Catégorie : Suisse

  • Centres de formation « Insieme » à Sursee

    Centres de formation « Insieme » à Sursee

    Le concours de projets a été lancé sous la forme d’une procédure ouverte, en une seule étape et anonyme, pour des équipes de planification générale. Huit équipes ont soumis des propositions dans les délais impartis. Le jury les a évaluées en fonction de la fonctionnalité, de la rentabilité, de la durabilité ainsi que de l’urbanisme et de l’architecture et a attribué le marché au projet « Insieme » de Bob Gysin Partner de Zurich. La pièce maîtresse est un nouveau bâtiment de sept étages le long de la ligne de chemin de fer, qui contribue clairement à la densification urbaine et oriente davantage le campus vers la gare.

    Un paysage éducatif lumineux
    Les nouveaux accès principaux seront à l’avenir davantage orientés vers la gare et soulageront ainsi l’accès actuel par la zone résidentielle voisine. Tous les gymnases seront accessibles par la nouvelle zone d’entrée, ce qui simplifiera le cheminement et l’orientation. La disposition des salles de classe, des salles de groupe, des atriums et des zones de rencontre crée un paysage d’apprentissage clair et flexible qui favorise les différentes formes d’enseignement et les rencontres informelles.

    Construire durablement, valoriser les espaces libres
    Sur le plan de la construction, « Insieme » mise sur une combinaison de l’existant et de la construction en bois. Dans l’aile B, à l’exception du sous-sol, le bâtiment existant est déconstruit et surélevé avec un plafond à nervures en bois pour former un bâtiment de six étages. L’aménagement de l’espace libre réagit au réchauffement climatique en ombrageant la cage d’escalier existante et en la valorisant par des plantations et des sièges supplémentaires. La lisière de la forêt est dotée de nouveaux espaces de détente et d’une plantation d’arbres aérée, ce qui augmente considérablement la qualité de séjour dans l’espace extérieur.

    Prochaines étapes jusqu’à la mise en service
    Au premier trimestre 2026, les remarques du jury seront examinées et le projet du concours sera optimisé si nécessaire. La mise en service de l’installation agrandie est actuellement prévue à partir de 2035. Dans la planification financière cantonale, environ 97,4 millions de francs sont inscrits pour l’extension et la rénovation partielle du BBZG W à Sursee. Un investissement dans une formation professionnelle d’avenir et un site de formation fort dans la région.

  • La voie est libre pour Wil West

    La voie est libre pour Wil West

    Au deuxième essai, les électeurs de Saint-Gall disent oui à Wil West. La décision est serrée, mais suffisamment claire pour assurer la sécurité de la planification. Le vote montre que la région veut se développer. De manière groupée, planifiable et concertée, au-delà des frontières cantonales.

    Avec la vente du terrain, Saint-Gall cède un ancien domaine de l’hôpital psychiatrique de Wil au canton de Thurgovie. La zone économique sera à l’avenir entièrement située sur le sol thurgovien, mais restera dans la zone d’influence directe de la Regio Will. Il en résulte une situation de départ plus claire pour les investissements, les infrastructures et les stratégies d’implantation à long terme.

    Concentration plutôt que mitage
    Wil West représente un modèle qui occupe de nombreuses régions, permet une croissance économique sans continuer à miter le paysage. Au lieu de multiplier les zones industrielles à la périphérie des villes, le site regroupera à l’avenir les entreprises, les services et les emplois productifs dans un endroit bien desservi par les transports.

    Il ne s’agit pas d’un site industriel quelconque, mais d’un lieu de travail moderne. L’objectif est de créer des entreprises de haute qualité qui apportent de la valeur ajoutée et des emplois qualifiés sans consommer trop de surface. Le potentiel de développement de la région est ainsi exploité. Pour l’aménagement du territoire, le projet est donc aussi un instrument permettant de canaliser la croissance plutôt que de la laisser au hasard.

    L’infrastructure comme moteur de développement
    L’impact de Wil West est particulièrement fort par le biais de l’infrastructure. Avec le projet, la Confédération, les cantons et la région associent l’extension de l’autoroute, les transports publics ainsi que les liaisons piétonnes et cyclables. Le raccordement autoroutier prévu à l’A1 et une meilleure desserte en train et en bus rendent le site attractif pour les entreprises tout en désengorgeant les centres-villes existants.

    La durabilité comme facteur d’implantation
    La première version de Wil West a échoué en raison de préoccupations telles que la perte de terres cultivables, le trafic et l’impact écologique. Dans la variante remaniée, la durabilité joue un rôle nettement plus visible. Des modes de construction plus denses, une utilisation plus soigneuse des surfaces et davantage d’espaces verts et libres doivent permettre de réduire l’empreinte écologique.
    Pour les entreprises qui souhaitent s’implanter, cela devient justement un facteur de localisation. De plus en plus d’entreprises choisissent leur site en tenant compte de la consommation d’énergie et de surface, de l’accessibilité sans voiture et d’un environnement attrayant pour les collaborateurs.
    Wil West a la possibilité d’établir un nouveau standard pour les zones de travail si l’assurance qualité, l’échelonnement et les critères d’implantation sont appliqués de manière conséquente.

    Saisir les opportunités, gérer les attentes
    Avec le oui au projet, les attentes augmentent également. La politique et l’administration doivent prendre de la vitesse, sans pour autant tomber dans la précipitation. La région a besoin de lignes directrices claires : quelles branches doivent venir ? Quelle est la densité souhaitée ? Comment gérer le développement sur plusieurs décennies sans changer de stratégie à chaque changement de conjoncture ?

  • Quatre axes qui réorganisent le secteur immobilier

    Quatre axes qui réorganisent le secteur immobilier

    Données & IA
    Les rapports sectoriels considèrent les décisions axées sur les données et les analyses basées sur l’IA comme l’un des moteurs les plus puissants. De l’analyse prédictive pour les loyers, les taux d’inoccupation et les capex aux évaluations automatisées, en passant par la diligence raisonnable assistée par IA et le traitement des documents.

    Tout au long du cycle de vie, cela commence par l’acquisition de terrains et le développement de projets (scoring de sites, modèles de risques et de scénarios) et s’étend à l’exploitation et à la gestion de portefeuille (maintenance prédictive, optimisation de portefeuille, gestion dynamique des prix et des surfaces).

    Décarbonisation et ESG
    Les objectifs nets zéro, les règles de taxonomie et l’investissement ESG font de la green-proptech un cluster à part entière. Les systèmes de construction intelligents, les capteurs IoT et les plateformes de données ESG mesurent les émissions, l’énergie et les ressources, automatisent les obligations de reporting et soutiennent les décisions de rénovation et d’investissement.

    Sur le plan social, cela se traduit par une réglementation plus stricte et une pression des investisseurs, et sur le plan économique, par une différence de valeur croissante entre les « stranded assets » et les stocks adaptés au climat. Du screening carbone lors de l’achat de terrain à la feuille de route de décarbonisation dans l’exploitation courante.

    Expérience utilisateur et flexibilité
    L’expérience numérique du locataire, les modèles de travail hybrides et les espaces d’habitation et commerciaux flexibles sont considérés comme des tendances clés. On exige des accès mobiles, des portails en libre-service, une communication en temps réel et des surfaces pouvant être réservées de manière dynamique et basées sur l’utilisation.

    Tout au long du cycle de vie, l’accent est mis dès la planification sur des concepts centrés sur l’utilisateur et des utilisations mixtes, et l’exploitation requiert des plateformes de réservation, de création de communautés et de services personnalisés, ce qui modifie directement la logique de création de valeur des objets.

    Plateformes-écosystèmes
    De nombreuses sources considèrent que l’on s’éloigne des solutions isolées et isolées au profit de plateformes en réseau dans lesquelles les données, les processus et les services de différents acteurs convergent. Les interfaces et les intégrations ouvertes sont considérées comme la principale exigence des développeurs et des exploitants.

    Sur le plan économique, de nouveaux exploitants de plateformes voient le jour, tandis que sur le plan social, la transparence, les modèles de pouvoir et les rôles se déplacent. Du CRM pour l’achat de terres aux plateformes d’exploitation et ESG qui relient numériquement l’ensemble du cycle de vie, en passant par les outils de développement.

  • Première consultation sur la promotion économique

    Première consultation sur la promotion économique

    Pour la première fois, le message sur la promotion économique est soumis à une procédure de consultation, qui durera jusqu’au 1er juin 2026. Pour les années 2028-2031, le Conseil fédéral propose cinq arrêtés de financement d’un montant total de 392,21 millions de francs, contre 428,83 millions de francs pour la période 2024-2027. Les instruments restent les mêmes, à savoir la politique en faveur des PME, la politique touristique, la politique régionale ainsi que la promotion des exportations et la promotion de la place économique. Au final, le budget, corrigé des paiements spéciaux Covid et du paquet d’allègement budgétaire 2027, diminue d’environ 5,2 pour cent.

    Alléger les PME grâce au numérique
    L’accent est mis sur l’allègement administratif des PME grâce au développement des prestations numériques des autorités. L’élément central est Easy-Gov.swiss, qui doit être développé en tant que place de marché pour les prestations numériques de la Confédération et des cantons et être positionné comme infrastructure standard pour un « Digital Government » pour les entreprises. L’objectif est de simplifier les procédures, de réduire les doublons et d’améliorer l’efficacité de la collaboration entre l’administration et l’économie.

    Accès aux marchés internationaux
    La promotion des exportations doit aider les PME de manière ciblée à pénétrer de nouveaux marchés étrangers et à développer les marchés existants. Dans un contexte où les obstacles à l’exportation augmentent et où les conditions-cadres sont volatiles, l’accent est davantage mis sur l’information, le conseil, la diversification des risques et l’assurance contre les risques à l’exportation. Parallèlement, les PME doivent pouvoir mieux exploiter les opportunités offertes par les accords commerciaux nouveaux et existants.

    Renforcer les régions en tant qu’espaces économiques et de vie
    Avec la promotion économique, la Confédération entend soutenir le développement économique dans toutes les régions du pays. Les destinations touristiques ainsi que les projets à vocation économique dans les zones rurales et les régions frontalières sont encouragés. De sorte que ces dernières puissent rester des lieux de vie et de travail attractifs. Le Conseil fédéral associe ainsi des impulsions de croissance pour les PME à un développement régional équilibré.

  • Tour Invictus nouveau visage pour Fribourg

    Tour Invictus nouveau visage pour Fribourg

    La Tour Invictus marque un tournant dans le développement urbain de Fribourg. Elle densifie l’habitat en hauteur au lieu de continuer à s’étendre en surface. Le projet réagit ainsi à la raréfaction du sol, à l’évolution des structures des ménages et au vieillissement de la population.

    En même temps, la tour pose la question de l’identité. Combien de « tours » une ville suisse de taille moyenne peut-elle supporter ? Le bâtiment sera visible, depuis la ville et de loin. Il deviendra ainsi le symbole d’une nouvelle phase de développement urbain qui rééquilibre densité, mobilité et qualité de vie.

    Nouvelles formes d’habitat au lieu de l’îlot classique
    La mixité des usages est clairement axée sur l’habitat, mais finement échelonnée en interne. Les étages inférieurs sont occupés par des appartements adaptés aux personnes âgées et bénéficiant d’un environnement encadré. Les étages supérieurs sont occupés par des appartements en copropriété financés librement, avec une large vue et une grande qualité de séjour.

    Cette mixité verticale remplace l’îlot classique avec des maisons séparées pour différents groupes cibles. Elle réunit dans le même immeuble des personnes ayant des projets de vie différents. Pour les exploitants, les propriétaires et l’urbanisme, cela ouvre de nouvelles options en matière de services, de lien avec le quartier et de création de communautés.

    Créer une qualité de séjour doit
    Une tour de cette hauteur provoque toujours la même question. La densité devient-elle une contrainte ou une qualité ? L’aménagement des transitions est décisif. Le niveau de la rue, le rez-de-chaussée et les alentours doivent rester à l’échelle des piétons. Des espaces extérieurs verdoyants, des adresses claires et des entrées bien lisibles déterminent si la tour est perçue comme un corps étranger ou comme une partie évidente du quartier.

    A l’intérieur, c’est la générosité vécue qui compte. La lumière du jour, la hauteur des pièces, les espaces extérieurs privés et les vues font contrepoids au nombre élevé d’unités. Lorsque les espaces libres sont délibérément placés dans l’immeuble, par exemple avec des salles communes, des terrasses sur les toits ou des coursives utilisables, l’identification prend le pas sur l’anonymat.

    Opportunités pour la ville
    Pour la ville de Fribourg, la Tour Invictus est à la fois une opportunité et un test. Elle montre comment les investisseurs, les planificateurs et les autorités gèrent les objectifs de densification. La gestion du trafic, de la desserte, de l’ombre et du voisinage sera observée de près. Si le projet réussit, il renforcera l’acceptation de nouvelles densifications verticales.

    En même temps, le champ de tensions reste visible. Un immeuble de grande hauteur déclenche des discussions sur la ligne d’horizon, le caractère et la mixité sociale. Les cadres de l’administration et du secteur immobilier sont appelés à modérer activement ce débat. Il faut des récits clairs expliquant pourquoi la densité n’est pas synonyme de renoncement, mais permet de nouvelles formes d’urbanité.

  • Nouvelle publication spécialisée: «Refroidir efficacement les bâtiments»

    Nouvelle publication spécialisée: «Refroidir efficacement les bâtiments»

    Même si l’impact des changements climatiques est différent selon l’emplacement et l’utilisation des bâtiments, presque tous les immeubles d’habitation et de bureaux devront pouvoir être refroidis à l’avenir. Lors de la planification d’une nouvelle construction, il est donc important d’évaluer le confort extérieur et intérieur, de définir les exigences en matière d’isolation thermique estivale ainsi que les températures intérieures maximales acceptables, et de demander un justificatif de confort thermique. Si le confort climatique des bâtiments existants ne correspond plus aux exigences actuelles ou futures en été, d’autres mesures pertinentes peuvent être mises en œuvre.

