Catégorie : Industrie du bâtiment

  • La robotique dans le secteur de la construction gagne en importance grâce à de nouveaux investissements

    La robotique dans le secteur de la construction gagne en importance grâce à de nouveaux investissements

    Le groupe spécialisé Sika, basé à Baar, a de nouveau investi dans Mesh AG après l’année 2022. La jeune entreprise Mesh est spécialisée dans la construction robotisée, l’armature et le coffrage et, selon un communiqué de Sika, elle a conclu un tour de table d’un montant total de 2,9 millions d’euros. Outre Sika, ABB Robotics et la Shimizu Corporation de Tokyo ont notamment participé à ce tour de table.

    MESH a été fondée en 2022 en tant que spin-off de l’École polytechnique fédérale de Zurich. Avec des partenaires tels que Sika, Mesh a développé entre 2019 et 2021 le premier procédé robotisé permettant de fabriquer des formes complexes sans coffrage. « Dans la production robotisée, peu importe que quelque chose soit droit ou courbé : la complexité est gratuite, c’est-à-dire qu’elle n’entraîne pas de coûts supplémentaires », explique Ammar Mirjan, PDG et cofondateur de Mesh, dans une interview publiée par Sika. « Cela offre aux architectes et aux maîtres d’ouvrage de nouvelles libertés de conception. »

    Selon Sika, plus d’un million d’éléments d’armature ont déjà été installés en Suisse à l’aide de la technologie Mesh. Ces solutions ont notamment été utilisées dans le cadre de grands projets ambitieux tels que le nouveau tunnel routier du Gothard.

    « En prenant une participation dans Mesh, nous investissons dans l’une des technologies les plus innovantes au monde en matière de fabrication robotisée dans la production industrielle en série », déclare Ivo Schädler, responsable Construction chez Sika, dans le communiqué. « En combinaison avec notre expertise en matière de matériaux, nous créons de nouvelles possibilités pour améliorer considérablement l’efficacité, la qualité et la durabilité dans le secteur de la construction. »

    Selon Ammar Mirjan, le partenariat avec Sika et d’autres leaders internationaux du secteur marque « pour Mesh un tournant décisif dans son évolution d’innovateur régional vers un fournisseur mondial de technologies ». Il qualifie ce tour de table de jalon essentiel pour stimuler la croissance en combinant la fabrication numérique avec des solutions matérielles de pointe « et exploiter ensemble de nouveaux potentiels commerciaux à travers le monde ».

  • La società fiduciaria amplia la propria offerta con un prodotto settoriale per le PME del settore edilizio

    La società fiduciaria amplia la propria offerta con un prodotto settoriale per le PME del settore edilizio

    Gewerbe-Treuhand AG, con sede a Lucerna, sta ampliando la sua gamma di logiciels de branche. Come riportato in un comunicato stampa, l’azienda offre alle PMI nella seconda fase della loro attività il software AbaBau diAbacus Business Solutions SA.

    L’azienda, con sede a Thalwil ZH, è una filiale diAbacus Research SA. Sviluppa questo speciale software con un team di 80 esperti.

    In qualità di partner di Abacus, Gewerbe-Treuhand non solo organizza la distribuzione del software per l’edilizia, ma supporta anche le PMI nell’introduzione e nell’implementazione del software e ottimizza i loro processi.

    Le aziende che utilizzano i servizi hanno anche la possibilità di rivolgersi al loro partner fiduciario in caso di mancanza di personale o di sostituzioni temporanee per le attività amministrative, spiega il comunicato stampa.

    La Gewerbe-Treuhand è già partner di distribuzione di Abacus Research AG dal 2019 e la nuova partnership con Abacus Business Solutions si basa su questa collaborazione.

  • 80 centimètres ralentissent un projet de 63 millions de dollars

    80 centimètres ralentissent un projet de 63 millions de dollars

    La commune de l’école secondaire d’Arbon a demandé une autorisation exceptionnelle pour le centre scolaire prévu au Mélèze. Concrètement, il s’agit de l’étage en attique, avec 4 mètres au lieu des 3,2 mètres fixés par le règlement de construction. Avec 15,5 mètres, la hauteur totale maximale autorisée de 16 mètres n’est malgré tout pas atteinte. Un cas limite technique, pas un problème de principe.

    Un homme, une opposition
    L’architecte Gustav Maurer a fait opposition à la demande de dérogation. Il qualifie le projet issu d’un concours de « mauvaise planification avérée » et le considère comme irresponsable au vu de la situation économique mondiale. Maurer affirme que le volume de construction demandé pourrait être réalisé pour 43 millions de francs. C’est environ 20 millions de moins que le crédit de 62,9 millions de francs approuvé par le peuple.

    Le calendrier vacille
    L’autorité de l’école secondaire voulait déposer la demande de permis de construire en novembre. En raison de l’opposition et de l’insécurité juridique qui en découle, ce délai est en train de vaciller. Si la procédure est retardée, les coûts consécutifs risquent de se chiffrer en millions, en raison de la hausse des prix de la construction, de la prolongation des travaux de planification et du report de l’autorisation de construire.

    Paroles claires du président de l’école
    Le président de l’école secondaire Robert Schwarzer a des mots clairs. Selon lui, Maurer s’oppose depuis des années à presque tout ce qui doit être construit à Arbon. Le droit d’opposition est un droit fondamental incontesté, mais ce qui est pratiqué ici est « l’expression de la chicane et de l’arbitraire ». Les éventuels coûts consécutifs, qui se chiffrent en millions, semblent indifférents à l’opposant.

    Soutien de la population
    Le projet a une légitimité démocratique. Près de 60% des votants se sont prononcés en septembre 2025 en faveur du crédit de 62,9 millions. Le premier coup de pioche était prévu pour septembre 2026, l’emménagement pour l’année scolaire 2028/29. C’est maintenant devant le service juridique que se décide si ce calendrier tient la route. Pas dans les urnes.

  • Ce qui était considéré comme une aubaine devient un projet de plusieurs milliards de dollars

    Ce qui était considéré comme une aubaine devient un projet de plusieurs milliards de dollars

    Lorsque la ville de Zurich a annoncé la rénovation des arsenaux sur le site des casernes à Zurich-Aussersihl, cela semblait encore être un projet gérable. La première estimation des coûts s’élevait à environ 55 millions de francs. Aujourd’hui, on parle d’un chiffre qui fait bondir même les parlementaires municipaux les plus aguerris : près de 200 millions de francs. Une multiplication qui doit être expliquée.

    La substance délabrée fait grimper les coûts
    Le principal moteur est la substance même du bâtiment. Les arsenaux historiques sont en bien plus mauvais état qu’on ne le pensait à l’origine. L’assainissement des substances nocives, les interventions statiques et les exigences en matière de protection des monuments s’additionnent pour donner lieu à des dépenses qui ont tout simplement été sous-estimées en amont. A cela s’ajoutent l’augmentation des coûts de construction et un concept d’utilisation élargi qui exige des normes techniques plus élevées.

    Culture, commerce et communauté
    Ce qui doit être créé après la rénovation a de la substance. Le conseil municipal prévoit un mélange d’utilisation culturelle, de petits commerces et d’espaces accessibles au public. Un lieu de rencontre vivant en plein cœur de Zurich-Aussersihl. La mixité sociale fait explicitement partie du concept. Le site de la caserne doit ainsi être revalorisé dans son ensemble, et pas seulement les arsenaux eux-mêmes.

    Longue route jusqu’à l’ouverture
    Le calendrier est ambitieux et l’histoire du projet incite à la prudence. Les arsenaux rénovés devraient être prêts à être occupés au plus tôt en 2034. D’ici là, il faut une décision de crédit du conseil municipal, un projet de construction approuvé et un déroulement sans faille des travaux. Trois facteurs qui, par expérience, fonctionnent rarement tous en même temps sans problème à Zurich.

    Monument oblige
    Les arsenaux font partie du site protégé de la caserne. Un ensemble qui rend visible l’histoire de la ville. Il n’est pas question de les démolir. Si l’on veut préserver la substance historique des bâtiments, il faut être prêt à payer pour cela. La question n’est pas de savoir si, mais comment la ville financera cette mission et la communiquera de manière transparente, compréhensible et avec une valeur ajoutée claire pour tous les Zurichois.

  • Le magasin d’usine de Landquart va être considérablement agrandi

    Le magasin d’usine de Landquart va être considérablement agrandi

    La société Walo Bertschinger AG, basée à Dietikon, participe à l’extension du Landquart Fashion Outlet. Selon un communiqué, ce centre commercial au charme de village sera agrandi de 5 000 mètres carrés, sur lesquels seront construits 14 nouveaux magasins, un nouveau restaurant ainsi qu’un parking à quatre étages. Walo se chargera des différents travaux de pavage et de revêtement. La nouvelle partie du Fashion Outlet devrait ouvrir ses portes en avril 2026.

