Catégorie : Suisse

  • Le Sonnenhof doit réinventer le centre de Bülach

    Le Sonnenhof doit réinventer le centre de Bülach

    Le site Sonnenhof est situé au centre, entre la Bahnhofstrasse et la Schaffhauserstrasse, et s’étend sur plus de 20’000 mètres carrés. Aujourd’hui, l’image est marquée par un centre commercial datant des années 1970, d’autres bâtiments commerciaux et résidentiels ainsi qu’une grande surface de parking scellée. C’est précisément cette structure qui doit être modifiée en profondeur.

    Il est prévu de créer une nouvelle partie du quartier à usage mixte avec un passage public, des cours et des places verdoyantes, des commerces, des restaurants et un centre culturel et de rencontre. Le centre commercial existant ne doit pas disparaître pour autant, mais être modernisé et intégré dans le nouveau tissu.

    Densification à vocation urbaine
    Le cœur du projet est constitué d’environ 240 logements locatifs de différentes catégories de prix et de différents plans. S’y ajoutent environ 12 000 mètres carrés destinés à des usages commerciaux, culturels et publics au rez-de-chaussée et sur les passages.

    Sur le plan urbanistique, le projet mise sur la densité et l’orientation. Quatre bâtiments plus hauts doivent marquer le site et lui donner une adresse clairement reconnaissable. Le plan d’aménagement prévoit une hauteur maximale de 55 mètres pour les bâtiments situés à l’angle nord-est. Cela montre à quel point le Sonnenhof se démarquera de l’échelle actuelle.

    Espace libre au lieu de l’asphalte
    Le message est particulièrement fort dans l’espace extérieur. Là où domine aujourd’hui un revêtement qui accumule la chaleur, des surfaces désétalées, des arbres, des cours et des plantations résistantes au climat amélioreront à l’avenir le microclimat. L’eau de pluie doit pouvoir s’infiltrer et s’évaporer, les toits seront végétalisés et complétés par des panneaux photovoltaïques.

    Le projet veut également se réorienter en matière de circulation. Les places de stationnement en surface sont en grande partie transférées dans le parking souterrain, tandis que les chemins et les places sont principalement orientés vers les piétons et les cyclistes. Néanmoins, environ 450 places de parking pour voitures restent prévues sur l’ensemble du site.

    La culture comme partie intégrante du développement
    Le lien entre le développement immobilier et l’utilisation publique est frappant. Avec le centre culturel et de rencontre KUBEZ prévu, il ne s’agit pas seulement de construire au Sonnenhof, mais aussi de créer un point de rencontre régional pour la culture, la formation et les loisirs. Le projet est réalisé en collaboration avec la ville de Bülach et les communes environnantes.

    C’est justement ce qui fait que le Sonnenhof est plus qu’un lotissement classique. Le site ne doit pas seulement fournir des logements, mais créer un nouveau centre qui élargit le quotidien de la ville et renforce le lien entre la gare, le centre et le quartier.

    Un long chemin vers le nouveau centre
    Le Sonnenhof est encore un projet de planification. le plan d’aménagement privé doit être déposé en 2026, l’approbation serait prévue en 2027. La première étape pourrait démarrer en 2029 et être terminée en 2031, l’achèvement total étant prévu pour 2034 selon l’état du projet.

    Cela montre la véritable dimension de tels projets. La transformation d’un site central nécessite non seulement des capitaux et une force de conception, mais aussi et surtout du temps, des procédures et une concertation politique. Si le Sonnenhof réussit, Bülach ne gagnera pas simplement de nouveaux logements. La ville gagne un nouveau morceau d’urbanité.

  • Lucerne pousse Zoug du trône fiscal

    Lucerne pousse Zoug du trône fiscal

    Lucerne abaisse le taux d’imposition effectif des entreprises de 11,91 à 11,66 pour cent en 2026 et dépasse ainsi Zoug, qui se situe désormais à 11,71 pour cent. Selon PwC, Lucerne est ainsi pour la première fois le canton suisse où l’impôt sur les sociétés est le plus bas.

    La différence est minime, le message n’en est que plus grand. Dans la concurrence fiscale, ce n’est pas seulement le montant absolu qui compte, mais aussi l’effet symbolique. Celui qui est en tête envoie un signal clair aux entreprises mobiles et aux investisseurs.

    La Suisse reste en mouvement
    Huit cantons baissent légèrement leurs impôts sur les entreprises, quatre les augmentent au minimum. Dans l’ensemble, la comparaison fiscale 2026 montre donc un pays qui reste actif dans la concurrence internationale et qui ne se contente pas de gérer son attractivité.

    Il est frappant de constater que l’introduction de l’impôt minimum de l’OCDE en 2024 n’a jusqu’à présent guère modifié les taux d’imposition cantonaux. PwC parle d’une attitude plutôt attentiste face aux nouvelles conditions cadres mondiales. C’est précisément pour cette raison que la concurrence intra-suisse gagne encore en importance.

    Zurich et Berne sous pression
    A l’autre bout de l’échelle, on trouve Berne et Zurich. Selon PwC, Berne affiche un taux effectif de 20,54 pour cent, tandis que Zurich se situe encore à 19,47 pour cent malgré une légère baisse. Les deux cantons comptent donc toujours parmi les sites les plus chers fiscalement pour les entreprises en Suisse.

    C’est délicat du point de vue de la localisation. En effet, une qualité économique élevée, une bonne accessibilité et des marchés du travail forts ne suffisent pas toujours lorsque la différence fiscale est presque deux fois plus élevée qu’à Lucerne. Le facteur fiscal reste un levier dur dans la concurrence pour les nouvelles implantations et les expansions.

    Plus qu’un classement fiscal
    Selon PwC, la Suisse centrale affirme son rôle d’espace particulièrement attractif pour les entreprises. En comparaison internationale, Lucerne et Zoug se classent au bas de l’échelle en matière de charge fiscale ; dans l’UE, seule la Hongrie impose les entreprises encore plus faiblement que Lucerne.

    On voit ainsi clairement de quoi il s’agit vraiment. Non pas d’une simple erreur de chiffres entre deux cantons, mais du positionnement stratégique d’espaces économiques entiers. Lucerne s’est placée en tête en faisant un petit pas. Dans la concurrence entre sites, c’est précisément ce qui peut faire la différence.

  • Zurich renforce son profil d’innovation

    Zurich renforce son profil d’innovation

    Le canton de Zurich est l’une des régions économiques les plus fortes d’Europe. Mais même un site de pointe est mis sous pression lorsque la main-d’œuvre qualifiée fait défaut, que les coûts de développement augmentent et que la concurrence mondiale se durcit.

    C’est précisément là que le Conseil d’État intervient. Il ne veut pas charger le site d’innovation avec des actions isolées, mais le renforcer avec des conditions-cadres fiables. Cette voie zurichoise doit permettre d’associer plus étroitement la recherche, l’entrepreneuriat et l’application.

    Cinq champs avec effet de levier
    Pour les années 2027 à 2030, le Conseil d’État définit cinq priorités. Les semi-conducteurs, l’espace, les technologies environnementales, la santé et le capital-risque. Ce choix n’est pas le fruit du hasard. Ces cinq domaines associent le dynamisme technologique à de réelles opportunités de croissance.

    En même temps, ils montrent où Zurich pense. Non pas en termes de tendances à court terme, mais dans des domaines où la force industrielle, la compétence en matière de recherche et les nouveaux marchés se superposent. C’est ce qui rend la stratégie pertinente en termes de politique économique.

    Du laboratoire au marché
    L’accent mis sur la mise en œuvre est particulièrement intéressant. L’innovation doit passer plus rapidement à l’application. C’est précisément là que de nombreux sites de recherche forts sont en perte de vitesse.

    Dans le domaine des semi-conducteurs, il s’agit d’accéder à la conception de puces, aux salles blanches et au transfert de technologie. Dans l’espace, Zurich veut faciliter le développement et la mise à l’échelle de nouvelles applications. Dans le domaine de la santé, les solutions numériques doivent être testées, validées et transférées plus rapidement dans les établissements. L’ambition est claire. Ne pas se contenter d’inventer, mais aussi d’appliquer.

    La durabilité devient un facteur d’implantation
    Le regard porté sur les technologies environnementales est également passionnant. La mobilité durable et la construction en circuit fermé ne sont pas seulement considérées comme des tâches écologiques, mais aussi comme des opportunités économiques.

    C’est un signal important. En pensant à la fois à la sécurité de l’approvisionnement, aux objectifs climatiques et à la qualité du site, on fait passer la durabilité de la niche au centre de la politique du site. Pour Zurich en particulier, cela peut donner naissance à un nouveau profil au rayonnement international.

    Le capital décide avec
    Les entreprises innovantes ont besoin de plus que de bonnes idées. Dans la phase de croissance, elles ont besoin de capital qui leur permette de changer d’échelle. C’est pourquoi la stratégie s’appuie également sur le capital-risque.

    Pour la première étape, le Conseil d’Etat demande un crédit-cadre de 23 millions de francs. Ce montant n’est pas énorme. Mais il marque une décision politique d’orientation. Zurich ne veut pas seulement gérer sa force d’innovation, mais la traduire de manière ciblée en création de valeur et d’emplois.

  • Le réseau devient le goulet d’étranglement de la Suisse

    Le réseau devient le goulet d’étranglement de la Suisse

    Par 11 voix contre 0 et 2 abstentions, la Commission de l’énergie du Conseil des Etats a adopté la modification de la loi visant à accélérer l’extension et la transformation des réseaux électriques. La commission indique ainsi clairement que le développement de l’infrastructure de réseau ne doit plus être traité politiquement comme un sujet secondaire.

    C’est plus qu’une simple étape technique. La commission souligne expressément l’importance primordiale d’un approvisionnement énergétique indigène et renouvelable et exige que le cadre légal suive enfin cette importance. Le réseau électrique passe ainsi du statut d’accompagnateur à celui d’épine dorsale stratégique de la politique énergétique.

