Catégorie : Industrie du bâtiment

  • Quand la construction s’arrête, le pays s’immobilise

    Quand la construction s’arrête, le pays s’immobilise

    Les ponts, les tunnels et les bâtiments sont la colonne vertébrale de notre prospérité. Mais que se passera-t-il s’il n’y a plus personne pour les entretenir ? La profession d’ingénieur civil perd de son attrait et, avec elle, les connaissances qui maintiennent en vie notre environnement bâti. Le nombre d’étudiants a diminué de moitié, au milieu d’un pays qui ne peut pas survivre sans infrastructure fonctionnelle.

    Un problème d’image qui a des conséquences
    L’ingénierie ne souffre pas de pertinence, mais de perception. Entre clichés poussiéreux et grands projets publiquement avortés, les jeunes talents préfèrent se perdre dans l’informatique et la gestion d’entreprise. Pourtant, la profession est décisive pour l’avenir et plus passionnante que jamais.

    Penser numériquement au lieu de la routine analogique
    Adrian Wildenauer montre comment faire autrement. En tant que professeur à la Haute école spécialisée bernoise, il n’exige pas de ses étudiants qu’ils « appuient sur un bouton », mais qu’ils comprennent profondément le système. La planification numérique n’est pas enseignée comme un outil, mais comme une attitude permettant de repenser les processus et de transformer le secteur.

    Des structures plutôt que des pièces uniques : Le temps des normes industrielles
    Le secteur suisse de la construction continue de planifier projet par projet sous forme de prototype. Selon Wildenauer, cela est inefficace, coûteux et peu durable. Avec le passeport produit numérique à venir, cela va changer. Celui qui veut livrer à l’avenir devra prouver les données et la qualité. La pression pour la standardisation augmente.

    La diversité plutôt que le dogme
    Les femmes en particulier excelleraient dans la formation, mais disparaissent souvent avant d’entrer dans la vie active. Un secteur qui s’accroche uniquement aux rôles traditionnels se prive d’un énorme potentiel. Il faut des équipes interdisciplinaires et diversifiées, car la construction du futur a besoin de nouvelles perspectives.

    Construire, c’est façonner l’avenir
    L’appel de Wildenauer est clair, l’ingénierie n’est pas un métier comme les autres. C’est à la fois un fondement et un progrès. Celui qui construit crée des valeurs pour des générations. Mais sans les jeunes qui considèrent ce métier comme une opportunité, nous risquons de nous retrouver dans une impasse silencieuse.

    Agir maintenant avant qu’il ne soit trop tard
    Les métiers de l’ingénierie doivent être racontés différemment, enseignés de manière moderne et revalorisés socialement. Ce n’est qu’ainsi que la Suisse restera viable sur le plan de la construction et de l’économie. Il s’agit de bien plus que de bâtiments. Il s’agit de nos fondations communes.

  • Le site historique devient un nouveau centre culturel et éducatif

    Le site historique devient un nouveau centre culturel et éducatif

    Avec la rénovation du site de Kammgarn, la ville de Schaffhouse poursuit un objectif ambitieux : la transformation du site historique en un lieu attractif pour la culture, la formation et les rencontres. En août 2020, les électeurs de Schaffhouse ont déjà approuvé ce projet.
    Le réaménagement complet crée non seulement un meilleur lien avec le tissu urbain, mais aussi de nouvelles possibilités d’utilisation. En plus des accès existants depuis la Baumgartenstrasse, la Rheinuferstrasse et la Rheinstrasse, un nouveau passage sera réalisé le long de la Klosterstrasse. Cela renforce les liens avec la vieille ville et augmente l’attractivité du quartier. Le Kammgarnareal fera partie d’un « collier de perles » de lieux de rencontre le long des rives du Rhin, qui valoriseront durablement la zone.

    Une meilleure qualité de séjour grâce à de nouveaux espaces libres
    Le réaménagement du Kammgarnhof permettra de transformer la cour intérieure, utilisée jusqu’à présent comme parking, en une zone sans voitures. Des espaces verts, des sièges et un jeu d’eau augmentent la qualité de séjour et font de la cour un lieu de rencontre central. Le réaménagement permet une utilisation polyvalente pour les événements, la culture et les loisirs.

    Un autre élément clé du développement est la construction d’un parking souterrain d’un étage avec environ 90 places de stationnement, qui sera construit sous la cour. Ainsi, toute la zone en surface sera exempte de voitures et bénéficiera de nouvelles possibilités d’utilisation. Une pergola sera construite devant l’aile ouest, tandis qu’une terrasse spacieuse sera aménagée devant l’aile nord.

    Une infrastructure moderne pour la culture et l’éducation
    L’aile ouest du site de Kammgarn sera préparée pour de nouvelles utilisations dans le cadre de la rénovation. La bibliothèque et la ludothèque s’installeront au rez-de-chaussée et au premier étage. Des façades vitrées permettront aux passants de découvrir le monde des livres et des jeux.
    La Haute école pédagogique de Schaffhouse occupera le deuxième et le troisième étage, tandis que le quatrième étage sera disponible pour d’autres locataires. Cette utilisation diversifiée renforce l’importance du site en tant que centre éducatif et culturel.

    Avancement des travaux et travaux archéologiques
    Le début officiel des travaux a eu lieu en septembre 2024 avec le premier coup de pioche symbolique. Au préalable, des fouilles archéologiques de sauvetage ont été menées et ont permis de découvrir des objets importants datant des 1000 dernières années.

    Actuellement, les travaux du parking souterrain et le réaménagement de la cour sont en cours. Parallèlement, la rénovation de l’aile ouest progresse. Outre les mesures statiques, les façades et le toit sont rénovés et l’aménagement intérieur est en cours de préparation.

    La première dalle de la nouvelle cour a été coulée en janvier 2025. Afin de protéger les arbres de valeur, un mur de soutènement (Rühlwand) sera érigé autour du grand marronnier de la cour.

    Un nouveau lieu de rencontre pour Schaffhouse
    Après le réaménagement, le Kammgarnhof deviendra un lieu de séjour attrayant pour la population et les visiteurs de la ville. Lire, rencontrer des amis ou profiter de concerts – tout cela sera possible dans cet environnement réaménagé.

    La construction du parking souterrain est financée conjointement avec IWC Schaffhausen, le voisin direct du site. Cette étroite collaboration donne naissance à une solution durable qui améliore à la fois la fluidité du trafic et la qualité de vie.

    Un quartier vivant et plein d’avenir
    Grâce à la rénovation et au réaménagement complets, le Kammgarnareal deviendra un centre culturel, éducatif et de rencontre moderne. Le lien avec la vieille ville et le Rhin sera renforcé, tandis que de nouvelles utilisations enrichiront le paysage urbain de Schaffhouse. L’achèvement du projet est prévu pour fin 2026 – une étape importante pour le développement à long terme de la ville.

  • Zurich Stadelhofen est ouvert au public

    Zurich Stadelhofen est ouvert au public

    Avec 80 000 voyageurs par jour, Zurich Stadelhofen est un nœud de communication central de la ville. Mais les trois voies existantes sont surchargées et limitent la croissance du RER. La construction d’une quatrième voie et d’un tunnel supplémentaire en direction de Tiefenbrunnen permettra d’augmenter massivement la capacité. Une extension dont les effets se feront sentir bien au-delà des frontières de la ville.

    Plus de capacité, de meilleures liaisons
    L’extension doit permettre jusqu’à 50 pour cent de mouvements de trains supplémentaires. Elle ouvre la voie à la généralisation de la cadence au quart d’heure sur l’ensemble du réseau RER zurichois. Une amélioration qui profitera non seulement à la ville de Zurich, mais aussi aux 6 cantons voisins. Le projet concerne plusieurs sous-secteurs, dont un nouvel accès principal, des passages améliorés et un accès supplémentaire aux quais dans le secteur Kreuzbühl-/Mühlebachstrasse.

    Dix ans de travaux et 1,1 milliard de francs d’investissement
    Le projet durera environ dix ans. Si tout se passe bien et qu’il n’y a pas d’opposition, les travaux devraient débuter dans la seconde moitié des années 2020, avec une mise en service dans les années 2030. Les coûts estimés s’élèvent à environ 1,1 milliard de francs. Une étape considérable mais nécessaire pour une infrastructure de mobilité durable.

    Transparence et participation – le projet est mis à la disposition du public
    Du 14 mai au 12 juin 2025, le projet est mis à la disposition du public à Zurich et à Dübendorf. Les plans complets peuvent être consultés à Zurich et ceux du tunnel du Zürichberg à Dübendorf. Sur place, des spécialistes des CFF seront disponibles pour répondre aux questions. Un grand projet d’extension qui laisse place au dialogue.