    Selon les informations fournies par Walo, 12 900 mètres carrés de dallage et 2 600 tonnes de revêtement seront utilisés dans le parking souterrain et à l’extérieur. À l’extérieur, 900 mètres de bordures seront également posés et 67 couvercles de regards installés. L’arrêt de bus sera en outre pavé de dalles pour charges lourdes sur une surface de 630 mètres carrés.

    L’élément central de l’aménagement est « le pavage haut de gamme de la zone piétonne dans la partie centre commercial, qui caractérise le design de village alpin du centre », indique le communiqué de Walo. L’entreprise y pose 150 mètres carrés de pavés en rangées, 200 mètres carrés de dalles de bordure en granit d’Onsernone ainsi que 1 500 mètres carrés de dalles en porphyre.

  • De gros contrats dynamisent le secteur du bâtiment en Suisse et à l’étranger

    De gros contrats dynamisent le secteur du bâtiment en Suisse et à l’étranger

    Le prestataire de services immobiliers et de construction Implenia annonce dans un communiqué avoir remporté de nombreux contrats de construction de bâtiments en Suisse et en Allemagne. Ceux-ci représentent un volume total de 310 millions de francs et seront réalisés entre 2026 et 2028.

    À Vevey (VD), au bord du lac Léman, Implenia construit, en tant qu’entrepreneur total, 182 appartements en copropriété pour le nouveau quartier Jardins en Ville. Le projet est complété par des surfaces commerciales, un parking à deux étages ainsi qu’un espace vert central. La construction en bois certifiée PEFC/FSC doit répondre aux normes Minergie-Eco et CECB A/B. Toujours en Suisse, à Payerne (VD), Implenia réalise huit immeubles collectifs certifiés Minergie comprenant 107 appartements alimentés en énergie respectueuse du climat. Le projet a d’abord été développé par Implenia, puis vendu à des investisseurs.

    En Allemagne aussi, Implenia crée des logements durables : à Francfort, douze immeubles résidentiels à haute efficacité énergétique comprenant environ 160 logements de type « maison passive » voient le jour dans le « premier quartier climatique » de la ville. À Munich, après une phase de pré-construction réussie, l’entreprise construit, au sein d’un groupement, un immeuble collectif de 186 appartements avec des espaces commerciaux complémentaires. À Nuremberg, trois bâtiments en construction hybride bois comprenant 76 appartements locatifs ainsi que des espaces destinés à une crèche, à des activités commerciales et à un parking souterrain sont en cours de réalisation. À Iéna, un autre quartier résidentiel en construction bois est également en cours de construction. À Mannheim, Implenia construit clé en main un complexe résidentiel en construction hybride bois près du parc BUGA, comprenant au total 225 logements.

    D’autres contrats concernent la justice ainsi que l’éducation, la recherche et l’industrie pharmaceutique : Implenia construit des bâtiments d’exploitation et de production pour l’établissement pénitentiaire de Siegburg. De plus, le gros œuvre agrandi d’un bâtiment administratif en bois est en cours de réalisation pour l’université de Flensburg. En Suisse alémanique, Implenia prend en charge des travaux de maçonnerie supplémentaires, notamment le réaménagement d’un ancien site industriel ainsi que des projets pour l’industrie pharmaceutique.

  • La sciure de bois est censée empêcher le feu de se propager

    La sciure de bois est censée empêcher le feu de se propager

    Des chercheurs de l’École polytechnique fédérale de Zurich (ETH) et du Laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche (Empa) ont mis au point un matériau isolant à base de sciure de bois pouvant être utilisé pour l’aménagement intérieur ignifuge, selon un communiqué.

    Ce composite est composé de sciure de bois et de struvite, un phosphate d’ammonium et de magnésium cristallin et incolore. Au cours de leurs travaux, les chercheurs ont dû surmonter la difficulté de lier les matériaux aux particules de sciure de bois lors du processus de cristallisation de la struvite. Ils y sont parvenus grâce à une enzyme extraite de pépins de pastèque. Le minéral cristallisé comble les vides de la sciure de bois. Le matériau ainsi obtenu est pressé en panneaux et séché à température ambiante.

    D’après les premiers tests, ce composite présente des propriétés de résistance au feu similaires à celles des panneaux de particules liés au ciment classiques. Les tests menés en collaboration avec l’École polytechnique de Turin ont montré que les panneaux de sciure de bois à base de struvite mettent trois fois plus de temps à s’enflammer que le bois d’épicéa. De plus, ce processus entraîne la formation d’un matériau inorganique qui limite la propagation des flammes.

    Pour permettre la mise à l’échelle du procédé et l’utilisation de ce nouveau matériau, il est important de réduire les coûts de fabrication. Actuellement, la production du liant à partir de ce minéral est plus coûteuse que celle des liants polymères ou du ciment. Cela pourrait changer avec la mise en place d’un nouveau circuit de recyclage : la struvite est produite en grandes quantités dans les stations d’épuration. « Nous pourrions utiliser ces dépôts comme matière première pour notre matériau de construction », déclare Ronny Kürsteiner, chercheur dans le domaine des matériaux à base de bois à l’ETH, cité dans le communiqué.

    L’étude est publiée dans la revue spécialisée Chem Circularity.

  • Ce projet de rénovation mise sur l’économie circulaire et la réduction des émissions de CO2

    Ce projet de rénovation mise sur l’économie circulaire et la réduction des émissions de CO2

    Selon son communiqué, Sika participe en tant que partenaire de financement au Living Lab HIL de l’ETH dans le cadre des trois phases du projet : Exploration (2026), Synthèse (2027) et Transfert (2028). Ces étapes visent à préparer la rénovation, la mise aux normes énergétiques et l’agrandissement du bâtiment dédié à l’enseignement et à la recherche en architecture et en génie civil (HIL) sur le campus de Hönggerberg. Ce projet d’envergure devrait être achevé d’ici 2035.

    Selon l’ETH, les besoins de rénovation et l’évolution des exigences en matière d’espace auraient clairement justifié une rénovation en profondeur avec démolition jusqu’à la structure porteuse. Au lieu de cela, l’université souhaite traiter le bâti existant avec plus de précaution et mettre l’accent sur la réduction des émissions de CO2, la numérisation et l’économie circulaire. Elle développe le projet de construction en interne, en s’appuyant sur les connaissances et les enseignements tirés de ses propres activités d’enseignement et de recherche, ainsi qu’avec des partenaires industriels.

    Dans ce « projet phare unique au monde », selon Sika, l’entreprise de chimie de spécialité pour la construction et l’industrie, basée à Baar, n’apporte pas seulement un soutien financier. Le soutien au projet comprend également un échange technique actif et étroit entre Sika et les équipes de projet de l’ETH. Il est assuré par la Fondation ETH.

    Sika souhaite contribuer à « faire avancer la transition vers des méthodes de construction durables », déclare Patricia Heidtman, responsable de l’innovation et du développement durable chez Sika. « Le Living Lab HIL offre une plateforme unique qui relie activement la recherche et la pratique et accélère sensiblement les innovations. »

    L’industrie et la science doivent agir ensemble pour atteindre les objectifs climatiques, selon Mathias Kohler, professeur d’architecture et de fabrication numérique à l’ETH. « En coopération avec Sika, nous testons au Living Lab HIL de nouvelles solutions qui seront mises en œuvre à partir de 2030 lors de la phase de rénovation du bâtiment de l’ETH. »

  • Centrale de commande du secteur électrique

    Centrale de commande du secteur électrique

    En raison de la forte demande, Ineltec 2026 occupera désormais les halles 3 à 6. Au niveau 1, de nouvelles marques, un secteur spécialisé « Lumière » élargi avec sa propre place de marché thématique ainsi que des présentations dans le Speakers Corner attendent les visiteurs. Le niveau 2 correspond à peu près à la surface de 2024 en termes de taille et d’agencement et offre un espace pour les échanges personnels et le réseautage. La directrice du salon Noëlle Marti le résume ainsi : les entreprises qui hésitaient encore en 2024 seront présentes en 2026.

    EIT.swiss comme soutien national
    Un contrat de partenariat récemment conclu avec l’association faîtière EIT.swiss approfondit l’interaction entre les connaissances de la branche et les compétences du salon. Le directeur Simon Hämmerli et la directrice du salon Noëlle Marti sont responsables ensemble des thèmes spécialisés, de la communication avec les visiteurs et du développement durable de la branche. Les visites de la relève, les offres de formation continue et le transfert de connaissances assurent la profondeur des contenus au-delà de la surface d’exposition classique.

