Catégorie : Industrie du bâtiment

  • Message culturel 2025-2028 pour la culture du bâti

    Message culturel 2025-2028 pour la culture du bâti

    Le projet de message culture 2025-28 place la culture du bâti au cœur d’un développement territorial durable. Face au changement climatique, à la raréfaction des ressources et à l’appauvrissement de la biodiversité, l’aménagement de l’espace de vie gagne en importance stratégique. Grâce à son approche globale, la culture du bâti apporte des réponses aux principaux défis et permet d’envisager un avenir durable.

    La conception comme mission sociale
    La culture du bâti englobe toutes les activités ayant un impact sur le territoire, de la conservation des monuments historiques à la conception de bâtiments contemporains en passant par l’urbanisme. Des bâtiments, des lotissements et des infrastructures bien conçus favorisent le bien-être de la population, renforcent le patrimoine culturel et réunissent des valeurs écologiques, sociales, économiques et culturelles. Cette qualité intégrative fait de la culture du bâti un instrument décisif pour la transformation des villes et des régions.

    Impulsions porteuses d’avenir de Davos
    Le processus international de Davos pour la culture du bâti et les récentes déclarations des ministres européens de la culture confirment la nécessité d’une conception holistique de la construction. La Suisse prend en compte ces impulsions et prévoit d’inscrire la culture du bâti dans la loi sur la protection de la nature et du patrimoine, une étape importante pour renforcer le rôle de modèle de la Confédération et utiliser de manière ciblée les instruments de promotion existants.

    Économie circulaire et innovation comme lignes directrices
    La future culture de la construction doit être résolument orientée vers l’économie circulaire et la suffisance. De nouvelles normes telles que les valeurs limites du cycle de vie pour les émissions, l’utilisation consciente des ressources et une culture de la transformation en constituent le fondement. En complément, il faut une culture de l’innovation qui encourage les nouveaux matériaux, technologies et processus.

    Recommandations pour une mise en œuvre cohérente
    Les organisations signataires formulent des demandes concrètes. Le domaine de l’environnement doit être davantage intégré, les communes et les villes doivent être impliquées dans les offres de conseil et de formation continue et le renchérissement effectif de la construction doit être pris en compte dans l’adaptation des subventions. En outre, une application cohérente de la notion de culture du bâti est nécessaire, par exemple dans les prix culturels suisses ou dans le travail de Pro Helvetia. La Table ronde Culture du bâti Suisse se propose comme plateforme nationale pour la coordination avec les initiatives internationales.

  • Le Möbeliareal de Glaris prend forme

    Le Möbeliareal de Glaris prend forme

    Après le changement de zonage, passant de zone industrielle à zone mixte résidentielle et professionnelle, les bases d’une nouvelle utilisation ont été posées. Avec la soumission du plan d’aménagement, cette vision devient désormais concrète.

    Le dialogue comme base du développement durable
    Un processus de dialogue intensif, lancé en 2022, a constitué la base du projet d’aménagement présenté aujourd’hui. Dans le cadre de ce processus coopératif, des questions centrales relatives à l’urbanisme, à la mixité des usages, aux espaces libres et à l’écologie ont été abordées en collaboration avec des experts, des voisins et des personnes intéressées. Les résultats ont abouti à une planification minutieuse qui vise à trouver un équilibre entre les bâtiments historiques et les nouveaux éléments architecturaux. Les anciens bâtiments de production de l’ag möbelfabrik horgenglarus seront disponibles à partir de 2027 et pourront être intégrés dans la première phase de construction.

    Un nouvel élément urbain au centre de Glaris
    L’objectif de möbeliareal ag avec ce projet est de créer un lieu vivant, ouvert et mixte. Les bâtiments existants, tels que l’ancien atelier de matelassage rénové, un bâtiment Hans-Leuzinger ainsi que l’espace de coworking bien établi RAUMSTATION, montrent déjà comment de nouvelles utilisations peuvent être intégrées dans des structures existantes. Le nouveau bâtiment prévu complète le complexe avec des espaces libres captivants et donne au site une nouvelle lisibilité urbaine.

    Début des travaux prévu en 2027
    Le plan de lotissement, basé sur le projet indicatif d’agps architecture ltd. et de Böe Studio GmbH, a été soumis à la commune pour examen préliminaire fin 2023. Après une éventuelle révision, le plan définitif est attendu. Les premières demandes de permis de construire pourraient ensuite suivre, le début de la construction par étapes étant prévu à partir de 2027. Ainsi se poursuit un processus de développement qui a été préparé par des analyses de marché approfondies et des études de planification et qui passe maintenant à une phase de réalisation concrète.

    Des perspectives pour des espaces de vie urbains
    Avec le Möbeliareal, un projet exemplaire voit le jour au cœur du chef-lieu du canton. Historiquement enraciné, socialement mixte, architecturalement planifié avec clairvoyance et économiquement viable. La transition soigneusement orchestrée d’un site de production industrielle vers un espace de vie diversifié illustre de manière exemplaire comment le développement d’un site peut réussir entre tradition et avenir.

  • Le nouveau gymnase de Sissach est construit sous terre

    Le nouveau gymnase de Sissach est construit sous terre

    ERNE AG Bauunternehmung estime être sur la bonne voie pour la réalisation d’un triple gymnase à Sissach. Le projet est réalisé par ERNE plus en tant qu’entreprise totale, informe l’entreprise du groupe ERNE de Laufenburg dans un communiqué. Depuis le premier coup de pioche le 12 avril dernier, les travaux de construction battent leur plein.

    En tant qu’entreprise totale, ERNE plus se charge de la coordination de tous les corps de métier impliqués dans la construction. Cette étroite collaboration permet d’assurer une exécution de haute qualité et dans les délais du projet de construction, écrit ERNE AG. ERNE utilise des outils numériques pour la planification et la mise en œuvre.

    Le projet de la salle de sport triple, élaboré par les architectes Penzel Valier AG de Zurich, mise sur une construction durable, précise le communiqué. Une grande partie du hall sera construite sous terre, ce qui permettra d’aménager un terrain tous temps sur le toit du hall. En surface, la halle sera reliée au bâtiment scolaire existant par un pavillon.

  • Évolution des prix avec une image partagée

    Évolution des prix avec une image partagée

    Selon les dernières évaluations de Fahrländer Partner Raumentwicklung (FPRE), les prix des appartements en propriété ont augmenté de 1,7% au deuxième trimestre 2025 par rapport au trimestre précédent. Le segment intermédiaire est particulièrement touché, avec une hausse de 2,5 %. Le segment inférieur ( 1,5 %) et le segment supérieur ( 1,2 %) ont également enregistré des hausses de prix. En comparaison annuelle, on constate une augmentation significative, surtout dans les régions de Bâle ( 9,1 %), Zurich ( 7,9 %) et le sud de la Suisse ( 7,7 %).

    Les maisons individuelles affichent une évolution stable
    La situation est différente pour les maisons individuelles. Par rapport au trimestre précédent, les prix ont largement stagné (-0,6 %). La variation dans les différents segments reste modérément négative, -1,1 % dans le bas de gamme, -0,6 % dans le moyen de gamme et -0,4 % dans le haut de gamme. Sur un an, l’augmentation moyenne est néanmoins de 2,5 %.

    La demande dépasse l’offre
    La demande continue de logements se heurte toujours à une activité de construction modérée. FPRE s’attend donc à une hausse des prix au cours des douze prochains mois, tant pour les appartements en copropriété que pour les maisons individuelles. Les emplacements centraux, en particulier, devraient en profiter davantage. Stefan Fahrländer, associé chez FPRE, résume : « La demande de logements en propriété reste élevée, ce qui se traduit par une hausse des prix dans presque toutes les régions de Suisse »

  • D’une zone périphérique à un quartier urbain visionnaire

    D’une zone périphérique à un quartier urbain visionnaire

    Buchholz est synonyme de nouveau départ urbain. Sur une surface d’environ 36 300 m², un quartier urbain autonome se forme, qui combine habitat, travail, mouvement et rencontre. La structure hétérogène qui existait jusqu’à présent fait place à un mélange d’usages clairement structuré, qui allie qualité spatiale et responsabilité écologique. La pièce maîtresse du développement est le « centre vert ». Un centre avec une école, des installations sportives et des espaces libres, encadré par des tours d’habitation et des bâtiments commerciaux.

    D’un site industriel à un quartier vivant
    Le développement est issu d’un mandat d’étude réussi du bureau d’architecture et de planification zurichois helsinkizurich. Sur cette base, un projet indicatif finement équilibré a été élaboré, avec une stratégie de construction qui prévoit un approfondissement par étapes de la planification. La réalisation se fera en trois étapes, en fonction des différents intérêts des propriétaires. Une attention particulière est accordée au patrimoine bâti : des éléments tels que la poudrière, classée monument historique, sont intégrés avec précaution et respectueusement dans le contexte urbain.

    La vie de quartier en bas, la qualité de vie en haut
    Le visage public du quartier est marqué par des usages commerciaux et des espaces communs dans les zones de socle le long de la Buchholzstrasse. Au-dessus, des appartements baignés de lumière offrent de larges vues sur le paysage. Les espaces de rencontre, les cours et les axes d’accès favorisent l’interaction sociale. La gradation de l’espace public permet à la fois de se retirer et de participer, un principe adapté à la vie urbaine.

    Une infrastructure bleue et verte comme colonne vertébrale
    Dans le quartier de Buchholz, la durabilité n’est pas une promesse, mais une réalité. Une gestion de l’eau bien pensée, avec rétention des eaux de pluie et surfaces d’évaporation, soulage l’infrastructure et améliore le microclimat. Les toitures végétalisées, les revêtements perméables et les espaces libres actifs sur le plan climatique créent une qualité de vie, sont efficaces sur le plan écologique et convaincants sur le plan esthétique.

    Une identité forte, une adresse claire
    Avec la nouvelle promenade le long de la Buchholzstrasse, ce n’est pas seulement une desserte fonctionnelle qui est créée, mais aussi une adresse identitaire pour le nouveau quartier. Le quartier se positionne ainsi entre l’espace paysager de la Linth et le centre urbain – ouvert, perméable, tourné vers l’avenir.

