Catégorie : Industrie du bâtiment

  • La transformation en spécialiste du climat intérieur porte ses fruits

    La transformation en spécialiste du climat intérieur porte ses fruits

    Selon un communiqué, le groupe Zehnder a augmenté son chiffre d’affaires de 8 % au cours de l’exercice 2025, pour atteindre 760,7 millions d’euros. Le segment de la ventilation a notamment enregistré une forte demande, tandis que le chiffre d’affaires du segment des radiateurs a continué de baisser. L’EBIT (bénéfice avant intérêts et impôts) du groupe a augmenté de 348 % pour atteindre 63,4 millions d’euros. L’année précédente, des effets ponctuels d’un montant de 35,9 millions d’euros liés à des ajustements ciblés du portefeuille et à des délocalisations de production avaient pesé sur le résultat. Le bénéfice net s’est élevé à 47,8 millions d’euros en 2025, après une perte nette de 2,4 millions d’euros l’année précédente. Le flux de trésorerie opérationnel s’est également nettement amélioré, atteignant 80,0 millions d’euros.

    Le segment de la ventilation a été le principal moteur de la croissance. Son chiffre d’affaires a augmenté de 18 % en 2025 pour atteindre 501,7 millions d’euros. L’acquisition de Siber en 2024 a contribué à hauteur d’environ 5 % à la croissance du segment. La part du segment de la ventilation dans le chiffre d’affaires total est ainsi passée à 66 %, contre 60 % l’année précédente. Au niveau régional, le chiffre d’affaires a augmenté de 23 % dans la région EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique) pour atteindre 403,3 millions d’euros, et de 7 % en Amérique du Nord pour atteindre 76,1 millions d’euros. En Asie-Pacifique, en revanche, le chiffre d’affaires a baissé de 10 % pour atteindre 22,3 millions d’euros.

    Le segment des radiateurs a quant à lui enregistré une baisse de 8 % de son chiffre d’affaires, qui s’est établi à 259,0 millions d’euros. Sa part dans le chiffre d’affaires total est passée de 40 à 34 %. Cette évolution s’explique notamment par un ralentissement des activités de rénovation en Europe et par une tendance à privilégier les modèles de radiateurs moins chers.

    Pour l’exercice en cours, Zehnder table sur une demande toujours croissante en solutions de climatisation écoénergétiques. Après avoir accéléré sa transformation de fabricant de radiateurs à fournisseur leader de solutions de climatisation, l’entreprise entend, selon le communiqué, exploiter systématiquement les opportunités du marché de la ventilation. À moyen terme, Zehnder table sur une croissance annuelle moyenne de son chiffre d’affaires d’environ 5 % et sur une marge EBIT avant effets exceptionnels de 9 à 11 %.

  • La numérisation dans le secteur immobilier : des progrès avec des vents contraires

    La numérisation dans le secteur immobilier : des progrès avec des vents contraires

    Le degré de maturité numérique du secteur a légèrement baissé en 2025. C’est ce que montre le Digital Real Estate Index 2025 : sur une échelle de 1 à 10, le degré de numérisation du secteur immobilier se situe actuellement à 4,0 points, un recul par rapport à l’année précédente (2024 : 4,6 points). Les raisons de cette situation sont multiples. Complexité croissante, qualité insuffisante des données, pression sur les coûts. Cette évolution touche presque toutes les tailles d’entreprises et tous les rôles, mais à des degrés divers.

    Le fossé numérique se creuse
    Un « digital divide » est particulièrement visible en ce qui concerne la taille des entreprises. Bien que le recul touche toutes les catégories, ce sont surtout les petites entreprises qui luttent le plus contre les efforts et le financement de la numérisation. Les moyennes et grandes entreprises peuvent partiellement maintenir leur avance.

    Rôles en mutation
    De grandes différences apparaissent entre les différents rôles. Les prestataires de services de Facility Management et les exploitants ont même pu légèrement augmenter leur maturité numérique. Il en va autrement des planificateurs, des entreprises de construction ainsi que des propriétaires et des investisseurs : Ici, la désillusion se répand en ce qui concerne la maturité numérique. En particulier, l’utilisation continue de la modélisation des informations du bâtiment (BIM) tout au long du cycle de vie reste un grand défi. Les utilisateurs et les locataires sont plus critiques que l’année précédente quant à leur maturité numérique.

    Un sentiment de stagnation plutôt qu’une ambiance de renouveau
    La perception du secteur coïncide de plus en plus avec les valeurs mesurées. L’année dernière déjà, on avait pu observer une augmentation des estimations critiques. Une tendance qui se manifeste encore plus fortement cette année. Une grande partie des personnes interrogées parlent de stagnation plutôt que de grands progrès.

    Les technologies : Utilité reconnue, utilisation limitée
    L’intelligence artificielle a trouvé sa place dans la conscience du secteur. Dans le classement des technologies numériques les plus utiles, l’Artificial Intelligence & Machine Learning occupe la troisième place. Ce n’est guère surprenant au vu de l’évolution rapide et de la présence croissante de l’IA sous la forme de Large Language Models (LLM). L’utilisation effective est toutefois à la traîne : moins d’un cinquième des personnes interrogées ont déjà recours à cette technologie. Il en va de même pour l’analyse des données. Le secteur y voit également une grande utilité et s’efforce de l’utiliser de plus en plus, mais le potentiel n’est toujours pas épuisé. Les plateformes et les portails restent en tête des technologies.

    Conclusion : maturité signifie aussi réflexion
    Le recul actuel de la maturité numérique ne marque pas un retour en arrière, mais une phase de mise en perspective. En effet, le secteur immobilier a compris que la maturité numérique ne résulte pas de l’achat d’outils, mais de leur utilité mesurable. Après une première poussée de numérisation, la désillusion suit, déclenchée par des efforts d’intégration élevés, l’absence de normes et des stratégies de données insuffisantes. Parallèlement, la compréhension de son propre degré de maturité s’est accrue.

    Le regard devient ainsi plus critique, mais aussi plus lucide. On se rend de plus en plus compte que de nombreuses initiatives numériques échouent parce qu’elles sont mises en œuvre comme des projets purement informatiques et que les facteurs organisationnels et humains ne sont pas suffisamment pris en compte. Sans une gouvernance claire, des compétences adaptées et une implication conséquente des collaborateurs, la valeur ajoutée reste limitée.

    Une attitude plus réaliste ouvre la possibilité de concevoir les étapes futures de manière plus ciblée, plus efficace et plus fructueuse à long terme. De véritables progrès sont réalisés lorsque la transformation numérique n’est plus considérée comme un projet avec une date de fin, mais qu’elle est reconnue comme une tâche de gestion durable.

  • Nouvelle publication spécialisée: «Refroidir efficacement les bâtiments»

    Nouvelle publication spécialisée: «Refroidir efficacement les bâtiments»

    Même si l’impact des changements climatiques est différent selon l’emplacement et l’utilisation des bâtiments, presque tous les immeubles d’habitation et de bureaux devront pouvoir être refroidis à l’avenir. Lors de la planification d’une nouvelle construction, il est donc important d’évaluer le confort extérieur et intérieur, de définir les exigences en matière d’isolation thermique estivale ainsi que les températures intérieures maximales acceptables, et de demander un justificatif de confort thermique. Si le confort climatique des bâtiments existants ne correspond plus aux exigences actuelles ou futures en été, d’autres mesures pertinentes peuvent être mises en œuvre.

    Pour les propriétaires, il est intéressant d’investir dans le confort climatique de leur bien immobilier, car une température ambiante agréable est un critère de plus en plus important pour la location. Les bâtiments offrant un confort climatique élevé sont une garantie pour l’avenir, voient leur valeur marchande augmenter et permettent d’envisager des revenus locatifs plus élevés.

    La nouvelle publication spécialisée «Refroidir efficacement les bâtiments» (23 pages) explique comment les biens immobiliers peuvent être construits ou rénovés afin d’offrir un niveau élevé de confort, même face au climat de demain.

  • Le programme de transformation porte ses fruits chez le spécialiste des techniques d’accès

    Le programme de transformation porte ses fruits chez le spécialiste des techniques d’accès

    Au cours du premier semestre de l’exercice 2025/26, c’est-à-dire jusqu’au 31 décembre 2025,Dormakaba a réalisé un chiffre d’affaires total de 1,362 milliard de francs, soit une baisse de 4,1 % par rapport à la même période de l’année précédente. Alors que les volumes ont reculé, « la mise en œuvre cohérente des prix » a entraîné une croissance organique de 2,0 %, selon un communiqué. Le bénéfice ajusté avant intérêts, impôts, dépréciations et amortissements (EBITDA) s’est élevé à 211,9 millions de francs, soit 1,9 % de moins que l’année précédente. La marge EBITDA a en revanche augmenté, passant de 15,2 % à 15,6 %.

    « Au cours du premier semestre 2025/26, nous avons poursuivi la mise en œuvre de notre transformation et augmenté notre marge EBITDA ajustée. Nous sommes en bonne voie dans la mise en œuvre de notre stratégie et avons réalisé plus tôt que prévu les économies de coûts prévues dans le cadre de notre programme de transformation », a déclaré le PDG Till Reuter dans le communiqué.

    L’entreprise confirme ses prévisions pour l’ensemble de l’année 2025/26. Dormakaba table ainsi sur une croissance organique du chiffre d’affaires net comprise entre 3 et 5 %, une marge EBITDA ajustée supérieure à 16 % et une marge de trésorerie opérationnelle ajustée comprise entre 11,5 % et 12,5 %. Cette marge s’élevait encore à 4,5 % au premier semestre, contre 7,4 % à la même période l’année précédente.

  • La recherche développe une alternative au ciment respectueuse du climat

    La recherche développe une alternative au ciment respectueuse du climat

    La production de ciment, liant utilisé dans le béton, représente 8 % des émissions mondiales de dioxyde de carbone. Sous la direction de l’Institut de technologie de Karlsruhe (KIT) en Allemagne, des chercheurs de différentes universités et instituts européens travaillent au développement d’alternatives au ciment. Selon un communiqué, le producteur de matériaux de construction Holcim, basé à Zoug, participe à ces travaux de recherche dans le cadre du projet européen C-SINK.

