Catégorie : Planification / Développement

  • Schlieren et Zurich coopèrent pour l’extension de Schlieren Nordost

    Schlieren et Zurich coopèrent pour l’extension de Schlieren Nordost

    Les villes de Schlieren et Zurich ont convenu, dans une lettre d’intention, de la planification et du développement urbains communs de Schlieren Nordost. Comme l’indique l’administration municipale dans un communiqué, il s’agit concrètement d’une superficie de 324 000 mètres carrés au sein du site global. Elle est située sur le territoire de Schlieren et appartient à la ville de Zurich.

    L’objectif des parties contractantes est d’établir un « modèle contraignant jusqu’en 2030 ». Celui-ci définira les objectifs stratégiques et les conditions-cadres pour le développement urbain et l’utilisation futurs de la zone.

    Cette zone présente un certain intérêt pour les deux villes. Pour Zurich, il s’agit d’une « réserve foncière importante », tandis que pour Schlieren, elle joue un rôle dans la planification urbaine future. C’est pourquoi la coopération entre les deux villes constitue « une base pour les prochaines étapes de planification et les décisions à venir ».

    Zurich souhaite, grâce à cette coopération, clarifier « à un stade précoce et sur une base de planification solide » la marche à suivre pour son terrain. Divers droits de construction y expirent entre 2043 et 2050.

    Depuis plusieurs années, Schlieren s’attèle au développement de plusieurs grands terrains. « Le nord-est reste la plus grande zone de développement contiguë de la commune », indique-t-on.

  • Aide au logement au niveau fédéral

    Aide au logement au niveau fédéral

    L’aide au logement de la Confédération est sur le point d’être prolongée. Une majorité de la Commission de l’économie du Conseil national soutient le projet du Conseil fédéral de continuer à alimenter le Fonds de roulement en faveur de la construction de logements d’utilité publique à partir de 2030. Ainsi que de renouveler le crédit d’engagement pour les engagements conditionnels dans l’aide au logement pour les années 2027 à 2033. Les coopératives et autres organismes d’utilité publique sont soutenus dans la construction, la rénovation et l’acquisition de logements à loyer modéré par le biais de prêts remboursables à taux d’intérêt avantageux.

    La majorité de la Commission y voit des leviers éprouvés et bien ciblés pour lutter contre la situation tendue sur de nombreux marchés du logement, dans les villes comme dans les régions touristiques. Les demandes d’une augmentation plus importante du fonds de roulement ou d’une augmentation du crédit d’engagement ont toutefois échoué en raison des finances fédérales limitées. Une minorité de la commission ne veut même pas entrer en matière sur les projets et renvoie à la forte immigration comme cause principale de la pénurie de logements. De leur point de vue, la question du logement doit être résolue par la politique migratoire plutôt que par des aides supplémentaires.

    La situation est nettement plus compliquée en ce qui concerne le modèle de loyer basé sur les coûts prévu dans la loi sur le logement. Le Conseil fédéral veut introduire, pour les logements d’utilité publique bénéficiant d’un soutien indirect, un modèle de loyer basé sur les coûts simplifié et clairement étayé sur le plan juridique, qui oriente systématiquement les loyers vers les coûts de financement et d’exploitation effectifs et renforce le contrôle étatique des loyers. La commission n’a toutefois pas précisé comment ce modèle devait fonctionner en détail. En particulier, quelles méthodes de calcul, quels forfaits et quelles marges de manœuvre doivent être appliqués par les organismes responsables. Comme le Conseil fédéral souhaite régler l’aménagement au niveau de l’ordonnance, la commission exige plus de clarté avant de prendre une décision de délégation. Après avoir entendu les associations sectorielles, les cantons et les experts, elle a suspendu les délibérations jusqu’à ce que le modèle de loyer basé sur les coûts soit en grande partie défini. Une reprise est prévue pour le troisième trimestre 2026. L’encouragement indirect par le biais de fonds de roulement et de cautionnements devrait se poursuivre, tandis que les jalons d’un nouveau régime de loyer basé sur les coûts pour la construction de logements d’utilité publique doivent encore être posés.

  • Riet II rend l’approvisionnement plus résistant aux crises

    Riet II rend l’approvisionnement plus résistant aux crises

    La région de Saint-Gall prépare son approvisionnement en eau potable pour les décennies à venir. Avec la décision de construire la nouvelle usine d’eau du lac Riet II à Goldach, l’usine existante de Frasnacht se voit dotée d’un deuxième pilier de même valeur. Aujourd’hui, en cas d’urgence, l’approvisionnement des douze communes de Suisse orientale concernées dépend essentiellement de cette unique source d’approvisionnement. Un risque qui ne répond plus aux exigences du droit fédéral en cas de graves pénuries. Riet II doit précisément combler cette lacune et garantir l’approvisionnement même si une installation tombe en panne ou si l’utilisation du lac de Constance est temporairement limitée.

    La nouvelle usine sera réalisée sur le site de la station de pompage haute pression Riet existante à Goldach. La construction et l’équipement sont estimés à environ 60 millions de francs. Les coûts sont supportés par les douze partenaires actionnaires de la RWSG Regionale Wasserversorgung St.Gallen AG selon un nouveau modèle de répartition qui sera à l’avenir répercuté sur le prix de l’eau pour les clients finaux. Le fait que toutes les communes partenaires soutiennent unanimement le projet et son financement montre l’importance stratégique élevée : l’eau potable est traitée comme une infrastructure critique qui doit fonctionner de manière aussi robuste en cas de crise qu’au quotidien.

    Avec Riet II, la RWSG renforce son rôle de colonne vertébrale de l’infrastructure régionale de l’eau. Elle est responsable du captage de l’eau brute, de son traitement et de son transport vers les réseaux des communes et approvisionne plus de 150 000 personnes en eau potable, industrielle et d’extinction. A l’avenir, elle exploitera deux stations d’eau du lac, Frasnacht et Goldach, ainsi que la station de pompage haute pression de Riet et les conduites de transport correspondantes. Les centres urbains comme Saint-Gall et Arbon en profiteront, tout comme les petites communes partenaires d’Abtwil-St.Josefen à Teufen. La nouvelle usine est donc plus qu’un projet de construction : c’est une promesse de sécurité à long terme pour toute une région.

  • Aménagement du territoire depuis le 1er janvier 2026 pour les communes

    Aménagement du territoire depuis le 1er janvier 2026 pour les communes

    Cadre fédéral, règles du jeu cantonales
    En ce qui concerne la compensation de la plus-value, le Parlement a réorganisé les rôles. Une chose est claire : l’obligation fédérale de prélever une taxe sur la plus-value ne concerne plus que les mises en zone unique ; les cantons sont compétents pour d’autres avantages considérables en matière d’aménagement, tels que les déclassements et les changements d’affectation. Dans le canton d’Argovie, la compensation de tels avantages se fait dans le cadre de contrats de droit administratif – et non par des décisions. Pour les communes, cela signifie qu’elles doivent négocier activement, documenter proprement et aligner étroitement leur pratique sur le droit cantonal.