    Un développement urbain qui a de l’impact
    Buchholz est un exemple de développement urbain qui pense à long terme et agit de manière différenciée. Le projet crée de nouveaux logements et une forme moderne de qualité urbaine à la périphérie de Glaris – en réseau, de manière durable et avec une vision d’ensemble.

  • Chur West la porte de l’avenir

    Chur West la porte de l’avenir

    L’objectif déclaré était de créer un quartier urbain, vivant et attrayant, offrant un nouvel espace de vie et de travail à plus de 400 personnes. Compte tenu de la pénurie de logements à Coire, il s’agit d’un développement précurseur pour les familles, les couples et les personnes seules.

    Le projet gagnant, choisi à l’unanimité par l’équipe composée de Duplex Architekten, Gersbach Landschaftsarchitektur et IBV Hüsler Verkehrsplanung, se distingue par une vision urbanistique audacieuse. Cinq bâtiments de hauteurs différentes, dont deux points hauts marquants, définissent le nouveau quartier. Cette « densité en hauteur » n’est pas seulement une déclaration architecturale, elle permet également de créer de vastes espaces publics qui marqueront de manière significative l’identité du nouveau quartier. Des rues, des ruelles et des séquences de places à l’aménagement varié traversent le site et créent un équilibre harmonieux entre rencontres publiques et possibilités de retraite privée.

    Une étape importante pour Coire
    Un jury de haut niveau composé d’experts en planification et de représentants des propriétaires a examiné en détail les cinq projets soumis et a choisi à l’unanimité le projet de Duplex Architekten, un choix qui a également été approuvé par le conseil municipal de Coire. Le projet gagnant a convaincu non seulement par sa position urbanistique claire, mais aussi par la transformation innovante de l’ancien site industriel en un centre urbain vivant.

    Il convient de souligner le langage architectural marquant, dont le design ne convainc pas seulement sur le plan esthétique, mais promet également une qualité d’habitation maximale. En outre, les nombreux espaces libres et verts créent une coexistence unique entre le public et le privé, ce qui confère au lieu une identité tournée vers l’avenir. Enfin, l’excellente interconnexion permet au quartier d’être parfaitement desservi par les transports en commun et de former un lien continu avec les quartiers environnants.

    De la vision à la réalité
    Le projet gagnant est actuellement exposé au public dans le hall d’entrée de l’hôtel de ville de Coire et sera soumis à l’appréciation du comité consultatif d’aménagement nouvellement constitué. L’équipe gagnante continuera ensuite à concrétiser le projet. Dans les années à venir, une fois le plan de quartier achevé, les projets de construction concrets seront déposés et réalisés. Chur West ne sera alors pas seulement un nouveau quartier, mais une porte d’entrée vibrante et accueillante qui redéfinira la ville et façonnera activement son avenir.

  • Construire l’avenir, c’est prendre ses responsabilités

    Construire l’avenir, c’est prendre ses responsabilités

    Monsieur Binkert, vous êtes actif dans le développement immobilier depuis des décennies. Qu’est-ce qui vous motive personnellement et quelle est votre vision de l’avenir de l’architecture et du développement immobilier ?Le développement immobilier est aussi un développement spatial. Avec chaque construction, nous modifions notre environnement, l’espace qui nous entoure. Ce changement doit être une amélioration, pas une détérioration. La question qui me préoccupe est celle des règles que nous devons respecter pour que notre environnement bâti reste durable, vivable et viable. Je vois l’avenir du développement immobilier dans une planification créative et globale qui associe les besoins de la société aux possibilités technologiques, tout en plaçant l’homme et l’environnement au centre.

    Quel projet vous a particulièrement marqué ?
    Chaque projet élargit l’horizon de l’expérience – mais Greencity Zurich a été un tournant pour moi. C’est là que nous avons développé pour la première fois pour Losinger Marazzi des règles concrètes sur la manière dont un quartier doit être conçu, construit et exploité pour être considéré comme réellement durable. Ce projet m’a montré à quel point la durabilité peut avoir un impact profond lorsqu’elle est pensée et mise en œuvre de manière systématique. Le fait qu’il ait permis à Losinger Marazzi de devenir le premier « entrepreneur général vert » de Suisse a été un signe fort que le développement durable peut également être un modèle de réussite économique.

    En tant que président de l’association 2000-Watt-Smart-Cities, vous vous engagez pour des villes durables et énergétiquement efficaces. Comment intégrez-vous concrètement les aspects de durabilité dans vos projets ?
    Dans Greencity Zurich, nous avons développé pour la première fois des règles complètes pour la planification, la construction et l’exploitation d’un quartier durable. Cela a donné naissance au label « 2000-Watt-Areal », qui a permis de certifier plus de 50 quartiers urbains dans toute la Suisse. Aujourd’hui, nous continuons à le développer sous l’autorisation de l’Office fédéral de l’énergie – dans l’optique de la Smart City. Nous avons ainsi récemment pu certifier le premier projet en Inde.

    Le plus grand défi reste l’équilibre entre la durabilité environnementale, sociale et économique, en particulier au niveau international. En Chine, les exigences sociales sont difficiles à mettre en œuvre, au Brésil, la compréhension de l’environnement fait souvent défaut, et dans les Émirats, l’économie n’est pas un problème. En Suisse aussi, il faut de l’empathie, de la compréhension et du souffle pour imposer des solutions viables et durables.

    Vous avez une expérience internationale, notamment aux États-Unis et en Inde. Quelles différences et similitudes voyez-vous entre la Suisse et ces pays en matière de développement urbain ?
    La principale différence réside dans le rythme de croissance : les pays émergents dont la population augmente rapidement ont besoin de beaucoup de nouveaux espaces rapidement et à moindre coût, souvent au détriment de la qualité. La durabilité y est une promesse d’avenir, souvent accueillie avec scepticisme. La durabilité coûte cher à court terme, mais ne rapporte qu’à long terme, mais elle couvre alors plusieurs fois les coûts selon nos hypothèses.

    Dans le monde occidental – où la croissance stagne ou recule – d’autres valeurs sont mises en avant : l’équité sociale, l’économie circulaire, la biodiversité. Le développement durable y est de plus en plus perçu comme une condition préalable à la qualité de vie. L’exigence selon laquelle l’Occident doit également prendre en charge le développement durable dans les pays émergents pousse toutefois des pays prospères comme la Suisse à leurs limites.

    Quelles tendances voyez-vous dans le développement futur des villes et des sites et comment imaginez-vous les formes d’habitat de demain, notamment au regard des changements démographiques, de l’urbanisation croissante et de la densification ?
    Nous sommes à un tournant. Le secteur de la construction doit impérativement rattraper son retard dans des domaines tels que la numérisation, l’automatisation et l’intelligence artificielle. Nous continuons à construire « brick and mortar », comme à l’époque romaine. Pourtant, si les besoins humains fondamentaux n’ont guère changé, les possibilités techniques, elles, ont bien évolué. Les mégatendances – changement démographique, santé, avenir du travail, crise climatique – exigent de nouvelles réponses à la question de savoir comment nous habitons. Nous devons avoir le courage de remettre en question le statu quo, d’explorer de nouvelles voies et d’essayer des solutions qui n’existaient pas dans le passé.

    Le « bétonnage de la Suisse » ne peut pas continuer ainsi. Ce qui fonctionnait encore dans une Suisse de 6 millions d’habitants à la mobilité limitée conduit aujourd’hui à l’effondrement. Nous devons nous considérer davantage comme une partie de l’univers, dans lequel nous ne sommes qu’une espèce parmi d’autres, et non comme des dominateurs. Nous constatons chaque jour les conséquences de notre gestion à courte vue des ressources limitées, de la diminution de la biodiversité et du gaspillage d’énergie.

    À l’avenir, nous nous rapprocherons les uns des autres, nous ferons de la place pour les autres, nous vivrons de manière plus efficace et suffisante. Pour que cela ne nuise pas à notre qualité de vie, nous devons mieux utiliser les possibilités technologiques qui s’offrent à nous aujourd’hui et celles que nous développerons demain. Nous vivrons de manière plus urbaine qu’aujourd’hui, nous satisferons les besoins de la vie quotidienne à distance de marche, nous serons mieux connectés.

    Nous avons désormais atteint 9 millions d’habitants en Suisse. Le secteur immobilier parle depuis longtemps d’une Suisse à 10 millions d’habitants. Sommes-nous, selon vous, suffisamment préparés à cette éventualité et où voyez-vous encore un besoin de rattrapage ?
    L’idée d’une Suisse à 10 millions d’habitants est elle aussi déjà dépassée. Si nous voulons permettre à notre société vieillissante de vivre confortablement, nous avons besoin d’une main-d’œuvre jeune et bien formée supplémentaire, nous avons donc besoin d’une Suisse de 12 millions ! Nous devons proposer des solutions durables aux flux migratoires attendus de réfugiés climatiques et de réfugiés de guerre, mais sans mettre en péril notre culture et notre histoire. Plus nous nous préparons rapidement et efficacement, plus nous serons en mesure d’en tirer profit.

    Nous sommes mal préparés aux changements de paradigmes exogènes. Nous sommes conscients de l’attraction des grandes villes, mais nous ne proposons pas d’alternatives. Nous continuons à travailler avec des plans de zonage alors qu’ils ne sont plus en mesure de refléter notre production et notre mode de vie. Nous avons les yeux rivés sur les pôles d’attraction que sont Zurich, Bâle et Genève, au lieu de percevoir et d’exploiter les qualités dormantes de petites villes comme Lenzbourg, Brugg, Wetzikon ou Glaris. Il y a là un besoin urgent de rattrapage.