    Les recherches se concentrent sur les silicates contenant du magnésium, qui réagissent avec le CO₂ pour former du carbonate de magnésium dans un processus de minéralisation ciblé et accéléré. Cet additif pourrait remplacer le clinker de ciment Portland et devenir le nouveau liant pour le béton. Actuellement, le matériau est testé dans les laboratoires du KIT avec la participation de toutes les parties prenantes. Ce projet repose sur une étroite collaboration entre la simulation, la recherche expérimentale et des essais à grande échelle proches de la réalité réalisés à l’institut d’essai des matériaux de Karlsruhe. « Grâce à des simulations et à l’apprentissage automatique, nous pouvons prédire quelles formulations de béton fonctionnent », explique Frank Dehn, directeur de l’Institut pour la construction massive et la technologie des matériaux ainsi que de l’Institut d’essai et de recherche des matériaux de Karlsruhe au KIT, dans le communiqué. « Nous utilisons ensuite des expériences ciblées pour vérifier ces prévisions. Nous voulons ainsi élaborer des valeurs caractéristiques fiables qui montrent que le béton avec le nouveau liant est respectueux du climat et répond aux exigences en matière de capacité de charge, de durabilité et de sécurité. »

    Le projet est financé par le Conseil européen de l’innovation (EIC) dans le cadre du programme Pathfinder « Towards cement and concrete as a carbon sink » (Vers le ciment et le béton comme puits de carbone). Outre le KIT et le coordinateur PAEBBL AB (Suède), participent également à ce projet l’université technique de Delft (Pays-Bas), l’université catholique de Louvain (Belgique), l’Agencia Estatal Consejo Superior de Investigaciones Científicas et PREFABRICADOS TECNYCONTA S.L. (toutes deux espagnoles), ainsi que Holcim Technology en tant que soutien. Le projet est financé à hauteur de 4 millions d’euros sur une période de quatre ans.

  • Une nouvelle technique prolonge la durée de vie des vieux ponts

    Une nouvelle technique prolonge la durée de vie des vieux ponts

    Les ponts construits dans les années 80 du siècle dernier montrent des signes de fatigue croissants et doivent être réparés. Les chercheurs et techniciens du département d’ingénierie structurelle du Laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche (Empa) à Dübendorf travaillent sur de nouvelles méthodes pour rénover ces ponts. Pour leurs expériences, ils utilisent un revêtement de pont en béton fibré à ultra-hautes performances (UHPFRC), renforcé par de l’acier à mémoire de forme, selon un communiqué. Cet acier est un acier à base de fer issu d’un alliage contenant notamment du manganèse, du silicium et du chrome. Il est associé au béton fibré. Après avoir été chauffé, l’acier se contracte et comble les fissures apparues dans le béton.

    Les chercheurs dirigés par Angela Sequeira Lemos et Christoph Czaderski ont mené des expériences correspondantes dans le hall de construction de l’Empa. Cinq dalles de béton de cinq mètres de long chacune simulent des éléments de pont. L’une d’entre elles est restée non renforcée, tandis que les autres ont été renforcées avec de l’acier d’armature conventionnel ou de l’acier à mémoire de forme. Pour le test, des fissures ont été provoquées dans les dalles afin de simuler les conditions réelles d’usure. Les résultats ont montré que la combinaison du béton fibré et de l’acier à mémoire de forme était plus fonctionnelle. Elle a permis de colmater les fissures et de relever les parties affaissées du pont. « Nous avons pu démontrer que notre système fonctionne non seulement, mais qu’il peut également redonner vie à des ponts existants », déclare Angela Sequeira Lemos dans le communiqué.

    Le projet de recherche a été financé par Innosuisse et soutenu par l’OST– Haute école spécialisée de Suisse orientale, ainsi que par re-fer, une filiale de l’Empa de Seewen, et l’Association suisse de l’industrie du ciment cemsuisse. Un test pratique sur un pont réel pourrait susciter l’intérêt de l’industrie. « Et avec l’augmentation de la demande, les coûts des matériaux devraient également baisser, ce qui permettrait à cette technologie de transformer durablement la rénovation des ponts », affirme Angela Sequeira Lemos avec conviction.

  • Une nouvelle coopération améliore la précision dans les domaines de la mesure et de la construction

    Une nouvelle coopération améliore la précision dans les domaines de la mesure et de la construction

    Fixposition a annoncé une collaboration avec Topcon Positioning Systems lors du salon Geo Week 2026. Celui-ci se tient jusqu’au 18 février 2026 à Denver, dans l’État américain du Colorado. Selon un communiqué, le spécialiste de Schlieren en cinématique en temps réel (Real Time Kinematic, RTK) et en positionnement assisté visuellement fournira ses solutions à l’entreprise californienne. Les technologies de cette spin-off de l’École polytechnique fédérale de Zurich, fondée en 2017, seront intégrées dans les systèmes de positionnement par satellite de haute précision de l’entreprise californienne Topcon.

    Topcon propose dans le monde entier des technologies de positionnement GNSS (Global Navigation Satellite System) de haute précision pour des applications géomatiques, de construction et agricoles, explique Ron Oberlander, responsable de la plateforme géomatique de Topcon. L’intégration des technologies de positionnement visuel de Fixposition aide son entreprise à créer de la valeur ajoutée pour ses clients.

    « Fixposition a développé une technologie qui améliore la localisation par satellite et qui est avantageuse pour les utilisateurs, même lorsqu’ils travaillent à l’intérieur de bâtiments et lors du passage entre des zones intérieures et extérieures, sans perturber le flux de travail, en combinant le RTK-GNSS avec l’intelligence artificielle pour garantir la précision de la position. Nous considérons cette technologie basée sur l’IA comme une intégration innovante dans nos solutions GNSS de nouvelle génération.»

    Zhenzhong Su, PDG et cofondateur de Fixposition, se dit « fier de fournir la technologie de positionnement xFusion, Vision et multimodale de Fixposition pour soutenir les solutions GNSS de nouvelle génération de Topcon. Nous sommes impatients de commercialiser cette nouvelle solution et d’aider les professionnels de la géomatique, de la construction et de l’agriculture à obtenir des résultats plus rapides et à en faire plus sans compromettre la qualité, même dans des environnements où les connexions GNSS sont difficiles. »

  • Les ventes d’énergie évoluent différemment selon les régions

    Les ventes d’énergie évoluent différemment selon les régions

    En 2025, la société Industrielle Betriebe Interlaken AG (IBI) a distribué environ 96 millions de kilowattheures d’électricité sur son réseau. Cela correspond à une légère baisse de 0,9 % par rapport à l’année précédente. Avec 13,2 millions de kilowattheures, la production propre a été inférieure de 12 % à celle de l’année précédente. Selon le communiqué du fournisseur d’énergie et d’eau de la région d’Interlaken, cela s’explique par des travaux de garantie effectués sur la centrale hydroélectrique du canal navigable.

    La baisse a été plus marquée pour le gaz. Les ventes ont chuté à 35,9 millions de kilowattheures, soit une baisse de 19,7 %. Selon IBI, les gros clients auraient notamment optimisé leurs installations ou seraient passés à des systèmes de chauffage alternatifs.

    En revanche, les ventes d’eau ont augmenté de 1,1 % par rapport à l’année précédente, pour atteindre environ 1,8 million de mètres cubes en 2025. La part de l’eau de source s’élevait à 97 %, contre 99,4 % l’année précédente. Cette baisse s’explique par des travaux de nettoyage et de révision sur les infrastructures de la vallée de Saxettal.

    Au cours de l’année sous revue, IBI a baissé ses prix de l’électricité d’environ 24 %. En effet, après les hausses de prix observées à partir de mi-2022, l’entreprise a pu à nouveau acheter de l’énergie à un prix plus avantageux pour 2025. De plus, la société nationale Swissgrid a également réduit les coûts des services système et de la réserve d’électricité.

    IBI est passée d’un tarif double à un tarif unique au début de l’année 2026. Le tarif double en vigueur depuis les années 60 a déplacé une partie de la consommation d’électricité vers la nuit. Le fort développement du photovoltaïque a désormais modifié la logique de la production et de la consommation d’électricité, l’électricité solaire étant injectée dans le réseau pendant la journée.

  • Une installation de biogaz passe à la production de biométhane

    Une installation de biogaz passe à la production de biométhane

    Axpo Biomasse AG exploite désormais une installation de traitement du biogaz à Aarberg, en remplacement de l’ancienne centrale de cogénération. L’installation de fermentation d’Aarberg transforme chaque année environ 20 000 tonnes de biomasse régionale en électricité et en engrais naturel. Le biogaz ainsi produit est désormais transformé en biométhane et injecté directement dans le réseau de gaz existant.

    Jusqu’à présent, le biogaz était utilisé pour produire de l’électricité et de la chaleur. Cette conversion permettra d’utiliser plus efficacement le contenu énergétique de la biomasse utilisée. « Nous apportons ainsi une nouvelle contribution importante à la décarbonisation de l’approvisionnement énergétique et à la création de valeur régionale », déclare Daniel Gobbo, responsable de l’unité d’affaires Biomasse d’Axpo.

    Le biométhane produit est acheté par Energie Wasser Bern (ewb), le fournisseur d’énergie de la ville de Berne. Selon le communiqué, ewb a conclu un contrat pour l’achat de la totalité de la production. Le transport est assuré par le réseau de Seelandgas AG. Pour les éventuels excédents, Gasverbund Mittelland (GVM) construit en outre une station de surpression afin que le gaz puisse être injecté dans le réseau haute pression de Gasverbund Mittelland.

    En achetant cette production, Energie Wasser Bern contribue à promouvoir la production de biogaz en Suisse. « En s’approvisionnant auprès de l’installation d’Aarberg, ewb poursuit de manière cohérente sa stratégie pour un avenir énergétique neutre en CO2 et renforce la sécurité d’approvisionnement durable », déclare Marcel Ottenkamp, responsable du secteur Énergie chez ewb.

  • L’industrie suisse des produits chimiques spéciaux stimule l’expansion du marché des mastics d’étanchéité

    L’industrie suisse des produits chimiques spéciaux stimule l’expansion du marché des mastics d’étanchéité

    Sika a annoncé l’acquisition d’Akkim, une entreprise turque spécialisée dans les adhésifs et les mastics. Le groupe de chimie de spécialité basé à Zoug souhaite élargir sa clientèle et renforcer sa position sur le marché mondial des adhésifs et des mastics. Selon un communiqué, l’acquisition devrait être finalisée au troisième trimestre 2026.

    Basée à Istanbul et disposant de deux sites de production en Turquie et en Roumanie, Akkim commercialise des applications et des technologies pour les adhésifs et les mastics destinés au secteur de la construction via un réseau de clients très étendu. Grâce à des canaux de distribution bien établis en Europe de l’Est, en Asie centrale, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, elle est en mesure de servir une clientèle très diversifiée. Selon le communiqué, le produit net en 2025 s’élevait à 220 millions de francs suisses.