    Solaire en façade
    Les installations solaires en façade ne sont désormais en principe pas soumises à autorisation dans les zones à bâtir et les zones agricoles, pour autant qu’elles soient considérées comme suffisamment adaptées. L’annonce se fait via la plateforme cantonale ; la procédure formelle d’autorisation de construire n’est plus nécessaire. L’art. 32abis OAT définit comment l’adaptation doit être comprise concrètement et ouvre en même temps une certaine marge de manœuvre pour les prescriptions d’aménagement communales. Les communes peuvent édicter des règles spécifiques à la région, mais ne doivent pas restreindre de manière excessive l’utilisation de l’énergie solaire. Les installations sur les monuments culturels et naturels d’importance cantonale ou nationale ainsi que sur les bâtiments dont la substance est protégée ou dans les zones sensibles des localités et des paysages restent soumises à autorisation.

    Solaire au-dessus des places de stationnement
    Désormais, dans les zones à bâtir, les structures porteuses pour les installations solaires au-dessus ou en bordure des aires de stationnement de 15 places ou plus sont directement considérées comme conformes à l’affectation de la zone. Les communes peuvent toutefois préciser cette réglementation de base. Elles peuvent désigner des zones sur lesquelles de telles structures sont exclues ou autorisées uniquement sous conditions ou, à l’inverse, déclarer conformes à l’affectation de la zone des zones de stationnement plus petites. Le parking devient ainsi une surface énergétique stratégique. A condition que les communes fassent usage de leur autonomie et définissent des objectifs clairs en matière d’image du site, de protection du climat et de production d’énergie.

    Nouveaux principes de planification
    La LAT 2 introduit un nouveau principe de planification pour l’utilisation du sous-sol. Les utilisations souterraines doivent désormais être coordonnées suffisamment tôt avec les utilisations en surface et les intérêts concernés. Parallèlement, la priorité de l’agriculture dans la zone agricole est expressément ancrée dans la loi. Les utilisations agricoles doivent être davantage pondérées par rapport aux intérêts non agricoles, par exemple par des allègements en matière de protection contre les nuisances, dans la mesure où l’intérêt agricole prévaut. Pour la pratique des plans d’affectation, cela signifie moins un changement de cap qu’un déplacement de l’accent : les pesées d’intérêts connues selon l’art. 3 OAT demeurent, mais elles sont assorties de garde-fous plus clairs, qui doivent être mis en évidence dans le rapport de planification.

    Conforme à l’affectation de la zone et sans obligation de planification
    Les installations de production et de transport d’énergie à partir de la biomasse peuvent être conformes à l’affectation de la zone agricole dans des conditions facilitées. Il est désormais expressément stipulé que de telles installations de biomasse conformes à l’affectation de la zone ne sont pas soumises à l’obligation de planifier, même si elles ont des effets sur le territoire. Le législateur réagit ainsi à la jurisprudence antérieure qui admettait parfois une obligation de planification pour les installations énergétiques basées sur la biomasse. Pour les communes et les cantons, la discussion se déplace ainsi davantage vers la pratique des autorisations et des charges que vers celle des plans d’affectation.

    Construire en dehorsdeszones à bâtir
    La LAT 2 apporte également des nouveautés sensibles en dehors des zones à bâtir. Le principe de base reste que les demandes de permis de construire ne peuvent être autorisées qu’avec l’accord du canton. Pour les autorités communales, ce sont surtout les critères matériels à l’aune desquels les projets sont évalués qui changent. La priorité accordée à l’agriculture est renforcée et doit également se répercuter sur les allègements en matière de protection contre les odeurs et le bruit.

    Parallèlement, le nouveau droit améliore les conditions-cadres pour les installations utilisant des énergies renouvelables. Les installations de biomasse en zone agricole sont considérées comme conformes à la zone si elles remplissent certaines exigences et ne nécessitent pas de planification préalable, même si elles ne sont plus subordonnées à l’exploitation agricole, mais en font simplement partie. Pour les installations non conformes à l’affectation de la zone et destinées à l’utilisation d’énergies renouvelables et aux réseaux thermiques, les conditions d’octroi d’autorisations exceptionnelles sont assouplies, pour autant qu’elles contribuent à la réduction des énergies fossiles.

    Infrastructure, téléphonie mobile et démantèlement
    Pour les installations d’infrastructure situées en dehors des zones à bâtir, le principe du regroupement sur des sites aussi peu sensibles que possible s’applique désormais. Les installations de téléphonie mobile peuvent aussi être explicitement autorisées en dehors de la zone à bâtir, pour autant que l’emplacement y présente des avantages importants par rapport à une situation à l’intérieur de la zone à bâtir. Enfin, la prescription des décisions de démantèlement est uniformisée. Les constructions et installations illégales ne peuvent en principe plus être déconstruites après 30 ans, qu’elles soient situées à l’intérieur ou à l’extérieur de la zone à bâtir. Les constellations dans lesquelles des biens de police tels que l’ordre public, la tranquillité, la sécurité ou la santé sont menacés font exception.

    Pour les communes, le droit révisé de l’aménagement du territoire ouvre de nouvelles marges de manœuvre, en matière d’énergie solaire, de biomasse, d’infrastructure et de pondération des intérêts agricoles. Il sera décisif d’aménager activement ces espaces de liberté, de les ancrer dans les plans d’affectation et les pratiques d’autorisation et de documenter les nouveaux principes de manière transparente.

  • Le canton de Zurich poursuit sa croissance

    Le canton de Zurich poursuit sa croissance

    Le canton de Zurich continue de croître, mais la grande poussée de croissance des années précédentes est pour l’instant terminée. Fin 2025, la population résidente selon le droit civil comptait 1 628 081 personnes – une augmentation de près de 13 000 habitants ou 0,8 pour cent par rapport à l’année précédente. Hormis les années Corona, il s’agit de la plus faible augmentation depuis 2005, ce qui indique clairement une phase de dynamique plus modérée.

    L’immigration, principal moteur de la croissance
    La croissance démographique continue d’être portée principalement par l’immigration en provenance de l’étranger. Plus de 80 pour cent de l’augmentation est due à des personnes de nationalité étrangère qui s’installent dans le canton. Le solde migratoire avec l’étranger a certes légèrement diminué par rapport à l’année précédente, mais il se situe à nouveau à peu près au même niveau qu’avant la guerre en Ukraine. Le solde migratoire interne avec les autres cantons reste légèrement négatif et n’évolue plus guère depuis quelques années. Zurich perd à peu près autant de personnes qu’elle en gagne au sein de la Suisse.

    Naissances et décès
    Le solde des naissances représente moins d’un cinquième de la croissance. Les premières estimations montrent certes une légère augmentation des naissances et un nombre de décès légèrement inférieur, mais l’excédent reste globalement faible. Cela confirme la tendance selon laquelle la population augmente surtout « de l’extérieur », tandis que la dynamique démographique s’affaiblit à l’intérieur.

    Les villes et les petites communes connaissent la plus forte croissance
    Sur le plan spatial, l’image est partagée en deux. Plus des deux tiers de la croissance sont le fait des villes de plus de 10 000 habitants. La ville de Zurich absorbe à elle seule près d’un tiers de l’augmentation cantonale et croît de 4’008 personnes. Elle est suivie par Dübendorf et Uster, tandis que Winterthur, avec une augmentation de 355 personnes, enregistre la plus faible croissance depuis le début du millénaire.