    Notre vision de la Smart City Switzerland n’est pas celle d’une mégapole avec une agglomération tentaculaire – bien au contraire : nous proposons de redevenir plus petits. Ce ne sont pas les grandes villes suisses qui doivent croître, mais les villes moyennes et les petites villes bien connectées qui doivent être densifiées et urbanisées – avec beaucoup d’espaces verts entre elles. L’urbanisation passe par l’amélioration de l’offre, la revalorisation culturelle, mais aussi et surtout par la création de nouveaux emplois. Et là où la recherche sur l’urbanisation identifie des lacunes dans le réseau urbain, nous devons également avoir le courage de construire de nouvelles villes.

    Quels rôles et quelle vision à long terme voyez-vous pour l’espace économique de Glaris et quels sont les projets clés qui marqueront les années à venir ?
    Glaris Nord est l’épine dorsale économique du canton – avec sa situation, son infrastructure et sa proximité avec la zone économique de Zurich, il offre un énorme potentiel pour la production et les services. Glaris Sud, en revanche, marque des points avec la nature, les loisirs et la qualité de vie. Ces deux espaces devraient être beaucoup plus pensés dans le sens d’une symbiose fonctionnelle. La vision Glaris 2030 présente des perspectives claires à cet égard, mais elle doit être portée plus largement. Des projets clés à Näfels-Mollis et Niederurnen-Oberurnen seraient des catalyseurs idéaux, mais ils n’ont pas été suffisamment exploités jusqu’à présent – même pas dans le plan directeur communal récemment établi. Les directives cantonales et fédérales étroites concernant le dimensionnement des zones à bâtir freinent le développement – il faut ici une marge de manœuvre pour des solutions orientées vers l’avenir.

    L’un des travaux de master de vos étudiants analyse Glaris Nord comme un sous-centre potentiel de la région économique de Zurich. Comment évaluez-vous le potentiel de développement de cette région, notamment en termes d’infrastructures, de secteurs, d’emplois
    et d’habitat ?

    Le potentiel de Glaris Nord est impressionnant. Nos études sur la Smart City Switzerland montrent qu’il y aurait de la place des deux côtés du lac de Walenstadt pour une ville de taille moyenne – mais que celle-ci soit créée à Glaris Nord, à Ausserschwyz ou dans le Sarganserland dépend en fin de compte de la volonté politique des habitants.
    Le travail de master de la HSLU mentionné ci-dessus étudie la relation entre la grande ville de Zurich et les sous-centres environnants (nœuds de deuxième centralité). La situation actuelle du brain-drain et des mercenaires salariaux qui font la navette entre la région rurale de Glaris et la ville de Zurich est comparée à la vision de la ville de Glaris Nord à 15 minutes. Le travail de master confirme l’interdépendance de l’aménagement du territoire et de la promotion économique, de la densification et de la diversité des utilisations, des emplois et des logements.

    Du point de vue de la planification et de la politique, que doit-il se passer pour que Glaris ne se contente pas de s’agrandir, mais participe également à son développement ?
    Dans la perspective de Smart City Switzerland, l’Office fédéral du développement territorial ARE doit revoir l’aménagement du territoire à l’échelle nationale et créer de nouveaux espaces libres pour le développement urbain densifié. Sur cette base, il est possible de densifier les villes existantes, voire de développer de nouvelles villes régionales (nœuds de deuxième centralité) et de petites villes (nœuds de troisième centralité).

    Pour Glaris, cela signifie concrètement qu’il faut faire du lobbying actif à Berne pour positionner Glaris Nord en tant que site économique. C’est la seule façon pour le canton de se libérer du rôle de suiveur passif dans la péréquation financière. Il faut faire un choix clair entre l’attente et la participation active. Pour participer, il faut investir – dans la planification et le développement, les infrastructures, le marketing local et le travail de persuasion politique.

    Quel rôle joue le plan directeur cantonal dans ce contexte et quelles sont les possibilités d’influence au niveau communal ?
    Le plan directeur cantonal reflète la situation actuelle et la pense de manière linéaire. Il ne reflète pas les changements de paradigme qui nous attendent dans les années à venir. Le plan directeur n’offre pas non plus une flexibilité suffisante pour répondre aux nouveaux défis exogènes et endogènes.

    Les possibilités d’influencer le plan directeur supérieur sont limitées. La commune dépend du canton, et le canton dépend de la Confédération. De plus, l’exigence de stabilité du plan rend toute innovation difficile. Les temps de réaction sont trop longs. Pourtant, des leviers existent : les projets pilotes et les pôles de développement (PDD) permettent de tester des idées innovantes et d’expérimenter de nouveaux modèles urbains.

    La 105e immoTable d’aujourd’hui à Glaris apporte une contribution importante à la discussion urgente et nécessaire sur la volonté de Glaris de devenir le site de l’avenir.

  • Feu vert pour Cargo sous terrain

    Feu vert pour Cargo sous terrain

    Avec la décision du Conseil fédéral sur le plan sectoriel, le système innovant de transport de marchandises Cargo sous terrain est pour la première fois officiellement ancré dans l’aménagement du territoire. Ce projet d’initiative privée vise à transporter à l’avenir des marchandises à travers un système de tunnels souterrains du Plateau suisse jusqu’aux villes. Et ce 24 heures sur 24, avec peu d’émissions et indépendamment du trafic routier.

    Le projet se base sur la loi fédérale sur le transport souterrain de marchandises (LTTM), qui est entrée en vigueur en 2022 déjà. Elle permet à des entreprises comme CST de planifier et de mettre en œuvre de tels systèmes dans un cadre légal clair.

    La première étape entre Härkingen et Zurich définit
    Dans la partie nouvellement insérée du plan sectoriel des transports, la Confédération définit maintenant le corridor d’aménagement du territoire pour la première étape entre Härkingen et Zurich. Les sites prévus pour les hubs logistiques y sont également localisés. Le plan crée ainsi une sécurité de planification et juridique pour tous les niveaux impliqués, de la Confédération aux cantons et aux communes.

    Les points critiques sont pris en compte dans le développement ultérieur
    Dans le cadre d’une audition au premier semestre 2024, les cantons et communes concernés ont pu prendre position. Les thèmes abordés ont été, entre autres, l’impact sur les eaux souterraines, le volume de trafic au niveau des hubs et la gestion des déblais issus de la construction des tunnels. Les réactions seront intégrées dans le développement du plan sectoriel. Selon la Confédération, il n’y a pas de contradictions avec les plans directeurs existants.

    Une étape importante sur la voie de l’autorisation de construire
    L’inscription dans le plan sectoriel est une condition essentielle pour l’obtention ultérieure de l’autorisation de construire. D’autres procédures d’autorisation et d’approbation sont encore à venir, mais la décision actuelle renforce considérablement la capacité de mise en œuvre du projet dans son ensemble.

    La voie est libre pour une nouvelle ère logistique
    En adoptant le plan sectoriel, le Conseil fédéral donne un signal clair en faveur d’un développement durable et innovant des infrastructures. Cargo sous terrain pourrait à long terme révolutionner le transport de marchandises en Suisse, de manière souterraine, silencieuse et en économisant de l’espace. Le cadre de l’aménagement du territoire est en place, la prochaine étape de la mise en œuvre commence maintenant.

  • Le nouveau centre de recyclage doit devenir un projet pionnier de l’économie circulaire

    Le nouveau centre de recyclage doit devenir un projet pionnier de l’économie circulaire

    La ville de Zurich veut faire construire un nouveau centre de recyclage sur le site de Juch à Zurich-Altstetten. Les investissements pour le projet sont estimés à 29,95 millions de francs. A cela s’ajoutent 3,15 millions de francs pour transférer le Juch-Areal du patrimoine financier au patrimoine administratif de la ville. En raison de l’importance de la somme, la réalisation du projet fera l’objet d’une votation populaire, informe la municipalité dans un communiqué.

    Le remplacement du centre de recyclage de Hagenholz, qui fermera ses portes en 2024, est conçu comme un projet pionnier d’économie circulaire. Le projet sous-jacent de Graber Pulver Architekten AG prévoit d’utiliser des poutres en acier, des plaques de béton et des tôles trapézoïdales provenant notamment de la déconstruction du centre de recyclage Hagenholz. Les systèmes de construction et les matériaux utilisés doivent, dans la mesure du possible, être démontables et séparables.

    Le concept d’exploitation met également l’accent sur la durabilité. Ainsi, la transmission, la réparation et le retraitement des dépôts sont prioritaires. Le recyclage des matériaux vient en deuxième position. Seuls les matériaux qui ne s’y prêtent pas sont envoyés à l’incinération dans l’usine de traitement des ordures ménagères. La livraison doit être possible à pied, à vélo, en voiture et avec des véhicules de transport plus grands.

    Le début des travaux est prévu pour le deuxième trimestre 2026, sous réserve de l’approbation des électeurs. Le centre pourrait commencer à fonctionner à partir du quatrième trimestre. D’ici là, le centre de recyclage provisoire de Looächer à Zurich-Affoltern restera en service.

  • La caserne militaire de Zurich devient un centre de formation

    La caserne militaire de Zurich devient un centre de formation

    Après le départ de la police cantonale en 2022, la prochaine étape de l’histoire de ce bâtiment classé monument historique commence. La caserne militaire de 120 mètres de long deviendra le nouveau foyer du centre de formation pour adultes. Au cœur de la ville de Zurich, un lieu d’apprentissage tout au long de la vie sera créé d’ici 2029, porté par l’école cantonale de maturité pour adultes et l’école professionnelle EB Zurich. L’objectif est d’ouvrir aux adultes de nouvelles voies de formation et de nouvelles perspectives professionnelles, du rattrapage de la maturité au développement des compétences numériques.

    Une architecture respectueuse et tournée vers l’avenir
    Le projet de transformation se base sur le projet gagnant du concours d’architecture de 2019. Le projet du consortium « spillmann echsle / Takt » allie le respect de la substance historique du bâtiment à une architecture éducative tournée vers l’avenir. L’atrium central, une cour intérieure inondée de lumière avec un toit en verre, devient le cœur du nouvel espace d’apprentissage. Parallèlement, un restaurant public sera créé au rez-de-chaussée dans les anciennes cantines de la caserne, y compris d’autres espaces pour des usages orientés vers le public.