  • Comment Lucerne conçoit activement de nouveaux espaces de travail

    Comment Lucerne conçoit activement de nouveaux espaces de travail

    Début avril 2025, des représentants de communes lucernoises et des responsables du développement régional se sont réunis pour le troisième forum « Promotion économique et de la localisation dans les communes ». La Promotion économique de Lucerne et l’Association des communes lucernoises avaient lancé l’invitation. La question centrale du forum, qui s’est tenu à la Haute école de Lucerne, était de savoir comment les communes peuvent stratégiquement garantir et développer des surfaces pour des activités économiques.

    Cadre cantonal et outils numériques
    Après l’ouverture par Ivan Buck, directeur de la promotion économique de Lucerne, et Sibylle Boos-Braun, présidente de VLG, l’équipe de développement des entreprises a présenté des outils pratiques. Parmi eux, un guide et l’outil numérique de start.swiss, qui permet d’automatiser les processus d’accueil des nouvelles entreprises dans la commune. Un pas en avant vers une administration efficace et la gestion du site.

    La planification cantonale comme source d’impulsion
    André Duss du canton de Lucerne a présenté les mesures prévues pour le développement des zones d’emploi dans le projet de plan directeur cantonal. L’accent a été mis sur les surfaces destinées à l’expansion des entreprises locales et sur les sites attractifs pour de nouvelles implantations. La coordination entre le canton et les communes doit jouer un rôle central.

    Des exemples pratiques régionaux donnent des impulsions
    Des projets concrets ont montré comment les communes sont déjà actives aujourd’hui. LuzernPlus a démontré avec LuzernNord une gestion territoriale réussie, accompagnée de développements à LuzernSüd, LuzernOst et Rothenburg-Station. Le projet pilote de Sursee Plus, présenté par Matthias Senn, a également montré comment la construction densifiée dans les zones d’activités peut également fonctionner pour les entreprises à forte consommation d’espace. Florian Furrer de Schüpfheim a donné un aperçu du processus communal de mise en zone de nouvelles surfaces de travail, un exemple de planification prévisionnelle au niveau communal.

    Les communes façonnent activement l’avenir avec
    Le forum a clairement montré que la promotion économique et la localisation commencent sur le terrain. Grâce à des approches innovantes, des outils numériques et une collaboration ciblée entre le canton, les communes et les régions, de nouveaux espaces de développement entrepreneurial voient le jour. Lucerne montre comment l’avenir se construit concrètement.

  • Le label de qualité renforce le secteur de la céramique avec 121 certifications Platinium

    Le label de qualité renforce le secteur de la céramique avec 121 certifications Platinium

    Au total, 121 entreprises de carrelage, de distribution et de mélange du secteur de la céramique ont obtenu cette année la certification Platinium, informe le CERUNIQ dans un communiqué. Avec ce label de qualité, l’association des principales entreprises de pose et du commerce spécialisé dans le secteur de la céramique distingue les entreprises pour la haute qualité et le professionnalisme de leur travail. « Platinium incarne la constance, la qualité et la stabilité », déclare le président central du CERUNIQ, Konrad Imbach, cité dans le communiqué lors de son allocution à l’occasion de la remise du label.

    Parmi les entreprises certifiées, cinq ont obtenu le label pour la première fois, les autres ont été recertifiées. Le canton de Lucerne est représenté par neuf entreprises parmi celles qui ont été recertifiées. Concrètement, Bacchetta Baukeramik GmbH de Horw, Bühlmann Keramik AG de Hochdorf, DÄHLER KERAMIK GmbH de Weggis, Häfliger Plattenbeläge AG de Rain, JÖRI PLATTEN AG de Egolzwil, MUHEIM KERAMIK AG de Weggis, P. Bachmann AG de Urswil/Hochdorf, Ziswiler GmbH, Keramik, Naturstein, Ofenbau de Eschenbach et Zwimpfer – Platten AG de Sursee ont été récompensées.

    La certification s’est déroulée cette année « sous des exigences plus strictes », écrit le CERUNIQ. Une attention particulière a été accordée à la formation initiale et continue des apprentis et des collaborateurs, à la qualité des conseils, à la précision dans l’exécution des travaux ainsi qu’au traitement professionnel et orienté client des réclamations. La prochaine certification Platinium est prévue pour 2027.

  • Nouveau directeur de la filière Real Estate Management à la HWZ – Focus sur la numérisation et l’IA

    Nouveau directeur de la filière Real Estate Management à la HWZ – Focus sur la numérisation et l’IA

    Facchinetti apporte une vaste expérience en matière de numérisation, d’innovation et de PropTech. « Nous sommes convaincus qu’il apportera une grande valeur ajoutée aux étudiants grâce à son vaste réseau et à ses connaissances spécialisées », déclare Markus Streckeisen, principal responsable des programmes Real Estate de la HWZ.

    Le nouveau directeur de la filière sera désormais responsable de trois programmes CAS axés sur la pratique, qui peuvent être suivis individuellement ou de manière modulaire sur plusieurs années jusqu’au diplôme de master :

    • CAS Smart Real Estate Business (lancement : mars 2025)
    • CAS Smart Real Estate AI, Data & Value (début : septembre 2025)
    • CAS Smart Real Estate Life Cycle Management (début : septembre 2025)

    « Je me réjouis de pouvoir transmettre, en collaboration avec des experts de la pratique, des compétences orientées vers l’avenir et nécessaires pour relever les défis de notre époque », a déclaré Facchinetti.

    Le programme de formation continue en cours d’emploi, situé au centre de la gare centrale de Zurich, s’adresse aux professionnels et aux cadres qui souhaitent renforcer leurs compétences numériques dans le secteur de l’immobilier – pratique, moderne et à l’épreuve du temps.

  • Un nouvel outil facilite la coordination entre la 2D et la 3D

    Un nouvel outil facilite la coordination entre la 2D et la 3D

    Revizto a apporté quelques nouveautés à sa plateforme collaborative intégrée pour les secteurs de l’architecture, de l’ingénierie, de la construction et de l’exploitation (AECO). Comme l’explique l’entreprise lausannoise dans un communiqué de presse, les nouveaux outils et améliorations de Revizto 5.16 visent à optimiser les flux de travail et à permettre une collaboration plus intelligente à chaque étape du projet.

    « Chaque amélioration de cette version a été conçue pour permettre aux équipes de se coordonner plus efficacement et de prendre des décisions plus éclairées en temps réel », a déclaré le CEO et fondateur Arman Gukasyan, cité dans le communiqué. « Toutes ces améliorations sont le résultat de discussions approfondies avec nos clients et des commentaires de nos utilisateurs. Ce n’est qu’une étape supplémentaire dans notre volonté de créer un nouveau standard de collaboration dans le secteur AECO »

    Parmi les nouveautés, les utilisateurs peuvent désormais afficher côte à côte une feuille 2D et un modèle 3D, y compris les problèmes et les repères, et passer instantanément d’une position en 2D à la position correspondante dans le modèle 3D, sans avoir à passer d’un onglet à l’autre. D’autres améliorations concernent le champ de sélection, l’isolation des objets et une optimisation du planificateur. La nouvelle fonction de collision « Objets requis » automatise le processus de coordination, qui peut désormais être effectué de nuit.

  • Des solutions de nettoyage plus efficaces pour la construction et l’industrie

    Des solutions de nettoyage plus efficaces pour la construction et l’industrie

    Selon un communiqué de presse, la Frutiger Company, dont le siège est à Winterthur, a connu une semaine de salon réussie avec de nombreux échanges professionnels lors de la Bauma à Munich. De nombreux visiteurs auraient profité du salon leader mondial des machines de construction, des machines pour matériaux de construction, des machines minières, des véhicules de chantier et des engins de chantier pour s’informer sur la gamme de produits restructurée.

    Le système de lavage de pneus MobyDick On, produit par Frutiger et développé en collaboration avec l’Ecole Polytechnique Fédérale de Zurich, a suscité un intérêt particulier. Grâce à une géométrie optimisée pour l’écoulement et à des positions de buses innovantes, il pose de nouveaux jalons en termes d’efficacité et de puissance de lavage.

    Outre la fabrication des systèmes de lavage de pneus MobyDick, Frutiger est spécialisé dans les systèmes de nettoyage pour la fixation de la poussière et le nettoyage grossier des véhicules à roues et à chenilles ainsi que d’autres machines de construction (Demucking).

    Les trois divisions étaient présentes à la Bauma, nouvellement divisées en Standard Line et Tailor Made Line. La nouvelle structuration du portefeuille permet une mise à disposition rapide et efficace de solutions standardisées pour les exigences courantes et de systèmes sur mesure pour les défis individuels, explique-t-on.

    Les systèmes adaptatifs MobyDick ont été présentés comme une nouveauté dans le domaine de la lutte contre la poussière. Ils ont été complétés par des variantes autonomes et apportent des améliorations en termes de flexibilité sur des plates-formes avec générateur et réservoir d’eau intégrés ou sur des tours mobiles. Frutiger a également fait la démonstration d’un système de démoussage complet pour le nettoyage de véhicules de chantier et militaires. Cette solution permet de réduire les coûts en termes de personnel, de temps d’immobilisation et de consommation d’eau.