    Pour les propriétaires, il est intéressant d’investir dans le confort climatique de leur bien immobilier, car une température ambiante agréable est un critère de plus en plus important pour la location. Les bâtiments offrant un confort climatique élevé sont une garantie pour l’avenir, voient leur valeur marchande augmenter et permettent d’envisager des revenus locatifs plus élevés.

    La nouvelle publication spécialisée «Refroidir efficacement les bâtiments» (23 pages) explique comment les biens immobiliers peuvent être construits ou rénovés afin d’offrir un niveau élevé de confort, même face au climat de demain.

  • Transformation urbaine sur le Wellisareal

    Transformation urbaine sur le Wellisareal

    Entre la gare et la vieille ville se trouve l’une des zones de transformation les plus passionnantes de la région. Les halles, les entrepôts et les ateliers sont en train de devenir un quartier urbain avec son propre caractère. Le site joue ainsi un rôle clé de porte d’entrée vers Willisau.

    La surface est à peu près aussi grande que la vieille ville historique. Le site de production autrefois fermé devient un morceau de ville ouvert. Des chemins, des places et des espaces libres relieront à l’avenir la gare, la vieille ville et le quartier. L’ancienne barrière devient une interface urbaine.

    Mélange plutôt que monofonction
    Le développement mise clairement sur la mixité des usages. Plusieurs centaines de logements de tailles et de typologies différentes sont prévus, complétés par des surfaces destinées à l’artisanat, aux services et aux offres proches du quartier. L’habitat, le travail, le shopping et les loisirs se rapprochent.

    Il crée de la fréquence tout au long de la journée, augmente l’utilisation des infrastructures et réduit les dépendances à un seul type d’utilisation. En même temps, elle ouvre une marge de manœuvre pour de nouvelles formes de travail, des prestataires de services à petite échelle et des fournisseurs locaux.

    Identité issue du passé industriel
    Le Wellisareal reste reconnaissable en tant que lieu. Des parties de la substance bâtie existante sont conservées et réutilisées. L’empreinte industrielle ne fournit donc pas seulement une histoire, mais aussi une identité. Elle distingue clairement le quartier des développements de prairies vertes à la périphérie du village.

    Les nouvelles constructions complètent l’existant sans le recouvrir. Un point haut marque le site dans la silhouette de Willisau. Ce qui est déterminant ici, ce n’est pas seulement la hauteur, mais l’effet produit dans l’espace urbain. Il en résulte une image qui reste également ancrée dans la perception des habitants, des visiteurs et des investisseurs.

    L’espace libre comme facteur d’implantation
    Le projet associe systématiquement densité et espace libre. De vastes espaces verts, des arbres, des places et des chemins structurent le quartier et assurent une qualité de séjour. Au lieu d’une cour intérieure comme surface résiduelle, l’espace libre est placé au centre de la conception.

    Pour les futurs utilisateurs, c’est plus qu’une question de confort. Des zones de séjour ombragées, des espaces extérieurs bien pensés et des petits climats différenciés deviennent des facteurs d’implantation durs. Ils influencent la location, l’image et le développement de la valeur à long terme. Un concept d’espace libre robuste favorise en outre la capacité d’adaptation du quartier tout au long de son cycle de vie.

    Rééquilibrage de la mobilité
    L’emplacement à proximité immédiate de la gare et proche de la vieille ville permet une approche à faible trafic. La priorité est donnée aux piétons et aux cyclistes, les offres de transports publics sont à distance de marche. Le projet réduit volontairement le nombre de places de parking et mise sur des formes de mobilité alternatives.

    Pour les communes et les investisseurs, cela signifie moins de surface utilisée pour les voitures, plus d’espace pour la création de valeur et la qualité de vie. Parallèlement, la pression augmente pour penser la mobilité comme une offre intégrée. Des solutions de partage aux services de quartier en passant par la logistique.

  • Le nouveau siège de CKW renforce Emmen

    Le nouveau siège de CKW renforce Emmen

    Avec le projet « EnergiePark Emmen », CKW veut continuer à développer son site actuel sur l’île de la Reuss. La pièce maîtresse est un nouveau bâtiment pour les secteurs d’activité Réseaux et Technique du bâtiment, y compris le centre de renfort pour la construction, l’exploitation et l’entretien du réseau électrique dans l’agglomération de Lucerne. Les collaborateurs qui travaillaient jusqu’à présent à Reussbühl auront ainsi des postes de travail modernes à Emmen, et les processus seront regroupés en termes d’espace et d’organisation.

    Un engagement en faveur d’Emmen et davantage d’emplois
    L’île de la Reuss est le lieu d’origine historique de CKW, c’est ici que la première centrale électrique a été mise en service en 1894. Avec le transfert prévu du siège social, CKW renoue avec ces racines et s’engage à long terme en faveur du site d’Emmen. Le nombre de collaborateurs sur l’île de la Reuss devrait passer d’environ 600 aujourd’hui à près de 1 000, ce qui générera des recettes fiscales supplémentaires et renforcera le développement économique de la commune.

    Planification minutieuse et densification vers l’intérieur
    Le projet indicatif est né d’un processus de planification de plusieurs années avec la commune d’Emmen et d’un mandat d’étude avec cinq équipes de planification. C’est le projet « Compakt » de Penzel Valier AG avec Maurus Schifferli Landschaftsarchitekten qui a été retenu, notamment pour sa qualité urbanistique et son intégration sensible dans le paysage. Le projet mise résolument sur la densification vers l’intérieur. Le précieux espace naturel de l’île de la Reuss reste intact, des bâtiments supplémentaires ne sont prévus qu’en tant que réserve à long terme.

    Transport, desserte et prochaines étapes
    La desserte et la gestion du trafic constituent un élément important du projet. Des mesures de mobilité sont prévues en commun avec Emmen et Ebikon, notamment un nouvel arrêt de bus dans la zone de Rathausen, des adaptations de l’infrastructure routière ainsi qu’une gestion de la mobilité avec des plafonds de trajets et une répartition équilibrée du trafic. Sur la base du projet indicatif, la commune d’Emmen élabore maintenant le plan d’aménagement en impliquant activement la population. Selon le calendrier actuel, des projets de construction concrets pourraient être autorisés et réalisés à partir de 2030.

  • Group of 15 : Plaidoyer commun pour un secteur immobilier unifié

    Group of 15 : Plaidoyer commun pour un secteur immobilier unifié

    Le secteur immobilier suisse est parfois observé d’un œil suspicieux – surtout lorsqu’il s’agit de savoir ce qu’il en est du marché du logement. Y a-t-il suffisamment de logements dans les endroits centraux ? Pourquoi les loyers augmentent-ils fortement et constamment dans les régions métropolitaines ? Quelle est l’influence des communes, des cantons et de la Berne fédérale sur les activités du secteur immobilier institutionnel ? Et quelle est la voix du secteur dans tout le pays ?

    Le secteur immobilier professionnel, institutionnel et commercial, est sans aucun doute sous surveillance. Elle se trouve incontestablement dans un grand champ de tensions : entre une réglementation croissante, des changements sociaux simultanés et, en de nombreux endroits, un appel à l’innovation, au renouvellement et à la justice. Les têtes pensantes et les planificateurs du 25e symposium du Group of 15, le groupe de réflexion de l’économie immobilière suisse fondé en 2001, ont posé en amont de l’événement les questions auxquelles il fallait répondre : que signifie la pérennité dans un marché qui fait l’objet d’une controverse croissante ? Comment concilier les incitations économiques avec la responsabilité sociale et le développement urbain durable ? Et : quelle est l’intervention de l’État nécessaire – ou trop importante ?

    « Endiguer la folie des règlements »
    Pour le professeur Christoph A. Schaltegger, né à Bâle, une chose est claire : l’influence de l’État sur le secteur de la construction et de l’immobilier est énorme – et doit être endiguée. Le professeur d’économie politique, directeur et fondateur de l’Institut de politique économique suisse (IWP) à l’Université de Lucerne et ancien membre de la direction d’economiesuisse a critiqué Berne et ses autorités. Selon lui, le subventionnisme et le clientélisme à l’état pur y sévissent. « La Confédération est deux fois plus grande que ce qu’implique la quote-part de l’État », a-t-il déclaré devant les quelque 300 invités du symposium organisé au Kunsthaus de Zurich.

    L’Etat suisse croît plus de deux fois plus vite que la productivité de l’économie et accumule entre-temps « des dettes implicites de plus de 300 pour cent de la performance économique », a poursuivi Schaltegger. Sa revendication : l’ »approche Sturzenegger », un nettoyage en profondeur des finances publiques à la manière de l’Argentine. Parallèlement, il a plaidé pour une forte réduction de l’activité de régulation de la Confédération. Il a fait référence à la forte augmentation du nombre d’ordonnances et de décrets depuis les années 1970. Parmi ces décisions fédérales, beaucoup concernent bien sûr aussi le secteur de la construction et de l’immobilier local.

    Le remède de l’intelligence artificielle ?
    Christian Kraft, directeur du centre de compétences immobilières de la Haute école de Lucerne, s’est ensuite penché sur le thème du (dés)ordre dans la construction et s’est demandé si l’intelligence artificielle pouvait éventuellement favoriser la sécurité des investissements dans le « chaos des lois sur la construction en Suisse alémanique ». Sa réponse est clairement négative : l’insécurité actuelle, en partie liée à l’emplacement, est surtout liée à l’allongement de la durée d’autorisation des projets immobiliers au niveau du règlement d’urbanisme. Ainsi, entre 2011 et 2024, la durée moyenne d’autorisation est passée de moins de 100 jours à près de 200 jours en moyenne. A cela s’ajoute le fait que ces derniers temps (depuis 2020), on constate une forte augmentation de 20 à 30 pour cent des coûts de planification et de construction d’immeubles d’habitation, selon Kraft.

    Un mélange de quartiers réussi et des oppositions fatales
    Ensuite, le Dr Sibylle Wälty, chargée de cours à l’EPF de Zurich et fondatrice de Resilientsy, a montré quelles valeurs ajoutées le concept des « voisinages de 10 minutes » peut créer dans les plans d’affectation. Ses recherches et ses conseils se concentrent sur un mélange équilibré de population résidente et de population active ainsi que sur d’autres facteurs importants pour des quartiers urbains agréables à vivre. Wolfgang Müller, Partner & Head Real Estate de la société MLL Legal Ltd., a ensuite mis en lumière « l’espace de contradiction ». Il a expliqué où la jurisprudence actuelle donne la main aux opposants et aux « empêcheurs de tourner en rond » et quelles conclusions pourraient et devraient en être tirées par la politique et le secteur immobilier.

    Décence et considération dans la construction de logements
    Après la pause-café, l’exposé de Paolo Di Stefano, intitulé « Plus de liberté et de responsabilité », a expliqué de manière impressionnante comment les investisseurs immobiliers peuvent passer « du problème à la perspective » et rendre l’immobilier résidentiel « durable ». Le responsable expérimenté de l’immobilier en Suisse chez Swiss Life Asset Managers (avec environ 37 000 logements en portefeuille dans toute la Suisse) a notamment montré un exemple réussi d’assainissement du parc immobilier sans licenciement à la Schmiede à Zurich-Wiedikon. Il a également présenté un grand projet de construction presque achevé, le Au-Park à Wädenswil, dans lequel Swiss Life Asset Managers réalise non seulement environ 200 logements locatifs, mais aussi de nombreuses unités en propriété par étage.

    Il a plaidé et lancé un appel pressant aux représentants du secteur immobilier lors du symposium pour qu’ils parlent d’une seule voix avec la politique et la population. Il a également fait preuve d’autocritique en soulignant que la représentation actuelle de la paysannerie au Conseil national et au Conseil des États était bien plus importante et influente que celle du secteur de la construction et de l’immobilier. M. Di Stefano a mis en garde contre le fait que, dans le « powerplay politique », les investisseurs spéculatifs dans le bâtiment et les investisseurs institutionnels orientés vers le long terme sont parfois mis dans le même panier. Il s’agit de s’y opposer ensemble en argumentant et en montrant que « construire correctement signifie aussi tenir compte des autres ».

    « Réaliser simplement de bons projets convaincants »
    La grande manifestation du Group-of-15 au Kunsthaus de Zurich s’est achevée par un débat sur l’avenir, légèrement pimenté, mené par l’animateur de la conférence Rainer Maria Salzgeber avec le conseiller national Beat Walti (PLR) et la conseillère d’État vert libérale Esther Keller (canton de Bâle-Ville). Ils se sont mis d’accord sur le fait que les réglementations dans le secteur de la construction ne devaient pas continuer à se développer de manière sauvage et qu’il fallait avant tout permettre une marge d’appréciation dans les projets immobiliers. Tous deux ont mis en garde contre une « alliance politique contre nature entre la gauche et la droite », qui pourrait avoir des conséquences tout à fait contre-productives sur le secteur immobilier.

    Beat Walti, président depuis 2023 de l’association VIS Verband Immobilien Schweiz, qui représente les intérêts des investisseurs institutionnels tels que les caisses de pension, les assureurs ainsi que les entreprises immobilières privées dans la Berne fédérale, a demandé au secteur immobilier, auquel il a adressé un « carton jaune » en guise d’avertissement, de « montrer ce qu’il construit et ce qu’il fait, afin de susciter également la confiance – auprès des politiques et de la population en général ». Esther Keller, cheffe du département de la construction et des transports de la ville de Bâle, a abondé dans ce sens et a résumé brièvement sa demande dans sa déclaration finale : « Faites simplement de bons projets convaincants ».

  • Du patrimoine industriel au campus d’innovation

    Du patrimoine industriel au campus d’innovation

    Là où les machines textiles et la production industrielle donnaient autrefois le rythme, un nouveau pôle de technologie, de commerce et de développement entrepreneurial voit aujourd’hui le jour. Le site d’environ 75 000 mètres carrés n’est pas conçu comme un parc d’affaires isolé, mais comme un lieu d’innovation en réseau en lien direct avec le quartier de Töss. Les bâtiments, les chemins et les espaces existants constituent l’épine dorsale de la transformation.