    Rénovation durable d’un bien culturel national
    La rénovation technique, énergétique et structurelle du bâtiment est complète. La façade en pierre naturelle de grès de Berne, fortement endommagée, sera restaurée, les fenêtres seront remplacées, des équipements techniques modernes seront installés et une installation photovoltaïque sera installée sur le toit principal. Le chauffage sera désormais assuré par le chauffage urbain. L’ancienne caserne répond ainsi aux normes les plus strictes en matière d’efficacité énergétique et de préservation du patrimoine.

    Investissement dans la formation et la société
    Avec un coût total d’environ 180 millions de francs, le projet est une contribution importante au développement de la formation et de la ville. 122 millions sont engagés pour la remise en état, 58 autres millions sont consacrés à la reconversion en bâtiment de formation. Le Conseil d’État et le Grand Conseil ont déjà approuvé les fonds. L’école devrait être opérationnelle au printemps 2029. Une forte impulsion pour le site de formation de Zurich et un symbole de la transformation des espaces publics.

  • CH Media entre dans le capital du portail immobilier

    CH Media entre dans le capital du portail immobilier

    L’augmentation de capital de Newhome entraîne une nouvelle répartition des parts. Les 19 banques cantonales participantes réduisent leur participation à 39,25 %, Next Property AG, qui compte 536 entreprises du secteur immobilier, détient désormais 23,35 %, AXA 17,4 % et CH Media entre comme nouvel actionnaire à hauteur de 20 %. L’objectif est de renforcer à long terme la plateforme en tant que portail immobilier leader au niveau régional.

    La puissance des médias rencontre l’expertise immobilière
    Cette participation permet de fusionner deux compétences différentes mais complémentaires. Alors que Newhome dispose d’une longue expérience dans le marketing numérique et l’exploitation de la plateforme, CH Media apporte sa puissance médiatique sur le marché et son ancrage régional. Cette combinaison devrait notamment permettre d’accroître la visibilité et la pertinence de la plateforme sur le marché.

    Une étape stratégique dans un marché en pleine croissance
    CH Media continue ainsi à développer ses activités dans le secteur des petites annonces numériques. Outre les portails d’emploi, le secteur de l’immobilier est désormais également exploité comme un domaine de croissance attractif. Le CEO Michael Wanner voit dans cette participation un élément cohérent de la stratégie de l’entreprise et souligne le potentiel d’élargissement de la base d’utilisateurs.

    Équité et partenariat
    Les actionnaires existants saluent expressément la participation de CH Media. Pour eux, il est clair que Newhome doit se développer en tant que portail immobilier transparent et équitable, sans vente de données, sans intervention dans les transactions, sans fixation unilatérale des prix. L’objectif commun est le développement durable du portail au service des utilisateurs.

    Renforcement par nos propres moyens
    La participation de CH Media est exemplaire d’une nouvelle phase du marché immobilier numérique. Les plateformes portées par la collaboration entre les entreprises de médias et les acteurs du secteur gagnent en importance. Newhome se positionne comme une alternative indépendante enracinée dans la région et envoie un signal clair contre la monopolisation dans le secteur de l’immobilier en ligne.

  • Penser circulairement, construire ensemble

    Penser circulairement, construire ensemble

    Le Circular Time Lab de la Haute école de Lucerne réunit théorie et pratique, conception et artisanat, enseignement et développement urbain. Il s’agit d’un projet interdisciplinaire du centre de compétences Typologie & planification en architecture et du cursus d’architecture de la HSLU. En collaboration avec des apprentis d’entreprises de construction en bois de la région, les étudiants développent des structures qui sont non seulement architecturalement attrayantes, mais aussi entièrement réutilisables.

    L’accent est mis sur l’apprentissage et la création en commun. Les étudiants se familiarisent avec les processus artisanaux et les possibilités techniques, tandis que les apprenants participent aux processus de conception. Le résultat est une compréhension approfondie de la construction respectueuse des ressources, qui ferme les cycles et préserve la valeur des matériaux.

    Une architecture à vivre – au cœur de Lucerne
    Les résultats de cette collaboration sont visibles depuis juin 2025 dans deux lieux centraux du canton de Lucerne, sur l’île près de la gare et sur le site Viscosi à Emmenbrücke. Là, des bâtiments en bois aérés, recouverts de tissus colorés, invitent à s’attarder, à observer et à faire une pause. Elles offrent une protection contre le soleil et la pluie tout en incitant à la réflexion.

    Les structures sont plus que de simples interventions esthétiques dans l’espace urbain. Elles sont des déclarations construites pour une culture de la construction qui prend ses responsabilités. Leur conception ouverte invite les gens au dialogue et rend la durabilité visible et tangible. L’ »été lucernois » devient ainsi un terrain d’expérimentation pour une architecture qui ne vise pas la durée, mais l’impact.

    Cycle plutôt que déconstruction
    La réutilisation est au cœur du Circular Time Lab. Les pavillons en bois ne sont pas conçus comme des constructions uniques, mais comme des structures temporaires ayant un avenir. Dès la première construction, il a été fait appel à des éléments en bois existants. Tous les assemblages sont amovibles, toutes les dimensions sont conservées. Le démontage suit à l’automne 2025, et en 2026, un nouveau pavillon avec une nouvelle fonction est construit à partir des mêmes éléments.

    Cette approche itérative permet non seulement de préserver les ressources, mais aussi d’entraîner la pensée planificatrice. En effet, la construction circulaire exige de la créativité et de la précision. Comment une vieille poutre s’intègre-t-elle dans un nouveau projet ? Comment créer de la beauté sans gaspillage ? Ces questions accompagnent les participants du Circular Time Lab tout au long du processus et renforcent leurs compétences pour la construction durable de demain.

    Faire partie d’un réseau international
    Le projet lucernois s’inscrit dans le programme de recherche européen BAUHALPS, Building Circular in the Alps. treize institutions partenaires de six pays développent ensemble de nouvelles stratégies pour la construction circulaire dans l’espace alpin. Le Circular Time Lab sert de laboratoire réel vivant. C’est un lieu d’expérimentation, d’échange et de recherche appliquée.

    La coopération ouvre aux étudiants et aux apprenants non seulement de nouvelles perspectives, mais aussi des réseaux internationaux. Ainsi, un projet local de construction en bois devient un élément constitutif du changement transnational, une impulsion qui rayonne bien au-delà de Lucerne.

    L’avenir commence à petite échelle
    Les structures en bois de l’été lucernois peuvent sembler petites à première vue. Pourtant, elles portent en elles de grandes idées, la collaboration, l’économie circulaire, l’éducation et la responsabilité. Le Circular Time Lab montre comment la construction durable peut être ancrée dans l’éducation et rendue visible dans l’espace public. Car pour réutiliser les matériaux, il faut d’abord repenser les idées.

  • La marque Fribourg.swiss renforce sa position internationale

    La marque Fribourg.swiss renforce sa position internationale

    Le canton de Fribourg renforce son profil dans la concurrence mondiale. Avec fribourg.swiss, la Promotion économique mise sur une marque plus claire et plus compréhensible au niveau international. La nouvelle plateforme s’adresse de manière ciblée aux entreprises, aux investisseurs et aux acteurs de l’innovation en Suisse et à l’étranger. Grâce à l’extension officielle du domaine « .swiss », l’appartenance aux standards de qualité suisses est soulignée, de manière compacte, accessible et forte en termes de marque.

    Rendre l’excellence visible
    « fribourg.swiss est notre vitrine stratégique vers l’extérieur », explique Jerry Krattiger, directeur du WIF. Elle est centrée sur les entreprises, les institutions de formation et de recherche ainsi que les centres de compétences qui marquent le canton de Fribourg sur le plan économique. Des thèmes tels que la bioéconomie, l’industrie 4.0, les sciences de la vie ou le transfert de technologie montrent la diversité et la capacité d’avenir du site.

    Communication multicanale pour une portée maximale
    La nouvelle marque est déjà active sur tous les canaux orientés vers l’extérieur, du site web aux newsletters en passant par les activités internationales sur LinkedIn. Le contenu est diffusé dans le monde entier via les ambassades, les consulats et les réseaux professionnels. Parallèlement, la nouvelle identité de marque renforce également la perception interne des atouts économiques et crée une conscience commune au sein du canton.

    Visibilité et identification
    Avec fribourg.swiss, le canton de Fribourg ouvre un nouveau chapitre dans la promotion de son site. Un qui mise sur la clarté numérique, la portée internationale et l’ancrage régional. Le dynamisme économique du canton sera ainsi plus visible et plus largement reconnu, en Suisse comme à l’étranger.

  • Lancement de la modernisation sans barrières du centre de formation de Limmattal

    Lancement de la modernisation sans barrières du centre de formation de Limmattal

    Le canton de Zurich a annoncé dans un communiqué de presse le début des travaux de rénovation du centre de formation Limmattal(BZLT) à Dietikon. Le bâtiment, classé monument historique, sera rénové sur deux ans à partir du début des vacances d’été et offrira à l’avenir un environnement d’apprentissage moderne et adapté aux besoins des apprenants.

    Le bâtiment de l’école professionnelle, construit en 1969, est en grande partie dans son état d’origine et est utilisé par l’OFPC comme centre de compétences pour les métiers de la logistique, du transport routier et du recyclage. Avec un investissement de 42 millions de francs, le bâtiment est maintenant rénové afin d’offrir un environnement d’apprentissage amélioré et accessible à la fin des travaux en 2027. La direction de l’architecture est assurée par l’entreprise zurichoise Ernst Niklaus Fausch Partner AG.

    Au dernier étage, un espace d’apprentissage ouvert et interdisciplinaire sera créé, offrant diverses possibilités d’apprentissage autonome et en commun. Le sous-sol sera quant à lui transformé en salles de sport modernes.