    Focus au lieu de pertes de diffusion
    En se concentrant sur deux jours de salon, Ineltec mise délibérément sur l’efficacité. Un site économiquement pertinent et un public spécialisé national sans pertes de diffusion. Les sept domaines spécialisés vont de l’électrotechnique et de la domotique aux solutions et outils informatiques en passant par l’e-mobilité et l’infrastructure. Pour les cadres et les spécialistes du bâtiment et de l’installation, le salon est le rendez-vous le plus dense de la branche en Suisse en 2026.

    S’assurer un emplacement dès maintenant
    L’équipe du salon travaille actuellement de manière intensive à l’emplacement des stands. Les entreprises intéressées peuvent s’inscrire et réserver leur emplacement sur ineltec.ch. Ceux qui étaient présents en 2024 savent que deux jours suffisent pour nouer des contacts, voir des innovations et préparer des décisions. Celles qui hésitent encore risquent de rester sur la touche à l’automne.

  • Le business le plus sale du marché immobilier suisse

    Le business le plus sale du marché immobilier suisse

    Sur le Plateau suisse, un propriétaire a d’abord refusé. L’offre était bien supérieure au prix du marché et l’acheteur lui semblait suspect. Un jour plus tard, le même homme s’est présenté à sa porte avec de l’argent liquide, une somme moyenne à six chiffres en guise d’ »acompte ». Le propriétaire a craqué. La piste de ce deal mène directement au milieu d’une agence de voyage lucernoise présumée spécialisée dans le blanchiment d’argent et à des personnes ayant des liens étroits avec un patron albanais de la cocaïne, qui est en détention préventive en Albanie depuis l’automne 2024.

    Le schéma est toujours le même
    CH Media a récemment documenté des transactions immobilières douteuses dans plusieurs cantons. Le schéma se répète. Les propriétaires sont directement contactés, les offres d’achat sont massivement surévaluées, la pression du temps est énorme. Ceux qui acceptent constatent souvent que le nouveau propriétaire laisse immédiatement l’immeuble vide ou le met en vente à un prix bien plus élevé. Après une telle transaction, un appartement en Suisse centrale est resté vide pendant plus d’un an, au nom d’une société immobilière anonyme, le propriétaire étant apparemment en mesure de laisser en friche un investissement de plus d’un million de francs.

    Travail au noir comme deuxième canal d’argent
    L’argent de la drogue n’est pas le seul à circuler dans les immeubles. L’argent noir du secteur de la construction y atterrit également. Le schéma est astucieux. Un entrepreneur criminel reçoit un million de francs par le biais de la banque pour une nouvelle construction. Grâce au travail au noir, le projet ne lui coûte que 700’000 francs. Il « cache » les 300’000 francs restants avec de fausses factures d’entreprises fictives qui établissent des justificatifs fictifs contre une commission d’environ cinq pour cent. Ces entreprises ne tiennent pas de comptabilité et sont généralement déjà en faillite lorsque les autorités les interrogent. Il en résulte un bénéfice de 300 000 francs sur le dos de la collectivité et des ouvriers du bâtiment.

    Le marché se tait, le prix monte
    On estime que plus d’un tiers des cas de blanchiment d’argent dans le monde sont liés à des transactions immobilières. La Suisse est considérée comme particulièrement attractive au niveau international parce que le marché est stable et que la réglementation a longtemps été lacunaire. L’avocat Fabian Teichmann, expert en blanchiment d’argent, résume la situation en ces termes : « Celui qui est intelligent préfère acheter quatre biens immobiliers à cinq millions plutôt qu’un seul à 20 millions. C’est moins visible » L’effet secondaire direct est la surenchère des achats, qui fait monter les prix pour tout le monde.

    La loi suit, lentement
    Les Chambres fédérales ont adopté le 26 septembre 2025 une révision de la loi sur le blanchiment d’argent. Désormais, les agents immobiliers seront également soumis à des obligations de diligence et devront s’affilier à un organisme d’autorégulation reconnu. Le hic de cette loi, c’est que les transactions inférieures à cinq millions de francs restent en principe en dehors de cette obligation. L’entrée en vigueur est prévue pour le deuxième semestre 2026. Ceux qui achètent aujourd’hui quatre objets de quatre millions chacun restent pour l’instant sous le radar.

  • Le béton imprimé en 3D stocke le CO₂ et réduit la consommation de ressources

    Le béton imprimé en 3D stocke le CO₂ et réduit la consommation de ressources

    Des chercheurs du laboratoire d’ingénierie structurelle de l’Institut fédéral de recherche et d’essai sur les matériaux (Empa) travaillent au développement d’éléments en béton fabriqués à l’aide d’une imprimante 3D. Selon un communiqué, ces éléments de construction sont stables sans armature traditionnelle en acier et ne contiennent pratiquement pas de ciment. Le matériau est censé stocker du dioxyde de carbone lors de son durcissement.

    Ces travaux de recherche s’inscrivent dans le cadre du projet européen CARBCOMN (Carbon-negative compression dominant structures for decarbonized and de-constructable concrete buildings). Outre l’Empa, des chercheurs de l’École polytechnique fédérale de Zurich (ETH) ainsi que de la filiale de l’Empa re-fer, située à Seewen, et d’autres partenaires européens participent à ce développement.

    Le matériau destiné à l’impression 3D provient de déchets industriels recyclés, tels que les scories d’acier. Des formes géométriquement optimisées sont produites selon un procédé spécial. Des alliages à mémoire de forme à base de fer (Fe-SMA) de re-fer sont utilisés comme armatures. Pour faire durcir ce béton, du dioxyde de carbone est injecté dans une chambre de combustion, où il se lie chimiquement au mélange de béton. « Nous combinons ici une expertise unique : l’impression 3D, la performance structurelle et notre spécialité, les alliages à mémoire de forme à base de fer », déclare Moslem Shahverdi, chercheur à l’Empa, dans le communiqué. « D’une part, nous utilisons des méthodes de fabrication numériques pour construire en préservant les ressources. D’autre part, nous remplaçons le ciment traditionnel par des liants à faible empreinte carbone. » Les éléments en béton sont en outre conçus de manière à pouvoir être démontés après utilisation et réutilisés ailleurs.

    Lancé en 2024, ce projet d’une durée de quatre ans est financé dans le cadre d’Horizon Europe et rassemble onze instituts de recherche et cabinets d’architecture de premier plan issus de toute l’Europe. Selon le communiqué, il s’agit notamment de l’université de Gand, de l’université technique de Darmstadt, de l’université grecque de Patras, ainsi que de Zaha Hadid Architects à Londres, de Mario Cucinella Architects à Bologne et des entreprises Tesis à Penta di Fisciano (Italie), orbix à Genk et incremental 3D à Innsbruck.

  • 47 millions pour un nouveau cœur dans l’Oberland bernois

    47 millions pour un nouveau cœur dans l’Oberland bernois

    Le projet global coûte 47 millions de francs. Le financement est assuré par une nouvelle société de développement du site à créer, à laquelle participent quatre partenaires. La ville de Thoune accorde un prêt sans intérêt de 16 millions garanti par un gage immobilier et se porte en outre garante d’un prêt cantonal de 10 millions de francs dans le cadre de la nouvelle politique régionale. L’Empa elle-même investit 16 millions dans les laboratoires et la centrale technique, tandis que Halter AG, en tant que partenaire de développement, apporte une contribution de 5 millions. Une fois le projet terminé, la société sera transférée à des investisseurs.

    Le permis de construire est disponible
    La voie n’était pas libre. Des oppositions ont retardé la procédure d’environ un an. Le permis de construire pour l’îlot B5 à Thoune Nord est désormais disponible, le début des travaux est fixé au printemps 2027 et leur achèvement à la fin 2029. Le parlement de la ville se prononcera sur le prêt le 30 avril 2026. Pour que le calendrier tienne, il faut un oui clair.

    L’Empa à Thoune depuis 1994
    Le Laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche fait de la recherche dans le domaine de la haute technologie et des matériaux à Thoune depuis 1994. Le nouveau bâtiment n’est pas une délocalisation, mais une extension. Le maire de la ville, Raphael Lanz, résume bien la situation. L’Empa assure à long terme des emplois hautement qualifiés dans la recherche et le développement, génère une valeur ajoutée régionale et renforce Thoune en tant que site technologique et d’innovation dans le canton de Berne.

    Du site de la caserne au quartier urbain
    Thoune Nord est le plus grand projet de développement urbain de l’Oberland bernois. Sur ce site de 60 hectares, des entreprises de recherche, des entreprises et des logements prennent le relais de l’utilisation militaire. 6’500 emplois devraient être créés à long terme, environ 2’300 y sont déjà installés aujourd’hui. Un nouvel arrêt du RER Thoune Nord est inscrit dans l’étape d’aménagement 2035 du Parlement fédéral et doit relier directement le quartier au trafic longue distance.

