Catégorie : Bâle

  • L’intelligence numérique dans la construction

    L’intelligence numérique dans la construction

    « La planification est déjà fortement numérisée, la construction l’est moins et l’exploitation l’est à nouveau davantage », a expliqué Alex Walzer de la FHNW. Aujourd’hui encore, de nombreuses informations se dispersent entre les phases du projet. Un problème notamment dans l’optique de l’économie circulaire. Walzer voit un grand potentiel dans l’utilisation conséquente des données. Tirer des enseignements des projets, concevoir des ouvrages sur la base de données, standardiser les processus. Mais sans bases de données propres et sans questions précises, même l’intelligence artificielle reste inefficace.

    Données de bout en bout avec Lakeup
    Michal Rzinski de Bond BIM a présenté la plateforme Lakeup, un système de gestion des données du cycle de vie. Elle doit permettre aux maîtres d’ouvrage et aux organisations immobilières d’utiliser les données de manière structurée tout au long du cycle de vie d’un bâtiment. De la définition des besoins à l’évaluation en passant par la commande, Lakeup assure la continuité et la transparence des données.

    Selon Rzinski, l’être humain est au centre des préoccupations. « Nous voulons aller chercher les planificateurs spécialisés, les ingénieurs et les décideurs de la même manière » Un exemple est fourni par l’hôpital universitaire de Bâle, où des agents IA ont classé automatiquement 25’000 jeux de données, la base pour des applications ultérieures. La plateforme est conçue de manière modulaire, des outils de planification spécialisés à la solution d’entreprise.

    Bains virtuels et décisions réelles
    Les choses sont devenues pratiques avec Patrick Marti de Hegias Vision. Sa plateforme associe la visualisation 3D aux données en temps réel dans la transformation des salles de bains. L’iPhone permet de scanner les pièces, de reconnaître automatiquement les objets et de les aménager dans un environnement numérique. Les clients voient immédiatement à quoi pourrait ressembler leur salle de bains, y compris les matériaux, l’ambiance lumineuse et les données réelles des produits.

    En collaboration avec BMS, Hegias permet un nouveau processus de conseil interactif. « Auparavant, les gens quittaient l’exposition avec un bloc de noms de produits, aujourd’hui avec un lien vers la salle de bains de leurs rêves », explique Ilona Lupart de BMS. Le Roomscanner simplifie l’entrée en matière, accélère les décisions et augmente la satisfaction.

    L’homme au centre de la numérisation
    Lors de la table ronde finale, tous étaient d’accord pour dire que l’automatisation ne remplace pas l’homme. « L’IA doit soulager les conseillers et conseillères, pas les supplanter », a souligné Marti. Walzer a souligné que l’IA était particulièrement forte là où de grandes quantités de données sont analysées ou des chaînes d’approvisionnement optimisées. Néanmoins, des connaissances spécialisées, une réflexion et une formation continue restent nécessaires.

    Rzinski a ajouté que Lakeup avait été délibérément conçu pour couvrir différents niveaux de compétences, du spécialiste des données à la direction. Lupart a ajouté que la formation, l’implication et la communication étaient essentielles pour réduire le scepticisme. L’ouverture d’esprit est plus importante que l’âge : même des personnes de 90 ans ont utilisé les lunettes VR avec enthousiasme.

    Nouvelles compétences et perspectives
    Walzer voit un changement à la FHNW. « Les étudiants travaillent aujourd’hui de manière plus collaborative et critique avec la technologie » Outre les compétences techniques, les soft skills sont de plus en plus demandées, la communication, la compréhension des interfaces et le travail en équipe.

    Pour l’avenir, Marti et Rzinski ont annoncé qu’ils allaient continuer à développer leurs plates-formes. Plus d’automatisation, un meilleur guidage des utilisateurs et une intégration plus profonde de l’IA dans les processus existants. Walzer ose regarder vers l’avenir « Dans dix ans, l’IA fonctionnera aussi naturellement en arrière-plan que l’électricité à la prise. L’objectif sera atteint lorsque la construction redeviendra un plaisir grâce à la technologie »

  • Tour d’habitation Rankstrasse

    Tour d’habitation Rankstrasse

    Afin d’utiliser de manière optimale et durable l’espace restreint de la Rankstrasse, le programme de construction de logements bâlois « 1000  » s’est appuyé sur un concours d’architecture anonyme largement diffusé. 78 équipes ont manifesté leur intérêt et 15 projets sélectionnés se sont disputés la meilleure solution. Le jury d’experts a finalement été convaincu par « Miranda » du studio zurichois DIA, Haller Ingenieure et Hefti Hess Martignoni.

    La durabilité intégrée à l’architecture et au tissu social
    Le bâtiment de 88 mètres de haut abrite plus de 100 nouveaux logements locatifs selon le modèle « Mietvertrag Plus », avantageux et soumis à des règles de revenu et d’occupation. La caractéristique la plus remarquable est le concept de voisinage innovant. Trois étages sont reliés verticalement, ce qui crée des zones de rencontre pour des groupes de locataires très divers. Les logements sont conçus de manière compacte et fonctionnelle, permettent une utilisation économe de l’espace et répondent à des exigences élevées en matière d’écologie et de rentabilité. Des espaces extérieurs verdoyants, des espaces favorisant la communauté et un mode de construction ménageant les ressources soulignent l’exigence de durabilité. La ville s’engage ainsi de manière offensive en faveur d’une croissance urbaine responsable et socialement inclusive.

    Une nouvelle référence pour l’habitat en périphérie de la ville
    Avec « Miranda », Bâle-Ville lance un développement à la périphérie est de la ville. La tour marque un début marquant pour les futurs développements de quartier et donne un signe architectural d’ouverture. La construction débutera au plus tôt en 2028, et sera précédée d’un plan d’aménagement et d’une information publique. L’orientation vers la communauté, la mixité, la durabilité et la qualité architecturale positionne le projet comme une référence en matière de construction urbaine moderne en Suisse.

  • Développement du site Roche à Bâle

    Développement du site Roche à Bâle

    La première phase de développement du site de Roche s’est achevée fin 2023, une nouvelle étape va maintenant commencer. D’ici 2030, l’une des plus importantes infrastructures de recherche d’Europe verra le jour sur le site nord. Le projet central est le bâtiment 12, un bâtiment de recherche et de développement de 72 mètres de haut pouvant accueillir environ 450 chercheurs. Le nouveau bâtiment remplace l’infrastructure obsolète et crée des conditions optimales pour développer de nouvelles substances actives, de la recherche fondamentale à la production. Avec un volume d’investissement d’environ 500 millions de francs, le bâtiment 12 deviendra l’interface centrale entre la recherche et le développement clinique.

    Parallèlement, l’Institute of Human Biology du bâtiment 92 sera transformé en un nouveau centre de recherche biologique sur les modèles. Environ 100 millions de francs sont consacrés à la modernisation et à la transformation. L’objectif est de relier la recherche académique et industrielle afin de rendre les modèles cellulaires humains complexes utilisables pour le développement de médicaments.

    La production fait également l’objet d’une rénovation fondamentale. Les bâtiments 50 et 51 abriteront d’ici 2028 des installations ultramodernes pour le développement et la commercialisation de substances actives synthétiques. La construction modulaire, la commande numérique et l’efficacité énergétique élevée marquent ici le début d’une nouvelle ère d’innovations en matière de processus pharmaceutiques. Le cadre d’investissement de ces projets est d’environ 570 millions de francs.

    Développement urbain durable sur le site sud
    Parallèlement à la recherche sur le côté nord, Roche poursuit sur le Südareal une stratégie de développement durable à long terme. Le site au bord du Rhin sera réaménagé en étroite concertation avec les autorités politiques bâloises. Le plan d’aménagement révisé prévoit de vastes espaces verts, une mise en réseau écologique le long des rives du Rhin ainsi qu’une intégration dans le parc de la Solitude. Les anciennes structures des bâtiments seront progressivement déconstruites et les matériaux de construction réutilisés selon le principe de l’économie circulaire.

    Le canton de Bâle-Ville accompagne activement ce processus. Le Conseil d’État et le Grand Conseil soutiennent l’approche visant à revaloriser le site sud sur le plan urbanistique, sans pour autant prévoir de passages publics ou d’expropriations. Le site reste ainsi à la disposition de l’entreprise, mais s’ouvre en perspective par le biais de liaisons paysagères et de nouveaux concepts d’espaces libres.

    Un signal pour le site suisse
    Depuis 2015, Roche a investi environ huit milliards de francs dans ses sites suisses, et plus de 33 milliards dans la recherche et le développement au niveau national. Rien qu’à Bâle, d’autres installations pour la recherche, la production et l’infrastructure verront le jour d’ici 2029, notamment une nouvelle centrale thermique et frigorifique souterraine pour assurer l’approvisionnement de l’ensemble du site. Les travaux de construction sur les sites nord et sud sont emblématiques d’un développement du site tourné vers l’avenir et respectueux des ressources, qui allie économie, ville et science.

    Les prochaines années seront marquées par des phases de construction intensives, des ajustements urbanistiques et des innovations technologiques. Avec le développement progressif du site, Roche ne renforce pas seulement le site pharmaceutique de Bâle, mais donne un signal fort de son attachement à long terme à la Suisse, en tant que lieu de recherche de pointe, d’architecture durable et de conception urbaine d’avenir.

  • Des startups qui bouleversent la construction

    Des startups qui bouleversent la construction

    Tobias Hofmeier (Swissbau) et Moritz Kistenmacher (Startup Academy) ont offert le cadre permettant aux jeunes entreprises d’obtenir une visibilité, un accès à des partenaires et un environnement professionnel. Dans le Village de l’innovation du Swissbau Lab, les startups représentaient près de la moitié des quelque 70 partenaires. Un signal clair de l’importance que revêt l’innovation entrepreneuriale pour Swissbau.

    Pour Swissbau, les startups ne sont pas un phénomène marginal, mais une pièce maîtresse de son programme d’innovation. Sous la devise « donner ensemble de nouvelles impulsions », il s’agissait de relever ensemble des défis tels que les objectifs climatiques, l’efficacité des ressources, la pression sur la productivité et la pénurie de main-d’œuvre qualifiée. Ces thèmes sont centraux et l’innovation est la clé qui permet aux startups de continuer à apporter du rythme et du courage pour des approches radicalement nouvelles.

    Dans le cadre du Challenge, la Startup Academy Suisse a accompagné de manière particulièrement étroite les jeunes entreprises du secteur de la construction et de l’immobilier. Certaines startups qui, il y a quelques années encore, pitchaient dans l’Innovation Lab, sont aujourd’hui présentes sur le salon avec des stands plus grands. C’est précisément cette évolution, du prototype précoce à l’acteur établi du marché, que le Challenge met en route et dont les effets se font sentir bien au-delà des dates du salon.

    La politique et la promotion économique comme vent arrière
    L’importance a été soulignée par le mot de bienvenue du conseiller d’Etat Kaspar Sutter, chef du Département de l’économie, des affaires sociales et de l’environnement du canton de Bâle-Ville. Le canton a parrainé le Swissbau et, avec Basel Circular, il aide les entreprises à passer à des modèles d’affaires qui fonctionnent en circuit fermé. Il était logique que le Circular Award soit décerné ici pour la première fois et cela montre clairement que l’économie circulaire et les objectifs climatiques sont aujourd’hui au cœur de la politique de construction.

    Sutter a souligné à quel point le site de Bâle est axé sur la promotion de l’innovation, avec des programmes qui soutiennent concrètement les entreprises et les branches. Son message a des répercussions au-delà de la Swissbau. Les start-up sont essentielles à tout écosystème économique ; sans elles, les nouveaux domaines technologiques ne seraient guère envisageables. Une situation comparable se dessine dans le secteur de la construction. Ce n’est qu’avec l’arrivée de nouveaux acteurs aux idées neuves que le secteur pourra maîtriser les changements technologiques et réglementaires.

    Le canton de Bâle-Campagne mise lui aussi délibérément sur l’innovation avec sa promotion économique. Thomas Kübler, directeur de la promotion économique de Bâle-Campagne, a parlé lors de la finale de conditions-cadres qui doivent faciliter la croissance et la mise à l’échelle des start-up. Le partenariat répété lors du Swissbau Startup Challenge montre que l’on ne se contente pas de tisser des réseaux ponctuels, mais que l’on construit des écosystèmes à long terme. Une base dont le secteur profite également après le salon.

    La construction est essentielle pour l’économie suisse, mais elle génère de fortes émissions de CO₂ et de grandes quantités de déchets. Bâle-Ville poursuit un objectif ambitieux de zéro net en 2037. De tels objectifs augmentent durablement la pression et la demande de solutions telles que celles présentées par les finalistes et développées dans des projets et des applications pilotes.

    Six finalistes, six réponses au tournant de la construction
    Les six startups Aconitum Swiss, Benetics, Impact Build, Moduvo, Planlabs et Talpa Inspection ont participé à la finale. Elles représentaient différents leviers de transformation, de l’optimisation numérique des processus à la communication de chantier repensée, en passant par les matériaux circulaires.

    Leur approche a en commun d’améliorer concrètement les pratiques de la construction et de l’immobilier et d’obtenir moins de gaspillage, plus d’efficacité et de meilleures données. Les idées présentées sur la scène du Swissbau Lab, ne sont pas des visions dans le vide, mais des solutions qui peuvent être intégrées dès aujourd’hui dans les projets, les chantiers et les bureaux d’études et qui y déploient leurs effets.

    Des intérieurs sans plastique
    Aconitum Swiss a développé un matériau biologique en collagène polymère qui se passe de plastique et permet ainsi de réduire l’énergie, les ressources et les déchets. L’objectif est de fournir des solutions durablement plus saines pour l’homme et l’environnement. La fondatrice, Dr Vlada Snus, va plus loin et utilise du cuir recyclé ainsi que des matériaux de construction upcyclés tels que du béton concassé, du sable, du verre recyclé et de vieilles tuiles pour produire des panneaux acoustiques poreux. Ces panneaux améliorent l’acoustique des pièces, filtrent les polluants atmosphériques, les virus et les bactéries et contribuent à la régulation de la température et de l’humidité. Le système est recyclable, réduit la consommation de plastique et est déjà utilisé dans les affaires B2B en Suisse, en Europe et au Moyen-Orient – avec un potentiel de diffusion plus large.

    Communication sur le chantier sans paperasserie
    Benetics s’est attaqué à un thème récurrent sur les chantiers, la communication et la documentation. Au lieu d’une planche à pince, de plans sur papier, de notes et d’un historique chaotique des discussions, la startup mise sur une plate-forme basée sur le cloud avec une application pour smartphone. Le responsable donne ses instructions sur son téléphone portable, une IA structure automatiquement les informations et classe une tâche claire dans le système sous tâche, responsabilité, délai, étapes nécessaires, photos.

    C’est un avantage, surtout dans un secteur à caractère international. Les collaborateurs reçoivent leurs tâches dans leur propre langue. La charge administrative diminue, les erreurs dues à des malentendus sont réduites et les données sont intégrées proprement dans les systèmes existants. Cela a déjà été démontré dans les cas d’application présentés et à l’avenir, encore plus de chantiers pourront profiter du fait que les personnes sur place se concentrent à nouveau davantage sur ce qui compte, la construction.

    Robotique et matériaux terreux
    Impact Build repense les éléments de construction à partir de la base des matériaux. La start-up de l’ETH veut fabriquer des éléments de mur sans coffrages classiques, avec une fabrication robotisée et des ressources locales. Le procédé « Impact Printing » projette à grande vitesse des masses denses de matériaux d’excavation et de gravats les unes sur les autres, de sorte que les couches se lient sur toute leur surface et donnent naissance à des éléments porteurs.