    Sika espère que cette plus grande couverture géographique lui offrira d’importantes opportunités de croissance. « Cette acquisition permettra à Sika de mettre en place une plateforme de production et d’exportation hautement efficace pour les adhésifs et les mastics destinés à la distribution, ce qui favorisera la croissance à long terme dans ce segment », indique le communiqué.

    Sika souhaite également mettre à profit le savoir-faire supplémentaire et le vaste réseau d’Akkim pour développer son activité de commerce électronique et proposer des produits complémentaires tels que des mortiers de réparation et des solutions d’étanchéité via la vente croisée.

  • Un nouveau procédé permet de produire en série du bois décoratif haute performance

    Un nouveau procédé permet de produire en série du bois décoratif haute performance

    La menuiserie Koster AG Holzwelten, une entreprise familiale de Gossau, a développé en collaboration avec l’Empa ce qu’on appelle le bois marbré. Le bois marbré se caractérise par un motif de fines lignes noires causées par un champignon. Ce bois unique, autrefois une trouvaille rare et fortuite, est désormais produit dans un bâtiment annexe de la menuiserie à l’aide de conteneurs en acier inoxydable, de laboratoires et de chambres climatiques et sous vide. Selon un communiqué, le produit est désormais commercialisé sous le nom de Myrai.

    Dans le cadre d’un projet Innosuisse lancé conjointement, la menuiserie et l’Empa ont mis au point un procédé standardisé et évolutif pour la production ciblée de bois marbré. Dans une chambre à vide, des planches de bois feuillu local, comme l’érable, le hêtre ou le frêne, sont amenées à la bonne humidité, stérilisées et inoculées avec le champignon. Elles passent ensuite plusieurs semaines dans une chambre climatique afin de permettre la croissance du champignon et la formation des motifs qui en résultent. Enfin, le bois est séché dans le cadre d’un processus technique et le champignon meurt.

    « La particularité de ce champignon est qu’il ne dégrade pas les zones fortement lignifiées de la paroi cellulaire, ce qui permet au bois de conserver une grande rigidité à la flexion », explique Francis Schwarze, chercheur à l’Empa et expert en champignons au laboratoire Cellulose & Wood Materials de Saint-Gall, cité dans le communiqué.

    Le bois marbré ainsi obtenu est particulièrement adapté à des applications décoratives telles que les meubles, l’aménagement intérieur ou les instruments de musique. Dans le cadre du projet, la menuiserie a développé un savoir-faire permettant de contrôler et d’affiner l’aspect du bois. Jakob Koster, ancien PDG de Koster AG Holzwelten, se consacrera désormais à la commercialisation et à la poursuite de l’innovation dans le domaine du bois marbré. Selon M. Koster, la demande est déjà forte. La menuiserie et l’Empa ont également déjà de nouvelles idées pour poursuivre leur collaboration.

  • Les évaluations positives des collaborateurs valent à l’entreprise le titre de « Top Company »

    Les évaluations positives des collaborateurs valent à l’entreprise le titre de « Top Company »

    Le groupe ERNE a été distingué à trois reprises comme « Top Company » par le portail allemand dédié aux employeurs kununu. Selon un communiqué, les entreprises ERNE AG Bauunternehmung et ERNE AG Holzbau de Laufenburg ainsi que HUSNER AG Holzbau de Frick ont été récompensées. Le label « Meilleur employeur » est décerné aux entreprises qui obtiennent des évaluations positives durables de la part de leurs collaborateurs. Il confirme ainsi la culture d’entreprise valorisante et axée sur le développement du groupe ERNE, selon le communiqué.

    Kununu évalue les employeurs dans les pays germanophones sur la base d’évaluations indépendantes réalisées par les employés. La satisfaction, la confiance et la continuité au sein de l’entreprise sont évaluées selon des critères clairement définis. Au total, environ 5 % des entreprises évaluées obtiennent le label « kununu Employer of Choice ».

    « Cette distinction n’est possible que grâce à nos collaborateurs. Leurs commentaires francs, leur engagement quotidien et leur cohésion font d’ERNE un employeur de choix », indique le communiqué du groupe ERNE. « Que ce soit dans le cadre du travail quotidien ou lors d’événements communs, d’événements d’équipe et de la fête ERNE, notre culture du vivre ensemble est un élément central de notre identité. »

    Cette distinction confirme également la volonté du groupe de concilier tradition et innovation et de relever ensemble les défis grâce à des solutions créatives.

  • Le chalet caché de Gaudí dans les Pyrénées

    Le chalet caché de Gaudí dans les Pyrénées

    Il n’existe ni plans originaux ni signature officielle de Gaudí pour le chalet de Catllaràs. Pendant des décennies, l’attribution s’est surtout basée sur des similitudes formelles avec des œuvres connues. L’étude commandée en 2023 par la chaire Gaudí de l’Université polytechnique de Catalogne a donc misé sur une autre stratégie, l’analyse géométrique et constructive plutôt que la découverte d’archives au dernier moment.

    Sous la direction de Galdric Santana, le bâtiment a été mesuré en trois dimensions, sa structure a été étudiée en détail et comparée à des bâtiments de Gaudí confirmés. En complément, l’équipe a évalué des photographies historiques et l’histoire de la construction dans l’environnement des projets pour Eusebi Güell. L’étude conclut que le projet a été conçu par Gaudí, mais que la réalisation a été confiée à des tiers et s’est écartée du concept initial.

    La logique des voûtes
    Le cœur de l’argumentation est la structure porteuse. Le chalet possède un plan rectangulaire et un toit voûté en pointe qui descend presque jusqu’au sol. Le toit et la façade forment une unité constructive, les fenêtres se trouvent exclusivement dans les murs longitudinaux et ressemblent à des mansardes découpées dans la voûte. Les faces frontales restent fermées, ce qui est cohérent d’un point de vue statique et radical d’un point de vue formel.

    L’axe longitudinal central est décisif, car il constitue une colonne vertébrale qui soutient les étages. Santana souligne que cette logique constructive est typique de Gaudí. La voûte ne sert pas seulement de plafond, elle supporte également les niveaux supérieurs. La base est le travail avec un modèle de chaîne ou de corde. La ligne fléchissante d’une chaîne chargée fournit la ligne de pression idéale d’un arc. Si l’on retourne ce modèle, on obtient une forme de voûte qui est presque entièrement soumise à la pression, un principe que Gaudí utilisait systématiquement.

    Interventions lors de la réalisation
    Mais l’étude montre également que la structure porteuse a été modifiée lors de la réalisation de la construction. Au lieu de répartir systématiquement les charges sur la voûte et l’axe central, les exécutants ont ajouté des murs transversaux supplémentaires. Des poutres longitudinales ont pris en charge une partie des charges, ce qui a atténué la clarté radicale du système initial.

    Santana y voit précisément une raison possible pour laquelle Gaudí n’en a jamais revendiqué la paternité de manière offensive. Le « téléphérique », le travail avec la ligne de chaîne idéale, n’a pas été mis en œuvre de manière conséquente dans le chalet pour l’étaiement des dalles de sol. L’idée est lisible dans la structure porteuse, mais son application conséquente n’est que partiellement réalisée.

    Gaudí et Güell
    Le commanditaire du chalet était Eusebi Güell, le principal mécène de Gaudí. Dans la région, il exploitait une mine de charbon et la cimenterie Asland. Le bâtiment servait de logement aux ingénieurs et aux spécialistes techniques avec leurs familles. Ainsi, la maison ne se situe pas dans le contexte de palais urbains représentatifs, mais dans le champ de tension entre l’industrie, l’infrastructure et le paysage montagneux dur.

    Du point de vue temporel, le projet se situe dans une phase où Gaudí travaillait parallèlement au Parc Güell et à l’église de la Colònia Güell. Dans ce contexte, il semble plausible qu’il n’ait pas assuré lui-même sur place la direction des travaux d’un chalet isolé dans les Pyrénées. Après la fermeture de la mine et de l’usine, la maison a été pendant un certain temps un foyer scolaire de campagne, de nombreux locaux l’ont connue dans leur enfance. Aujourd’hui, elle est restaurée et accessible, et constitue un élément identitaire pour la commune de La Pobla.

    Typique de la région et hautement rationnel
    Dans l’œuvre de Gaudí, le chalet occupe une place à part. Il est nettement plus petit que des icônes comme la Sagrada Família, mais il illustre des motifs centraux de sa pensée. Santana parle d’une réinterprétation à grande échelle des chalets de montagne gothiques des Pyrénées. Gaudí s’inspire des traditions architecturales régionales, mais les transforme sur le plan structurel et géométrique.

    La forme compacte et fermée sur elle-même réagit à la rudesse du climat et réduit les coûts de construction. Les matériaux proviennent en grande partie de l’environnement, le bâtiment s’intègre topographiquement dans la pente. Les répartitions à 45 degrés dans le plan, que Gaudí a également utilisées pour la Torre Bellesguard, sont également caractéristiques. Ils assurent des transitions spatiales fluides et brisent les systèmes orthogonaux rigides – un autre élément d’identification.

    Comment la science architecturale vérifie la paternité
    L’étude du chalet de Catllaràs n’est pas seulement une contribution à la recherche sur Gaudí, mais aussi une leçon sur les méthodes d’attribution architecturale. Contrairement à la peinture, il existe rarement une « signature » univoque pour les bâtiments. Les œuvres sont transformées, agrandies ou déplacées par des collaborateurs, les plans sont perdus ou n’existent que sous forme de fragments. Les chercheurs ont donc combiné des analyses géométriques, des études de matériaux et des modèles numériques en 3D avec un travail sur les sources historiques. Les proportions, les courbes et la logique de la structure porteuse ont été comparées à des bâtiments de Gaudí dont l’authenticité a été prouvée, et des photographies de l’époque de la construction ont complété le tableau. Lors de la présentation, la ministre de la Culture a souligné à quel point de telles attestations scientifiques sont indispensables pour déterminer la paternité de manière fiable. Le chalet de Catllaràs passe ainsi du statut de cas particulier local à celui d’élément clairement situé dans l’œuvre d’un des architectes les plus importants du mouvement moderne.

  • Les modules tandem repoussent les limites solaires

    Les modules tandem repoussent les limites solaires

    Les modules en silicium établis sur le marché atteignent aujourd’hui un rendement d’environ 20 à 24% et sont donc déjà proches de la limite spécifique au matériau de 29,4%. Cette limite est une conséquence de la limite dite de Shockley-Queisser, qui décrit un rendement maximal de 33,2% dans des conditions idéales pour les cellules solaires avec une seule couche de semi-conducteur.