    Avec la transformation, le centre de formation sera certifié selon les normes Minergie-ECO et le standard de construction durable suisse(SNBS). Le bâtiment sera ainsi raccordé au réseau de chauffage urbain régional et une centrale technique dotée d’une installation photovoltaïque sera installée sur le toit. Des surfaces de toitures et de terrasses végétalisées devraient en outre contribuer au rafraîchissement et favoriser la biodiversité. Après sa remise en état, le bâtiment sera en outre accessible aux personnes à mobilité réduite.

    Le bâtiment de l’architecte Georges Künzler est classé monument historique. Les mesures de modernisation et de rénovation ont donc été élaborées en collaboration avec le service cantonal de conservation des monuments historiques. Il s’agit notamment de préserver l’aspect extérieur de la façade. Les travaux devraient être achevés en 2027. D’ici là, l’école fonctionnera provisoirement dans le bâtiment de la Lagerstrasse 55 à Zurich.

  • Le parlement de la ville de Zoug soutient le plan d’urbanisme Metalli

    Le parlement de la ville de Zoug soutient le plan d’urbanisme Metalli

    Le plan d’aménagement Metalli est entré dans le processus d’approbation politique, informe le groupe Zug Estates dans un communiqué. La société immobilière, qui se concentre sur l’espace économique et de vie de Zoug, prévoit de transformer l’avenue commerçante existante en un quartier vivant. Il est prévu de créer des logements supplémentaires et de nouveaux espaces publics verts.

    Le conseil municipal de la ville de Zoug avait déjà approuvé le plan d’aménagement Metalli le 8 avril. Le 17 juin, le plan d’aménagement a également été approuvé en premier lieu par le Grand Conseil de la ville de Zoug. Les plans vont maintenant être mis à l’enquête publique avant de revenir au Grand Conseil pour une deuxième lecture, probablement au printemps 2026. Ensuite, Zug Estates pourra lancer le processus de planification proprement dit avec un concours d’architecture.

    Le plan d’aménagement Metalli prévoit la création de 160 nouveaux logements, dont 130 viendront s’ajouter à l’offre de logements existante. Pour ce faire, des surélévations de bâtiments existants et une nouvelle tour sont prévues. Une nouvelle place reliée à la zone de la gare servira de porte d’entrée à Metalli. En outre, Zug Estates prévoit d’aménager une terrasse publique sur le toit, semblable à un parc.

    « Avec le projet Lebensraum Metalli, nous reprenons des qualités éprouvées et préservons l’architecture caractéristique de Metalli avec ses toits en verre, ses arcades et sa matérialisation typique », explique Peter Wicki, responsable du développement de projets chez Zug Estates, cité dans le communiqué. « Grâce à la revalorisation et à la modernisation ciblées de l’infrastructure ainsi qu’à l’augmentation de l’attractivité de l’allée commerçante, l’espace de vie Metalli est en outre une chance pour le maintien et le développement du commerce de détail ainsi que de la gastronomie »

  • La densification transforme les villes

    La densification transforme les villes

    L’étude « Bautätigkeit und Verdrängung », réalisée par l’EPF de Zurich sur mandat de l’Office fédéral du logement, montre qu’au cours des deux dernières décennies, le développement de l’urbanisation en Suisse s’est clairement orienté vers l’intérieur. C’est principalement grâce à des constructions de remplacement et à la réaffectation de zones industrielles et commerciales que de nouveaux logements sont créés dans les zones urbaines et non plus en rase campagne. Dans des villes comme Bâle, un quart des nouveaux logements ont été réalisés sur d’anciennes zones industrielles.

    Plus de logements malgré moins de nouvelles constructions
    Bien que le nombre de nouveaux logements construits soit en légère baisse, le nombre net de logements continue d’augmenter. Cela s’explique par l’efficacité de la densification. A Bâle, Genève et Lausanne, on construit jusqu’à deux fois plus de nouvelles unités par logement démoli qu’à Berne ou Zurich. La densification devient ainsi le levier central de la création de logements dans les zones fortement urbanisées.

    Qui est évincé ?
    Le côté obscur de la densification se manifeste dans la composition sociale des quartiers concernés. A Zurich en particulier, il arrive plus souvent que des locataires de longue durée perdent leur logement en raison d’une démolition ou d’une rénovation totale. Ceux qui doivent déménager ont souvent des revenus nettement inférieurs, jusqu’à 40% de moins que la moyenne. En revanche, les ménages aux revenus plus élevés que la moyenne emménagent dans les nouvelles constructions.

    Migration et revenu comme facteur de risque
    L’étude révèle également des désavantages structurels. Les demandeurs d’asile, les réfugiés et les personnes d’origine africaine sont plus souvent touchés par l’éviction que la moyenne. La densification des constructions touche donc particulièrement ceux qui ont le plus besoin d’un logement abordable et qui ne le trouvent souvent plus dans la même commune. Malgré cela, une part considérable des personnes concernées, jusqu’à 64%, parvient à rester dans sa commune.

    Les villes en mutation – un équilibre social ?
    La densification est utile et nécessaire du point de vue de l’aménagement du territoire. Mais elle ne modifie pas seulement le paysage urbain, mais aussi la structure sociale des quartiers. Le défi des prochaines années sera de gérer le changement de manière à ce qu’il ne conduise pas à une fracture sociale, mais à des villes mixtes et résilientes offrant des logements pour tous.

  • L’artisanat rencontre la numérisation dans la construction

    L’artisanat rencontre la numérisation dans la construction

    L’Institut Konstruktives Entwerfen de la Haute école zurichoise des sciences appliquées(ZHAW), basée à Winterthour , est le chef de file suisse du programme européen Interreg Walz 4.0, qui sera lancé en avril 2025. Selon un communiqué, ce projet autour du lac de Constance vise à exploiter et à développer en synergie les potentiels de l’artisanat classique et de l’enseignement supérieur, en association avec la numérisation.

    Outre l’Institut Konstruktives Entwerfen de la ZHAW, les partenaires du projet sont l’ArchitekturWerkstatt de l’OST – Ostschweizer Fachhochschule et la Denkmalstiftung Thurgau. L’Université du Liechtenstein est également impliquée dans le projet. L’OTH Ostbayerische Technische Hochschule Regensburg et la FH Vorarlberg collaborent également au projet. La coordination générale est assurée par la HTWG Hochschule Konstanz.

    Walz 4.0 vise à combiner les compétences des établissements d’enseignement supérieur avec l’expérience des artisans locaux, dans une optique pratique. Il s’agit de trouver des réponses aux exigences de durabilité dans les métiers du bâtiment ainsi qu’à la pénurie croissante de main-d’œuvre qualifiée dans le secteur. Ce programme, qui s’inspire du mouvement de migration des artisans, vise également à promouvoir la coopération internationale et l’échange d’expériences entre l’artisanat et l’enseignement supérieur de quatre pays : la Suisse, l’Allemagne, le Liechtenstein et l’Autriche. Dans ce cadre, outre des travaux pratiques sur des projets de construction et de rénovation, de nouveaux lieux d’apprentissage sont créés, dans lesquels des méthodes de construction durables sont développées et des outils numériques créés.

    « Face à la crise climatique, la construction circulaire au sens de la construction dans l’existant et de la réutilisation d’éléments de construction est plus importante que jamais. C’est précisément là que les connaissances et le savoir-faire artisanaux, complétés par une large utilisation des outils numériques, sont nécessaires », a déclaré Andri Gerber de la ZHAW, cité dans le communiqué. « Walz 4.0 réunit l’artisanat, l’enseignement supérieur et les nouvelles technologies, créant ainsi les conditions d’une industrie de la construction durable »

    Le projet, qui s’inscrit dans le cadre du programme Interreg VI Rhin alpin-Lac de Constance-Haut-Rhin, se déroulera de 2025 à 2028 et sera financé à hauteur d’environ 5 millions d’euros. Des fonds provenant du Fonds européen de développement régional(FEDER), de la Suisse et de la Principauté du Liechtenstein y sont alloués.

  • Argovie façonne l’avenir avec un modèle de développement

    Argovie façonne l’avenir avec un modèle de développement

    Le canton d’Argovie est un espace dynamique offrant une qualité de vie élevée et une grande attractivité économique. Afin de garantir cet atout à long terme, le Conseil d’État a adopté le modèle de développement (ELB) 2025-2034. Celui-ci formule des objectifs et des lignes d’action clairs qui répondent aux principaux défis de notre époque, à savoir la croissance démographique, le changement climatique, la numérisation et la pénurie de main-d’œuvre qualifiée.

    L’ambition centrale est de façonner activement le développement du canton, et ce en étroite collaboration avec les communes, les entreprises, les instituts de recherche et la population. L’idée directrice « Ensemble pour l’Argovie » résume bien cette approche collaborative. Ce n’est qu’en travaillant ensemble que les ambitions dans les domaines de l’économie, de la société, de l’environnement et de l’administration peuvent être réalisées avec succès.

    Trois axes stratégiques pour une région forte
    Penser la promotion économique de manière globale et l’intensifier
    L’Argovie veut continuer à se positionner comme un site attractif pour les entreprises, la recherche et l’innovation. Pour ce faire, des conditions-cadres ciblées sont créées afin de maintenir et de développer la création de valeur et l’emploi dans le canton.

    Aménager l’espace, garantir les bases
    Entre habitat, travail, mobilité et nature, un aménagement du territoire intelligent est essentiel. L’objectif est d’anticiper les conflits d’utilisation et de protéger les ressources naturelles.

    Renforcer les structures communales performantes
    Les pouvoirs publics doivent agir de manière efficace, coopérative et proche des citoyens. Les fusions de communes, la coopération intercommunale et les services basés sur le numérique en constituent la base.

    Ces priorités sont étayées par 30 orientations concrètes, intégrées dans le plan des tâches et des finances et réexaminées chaque année.

    La durabilité nécessite une marge de manœuvre
    Le cadre financier pour la mise en œuvre de la stratégie est assuré. Même si des déficits structurels sont attendus à partir de 2026, la réserve de compensation bien remplie permet de poursuivre toutes les mesures prévues jusqu’en 2034. Les allègements fiscaux sont examinés en fonction de la situation et au regard de la situation financière globale. La marge de manœuvre du canton est ainsi préservée à long terme.