    Les éléments ainsi produits peuvent être découpés, détaillés, revêtus et combinés de manière modulaire. Ils régulent l’humidité et la température, sont naturellement résistants au feu et efficaces sur le plan acoustique, et ce avec des coûts de matériel, de travail et de transport plus faibles. Avec le Circular Award derrière lui, Impact Build renforce maintenant sa position pour amener les usines robotisées mobiles à proximité des chantiers, réduire les émissions et déployer progressivement le modèle à l’échelle internationale.

    Murs intérieurs en circuit
    Moduvo a pris pour cible le mur en plâtre en tant que produit jetable. L’objectif est de rendre les cloisons intérieures recyclables sans pour autant bouleverser complètement la pratique. La startup a développé des systèmes de cloisons préfabriquées à base de bois qui peuvent être montées rapidement et transformées ou réutilisées tout aussi facilement. Idéal pour les bureaux dont les plans changent souvent. Le système est complété par un système modulaire à ossature bois qui peut être mis en œuvre de manière similaire à la construction sèche classique. Les artisans n’ont pas besoin d’apprendre des techniques totalement nouvelles et pourtant, les règles du jeu changent fondamentalement avec moins de déchets, moins d’énergie grise, de meilleurs coûts de cycle de vie. La startup est ainsi bien positionnée pour réagir aux directives actuelles et futures en matière d’économie circulaire et de protection du climat et pour rendre les constructions neuves et existantes aptes à répondre aux exigences futures.

    Techniques du bâtiment sur simple pression d’un bouton
    Planlabs est intervenu là où beaucoup de temps de planification et de matériel sont engagés, comme pour les techniques du bâtiment. La plateforme basée sur le cloud automatise la planification de la ventilation, du chauffage/refroidissement et de l’électricité. Toutes les installations sont prises en compte simultanément avec des composants réels du fabricant, des normes locales, un dimensionnement automatique et un contrôle des collisions. L’objectif est de réduire le surdimensionnement, d’améliorer la coordination des systèmes et de réduire considérablement le temps de planification. Il est possible d’envisager rapidement des variantes et de définir plus précisément les objectifs de durabilité. Ce qui a été présenté en finale donne aux planificateurs plus de liberté pour le travail conceptuel et la qualité et crée la base pour que les projets futurs soient planifiés de manière plus robuste, plus efficace en termes de ressources et mieux documentés.

    Système d’alerte précoce pour les dommages dus à la corrosion
    Talpa Inspection développe une nouvelle sonde d’inspection qui permet de détecter rapidement les dommages dus à la corrosion sur les ouvrages en béton avant qu’ils ne deviennent des problèmes de sécurité. L’équipe spin-off de l’ETH Zurich remplace les mesures ponctuelles sur site et les protocoles papier coûteux par un procédé numérique. La sonde saisit systématiquement des données d’état qui sont visualisées dans un Digital Twin 3D de l’ouvrage. Le risque de corrosion peut ainsi être localisé avec précision dans l’espace et les exploitants d’infrastructures savent où et quand intervenir pour rénover les ponts et autres ouvrages de manière ciblée et prolonger leur durée de vie. En remportant le Swissbau Startup Challenge, Talpa Inspection a reçu un coup de pouce supplémentaire pour mettre cette technologie plus largement en pratique.

    Countdown 2030
    Countdown 2030 est un regroupement de professionnels du secteur de la construction autour des startups. La « Reduction Roadmap Switzerland » est au cœur de cette démarche. Elle déduit d’un budget global de CO₂ des contingents nationaux et sectoriels qui doivent être déclinés jusqu’au niveau communal. Les communes peuvent ainsi orienter les projets de construction et le développement local de manière ciblée en fonction du budget climatique. Le Danemark sert de modèle. Dans ce pays, des obligations contraignantes en matière d’écobilan et des objectifs de réduction ambitieux ont déjà conduit à des innovations, des substitutions de matériaux et des changements d’affectation. Le message du Swissbau Lab est que sans contingents de CO₂ clairs, une réglementation raisonnable et l’interaction entre la politique, l’administration et le marché, le tournant de la construction ne réussira pas. Mais avec eux, de nouvelles marges de manœuvre s’ouvrent pour les solutions qui ont précisément été présentées en finale.

    Circular Award Le circuit comme leitmotiv
    Avec le Circular Award, powered by Basel Circular, un prix a été décerné pour la première fois à Swissbau, spécialement pour les modèles d’entreprise qui fonctionnent en circuit fermé. Basel Circular, un partenariat du canton de Bâle-Ville et d’autres institutions de promotion, aide les entreprises à passer de modèles linéaires à des modèles circulaires.

    Lors de la finale, la directrice de projet Stefanie Sendes a clairement indiqué que le secteur de la construction était responsable de la plus grande partie des déchets produits en Suisse. Sa remarque reste d’actualité : l’économie circulaire est bien plus que le recyclage. La réutilisation, la réparabilité, les produits modulaires et la suffisance tout au long de la chaîne de création de valeur sont des éléments décisifs, et c’est précisément là qu’interviennent de nombreuses startups présentées.

    Les gagnants 2026
    Le Circular Award a été décerné à Impact Build, une distinction qui souligne le potentiel des composants fabriqués de manière robotique à partir de matériaux recyclés. Ici, la préservation des ressources, l’évolutivité industrielle et la qualité de la conception se rencontrent directement et créent une base pour les projets concrets des prochaines années.

    Dans le Swissbau Startup Challenge lui-même, les places trois, deux et une ont été attribuées. Impact Build s’est assuré la troisième place, Benetics a atteint la deuxième place avec sa communication de chantier basée sur l’IA et Talpa Inspection a remporté la finale en tant que vainqueur principal. Cet ordre reste un instantané, mais la véritable course commence maintenant, lorsque les solutions font leurs preuves sur le marché.

    Au final, le Swissbau Startup Challenge s’est révélé être bien plus qu’une scène pour les pitchs. Il a fonctionné comme un laboratoire pour le tournant de la construction et comme un point de rencontre entre les startups, les entreprises établies, la politique et l’administration. Le fait que le secteur de la construction soit le gagnant n’est pas seulement valable si l’on regarde rétrospectivement les journées du salon, mais surtout si les innovations présentées trouvent maintenant leur chemin dans le quotidien des planificateurs, des exécutants et des exploitants.

  • Nouveau centre des sciences de la société

    Nouveau centre des sciences de la société

    L’Alte Gewerbeschule, autrefois construite dans le style néo-Renaissance allemand, reste, après sa rénovation complète, un lieu marquant sur le plan architectural et culturel. Le canton de Bâle-Ville investit environ 63 millions de francs dans la rénovation, qui respecte des directives strictes en matière de protection des monuments et des normes actuelles d’accessibilité et d’efficacité énergétique. Les services spécialisés et les planificateurs généraux travaillent en étroite collaboration avec le service cantonal de conservation des monuments historiques afin de préserver la façade, les espaces intérieurs et les détails historiques.

    Grâce à la rénovation, huit départements universitaires, le décanat et des services centraux seront concentrés sur la place Saint-Pierre, ce qui renforcera le dialogue scientifique et l’utilisation de ressources communes. L’UVB Sciences de la société disposera d’une nouvelle bibliothèque moderne dans la cour intérieure et d’espaces d’apprentissage et de travail attrayants au rez-de-chaussée surélevé. Il en résulte un centre universitaire pour les sciences humaines et culturelles avec une grande qualité de séjour et une infrastructure optimale.

    Une rénovation placée sous le signe de l’avenir
    Les travaux de construction ont débuté en novembre 2025 et dureront jusqu’à l’été 2029. Le bâtiment sera modernisé sur le plan énergétique, mis aux normes antisismiques et les sites contaminés seront éliminés. Le nouvel aménagement des espaces allie fonctionnalité et protection du patrimoine. Les éléments de construction caractéristiques seront restaurés, l’infrastructure technique et la flexibilité d’utilisation seront mises au niveau d’un campus moderne. Elle est réalisée sous la direction du service cantonal de conservation des monuments historiques et d’architectes spécialisés, accompagnés par des comités d’experts fédéraux, afin d’assurer une protection maximale de la substance historique.

    L’ancienne école des arts et métiers de Bâle devient une passerelle innovante entre l’excellence académique et l’identité historique. Un signal fort pour l’avenir de l’apprentissage urbain.

  • Le Klybeckquai et le Westquai, charnières de la ville et de l’avenir

    Le Klybeckquai et le Westquai, charnières de la ville et de l’avenir

    Le Klybeckquai et le Westquai comptent depuis plus de cent ans parmi les lieux les plus animés de Suisse. C’est ici que la ville rencontre le port, le Rhin, le fleuve Wiese et trois pays. La modernisation en cours de l’infrastructure portuaire, notamment le déplacement du chemin de fer portuaire sur le quai sud, ouvre la porte à la transformation urbaine de ce site urbain marquant. Pour les quartiers de Klybeck et Kleinhüningen, il en résulte des opportunités uniques. Ils se rapprochent progressivement du Rhin et de la rivière Wiese et gagnent en qualité de vie et de séjour. Croissance urbaine, diversité sociale et intégration durable.

    Le cœur du nouveau concept de développement est l’extension conséquente du quartier de Klybeck en direction du Rhin. Il est prévu de construire des logements variés à prix modérés, des usages conviviaux pour le quartier et des îlots généreux qui renforcent le climat urbain grâce à des cours verdoyantes. Le parc de quartier marquant, qui se développe à partir de l’Ackermätteli, et une promenade du Rhin prolongée et élargie relient encore plus le quartier au fleuve et offrent un espace de rencontre, de loisirs, de détente et de nature. La barrière que constituait l’ancienne voie ferrée disparaît, mais les traces de l’histoire industrielle sont conservées en tant qu’identité. L’accent mis sur les déplacements à pied et à vélo ainsi qu’une nouvelle ligne de tram favorisent une mobilité de quartier durable et porteuse d’avenir.

    Westquai De l’espace pour l’avenir
    Le Westquai reste dans un premier temps une zone industrielle et commerciale, mais se transforme progressivement en un nouveau hotspot urbain à partir de 2030. L’espace d’innovation entre le port, le Rhin et le triangle des trois pays offre de la place pour le travail, la production urbaine, les loisirs, la gastronomie, la culture et de nombreux espaces verts et libres. L’utilisation future doit rester ouverte afin de pouvoir réagir de manière flexible aux évolutions sociales. Les bâtiments existants seront conservés au mieux dans l’esprit de l’objectif « zéro net » pour 2037.

    Plus de verdure, plus d’opportunités, plus de qualité de vie au bord de l’eau
    Avec l’agrandissement des espaces naturels et libres de 20 000 m², la moitié du site comprend désormais des espaces verts de qualité. Une contribution substantielle au réseau de biotopes et au climat urbain. Le nouveau parc de quartier et la promenade du Rhin, plus longue de deux kilomètres, permettent à la population urbaine de découvrir le fleuve. L’espace libre renforcé répond à des exigences centrales du développement urbain et devient le cœur social du réseau urbain de Bâle.

    Avec le Klybeckquai et le Westquai, la vie urbaine se développe au bord de l’eau. Bâle exploite l’interface entre le passé et l’avenir, entre l’industrie et l’innovation, et donne ainsi à la ville un nouveau visage au bord du Rhin.

  • Wolf-Areal Bâle logements à prix modérés

    Wolf-Areal Bâle logements à prix modérés

    Les CFF font avancer la transformation de l’ancienne gare de marchandises Wolf en un quartier d’habitation et de travail urbain. Comme pour le projet Volta Nord, les anciennes surfaces ferroviaires seront ouvertes à l’habitat, au travail et aux loisirs.

    sur deux parcelles situées au cœur du site, quelque 270 logements seront construits à partir de 2028, positionnés de manière ciblée dans le segment des prix avantageux.

    location à prix coûtant et formes d’habitat contemporaines
    La coopérative d’habitation bâloise prévoit environ 150 logements en coopérative, Vivanta environ 120 autres unités à prix modérés. Tous les logements sont réalisés selon le principe du loyer basé sur les coûts, ce qui permet de pratiquer des loyers modérés à long terme.

    les concepts misent sur des formes d’habitat modernes pour différentes phases de la vie, des familles aux personnes âgées en passant par les célibataires. Des espaces communs et des zones de rencontre doivent renforcer la vie de quartier et favoriser les réseaux sociaux.

    Des partenaires d’utilité publique avec une mission claire
    BWG et Vivanta poursuivent une mission d’utilité publique explicite. Assurer un logement abordable tout en respectant des normes de qualité et de durabilité élevées. Les projets doivent montrer que les méthodes de construction écologiques sont compatibles avec des loyers supportables.

    le droit de superficie comme instrument de développement
    L’attribution des terrains à bâtir se fait dans le cadre d’un contrat de droit de superficie partenarial, développé conjointement par les CFF, l’Office fédéral du logement et la Coopérative d’habitation Suisse. Ce modèle crée des conditions fiables pour les maîtres d’ouvrage d’utilité publique et accélère la réalisation de logements à prix modérés dans les centres.

    avec le développement du site Wolf, les CFF poursuivent leur stratégie visant à ouvrir les surfaces qui ne sont plus nécessaires à l’exploitation à une utilisation urbaine moderne et à apporter une contribution substantielle au logement abordable.

  • Bâle devient le site de construction du futur

    Bâle devient le site de construction du futur

    Lorsque les portes de Swissbau 2026 s’ouvriront demain, la Foire de Bâle se transformera en un centre vibrant du secteur de la construction et de l’immobilier. 592 exposants et partenaires présenteront des produits, des systèmes et des idées pour une construction durable et une vie moderne.

    C’est avec le projet phare Globus Basel, exemple de rénovation durable, que le conseiller aux États et président de l’association faîtière Construction Suisse Hans Wicki ouvre le salon. Accompagnée de représentantes de la politique et de l’économie, la branche démontre comment compétence professionnelle, objectifs climatiques et pratique de la construction peuvent être associés.

    Vivre l’artisanat en direct
    Dans le hall 1.0, un véritable objet de construction est au centre de l’attention. Une maison d’habitation de deux étages se construit sous les yeux des visiteurs. Plus de 15 entreprises artisanales montrent leur savoir-faire, du constructeur bois au solariste, du carreleur au plâtrier. Le projet rend tangible ce que signifie la culture du bâtiment au quotidien.

    Juste à côté, une coopération avec l’Association suisse des entrepreneurs plâtriers-peintres (ASEPP) met de la couleur dans le jeu. Des structures d’enduit décoratives, des formations en direct de deux champions suisses et l’exposition « Prix suisse pour l’enduit et la couleur » – une place de marché pleine d’idées et de dynamisme.

    Partager le savoir, façonner le changement
    Les plates-formes Swissbau Focus et Swissbau Lab créent un espace de dialogue. Des spécialistes y discutent de l’économie circulaire, de l’adaptation au climat et du changement numérique dans le processus de construction. Des intervenants de haut niveau et des exemples pratiques fournissent des pistes de réflexion et montrent comment l’avenir peut être mis en œuvre concrètement.

    Que ce soit dans le cadre de forums spécialisés ou de discussions directes, le transfert de connaissances reste le cœur du salon. Toutes les manifestations sont comprises dans le prix d’entrée. Un plus indéniable pour le public professionnel.