    La raison en est la bande interdite du matériau : elle détermine quelles longueurs d’onde de la lumière peuvent être converties en électricité. Si la bande interdite est trop grande, les photons de grande longueur d’onde sont perdus ; si elle est trop petite, une partie de l’énergie s’évapore sous forme de chaleur. Le silicium ne correspond pas exactement à cet optimum théorique, c’est pourquoi la technologie classique du silicium ne permet que des améliorations limitées de l’efficacité.

    Principe du tandem
    Au lieu d’une seule couche semi-conductrice, on combine plusieurs couches avec des bandes interdites différentes. Chacune de ces couches utilise une partie différente du spectre solaire, des ondes courtes aux ondes longues. Il est ainsi possible de convertir en électricité une quantité nettement plus importante de l’énergie rayonnée, la limite classique d’une seule couche étant de fait dépassée.

    En théorie, les cellules tandem permettent d’atteindre des rendements de plus de 60%, selon la combinaison de matériaux et la structure. Le défi technique ne réside pas seulement dans le choix des matériaux, mais aussi dans le fait de les transformer en un module stable qui fonctionne de manière fiable dans des conditions réelles.

    Le projet « Vorfahrt » a donné naissance à un module tandem qui, selon les indications du Fraunhofer ISE, atteint un rendement de 34,2%, actuellement le module solaire le plus efficace au monde. Il est basé sur une structure semi-conductrice III-V à triple empilement sur un support en germanium, une architecture initialement développée pour les cellules solaires spatiales.

    Le partenaire du projet, Azur Space, a adapté ses cellules spatiales au spectre solaire terrestre et les a mises à l’échelle pour la fabrication des modules. L’entreprise Temicon a apporté une nanostructure à la surface du verre qui minimise les pertes de réflexion et permet ainsi d’obtenir un pourcentage d’efficacité supplémentaire.

    Le deuxième module record est issu du projet « Mod30plus ». Les chercheurs y combinent un semi-conducteur III-V avec du silicium, moins cher, au lieu du germanium, et atteignent ainsi un rendement de module de 31,3%. La base est constituée par des cellules tandem III-V/silicium avec un rendement de cellule de 36,1%, qui ont été fabriquées et interconnectées pour la première fois en petite série à l’institut.

    La technologie III-V/silicium quitte le statut de simple laboratoire et se dirige vers des processus industriels évolutifs. Les deux modules dépassent clairement la limite physique des modules classiques en silicium, qui est de 29,4%. Une valeur qui a longtemps été considérée comme difficilement atteignable.

    Valeurs des modules pour la pratique
    En photovoltaïque, on distingue les cellules et les modules. Les cellules sont mesurées dans des conditions de laboratoire idéalisées, les modules sont composés de nombreuses cellules interconnectées, intégrées dans du verre et un cadre. Les surfaces inactives, les pistes conductrices et les réflexions provoquent alors des pertes inévitables.

    Par conséquent, les rendements des modules sont toujours inférieurs aux rendements des cellules, même dans le cas de la technique record de Fribourg. Pour les applications réelles, les valeurs des modules sont donc décisives, car sur les toits, les façades ou les véhicules, on installe toujours des modules, jamais des cellules individuelles.

    Quand chaque centimètre carré compte
    Les modules haute performance deviennent passionnants là où la surface est rare et chère. Par exemple dans le photovoltaïque intégré au bâtiment, où les modules servent d’éléments de façade ou de toit, ou sur les véhicules. Parmi les partenaires du projet, on trouve notamment Audi, ce qui souligne le potentiel pour les applications automobiles.

    Efficacité pour le marché de masse
    Parallèlement, le Fraunhofer ISE poursuit une autre route en tandem. Il s’agit de modules en silicium pérovskite, développés entre autres en collaboration avec Oxford PV. Un module plein format d’une surface de 1,68 m² atteint déjà 25% d’efficacité et a été produit sur des lignes de fabrication qui conviennent également à la production de masse. Cette technologie vise moins des records absolus qu’une large pénétration du marché avec des matériaux relativement bon marché et devrait, à terme, convenir aux toitures standard. Des groupes de chercheurs, notamment à Hong Kong, annoncent en outre des cellules à base de pérovskite avec des rendements allant jusqu’à 40%, ce qui illustre le dynamisme de ce segment.

  • La surveillance par IA apporte une nouvelle précision à la planification des infrastructures

    La surveillance par IA apporte une nouvelle précision à la planification des infrastructures

    Innovation Zurich a publié le nouveau rapport de son Innovation Sandbox pour l’IA. Sous le titre « Surveillance des ponts à l’aide de capteurs – Collecte de données et prévisions pour l’entretien des infrastructures », Innovation Zurich, l’initiative commune de la promotion économique du canton de Zurich, de la Greater Zurich Area et du Switzerland Innovation Park Zurich, a étudié ce que la surveillance basée sur les données peut apporter aux infrastructures en termes d’évaluation des risques et de stratégies de modernisation. Les approches de surveillance basées sur les données ne font pas encore partie intégrante de l’évaluation de l’état des infrastructures, qui est généralement très conservatrice, selon le rapport.

    Dans le cadre d’un projet pilote, la Schweizerische Südostbahnde Saint-Gall et la société irmos technologies AG, basée au Technopark Zurich, ont étudié à titre d’exemple le pont Reidholz sur la ligne Wädenswil-Einsiedeln. Il a été construit en 1910 et rénové en 1953. La compagnie ferroviaire souhaitait déterminer si une prolongation de la durée d’utilisation de dix à vingt ans était techniquement possible et économiquement viable. Elle a également vérifié si la méthodologie pouvait être appliquée à des ponts comparables de son portefeuille.

    Grâce à des capteurs faciles à installer de la société irmos technologies, spécialement adaptés aux exigences de la surveillance des ponts, les partenaires de recherche ont collecté des données en conditions réelles pendant une phase de test de plusieurs mois. Des caméras ont également été utilisées pour documenter les types de trains, les vitesses et les compositions des trains et pour valider les charges de trafic modélisées.

    Les résultats montrent que même de courtes périodes de mesure permettent d’obtenir des informations fiables sur la fatigue et la rigidité et facilitent la prise de décision entre la prolongation de l’utilisation et la reconstruction. En effet, « sur la base des données des capteurs, le système aide les gestionnaires d’infrastructures à identifier les risques à un stade précoce et à planifier des mesures d’entretien ciblées », résume le Dr Panagiotis Martakis, fondateur et PDG d’irmos.

    Selon la conclusion du rapport, il est essentiel que la collecte de données ne soit pas une fin en soi et que les méthodes basées sur les données permettent de résoudre un problème concret lié à l’exploitation, tel que la question suivante : quelle est la durée de vie réelle du pont par rapport aux estimations basées sur les normes ? La méthode déploie toute sa valeur ajoutée lorsqu’elle dépasse le cadre des cas individuels : la surveillance de l’ensemble des ponts permet d’établir des comparaisons, de définir des priorités et d’élaborer des stratégies d’investissement à long terme. Pour cela, les exploitants d’infrastructures doivent acquérir les compétences nécessaires.

  • Droits en cas de défauts et hypothèque légale des artisans et entrepreneurs : changements importants

    Droits en cas de défauts et hypothèque légale des artisans et entrepreneurs : changements importants

    Kohler Law est un nouveau cabinet d’avocats spécialisé dans le droit de la construction et de l’immobilier, le droit public et administratif ainsi que le droit des contrats. Fort de plus de 15 ans d’expérience dans des cabinets d’avocats zurichois et argoviens, je conseille et représente des particuliers, des entreprises et des institutions publiques. En tant qu’avocat indépendant, je garantis un interlocuteur direct, une grande disponibilité et des conseils adaptés à vos besoins. Je privilégie les solutions efficaces, pratiques et durables.

    Droit des contrats de vente
    Pour les biens mobiliers qui sont intégrés de manière conforme à leur destination dans un ouvrage immobilier (par exemple, les matériaux de construction), il existe désormais un délai de réclamation d’au moins 60 jours pour les vices apparents et cachés. Le délai de prescription pour les droits liés aux vices est, comme auparavant, de cinq ans, mais une réduction de ce délai reste possible.

    Lors de l’achat d’un terrain avec des constructions neuves qui doivent encore être construites ou qui ont au maximum deux ans, les acheteurs bénéficient pour la première fois d’un droit de réparation obligatoire et gratuit. En outre, les vices apparents et cachés peuvent désormais être signalés dans un délai d’au moins 60 jours après leur découverte. Les droits liés aux vices pour tous les types d’achats de terrains se prescrivent cinq ans après le transfert de propriété, ce délai ne pouvant être raccourci.

    Droit des contrats d’entreprise
    Pour les ouvrages immobiliers, un délai de réclamation de 60 jours s’applique désormais aux vices apparents et cachés. Cela inclut également les vices des ouvrages mobiliers intégrés dans un ouvrage immobilier ou les vices des ouvrages d’architectes/ingénieurs qui constituent la base de la construction d’un ouvrage immobilier. Une autre nouveauté est le droit obligatoire à la réparation gratuite ; les exclusions ou limitations contractuelles, par exemple les montants maximaux, sont sans effet. Le délai de prescription de cinq ans ne peut être raccourci au détriment du client ; il commence à courir à compter de la réception de l’ouvrage.

    Droit de gage des artisans et entrepreneurs
    Le droit de gage garantit aux entrepreneurs le paiement des créances impayées pour les travaux effectués. Pour les propriétaires, cela peut limiter leur solvabilité ou entraîner un risque de double paiement. La nouvelle règle est la suivante : une garantie couvrant la créance principale et les intérêts moratoires pendant dix ans empêche l’inscription du droit de gage. Cela introduit une règle claire et applicable dans la pratique qui résout les problèmes antérieurs liés aux garanties d’intérêts illimitées.

    Entrée en vigueur et droit transitoire
    Les modifications s’appliquent à partir du 1er janvier 2026. Les contrats de vente et d’entreprise conclus avant cette date restent soumis à l’ancien droit ; les droits à réparation pour les nouvelles constructions achevées avant 2026 n’existent que s’ils ont été convenus contractuellement. Toutefois, les délais de prescription obligatoires et la nouvelle règle de sécurité en matière de droit de gage des artisans et entrepreneurs s’appliquent indépendamment de la date du contrat.

