Catégorie : Durabilité

  • La recherche développe une alternative au ciment respectueuse du climat

    La recherche développe une alternative au ciment respectueuse du climat

    La production de ciment, liant utilisé dans le béton, représente 8 % des émissions mondiales de dioxyde de carbone. Sous la direction de l’Institut de technologie de Karlsruhe (KIT) en Allemagne, des chercheurs de différentes universités et instituts européens travaillent au développement d’alternatives au ciment. Selon un communiqué, le producteur de matériaux de construction Holcim, basé à Zoug, participe à ces travaux de recherche dans le cadre du projet européen C-SINK.

    Les recherches se concentrent sur les silicates contenant du magnésium, qui réagissent avec le CO₂ pour former du carbonate de magnésium dans un processus de minéralisation ciblé et accéléré. Cet additif pourrait remplacer le clinker de ciment Portland et devenir le nouveau liant pour le béton. Actuellement, le matériau est testé dans les laboratoires du KIT avec la participation de toutes les parties prenantes. Ce projet repose sur une étroite collaboration entre la simulation, la recherche expérimentale et des essais à grande échelle proches de la réalité réalisés à l’institut d’essai des matériaux de Karlsruhe. « Grâce à des simulations et à l’apprentissage automatique, nous pouvons prédire quelles formulations de béton fonctionnent », explique Frank Dehn, directeur de l’Institut pour la construction massive et la technologie des matériaux ainsi que de l’Institut d’essai et de recherche des matériaux de Karlsruhe au KIT, dans le communiqué. « Nous utilisons ensuite des expériences ciblées pour vérifier ces prévisions. Nous voulons ainsi élaborer des valeurs caractéristiques fiables qui montrent que le béton avec le nouveau liant est respectueux du climat et répond aux exigences en matière de capacité de charge, de durabilité et de sécurité. »

    Le projet est financé par le Conseil européen de l’innovation (EIC) dans le cadre du programme Pathfinder « Towards cement and concrete as a carbon sink » (Vers le ciment et le béton comme puits de carbone). Outre le KIT et le coordinateur PAEBBL AB (Suède), participent également à ce projet l’université technique de Delft (Pays-Bas), l’université catholique de Louvain (Belgique), l’Agencia Estatal Consejo Superior de Investigaciones Científicas et PREFABRICADOS TECNYCONTA S.L. (toutes deux espagnoles), ainsi que Holcim Technology en tant que soutien. Le projet est financé à hauteur de 4 millions d’euros sur une période de quatre ans.

  • Une nouvelle technique prolonge la durée de vie des vieux ponts

    Une nouvelle technique prolonge la durée de vie des vieux ponts

    Les ponts construits dans les années 80 du siècle dernier montrent des signes de fatigue croissants et doivent être réparés. Les chercheurs et techniciens du département d’ingénierie structurelle du Laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche (Empa) à Dübendorf travaillent sur de nouvelles méthodes pour rénover ces ponts. Pour leurs expériences, ils utilisent un revêtement de pont en béton fibré à ultra-hautes performances (UHPFRC), renforcé par de l’acier à mémoire de forme, selon un communiqué. Cet acier est un acier à base de fer issu d’un alliage contenant notamment du manganèse, du silicium et du chrome. Il est associé au béton fibré. Après avoir été chauffé, l’acier se contracte et comble les fissures apparues dans le béton.

    Les chercheurs dirigés par Angela Sequeira Lemos et Christoph Czaderski ont mené des expériences correspondantes dans le hall de construction de l’Empa. Cinq dalles de béton de cinq mètres de long chacune simulent des éléments de pont. L’une d’entre elles est restée non renforcée, tandis que les autres ont été renforcées avec de l’acier d’armature conventionnel ou de l’acier à mémoire de forme. Pour le test, des fissures ont été provoquées dans les dalles afin de simuler les conditions réelles d’usure. Les résultats ont montré que la combinaison du béton fibré et de l’acier à mémoire de forme était plus fonctionnelle. Elle a permis de colmater les fissures et de relever les parties affaissées du pont. « Nous avons pu démontrer que notre système fonctionne non seulement, mais qu’il peut également redonner vie à des ponts existants », déclare Angela Sequeira Lemos dans le communiqué.

    Le projet de recherche a été financé par Innosuisse et soutenu par l’OST– Haute école spécialisée de Suisse orientale, ainsi que par re-fer, une filiale de l’Empa de Seewen, et l’Association suisse de l’industrie du ciment cemsuisse. Un test pratique sur un pont réel pourrait susciter l’intérêt de l’industrie. « Et avec l’augmentation de la demande, les coûts des matériaux devraient également baisser, ce qui permettrait à cette technologie de transformer durablement la rénovation des ponts », affirme Angela Sequeira Lemos avec conviction.

  • La coopération vise à garantir les capacités de stockage à long terme

    La coopération vise à garantir les capacités de stockage à long terme

    Les cantons de Saint-Gall, Thurgovie et Schaffhouse collaborent à la planification de nouvelles décharges pour les scories provenant des usines d’incinération des ordures ménagères, selon un communiqué du Département de la construction et de l’environnementdu canton de Saint-Gall. Au cours des deux prochaines années, les services chargés des déchets des trois cantons élaboreront un plan coordonné qui déterminera les besoins en volume de décharge et les emplacements des décharges. L’objectif est de garantir la sécurité de l’élimination des déchets pour les 30 prochaines années et de tirer parti des avantages économiques et écologiques.

    Le point de départ de cette collaboration est la pénurie prévisible de volume de décharge approprié. L’incinération des déchets dans les usines d’incinération des ordures ménagères produit des scories d’UIOM qui ne peuvent être valorisées et qui doivent être stockées dans des décharges de type D spécialement sécurisées. Ces installations sont rares, tant dans les cantons concernés que dans l’ensemble de la Suisse. Sans capacités supplémentaires, des pénuries menacent à moyen terme dans le domaine de l’élimination des déchets.

    La planification coordonnée vise à optimiser les flux de déchets cantonaux existants, à exploiter les avantages économiques et écologiques et à permettre une utilisation rationnelle des différents sites. Les trois cantons souhaitent ainsi offrir une sécurité à long terme en matière de planification et d’élimination des déchets, tant pour les producteurs de déchets que pour les UIOM et les décharges.

    Avec ce projet, les cantons remplissent leur mandat légal en matière de planification des déchets. Celui-ci comprend la détermination des besoins futurs en matière de décharges et la définition de sites appropriés. La base de planification élaborée conjointement servira ensuite de fondement aux instruments de planification cantonaux tels que les plans directeurs et autres procédures.

  • Un projet de recherche mise sur le stockage saisonnier de l’énergie

    Un projet de recherche mise sur le stockage saisonnier de l’énergie

    Selon une publication LinkedIn, la Haute école de gestion et d’ingénierie du canton de Vaud (HEIG-VD) et le bureau d’ingénieursPlanairont lancé le projet BIG4HEAT. BIG4HEAT s’étend sur deux ans et bénéficie du soutien de l’Office fédéral de l’énergie (OFEN). Les Services Industriels de Genève (SIG), le Groupe E àGranges-Paccot FR et Cadcime, basé à Eclépens VD, sont également partenaires industriels du projet.

    L’objectif principal du projet est de développer un stockage saisonnier souterrain de chaleur (Chemical Thermal Energy Storage, CTES). L’énergie thermique doit être stockée en été, puis utilisée en hiver. La HEIG-VD et Planair souhaitent pour cela utiliser d’anciennes citernes qui seront transformées en accumulateurs de chaleur selon le principe de l’économie circulaire et du rétrofit, c’est-à-dire la modernisation d’anciennes installations. Selon la HEIG-VD, « le stockage saisonnier pourrait réduire le déficit électrique en hiver de près de 20 % ». Avec ce projet, la HEIG-VD et Planair souhaitent réduire les émissions de CO2 et créer de l’espace dans les zones urbaines à partir de 2030 grâce à l’utilisation d’espaces de stockage souterrains.

    Fondée en 1956 et basée à Yverdon, la HEIG-VD mène des recherches en collaboration avec des entreprises, des communes et des partenaires nationaux et internationaux dans divers domaines tels que l’énergie et le développement durable. Planair, dont le siège est à La Sagne NE, est active dans les domaines de la transition énergétique et des énergies renouvelables.

  • Utilisation multiple de places de stationnement privées utilisées efficacement

    Utilisation multiple de places de stationnement privées utilisées efficacement

    De nombreuses places de stationnement privées restent inutilisées pendant des heures, le jour dans les quartiers résidentiels, la nuit sur les lieux de travail ou d’achat. Avec l’utilisation multiple, les propriétaires mettent leurs places de parking à disposition lorsqu’ils n’en ont pas besoin eux-mêmes. Ainsi, la pression sur les parkings publics diminue, tandis que les villes gagnent de la place pour plus de verdure, de liaisons cyclables et de qualité de vie. La base est un concept de gestion mandaté par le Département des travaux publics et des transports, qui vise à une utilisation plus efficace des parkings privés.

    Quatre projets pilotes montrent le potentiel
    Depuis le début de cette année, quatre projets sont en cours, dans le cadre desquels des propriétaires collaborent avec les sociétés de gestion de parkings ShareP et Parcandi. PSP Swiss Property met à disposition une cinquantaine de places de parking souterrain à usage multiple à la Hochstrasse 16. Lonza AG ouvre ses parkings d’entreprise sur le site du Lindenhof aux résidents la nuit et le week-end. D’autres offres existent dans le quartier de St. Alban-Vorstadt, près du Goldenen Löwen, ainsi qu’à la Dornacherstrasse 8/10, avec des solutions pour les résidents comme pour les pendulaires. Les projets seront suivis et évalués pendant deux ans et constitueront la base de nouvelles réalisations.

    Offres flexibles pour différents besoins
    Les nouveaux modèles de parking s’adressent à différents groupes d’utilisateurs. Les pendulaires peuvent réserver des places fixes ou récurrentes pendant la journée en semaine. Les riverains bénéficient de places de stationnement sécurisées la nuit et le week-end. Les utilisateurs réguliers disposent d’abonnements, tandis que des offres de courte durée sont proposées pour les trajets spontanés. Il en résulte un système de stationnement qui s’adapte au quotidien des gens au lieu de générer un besoin supplémentaire en surface.

    Conseil pour les propriétaires et parkings de quartier complémentaires
    Les propriétaires de parkings peuvent désormais se faire conseiller gratuitement. Le premier conseil montre comment les installations peuvent être gérées plus efficacement sans grands frais. Des modèles d’utilisation multiple peuvent également être utilisés sans conseil et sans procédure d’autorisation. Parallèlement, le canton promeut des parkings de quartier supplémentaires. En reprenant le parking Horburg, il crée à partir d’avril 2026 plus de 300 places de stationnement à louer pour les riverains et renforce ainsi l’offre globale dans le quartier.

  • La construction en bois comme investissement

    La construction en bois comme investissement

    Les constructions en bois et hybrides se sont imposées comme une alternative sérieuse aux constructions massives à haute performance énergétique. Des études menées par Wüest Partner et Durable pour le compte de Lignum et de l’OFEV montrent que les constructions en bois peuvent rivaliser avec les constructions massives en termes de coûts de construction et de performance, bien qu’elles soient légèrement plus chères en moyenne. Pour les investisseurs, la construction en bois devient ainsi un élément permettant d’atteindre des objectifs de durabilité sans renoncer à la solidité économique.