    Les lignes aériennes avant les câbles souterrains
    Sur un point central, la commission met clairement l’accent. Les lignes du réseau de transport doivent être réalisées en premier lieu sous forme de lignes aériennes. Les câbles souterrains restent l’exception et ne doivent être examinés que dans des cas particuliers. Ce principe ne doit toutefois pas s’appliquer dans les zones à bâtir.

    La priorité politique se déplace ainsi visiblement vers la rapidité et la faisabilité. En effet, plus la pesée des intérêts est complexe, plus les procédures sont longues. C’est précisément là que le projet veut intervenir et rationaliser les processus de planification.

    Plus de marge de manœuvre pour le remplacement
    Le regard porté sur le parc immobilier est particulièrement pertinent. Dans les années à venir, une grande partie de l’infrastructure de réseau atteindra la fin de sa durée de vie. Selon Swissgrid, des goulets d’étranglement structurels sont déjà perceptibles aujourd’hui et deux tiers des 6700 kilomètres du réseau de transport ont plus de 40 ans.

    Elle souhaite donc faciliter le remplacement des lignes à haute et très haute tension existantes, y compris sur les tracés existants ou directement adjacents. Ce principe doit désormais également s’appliquer à certaines parties du réseau de distribution de plus de 36 kV. C’est un signal qui a de l’effet. Toutes les extensions de réseau ne commencent pas en rase campagne. Beaucoup de choses se décident dans le remplacement plus rapide de l’existant.

    L’obstacle silencieux du tournant énergétique
    A cela s’ajoute un détail qui a un grand impact. A l’avenir, les stations de transformation seront également possibles, sous certaines conditions, en dehors de la zone à bâtir si aucun emplacement proportionné n’est trouvé à l’intérieur de la zone à bâtir. Cela montre également où le tournant énergétique reste bloqué au quotidien. Souvent pas à la stratégie, mais au terrain.

    L’intervention touche donc un point sensible. La Suisse a accéléré la production d’énergie renouvelable, mais le réseau risque de devenir un goulot d’étranglement. Si les procédures continuent à prendre des années, ce n’est pas le manque d’idées qui freinera le tournant, mais le manque de lignes.

  • 10 millions et puis

    10 millions et puis

    Le 14 juin 2026, la Suisse votera sur l’initiative « Pas de Suisse à 10 millions ! Elle vise à maintenir à long terme la population résidente permanente en dessous de 10 millions et prévoit des mesures supplémentaires à partir de 9,5 millions. L’accent politique est mis sur l’immigration. L’effet spatial pourrait toutefois être beaucoup plus large.

    En effet, les marchés du travail ne peuvent pas être simplement stoppés aux frontières nationales. Si les entreprises continuent d’avoir besoin de main-d’œuvre qualifiée, mais que moins de personnes peuvent ou doivent vivre en Suisse, la pression sur les zones d’habitation et les zones de migration pendulaire proches de la frontière augmente. Cela ne modifie pas seulement les statistiques. Cela change des régions entières.

    Le marché du logement s’éloigne
    Le schéma est visible depuis longtemps. Dans la région lémanique, le marché du travail connaît une forte croissance, tandis que le logement reste chroniquement rare du côté suisse. Il en résulte une extension toujours plus forte de l’espace métropolitain vers la France.

    La différence de prix explique cette dynamique. Dans le canton de Genève, les loyers proposés s’élevaient dernièrement à 384 francs par mètre carré et par an, alors qu’en France, proche de la frontière, ils n’atteignaient que 190 à 260 francs selon la situation. Pour les logements en propriété, l’écart est encore plus grand. A Genève, les prix proposés sont d’environ 13 500 francs par mètre carré, alors qu’en France voisine, ils se situent entre 3 500 et 6 000 francs.

    Quand l’allègement crée de nouvelles charges
    Ce qui doit agir comme un frein pour la Suisse peut en outre attiser les régions frontalières. Plus de frontaliers signifient plus de demande de logements en dehors de la Suisse, des prix plus élevés dans les communes voisines et une pression croissante sur les écoles, les transports et les services communaux. C’est précisément ce que des voix de Haute-Savoie mettent déjà en garde.

    Du point de vue des infrastructures, ce n’est pas non plus une question secondaire. De nouvelles offres de transport comme le Léman Express ont nettement facilité les déplacements transfrontaliers et déclenché une nouvelle dynamique de développement autour des arrêts. L’espace ne croît pas moins. Il croît simplement différemment.

    Ce que cela signifie pour les sites
    Pour la politique d’implantation, c’est une vérité délicate. La croissance ne disparaît pas simplement parce qu’on veut la plafonner politiquement. Elle cherche de nouvelles voies à travers les axes de migration pendulaire, les lieux d’habitation et les espaces économiques fonctionnels.

  • 2000 emplois sur la sellette à Wettingen

    2000 emplois sur la sellette à Wettingen

    Wettingen s’est retrouvée au centre d’un choix de politique économique. Le Conseil d’Etat argovien veut adapter le plan directeur dans la zone de Tägerhardächer et créer ainsi les conditions de planification pour un éventuel campus d’Hitachi Energy.

    Le pas est grand. Car il ne s’agit pas seulement d’un projet de construction isolé. Il s’agit de savoir si l’Argovie peut conserver sa substance industrielle tout en la développant. Dans le meilleur des cas, environ 1000 emplois existants resteront dans le canton, et jusqu’à 2000 nouveaux postes pourraient être créés.

    Pourquoi justement Tägerhardächer
    Le site n’est pas choisi par hasard. Hitachi Energy examine plusieurs options pour l’extension de ses capacités et le regroupement des emplois actuels. La zone de Tägerhardächer est considérée comme une variante privilégiée.

    Du point de vue de la promotion du site, de nombreux arguments plaident en faveur de Wettingen. Le site se trouve dans la région de Zurich, Limmattal et Baden, il est bien desservi par les transports et permet une solution de campus cohérente et extensible. À cela s’ajoute la proximité d’un cluster existant d’entreprises du secteur de l’énergie. Cela augmente le rayonnement du site bien au-delà des frontières communales.

    Le prix du progrès
    Là où le développement devient possible, des conflits apparaissent. Pour le projet, 10,7 hectares de zones d’habitation devraient être définis. Cette zone se trouve aujourd’hui dans l’espace agricole et est partiellement recouverte par une ceinture d’urbanisation.

    C’est précisément ce point qui suscite des critiques. Lors de la procédure de participation, ce sont surtout la perte de terres cultivables, la réduction des surfaces d’assolement, les atteintes au cordon d’urbanisation ainsi que les questions de transport qui ont été jugées de manière critique. Le Conseil d’Etat constate néanmoins que le projet est approprié du point de vue cantonal et qu’il est coordonné dans l’espace. Parallèlement, il convient d’essayer de revaloriser les surfaces agricoles ailleurs afin de limiter les pertes.

    La région voit plus loin que l’atelier
    L’essentiel est maintenant de savoir si croissance et qualité de vie vont de pair. Car un campus de cette envergure n’a pas seulement un impact sur le marché du travail. Il modifie les flux de circulation, les zones d’habitation et les attentes en matière d’infrastructures.

    C’est pourquoi la desserte ne doit pas fonctionner uniquement pour la voiture. Les transports publics ainsi que les liaisons piétonnes et cyclistes doivent être conçus de manière à ce que la charge pour les communes voisines reste la plus faible possible. C’est plus qu’une simple musique d’accompagnement. C’est la condition pour que le dynamisme économique soit accepté au niveau régional.

    Rien n’est encore décidé
    La volonté politique est visible. Wettingen et Baden Regio soutiennent également l’adaptation du plan directeur. Mais l’entreprise n’a pas encore pris de décision définitive quant au lieu d’implantation. Si elle est défavorable à Wettingen, les décisions correspondantes deviendront caduques.

    C’est justement là que réside le véritable message de ce dossier. L’avenir ne tombe pas du ciel. Il doit être préparé au niveau de la planification, soutenu politiquement et équilibré au niveau régional. Wettingen a maintenant la possibilité de prouver précisément cela.

  • La montée silencieuse au sud du Gothard

    La montée silencieuse au sud du Gothard

    Le tableau de bord régional de l’innovation 2025 de l’UE confirme le statut de « leader de l’innovation » du Tessin. Seul Zurich obtient un meilleur résultat en Suisse. Derrière ce rang se cachent des moteurs mesurables. Les hautes écoles USI et SUPSI constituent l’épine dorsale académique, complétée par des instituts comme l’IDSIA pour l’intelligence artificielle et le centre national de calcul haute performance. Parallèlement, les PME du canton investissent plus que la moyenne dans la recherche et le développement.

    Trois centres de compétences, un parc
    Le Switzerland Innovation Park Ticino regroupe les forces sur trois sites. Le Swiss Drone Base Camp à l’aéroport de la Riviera teste la technologie des drones dans l’espace aérien réel. A Lugano, le Lifestyle Tech Competence Center fait avancer la numérisation de la mode, de l’alimentation et du bien-être. À Bellinzone, le Life Sciences Competence Center fait de la recherche en biomédecine et en oncologie. À partir de 2032, le parc déménagera dans le Nuovo Quartiere Officine, une zone de développement urbain de 120 000 mètres carrés au cœur de la capitale cantonale.

    Lugano mise sur l’infrastructure numérique
    La ville de Lugano a choisi sa propre voie dans le domaine de la cryptographie. Plus de 400 entreprises acceptent déjà les moyens de paiement numériques et plus de 100 entreprises de fintech et de blockchain s’y sont installées. En mars 2026, la phase II a été lancée en collaboration avec l’entreprise Tether. Cinq millions de francs seront investis d’ici 2030 dans la résilience numérique, les écosystèmes d’IA et l’infrastructure urbaine décentralisée. Lugano se positionne ainsi comme la troisième plus grande place financière de Suisse avec une ambition technologique.