    Recommandations
    Il est en tout état de cause recommandé d’adapter tous les modèles de contrats à la nouvelle législation. Lors de la vente de biens immobiliers encore à construire, les contrats de vente et d’entreprise doivent être harmonisés afin d’éviter toute contradiction entre la responsabilité découlant du contrat de vente et celle découlant du contrat d’entreprise. Cela vaut en particulier pour les contrats d’entreprise conclus en 2025, si le bien immobilier n’est vendu qu’en 2026. Une attention particulière doit être accordée à la norme SIA 118, car contrairement aux dispositions légales, celle-ci prévoit un droit de réparation préalable pour l’entrepreneur.

  • La reprise opérationnelle porte ses fruits dans le secteur industriel

    La reprise opérationnelle porte ses fruits dans le secteur industriel

    Selon un communiqué, le groupe Schindler a réalisé un chiffre d’affaires de 10,947 milliards de francs suisses au cours de l’exercice 2025, soit une baisse de 2,6 % par rapport à l’année précédente. En monnaies locales, en revanche, une croissance de 1,3 % a été enregistrée. Les entrées de commandes se sont élevées à 11,313 milliards de francs (- 0,9 %, 3,1 % en monnaies locales). Le résultat d’exploitation ajusté en monnaies locales a même augmenté de 12,3 %. Schindler a réalisé un bénéfice consolidé de 1,073 milliard de francs, soit une augmentation de 6,2 %.

    « 2025 marque la dernière année de notre reprise opérationnelle », a déclaré Paolo Compagna, PDG de Schindler. « Quatre ans après avoir dû relever des défis particuliers en 2022, je suis heureux de pouvoir dire que nous sommes sortis de cette phase en tant qu’entreprise plus forte et plus résistante. »

    Pour l’année en cours, Schindler prévoit « une croissance du chiffre d’affaires en monnaies locales comprise entre 1 et 5 % ». L’objectif est d’atteindre une marge EBIT de 13 % (2025 : 12,6 %, marge EBIT ajustée 13,3 %). « Notre priorité pour 2026 est de croître de manière ciblée et de continuer à nous concentrer sur l’amélioration des marges opérationnelles », déclare M. Compagna.

  • Un investisseur entre dans le capital d’un développeur de matériaux de construction circulaires

    Un investisseur entre dans le capital d’un développeur de matériaux de construction circulaires

    Medley Ventures, basé à Copenhague, participe à un tour de financement de pré-série A pour le fabricant de matériaux de construction Oxara, basé à Dietikon. Medley Ventures est le fonds de capital-risque des fondateurs deTo Good To Go, une initiative contre le gaspillage alimentaire. L’investisseur se montre convaincu par la combinaison de l’innovation technologique, de l’évolutivité industrielle et de l’applicabilité réelle, selon un communiqué.

    Oxara remplace le ciment à forte intensité de CO2 par des liants circulaires générés à partir de déchets de construction recyclables et jusqu’à présent inutilisés. Les produits de l’entreprise s’intègrent facilement dans les processus de construction traditionnels, indique le communiqué. Oxara souhaite utiliser ces nouveaux capitaux pour accélérer le développement de ses produits, les processus de certification et les partenariats industriels, afin de permettre une commercialisation à plus grande échelle en Suisse et sur les marchés internationaux.

    « Ce qui nous a convaincus, c’est la vision qui sous-tend Oxara : l’ingénierie, un véritable impact industriel et un espoir crédible pour un avenir meilleur dans le domaine de la construction. En rendant le ciment superflu et en transformant les déchets en matériaux recyclables, ils montrent que l’innovation peut changer notre façon de construire », déclare Mathias Christensen, cofondateur et PDG de Medley Ventures, dans le communiqué. Gnanli Landrou, PDG et cofondateur d’Oxara, voit dans ce financement une forte confirmation de la part d’une entreprise qui s’engage efficacement en faveur du développement durable.

    Dans le cadre d’un financement de série A, Oxara prévoit d’acquérir 20 millions de francs suisses de capitaux frais d’ici mars 2026.

  • Le diesel solaire devrait rendre les engins de chantier plus respectueux du climat

    Le diesel solaire devrait rendre les engins de chantier plus respectueux du climat

    L’entreprise de construction Eberhard Bau, basée à Kloten, utilisera désormais du diesel solaire produit par l’entreprise zurichoise Synhelion, spécialisée dans les technologies propres, pour faire fonctionner son parc de machines. Le contrat d’achat à long terme annoncé dans un communiqué prévoit l’utilisation de ce diesel renouvelable à partir de 2027. Selon Synhelion, son utilisation permettrait de réduire les émissions nettes de CO2 jusqu’à 100 % par rapport aux carburants fossiles. Ces carburants durables peuvent être utilisés par tous les moteurs à combustion existants.

    Eberhard Bau est le premier client de Synhelion dans le secteur de la construction, qui disposait jusqu’à présent de peu de leviers pour la défossilisation des engins de chantier et des chantiers. Jusqu’à présent, le diesel solaire était utilisé par des entreprises des secteurs de l’aviation, du transport maritime et du transport routier. Les engins de chantier sont toutefois lourds, utilisés sur des terrains non aménagés et difficiles à électrifier en raison de leur forte consommation d’énergie. Le diesel solaire offre une solution durable pour réduire les émissions de CO2 « là où il n’existait jusqu’à présent aucune alternative viable », explique Silvan Eberhard, responsable logistique chez Eberhard Unternehmungen.

    Selon ses propres informations, Synhelion exploite depuis 2024 la première usine industrielle au monde de production de carburants solaires, DAWN, qui est implantée en Allemagne. La construction de la première usine commerciale est en cours de planification et devrait être mise en service en 2027.

    Outre Eberhard Bau AG, Swiss International Air Lines, Pilatus Flugzeugwerke, l’aéroport de Zurich, AMAG Group et la compagnie de navigation du lac des Quatre-Cantons ont conclu des contrats d’achat de carburant renouvelable avec Synhelion.

  • Les profilés en acier élargissent les possibilités des logiciels de planification numérique

    Les profilés en acier élargissent les possibilités des logiciels de planification numérique

    Les profilés en acier de Pestalozzi AGseront disponibles à partir du mois d’avril dans LogiKal, comme l’indique un communiqué de l’entreprise basée à Dietikon. Le logiciel a été développé par la société allemande Orgadata et sert à la conception de fenêtres. Selon le communiqué de Pestalozzi, il est également utilisé pour la conception de projets liés aux portes et aux façades.

    Au total, plus de 400 fournisseurs ont enregistré leurs composants dans le logiciel. Grâce à des interfaces ouvertes, LogiKal peut être connecté à des systèmes de commande de machines, à des logiciels de planification des ressources d’entreprise (ERP) et de conception assistée par ordinateur (CAO). Un contrôle automatique intégré des erreurs permet en outre de réduire les erreurs de calcul coûteuses, informe Pestalozzi.

    L’entreprise de Dietikon qualifie l’intégration des profilés en acier dans LogiKal de « jalon numérique ».

  • Sans recherche sur les matériaux, il n’y aurait pas de progrès

    Sans recherche sur les matériaux, il n’y aurait pas de progrès

    Pour Tanja Zimmermann, la recherche sur les matériaux est la colonne vertébrale du progrès technique. Environ deux tiers de toutes les innovations reposent directement sur des matériaux nouveaux ou améliorés, des batteries aux matériaux de construction en passant par les capteurs médicaux. L’approche de l’Empa, centre de compétence national qui développe des matériaux pour la construction, l’énergie et la santé, est donc très large. Cela va des projets fondamentaux en laboratoire aux études de faisabilité avec des partenaires industriels. Il s’agit notamment d’accumulateurs d’énergie plus efficaces, de nouvelles technologies photovoltaïques et de nanomatériaux bidimensionnels comme le MXene, qui pourraient à l’avenir rendre l’électronique et les capteurs plus compacts et plus performants.

    applications pour l’énergie, la santé et la construction
    Dans le domaine de la santé, l’Empa travaille sur des capteurs textiles qui permettent de réaliser des ECG de longue durée sans avoir recours aux électrodes classiques en gel et d’éviter ainsi les irritations cutanées. D’autres projets visent des matériaux intelligents dans les salles d’opération, par exemple des adhésifs qui ferment les fuites dans l’abdomen et qui, grâce à des capteurs intégrés, avertissent à temps des fuites.

    Dans le domaine de la construction, l’économie circulaire et l’efficacité des ressources sont au centre des préoccupations. De nouveaux bétons et matériaux composites doivent permettre d’atteindre la même capacité portante avec nettement moins de ciment et d’acier et de réduire ainsi sensiblement l’empreinte CO₂ des constructions. Parallèlement, l’Empa développe des matériaux très résistants à la température pour les drones, qui peuvent voler directement dans les foyers d’incendie, ainsi que des plastiques renforcés de fibres de carbone, qui rendent aujourd’hui de plus en plus les ponts et les grandes structures porteuses plus légers et plus durables.

    CO₂ comme matière première
    Avec l’initiative « Mining the Atmosphere », l’Empa va encore plus loin. L’objectif n’est pas seulement d’économiser le CO₂, mais de l’extraire de manière ciblée de l’atmosphère et de l’utiliser comme matière première. Les chercheurs étudient comment le carbone issu du CO₂ peut être intégré dans des matériaux céramiques comme le carbure de silicium ou dans des matériaux de construction comme le béton, de sorte que les bâtiments deviennent eux-mêmes des puits de carbone. À long terme, de telles approches devraient aider à compenser une partie des émissions historiques et à passer d’une société émettrice de CO₂ à une société captatrice de CO₂. Un « projet du siècle » qui suppose d’énormes quantités d’énergie renouvelable et une étroite collaboration entre la recherche et l’industrie.

    Haute technologie issue de la nature
    Dans la recherche sur le bois, Zimmermann mise également sur la combinaison des principes naturels et de la haute technologie. Elle considère le bois comme la seule grande ressource locale et renouvelable de Suisse, légère, stable et pouvant être modifiée de multiples façons. L’éventail va du bois minéralisé ignifuge à l’utilisation de cellulose fibrillée, dont les nanofibres peuvent former des gels transparents, des éponges très poreuses ou des films barrières pour les emballages alimentaires, en passant par des surfaces antimicrobiennes. De telles éponges de cellulose peuvent absorber sélectivement l’huile de l’eau ou fixer le CO₂ de l’air. Utilisées comme revêtement par pulvérisation, elles prolongent la durée de conservation des fruits et légumes sans nécessiter de films plastiques. Des projets plus récents donnent naissance à des « matériaux vivants », comme des structures imprimées en nanocellulose et en diatomées, qui serviront de capteurs biologiques pour surveiller la qualité de l’eau.

