.

    Hochschule für Informatik FHNW
    La transformation numérique modifie en profondeur l’économie et la société. La Hochschule für Informatik FHNW se considère comme une force de proposition dans ce changement. Son objectif est d’intégrer plus étroitement la formation, la recherche et la pratique et de permettre de nouvelles formes d’apprentissage tout au long de la vie.

    Pour son lancement au semestre d’automne 2025, la haute école propose des filières innovantes, dont Artificial Intelligence & High Performance Computing, où les algorithmes d’IA et l’infrastructure de calcul haute performance sont combinés pour entraîner efficacement des modèles complexes et ouvrir la voie à de nouvelles applications pour la recherche et l’industrie.

    Avec Data Science & Artificial Intelligence for Sustainability, l’université oriente un autre cursus vers l’utilisation durable de l’analyse de données et de l’IA. Par exemple, pour l’optimisation des systèmes énergétiques, la modélisation de scénarios climatiques ou le développement de technologies préservant les ressources. De plus, de nouvelles offres en Security, Platforms & DevOps suivent, formant des spécialistes en cybersécurité et en développement de logiciels agiles dont le besoin est urgent.

    Un projet d’avenir particulier de l’université est le nouveau site de Bâle qui ouvrira en 2026. La recherche, l’enseignement et l’économie y seront étroitement liés et développés de manière pratique.

    Hochschule für Technik und Umwelt FHNW
    La deuxième nouvelle école supérieure se consacre aux questions urgentes de l’énergie, de l’environnement et de la durabilité. Son profil associe l’innovation technique à un accent clair sur la responsabilité écologique. Les étudiants et les chercheurs y traitent de sujets tels que les énergies renouvelables, l’économie circulaire et l’utilisation durable des ressources, toujours en lien avec la question de savoir comment la technologie peut agir en harmonie avec l’environnement et la société.

    « Crispino Bergamaschi, président de la direction de la FHNW.

  • NEST teste des matériaux de construction à faible teneur en CO₂

    NEST teste des matériaux de construction à faible teneur en CO₂

    Le projet « Beyond.Zero » réunit des partenaires industriels et de recherche de premier plan afin de tester des innovations dans le domaine de la construction en conditions réelles. L’accent est mis sur le développement de nouvelles technologies de matériaux présentant des émissions nettement plus faibles et un potentiel d’innovation élevé pour le secteur de la construction.

    Un élément central est le béton à teneur réduite en ciment développé par l’Empa et Omya. En remplaçant jusqu’à 70% du clinker par des minéraux naturels, il est possible de réduire sensiblement les émissions de CO₂ sans compromettre les propriétés mécaniques ou la durabilité.

    Test pratique pour une nouvelle technologie de béton
    Le matériau de construction est validé pour la première fois de manière complète dans un contexte de construction réel dans l’unité NEST. De sa mise en œuvre à sa stabilité volumétrique, en passant par sa résistance en service. « Ce n’est qu’en testant le béton dans un bâtiment réel que nous pouvons montrer que ce nouveau type de béton est non seulement convaincant sur le plan écologique, mais qu’il résiste également aux exigences de la pratique », explique Mateusz Wyrzykowski, chercheur à l’Empa. Il en résulte une base permettant de transformer plus rapidement les bétons durables en solutions commercialisables.

    L’industrie rencontre la recherche
    En tant que premier producteur mondial de minéraux industriels, Omya apporte son expertise et ses capacités de production au projet. « Le fait que nous puissions tester les matériaux de construction durables directement au NEST dans des conditions réelles accélère le transfert des innovations vers un mode de construction respectueux du climat », souligne Tanja Zimmermann, directrice de l’Empa.

    Outre le béton à teneur réduite en ciment, d’autres solutions de matériaux à teneur réduite en CO₂ et à teneur négative en CO₂ doivent être développées et testées dans le cadre du projet « Beyond.Zero ». L’objectif est de créer un système de construction qui réduise considérablement l’empreinte écologique sur l’ensemble du cycle de vie, de la fabrication à la déconstruction en passant par l’exploitation.

    Signal pour le secteur de la construction
    Avec ce projet, l’Empa et ses partenaires créent une plate-forme pratique qui donne des impulsions pionnières pour la transformation du secteur de la construction. Compte tenu de la part élevée des émissions provenant de la production de ciment et de béton dans le monde, ce projet pourrait devenir un jalon vers une construction climatiquement neutre.

  • Achat équitable et écologique avec Toolbox Durabilité

    Achat équitable et écologique avec Toolbox Durabilité

    La révision de la loi fédérale sur les marchés publics a été l’élément déclencheur du développement de la boîte à outils. Désormais, ce ne sont plus seulement les coûts qui sont au premier plan, mais de plus en plus les questions de durabilité, de conditions de travail équitables et de protection des ressources et du climat. La procédure d’adjudication passe ainsi d’une simple concurrence sur les prix à une concurrence sur la qualité. Un changement de paradigme qui présente des opportunités, mais aussi des défis.