    60 millions de francs et un signal clair
    Le Grand Conseil a donné un signal clair fin 2023. Une ligne de crédit de 60 millions de francs assure la promotion de l’innovation, la coopération en matière de recherche et la politique économique régionale jusqu’en 2027. 25 millions sont directement affectés à l’innovation et aux synergies de recherche. La Fondazione Agire, agence d’innovation du canton depuis plus de 10 ans, accompagne chaque année 20 idées de start-up via son accélérateur Boldbrain et coache les PME dans leur numérisation.

    Ce que le secteur immobilier doit en tirer
    La promotion économique ne déploie toute sa valeur que lorsqu’elle dépasse les documents stratégiques. Le Tessin est confronté à la tâche de développer la disponibilité des surfaces, la sécurité des procédures et la qualité urbaine au même rythme que ses projets d’innovation. Pour les investisseurs, cela signifie une région en plein essor avec un potentiel élevé et en même temps un besoin de patience. Ceux qui ont aujourd’hui le sud de la Suisse sur leur radar trouveront un site qui veut livrer et qui a les moyens de le faire.

  • Un changement de propriétaire pour accélérer la croissance sur le marché de la géothermie

    Un changement de propriétaire pour accélérer la croissance sur le marché de la géothermie

    Selon un communiqué, la société d’investissement Dundee AG a repris la société Bohrfix Erdsonden AG. Avec environ 240’000 mètres de forage par an et 1150 forages dans le monde entier, l’entreprise est considérée comme l’un des fournisseurs indépendants de forages de sondes géothermiques les plus établis et les plus performants en Suisse.

    Avec l’arrivée du nouveau propriétaire, la structure de direction de l’entreprise de forage est légèrement modifiée. Dès à présent, Hans Rosenberger, président du conseil d’administration de Dundee AG, est président du conseil d’administration de Bohrfix Erdsonden AG. Sur le plan opérationnel, celle-ci continuera d’être dirigée par Sascha Jordi. Jordi est maître foreur depuis 1998 et travaille depuis juin 2025 comme chef de projet chez Bohrfix Erdsonden AG. Vinzenz Schönenberger reste directeur commercial et délégué du conseil d’administration. Malgré la modification de la structure de direction, tous les collaborateurs actuels seront repris. Pour les clients et les donneurs d’ordre, rien ne change sur le plan opérationnel.

    « En reprenant Bohrfix Erdsonden AG, nous investissons dans une entreprise bénéficiant d’une excellente position sur le marché, d’une équipe expérimentée et d’un fort potentiel de croissance dans le domaine de la géothermie et des énergies renouvelables. Nous nous réjouissons de ce partenariat passionnant », a déclaré Hans Rosenberger.

    Le contexte de cette reprise est la décision de l’ancien propriétaire Alban Berisha de se concentrer entièrement sur le développement de son portefeuille d’investissements et de biens immobiliers. Le nouveau propriétaire prévoit de continuer à développer la position de leader du marché de Bohrfix Erdsonden AG et d’investir en outre à l’avenir dans la croissance, la technique et le personnel.

  • Bellinzone ose une grande transformation

    Bellinzone ose une grande transformation

    Des surfaces de transformation de cette taille en centre-ville n’existent pratiquement pas en Suisse. Le site FFS au cœur de Bellinzone offre une chance que des villes comme Zurich ou Bâle n’ont plus depuis longtemps. Le nouveau quartier ne doit pas être créé en rase campagne, mais tisser la ville historique avec les alentours de la gare et de nouvelles zones de développement. La mixité des usages, la biodiversité et de vastes espaces libres sont au cœur du plan directeur.

    Le concours international a été remporté par l’équipe sa_partners, TAMassociati et Franco Giorgetta. Leur projet rompt le site industriel jusqu’ici fermé et l’organise autour de l’ »Almenda ». Un espace vert central de 6,4 hectares qui structure l’ensemble du quartier en tant que colonne vertébrale écologique et sociale. La « Cattedrale », classée monument historique, lieu de révision des locomotives depuis 1919, est conservée comme point fixe identitaire et devient le bâtiment d’ancrage du nouveau quartier.

    L’innovation au cœur du projet
    Le quartier abritera également à l’avenir le Switzerland Innovation Park Ticino. Le parc a été officiellement reconnu en novembre 2024 comme site du Switzerland Innovation Park Zurich et est soutenu par l’USI, la SUPSI, BancaStato, la chambre de commerce tessinoise ainsi que l’association patronale AITI. Dès 2032, le parc déménagera avec son siège sur une surface de 25 000 mètres carrés au sein du nouveau quartier.

    Trois centres de compétences sont déjà actifs, Swiss Drone Base à Lodrino pour la technologie des drones, un hub à Bellinzone pour les sciences de la vie et un site à Lugano pour les lifestyle tech. Avec les offres de formation postgraduée de l’USI et de la SUPSI, il en résulte un cluster d’innovation au rayonnement suprarégional. Bellinzone se positionne ainsi comme un site à mi-chemin entre l’administration, la technologie et la qualité de vie urbaine, et comme une alternative sérieuse aux grands pôles technologiques suisses.

    Revers à l’automne 2025
    La voie n’est pas libre. En octobre 2025, le tribunal administratif cantonal annule le plan d’aménagement détaillé du conseil municipal d’avril 2023. Les aspects financiers n’ont pas été suffisamment présentés, notamment les coûts d’acquisition des terrains publics et de dépollution, estimés entre 30 et 50 millions de francs. Le processus de planification doit en partie être repris depuis le début.

    Parallèlement, les travaux de construction des nouveaux ateliers de la FFS à Arbedo-Castione, un grand projet de 755 millions de francs dont la mise en service est prévue pour 2028, sont déjà en cours. Ce n’est que lorsque les Officine auront déménagé que le site sera libre. La première phase de réalisation devrait débuter au plus tôt entre 2030 et 2035, et la transformation totale devrait s’étaler sur 20 à 40 ans. La pression du temps est réelle et la complexité élevée.

    Modèle pour la Suisse centrale
    Porta del Ticino montre comment les centres de taille moyenne situés au-delà des espaces métropolitains peuvent gérer les grands sites industriels. Ne pas construire de manière monofonctionnelle, mais développer un espace de transformation urbaine avec un impact régional à long terme. Ce qui est en train de naître à Bellinzone peut servir de référence pour d’autres villes de la même taille. D’Aarau à Coire, de Schaffhouse à Sion.

    C’est dans les années à venir que se décidera si la qualité de la planification peut être assurée pendant des années, si les investissements peuvent être concentrés et si la vision peut être transformée en une perspective de réalisation solide. La véritable épreuve de vérité ne fait que commencer.

  • Le canton de Berne prévoit un grand bâtiment dans le Seeland bernois

    Le canton de Berne prévoit un grand bâtiment dans le Seeland bernois

    L’Office de la circulation routière et de la navigation a son siège principal au Schermenweg à Berne depuis des décennies. Les bâtiments qui s’y trouvent présentent des défauts statiques et sont dans un état tel qu’il est impossible de les rénover totalement sans interrompre l’activité. A cela s’ajoute un deuxième site à Ostermundigen, où le canton paie un loyer annuel de plus d’un million de francs.

    Déménager trois fois ou construire une fois
    La décision a été prise en faveur d’une nouvelle construction. Les trois sites seront supprimés et les quelque 400 collaborateurs seront regroupés en un seul lieu. Le nouveau bâtiment sur la Buechlimatt à Münchenbuchsee offre de la place pour les bureaux, les centres de contrôle et l’ensemble des activités clients sur une seule surface de terrain. Homologations de véhicules, examens de conduite, procédures administratives : tout est réuni sous un même toit, pour la première fois depuis des décennies.

    Un concours, un vainqueur, une construction en bois
    en 2021, le canton a lancé un concours de projets ouvert. Trente équipes ont présenté des projets et l’équipe de planificateurs zurichois composée de Studiomori Architektur et de KNTXT Architekten a convaincu le jury. Leur projet porte le nom programmatique « Un pour tous ». Il mise sur une construction en bois nécessitant peu d’entretien, qui s’intègre de manière organique dans la périphérie rurale du village de Münchenbuchsee. Il ne s’agit pas d’une déclaration en béton et en verre, mais d’un bâtiment qui rend visible la stratégie climatique du canton de Berne. Le bois en tant que matériau de construction réduit le bilan CO2 sur l’ensemble du cycle de vie.

    La politique décide
    En avril 2026, le gouvernement bernois a demandé le crédit d’engagement de 132,9 millions de francs au Grand Conseil. Le fait que le montant ait augmenté depuis la phase de concours de 2021, passant d’environ 104 millions de francs à l’époque à 132,9 millions, devrait soulever des questions au Parlement. Le renchérissement de la construction et les exigences accrues en matière de planification sont considérés comme les principales raisons. Si l’on compare les coûts de location et les retards d’assainissement, on obtient un résultat économique clair en faveur de la nouvelle construction.

    Emménagement au plus tôt en 2031
    Si les débats parlementaires se déroulent comme prévu, la mise à l’enquête aura lieu mi-2026 et les travaux débuteront en 2028. La mise en service est prévue entre 2030 et 2031. Pour Münchenbuchsee, cela signifie un nouveau centre de travail avec plusieurs centaines d’employés à la périphérie du village. Pour le canton de Berne, cela signifie la fin d’une longue restructuration administrative. Et pour le secteur suisse de la construction, le projet est exemplaire d’une tendance qui prendra de l’ampleur en 2026. Des bâtiments publics en bois, construits pour la prochaine génération.

  • 11. Mai où la Suisse franchit ses frontières

    11. Mai où la Suisse franchit ses frontières

    Depuis le premier relevé de l’empreinte écologique en 1961, l’Overshoot Day suisse s’est avancé de plus de sept mois, passant de fin décembre à mi-mai. Si l’ensemble de la population mondiale vivait comme la Suisse, il faudrait les ressources de 2,8 Terres en 2026. L’empreinte écologique de la Suisse est de 4,15 hectares globaux par personne, la biocapacité disponible est d’à peine 1,48 hectare. L’écart se creuse.