    Projets à long terme comme « CarboQuant« 
    Avec « CarboQuant », la Fondation Werner Siemens soutient un autre projet à long terme à l’Empa. Il s’agit d’un laboratoire qui étudie les nanostructures de carbone pour les technologies quantiques. L’objectif est de concevoir des nanobandes de graphène et des nano-graphes si précis que leurs effets quantiques puissent être utilisés pour des composants électroniques à température ambiante. Par exemple pour les capteurs, la communication ou les futurs ordinateurs quantiques. De tels projets montrent pourquoi les fondations et les soutiens publics sont essentiels pour l’Empa. De nombreuses innovations en matière de matériaux nécessitent des années, voire des décennies, avant d’être mises à l’échelle et économiquement utilisables. Pour Zimmermann, il est clair que sans ce travail de longue haleine et sans la recherche sur les matériaux, il n’y aurait ni les technologies qui rendent possible le tournant énergétique, ni beaucoup de solutions qui font paraître notre quotidien plus évident qu’il ne l’est.

  • Nouveau rôle pour la chaleur H₂

    Nouveau rôle pour la chaleur H₂

    Dans un hall de production, un appareil discret écrit l’histoire de la technique de chauffage. Le premier système de chauffage catalytique de l’air à l’hydrogène a été mis en service chez un client. L’installation de 10 kW fournit de la chaleur de pointe pour une zone de production d’environ 1’000 mètres cubes du fabricant de pompes Flusys et utilise pour cela de l’hydrogène provenant d’un approvisionnement régional. Pour la jeune entreprise de Wiesbaden, il s’agit de bien plus qu’un test sur le terrain. Il s’agit d’une mise à l’épreuve pratique d’une technique qui devrait remplacer à terme les combustibles fossiles dans le secteur du chauffage.

    Bâtiments commerciaux et industriels
    L’entreprise vise délibérément les bâtiments commerciaux et industriels plutôt que les maisons individuelles. C’est là que se rencontrent directement des besoins de chaleur élevés, une puissance de raccordement électrique limitée et une pression croissante en faveur de la décarbonisation. Une solution purement électrique via des pompes à chaleur de grande taille échoue souvent en raison de raccordements coûteux au réseau ou tout simplement par manque de capacité. Le chauffage à l’hydrogène couvre la charge de pointe, tandis qu’une pompe à chaleur ou une autre source de chaleur prend en charge la charge de base.

    À Offenbach, l’unité de 10 kW fonctionne en association hybride avec une pompe à chaleur. La pompe à chaleur alimente la zone de production en fonctionnement normal, le chauffage H₂ prend le relais les jours particulièrement froids ou lorsque la charge de travail est élevée. Cette répartition des tâches permet un dimensionnement plus petit de la pompe à chaleur et réduit la puissance électrique connectée nécessaire, un levier sensible pour les prix d’investissement et de puissance. Pour les sites disposant d’une infrastructure d’hydrogène existante ou prévue, le système devient ainsi un élément économique de l’approvisionnement en énergie.

    Le chauffage à hydrogène sans flamme
    Sur le plan technologique, il se distingue nettement des chaudières à condensation classiques ou des brûleurs H₂. L’installation fonctionne selon un processus catalytique sans flamme. L’hydrogène est mélangé à l’air ambiant, reste en dessous de la limite inférieure d’explosivité et ne réagit avec l’oxygène que dans le catalyseur. Il en résulte de la chaleur, mais pas de flamme visible, car le procédé est basé sur l’oxydation contrôlée plutôt que sur la combustion.

    Grâce aux températures de processus plus basses, il n’y a pas de production de CO₂, de NOx ou de particules fines, le seul sous-produit restant étant l’eau sous forme d’humidité. Parallèlement, aucune concentration d’hydrogène inflammable n’est utilisée à aucun moment dans l’appareil, ce qui rend la technologie intrinsèquement sûre. HYTING y voit une sorte de « chauffage plug-and-play » à l’hydrogène, qui utilise les conduits d’air ou les systèmes de ventilation existants et peut être modulé selon une structure modulaire.

    Test pratique, fonctionnement continu et homologation
    L’installation n’est pas le premier test de résistance pour cette jeune technologie. Auparavant, un prestataire de services d’ingénierie de premier plan avait déjà accompagné un test d’endurance de 2’500 heures, simulant environ dix ans de fonctionnement réel. Au cours de ce test, aucune panne ni usure mesurable n’a été constatée sur les composants critiques pour la sécurité. Les mesures continues des émissions ont confirmé l’absence d’émissions de CO₂, de NOx et de particules fines.

    La première installation client marque désormais le passage du laboratoire à la réalité industrielle. D’autres systèmes devraient suivre au cours du premier trimestre 2026, également dans des applications commerciales avec des compétences existantes en matière d’hydrogène.

    Où la technologie est-elle utile
    Malgré l’attention qu’il suscite, le chauffage catalytique à l’hydrogène ne remplace pas le chauffage au gaz ou la pompe à chaleur sur le marché à grande échelle. L’hydrogène est actuellement cher, l’infrastructure limitée et un réseau H₂ couvrant l’ensemble des quartiers résidentiels n’est pas en vue. Dans les maisons individuelles, la base d’une utilisation économique fait donc défaut dans un avenir prévisible.

    Il en va autrement dans les clusters industriels, les régions portuaires ou les parcs chimiques, où l’hydrogène est déjà produit ou où le réseau de noyaux d’hydrogène est en cours de construction. C’est là que celui-ci peut faire valoir ses atouts. Comme chauffage de pointe en combinaison avec des pompes à chaleur, comme complément à la chaleur résiduelle industrielle ou comme option flexible dans les immeubles logistiques avec leur propre production d’hydrogène à partir des excédents de PV. Le rôle est donc clairement défini, pas de concurrence avec la pompe à chaleur, mais un élément dans les systèmes hybrides pour les entreprises qui peuvent utiliser H₂ sans grand effort supplémentaire.

    C’est finalement en dehors du local technique que se décidera si cette niche deviendra plus importante. Le prix de l’hydrogène, le rythme d’extension du réseau et les choix politiques détermineront si les chauffages H₂ sans flamme seront à l’avenir plus souvent suspendus dans les halls commerciaux ou s’ils resteront un outil spécialisé, utilisé principalement là où l’hydrogène fait de toute façon déjà partie du mix énergétique.

  • Des matériaux innovants dans la construction

    Des matériaux innovants dans la construction

    Béton léger en une seule coulée
    ICSC Beton AG a présenté des éléments préfabriqués en béton léger à base de verre expansé qu’elle a développé elle-même et qui sont nettement plus légers que le béton normal. En même temps, ils présentent de bonnes valeurs d’isolation, de résistance au gel et de protection contre l’incendie. Ce matériau permet de fabriquer des éléments préfabriqués qui accélèrent les processus de construction et augmentent la qualité sur le chantier. L’accent est mis sur les éléments en béton léger qui combinent fonction statique, lestage intégré et montage simple de modules solaires, permettant ainsi de rénover le toit et d’installer des panneaux solaires en une seule étape. Pour les spécialistes du public, il est apparu clairement comment la préfabrication, le béton léger et le photovoltaïque peuvent être combinés pour former des solutions système bien pensées. Avec moins de poids, moins d’interventions sur le toit et plus de rendement énergétique par mètre carré.

    Béton neutre pour le climat sur le chantier
    KLARK a démontré comment le béton stockant le CO₂ est déjà utilisé aujourd’hui dans la construction de bâtiments. Sans surcoût pour le chantier et avec un effet climatique testé en externe. Le béton est basé sur l’ajout de charbon végétal issu de résidus de bois, qui fixe durablement le carbone et stocke des centaines de kilogrammes de CO₂ par mètre cube dans la structure du béton. D’un point de vue technique, il se comporte en grande partie comme le béton conventionnel. Celui-ci peut être pompé ou mis en œuvre par une grue et reste entièrement recyclable. Le CO₂ stocké n’est pas libéré lors de la déconstruction. Dans le Speakers Corner, il est apparu clairement que pour les maîtres d’ouvrage et les planificateurs, cela ouvre la possibilité de contribuer de manière mesurable à des stratégies zéro net avec des méthodes de construction familières, sans devoir réinventer les processus et les rôles sur le chantier.

    Additifs climatiques pour crépi et autres
    KohlenKraft a présenté un matériau de construction positif pour le climat qui fixe durablement le CO₂ dans le bâtiment tout en offrant des avantages en termes de physique du bâtiment. La pièce maîtresse est un additif climatique à base de charbon végétal qui peut être mélangé aux matériaux de construction minéraux tels que les enduits et les revêtements, transformant ainsi les éléments de construction en réservoirs de carbone à long terme. Outre le stockage du CO₂, les systèmes visent à améliorer le climat intérieur et la régulation de l’humidité. Un argument qui a suscité un grand intérêt, notamment pour les rénovations et les aménagements intérieurs de qualité. Le message adressé aux fabricants, aux planificateurs et aux entreprises de construction est que l’effet climatique peut être intégré directement dans les produits existants, sans que la mise en œuvre et la planification détaillée ne doivent être fondamentalement modifiées.penser en béton, construire en bois
    Dans le Speakers Corner, la technologie TS3 a montré, à l’aide de projets réels, comment une logique de conception familière et une nouvelle technique de construction en bois peuvent se rejoindre. Une étape importante pour que les constructions en bois de grand volume passent du statut de projet pionnier à celui d’option établie. Grâce à un collage spécial des faces du bois lamellé-croisé, il est aujourd’hui possible de réaliser des planchers en bois de grande surface, porteurs sur deux axes, avec des trames de poteaux pouvant atteindre 8 mètres sur 8. Des structures porteuses qui ont longtemps été réservées au béton armé. Les panneaux sont reliés sur place de manière rigide à la flexion par un scellement des joints avec de la résine de coulée, de sorte que l’on obtient des plafonds plats en bois sans poutres, soutenus par des points, qui peuvent être traités dans la conception comme des plafonds plats en béton. Pour les architectes et les ingénieurs, cela offre une grande liberté en termes de plans et de réaffectations ultérieures, car les murs non porteurs peuvent être déplacés de manière flexible, tandis que le poids, la durée de construction et l’empreinte CO₂ sont nettement réduits par rapport aux plafonds en béton.

  • De nouvelles usines renforcent les chaînes d’approvisionnement sur les marchés en croissance

    De nouvelles usines renforcent les chaînes d’approvisionnement sur les marchés en croissance

    Sika fabrique désormais ses produits destinés au secteur de la construction dans cinq usines supplémentaires. Selon son communiqué, l’entreprise de chimie spécialisée, dont le siège social se trouve à Baar, considère cette décision comme une étape importante pour augmenter ses capacités de production et renforcer davantage sa chaîne d’approvisionnement mondiale sur les marchés en forte croissance.