    Coûts, cycle de vie et profil de risque
    En comparaison des coûts, les coûts de construction des bâtiments en bois sont en médiane d’environ 10 pour cent supérieurs à ceux des bâtiments en dur. Dans le segment de prix inférieur, les valeurs se rapprochent toutefois fortement. Les normes énergétiques telles que Minergie-P influencent davantage les coûts que le choix de la structure porteuse. A court et moyen terme, les constructions en bois bénéficient d’une grande sécurité des coûts, de coûts d’exploitation et d’entretien plus faibles ainsi que d’un meilleur profil de déconstruction et de réutilisation. Sur une très longue période (80 ans), la durabilité plus élevée des constructions minérales a un effet positif sur les coûts, de sorte que les coûts du cycle de vie sont plus bas.

    Avantage écologique et Green Premium
    Les évaluations écologiques montrent que les constructions en bois réduisent les émissions de gaz à effet de serre gris d’environ 20 % en moyenne par rapport à leurs jumelles minérales, voire nettement plus pour certains éléments de construction. L’effet est particulièrement important pour les surélévations, où la construction en bois permet de réaliser des économies de CO₂ marquées par rapport aux bâtiments neufs de remplacement, tout en créant des surfaces supplémentaires. Des méta-études internationales sur les bâtiments verts certifiés indiquent en outre des primes de prix et de location ainsi que des taux de capitalisation plus bas, ce qui prouve que le marché honore la durabilité en tant que tampon de risque.

    Le temps comme moteur de rendement
    La prime verte dans la construction en bois provient surtout des avantages de processus. Un haut degré de préfabrication, des systèmes modulaires et une planification numérique réduisent considérablement le temps de construction. Pour les investisseurs, cela signifie une rentrée d’argent plus rapide et une réduction des coûts de construction et de projet grâce au facteur temps. Des modèles de calcul estiment qu’un gain de temps de six mois permet de réaliser des économies de l’ordre de 200 francs par mètre carré. Parallèlement, les risques liés aux délais, à la coordination et aux conditions météorologiques diminuent, ce qui se traduit par des budgets plus stables et des cash-flows plus prévisibles.

    Rôle stratégique dans le portefeuille
    Les investisseurs institutionnels tels que les fonds spécialisés dans le développement durable considèrent que la valeur ajoutée principale de la construction en bois et hybride réside moins dans les loyers que dans les avantages écologiques, la réduction des risques d’actifs échoués et un positionnement ESG robuste. Dans l’existant, la construction en bois marque des points en particulier dans les surélévations et la densification, où sa légèreté et sa préfabrication conduisent à des économies globales supérieures. Pour les investisseurs en quête de rendement, la construction en bois est donc particulièrement intéressante lorsque les avantages du processus, la stratégie ESG et la qualité du site sont réunis.

  • PropTech Suisse 2025

    PropTech Suisse 2025

    Environ 430 entreprises PropTech sont aujourd’hui actives en Suisse, dont beaucoup ont leurs racines à l’ETH ou à l’EPFL. Cela témoigne de l’accent prononcé mis sur les DeepTech et la recherche. Une grande partie des entreprises se trouve encore dans les premières phases de développement, environ la moitié d’entre elles réalisent un chiffre d’affaires annuel inférieur à 0,5 million de francs. Néanmoins, la majorité des entreprises s’attendent à des revenus croissants, ce qui caractérise le mélange de jeunes start-ups, de scale-ups en croissance et d’entreprises technologiques établies.

    Financement, segments et pression de la durabilité
    Selon les estimations, plusieurs centaines de millions de francs ont été investis dans les PropTechs suisses au cours des dernières années, en raison du nombre élevé de tours de financement achevés en 2024. Les solutions pour les bâtiments intelligents, l’efficacité énergétique, les transactions numériques, l’analyse des données et les services basés sur l’IA sont particulièrement demandées. Près d’un cinquième des entreprises évoluent dans le courtage numérique, suivies par les solutions de smart building et les produits de données ou d’IA. Le domaine du développement durable et de la gestion du cycle de vie gagne fortement en importance, sous l’impulsion des directives ESG et des stratégies « net zero ». Une part significative des PropTechs intègre aujourd’hui la durabilité écologique comme fonction centrale de leurs offres.

    Internationalisation et visibilité dans l’écosystème des start-ups
    Entre 30 et 40 PropTech suisses sont déjà actives sur les marchés européens ou mondiaux, exportent leurs technologies ou les testent dans des projets pilotes internationaux. Parallèlement, les PropTech apparaissent régulièrement dans les classements des startups suisses les plus prometteuses, où elles font partie des jeunes entreprises à la croissance la plus rapide. L’image se déplace ainsi de la niche vers un segment de croissance visible dans l’écosystème d’innovation national.


    Une adoption lente face à une pression croissante de la numérisation
    Malgré des produits évolutifs, l’acquisition de clients reste exigeante. Les processus de décision et d’approvisionnement dans le secteur immobilier durent souvent un an à un an et demi, ce qui retarde les entrées sur le marché et étire les déploiements. Parallèlement, la pression augmente pour numériser les processus, mieux utiliser les données et exploiter les bâtiments de manière plus durable. Des exigences réglementaires à la hausse des prix de l’énergie. Pour les PropTechs, il en résulte un champ de tensions entre des cycles longs du côté des clients et un rythme élevé des exigences en matière de technologie et de capital.

    L’Europe, un levier de croissance et une chance pour la Suisse
    Le marché européen des PropTech connaît une croissance dynamique et devrait augmenter considérablement son volume d’ici la fin de la décennie, sous l’impulsion des investissements dans l’IA, les bâtiments intelligents et les technologies de rénovation durable. L’Europe détient aujourd’hui une part substantielle du marché mondial des PropTech, ce dont la Suisse peut profiter de manière disproportionnée grâce à sa forte densité d’innovation, à son solide paysage universitaire et à ses solutions exportables. Dans l’ensemble, il apparaît que la scène est petite, mais hautement innovante. Elle est en train de se professionnaliser, de s’internationaliser et de transformer à long terme le secteur immobilier.

    Faits et chiffres PropTech Suisse 2025

  • Comment Bâle-Campagne crée des espaces dédiés à l’innovation et à la vie

    Comment Bâle-Campagne crée des espaces dédiés à l’innovation et à la vie

    Bâle-Campagne construit son avenir. D’anciens sites industriels sont transformés en campus innovants, en parcs d’activités flexibles et en quartiers urbains. Le Dreispitz allie art, formation et haute technologie à la frontière cantonale et crée un espace pouvant accueillir 4 000 emplois, la recherche et une architecture durable de haut niveau. Uptown Basel à Arlesheim se positionne comme un haut lieu de l’industrie 4.0 et des technologies médicales, avec des pionniers de l’informatique quantique et un caractère écologique phare. Les nouveaux quartiers de Muttenz, BusinessCity et AM SCHÄNZLI combinent espaces de vie et de travail, espaces verts et mobilité respectueuse du climat, ce qui renforce encore le profil du site en tant que centre de connaissances et d’innovation.

    À Pratteln, Bredella, le campus économique et le siège social de Pratteln, créent des espaces de vie urbains modernes qui misent sur le développement durable, des infrastructures intelligentes et des concepts d’utilisation flexibles. À Allschwil, le Bachgraben, avec le Switzerland Innovation Park Basel Area, est en train de devenir un site de premier plan dans le domaine des sciences de la vie, où des entreprises de biotechnologie, de technologie médicale et de pharmacie font progresser la recherche de pointe et les innovations de haute technologie. Le parc industriel de Laufen et la Ziegelei Ost à Allschwil stimulent la production régionale, l’artisanat et la communauté, en mettant l’accent sur l’économie circulaire et la réduction des émissions de CO². GETEC PARK est un moteur de croissance pour la chimie et les sciences de la vie, porté par la décarbonisation et les normes ESG.

    Bâle-Campagne démontre ainsi comment la diversité, la durabilité et la force d’innovation stimulent la transformation.

    Dreispitz
    Dreispitz à Münchenstein (Bâle-Campagne) est l’un des sites les plus diversifiés de la région de Bâle. Il allie art, éducation et économie. Plus de 380 entreprises et environ 4000 emplois caractérisent le parc économique Dreispitz, flanqué d’universités telles que la FHNW et de pôles créatifs. Ce site intercantonal offre un espace pour les entreprises innovantes, les start-ups, la culture et les institutions éducatives modernes. Un site d’avenir dynamique pour toute la région.

    uptownBasel
    uptownBasel construit actuellement l’avenir. Depuis 2019, un campus d’innovation ultramoderne est en cours de construction pour accueillir les emplois des prochaines décennies. Le fabricant mondialement connu d’implants dentaires Straumann transférera d’ici 2028 un total de 1 000 emplois vers ce site de développement tourné vers l’avenir. Arlesheim deviendra ainsi le centre névralgique le plus important de la technologie médicale en Suisse. Réalisé à un rythme soutenu par la famille Staehelin et Fankhauser Arealentwicklungen, le campus se caractérise par plusieurs bâtiments déjà en construction, dotés d’une architecture durable de haut niveau. La terrasse sur le toit a désormais acquis une renommée mondiale et, avec les salles de séminaire et d’événementiel, contribue à faire de ce site le cœur ultra-moderne du pôle industriel de Bâle-Campagne.

    Parc industriel de Laufen
    Le parc industriel de Laufen est situé sur l’ancien site de l’usine de carreaux de Keramik Laufen AG, à la limite sud-est de la ville, et appartient depuis 2017 à la fondation Abendrot. Après l’incendie majeur de 2020, qui a détruit environ 80 % des bâtiments, la zone industrielle sera reconstruite entre 2025 et 2027 sous la forme de bâtiments à un étage construits en bois. L’objectif est de proposer une offre moderne et abordable aux petites entreprises régionales, aux artisans et aux créatifs, avec des surfaces locatives flexibles et des options d’aménagement individuelles. Un réseau de ruelles commerciales assure un bon accès, un bon éclairage et favorise la mise en réseau des utilisateurs. Des densifications et des extensions à plusieurs étages sont possibles afin de répondre de manière flexible à la demande régionale. L’accent est mis sur la durabilité. La réutilisation des composants, le bois plutôt que le béton et les énergies renouvelables caractérisent le concept. Une association locale doit renforcer la cohésion. Au total, un centre commercial régional pertinent, polyvalent et durable est en train de voir le jour.

    AM SCHÄNZLI
    Le nouveau quartier AM SCHÄNZLI à Muttenz marque une réinterprétation urbaine de l’habitat, du travail et des loisirs aux portes de Bâle. Sur le site « Hagnau Ost » de 74 000 m², trois immeubles de grande hauteur comprenant 385 appartements et 14 000 m² de surfaces commerciales verront le jour d’ici 2029. Une place centrale et une végétalisation intensive confèrent à cette zone urbaine dense une qualité de vie exceptionnelle, à proximité immédiate de la zone de loisirs de la Birse. L’accent est mis sur une construction respectueuse des ressources, l’efficacité énergétique (SNBS Gold), le photovoltaïque et une mobilité optimisée pour les piétons et les cyclistes. AM SCHÄNZLI est synonyme de développement moderne et d’intégration durable de la ville et de la nature.

    Site BaseLink
    Le site Bachgraben à Allschwil est devenu le moteur de l’innovation à Bâle. Il réunit des entreprises internationales spécialisées dans les sciences de la vie, une recherche de pointe et un urbanisme durable. Des projets tels que le site BaseLink et de nouvelles initiatives en matière de transports publics et de vélos créent des emplois attractifs et un environnement urbain. La collaboration étroite entre le canton, la commune et les acteurs économiques garantit le dynamisme du site et en fait un projet phare dans la région trinationale.