  • Les robots volants, machines de construction du futur

    Les robots volants, machines de construction du futur

    Alors que les systèmes robotisés lourds et terrestres ont depuis longtemps fait leur entrée sur les chantiers, ils atteignent rapidement leurs limites sur les terrains accidentés ou à haute altitude. Une équipe de recherche internationale dirigée par l’Empa et l’EPFL étudie actuellement comment les robots volants peuvent combler ces lacunes. Leur vision est celle de drones de chantier mobiles, flexibles et autonomes qui transportent des matériaux, érigent des structures et complètent de manière ciblée les machines classiques. Comme par exemple lors de réparations sur des façades d’immeubles ou lors d’interventions après des catastrophes naturelles.

    Flexibilité et précision depuis les airs
    Le développement des technologies dites de « fabrication additive aérienne » est au cœur des recherches actuelles. Trois concepts sont poursuivis : la construction avec des éléments modulaires, la mise en tension de structures de traction et l’application de matériaux de construction par couches. Les premiers essais réalisés au « DroneHub » de l’Empa montrent comment des essaims de drones pourraient se charger ensemble de tâches de construction. Les avantages sont nombreux : pas de site de construction fixe, des distances de transport plus courtes, une réduction des pertes de matériaux et une sécurité accrue sur le chantier.

    Interaction entre la robotique, les matériaux et la conception
    Pour que l’utilisation de drones de construction devienne une réalité, plusieurs disciplines doivent être combinées. Des matériaux de construction robustes et légers sont essentiels, tout comme des conceptions de construction intelligentes adaptées à la précision limitée des drones. Parallèlement, la technologie exige des progrès en matière d’autonomie de vol. Du vol d’itinéraire programmé à l’analyse et à l’adaptation autonomes pendant le processus de construction, l’éventail des capacités futures s’étend.

    Compléter plutôt que remplacer
    Malgré tous les progrès, les drones restent un complément aux systèmes robotiques existants. Leur temps de vol et leur charge utile limités restreignent actuellement leur utilisation. Les chercheurs considèrent donc que les concepts hybrides sont la clé. Les systèmes conventionnels construisent les parties inférieures d’une structure, tandis que les drones prennent le relais à partir de certaines hauteurs. Des structures pourraient ainsi être créées à l’avenir de manière flexible et efficace. Même là où une construction classique n’est pas possible aujourd’hui.

  • Swissbau Lab ouvre de nouveaux horizons

    Swissbau Lab ouvre de nouveaux horizons

    Du 20 au 23 janvier 2026, la Foire de Bâle deviendra le point de rencontre du secteur suisse de la construction et de l’immobilier. Le Swissbau Lab, situé dans le hall 1.1, sera au centre de l’événement, un espace dédié aux idées, aux innovations et aux nouveaux partenariats. Des thèmes tels que l’économie circulaire, les opportunités de planification numérique, les processus de construction modifiés et la protection du climat marqueront les discussions. Le lancement de la programmation le 6 mai 2025 marque le début d’une phase intensive de développement de concepts à laquelle les entreprises, les associations et les institutions sont invitées à participer.

    Atelier comme tremplin pour l’innovation
    L’atelier de lancement du 6 mai 2025 à Zurich marquera le début du processus. Les entreprises confirmées et intéressées y recevront toutes les informations sur le concept et les possibilités de participation au Swissbau Lab. Les responsables du salon coordonneront le développement du programme qui suivra. D’abord en séance plénière, puis en groupes thématiques spécifiques. Les inscriptions de dernière minute à l’atelier sont possibles jusqu’au 2 mai 2025.

    Le réseautage, clé du progrès
    Qu’il s’agisse d’une start-up ou d’une entreprise bien établie, l’élément décisif est la motivation à participer activement à la construction de l’avenir. Avec le Swissbau Lab, un réseau d’innovation dynamique voit le jour, porté par la Société suisse des ingénieurs et des architectes (SIA) en tant que Leading Partner. La plate-forme favorise les échanges ouverts et mise sur la coopération plutôt que sur la lutte individuelle.

    Markus Weber, président de Construire en numérique Suisse et co-directeur de la filière Construction numérique à la Haute école de Lucerne, en souligne l’importance : « Pour nous, Swissbau est une occasion unique de mettre l’accent sur le principe du « travailler ensemble plutôt que chacun pour soi ». Ensemble, nous donnons des impulsions pour un secteur de la construction et de l’immobilier interconnecté, numérique et porteur d’avenir »

  • Le professeur Nora Dainton prend la direction de l’Institut de la construction numérique FHNW

    Le professeur Nora Dainton prend la direction de l’Institut de la construction numérique FHNW

    En assurant la direction par intérim de l’institut, le professeur Nora Dainton assume une double responsabilité. Elle dirige l’Institut de la construction numérique tout en restant directrice du programme MSc in Virtual Design and Construction. Cette combinaison permet d’associer étroitement la recherche, l’enseignement et le développement stratégique. « Je me réjouis de participer activement à l’avenir de la construction numérique avec nos étudiants et nos collègues spécialisés », souligne-t-elle.

    Depuis 2021, le professeur Dainton travaille à l’institut, où elle façonne le contenu et l’orientation stratégique du programme de master VDC. Un programme qui met l’accent sur les processus numériques dans la construction et l’immobilier.

    Pont entre la recherche et la pratique
    L’une des principales préoccupations du professeur Dainton est la recherche appliquée en étroite collaboration avec des partenaires de terrain. En tant que lien entre l’industrie, l’enseignement et la recherche, elle souhaite accompagner activement la transition numérique dans le secteur de la construction. Elle se concentre sur les nouveaux processus de planification et de construction, les formes d’organisation innovantes et les outils numériques qui améliorent l’efficacité, la durabilité et la qualité du processus de construction.

    Son rôle interinstitutionnel au sein de l’université lui permet également de contribuer au niveau stratégique au développement des départements et à l’évolution de l’université.

    Passage de témoin avec perspective
    Le professeur Dainton succède au professeur Manfred Huber, qui a développé et marqué de son empreinte l’Institut de la construction numérique pendant plus de huit ans. À partir d’août 2025, le professeur Huber assumera une nouvelle fonction de direction en tant que directeur du département Technique & Architecture de la Haute école de Lucerne.

    Cette transition marque une nouvelle étape pour l’institut, qui se positionne comme une force de proposition au niveau régional, national et international pour la transformation numérique dans le secteur de la construction.

  • Immo-Monitoring 2025

    Immo-Monitoring 2025

    En 2025, le solde de la construction de logements est plus bas que prévu. Les constructions neuves de remplacement et les surélévations remplacent de plus en plus les constructions classiques en rase campagne. Bien que le nombre de permis de construire ait augmenté en 2024, les entrées nettes dues à des projets de démolition restent limitées. Le canton de Zurich est particulièrement touché, puisque seuls 73 % des nouveaux projets de construction aboutissent effectivement à une augmentation du nombre de logements.

    Dans le même temps, le taux d’offre de logements locatifs est tombé à un niveau historiquement bas de 3,7 %. La demande dépasse nettement l’offre dans presque toutes les régions.

    Hausse des prix due au boom de la demande
    La baisse des taux d’intérêt et l’augmentation du patrimoine net des ménages stimulent la demande de logements, en particulier dans le segment de prix supérieur. Les prix des transactions continuent d’augmenter. Cette dynamique est particulièrement marquée en Suisse centrale. Pour 2025, on prévoit une augmentation de 3,6 % pour les appartements en propriété et de 3,8 % pour les maisons individuelles. Les loyers proposés augmentent également, mais de manière plus modérée ( 1.7 %), tandis que les loyers existants devraient légèrement reculer en raison de la baisse du taux d’intérêt de référence.

    Marché des surfaces de bureaux stable avec des impulsions régionales
    Dans le segment des bureaux, l’évolution est plus modérée. Après une croissance modérée de l’emploi de 1,1 % en 2024, on s’attend à un léger ralentissement de la demande de surfaces en 2025. Certes, l’activité de construction a augmenté de 51,5 % en termes nominaux, mais cela repose sur quelques grands projets. La croissance à l’échelle nationale est nettement plus faible.

    Les loyers proposés ont augmenté en moyenne de 2,4 %, et même de 4,4 % dans les grands centres. À Zurich et à Genève, les loyers prime ont légèrement reculé, tandis que Berne a enregistré une hausse de 5,3 %.

    Bâtiment Renversement de tendance et transformation comme clé
    Après six années de recul, une nouvelle phase de croissance s’amorce en 2024 dans le secteur du bâtiment, avec une hausse attendue de près de 5 % en 2025. C’est surtout le secteur de la transformation qui devient le moteur de la croissance ( 7.2 %), sous l’impulsion de la pénurie de terrains à bâtir, de la transition énergétique, des incitations fiscales et du besoin élevé de rénovation.

    Les investissements dans les logements collectifs augmentent sensiblement, tandis que la construction de maisons individuelles classiques continue de reculer. Les investissements se concentrent de plus en plus sur la densification en centre-ville, la rénovation du parc immobilier existant et les rénovations énergétiques.