    De la vision à la mise en œuvre
    La mise en œuvre de l’ELB se fera par étapes et sera étroitement liée à la planification à moyen terme. De nombreux projets sont déjà en cours dans le cadre de l’agenda de développement existant, de la construction énergétiquement efficace aux modèles de logement intégratifs en passant par la promotion de l’innovation. À l’avenir, de nouveaux projets seront lancés de manière ciblée, classés par ordre de priorité et dotés de ressources appropriées.

    Les progrès réalisés seront présentés chaque année de manière transparente. Il s’agit d’une étape importante pour une politique d’implantation basée sur des faits et sur la confiance. Le Conseil d’État s’engage ainsi en faveur d’une gestion agile et axée sur le dialogue du développement cantonal, en étroite concertation avec tous les acteurs concernés.

    Le modèle de développement 2025-2034 est bien plus qu’un instrument de planification politique. C’est une promesse puissante faite à une population qui mise sur la qualité de vie. Aux entreprises qui recherchent la fiabilité et l’innovation et aux communes qui veulent participer à la construction de leur avenir en toute confiance. L’Argovie se positionne ainsi comme un canton moderne avec une boussole claire. Fort sur le plan économique, responsable sur le plan écologique et ancré dans la société.

  • La densification évince moins de locataires à Genève qu’à Zurich

    La densification évince moins de locataires à Genève qu’à Zurich

    Selon un communiqué, des chercheurs de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich(EPFZ) ont étudié, sur mandat de l’Office fédéral du logement(OFL), l’impact de la densification des constructions sur la composition de la population. L’étude « Bautätigkeit und Verdrängung » montre que les effets diffèrent nettement dans les cinq plus grandes agglomérations.

    Genève, Lausanne et Berne ont une activité de construction de logements plus élevée que Zurich, mais elles densifient plus efficacement. Entre 2020 et 2023, les nouvelles constructions de remplacement y ont généré 1,6 à deux fois plus de logements par logement démoli qu’à Zurich. De plus, dans l’agglomération zurichoise, il y a eu 5,4 fois plus de constructions de remplacement que de surélévations de bâtiments, tandis qu’à Genève, Bâle et Berne, il y a eu deux fois plus de surélévations de bâtiments que de constructions de remplacement.

    En outre, la taille moyenne des pièces des logements neufs de remplacement en Suisse alémanique est 25% plus grande que celle des logements démolis. En Suisse romande, la taille des logements n’a augmenté que de 6 à 8 %. La densification des constructions entraîne donc une augmentation plus importante de la densité d’occupation en Suisse romande qu’en Suisse alémanique.

    Malgré la densification plus élevée en Suisse romande, 1,02 % de la population totale (14 373 personnes) de l’agglomération zurichoise a été évincée par des démolitions ou des rénovations totales entre 2015 et 2020. En termes relatifs, cela représente douze fois plus que les 467 personnes concernées dans l’agglomération genevoise (0,08 pour cent).

    L’étude montre également que les ménages évincés ont un revenu médian inférieur de 30,5 à 39,6% à celui de l’ensemble de la population. Ce sont donc précisément les personnes qui ont des difficultés à trouver un nouveau logement abordable qui sont touchées par l’éviction, précise le communiqué de l’OFL.

  • Nouvelle direction pour le SVIT Suisse

    Nouvelle direction pour le SVIT Suisse

    Avec la transmission de la présidence d’Andreas Ingold à Michel Molinari, le SVIT Suisse a réalisé un important changement de génération. Molinari, jusqu’ici vice-président et CEO de BLKB Fund Management AG, prend ainsi la responsabilité d’une association comptant plus de 2600 membres. Dans le même temps, Cécile Berger-Meyer et David Zumsteg ont été élus à la présidence. Leurs prédécesseurs, Andreas Ingold et Jean-Jacques Morard, ont été nommés membres d’honneur pour leur engagement de longue date.

    Une association en mouvement
    2024 a été une année intense, avec un positionnement politique ciblé, des projets stratégiques comme la coopération DACH et le commentaire sur le droit de bail. La réédition réussie de « SVITPedia » ainsi qu’une forte demande de formation montrent que le SVIT Suisse est dynamique et capable de s’adapter. La certification « eduQua » a été renouvelée, des cours et des examens ont été organisés avec succès dans toutes les régions du pays.

    Clarté stratégique et opérationnel fort
    L’évolution positive de l’association au cours des huit dernières années est due à des décisions stratégiques claires et à la professionnalisation des structures. La séparation de la stratégie et de l’opérationnel, l’introduction d’un modèle de CEO et la réorientation des plates-formes Forum, Campus et Summit créent une base stable. Un plan de mesures stratégiques pour le positionnement a été élaboré et est en cours de mise en œuvre. L’objectif est d’accroître encore la visibilité et l’efficacité de l’association.

    Pertinence politique renforcée
    L’assemblée des délégués 2025 a montré une fois de plus la pertinence politique croissante du SVIT Suisse. Les délégués ont approuvé une motion visant à ne plus conclure à l’avenir de contrats de sponsoring avec Swiss Marketplace Group AG. De même, les contrats en cours seront résiliés jusqu’à leur échéance. L’association donne ainsi un signe d’indépendance et de représentation claire des intérêts du secteur.

    Visibilité, présence, cohérence
    Avec sa nouvelle direction et une position renforcée, le SVIT Suisse veut continuer à développer son rôle d’association professionnelle et sectorielle de premier plan. Les trois piliers stratégiques, formation, politique, réseautage, constituent la base stable d’un engagement orienté vers l’avenir. L’assemblée des délégués, qui s’inscrit dans le cadre du Swiss Real Estate Forum, a offert à cet effet la scène adéquate en 2025 également, avec des impulsions inspirantes de personnalités du monde politique, sportif et économique.

  • Les experts demandent une réforme des procédures de construction

    Les experts demandent une réforme des procédures de construction

    Une étude réalisée pour le compte de l’Office fédéral du développement territorial et de l’Office fédéral du logement résume bien la situation. Les oppositions (60 %) et les recours (61 %) sont considérés par les acteurs suisses du logement comme les principaux obstacles à la réalisation de nouveaux projets. L’enquête approfondie menée auprès de plus de 440 experts du secteur de la construction, de l’architecture, du droit et de l’administration a clairement montré que le système actuel est en grande partie trop vulnérable aux retards et aux abus.

    Les recours dits abusifs, en particulier, suscitent le mécontentement. Souvent, elles ne servent pas à protéger des intérêts légitimes, mais à bloquer délibérément des projets de construction, parfois pour des motifs de chantage.

    Conséquences massives pour le marché et la société
    Les conséquences sur le marché du logement sont importantes. Environ 80% des responsables de la construction interrogés ont indiqué que les oppositions et les recours retardaient la mise sur le marché des logements. 71 pour cent ont signalé des augmentations significatives des coûts, ce qui se traduit en fin de compte par des loyers et des prix d’achat plus élevés.

    En période de grave pénurie de logements, cette évolution est particulièrement explosive sur le plan politique et social. Les appels à des contre-mesures décisives se multiplient.

    Les experts demandent des interventions ciblées dans la procédure de recours
    Les auteurs de l’étude proposent des mesures de grande envergure que la Confédération, les cantons et les communes devraient mettre en œuvre afin d’accélérer les processus de planification et d’autorisation. Une recommandation centrale, le droit de recours devrait être limité aux « personnes directement et particulièrement concernées ». Les riverains ayant un intérêt général ne seraient plus automatiquement légitimés.

    De plus, les objections recevables devraient à l’avenir être limitées à des intérêts concrets et individuels. Il est également question de supprimer l’effet suspensif des recours en matière de droit de la construction afin de lutter contre les retards arbitraires.

    Allégement systémique des autorités
    Un autre levier concerne la structure des instances de recours. Une réduction des niveaux de recours, une meilleure coordination entre les autorités compétentes et des délais clairement définis pourraient accélérer sensiblement les procédures. Il serait en outre décisif que les services chargés de délivrer les autorisations disposent de suffisamment de personnel, en particulier dans les villes où l’activité de construction est importante.

    Décisions politiques à venir
    L’étude a été élaborée dans le cadre du plan d’action national contre la pénurie de logements. L’ARE et l’OFL examinent à présent les mesures proposées afin de les transmettre au DETEC et au DEFR. Sur cette base, le Conseil fédéral décidera des propositions dont la mise en œuvre est recommandée.

    Ce qui est certain, c’est que sans ajustements profonds dans la procédure de recours, nous risquons de nous retrouver dans une situation de blocage pendant encore des années. Pour un développement durable du logement, il faut maintenant une volonté politique de réforme structurelle.

  • L’EMPA remporte le Building Award 2025

    L’EMPA remporte le Building Award 2025

    Environ 8 pour cent des émissions mondiales de CO₂ proviennent de la production de ciment, un énorme levier pour la protection du climat. C’est précisément là que l’Empa intervient. Avec un béton qui stocke le CO₂, auquel sont ajoutées des boulettes de carbone spécialement conçues à partir de charbon végétal. Ceux-ci remplacent une partie des granulats conventionnels. L’astuce, c’est que les granulés absorbent le CO₂ et peuvent agir comme un puits de carbone permanent, sans influencer négativement les propriétés des matériaux de construction. Ainsi, le béton n’est pas seulement neutre pour le climat, mais potentiellement négatif en termes de CO₂, tout en restant utilisable en pratique dans la construction de bâtiments et d’infrastructures.

    Performance d’ingénierie récompensée avec perspective
    Pour cette innovation, l’Empa a reçu fin juin 2025 le Building Award dans la catégorie « Recherche, développement, start-ups ». Le prix le plus important de Suisse en matière d’ingénierie civile. La cérémonie de remise des prix, qui s’est déroulée au KKL de Lucerne, a récompensé des projets exceptionnels qui associent la science et la pratique. L’Empa a convaincu avec une solution qui a le potentiel d’améliorer de manière significative le bilan des émissions de projets de construction entiers, et ce dans une perspective de faisabilité industrielle.