    Campus économique
    Le nouveau campus économique est situé directement à côté de la gare de Pratteln et est en passe de devenir l’un des lieux d’événements et de travail les plus importants de la région de Bâle. D’ici 2028, le bâtiment H² deviendra un centre ultramoderne. Six étages offrent plus de 10 000 m² d’espaces flexibles pouvant être utilisés comme laboratoires, salles d’événements et bureaux, complétés par une salle de congrès pouvant accueillir jusqu’à 1 900 personnes et un total de plus de 6 000 m² d’espace événementiel. Le campus s’adresse aux entreprises issues de l’industrie, de la recherche et des services, avec une architecture durable, une accessibilité optimale, une infrastructure unique et des synergies avec le quartier urbain de Bredella. Ce développement renforce la compétitivité de la région et positionne Pratteln comme un centre international d’innovation, d’échange et de grands événements.

    GETEC PARK.MUTTENZ
    GETEC PARK.MUTTENZ est le premier pôle industriel du nord-ouest de la Suisse dans les domaines de la chimie, de la pharmacie et des sciences de la vie. Sur 50 hectares, il regroupe des infrastructures ultramodernes, des laboratoires et des espaces logistiques sécurisés, ainsi que des concepts énergétiques et de ressources durables. Issu de l’Infrapark Baselland et de Schweizerhalle, le parc accueille des groupes internationaux et de nombreuses PME. Des solutions innovantes telles que Waste2Value et des processus basés sur l’ESG font de GETEC le moteur de la croissance du secteur.

    Centrale de Pratteln
    Le projet Zentrale Pratteln transforme l’ancien site Coop au nord de la gare en un quartier vivant, écologique et social. D’ici 2026, environ 480 appartements coopératifs pour 1 200 personnes seront construits, complétés par une nouvelle école, environ 15 000 m² d’espace commercial et divers espaces ouverts. La construction et la planification misent systématiquement sur la préservation du patrimoine existant, la réutilisation des éléments de construction et l’approvisionnement énergétique durable. Les bâtiments industriels historiques tels que le silo à sucre seront conservés. La coopération de six promoteurs immobiliers et le concept d’utilisation innovant font de la Zentrale Pratteln un projet phare du développement durable et d’utilité publique dans la région de Bâle.

    Bredella à Pratteln
    Bredella à Pratteln est synonyme de transformation à grande échelle d’une zone industrielle centrale en un quartier urbain innovant. À proximité immédiate de la gare, 87 000 m² accueillent une offre variée de logements, de lieux de travail et de loisirs, entrecoupés d’espaces verts et de bâtiments industriels rénovés. Le plan directeur et les plans de quartier misent sur un développement progressif, une mobilité durable et une qualité de vie élevée. Avec ses immeubles en bordure de bloc, ses gratte-ciel, ses espaces commerciaux et ses ateliers, ses zones sans voiture et ses rez-de-chaussée animés, Bredella crée un modèle de vie urbaine dans la région de Bâle. Bredella allie avec audace modernité, histoire et développement durable.

    Ziegelei Ost
    La Ziegelei Ost à Allschwil subit une transformation complète pour devenir un quartier vivant et mixte. Les bâtiments historiques sont soigneusement préservés et combinés à de nouvelles utilisations pour le logement, le travail et les loisirs. Le quartier se caractérise par de grands espaces verts, des espaces publics variés et un réseau de chemins finement maillé qui relie trois places centrales, la Kulturplatz, la Quartierplatz et la Lettenwiese. La tradition industrielle reste palpable grâce à la préservation des halls de la briqueterie et à leur intégration dans des structures modernes. Le projet mise sur la circularité, la réutilisation des éléments de construction et la flexibilité des nouveaux bâtiments afin de garantir la protection du climat, la durabilité et une qualité de vie élevée.

  • Les ventes d’énergie évoluent différemment selon les régions

    Les ventes d’énergie évoluent différemment selon les régions

    En 2025, la société Industrielle Betriebe Interlaken AG (IBI) a distribué environ 96 millions de kilowattheures d’électricité sur son réseau. Cela correspond à une légère baisse de 0,9 % par rapport à l’année précédente. Avec 13,2 millions de kilowattheures, la production propre a été inférieure de 12 % à celle de l’année précédente. Selon le communiqué du fournisseur d’énergie et d’eau de la région d’Interlaken, cela s’explique par des travaux de garantie effectués sur la centrale hydroélectrique du canal navigable.

    La baisse a été plus marquée pour le gaz. Les ventes ont chuté à 35,9 millions de kilowattheures, soit une baisse de 19,7 %. Selon IBI, les gros clients auraient notamment optimisé leurs installations ou seraient passés à des systèmes de chauffage alternatifs.

    En revanche, les ventes d’eau ont augmenté de 1,1 % par rapport à l’année précédente, pour atteindre environ 1,8 million de mètres cubes en 2025. La part de l’eau de source s’élevait à 97 %, contre 99,4 % l’année précédente. Cette baisse s’explique par des travaux de nettoyage et de révision sur les infrastructures de la vallée de Saxettal.

    Au cours de l’année sous revue, IBI a baissé ses prix de l’électricité d’environ 24 %. En effet, après les hausses de prix observées à partir de mi-2022, l’entreprise a pu à nouveau acheter de l’énergie à un prix plus avantageux pour 2025. De plus, la société nationale Swissgrid a également réduit les coûts des services système et de la réserve d’électricité.

    IBI est passée d’un tarif double à un tarif unique au début de l’année 2026. Le tarif double en vigueur depuis les années 60 a déplacé une partie de la consommation d’électricité vers la nuit. Le fort développement du photovoltaïque a désormais modifié la logique de la production et de la consommation d’électricité, l’électricité solaire étant injectée dans le réseau pendant la journée.

  • Une installation de biogaz passe à la production de biométhane

    Une installation de biogaz passe à la production de biométhane

    Axpo Biomasse AG exploite désormais une installation de traitement du biogaz à Aarberg, en remplacement de l’ancienne centrale de cogénération. L’installation de fermentation d’Aarberg transforme chaque année environ 20 000 tonnes de biomasse régionale en électricité et en engrais naturel. Le biogaz ainsi produit est désormais transformé en biométhane et injecté directement dans le réseau de gaz existant.

    Jusqu’à présent, le biogaz était utilisé pour produire de l’électricité et de la chaleur. Cette conversion permettra d’utiliser plus efficacement le contenu énergétique de la biomasse utilisée. « Nous apportons ainsi une nouvelle contribution importante à la décarbonisation de l’approvisionnement énergétique et à la création de valeur régionale », déclare Daniel Gobbo, responsable de l’unité d’affaires Biomasse d’Axpo.

    Le biométhane produit est acheté par Energie Wasser Bern (ewb), le fournisseur d’énergie de la ville de Berne. Selon le communiqué, ewb a conclu un contrat pour l’achat de la totalité de la production. Le transport est assuré par le réseau de Seelandgas AG. Pour les éventuels excédents, Gasverbund Mittelland (GVM) construit en outre une station de surpression afin que le gaz puisse être injecté dans le réseau haute pression de Gasverbund Mittelland.

    En achetant cette production, Energie Wasser Bern contribue à promouvoir la production de biogaz en Suisse. « En s’approvisionnant auprès de l’installation d’Aarberg, ewb poursuit de manière cohérente sa stratégie pour un avenir énergétique neutre en CO2 et renforce la sécurité d’approvisionnement durable », déclare Marcel Ottenkamp, responsable du secteur Énergie chez ewb.

  • Le réseau de chauffage urbain en Argovie fait l’objet d’un développement stratégique

    Le réseau de chauffage urbain en Argovie fait l’objet d’un développement stratégique

    AEW reprendra le réseau de chauffage Hägglingen Zinsmatten de la commune de Hägglingen à compter du 1er mai, comme l’indique un communiqué. « Nous sommes très heureux de pouvoir continuer à fournir de manière fiable du chauffage aux clients du réseau Hägglingen Zinsmatten et de poursuivre ensemble le développement durable de l’installation », déclare Daniel Wernli, responsable de la production de chaleur chez AEW.

    Le réseau de chauffage, actif depuis 2007, alimente 30 immeubles en chaleur. Les copeaux de bois sont utilisés comme principale source d’énergie. La chaudière à bois de l’installation a une puissance de 450 kilowatts, et une chaudière à mazout est également disponible. AEW estime la consommation énergétique annuelle moyenne à environ 1100 mégawattheures.

    Avec le réseau de chauffage Hägglingen Zinsmatten, AEW exploite au total 78 installations de ce type dans le canton d’Argovie et les régions voisines. La capacité de production est supérieure à 240 gigawattheures par an, et 17 000 foyers sont alimentés au total.

  • L’entreprise industrielle se positionne à nouveau parmi les plus durables au monde

    L’entreprise industrielle se positionne à nouveau parmi les plus durables au monde

    KONE figure dans la liste A des évaluations de durabilité des entreprises récemment publiées par le CDP, les « CDP Scores 2025 ». Celle-ci regroupe les 4 % des meilleures entreprises parmi les plus de 22 100 entreprises évaluées à travers le monde. Les classifications vont de D à A et montrent le niveau d’ambition et d’efficacité des entreprises en matière de climat, de sécurité de l’eau et de forêts.

    Selon un communiqué, le fabricant d’ascenseurs publie ses données via le CDP depuis 2009 et a désormais obtenu pour la 13e fois consécutive une note CDP de A ou A-. Fin janvier, KONE s’était classé 54e dans le classement Global 100 Most Sustainable Corporations in the World de Corporate Knights et occupait la 2e place parmi les constructeurs de machines.

    « Cette reconnaissance reflète nos efforts systématiques pour intégrer la durabilité dans tout ce que nous faisons, de nos produits et services à nos opérations et partenariats », déclare Kirsi Simola-Laaksonen. Il est vice-président senior de KONE et responsable de la durabilité et de l’environnement.

    Il ajoute que la part des entraînements renouvelables dans les ascenseurs KONE aura considérablement augmenté d’ici 2025. Cela aura amélioré l’efficacité énergétique des produits et réduit les émissions de CO2 de l’entreprise et de ses clients. Étant donné que plus de 99 % des émissions proviennent de la chaîne de production et de valeur, l’entreprise « travaille activement avec ses fournisseurs afin d’identifier les possibilités de réduire les émissions liées aux matériaux utilisés dans ses produits ».

    KONE a son siège social à Espoo, en Finlande, depuis 1910. En Suisse, KONE (Suisse) SA est active depuis 1996. L’entreprise emploie plus de 60 000 personnes dans plus de 70 pays.

  • La parahôtellerie propulse les nuitées à Spiez vers un nouveau record

    La parahôtellerie propulse les nuitées à Spiez vers un nouveau record

    Le tourisme à Spiez a atteint un nouveau record en 2025 avec 198 000 nuitées. Toutefois, selon un communiqué de Spiez Marketing AG (SMAG), ce résultat est uniquement dû à la croissance de l’hôtellerie parallèle. Celle-ci a augmenté ses nuitées de 35 % pour atteindre 63 000. Dans le même temps, les nuitées dans l’hôtellerie ont diminué de 2,5 % pour atteindre 135 000.