    Des espaces pour l’inspiration
    Les amateurs de design et les professionnels de l’aménagement intérieur trouveront de nouvelles impulsions dans l’univers des tendances de l’aménagement intérieur (hall 1.2). Les innovations en matière de salle de bains, de surfaces, de lumière et de matériaux se combinent pour créer un univers d’expérience atmosphérique. Comme le Swissbau Focus, la halle reste ouverte le samedi et offre ainsi un espace de rencontre au-delà de la semaine de travail.

    L’avenir en ligne de mire
    Swissbau 2026 est plus qu’un salon. Elle est une vitrine du progrès, un laboratoire de solutions et un lieu où la branche et la société travaillent ensemble à la construction de demain.

  • Où le monde de la construction et de l’immobilier construit son avenir

    Où le monde de la construction et de l’immobilier construit son avenir

    Swissbau 2026 est plus qu’un simple salon. Elle est le sismographe d’un secteur en pleine mutation. Le changement climatique, la crise énergétique, la raréfaction des ressources et la pénurie de main-d’œuvre qualifiée se heurtent à la numérisation en rapide progression du secteur de la construction et de l’immobilier.

    l’accent est mis sur des questions qui déterminent aujourd’hui la viabilité d’une entreprise. Comment planifier et construire de manière circulaire ? Comment rendre les bâtiments plus efficaces sur le plan énergétique et plus résilients ? Et comment les outils numériques peuvent-ils être utilisés de manière à rendre les processus plus simples, plus transparents et plus collaboratifs ? Et ce, de la conception à l’exploitation.

    Parallèlement, la pression augmente pour mettre en œuvre des réponses durables de manière visible, dans les projets, les processus et les produits. Swissbau regroupe ces thèmes dans un espace d’expérience commun où se rencontrent stratégies, solutions et exemples pratiques.

    points forts et temps forts
    Le salon fixe des priorités claires en termes de contenu. En font partie le climat et l’énergie, l’économie circulaire et les matériaux, la numérisation et la collaboration ainsi que l’architecture et la qualité de vie dans l’espace construit. Ces thèmes seront abordés de manière pratique et condensée dans des formats scéniques, des visites guidées et des démonstrations en direct.

    parmi les points forts, on peut citer les premières de nouveaux systèmes, matériaux et technologies qui permettent de faire l’expérience d’une construction préservant les ressources et de bâtiments optimisés sur le plan énergétique. Des démonstrations en direct montreront comment la planification numérique, la collaboration basée sur des modèles et la fabrication robotisée modifient le chantier et quelles opportunités en découlent en termes d’efficacité, de qualité et de sécurité du travail.

    à quel point Swissbau est-elle numérique ?
    La numérisation n’est plus un domaine autonome, mais constitue le fil rouge de l’ensemble de Swissbau. Au centre, on trouve des processus pensés de bout en bout, de la planification numérique aux espaces de données qui relient la planification, la construction et l’exploitation, en passant par la collaboration basée sur le BIM.

    Le salon présentera des plateformes, des outils et des applications qui rendent les données des bâtiments utilisables et contribuent ainsi à un déroulement plus efficace des projets, à de meilleures bases de décision et à une exploitation plus intelligente. Le salon physique est complété par une présence numérique développée, qui offre un aperçu du programme, des flux de formats sélectionnés et des possibilités de dialogue prolongées avant et après les jours du salon.

    Il en résulte une plateforme hybride de savoir et de réseau qui va bien au-delà de la visite classique du salon et permet aux entreprises de rendre visible leur parcours de numérisation et de poursuivre leur réflexion.

    swissbau Focus Scène de dialogue
    Le Swissbau Focus constitue le cœur du salon en termes de contenu. Dans le cadre de talks, de panels et de manifestations spécialisées organisés par des curateurs, des associations, des entreprises, des hautes écoles et des autorités discutent de questions centrales pour l’avenir du secteur de la construction et de l’immobilier.

    Il y sera question de conditions-cadres, de stratégies et de responsabilités concrètes. Comment le cadre réglementaire évolue-t-il ? Quelles incitations sont nécessaires pour une construction respectueuse du climat et circulaire ? Quel rôle jouent les pouvoirs publics, le secteur immobilier et l’industrie dans l’interaction ?

    Le caractère est délibérément orienté vers le dialogue. L’accent est mis sur l’échange plutôt que sur des exposés frontaux, sur des perspectives controversées plutôt que sur des messages unilatéraux sur les produits. Pour les cadres et les spécialistes, Swissbau Focus devient ainsi un lieu où ils peuvent affiner leurs positions, former des alliances et prendre des impulsions pour leur propre stratégie

    Swissbau Lab et artisanat en direct
    Alors que le discours est au centre de Swissbau Focus, le Swissbau Lab permet de découvrir les innovations. Dans un mélange d’atelier, de scène et de laboratoire, des start-up, des partenaires industriels établis et des institutions de formation présentent de nouvelles solutions. Des outils numériques aux matériaux circulaires en passant par les processus de construction d’avenir.

    Des formats tels que la Main Stage, le Speakers Corner et les sessions thématiques misent sur des inputs courts et condensés, les meilleures pratiques et l’échange direct avec les participants. Il en résulte un champ d’expérimentation dans lequel de nouvelles idées sont testées, discutées et poursuivies. Proche de la pratique, ouvert à la critique et à la coopération.

    Parallèlement, le point de rencontre de l’artisanat montre à quel point l’artisanat du bâtiment lui-même est en train de changer. Une maison en bois de deux étages est construite en direct et des entreprises font la démonstration des processus de travail, des outils et des matériaux en cours d’utilisation. La numérisation, la préfabrication et la précision sont ici directement visibles, des outils intelligents au chantier en réseau.

    Formation, mise en réseau et sécurité
    L’une des principales préoccupations de Swissbau 2026 est d’assurer la relève de la main-d’œuvre qualifiée. Les associations professionnelles et de branche, les écoles et les prestataires de formation continue utilisent la plateforme pour rendre visibles les voies de formation, les spécialisations et les opportunités de carrière. Ainsi que pour renforcer le dialogue entre la relève, les entreprises et les établissements de formation.

    Le réseautage est présent tout au long du salon. Des espaces lounge, des points de rencontre thématiques et des manifestations organisées par des curateurs offrent un espace permettant de lancer des projets, d’approfondir des partenariats et de forger de nouvelles coalitions autour des thèmes du climat, de l’énergie, de la numérisation et de la sécurité.

    Dans ce contexte, le thème de la sécurité est compris au sens large. De la sécurité au travail sur les chantiers aux infrastructures numériques stables et dignes de confiance, en passant par la sécurité des bâtiments et la résilience. Swissbau 2026 montre que celui qui veut façonner l’avenir de la construction n’a pas seulement besoin de bons produits, mais aussi et surtout de réseaux solides, de connaissances communes et du courage de s’engager dans de nouvelles voies

  • Une politique d’implantation en mutation

    Une politique d’implantation en mutation

    Bâle-Ville a réagi aux évolutions internationales dans le domaine de la fiscalité et de la promotion de la place économique en révisant la loi sur la promotion de la place économique, qui a été clairement approuvée par le Grand Conseil et les électeurs en 2025. Le cœur du paquet de mesures bâloises en faveur de la place économique est constitué de deux fonds dans lesquels le Conseil d’Etat peut verser entre 150 et 500 millions de francs par an, selon la situation financière du canton. 80 pour cent des fonds sont destinés à la promotion de l’innovation, 20 pour cent aux domaines de la société et de l’environnement. L’encouragement a lieu dès l’année en cours pour un montant maximal de 300 millions de francs.

    Plus-value sociale grâce au congé parental
    L’un des éléments est le soutien du congé parental volontaire au-delà de la mesure légale. Les entreprises qui accordent volontairement à leurs collaborateurs un congé parental allant au-delà de la loi sur les allocations pour perte de gain peuvent se faire rembourser jusqu’à trois semaines de coûts salariaux supplémentaires pour chacune des mères et chacun des pères. Cette réglementation renforce la compatibilité entre travail et famille et favorise une culture du travail moderne et inclusive. Un facteur qui prend de plus en plus d’importance dans la concurrence internationale entre les sites.

    Le tournant énergétique, un avantage pour le site
    Le volet environnemental du programme soutient les entreprises de Bâle-Ville qui investissent de manière ciblée dans la décarbonisation et l’efficacité énergétique dans le canton et en Suisse. Les contributions sont accordées en fonction des économies de carbone réalisées ou de l’énergie économisée. Le canton peut prendre en charge jusqu’à 40% des coûts d’investissement des mesures mises en œuvre. La réduction de l’intensité des émissions directes de gaz à effet de serre au niveau mondial est également éligible. Le paquet de sites bâlois complète et renforce les autres mesures de la stratégie cantonale de protection du climat avec un objectif de zéro net d’ici 2037. Bâle-Ville pose ainsi des jalons dans toute la Suisse pour une politique climatique orientée vers la pratique, qui allie responsabilité et raison économique.

    La force d’innovation de Bâle pour la Suisse
    La partie la plus importante du paquet de sites bâlois est le domaine de l’innovation. Le canton de Bâle-Ville participe aux frais de personnel des entreprises de la ville pour la recherche et le développement. Selon leur taille, les entreprises bénéficient de taux d’aide échelonnés jusqu’à 28 % et de contributions supplémentaires pour les amortissements des installations de recherche et développement et de production de haute technologie. En outre, le canton soutient également les dépenses des entreprises pour les études cliniques en Suisse. Le canton renforce ainsi son profil de site d’innovation de premier plan et de hub des sciences de la vie en Europe.

    Un nouvel équilibre entre économie et société
    Le paquet de sites bâlois est plus qu’un programme de promotion. Il s’agit d’une orientation stratégique visant à concilier compétitivité, durabilité et responsabilité sociale. L’intégration étroite de l’économie et de la politique donne naissance à un modèle qui rayonne au-delà de Bâle – comme exemple d’une promotion économique moderne et orientée vers l’avenir.

  • Chauffage renouvelable avec le chauffage urbain

    Chauffage renouvelable avec le chauffage urbain

    Le chauffage urbain est un élément important de la stratégie climatique de Bâle. Plus de 6500 ménages et entreprises sont approvisionnés en chaleur écologique par 130 kilomètres de conduites de chauffage à distance. Celle-ci provient en grande partie de l’utilisation de la chaleur résiduelle des usines de traitement des ordures ménagères et des centrales à bois, ce qui réduit considérablement les émissions de CO². D’ici 2037, le réseau atteindra 180 kilomètres et alimentera une grande partie de la ville. Le circuit fonctionne efficacement en chauffant l’eau chaude de manière centralisée, en l’acheminant vers les clients, en l’y prélevant et en la réinjectant dans les installations.

    Une production innovante
    Un plan directeur constitue la base pour qu’à partir de 2035, seules des sources renouvelables et des rejets thermiques soient utilisés pour la production de chaleur. Pour faire face à l’augmentation des ventes de chaleur due à l’accroissement de la clientèle, IWB mise sur une grande pompe à chaleur qui utilisera et distinguera autrefois les rejets de chaleur issus du traitement des eaux usées.

    Décarbonisation et développement coordonné
    Le mandat politique est clair. D’ici 2037, le canton de Bâle-Ville doit atteindre la neutralité climatique. IWB investit plus de 450 millions de francs dans l’extension du réseau de chauffage urbain et de l’infrastructure correspondante. Parallèlement, le réseau de gaz sera mis hors service par étapes. Pour les immeubles chauffés au gaz, le changement est planifié suffisamment tôt et de manière transparente. Les propriétaires sont informés au moins trois à quatre ans avant la mise hors service et peuvent demander des subventions pour le remplacement du chauffage. Une solution transitoire peut en outre être mise en place pour assurer la transition jusqu’au raccordement au chauffage urbain.

    La planification de l’extension du réseau est une prouesse logistique et organisationnelle. L’extension du chauffage urbain est coordonnée avec la rénovation des routes, la végétalisation, le renouvellement des conduites d’électricité et d’eau ainsi qu’avec des mesures de planification du trafic. Dans les quartiers densément peuplés, des temps de construction optimisés et des processus de travail efficaces sont décisifs. De la planification à la réalisation, le Département des travaux publics et des transports, IWB et les Transports publics bâlois travaillent en partenariat et en étroite coordination.

    Des solutions de raccordement attrayantes pour les propriétaires
    Qu’il s’agisse d’un raccordement individuel, multiple ou collectif, le chauffage à distance peut être obtenu selon les souhaits du client. Les modèles de raccordement coopératifs gagnent en importance, en particulier dans le centre-ville de Bâle, mais aussi dans les quartiers denses. Dans le cas d’un raccordement multiple, les bâtiments voisins sont reliés par des conduites de porte à porte, tandis que dans le cas d’un raccordement collectif, plusieurs immeubles partagent une station de chauffage centrale, ce qui permet de gagner de la place et de réduire les coûts. Chaque immeuble reste techniquement indépendant, mais profite de conditions intéressantes et d’une exploitation efficace.

    Bâle, modèle de la transition thermique urbaine
    Avec l’extension ambitieuse du chauffage urbain et l’abandon progressif des combustibles fossiles, Bâle-Ville mise sur un approvisionnement en chaleur respectueux du climat dans l’environnement urbain. La combinaison d’une production renouvelable, de réseaux intelligents, d’une extension coordonnée et de modèles de raccordement coopératifs fait de cette transformation un exemple de réussite d’une politique énergétique porteuse d’avenir. Pour Bâle, la région et la Suisse.

  • Un nouveau géant réorganise le marché de l’assurance

    Un nouveau géant réorganise le marché de l’assurance

    Depuis le 5 décembre 2025, il est clair que l’Helvetia et la Baloise ne se présentent plus qu’ensemble, sous le nom de Helvetia Baloise Holding AG, cotée à la SIX et portant le sigle HBAN. La Baloise est juridiquement absorbée par l’Helvetia, mais la nouvelle marque se met délibérément en scène comme un projet commun de deux racines fortes. Le dernier jour de négoce des actions de la Bâloise a marqué une coupure historique. Trois jours plus tard, les nouveaux titres Helvetia Baloise étaient déjà négociés pour la première fois.

    La fusion donne naissance à un assureur qui transforme le secteur par sa simple taille. Plus de 22’000 collaborateurs, un volume de primes brutes d’environ 20 milliards de francs et plus de deux millions de clientes et clients rien qu’en Suisse font de l’Helvetia Baloise le plus grand assureur toutes branches du pays. Une part de marché d’environ 20 pour cent est une déclaration claire : ce groupe veut participer activement à l’élaboration des règles du jeu sur le marché suisse de l’assurance.

    Pouvoir, marchés et milliards
    Derrière la fusion se cache un calcul clair : regrouper les synergies, supprimer les doublons et augmenter la force de frappe. Helvetia Baloise annonce des synergies de coûts annuelles d’environ 350 millions de francs, en plus des programmes d’efficacité existants. Pour les marchés des capitaux, le message est aussi clair qu’attrayant. La capacité à verser des dividendes devrait augmenter d’environ 20 pour cent d’ici 2029.

    Pour le marché, cela signifie un nouveau pôle de stabilité et de concurrence. Un acteur aussi important peut investir dans la technologie, la numérisation et les nouveaux produits, ce que les petits acteurs ont plus de mal à faire. Parallèlement, la pression sur les autres assureurs pour qu’ils suivent, forment des alliances ou occupent des niches s’accroît. La fusion est donc plus qu’un simple accord d’entreprise. Elle est le signal d’une réorganisation imminente de la place d’assurance suisse.