    Le logement, un moteur sous-estimé
    Le logement est l’un des plus forts moteurs de l’empreinte écologique suisse, avec la mobilité, l’alimentation et les biens importés. Entre 1990 et 2021, la surface habitable en Suisse a augmenté de 54 pour cent, alors que la population n’a augmenté que de 31 pour cent. Dans ce contexte, les changements de comportement individuels ne peuvent générer qu’environ 20 pour cent des économies. Les grands leviers se trouvent ailleurs.

    Les bâtiments comme entrepôts de matières premières
    Le secteur du bâtiment est à l’origine de plus de 40 pour cent des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Outre l’énergie d’exploitation (chauffage, refroidissement, électricité), c’est surtout l’énergie grise qui détermine la taille réelle de l’empreinte d’un bâtiment. Elle comprend l’ensemble de l’énergie, de l’extraction des matières premières à la démolition en passant par la transformation. Tant que la démolition sera moins chère que le recyclage, le potentiel de l’économie circulaire restera inexploité.

    La réglementation se resserre
    Le cadre législatif se densifie. La loi sur le climat et l’innovation est en vigueur depuis janvier 2025 et crée des incitations à la promotion du remplacement des systèmes de chauffage fossiles et des mesures d’efficacité énergétique. Les MoPEC 2025, adoptés en août 2025, définissent pour la première fois des valeurs limites pour l’énergie grise dans les nouvelles constructions et augmentent les exigences pour le photovoltaïque et les systèmes de chauffage renouvelables. Ils ne seront toutefois contraignants que lorsque les cantons les intégreront dans leurs lois sur l’énergie.

    Un changement de système plutôt qu’une politique symbolique
    Le message de l’Overshoot Day est clair, les petites adaptations ne suffisent pas. Ce qu’il faut, ce sont des solutions évolutives dans les domaines de l’énergie, de la mobilité, de la gestion des matériaux et du développement des sites. Le secteur de la construction et de l’immobilier, en tant que secteur transversal, peut avoir un impact dans tous ces domaines si les données sont saisies avec précision, les matériaux documentés et les processus circulaires standardisés. Les bâtiments comme entrepôts de matières premières plutôt que comme fournisseurs de décharges, telle est la direction à prendre.

  • Le bois suisse doit devenir obligatoire

    Le bois suisse doit devenir obligatoire

    Les forêts suisses produisent chaque année 10,4 millions de mètres cubes de bois, dont 5 millions seulement sont consommés. Mais au total, 10 millions de mètres cubes de bois finissent sur les chantiers suisses. Le reste provient de l’étranger, car il est nettement moins cher. Un potentiel de ressources qui reste en friche alors que la demande existe.

    Ce que demande le Conseil national
    Le conseiller national Daniel Ruch (PLR/VD), entrepreneur forestier vaudois de profession, a déposé une motion visant à modifier la loi sur les forêts. A l’avenir, du bois suisse devrait être utilisé dans les constructions subventionnées par des fonds fédéraux, sans que cela n’entraîne de coûts supplémentaires pour les maîtres d’ouvrage. Le Conseil national a accepté la motion, la balle est maintenant dans le camp du Conseil des Etats.

    Le Conseil fédéral freine
    Le conseiller fédéral Martin Pfister, qui représentait le ministre de l’environnement Albert Rösti, convalescent, lors des débats, s’est opposé à un subventionnement direct. La Confédération encourage déjà le bois durable dans ses propres constructions et installations. Il existe une base légale à cet effet depuis la révision de la loi sur les forêts de 2017. Compte tenu des finances fédérales tendues, il n’y a pas de marge de manœuvre pour de nouvelles subventions, et il faut éviter les distorsions de concurrence.

    Pas de nouveau thème, mais une nouvelle pression
    En 2021 déjà, le Conseil national avait adopté une motion similaire sur la chaîne de création de valeur complète de l’économie du bois par 151 voix contre 29, également contre la volonté du Conseil fédéral. Certains cantons comme Thurgovie et Zoug ont déjà intégré la promotion du bois dans leur législation au niveau cantonal. La pression pour agir s’accroît.

    Les enjeux
    Le bois est le seul matériau de construction entièrement renouvelable de Suisse. En l’utilisant de manière conséquente, on renforce la création de valeur régionale, on réduit les émissions dues au transport et on protège la forêt du vieillissement. Que le Conseil des Etats soutienne ou freine la motion, cela déterminera si cette logique sera enfin ancrée dans la loi.

  • Zurich regroupe la promotion économique dans une loi

    Zurich regroupe la promotion économique dans une loi

    Le chemin a été long. La direction de l’économie publique a développé la base légale depuis 2020, la consultation a eu lieu en 2022, et en automne 2025, le Grand Conseil a approuvé la loi par 114 voix contre 59. Le 30 avril 2026, le Conseil d’État met en vigueur la loi sur la promotion économique et l’allègement des entreprises au 1er juillet 2026. Ce qui était auparavant au coup par coup a désormais une patrie légale claire.

    Ce que la loi regroupe
    La loi regroupe sous un même toit six domaines de tâches essentiels : le développement du site, le renforcement de la capacité d’innovation, l’entretien des entreprises implantées, l’implantation de nouvelles entreprises, la promotion du site et les relations économiques extérieures. Parallèlement, l’ancienne loi sur l’allégement administratif est abrogée et entièrement intégrée. C’est la fin d’une course à double sens entre deux réglementations distinctes.

    La pression qui se cache derrière
    La pénurie d’énergie, le manque de personnel qualifié, l’impôt minimum de l’OCDE et les relations non clarifiées avec l’UE mettent la place économique zurichoise sous pression. Une promotion économique ancrée dans la loi doit augmenter la capacité de réaction du canton et garantir que les mesures puissent être mises en œuvre rapidement et de manière ciblée. La loi contient également une base permettant au canton de participer rapidement à des programmes fédéraux de soutien en cas de crise.

    L’allègement des entreprises comme pièce maîtresse
    L’actuel service de coordination est revalorisé en service spécialisé dans l’allègement des entreprises. A l’avenir, il examinera systématiquement toutes les lois et ordonnances cantonales, nouvelles ou modifiées, sous l’angle de leur impact sur les entreprises. L’analyse d’impact de la réglementation a un objectif clair : des réglementations favorables aux entreprises et une exécution numérique qui permet d’économiser du temps et des efforts.

    Zurich comme modèle
    Zurich se positionne ainsi comme un canton qui ne laisse pas la compétitivité économique au hasard. La directrice de l’économie publique Carmen Walker Späh a fortement influencé la loi, c’est l’un des derniers grands projets de ses douze années de mandat. Le coup d’envoi sera donné le 1er juillet 2026, au moment où Walker Späh effectuera déjà son année de présidence du gouvernement.

  • L’espace économique du Tessin entre énergie, logement et investissements

    L’espace économique du Tessin entre énergie, logement et investissements

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    Lors de la 108e immoTable Ticino à Savosa, des représentants du secteur immobilier, de l’énergie, de la planification et de l’investissement ont discuté de l’avenir de l’espace économique du Tessin. L’accent n’a pas été mis sur des projets individuels, mais sur la question fondamentale de savoir comment le Tessin peut continuer à se développer en tant que site économique et immobilier moderne.

    La discussion a clairement montré que le Tessin est aujourd’hui bien plus qu’une région de vacances et de résidences secondaires. Une qualité de vie élevée, une situation stratégique et des potentiels de développement passionnants côtoient des défis en matière de procédures, de logement, de mobilité et de coopération régionale.

    Roberto Fantoni de Volta RE a montré à quel point le marché de l’énergie a changé. Alors que les tarifs de rachat de l’électricité photovoltaïque ont massivement baissé ces dernières années, de nouveaux modèles pour les propriétaires immobiliers, les communes et les projets de développement de sites voient le jour avec les communautés énergétiques, les regroupements virtuels et les communautés électriques locales. Les nouveaux modèles de CLE à partir de 2026 pourraient notamment modifier durablement le marché immobilier. Parallèlement, il est apparu clairement que les propriétaires et les administrations recherchent de plus en plus des solutions qui permettent de réduire les coûts énergétiques, de revaloriser les bâtiments sur le plan énergétique et de simplifier les investissements.

    Monique Bosco-von Allmen de la CASSI a placé la question du logement au centre des débats. Elle a mis en évidence le fait que le Tessin est très en retard dans le domaine de la construction de logements d’utilité publique par rapport à l’ensemble de la Suisse et que la discussion sur les logements abordables, l’évolution démographique et les formes d’habitat durable prend une importance urgente. La gentrification, la hausse des loyers, le faible taux de logements d’utilité publique ainsi que la question de savoir comment la politique, les communes et les acteurs privés peuvent promouvoir ensemble de nouveaux modèles de logement ont notamment été abordés. Parallèlement, il a été souligné que le logement était bien plus qu’un simple toit, mais qu’il était étroitement lié à l’équilibre social, au dialogue entre les générations et à la qualité de vie.

    Manuel Gamper de Leading Investors a montré le Tessin du point de vue des investisseurs nationaux et internationaux. Le Tessin reste attractif, mais se trouve dans un environnement de marché plus exigeant, qui demande nettement plus de professionnalisme, de compétence en matière de données et de réflexion stratégique. La prévisibilité, la rapidité, des volumes plus importants et un écosystème professionnel tout au long de la chaîne de création de valeur immobilière sont particulièrement importants. Parallèlement, il est apparu clairement que le Tessin, malgré la taille limitée de son marché, dispose de rendements intéressants et d’un potentiel de développement considérable si les projets sont de grande qualité, flexibles et orientés sur le long terme.

    L’avenir de l’espace économique du Ticino ne se décide pas uniquement sur des projets de construction ou des investissements isolés, mais sur la coopération, la qualité, l’innovation et la capacité à penser ensemble le développement économique, l’énergie, la mobilité et le logement.