    Halter comme levier
    Ce n’est pas un hasard si Halter AG, partenaire de développement de l’îlot B5, s’engage dans le projet à hauteur de 5 millions de francs. L’entreprise a remporté le concours de projet en 2022 avec Bauart Architekten et Balliana Schubert Landschaftsarchitekten. La composition montre le concept. Le capital privé et les pouvoirs publics tirent ensemble, le site partage le risque parce qu’il participe à la réflexion sur le rendement.

    Ce qui compte maintenant
    Le 30 avril est la date qui décide de tout. Si le parlement de la ville approuve le prêt, la planification peut commencer. Si le crédit échoue, c’est tout le calendrier qui vacille. Pour Thoune Nord, ce serait un revers, pour l’Empa une question de site. La ville a déjà fait sa part du travail. C’est maintenant au Parlement de trancher.

  • Les réseaux thermiques prennent de l’importance dans l’approvisionnement énergétique urbain

    Les réseaux thermiques prennent de l’importance dans l’approvisionnement énergétique urbain

    Des chercheurs de la Haute école de Lucerne (HSLU) travaillent au développement de systèmes de stockage d’énergie thermique saisonniers. À l’heure du réchauffement climatique, les réseaux thermiques prennent de plus en plus d’importance pour permettre le refroidissement des villes densément construites. Dans ce cadre, l’eau provenant de lacs ou de rivières est acheminée à travers des réseaux de canalisations pour refroidir les bâtiments ; ces mêmes canalisations sont utilisées en hiver pour le chauffage urbain. Afin de faire avancer le développement de tels systèmes, la Haute école a organisé un échange d’expériences. Selon un communiqué, le 22e séminaire de l’Institut pour la technique du bâtiment et l’énergie (IGE) s’est tenu le 11 mars 2026. Des représentants de Thermische Netze Schweiz, de WWZ Energie AG (Zoug), de Wien Energie GmbH ainsi que de la ville de Zurich, avec leur projet CoolCity Zurich, ont également pris part aux exposés et aux discussions.

    À la HSLU, on développe des accumulateurs de chaleur flexibles qui s’adaptent aux conditions changeantes. Des chercheurs dirigés par Timotheus Zehnder ont montré comment le bois de chauffage peut être utilisé plus efficacement dans les chaudières à bois grâce au refroidissement et à la condensation des gaz de combustion. Trois intervenants ont présenté les réseaux thermiques pour l’approvisionnement en chaleur et en froid à Zoug, Zurich et Vienne.

    Dieter Kissling, de l’ifa Institut für Arbeitsmedizin, a soulevé un aspect intéressant : dans les années 60, les températures ambiantes des bureaux ont été adaptées aux besoins des hommes (21 à 22 degrés Celsius). Il s’est toutefois avéré que les femmes sont plus productives à une température de 26 à 27 degrés Celsius. Compte tenu de la proportion croissante de femmes dans le monde du travail, il convient de se demander s’il ne faudrait pas adapter les températures ambiantes.

    La diversité des thèmes abordés a montré que le changement climatique pose de nouveaux défis. Le 23e séminaire de l’IGE a déjà été convoqué pour le 10 mars 2027.

  • Un projet de construction suisse mise sur l’architecture durable en terre crue à l’étranger

    Un projet de construction suisse mise sur l’architecture durable en terre crue à l’étranger

    Le coup d’envoi de la construction de la nouvelle ambassade de Suisse à Yaoundé, la capitale du Cameroun, a été donné, et la société Oxara AG, basée à Dietikon, y participe de manière déterminante, selon un communiqué. Ce bâtiment public sera construit en briques d’argile pressées. Oxara fournit son stabilisateur Oxabrick Loko pour cette matière première rouge disponible en abondance localement.

    Le projet du bâtiment de l’ambassade a été conçu par les cabinets d’architectes bâlois Caesar Zumthor Architekten et Nord Architekten et comprend une chancellerie, une résidence et un bâtiment de liaison, regroupés autour d’une cour. Les bâtiments doivent être construits de manière durable à partir de ressources locales.

    Sur son site Internet, l’entreprise Oxara, fondée en 2019, a lancé une série dans laquelle elle rend compte de l’avancement des travaux de construction. « En Afrique de l’Ouest, l’argile est perçue comme un signe de pauvreté et de ruralité, tandis que dans les villes, le béton domine en tant que symbole de statut social », y déclare Jonathan Ensslin, chef de projet chez Oxara. « Le fait que la nouvelle ambassade suisse soit construite en argile a donc un effet de signal. »

    L’activateur minéral non toxique d’Oxara transforme l’argile en un matériau de construction stable et hydrofuge. Selon l’entreprise, les constructions en argile deviennent ainsi plus rapides, moins exigeantes en main-d’œuvre et évolutives. Elles sont en outre circulaires et à faible empreinte carbone.

    Des tests effectués dans le laboratoire d’Oxara avaient montré que le matériau était bien adapté à une utilisation avec Oxabrick Loko. Mais sur place, les résultats de laboratoire n’ont dans un premier temps pas pu être reproduits. Avec l’aide du chercheur en matériaux Berardin Beauderic Kenne Diffo, basé sur place et qui avait déjà fait la connaissance d’Oxara pendant son doctorat à l’École polytechnique fédérale de Zurich, les proportions du mélange ont pu être ajustées. Un mur d’essai composé d’environ 7 000 briques d’argile est actuellement en cours de réalisation. Les travaux de construction de la nouvelle ambassade devraient ensuite commencer.

  • L’économie circulaire prend de l’importance dans le secteur du bâtiment et des travaux publics

    L’économie circulaire prend de l’importance dans le secteur du bâtiment et des travaux publics

    Selon un communiqué, la société INDUNI & CIE AG a développé des solutions visant à favoriser la réutilisation du béton armé provenant de bâtiments existants. Cette approche en trois étapes comprend la démolition, le transport et le stockage des matériaux avant le début de la reconstruction.

    Dans un premier temps, lors de la démolition des bâtiments, les éléments en béton sont concassés de manière à être déjà adaptés à leur réutilisation ultérieure. Les éléments sont ensuite transportés par les moyens logistiques propres à l’entreprise vers différents sites de stockage dans la région lémanique. Enfin, les éléments en béton sont intégrés dans les nouveaux projets par les équipes de gros œuvre et de génie civil de l’entreprise.

    INDUNI soutient également le 10e anniversaire de Matériuum. L’association genevoise pour la protection des ressources naturelles contribue à « promouvoir la réutilisation des matériaux de construction » et à « accompagner la transition vers une économie circulaire », écrit INDUNI dans un autre communiqué. L’entreprise souligne ainsi sa volonté de « poursuivre son engagement en faveur d’une construction plus responsable et axée sur le cycle de vie ».

    Fondée en 1917 et basée à Lancy, INDUNI & CIE SA est active dans le génie civil en Suisse romande.

  • Un projet climatique met en place le stockage du CO₂ dans le cycle des matériaux de construction

    Un projet climatique met en place le stockage du CO₂ dans le cycle des matériaux de construction

    Selon un communiqué, le programme de protection climatique de la société zirkulit Beton AG, basée à Kloten, est désormais officiellement enregistré en tant que projet visant à accroître la capacité de puits de carbone. L’OFEV l’a ainsi approuvé comme premier projet de stockage de CO₂ dans du béton circulaire en Suisse. Le programme comprend plusieurs installations de stockage de CO2, exploitées dans le cadre de partenariats entre zirkulit et des fabricants de béton sur différents sites en Suisse.

    Dans le cadre de ce programme, le CO2 d’origine biogénique issu d’installations de biogaz suisses est capté, transporté vers des usines de béton recyclé et mis en contact, dans les installations de stockage développées par zirkulit, avec des granulats issus de béton de démolition. Le CO2 réagit avec la pâte de ciment contenue dans les granulats de béton pour former du carbonate de calcium et est ainsi lié de manière minérale et durable. Ces granulats sont ensuite utilisés pour la fabrication de béton circulaire.

    « Cela permet de créer un puits de carbone durable dans un matériau de construction à longue durée de vie », explique zirkulit Beton AG, « un levier central sur la voie de la neutralité carbone dans le secteur du bâtiment ». Cela souligne sa volonté de contribuer activement à la transition vers un secteur de la construction circulaire et respectueux du climat.

    Le programme bénéficie du soutien financier de la Fondation Centime Climatique. Celle-ci soutient le projet, en collaboration avec les partenaires de zirkulit Beton AG, dans le cadre de l’un des cinq projets pilotes nationaux consacrés aux technologies à émissions négatives et au captage et stockage du carbone. Au total, la Fondation Centime Climatique met à disposition 50 millions de francs à cet effet. Le financement s’inscrit dans le cadre d’un contrat de livraison pluriannuel portant sur les retraits de CO₂ réalisés grâce au programme.