    La substance historique reste là où elle donne du caractère et de l’identité. Parallèlement, les structures sont ouvertes, les voies rendues plus perméables et de nouveaux lieux de rencontre, de collaboration et d’échange sont créés. Le Vitus-Areal doit ainsi devenir un moteur visible du développement économique de Winterthour.

    Modèle et stratégie de site
    L’idée directrice est à la fois simple et ambitieuse. Il s’agit d’un cluster de la technologie et de l’innovation qui regroupe en un seul lieu les entreprises, les start-up, la formation et la recherche. L’accent est mis sur le travail et non sur l’habitat. Des bureaux et des surfaces commerciales sont prévus pour les entreprises axées sur la technologie, les entreprises liées à la recherche, les prestataires de services et les acteurs créatifs. Des offres de co-working, des surfaces flexibles et de l’espace pour les jeunes entreprises viendront compléter le tout.

    Parallèlement, le développement de la zone mise sur l’atmosphère. Des zones de rencontre urbaines, de la gastronomie, des offres culturelles et des espaces extérieurs accessibles au public doivent faire en sorte que le site vive également en dehors des heures de bureau classiques. La Vitus-Promenade prévue relie en perspective le site à la Töss et crée un axe d’espace libre porteur d’identité qui permet le mouvement, la détente et l’échange.

    Développement par étapes
    La transformation se fait volontairement en plusieurs étapes. Dans une première phase, les bâtiments existants sont activés, rénovés ou revalorisés par des transformations ciblées. Des utilisations intermédiaires, du co-working, des événements et des formats culturels permettent au site de gagner en rayonnement dès la phase de planification. Les premières entreprises des secteurs de la technologie, de la durabilité et de la mobilité future utilisent déjà le Vitus-Areal comme lieu de travail et de développement.

    Parallèlement, des bases structurelles sont posées pour les prochaines étapes, comme l’amélioration de la desserte, des concepts d’utilisation plus pointus, des approches de mobilité et de durabilité. Certains projets de construction, comme le nouveau site LANDI, s’intègrent dans cette image et renforcent le caractère commercial du site. Dans une étape ultérieure, la partie est du site fera l’objet d’un développement approfondi. Des surfaces supplémentaires et modernes y seront créées pour la production, les laboratoires, les bureaux et les services, en fonction des besoins du marché et de la demande.

    Perspective pour Töss et Winterthur
    Avec le Vitus-Areal, Winterthur-Töss dispose d’un point d’ancrage économique fort. Le site offre un potentiel de plusieurs milliers d’emplois et renforce ainsi le rôle du quartier en tant que site à la fois productif et intégré dans la ville. Des espaces ouverts, des voies perméables et des coopérations avec des acteurs locaux doivent empêcher la création d’un corps de métier isolé.

  • Lucerne investit 300 millions dans son site

    Lucerne investit 300 millions dans son site

    Le point de départ du projet est la crainte de voir disparaître l’avantage dont bénéficiait jusqu’à présent la place économique suisse, à savoir un faible taux d’imposition des bénéfices des entreprises, en raison de l’imposition minimale de l’OCDE. Les groupes internationaux devront à l’avenir payer plus d’impôts, ce qui risque d’entraîner la délocalisation des meilleurs contribuables et des emplois. Le paquet adopté doit atténuer ces effets et maintenir l’attractivité du site de Lucerne par d’autres leviers.

    Le Grand Conseil a adapté à cet effet la loi sur la promotion économique et la politique régionale. Un volume annuel de mesures d’environ 300 millions de francs en faveur de la promotion économique est désormais ancré dans la loi. Le canton crée ainsi un cadre planifiable permettant de financer de manière ciblée des projets stratégiques et des améliorations structurelles.

    Innovation, fiscalité, surfaces, administration
    Les mesures en faveur de l’économie se concentrent sur plusieurs axes. La promotion de l’innovation est au centre de ces mesures. Autrement dit, le soutien aux entreprises, aux projets et aux structures qui augmentent la création de valeur et la viabilité. Cela est complété par une amélioration de la charge fiscale dans d’autres domaines, afin de compenser partiellement la perte de l’avantage de l’impôt sur le bénéfice.

    L’accent est également mis sur la viabilisation et la disponibilité de surfaces économiques et résidentielles. Lucerne veut s’assurer qu’il y a suffisamment de surfaces appropriées pour les entreprises, les services et les logements. Une administration « orientée client » est tout aussi importante. Les processus doivent être plus rapides, plus transparents et plus proches de l’économie, afin que les investissements ne soient pas bloqués par des obstacles bureaucratiques. Pour la population, des mesures supplémentaires visent à alléger la charge fiscale, à mieux concilier vie professionnelle et vie familiale ainsi qu’à favoriser la culture et la numérisation.

    Nouvelles règles pour les petits commerces et les boutiques de chargement
    Des adaptations dans le commerce de détail font également partie du projet. Les magasins en libre-service sans personnel de vente d’une surface maximale de 30 mètres carrés pourront à l’avenir ouvrir tous les jours de 5 à 22 heures. Une limitation aux magasins à la ferme a été rejetée de justesse. La réglementation s’applique ainsi plus largement et facilite les nouveaux concepts de magasins automatisés.

    En outre, les boutiques des stations de recharge rapide sont en partie assimilées aux boutiques des stations-service. Ceux qui exploitent au moins quatre stations de recharge de 150 kilowatts chacune et une puissance de recharge totale simultanée d’au moins 300 kilowatts peuvent profiter d’horaires d’ouverture étendus. Le canton soutient ainsi le développement de l’e-mobilité et associe l’infrastructure de recharge à des offres de service sur place.

    Débat politique programmé
    Le projet est politiquement controversé. L’UDC et le PS ont annoncé un référendum. Aussi bien en raison de l’orientation fondamentale du paquet que de l’extension des heures d’ouverture des magasins et de la politique d’implantation en faveur des grandes entreprises. L’orientation de la stratégie d’implantation de Lucerne devrait ainsi être portée dans un débat public.

    Dans la pratique, cela signifie que les entreprises, les investisseurs et les communes recevront un signal clair indiquant que le canton est prêt à investir des moyens substantiels dans le développement du site. L’entrée en vigueur définitive du paquet de mesures et la forme qu’il prendra dépendront toutefois aussi du débat politique et d’une éventuelle votation.

  • Promotion économique de Lucerne Wermelinger prend le relais

    Promotion économique de Lucerne Wermelinger prend le relais

    Le conseil de fondation de la Promotion économique de Lucerne a élu Patrik Wermelinger, un Lucernois de 54 ans, comme nouveau directeur. Originaire du canton de Lucerne, il vit avec sa femme à Meierskappel et connaît l’économie régionale de près depuis de nombreuses années. Sur le plan professionnel, il a fait des études d’économie d’entreprise et a obtenu un Executive MBA en General Management à la Haute école de Lucerne.

    Actuellement, Wermelinger est Chief Investment Promotion Officer et membre de la direction de Switzerland Global Enterprise. Dans cette fonction, il accompagne des entreprises internationales lors de leur implantation en Suisse et se trouve à l’interface entre le marketing de site, les décisions d’investissement et la concurrence mondiale pour les projets. Ce profil le prédestine à positionner Lucerne de manière visible dans la concurrence entre les sites économiques. Avec une compréhension claire des exigences des investisseurs internationaux.

    Une tête familière avec un bonus de retour
    Pour Lucerne, Patrik Wermelinger n’est pas un inconnu. De 2006 à 2016, il a déjà dirigé les domaines de la promotion du site et du marketing au sein de la Promotion économique de Lucerne. Durant cette période, il a tissé un vaste réseau avec des entreprises, des communes, des institutions et des partenaires en Suisse et à l’étranger. Il connaît sur le bout des doigts les atouts, mais aussi les défis de l’espace économique. De l’industrie aux services à forte intensité de connaissances en passant par le tourisme.

    Ce retour avec une expérience internationale supplémentaire est un avantage stratégique pour l’organisation. Wermelinger apporte une expérience approfondie en matière d’implantation et de promotion de la Suisse dans son ensemble, combinée à une vision claire de Lucerne en tant que marque autonome dans la concurrence entre les sites. Cela crée de bonnes conditions pour entretenir les relations existantes et attirer de nouvelles entreprises. Surtout dans un contexte où les décisions d’implantation sont plus disputées.

    Transition ordonnée à la tête
    Patrik Wermelinger reprendra la direction le 1er juin 2026. Jusqu’à fin février 2026, l’actuel directeur, Ivan Buck, conservera la responsabilité opérationnelle. Il se mettra ensuite à son compte en créant sa propre entreprise dans le domaine du Relationship Management. Pour la phase de transition entre mars et fin mai 2026, le directeur adjoint Andreas Zettel assurera la direction par intérim et garantira une transition en douceur.

    La Promotion économique de Lucerne mise ainsi sur la continuité des activités courantes et sur un passage de relais clair. La combinaison d’un chevauchement temporel, d’une solution intérimaire interne et d’une succession communiquée suffisamment tôt renforce la sécurité de planification pour les partenaires, les communes et les entreprises qui collaborent avec l’organisation.

    Confiance dans les compétences et la personnalité
    Le conseil de fondation se dit convaincu d’avoir fait le bon choix en choisissant Patrik Wermelinger. Le président Erwin Steiger souligne à la fois la grande compétence professionnelle et l’expérience internationale du directeur désigné. Parallèlement, il souligne son caractère digne de confiance et convaincant. Une combinaison qui est essentielle pour le travail à l’interface entre la politique, l’administration et l’économie.

    Avec cette décision de recrutement, la Promotion économique de Lucerne se positionne pour les années à venir avec un ancrage régional, un réseau international et un directeur qui connaît déjà le site de Lucerne.

  • L’intelligence numérique dans la construction

    L’intelligence numérique dans la construction

    « La planification est déjà fortement numérisée, la construction l’est moins et l’exploitation l’est à nouveau davantage », a expliqué Alex Walzer de la FHNW. Aujourd’hui encore, de nombreuses informations se dispersent entre les phases du projet. Un problème notamment dans l’optique de l’économie circulaire. Walzer voit un grand potentiel dans l’utilisation conséquente des données. Tirer des enseignements des projets, concevoir des ouvrages sur la base de données, standardiser les processus. Mais sans bases de données propres et sans questions précises, même l’intelligence artificielle reste inefficace.

    Données de bout en bout avec Lakeup
    Michal Rzinski de Bond BIM a présenté la plateforme Lakeup, un système de gestion des données du cycle de vie. Elle doit permettre aux maîtres d’ouvrage et aux organisations immobilières d’utiliser les données de manière structurée tout au long du cycle de vie d’un bâtiment. De la définition des besoins à l’évaluation en passant par la commande, Lakeup assure la continuité et la transparence des données.

    Selon Rzinski, l’être humain est au centre des préoccupations. « Nous voulons aller chercher les planificateurs spécialisés, les ingénieurs et les décideurs de la même manière » Un exemple est fourni par l’hôpital universitaire de Bâle, où des agents IA ont classé automatiquement 25’000 jeux de données, la base pour des applications ultérieures. La plateforme est conçue de manière modulaire, des outils de planification spécialisés à la solution d’entreprise.

    Bains virtuels et décisions réelles
    Les choses sont devenues pratiques avec Patrick Marti de Hegias Vision. Sa plateforme associe la visualisation 3D aux données en temps réel dans la transformation des salles de bains. L’iPhone permet de scanner les pièces, de reconnaître automatiquement les objets et de les aménager dans un environnement numérique. Les clients voient immédiatement à quoi pourrait ressembler leur salle de bains, y compris les matériaux, l’ambiance lumineuse et les données réelles des produits.

    En collaboration avec BMS, Hegias permet un nouveau processus de conseil interactif. « Auparavant, les gens quittaient l’exposition avec un bloc de noms de produits, aujourd’hui avec un lien vers la salle de bains de leurs rêves », explique Ilona Lupart de BMS. Le Roomscanner simplifie l’entrée en matière, accélère les décisions et augmente la satisfaction.

    L’homme au centre de la numérisation
    Lors de la table ronde finale, tous étaient d’accord pour dire que l’automatisation ne remplace pas l’homme. « L’IA doit soulager les conseillers et conseillères, pas les supplanter », a souligné Marti. Walzer a souligné que l’IA était particulièrement forte là où de grandes quantités de données sont analysées ou des chaînes d’approvisionnement optimisées. Néanmoins, des connaissances spécialisées, une réflexion et une formation continue restent nécessaires.

    Rzinski a ajouté que Lakeup avait été délibérément conçu pour couvrir différents niveaux de compétences, du spécialiste des données à la direction. Lupart a ajouté que la formation, l’implication et la communication étaient essentielles pour réduire le scepticisme. L’ouverture d’esprit est plus importante que l’âge : même des personnes de 90 ans ont utilisé les lunettes VR avec enthousiasme.

    Nouvelles compétences et perspectives
    Walzer voit un changement à la FHNW. « Les étudiants travaillent aujourd’hui de manière plus collaborative et critique avec la technologie » Outre les compétences techniques, les soft skills sont de plus en plus demandées, la communication, la compréhension des interfaces et le travail en équipe.

    Pour l’avenir, Marti et Rzinski ont annoncé qu’ils allaient continuer à développer leurs plates-formes. Plus d’automatisation, un meilleur guidage des utilisateurs et une intégration plus profonde de l’IA dans les processus existants. Walzer ose regarder vers l’avenir « Dans dix ans, l’IA fonctionnera aussi naturellement en arrière-plan que l’électricité à la prise. L’objectif sera atteint lorsque la construction redeviendra un plaisir grâce à la technologie »

  • Le droit des cartels laisse une marge de manœuvre pour les coopérations

    Le droit des cartels laisse une marge de manœuvre pour les coopérations

    L’économie suisse soutient une législation stricte en matière de cartels. Il s’agit d’empêcher les restrictions à la concurrence et de garantir une concurrence loyale. Dans la pratique, cependant, les autorités de la concurrence se sont progressivement éloignées de ce principe. Au lieu d’examiner les effets réels sur le marché, elles ont principalement évalué la forme d’un accord. Certains accords ont ainsi été automatiquement considérés comme illicites, même s’il était prouvé qu’ils n’avaient aucun effet néfaste.