    La prochaine immoTable aura lieu le 18 juin 2026 au StartUp Space à Schlieren.

  • Repenser la construction, Fribourg cherche des pionniers

    Repenser la construction, Fribourg cherche des pionniers

    A partir de 2029, de nouvelles valeurs limites pour les émissions de gaz à effet de serre et des directives sur l’énergie grise dans la construction seront applicables en Suisse. Fixées par la révision des modèles de prescriptions des cantons dans le domaine de l’énergie. La pression sur le secteur de la construction augmente. Si l’on n’investit pas aujourd’hui dans de nouveaux processus et matériaux, on risque demain de devoir procéder à des adaptations coûteuses sous la pression du temps. Le canton de Fribourg l’a reconnu et agit en amont. Dès 2023, il a adopté une feuille de route sur l’économie circulaire qui fait des changements structurels dans la construction une priorité.

    Innovation tout au long de la chaîne de valeur
    Le thème de l’appel à projets de cette année est « Repenser la construction, vers des systèmes circulaires et éco-conçus ». Sont recherchés des projets qui réduisent l’empreinte écologique des bâtiments dès la phase de conception, grâce à des matériaux biosourcés locaux, des systèmes de construction déconstructibles ou des outils numériques de suivi des matériaux. La Charte suisse de la construction circulaire, soutenue par douze organisations leaders du secteur de la construction et de l’immobilier, formule clairement l’objectif : « D’ici 2030, la part des matières premières primaires non renouvelables doit être réduite à 50 pour cent de la masse totale »

    La collaboration comme condition
    Les combattants solitaires n’ont ici aucune chance. Chaque projet soumis doit réunir au moins trois entreprises, dont la majorité doit avoir son siège dans le canton de Fribourg. Des partenaires académiques comme l’Ecole d’ingénieurs et d’architectes EIA-FR peuvent être consultés afin d’assurer le transfert de connaissances et la reproductibilité des solutions. Nicolas Huet d’INNOSQUARE souligne que pour relever les défis de la circularité, l’innovation doit être partagée.

    Financement avec responsabilité propre
    Le financement NPR couvre au maximum 65 pour cent du budget total, le reste étant à la charge des entreprises participantes, 10 pour cent en espèces et 25 pour cent sous forme de contribution propre. Cette structure n’est pas un obstacle, c’est un programme. Elle garantit que seuls les projets que les entreprises soutiennent réellement sont soumis. Alain Lunghi, directeur adjoint de la WIF, considère l’anticipation comme une clé décisive de la compétitivité des entreprises fribourgeoises.

    Déposer maintenant
    Les projets peuvent être déposés individuellement ou en consortium via www.promfr.ch/de/nrp. L’appel est porté par la Promotion économique WIF, la Chambre de commerce et d’industrie Fribourg, l’EIA-FR ainsi que la plateforme d’innovation INNOSQUARE. Le délai est fixé au 9 septembre 2026. Ceux qui considèrent le tournant de la construction comme une opportunité ont encore le temps d’agir.

  • Qui bloque paie

    Qui bloque paie

    La majorité des procédures de permis de construire en Suisse se déroulent dans des délais raisonnables. Mais il y a des dérapages qui ont des conséquences graves. Les oppositions et les recours peuvent bloquer des projets pendant des années, voire les empêcher complètement. Aujourd’hui, même les personnes qui ne sont pas directement concernées par un projet peuvent faire opposition, par exemple parce que la couleur de la façade prévue par le voisin ne leur plaît pas. C’est l’un des points faibles structurels auquel le Conseil fédéral s’attaque maintenant.

    La construction de logements devient un objectif d’État
    Le levier le plus puissant du paquet de réformes se trouve dans la loi sur l’aménagement du territoire. La construction de logements dans le cadre du développement de l’urbanisation vers l’intérieur doit y être inscrite comme intérêt national. Cela semble technique, mais a des effets concrets. Lors de la pesée des intérêts, la construction de logements aurait plus de poids que la protection des sites ou des monuments. Les projets qui échouent aujourd’hui en raison d’intérêts de protection locaux auraient ainsi de meilleures chances de se réaliser.

    Oppositions avec conséquences
    Celui qui fait opposition de manière abusive, c’est-à-dire dans le seul but de retarder un projet, devrait à l’avenir supporter les frais de procédure. Le Conseil fédéral examine la possibilité d’obliger légalement les cantons à mettre de tels frais à la charge des opposants. Parallèlement, la légitimité des particuliers à recourir devant le Tribunal fédéral devrait être limitée. En revanche, le Conseil fédéral rejette les frais forfaitaires pour les oppositions rejetées. L’accès à la protection juridique ne doit pas dépendre du porte-monnaie.

    Les limites de la Confédération
    Malgré la volonté politique, les possibilités d’intervention de la Confédération sont limitées. Les procédures d’autorisation de construire relèvent de la souveraineté des cantons. La Confédération ne peut pas prescrire de délais contraignants pour les procédures cantonales ou l’obligation d’introduire des processus d’autorisation numériques. Elle recommande aux cantons d’introduire de telles mesures sous leur propre responsabilité, car il est prouvé qu’elles ont un effet accélérateur à long terme. L’association sectorielle Bauenschweiz soutient cette orientation et demande des processus allégés tout en garantissant une qualité de planification élevée.

    Consultation
    Le rapport de réforme répond à cinq postulats du Conseil national et du Conseil des États et fait partie du plan d’action de la Confédération contre la pénurie de logements. Le DETEC est maintenant chargé d’élaborer un projet de consultation d’ici fin 2026. Des années devraient encore s’écouler avant que des modifications législatives concrètes n’entrent en vigueur.

  • Zurich se réinvente

    Zurich se réinvente

    La conseillère d’Etat Carmen Walker Späh l’a dit ouvertement, de nombreuses bonnes idées ne parviennent jamais à être commercialisées. Ce n’est pas la créativité qui manque, mais le bon soutien au bon moment. C’est pourquoi le canton de Zurich a franchi le pas cette année et s’est associé au programme international « MIT REAP ». L’objectif est d’orienter le financement de manière plus ciblée, de mettre en réseau plus étroitement les acteurs et de promouvoir systématiquement le changement d’échelle. Car Zurich s’est déjà établie comme un hotspot dans les domaines de l’IA, de la robotique, des sciences de la vie et de la nouvelle économie spatiale. Il s’agit maintenant d’assurer cette avance.

    Sans les gens, rien ne va plus
    Markus Müller, co-directeur de la promotion économique, a résumé la situation en citant l’entrepreneur en technologie médicale Andy Rihs : « Ohni Lüt gaht nüt » Le capital seul ne construit pas l’avenir. Ce qui fait la force de Zurich, c’est sa capacité à associer de nouvelles idées au bon savoir-faire et aux capacités adéquates. Zurich doit jouer un rôle de leader dans la nouvelle économie de l’espace. Car selon Müller, l’innovation est ce qui transforme un « bon » en « leader » à long terme.

    On ne pense pas l’avenir tout seul
    La futurologue Martina Kühne a donné trois impulsions aux invités. Penser plus loin que demain, développer des images d’avenir au pluriel et construire l’avenir ensemble. Chaque image d’avenir est comme un appareil de gymnastique sur lequel on peut se défouler intellectuellement. Celui qui le fait peut développer des idées pour un avenir possible et souhaitable. Car l’avenir, selon Kühne, n’arrive pas tout seul.

    La collaboration comme catalyseur
    La spin-off de l’ETH Sevensense montre comment cette théorie se traduit dans la pratique. en 2021, la jeune start-up a convaincu ABB avec sa technologie de vision 3D pour robots autonomes. Aujourd’hui, près de 80% des robots autonomes vendus par ABB proviennent de Sevensense. Une preuve de l’efficacité de l’interaction entre un capital établi et un esprit inventif frais.

    Des organes dans l’espace, des muscles en laboratoire
    « Prometheus Life Technologies » est encore plus audacieuse. La start-up utilise l’apesanteur dans l’espace pour faire pousser des organes en trois dimensions. Cela a été rendu possible par un programme de vol parabolique dans le parc d’innovation, en étroite collaboration avec le Center for Space and Aviation de l’université de Zurich. Muvon, qui travaille en collaboration avec la ZHAW sur une méthode automatisée de régénération musculaire à l’aide de cellules autologues, n’est pas moins ambitieux. Si elle parvient à passer à l’échelle, elle pourrait permettre de traiter l’incontinence d’effort, qui touche une part importante des femmes de plus de 40 ans en Europe.

    Une plate-forme qui innove elle-même
    Samuel Mösle, co-directeur de la promotion économique, a tracé une ligne claire lors de la discussion finale. Les trois start-ups présentées évoluent aux frontières de l’avenir imaginable. La plateforme d’innovation sera à l’avenir plus interactive et plus connectée avec le soutien de l’intelligence artificielle. Après cinq ans, l’initiative est arrivée à la fin de sa propre phase de démarrage. La conclusion de Samuel Mösle est précise : « Il n’y a pas que de l’innovation sur le site, il y a aussi de l’innovation dedans »

  • 300 logements sont remis en état – personne ne doit déménager

    300 logements sont remis en état – personne ne doit déménager

    Construit en trois étapes entre 1974 et 1990, l’ »Untere Bühl » marque jusqu’à aujourd’hui l’ancien centre d’Oberwinterthur. Le site est considéré comme digne de protection, certains bâtiments se trouvent encore en grande partie dans leur état d’origine. Une partie d’entre eux a déjà été rénovée en 2015, les autres sont en train de rattraper cette étape. La demande de permis de construire a été approuvée, le début des travaux est prévu pour début 2027.