  • Une nouvelle norme de construction définit la neutralité carbone sur l’ensemble du cycle de vie

    Une nouvelle norme de construction définit la neutralité carbone sur l’ensemble du cycle de vie

    L’association Minergie, dont le siège est à Bâle, a mis en place la norme Minergie zéro net pour les constructions neuves et les rénovations de bâtiments. Elle vient de la présenter lors d’un événement à Zurich.

    Jusqu’à présent, il n’existait aucune directive concrète à l’intention des maîtres d’ouvrage, des concepteurs, des communes et des entreprises pour « la réalisation de bâtiments dont le bilan climatique est réellement nul sur l’ensemble de leur cycle de vie », a déclaré Fabian Peter, conseiller d’État lucernois et président de Minergie, dans un communiqué. Minergie-Netto-Null offre un cadre transparent et crédible.

    Selon le communiqué, les bâtiments Minergie-Netto-Null génèrent « de très faibles émissions de gaz à effet de serre sur leur cycle de vie défini de 60 ans ». Quant à la procédure, il est précisé qu’après avoir déterminé les émissions sur le cycle de vie, le carbone stocké dans le bâtiment est déduit des émissions restantes. Cela améliore le bilan carbone au sens de la loi sur le climat. Pour les émissions restantes, une compensation est mise en place à l’aide de certificats d’émissions négatives.

    Pour atteindre la neutralité carbone en 2050 au niveau national, la « prévention » seule ne suffirait pas. Avec Minergie-Net-Zero, cet objectif pourrait être atteint dès 2026, mais cela s’accompagnerait « d’exigences très élevées », explique Andreas Meyer Primavesi, directeur de l’association Minergie. « Nous prenons en compte les émissions grises. Nous sommes donc bien plus stricts que les lois qui entreront en vigueur dans les prochaines années », déclare-t-il. Le canton de Bâle-Ville vise le zéro net d’ici 2037, tandis que de nombreuses institutions souhaitent y parvenir d’ici 2040.

    Selon les informations disponibles, Minergie est la norme suisse de construction en matière de confort, d’efficacité et de protection du climat pour les nouvelles constructions et les rénovations. Les trois normes de construction bien connues que sont Minergie, Minergie-P et Minergie-A peuvent être complétées par le suffixe ECO.

  • Les Grisons construisent plus grand, plus cher, plus longtemps

    Les Grisons construisent plus grand, plus cher, plus longtemps

    128 chantiers ne signifient pas un allègement, mais une concentration. Au lieu de nombreuses petites interventions, ce sont des projets d’infrastructure coûteux qui seront mis en avant en 2026, nécessitant plus de main-d’œuvre, des durées de construction plus longues et des budgets plus élevés. Pour 67 des 128 chantiers, des feux de signalisation seront utilisés afin de faire passer le trafic de manière ordonnée. L’Office des ponts et chaussées des Grisons a fixé des priorités claires.

    La Punt libérée du trafic de transit
    Le plus grand projet est le contournement de La Punt en Engadine. Un tunnel de 584 mètres de long passera à l’avenir sous le centre du village, tandis qu’un pont de 55 mètres de long traversera l’Inn. Les coûts totaux s’élèvent à 80 millions de francs, la durée des travaux à huit ans, jusqu’en 2033. Après le premier coup de pioche en septembre 2025, les pré-découpes seront réalisées en 2026 dans la région des Arvins. Pour La Punt, c’est une libération et pour l’Engadine, un saut qualitatif.

    Nouveau tunnel pour la Surselva
    Entre Disentis et Curaglia, une nouvelle construction d’environ 500 mètres de long remplace le tunnel délabré de Las Ruinas et ses deux galeries. Les travaux dureront trois ans et la circulation sera maintenue pendant toute la durée des travaux. Comme le nouveau tunnel passe en partie directement à côté de l’existant, des fermetures nocturnes sont inévitables. Une intervention qui exige des égards, mais qui est nécessaire.

    malix Cinq ans de travaux avant la fin
    Sur la route du Julier entre Coire et Malix, les signes de la finale sont là. Situé dans une zone de glissement de terrain, ce tronçon a été stabilisé, élargi et rectifié pendant cinq ans. Les derniers travaux devraient être terminés d’ici juillet. Signe visible de ce nouveau départ, le tronçon sera doté d’une bande cyclable. Un projet né de la nécessité et qui se termine par un tronçon de route moderne.

    l’infrastructure, un investissement
    Avec sa saison de construction 2026, le canton des Grisons montre que l’infrastructure n’est pas un acquis. Celui qui exploite 1360 kilomètres de routes cantonales à travers des terrains alpins, des zones de glissement et des zones inondables doit investir en permanence. Moins de chantiers, des projets plus importants, ce n’est pas un exercice d’économie, mais une décision stratégique pour une qualité durable.

  • Le plafond des loyers mange ses propres enfants

    Le plafond des loyers mange ses propres enfants

    Depuis l’entrée en vigueur de l’ordonnance sur la protection du logement à Bâle-Ville en mai 2022, les demandes de permis de construire pour des logements locatifs se sont effondrées de 76 pour cent. en 2024, seuls 151 nouveaux logements ont été achevés dans le canton-ville, soit moins d’un quart de la moyenne à long terme. Alors que Zurich a enregistré une hausse de 20 pour cent des demandes de permis de construire au cours de la même période, l’activité de construction s’est pratiquement arrêtée à Bâle.

    La rénovation ne se fait pas, les bâtiments se dégradent
    La réglementation ne freine pas seulement la construction de nouveaux bâtiments, elle paralyse également la rénovation du parc immobilier existant. Les entreprises artisanales se plaignent du manque de commandes ; certaines entreprises cherchent du travail à 40 kilomètres de là, dans le Fricktal. Les rénovations énergétiques nécessaires ne sont pas effectuées, les immeubles se dégradent. Au final, ce sont les locataires eux-mêmes qui en pâtissent, ce qui va à l’encontre de toute ambition de protection du climat.

    Genève 40 ans de réglementation, 40 ans de retard
    Genève connaît depuis 1983 l’une des protections des locataires les plus strictes de Suisse. Le résultat est décevant. 83,5 % des immeubles d’habitation de plus de 40 ans n’ont jamais été modernisés en profondeur, contre 47,6 % à Bâle et 41,3 % à Zurich. A Genève, les nouveaux locataires paient en moyenne 30 pour cent de plus par mètre carré que les locataires en place. Une protection stricte des locataires protège donc surtout ceux qui ont déjà un logement bon marché. Donc pas ceux qui en cherchent un.

    Le vrai problème, une offre insuffisante
    Pour faire baisser les loyers, il faut augmenter l’offre. Cela signifie des procédures d’autorisation plus rapides, plus de densification, plus de constructions neuves de remplacement et de surélévations ainsi que moins de recours. Le Grand Conseil zurichois a déjà élaboré deux contre-propositions qui misent sur de meilleures conditions-cadres plutôt que sur des interdictions. C’est la bonne direction à prendre.

    Ce que Zurich doit décider
    Le marché du logement dans le canton de Zurich est sous pression, c’est réel. Mais un plafonnement des loyers ne résout pas le problème, il l’aggrave. Bâle et Genève ne sont pas des théories, mais des avertissements vécus. Le 14 juin, Zurich a le choix entre apprendre de ses erreurs ou les répéter.

  • Concepts d’utilisation et d’exploitation : la clé d’installations sportives adaptées aux besoins

    Concepts d’utilisation et d’exploitation : la clé d’installations sportives adaptées aux besoins

    Du site de compétition à l’installation pour les loisirs et l’activité physique
    Au cours des cinq dernières décennies, le comportement sportif de la population – que ce soit sur une base individuelle ou dans le cadre du sport organisé – a considérablement évolué. Les nouvelles habitudes d’entraînement, l’augmentation significative du nombre de personnes, la professionnalisation croissante du sport associatif ainsi que l’évolution des besoins de la société ont conduit à ce que les installations doivent aujourd’hui être nettement plus performantes qu’il y a 50 ans. Des aspects tels que l’égalité des sexes et l’adaptation à l’âge, qui sont aujourd’hui considérés comme allant de soi, en font également partie.

    Par conséquent, au début de chaque projet d’infrastructure, la priorité ne devrait pas être donnée à la solution de construction, mais à la question d’un concept d’utilisation et d’exploitation approprié (y compris un calcul de rentabilité). Or, il arrive trop souvent qu’un planificateur soit mandaté à la hâte, avant que les bases du projet et les interdépendances avec d’autres institutions et projets n’aient été définies. Le résultat est alors l’élaboration d’options volumétriques et non d’options stratégiques pour les communes concernées. En tant que spécialiste de la conception stratégique de l’utilisation et de l’exploitation, BPM Sports dispose de plus de 20 ans d’expérience dans ce domaine.