    Projet pilote déjà prévu
    L’équipe de l’Empa dirigée par Pietro Lura et Mateusz Wyrzykowski poursuit déjà le développement des pellets CO₂-négatifs avec des partenaires en vue de leur utilisation sur le marché. Les premières applications sont en préparation, notamment dans l’unité NEST « Beyond Zero », un module du bâtiment de recherche expérimentale de l’Empa et de l’Eawag. Des matériaux de construction à teneur réduite ou négative en CO₂ y sont testés en conditions réelles, ce qui souligne encore la pertinence pratique de la recherche.

    CO₂, la matière première du futur
    L’innovation dans le béton s’inscrit dans une stratégie plus large. Avec l’initiative de recherche « Mining the Atmosphere », l’Empa poursuit un objectif visionnaire, la transformation de l’économie vers un cycle des matières basé sur le CO₂. Le concept, le CO₂ est directement capté dans l’atmosphère et transformé en substances chimiques de base comme le méthane ou le méthanol. Ces derniers remplacent à leur tour les matières premières fossiles dans la production de matériaux de construction ou de sources d’énergie. À la fin de leur cycle de vie, les produits sont destinés à être séquestrés dans des dépôts spéciaux, un stockage à long terme du carbone.

    Vision à long terme pour la construction, l’énergie et l’économie
    L’approche va bien au-delà de la construction. Le méthane synthétique pourrait à l’avenir permettre de surmonter les déséquilibres énergétiques saisonniers et de remplacer les matériaux à forte intensité de CO₂. La condition préalable est une imbrication étroite entre la recherche sur les matériaux, le développement des processus et l’évolutivité économique. C’est pourquoi l’Empa demande, outre le progrès technologique, des conditions-cadres réglementaires qui rendent la séquestration du CO₂ économiquement attractive.

    La force d’innovation, un levier pour la transformation
    La distinction de l’Empa marque plus qu’un succès scientifique. Elle est emblématique de la transformation du secteur de la construction. Les matériaux stockant le CO₂ ne sont plus une vision lointaine, mais des outils concrets pour la transition de la construction. Le secteur pourrait ainsi passer du statut de source de problèmes à celui de partie de la solution et aider les bâtiments à stabiliser activement le climat à l’avenir.

  • Walz 4.0 fait entrer la construction dans l’avenir numérique

    Walz 4.0 fait entrer la construction dans l’avenir numérique

    L’Institut Konstruktives Entwerfen, situé au sein du département d’architecture, de design et d’ingénierie civile de la ZHAW à Winterthour, prend la direction suisse du projet Interreg Walz 4.0. En collaboration avec des universités et des fondations d’Allemagne, d’Autriche et du Liechtenstein, il s’agit de créer d’ici 2028 un réseau d’enseignement et de pratique qui fusionne l’artisanat traditionnel avec la recherche universitaire innovante et les outils numériques.

    Walz 4.0 est plus qu’un nom symbolique. Il se rattache délibérément aux pérégrinations des compagnons, une forme séculaire d’apprentissage par l’expérience, et la transpose dans la réalité de l’enseignement supérieur moderne. Des projets de construction concrets, des matériaux durables et des applications numériques permettent de faire l’expérience de la transformation de la construction.

    Construire durablement, c’est repenser
    La construction circulaire comme fondement d’une nouvelle culture de la construction. « Face à la crise climatique, la construction circulaire au sens de la construction dans l’existant et de la réutilisation d’éléments de construction est plus importante que jamais », explique Andri Gerber, chef de projet à la ZHAW. C’est précisément là que Walz 4.0 intervient : la substance historique des bâtiments est préservée, les matériaux sont réutilisés et de nouvelles constructions voient le jour dans un esprit de préservation des ressources.

    Une attention particulière est accordée à l’enseignement pratique. Les artisans et les étudiants travaillent en équipes conjointes sur des projets de rénovation et de construction. Ils utilisent aussi bien des outils numériques que des techniques vieilles de plusieurs siècles. La théorie devient ainsi une expérience vécue, un facteur de réussite essentiel dans la lutte contre la pénurie de main-d’œuvre qualifiée et pour un secteur de la construction résilient.

    Un réseau européen pour l’innovation
    Quatre pays, sept institutions, un objectif commun. Walz 4.0 réunit des partenaires de quatre États.

    Suisse : ZHAW Winterthur (partenaire principal), OST – Ostschweizer Fachhochschule, Denkmalstiftung Thurgau

    Allemagne : HTWG Konstanz (coordination générale), OTH Regensburg

    Autriche : FH Vorarlberg

    Liechtenstein : Université du Liechtenstein

    Ensemble, ils créent de nouveaux lieux d’apprentissage, des formats d’échange et des outils numériques. L’objectif est d’établir un dialogue transfrontalier qui améliore à la fois la qualité de la construction et l’attractivité des métiers artisanaux. Le financement d’environ 5 millions d’euros provient du Fonds européen de développement régional, de la Suisse et de la Principauté de Liechtenstein.

    Construire des ponts pour la prochaine génération
    La grande force de Walz 4.0 réside dans son interdisciplinarité. Les architectes, les conservateurs du patrimoine, les ingénieurs civils et les artisans réfléchissent et construisent ensemble. Les résultats ne doivent pas seulement avoir un impact dans les cercles professionnels, mais aussi donner des impulsions pour la politique, la formation et le développement immobilier.

    Parallèlement, le projet crée un espace pour l’expérimentation. De nouvelles méthodes de construction sont testées, les processus de planification numérique sont optimisés, le savoir-faire artisanal est réévalué. L’objectif est de créer un secteur de la construction résilient, ancré localement et écologiquement responsable, porté par des personnes qui maîtrisent leur métier et sont prêtes à apprendre de nouvelles choses.

  • Des équipes en réseau comme clé du succès

    Des équipes en réseau comme clé du succès

    Le onzième ImmoSummit de la FRZ Flughafenregion Zürich(FRZ) a eu lieu avec une participation record de près de 700 professionnels de la construction et de l’immobilier, informe la FRZ dans un communiqué. L’événement, qui s’est tenu le 18 juin à THE HALL à Dübendorf, avait pour thème « Du silo au sport d’équipe ». Le ton était donné : le changement climatique, la réglementation et les impondérables économiques ne peuvent pas être gérés en solitaire, mais uniquement par des équipes interconnectées, agiles et interdisciplinaires.

    Toute une série d’intervenants ont mis en lumière certains aspects de ce message clé. La directrice de la FRZ, Rahel Kindermann Leuthard, a souligné que la coopération, la prise de décision rapide et la compétence numérique étaient des qualités indispensables pour le secteur à l’avenir. Le président du gouvernement Martin Neukom a expliqué que « la protection du climat, l’économie circulaire et la sécurité de l’approvisionnement énergétique » ne sont réalisables que « si le canton, les communes et le secteur privé agissent systématiquement en tant que système d’apprentissage ».

    Fredy Hasenmaile a annoncé la fin des combattants solitaires sur le marché de l’immobilier. « Sans partenariats systématiques et stratégiques entre investisseurs, autorités et opérateurs, le secteur ne pourra pas résoudre ses goulets d’étranglement structurels », a déclaré l’économiste en chef de Raiffeisen Suisse. Thomas Sevcik a émis la thèse selon laquelle la région aéroportuaire est « condamnée à l’excellence ». « Les régions aéroportuaires sont les corridors ferroviaires des régions métropolitaines dans le monde entier », a déclaré le cofondateur du groupe de réflexion Arthesia. Andrea Claudio Thöny, directeur général d’IPZ Operation AG, a exposé la puissance économique du parc d’innovation de Zurich en cours de création.

  • Bâle-Ville teste le béton neutre en CO2 dans les zones de rencontre

    Bâle-Ville teste le béton neutre en CO2 dans les zones de rencontre

    Le département de la construction et des transports du canton de Bâle-Ville teste actuellement de nouveaux meubles pour les zones de rencontre de Bâle dans la Birkenstrasse et la Göschenenstrasse. Selon le communiqué de presse, un béton neutre en CO2 et un béton à teneur réduite en ciment sont testés pour leur production. Les nouveaux bancs sont en outre équipés de petites tables et de possibilités de fixation pour des voiles d’ombrage, tandis que les bacs de plantation pour les grands arbustes devraient à l’avenir fournir de l’ombre. Pendant la phase de test d’un an, les riverains pourront donner leur avis en continu.

    Comme le mobilier des zones de rencontre doit être à la fois robuste et durable, il a jusqu’à présent été fabriqué principalement en béton. Or, le ciment, liant habituellement présent dans le béton, génère d’importantes émissions de CO2 lors de sa production. Les nouveaux matériaux actuels devraient résoudre ce problème. On utilise d’une part un béton neutre en CO2, mélangé à du charbon végétal. Celui-ci stocke le CO2 et le retire ainsi durablement de l’atmosphère. D’autre part, un mélange de béton traditionnel et de béton sans ciment est testé. Un liant minéral composé de gravats de béton et de briques broyés doit ici réduire la part de ciment, et donc les émissions de CO2.

    Les nouveaux bacs à plantes offrent en outre suffisamment de place pour accueillir des arbustes de cinq mètres de haut ou des plantes grimpantes plus grandes. Ainsi, un arbre en bois de fer et une glycine, tous deux considérés comme résistants au climat, seront plantés. La partie restante des bacs peut être plantée par les habitants eux-mêmes.

    Depuis 2002, plus de 90 zones de rencontre ont été aménagées dans les quartiers résidentiels de Bâle. Le nouveau mobilier s’explique par le souhait des riverains de disposer de plus de possibilités de végétalisation et d’ombrage ainsi que d’une meilleure qualité de séjour dans les zones.