    Par rapport à la taille de la commune, ce sont en revanche les petites communes qui augmentent le plus. Flaach, Hüntwangen et Wila enregistrent des taux de croissance compris entre 4 et 5 pour cent, soulignant ainsi que même les communes à caractère rural du canton peuvent profiter de l’immigration.

    Les régions se déplacent
    Toutes les régions du canton croissent, mais à des rythmes différents. Le Weinland et le Furttal sont en tête avec des taux de croissance de 1,1 et 1,0 pour cent. Deux fois plus que dans la région de Winterthur, qui sera en queue de peloton en 2025. Alors que ce sont surtout les régions proches de la ville au nord et à l’est qui ont connu une croissance supérieure à la moyenne, la ville de Zurich et la vallée de la Limmat se situent désormais au-dessus de la moyenne cantonale, tandis que la vallée de la Glatt et la région de Winterthour sont à la traîne.

    Une population étrangère fortement marquée par l’Europe
    Fin 2025, environ 472 000 personnes de nationalité étrangère vivaient dans le canton. Une part de 29 pour cent de la population totale. Leur nombre continue d’augmenter, même si, avec 1,5 pour cent, il a rarement été aussi lent depuis l’introduction de la libre circulation complète des personnes avec l’UE en 2007. Près des deux tiers sont originaires d’un pays de l’UE ou de l’AELE, et plus de 80 pour cent sont européens.

  • Des matériaux innovants dans la construction

    Des matériaux innovants dans la construction

    Béton léger en une seule coulée
    ICSC Beton AG a présenté des éléments préfabriqués en béton léger à base de verre expansé qu’elle a développé elle-même et qui sont nettement plus légers que le béton normal. En même temps, ils présentent de bonnes valeurs d’isolation, de résistance au gel et de protection contre l’incendie. Ce matériau permet de fabriquer des éléments préfabriqués qui accélèrent les processus de construction et augmentent la qualité sur le chantier. L’accent est mis sur les éléments en béton léger qui combinent fonction statique, lestage intégré et montage simple de modules solaires, permettant ainsi de rénover le toit et d’installer des panneaux solaires en une seule étape. Pour les spécialistes du public, il est apparu clairement comment la préfabrication, le béton léger et le photovoltaïque peuvent être combinés pour former des solutions système bien pensées. Avec moins de poids, moins d’interventions sur le toit et plus de rendement énergétique par mètre carré.

    Béton neutre pour le climat sur le chantier
    KLARK a démontré comment le béton stockant le CO₂ est déjà utilisé aujourd’hui dans la construction de bâtiments. Sans surcoût pour le chantier et avec un effet climatique testé en externe. Le béton est basé sur l’ajout de charbon végétal issu de résidus de bois, qui fixe durablement le carbone et stocke des centaines de kilogrammes de CO₂ par mètre cube dans la structure du béton. D’un point de vue technique, il se comporte en grande partie comme le béton conventionnel. Celui-ci peut être pompé ou mis en œuvre par une grue et reste entièrement recyclable. Le CO₂ stocké n’est pas libéré lors de la déconstruction. Dans le Speakers Corner, il est apparu clairement que pour les maîtres d’ouvrage et les planificateurs, cela ouvre la possibilité de contribuer de manière mesurable à des stratégies zéro net avec des méthodes de construction familières, sans devoir réinventer les processus et les rôles sur le chantier.

    Additifs climatiques pour crépi et autres
    KohlenKraft a présenté un matériau de construction positif pour le climat qui fixe durablement le CO₂ dans le bâtiment tout en offrant des avantages en termes de physique du bâtiment. La pièce maîtresse est un additif climatique à base de charbon végétal qui peut être mélangé aux matériaux de construction minéraux tels que les enduits et les revêtements, transformant ainsi les éléments de construction en réservoirs de carbone à long terme. Outre le stockage du CO₂, les systèmes visent à améliorer le climat intérieur et la régulation de l’humidité. Un argument qui a suscité un grand intérêt, notamment pour les rénovations et les aménagements intérieurs de qualité. Le message adressé aux fabricants, aux planificateurs et aux entreprises de construction est que l’effet climatique peut être intégré directement dans les produits existants, sans que la mise en œuvre et la planification détaillée ne doivent être fondamentalement modifiées.penser en béton, construire en bois
    Dans le Speakers Corner, la technologie TS3 a montré, à l’aide de projets réels, comment une logique de conception familière et une nouvelle technique de construction en bois peuvent se rejoindre. Une étape importante pour que les constructions en bois de grand volume passent du statut de projet pionnier à celui d’option établie. Grâce à un collage spécial des faces du bois lamellé-croisé, il est aujourd’hui possible de réaliser des planchers en bois de grande surface, porteurs sur deux axes, avec des trames de poteaux pouvant atteindre 8 mètres sur 8. Des structures porteuses qui ont longtemps été réservées au béton armé. Les panneaux sont reliés sur place de manière rigide à la flexion par un scellement des joints avec de la résine de coulée, de sorte que l’on obtient des plafonds plats en bois sans poutres, soutenus par des points, qui peuvent être traités dans la conception comme des plafonds plats en béton. Pour les architectes et les ingénieurs, cela offre une grande liberté en termes de plans et de réaffectations ultérieures, car les murs non porteurs peuvent être déplacés de manière flexible, tandis que le poids, la durée de construction et l’empreinte CO₂ sont nettement réduits par rapport aux plafonds en béton.

  • Un déménagement offre une opportunité de développement avec vue sur le lac

    Un déménagement offre une opportunité de développement avec vue sur le lac

    Comme il ne répond plus aux exigences actuelles d’un centre de santé moderne, l’hôpital cantonal de Lucerne sera transféré à Schenkon, tout comme le centre de soins Seeblick. Le canton, propriétaire du site, et la ville de Sursee souhaitent élaborer un projet d’avenir attractif pour ce terrain de 47 000 mètres carrés, selon un communiqué.

    Selon les premières estimations, le site se prête à un aménagement mixte comprenant des logements et des locaux commerciaux. Il serait ainsi possible de créer des logements pour les familles, les couples, les célibataires ou encore les seniors, et de compléter l’offre avec des services et des restaurants. Situé au-dessus du lac de Sempach, le terrain se trouve à proximité immédiate de la vieille ville de Sursee et bénéficie déjà d’une bonne desserte par différents moyens de transport.

    « Le déménagement offre une occasion unique de réutiliser l’ancien site de Sursee », déclare le conseiller d’État Reto Wyss dans le communiqué. « Ce terrain attrayant avec vue sur le lac et bien situé doit être reclassé à cette fin. Les prochaines étapes de planification permettront de déterminer ce qui est réalisable et où. » À partir du printemps 2026, le déménagement de l’hôpital marquera le début d’une phase de planification pour le nouveau quartier. Diverses réunions avec la population locale et les groupes d’intérêt sont prévues. À partir de 2034, le site devrait être libéré et pourrait être réaménagé. L’intégration des bâtiments existants est également envisagée.

  • La coopération doit mettre en valeur le potentiel de la zone industrielle Silbern

    La coopération doit mettre en valeur le potentiel de la zone industrielle Silbern

    Silbern est aujourd’hui un site important pour la production, le commerce et les achats et contribue largement à la force économique de la région. Dans le même temps, la zone n’a guère évolué pendant des années sur le plan de l’urbanisme et de l’espace urbain et reste en deçà du potentiel d’autres sites économiques de la région. C’est précisément là que la nouvelle alliance intervient. Elle veut initier un développement qualitatif au lieu de se contenter de gérer l’utilisation existante.