    Cela a entraîné une grande insécurité juridique, en particulier pour les PME, les bureaux d’études et les entreprises du secteur de la construction. Les groupements d’achat, les projets de recherche communs ou les pools d’assurance ont été pris pour cible, alors qu’ils permettaient souvent des gains d’efficacité et de meilleures performances sur le marché. Avec la révision qui vient d’être adoptée, le Parlement réagit à cette situation déplorable et demande un retour à la volonté initiale du législateur.

    Nouvelle logique d’examen à l’art. 5 de la loi sur les cartels
    La précision apportée à l’art. 5, al. 1 bis, de la loi sur les cartels est au cœur de la révision. À l’avenir, il ne suffira plus de qualifier un accord d’« entente dure ». Il faudra toujours procéder à une évaluation globale de l’importance, qui tiendra compte d’éléments qualitatifs et quantitatifs . Tels que la structure du marché, les parts de marché et les conditions-cadres concrètes dans chaque cas particulier.

    La nature de l’accord reste importante, car elle donne des indications sur un potentiel de nuisance typique. Cependant, il est désormais clairement établi qu’il faut vérifier si ce potentiel se concrétise réellement dans l’environnement de marché réel. Dans la pratique, cela signifie que les autorités de la concurrence ne peuvent plus sanctionner les coopérations uniquement en raison de leur forme, mais doivent justifier pourquoi et où elles affectent réellement la concurrence. L’entrée en vigueur des modifications matérielles est prévue pour le 1er janvier 2027.

    Plus de marge de manœuvre pour les coopérations
    La révision permet d’atteindre un équilibre délicat. Les coopérations qui ne posent pas de problème en matière de concurrence, voire qui sont bénéfiques, sont retirées de la ligne de mire sans affaiblir le pouvoir de la COMCO. Pour les bureaux d’études, les sociétés d’ingénierie et les autres acteurs du secteur de la construction, cela apporte plus de clarté. En particulier lorsque la coopération est autorisée, dans le cas d’achats groupés, de projets de normalisation ou de partage de ressources.

    Dans le même temps, la mission fondamentale du droit des cartels reste inchangée. Les cartels durs, les ententes sur les prix ou les ententes sur les marchés continueront d’être sévèrement poursuivis. La révision ne détourne pas l’attention de la protection de la concurrence, mais la recentre sur son essence même. L’effet plutôt que la forme, les comportements abusifs plutôt que les soupçons généraux.

    Réforme institutionnelle des autorités de concurrence
    La révision matérielle ne marque pas la fin du processus. En 2026 et 2027, la réforme institutionnelle passera au premier plan. Il s’agit ici de déterminer comment les procédures antitrust sont menées et dans quelle mesure elles sont conformes à l’État de droit.

    Plusieurs éléments sont au centre de cette question. Premièrement, la séparation institutionnelle entre l’enquête et la décision doit être renforcée. La Commission de la concurrence sera transformée en une instance plus proche d’un tribunal, dotée de ses propres ressources spécialisées, tandis que le secrétariat agira en tant qu’autorité de poursuite indépendante.

    Deuxièmement, il est prévu de créer une instance de recours spécialisée qui regroupera les affaires de cartels, garantira l’expertise et accélérera les procédures. Troisièmement, un conseiller-auditeur indépendant (« hearing officer ») sera nommé pour veiller au respect des droits procéduraux et servir de point de contact neutre pour les parties, sans intervenir lui-même dans les décisions matérielles.

    Quatrièmement, il convient d’accroître la transparence en publiant les opinions dissidentes et en rendant visibles les divergences d’opinion, ce qui rendra l’évolution du droit plus compréhensible. Selon la CEDH, les procédures antitrust sont considérées comme des procédures pénales, elles portent profondément atteinte aux droits des entreprises concernées et sont donc soumises à des exigences élevées en matière d’État de droit. C’est précisément dans ce domaine que Bauenschweiz continue de voir un besoin considérable de réforme.

    Bauenschweiz insiste sur le renforcement de l’État de droit
    Construction Suisse salue le fait que le Conseil fédéral reconnaisse la nécessité d’une réforme dans l’application de la loi, mais rejette le projet actuel de réforme institutionnelle. Du point de vue de l’association faîtière, celui-ci ne comble pas suffisamment les lacunes essentielles. En particulier, l’indépendance de l’instance décisionnelle, la séparation claire entre l’enquête et le jugement ainsi que la protection des garanties procédurales ne sont pas encore suffisamment assurées.

    Un cadre juridique en matière de cartels qui empiète fortement sur les libertés entrepreneuriales nécessite des institutions solides, des procédures compréhensibles et une confiance dans l’équité. C’est la seule façon de sanctionner systématiquement les infractions à la concurrence sans freiner inutilement la propension à investir et les coopérations judicieuses.

    Le message du Conseil fédéral sur la réforme institutionnelle est attendu pour l’été 2026, et les débats parlementaires devraient débuter au troisième ou quatrième trimestre. Construction Suisse souhaite à nouveau s’impliquer, en collaboration avec une alliance économique. L’objectif est d’ancrer un droit des cartels qui protège la concurrence, évalue les coopérations de manière différenciée et satisfait systématiquement aux exigences de l’État de droit.

  • Là où l’immobilier perd de son rayonnement

    Là où l’immobilier perd de son rayonnement

    Parmi les cantons présentant les plus grands risques démographiques figurent le Tessin, Berne, Neuchâtel, le Jura, Appenzell Rhodes-Extérieures, Nidwald, Obwald, les Grisons, Glaris et Schaffhouse. Ils réunissent environ 23 pour cent du volume total des hypothèques en Suisse et sont donc tout sauf des régions périphériques. En même temps, elles sont structurellement moins bien équipées pour affronter l’avenir.

    Le cœur du problème réside dans la structure d’âge. La croissance démographique se joue surtout dans les groupes de plus de 65 ans. Des personnes qui déménagent rarement et qui ne demandent guère d’espace de logement supplémentaire. Parallèlement, le nombre d’actifs, c’est-à-dire les ménages qui acquièrent typiquement un logement ou qui concluent de nouveaux baux, diminue. Il en résulte une baisse de la demande, une plus grande patience lors de la vente et des baisses de prix croissantes. Ce phénomène est particulièrement sensible sur les marchés où l’on trouve beaucoup de maisons individuelles et d’objets de vacances, comme dans certaines régions du Tessin, des Grisons ou du Jura.

    La démographie bat l’imagination en matière de prix
    L’étude esquisse un marché qui devrait se différencier nettement au cours des 20 prochaines années. Alors que les propriétaires des cantons concernés s’attendent encore en de nombreux endroits à une poursuite de la hausse des prix, la démographie dessine une autre image. Si peu de jeunes ménages prennent la relève et que l’immigration reste faible, la poussée de la demande qui justifie les évaluations actuelles fera défaut.

    Pour les propriétaires, cela signifie une durée de détention plus longue, des risques de vente plus élevés et, selon la situation, des baisses de prix plus marquées. Les maisons individuelles anciennes situées dans des communes périphériques, qui ne répondent plus aux attentes des nouvelles générations d’acheteurs en termes d’énergie et de qualité, sont particulièrement exposées. Là où une offre importante arrive simultanément sur le marché, par exemple à la suite d’une succession, la pression sur les prix peut rapidement augmenter.

    Les cantons en plein essor comme contrepoids
    De l’autre côté, on trouve les cantons en pleine croissance que sont Zurich, Vaud, Lucerne, Genève, Thurgovie, Argovie, Saint-Gall, le Valais, Fribourg, Zoug et Bâle-Ville. Selon l’analyse, ils devraient absorber près de 86 pour cent de la future croissance démographique. Les deux tiers du volume des hypothèques se concentrent déjà dans ces cantons, et la tendance est à la hausse.

    L’immigration y rencontre le dynamisme économique, des centres urbains et des marchés du travail forts. Pour le marché immobilier, cela signifie une demande toujours élevée, des prix qui ont tendance à rester stables, voire à augmenter, et des risques structurels moindres, malgré la numérisation, le retournement des taux d’intérêt et l’augmentation des réglementations. La polarisation entre cantons « perdants » et « gagnants » devrait donc encore s’accentuer.

    Conséquences pour les banques et les investisseurs
    Pour les banques, les assurances et les caisses de pension, la perspective démographique est plus qu’une note en bas de page. Jusqu’à présent, les risques régionaux ne sont pas suffisamment représentés dans de nombreux portefeuilles. Les établissements régionaux qui se concentrent fortement sur leur canton d’origine sont particulièrement exposés à des risques accrus dans les régions en déclin. Surtout lorsqu’une grande partie du portefeuille est constituée de maisons individuelles situées à la campagne.

    Ce ne sont pas seulement la situation, l’état et la capacité financière qui comptent, mais aussi la question de savoir combien d’acheteurs potentiels seront encore sur place dans 10, 15 ou 20 ans. Si l’on veut gérer les hypothèques et les placements immobiliers à long terme, il faut systématiquement penser ensemble la démographie, la demande de logements et la structure économique locale.

    Ce que les propriétaires peuvent faire maintenant
    Pour les propriétaires des cantons concernés, il vaut la peine de jeter un regard lucide sur leur propre bien, comme l’emplacement, le groupe cible, l’état énergétique, une éventuelle réaffectation. Ceux qui gèrent activement, modernisent et réfléchissent à temps à des alternatives, ont un net avantage sur ceux qui espèrent seulement que les prix continueront à augmenter.

    Le marché ne bascule pas partout. Dans de nombreuses villes des cantons « perdants », les logements resteront rares, tandis que les zones rurales seront soumises à une pression plus forte. La précision avec laquelle les acteurs du marché comprennent les différences au sein d’un même canton et la rapidité avec laquelle ils adaptent leurs stratégies à la nouvelle réalité démographique seront décisives.

  • Élections municipales zurichoises 2026

    Élections municipales zurichoises 2026

    Avec le jeu « Built&Rent » du SVIT Zurich, découvrez la politique en jouant !
    Dans la ville de Zurich, le premier tour des élections aura lieu le 8 mars 2026. En vue de cette élection importante dans la plus grande commune de notre canton (dont les effets dépassent les frontières cantonales), le SVIT Zurich recommande sept candidats à l’élection. Ils sont membres des commissions spécialisées HBD/SE (département des bâtiments, développement urbain) et FD (département des finances) ou occupent des postes importants dans leur parti. Sont également pris en compte les nouveaux venus qui ne siègent pas encore au conseil municipal.

    Les sept candidats partagent toutefois un intérêt commun : Faire avancer une politique libérale en matière de logement et d’immobilier pour Zurich, qui relève rapidement et efficacement les défis actuels sur le marché du logement.

    Le jeu « Built&Rent » permet de se rendre compte de la pression à laquelle sont soumis les professionnels de l’immobilier – et de la manière dont les décisions politiques influencent le secteur. Il est possible de gagner de superbes prix pédagogiques et matériels. De nombreux bons Apple à des participations gratuites à des stages et des cours du SVIT Zurich. La participation est gratuite pour tous. Il n’est pas nécessaire d’être membre du SVIT. L’éducation politique devient ainsi une expérience interactive ! On y joue comme à « Tetris ».
    (Durée du jeu : du 28 janvier au 15 février 2026)

    Lien du concours : https://www.svit.ch/de/svit-zuerich/politik

  • Le site de l’hôpital de Sursee : de nouvelles perspectives à partir de 2034

    Le site de l’hôpital de Sursee : de nouvelles perspectives à partir de 2034

    La construction du nouveau LUKS Sursee et du centre de soins Seeblick sur la Schwyzermatt à Schenkon libère un terrain d’environ 47’000 mètres carrés à la Spitalstrasse à Sursee. Environ sept terrains de football, une situation centrale, une bonne desserte et une vue jusqu’aux Alpes. Là où se trouvent encore aujourd’hui des bâtiments hospitaliers, un nouvel élément urbain pourra voir le jour à partir de 2034, qui marquera Sursee à long terme. Le canton de Lucerne est le principal propriétaire du site, les surfaces adjacentes appartiennent également au canton et en partie à la ville et sont intégrées dans la planification.

    Le LUKS Sursee, vieux de presque 50 ans, ne répond plus aux exigences d’une exploitation hospitalière moderne. Avec la décision du Conseil d’État de réaliser un nouvel hôpital et un centre de soins à Schenkon d’ici 2033, l’infrastructure de santé se déplace et ouvre à Sursee un potentiel de développement urbanistique d’une valeur rare.

    Habiter, vivre, se rencontrer
    Le canton de Lucerne et la ville de Sursee poursuivent un objectif commun, celui d’un quartier à usage mixte et vivant, alliant habitat, services et qualité de vie. Une planification test à partir de 2026 permettra de déterminer quelles utilisations et structures d’aménagement sont possibles et judicieuses sur le site. Les résultats serviront de base au changement de zonage, aux concours d’architecture et aux premières étapes de construction qui devraient démarrer après le départ de l’hôpital et de l’établissement de soins, avec l’ambition d’éviter autant que possible les locaux vacants.

    Il est d’ores et déjà clair que le site se prête particulièrement bien à une utilisation résidentielle, pour les familles, les couples, les célibataires et les seniors. En complément, on peut imaginer des services, des commerces et des restaurants qui donneront vie au quartier. L’objectif est de créer un environnement socialement mixte avec un mélange de logements de haut standing et de logements à prix modérés, qui renforce Sursee en tant que lieu de résidence et crée en même temps de nouvelles offres pour les différentes phases de la vie.