  • La modélisation numérique réduit le CO2 dans la production de ciment

    La modélisation numérique réduit le CO2 dans la production de ciment

    Une équipe de recherche du PSI cherche des formules qui réduisent la part de clinker, un matériau à forte émission de CO2, dans le mélange de ciment. Des alternatives au clinker sont déjà utilisées, mais ne peuvent couvrir qu’une fraction des besoins en ciment. Les chercheurs cherchent des combinaisons de matériaux disponibles en grandes quantités et permettant une production de ciment de haute qualité. Pour cela, ils utilisent une méthode de modélisation basée sur l’IA. Tout en conservant la qualité des matériaux, ils veulent améliorer l’empreinte carbone des formules, peut on lire dans un communiqué de presse. « Au lieu de tester des milliers de variantes en laboratoire, notre modèle génère en quelques secondes des propositions de recettes concrètes – comme un livre de cuisine numérique pour un ciment respectueux du climat », explique Romana Boiger, première auteure et mathématicienne, citée dans le communiqué.

    Les chercheurs utilisent pour cela des réseaux neuronaux artificiels qui remplacent la modélisation physique, gourmande en temps de calcul. Les modèles d’IA sont entraînés avec des données connues et apprennent en ajustant la pondération de leurs liens afin de prédire des relations similaires.

    Les chercheurs ont entraîné leur modèle d’IA avec le logiciel open source GEMS pour la modélisation thermodynamique. Ils l’ont utilisé pour calculer la formation de minéraux et les processus géochimiques dans différentes formules de ciment et ont combiné ces données avec des données expérimentales et des modèles mécaniques. Cela leur a permis d’estimer la qualité des matériaux de différentes formules de ciment. En outre, les chercheurs ont calculé les émissions de CO2 des formules. Le modèle d’IA a appris à partir de ces données. « En fait, nous recherchons un maximum et un minimum – nous pouvons en déduire directement la formule souhaitée », explique Boiger. Pour cela, ils utilisent des algorithmes génétiques, une autre méthode d’IA, pour identifier les recettes qui combinent les deux valeurs cibles.

    Les chercheurs ont déjà découvert des formules de ciment prometteuses, qui doivent encore être testées en laboratoire pour achever le cycle de développement.
    L’étude a été réalisée dans le cadre du projet interdisciplinaire SCENE (Swiss Centre of Excellence on Net Zero Emissions).

  • Une expansion internationale axée sur les marchés émergents

    Une expansion internationale axée sur les marchés émergents

    Dans le cadre de sa stratégie « local-for-local » , Sika renforce sa présence en Chine, au Brésil et au Maroc. En Chine, l’entreprise mondiale de spécialités chimiques pour la construction et l’industrie a agrandi son site existant dans la région métropolitaine de Suzhou, informe Sika dans un communiqué correspondant. Ce site produit des solutions de collage et d’étanchéité en polyuréthane pour les secteurs de l’automobile, de la construction et de l’industrie.

    Au Brésil, Sika a agrandi son site près de Belo Horizonte. Dans cette région industrielle stratégique du pays, selon le communiqué, Sika produit des adjuvants pour le béton prêt à l’emploi, le ciment et l’industrie minière. L’entreprise a construit une nouvelle usine de mortiers et d’adjuvants près d’Agadir. C’est à partir de cette usine que Sika prévoit d’approvisionner le sud du Maroc et les marchés voisins.

    « Ces investissements de site reflètent la confiance que nos clients nous accordent et notre engagement à long terme sur nos marchés », a déclaré le PDG de Sika, Thomas Hasler, cité dans le communiqué. « En augmentant nos capacités de production locales, nous améliorons non seulement notre flexibilité, mais nous créons également une base résiliente et durable pour notre croissance future aux côtés de nos clients et partenaires de longue date » Sika s’attend à ce que le secteur de la construction dans les trois pays présente une croissance annuelle de plus de 4 pour cent jusqu’en 2028.

  • Nouveau quartier résidentiel prévu à Weggis avec 44 appartements en copropriété

    Nouveau quartier résidentiel prévu à Weggis avec 44 appartements en copropriété

    Halter AG a inauguré les travaux de l’ensemble résidentiel Chalet Weggis en donnant le premier coup de pioche, informe le promoteur immobilier de Schlierem dans un article sur LinkedIn. La cérémonie y est décrite comme « une étape importante pour ce projet unique sur le site de Wyermatt ». L’ensemble résidentiel près du lac des Quatre-Cantons comprend quatre bâtiments avec un total de 44 appartements en copropriété.

    Les quatre immeubles d’habitation reposent sur un socle commun et sont en outre reliés par deux sous-sols contigus, explique Halter dans la description du projet. Les sous-sols abritent 62 places de garage, des locaux à vélos, des caves privées ainsi que des locaux techniques et de protection. Les personnes qui achètent un appartement peuvent concevoir elles-mêmes son aménagement intérieur grâce au configurateur de Trend AG.

  • Un marché robuste à Lucerne

    Un marché robuste à Lucerne

    Le marché de l’immobilier d’entreprise dans le canton de Lucerne se révèle résistant, même dans un contexte international d’incertitude économique. Le produit intérieur brut de la Suisse a augmenté de 1,3 % en 2024 et devrait atteindre 1,5 % en 2025. Le canton de Lucerne bénéficie d’une structure économique largement diversifiée avec des secteurs forts comme la construction, la finance et les services.

    La pénurie rencontre la demande
    La demande de surfaces de bureaux reste élevée, soutenue par la croissance continue de l’emploi dans le secteur des services. Dans le même temps, le volume de construction est nettement inférieur à la moyenne à long terme, avec environ 50 millions de francs suisses. Cette réticence à construire de nouveaux bâtiments continue de raréfier l’offre, ce qui entraîne une hausse modérée mais continue des loyers, de 10 % en moyenne depuis 2015.

    Les changements structurels pèsent sur
    Malgré la stabilité des indicateurs de consommation, le marché des surfaces de vente reste sous pression. Le commerce en ligne, les changements de comportement des consommateurs et les incertitudes géopolitiques mettent même les emplacements très fréquentés sous pression. La baisse des loyers proposés indique une faiblesse persistante – une reprise n’est pas en vue pour le moment.

    Une base solide, de nouveaux risques
    Avec moins d’un pour cent, le taux d’inoccupation des surfaces industrielles est bien inférieur à la moyenne nationale. La demande est stable et les projets tels que les nouveaux parcs industriels à Lucerne et dans ses environs sont un signe de dynamisme. Mais les tensions commerciales, notamment avec les États-Unis, pourraient freiner cette tendance et entraîner un ralentissement à moyen terme.

    Beaucoup de potentiel, mais une pression croissante
    La nouvelle étude de la Banque cantonale de Lucerne et de Wüest Partner dresse un tableau nuancé. Les surfaces de bureaux et industrielles profitent de l’attractivité de Lucerne et de la vigueur de l’économie intérieure. En revanche, les surfaces de vente restent l’enfant terrible. Les évolutions futures seront déterminées en grande partie par le contexte international.

  • La Suisse est le pays le plus compétitif du monde en 2025

    La Suisse est le pays le plus compétitif du monde en 2025

    La Suisse est à nouveau en tête des pays les plus compétitifs au monde. Pour la première fois depuis des années, elle retrouve la première place du prestigieux IMD World Competitiveness Ranking. Alors qu’elle occupait la deuxième place l’année dernière, elle dépasse désormais Singapour et confirme ainsi sa position de référence internationale en matière de performance économique dans un environnement complexe.

    Selon le rapport, ce succès est principalement dû à la grande efficacité des institutions gouvernementales, à l’infrastructure de premier ordre et à la stabilité sociale. Dans les deux catégories, efficacité des autorités et infrastructures, la Suisse s’assure à nouveau la première place. Ces qualités deviennent de plus en plus cruciales alors que l’économie mondiale est confrontée à des changements disruptifs, à des réorganisations commerciales et à des déplacements géopolitiques.

    Défis malgré la première place
    Malgré l’excellent classement général, le rapport révèle également des points faibles. La performance économique recule à la 13e place et l’efficacité des entreprises à la 6e, ce qui indique que la concurrence mondiale laisse des traces en Suisse également. Les raisons, une pression croissante sur les coûts, une complexité réglementaire et un accès de plus en plus difficile aux marchés étrangers.

    C’est précisément dans le contexte des tendances protectionnistes qu’il est clair que la Suisse doit diversifier ses relations commerciales de manière ciblée. La garantie de l’accès aux marchés internationaux et l’évitement des dépendances unilatérales deviennent davantage au centre de la politique d’implantation.

    Stratégie pour une compétitivité durable
    Les auteurs du classement soulignent que l’efficacité, l’agilité et l’orientation vers l’avenir sont des piliers centraux de la compétitivité à long terme. La Suisse marque des points dans ce domaine grâce à son système juridique fiable, ses finances publiques solides, ses établissements d’enseignement stables et ses écosystèmes d’innovation forts.

    Mais elle doit également faire face à des défis importants. La réforme du système de retraite, la garantie de la viabilité des finances publiques et la promotion de l’innovation durable détermineront la viabilité de la place économique. Le rapport appelle à ne pas considérer la force structurelle comme un acquis, mais à la développer par une politique prévoyante et des investissements ciblés.

    Perspective internationale
    Derrière la Suisse, Singapour arrive en deuxième position, surtout convaincante en matière d’efficacité du gouvernement, mais perdant du terrain dans le domaine de l’efficacité des entreprises. Hong Kong gagne deux places et occupe désormais la troisième position, signe du succès du repositionnement de la région administrative spéciale.

    La progression de l’Allemagne à la 19e place, après plusieurs années difficiles, est également remarquable. Le Canada gagne huit places et montre que des réformes ciblées peuvent avoir un impact. Ces changements internationaux illustrent la dynamique de la concurrence mondiale entre les sites.

    La Suisse reste leader, mais pas immobile
    Le World Competitiveness Ranking 2025 souligne que la Suisse est un leader mondial en matière de qualité de la localisation, mais elle ne doit pas se reposer sur ses lauriers. Une vision politique, une ouverture stratégique et des investissements dans des structures d’avenir sont désormais nécessaires. Les années à venir montreront si la Suisse peut non seulement conserver sa position de leader, mais aussi la renforcer dans un environnement volatile.