    À Haines City, en Floride, Sika a ouvert une nouvelle usine d’adjuvants pour béton. Selon les informations disponibles, cette usine présente le plus haut degré d’automatisation de tous les sites Sika dédiés aux adjuvants aux États-Unis.

    À Puerto Tirol, dans la région argentine du Chaco, Sika a inauguré son huitième site de production dans ce pays d’Amérique du Sud. Après « quelques années difficiles », le marché local de la construction a renoué avec la croissance, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives à Sika.

    Dans la ville colombienne de Cali, une nouvelle usine produit du mortier, de la colle à carrelage, des revêtements intérieurs et acryliques ainsi que des adjuvants pour béton. La production locale sera également destinée à l’exportation. Sika souhaite également s’implanter sur le marché de la construction au Bangladesh avec un site à Narayanganj et profiter d’un taux de croissance annuel estimé à plus de 7 % jusqu’en 2029.

    Dans la ville tanzanienne de Mwanza, Sika mise sur le fait qu’elle est située dans une région minière importante et densément peuplée. Sika y produit donc des mortiers spéciaux pour l’exploitation minière et la construction, des mortiers, des adjuvants pour béton et des adjuvants de broyage pour les cimenteries. Avec cette usine, Sika répond à la demande locale et exporte vers le Burundi, le Rwanda et le Congo.

  • Poursuite de la stratégie de croissance sur le marché des techniques du bâtiment

    Poursuite de la stratégie de croissance sur le marché des techniques du bâtiment

    Le groupe Burkhalter, fournisseur global de services interdisciplinaires dans le domaine de la technique du bâtiment, rachète Enplan AG, société spécialisée dans la conception d’installations de chauffage et de ventilation ainsi que dans les concepts énergétiques efficaces. Présente sur le marché régional depuis 1984, l’entreprise emploie cinq collaborateurs et réalise un chiffre d’affaires annuel d’environ 0,6 million de francs.

    Enplan AG fusionnera avec Längle & Staub GmbH, une entreprise du groupe Burkhalter située à Saint-Gall, et poursuivra ses activités sous le nom d’Enplan, succursale de Längle & Staub GmbH, sur son site actuel. Tous les collaborateurs seront repris.

    D’autre part, le groupe Burkhalter acquiert Elektro Gasser AG, qui opère depuis 1991 dans les domaines de l’électricité et des télécommunications (ICT). L’entreprise emploie sept personnes et réalise un chiffre d’affaires annuel d’environ 2 millions de francs. Elektro Gasser AG sera progressivement intégrée à TZ Stromag, qui appartient au groupe. Parallèlement, une succursale de TZ Stromag sera créée sur le site de Lalden sous le nom de Gasser Elektro ICT, tandis qu’Elektro Gasser AG continuera à fonctionner comme une entreprise indépendante jusqu’à nouvel ordre.

    Avec ces acquisitions, le groupe Burkhalter poursuit sa stratégie de croissance. Il fournit des services dans les domaines du chauffage et du refroidissement, de la ventilation et de la climatisation, du sanitaire et de l’électrotechnique et a son siège à Zurich.

  • Une place de marché numérique favorise l’économie circulaire dans le secteur de la construction

    Une place de marché numérique favorise l’économie circulaire dans le secteur de la construction

    La société Zirkular GmbH, dont le siège est à Bâle, a lancé sa nouvelle plateforme rematerial. Selon un communiqué, cette nouvelle boutique en ligne dédiée au bâtiment proposera des éléments de construction réutilisables et de haute qualité. Elle proposera par exemple des lampes LED qui ont été remises à neuf par des entreprises spécialisées et qui sont désormais vendues avec une garantie. Les composants peuvent également être réservés pour un mois ou stockés temporairement jusqu’à 24 mois pour des livraisons juste à temps. Les éléments de construction collectés lors de démolitions sont stockés de manière systématique.

    La plateforme rematerial peut être utilisée conjointement avec l’outil de planificationPlanular, également développé par Zirkular. Dans ce module, les architectes, les planificateurs et les maîtres d’ouvrage peuvent sélectionner dans une base de données les composants nécessaires à leur projet. Le parcours des matériaux de construction peut être retracé de manière compréhensible à travers les étapes suivantes : objet source, composant, entrepôt et objet cible.

    Avec ces deux modules, Zirkular GmbH soutient la construction durable grâce à l’économie circulaire, comme cela a été démontré par exemple dans des projets de construction tels que le petit quartier Lysbüchel Süd à Bâle.

  • Les entreprises suisses commencent l’année avec plus d’optimisme

    Les entreprises suisses commencent l’année avec plus d’optimisme

    L’indicateur KOF de la marche des affaires a augmenté en janvier pour le deuxième mois consécutif et signale une situation de départ nettement plus favorable qu’il y a un an. La situation des affaires s’est nettement améliorée, en particulier dans l’industrie manufacturière, ce qui indique une reprise de la demande et de l’utilisation des capacités.

    les services financiers et d’assurance, le commerce de gros, l’hôtellerie-restauration et la construction enregistrent également des indicateurs de la marche des affaires en hausse, tandis que le commerce de détail connaît au moins une légère progression. Dans les autres services, la situation reste largement stable, seul le secteur de la conception de projets signale un léger ralentissement. Dans l’ensemble, on constate donc une amélioration largement étayée dans toute l’économie suisse.

    l’industrie en tant qu’ancre du moral
    L’optimisme prévaut dans de nombreuses branches en ce qui concerne les six prochains mois. L’industrie manufacturière, en particulier, s’attend à une nouvelle amélioration de l’activité et confirme ainsi son rôle d’ancre du moral en début d’année.

    en outre, les attentes se sont éclaircies dans le commerce de détail, la construction, les services financiers et d’assurance ainsi que dans le domaine des projets. En revanche, l’hôtellerie-restauration, le commerce de gros et les autres services se montrent un peu plus réservés quant aux mois à venir, tout en restant majoritairement dans un cadre d’attentes modérément positives.

    plus de recrutements
    De nombreuses entreprises prévoient d’embaucher du personnel supplémentaire. C’est particulièrement visible dans l’hôtellerie-restauration, qui souhaite étoffer ses effectifs, mais qui a de plus en plus de mal à trouver des collaborateurs adéquats.

    les secteurs de la construction et de l’étude de projets sont ceux qui font le plus souvent état d’une pénurie de main-d’œuvre qualifiée, ce qui met davantage l’accent sur les goulets d’étranglement existants. Pour les cadres et les responsables RH, cela signifie que la concurrence pour la main-d’œuvre qualifiée continue de s’intensifier dans plusieurs secteurs clés.

    une dynamique modérée sans nouveaux signaux inflationnistes
    Malgré l’embellie conjoncturelle, les attentes salariales restent stables. Comme lors de l’enquête d’octobre, les entreprises tablent en moyenne sur une hausse des salaires bruts de 1,3% pour les douze prochains mois, avec des augmentations supérieures à la moyenne dans l’hôtellerie-restauration, les projets et la construction.

    les entreprises ne s’attendent pas non plus à un renversement de tendance pour les prix à la consommation. Le taux d’inflation attendu est désormais de 0,9%, ce qui correspond pratiquement au niveau de l’enquête d’octobre (1,0%). Pour la politique monétaire et salariale, il en résulte une image d’évolution modérée et bien ancrée des prix et des salaires.

    large base dans l’économie réelle
    L’enquête s’appuie sur quelque 4500 entreprises des secteurs de l’industrie manufacturière, de la construction et des services centraux, ce qui correspond à un taux de réponse d’environ 56%.

    pour les cadres, l’indicateur KOF de la marche des affaires fournit ainsi une image robuste du climat. L’économie privée suisse aborde l’année 2026 avec une large assise, une confiance prudente et sans dynamique inflationniste apparente, tout en subissant une pression croissante sur le marché du travail dans les secteurs importants de la construction et des services.

  • Group of 15 : Plaidoyer commun pour un secteur immobilier unifié

    Group of 15 : Plaidoyer commun pour un secteur immobilier unifié

    Le secteur immobilier suisse est parfois observé d’un œil suspicieux – surtout lorsqu’il s’agit de savoir ce qu’il en est du marché du logement. Y a-t-il suffisamment de logements dans les endroits centraux ? Pourquoi les loyers augmentent-ils fortement et constamment dans les régions métropolitaines ? Quelle est l’influence des communes, des cantons et de la Berne fédérale sur les activités du secteur immobilier institutionnel ? Et quelle est la voix du secteur dans tout le pays ?

    Le secteur immobilier professionnel, institutionnel et commercial, est sans aucun doute sous surveillance. Elle se trouve incontestablement dans un grand champ de tensions : entre une réglementation croissante, des changements sociaux simultanés et, en de nombreux endroits, un appel à l’innovation, au renouvellement et à la justice. Les têtes pensantes et les planificateurs du 25e symposium du Group of 15, le groupe de réflexion de l’économie immobilière suisse fondé en 2001, ont posé en amont de l’événement les questions auxquelles il fallait répondre : que signifie la pérennité dans un marché qui fait l’objet d’une controverse croissante ? Comment concilier les incitations économiques avec la responsabilité sociale et le développement urbain durable ? Et : quelle est l’intervention de l’État nécessaire – ou trop importante ?

    « Endiguer la folie des règlements »
    Pour le professeur Christoph A. Schaltegger, né à Bâle, une chose est claire : l’influence de l’État sur le secteur de la construction et de l’immobilier est énorme – et doit être endiguée. Le professeur d’économie politique, directeur et fondateur de l’Institut de politique économique suisse (IWP) à l’Université de Lucerne et ancien membre de la direction d’economiesuisse a critiqué Berne et ses autorités. Selon lui, le subventionnisme et le clientélisme à l’état pur y sévissent. « La Confédération est deux fois plus grande que ce qu’implique la quote-part de l’État », a-t-il déclaré devant les quelque 300 invités du symposium organisé au Kunsthaus de Zurich.

    L’Etat suisse croît plus de deux fois plus vite que la productivité de l’économie et accumule entre-temps « des dettes implicites de plus de 300 pour cent de la performance économique », a poursuivi Schaltegger. Sa revendication : l’ »approche Sturzenegger », un nettoyage en profondeur des finances publiques à la manière de l’Argentine. Parallèlement, il a plaidé pour une forte réduction de l’activité de régulation de la Confédération. Il a fait référence à la forte augmentation du nombre d’ordonnances et de décrets depuis les années 1970. Parmi ces décisions fédérales, beaucoup concernent bien sûr aussi le secteur de la construction et de l’immobilier local.