    Plus de la moitié des nuitées sont attribuées à des visiteurs suisses. La Chine suit avec une part de 9 %, l’Allemagne avec 7 % et les États-Unis avec 5 %. Dans le secteur parahôtelier, les visiteurs suisses représentent 15 %, suivis par la Chine avec 11 %, les États-Unis avec 10 % et l’Allemagne avec 9 %.

    L’augmentation du nombre de nuitées s’accompagne de défis. Au printemps dernier, le conseil municipal a chargé l’agence locale de promotion économique SMAG de créer un groupe de travail. Les représentants de la politique, de la population, de l’hôtellerie et de la parahôtellerie, mais aussi du commerce de détail et d’autres acteurs du tourisme, devaient identifier ces défis et rechercher des solutions. Le plan d’action 2026 qui en a résulté doit maintenant être mis en œuvre.

    « Notre objectif n’est absolument pas de battre des records en matière de nuitées », déclare Stefan Seger, directeur général de Spiez Marketing AG, dans le communiqué. La promotion du tourisme ne doit pas se faire au détriment des habitants. « Nous nous engageons en faveur d’un tourisme aussi durable que possible. »

  • Un nouveau procédé permet de produire en série du bois décoratif haute performance

    Un nouveau procédé permet de produire en série du bois décoratif haute performance

    La menuiserie Koster AG Holzwelten, une entreprise familiale de Gossau, a développé en collaboration avec l’Empa ce qu’on appelle le bois marbré. Le bois marbré se caractérise par un motif de fines lignes noires causées par un champignon. Ce bois unique, autrefois une trouvaille rare et fortuite, est désormais produit dans un bâtiment annexe de la menuiserie à l’aide de conteneurs en acier inoxydable, de laboratoires et de chambres climatiques et sous vide. Selon un communiqué, le produit est désormais commercialisé sous le nom de Myrai.

    Dans le cadre d’un projet Innosuisse lancé conjointement, la menuiserie et l’Empa ont mis au point un procédé standardisé et évolutif pour la production ciblée de bois marbré. Dans une chambre à vide, des planches de bois feuillu local, comme l’érable, le hêtre ou le frêne, sont amenées à la bonne humidité, stérilisées et inoculées avec le champignon. Elles passent ensuite plusieurs semaines dans une chambre climatique afin de permettre la croissance du champignon et la formation des motifs qui en résultent. Enfin, le bois est séché dans le cadre d’un processus technique et le champignon meurt.

    « La particularité de ce champignon est qu’il ne dégrade pas les zones fortement lignifiées de la paroi cellulaire, ce qui permet au bois de conserver une grande rigidité à la flexion », explique Francis Schwarze, chercheur à l’Empa et expert en champignons au laboratoire Cellulose & Wood Materials de Saint-Gall, cité dans le communiqué.

    Le bois marbré ainsi obtenu est particulièrement adapté à des applications décoratives telles que les meubles, l’aménagement intérieur ou les instruments de musique. Dans le cadre du projet, la menuiserie a développé un savoir-faire permettant de contrôler et d’affiner l’aspect du bois. Jakob Koster, ancien PDG de Koster AG Holzwelten, se consacrera désormais à la commercialisation et à la poursuite de l’innovation dans le domaine du bois marbré. Selon M. Koster, la demande est déjà forte. La menuiserie et l’Empa ont également déjà de nouvelles idées pour poursuivre leur collaboration.

  • Les deux Bâle veulent soutenir le développement de l’hydrogène

    Les deux Bâle veulent soutenir le développement de l’hydrogène

    Les cantons de Bâle-Ville et de Bâle-Campagne ont présenté pour la première fois une stratégie commune en matière d’hydrogène. Celle-ci prévoit de s’appuyer sur le rôle de la région en tant que plaque tournante énergétique de la Suisse et de soutenir le développement de l’économie de l’hydrogène. Avec son infrastructure de transport trimodale, ses ports rhénans et ses grands dépôts de stockage, la région offre de bonnes conditions pour cela, selon un communiqué sur la stratégie.

    La région souhaite miser exclusivement sur l’hydrogène produit à partir d’énergies renouvelables. Celui-ci est principalement utilisé là où des densités énergétiques élevées sont nécessaires. Les deux cantons ont chargé le bureau d’études zurichois EBP Suisse de réaliser une étude pour déterminer les besoins. Selon cette étude, les besoins en hydrogène de l’industrie, du transport lourd et de la navigation pourraient représenter entre 0,4 et 3,4 % des besoins énergétiques des deux cantons en 2025.

    L’infrastructure régionale pour l’hydrogène vert et ses dérivés tels que le méthanol doit couvrir toutes les étapes de la chaîne de valeur, de la production à l’utilisation. La stratégie mise à la fois sur les clusters d’hydrogène et les hubs énergétiques afin de créer des écosystèmes industriels.

    Sur le plan économique, la production d’hydrogène vert est particulièrement intéressante à proximité immédiate des sites de production d’énergies renouvelables. Actuellement, les services municipaux IWB et la société Fritz Meyer AG prévoient de construire le plus grand électrolyseur de Suisse dans le port de Birsfelden. Celui-ci devrait avoir une puissance de 15 mégawatts et être alimenté en électricité par la centrale hydroélectrique au fil de l’eau de Birsfelden.  L’hydrogène pourrait être consommé par l’industrie dans les environs immédiats. IWB souhaite également proposer le cluster prévu à des projets en Allemagne et en France. La décision définitive d’investissement n’a toutefois pas encore été prise. Une partie de la conduite d’hydrogène est déjà en construction le long du Rhin.

  • Comment Bâle-Campagne crée des espaces d’innovation et de vie

    Comment Bâle-Campagne crée des espaces d’innovation et de vie

    Bâle-Campagne construit l’avenir. D’anciens sites industriels sont transformés en campus innovants, en parcs d’activités flexibles et en quartiers urbains. Le Dreispitz associe l’art, la formation et la haute technologie à la frontière cantonale et crée de l’espace pour 4000 emplois, la recherche et une architecture durable de haut niveau. Uptown Basel à Arlesheim se positionne comme un hotspot pour l’industrie 4.0 et la MedTech avec des pionniers de l’informatique quantique et un caractère de phare écologique. De nouveaux quartiers à Muttenz, BusinessCity et AM SCHÄNZLI associent des espaces d’habitation et de travail, des espaces verts et une mobilité respectueuse du climat, ce qui permet au site de se profiler davantage comme un centre de connaissances et d’innovation.

    À Pratteln, Bredella, le Campus de l’économie et la centrale de Pratteln sont des espaces de vie urbains modernes qui misent sur le développement durable, une infrastructure intelligente et des concepts d’utilisation flexibles. À Allschwil, le Bachgraben se développe avec le Switzerland Innovation Park Basel Area pour devenir un site leader dans le domaine des sciences de la vie, où les entreprises de BioTech, MedTech et de l’industrie pharmaceutique font avancer la recherche de pointe et les innovations high-tech. Le parc industriel de Laufen et la briqueterie Ost à Allschwil donnent des impulsions à la production régionale, à l’artisanat et à la communauté, en mettant l’accent sur l’économie circulaire et la réduction du CO². GETEC PARK est un moteur de croissance pour la chimie et les sciences de la vie, poussé par la décarbonisation et les normes ESG.

    Bâle-Campagne démontre ainsi comment la diversité, la durabilité et la force d’innovation sont les moteurs de la transformation.

    Dreispitz
    Dreispitz à Münchenstein (Bâle-Campagne) est l’un des sites les plus diversifiés de la région de Bâle. L’art, l’éducation et l’économie s’y côtoient. Plus de 380 entreprises et environ 4000 emplois caractérisent le parc économique Dreispitz, flanqué de hautes écoles comme la FHNW et de clusters créatifs. Le site intercantonal offre de l’espace aux entreprises innovantes, aux start-ups, à la culture et aux institutions de formation modernes. Un site d’avenir vital pour toute la région.
    www.dreispitz.ch

    uptownBasel
    uptownBasel est en train de construire l’avenir. Depuis 2019, un campus d’innovation ultramoderne voit le jour pour les emplois des prochaines décennies. D’ici 2028, Straumann, le fabricant d’implants dentaires de renommée mondiale, transfèrera un total de 1 000 emplois sur ce site de développement tourné vers l’avenir. Arlesheim deviendra ainsi le plus important hotspot de Suisse pour la technologie médicale. Le campus, réalisé à un rythme soutenu par la famille Staehelin et Fankhauser Arealentwicklungen, se distingue par plusieurs bâtiments déjà en construction, à l’architecture durable de haut niveau. Le roofdeck a entre-temps attiré l’attention du monde entier et sert, avec les salles de séminaires et d’événements, à faire du site un cœur ultramoderne du site industriel de Bâle-Campagne.
    uptownbasel.ch

    Parc industriel de Laufen
    Le parc industriel de Laufen se trouve sur l’ancienne usine de carrelage de Keramik Laufen AG, à la périphérie sud-est de la ville, et est depuis 2017 la propriété de la Fondation Abendrot. Après le grand incendie de 2020, qui a détruit environ 80% de la substance, le site industriel sera reconstruit de 2025 à 2027 sous forme de bâtiments à système en bois d’un étage. L’objectif est de proposer une offre moderne et avantageuse pour les petites entreprises régionales, l’artisanat et les créatifs, avec des surfaces locatives flexibles et des options d’extension individuelles. Un réseau d’allées commerciales assure une bonne desserte, un bon éclairage et favorise la mise en réseau des utilisateurs. Des densifications et des extensions sur plusieurs étages sont possibles afin de réagir de manière flexible à la demande régionale. La durabilité est au centre des préoccupations. La réutilisation d’éléments de construction, le bois au lieu du béton et les énergies renouvelables caractérisent le concept. Une association de quartier doit renforcer la cohésion. Au total, il en résulte un centre commercial régional, polyvalent et tourné vers l’avenir.
    www.abendrot.ch

    AM SCHÄNZLI
    Le nouveau quartier AM SCHÄNZLI à Muttenz marque une réinterprétation urbaine de l’habitat, du travail et des loisirs à la porte d’entrée de Bâle. Sur le site de 74’000 m² « Hagnau Ost », trois immeubles comprenant 385 appartements et 14’000 m² de commerces seront construits d’ici 2029. Une place centrale ainsi qu’une végétation intensive confèrent à la densité urbaine une qualité de séjour directement au bord de l’espace de détente de la Birse. L’accent est mis sur une construction ménageant les ressources, l’efficacité énergétique (SNBS Gold), le photovoltaïque et une mobilité optimisée pour les piétons et les cyclistes. AM SCHÄNZLI est synonyme de développement de site moderne et d’intégration durable de la ville et de la nature.
    am-schaenzli.ch

    Site BaseLink
    Le site de Bachgraben à Allschwil est devenu le moteur de l’innovation à Bâle. Le site associe des entreprises internationales de sciences de la vie, une recherche de pointe et un urbanisme durable. Des projets tels que le site BaseLink et de nouvelles initiatives en matière de transports publics et de vélo permettent de créer des emplois attrayants et un environnement urbain. Une étroite collaboration entre le canton, la commune et l’économie assure le dynamisme et fait de cette zone un projet phare de l’espace trinational.
    sip-baselarea.com/maincampus/