    Personne ne doit quitter le terrain
    Ce qui caractérise le projet, c’est sa cohérence sociale. En tant que gestionnaire d’actifs de la fondation de placement AXA, BNP Paribas a conçu la rénovation dès le départ de manière à ce que tous les locataires puissent rester dans leur logement. Les locataires ont été impliqués très tôt, avec des ateliers sur l’espace extérieur et l’aménagement inclus. « Nos locataires font partie intégrante de la cité depuis des années », explique Pascal Messmer, Asset Manager chez BNP Paribas. Cette attitude se retrouve dans l’ensemble du projet.

    Des extensions qui ne s’imposent pas
    Pour l’extension, AXA fait appel aux architectes bernath widmer, qui sont sortis vainqueurs d’une planification test coopérative. Les annexes et les nouveaux bâtiments sont majoritairement construits en bois et reprennent délibérément le caractère des bâtiments existants. Environ 80 appartements de 1 à 3 pièces sans seuil seront créés. Un complément aux appartements existants, aujourd’hui majoritairement grands. Des ateliers d’habitation, des espaces communs et une surface commerciale sont prévus au rez-de-chaussée.

    Le parc reste et devient plus vivant
    L’espace extérieur semblable à un parc avec des jardins communautaires, des aires de jeux et le jardin d’enfants de 1977 est conservé. Le bureau d’architecture paysagère ghiggi paesaggi reprend le concept d’espace libre initial de Fred Eicher et le développe. De nouvelles plantations et des toitures végétalisées renforcent la biodiversité et créent un habitat pour les petits animaux et les insectes. Une végétalisation partielle est prévue sur les toits des nouveaux bâtiments. Le pavillon central sera à l’avenir utilisé par le public, par exemple comme crèche.

    Par étapes vers l’avenir
    La mise en œuvre se fera par étapes jusqu’en 2028 probablement. Son objectif est un portefeuille immobilier avec zéro émission nette d’ici 2050. Winterthour ne gagne pas seulement un parc immobilier rénové, mais aussi 80 nouveaux logements dans un quartier qui a grandi et qui sait qui il est.

  • Décarbonisation à grande échelle grâce au développement du chauffage urbain à Zurich

    Décarbonisation à grande échelle grâce au développement du chauffage urbain à Zurich

    La ville de Zurich veut réduire ses émissions nettes de CO2 à zéro d’ici 2040. Pour atteindre cet objectif, les réseaux thermiques et un réseau de chauffage urbain doivent être considérablement développés. Comme l’indique un communiqué, le conseil municipal propose aux électeurs un nouveau crédit-cadre de 2,26 milliards de francs. Ce crédit intègre les moyens des crédits déjà décidés en 2021 et 2022, à hauteur de 330 millions de francs et 573 millions de francs.

    Les nouveaux crédits doivent tenir compte à la fois de l’augmentation des besoins financiers pour l’extension des réseaux thermiques et de leur degré d’écologisation. Actuellement, 70 pour cent de l’énergie des réseaux existants est produite sans utiliser de combustibles fossiles, l’objectif étant d’atteindre 100 pour cent.

    « Nous voulons doubler la partie de la ville alimentée par le chauffage urbain d’ici 2040 pour atteindre environ 60 pour cent de la zone d’habitation. Il s’agit d’un projet intergénérationnel qui implique un développement important des infrastructures. Cela nécessite de gros investissements », explique le conseiller municipal Michael Baumer, chef du département des services industriels, cité dans le communiqué.

    L’ensemble du projet de réorganisation de l’approvisionnement en chaleur de la ville, y compris le regroupement de tous les réseaux thermiques sur le territoire de la ville, doit être réalisé sous l’égide de la centrale électrique de la ville de Zurich(ewz).

  • De nouvelles brochures encouragent l’utilisation du bois bernois

    De nouvelles brochures encouragent l’utilisation du bois bernois

    La plate-forme cantonale de l’économie bernoise de la forêt et du bois, Lignum Holzwirtschaft Bern, a pour objectif de sensibiliser à la forêt et de promouvoir la demande de bois indigène. Afin de permettre aux autorités et aux administrations d’exploiter durablement la forêt, l’association des propriétaires forestiers bernois, l’Association des scieries bernoises, Holzbau Schweiz section Berne et Oberland bernois, l’Association des maîtres menuisiers Berne et Oberland bernois et Energie-bois canton de Berne ont publié une série de brochures sous le titre « Wald und Holz Kompass ». Ces documents pratiques ont été élaborés avec le soutien de la Wyss Academy for Nature, informe Lignum Holzwirtschaft Bern dans un communiqué.

    La série « Wald und Holz Kompass » est divisée en une brochure générale et trois brochures thématiques. La brochure générale s’intitule « Wald und Holz Kompass für Berner Regionen ». Les trois brochures thématiques traitent du bois régional dans les bâtiments publics, des structures efficaces de l’économie forestière et des incitations financières pour garantir certains services forestiers. Toutes les brochures peuvent être téléchargées sur le site lignumbern.ch/wald-holz-kompass/.

    Le mandat pour Lignum Holzwirtschaft Bern est géré par Volkswirtschaft Berner Oberland.

  • Bientôt, on vivra là où les autres se garent

    Bientôt, on vivra là où les autres se garent

    Christoph Schoop n’a pas eu à chercher bien loin. L’investisseur immobilier de Baden a regardé par la fenêtre de son bureau la zone industrielle de Dättwil et a reconnu l’évidence, d’immenses toits plats, entièrement inutilisés. Sur le toit du passage de l’usine au 208 de la Mellingerstrasse, où McDonald’s, Spar et une boulangerie assurent aujourd’hui le quotidien, huit maisons dites « Wikkel » devraient voir le jour à partir du printemps 2027.

    Un nouveau monde sur le toit
    Originaire d’Amsterdam, le concept Wikkelhouse débarque en Suisse. Il s’agit d’unités d’habitation en bois compactes, livrées par camion et prêtes à être installées avec un minimum d’efforts. Chaque unité offre 30 à 35 mètres carrés, une terrasse privée et des hauteurs de plafond allant jusqu’à 3,5 mètres. L’architecte Andreas Zehnder, qui a conçu le projet pour Baden, formule clairement la valeur ajoutée. Au lieu de rajouter un étage supplémentaire, un univers d’habitation autonome est créé sur le toit.

    Bois suisse, usine uranaise
    Les maisons ne sont pas produites sur le chantier, mais dans une usine propre à Flüelen UR, sur les rives du lac des Quatre-Cantons. La matière première est du bois suisse issu d’une exploitation forestière durable. Schoop est cofondateur et promoteur de Wikkelhouse Suisse et fait avancer le concept en tant que modèle d’économie circulaire. Une unité coûte à partir de CHF 200’000 départ usine ; le transport et le montage sont en sus.

    Bon marché, ensoleillé, connecté
    Pour Baden, les loyers devraient rester bas. Une liste d’attente existe déjà, les demandes sont venues « de tous les côtés », selon Schoop, y compris de personnes intéressées en âge AVS. Et bien que la zone industrielle ne soit pas considérée comme un quartier résidentiel, le toit convainc par son ensoleillement toute la journée et sa desserte directe par les transports publics. Le bâtiment se charge lui-même de la protection contre le bruit.

    Pilote avec potentiel de mise à l’échelle
    Le projet de Dättwil est explicitement conçu comme un projet pilote. Rien que dans la zone industrielle, Schoop voit de la place pour 50 à 70 maisons Wikkel. Actuellement, la ville de Baden examine la possibilité d’obtenir un permis de construire. Si tout se déroule comme prévu, les premiers habitants emménageront au printemps 2027. Ce qui ressemble aujourd’hui à une curiosité pourrait faire école demain.

  • Densifié, interconnecté, agréable à vivre

    Densifié, interconnecté, agréable à vivre

    La Suisse compte aujourd’hui plus de 9 millions d’habitants et la population continue de croître. La pression sur le marché du logement augmente, tandis que la construction en dehors des zones à bâtir existantes est fortement limitée depuis la révision de la LAT de 2013. Les villes et les communes doivent se développer vers l’intérieur. Pourtant, selon Dita Leyh, professeur de développement urbain à l’OST, il existe mathématiquement suffisamment de réserves d’espace. Les quartiers de maisons individuelles à proximité des gares, les friches industrielles ou les zones ferroviaires inutilisées offrent un grand potentiel. Une deuxième révision de la LAT renforce encore les exigences.

    Densifier là où les TP sont forts
    Le développement vers l’intérieur est particulièrement judicieux aux nœuds de TP. « C’est précisément aux nœuds de transports publics que la densification interne est particulièrement judicieuse », explique Dita Leyh. En effet, la connexion optimale au réseau de bus et de trains permet de créer plus d’espace de vie et d’habitat, mais pas automatiquement plus de trafic. Une autre clé réside dans la réorganisation du trafic de stationnement. Des garages collectifs en bordure du quartier regroupent le trafic automobile, l’intérieur du quartier reste en grande partie sans voitures et gagne ainsi de l’espace libre pour l’homme et la nature. « Plus on densifie les constructions, plus il faut créer d’espaces libres dans la foulée », explique Leyh.

    Un mélange d’utilisations comme critère de qualité
    La densification est bien plus qu’un simple empilement de logements. Un mélange d’usages variés, de la boulangerie aux espaces verts en passant par les restaurants, anime les quartiers et crée de la valeur ajoutée. Pour que cette valeur ajoutée soit créée, il faut une planification interdisciplinaire de qualité. L’urbanisme, la planification des transports et la planification des espaces libres doivent s’asseoir ensemble à la table dès le début, souligne Leyh. Le Projet de territoire Suisse 2050 actualisé, adopté par le Conseil fédéral en mars 2026, confirme cette orientation et mise sur la coopération régionale, la qualité du paysage et la mobilité respectueuse du climat.

  • 270 raisons de choisir Stans

    270 raisons de choisir Stans

    La société de construction de logements d’utilité publique Logis Suisse SA prévoit de construire un nouveau lotissement à l’ouest de Stans. Sur un terrain de 12’700 m² que la société a déjà acquis en 2015, environ 270 logements à loyer modéré, environ 1’000 m² de surface commerciale ainsi que deux espaces communs seront construits d’ici 2032. Le mandat d’étude, auquel sept équipes de planificateurs généraux ont participé en 2025, a été remporté par Studio Sintzel de Zurich et Uniola AG.