    Une approche intégrative plutôt que des intérêts individuels
    Dans l’alliance Zukunft Silbern, IG Silbern, Limeco, BirdLife, la ville de Dietikon et le canton de Zurich travaillent ensemble dans un cadre collaboratif à long terme. L’approche est claire, l’économie, la mobilité, l’environnement et la nature sont planifiés et gérés ensemble. Les conflits d’objectifs doivent ainsi être identifiés à un stade précoce et les solutions développées sur la base des intérêts, de manière coordonnée et transparente.

    Image d’objectif et charte comme cadre contraignant
    Le résultat d’un processus de médiation de deux ans sous la direction de Joris Van Wezemael est une image d’objectif commune, complétée par une charte contraignante. Ces deux éléments créent une orientation, définissent des garde-fous et renforcent la fiabilité de la collaboration. Les entreprises et les propriétaires fonciers disposent ainsi d’un cadre dans lequel ils peuvent participer activement au développement. Avec une plus grande sécurité de planification et des attentes claires en matière de conciliation des intérêts économiques, écologiques et sociaux.

    Un espace économique et de vie porteur d’avenir
    L’alliance se veut une coopération à long terme avec une ambition claire. Silbern doit devenir un site qui offre des conditions-cadres attrayantes aux entreprises, améliore l’accessibilité et renforce en même temps les espaces naturels et de vie. L’infrastructure est considérée comme une clé, une partie de la solution, par exemple en transformant les résidus en énergie et en nouvelles ressources.

    La volonté commune comme facteur de réussite
    Pour passer à l’étape suivante, il faut des projets concrets et la volonté constante de tous les participants d’assumer ensemble leurs responsabilités. Les entrepreneurs, les propriétaires immobiliers, les pouvoirs publics, les gestionnaires d’infrastructures et les organisations de protection de la nature ont déjà développé une meilleure compréhension mutuelle et un respect mutuel grâce au dialogue mené jusqu’à présent. Cette base de confiance est décisive pour que l’image d’objectif commune se transforme en projets réalisés et que Silbern passe d’une zone de travail sous-estimée à un espace économique et de vie orienté vers l’avenir.

  • Construire une maison à partir de déchets plastiques

    Construire une maison à partir de déchets plastiques

    La bouteille en PET d’aujourd’hui pourrait demain faire partie d’une poutre de plancher, en tant qu’élément porteur. Au Massachusetts Institute of Technology, une équipe de recherche étudie comment le plastique recyclé peut être transformé en éléments de construction solides par impression 3D à grande échelle. L’accent est mis sur un système de poutres qui a été spécialement développé et testé pour une utilisation dans la construction de logements.

    Colombage en plastique au lieu du bois
    Les nouvelles poutres semblent familières au premier coup d’œil, car elles s’inspirent de la géométrie des colombages classiques en bois. Un cadre avec des entretoises diagonales absorbe et répartit les forces, une méthode de construction éprouvée depuis des décennies. Ce qui est nouveau, c’est le matériau et la fabrication. L’impression est réalisée avec un composite de PET recyclé et de fibres de verre, qui assure la rigidité et stabilise le comportement d’impression. Chaque poutre mesure environ 2,4 m de long, environ 30 cm de haut et un peu plus de 2,5 cm de large, pour un poids de seulement 6 kg environ, soit une masse nettement inférieure à celle d’une poutre en bois comparable. Le temps de fabrication est court, moins de 13 minutes par élément suffisent pour l’impression.

    Test de résistance dans des conditions pratiques
    Pour tester l’aptitude à l’utilisation quotidienne, l’équipe a monté quatre poutres en parallèle et les a vissées à un panneau en matériau dérivé du bois pour former un cadre de sol d’environ 1,2 m sur 2,4 m, une dimension modulaire courante aux États-Unis. La surface a ensuite été progressivement chargée avec des sacs de sable et des poids en béton, tandis que la flexion était mesurée en continu. Jusqu’à une charge d’environ 140 kg, la déformation est restée bien en deçà des valeurs limites autorisées par les réglementations américaines en matière de construction. Ce n’est qu’à partir d’une charge totale de plus de 1 800 kg que la construction a lâché, que les poutres se sont pliées et se sont rompues. Cela indique que la rigidité est en principe suffisante pour répondre aux exigences pertinentes en matière de construction résidentielle.

    Léger, modulaire, montage rapide
    Outre la capacité de charge, le faible poids est un avantage décisif du système. Les poutres en plastique peuvent être transportées à l’aide d’un pick-up, ce qui simplifie la logistique et la manipulation sur le chantier. Le montage suit le principe des cadres en bois classiques. Les éléments sont vissés sur place et assemblés pour former un squelette porteur. En perspective, le concept vise des cadres de maison modulaires, dans lesquels le sol, les murs et le toit sont constitués d’éléments imprimés standardisés. Cette approche est particulièrement intéressante pour les régions où le bois est rare ou cher.

    Des déchets plastiques comme matière première pour un milliard de maisons
    L’énorme demande mondiale de logements est à l’origine du projet. AJ Perez, de la MIT School of Engineering, indique qu’un milliard de nouvelles maisons seront nécessaires d’ici 2050. Un besoin qui ne peut guère être couvert par le bois seul, sans défricher de gigantesques surfaces forestières. Au lieu de cela, les flux de déchets existants doivent être utilisés. Les plastiques à usage unique comme les bouteilles ou les emballages alimentaires auront une seconde vie en tant que produits de construction. L’objectif est de créer des éléments de construction plus légers, plus durables et plus résistants que les alternatives conventionnelles.

    Coûts, normes, comportement à long terme
    Malgré les résultats prometteurs, la technologie n’en est qu’à ses débuts. Les coûts réels à l’échelle industrielle, l’adaptation des normes et des processus d’autorisation ainsi que le comportement à long terme des éléments de construction sous l’effet des intempéries, des rayons UV et des charges variables ne sont pas encore clairs. Le projet ouvre néanmoins des perspectives passionnantes pour la planification, le développement et l’industrie du bâtiment. les structures porteuses imprimées en 3D à partir de plastique recyclé pourraient changer le mix de matériaux dans la construction de bâtiments. À condition que la rentabilité et la durabilité puissent être démontrées de manière convaincante.

  • Du patrimoine industriel au campus d’innovation

    Du patrimoine industriel au campus d’innovation

    Là où les machines textiles et la production industrielle donnaient autrefois le rythme, un nouveau pôle de technologie, de commerce et de développement entrepreneurial voit aujourd’hui le jour. Le site d’environ 75 000 mètres carrés n’est pas conçu comme un parc d’affaires isolé, mais comme un lieu d’innovation en réseau en lien direct avec le quartier de Töss. Les bâtiments, les chemins et les espaces existants constituent l’épine dorsale de la transformation.

    La substance historique reste là où elle donne du caractère et de l’identité. Parallèlement, les structures sont ouvertes, les voies rendues plus perméables et de nouveaux lieux de rencontre, de collaboration et d’échange sont créés. Le Vitus-Areal doit ainsi devenir un moteur visible du développement économique de Winterthour.