    Campus de l’économie
    Le nouveau Campus de l’économie se trouve directement à côté de la gare de Pratteln et se développe pour devenir l’un des plus importants sites d’événements et de travail de Bâle-Campagne. D’ici 2028, le bâtiment H² constituera une pièce maîtresse ultramoderne. Six étages offrent plus de 10 000 m² de laboratoires, d’espaces événementiels et de bureaux utilisables de manière flexible, complétés par une salle de congrès pouvant accueillir jusqu’à 1 900 personnes et plus de 6 000 m² d’espace événementiel au total. Le campus s’adresse aux entreprises de l’industrie, de la recherche et des services, avec une architecture durable, une accessibilité optimale, une infrastructure d’un seul tenant ainsi que des synergies avec le quartier de Bredella. Ce développement renforce la compétitivité de la région et positionne Pratteln comme un centre international pour l’innovation, les échanges et les grands événements.
    h2-pratteln.ch

    GETEC PARK.MUTTENZ
    GETEC PARK.MUTTENZ est le principal cluster industriel du nord-ouest de la Suisse pour la chimie, la pharmacie et les sciences de la vie. Sur 50 hectares se concentrent les infrastructures les plus modernes, des surfaces de laboratoire et de logistique sûres ainsi que des concepts d’énergie et de ressources durables. Le parc, né de l’Infrapark Baselland et de Schweizerhalle, accueille des groupes mondiaux et de nombreuses PME. Des solutions innovantes telles que Waste2Value et des processus basés sur l’ESG font de GETEC le moteur de croissance du secteur.
    www.getec.swiss

    Centrale de Pratteln
    Le projet Zentrale Pratteln transforme l’ancien site de Coop au nord de la gare en un quartier vivant, écologique et social. D’ici 2026, environ 480 logements coopératifs pour 1 200 personnes seront construits, complétés par une nouvelle école, environ 15 000 m² de surface commerciale et des espaces libres variés. La construction et la planification misent systématiquement sur la conservation de l’existant, la réutilisation des éléments de construction et l’approvisionnement durable en énergie. Les bâtiments industriels historiques, comme le silo à sucre, sont conservés. La coopération de six promoteurs immobiliers et le concept d’utilisation innovant font de Zentrale Pratteln un projet phare du développement de quartier d’utilité publique et durable dans la région de Bâle.
    centralepratteln.ch

    Bredella à Pratteln
    Bredella à Pratteln est synonyme de transformation à grande échelle d’un site industriel central en un quartier urbain innovant. À proximité immédiate de la gare, 87’000 m² d’offres variées d’habitat, de travail et de loisirs, mêlées à des places verdoyantes et à un patrimoine industriel réhabilité, voient le jour. Le plan directeur et les plans de quartier misent sur un développement progressif, une mobilité durable et une grande qualité de séjour. Avec des îlots, des immeubles, des surfaces commerciales et des ateliers, des zones sans voitures et des rez-de-chaussée animés, un modèle de vie urbaine est créé dans la région de Bâle. Bredella allie courageusement modernité, histoire et développement durable.
    bredella.ch

    Briqueterie Est
    La Ziegelei Ost à Allschwil subit une transformation complète pour devenir un quartier vivant et mixte. Les bâtiments historiques sont soigneusement conservés et combinés avec de nouvelles utilisations pour l’habitat, le travail et la détente. Il se caractérise par de grands espaces verts, des espaces publics variés et un réseau de chemins à mailles fines reliant trois places centrales, la Kulturplatz, la Quartierplatz et la Lettenwiese. La tradition industrielle reste perceptible grâce à la conservation des hangars à briques et à leur intégration dans des structures modernes. Le projet mise sur la circularité, la réutilisation d’éléments de construction et la flexibilité des nouvelles constructions afin d’assurer la protection du climat, la durabilité et une qualité de vie élevée.
    www.ziegelei-ost.ch


  • De l’entrée de la ville à l’adresse résidentielle en réseau

    De l’entrée de la ville à l’adresse résidentielle en réseau

    Le site de Neugut marque l’ouverture sud de Rickenbach et se trouve dans la zone centrale de la commune. Le projet proposé par Fischer Architekten et Uniola regroupe sept nouveaux immeubles d’habitation autour de deux cours, un huitième bâtiment existant étant intégré dans la figure du lotissement. A l’emplacement de l’ancien restaurant, un nouveau bâtiment à usage commercial au rez-de-chaussée est construit et s’adresse à l’entrée du quartier et du village.

    insertion urbaine
    Les alignements des nouveaux bâtiments s’orientent d’une part vers le bâtiment existant et la maison Wiesental, et d’autre part vers l’alignement presque parallèle des constructions villageoises environnantes. Il en résulte un modèle d’implantation qui reprend la structure existante au lieu de créer un corps étranger.

    Un cours d’eau étroit sépare la zone d’habitation du champ ouvert et forme en même temps une bordure claire du paysage. Le grand tilleul et la position du « Wiesental » sont conservés dans le nouveau concept, ce qui renforce la continuité de l’image du site.

    interpénétration du paysage et de l’habitat
    Deux cours à l’utilisation intensive forment l’épine dorsale interne du nouveau quartier. En face d’elles, des espaces verts se glissent dans la structure bâtie depuis l’ouest et relient le paysage et l’habitat.

    Grâce à la disposition ciblée du parking souterrain, la majeure partie de l’espace vert reste sans infrastructure. Cela améliore la plantation, l’infiltration et le cycle de l’eau et correspond aux objectifs d’aménagement du territoire visant à assurer la fonctionnalité des espaces verts et à les valoriser.

    Quartier pour piétons et vélos
    L’accès aux garages, les livraisons et les places de stationnement pour visiteurs en surface sont regroupés à la limite sud du périmètre. C’est là que le quartier s’ouvre sur la rue avec une place devant la maison Wiesental, marquant ainsi la transition entre le trafic et l’intérieur orienté vers l’habitat.

    L’intérieur du site reste réservé aux piétons et aux cyclistes. Le projet donne ainsi un signal clair en faveur d’une qualité de séjour interne au quartier et d’environnements résidentiels à circulation réduite.

    Construction en bois et expression
    A l’exception des sous-sols et des cages d’escalier, les bâtiments sont conçus comme des constructions en bois. La façade est constituée d’une ossature en bois isolée avec un bardage en bois ventilé par l’arrière, alliant ainsi efficacité énergétique et réduction des émissions de CO₂.

    des doubles poteaux verticaux structurent les façades en premier lieu en hauteur, mais se différencient selon le type de bâtiment. L’aspect matériel reste ainsi harmonieux, tandis que l’articulation renvoie subtilement au système spatial intérieur et confère à l’ensemble un caractère vivant.

    du mandat d’étude au plan d’aménagement
    Le projet a été précédé d’un mandat d’étude avec cinq équipes invitées, dont Fischer Architekten et Uniola sont sortis vainqueurs. Le jury a particulièrement apprécié le fait que la proposition s’intègre « naturellement » dans la structure de construction existante et renforce le caractère de l’entrée de la ville.

    La prochaine étape sera le plan d’aménagement privé, qui pourrait vraisemblablement avoir force de loi en 2027. Ce n’est qu’ensuite que le projet de construction concret sera élaboré – avec pour objectif de transformer le site de Neugut d’une utilisation spécialisée avec centre équestre en un quartier résidentiel finement maillé avec une adresse claire à l’entrée du village.

  • Des systèmes d’élimination propres comme facteur de réussite dans l’exploitation immobilière

    Des systèmes d’élimination propres comme facteur de réussite dans l’exploitation immobilière

    Le bon fonctionnement des systèmes d’élimination des déchets est un élément central des immeubles modernes. Les conteneurs souterrains et les conteneurs à déchets doivent non seulement être vidés, mais aussi régulièrement nettoyés de manière professionnelle afin de garantir l’hygiène, la sécurité de fonctionnement et le maintien de la valeur. Les exigences en matière de gestion des odeurs, de propreté et de processus de service documentés augmentent, en particulier dans les zones d’habitation et mixtes à forte densité d’utilisation.

    Pour les gestionnaires et les propriétaires, cela signifie que le nettoyage des conteneurs fait de plus en plus partie intégrante de la gestion du site. Des procédés modernes avec des circuits d’eau fermés et des processus standardisés permettent aujourd’hui une mise en œuvre efficace et durable.

    Exemple pratique à Ascona

    Un récent CleanTech Day organisé à Ascona a montré comment le nettoyage professionnel des conteneurs se présente dans la pratique. Des représentants des communes et du Facility Management ont profité de l’occasion pour suivre des nettoyages en direct et échanger directement avec des spécialistes. L’écho positif confirme l’importance croissante de l’entretien structuré des conteneurs dans l’exploitation immobilière.

  • Les zones industrielles de Bâle-Ville, moteurs de l’avenir

    Les zones industrielles de Bâle-Ville, moteurs de l’avenir

    Bâle-Ville est un exemple emblématique de la transformation durable des régions industrielles européennes. Une nouvelle culture urbaine, alliant densité, diversité et participation, se développe sur d’anciens sites industriels désaffectés. Des zones telles que VoltaNord créent des logements abordables et favorisent la mixité sociale. Klybeckplus et Klybeckquai ouvrent la zone du Rhin à l’habitat, à l’éducation et aux loisirs. Une étape importante pour la mise en réseau urbaine d’ici 2037.

    Le paysage urbain change également en périphérie. Le site Dreispitz-Nord associe commerce et habitat urbain, tandis que le site Wolf et le Walkeweg donnent naissance à de nouvelles formes de quartiers économes en énergie et conviviaux. Au nord, le quartier Vordere St. Johann, avec son campus, son université et son hôpital, devient le centre régional du savoir et de la santé. Des projets tels que Westfeld créent des lieux de vie commune qui allient culture architecturale, durabilité et innovation sociale.

    Bâle devient ainsi un laboratoire pour l’avenir urbain, caractérisé par la coopération, le pragmatisme et la clairvoyance.

    Rosental Mitte
    Rosental Mitte passe d’une zone industrielle fermée à un site économique perméable et diversifié. Outre des espaces de travail, le canton de Bâle-Ville crée progressivement de nouveaux espaces pour le logement et les loisirs. Les structures existantes sont respectueusement conservées, les éléments historiques sont préservés comme ancrage de l’identité. Les voies publiques et les espaces verts relient les quartiers, favorisent les rencontres et la mobilité. Un tiers des logements sont construits dans le segment abordable. Rosental Mitte est synonyme de développement urbain tourné vers l’avenir et de qualité de vie urbaine durable.
    rosentalmitte.ch

    VoltaNord
    Sur l’ancien site de Lysbüchel, au nord de Bâle, VoltaNord est en train de devenir un quartier animé pouvant accueillir environ 1 500 à 2 000 habitants et jusqu’à 2 500 emplois. Deux tiers des nouveaux logements sont abordables et favorisent la diversité sociale. Le développement combine travail et habitat densifiés avec une valeur ajoutée qualitative pour le quartier St. Johann. Une nouvelle école primaire et des espaces libres attrayants font de ce site un lieu d’avenir pour vivre, apprendre et travailler.
    voltanord.ch

    klybeckplus
    L’ancienne zone industrielle au nord de Bâle se transforme en un quartier urbain mixte entre le Rhin et la Wiese. Sur environ 300 000 mètres carrés, un espace dédié à l’habitat, au travail et à la vie quotidienne pour jusqu’à 15 000 personnes est en cours de création. Les propriétaires Rhystadt AG et Swiss Life AG développent le site en collaboration avec le canton de Bâle-Ville. Le modèle d’urbanisme de 2022 en constitue la base. De nouvelles lignes de tramway, des routes, des parcs et des écoles créent le réseau d’un quartier tourné vers l’avenir et au caractère urbain.
    klybeckplus.ch