    Un sprint intermédiaire avec des incertitudes
    L’environnement économique reste volatil. L’économie suisse devrait croître de 1,3 % en 2025, portée par la consommation et les investissements dans la construction. Le commerce mondial continue de souffrir des tensions géopolitiques et des conflits douaniers, ce qui pèse sur l’industrie exportatrice, à l’exception du secteur pharmaceutique.

    L’inflation reste faible ( 0,3%), la baisse du taux directeur à 0,25% soutient l’activité mais pourrait accentuer les tendances déflationnistes. Parallèlement, le marché du travail se refroidit. La croissance de la population et des ménages ralentit, ce qui pourrait avoir un impact sur la demande de logements à moyen terme.

  • Construire en bois en économisant les ressources

    Construire en bois en économisant les ressources

    La fabrication manuelle de bardeaux de bois dans l’espace alpin a inspiré des chercheurs de l’Empa et de l’ETH Zurich pour une approche novatrice. Ils ont mis au point un procédé permettant de transformer des baguettes de bois fendues en panneaux de matériau. Contrairement au traitement traditionnel, il est possible d’utiliser du bois de feuillus de faible qualité. L’objectif est de produire des panneaux dont les propriétés mécaniques sont proches de celles du bois massif.

    Efficacité énergétique et matérielle grâce au traitement sans copeaux
    Dans la production traditionnelle de bardeaux, les billes de bois sont fendues le long de la fibre. Un procédé qui nécessite un minimum d’énergie et pratiquement aucun déchet. Ce principe est désormais appliqué aux applications industrielles. Grâce à un processus de fendage en deux étapes et à un dispositif nouvellement développé avec une tête de fendage à plusieurs lames, plusieurs bûches peuvent être produites simultanément, y compris à partir d’essences de feuillus qui étaient jusqu’à présent principalement brûlées.

    Intelligence artificielle pour le tri du bois
    Un élément central du nouveau procédé est l’utilisation de l’intelligence artificielle pour évaluer les barres de bois. Une caméra linéaire capture des images haute résolution de chaque barreau, qui sont analysées par un réseau neuronal. Cela permet de déterminer des propriétés importantes telles que la rigidité, indépendamment de l’essence, de la forme ou de la taille du bois. Cette sélection basée sur les données devrait permettre à l’avenir une disposition ciblée des barres afin d’optimiser encore les propriétés mécaniques des panneaux.

    Panneaux pour éléments porteurs avec potentiel
    Même sans tri, les premiers démonstrateurs montrent une grande efficacité des ressources et de bonnes propriétés mécaniques. Les chercheurs voient dans ce procédé un grand potentiel pour les éléments porteurs dans la construction. Les défis actuels concernent le collage, la mise à l’échelle et la prédictibilité des propriétés des matériaux. Néanmoins, le procédé offre des perspectives prometteuses pour l’utilisation du bois dans un secteur de la construction en pleine mutation.

    La recherche est regroupée de manière stratégique
    Le projet s’inscrit dans le cadre de l’initiative « Mainstreaming Wood Construction », qui promeut une utilisation accrue du bois dans la construction. Dans le cadre de cette initiative, un nouveau centre de recherche est prévu. Le « Center for Wood Materials and Structures » doit regrouper les compétences de l’Empa et de l’ETH Zurich et donner de nouvelles impulsions à la transformation du bois tout au long de la chaîne de création de valeur.

  • Un nouveau service de restauration événementielle voit le jour à l’aéroport de Zurich

    Un nouveau service de restauration événementielle voit le jour à l’aéroport de Zurich

    Le nouveau Foodhall TREATS prévu à l’aéroport de Zurich sera géré par the food collective ag, selon un communiqué de presse. Food collective est une entreprise de Pointbreak Group, société de gestion d’événements basée à Zurich. Le nouveau bâtiment de 2000 mètres carrés du Foodhall TREATS fait partie de la rénovation complète de la zone commerciale de l’aéroport. L’ouverture est prévue pour l’automne 2027. Dès à présent, les restaurateurs peuvent se porter candidats pour y proposer leurs produits. L’investissement total s’élève à environ 250 millions de francs suisses et est pris en charge par Flughafen Zürich AG.

    Sur une surface d’environ 2000 mètres carrés, TREATS offre plus de 1000 places assises et devient ainsi l’un des plus grands foodhalls de Suisse, selon le communiqué. Le hall de douze mètres de haut dispose de deux niveaux et propose 16 stands de nourriture, des food trucks temporaires, quatre bars et un café. S’y ajoutent une scène pour des manifestations ainsi que plusieurs terrasses extérieures.

    Le nouveau Foodhall sera construit entre les parkings P1 et P2, au niveau de la gare routière, et reliera différentes zones, du shopping aux arrivées et départs, en passant par la gare, le Cercle et les parkings. Au total, cinq entrées et sorties doivent conduire à un accès direct de différents côtés.

    « Au TREATS, le plaisir de manger et la convivialité sont au premier plan – selon la devise : Treat yourself ! », déclare Stefan Gross, Chief Commercial Officer de Flughafen Zürich AG, cité dans le communiqué.

  • Une nouvelle usine renforce la production de produits chimiques pour la construction en Asie centrale

    Une nouvelle usine renforce la production de produits chimiques pour la construction en Asie centrale

    Sika AG poursuit sa croissance au Kazakhstan avec la mise en service d’un nouveau site de production. Située dans la ville d’Oust-Kamenogorsk, à l’est du pays, l’usine réunit des lignes de production de mortiers et d’adjuvants pour béton ainsi qu’un laboratoire.

    Selon un communiqué de presse, il s’agit de la quatrième usine de produits Sika issus de la chimie de spécialité pour la construction et l’industrie. La région connaît une forte activité de construction. L’industrie minière, en particulier, connaît une forte croissance. Les entreprises implantées dans les secteurs de la chimie, de l’énergie et de l’automobile sont également en pleine expansion. Par conséquent, la demande de logements augmente.

    L’entreprise de produits chimiques pour la construction annonce qu’elle participera également à des projets de grande envergure. Le Kazakhstan est l’un des pays les plus riches en matières premières au monde. Selon les prévisions, l’industrie du bâtiment au Kazakhstan devrait connaître une croissance annuelle de 4,2 % jusqu’en 2028. Les investissements dans les projets énergétiques, les réservoirs d’eau, les infrastructures de transport et les parcs industriels sont les moteurs de cette croissance. Selon les estimations, le volume des projets de construction à l’échelle du pays s’élèverait à 160 milliards de francs.

  • Ce que les chantiers peuvent apprendre des missions spatiales

    Ce que les chantiers peuvent apprendre des missions spatiales

    Chantiers de construction et missions spatiales, deux mondes qui pourraient difficilement être plus différents. Pourtant, en y regardant de plus près, on découvre des points communs essentiels. Les deux environnements de travail sont caractérisés par des incertitudes, une grande complexité et des situations potentiellement mortelles. C’est précisément là qu’intervient le savoir de l’astronaute Maria Martini. Elle simule des missions spatiales dans des conditions extrêmes réelles sur Terre. Dans des grottes, des déserts ou sous l’eau, elle apporte des connaissances qui sont également très pertinentes pour les travailleurs du bâtiment.

    La routine sauve des vies
    Dans l’espace comme dans la construction, une chose compte avant tout : une fiabilité absolue dans chaque mouvement. Qu’il s’agisse d’assurer un échafaudage ou de s’encorder dans une grotte, les protocoles de sécurité doivent être assimilés de telle sorte qu’ils se déroulent sans erreur, même en cas de stress. « Une seule erreur peut avoir des conséquences fatales », explique Maria. C’est pourquoi on s’entraîne jusqu’à ce que chaque geste soit maîtrisé. Une discipline qui s’avère également payante sur le chantier.

    Utilisation de la technologie avec système
    L’équipement de protection individuelle n’est pas seulement obligatoire, il est high-tech. La combinaison spatiale de Maria est équipée d’un casque, d’un éclairage, d’une liaison radio et d’une transmission vidéo vers le centre de contrôle. Des systèmes similaires sont utilisés sur les chantiers modernes. Casques intelligents, solutions de sécurité basées sur des capteurs, communication en temps réel. Le message est clair : en encourageant l’innovation dans l’équipement, on améliore non seulement l’efficacité, mais aussi la sécurité.

    La communication, garante de la sécurité
    Dans les situations dangereuses, c’est souvent la qualité de la communication qui fait la différence. Ce qui est connu sous le nom de « contrôle de mission » dans les missions spatiales correspond, sur le chantier, à une communication clairement structurée entre les préparateurs, les responsables de la sécurité et la direction des travaux. Pour Maria, il est clair que « ce n’est que lorsque tout le monde sait ce qu’il faut faire et se fait mutuellement confiance qu’une équipe peut résister dans des situations extrêmes »

    Résistance au stress et compétences de direction
    Les moments critiques exigent de garder la tête froide. Lorsque Maria a failli perdre pied dans une grotte boueuse au cours d’une mission, la direction calme de son commandant l’a aidée à résoudre la situation en toute sécurité. Il en va de même sur le chantier : les cadres doivent être capables d’identifier les risques, de désespérer et de guider l’équipe dans les situations difficiles. Une compétence qui doit être entraînée et encouragée.