    Entre renouveau et suppression de postes
    Le revers de la médaille des synergies est la suppression de postes annoncée. Au cours des trois prochaines années, 2 000 à 2 600 postes devraient être supprimés, surtout là où il existe aujourd’hui des structures doubles, dans l’administration, l’informatique et le back-office. Le groupe insiste sur le fait que les réductions seront aussi socialement acceptables que possible, avec des fluctuations naturelles, des retraites anticipées et des mutations internes. Pour de nombreux collaborateurs, la fusion est synonyme d’incertitude, de réorientation ou de départ.

    Dans le même temps, Helvetia Baloise s’engage clairement en faveur du site de Bâle. Le groupe reste ancré dans la ville rhénane et se positionne comme un employeur important et un ancrage économique de la région. Les sites qui seront renforcés, regroupés ou réduits seront communiqués étape par étape, Un long processus d’intégration qui restera perceptible pendant des années.

    Ce qui change pour les clients
    Pour les clients, beaucoup de choses restent stables pour le moment. Les contrats d’assurance existants continuent de courir aux conditions convenues, la fusion ne donne pas lieu à un droit de résiliation extraordinaire. Sur le plan juridique, les droits et obligations sont automatiquement transférés à Helvetia Baloise. Dans un premier temps, cela ne devrait guère se faire sentir au quotidien.

    Mais à moyen terme, la situation devrait évoluer. Les gammes de produits seront harmonisées, les offres en double seront éliminées et l’offre la plus attrayante ou la plus efficace sera maintenue. L’objectif est de créer des lignes de produits plus légères et plus compréhensibles, ainsi qu’une offre plus large et plus uniforme à partir d’une seule source. De l’assurance habitation aux véhicules à moteur en passant par les bâtiments. Le groupe entend dessiner plus concrètement la forme exacte de cette nouvelle gamme de produits dans le cadre de la poursuite de la communication sur l’intégration et lors d’une journée des investisseurs en avril 2026.

    Un départ à l’issue incertaine
    La fusion de l’Helvetia et de la Baloise est plus qu’un acte comptable, c’est un départ à l’issue incertaine. Pour la place d’assurance suisse, le nouveau géant apporte force, rapidité et puissance d’investissement. Pour les collaborateurs, il signifie à la fois des opportunités dans une organisation plus grande et le risque de perdre son emploi. Et pour les clients, il promet à long terme une offre plus ciblée et plus moderne si le groupe parvient à traduire sa taille en une valeur ajoutée tangible.

  • Extension de la gare de Bâle CFF Ouest

    Extension de la gare de Bâle CFF Ouest

    La gare de Bâle CFF atteint depuis longtemps ses limites. Plus de 140 900 personnes l’utilisent chaque jour, et la tendance est à la hausse. Avec le projet Basel SBB West, les partenaires préparent la gare à ce développement. Il prévoit une extension complète à l’ouest du site, où l’arrêt des trains sera déplacé plus à l’ouest et où des accès supplémentaires au trafic urbain seront créés. Deux projets partiels étroitement liés en constituent le cœur : l’accès au quai Margarethen et la construction du nouveau pont Margarethen.

    Le nouveau pont voyageurs de l’accès aux quais Margarethen sera parallèle au pont Margarethen existant. Il aura une largeur d’environ 16,5 mètres, disposera d’escaliers, d’escalators et d’ascenseurs et desservira tous les quais. Pour ce faire, les CFF prolongent plusieurs quais vers l’ouest et adaptent le tracé des voies. Le projet répond ainsi à la croissance attendue du trafic ferroviaire tout en soulageant la passerelle existante de la gare centrale.

    Lien entre le rail et la ville
    Outre la planification ferroviaire, l’intégration urbaine joue un rôle central. Le canton de Bâle-Ville prévoit un nouveau nœud de transport multimodal à l’ouest de la gare, près de la zone de la Markthalle. C’est là que le passage entre le train, le tram, le bus et le vélo devrait être encore plus efficace à l’avenir. Cette réorganisation permettra de désengorger la Centralbahnplatz, qui est très fréquentée, et d’instaurer un régime de circulation plus équilibré dans le centre-ville.

    L’accès aux quais de Margarethen est plus qu’un simple pont. Il devient un lien entre les nouveaux axes de circulation urbains et le réseau ferroviaire. Il offre espace, lumière et orientation. Des caractéristiques qui sont particulièrement importantes dans les zones de circulation très fréquentées.

    Un nouveau pont Margarethenbrücke avec un effet de signal
    Le deuxième sous-projet est consacré à la rénovation du pont Margarethenbrücke. Le pont existant appartient aux CFF et ne répond aux exigences de sécurité actuelles qu’avec des restrictions pour le trafic lourd. De plus, il ne répond pas aux futures exigences des CFF et du canton, tant du côté ferroviaire que du côté routier. La nouvelle construction doit donc être non seulement plus performante sur le plan statique, mais aussi nettement plus large, 27 mètres contre 16,3 mètres aujourd’hui. Cela permettra de créer de l’espace pour un arrêt de tram accessible au milieu du pont ainsi que des voies piétonnes et cyclables plus larges.

    Un pont auxiliaire temporaire est prévu pendant la durée des travaux. Une intégration ultérieure de cette solution provisoire dans le nouveau bâtiment est à l’étude. Cette solution devrait minimiser les interruptions de chantier et assurer la mobilité urbaine pendant toute la phase de réalisation.

    Le projet gagnant de Penzel Valier
    Dans le cadre d’un mandat d’étude, un comité d’évaluation composé d’experts indépendants et de représentants des CFF et du canton a évalué au printemps 2025 les propositions de six équipes de planification interdisciplinaires. C’est le bureau Penzel Valier qui a été retenu. Son projet convainc par un toit généreux et extensible de manière flexible, qui recouvre aussi bien le nouvel arrêt de tram sur le pont Margarethen que les quais. Il en résulte un espace en forme de hall qui caractérise la partie ouest de la gare.

    Le toit remplit plusieurs fonctions à la fois. Il apporte la lumière du jour sur les quais, protège des intempéries et permet l’installation de panneaux photovoltaïques et d’éléments de verdure. D’un point de vue urbanistique, il permet de créer un lien harmonieux entre la gare CFF, le hall de la gare française SNCF, classé monument historique, et les quartiers voisins de Gundeldingen et de St Johann.

    La halle SNCF elle-même est conservée dans le contexte de la partie française de la gare et dans sa fonction de couverture des quais. Il s’agissait là d’une exigence centrale de la conservation du patrimoine. Le hall sera ainsi déplacé vers l’ouest afin de libérer de l’espace pour la nouvelle disposition des voies.

    Planification, financement et horizon temporel
    L’accès aux quais de Margarethen fait partie de l’étape nationale d’aménagement ferroviaire 2035, et la Confédération a déjà approuvé l’approfondissement de la planification et l’avant-projet. Alors que l’accès aux quais de Margarethen est financièrement assuré, la mise en œuvre du nouveau pont de Margarethen fait encore l’objet d’une décision concernant les fonds. Les deux projets peuvent être construits indépendamment l’un de l’autre sur le plan technique, mais ils doivent si possible être réalisés simultanément.

    Les exigences de planification sont élevées. Elles tiennent compte de l’exploitation ferroviaire en cours, de la protection des bâtiments historiques et de l’intégration dans le trafic urbain dense. Le début des travaux est actuellement prévu pour 2034 au plus tôt. Selon les estimations, le volume du projet pour les deux éléments (accès aux quais et pont) se situe dans une fourchette basse à moyenne de plusieurs centaines de millions.

    Plus qu’une infrastructure – une nouvelle entrée pour Bâle
    Avec Bâle CFF Ouest, la ville se dote non seulement d’une plaque tournante des transports d’importance stratégique, mais aussi d’une nouvelle porte d’entrée dans l’espace urbain. Le déplacement du trafic ferroviaire vers l’ouest crée des espaces pour une gestion plus claire du trafic, une meilleure qualité de séjour et une sécurité accrue pour les cyclistes et les piétons. Les voyageurs bénéficieront à l’avenir de trajets plus courts, d’espaces généreux et d’une orientation intuitive.

    L’interaction entre le train, le tram, le bus et le vélo sera plus efficace, plus durable et plus agréable. Parallèlement, le projet constitue la base structurelle de futures extensions telles que l’éventuelle gare souterraine de Bâle CFF. Dans son ensemble, Bâle CFF Ouest représente donc une nouvelle génération de gares, ouvertes, connectées et tournées vers l’avenir.

  • La cinquième génération du projet d’agglomération de Bâle

    La cinquième génération du projet d’agglomération de Bâle

    Un nouvel élan pour le territoire et les transports
    Le programme marque une étape décisive dans la planification commune du paysage, de l’urbanisation et des transports au-delà des frontières nationales. L’Allemagne, la France et la Suisse tirent à la même corde pour rendre la mobilité dans la région trinationale plus efficace, plus sûre et plus respectueuse du climat. Dans les années à venir, onze nouvelles plates-formes de transport seront construites le long du RER trinational et Bâle-Ville investit dans une flotte de bus entièrement électrifiée. Environ 200 millions de francs sont prévus pour la revalorisation des espaces routiers communaux et la promotion des déplacements à pied et à vélo.

    Une mobilité d’avenir
    Au fond, il s’agit de bien plus que de simples infrastructures. Le projet d’agglomération est une réponse coordonnée aux besoins complexes de mobilité d’une région qui emprunte quotidiennement des axes de transport internationaux très fréquentés. La planification intégrée des transports publics, des transports individuels et des voies piétonnes et cyclables doit permettre de réduire les nuisances du trafic et les émissions de CO². La priorité est donnée au développement d’un système de transport durable qui améliore la qualité de vie et l’attractivité du site.

    Un large soutien politique
    Esther Keller, conseillère d’Etat et présidente d’Agglo Basel, souligne le succès de la coopération transfrontalière, qui existe depuis plus de 15 ans. Isaac Reber, directeur des travaux publics de Bâle-Campagne, voit dans la multitude de petits et moyens projets la colonne vertébrale du progrès. Jean-Marc Deichtmann de Saint-Louis et Marion Dammann de Lörrach soulignent également l’horizon stratégique. Cela va des plateformes multimodales aux participations citoyennes qui renforcent la protection du climat et la qualité du territoire.

    Regard sur la sixième génération
    Les travaux pour le projet d’agglomération de 6e génération ont déjà commencé. Le dépôt auprès de la Confédération est prévu pour 2029, la phase de construction débutera à partir de 2032. L’association Agglo Basel poursuit la coordination et veille à ce que l’espace, les transports et le paysage dans la région des trois frontières ne soient pas pensés séparément, mais comme un projet d’avenir cohérent.

  • ImmoTable Basel – Des superclusters, de nouveaux ponts et la sortie de l’antiquité numérique

    ImmoTable Basel – Des superclusters, de nouveaux ponts et la sortie de l’antiquité numérique

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    Christof Klöpper, CEO de Basel Area Business & Innovation, a ouvert le bal. Il a dressé le portrait d’une région qui est bien plus qu’un « simple » site pharmaceutique. Certes, le supercluster des sciences de la vie reste le leader mondial, mais l’écosystème de l’innovation s’est diversifié.

    Soutenu par les trois cantons de Bâle-Campagne, Bâle-Ville et le Jura, il se focalise sur les start-ups internationales et sur un partenariat public-privé fortement impulsé par l’industrie. Le message de Klöpper était clair : la mission ne consiste pas seulement à promouvoir le site de manière classique, mais à fournir activement des infrastructures d’innovation à un écosystème en croissance constante.

    Bâle-Ville et le levier de 500 millions
    Julian Kamasa, de l’Office de l’économie et du travail, a souligné comment le canton de Bâle-Ville entend renforcer sa position de leader en matière d’innovation, en s’appuyant sur quelque 800 entreprises des sciences de la vie et de nombreuses start-ups. Au cœur de cette offensive se trouve le nouveau « paquet de sites bâlois », avec lequel le canton jouera un rôle de pionnier au niveau suisse à partir de 2025.

    Avec un budget annuel de 150 à 500 millions de francs, des investissements ciblés seront encouragés. 80 pour cent des fonds sont alloués à un fonds d’innovation qui récompense notamment les activités de recherche et de développement sur le site. Les 20 pour cent restants soutiennent des objectifs sociaux et écologiques tels que le congé parental ou les mesures de protection du climat.

    Le message clé est clair. Ceux qui font de la recherche substantielle à Bâle en profitent le plus. Grâce à ce levier financier, le canton entend consolider sa position de leader européen dans le domaine de la santé, développer des compétences tech ciblées et transformer l’économie dans le sens d’une économie circulaire. Le grand potentiel des sites de transformation urbaine joue un rôle clé dans ce processus.

    Un coup de pouce urbanistique
    Les choses se sont concrétisées lors de l’exposé de Marko Kern (CFF) et Marc Février (canton de Bâle-Ville), qui ont présenté le projet gagnant pour le nouveau pont Margarethenbrücke et l’accès aux quais. Un projet clé pour la mobilité future. Compte tenu de l’augmentation massive du nombre de passagers due à l’étape d’extension 2035 des CFF et du souhait de disposer de plus d’espace pour le tramway et les vélos, l’ancien pont doit être remplacé.

    Après une procédure de mandat d’étude, dans laquelle la halle SNCF classée monument historique représentait un défi particulier, le projet de Penzel Valier AG a convaincu. Il prévoit un pont élancé et surélevé avec une toiture verte. Celui-ci crée plus d’espace pour tous les usagers de la route et intègre un nouvel arrêt de tramway accessible au milieu du pont.

    Les avantages du projet sont multiples. Il améliore les correspondances à la gare CFF, désengorge la Centralbahnplatz, optimise les liaisons cyclistes et piétonnes entre Gundeldingen et le centre-ville et crée une nette plus-value urbanistique avec plus de 11 000 nouvelles places de stationnement pour vélos et des espaces verts supplémentaires. Les coûts, qui se chiffrent en centaines de millions d’euros, sont supportés conjointement par la Confédération et le canton, le projet étant considéré comme un exemple parfait de collaboration réussie.

    Sortir de « l’antiquité numérique« 
    Isabel Gehrer (pom+) a tendu un miroir critique au secteur. Son exposé « De l’antiquité numérique au secteur d’avenir » a montré le décalage entre la Suisse, championne du monde de l’innovation, et un secteur de la construction et de l’immobilier qui, en termes de maturité numérique, reste provocateur dans l’ »antiquité numérique ».

    Alors que la Suisse occupe à nouveau la première place du Global Innovation Index 2025 et que Bâle accueille trois des dix premiers investisseurs, Roche, Novartis et Syngenta, le secteur immobilier investit nettement moins dans l’innovation que les autres secteurs. Seul le BIM s’est véritablement imposé.

    Gehrer a fait référence au concept de « prime verte » de Bill Gates. Les solutions durables doivent devenir si efficaces qu’elles ne coûtent plus de supplément de prix. Elle a cité comme exemple de réussite l’industrie automobile, où les coûts des batteries ont baissé de 80% depuis 2010, rendant les voitures électriques accessibles au plus grand nombre.

    Sa solution s’articule autour de quatre points. Assurer l’infrastructure de recherche par une meilleure mise en réseau des universités et de l’économie, augmenter l’intensité de la recherche et du développement, mobiliser du capital-risque pour les PropTechs et pratiquer la Strategic Foresight afin d’utiliser les zones de transformation comme Klybeckplus comme espaces d’expérimentation. Son appel au secteur : « Faisons-le réel »

    Prix de l’immobilier 2026
    Pour conclure l’ImmoTable, Mara Schlumpf s’est tournée vers l’année à venir. Le prochain Real Estate Award aura lieu le 22 octobre 2026 au Trafo de Baden et réunira environ 300 décideurs du secteur. Le gala combine des remises de prix et un réseautage de haut niveau. Des projets et des entreprises exceptionnels seront récompensés dans cinq catégories, telles que la durabilité, le numérique, la commercialisation, le développement de projet et l’innovation, ainsi que la personnalité immobilière de l’année. Le groupe cible comprend les développeurs de projets, les entreprises immobilières et de construction, les investisseurs, les politiques et les médias. Pour les partenaires, le prix offre une visibilité exclusive et l’accès à un réseau de premier ordre.