    Klybeckquai & Westquai
    Le Klybeckquai et le Westquai se transforment de zones portuaires à caractère industriel en paysages urbains animés au bord du Rhin. Le déplacement de la voie ferrée du port libère de l’espace pour de nouvelles utilisations et ouvre l’urbanisme vers l’eau. Un quartier résidentiel mixte avec des écoles, des crèches et des cours intérieures verdoyantes se développe sur le Klybeckquai. Après 2029, le Westquai deviendra un lieu diversifié dédié au travail, à la culture, aux loisirs et à la nature. Les deux zones se développent dans le sens de l’objectif « zéro émission nette 2037 » pour devenir des quartiers urbains durables et tournés vers l’avenir.
    klybeck-kleinhüningen.ch

    Dreispitz Nord
    Le site Dreispitz Nord, à la limite est de Gundeldingen, est en pleine mutation : là où se trouvent aujourd’hui le centre commercial MParc, le magasin de bricolage et de jardinage OBI et d’autres entreprises commerciales, un nouveau quartier polyvalent est en train de voir le jour. La Fondation Christoph Merian et la coopérative Migros Bâle façonnent ensemble l’avenir du site. Le concept urbanistique de Herzog & de Meuron permet le développement de logements, d’espaces verts et d’espaces libres attrayants et favorise la création d’un quartier urbain mixte, tourné vers l’avenir et au caractère vivant.
    dreispitznord.ch

    Site Walkeweg
    Le site Walkeweg, d’une superficie de six hectares, situé au sud de Bâle, se transforme en un quartier résidentiel vivant et familial. Jusqu’à 650 personnes pourront y vivre à un prix abordable et dans des logements économes en énergie. Le canton et les CFF réalisent, en collaboration avec des coopératives de construction, une offre variée d’appartements compacts et abordables. Une nouvelle école primaire, de vastes espaces naturels, des cours communes ainsi qu’une place de quartier et un parc verdoyants créent un espace propice aux rencontres sociales et à une qualité de vie durable. La construction suit le principe « Low Cost – Low Energy ».
    areal-walkeweg.ch

    Site Wolf
    Le site Wolf se transforme d’une gare de marchandises en un quartier urbain aux utilisations variées. À l’ouest, environ 550 appartements, dont un tiers à prix modéré, sont en cours de construction, tandis qu’à l’est, des bureaux, des espaces logistiques et commerciaux ainsi que des équipements publics voient le jour. Les bâtiments historiques sont conservés et intégrés dans la nouvelle structure de la cour, qui accorde une importance particulière aux concepts de bruit et d’espace. En tant que propriétaire, les CFF développent et investissent dans ce projet, créant ainsi des espaces de vie socialement mixtes et durables sur environ dix hectares au cœur de Bâle.
    wolf-basel.ch

    Vorderes St. Johann
    Le quartier de Vorderes St. Johann, au nord de Bâle, est en train de devenir un site important pour la recherche, la formation et la santé. Autour du campus Schällemätteli et de l’hôpital universitaire, de nouveaux bâtiments destinés à accueillir une clinique, une université, une bibliothèque et des instituts de recherche privés verront le jour au cours des prochaines années. Le canton poursuit également le développement du quartier avec de nouvelles lignes de tramway et des projets de transport. Au total, 16 projets de construction et d’infrastructure sont réalisés, soutenus par des acteurs privés et publics, qui garantissent l’avenir du quartier en tant que centre de connaissances et de santé.
    vorderes-stjohann.ch

    Hôpital universitaire de Bâle : Campus Santé
    Avec le Campus Santé, l’hôpital universitaire de Bâle poursuit un plan de développement global visant à garantir sa compétitivité et à faire face à la pression croissante liée à son utilisation. De nouveaux bâtiments tels que la clinique 2 de Giuliani Hönger et la clinique 3 de Herzog & de Meuron offrent une utilisation flexible, des processus modernes et une qualité urbanistique. Un nouveau plan d’aménagement régit le développement de l’ensemble du site, y compris les espaces verts et la protection des monuments historiques. Les projets de construction devraient être réalisés d’ici 2039 et renforceront à long terme la position de Bâle en tant que pôle de santé.
    unispital-basel.ch

    Westfeld
    Sur l’ancien site de l’hôpital Felix Platter, dans le quartier d’Iselin, Westfeld est en train de devenir un quartier urbain diversifié avec 525 nouveaux appartements, des bâtiments existants réaménagés et des espaces destinés à des activités commerciales et sociales. La coopérative wohnen&mehr mise sur la construction durable et encourage de nouveaux modèles d’habitat ainsi que la vie en communauté grâce à un jardin de quartier, la Westfeldplatz et des services locaux. La deuxième phase de construction prévoit la création d’appartements supplémentaires, d’espaces commerciaux et d’un pavillon pour vélos. Le Westfeld crée de nouveaux lieux de rencontre et enrichit durablement le quartier.
    wohnen-mehr.ch



  • Un investisseur entre dans le capital d’un développeur de matériaux de construction circulaires

    Un investisseur entre dans le capital d’un développeur de matériaux de construction circulaires

    Medley Ventures, basé à Copenhague, participe à un tour de financement de pré-série A pour le fabricant de matériaux de construction Oxara, basé à Dietikon. Medley Ventures est le fonds de capital-risque des fondateurs deTo Good To Go, une initiative contre le gaspillage alimentaire. L’investisseur se montre convaincu par la combinaison de l’innovation technologique, de l’évolutivité industrielle et de l’applicabilité réelle, selon un communiqué.

    Oxara remplace le ciment à forte intensité de CO2 par des liants circulaires générés à partir de déchets de construction recyclables et jusqu’à présent inutilisés. Les produits de l’entreprise s’intègrent facilement dans les processus de construction traditionnels, indique le communiqué. Oxara souhaite utiliser ces nouveaux capitaux pour accélérer le développement de ses produits, les processus de certification et les partenariats industriels, afin de permettre une commercialisation à plus grande échelle en Suisse et sur les marchés internationaux.

    « Ce qui nous a convaincus, c’est la vision qui sous-tend Oxara : l’ingénierie, un véritable impact industriel et un espoir crédible pour un avenir meilleur dans le domaine de la construction. En rendant le ciment superflu et en transformant les déchets en matériaux recyclables, ils montrent que l’innovation peut changer notre façon de construire », déclare Mathias Christensen, cofondateur et PDG de Medley Ventures, dans le communiqué. Gnanli Landrou, PDG et cofondateur d’Oxara, voit dans ce financement une forte confirmation de la part d’une entreprise qui s’engage efficacement en faveur du développement durable.

    Dans le cadre d’un financement de série A, Oxara prévoit d’acquérir 20 millions de francs suisses de capitaux frais d’ici mars 2026.

  • Les énergies renouvelables, moteur d’une stratégie à long terme

    Les énergies renouvelables, moteur d’une stratégie à long terme

    Les services électriques du canton de Zurich (EKZ) ont connu un exercice 2024/25 difficile. Selon le rapport annuel, la performance globale n’a certes reculé que de 4,2 % pour s’établir à 1176,4 millions de francs. Le résultat d’exploitation avant intérêts et impôts a toutefois chuté de 64,9 % pour atteindre 18,8 millions.

    Le bénéfice a néanmoins augmenté de 24,9 % pour atteindre 186,3 millions. Selon uncommuniqué, cela s’explique par les participations dans le producteur d’électricité Axpo et dans l’entreprise cantonale des Grisons Repower. Le canton et les communes participant à EKZ recevront une distribution de 46,6 millions de francs, soit environ 9 millions de plus que l’année précédente.

    Le recul opérationnel est notamment dû à la baisse de la production d’électricité en Allemagne et en France. La production d’électricité éolienne a ainsi diminué de 14,9 % pour atteindre 517,9 gigawattheures, tandis que la production d’électricité solaire photovoltaïque a baissé de 11,5 % pour atteindre 253,2 gigawattheures.

    EKZ a continué d’investir dans le développement des énergies renouvelables en Suisse. L’installation Madrisa Solar à Klosters (GR) a ainsi été partiellement raccordée au réseau. À Embrach (ZH), la construction de l’installation solaire sur les toits d’Embraport a commencé. En outre, 4886 nouvelles installations solaires privées d’une puissance totale de 100,5 mégawatts ont été raccordées au réseau. L’année précédente, ce chiffre était de 3839 installations pour 77,7 mégawatts. En outre, environ 17 500 places de stationnement dans des parkings souterrains ont été équipées du système de gestion de recharge d’EKZ.

    Urs Rengel parle d’un résultat annuel solide. « Les fluctuations indépendantes de notre volonté dues aux conditions météorologiques, aux prix, à la demande et à l’évolution du marché font partie intégrante du système énergétique actuel et devraient continuer à augmenter fortement, tant au profit qu’au détriment d’EKZ », déclare le PDG d’EKZ dans le communiqué. « Les investissements dans les installations de production s’inscrivent dans le long terme et nous sommes convaincus qu’ils apporteront une contribution précieuse à long terme. »

  • Un système de mobilier modulaire optimise la gestion des déchets au bureau

    Un système de mobilier modulaire optimise la gestion des déchets au bureau

    Lista Office LO élargit sa gamme de mobilier de bureau du même nom avec un système modulaire pour la gestion des déchets. Selon un communiqué, le système modulaire LO Value propose des bacs coulissants et extractibles de différentes tailles, des portes réversibles et des étiquettes magnétiques ou adhésives interchangeables.

    Les façades qui s’ouvrent d’une simple pression du doigt et les larges trappes avec poignée ou pédale permettent de réduire les points de contact et les risques de salissures. Des compacteurs de PET et de canettes librement intégrables compressent le volume des déchets. Cela réduit à son tour les coûts de stockage, de transport et de gestion.

    Selon les informations disponibles, les variantes disponibles de LO Value sont conçues de manière à ce que le meuble s’intègre dans n’importe quel concept d’aménagement. Avec ses couleurs contrastées, il attire l’attention, tandis que sa version monochrome lui permet de se fondre dans son environnement, selon que « l’invitation au tri des déchets doit être discrète ou mise en avant de manière visuelle ».

  • Le diesel solaire devrait rendre les engins de chantier plus respectueux du climat

    Le diesel solaire devrait rendre les engins de chantier plus respectueux du climat

    L’entreprise de construction Eberhard Bau, basée à Kloten, utilisera désormais du diesel solaire produit par l’entreprise zurichoise Synhelion, spécialisée dans les technologies propres, pour faire fonctionner son parc de machines. Le contrat d’achat à long terme annoncé dans un communiqué prévoit l’utilisation de ce diesel renouvelable à partir de 2027. Selon Synhelion, son utilisation permettrait de réduire les émissions nettes de CO2 jusqu’à 100 % par rapport aux carburants fossiles. Ces carburants durables peuvent être utilisés par tous les moteurs à combustion existants.

    Eberhard Bau est le premier client de Synhelion dans le secteur de la construction, qui disposait jusqu’à présent de peu de leviers pour la défossilisation des engins de chantier et des chantiers. Jusqu’à présent, le diesel solaire était utilisé par des entreprises des secteurs de l’aviation, du transport maritime et du transport routier. Les engins de chantier sont toutefois lourds, utilisés sur des terrains non aménagés et difficiles à électrifier en raison de leur forte consommation d’énergie. Le diesel solaire offre une solution durable pour réduire les émissions de CO2 « là où il n’existait jusqu’à présent aucune alternative viable », explique Silvan Eberhard, responsable logistique chez Eberhard Unternehmungen.