    Qu’est-ce qui caractérise donc un bon concept d’utilisation et d’exploitation ? En principe, il comprend trois niveaux déterminants :

    • Stratégique-conceptuel : but, groupes cibles, offre, business case, stratégie, organisme responsable
    • Conception opérationnelle : exploitation maximale et utilisation avec valeur ajoutée
    • Opérationnel : besoins en personnel, maintenance, gestion des visiteurs, autofinancement de l’entretien

    Au niveau stratégique, il convient de répondre à la question de la raison d’être – la finalité de l’installation. Il convient de l’affiner et de la définir clairement vis-à-vis de toutes les parties prenantes. Mieux on y parviendra, plus la communication avec les contribuables et les autres parties impliquées dans la planification sera facile.

    Les éléments centraux sont les suivants :

    Leadership politique : les projets d’installations sportives nécessitent un large soutien. Un travail de direction politique perceptible, continu et fort est donc indispensable.

    Groupes cibles concernés : Il convient d’identifier les groupes d’utilisateurs et leurs besoins. Cela implique de saisir les routines et les attentes, mais aussi les évolutions futures. Les fréquences et les capacités qui en découlent sont essentielles pour exploiter l’installation de manière optimale, tant pour les utilisateurs que pour les exploitants.

    Offre affinée : l’offre d’espace et les fonctionnalités sont formulées de manière ciblée, en mettant l’accent sur les coûts de l’énergie et du personnel. Ceux-ci sont déterminés en fonction des besoins formulés, avec des répercussions directes sur les coûts subséquents d’une installation.

    Coûts de construction vs. coûts subséquents : ces derniers sont (trop) souvent dans l’ombre et ont tendance à n’être mis en avant que dans une phase ultérieure du projet. Il est pourtant utile d’examiner les coûts subséquents à un stade précoce afin de garantir la viabilité financière d’une installation.

    Stratégie d’installation : un levier efficace pour anticiper les coûts d’exploitation et les revenus potentiels. En particulier pour les installations saisonnières telles que les piscines en plein air ou les patinoires, des offres complémentaires ou additionnelles peuvent augmenter les revenus et influencer les besoins en ressources.

    Modèle d’organisme responsable : ici, la diversité des modèles est grande. Différentes formes d’organisation (administrations, sociétés anonymes, partenariats public-privé) offrent différents avantages, les PPP ayant pu s’établir de plus en plus au cours des dernières années et offrant de nouvelles possibilités spécialement au sport associatif et au sport de masse peu rentables.

    Les autres facteurs de réussite au niveau opérationnel et conceptuel sont les suivants :

    Taux d’occupation: générer un taux d’occupation élevé est un défi. En effet, celle-ci ne va pas toujours de pair avec la rentabilité en raison des différences de pouvoir d’achat des groupes cibles et de l’usure inévitable. Les vestiaires et les surfaces de chargement constituent également un point décisif. Si elles ont été négligées lors de la construction pour des raisons d’économie, cela a des répercussions négatives sur les capacités et donc sur l’utilisation maximale.

    Personnel : les collaborateurs des installations sportives sont des facteurs d’identification. Afin d’encourager ce potentiel de manière optimale, il convient de raccourcir et de clarifier les trajets et de mettre en place des processus de travail efficaces. L’aménagement approprié de l’installation et des différents locaux permet de garantir ces avantages.

    Conclusion : un concept d’utilisation et d’exploitation des installations sportives est une interaction complexe de facteurs stratégiques, opérationnels et économiques. Correctement composé et appliqué, il constitue la condition préalable au succès à long terme et à la rentabilité d’une installation.

    BPM Sports est un spécialiste des infrastructures sportives de droit public actif dans toute la Suisse et basé à Berne. Avec plus de 20 ans d’expérience dans le conseil, l’accompagnement et le soutien de projets – et d’exploitations – d’installations sportives les plus divers, l’entreprise fondée en 2006 par son propriétaire Rainer Gilg fait partie des prestataires de services leaders dans ce domaine.

  • Un édifice culturel spectaculaire apporte une nouvelle touche architecturale

    Un édifice culturel spectaculaire apporte une nouvelle touche architecturale

    Le 8 mars 2026, l’entreprise de construction Nüssli, basée à Hüttwilen, a célébré la cérémonie d’inauguration des travaux d’agrandissement de la Mack-Pyramide à Monheim-am-Rhein, en présence de Heinz Mack, qui a donné son nom à l’édifice. Avec cette extension, l’entreprise spécialisée dans les structures événementielles temporaires réalise un « projet architectural et culturel ambitieux », écrit Nüssli dans un communiqué.

    Grâce au montage d’une structure porteuse en acier réalisé peu avant la cérémonie, la double pyramide marque déjà le paysage urbain. « La construction se caractérise par une géométrie sophistiquée, des exigences élevées en matière de conception et une mise en œuvre statique complexe », précise-t-on. Selon ses propres déclarations, la ville devrait ainsi se doter d’un lieu culturel à l’architecture singulière. Des espaces d’exposition dédiés à l’art contemporain y seront aménagés.

    Selon le communiqué, l’entreprise thurgovienne apporte son expérience dans le domaine des constructions spéciales complexes telles que l’architecture de pavillons, l’aménagement d’expositions ainsi que la conception de façades, de sculptures et d’objets d’exposition. « Lors de diverses expositions universelles, nous avons appris à concrétiser des formes extraordinaires et des constructions complexes. C’est précisément ce savoir-faire qui est désormais pleinement mis à profit pour la pyramide Mack », déclare Udo Baader, responsable de la gestion des projets spéciaux. L’inauguration est prévue pour juin 2027.

    Outre l’avancement des travaux, l’attention s’est également portée ce jour-là sur Heinz Mack, qui a donné son nom à l’édifice. Le sculpteur était présent parmi les visiteurs, où il a fêté son 95e anniversaire. « Malgré tous les plans, je n’arrive pas encore tout à fait à me l’imaginer. L’essentiel est que la lumière continue de pénétrer », a-t-il déclaré. La lumière qui pénètre à l’intérieur du bâtiment fait partie intégrante de son œuvre d’art, précise le communiqué.

  • Une stratégie multidomaine renforce notre position face à la concurrence numérique

    Une stratégie multidomaine renforce notre position face à la concurrence numérique

    L’entreprise familiale Schoop Co., basée à Baden et spécialisée dans l’horticulture, la couverture et les installations solaires, mise désormais sur une stratégie multi-domaines. Le site web principal de l’entreprise a été divisé en sections dédiées à l’horticulture, à la couverture et au photovoltaïque, ainsi qu’à son propre portail de recrutement. Selon un communiqué de l’entreprise, cette répartition sur quatre domaines vise à améliorer la portée et la visibilité sur le web.

    Selon Schoop Co., les moteurs de recherche et les assistants d’intelligence artificielle (IA) privilégient les sites web au profil clairement défini. La stratégie multi-domaines, avec ses quatre sites web spécialisés, vise donc à permettre aux clients et aux demandeurs d’emploi de trouver plus rapidement la page Schoop qui leur convient.

    Alors que Schoop Gartenbau se spécialise dans la conception, l’entretien et l’aménagement de jardins, Schoop Dach est l’interlocuteur privilégié pour la rénovation, la construction et l’entretien de toitures de tous types, ainsi que pour les toitures végétalisées, les terrasses et les dispositifs de protection contre les chutes. Chez Schoop Photovoltaik, les clients bénéficient quant à eux de services liés aux installations solaires, du conseil à la planification en passant par le montage professionnel. Enfin, Schoop Carrière s’adresse aux demandeurs d’emploi qui souhaitent faire carrière chez Schoop dans les domaines des toitures plates, de la technologie solaire ou de l’horticulture.

  • Le vent et le soleil garantissent un approvisionnement stable en électricité dans le système énergétique régional

    Le vent et le soleil garantissent un approvisionnement stable en électricité dans le système énergétique régional

    Selon un communiqué de l’exploitant BKW, le Swiss Energypark, situé dans la zone d’approvisionnement de la Société des Forces électriques de La Goule, a produit au total 134,45 gigawattheures d’électricité en 2025. Cela correspond à 81 % de la consommation totale de la région, qui s’élève à 166,96 gigawattheures. L’année précédente, l’Energypark avait produit 139,6 gigawattheures.

    L’énergie éolienne a de nouveau contribué pour la plus grande part à la production d’électricité, avec un total de 86,50 gigawattheures. À elle seule, la centrale éolienne de Juvent a produit 72,6 gigawattheures. En raison de la faiblesse des vents, ce chiffre est certes inférieur aux 91,1 gigawattheures de l’année précédente, qui avait été très venteuse. Mais l’énergie éolienne reste une source d’électricité fiable, en particulier pendant la saison hivernale.