    L’événement immoTable a démontré de manière éclatante que Bâle dispose du capital, de l’infrastructure et de la volonté politique nécessaires au changement. C’est maintenant au secteur immobilier lui-même d’utiliser les moyens et les espaces mis à disposition avec l’esprit d’innovation nécessaire et de faire le saut de l’antiquité numérique vers le futur.

  • Entre stabilité, protection du logement et pression de la croissance

    Entre stabilité, protection du logement et pression de la croissance

    Ambiance actuelle du secteur immobilier bâlois
    La situation de départ est ambivalente. D’une part, Bâle jouit d’une grande stabilité économique et d’une base solide dans l’économie réelle, comme le confirment les analyses de marché actuelles. D’autre part, la production de logements à proprement parler est en difficulté. En comparaison internationale, par exemple avec Paris, San Francisco ou Londres, le coût du logement est certes encore modéré par rapport aux salaires à Bâle. Mais l’ambiance est morose. La production de logements ne se porte pas bien. Ce n’est pas tant le manque d’investisseurs qui est en cause, mais plutôt la complexité des processus de planification et les obstacles que l’on rencontre chez soi.

    Défi de la protection du logement
    L’un des thèmes centraux du débat est la « protection du logement » bâloise. Cette loi, conçue à l’origine pour garantir la compatibilité sociale des rénovations et protéger les locataires, s’avère être un frein à l’investissement dans la pratique.

    Les critiques portent sur le fait que la protection du logement part d’une bonne intention, mais qu’elle réduit en fait l’offre. Si les rénovations sont rendues non rentables par des exigences excessives, elles n’ont tout simplement pas lieu. Certes, des adaptations ont déjà été apportées au règlement, par exemple pour faciliter les rénovations énergétiques, mais l’incertitude demeure. Il y a moins de nouveaux logements sur le marché, alors que l’immigration se poursuit. Cela aggrave précisément la pénurie que l’on voulait combattre. Aujourd’hui, les personnes qui cherchent un logement, que ce soit pour des raisons familiales, un changement d’emploi ou un déménagement, se heurtent à un marché asséché et à des prix élevés. La réglementation protège donc le parc immobilier existant, mais pénalise ceux qui souhaitent entrer sur le marché.

    Leçons à tirer pour les autres cantons
    En regardant au-delà des frontières, on constate que Bâle sert actuellement plus d’avertissement que de modèle en matière de réglementation. L’introduction de dispositions de protection strictes rappelle les erreurs du passé (politique de taux d’intérêt et de réglementation il y a 40 ans). La leçon à tirer pour les autres cantons est donc qu’il ne faut pas restreindre artificiellement l’offre lorsque celle-ci augmente.

    Un autre phénomène est le changement d’affectation des bureaux. Ce qui était difficilement envisageable il y a quatre ans en raison des attentes en matière de rendement devient soudainement attrayant en raison de la hausse des taux d’intérêt et de l’évolution des marchés des bureaux. Mais ces transformations ne créent généralement pas de logements à bas prix, mais plutôt des offres à prix élevés.

    Bâle dans la Suisse des 10 millions
    La Suisse s’agrandit et Bâle suit le mouvement. La ville dispose d’un énorme potentiel grâce à d’anciens sites industriels (par exemple Klybeck Plus) et à des zones de transformation. Les investisseurs seraient prêts à développer et à densifier ces zones. Mais le problème est la durée. Les processus de planification, comme celui du site de Klybeck, s’étendent sur 5 à 6 ans avant que la moindre construction ne soit possible.

    Pour une Suisse de 10 millions d’habitants, la densification vers l’intérieur n’a pas d’alternative. Des compromis doivent être trouvés, comme dans le cas de l’initiative « Cardinaux du climat ». Les terrains de plus de 30 000 m² doivent pouvoir être construits de manière plus dense, mais doivent en contrepartie répondre à des critères écologiques et sociaux stricts. Il est important de comprendre les investisseurs, en particulier les fonds de pension. Celles-ci gèrent des fonds fiduciaires pour la prévoyance vieillesse et ne peuvent pas simplement subventionner le logement de manière croisée. La sécurité de la planification est ici la monnaie la plus forte.

    Avenir et solutions
    Quel est l’avenir ? Le secteur demande avant tout une accélération et une flexibilité. Comme en Allemagne, nous devrions discuter du turbo de la planification et il faudrait des mécanismes permettant de raccourcir drastiquement les procédures d’autorisation. L’immobilier du futur doit être flexible. Ce qui est aujourd’hui un bureau doit pouvoir être demain un appartement et après-demain peut-être à nouveau un bureau ou un espace logistique. Les monostructures fragmentées ne sont plus d’actualité. La peur de la croissance doit faire place à une volonté d’aménagement. La qualité résulte d’une bonne densification interne et d’une mixité des usages, pas de l’immobilisme.

    Les moyens et le capital seraient disponibles pour atténuer la pénurie de logements à Bâle. Ce qui manque, c’est un environnement réglementaire qui permette les investissements au lieu de les décourager et un processus de planification qui suive le rythme des changements sociaux.

  • Basel Area est devenu un supercluster des sciences de la vie

    Basel Area est devenu un supercluster des sciences de la vie

    Concrètement, Basel Area Business & Innovation s’efforce d’une part d’attirer dans la région de Bâle des entreprises étrangères en phase d’expansion. D’autre part, l’organisation à but non lucratif soutient les start-up innovantes lors de leur création. Dans ces deux domaines d’activité, l’accent est mis sur les industries leaders de la région que sont les sciences de la vie, les technologies de la santé et les technologies de production.

    Le troisième pilier de Basel Area Business & Innovation est le Switzerland Innovation Park Basel Area, qui héberge également ses propres programmes d’accélération BaseLaunch et DayOne. Le parc d’innovation offre à un grand nombre de start-ups une infrastructure de pointe et une large gamme de services sur ses trois sites, le Main Campus à Allschwil, le Novartis Campus à Bâle et le canton du Jura, afin qu’elles puissent se concentrer sur la recherche et les projets prometteurs.

    La région de Bâle a connu un développement économique considérable au cours des dernières décennies. La transformation constante du site économique a été décisive. La production de rubans de soie au 19e siècle a donné naissance à l’industrie chimique et pharmaceutique. A la fin du 20e siècle, la chimie et la pharmacie ont finalement pris des chemins différents et les groupes pharmaceutiques Roche et Novartis ont par la suite marqué le site de leur empreinte. Au cours des 20 dernières années, de petites start-up agiles dans le domaine des biotechnologies ainsi que des institutions de recherche privées sont venues enrichir l’écosystème. Aujourd’hui, la région de Bâle est considérée comme le site le plus important d’Europe pour la pharmacie et les biotechnologies et comme un véritable supercluster des sciences de la vie, dans lequel les secteurs de la santé et des technologies médicales sont également fortement représentés.

    Actuellement, l’écosystème des sciences de la vie de la région de Bâle se compose de plus de 800 entreprises, de plus de 1 000 groupes de recherche et d’environ 35 000 professionnels. Fait unique en Europe, l’ensemble de la chaîne de valeur est représentée dans la région de Bâle. De la recherche fondamentale dans les instituts universitaires à la mise sur le marché, la fabrication et la distribution de médicaments, en passant par le développement d’innovations en laboratoire par des start-up ou les départements de recherche et développement des entreprises pharmaceutiques établies.

    En outre, la région de Bâle offre la possibilité de réaliser des études cliniques dans les hôpitaux locaux et d’être approvisionnée en substances actives par divers fournisseurs pharmaceutiques. Ainsi, les CDMO Lonza, Bachem, Primopus, Celonic, Corden Pharma et ten23 health sont présents dans la région de Bâle. Les prestataires de services nécessaires au fonctionnement de l’industrie des sciences de la vie sont également présents en nombre suffisant sur place, par exemple dans les domaines de la logistique, du conseil ou des TIC.

    Le paysage académique a évolué parallèlement à la croissance de l’industrie. Alors que l’Université de Bâle met depuis longtemps l’accent sur les sciences de la vie, le Department of Biosystems Science and Engineering de l’ETH Zurich est venu s’y ajouter il y a quelques années. Il étend les capacités de recherche des instituts financés par le secteur privé, comme par exemple l’Institut Friedrich Miescher, l’Institut de biologie humaine de Roche et le Botnar Institute of Immune Engineering.

    Enfin, l’infrastructure est également un atout que Basel Area peut sortir de sa manche. Des surfaces de laboratoires supplémentaires ont été construites ces dernières années et d’autres suivront dans les années à venir. Les entreprises qui ont besoin de laboratoires ont désormais le choix entre de nombreux fournisseurs, comme Superlabs, iCITY Reinach, Tech Park Basel ou Switzerland Innovation Park Basel Area. Il est également facile de trouver des espaces de bureaux avec salles de réunion, que ce soit dans un espace de coworking, dans un bureau privé ou dans un bureau paysager.

    En bref, la région de Bâle se distingue par une densité unique d’entreprises et de professionnels dans le domaine des sciences de la vie. Aucun autre site au monde n’a autant à offrir dans un espace aussi restreint.

    En savoir plus :
    www.baselarea.swiss
    www.baselsupercluster.com

  • Bâle construit son avenir de manière responsable

    Bâle construit son avenir de manière responsable

    Monsieur Hess, vous accompagnez l’espace économique de Bâle depuis de nombreuses années dans différentes fonctions. Quels sont les jalons ou les évolutions marquantes qui vous sont restés particulièrement en mémoire au cours de cette période ?
    Aujourd’hui, la politique et l’administration s’intéressent beaucoup plus aux besoins de l’économie qu’au début de mon activité pour le canton. Les exemples visibles de cette confiance mutuelle sont le développement des sites de Novartis, Roche ou Lonza et les milliards de francs d’investissements réalisés par ces entreprises et d’autres sur le site. Outre l’entretien des entreprises existantes, Bâle-Ville a également renforcé massivement la promotion de l’innovation. Près de 68 millions de francs sont alloués sur huit ans depuis 2024 à neuf programmes dans les domaines des sciences de la vie, de l’innovation numérique et de l’économie durable. Le dernier né est le « Bâle Standortpaket ». Selon la situation budgétaire, le canton investit ici entre 150 et 500 millions de francs par an pour renforcer l’attractivité du site. La quasi-totalité de ces fonds est destinée aux entreprises de Bâle-Ville.

    Bâle est considérée comme l’un des sites économiques les plus dynamiques de Suisse.
    Comment jugez-vous la situation économique actuelle du canton de Bâle-Ville ?
    Grâce à notre structure sectorielle, Bâle-Ville se porte bien sur le plan économique. Même la politique économique erratique des États-Unis n’a pas encore laissé de traces, même si elle pose des défis à nos entreprises. La position actuelle de la place économique se reflète par exemple dans l’indicateur de compétitivité cantonal de l’UBS, où Bâle-Ville occupe cette année encore la deuxième place de tous les cantons suisses. Ou encore la note triple A que l’agence de notation S&P a de nouveau attribuée au canton. Ces deux éléments nous encouragent à poursuivre sur notre lancée, en tant que partenaire innovant et fiable de l’économie.

    Quelle est l’orientation actuelle de la promotion économique en matière de sites urbains et de construction de logements ?
    Le plan directeur cantonal prévoit de viser un nombre d’habitants et d’employés de 220 000 d’ici 2035. Les gens ont besoin de logements, mais aussi de surfaces pour travailler et, dans l’idéal, de trajets courts entre le domicile et le lieu de travail. Nous nous efforçons de mettre à la disposition des entreprises du canton de Bâle-Ville des surfaces disponibles en nombre suffisant et de qualité, ce qui constitue un avantage pour le site. Une attention particulière est accordée à la garantie des surfaces de production et à l’optimisation de l’offre de surfaces pour les scale-ups.

    Quels sont les défis posés par la rareté des surfaces et la forte demande ? Comment Bâle-Ville les résout-il ?
    Un défi majeur à Bâle-Ville est la concurrence des surfaces dans l’espace disponible, limité par les frontières cantonales et nationales. Nous entendons souvent les acteurs du développement de projets immobiliers dire qu’il n’y a pas de problème à Bâle pour construire en hauteur. Il est également important d’utiliser au mieux le potentiel des zones de transformation afin de créer plus d’espace pour les logements et les bureaux.

    Quels sont les principaux enseignements du « Basler Standortpaket » pour le développement des sites ?
    Le paquet de sites bâlois est attractif pour les développeurs de sites et les investisseurs, car les entreprises imposables à Bâle-Ville qui engagent des dépenses dans la recherche et le développement, le congé parental ainsi que la protection du climat et l’efficacité énergétique peuvent bénéficier de subventions substantielles. Cela facilite l’implantation et favorise la croissance des entreprises sur les sites du canton.

    Comment le canton de Bâle-Ville accompagne-t-il et soutient-il la transformation de sites industriels en quartiers d’habitation et de travail modernes ?
    Par un échange actif et systématique avec les entreprises et les propriétaires fonciers. Au sein de l’AWA, nous ne sommes pas seulement au courant des étapes de développement potentielles et confidentielles d’une entreprise, mais nous pouvons également lui fournir les surfaces de développement dont elle a besoin.

    Quel rôle jouent aujourd’hui les investisseurs et les développeurs pour le site de Bâle ?
    Les deux jouent un rôle important. Ils investissent dans des terrains sous-utilisés, parfois en friche, afin de les développer et de générer une valeur ajoutée substantielle pour le site de Bâle. Mais en raison de leur taille, les sites de transformation sont également au centre de l’attention du public. Toutes les parties prenantes doivent tenir compte de cette responsabilité.

    Comment la promotion des start-ups et des sciences de la vie contribue-t-elle au développement immobilier ?
    Un exemple concret : le canton gère le Tech Park Basel depuis 14 ans. Nous y proposons des laboratoires et des bureaux de petite taille à des conditions de location intéressantes. Les start-up qui sortent du Tech Park Basel cherchent ensuite des surfaces plus grandes à des conditions commerciales. Nous produisons donc un pipeline de startups matures et bien financées (généralement des biotechs) au profit du marché immobilier privé non subventionné.

    Quelles sont les tendances futures que vous voyez pour Bâle d’ici 2030, notamment en ce qui concerne la numérisation et les nouvelles formes de travail ?
    La qualité de l’emploi est beaucoup plus importante aujourd’hui qu’auparavant. La numérisation pourrait encore accroître la flexibilité de la location d’espaces. Notre expérience montre que certaines entreprises recherchent des espaces à louer où une salle de réunion, par exemple, peut être réservée de manière flexible via une application. Bien que Bâle dispose d’une offre de surfaces saine, il n’est pas encore facile de trouver de tels espaces de bureaux auprès des agences immobilières.

    Ils prendront une retraite bien méritée dans les années à venir.
    Quelles sont les compétences les plus importantes pour votre succession ?
    Les compétences sont importantes. Mais les qualités personnelles sont encore plus importantes. Parmi celles-ci, on trouve l’esprit d’entreprise, l’enthousiasme, la volonté d’apprendre, la persévérance et le plaisir de travailler ensemble au sein d’une équipe formidable pour développer chaque jour le site. J’ai de toute façon un peu de mal avec le terme « retraite ». J’aime mon travail d’ »entrepreneur public » et je souhaite continuer à m’engager dans des domaines qui me tiennent à cœur personnellement après avoir quitté mon poste actuel en mai 2027.