    Principes de l’espace pour plus de sécurité dans la construction
    Les parallèles sont clairs, la discipline, l’esprit d’équipe, l’utilisation de la technologie et la gestion professionnelle des crises sont des facteurs de réussite, sur les chantiers comme dans les missions spatiales. Les entreprises qui, dans le secteur de la construction ou de la gestion de sites, misent aujourd’hui sur une culture de la sécurité tournée vers l’avenir, bénéficient non seulement d’une réduction du nombre d’accidents, mais augmentent également leur attractivité en tant qu’employeur moderne et responsable.

  • Le certificat Minergie apporte des avantages mesurables en termes de rendement

    Le certificat Minergie apporte des avantages mesurables en termes de rendement

    Les mesures de construction respectueuses du climat sont souvent considérées comme un facteur de coût. Cependant, cette image s’inverse pour les bâtiments certifiés Minergie dans leur intégralité. L’étude actuelle du Dr Constantin Kempf montre que les immeubles collectifs certifiés Minergie réalisés entre 2010 et 2020 entraînent certes des coûts supplémentaires de 1,6 à 5,1 pour cent. Mais ces coûts sont compensés par des loyers initiaux qui sont en moyenne de 2,6 à 6,6 pour cent supérieurs à ceux des bâtiments comparables non certifiés.

    Les mesures individuelles telles que les pompes à chaleur ou le chauffage urbain augmentent certes les coûts de construction. Mais sans le concept global Minergie, elles ne permettent pas de générer des loyers plus élevés. Seule la mise en œuvre systématique du standard crée une valeur ajoutée commercialisable pour les investisseurs, les propriétaires et les maîtres d’ouvrage.

    Avantage pour le site grâce à la qualité et à la transparence
    Minergie n’est pas seulement synonyme d’efficacité énergétique, mais aussi de renouvellement d’air contrôlé, de meilleure protection contre la chaleur et d’utilisation d’énergies renouvelables. Avec plus de 60 000 bâtiments certifiés, la norme a contribué de manière significative à la réduction des émissions de CO2. Intéressant pour les investisseurs, Minergie peut augmenter la valeur des biens immobiliers, accroître l’exploitabilité et a un impact positif sur les conditions de financement.

    Le nouveau standard Minergie-Areal montre qu’une transformation vers la durabilité est également possible de manière mesurable et planifiable au niveau du quartier et du site. Dans le développement de sites en particulier, cela offre de nouveaux arguments pour des projets de construction viables et rentables.

    Plus de confort, moins de frais d’exploitation
    Les bailleurs ne sont pas les seuls à en profiter. Les locataires bénéficient eux aussi d’une plus-value nettement perceptible. Certes, les loyers nets sont légèrement plus élevés, mais la baisse des charges et l’amélioration de la qualité de vie, notamment grâce aux systèmes de ventilation automatique et à une meilleure protection thermique en été, compensent cette différence.

    Minergie est donc plus qu’un label environnemental. C’est un instrument économique, politique et social qui concilie à la fois le rendement et les objectifs climatiques. Pour les investisseurs, les développeurs et les promoteurs de sites, c’est une voie claire qui s’ouvre, alliant responsabilité écologique et avantages économiques.

  • Potentiel de l’activité de construction de logements et du développement interne

    Potentiel de l’activité de construction de logements et du développement interne

    La construction de logements est un facteur clé du développement urbain et territorial durable. La Suisse est confrontée à la tâche de créer de nouveaux logements sans utiliser inutilement de précieuses surfaces en dehors des zones urbaines existantes. Les conclusions de l’Office fédéral du développement territorial montrent que la construction de logements existants, en particulier, joue un rôle central dans le développement futur. Toutefois, les défis à relever sont plus complexes que ceux liés à la construction de nouveaux logements sur des terrains non bâtis.

    Où se construisent les nouveaux logements ?
    Une analyse de l’activité de construction de logements entre 2018 et 2022 montre des schémas clairs. Les communes rurales et périurbaines affichent une activité de construction neuve plus importante que les zones urbaines par rapport à leur parc de résidences principales. Néanmoins, la part des nouvelles constructions sur des parcelles jusqu’alors non bâties a globalement diminué, tandis que la part des constructions dans l’existant représente désormais 59% des permis de construire. Dans les zones urbaines, la construction de logements se concentre de plus en plus sur les zones déjà urbanisées, tandis que la croissance se poursuit en périphérie des agglomérations.

    Le défi de la construction dans l’existant
    La construction de logements dans des zones déjà construites est plus complexe que l’ouverture de nouvelles zones à bâtir. L’un des principaux constats est que les communes disposant d’importantes réserves de terrains à bâtir non construits présentent une activité de construction dans l’existant plus faible. La pression en faveur d’une densification est plus faible là où il existe encore suffisamment de surfaces pour de nouvelles constructions. Parallèlement, des mesures ciblées prises par les communes ainsi que des projets de construction de qualité peuvent apporter une contribution positive au développement interne et inciter à utiliser les structures existantes.

    Moteurs et obstacles à la construction
    La construction sur des terrains non bâtis est plus facile à analyser, car elle est fortement influencée par des facteurs mesurables tels que l’évolution des prix de l’immobilier et les niveaux de loyer. Des études de cas montrent que les communes ayant une politique active de construction de logements ont un taux de développement interne plus élevé. Des mesures communales telles que des conseils ciblés, une politique foncière ou des espaces publics attrayants peuvent constituer des incitations décisives à la densification.

    La qualité, clé de l’acceptation
    La qualité des projets de construction est un autre facteur de réussite. L’acceptation sociale est plus élevée lorsque les projets de construction ne se contentent pas de créer des logements supplémentaires, mais qu’ils contribuent également à la qualité de l’urbanisation. Cela comprend, entre autres, des espaces libres accessibles au public, la promotion de la biodiversité ou des logements socialement acceptables. Ces critères de qualité sont particulièrement importants dans le cadre du développement interne, car les modifications de construction ont souvent lieu dans l’environnement direct des habitants.

    L’urbanisation, un changement à long terme
    Dix ans après l’entrée en vigueur de la loi sur l’aménagement du territoire, les premières données montrent que la transformation vers le développement vers l’intérieur a commencé. En particulier dans les zones urbaines telles que Zurich, Bâle et Lausanne, de plus en plus de logements sont construits grâce à des changements d’affectation ou à des surélévations de bâtiments existants. Mais les communes périurbaines et rurales montrent également une tendance croissante à l’utilisation de surfaces déjà construites.

    Stratégies pour l’activité de construction de logements
    L’analyse de l’activité de construction de logements montre qu’une gestion ciblée par l’aménagement du territoire est possible. Les communes qui encouragent activement le développement interne sont mieux à même de relever les défis de la construction de logements. Les stratégies efficaces comprennent une politique foncière prévoyante, des projets de construction de qualité et une étroite collaboration entre les pouvoirs publics et les acteurs privés. Le développement vers l’intérieur reste l’une des tâches centrales pour un développement territorial orienté vers l’avenir, afin de répondre aux besoins croissants en matière de logement tout en préservant les ressources.

  • Postulez dès maintenant : Qui remportera le Real Estate Award 2025 ?

    Postulez dès maintenant : Qui remportera le Real Estate Award 2025 ?

    Le Real Estate Award est plus qu’une simple récompense – il est le reflet de la force d’innovation dans le monde de l’immobilier et de la construction en Suisse. Depuis des années, il est synonyme de qualité, de vision et d’esprit pionnier. En posant votre candidature, vous rejoignez une communauté prête à explorer de nouvelles voies, à bousculer les schémas de pensée existants et à participer activement à l’évolution du secteur.

    Chaque année, des projets exceptionnels sont mis en lumière, qu’il s’agisse de start-up ou de grandes entreprises, d’idées mûries ou de bâtiments achevés. Le prix n’offre pas seulement une reconnaissance, mais aussi une scène nationale pour les idées et solutions d’avenir qui font vraiment la différence.

    Pourquoi il est judicieux de postuler dès maintenant
    Une place parmi les nominés, voire un prix, apporte une énorme visibilité, tant au sein du secteur qu’au-delà. Tous les finalistes seront présentés aux médias, au public professionnel et aux décideurs dans le cadre de la grande cérémonie de remise des prix qui aura lieu le 2 octobre 2025.

    En plus d’une présence dans les médias pertinents, les participants auront accès à un réseau exclusif d’experts, d’investisseurs, de penseurs et de leaders du monde de l’immobilier. Le prix offre visibilité, crédibilité et rayonnement – et pas seulement aux gagnants.