    Sursee en pleine croissance
    Sursee connaît une croissance dynamique et, avec un taux de logements vacants de 0,26%, le marché du logement est extrêmement tendu. La nouvelle offre sur le site de l’hôpital doit contribuer à réduire la pression et à créer une qualité de logement supplémentaire dans une situation centrale. La proximité de la vieille ville, la desserte existante par les transports et la vue sur le lac font de ce site un lieu clé pour le développement futur de la ville.

    C’est une chance de former un nouveau quartier à l’identité forte. Le site peut donner des impulsions pour le développement économique de la région, permettre la création de nouveaux emplois dans le secteur des services et continuer à profiler Sursee comme centre régional.

    Développement du quartier en tant que tâche commune
    La planification du site de l’hôpital est délibérément conçue comme un processus ouvert. Dès le printemps 2026, des ateliers sont prévus avec la population du quartier et différents groupes d’intérêt. Les besoins, les idées et les attentes doivent être intégrés à un stade précoce afin de créer un quartier non seulement convaincant du point de vue de la planification, mais également soutenu par la population.

    L’assemblée communale décidera de la modification nécessaire du plan de zone partiel. Il est donc clair que l’avenir du site de l’hôpital ne sera pas dessiné en vase clos, mais dans le cadre d’un processus transparent qui associe planification spécialisée et perspectives locales.

    Un nouvel élément urbain avec une histoire et un avenir
    A long terme, un espace de vie et d’habitat diversifié, avec des espaces verts, des aires de jeux et de détente, pourrait voir le jour là où l’hôpital fonctionne encore aujourd’hui. Des lieux de rencontre en plein air, des trajets courts et une bonne connexion avec la structure urbaine existante devraient faire de ce site une partie intégrante de Sursee.

    Le canton de Lucerne veut exploiter de manière ciblée le potentiel de cette situation privilégiée avec vue sur le lac et utilisation historique. Dès 2034, l’occasion se présente de réaliser un quartier qui respecte l’histoire du site tout en apportant des réponses aux besoins en matière d’habitat et de vie des décennies à venir. Un nouveau chapitre pour le site de l’hôpital et pour Sursee.

  • ABB encaisse et Oerlikon construit

    ABB encaisse et Oerlikon construit

    ABB vend un terrain d’environ 7000 mètres carrés près de la gare de Zurich-Oerlikon à la société de services immobiliers Pensimo. La vente génère au premier trimestre 2026 un bénéfice de cession opérationnel d’environ 290 millions de francs avant impôts. ABB n’a plus besoin de ce terrain comme réserve foncière stratégique et permet ainsi le développement du quartier de Neu-Oerlikon.

    Environ 500 logements sont prévus sur le terrain, ainsi qu’une tour et des surfaces commerciales. L’ancienne zone industrielle doit se transformer dans les prochaines années en un quartier à usage mixte avec des logements, des services, des emplois ainsi que des offres culturelles et commerciales. En raison du prix élevé des terrains, il faut s’attendre à des loyers plutôt élevés. Tout au plus peut-on envisager de louer certains logements à prix coûtant, par exemple dans le cadre d’un développement de zone densifié.

    Nouveau siège d’ABB à Oerlikon
    Parallèlement à la vente du terrain, ABB renforce sa présence à Oerlikon. Le groupe prévoit de construire un nouveau siège social à proximité immédiate, dans lequel quelque 500 collaborateurs devraient emménager en 2031. Le projet comprend un bâtiment existant rénové et classé monument historique et un nouveau bâtiment de six étages en bois composite, conçu par le bureau Christ & Gantenbein.

    Avec une surface brute de plancher d’environ 10 800 mètres carrés, des environnements de travail modernes seront créés, y compris un auditorium, un salon et une cafétéria, un foyer et un espace d’exposition ainsi que des espaces de détente et de fitness. Le volume d’investissement est d’environ 80 millions de francs. Le CEO d’ABB, Morten Wierod, souligne ainsi son attachement à la Suisse et à la ville de Zurich. La présidente de la ville Corine Mauch parle d’un futur quartier encore plus « coloré et vivant » autour de la gare d’Oerlikon.

    Fort dernier trimestre 2025
    Sur le plan opérationnel, ABB a nettement progressé au dernier trimestre 2025. Le chiffre d’affaires comparable a augmenté de 9% pour atteindre 9,05 milliards de dollars US. Les entrées de commandes ont été particulièrement dynamiques : sur une base comparable, elles ont augmenté de 32 pour cent pour atteindre 10,32 milliards de dollars US, dépassant ainsi pour la première fois la barre des 10 milliards en un trimestre.

    La marge opérationnelle EBITA s’est améliorée, passant de 16,6 à 17,6 %, et le bénéfice net ajusté a augmenté de 29 % pour atteindre 1,27 milliard de dollars. Sur l’ensemble de l’année 2025, le bénéfice net est passé à 4,73 milliards de dollars, soit environ 20 pour cent de plus que l’année précédente. Le dividende doit être augmenté de 0,90 à 0,94 franc par action ; en même temps, ABB annonce un nouveau programme de rachat d’actions.

    Perspectives et nouveau programme de rachat
    Pour le premier trimestre 2026, ABB prévoit une croissance comparable du chiffre d’affaires de 7 à 10 pour cent ainsi qu’une nouvelle hausse de la marge. Pour l’ensemble de l’année, le management table sur une croissance de 6 à 9 pour cent et sur une rentabilité légèrement plus élevée. Les analystes estiment que l’activité des centres de calcul et le secteur de l’électrification sont des moteurs importants, les commandes y ayant augmenté d’environ un tiers.

    De plus, ABB lance un nouveau programme de rachat d’actions d’un volume pouvant atteindre 2 milliards de dollars US, qui doit durer jusqu’au 27 janvier 2027. Un programme précédent allant jusqu’à 1,5 milliard de dollars US est arrivé à échéance. Cela renforce l’attractivité de l’action et signale la confiance dans sa propre capacité bénéficiaire.

    L’action ABB à un niveau record
    En bourse, les chiffres et les perspectives ont été récompensés par des hausses de cours. L’action ABB a augmenté de 8,46 pour cent à 66,38 francs, le nouveau record absolu étant de 67,22 francs. La forte entrée de commandes, l’amélioration de la marge, l’augmentation du dividende et le programme de rachat d’actions plus important ont clairement dépassé les attentes auparavant prudentes.

    Pour le site de Zurich-Oerlikon, la combinaison de la vente du terrain, de la construction du nouveau siège du groupe et du développement prévu du quartier implique un net changement structurel. D’un site industriel, on passe à un quartier d’habitation et de travail dense et urbain, avec des investissements élevés, mais aussi la perspective d’une nouvelle hausse des loyers.

  • Tour d’habitation Rankstrasse

    Tour d’habitation Rankstrasse

    Afin d’utiliser de manière optimale et durable l’espace restreint de la Rankstrasse, le programme de construction de logements bâlois « 1000  » s’est appuyé sur un concours d’architecture anonyme largement diffusé. 78 équipes ont manifesté leur intérêt et 15 projets sélectionnés se sont disputés la meilleure solution. Le jury d’experts a finalement été convaincu par « Miranda » du studio zurichois DIA, Haller Ingenieure et Hefti Hess Martignoni.

    La durabilité intégrée à l’architecture et au tissu social
    Le bâtiment de 88 mètres de haut abrite plus de 100 nouveaux logements locatifs selon le modèle « Mietvertrag Plus », avantageux et soumis à des règles de revenu et d’occupation. La caractéristique la plus remarquable est le concept de voisinage innovant. Trois étages sont reliés verticalement, ce qui crée des zones de rencontre pour des groupes de locataires très divers. Les logements sont conçus de manière compacte et fonctionnelle, permettent une utilisation économe de l’espace et répondent à des exigences élevées en matière d’écologie et de rentabilité. Des espaces extérieurs verdoyants, des espaces favorisant la communauté et un mode de construction ménageant les ressources soulignent l’exigence de durabilité. La ville s’engage ainsi de manière offensive en faveur d’une croissance urbaine responsable et socialement inclusive.

    Une nouvelle référence pour l’habitat en périphérie de la ville
    Avec « Miranda », Bâle-Ville lance un développement à la périphérie est de la ville. La tour marque un début marquant pour les futurs développements de quartier et donne un signe architectural d’ouverture. La construction débutera au plus tôt en 2028, et sera précédée d’un plan d’aménagement et d’une information publique. L’orientation vers la communauté, la mixité, la durabilité et la qualité architecturale positionne le projet comme une référence en matière de construction urbaine moderne en Suisse.

  • Développement du site Roche à Bâle

    Développement du site Roche à Bâle

    La première phase de développement du site de Roche s’est achevée fin 2023, une nouvelle étape va maintenant commencer. D’ici 2030, l’une des plus importantes infrastructures de recherche d’Europe verra le jour sur le site nord. Le projet central est le bâtiment 12, un bâtiment de recherche et de développement de 72 mètres de haut pouvant accueillir environ 450 chercheurs. Le nouveau bâtiment remplace l’infrastructure obsolète et crée des conditions optimales pour développer de nouvelles substances actives, de la recherche fondamentale à la production. Avec un volume d’investissement d’environ 500 millions de francs, le bâtiment 12 deviendra l’interface centrale entre la recherche et le développement clinique.

    Parallèlement, l’Institute of Human Biology du bâtiment 92 sera transformé en un nouveau centre de recherche biologique sur les modèles. Environ 100 millions de francs sont consacrés à la modernisation et à la transformation. L’objectif est de relier la recherche académique et industrielle afin de rendre les modèles cellulaires humains complexes utilisables pour le développement de médicaments.

    La production fait également l’objet d’une rénovation fondamentale. Les bâtiments 50 et 51 abriteront d’ici 2028 des installations ultramodernes pour le développement et la commercialisation de substances actives synthétiques. La construction modulaire, la commande numérique et l’efficacité énergétique élevée marquent ici le début d’une nouvelle ère d’innovations en matière de processus pharmaceutiques. Le cadre d’investissement de ces projets est d’environ 570 millions de francs.

    Développement urbain durable sur le site sud
    Parallèlement à la recherche sur le côté nord, Roche poursuit sur le Südareal une stratégie de développement durable à long terme. Le site au bord du Rhin sera réaménagé en étroite concertation avec les autorités politiques bâloises. Le plan d’aménagement révisé prévoit de vastes espaces verts, une mise en réseau écologique le long des rives du Rhin ainsi qu’une intégration dans le parc de la Solitude. Les anciennes structures des bâtiments seront progressivement déconstruites et les matériaux de construction réutilisés selon le principe de l’économie circulaire.

    Le canton de Bâle-Ville accompagne activement ce processus. Le Conseil d’État et le Grand Conseil soutiennent l’approche visant à revaloriser le site sud sur le plan urbanistique, sans pour autant prévoir de passages publics ou d’expropriations. Le site reste ainsi à la disposition de l’entreprise, mais s’ouvre en perspective par le biais de liaisons paysagères et de nouveaux concepts d’espaces libres.

    Un signal pour le site suisse
    Depuis 2015, Roche a investi environ huit milliards de francs dans ses sites suisses, et plus de 33 milliards dans la recherche et le développement au niveau national. Rien qu’à Bâle, d’autres installations pour la recherche, la production et l’infrastructure verront le jour d’ici 2029, notamment une nouvelle centrale thermique et frigorifique souterraine pour assurer l’approvisionnement de l’ensemble du site. Les travaux de construction sur les sites nord et sud sont emblématiques d’un développement du site tourné vers l’avenir et respectueux des ressources, qui allie économie, ville et science.

    Les prochaines années seront marquées par des phases de construction intensives, des ajustements urbanistiques et des innovations technologiques. Avec le développement progressif du site, Roche ne renforce pas seulement le site pharmaceutique de Bâle, mais donne un signal fort de son attachement à long terme à la Suisse, en tant que lieu de recherche de pointe, d’architecture durable et de conception urbaine d’avenir.

  • Nidwald regroupe ses forces de feu bleu

    Nidwald regroupe ses forces de feu bleu

    Le site de 33’000 mètres carrés de la Kreuzstrasse est aujourd’hui entièrement construit. De nombreux bâtiments présentent un besoin de rénovation considérable, notamment les bâtiments de la police cantonale et de la prison. A cela s’ajoutent des défauts d’exploitation tels que l’absence de voies d’évacuation ou une séparation insuffisante entre les accès publics et les entrées du personnel.

    Sur la base d’une étude largement étayée, le Conseil d’État a décidé de réorganiser entièrement le site et de le couvrir de nouvelles constructions de remplacement. L’objectif est de créer un centre de compétences moderne en matière de sécurité qui améliore les processus fonctionnels, augmente la sécurité et est plus économique à long terme que des rénovations ponctuelles.

    Organisations à feu bleu regroupées
    Aujourd’hui, le site abrite la police, la prison, le centre de sécurité routière, l’inspection des routes, l’office de la justice et le ministère public. En raison de sa situation centrale, on étudie la possibilité de transférer à la Kreuzstrasse des organisations à lumière bleue supplémentaires, notamment les pompiers de base et les services de secours. Il s’agit ainsi de créer un site avec des trajets courts, des processus coordonnés et des compétences claires.

    Une planification test réalisée a montré que ce regroupement sur le site existant est réaliste. Elle confirme que les exigences spatiales des utilisations actuelles et des organisations supplémentaires peuvent être mises en œuvre sur la surface, sans obérer les possibilités de développement du site.

    Prison en vue des besoins futurs
    Dans le cadre de la planification test, l’orientation future de la prison cantonale a également été analysée en profondeur. La demande de places de détention en Suisse est élevée, notamment pour les détenus nécessitant des soins dans le cadre de l’exécution des peines et mesures. Dans ce contexte, Nidwald examine comment dimensionner et orienter fonctionnellement la nouvelle offre carcérale pour qu’elle réponde à long terme aux besoins.

    Plan d’aménagement et projet indicatif
    Le Landrat a approuvé un crédit de planification de 1,63 million de francs pour le plan d’aménagement et le projet indicatif. La planification se poursuit avec un cercle d’utilisateurs clairement défini, à savoir la police cantonale, le service de sauvetage, le corps de sapeurs-pompiers, l’Office de la justice, le Ministère public, la prison, l’Inspection des routes, le centre de sécurité routière et certaines unités administratives.