  • Cluster éducatif Polyfeld Muttenz

    Cluster éducatif Polyfeld Muttenz

    Le canton de Bâle-Campagne regroupe au Polyfeld le BBZ BL, le Gymnasium Muttenz et le Zentrum für Brückenangebote en un campus commun de niveau secondaire II. L’étape 1 se concentre sur la déconstruction et la réaffectation de la tour existante, qui a été dénoyautée de haut en bas, dépolluée et entièrement déconstruite dans sa partie centrale. Sur une surface d’environ 20 mètres par 20 mètres, les murs centraux, les escaliers, la dalle et les fondations ont été retirés de manière contrôlée.

    Pour que la tour élancée reste stable pendant les travaux de transformation et de construction, un contreventement temporaire a été installé à chaque étage avec de lourds cadres en acier. Parallèlement, la construction du nouveau noyau du bâtiment et la réalisation du nouvel escalier principal ont débuté. Il s’agit d’une construction préfabriquée suspendue en béton apparent, qui doit devenir le centre esthétique du BBZ.

    Béton apparent, bâtiment d’ateliers et salle de sport triple
    Tous les nouveaux bâtiments de l’étape 1 sont construits en béton apparent de haute qualité, avec un concept de coffrage et de bétonnage adapté au projet pour des surfaces uniformes. Le bâtiment d’atelier d’environ 55 mètres de long et 26 mètres de large est construit en trois étapes, de sorte que les murs, les poteaux, les murs parasismiques et les plafonds peuvent être traités en parallèle par étage.

    Le nouveau gymnase triple reçoit une structure complexe de poutres en béton précontraint qui sont montées par étapes, étayées provisoirement et précontraintes après le bétonnage de la dalle. Cela permet de diviser ultérieurement le gymnase en trois petites unités de manière flexible. Un escalier extérieur en colimaçon, dont le coffrage a été spécialement conçu, apporte une touche architecturale. Le réfectoire adjacent est une construction préfabriquée qui combine le béton apparent avec un plafond en bois composite et relie les différentes parties du bâtiment de manière fonctionnelle.

    Construction d’un centre deformationen sciences de la vie au Polyfeld
    Parallèlement au projet de campus cantonal, le Polyfeld se dote d’un nouveau centre de formation en sciences de la vie, dont le contenu sera encore plus pointu. Le Landrat de Bâle-Campagne a accordé une contribution d’environ deux millions de francs à cet effet. Environ 1,7 million pour la construction du nouveau site de formation à la Birsfelderstrasse 46 et environ 390’000 francs pour des équipements de laboratoire spéciaux. Le nouveau bâtiment aura une surface nette de plancher d’environ 19’500 mètres carrés. Une surface utile imputable d’environ 1’400 mètres carrés sera subventionnée par le canton.

    Le projet est porté par l’association de formation Aprentas, qui souhaite regrouper ses sites actuels de la Lachmattstrasse et de Schweizerhalle dans le nouveau bâtiment. Aprentas, initialement issue de l’environnement de Novartis, propose des cours interentreprises pour les formations CFC en chimie, biologie et technologie chimique et pharmaceutique. Le soutien cantonal renforce le site de formation des sciences de la vie de Muttenz et complète le campus secondaire II de Polyfeld par une infrastructure de formation clairement profilée et orientée vers la pratique pour l’industrie régionale.

  • Espace économique de Bâle – Facts and Figures

    Espace économique de Bâle – Facts and Figures

    Vivre et travailler dans la région de Bâle, c’est faire partie de l’un des espaces métropolitains les plus dynamiques d’Europe. Entre campus pharmaceutique, icônes architecturales et écosystème de start-up en pleine expansion, la région se révèle être un puissant moteur pour la Suisse. La région métropolitaine de Bâle compte parmi les sites économiques les plus performants du pays. Avec un taux d’exportation exceptionnellement élevé et des entreprises leaders au niveau international dans les domaines des sciences de la vie, des technologies médicales, de la chimie et des TIC. Plus de 30 000 personnes y travaillent dans la recherche, le développement et la production de technologies d’avenir.

    Avec des sites comme uptownBasel ou Klybeckplus, la région de Bâle voit naître une nouvelle ère de création de valeur, en réseau, respectueuse du climat et tournée vers l’international. Les entreprises trouvent des voies courtes vers la recherche, les talents trouvent de nouveaux horizons professionnels et les promotions du site des cantons de Bâle-Ville et Bâle-Campagne, ainsi que Basel Area, accompagnent les entreprises de l’idée à l’expansion. Qu’il s’agisse de la promotion de l’innovation, du développement de la main-d’œuvre qualifiée ou de projets de nouvelles constructions conformes aux normes ESG, la région investit de manière ciblée dans la croissance durable.

    Saviez-vous que..

    • sur le site bicantonal de Dreispitz, un quartier urbain est en train de naître, qui combine nouvellement travail, habitat et culture ?
    • le site Klybeckplus sera développé selon le standard SNBS et offrira à 15 000 personnes un espace de vie et de travail ?
    • le site BaseLink à Allschwil est un centre de recherche biomédicale de renommée mondiale ?
    • Bâle est l’une des meilleures régions du monde pour les sciences de la vie ?
    • les solutions énergétiques innovantes de la région contribuent à la décarbonisation de la Suisse ?
    • des start-ups du monde entier s’y installent en raison de la proximité de la recherche de pointe et des capitaux ?

    Là où économie et qualité de vie vont de pair
    Bâle est forte de sa pensée transfrontalière. La coopération trinationale avec l’Alsace et le Bade du Sud crée un espace économique transfrontalier doté d’une forte capacité d’innovation. La région bénéficie d’une connexion internationale via l’EuroAirport, d’une logistique ferroviaire performante et d’une connexion avec les océans via les ports rhénans suisses. En coulisses, des organismes de promotion économique engagés accompagnent les entreprises dans leurs démarches d’implantation, de recherche de terrains, d’obtention d’autorisations et de mise en réseau. De la start-up au groupe industriel, Bâle offre tout d’une seule main. Bâle n’est pas l’un ou l’autre. Bâle est un tout. C’est ici que l’avenir se construit aujourd’hui.

    L’espace économique de Bâle en chiffres

    Bâle-Ville

    ÉCONOMIE – CHIFFRES CLÉS
    Entreprises16’000
    Secteurs leadersChimie/pharmacie, sciences de la vie, services financiers, commerce, logistique, santé publique
    Emplois / salariés200’000
    Emplois 1er secteur (agriculture)100
    Employés 2ème secteur (industrie/construction)34’000
    Employés 3ème secteur (services)166’000
    PIB/habitant en CHF (2022)209’782
    Taux de chômage (2024)3,7%
    Créations de start-ups1’304 (2024)

    IMMOBILIER – CHIFFRES CLÉS
    Taux de vacance des logements0,9%
    Taux de vacance bureaux/bureaux d’affaires1%
    Unités de logement en projet/en construction11’000
    Immeubles de bureaux et commerciaux en cours de planification/construction10-15 projets par an
    Projets de nouvelles constructions40-50
    Coûts moyens de construction pour les commerces en CHF3’000 – 4’800/m²

    SITE – CHIFFRES CLÉS
    Superficie en km²37
    Nombre d’habitants (2024)207’515
    Croissance de la population par rapport à l’année précédente0,58%
    Districts Nombre3
    Communes Nombre3
    Unités de logement138’000
    Universités4
    Arrêts Transports publics régionaux et longue distanceplus de 100

    Bâle-Campagne

    ÉCONOMIE – CHIFFRES CLÉS
    Entreprises21’700
    Secteurs leadersConstruction de machines, chimie/pharmacie, industrie alimentaire, commerce, santé publique
    Emplois / salariés142’000
    Emplois du 1er secteur (agriculture)1’000
    Emplois du 2e secteur (industrie/construction)28’400
    Employés 3ème secteur (services)112’100
    PIB/habitant en CHF (2022)77’693
    Taux de chômage (2024)2,3%
    Créations de start-ups1’000 -1’200
    IMMOBILIER – CHIFFRES CLÉS
    Taux de vacance des logements1,2%
    Taux de vacance bureaux/bureaux d’affaires1%
    Unités de logement en cours de planification/constructionpar an environ 2.000
    Immeubles de bureaux et commerciaux en projet/construction12 à 18 projets par an
    Projets de nouvelles constructions30-45
    Coûts moyens de construction pour les commerces en CHF2’200 – 3’800/m²
    SITE – CHIFFRES CLÉS
    Superficie en km²518
    Nombre d’habitants (2024)303’285
    Croissance de la population par rapport à l’année précédente0,70%
    Districts Nombre5
    Communes Nombre86
    Unités de logement140’000
    Universités1
    Arrêts Transports publics régionaux et longue distanceenviron 215
  • Bâle planifie de manière cohérente en respectant le climat et en s’orientant vers l’avenir

    Bâle planifie de manière cohérente en respectant le climat et en s’orientant vers l’avenir

    Madame Keller, comment jugez-vous les progrès réalisés jusqu’à présent en matière de développement urbain durable et quelles sont vos priorités pour les années à venir ?
    Nous avons déjà fait beaucoup de choses – mais il reste encore beaucoup à faire ! Nous avons posé des jalons importants avec notre plan directeur sur le climat urbain et notre stratégie de lutte contre le changement climatique, ainsi que le plan d’action qui l’accompagne. Nous nous attaquons notamment à la végétalisation et à la désimperméabilisation ainsi qu’à la réduction des émissions de CO2. Outre la réduction des émissions directes dues à l’exploitation, mon département s’occupe également des émissions indirectes dues à la construction de bâtiments. Nous étudions actuellement de nouvelles approches, comme une taxe d’incitation sur les émissions indirectes lors de la construction. Nous densifions et réutilisons les bâtiments existants et voulons à l’avenir simplifier la construction dans l’existant par le biais d’une modification de la législation. Telles sont les lignes directrices de la manière dont nous entendons faire progresser la durabilité dans le développement urbain au cours des prochaines années.

    Par quelles mesures renforcez-vous la culture du bâti à Bâle et encouragez-vous une construction de qualité et tournée vers l’avenir ?
    La culture du bâti est très importante pour nous : les Bâlois doivent se sentir bien dans leur ville. C’est bien sûr une base essentielle pour atteindre les objectifs climatiques, et c’est pourquoi une culture du bâti tournée vers l’avenir est extrêmement importante. Une culture du bâti de qualité est source d’identification et de qualité de vie. La conservation et la poursuite de la construction dans l’existant, l’entretien des méthodes de construction traditionnelles ainsi que l’utilisation de technologies et de constructions d’avenir y contribuent largement. La culture du bâti est durable et la planification durable doit faire partie intégrante de la culture du bâti. Cela se reflète d’ailleurs très bien dans notre « Boussole bâloise », où la culture du bâti est l’un des premiers points mentionnés et abordés.

    Quelle contribution le département de la construction et des transports peut-il apporter dans le domaine de l’économie circulaire afin d’atteindre l’objectif zéro net d’ici 2037 ?
    Bâle-Ville a une stratégie ambitieuse pour promouvoir l’économie circulaire dans le secteur de la construction. Cela signifie que nous voulons concevoir des bâtiments et des produits de construction de manière à ce qu’ils puissent être utilisés le plus longtemps possible et qu’ils soient composés de matériaux réutilisés ou recyclés. Une priorité importante est de continuer à construire et à utiliser les bâtiments existants plutôt que de les démolir et de les reconstruire. Cela permet non seulement de réduire les déchets, mais aussi de diminuer les émissions de gaz à effet de serre qui sont normalement générées par la production de nouveaux matériaux de construction. De plus, les nouveaux bâtiments doivent être construits de manière à être démontables et à pouvoir être utilisés comme matériaux de construction pour une prochaine construction à la fin de leur utilisation (Design for Disassembly). De plus, Bâle-Ville encourage l’utilisation de matériaux recyclés dans le processus de construction, comme par exemple l’asphalte recyclé pour les revêtements routiers. Nous travaillons à la création d’un cadre légal pour faciliter la construction circulaire et nous investissons dans les infrastructures nécessaires à la réutilisation et au recyclage des matériaux de construction. Par exemple, le canton a créé son propre entrepôt de matériaux de construction : Les matériaux de déconstruction cantonaux sont enregistrés dans un catalogue de composants en ligne et mis à disposition pour être réutilisés dans d’autres projets. Grâce à ces mesures, nous voulons non seulement améliorer notre bilan climatique, mais aussi encourager l’innovation dans le domaine de la construction.

    Quelles sont les prochaines étapes du projet « asphalte vert » et comment évaluez-vous le potentiel de cette innovation en matière de protection du climat ?
    L’utilisation de l’asphalte vert sur les chantiers routiers bâlois se développe bien. Au sein de la ville, l’asphalte vert a été et est encore utilisé sur au moins huit chantiers plus ou moins importants. On peut citer par exemple la Burgfelderstrasse, la Freiburgerstrasse ou encore le Eselweg. D’autres projets sont actuellement en cours, pour lesquels l’utilisation de l’asphalte vert est prévue. Toutefois, l’asphalte vert ne réduit pas directement les émissions de CO2. Mais grâce au charbon végétal, l’asphalte vert absorbe plus de CO2 de l’atmosphère qu’il n’en libère lors de sa production. Nous pouvons ainsi réduire l’impact de la construction routière sur le climat. Ce n’est toutefois pas encore une réussite. Il y a toujours des fabricants et des associations critiques. Nous devons continuer à chercher le dialogue et à montrer les opportunités.

    Quels sont actuellement les plus grands défis en matière d’entretien et de modernisation des infrastructures publiques à Bâle ?
    Les défis sont multiples. Un aspect central est la nécessité de rénover régulièrement les infrastructures existantes, telles que les routes, les ponts et les voies de tramway, afin de garantir un approvisionnement fiable en eau et en énergie. Parallèlement, IWB étend le réseau de chauffage urbain de 60 kilomètres au total d’ici 2037, à la demande du canton de Bâle-Ville. Cela nécessite une coordination étroite avec les autres travaux d’assainissement afin de minimiser les nuisances pour les riverains tout en profitant de l’occasion pour effectuer des aménagements en faveur du climat urbain et des transports actifs. Car le changement climatique est également un défi. D’une part, nous devons préparer la ville aux vagues de chaleur et aux phénomènes météorologiques extrêmes. Pour éviter les îlots de chaleur, il s’agit de désensabler les surfaces d’asphalte et de créer des espaces verts et aquatiques dans l’espace public. D’autre part, le canton s’est fixé un objectif ambitieux en matière de protection du climat, à savoir zéro net d’ici 2037. C’est pourquoi nous misons par exemple de plus en plus sur la rénovation des bâtiments et la réaffectation de l’existant et misons sur la suffisance, la réduction de l’énergie grise ainsi que la minimisation de la consommation d’énergie d’exploitation.

    Dans quelle mesure la numérisation, par exemple avec de nouvelles applications pour les passagers, fait-elle partie de votre stratégie pour augmenter l’attractivité des transports publics à Bâle ?
    La numérisation est très importante pour les transports publics. Les passagers souhaitent s’informer sur les horaires ou les perturbations éventuelles via une application et y acheter facilement leur billet. La numérisation est également essentielle lorsqu’il s’agit de partager et de combiner différents véhicules. Beaucoup d’entre nous combinent le trajet en tram ou en bus avec un véhicule de location : selon l’endroit où nous habitons, nous nous rendons à l’arrêt ou de là à notre destination avec un vélo, une trottinette ou une voiture empruntés. Aujourd’hui déjà, nous réservons ou payons la plupart de ces véhicules de location par voie numérique. L’objectif doit être d’avoir des solutions numériques qui relient toutes ces offres de manière confortable. Nous n’avons pas encore réussi la grande percée, il y a de nombreux acteurs et défis sur cette voie. Mais nous travaillons sur des solutions.