    La participation est déjà un signe d’innovation et de pertinence. C’est une déclaration forte et une chance de hisser son projet sur la grande scène – devant les bons yeux.

    Des catégories modernes
    en 2025, le Real Estate Award sera à nouveau décerné dans cinq catégories :

    1. Digital
      Pour les projets, outils ou plateformes qui utilisent le numérique pour réaliser de réelles avancées pour le secteur.
    2. Commercialisation
      Pour les stratégies et concepts de commercialisation innovants qui permettent d’atteindre les groupes cibles de manière efficace et créative.
    3. Durabilité
      Pour les solutions qui mettent en œuvre la durabilité environnementale, sociale ou économique de manière mesurable et pérenne.
    4. Développement de projets & Innovation
      Pour les projets visionnaires qui ouvrent de nouvelles voies dans la planification, la réalisation ou l’utilisation de biens immobiliers.
    5. Personnalité immobilière de l’année
      Le jury désigne une personne du secteur qui, par son action, a marqué le secteur de la construction et de l’immobilier en Suisse. Il n’est pas possible de postuler pour cette catégorie.

    Chaque candidature est évaluée par un jury professionnel indépendant qui dispose d’une expertise et d’une connaissance du secteur. Les finalistes sont présentés publiquement et invités à la cérémonie de remise des prix. Les gagnants ne reçoivent pas seulement un trophée – mais un label de qualité qui rayonne.

    Un événement qui a de l’impact
    Le point culminant du concours est la cérémonie de remise des prix le 2 octobre 2025. La cérémonie des Real Estate Awards réunit le who’s who du secteur immobilier suisse – une soirée d’inspiration, d’échange et de reconnaissance. Outre la cérémonie de remise des prix aux lauréats, les invités pourront profiter d’un programme-cadre de qualité, d’un réseautage d’égal à égal et d’un divertissement de qualité.

    Une soirée qui restera dans les mémoires et qui ouvrira de nouvelles portes.

    Postulez dès maintenant – jusqu’au 30 avril 2025
    Le processus de candidature est simple et entièrement numérique. Qu’il s’agisse d’un individu, d’une start-up, d’une PME ou d’une grande entreprise, tout ce qui est convaincant est autorisé. Un bon projet n’est souvent qu’à quelques clics des feux de la rampe.

    La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 30 avril 2025, alors agissez dès maintenant, soumettez votre projet et faites partie de quelque chose de grand.

  • Une étape importante pour la construction moderne en terre

    Une étape importante pour la construction moderne en terre

    La base est la nouvelle norme DIN 18940, qui réglemente pour la première fois de manière exhaustive la maçonnerie porteuse en argile. La méthode de pose en couche mince permet d’économiser plus d’un tiers du temps de travail par rapport à la méthode de pose en couche épaisse et réduit la consommation de matériaux. Outre la mise en œuvre, l’argile marque également des points sur le plan écologique. Elle n’est pas cuite, est entièrement recyclable et assure un climat intérieur sain grâce à ses propriétés de régulation de l’humidité.

    Production neutre en CO₂ et système de construction circulaire
    Chez GIMA, la production des briques d’argile est neutre en CO₂. Le séchage se fait à l’aide d’électricité solaire et de chaleur résiduelle. La structure du mur est entièrement déconstructible. Pour les murs extérieurs, une construction à double paroi est recommandée : Brique d’argile comme couche porteuse, enduit d’argile à l’intérieur, façade suspendue à l’extérieur. Tous les matériaux peuvent être triés et recyclés.

    Formats et possibilités d’utilisation
    Les briques GIMA atteignent la classe de résistance à la compression 5 et sont disponibles dans des largeurs de 115 à 365 mm, adaptées aux formats courants de briques de mur. Elles peuvent être mises en œuvre avec des outils conventionnels et des procédés connus.

    Projet pilote « GreenConceptLehm »
    Le premier projet a déjà été réalisé à Meissen avec le nouveau système. Les entrepreneurs et les scientifiques font l’éloge du climat intérieur sain et de la recyclabilité. Cela montre que la construction en argile est prête à être utilisée à grande échelle dans l’industrie moderne de la construction.

  • Daniel Leupi sur la politique de logement de Zurich

    Daniel Leupi sur la politique de logement de Zurich

    Depuis 2013, Daniel Leupi est responsable de la politique immobilière de la ville de Zurich en tant que directeur financier et fait état de résultats tangibles. Avec les lotissements de Leutschenbach, Letzi, Hard et Hardau I, près de 830 nouveaux logements d’utilité publique ont été créés. Parallèlement, la ville a acquis 24 immeubles au cours des dernières années. Un succès que Leupi attribue également au renforcement du service des acquisitions.

    Grâce au nouveau fonds pour le logement, les promoteurs d’utilité publique peuvent désormais aussi demander des contributions financières pour l’achat de terrains et la construction de nouveaux bâtiments. Les contributions aux amortissements ainsi financées permettent de baisser les loyers malgré la hausse des prix du marché. Parallèlement, une nouvelle ordonnance sur la location veille à ce que les quelque 10 000 logements de la ville soient attribués de manière socialement acceptable et transparente.

    Un portefeuille en expansion avec des responsabilités
    Fin 2024, le portefeuille communal comprendra 58 ensembles et plus de 500 immeubles d’habitation individuels, soit un total de 1’400 bâtiments avec près de 10’000 logements d’utilité publique. A cela s’ajoutent 220 droits de construction actifs pour plus de 6’000 logements ainsi que d’autres projets en préparation. La ville n’agit donc pas seulement en tant que planificateur, mais aussi en tant que propriétaire immobilier important, avec un accent clair sur le logement à prix modéré.

    Les défis d’un marché dynamique
    Malgré tous les efforts, le défi reste de taille. La pénurie de logements est un problème structurel, estime M. Leupi, qui se pose dans toutes les villes attractives. Il est particulièrement problématique, selon lui, que de nombreux investisseurs réalisent avant tout des constructions neuves à prix élevés, tandis que les logements existants sont évincés. Le marché est certes en croissance, mais il n’est pas équilibré socialement. La ville ne peut pas créer des logements abordables pour tous, mais pour un nombre croissant de personnes.

    Intervention sur le marché ou protection des locataires ?
    La discussion autour de l’affaire dite des « immeubles SUGUS » a relancé le débat sur la mixité sociale. Leupi n’y voit pas un problème, mais un exemple qui fonctionne de logements bon marché en mains privées. En même temps, il met en garde contre un blocage dû à une réglementation excessive, comme cela a été le cas dans certains cantons avec les lois sur la protection du logement. C’est pourquoi, à Zurich, le conseil municipal soutient l’initiative populaire « Protéger les logements abordables », qui vise à interdire les logements vacants tout en conservant des options de mise en œuvre flexibles au niveau communal.

    Les investisseurs face à leurs responsabilités
    Pour Leupi, une partie de la solution réside dans la responsabilité personnelle du secteur, avec toutefois des attentes claires. Alors que certains propriétaires ont continué à agir de manière équitable, d’autres ont exploité la situation du marché de manière impitoyable. Les hausses de loyer excessives lors des changements de locataires ne sont pas des cas isolés. C’est pourquoi l’État doit s’engager davantage en faveur des revenus faibles et moyens. Non pas comme une intervention sur le marché, mais comme une compensation de sa dynamique.

    Oui à la croissance, mais de manière socialement acceptable
    Un problème central demeure : de nombreuses constructions neuves de remplacement évincent les logements bon marché. Les nouveaux projets créent certes des logements, mais augmentent souvent les prix. Les investisseurs institutionnels et les promoteurs immobiliers sont appelés à planifier à l’avenir de manière plus socialement responsable. L’acceptation sociale de l’immigration, des accords bilatéraux et du système économique libéral dans son ensemble serait sinon en jeu.

    La « lenteur » de la procédure d’autorisation de construire
    La lenteur présumée de la procédure d’autorisation de construire est un sujet souvent critiqué. Leupi relativise ce point et souligne que l’administration travaille efficacement. La médiane pour les demandes de permis de construire de bâtiments neufs est de 121 jours. La tendance est à la baisse malgré l’augmentation du nombre de cas. Ce qui prend du temps, ce sont les recours, les modifications de projet et les rectifications de conditions. Leur nombre a considérablement augmenté ces dernières années, passant de 229 à 410 cas par an.

    Pour résoudre ce problème, Zurich mise sur le conseil, la numérisation et l’optimisation des processus. L’objectif est de créer une sécurité de planification et d’augmenter la résistance aux recours.

    Airbnb, rénovations et nouvelles normes
    L’influence des locations de courte durée est un sujet brûlant. Dès 2020, Zurich a décidé d’adapter son code de la construction et de l’urbanisme afin d’établir des normes de régulation pour Airbnb & Co. La mise en œuvre est actuellement au point mort, car la décision est pendante devant le Tribunal fédéral. Mais Leupi estime que la ville est sur la bonne voie.