    Deux maisons, huit cours
    Le projet, désigné en interne comme « Acht Höfe für Stans », s’appuie sur deux bâtiments de sept étages. Malgré leur volume, ils apparaissent à l’extérieur comme des maisons ponctuelles disposées de manière lâche. Les éléments de tête se réfèrent aux bâtiments existants et structurent les façades des rues avec des zones de jardin. Des cours ouvertes avec des passages structurent l’espace extérieur et offrent des vues sur les montagnes environnantes. Un contrepoids de qualité à la situation autoroutière voisine. Un ancien bâtiment existant au centre du quartier est conservé et servira à l’avenir de point de rencontre social.

    Quartier mixte avec des trajets courts
    Le site se trouve en face du centre commercial Länderpark, le long d’une route à plusieurs voies et à proximité immédiate de l’autoroute. Des pistes cyclables et des chemins piétonniers doivent néanmoins bien relier le nouveau quartier à Stans et Stansstad. Avec 0,8 place de stationnement par logement, Logis Suisse se situe en dessous des standards habituels, un engagement clair en faveur de la mobilité durable. Le mélange de logements va des appartements compacts de 1,5 pièce pour les célibataires et les personnes âgées aux vastes appartements de 5,5 pièces pour les familles et les communautés d’habitation. Au rez-de-chaussée, des appartements-ateliers, des structures d’accueil et des surfaces commerciales animent le quartier.

    Construit en ménageant les ressources
    Le maître d’ouvrage s’est fixé comme objectif un projet exemplaire en matière d’écologie, d’espace social et de rentabilité. La structure porteuse est conçue de manière à économiser les matériaux, les plans sont compacts et une installation photovoltaïque sur les toits couvre une grande partie des besoins en électricité sur place. Un parking souterrain d’un étage minimise l’excavation du sol. Le début de la construction est prévu pour 2030, l’achèvement pour 2032.

  • Quand les monuments historiques font leurs valises

    Quand les monuments historiques font leurs valises

    Sur un terrain de 6500 mètres carrés situé au nord du bâtiment historique de la gare, deux immeubles d’habitation comprenant 57 appartements de 2,5 à 5,5 pièces seront construits. Des surfaces commerciales et gastronomiques sont prévues au rez-de-chaussée, ainsi qu’un petit bâtiment commercial et un parking souterrain avec 59 places de stationnement pour voitures et 92 places pour vélos. Un espace libre semblable à un parc avec une aire de jeux sera créé entre les deux maisons.

    Moins nombreux, mais socialement
    Le projet est devenu plus petit. A l’origine, les CFF prévoyaient quatre bâtiments avec 90 logements, dont un tiers à prix modérés. Le poste d’aiguillage situé à côté du bâtiment de la gare doit cependant rester en place, ce qui entraîne la suppression d’un bâtiment entier. Sur les 57 logements restants, 20 seront proposés à des prix avantageux. Cela correspond à 35 pour cent et est même légèrement supérieur au quota initial.

    La dernière halle aux marchandises de Suisse
    Ce qui exige la construction de logements exige de la place. Quatre bâtiments existants doivent disparaître, dont la halle aux marchandises de 1928, conçue par Meinrad Lorenz, alors architecte en chef des CFF, l’un des quatre seuls bâtiments de ce type en Suisse. Après la démolition de la remise identique de Heerbrugg, celle de Wollishofen est le dernier exemplaire de ce type conservé. Il est inscrit à l’inventaire cantonal des monuments historiques.

    Une construction en bois fait ses valises
    La halle aux marchandises ne va pas disparaître pour autant. Elle sera démontée en pièces détachées, remise en état dans les règles de l’art et reconstruite par l’association des chemins de fer à vapeur de l’Oberland zurichois à Bauma, sur la Töss. Elle y sera ouverte au public et aura une fonction muséale dans le cadre du projet « Depotareal Bauma 2020 ». Les documents d’autorisation pour le démantèlement sont déjà en grande partie disponibles.

    L’histoire se répète
    Ce déménagement n’est pas le premier dans l’histoire de la gare de Wollishofen. Le bâtiment actuel de la gare était autrefois le premier bâtiment de gare de la ville de Zoug, construit en 1864 et déplacé pierre par pierre en 1897 au bord du lac de Zurich. Ce qui, au 19e siècle, était imposé par la rareté des matériaux de construction devient aujourd’hui un acte délibéré de préservation. Wollishofen écrit ainsi un nouveau chapitre d’une histoire architecturale peu commune.

  • Zurich teste l’IA dans la procédure d’autorisation de construire

    Zurich teste l’IA dans la procédure d’autorisation de construire

    Le canton de Zurich oblige toutes les communes à utiliser la plateforme eBaugesucheZH à partir d’avril 2027. La base de la numérisation est ainsi posée, mais ce n’est que la base. Le traitement du contenu des demandes continue de se faire dans différents systèmes, selon la commune ou le canton. Ce paysage de systèmes qui s’est développé historiquement entraîne des ruptures de médias, des cycles de coordination manuels et des incohérences de données.

    Ce que montre l’étude de la FHNW
    La direction des travaux publics a chargé l’Institut de la construction numérique de la FHNW de réaliser une étude de potentiel tout au long de la chaîne de processus. quinze champs d’action ont été identifiés, de la première information numérique à la réception des travaux. Le plus grand potentiel à court terme se situe au tout début. Des chatbots pour le premier conseil, un accompagnement structuré de la saisie et des contrôles préalables automatisés pourraient immédiatement améliorer la qualité des demandes déposées et réduire considérablement les demandes de précisions. De nombreuses améliorations peuvent déjà être obtenues avec des systèmes basés sur des règles, sans IA générative.

    Prototype avec la ville de Kloten
    Le sandbox d’innovation pour l’IA de l’Office de l’économie a testé un contrôle préalable basé sur l’IA pour la procédure de déclaration, en collaboration avec des partenaires pratiques et technologiques, dont la ville de Kloten. Pour les projets simples tels que les installations solaires ou les pompes à chaleur, un système basé sur des règles clarifie automatiquement l’admissibilité et le choix de la procédure, une IA vérifie ensuite l’exhaustivité et la qualité des données saisies. 3336 tests ont été évalués. Les résultats sont encourageants, même si l’interprétation fiable de plans complexes reste un défi à relever.

    L’homme reste responsable
    Les deux études s’accordent à dire qu’une automatisation complète n’est actuellement pas réaliste. Lorsque les logiques de décision sont clairement définies, les systèmes basés sur des règles sont préférables à l’IA générative. La souveraineté décisionnelle des autorités reste du ressort de l’homme. Les questions juridiques concernant la protection des données, la responsabilité, la transparence et les plans de construction protégés par des droits d’auteur comme matériel d’entraînement à l’IA doivent être examinées de manière approfondie avant toute mise en œuvre.

    Les résultats sont maintenant intégrés dans le développement de eBaugesucheZH. Certaines applications doivent être testées dans des communes pilotes. Zurich montre ainsi comment une utilisation soigneuse et progressive de l’IA peut fonctionner dans un domaine administratif complexe.

  • Bière, béton et habitat – Baden s’appuie sur son histoire

    Bière, béton et habitat – Baden s’appuie sur son histoire

    Quatre nouveaux bâtiments, répartis sur deux parcelles, seront construits directement près de la gare de Baden sur une surface d’environ 8’000 mètres carrés. L’îlot A est placé sous la responsabilité de Frei Architekten AG d’Aarau, l’îlot B sous celle du célèbre Harry Gugger Studio de Bâle. Le volume est considérable, 81’888 mètres cubes construits, 22’914 mètres carrés de surface utile, environ 64,5 millions de francs d’investissement. L’entrepreneur général est la société Gross AG de Brugg.

    Habiter là où le malt fumait autrefois
    136 appartements à louer de 1,5 à 4,5 pièces seront construits au cœur de la ville. Au rez-de-chaussée, des surfaces de vente au détail et de restauration d’une superficie totale de 2268 mètres carrés caractérisent le quartier. Dans la cour intérieure, un Biergarten d’environ 900 mètres carrés invite à la détente. La devise du maître d’ouvrage, la brasserie H. Müller AG en quatrième génération, résume bien la situation : « brasser – habiter – savourer ».

    L’histoire reste visible
    Tout ne cède pas sa place à la nouvelle construction. La salle des chaudières, la salle de brassage et le silo à malt seront conservés comme témoins architecturaux d’une histoire de la brasserie qui a commencé en 1897. La bière Müllerbräu elle-même est aujourd’hui produite par la brasserie Falken de Schaffhouse. Le site continue cependant d’abriter une brasserie spécialisée. Le passé du lieu reste ainsi non seulement visible, mais aussi vivable.

    Calendrier et commercialisation
    Le permis de construire date d’octobre 2023, la démolition a commencé en avril 2024. Depuis quelques jours, les façades des nouveaux immeubles sont visibles pour la première fois. Une étape importante pour le projet. Le début de la commercialisation des appartements est prévu pour l’été 2026, la première occupation pour juin 2027.

  • Laufenburg construit des moulins à vent à la gare

    Laufenburg construit des moulins à vent à la gare

    Le site Schützegärte se trouve à un endroit délicat du point de vue urbanistique. Trois rues l’entourent et des typologies de construction datant de différentes décennies s’y côtoient. C’est précisément ce chaos qui est le sujet. AWW Architekten AG fait du « contraire et du bilatéral » la base de son concept. L’architecture naît de la tension du lieu et non pas contre lui.