    La question centrale est de savoir comment intégrer les critères de durabilité de manière objective, transparente et pratique dans les processus d’achat

    Contenu et fonctionnalités de la boîte à outils
    La boîte à outils Développement durable répond précisément à cette question. Elle est basée sur le web, trilingue et conçue de manière à fournir des outils concrets aux pouvoirs adjudicateurs.

    • Catalogue de onze critères d’attribution couvrant des sujets tels que la gestion des matériaux, les objectifs climatiques ou les conditions de travail équitables
    • Modules de texte, formulaires et tableaux d’évaluation à utiliser directement dans les appels d’offres
    • Explications juridiques et pratiques pour une application sûre des critères
    • Des exemples pratiques pour orienter le processus d’adjudication

    Plus de clarté et d’engagement
    L’instrument crée une compréhension commune entre les pouvoirs adjudicateurs et les soumissionnaires en formulant des critères mesurables et vérifiables. Cela rend la participation aux appels d’offres plus attrayante pour les PME, car le cadre est plus clair et plus équitable.

    L’objectif général est de faire évoluer la pratique des appels d’offres en Suisse de manière à récompenser la qualité, la durabilité et l’innovation. Au lieu d’une simple compétition pour le prix le plus bas comme aujourd’hui.

    Importance pour le secteur
    La boîte à outils de la durabilité permet de comprendre de manière uniforme comment les critères de durabilité peuvent être intégrés dans les projets de construction. Cela renforce non seulement les pouvoirs adjudicateurs, mais crée également de la confiance chez les maîtres d’ouvrage et les entreprises. Le projet montre que la durabilité n’est pas un supplément, mais une partie intégrante de l’industrie de la construction durable.

  • Vers une révolution de l’IA

    Vers une révolution de l’IA

    Le débat sur la consommation d’énergie des systèmes d’IA n’est pas purement politique. Les centres de données et le matériel à haute échelle consomment d’énormes quantités d’énergie et l’augmentation constante de la taille des modèles ne fait que renforcer cette tendance. « Nous ne pouvons pas passer à l’échelle indéfiniment », explique Klimovic, « c’est pourquoi la recherche de solutions plus durables est essentielle »

    Architectures de modèles économes
    Une approche consiste à introduire la sparsity (réduction de la densité) dans les réseaux neuronaux. Les modèles n’activent alors que des parties pertinentes de leur système, alors que les approches classiques utilisent toujours l’ensemble du réseau. les modèles « Mixture-of-Experts » suivent cette logique. Ils répartissent les requêtes de manière ciblée sur des modules spécialisés. Cela permet d’économiser de l’énergie sans compromettre la qualité.

    Les GPU sont précieux, mais souvent inutilisés
    Klimovic voit un problème central dans la faible utilisation des GPU, bien que ceux-ci consomment énormément d’énergie. Les goulets d’étranglement apparaissent notamment lors du prétraitement des données par les GPU et lors de la communication entre plusieurs GPU. L’utilisation de la puissance de calcul est souvent inférieure à 50 pour cent. De nouvelles solutions logicielles sont nécessaires pour éviter que de précieuses ressources ne soient inutilisées.

    Efficacité grâce à des frameworks intelligents
    Votre groupe de recherche développe des systèmes qui mettent l’accent sur l’automatisation et l’optimisation.

    Sailor est une plate-forme qui parallélise automatiquement les tâches d’entraînement via des GPU, ce qui améliore l’efficacité des GPU.

    Modyn et Mixtera sont des systèmes de sélection de données plus intelligents qui entraînent les modèles plus rapidement et avec moins de données.

    DeltaZip est une plate-forme qui gère efficacement les variantes de modèles finement ajustées. Elle compresse les différences entre les modèles (« deltas »), ce qui réduit les temps de chargement et rend l’inférence plus rapide et moins gourmande en ressources.

    Durabilité de la formation et de l’inférence
    Les gains d’efficacité jouent un rôle clé non seulement dans la formation, mais aussi dans l’application, appelée inférence. Avec des milliards d’interactions quotidiennes avec des chatbots, la préservation des ressources énergétiques et matérielles devient une urgence mondiale.

    Liberté scientifique et science ouverte
    Klimovic souligne l’importance de la recherche académique. Moins contrainte par des impératifs économiques, elle peut poursuivre des innovations à long terme. Elle souligne le rôle de l’initiative suisse sur l’IA, lancée en 2023 et basée sur le supercalculateur Alps du CSCS, quasiment neutre pour le climat. Avec plus de 10 millions d’heures de GPU et 20 millions de francs suisses de financement, il s’agit de la plus grande initiative de science ouverte et de source ouverte au monde pour les modèles de base de l’IA.

    La révolution de l’IA ne sera durable que si l’efficacité devient la ligne directrice. En matière d’algorithmes, de matériel et d’architecture système. Des projets comme Sailor, Modyn ou DeltaZip montrent des moyens concrets de combiner d’énormes économies d’énergie avec l’excellence technique. Pour Klimovic, une chose est sûre : « À l’avenir, l’IA de haute qualité ne sera pas seulement synonyme d’intelligence, mais aussi de préservation des ressources »