    Parallèlement, il plaide pour des normes sectorielles contraignantes dans le traitement des rénovations, afin d’atténuer les difficultés sociales. Il existe déjà des exemples positifs, comme lorsque le loyer reste constant lors d’un déménagement au sein d’un même quartier. Leupi souhaite que de tels modèles soient plus fréquents, y compris de la part d’acteurs privés.

    Trois champs d’action principaux
    Pour le gouvernement de la ville, Leupi voit actuellement trois tâches urgentes. Premièrement, l’extension ciblée du portefeuille de logements de la ville par la construction et l’achat. Deuxièmement, l’établissement à grande échelle du fonds pour le logement afin de renforcer les organismes d’utilité publique et, troisièmement, une offensive politique pour un engagement accru de la Confédération et du canton dans le domaine de la construction de logements d’utilité publique.

    Zurich a montré ce qu’il était possible de faire. Il s’agit maintenant de poursuivre sur cette voie, en faisant preuve de discernement social, de clairvoyance économique et de cohérence politique.

  • Le canton autorise l’extension du stade à une nette majorité

    Le canton autorise l’extension du stade à une nette majorité

    Le 27 mars dernier, le canton de Zoug a approuvé un crédit pour l’agrandissement du stade du club de sports de glace de Zoug(EVZ). Comme l’indique un communiqué, 71 membres du Grand Conseil ont voté en faveur de l’extension de l’arène, avec une seule voix contre.

    Le projet Keep Building, développé par le cabinet d’architectes studiomatt, peut ainsi être poursuivi. Le projet prévoit une extension pendant les matchs. Le début des travaux est prévu pour l’été 2025. L’extension devrait être achevée au début de la saison 2027/28.

    « Nous remercions le Conseil d’État, en particulier le directeur des finances Heinz Tännler, ainsi que les commissions pour leur travail préparatoire en faveur de notre requête », a déclaré Patrick Lengwiler, CEO du CEP, cité dans le communiqué. « Nous apprécions l’approbation extrêmement claire du projet par le Grand Conseil. C’est une reconnaissance de la part des politiques zougois de la grande importance sociale et économique du CEP pour la région et un engagement en faveur de l’importante extension de l’Arena »

    La ville de Zoug avait déjà approuvé le projet lors de la séance du 30 janvier 2025.

  • Le groupe de construction mise sur la croissance grâce à des solutions durables

    Le groupe de construction mise sur la croissance grâce à des solutions durables

    Holcim considère le développement durable comme un moteur de croissance rentable. Selon un communiqué ad hoc sur sa nouvelle stratégie NextGen Growth 2030, le groupe de matériaux de construction veut faire passer à 50 % la part de son chiffre d’affaires réalisée par sa division de solutions de construction durable. En moyenne, le chiffre d’affaires devrait croître de 3 à 5 % par an et le résultat d’exploitation de 6 à 10 %. En 2024, l’entreprise a réalisé un chiffre d’affaires de 16,3 milliards de francs suisses et une marge Ebit de 17,4 pour cent, sans les activités en Amérique du Nord.

    Selon son CEO Miljan Gutovic, Holcim se voit « idéalement positionné pour profiter des mégatendances importantes qui façonnent l’avenir de la construction, de l’urbanisation à la rénovation énergétiquement efficace. Le développement du secteur à forte valeur ajoutée Building Solutions est un élément central de la transformation de Holcim. Elle nous permet de dégager des potentiels de croissance significatifs afin d’augmenter la valeur ajoutée pour les actionnaires »

    En Europe, en Australie et en Afrique du Nord, le groupe de construction entend profiter de la demande croissante pour ses produits et solutions durables. En Europe, l’accent sera plutôt mis sur le recyclage des matériaux de construction et de démolition. D’ici 2030, Holcim veut atteindre 20 millions de tonnes. En Amérique latine, l’entreprise veut profiter des tendances d’industrialisation et de la demande de méga-projets de construction et, dans la région Asie, Moyen-Orient et Afrique, de la forte croissance générale de ses marchés.

    L’activité nord-américaine appelée Amrize, qui a généré 11,7 milliards de dollars l’année dernière, devrait être introduite en bourse aux États-Unis et en Suisse d’ici le milieu de l’année. Après la scission, Holcim prévoit de réaliser quelques petites acquisitions d’ici 2030 sur une capacité totale d’allocation de capital estimée entre 18 et 22 milliards de francs. Le capital excédentaire sera utilisé pour des acquisitions stratégiques importantes et des rachats d’actions.

  • De nouveaux bâtiments scolaires pour faire face à l’augmentation du nombre d’élèves

    De nouveaux bâtiments scolaires pour faire face à l’augmentation du nombre d’élèves

    L’école cantonale Limmattal à Urdorf offre plus d’espace pour l’enseignement. Selon un communiqué de presse de la direction des travaux publics du canton de Zurich, deux bâtiments d’extension ont été officiellement inaugurés le mardi 1er avril. Ils offrent des salles modernes pour l’enseignement des sciences naturelles, deux salles de sport doubles, une aula ainsi qu’un espace extérieur, précise le communiqué. Selon les prévisions démographiques, le nombre d’élèves de l’école cantonale devrait fortement augmenter dans les années à venir. Les nouveaux bâtiments créent l’espace nécessaire pour accueillir le nombre croissant d’élèves.

    Les nouveaux locaux ont été inaugurés en présence du directeur des travaux publics Martin Neukom, de la directrice de l’éducation Silvia Steiner et du recteur de l’école cantonale de Limmattal, Andreas Messmer. L’inauguration a été ponctuée par les prestations musicales de quelque 90 élèves de l’école cantonale, ajoute le communiqué.

    L’un des nouveaux bâtiments comprend deux salles de sport doubles, des salles de cours pour la musique et une aula de 500 places assises. Le second bâtiment abrite sur quatre étages des salles de physique, de chimie, d’informatique et de biologie ainsi que quelques salles de classe. Les nouveaux bâtiments ont été conçus par le bureau d’architectes PenzisBettini de Zurich.

    L’énergie thermique est générée pour les nouveaux bâtiments par des sondes géothermiques. Des panneaux photovoltaïques ont été installés sur les toits des deux ailes de l’extension pour alimenter les bâtiments de l’école cantonale en électricité.

    Le samedi 5 avril, une journée portes ouvertes sera organisée pour la visite de l’école.

  • Système d’ascension modulaire pour les infrastructures exigeantes

    Système d’ascension modulaire pour les infrastructures exigeantes

    Une équipe d’experts de HighStep Systems AG a accompagné l’installation d’un système de protection contre les chutes HighStep sur un mât de drapeau à Bakou. Il s’agit du plus haut mât de drapeau d’Europe avec une hauteur de 162 mètres, selon une description de projet de l’entreprise dont le siège est à Dietikon ZH. Un ascenseur HighStep permet désormais une ascension sûre et confortable, même dans des conditions environnementales difficiles, comme des vents violents. Ce projet marque un nouveau chapitre dans la mission de l’entreprise visant à rendre les infrastructures verticales plus sûres, indépendamment de leur emplacement, des conditions météorologiques ou de l’altitude.

    « Les forces qui s’exercent sur une telle structure sont énormes », explique-t-on. « Les vents forts en altitude, les tensions sur les matériaux, les différences de température et l’énorme masse du drapeau lui-même – tout cela fait du pylône l’un des sites les plus exigeants pour tout type d’accès en hauteur » Contrairement aux systèmes d’échelles classiques, le système HighStep permet aux employés de rester mobiles et en sécurité.

    Le système HighStep est modulaire et se compose de deux éléments : d’une part, un rail en aluminium comme support du système et, d’autre part, un appareil d’accès dans les variantes HighStep Easy et HighStep Lift. Ce dernier est portable et est utilisé à Bakou.

    Selon l’entreprise, plusieurs milliers de ses installations sont en service dans le monde, principalement en Europe, mais aussi dans des pays asiatiques comme la Chine et l’Inde. Dans les applications, l’accent est mis sur les pylônes électriques, les éoliennes, les tours de transmission ainsi que les installations industrielles.

  • De nouveaux contrats importants renforcent les projets d’infrastructure dans la région DACH

    De nouveaux contrats importants renforcent les projets d’infrastructure dans la région DACH

    Implenia AG va réaliser plusieurs contrats en Suisse, en Allemagne et en Autriche dans les domaines des centres de données, des infrastructures énergétiques et de transport ainsi que de la santé. Le volume total des projets s’élève à plus de 150 millions de francs, informe la société de construction et d’immobilier basée dans le quartier Glattpark d’Opfikon dans un communiqué correspondant. Ils correspondent en outre « à l’orientation stratégique du groupe sur des projets importants et exigeants ainsi qu’à sa spécialisation sectorielle dans des domaines à forte demande ».