    Le plan d’aménagement doit créer un cadre juridiquement contraignant pour les prochaines étapes de planification. Il détermine quelles utilisations sont autorisées à quel endroit, comment la desserte, les espaces libres et la classification urbanistique doivent être aménagés et quelles étapes sont possibles.

    Adaptations dans la procédure et projets partiels ouverts
    Dans un premier temps, plusieurs équipes de planificateurs ont participé au mandat d’étude pour le plan d’aménagement et le projet indicatif. Au cours de l’année 2025, il est toutefois apparu que la desserte par un aménagement modéré du giratoire existant ne suffirait pas au vu des nouvelles prévisions de trafic. Parallèlement, une nouvelle option pour le centre de sécurité routière est entrée en jeu. Obwald prévoit de construire un nouveau bâtiment à Sarnen et des synergies d’un site utilisé en commun avec des halls de contrôle et des pistes d’essai sont à l’étude.

    Afin de pouvoir réagir de manière plus flexible à ces changements, il a été décidé de mettre fin au mandat d’étude sous sa forme actuelle et de poursuivre le projet indicatif uniquement avec une équipe de planification. En octobre 2025, le Landrat a en outre exigé une plus grande sécurité de planification, notamment pour les deux projets partiels « centre de sécurité routière » et « prison », avant que le plan d’aménagement et le projet indicatif ne soient définitivement achevés.

    Prochaines étapes et calendrier
    Le plan d’aménagement s’étendra sur les trois communes d’implantation de Stans, Buochs et Oberdorf. Les assemblées communales correspondantes ou les votes aux urnes pour la prise de décision sont prévus, selon l’état actuel, pour l’année 2027.

    Les premières demandes de crédit pour les concours d’architecture des différents bâtiments du centre de compétences de sécurité sont attendues au plus tôt à partir de 2028. D’ici là, il s’agit de clarifier les questions en suspens concernant la viabilisation, l’orientation de la prison et le centre de sécurité routière.

  • Les réseaux mobiles doivent recevoir une alimentation de secours

    Les réseaux mobiles doivent recevoir une alimentation de secours

    Le Conseil fédéral renforce les exigences en matière de sécurité en cas de panne des réseaux de téléphonie mobile. A l’avenir, les opérateurs devront installer une alimentation électrique de secours sur les sites et antennes importants afin de maintenir l’exploitation pendant au moins quatre heures en cas de coupure de courant.

    La sécurité de la population est au centre des préoccupations. Les appels d’urgence, la téléphonie classique et l’accès à Internet doivent fonctionner même en cas de panne du réseau électrique régulier. Les programmes radio diffusés par Internet en tant que canal d’information en situation de crise en font également expressément partie.

    Echelonnement jusqu’en 2034
    Les nouvelles directives ne s’appliquent pas de la même manière à tous les services et pas immédiatement. A partir de 2031, les appels d’urgence devront être possibles pendant au moins quatre heures. D’autres services de téléphonie mobile, comme le trafic général de données, ne devront être sécurisés sur cette période qu’à partir de 2034.

    Afin de ne pas surcharger les réseaux en cas de pénurie, les opérateurs bénéficient en outre d’une marge de manœuvre claire. Ils pourront limiter la transmission de vidéos et de programmes TV afin de garantir des capacités pour des services prioritaires tels que les appels d’urgence, les liaisons vocales et les offres d’information centralisées.

    Compromis après les critiques du secteur
    A l’origine, le Conseil fédéral prévoyait des exigences nettement plus strictes. Les réseaux de téléphonie mobile auraient dû rester stables même en cas de pannes de courant pouvant durer jusqu’à trois jours et de déconnexions répétées. Lors de la consultation, les entreprises de télécommunication et les associations économiques ont critiqué ces directives, les jugeant difficilement applicables et trop coûteuses.

    Dans le cadre d’un dialogue dirigé par le conseiller fédéral Albert Rösti, les opérateurs de téléphonie mobile et l’administration se sont mis d’accord sur la solution qui vient d’être adoptée. Elle augmente le niveau de protection des réseaux sans surcharger le secteur avec des scénarios maximaux et se situe dans le cadre de ce que demandent également d’autres pays européens.

    Examen d’un durcissement plus poussé
    La révision partielle de l’ordonnance sur les services de télécommunication ne clôt pas encore le débat sur la sécurité de l’approvisionnement. Dans une deuxième étape, le département compétent examine dans quelle mesure un durcissement plus poussé des réseaux est réalisable pour des scénarios tels que des pénuries d’électricité ou des pannes de plusieurs jours.

    Plusieurs départements fédéraux collaborent à cet effet, notamment l’économie, la formation et la recherche ainsi que la défense, la protection de la population et les sports. D’ici fin 2027 au plus tard, il sera possible de déterminer si des mesures supplémentaires sont nécessaires et, le cas échéant, de quelle manière, afin que la Suisse reste approvisionnée en services de téléphonie mobile de la manière la plus fiable possible, même dans des situations extraordinaires.

  • Gagner en qualité, alléger les procédures

    Gagner en qualité, alléger les procédures

    Depuis la révision de la loi sur l’aménagement du territoire, l’utilisation mesurée du sol est considérée comme un garde-fou, mais dans la pratique, les procédures restent souvent lentes et lourdes. Les intérêts s’affrontent, les compétences ne sont pas toujours claires et les oppositions peuvent bloquer des projets pendant des années.

    Si l’on veut faire avancer le développement interne, il faut donc commencer plus tôt. Les porteurs de projet, les planificateurs, les autorités, les politiques et les personnes chargées de la mise en œuvre devraient entamer un dialogue structuré avant même la demande de permis de construire. Cela permet de clarifier les conflits, de définir la qualité et d’orienter dès le départ la procédure vers un objectif réaliste.

    Cinq facteurs pour de meilleures procédures
    Des représentants de la Confédération, des cantons, des communes et du secteur de la construction ont identifié cinq facteurs de réussite dans le cadre d’un dialogue de plusieurs années. Il faut de l’attitude, un dialogue précoce et structuré, des compétences claires, l’acceptation et l’utilité quotidienne des projets ainsi qu’une intégration stratégique propre.

    Ce qui fait souvent défaut, ce n’est pas tant le savoir technique que l’application conséquente au quotidien. La fiabilité entre les acteurs, la volonté de mettre en œuvre et des outils qui aident à piloter de manière pragmatique des procédures complexes. Des outils de travail correspondants ont été présentés lors de la Swissbau en janvier 2026 et mis ensuite à disposition en ligne. Comme soutien concret pour « rendre la construction plus simple ».

    Contribution du secteur de la construction
    Le secteur de la construction s’implique activement dans la recherche de solutions. Par exemple dans le cadre du plan d’action contre la pénurie de logements du conseiller fédéral Guy Parmelin et sur la base d’études de l’ARE et de l’OFL. Ce travail a débouché sur un concept de procédure d’autorisation de construire en deux phases. L’utilisation et l’architecture sont d’abord clarifiées, puis viennent les aspects techniques et les normes.

    Ce modèle doit être accompagné d’une numérisation conséquente tout au long du processus. L’objectif est d’augmenter la sécurité de la planification, d’éviter les boucles, de clarifier les interfaces et de réduire ainsi aussi bien la durée de la procédure que la charge de travail pour tous les participants. Le concept se veut une base de discussion et rend le point de vue du secteur tangible pour les autorités, les politiques et le public.

    ISOS, protection des sites et autonomie des communes
    La gestion de l’ISOS et de la protection des monuments et des sites constitue un autre point fort. Lors des dialogues au niveau fédéral, il a été établi que les cantons et les communes peuvent s’écarter des objectifs de conservation de l’ISOS dans l’accomplissement de leurs propres tâches, par exemple pour la construction de logements, si des intérêts prépondérants sont en jeu. Cela renforce la marge de manœuvre communale et facilite les arbitrages sur place.

    Une adaptation de l’ordonnance est prévue d’ici l’automne 2026 afin de concentrer l’application directe de l’ISOS sur les cas réellement pertinents pour le site. En parallèle, on examine comment une nouvelle répartition des tâches entre la Confédération et les cantons pourrait faire évoluer la pratique. Un postulat de commission du Conseil national allant dans ce sens a été transmis. Le secteur de la construction accompagne étroitement ce processus et demande que la protection et le développement trouvent un équilibre viable.

    Procédures d’autorisation rapides, numériques et de qualité
    Le cap est fixé, le secteur s’engage pour des procédures d’autorisation de construire allégées, numériques et plus rapides, en mettant clairement l’accent sur des procédures en deux étapes, des outils de travail pratiques et une coopération fiable.

    Car le développement vers l’intérieur de la Suisse ne réussira que si tous les acteurs tirent à la même corde. Avec des processus transparents, des compétences claires et des projets qui convainquent tant par leur qualité que par la création de l’espace de vie et de travail dont nous avons urgemment besoin.

  • Plus d’espace habitable grâce au système

    Plus d’espace habitable grâce au système

    Le secteur de la construction et de l’immobilier est sous pression. Les coûts de construction augmentent, la main-d’œuvre qualifiée fait défaut, la population continue de croître et les objectifs climatiques fixent des limites claires aux émissions de CO₂. La construction en série concentre les réponses à ces défis.

    Grâce à la préfabrication industrielle et aux processus standardisés, les temps de construction sont réduits, les processus sont plus prévisibles et les projets plus rentables. Le chantier devient un lieu de montage, avec moins de bruit, moins de nuisances pour le voisinage et une meilleure qualité d’exécution.

    Ce qui caractérise la construction en série
    La construction en série considère le bâtiment comme un produit et non comme un prototype unique. Un système est développé de manière intensive, réfléchi et utilisé dans de nombreux projets. Les éléments sont en grande partie créés en usine et montés sur place. Cela permet des coûts précis et une amélioration constante grâce à l’expérience acquise. Les zones problématiques classiques telles que les raccords, les ponts thermiques et acoustiques peuvent être atténuées de manière ciblée.

    Du préfabriqué au « momentTesla« 
    Les méthodes de construction en série ont une histoire, des premiers systèmes en bois des années 1920 aux lotissements en préfabriqué de l’Est, en passant par les « bâtiments Göhner » en Suisse. Si l’efficacité était élevée, la qualité de la conception l’était souvent moins et l’image en souffre encore aujourd’hui.

    Actuellement, le sujet connaît une nouvelle vague. Les systèmes hybrides combinent des modules spatiaux et des éléments 2D, offrent une plus grande flexibilité pour les différentes parcelles et réglementations et font à nouveau intervenir davantage l’architecture et l’urbanisme. Des projets comme le « Woodie » à Hambourg, orienté vers les étudiants, montrent que la construction en série et la qualité architecturale ne s’excluent pas nécessairement.

    Les points forts : Temps, coûts, qualité, climat
    Les systèmes en série réduisent les temps de construction et augmentent la sécurité des coûts. Comme les éléments de construction et les détails sont standardisés, le budget et les délais peuvent être fixés tôt et de manière fiable.

    Parallèlement, la production industrielle ouvre de nouvelles perspectives en matière de durabilité. Les directives relatives à la réduction des émissions de CO₂, au choix des matériaux et à l’efficacité énergétique peuvent être inscrites de manière cohérente dans le système. Grâce à des passeports de matériaux et des plateformes, les composants installés sont documentés et donc visibles en tant que ressources pour des transformations ou des démantèlements ultérieurs.

    L’acceptation décide de l’avenir
    Le grand défi est la perception. Dans l’esprit de beaucoup, la construction en série est synonyme d’architecture monotone et de quartiers sociaux à problèmes. Tant que les projets actuels ne convaincront que partiellement sur le plan de la conception, ce scepticisme persistera.

    Pour être largement acceptés, les bâtiments doivent offrir plus que de l’efficacité. De bons plans, une qualité de séjour élevée, des espaces extérieurs différenciés et une intégration soignée dans l’espace urbain. La standardisation doit être comprise comme une base sur laquelle la diversité peut se développer.

    La construction en série peut devenir un élément central du tournant de la construction, plus rapide, plus planifiable, plus respectueux des ressources et pensé de manière circulaire. Les conditions techniques sont réunies, tout comme les projets pilotes réussis.

    La question de savoir si cette approche connaîtra son « moment Tesla » dépend maintenant de la capacité du secteur et des villes à associer des processus industriels à une qualité d’habitat et d’aménagement élevée, et à montrer ainsi que la répétition n’est pas synonyme d’uniformité, mais peut constituer la base de quartiers diversifiés et porteurs d’avenir.

  • Choix des matériaux contre la chaleur urbaine

    Choix des matériaux contre la chaleur urbaine

    La Suisse se dirige vers des étés plus chauds, davantage de jours de canicule et des événements météorologiques extrêmes plus fréquents. Les villes et les zones densément peuplées, en particulier, se réchauffent plus que leurs environs et se refroidissent plus lentement la nuit, c’est le fameux effet d’îlot de chaleur. Il est directement lié au mode de construction : un scellement dense, des surfaces sombres et des structures massives emmagasinent la chaleur et ne la restituent qu’avec un certain retard.

    Comme les bâtiments et les infrastructures restent en place pendant des décennies, les matériaux utilisés aujourd’hui façonnent le microclimat de demain. Le choix des matériaux devient donc une décision stratégique. Il influence non seulement les besoins énergétiques et le confort dans le bâtiment, mais aussi la santé et la qualité de séjour dans l’espace public.

    Ce que la nouvelle édition apporte
    C’est là qu’intervient la deuxième édition élargie du catalogue de matériaux. L’ouvrage de référence de l’Office fédéral du logement montre comment différents matériaux de construction influencent la température extérieure et quelle contribution ils apportent à un climat urbain thermorésistant.

    Le catalogue compare les matériaux courants utilisés à l’extérieur tels que les revêtements de sol, les façades et, depuis peu, les toitures et les végétalisations à l’état sec et humide. Outre l’effet sur la température ambiante, il tient compte de propriétés supplémentaires telles que la réflexion du rayonnement solaire, la durée de vie et, pour les revêtements, la capacité d’infiltration. Il en résulte une image globale qui réunit les aspects thermiques, fonctionnels et de gestion de l’eau.