    La centrale hydroélectrique de La Goule a fourni 16,29 gigawattheures, soit le plus mauvais résultat depuis des décennies. L’année précédente, elle avait encore produit 17,6 gigawattheures.

    L’énergie solaire a en revanche connu une forte croissance. Elle a fourni au total 31,66 gigawattheures en 2025, soit 24 % de la production totale. En 2024, année marquée par un faible rendement, ce chiffre n’était que de 13,6 gigawattheures.

    Le Swiss Energypark couvre une superficie de 251 kilomètres carrés entre les cantons de Berne et du Jura. 21 000 personnes y vivent.

  • Comment les chercheurs font du béton un sauveur du climat

    Comment les chercheurs font du béton un sauveur du climat

    Le projet européen CARBCOMN, lancé en 2024 et financé à hauteur d’environ six millions d’euros dans le cadre d’Horizon Europe, adopte une approche radicale. Au lieu d’utiliser davantage de matériaux, les chercheurs optimisent la forme. Le principe s’appelle « compression dominant structures » : les éléments de construction en béton sont conçus de telle sorte qu’ils soient presque exclusivement soumis à la compression, à l’instar des arches des ponts historiques en pierre. Le béton résiste bien à la compression, mais à peine aux forces de traction. Si l’on utilise ce principe de manière conséquente, on a besoin de moins de matériau et de moins d’armatures.

    Imprimé, pas coulé
    La fabrication numérique rend possible des formes impensables avec un coffrage traditionnel. Le robot imprime le béton couche par couche et laisse des cavités là où aucun renforcement n’est nécessaire, directement contrôlé par le modèle numérique. Cela permet non seulement d’économiser du matériau, mais aussi de réduire la charge sismique proportionnellement à la perte de poids. Dans les régions à risque sismique, c’est un avantage décisif.

    Pas de ciment, pas de problème
    Le béton du projet CARBCOMN ne contient pas de ciment. Le liant utilisé est le laitier d’acier, un sous-produit de l’industrie sidérurgique. Après l’impression, les éléments de construction sont placés dans une chambre dans laquelle du CO₂ est injecté. La réaction avec le mélange de laitier durcit le béton et lie durablement le gaz à effet de serre. Il en résulte un matériau de construction au bilan CO₂ négatif, composé exclusivement de déchets industriels.

    Métal à mémoire
    Ce béton ne se passe pas tout à fait d’armature, mais il utilise une spécialité de l’Empa depuis une vingtaine d’années, les alliages à mémoire de forme à base de fer (Fe-SMA). Ces barres métalliques pré-étirées se contractent au lieu de se dilater lorsqu’elles sont chauffées, ce qui permet de précontraindre ultérieurement l’élément de construction. Elles ne sont utilisées qu’après l’impression, ne perturbent pas le processus automatisé et peuvent être séparées ultérieurement du béton. Le spin-off de l’Empa re-fer apporte cette technologie directement au consortium.

    Construit pour être démonté
    Ce qui est construit doit aussi pouvoir être démonté. Les différents modules en béton sont conçus comme des blocs discrets qui peuvent être détachés, transportés et réassemblés ailleurs. Zaha Hadid Architects et Mario Cucinella Architects développent, en collaboration avec les équipes d’ingénieurs, des structures librement formées qui expriment architecturalement ce principe de circulation. D’ici 2028, un prototype réel devrait prouver que la construction en béton peut aussi ressembler à cela.

  • L’IA comme facteur de compétitivité dans le secteur immobilier

    L’IA comme facteur de compétitivité dans le secteur immobilier

    Pourquoi la percée est possible maintenant
    Les analyses de marché actuelles montrent une image claire : l’IA est arrivée dans le secteur. Dans le cadre d’une analyse de marché à l’échelle du secteur, 55 solutions d’IA ont été examinées et 24 cas d’application concrètement utilisables pour le secteur de la construction et de l’immobilier en ont été déduits. L’étude a montré que la plupart des solutions se trouvent dans la phase d’utilisation et d’exploitation.

    La raison est évidente : l’exploitation génère de grandes quantités de données, les processus sont répétitifs, la pression en matière d’efficacité est élevée et les objectifs de durabilité sont ambitieux. C’est là que l’IA apporte déjà une valeur ajoutée mesurable.

    En revanche, dans la phase de planification, les solutions d’IA ne sont jusqu’à présent disponibles que de manière isolée. C’est d’autant plus surprenant que cette phase présente un grand potentiel d’utilisation de l’IA, par exemple pour des thèmes tels que la consommation d’énergie et les coûts d’exploitation.

    Trois domaines d’utilité qui peuvent faire la différence
    PLANIFICATION & DÉVELOPPEMENT
    Encore peu utilisée, mais d’une grande importance stratégique. L’IA peut optimiser les plans de construction et de ressources ou soutenir les processus opérationnels sur les chantiers. À une époque où l’efficacité opérationnelle est de plus en plus importante, de tels outils pourraient faire toute la différence.

    EXPLOITATION & GESTION
    Le terrain de jeu actuel de l’IA. De la gestion automatisée des installations techniques à la communication numérique avec les clients, en passant par l’optimisation des processus de nettoyage et de gestion des déchets. Les contrôles des contrats et la gestion des données sont également de plus en plus assistés par l’IA. Cela permet dès aujourd’hui d’obtenir une poussée de productivité mesurable.

    PORTEFEUILLE, INVESTISSEMENT & GESTION STRATÉGIQUE
    Pour les propriétaires, les investisseurs et les gestionnaires de portefeuille, la valeur ajoutée se situe davantage au niveau du pilotage et de l’analyse : les modèles d’évaluation basés sur des données, les analyses de portefeuille ou la mise en évidence des potentiels d’économie de CO2 permettent de prendre des décisions fondées et donc d’optimiser le pilotage stratégique des portefeuilles immobiliers.

    Ce dont les projets d’IA réussis ont vraiment besoin
    L’intelligence artificielle ne s’improvise pas. Trois facteurs déterminent le succès ou l’échec :

    • Base de données & gouvernance : sans données propres et structurées, les outils d’IA restent inefficaces. Les entreprises doivent analyser la qualité de leurs données, leurs processus et leur infrastructure informatique et les optimiser si nécessaire.
    • Ancrage stratégique : ce n’est pas la technologie qui doit pousser à l’utilisation de l’IA, mais un objectif stratégique clair comme l’augmentation de l’efficacité, la réduction des coûts, la durabilité ou l’optimisation du portefeuille.
    • Attentes réalistes & stratégie d’introduction adaptée : de nombreuses solutions identifiées en sont encore au stade pilote. Une approche progressive, par exemple via des plateformes low-code ou des outils éprouvés, peut aider à acquérir une première expérience et à passer ensuite à l’échelle.

    Conclusion : façonner l’avenir plutôt que d’attendre
    L’intelligence artificielle ouvre de nombreuses opportunités au secteur immobilier : elle peut rendre les processus plus efficaces et les décisions plus fondées, réduire les coûts d’exploitation, promouvoir la durabilité et gérer les portefeuilles de manière stratégique. Pour les organisations qui investissent aujourd’hui délibérément et stratégiquement dans l’IA, elle devient un facteur de différenciation, à travers toutes les phases du cycle de vie de l’immobilier. Mais la clé ne réside pas dans la technologie, mais dans une vision claire, une base de données solide et une mise en œuvre appropriée.

  • L’IA et les capteurs transforment la production de béton

    L’IA et les capteurs transforment la production de béton

    Sika AG a conclu un partenariat commercial avec la société canadienne Giatec Scientific Inc. L’offre de Giatec en matière de technologies numériques dans le secteur de la construction doit être intégrée dans le portefeuille mondial de produits de Sika, comme l’indique la société de Zug spécialisée dans la chimie de spécialité dans un communiqué. L’objectif de cet accord commercial est de promouvoir la numérisation dans l’industrie du béton à l’échelle mondiale.

    Giatec Scientific Inc., dont le siège social est situé à Ottawa, dans la province de l’Ontario, est un fournisseur mondial de capteurs, de solutions logicielles et de systèmes d’analyse de données basés sur l’intelligence artificielle (IA). Les domaines d’application des technologies numériques dans le secteur de la construction sont en augmentation. C’est ce que montrent les chiffres de la société mondiale d’études de marché et de conseil Fortune Business Insights, selon le communiqué. Selon ces chiffres, le marché mondial de l’IA dans le secteur de la construction devrait passer de 4,7 milliards de francs en 2026 à 27,5 milliards de francs en 2034. Cela correspond à un taux de croissance moyen de 24,8 % par an.