    En Allemagne, Implenia est impliquée dans la construction de la nouvelle clinique Heidekreis à Bad Fallingbostel. Implenia Fassadenbau y fournira la façade. En Autriche, le groupe a obtenu, avec deux entreprises partenaires, le lot de construction principal de la centrale hydroélectrique d’Imst-Haiming. Il comprend entre autres une conduite d’eau motrice de 14 kilomètres de long, la caverne et le bassin submersible pour la centrale sur l’Inn.

    Les autres commandes concernent des projets en Suisse. Ainsi, Implenia réalisera pour le fournisseur de centres de données Green un autre centre de calcul à haute performance sur le campus Metro de Zurich Ouest à Lupfig. A Bâle, Implenia fait partie du consortium USB K2, qui a été chargé par l’hôpital universitaire de Bâle des travaux de construction pour le nouveau bâtiment de la clinique 2. Toujours en collaboration avec des entreprises partenaires, Implenia réalisera une nouvelle ligne de tramway dans le canton de Genève. Pour les CFF, le groupe rénove le tunnel de Hagenholz dans le canton de Zurich. L’Office fédéral des routes a confié à Implenia le réaménagement de la bifurcation de Versoix à Bellevue GE.

  • La fusion renforce les compétences électriques en Suisse orientale

    La fusion renforce les compétences électriques en Suisse orientale

    Le prestataire de services énergétiques EKT Holding AG, basé à Arbon, a racheté Edelmann Ingenieurbüro AG, dont le siège est à Thalheim an der Thur. Comme l’indique un communiqué, l’entreprise fonctionnera dans un premier temps de manière autonome sous l’égide d’EKT. Les douze emplois seront maintenus.

    Le bureau d’ingénieurs qui, outre son siège de Thalheim, possède des filiales à Winterthur, Schaffhouse et Frauenfeld, est spécialisé dans les domaines de la planification, du conseil, des études, des devis, des études de projet et de la direction des travaux pour les projets électriques. Selon le communiqué, cette fusion doit permettre à ses expertises de compléter de manière optimale les offres de l’entreprise de planification de bâtiments NEGXT AG, Kreuzlingen, qui appartient également au groupe EKT.

    « Pour nous, cette étape, cette acquisition, est une véritable aubaine. Dans notre recherche d’une solution de succession pour notre entreprise, EKT a toujours été notre partenaire idéal », déclare Roman Edelmann, directeur d’Edelmann Ingenieurbüro AG, cité dans le communiqué.

    Thorsten Specker, directeur général de NEGXT AG, se montre pour sa part satisfait : « En tant qu’entreprise sœur, nous étendons ensemble nos activités sur le marché à la Suisse orientale et mettrons tout en œuvre pour exploiter au mieux les synergies qui s’offrent à nous, au profit de nos clients ».

    Avec cette fusion, le nombre d’employés d’EKT Holding passe à 188.

  • Assurer l’avenir grâce à une gestion responsable

    Assurer l’avenir grâce à une gestion responsable

    L’immobilier est bien plus qu’une simple substance construite. Ils sont à la fois un investissement, un lieu de vie, un consommateur d’énergie et un engagement à long terme. Afin de préserver, voire d’augmenter leur valeur au fil des décennies, une gestion professionnelle et globale du cycle de vie est nécessaire. Les cinq chambres professionnelles du SVIT, le SVIT five, ont démontré lors du Real Estate Symposium 2025 à Zurich comment leur expertise combinée accompagne les propriétaires, les investisseurs, les développeurs de projets et les exploitants tout au long du cycle de vie de l’immobilier.

    Grâce à leurs connaissances approfondies, à leur connaissance du marché et à leur compétence opérationnelle, ils développent des stratégies orientées vers l’avenir qui sont économiquement viables tout en tenant compte de la responsabilité écologique. Les défis vont des changements réglementaires à l’évolution des besoins des utilisateurs en passant par les développements techniques – des sujets auxquels une gestion immobilière stratégique doit apporter des réponses ciblées.

    De la responsabilité à la création de valeur
    Marie Seiler, présidente de la direction de Pensimo Management AG, a souligné dans son discours la complexité de la propriété immobilière. Il ne s’agit pas seulement de gestion, mais aussi de réflexion stratégique et d’action créative. La valeur ajoutée d’un bien immobilier ne se produit pas d’elle-même, elle est créée et assurée par une gestion active et responsable. La valeur n’est pas une constante, mais le résultat de décisions conscientes.

    Cette thèse a été soutenue par Dominik Stamm, vice-président de Jones Lang LaSalle AG, qui a mis en garde contre les risques de potentiels inexploités. L’immobilier peut rapidement devenir un « actif immobilisé » s’il ne s’adapte pas au marché, à la technologie ou à la réglementation. A l’inverse, les investissements dans l’efficacité, la numérisation et la flexibilité génèrent des effets de valeur à long terme et garantissent la compétitivité des biens.

    Responsabilité dans la pratique
    Une attention particulière a également été accordée au thème de la propriété par étage, où la responsabilité est souvent décentralisée. Michel de Roche, avocat et ancien président de la Chambre professionnelle de la propriété par étages SVIT, a souligné le rôle de l’administration. Elle doit, selon lui, sensibiliser à l’état et à la durée de vie des éléments de construction, transmettre des connaissances et permettre d’investir dans l’avenir. Il ne s’agit pas seulement de préserver la valeur, mais aussi de l’augmenter.

  • L’ETH établit de nouvelles références en matière de construction numérique

    L’ETH établit de nouvelles références en matière de construction numérique

    La tour Tor Alva, conçue par l’équipe de l’EPFZ dirigée par Benjamin Dillenburger et l’architecte Michael Hansmeyer, représente non seulement un jalon technologique, mais aussi un jalon conceptuel. Sur quatre étages, les colonnes de béton sculpturales se ramifient en un dôme futuriste. L’impression est réalisée à l’aide d’un système robotisé qui crée, couche après couche, une architecture unique à partir de béton à grain fin – précise, efficace et d’une conception novatrice.

    La recherche rencontre la réalité
    Ce qui commence dans le hall de recherche avec des gilets jaunes et des appareils de commande doit prouver sa maturité commerciale à Mulegns. La première journée de production régulière marque le passage de la théorie à la pratique. L’équipe de l’ETH, soutenue par des ingénieurs civils et des spécialistes de la robotique, ne teste pas seulement ici de nouveaux matériaux et processus de construction, elle établit des normes pour le monde de la construction de demain.

    Un village comme laboratoire du futur
    Mulegns, autrefois centre de l’artisanat, aujourd’hui à peine habité, devient un symbole de changement. La fondation Nova Fundaziun Origen et l’ETH Zurich y créent plus qu’une simple construction. Ils combinent l’art de la construction numérique et la revitalisation culturelle. La coupole de la tour accueillera à l’avenir des événements qui attireront des visiteurs du monde entier. La tour deviendra un phare pour les régions qui luttent contre l’exode, un modèle visionnaire pour le développement durable des sites.

    Pour plus d’informations sur Tor Alva : www.tor-alva.ch

  • Le canton de Zurich demande au Conseil fédéral d’agir

    Le canton de Zurich demande au Conseil fédéral d’agir

    La pression sur le marché du logement est énorme. La demande ne cesse d’augmenter, l’offre est à la traîne. Le canton de Zurich est particulièrement touché, où les projets de construction sont de plus en plus souvent retardés ou empêchés par des recours. Les conséquences sont une hausse des loyers, des tensions sociales et une pression politique croissante. Cinq initiatives populaires cantonales montrent à quel point la question du logement préoccupe la population.

    Des améliorations inutilement retardées
    Bien que de nouvelles dispositions aient déjà été adoptées dans le domaine de la protection contre le bruit, leur mise en œuvre se fait attendre. Le Conseil d’Etat zurichois demande au Conseil fédéral de faire entrer rapidement en vigueur les modifications législatives. En effet, les intérêts de protection ne doivent pas bloquer la construction de logements dont le besoin est urgent. Des bases légales claires sont essentielles pour garantir la sécurité de la planification et accélérer les procédures.

    Instrument de protection ou outil stratégique d’opposition ?
    Le Conseil d’État est particulièrement critique à l’égard de l’utilisation directe croissante de l’Inventaire fédéral ISOS, qui sert en fait à protéger les sites construits importants. Or, l’inventaire est de plus en plus souvent utilisé pour s’opposer à des projets de construction. Avec de graves conséquences pour la densification interne. Ce problème se fait déjà fortement sentir à Zurich, mais il s’étend de plus en plus à d’autres cantons.

    Le Conseil d’État soutient certes la table ronde annoncée sur la thématique de l’ISOS, mais il exige des solutions concrètes et opportunes, qui doivent être développées en collaboration avec la Confédération, les cantons et les communes.

    Exigence d’une priorité politique
    Selon le Conseil d’État, l’approvisionnement en logements est une préoccupation majeure de la population et de l’économie. Selon lui, la Confédération doit trouver un nouvel équilibre entre les intérêts de protection et le développement de la construction, afin que la construction de logements, dont le besoin est urgent, ne soit plus bloquée. La responsabilité en incombe désormais aux services fédéraux compétents.