    Décalé, tourné, ancré
    Deux corps de bâtiments identiques de quatre étages forment l’ensemble. Ils ne sont pas parallèles, mais décalés et tournés l’un par rapport à l’autre sur un terrain légèrement en pente. Ce positionnement n’est pas une idée esthétique, mais une réaction précise à la formation d’arêtes et au flux spatial par rapport aux bâtiments voisins. Un ensemble qui s’intègre tout en restant autonome. La surface totale de plancher est d’environ 4 600 mètres carrés, le volume de construction d’environ 13 800 mètres cubes.

    Un moulin à vent comme modèle d’habitation
    Le concept architectural repose sur un bâtiment compact en forme de « moulin à vent » à quatre pales avec un noyau central de cage d’escalier. Les ailes en saillie marquent la façade et font référence aux formes d’encorbellement typiques du quartier. Chaque appartement est orienté sur trois côtés. Les « chambres quatre saisons » constituent le cœur du projet, avec des pièces spacieuses qui peuvent être utilisées comme jardin d’hiver, studio ou espace de vie et de repas. Avec les loggias, on obtient une offre d’espace flexible pour les projets de vie les plus divers.

    Vert, commun, ancré
    L’espace libre entre les maisons est volontairement à bas seuil. Il est accessible de l’intérieur et de la rue. Une couche de verdure composée d’arbustes et de plantes vivaces indigènes protège les appartements du rez-de-chaussée et confère du caractère au lotissement. Dans un coin, le site s’ouvre sur une prairie avec des arbres fruitiers, une référence à la tradition locale des vergers proches des habitations. Le projet considère l’habitat et la communauté comme un tout.

    Prochaines étapes ouvertes
    La ville de Laufenburg n’a pas participé au processus de planification. Le secrétaire municipal Marco Waser confirme que l’administration des constructions a simplement clarifié au préalable les conditions cadres en matière de droit de la construction. Jusqu’à présent, la ville n’a pas fait d’évaluation. La société Erne Immo AG, propriétaire du terrain, ne s’est pas encore prononcée sur l’horizon temporel de la mise en œuvre.

  • Certificat DGNB pour la déconstruction en Suisse

    Certificat DGNB pour la déconstruction en Suisse

    La tour de silo à céréales de 1939 a été démolie, mais son béton n’a pas été éliminé. Dans la centrale à béton toute proche, le matériau a été traité selon une formule spécialement développée à cet effet et réutilisé à 75-95 pour cent dans le nouveau bâtiment en tant que matériau recyclé. Environ 60 pour cent du nouveau bâtiment sont constitués de l’ancienne tour. Le maître d’ouvrage est la société Gutgrün AG de Coire, qui a délibérément renoncé aux bénéfices à court terme afin de mettre en œuvre le concept de durabilité de manière cohérente.

    52 appartements, trois certificats
    Le projet comprend 37 appartements de location sur onze étages dans la nouvelle tour d’habitation ainsi que 15 lofts dans le bâtiment historique rénové du moulin. Les architectes du bureau Ritter Schumacher ont répertorié tous les matériaux utilisés dans un passeport des ressources du bâtiment. Une approche prévoyante qui rend les futurs cycles de vie transparents dès aujourd’hui. Le projet a été récompensé pour cette performance par trois certificats DGNB. DGNB Platine pour la déconstruction, DGNB Or pour la nouvelle construction de la tour et DGNB Or pour la rénovation de l’ancien bâtiment.

    La protection incendie réinventée
    La façade photovoltaïque de 30 mètres de haut pose un problème aux réglementations traditionnelles en matière de protection incendie. Elles exigent des cloisonnements à chaque étage pour éviter que le feu ne saute d’un étage à l’autre. Cela aurait interrompu la façade et réduit sensiblement son efficacité.

    La surface PV n’est interrompue nulle part par des fenêtres et est continue du sol au toit. Les planificateurs spécialisés, les entreprises exécutantes et l’assurance ont développé ensemble une solution sur mesure. Le feu n’atteint pas la façade de l’intérieur et ne pénètre pas dans les appartements depuis la façade.

    Une alliance plutôt qu’un conflit
    Le projet a été construit selon le modèle de l’alliance. Le maître d’ouvrage, les planificateurs et les entreprises exécutantes se sont assis ensemble à la table dès le début. Les problèmes issus de la pratique de la construction ont ainsi été directement intégrés dans la planification. L’attitude de base était la confiance et l’équité plutôt que la simple couverture des risques. Un détail témoigne également de l’esprit non conventionnel : les graffitis qui ornaient le bâtiment désaffecté ont été conservés comme éléments de décoration dans la cage d’escalier.

    Un signal pour le secteur
    Le projet de transformation n’a fait l’objet d’aucune opposition. C’est exceptionnel pour un projet de construction de cette ampleur. Le moulin de Grüsch montre que la construction circulaire fonctionne aussi dans une région périphérique et que la durabilité n’est pas en contradiction avec la viabilité économique.

  • La confiance des consommateurs s’effondre

    La confiance des consommateurs s’effondre

    La baisse est brutale. En janvier et février 2026 encore, l’indice évoluait aux alentours de – 30 points et se situait donc légèrement au-dessus du niveau de l’année précédente. L’effondrement de mars à – 43 points est donc l’un des plus forts reculs mensuels de ces dernières années. Le retournement a été rapide et touche plusieurs secteurs en même temps.

    Où le moral bascule le plus
    Trois des quatre sous-indices du SECO se situent clairement en dessous du niveau de mars 2025. Ce sont les attentes concernant l’évolution économique qui se sont le plus effondrées. La situation financière attendue des ménages et la disposition à faire des achats importants ont également nettement baissé. Seul le regard sur la situation financière passée est resté stable par rapport à l’année précédente.

    La géopolitique, tueuse de moral
    La guerre en Iran et la hausse des prix du pétrole qui en a résulté sont considérées comme le principal déclencheur. Les anticipations d’inflation ont fortement augmenté en mars, passant de 98,3 à 121,4 points. Parallèlement, les attentes en matière de chômage ont augmenté. Ces deux éléments pèsent directement et sensiblement sur la confiance des ménages.

    Ce que cela signifie pour la consommation
    La baisse du moral des consommateurs n’est pas un simple signal statistique. Il montre que les ménages reportent les dépenses importantes et misent sur la sécurité. Pour le commerce de détail, le marché immobilier et l’industrie du bâtiment, cela signifie moins d’impulsions de la consommation intérieure, du moins à court terme. Trading Economics prévoit une reprise progressive à environ – 34 points d’ici la mi-2026 et – 26 points d’ici 2028.

    La reprise du moral dépendra fortement de la situation géopolitique et de l’évolution des prix. Jusqu’à présent, l’économie suisse se montre robuste, mais la confiance des consommateurs est un indicateur avancé. Si le moral des acheteurs reste durablement déprimé, les chiffres de la croissance suivent généralement avec un certain retard.

  • Le bois qui se protège

    Le bois qui se protège

    Des millions de tonnes de sciure sont produites chaque année dans le monde. La plus grande partie est brûlée, le CO2 lié au bois retourne dans l’atmosphère. C’est précisément là qu’intervient l’équipe de recherche du doctorant Ronny Kürsteiner, sous la direction d’Ingo Bungert, professeur de matériaux à base de bois à l’EPF de Zurich. L’objectif est de garder la sciure plus longtemps dans le cycle des matériaux.

    L’astuce avec le noyau de pastèque
    Le liant est la struvite, un phosphate d’ammonium et de magnésium cristallin aux propriétés ignifuges connues. Le problème jusqu’à présent était que la struvite se liait mal à la sciure de bois en raison de son comportement de cristallisation. Les chercheurs ont trouvé la solution dans une enzyme extraite de graines de pastèque. Cette enzyme contrôle la cristallisation de manière à ce que de gros cristaux de struvite se forment et remplissent les espaces vides entre les particules de sciure, les liant solidement entre elles. Le matériau compressé est ensuite séché à température ambiante.

    Trois fois plus longtemps que le bois d’épicéa
    Les tests d’incendie réalisés à l’école polytechnique de Turin parlent d’eux-mêmes. Dans un calorimètre à cône, une méthode d’essai standardisée pour l’action de la chaleur, du bois d’épicéa non traité a pris feu après environ 15 secondes. Le composite struvite-sciure a mis plus de trois fois plus de temps. Une fois en feu, le matériau forme rapidement une couche protectrice de matière inorganique et de carbone qui freine la propagation. De plus, la struvite libère de la vapeur d’eau et de l’ammoniaque sous l’effet de la chaleur, ce qui a un effet refroidissant et prive le feu d’oxygène.

    Plus léger que le ciment, meilleur pour le climat
    Les panneaux de particules traditionnels liés au ciment, aujourd’hui très répandus dans l’aménagement intérieur, sont composés de 60 à 70 % de ciment en poids. Ils sont lourds et nuisent au climat lors de leur fabrication. Les nouveaux panneaux de sciure de struvite se contentent de 40 pour cent de liant. Ils sont plus légers, ont un bilan climatique nettement meilleur et n’atterrissent pas dans les décharges spéciales après la démolition.

    Recyclables et utilisables comme engrais
    Le composite peut être décomposé en ses composants. Mécaniquement dans le broyeur, puis chauffé à un peu plus de 100 degrés, ce qui libère de l’ammoniaque et permet de tamiser la sciure. Le matériau minéral de base, la newberyite, tombe sous forme solide et peut être à nouveau transformé en struvite. Si l’on ne recycle pas le matériau, on peut l’utiliser comme engrais à long terme. La struvite libère lentement et de manière contrôlée le phosphore, l’azote et le magnésium dans le sol.

    La station d’épuration comme source de matière première
    Un autre cycle se dessine. La struvite est produite en grande quantité comme sous-produit indésirable dans les stations d’épuration, où elle bouche les tuyaux et doit être éliminée à grands frais. « Nous pourrions utiliser ces dépôts comme matériau de base pour notre matériau de construction », explique Kürsteiner. Le fait que le matériau s’impose sur le marché dépend en premier lieu du coût du liant. Un problème qui pourrait être résolu grâce à cette source.