    Selon ses propres informations, Synhelion exploite depuis 2024 la première usine industrielle au monde de production de carburants solaires, DAWN, qui est implantée en Allemagne. La construction de la première usine commerciale est en cours de planification et devrait être mise en service en 2027.

    Outre Eberhard Bau AG, Swiss International Air Lines, Pilatus Flugzeugwerke, l’aéroport de Zurich, AMAG Group et la compagnie de navigation du lac des Quatre-Cantons ont conclu des contrats d’achat de carburant renouvelable avec Synhelion.

  • Un nouveau centre de distribution renforce la logistique des produits frais

    Un nouveau centre de distribution renforce la logistique des produits frais

    Denner a mis en service son troisième centre de distribution pour produits réfrigérés à Mägenwil le 2 février 2026. Le détaillant alimentaire répond ainsi à la forte demande pour ces marchandises. Selon un communiqué, il s’agit du premier centre de distribution réfrigéré certifié selon la norme Minergie. Denner y crée 70 emplois supplémentaires.

    Ce nouveau site permettra d’approvisionner 250 des 872 magasins en produits frais. Avec les trois centres de distribution pour les produits non réfrigérés, Denner approvisionnera désormais son réseau de magasins à partir de six sites logistiques.

    Denner travaille à l’extension de son réseau de succursales et souhaite élargir son assortiment de produits frais. La construction du nouveau bâtiment a duré deux ans et, selon le PDG Torsten Friedrich, elle « symbolise la croissance » de Denner. L’objectif est d’assurer la logistique nécessaire pour répondre à la demande croissante en produits alimentaires frais. De plus, les trajets ont été raccourcis. Cela permettrait d’éviter 120 000 kilomètres de transport par an. Une surface de stockage de 10 000 mètres carrés a été créée à Mägenwil. Elle permet le stockage et la réfrigération de plus de 700 produits entre 2 et 5 degrés Celsius.

    Le certificat Minergie atteste de l’efficacité énergétique du nouveau bâtiment en cours d’exploitation. La chaleur résiduelle provenant du fonctionnement énergivore du système de refroidissement est utilisée pour le chauffage. La totalité des besoins en électricité est couverte par des installations photovoltaïques situées sur le toit et la façade sud. De plus, huit stations de recharge pour camions et dix pour voitures particulières peuvent être alimentées. Un autre nouveau bâtiment destiné aux produits non réfrigérés devrait être mis en service en 2027 à Aclens (VD).

  • Sans recherche sur les matériaux, il n’y aurait pas de progrès

    Sans recherche sur les matériaux, il n’y aurait pas de progrès

    Pour Tanja Zimmermann, la recherche sur les matériaux est la colonne vertébrale du progrès technique. Environ deux tiers de toutes les innovations reposent directement sur des matériaux nouveaux ou améliorés, des batteries aux matériaux de construction en passant par les capteurs médicaux. L’approche de l’Empa, centre de compétence national qui développe des matériaux pour la construction, l’énergie et la santé, est donc très large. Cela va des projets fondamentaux en laboratoire aux études de faisabilité avec des partenaires industriels. Il s’agit notamment d’accumulateurs d’énergie plus efficaces, de nouvelles technologies photovoltaïques et de nanomatériaux bidimensionnels comme le MXene, qui pourraient à l’avenir rendre l’électronique et les capteurs plus compacts et plus performants.

    applications pour l’énergie, la santé et la construction
    Dans le domaine de la santé, l’Empa travaille sur des capteurs textiles qui permettent de réaliser des ECG de longue durée sans avoir recours aux électrodes classiques en gel et d’éviter ainsi les irritations cutanées. D’autres projets visent des matériaux intelligents dans les salles d’opération, par exemple des adhésifs qui ferment les fuites dans l’abdomen et qui, grâce à des capteurs intégrés, avertissent à temps des fuites.

    Dans le domaine de la construction, l’économie circulaire et l’efficacité des ressources sont au centre des préoccupations. De nouveaux bétons et matériaux composites doivent permettre d’atteindre la même capacité portante avec nettement moins de ciment et d’acier et de réduire ainsi sensiblement l’empreinte CO₂ des constructions. Parallèlement, l’Empa développe des matériaux très résistants à la température pour les drones, qui peuvent voler directement dans les foyers d’incendie, ainsi que des plastiques renforcés de fibres de carbone, qui rendent aujourd’hui de plus en plus les ponts et les grandes structures porteuses plus légers et plus durables.

    CO₂ comme matière première
    Avec l’initiative « Mining the Atmosphere », l’Empa va encore plus loin. L’objectif n’est pas seulement d’économiser le CO₂, mais de l’extraire de manière ciblée de l’atmosphère et de l’utiliser comme matière première. Les chercheurs étudient comment le carbone issu du CO₂ peut être intégré dans des matériaux céramiques comme le carbure de silicium ou dans des matériaux de construction comme le béton, de sorte que les bâtiments deviennent eux-mêmes des puits de carbone. À long terme, de telles approches devraient aider à compenser une partie des émissions historiques et à passer d’une société émettrice de CO₂ à une société captatrice de CO₂. Un « projet du siècle » qui suppose d’énormes quantités d’énergie renouvelable et une étroite collaboration entre la recherche et l’industrie.

    Haute technologie issue de la nature
    Dans la recherche sur le bois, Zimmermann mise également sur la combinaison des principes naturels et de la haute technologie. Elle considère le bois comme la seule grande ressource locale et renouvelable de Suisse, légère, stable et pouvant être modifiée de multiples façons. L’éventail va du bois minéralisé ignifuge à l’utilisation de cellulose fibrillée, dont les nanofibres peuvent former des gels transparents, des éponges très poreuses ou des films barrières pour les emballages alimentaires, en passant par des surfaces antimicrobiennes. De telles éponges de cellulose peuvent absorber sélectivement l’huile de l’eau ou fixer le CO₂ de l’air. Utilisées comme revêtement par pulvérisation, elles prolongent la durée de conservation des fruits et légumes sans nécessiter de films plastiques. Des projets plus récents donnent naissance à des « matériaux vivants », comme des structures imprimées en nanocellulose et en diatomées, qui serviront de capteurs biologiques pour surveiller la qualité de l’eau.

    Projets à long terme comme « CarboQuant« 
    Avec « CarboQuant », la Fondation Werner Siemens soutient un autre projet à long terme à l’Empa. Il s’agit d’un laboratoire qui étudie les nanostructures de carbone pour les technologies quantiques. L’objectif est de concevoir des nanobandes de graphène et des nano-graphes si précis que leurs effets quantiques puissent être utilisés pour des composants électroniques à température ambiante. Par exemple pour les capteurs, la communication ou les futurs ordinateurs quantiques. De tels projets montrent pourquoi les fondations et les soutiens publics sont essentiels pour l’Empa. De nombreuses innovations en matière de matériaux nécessitent des années, voire des décennies, avant d’être mises à l’échelle et économiquement utilisables. Pour Zimmermann, il est clair que sans ce travail de longue haleine et sans la recherche sur les matériaux, il n’y aurait ni les technologies qui rendent possible le tournant énergétique, ni beaucoup de solutions qui font paraître notre quotidien plus évident qu’il ne l’est.

  • Nouveau rôle pour la chaleur H₂

    Nouveau rôle pour la chaleur H₂

    Dans un hall de production, un appareil discret écrit l’histoire de la technique de chauffage. Le premier système de chauffage catalytique de l’air à l’hydrogène a été mis en service chez un client. L’installation de 10 kW fournit de la chaleur de pointe pour une zone de production d’environ 1’000 mètres cubes du fabricant de pompes Flusys et utilise pour cela de l’hydrogène provenant d’un approvisionnement régional. Pour la jeune entreprise de Wiesbaden, il s’agit de bien plus qu’un test sur le terrain. Il s’agit d’une mise à l’épreuve pratique d’une technique qui devrait remplacer à terme les combustibles fossiles dans le secteur du chauffage.

    Bâtiments commerciaux et industriels
    L’entreprise vise délibérément les bâtiments commerciaux et industriels plutôt que les maisons individuelles. C’est là que se rencontrent directement des besoins de chaleur élevés, une puissance de raccordement électrique limitée et une pression croissante en faveur de la décarbonisation. Une solution purement électrique via des pompes à chaleur de grande taille échoue souvent en raison de raccordements coûteux au réseau ou tout simplement par manque de capacité. Le chauffage à l’hydrogène couvre la charge de pointe, tandis qu’une pompe à chaleur ou une autre source de chaleur prend en charge la charge de base.

    À Offenbach, l’unité de 10 kW fonctionne en association hybride avec une pompe à chaleur. La pompe à chaleur alimente la zone de production en fonctionnement normal, le chauffage H₂ prend le relais les jours particulièrement froids ou lorsque la charge de travail est élevée. Cette répartition des tâches permet un dimensionnement plus petit de la pompe à chaleur et réduit la puissance électrique connectée nécessaire, un levier sensible pour les prix d’investissement et de puissance. Pour les sites disposant d’une infrastructure d’hydrogène existante ou prévue, le système devient ainsi un élément économique de l’approvisionnement en énergie.

    Le chauffage à hydrogène sans flamme
    Sur le plan technologique, il se distingue nettement des chaudières à condensation classiques ou des brûleurs H₂. L’installation fonctionne selon un processus catalytique sans flamme. L’hydrogène est mélangé à l’air ambiant, reste en dessous de la limite inférieure d’explosivité et ne réagit avec l’oxygène que dans le catalyseur. Il en résulte de la chaleur, mais pas de flamme visible, car le procédé est basé sur l’oxydation contrôlée plutôt que sur la combustion.

    Grâce aux températures de processus plus basses, il n’y a pas de production de CO₂, de NOx ou de particules fines, le seul sous-produit restant étant l’eau sous forme d’humidité. Parallèlement, aucune concentration d’hydrogène inflammable n’est utilisée à aucun moment dans l’appareil, ce qui rend la technologie intrinsèquement sûre. HYTING y voit une sorte de « chauffage plug-and-play » à l’hydrogène, qui utilise les conduits d’air ou les systèmes de ventilation existants et peut être modulé selon une structure modulaire.

    Test pratique, fonctionnement continu et homologation
    L’installation n’est pas le premier test de résistance pour cette jeune technologie. Auparavant, un prestataire de services d’ingénierie de premier plan avait déjà accompagné un test d’endurance de 2’500 heures, simulant environ dix ans de fonctionnement réel. Au cours de ce test, aucune panne ni usure mesurable n’a été constatée sur les composants critiques pour la sécurité. Les mesures continues des émissions ont confirmé l’absence d’émissions de CO₂, de NOx et de particules fines.

    La première installation client marque désormais le passage du laboratoire à la réalité industrielle. D’autres systèmes devraient suivre au cours du premier trimestre 2026, également dans des applications commerciales avec des compétences existantes en matière d’hydrogène.

    Où la technologie est-elle utile
    Malgré l’attention qu’il suscite, le chauffage catalytique à l’hydrogène ne remplace pas le chauffage au gaz ou la pompe à chaleur sur le marché à grande échelle. L’hydrogène est actuellement cher, l’infrastructure limitée et un réseau H₂ couvrant l’ensemble des quartiers résidentiels n’est pas en vue. Dans les maisons individuelles, la base d’une utilisation économique fait donc défaut dans un avenir prévisible.