    Quels sont actuellement les plus grands défis de la coordination transfrontalière avec le canton de Bâle-Campagne et les pays voisins en ce qui concerne les transports publics ?
    Dans notre région, nous sommes tous habitués à franchir quotidiennement des frontières cantonales ou nationales. En conséquence, nous planifions beaucoup de choses ensemble par-delà les frontières, notamment en matière de mobilité. De nombreuses lignes de tram et de bus circulent à la fois dans la région de Bâle et à Bâle. Nous avons également deux lignes de tram transfrontalières – l’une de Bâle à Saint-Louis (F) et l’autre de Bâle à Weil am Rhein (D). Ces lignes connaissent un grand succès et sont bien utilisées, mais le financement de l’entretien et de l’exploitation des tronçons dans les pays voisins constitue un défi. Le plus grand défi actuel n’est cependant pas tant la coordination au sein de la région que le fait que nous ne soyons pas suffisamment perçus en tant que région par la Confédération. Les discussions actuelles autour de l’extension urgente du réseau ferroviaire à Bâle en sont la preuve. Je suis reconnaissant que nous tirions tous à la même corde dans la région et que nous luttions ensemble pour un RER trinational digne de ce nom. Un système de RER continu a un grand potentiel de transfert des trajets de la route vers le rail.

    Quel est votre calendrier concret pour la conversion de l’ensemble de la flotte de bus à la propulsion électrique d’ici 2027 et quels sont les défis qui restent à relever ?
    Cette conversion est en cours et sur la bonne voie. Près de la moitié des bus BVB roulent déjà à l’électricité. Les Transports publics bâlois vont convertir l’ensemble de leur flotte de bus en bus électriques d’ici 2027. Les BVB apportent ainsi une contribution essentielle pour permettre à Bâle d’atteindre ses objectifs climatiques ambitieux.

    Vous êtes très impliqué dans les instances nationales. Quelles sont les tendances ou les meilleures pratiques des autres villes et régions qui vous inspirent particulièrement pour Bâle ?
    L’échange avec d’autres villes est toujours enrichissant. Toutes sont confrontées aux mêmes défis, par exemple les conflits d’objectifs liés au manque d’espace. J’observe avec intérêt les essais pilotes de transports publics autonomes menés dans d’autres villes. En tant que présidente de la Conférence des villes pour la mobilité, il est important pour moi que nous prenions rapidement les bonnes décisions dans ce domaine et que nous soyons prêts à relever de nouveaux défis tels que les véhicules autonomes. Ces nouveaux développements doivent être bénéfiques pour toutes les parties. Pour cela, il faut toutefois certaines conditions-cadres.

    Y a-t-il quelque chose que vous souhaiteriez voir à Bâle ? Quelque chose qui vous a impressionné ou inspiré dans d’autres villes du monde ?
    Lorsque l’on regarde les villes asiatiques, on est parfois impressionné par la vitesse de réalisation des projets, notamment dans le secteur du bâtiment et du génie civil. D’un autre côté, je suis très reconnaissant que nous ayons en Suisse des processus démocratiques, certes longs, mais qui permettent aux gens de s’impliquer et d’avoir une influence. Je suis convaincu que cette participation – que ce soit par le biais du Parlement ou directement par la population – est une clé pour une meilleure acceptation et donc pour la cohésion sociale.

  • Cérémonie d’ouverture : Innovations dans le second œuvre – projet phare Globus Bâle

    Cérémonie d’ouverture : Innovations dans le second œuvre – projet phare Globus Bâle

    La Suisse est en train de se transformer pour atteindre ses objectifs en matière d’énergie, de climat, d’économie circulaire et de densification. Le secteur du second œuvre et de l’enveloppe du bâtiment ainsi que ses métiers jouent un rôle décisif dans ce processus et permettent au parc immobilier de se développer. Avec 36 milliards de chiffre d’affaires, c’est le secteur le plus puissant de l’industrie de la construction. C’est ce que le groupe de base Second œuvre et Enveloppe des édifices de Construction Suisse souhaite mettre en avant lors de l’ouverture. L’objet totalement rénové Globus Bâle, qui ouvrira ses portes fin 2025, en est un exemple. Outre un aperçu du projet, les invités discuteront de l’importance du second œuvre, du développement des professionnels et des besoins des femmes entrepreneurs et des jeunes professionnels sur le marché.

    Programme (état au 23.10.2025)

    10.15 hMise en bouche avec un petit clip sur GAG au Globus Basel
    10.17 hAccueil par l’animatrice Sonja Hasler
    10.20 hEntretien avec le président de Construction Suisse, le conseiller aux États Hans Wicki, et le président des groupes de base , Peter Meier
    10.30 hMessage de bienvenue de la conseillère d’État Esther Keller, cheffe du Département des travaux publics et des transports du canton de Bâle-Ville
    10.40 hDiscussion animée avec les responsables du projet « Globus Basel – des défis urbanistiques au projet phare »
    Andrin Sennhauser, Confirm
    Jean-Luc von Aarburg, Miller & Maranta
    10.55 hTable ronde avec Beat Hanselmann, président de Gebäudehüllenplaner, Sandra Sollberger, conseillère nationale, entrepreneuse et membre du comité de l’ASCM et le duo de sœurs Ladina et Alisa Oppliger, Gold et Silver Swisskills 2025 en construction de façades
    11.30 hApéro riche

    Pour plus d’informations, cliquez ici :
    LINK

  • Roche continue d’investir dans l’avenir de la recherche à Bâle

    Roche continue d’investir dans l’avenir de la recherche à Bâle

    Le bâtiment 12 sera achevé d’ici 2029 et pourra accueillir environ 450 chercheurs. Il doit servir de lien entre la recherche précoce et le développement clinique, ce qui permettra d’introduire plus efficacement de nouvelles substances actives dans l’application. Le concept d’espace flexible et l’infrastructure de laboratoire ultramoderne favorisent la collaboration interdisciplinaire et l’innovation technologique.

    Un engagement en faveur de la Suisse
    Depuis 2015, Roche a déjà investi près de huit milliards de francs dans l’extension de ses sites suisses. Le bâtiment 12 permettra d’élargir l’axe d’innovation bâlois et de consolider la position de la Suisse en tant que site de recherche leader au sein du groupe. Selon le directeur du site, Jürg Erismann, le bâtiment est un « engagement clair en faveur de Bâle et de la compétence suisse en matière de recherche ».

    Architecture et dimensions
    Le bâtiment 12, haut de 72 mètres et conçu par Herzog & de Meuron, réunira à l’avenir sous un même toit des domaines de recherche jusqu’ici dispersés. Sur 32 200 mètres carrés, il abrite des laboratoires et des zones de travail ouvertes pour une nouvelle génération de développement de substances actives. L’achèvement est prévu pour fin 2029.

    Importance stratégique
    En combinant science, technologie et architecture, Roche mise sur l’accélération des processus de développement et le renforcement durable du site. Sur les plus de 40 milliards de francs suisses investis dans l’ensemble du groupe au cours des dix dernières années, environ un quart l’a été en Suisse. Un signal clair de la force d’innovation continue du campus bâlois.

  • Swissbau 2026 crée de nouvelles synergies

    Swissbau 2026 crée de nouvelles synergies

    Travailler ensemble a toujours été le thème dominant de Swissbau : se rencontrer personnellement, agir ensemble, se faire progresser mutuellement. Pour la prochaine édition en janvier 2026, l’organisateur du salon mise davantage sur les synergies positives. Les plateformes de collaboration Swissbau Focus & Lab ne sont pas les seules à vivre un développement commun, les surfaces d’exposition du salon se sont également rapprochées, tant sur le plan géographique que thématique. Cela est particulièrement visible dans la nouvelle mise en scène de la halle 1.2, qui offre une scène atmosphérique à l’ensemble de l’aménagement intérieur.

    Un monde de tendances pour les amateurs de design
    Désormais placé dans la halle 1.2, le public de Swissbau découvrira un monde d’expériences composé d’innovations en matière de salles de bains, de surfaces tendance, d’éclairages d’ambiance et d’aménagements d’objets haut de gamme. Le niveau commun pour l’aménagement intérieur offre un espace de découverte et d’échange approfondi avec des fabricants renommés et de nouvelles marques. Le clou : le nouveau monde des tendances dans le hall 1.2 sera également ouvert le samedi. Grâce au Swissbau Focus avec des salons partenaires, des points d’information et des manifestations, la visite du week-end mène directement à l’univers des tendances par des escaliers roulants.

    Découvrir l’artisanat de près
    Dans la halle 1.0, située au rez-de-chaussée, deux objets de construction réels, réalisés par différentes entreprises artisanales et aménagés en parallèle, attirent sans aucun doute l’attention des visiteurs de Swissbau. Dans une halle métallique, des constructeurs métalliques, des électriciens, des fabricants de portes et de portails montrent leur savoir-faire. Dans une maison d’habitation à deux étages, on peut observer des constructeurs en bois, des plâtriers et des carreleurs au travail. Les deux objets seront achevés sur le chantier après la Swissbau. Mais le « point de rencontre de l’artisanat » a encore plus à offrir : En plus des surfaces d’action ludiques et d’un forum avec des thèmes pratiques, des entreprises artisanales et des exposants spécifiques à ces thèmes se présenteront dans les environs. Un vaste salon de la construction invite à discuter entre professionnels.

    Profiter de l’échange avec des experts
    Swissbau Focus dans la halle 1.0 et Swissbau Lab dans la halle 1.1 sont les meilleurs exemples d’un dialogue interdisciplinaire sur les défis actuels et les tendances futures de la branche.
    Des associations, institutions et universités de premier plan apportent leurs positions sur la plate-forme événementielle Swissbau Focus. Le public professionnel pourra découvrir et tester des produits adaptés et des solutions prêtes à être commercialisées au Swissbau Lab. Les visiteurs profiteront également d’un atelier Swissbau agrandi pour examiner à la loupe des applications innovantes dans la pratique. La participation au vaste programme du Swissbau Focus et du Lab est comprise dans le billet d’entrée. Les inscriptions aux événements sont faciles à effectuer sur le site web de Swissbau et ne devraient manquer dans aucune préparation au salon pour un gain optimal de savoir-faire.

    Un marché coloré pour les enduits et les peintures
    Une coopération nouvellement née avec l’Association suisse des entrepreneurs plâtriers-peintres (ASEPP) offre dans la halle 1.1 un aperçu des techniques innovantes, des matériaux de haute qualité et des solutions durables du secteur créatif. Par sa présence au salon multisectoriel, l’association souhaite se positionner davantage auprès des architectes, des planificateurs et des autres professionnels du bâtiment. Les points forts du domaine thématique sont l’exposition d’objets du « Prix suisse pour le crépi et la peinture » avec remise de prix le 22 janvier au Swissbau Focus, des entraînements en direct de deux championnes suisses fraîchement élues pour les WorldSkills de Shanghai, la rencontre de la branche « SMGV-Marktblitz Spezial » les 21 et 23 janvier et un « Maler-Gipser-Stübli » pour des échanges personnels. Les centres de formation de l’ASCM présenteront des exemples pratiques de leurs multiples domaines d’activité. Dans l’atelier des peintres-plâtriers, des artisans expérimentés montreront comment réaliser des façades avec des structures d’enduit décoratives.

    Des partenariats précieux
    Avant que les exposants et les partenaires ne prennent les commandes des halles et ne dévoilent leurs nouveautés le mardi matin, Swissbau sera inauguré par Construction Suisse, l’association faîtière du secteur suisse de la construction. Dans le cadre d’une discussion avec des personnes issues du monde politique et économique, le groupe de base Second-œuvre et Enveloppe des édifices, qui représente le secteur le plus important en termes de chiffre d’affaires, place son importance, ses besoins et son développement au centre de la cérémonie d’ouverture. En 2026, la pertinence persistante de Swissbau sera également attestée par des partenariats de renom. La Société suisse des ingénieurs et des architectes (SIA), la marque suisse LAUFEN ainsi que le nouveau partenaire Abacus Business Solutions s’engagent à grande échelle et apportent leurs expertises spécialisées à l’offre du salon.

    Swissbau sous une nouvelle direction
    Depuis 25 ans, Rudolf Pfander préside aux destinées de Swissbau et l’a fait entrer avec succès dans l’ère moderne. Afin d’assumer de nouvelles tâches pour MCH Exhibitions & Events après l’édition 2026, il a passé le relais à son adjoint Tobias Hofmeier en septembre. Ce Lörrachois de 36 ans dirigeait depuis 2020 la gestion de projet Swissbau ainsi que le développement réussi des plateformes de collaboration Swissbau Focus et Lab. Rudolf Pfander souligne : « Tobias est la solution de succession parfaite pour Swissbau. Il connaît parfaitement les besoins des exposants, des partenaires et des visiteurs, et il est également conscient des opportunités de développement futur du salon professionnel »

    Swissbau 2026 – la plateforme leader du secteur de la construction et de l’immobilier en Suisse

    Durée du salon, heures d’ouverture
    20.- 23 et 24 janvier 2026
    Du mardi au vendredi, de 9h à 18h
    Samedi journée supplémentaire Aménagement intérieur et Swissbau Focus, halle 1.2 et halle 1.0 sud, 9h à 16h

    Acheter un billet ou utiliser un bon
    swissbau.ch/ticket

    S’inscrire aux événements
    swissbau.ch/events

    Toutes les informations
    swissbau.ch

    Organisateur
    MCH Exhibitions & Events GmbH, Swissbau, CH-4005 Bâle

  • Switzerland Innovation Park Basel Area Main Campus

    Switzerland Innovation Park Basel Area Main Campus

    Le site s’étend sur 115 000 mètres carrés, articulés autour d’un parc central, véritable cœur social et créatif qui favorise la communication et crée des rencontres. Les bâtiments principaux remarquables, Main Campus HQ, HORTUS, ALL, SCALE, HOPE, Swiss TPH, ALBA Haus, Innovation Garage ainsi que Holiday Inn Express et les parkings, dessinent une structure visionnaire. Chaque bâtiment est plus qu’une simple surface. HORTUS est considéré comme un modèle d’économie circulaire et d’urbanisme durable, ALL réunit des espaces de travail et de laboratoire flexibles dans une nouvelle idée architecturale, SCALE et HOPE s’adressent aux secteurs en pleine croissance des biotechnologies et des technologies médicales, tandis que Swiss TPH et ALBA Haus concentrent l’expertise en matière de santé publique et de recherche.

    Durabilité et communauté
    Le cluster offre plus que de l’espace. Une construction radicalement durable, la récupération de l’énergie photovoltaïque, des toits végétalisés et un parc de campus auto-régénérant posent de nouveaux jalons en matière de développement urbain. Avec le coworking, les zones d’échange intellectuel et la restauration, les innovations naissent au quotidien. Jusqu’à 8 000 emplois seront créés sur le site, complétés par des activités sportives, éducatives et de loisirs.