    Modèle et stratégie de site
    L’idée directrice est à la fois simple et ambitieuse. Il s’agit d’un cluster de la technologie et de l’innovation qui regroupe en un seul lieu les entreprises, les start-up, la formation et la recherche. L’accent est mis sur le travail et non sur l’habitat. Des bureaux et des surfaces commerciales sont prévus pour les entreprises axées sur la technologie, les entreprises liées à la recherche, les prestataires de services et les acteurs créatifs. Des offres de co-working, des surfaces flexibles et de l’espace pour les jeunes entreprises viendront compléter le tout.

    Parallèlement, le développement de la zone mise sur l’atmosphère. Des zones de rencontre urbaines, de la gastronomie, des offres culturelles et des espaces extérieurs accessibles au public doivent faire en sorte que le site vive également en dehors des heures de bureau classiques. La Vitus-Promenade prévue relie en perspective le site à la Töss et crée un axe d’espace libre porteur d’identité qui permet le mouvement, la détente et l’échange.

    Développement par étapes
    La transformation se fait volontairement en plusieurs étapes. Dans une première phase, les bâtiments existants sont activés, rénovés ou revalorisés par des transformations ciblées. Des utilisations intermédiaires, du co-working, des événements et des formats culturels permettent au site de gagner en rayonnement dès la phase de planification. Les premières entreprises des secteurs de la technologie, de la durabilité et de la mobilité future utilisent déjà le Vitus-Areal comme lieu de travail et de développement.

    Parallèlement, des bases structurelles sont posées pour les prochaines étapes, comme l’amélioration de la desserte, des concepts d’utilisation plus pointus, des approches de mobilité et de durabilité. Certains projets de construction, comme le nouveau site LANDI, s’intègrent dans cette image et renforcent le caractère commercial du site. Dans une étape ultérieure, la partie est du site fera l’objet d’un développement approfondi. Des surfaces supplémentaires et modernes y seront créées pour la production, les laboratoires, les bureaux et les services, en fonction des besoins du marché et de la demande.

    Perspective pour Töss et Winterthur
    Avec le Vitus-Areal, Winterthur-Töss dispose d’un point d’ancrage économique fort. Le site offre un potentiel de plusieurs milliers d’emplois et renforce ainsi le rôle du quartier en tant que site à la fois productif et intégré dans la ville. Des espaces ouverts, des voies perméables et des coopérations avec des acteurs locaux doivent empêcher la création d’un corps de métier isolé.

  • Vivre et habiter au vert à Bâle Dreispitz Nord

    Vivre et habiter au vert à Bâle Dreispitz Nord

    Dreispitz Nord transforme une ancienne zone à usage unique d’environ huit terrains de football en un quartier intégratif. Environ 800 appartements sont en cours de construction, dont un tiers sont des logements sociaux à prix modéré. Trois tours rondes caractéristiques offrent non seulement des appartements attrayants, mais aussi des bureaux, une bibliothèque et un centre de remise en forme. L’accent est mis sur un quartier où tout est à proximité. Habiter, travailler, faire ses courses et se détendre se fondent en un tout urbain. Les piétons et les cyclistes ont la priorité, l’espace public est presque entièrement interdit aux voitures. Au total, 4000 places de stationnement pour vélos sont prévues, les places de stationnement pour voitures sont regroupées et séparées de la zone résidentielle afin de minimiser le trafic dans le quartier.

    Un lieu verdoyant pour le climat urbain et la communauté
    Deux nouveaux parcs urbains avec de grands arbres ombragés transforment la zone en poumons verts de Bâle et améliorent durablement le microclimat. Les sols perméables et les toits végétalisés répondent aux principes de la ville-éponge et contribuent à atténuer les effets de la chaleur. L’école secondaire pouvant accueillir environ 600 élèves sera construite sur le toit du MParc modernisé et ouvrira de nouvelles perspectives en matière d’utilisation de l’espace. L’offre est complétée par des terrains de basket et de sport, une triple salle de sport et un centre de jeunesse, qui peuvent également être utilisés en dehors des heures de cours. L’accès direct depuis Gundeldingen via une rampe végétalisée relie Dreispitz Nord de manière fluide au quartier voisin et crée des espaces publics qui forgent l’identité.

    Une planification partenariale et visionnaire
    La Fondation Christoph Merian, propriétaire foncier, la coopérative Migros Bâle, titulaire du droit de superficie, et le canton de Bâle-Ville, autorité de planification, font avancer le projet ensemble. Après une consultation publique intensive qui a donné lieu à sept oppositions, toutes rejetées, le Conseil d’État a confirmé le plan d’aménagement le 14 octobre 2025 et l’a transmis au Grand Conseil pour examen. Outre le plan d’aménagement, des adaptations du plan de zone, des niveaux de sensibilité au bruit et des prescriptions en matière de construction sont prévues. L’étude d’impact sur l’environnement confirme que toutes les exigences sont remplies.

    Durabilité et équilibre social
    Dreispitz Nord est un exemple de développement durable d’un quartier. Les parkings gris font place à des espaces verts, et la diversité des logements favorise la mixité sociale. Le bâtiment existant est intégré dans le nouveau complexe dans le respect des ressources. De larges espaces entre les immeubles garantissent une bonne ventilation, des éléments ombragés réduisent la chaleur et des surfaces perméables renforcent l’adaptation au climat. Avec 1 400 nouveaux habitants, soit 7 % de la population totale de Gundeldingen, et 1 600 emplois, le quartier devient un moteur économique important.

    Vie urbaine et économie en harmonie
    Le nouveau quartier intègre les surfaces commerciales modernisées actuelles, complétées par des cafés, des restaurants et des petits magasins, facilement accessibles grâce à la prolongation de la ligne de tramway. La mise en réseau des lieux de vie, de travail, de shopping et de loisirs crée une atmosphère inspirante et favorise la mobilité durable sur de courtes distances.

    Dreispitz Nord se caractérise par sa compacité urbaine, sa sensibilité écologique et sa diversité sociale. Le projet montre de manière exemplaire comment un développement urbain global peut concilier innovation, durabilité et qualité de vie, et renforcer l’attractivité de Bâle pour aujourd’hui et demain.

  • De la gare de marchandises au quartier urbain

    De la gare de marchandises au quartier urbain

    La transformation débutera en 2027 avec la première phase d’extension à l’ouest du site. Environ 600 appartements seront construits, dont un tiers seront des logements coopératifs à prix abordable. L’objectif est d’attirer une population diversifiée et de combiner densité urbaine et mixité sociale. L’Urban Hub deviendra le centre animé du quartier. Il réunira gastronomie, sport, culture et services et fera le lien entre les immeubles résidentiels et les zones commerciales.

    La deuxième phase de développement débutera en 2031 à l’est du site. Des bâtiments modernes destinés aux services et aux commerces créeront environ 1 000 emplois et exploiteront le potentiel du site en matière d’économie, d’innovation et de logistique urbaine. La situation centrale près de la gare et la connexion au réseau de transport régional renforcent son rôle de plaque tournante urbaine à Bâle.