    Méthode actualisée, résultats comparables
    La nouvelle édition se base sur des simulations effectuées par la Haute école spécialisée du Nord-Ouest de la Suisse pour le compte de l’Office fédéral de l’énergie et de l’OFL. Les matériaux déjà présents dans la première édition ont également été recalculés à l’aide d’un logiciel de simulation amélioré.

    Ainsi, tous les résultats sont basés sur une même méthodologie et peuvent être directement comparés entre eux. Pour les planificateurs, cela signifie qu’ils peuvent comparer les variantes sur le plan qualitatif et quantitatif et mieux justifier leurs décisions vis-à-vis des mandants et des autorités.

    Outil pour la planification et la mise en œuvre
    Le catalogue de matériaux est conçu comme un ouvrage de référence orienté vers la pratique pour les nouvelles constructions et les rénovations dans les zones densément bâties. Il aide les planificateurs spécialisés et les maîtres d’ouvrage à intégrer très tôt dans leurs processus l’effet du choix des matériaux sur le développement de la chaleur, de l’idée de projet à la planification détaillée.

    En combinaison avec d’autres instruments pour un développement urbain adapté au climat, le catalogue devient un élément de base pour des quartiers résistants à la chaleur. Il aide à éclaircir les surfaces de manière ciblée, à utiliser la capacité d’évaporation, à améliorer l’infiltration et donc à rendre le climat urbain plus résistant au changement climatique, étape par étape.

  • Des startups qui bouleversent la construction

    Des startups qui bouleversent la construction

    Tobias Hofmeier (Swissbau) et Moritz Kistenmacher (Startup Academy) ont offert le cadre permettant aux jeunes entreprises d’obtenir une visibilité, un accès à des partenaires et un environnement professionnel. Dans le Village de l’innovation du Swissbau Lab, les startups représentaient près de la moitié des quelque 70 partenaires. Un signal clair de l’importance que revêt l’innovation entrepreneuriale pour Swissbau.

    Pour Swissbau, les startups ne sont pas un phénomène marginal, mais une pièce maîtresse de son programme d’innovation. Sous la devise « donner ensemble de nouvelles impulsions », il s’agissait de relever ensemble des défis tels que les objectifs climatiques, l’efficacité des ressources, la pression sur la productivité et la pénurie de main-d’œuvre qualifiée. Ces thèmes sont centraux et l’innovation est la clé qui permet aux startups de continuer à apporter du rythme et du courage pour des approches radicalement nouvelles.

    Dans le cadre du Challenge, la Startup Academy Suisse a accompagné de manière particulièrement étroite les jeunes entreprises du secteur de la construction et de l’immobilier. Certaines startups qui, il y a quelques années encore, pitchaient dans l’Innovation Lab, sont aujourd’hui présentes sur le salon avec des stands plus grands. C’est précisément cette évolution, du prototype précoce à l’acteur établi du marché, que le Challenge met en route et dont les effets se font sentir bien au-delà des dates du salon.

    La politique et la promotion économique comme vent arrière
    L’importance a été soulignée par le mot de bienvenue du conseiller d’Etat Kaspar Sutter, chef du Département de l’économie, des affaires sociales et de l’environnement du canton de Bâle-Ville. Le canton a parrainé le Swissbau et, avec Basel Circular, il aide les entreprises à passer à des modèles d’affaires qui fonctionnent en circuit fermé. Il était logique que le Circular Award soit décerné ici pour la première fois et cela montre clairement que l’économie circulaire et les objectifs climatiques sont aujourd’hui au cœur de la politique de construction.

    Sutter a souligné à quel point le site de Bâle est axé sur la promotion de l’innovation, avec des programmes qui soutiennent concrètement les entreprises et les branches. Son message a des répercussions au-delà de la Swissbau. Les start-up sont essentielles à tout écosystème économique ; sans elles, les nouveaux domaines technologiques ne seraient guère envisageables. Une situation comparable se dessine dans le secteur de la construction. Ce n’est qu’avec l’arrivée de nouveaux acteurs aux idées neuves que le secteur pourra maîtriser les changements technologiques et réglementaires.

    Le canton de Bâle-Campagne mise lui aussi délibérément sur l’innovation avec sa promotion économique. Thomas Kübler, directeur de la promotion économique de Bâle-Campagne, a parlé lors de la finale de conditions-cadres qui doivent faciliter la croissance et la mise à l’échelle des start-up. Le partenariat répété lors du Swissbau Startup Challenge montre que l’on ne se contente pas de tisser des réseaux ponctuels, mais que l’on construit des écosystèmes à long terme. Une base dont le secteur profite également après le salon.

    La construction est essentielle pour l’économie suisse, mais elle génère de fortes émissions de CO₂ et de grandes quantités de déchets. Bâle-Ville poursuit un objectif ambitieux de zéro net en 2037. De tels objectifs augmentent durablement la pression et la demande de solutions telles que celles présentées par les finalistes et développées dans des projets et des applications pilotes.

    Six finalistes, six réponses au tournant de la construction
    Les six startups Aconitum Swiss, Benetics, Impact Build, Moduvo, Planlabs et Talpa Inspection ont participé à la finale. Elles représentaient différents leviers de transformation, de l’optimisation numérique des processus à la communication de chantier repensée, en passant par les matériaux circulaires.

    Leur approche a en commun d’améliorer concrètement les pratiques de la construction et de l’immobilier et d’obtenir moins de gaspillage, plus d’efficacité et de meilleures données. Les idées présentées sur la scène du Swissbau Lab, ne sont pas des visions dans le vide, mais des solutions qui peuvent être intégrées dès aujourd’hui dans les projets, les chantiers et les bureaux d’études et qui y déploient leurs effets.

    Des intérieurs sans plastique
    Aconitum Swiss a développé un matériau biologique en collagène polymère qui se passe de plastique et permet ainsi de réduire l’énergie, les ressources et les déchets. L’objectif est de fournir des solutions durablement plus saines pour l’homme et l’environnement. La fondatrice, Dr Vlada Snus, va plus loin et utilise du cuir recyclé ainsi que des matériaux de construction upcyclés tels que du béton concassé, du sable, du verre recyclé et de vieilles tuiles pour produire des panneaux acoustiques poreux. Ces panneaux améliorent l’acoustique des pièces, filtrent les polluants atmosphériques, les virus et les bactéries et contribuent à la régulation de la température et de l’humidité. Le système est recyclable, réduit la consommation de plastique et est déjà utilisé dans les affaires B2B en Suisse, en Europe et au Moyen-Orient – avec un potentiel de diffusion plus large.

    Communication sur le chantier sans paperasserie
    Benetics s’est attaqué à un thème récurrent sur les chantiers, la communication et la documentation. Au lieu d’une planche à pince, de plans sur papier, de notes et d’un historique chaotique des discussions, la startup mise sur une plate-forme basée sur le cloud avec une application pour smartphone. Le responsable donne ses instructions sur son téléphone portable, une IA structure automatiquement les informations et classe une tâche claire dans le système sous tâche, responsabilité, délai, étapes nécessaires, photos.

    C’est un avantage, surtout dans un secteur à caractère international. Les collaborateurs reçoivent leurs tâches dans leur propre langue. La charge administrative diminue, les erreurs dues à des malentendus sont réduites et les données sont intégrées proprement dans les systèmes existants. Cela a déjà été démontré dans les cas d’application présentés et à l’avenir, encore plus de chantiers pourront profiter du fait que les personnes sur place se concentrent à nouveau davantage sur ce qui compte, la construction.

    Robotique et matériaux terreux
    Impact Build repense les éléments de construction à partir de la base des matériaux. La start-up de l’ETH veut fabriquer des éléments de mur sans coffrages classiques, avec une fabrication robotisée et des ressources locales. Le procédé « Impact Printing » projette à grande vitesse des masses denses de matériaux d’excavation et de gravats les unes sur les autres, de sorte que les couches se lient sur toute leur surface et donnent naissance à des éléments porteurs.

    Les éléments ainsi produits peuvent être découpés, détaillés, revêtus et combinés de manière modulaire. Ils régulent l’humidité et la température, sont naturellement résistants au feu et efficaces sur le plan acoustique, et ce avec des coûts de matériel, de travail et de transport plus faibles. Avec le Circular Award derrière lui, Impact Build renforce maintenant sa position pour amener les usines robotisées mobiles à proximité des chantiers, réduire les émissions et déployer progressivement le modèle à l’échelle internationale.

    Murs intérieurs en circuit
    Moduvo a pris pour cible le mur en plâtre en tant que produit jetable. L’objectif est de rendre les cloisons intérieures recyclables sans pour autant bouleverser complètement la pratique. La startup a développé des systèmes de cloisons préfabriquées à base de bois qui peuvent être montées rapidement et transformées ou réutilisées tout aussi facilement. Idéal pour les bureaux dont les plans changent souvent. Le système est complété par un système modulaire à ossature bois qui peut être mis en œuvre de manière similaire à la construction sèche classique. Les artisans n’ont pas besoin d’apprendre des techniques totalement nouvelles et pourtant, les règles du jeu changent fondamentalement avec moins de déchets, moins d’énergie grise, de meilleurs coûts de cycle de vie. La startup est ainsi bien positionnée pour réagir aux directives actuelles et futures en matière d’économie circulaire et de protection du climat et pour rendre les constructions neuves et existantes aptes à répondre aux exigences futures.

    Techniques du bâtiment sur simple pression d’un bouton
    Planlabs est intervenu là où beaucoup de temps de planification et de matériel sont engagés, comme pour les techniques du bâtiment. La plateforme basée sur le cloud automatise la planification de la ventilation, du chauffage/refroidissement et de l’électricité. Toutes les installations sont prises en compte simultanément avec des composants réels du fabricant, des normes locales, un dimensionnement automatique et un contrôle des collisions. L’objectif est de réduire le surdimensionnement, d’améliorer la coordination des systèmes et de réduire considérablement le temps de planification. Il est possible d’envisager rapidement des variantes et de définir plus précisément les objectifs de durabilité. Ce qui a été présenté en finale donne aux planificateurs plus de liberté pour le travail conceptuel et la qualité et crée la base pour que les projets futurs soient planifiés de manière plus robuste, plus efficace en termes de ressources et mieux documentés.

    Système d’alerte précoce pour les dommages dus à la corrosion
    Talpa Inspection développe une nouvelle sonde d’inspection qui permet de détecter rapidement les dommages dus à la corrosion sur les ouvrages en béton avant qu’ils ne deviennent des problèmes de sécurité. L’équipe spin-off de l’ETH Zurich remplace les mesures ponctuelles sur site et les protocoles papier coûteux par un procédé numérique. La sonde saisit systématiquement des données d’état qui sont visualisées dans un Digital Twin 3D de l’ouvrage. Le risque de corrosion peut ainsi être localisé avec précision dans l’espace et les exploitants d’infrastructures savent où et quand intervenir pour rénover les ponts et autres ouvrages de manière ciblée et prolonger leur durée de vie. En remportant le Swissbau Startup Challenge, Talpa Inspection a reçu un coup de pouce supplémentaire pour mettre cette technologie plus largement en pratique.

    Countdown 2030
    Countdown 2030 est un regroupement de professionnels du secteur de la construction autour des startups. La « Reduction Roadmap Switzerland » est au cœur de cette démarche. Elle déduit d’un budget global de CO₂ des contingents nationaux et sectoriels qui doivent être déclinés jusqu’au niveau communal. Les communes peuvent ainsi orienter les projets de construction et le développement local de manière ciblée en fonction du budget climatique. Le Danemark sert de modèle. Dans ce pays, des obligations contraignantes en matière d’écobilan et des objectifs de réduction ambitieux ont déjà conduit à des innovations, des substitutions de matériaux et des changements d’affectation. Le message du Swissbau Lab est que sans contingents de CO₂ clairs, une réglementation raisonnable et l’interaction entre la politique, l’administration et le marché, le tournant de la construction ne réussira pas. Mais avec eux, de nouvelles marges de manœuvre s’ouvrent pour les solutions qui ont précisément été présentées en finale.

    Circular Award Le circuit comme leitmotiv
    Avec le Circular Award, powered by Basel Circular, un prix a été décerné pour la première fois à Swissbau, spécialement pour les modèles d’entreprise qui fonctionnent en circuit fermé. Basel Circular, un partenariat du canton de Bâle-Ville et d’autres institutions de promotion, aide les entreprises à passer de modèles linéaires à des modèles circulaires.

    Lors de la finale, la directrice de projet Stefanie Sendes a clairement indiqué que le secteur de la construction était responsable de la plus grande partie des déchets produits en Suisse. Sa remarque reste d’actualité : l’économie circulaire est bien plus que le recyclage. La réutilisation, la réparabilité, les produits modulaires et la suffisance tout au long de la chaîne de création de valeur sont des éléments décisifs, et c’est précisément là qu’interviennent de nombreuses startups présentées.

    Les gagnants 2026
    Le Circular Award a été décerné à Impact Build, une distinction qui souligne le potentiel des composants fabriqués de manière robotique à partir de matériaux recyclés. Ici, la préservation des ressources, l’évolutivité industrielle et la qualité de la conception se rencontrent directement et créent une base pour les projets concrets des prochaines années.

    Dans le Swissbau Startup Challenge lui-même, les places trois, deux et une ont été attribuées. Impact Build s’est assuré la troisième place, Benetics a atteint la deuxième place avec sa communication de chantier basée sur l’IA et Talpa Inspection a remporté la finale en tant que vainqueur principal. Cet ordre reste un instantané, mais la véritable course commence maintenant, lorsque les solutions font leurs preuves sur le marché.