    Le remède de l’intelligence artificielle ?
    Christian Kraft, directeur du centre de compétences immobilières de la Haute école de Lucerne, s’est ensuite penché sur le thème du (dés)ordre dans la construction et s’est demandé si l’intelligence artificielle pouvait éventuellement favoriser la sécurité des investissements dans le « chaos des lois sur la construction en Suisse alémanique ». Sa réponse est clairement négative : l’insécurité actuelle, en partie liée à l’emplacement, est surtout liée à l’allongement de la durée d’autorisation des projets immobiliers au niveau du règlement d’urbanisme. Ainsi, entre 2011 et 2024, la durée moyenne d’autorisation est passée de moins de 100 jours à près de 200 jours en moyenne. A cela s’ajoute le fait que ces derniers temps (depuis 2020), on constate une forte augmentation de 20 à 30 pour cent des coûts de planification et de construction d’immeubles d’habitation, selon Kraft.

    Un mélange de quartiers réussi et des oppositions fatales
    Ensuite, le Dr Sibylle Wälty, chargée de cours à l’EPF de Zurich et fondatrice de Resilientsy, a montré quelles valeurs ajoutées le concept des « voisinages de 10 minutes » peut créer dans les plans d’affectation. Ses recherches et ses conseils se concentrent sur un mélange équilibré de population résidente et de population active ainsi que sur d’autres facteurs importants pour des quartiers urbains agréables à vivre. Wolfgang Müller, Partner & Head Real Estate de la société MLL Legal Ltd., a ensuite mis en lumière « l’espace de contradiction ». Il a expliqué où la jurisprudence actuelle donne la main aux opposants et aux « empêcheurs de tourner en rond » et quelles conclusions pourraient et devraient en être tirées par la politique et le secteur immobilier.

    Décence et considération dans la construction de logements
    Après la pause-café, l’exposé de Paolo Di Stefano, intitulé « Plus de liberté et de responsabilité », a expliqué de manière impressionnante comment les investisseurs immobiliers peuvent passer « du problème à la perspective » et rendre l’immobilier résidentiel « durable ». Le responsable expérimenté de l’immobilier en Suisse chez Swiss Life Asset Managers (avec environ 37 000 logements en portefeuille dans toute la Suisse) a notamment montré un exemple réussi d’assainissement du parc immobilier sans licenciement à la Schmiede à Zurich-Wiedikon. Il a également présenté un grand projet de construction presque achevé, le Au-Park à Wädenswil, dans lequel Swiss Life Asset Managers réalise non seulement environ 200 logements locatifs, mais aussi de nombreuses unités en propriété par étage.

    Il a plaidé et lancé un appel pressant aux représentants du secteur immobilier lors du symposium pour qu’ils parlent d’une seule voix avec la politique et la population. Il a également fait preuve d’autocritique en soulignant que la représentation actuelle de la paysannerie au Conseil national et au Conseil des États était bien plus importante et influente que celle du secteur de la construction et de l’immobilier. M. Di Stefano a mis en garde contre le fait que, dans le « powerplay politique », les investisseurs spéculatifs dans le bâtiment et les investisseurs institutionnels orientés vers le long terme sont parfois mis dans le même panier. Il s’agit de s’y opposer ensemble en argumentant et en montrant que « construire correctement signifie aussi tenir compte des autres ».

    « Réaliser simplement de bons projets convaincants »
    La grande manifestation du Group-of-15 au Kunsthaus de Zurich s’est achevée par un débat sur l’avenir, légèrement pimenté, mené par l’animateur de la conférence Rainer Maria Salzgeber avec le conseiller national Beat Walti (PLR) et la conseillère d’État vert libérale Esther Keller (canton de Bâle-Ville). Ils se sont mis d’accord sur le fait que les réglementations dans le secteur de la construction ne devaient pas continuer à se développer de manière sauvage et qu’il fallait avant tout permettre une marge d’appréciation dans les projets immobiliers. Tous deux ont mis en garde contre une « alliance politique contre nature entre la gauche et la droite », qui pourrait avoir des conséquences tout à fait contre-productives sur le secteur immobilier.

    Beat Walti, président depuis 2023 de l’association VIS Verband Immobilien Schweiz, qui représente les intérêts des investisseurs institutionnels tels que les caisses de pension, les assureurs ainsi que les entreprises immobilières privées dans la Berne fédérale, a demandé au secteur immobilier, auquel il a adressé un « carton jaune » en guise d’avertissement, de « montrer ce qu’il construit et ce qu’il fait, afin de susciter également la confiance – auprès des politiques et de la population en général ». Esther Keller, cheffe du département de la construction et des transports de la ville de Bâle, a abondé dans ce sens et a résumé brièvement sa demande dans sa déclaration finale : « Faites simplement de bons projets convaincants ».

  • Construire une maison à partir de déchets plastiques

    Construire une maison à partir de déchets plastiques

    La bouteille en PET d’aujourd’hui pourrait demain faire partie d’une poutre de plancher, en tant qu’élément porteur. Au Massachusetts Institute of Technology, une équipe de recherche étudie comment le plastique recyclé peut être transformé en éléments de construction solides par impression 3D à grande échelle. L’accent est mis sur un système de poutres qui a été spécialement développé et testé pour une utilisation dans la construction de logements.

    Colombage en plastique au lieu du bois
    Les nouvelles poutres semblent familières au premier coup d’œil, car elles s’inspirent de la géométrie des colombages classiques en bois. Un cadre avec des entretoises diagonales absorbe et répartit les forces, une méthode de construction éprouvée depuis des décennies. Ce qui est nouveau, c’est le matériau et la fabrication. L’impression est réalisée avec un composite de PET recyclé et de fibres de verre, qui assure la rigidité et stabilise le comportement d’impression. Chaque poutre mesure environ 2,4 m de long, environ 30 cm de haut et un peu plus de 2,5 cm de large, pour un poids de seulement 6 kg environ, soit une masse nettement inférieure à celle d’une poutre en bois comparable. Le temps de fabrication est court, moins de 13 minutes par élément suffisent pour l’impression.

    Test de résistance dans des conditions pratiques
    Pour tester l’aptitude à l’utilisation quotidienne, l’équipe a monté quatre poutres en parallèle et les a vissées à un panneau en matériau dérivé du bois pour former un cadre de sol d’environ 1,2 m sur 2,4 m, une dimension modulaire courante aux États-Unis. La surface a ensuite été progressivement chargée avec des sacs de sable et des poids en béton, tandis que la flexion était mesurée en continu. Jusqu’à une charge d’environ 140 kg, la déformation est restée bien en deçà des valeurs limites autorisées par les réglementations américaines en matière de construction. Ce n’est qu’à partir d’une charge totale de plus de 1 800 kg que la construction a lâché, que les poutres se sont pliées et se sont rompues. Cela indique que la rigidité est en principe suffisante pour répondre aux exigences pertinentes en matière de construction résidentielle.

    Léger, modulaire, montage rapide
    Outre la capacité de charge, le faible poids est un avantage décisif du système. Les poutres en plastique peuvent être transportées à l’aide d’un pick-up, ce qui simplifie la logistique et la manipulation sur le chantier. Le montage suit le principe des cadres en bois classiques. Les éléments sont vissés sur place et assemblés pour former un squelette porteur. En perspective, le concept vise des cadres de maison modulaires, dans lesquels le sol, les murs et le toit sont constitués d’éléments imprimés standardisés. Cette approche est particulièrement intéressante pour les régions où le bois est rare ou cher.

    Des déchets plastiques comme matière première pour un milliard de maisons
    L’énorme demande mondiale de logements est à l’origine du projet. AJ Perez, de la MIT School of Engineering, indique qu’un milliard de nouvelles maisons seront nécessaires d’ici 2050. Un besoin qui ne peut guère être couvert par le bois seul, sans défricher de gigantesques surfaces forestières. Au lieu de cela, les flux de déchets existants doivent être utilisés. Les plastiques à usage unique comme les bouteilles ou les emballages alimentaires auront une seconde vie en tant que produits de construction. L’objectif est de créer des éléments de construction plus légers, plus durables et plus résistants que les alternatives conventionnelles.

    Coûts, normes, comportement à long terme
    Malgré les résultats prometteurs, la technologie n’en est qu’à ses débuts. Les coûts réels à l’échelle industrielle, l’adaptation des normes et des processus d’autorisation ainsi que le comportement à long terme des éléments de construction sous l’effet des intempéries, des rayons UV et des charges variables ne sont pas encore clairs. Le projet ouvre néanmoins des perspectives passionnantes pour la planification, le développement et l’industrie du bâtiment. les structures porteuses imprimées en 3D à partir de plastique recyclé pourraient changer le mix de matériaux dans la construction de bâtiments. À condition que la rentabilité et la durabilité puissent être démontrées de manière convaincante.

  • Poursuite d’un partenariat industriel de longue date

    Poursuite d’un partenariat industriel de longue date

    Le fournisseur de systèmes en acier Jansen, basé dans la région de Saint-Gall et du lac de Constance, a convenu avec la société allemande Schüco International KG, située à Bielefeld, de prolonger leur partenariat existant depuis 1978. Selon un communiqué, Jansen continuera à assurer la distribution exclusive des systèmes en aluminium Schüco en Suisse et au Liechtenstein. L’entreprise allemande continuera à distribuer les systèmes en acier Jansen en exclusivité en Allemagne, au Luxembourg, en Grande-Bretagne, en Irlande, en Scandinavie, en Finlande, en Grèce et dans les pays baltes.

    Depuis le 1er janvier 2026, Schüco International S.C.S, dont le siège est à Le Perray-en-Yvelines, distribue les systèmes en acier de la société RP Technik Profilsysteme GmbH, rachetée par Jansen, en France et dans les territoires français d’outre-mer. Les systèmes en acier sont utilisés pour les fenêtres, les portes, les constructions coupe-feu et les façades, selon le communiqué.

    « Avec Jansen, une entreprise familiale comme Schüco, nous partageons ces valeurs communes depuis plus de 45 ans. Je me réjouis que nous poursuivions et développions notre partenariat de confiance à l’avenir », déclare Andreas Engelhardt, associé personnellement responsable de Schüco International KG, dans le communiqué. Christoph Jansen, directeur général et membre du conseil d’administration de Jansen AG, considère que ce partenariat stable de longue date est extrêmement important, en particulier en « période de grands changements et d’incertitudes » : « Notre partenariat repose sur des objectifs et des valeurs communs, toujours axés sur nos clients communs. »