    Priorité à l’architecture, à la durabilité et à la flexibilité d’utilisation
    Le plan directeur suit systématiquement les principes d’un développement urbain écologique et durable. Le nouveau lotissement en bordure de bloc s’inspire du principe de la ville-éponge et intègre des bâtiments ferroviaires historiques dans le concept d’espace cour. Cela garantit un microclimat agréable, favorise la biodiversité et améliore la gestion des eaux pluviales. Des bâtiments tels que Janus et Binaria séduisent par leurs composants réutilisés, leurs éléments modulaires en bois et en métal, leurs toits végétalisés et accessibles ainsi que leurs surfaces photovoltaïques. La conception flexible garantit la réparabilité, la facilité d’entretien et la réutilisation ultérieure.

    Les impulsions culturelles et sociales renforcent l’identité du quartier
    Avant même le début des travaux, le site est activement animé par des utilisations intermédiaires innovantes. Les CFF ouvrent des entrepôts historiques à la culture, à la gastronomie et au sport. Par exemple, le pickleball, qui offre 2 000 mètres carrés d’espace et intègre de nouveaux acteurs. Des surfaces locatives sont également disponibles pour des initiatives créatives et sociales. Ces utilisations pionnières créent une proximité avec la population du quartier et encouragent la participation créative. Le large processus de participation, dans lequel le public, les associations et les organisations sont impliqués dès le début, garantit notamment l’acceptation et l’innovation.

    Mobilité, ville intelligente et qualité de vie comme modèle
    L’être humain est au centre des préoccupations, la technologie et la durabilité en sont les piliers. Un centre logistique urbain situé dans la partie est du site assure une distribution des marchandises respectueuse des ressources à Bâle et dans ses environs. Des offres de mobilité modernes et une connexion aux transports publics font partie intégrante de la stratégie du quartier. Le modèle de qualité de vie des CFF, développé en collaboration avec l’université de Bâle et accompagné scientifiquement, fait de Wolf Basel un laboratoire pour des solutions innovantes en matière d’énergie, d’économie circulaire et de cohésion sociale.

    Wolf Basel est un quartier inspirant qui allie densification urbaine, durabilité, interconnexion intelligente et diversité sociale. Bâle se développe ainsi non seulement sur le plan spatial, mais aussi sur le plan social et technologique.

  • La densification du parc immobilier résidentiel est impopulaire auprès de la population

    La densification du parc immobilier résidentiel est impopulaire auprès de la population

    Les immeubles plus hauts dans les villes pourraient atténuer la pénurie de logements, mais ils sont impopulaires auprès de la population. C’est ce qui ressort d’un sondage réalisé par le portail de comparaison Comparis. Selon ce sondage, 50 % des personnes interrogées par Comparis se sont prononcées contre la construction d’immeubles de plus de six étages. En revanche, 45 % des 1 039 adultes interrogés dans toute la Suisse en novembre 2025 y étaient favorables.

    Selon l’expert immobilier Harry Büsser de Comparis, la construction d’immeubles plus hauts dans les zones urbaines pourrait être « une voie politique vers plus d’espace habitable ». « Laissons les citadins prendre l’ascenseur plutôt que la voiture », déclare-t-il dans un communiqué sur l’étude. Celle-ci met en évidence un dilemme : la hausse des loyers touche tout le monde, mais les mesures possibles pour y remédier sont majoritairement rejetées. Ainsi, 68 % des personnes interrogées sont opposées à une densification impliquant moins d’espaces verts et des distances plus courtes. 66 % rejettent la création de nouvelles zones constructibles au détriment des terres agricoles ou des espaces verts. Seule la limitation des recours a obtenu une majorité relative : 47 % y sont favorables, 43 % y sont opposés.

    L’étude montre également que les mesures visant à créer des logements supplémentaires sont évaluées différemment selon le sexe et l’âge. Alors que 54 % des hommes sont favorables à des bâtiments plus hauts, la proportion de femmes est de 36 %. Les constructions plus denses ont été approuvées par 33 % des hommes contre 22 % des femmes. 39 % des hommes interrogés se sont prononcés en faveur de nouvelles zones à bâtir, contre 21 % des femmes. Büsser suppose que cela s’explique par la différence des rôles et des activités. Les femmes assument souvent la majeure partie des tâches familiales et de voisinage. Les changements dans leur environnement résidentiel seraient donc « davantage perçus comme une perte de qualité de vie ».

    La pénurie croissante de logements touche particulièrement les 18-35 ans (65 %) et les citadins (66 %). Selon Comparis, cela explique pourquoi l’approche consistant à construire en hauteur a reçu le plus grand soutien parmi eux : 52 % des personnes interrogées dans le groupe de population jeune seraient d’accord avec une construction de plus de six étages. L’enquête a également révélé que les immeubles plus hauts ne sont acceptés qu’en ville (54 %). Dans les agglomérations, seuls 39 % y sont favorables.

  • Le site de l’hôpital de Sursee : de nouvelles perspectives à partir de 2034

    Le site de l’hôpital de Sursee : de nouvelles perspectives à partir de 2034

    La construction du nouveau LUKS Sursee et du centre de soins Seeblick sur la Schwyzermatt à Schenkon libère un terrain d’environ 47’000 mètres carrés à la Spitalstrasse à Sursee. Environ sept terrains de football, une situation centrale, une bonne desserte et une vue jusqu’aux Alpes. Là où se trouvent encore aujourd’hui des bâtiments hospitaliers, un nouvel élément urbain pourra voir le jour à partir de 2034, qui marquera Sursee à long terme. Le canton de Lucerne est le principal propriétaire du site, les surfaces adjacentes appartiennent également au canton et en partie à la ville et sont intégrées dans la planification.

    Le LUKS Sursee, vieux de presque 50 ans, ne répond plus aux exigences d’une exploitation hospitalière moderne. Avec la décision du Conseil d’État de réaliser un nouvel hôpital et un centre de soins à Schenkon d’ici 2033, l’infrastructure de santé se déplace et ouvre à Sursee un potentiel de développement urbanistique d’une valeur rare.

    Habiter, vivre, se rencontrer
    Le canton de Lucerne et la ville de Sursee poursuivent un objectif commun, celui d’un quartier à usage mixte et vivant, alliant habitat, services et qualité de vie. Une planification test à partir de 2026 permettra de déterminer quelles utilisations et structures d’aménagement sont possibles et judicieuses sur le site. Les résultats serviront de base au changement de zonage, aux concours d’architecture et aux premières étapes de construction qui devraient démarrer après le départ de l’hôpital et de l’établissement de soins, avec l’ambition d’éviter autant que possible les locaux vacants.

    Il est d’ores et déjà clair que le site se prête particulièrement bien à une utilisation résidentielle, pour les familles, les couples, les célibataires et les seniors. En complément, on peut imaginer des services, des commerces et des restaurants qui donneront vie au quartier. L’objectif est de créer un environnement socialement mixte avec un mélange de logements de haut standing et de logements à prix modérés, qui renforce Sursee en tant que lieu de résidence et crée en même temps de nouvelles offres pour les différentes phases de la vie.

    Sursee en pleine croissance
    Sursee connaît une croissance dynamique et, avec un taux de logements vacants de 0,26%, le marché du logement est extrêmement tendu. La nouvelle offre sur le site de l’hôpital doit contribuer à réduire la pression et à créer une qualité de logement supplémentaire dans une situation centrale. La proximité de la vieille ville, la desserte existante par les transports et la vue sur le lac font de ce site un lieu clé pour le développement futur de la ville.