    Il en va autrement dans les clusters industriels, les régions portuaires ou les parcs chimiques, où l’hydrogène est déjà produit ou où le réseau de noyaux d’hydrogène est en cours de construction. C’est là que celui-ci peut faire valoir ses atouts. Comme chauffage de pointe en combinaison avec des pompes à chaleur, comme complément à la chaleur résiduelle industrielle ou comme option flexible dans les immeubles logistiques avec leur propre production d’hydrogène à partir des excédents de PV. Le rôle est donc clairement défini, pas de concurrence avec la pompe à chaleur, mais un élément dans les systèmes hybrides pour les entreprises qui peuvent utiliser H₂ sans grand effort supplémentaire.

    C’est finalement en dehors du local technique que se décidera si cette niche deviendra plus importante. Le prix de l’hydrogène, le rythme d’extension du réseau et les choix politiques détermineront si les chauffages H₂ sans flamme seront à l’avenir plus souvent suspendus dans les halls commerciaux ou s’ils resteront un outil spécialisé, utilisé principalement là où l’hydrogène fait de toute façon déjà partie du mix énergétique.

  • Des matériaux innovants dans la construction

    Des matériaux innovants dans la construction

    Béton léger en une seule coulée
    ICSC Beton AG a présenté des éléments préfabriqués en béton léger à base de verre expansé qu’elle a développé elle-même et qui sont nettement plus légers que le béton normal. En même temps, ils présentent de bonnes valeurs d’isolation, de résistance au gel et de protection contre l’incendie. Ce matériau permet de fabriquer des éléments préfabriqués qui accélèrent les processus de construction et augmentent la qualité sur le chantier. L’accent est mis sur les éléments en béton léger qui combinent fonction statique, lestage intégré et montage simple de modules solaires, permettant ainsi de rénover le toit et d’installer des panneaux solaires en une seule étape. Pour les spécialistes du public, il est apparu clairement comment la préfabrication, le béton léger et le photovoltaïque peuvent être combinés pour former des solutions système bien pensées. Avec moins de poids, moins d’interventions sur le toit et plus de rendement énergétique par mètre carré.

    Béton neutre pour le climat sur le chantier
    KLARK a démontré comment le béton stockant le CO₂ est déjà utilisé aujourd’hui dans la construction de bâtiments. Sans surcoût pour le chantier et avec un effet climatique testé en externe. Le béton est basé sur l’ajout de charbon végétal issu de résidus de bois, qui fixe durablement le carbone et stocke des centaines de kilogrammes de CO₂ par mètre cube dans la structure du béton. D’un point de vue technique, il se comporte en grande partie comme le béton conventionnel. Celui-ci peut être pompé ou mis en œuvre par une grue et reste entièrement recyclable. Le CO₂ stocké n’est pas libéré lors de la déconstruction. Dans le Speakers Corner, il est apparu clairement que pour les maîtres d’ouvrage et les planificateurs, cela ouvre la possibilité de contribuer de manière mesurable à des stratégies zéro net avec des méthodes de construction familières, sans devoir réinventer les processus et les rôles sur le chantier.

    Additifs climatiques pour crépi et autres
    KohlenKraft a présenté un matériau de construction positif pour le climat qui fixe durablement le CO₂ dans le bâtiment tout en offrant des avantages en termes de physique du bâtiment. La pièce maîtresse est un additif climatique à base de charbon végétal qui peut être mélangé aux matériaux de construction minéraux tels que les enduits et les revêtements, transformant ainsi les éléments de construction en réservoirs de carbone à long terme. Outre le stockage du CO₂, les systèmes visent à améliorer le climat intérieur et la régulation de l’humidité. Un argument qui a suscité un grand intérêt, notamment pour les rénovations et les aménagements intérieurs de qualité. Le message adressé aux fabricants, aux planificateurs et aux entreprises de construction est que l’effet climatique peut être intégré directement dans les produits existants, sans que la mise en œuvre et la planification détaillée ne doivent être fondamentalement modifiées.penser en béton, construire en bois
    Dans le Speakers Corner, la technologie TS3 a montré, à l’aide de projets réels, comment une logique de conception familière et une nouvelle technique de construction en bois peuvent se rejoindre. Une étape importante pour que les constructions en bois de grand volume passent du statut de projet pionnier à celui d’option établie. Grâce à un collage spécial des faces du bois lamellé-croisé, il est aujourd’hui possible de réaliser des planchers en bois de grande surface, porteurs sur deux axes, avec des trames de poteaux pouvant atteindre 8 mètres sur 8. Des structures porteuses qui ont longtemps été réservées au béton armé. Les panneaux sont reliés sur place de manière rigide à la flexion par un scellement des joints avec de la résine de coulée, de sorte que l’on obtient des plafonds plats en bois sans poutres, soutenus par des points, qui peuvent être traités dans la conception comme des plafonds plats en béton. Pour les architectes et les ingénieurs, cela offre une grande liberté en termes de plans et de réaffectations ultérieures, car les murs non porteurs peuvent être déplacés de manière flexible, tandis que le poids, la durée de construction et l’empreinte CO₂ sont nettement réduits par rapport aux plafonds en béton.

  • Nouvelle construction de l’école Fröschmatt à Pratteln

    Nouvelle construction de l’école Fröschmatt à Pratteln

    L’école Fröschmatt est l’école secondaire centrale de Pratteln et se trouve à un tournant. En raison de l’augmentation significative du nombre d’élèves et des rénovations nécessaires depuis longtemps, l’un des complexes scolaires les plus grands et les plus modernes du canton de Bâle-Campagne est en cours de construction. Avec un volume d’investissement de près de 119 millions de francs, un nouveau bâtiment durable pouvant accueillir environ 36 classes et répondant aux exigences pédagogiques les plus modernes sera construit sur le site existant. Le concours ouvert a été remporté par le projet « Lungo » de Burckhardt Architekten AG, qui intègre de manière optimale le complexe scolaire dans son environnement semblable à un parc.

    Une architecture innovante et une utilisation flexible
    L’ensemble des bâtiments est clairement structuré. Au centre du terrain, l’école offre un espace dédié à l’apprentissage, aux rencontres et au développement. Les gymnases situés au nord-est, y compris le terrain tout temps sur le toit, sont construits sous forme de pavillons indépendants. La construction hybride en bois ultramoderne et les espaces intérieurs modulables répondent aux exigences de durabilité et de viabilité. Des balcons périphériques protègent du soleil et deviennent des terrasses animées.

    Une planification tournée vers la région
    Le calendrier est ambitieux. La construction du bâtiment principal débutera en 2026 et l’emménagement aura lieu en 2029. Les gymnases seront achevés d’ici 2031. Pendant ce temps, les cours continueront d’être assurés sans interruption grâce à des locaux provisoires durables spécialement construits à cet effet sur la Hexmattwiese et dans certaines parties de l’ancien bâtiment. L’ensemble du complexe favorise non seulement un enseignement moderne, mais renforce également l’attractivité et les perspectives de développement de Pratteln.

  • Le retour des eaux sauvages au Schänzli

    Le retour des eaux sauvages au Schänzli

    Le site du Schänzli marque le début d’une nouvelle ère dans l’aménagement paysager de la Birse. Le projet lauréat « Aqua fera » de Berchtold.Lenzin Landschaftsarchitekten, Versaplan et Holinger libère la rivière de sa forme rigide et lui redonne sa liberté de mouvement. Des zones d’eau peu profonde, des chenaux à faible débit et des berges naturelles créent des habitats pour les poissons, les oiseaux et les amphibiens, renforcent la protection des eaux souterraines et permettent de redécouvrir le paysage alluvial.

    Le guidage des visiteurs par des passerelles en bois, des tas de branches et des chemins balisés protège les zones sensibles, tandis que la buvette et les petits espaces événementiels situés à l’entrée nord offrent un lieu de rencontre. Vers le sud, le site devient plus calme, se fond dans la réserve naturelle de Vogelhölzli et ouvre de nouvelles perspectives sur une Birse revitalisée. Des murs antibruit le long de l’autoroute protègent les zones et forment en même temps une nouvelle connexion avec le quartier de Käppeli.

    Ville au bord du fleuve
    Le nouveau quartier Am Schänzli jouxte directement la zone naturelle. Trois immeubles de grande hauteur comprenant environ 400 appartements, des bureaux, des restaurants et des espaces de loisirs forment, avec de vastes espaces ouverts et des zones commerciales, un fragment urbain vivant à l’entrée de Bâle. Le complexe immobilier répond à la norme SNBS Gold et mise sur le photovoltaïque, la récupération de chaleur, les toits végétalisés et une construction compacte avec des zones de biodiversité entre les bâtiments.

    La stratégie de mobilité donne la priorité à la mobilité douce. Des liaisons cyclables, piétonnes et tramway relient le quartier à Bâle-Ville, à l’espace de loisirs Birspark et aux zones Hagnau. Le principe « de l’espace libre grâce à la densité » montre ici toute sa force : une meilleure qualité de vie grâce à une construction dense et intelligemment organisée.

    Coopération et mise en œuvre
    Le développement du site est financé par les taxes sur la plus-value des propriétaires fonciers de Hagnau et par une coopération public-privé avec la commune de Muttenz. Le processus de planification du quartier, adopté après une participation intensive de la population, constitue la base d’un développement global coordonné de Hagnau Est, Hagnau Ouest et du site Schänzli.

    La construction des immeubles de grande hauteur a débuté au printemps 2025 et se poursuivra par étapes jusqu’en 2029. Alors que le quartier Am Schänzli s’agrandit, la zone fluviale sud reste non bâtie et devient l’épine dorsale d’un réseau vert continu entre la ville et la campagne.

    Un modèle d’avenir pour la ville et la nature
    Le projet Schänzli est emblématique de la nouvelle génération de développement urbain suisse : écologiquement régénératif, architecturalement précis, socialement intégré. Il prouve que la densité d’utilisation économique et la diversité écologique ne s’excluent pas mutuellement, mais peuvent se renforcer l’une l’autre.

    Avec « Aqua fera », la Birse n’est pas seulement renaturalisée, elle est réintégrée dans la vie urbaine quotidienne. Muttenz montre ainsi comment une planification prévoyante permet de concilier espace libre, résilience climatique et qualité de vie urbaine. Le Schänzli devient une transition vivante entre la ville et la nature et un symbole puissant du retour des eaux sauvages.

  • Une place de marché numérique favorise l’économie circulaire dans le secteur de la construction

    Une place de marché numérique favorise l’économie circulaire dans le secteur de la construction

    La société Zirkular GmbH, dont le siège est à Bâle, a lancé sa nouvelle plateforme rematerial. Selon un communiqué, cette nouvelle boutique en ligne dédiée au bâtiment proposera des éléments de construction réutilisables et de haute qualité. Elle proposera par exemple des lampes LED qui ont été remises à neuf par des entreprises spécialisées et qui sont désormais vendues avec une garantie. Les composants peuvent également être réservés pour un mois ou stockés temporairement jusqu’à 24 mois pour des livraisons juste à temps. Les éléments de construction collectés lors de démolitions sont stockés de manière systématique.

    La plateforme rematerial peut être utilisée conjointement avec l’outil de planificationPlanular, également développé par Zirkular. Dans ce module, les architectes, les planificateurs et les maîtres d’ouvrage peuvent sélectionner dans une base de données les composants nécessaires à leur projet. Le parcours des matériaux de construction peut être retracé de manière compréhensible à travers les étapes suivantes : objet source, composant, entrepôt et objet cible.

    Avec ces deux modules, Zirkular GmbH soutient la construction durable grâce à l’économie circulaire, comme cela a été démontré par exemple dans des projets de construction tels que le petit quartier Lysbüchel Süd à Bâle.