    Sika et Giatec souhaitent unir leurs forces afin de fournir à leurs clients des données de haute qualité sur le béton en temps réel, selon le communiqué. « En combinant les technologies les plus avancées, nous ouvrons à nos clients du monde entier de nouvelles possibilités en termes d’efficacité, de qualité et de durabilité. Dans le même temps, nous renforçons notre capacité à créer une valeur ajoutée supplémentaire grâce à des innovations numériques », déclare Ivo Schädler, responsable du secteur Construction et membre de la direction du groupe.

    Un contrôle qualité assisté par IA et une optimisation des formulations de béton offriraient à l’industrie de la construction la possibilité d’optimiser avec précision la quantité de ciment et d’agrégats utilisés. Cela permettrait d’augmenter l’efficacité, de réduire les coûts et de diminuer les émissions de CO2 tout en améliorant les performances sur les chantiers.

  • Un nouveau centre logistique voit le jour à Hunzenschwil

    Un nouveau centre logistique voit le jour à Hunzenschwil

    L’entreprise de construction ERNE AG, basée à Laufenburg, réalise à Hunzenschwil un centre logistique moderne pour la société Lagerhäuser Aarau AG, comme l’indique un communiqué. Ce nouveau bâtiment industriel comprend un entrepôt à rayonnages hauts et des bureaux. Long de 130 mètres et large de 100 mètres, il atteint un volume total de 364 043 mètres cubes.

    Le calendrier des travaux de gros œuvre est clairement défini : l’achèvement est prévu pour le 9 décembre 2026. À mi-parcours de la durée des travaux, le bâtiment doit déjà avoir atteint sa hauteur maximale dans la zone de l’entrepôt à rayonnages hauts. Afin de respecter ces exigences, ERNE mise sur des processus de construction numériques et un modèle global virtuel (Virtual Design and Construction) qui reproduit en détail toutes les étapes de la construction. Cela permet de planifier avec précision les processus de construction, de coordonner de manière optimale les différents corps de métier et d’identifier à un stade précoce les interfaces et les conflits potentiels.

    Une cinquantaine d’employés et quatre grues de type Wolff WK 7534 sont à l’œuvre chaque jour sur ce grand chantier. Pour les travaux de bétonnage, environ 31 000 mètres cubes de béton sont produits et traités directement sur place à l’aide d’une centrale à béton mobile équipée d’un système de drainage. Une fois les fondations terminées, les murs et les plafonds du centre seront construits. Une fois la dalle de sol terminée, l’une des 120 étapes de coffrage, d’une superficie de 300 à 350 mètres carrés chacune, sera bétonnée en moyenne tous les deux jours. Les travaux de gros œuvre seront achevés avec la connexion structurelle entre le nouveau bâtiment et le bâtiment existant.

    Une fois achevée, l’extension permettra non seulement de répondre à la demande croissante de solutions flexibles de stockage et de logistique, mais aussi, selon le communiqué, d’établir de nouvelles normes en matière d’automatisation, d’efficacité énergétique et de construction durable.

  • Le spécialiste de la construction temporaire s’étend dans les Balkans occidentaux

    Le spécialiste de la construction temporaire s’étend dans les Balkans occidentaux

    La société Nüssli, basée à Hüttwilen, a ouvert son propre bureau dans la capitale serbe, Belgrade. Avec cette initiative, l’entreprise spécialisée dans les constructions temporaires souhaite étendre sa présence dans les Balkans occidentaux. L’ouverture du bureau sert également à préparer l’Expo 2027, qui se tiendra à Belgrade du 15 mai au 15 août 2027, selon un communiqué.

    L’Expo 2027 aura pour thème « Play for Humanity – Sport and Music for All ». Avec ses équipes expérimentées, Nüssli propose d’accompagner les pays et les organisations en tant que partenaire global, de la conception à la réalisation de pavillons et de projets. L’entreprise thurgovienne propose des services d’architecture de pavillons, de conception d’expositions et des solutions spéciales telles que la conception de façades, de sculptures et d’expositions, qui permettent de mettre en valeur les présentations des pays sur le plan visuel et spatial.

    Pour l’Expo 2025 à Osaka, Nüssli était responsable de cinq pavillons nationaux. Quatre d’entre eux ont reçu, à la fin de l’Expo, les Official Participant Awards décernés par le Bureau International des Expositions (BIE).

  • L’industrie des matériaux de construction enregistre une croissance rentable

    L’industrie des matériaux de construction enregistre une croissance rentable

    Selon un communiqué, le groupe de matériaux de construction Holcim, basé à Zoug, a réalisé en 2025 un chiffre d’affaires annuel de 15,7 milliards de francs, soit une croissance de 3,0 % en monnaie locale. L’EBIT récurrent (résultat avant intérêts et impôts) a augmenté pour atteindre 2,88 milliards de francs ( 10,3 %). La marge EBIT récurrente s’est améliorée de 80 points de base pour atteindre 18,3 %, un niveau « leader dans le secteur ». Le bénéfice par action avant dépréciations et cessions a augmenté de 5,0 % pour atteindre 3,22 francs. Le bénéfice consolidé (-73,4 % à 387 millions de francs) et le bénéfice par action (-73,1 % à 0,70 franc) ont fortement reculé. Ce dernier a été « marqué par un effet sans incidence sur les flux de trésorerie, causé par les variations des taux de change lors de la cession des activités de Holcim au Nigeria ».

    La croissance rentable s’est particulièrement accélérée au quatrième trimestre. L’EBIT récurrent a augmenté de 12,2 % en monnaie locale, pour atteindre 601 millions de francs. Le chiffre d’affaires trimestriel s’est élevé à 3,82 milliards de francs, soit une croissance de 3,4 % en monnaie locale.

    Par ligne de produits, le secteur Building Materials a enregistré une croissance organique de son chiffre d’affaires de 5,1 % à 11,56 milliards de francs suisses. Building Solutions a en revanche enregistré une baisse organique de son chiffre d’affaires de 1,6 % à 5,85 milliards de francs suisses.  Au niveau régional, l’Europe a enregistré une baisse de son chiffre d’affaires (organique -2,4 %), tandis que l’EBIT récurrent a augmenté de 7,4 % pour atteindre 1,47 milliard de francs suisses. La marge s’est élevée à 17,0 %. En Amérique latine, le chiffre d’affaires a augmenté de 4,9 % en termes organiques pour atteindre 3,09 milliards de francs suisses, tandis que l’EBIT récurrent a légèrement reculé de 0,5 % en termes organiques. En Asie, au Moyen-Orient et en Afrique, le chiffre d’affaires a augmenté de 10,0 % en termes organiques pour atteindre 3,62 milliards de francs suisses. L’EBIT récurrent y a augmenté de 20,5 % en termes organiques, la marge atteignant 24,6 %.

    Les 21 transactions conclues en 2025, dont 18 ont eu un effet positif sur la valeur, ont été un important moteur de croissance pour Holcim. Dans le communiqué, le PDG Miljan Gutovic remercie les 45 000 collaborateurs : « Ensemble, nous avons atteint tous les objectifs fixés pour 2025. » Pour 2026, le groupe table sur une croissance organique du chiffre d’affaires de 3 à 5 % et une augmentation organique de l’EBIT récurrent de 8 à 10 %. En outre, l’entreprise prévoit une nouvelle amélioration de la marge de l’EBIT récurrent.

  • Le groupe spécialisé dans les techniques du bâtiment s’agrandit en Engadine

    Le groupe spécialisé dans les techniques du bâtiment s’agrandit en Engadine

    Le groupe Burkhalter a racheté la société Caotec SA, basée à Brusio, spécialisée dans les techniques de chauffage, de ventilation, de climatisation et de sanitaires (HVCS). Grâce à l’acquisition de Caotec SA, le groupe Burkhalter pourra désormais proposer ses services HVCS dans la Haute et la Basse-Engadine ainsi que dans le Valposchiavo.

    Selon un communiqué, cette acquisition s’inscrit également dans le cadre de la stratégie d’acquisition ciblée du groupe Burkhalter, qui avait déjà racheté en 2025 les sociétés Gattiker Elektro GmbH à Uster (ZH) et Mathieu Ingenieure AG à Viège (VS).

    La société Caotec AG nouvellement acquise emploie 17 personnes et a réalisé un chiffre d’affaires annuel d’environ 4,9 millions de francs suisses. L’entreprise continuera d’être gérée comme une société indépendante du groupe Burkhalter Holding AG sous la direction actuelle de Dario Cao. Le nom Caotec SA sera conservé et tous les employés seront repris.

    Le groupe Burkhalter est un fournisseur complet de technologies du bâtiment interdisciplinaires, en particulier dans les domaines du chauffage et du refroidissement, de la ventilation et de la climatisation, des installations sanitaires et de l’électrotechnique. Le siège social du groupe est situé à Zurich.