    C’est une chance de former un nouveau quartier à l’identité forte. Le site peut donner des impulsions pour le développement économique de la région, permettre la création de nouveaux emplois dans le secteur des services et continuer à profiler Sursee comme centre régional.

    Développement du quartier en tant que tâche commune
    La planification du site de l’hôpital est délibérément conçue comme un processus ouvert. Dès le printemps 2026, des ateliers sont prévus avec la population du quartier et différents groupes d’intérêt. Les besoins, les idées et les attentes doivent être intégrés à un stade précoce afin de créer un quartier non seulement convaincant du point de vue de la planification, mais également soutenu par la population.

    L’assemblée communale décidera de la modification nécessaire du plan de zone partiel. Il est donc clair que l’avenir du site de l’hôpital ne sera pas dessiné en vase clos, mais dans le cadre d’un processus transparent qui associe planification spécialisée et perspectives locales.

    Un nouvel élément urbain avec une histoire et un avenir
    A long terme, un espace de vie et d’habitat diversifié, avec des espaces verts, des aires de jeux et de détente, pourrait voir le jour là où l’hôpital fonctionne encore aujourd’hui. Des lieux de rencontre en plein air, des trajets courts et une bonne connexion avec la structure urbaine existante devraient faire de ce site une partie intégrante de Sursee.

    Le canton de Lucerne veut exploiter de manière ciblée le potentiel de cette situation privilégiée avec vue sur le lac et utilisation historique. Dès 2034, l’occasion se présente de réaliser un quartier qui respecte l’histoire du site tout en apportant des réponses aux besoins en matière d’habitat et de vie des décennies à venir. Un nouveau chapitre pour le site de l’hôpital et pour Sursee.

  • Penser circulairement, réimprimer le bois

    Penser circulairement, réimprimer le bois

    Des directives plus strictes concernant l’utilisation énergétique du bois usagé ont pour conséquence que de grandes quantités de déchets de bois ne peuvent plus être simplement brûlées, mais restent utilisables comme matériau. Le département « Experimentelles und Digitales Entwerfen und Konstruieren » (conception et construction expérimentales et numériques) de l’université de Kassel développe, en collaboration avec Buro Happold, un procédé d’impression 3D qui transforme les particules de bois résiduel en éléments de mur porteurs. Le projet est soutenu dans le cadre du programme « Zukunft Bau » de l’Institut fédéral de recherche sur la construction, les villes et l’espace.

    l’accent est mis sur un matériau d’impression biosourcé composé de particules de bois usagé broyées, provenant principalement de flux de matières secondaires de l’industrie du bois, c’est-à-dire de bois post-consommation. Des partenaires industriels préparent le matériau et le mélangent à des liants biogènes pour obtenir une masse pâteuse qui peut être extrudée par des robots.

    composants légers issus de l’imprimante 3D
    Le résultat se distingue clairement de l’impression 3D en béton connue. La masse de particules de bois et de liant est appliquée par couches à l’échelle 1:1 et forme des éléments de construction légers mais solides. Des structures murales planes sont possibles, tout comme des géométries librement courbées, qui peuvent être adaptées avec précision sur le plan constructif et architectural.

    la phase actuelle du projet Rafa 2.0 s’étend sur 18 mois et se base sur le projet précédent Rafa, dans le cadre duquel les chercheurs ont étudié de manière fondamentale l’aptitude des particules de bois usagé à la fabrication additive. Les formules des matériaux sont maintenant affinées, le processus d’extrusion optimisé et les éléments de construction testés dans des conditions de laboratoire, avec pour objectif un processus de fabrication numérique de bout en bout jusqu’au prototype à l’échelle réelle.

    portant, résistant au feu et circulaire
    Pour que le concept soit viable dans la pratique, les éléments imprimés doivent faire plus que simplement montrer leur forme. Il faut une capacité portante, une rigidité et un comportement au feu qui correspondent aux exigences de l’aménagement intérieur. Les partenaires du projet voient un premier champ d’application dans les systèmes de cloisons modulaires qui peuvent être facilement montés, démontés et réutilisés ailleurs.

    ce principe s’inscrit dans les approches circulaires de la construction, dans lesquelles les éléments de construction ne sont pas éliminés à la fin de leur cycle de vie, mais transférés vers de nouvelles utilisations. Les éléments de construction peuvent être déconstruits sans être triés, car on renonce aux composants contenant des substances nocives. Une condition préalable pour des cycles de matériaux fermés dans la construction en bois.

    la planification numérique, une technologie clé
    La planification numérique joue un rôle central. Buro Happold est responsable de la conception informatique et de la planification de la structure et utilise des simulations pour prévoir le comportement structurel des éléments de construction. Les géométries sont optimisées de manière à ce que le matériau ne soit utilisé que là où il est nécessaire d’un point de vue statique – l’efficacité des ressources devient une tâche de conception.

    « Nous faisons des déchets une opportunité, le bois récupéré devient des éléments de construction performants grâce au design numérique et à la fabrication additive », explique Shibo Ren de Buro Happold pour décrire l’approche. Fini la consommation linéaire, place à une pratique de construction circulaire, basée sur les données, qui associe étroitement la robotique, l’ingénierie et la conception.

    perspectives pour la pratique
    À court terme, le procédé vise à utiliser moins de matériaux et à réduire les émissions par rapport aux technologies d’impression 3D basées sur le béton. A long terme, il pourrait ouvrir de nouveaux marchés pour les constructions additives biosourcées. En particulier là où la légèreté, la déconstruction et la liberté architecturale sont requises.

    la mise à l’échelle, les normes et l’acceptation dans la pratique de la construction détermineront si l’approche s’impose économiquement et à quelle vitesse. D’un point de vue technique, le projet montre déjà que la construction circulaire ne commence pas seulement par le recyclage, mais aussi par la conception. C’est là que les matériaux, les processus et les cycles de vie sont repensés.

  • ABB encaisse et Oerlikon construit

    ABB encaisse et Oerlikon construit

    ABB vend un terrain d’environ 7000 mètres carrés près de la gare de Zurich-Oerlikon à la société de services immobiliers Pensimo. La vente génère au premier trimestre 2026 un bénéfice de cession opérationnel d’environ 290 millions de francs avant impôts. ABB n’a plus besoin de ce terrain comme réserve foncière stratégique et permet ainsi le développement du quartier de Neu-Oerlikon.

    Environ 500 logements sont prévus sur le terrain, ainsi qu’une tour et des surfaces commerciales. L’ancienne zone industrielle doit se transformer dans les prochaines années en un quartier à usage mixte avec des logements, des services, des emplois ainsi que des offres culturelles et commerciales. En raison du prix élevé des terrains, il faut s’attendre à des loyers plutôt élevés. Tout au plus peut-on envisager de louer certains logements à prix coûtant, par exemple dans le cadre d’un développement de zone densifié.

    Nouveau siège d’ABB à Oerlikon
    Parallèlement à la vente du terrain, ABB renforce sa présence à Oerlikon. Le groupe prévoit de construire un nouveau siège social à proximité immédiate, dans lequel quelque 500 collaborateurs devraient emménager en 2031. Le projet comprend un bâtiment existant rénové et classé monument historique et un nouveau bâtiment de six étages en bois composite, conçu par le bureau Christ & Gantenbein.