    Le Botnar Institute of Immune Engineering
    En 2027, le Botnar Institute of Immune Engineering (BIIE) emménagera dans un nouveau bâtiment sur le campus. Doté d’un milliard de dollars par la Fondation Botnar, BIIE met l’accent sur la recherche et les thérapies internationales basées sur l’immunité, en particulier pour les enfants et les adolescents. En tant que locataire d’ancrage dans le bâtiment ALL, l’institut attirera jusqu’à 300 chercheurs, plaçant Bâle sur la carte mondiale de la recherche de pointe. Le choix de Bâle s’est imposé face à de grands candidats internationaux venus des États-Unis, d’Angleterre, d’Israël et de Singapour et souligne l’importance du Research Cluster dans la région.

    Innovation, mise en réseau et perspectives
    Plus de 100 entreprises, universités et équipes internationales de biotechnologie, de santé numérique et de technologie médicale travaillent ici sur les défis de demain. Des programmes d’accélération tels que BaseLaunch, des plateformes communautaires ouvertes et la proximité géographique créent un espace de travail dynamique où le transfert de connaissances est vécu directement. Un tiers de la surface utile est réservé aux start-ups et aux fondateurs, et le lien entre la science et la pratique entrepreneuriale est encouragé.

    Le Switzerland Innovation Park Basel Area Main Campus apporte une nouvelle qualité de collaboration, de conception spatiale et d’excellence scientifique. La vision de Bâle de devenir une ville modèle pour l’innovation circulaire et la recherche appliquée peut devenir ici une réalité, visible au niveau international et enracinée localement.

  • Revue de presse : Swissbau Community Event chez uptownBasel

    Revue de presse : Swissbau Community Event chez uptownBasel

    « Petits-enfants » est le mot d’ordre du moment. Hans-Jörg Fankhauser, hôte de l’événement communautaire Swissbau chez uptownBasel, a accentué : « Il ne s’agit pas de ce que nous faisons aujourd’hui, mais de ce que nous pouvons réaliser demain » Le terme « enkelfähig » (capable de penser) désigne le développement responsable de son site, qui utilise des technologies numériques et des stratégies durables pour permettre un changement à long terme et créer un environnement vivable pour les générations futures. Il s’appuie sur le « new work » avec des partenaires solides.

    Technologie quantique & IA : un nouveau chapitre de l’innovation
    L’IA a déjà changé la réalité. Hans-Jörg Fankhauser (uptownBasel) a souligné les opportunités disruptives offertes par l’intelligence artificielle et l’informatique quantique. Ces technologies ouvrent des possibilités quasi illimitées d’innovation dans l’architecture, la planification énergétique et la gestion des bâtiments.

    Réutilisation des matériaux de construction : la confiance comme facteur de réussite
    Kevin Rahner (Schnetzer Puskas Ingenieure AG) a mis en lumière les défis liés à la réutilisation des matériaux de construction. La question centrale : « sur site » ou recyclage ? Sans une normalisation claire, la réutilisation ne s’imposera pas. La véritable innovation nécessite de la confiance et des processus structurés.

    Un approvisionnement énergétique intelligent pour des bâtiments durables
    Sascha Wyss (Primeo Netz AG) a expliqué qu’un réseau de transport stable ne fonctionne que si la production et la consommation sont en équilibre. Les bâtiments modernes ont besoin d’une mise en réseau intelligente, de redondance et de flexibilité pour assurer un approvisionnement énergétique durable.

    Expérience pratique & réseautage
    Après les exposés, les participants ont pu découvrir en direct le bâtiment Pioneer d’uptownBasel et la sous-station d’uptownBasel. Un apéritif de réseautage a ensuite offert l’occasion parfaite d’échanger entre experts du secteur.

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    Informations complémentaires
    swissbau.ch

  • Swissbau 2026 donne une forte impulsion

    Swissbau 2026 donne une forte impulsion

    Die Trendwelt Innenausbau in Halle 1.2 bleibt auch am Samstag geöffnet. Tobias Hofmeier begrüsst Ausstellerinnen und Fachpublikum als neuer Messeleiter.
    Aussteller der Swissbau 2026 erhalten in diesen Wochen ihren Platzierungsvorschlag. Keine einfache Aufgabe für die Messeverantwortlichen – gibt es doch sehr viel Neues an der nächsten Ausgabe. Das Team der Swissbau hat die beliebte Mehrbranchenmesse mit neuen Ideen gespickt, um grosse und kleine Marken für eine Teilnahme zu begeistern.

    Treffpunkt Handwerk mit «Swissness»
    In Halle 1.0 bietet ein lebendiger Treffpunkt für das Handwerk dem vielfältigen Wirtschaftszweig eine starke Lobby. Highlight der 2500 Quadratmeter grossen Fläche ist der Bau eines doppelstöckigen Holzhauses und einer modernen Stahlhalle von verschiedenen, parallel arbeitenden Gewerken. Zum Austausch und Fachsimpeln bietet die BauBeiz ausreichend Platz. Berufsstolz steht hier hoch im Kurs, genau wie auf den spielerischen Aktionsflächen daneben.

    Neue Kooperationen für mehr Vielfalt
    Nicht nur in Halle 1.1 führt eine neugeborene Kooperation mit dem Schweizerischen Maler- und Gipserunternehmer-Verband SMGV zu verschiedenen Inszenierungen. Live-Demos, Trainings, Veranstaltungen sowie Ausstellung und Auszeichnung des renommierten «Schweizer Preis für Putz und Farbe» mobilisieren die kreative Branche und bieten Herstellern ein attraktives Umfeld zur Produktpräsentation.

    Eine neue Plattform für den Innenausbau
    Die grösste Veränderung betrifft die designorientierte Trendwelt, die von Halle 2.2 in die modernere Halle 1.2 umzieht. Messeleiter Rudolf Pfander erzählt: «Die Trendwelt Bad wird auf den Innenausbau erweitert. Aussteller profitieren von einem hochwertigen Ambiente sowie neuen Synergien der Bereiche Bad, Boden/Wand/Decke, Licht, Büro- und Objekteinrichtung auf einer gemeinsamen Ebene.» Ein zusätzlicher Vorteil: Nur die Trendwelt hat am Samstag für unter der Woche ausgelastete Fachbesucher sowie private Eigentümerinnen und Bauherren geöffnet.

    Swissbau unter neuer Führung
    Seit 25 Jahren leitet Rudolf Pfander die Geschicke der Swissbau und führte sie erfolgreich in die Neuzeit. Um nach der Ausgabe 2026 neue Aufgaben bei MCH Exhibitions & Events zu übernehmen, übergibt er bereits diesen September die Nachfolge an seinen Stellvertreter Tobias Hofmeier. Der 36jährige Lörracher lenkt seit 2020 das Swissbau Projektmanagement sowie die erfolgreiche Entwicklung der Kollaborations-Plattformen Swissbau Focus und Lab.

    Breites Angebot an Präsenzen
    Vom Individualstand über die All-In-Theke bis zur Neuheiten-Demonstration im Swissbau Lab: Wer an der Swissbau 2026 präsent sein möchte, kann aus einer Vielzahl an Teilnahmemöglichkeiten wählen. Tobias Hofmeier und sein Team freuen sich über jede Kontaktaufnahme. Er präzisiert: «Unsere Kunden können sicher sein, dass wir ihre Bedürfnisse an erste Stelle setzen und gemeinsam eine passende Präsenzmöglichkeit finden».

    Unterstrichen wird die anhaltende Relevanz der Swissbau durch namhafte Partnerschaften. Der Schweizerische Ingenieur- und Architektenverein SIA, die Schweizer Marke LAUFEN sowie der neue Partner Abacus Business Solutions engagieren sich an der Swissbau 2026 in grossem Umfang und bringen ihre Expertisen ein.

    Swissbau 2026 – die führende Plattform der Bau- und Immobilienwirtschaft in der Schweiz

    Messedauer, Öffnungszeiten
    20.- 23./24. Januar 2026
    Dienstag bis Freitag, 9 bis 18 Uhr
    Samstag Zusatztag Innenausbau in Halle 1.2, 9 bis 16 Uhr

    Weitere Informationen
    swissbau.ch

  • Bâle-Ville teste le béton neutre en CO2 dans les zones de rencontre

    Bâle-Ville teste le béton neutre en CO2 dans les zones de rencontre

    Le département de la construction et des transports du canton de Bâle-Ville teste actuellement de nouveaux meubles pour les zones de rencontre de Bâle dans la Birkenstrasse et la Göschenenstrasse. Selon le communiqué de presse, un béton neutre en CO2 et un béton à teneur réduite en ciment sont testés pour leur production. Les nouveaux bancs sont en outre équipés de petites tables et de possibilités de fixation pour des voiles d’ombrage, tandis que les bacs de plantation pour les grands arbustes devraient à l’avenir fournir de l’ombre. Pendant la phase de test d’un an, les riverains pourront donner leur avis en continu.

    Comme le mobilier des zones de rencontre doit être à la fois robuste et durable, il a jusqu’à présent été fabriqué principalement en béton. Or, le ciment, liant habituellement présent dans le béton, génère d’importantes émissions de CO2 lors de sa production. Les nouveaux matériaux actuels devraient résoudre ce problème. On utilise d’une part un béton neutre en CO2, mélangé à du charbon végétal. Celui-ci stocke le CO2 et le retire ainsi durablement de l’atmosphère. D’autre part, un mélange de béton traditionnel et de béton sans ciment est testé. Un liant minéral composé de gravats de béton et de briques broyés doit ici réduire la part de ciment, et donc les émissions de CO2.

    Les nouveaux bacs à plantes offrent en outre suffisamment de place pour accueillir des arbustes de cinq mètres de haut ou des plantes grimpantes plus grandes. Ainsi, un arbre en bois de fer et une glycine, tous deux considérés comme résistants au climat, seront plantés. La partie restante des bacs peut être plantée par les habitants eux-mêmes.

    Depuis 2002, plus de 90 zones de rencontre ont été aménagées dans les quartiers résidentiels de Bâle. Le nouveau mobilier s’explique par le souhait des riverains de disposer de plus de possibilités de végétalisation et d’ombrage ainsi que d’une meilleure qualité de séjour dans les zones.

  • HORTUS établit une nouvelle référence en matière de construction durable

    HORTUS établit une nouvelle référence en matière de construction durable

    HORTUS est un bâtiment qui a été construit sur le campus principal du Switzerland Innovation Park Basel Area et qui vise à établir de nouveaux standards en matière de construction durable. Le projet a été développé par SENN, Herzog & de Meuron et ZPF Ingenieure. HORTUS n’est pas seulement conçu pour être compatible avec le climat, il compensera également son énergie grise en l’espace d’une génération et fonctionnera ensuite comme un bâtiment à énergie positive, selon les indications des participants.

    Le cœur du concept est une réduction conséquente de l’utilisation de l’énergie dans la construction et l’exploitation. Des matériaux tels que l’argile, le bois et le papier recyclé ont été utilisés avec un minimum de ressources. Le sous-sol a été délibérément évité. Parallèlement, une surface photovoltaïque d’environ 5’000 m² sur la façade et le toit assure une production maximale d’énergie propre.

    Économie circulaire au niveau des éléments de construction
    Une attention particulière a été portée à la réutilisation. Chaque élément utilisé a été conçu avec une seconde utilisation prévue. HORTUS suit ainsi les principes de l’économie circulaire jusque dans les moindres détails. Les éléments préfabriqués en argile et en bois, fabriqués directement sur place dans une usine de campagne, permettent une déconstruction ou une réutilisation efficace.

    Les matériaux naturels assurent un climat intérieur équilibré, soutenu par une cour intérieure verdoyante conçue par le célèbre architecte paysagiste Piet Oudolf.

    Une infrastructure pour l’innovation
    Le bâtiment offre environ 10 000 m² de surface utile, principalement pour des entreprises du secteur des TIC et des sciences de la vie. Les espaces de bureaux sont déjà entièrement loués à l’ouverture. Le seul espace encore disponible est l’espace de coworking. Celui-ci s’adresse aux start-ups, aux équipes de projet ou aux utilisateurs individuels qui souhaitent profiter de la proximité de l’un des plus grands écosystèmes des sciences de la vie en Europe.

    L’espace de coworking et les bureaux disposent de cuisines communes, d’un jardin et d’une infrastructure informatique. Au rez-de-chaussée, des services de restauration et un espace de fitness complètent l’infrastructure. L’objectif est de réunir l’innovation et la vie quotidienne en un seul lieu.

    Une partie d’une zone de développement plus vaste
    Ce n’est pas le premier bâtiment sur le campus. Le Main Campus HQ est déjà en service. D’autres bâtiments, ALL, HOPE et SCALE, sont en cours de construction ou de planification. D’ici 2029, Allschwil devrait devenir le plus grand site d’un parc d’innovation suisse, axé sur les sciences de la vie, la santé numérique et la transformation industrielle.

    Avec actuellement environ 1 200 collaborateurs répartis dans 92 entreprises et 12 groupes de recherche, le site est déjà un centre important de recherche appliquée et de développement en Suisse.

  • Bâle CFF Ouest pose de nouveaux jalons

    Bâle CFF Ouest pose de nouveaux jalons

    Das gemeinsame Projekt von SBB, Bund und Kanton Basel-Stadt zielt auf einen Ausbau des Bahnhofs Basel SBB mit höherer Kapazität und verbesserten Verbindungen in Richtung Westen. Kernstücke sind zwei Grossprojekte, die neue Margarethenbrücke und der Perronzugang Margarethen. Ein interdisziplinäres Gremium hat Ende Mai 2025 das überzeugendste Konzept im Rahmen eines Studienauftrags gekürt.

    Das Siegerprojekt des Zürcher Teams Penzel Valier bringt eine innovative architektonische Lösung. Ein leichtes, ausgedehntes Dach überspannt künftig Tramhaltestelle und Perrons. Es schafft nicht nur eine neue Bahnhofshalle mit hoher Aufenthaltsqualität, sondern bietet auch Platz für Begrünung und Photovoltaik.

    Verbindung von Funktion und Gestaltung
    Die neue Brücke und der Perronzugang fügen sich harmonisch in das städtische Umfeld ein. Dank schlanker Tragwerke können die Anschlüsse zu den umliegenden Quartieren tief gehalten werden. Die Halle SNCF, ein denkmalgeschütztes Element, bleibt erhalten und wird sorgfältig in das neue Gefüge integriert.

    Ein differenziertes Wärmemanagement und die geplante Flexibilität bei späteren Erweiterungen zeigen, das Projekt denkt in Etappen und bietet langfristige Perspektiven für die Mobilität der Region.

    Umsetzung in Etappen, mit Fokus auf Qualität
    Die neue Infrastruktur wird frühestens ab 2034 realisiert. Grund dafür ist die komplexe Ausgangslage. Neben dem laufenden Bahn- und Stadtverkehr sind auch denkmalpflegerische Auflagen und ein möglicher zukünftiger Tiefbahnhof zu berücksichtigen.

    Beide Teilprojekte, die Brücke und der Zugang, können unabhängig gebaut werden, doch Bund, Kanton und SBB streben eine gemeinsame Umsetzung an. Die voraussichtlichen Kosten liegen je Projekt im dreistelligen Millionenbereich. Während der Zugang Margarethen bereits finanziert ist, steht die Finanzierung der Brücke noch aus.

    Neue Mobilitätsdrehscheibe mit Symbolkraft
    Mit Basel SBB West entsteht nicht nur zusätzliche Bahninfrastruktur, das Projekt schafft neue Räume für Stadtentwicklung, nachhaltige Mobilität und Aufenthaltsqualität. Es ist ein Musterbeispiel für die Integration von Verkehr, Architektur und Städtebau in einem historischen Kontext. Die öffentliche Ausstellung des Siegerprojekts findet vom 19. bis 28. Juni 2025 statt, ein öffentlicher Infoanlass folgt am 25. Juni.