    Au final, le Swissbau Startup Challenge s’est révélé être bien plus qu’une scène pour les pitchs. Il a fonctionné comme un laboratoire pour le tournant de la construction et comme un point de rencontre entre les startups, les entreprises établies, la politique et l’administration. Le fait que le secteur de la construction soit le gagnant n’est pas seulement valable si l’on regarde rétrospectivement les journées du salon, mais surtout si les innovations présentées trouvent maintenant leur chemin dans le quotidien des planificateurs, des exécutants et des exploitants.

  • Nouveau centre des sciences de la société

    Nouveau centre des sciences de la société

    L’Alte Gewerbeschule, autrefois construite dans le style néo-Renaissance allemand, reste, après sa rénovation complète, un lieu marquant sur le plan architectural et culturel. Le canton de Bâle-Ville investit environ 63 millions de francs dans la rénovation, qui respecte des directives strictes en matière de protection des monuments et des normes actuelles d’accessibilité et d’efficacité énergétique. Les services spécialisés et les planificateurs généraux travaillent en étroite collaboration avec le service cantonal de conservation des monuments historiques afin de préserver la façade, les espaces intérieurs et les détails historiques.

    Grâce à la rénovation, huit départements universitaires, le décanat et des services centraux seront concentrés sur la place Saint-Pierre, ce qui renforcera le dialogue scientifique et l’utilisation de ressources communes. L’UVB Sciences de la société disposera d’une nouvelle bibliothèque moderne dans la cour intérieure et d’espaces d’apprentissage et de travail attrayants au rez-de-chaussée surélevé. Il en résulte un centre universitaire pour les sciences humaines et culturelles avec une grande qualité de séjour et une infrastructure optimale.

    Une rénovation placée sous le signe de l’avenir
    Les travaux de construction ont débuté en novembre 2025 et dureront jusqu’à l’été 2029. Le bâtiment sera modernisé sur le plan énergétique, mis aux normes antisismiques et les sites contaminés seront éliminés. Le nouvel aménagement des espaces allie fonctionnalité et protection du patrimoine. Les éléments de construction caractéristiques seront restaurés, l’infrastructure technique et la flexibilité d’utilisation seront mises au niveau d’un campus moderne. Elle est réalisée sous la direction du service cantonal de conservation des monuments historiques et d’architectes spécialisés, accompagnés par des comités d’experts fédéraux, afin d’assurer une protection maximale de la substance historique.

    L’ancienne école des arts et métiers de Bâle devient une passerelle innovante entre l’excellence académique et l’identité historique. Un signal fort pour l’avenir de l’apprentissage urbain.

  • Le Klybeckquai et le Westquai, charnières de la ville et de l’avenir

    Le Klybeckquai et le Westquai, charnières de la ville et de l’avenir

    Le Klybeckquai et le Westquai comptent depuis plus de cent ans parmi les lieux les plus animés de Suisse. C’est ici que la ville rencontre le port, le Rhin, le fleuve Wiese et trois pays. La modernisation en cours de l’infrastructure portuaire, notamment le déplacement du chemin de fer portuaire sur le quai sud, ouvre la porte à la transformation urbaine de ce site urbain marquant. Pour les quartiers de Klybeck et Kleinhüningen, il en résulte des opportunités uniques. Ils se rapprochent progressivement du Rhin et de la rivière Wiese et gagnent en qualité de vie et de séjour. Croissance urbaine, diversité sociale et intégration durable.

    Le cœur du nouveau concept de développement est l’extension conséquente du quartier de Klybeck en direction du Rhin. Il est prévu de construire des logements variés à prix modérés, des usages conviviaux pour le quartier et des îlots généreux qui renforcent le climat urbain grâce à des cours verdoyantes. Le parc de quartier marquant, qui se développe à partir de l’Ackermätteli, et une promenade du Rhin prolongée et élargie relient encore plus le quartier au fleuve et offrent un espace de rencontre, de loisirs, de détente et de nature. La barrière que constituait l’ancienne voie ferrée disparaît, mais les traces de l’histoire industrielle sont conservées en tant qu’identité. L’accent mis sur les déplacements à pied et à vélo ainsi qu’une nouvelle ligne de tram favorisent une mobilité de quartier durable et porteuse d’avenir.

    Westquai De l’espace pour l’avenir
    Le Westquai reste dans un premier temps une zone industrielle et commerciale, mais se transforme progressivement en un nouveau hotspot urbain à partir de 2030. L’espace d’innovation entre le port, le Rhin et le triangle des trois pays offre de la place pour le travail, la production urbaine, les loisirs, la gastronomie, la culture et de nombreux espaces verts et libres. L’utilisation future doit rester ouverte afin de pouvoir réagir de manière flexible aux évolutions sociales. Les bâtiments existants seront conservés au mieux dans l’esprit de l’objectif « zéro net » pour 2037.

    Plus de verdure, plus d’opportunités, plus de qualité de vie au bord de l’eau
    Avec l’agrandissement des espaces naturels et libres de 20 000 m², la moitié du site comprend désormais des espaces verts de qualité. Une contribution substantielle au réseau de biotopes et au climat urbain. Le nouveau parc de quartier et la promenade du Rhin, plus longue de deux kilomètres, permettent à la population urbaine de découvrir le fleuve. L’espace libre renforcé répond à des exigences centrales du développement urbain et devient le cœur social du réseau urbain de Bâle.

    Avec le Klybeckquai et le Westquai, la vie urbaine se développe au bord de l’eau. Bâle exploite l’interface entre le passé et l’avenir, entre l’industrie et l’innovation, et donne ainsi à la ville un nouveau visage au bord du Rhin.

  • Vue de la zone de feu

    Vue de la zone de feu

    Les incendies dans les grands bâtiments, les tunnels ou les sites industriels sont une course contre la montre. Les forces d’intervention doivent souvent s’aventurer dans des structures enfumées et instables sans savoir exactement ce qui les attend. Le FireDrone doit combler cette lacune et vole dans les zones dangereuses en tant que plateforme de reconnaissance résistante à la chaleur et fournit des informations sur la situation en temps réel sur l’écran.

    Au lieu d’envoyer des hommes dans des zones menacées d’effondrement, le robot volant se charge de l’exploration. Il détecte les substances dangereuses, aide à localiser les personnes disparues et montre les foyers d’incendie là où la visibilité et l’accès sont limités. Ainsi, le risque pour les forces d’intervention diminue et la qualité des décisions augmente.

    Plus de sécurité pour les pompiers et l’industrie
    Les fumées toxiques, l’effondrement d’éléments de construction ou les explosions font partie des plus grands risques lors d’interventions en cas d’incendie. La recherche est particulièrement pénible et dangereuse dans des structures complexes comme les parkings, les halls industriels ou les tunnels. C’est là que le drone montre sa force, car il peut survoler rapidement et de manière ciblée de telles zones sans subir de dommages.

    Le drone résistant à la chaleur ouvre également de nouvelles options dans l’industrie. Aujourd’hui, les installations avec des fours, des raffineries ou des processus thermiques doivent souvent être arrêtées pendant des heures ou des jours avant qu’une inspection ne soit possible. Le drone doit par exemple pouvoir inspecter des cimenteries ou des aciéries ainsi que des usines d’incinération des déchets en cours de fonctionnement. Cela permet de réduire les temps d’arrêt, de diminuer les coûts et d’économiser de l’énergie.

    Enveloppe en aérogel pour 200 degrés
    Là où les drones traditionnels échouent à environ 40 degrés Celsius, celui-ci reste en l’air. Son noyau est une isolation brevetée en aérogel ultraléger. Ce matériau est presque entièrement composé d’air, intégré dans une structure en polyimide résistant à la chaleur, et protège l’électronique sensible contre des températures allant jusqu’à 200 degrés Celsius.

    La nouvelle génération renonce aux structures composites complexes avec des fibres de verre et mise sur un aérogel de polyimide pur qui peut être moulé dans des formes tridimensionnelles. L’enveloppe est ainsi créée pratiquement d’une seule coulée et s’adapte parfaitement aux composants.

    La nouvelle variante d’aérogel combine une résistance thermique élevée avec une flexibilité mécanique et est complétée par une gestion thermique interne qui surveille et refroidit activement l’électronique.

    Images thermiques en temps réel, même sans GPS
    Lors de son utilisation, le drone fournit des images thermiques haute résolution directement sur la télécommande. Une caméra infrarouge rend visibles les foyers d’incendie, les nids de chaleur ou les personnes cachées, même à travers une épaisse fumée. Plusieurs équipes d’intervention peuvent suivre les images simultanément et se faire ainsi une idée de la situation indépendamment de la première équipe présente dans le bâtiment.

    Le drone peut être équipé de façon modulaire de caméras ou de capteurs supplémentaires. De plus, il est possible de mesurer la température extérieure ou de détecter des gaz qui se dégagent en cas d’incendie. Un autre point fort est l’utilisation en intérieur. Comme le GPS tombe souvent en panne dans les bâtiments, les tunnels ou les installations industrielles couvertes, le système fonctionne avec des fonctions d’assistance et de localisation spécialement développées qui assurent des vols stables même sans signal satellite.

    Du laboratoire au véhicule d’intervention
    Le passage du prototype à la solution opérationnelle passe par des tests en conditions réelles. Le drone a déjà été testé sur des terrains d’entraînement pour les pompiers ainsi que dans des installations industrielles en activité, notamment à la cimenterie de Siggenthal. L’objectif est que les pilotes puissent utiliser le drone en toute sécurité dans des situations extrêmes après un entraînement minimal.

    Avec le FireDrone Nest prévu, la spin-off va encore plus loin. La station d’amarrage et de maintenance mobile, isolée thermiquement, doit être intégrée dans des véhicules de pompiers ou des systèmes modernes de protection contre les incendies. Après une intervention, le drone se pose automatiquement, est sécurisé, contrôlé et préparé pour le vol suivant. Ainsi, un projet de recherche se transforme en un système fiable pour le quotidien des pompiers et de l’industrie.

    Spin-off avec le vent en poupe
    Le drone représente une ligne de développement qui a commencé dans les laboratoires Empa de « Sustainability Robotics » et « Building Energy Materials and Components ». Aujourd’hui, une spin-off de l’Empa et de l’EPFL pousse la technologie vers une application commerciale. L’équipe est soutenue par différents programmes d’encouragement et fondations qui permettent de passer de l’idée au produit.

    Pour les chercheurs, il est clair que la combinaison de la nouvelle technologie des matériaux, de la robotique et des essais pratiques ouvre un nouveau chapitre dans la lutte contre les incendies. Il s’agit maintenant de faire passer le drone de l’environnement de test à des interventions réelles, afin qu’il puisse à l’avenir voler là où les hommes ont intérêt à garder leurs distances.

  • Faire du marketing numérique. Vendre de manière plus économique.

    Faire du marketing numérique. Vendre de manière plus économique.

    Depuis plus de deux décennies, le secteur immobilier suisse profite de la performance de marques établies telles que ImmoScout24, Homegate et Flatfox, que SMG Real Estate continue de développer. De telles plateformes font partie intégrante du quotidien des personnes à la recherche d’un appartement ou d’une maison, ainsi que des professionnels de l’immobilier. Le résultat dans la pratique est d’autant plus clair : Dans une analyse du cabinet de conseil McKinsey, plus de 90 % des agents immobiliers interrogés considèrent les places de marché immobilier comme le canal de commercialisation de loin le plus rentable. Sans leur utilisation, la vente réussie d’un bien immobilier serait, selon les personnes interrogées, prolongée d’environ 25 jours en moyenne.

    Pour permettre cette efficacité, SMG Real Estate combine l’accès direct à quelques-unes des plateformes immobilières les plus importantes de Suisse avec une gamme de produits et de services basés sur les données qui ne cesse de croître. L’objectif est de générer davantage de leads qualifiés, de raccourcir les délais de commercialisation et de réduire encore les coûts par demande de contact. Pour les courtiers et les gérants, il en résulte un avantage concurrentiel durable : l’acquisition de nouveaux mandats est plus efficace, les contrats sont conclus plus rapidement et les ventes et les locations sont réalisées avec un bien meilleur rapport coûts/bénéfices que par le biais d’autres canaux de marketing.

    Outre leur grande portée, les plateformes de SMG convainquent également par des indicateurs économiques solides. Cela est particulièrement évident en ce qui concerne les coûts par demande de contact : selon McKinsey, les plates-formes exploitées par SMG Real Estate présentent le meilleur rapport qualité-prix du secteur par rapport à leurs concurrents les plus proches. Concrètement, les coûts par demande de contact qualifiée sont en moyenne trois à quatre fois inférieurs. Plus de la moitié des acheteurs interrogés en Suisse ont trouvé le bien immobilier de leur choix sur ImmoScout24 ou Homegate.

    Le nombre important de contacts générés, mais aussi leur qualité, sont des facteurs de succès décisifs. L’analyse de McKinsey montre en outre que les annonces sur les plateformes immobilières spécialisées génèrent en moyenne deux fois plus de demandes de contact qualifiées que les offres comparables sur d’autres canaux. Moins de pertes de diffusion et des temps de commercialisation plus courts ont en outre un effet positif sur le succès et le rendement par annonce.

    Outre les chances élevées de commercialisation, l’efficacité opérationnelle est un moteur tout aussi essentiel du succès économique. Sur les plateformes de SMG Real Estate, la rédaction automatisée et assistée par IA des textes d’annonce réduit le temps nécessaire à chaque annonce d’environ 14 minutes en moyenne. En complément, des algorithmes de matching intelligents, des formats de commercialisation personnalisés, des recommandations concrètes basées sur des analyses de données ainsi que des solutions modernes de cybersécurité sont utilisés. Les offres immobilières atteignent ainsi les personnes intéressées de manière plus rapide, plus ciblée et plus sûre.

    Dans l’ensemble, il s’avère que la commercialisation numérique de biens immobiliers déploie ses plus grands avantages économiques là où une grande portée, des données pertinentes, une automatisation intelligente et une grande efficacité se combinent de manière conséquente. Il en résulte davantage de contacts qualifiés, des délais de commercialisation plus courts, des coûts réduits par demande et une augmentation durable de la rentabilité pour les acteurs de l’immobilier.

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