    Avec une surface brute de plancher d’environ 10 800 mètres carrés, des environnements de travail modernes seront créés, y compris un auditorium, un salon et une cafétéria, un foyer et un espace d’exposition ainsi que des espaces de détente et de fitness. Le volume d’investissement est d’environ 80 millions de francs. Le CEO d’ABB, Morten Wierod, souligne ainsi son attachement à la Suisse et à la ville de Zurich. La présidente de la ville Corine Mauch parle d’un futur quartier encore plus « coloré et vivant » autour de la gare d’Oerlikon.

    Fort dernier trimestre 2025
    Sur le plan opérationnel, ABB a nettement progressé au dernier trimestre 2025. Le chiffre d’affaires comparable a augmenté de 9% pour atteindre 9,05 milliards de dollars US. Les entrées de commandes ont été particulièrement dynamiques : sur une base comparable, elles ont augmenté de 32 pour cent pour atteindre 10,32 milliards de dollars US, dépassant ainsi pour la première fois la barre des 10 milliards en un trimestre.

    La marge opérationnelle EBITA s’est améliorée, passant de 16,6 à 17,6 %, et le bénéfice net ajusté a augmenté de 29 % pour atteindre 1,27 milliard de dollars. Sur l’ensemble de l’année 2025, le bénéfice net est passé à 4,73 milliards de dollars, soit environ 20 pour cent de plus que l’année précédente. Le dividende doit être augmenté de 0,90 à 0,94 franc par action ; en même temps, ABB annonce un nouveau programme de rachat d’actions.

    Perspectives et nouveau programme de rachat
    Pour le premier trimestre 2026, ABB prévoit une croissance comparable du chiffre d’affaires de 7 à 10 pour cent ainsi qu’une nouvelle hausse de la marge. Pour l’ensemble de l’année, le management table sur une croissance de 6 à 9 pour cent et sur une rentabilité légèrement plus élevée. Les analystes estiment que l’activité des centres de calcul et le secteur de l’électrification sont des moteurs importants, les commandes y ayant augmenté d’environ un tiers.

    De plus, ABB lance un nouveau programme de rachat d’actions d’un volume pouvant atteindre 2 milliards de dollars US, qui doit durer jusqu’au 27 janvier 2027. Un programme précédent allant jusqu’à 1,5 milliard de dollars US est arrivé à échéance. Cela renforce l’attractivité de l’action et signale la confiance dans sa propre capacité bénéficiaire.

    L’action ABB à un niveau record
    En bourse, les chiffres et les perspectives ont été récompensés par des hausses de cours. L’action ABB a augmenté de 8,46 pour cent à 66,38 francs, le nouveau record absolu étant de 67,22 francs. La forte entrée de commandes, l’amélioration de la marge, l’augmentation du dividende et le programme de rachat d’actions plus important ont clairement dépassé les attentes auparavant prudentes.

    Pour le site de Zurich-Oerlikon, la combinaison de la vente du terrain, de la construction du nouveau siège du groupe et du développement prévu du quartier implique un net changement structurel. D’un site industriel, on passe à un quartier d’habitation et de travail dense et urbain, avec des investissements élevés, mais aussi la perspective d’une nouvelle hausse des loyers.

  • La formation universitaire répond aux nouvelles exigences dans le domaine de la construction

    La formation universitaire répond aux nouvelles exigences dans le domaine de la construction

    La Haute école des sciences appliquées de Zurich (ZHAW) va mettre en place un nouveau cursus de master au sein de son département Architecture, design et génie civil à Winterthour. Selon un communiqué, le MSc Systèmes intégrés de construction et d’énergie (IBE) doit permettre aux futurs ingénieurs civils de mettre en pratique des projets de construction durables et respectueux du climat.

    Le cursus s’étend sur cinq semestres et transmet des compétences clés en matière de technique du bâtiment, d’énergie et de durabilité, ainsi que des compétences transversales en architecture et en génie civil. Il prépare les diplômés à des activités dans la planification, le conseil et la mise en œuvre de projets de construction durables dans des bureaux d’architectes, des sociétés d’ingénierie, des cabinets de conseil ou des institutions publiques.

    « Les exigences en matière de planification et de mise en œuvre se sont considérablement accrues », déclare Beat Waeber, architecte et directeur du département Enseignement du département Architecture, Design et Génie civil de la ZHAW, cité dans le communiqué. « Il faut des spécialistes capables de penser de manière interdisciplinaire, de structurer la coopération et d’assumer des responsabilités aux interfaces. Avec le MSc IBE, nous ancrons cette qualification de manière ciblée dans le portefeuille de formation du département.»

  • Tour d’habitation Rankstrasse

    Tour d’habitation Rankstrasse

    Afin d’utiliser de manière optimale et durable l’espace restreint de la Rankstrasse, le programme de construction de logements bâlois « 1000  » s’est appuyé sur un concours d’architecture anonyme largement diffusé. 78 équipes ont manifesté leur intérêt et 15 projets sélectionnés se sont disputés la meilleure solution. Le jury d’experts a finalement été convaincu par « Miranda » du studio zurichois DIA, Haller Ingenieure et Hefti Hess Martignoni.

    La durabilité intégrée à l’architecture et au tissu social
    Le bâtiment de 88 mètres de haut abrite plus de 100 nouveaux logements locatifs selon le modèle « Mietvertrag Plus », avantageux et soumis à des règles de revenu et d’occupation. La caractéristique la plus remarquable est le concept de voisinage innovant. Trois étages sont reliés verticalement, ce qui crée des zones de rencontre pour des groupes de locataires très divers. Les logements sont conçus de manière compacte et fonctionnelle, permettent une utilisation économe de l’espace et répondent à des exigences élevées en matière d’écologie et de rentabilité. Des espaces extérieurs verdoyants, des espaces favorisant la communauté et un mode de construction ménageant les ressources soulignent l’exigence de durabilité. La ville s’engage ainsi de manière offensive en faveur d’une croissance urbaine responsable et socialement inclusive.

    Une nouvelle référence pour l’habitat en périphérie de la ville
    Avec « Miranda », Bâle-Ville lance un développement à la périphérie est de la ville. La tour marque un début marquant pour les futurs développements de quartier et donne un signe architectural d’ouverture. La construction débutera au plus tôt en 2028, et sera précédée d’un plan d’aménagement et d’une information publique. L’orientation vers la communauté, la mixité, la durabilité et la qualité architecturale positionne le projet comme une référence en matière de construction urbaine moderne en Suisse.

  • Développement du site Roche à Bâle

    Développement du site Roche à Bâle

    La première phase de développement du site de Roche s’est achevée fin 2023, une nouvelle étape va maintenant commencer. D’ici 2030, l’une des plus importantes infrastructures de recherche d’Europe verra le jour sur le site nord. Le projet central est le bâtiment 12, un bâtiment de recherche et de développement de 72 mètres de haut pouvant accueillir environ 450 chercheurs. Le nouveau bâtiment remplace l’infrastructure obsolète et crée des conditions optimales pour développer de nouvelles substances actives, de la recherche fondamentale à la production. Avec un volume d’investissement d’environ 500 millions de francs, le bâtiment 12 deviendra l’interface centrale entre la recherche et le développement clinique.

    Parallèlement, l’Institute of Human Biology du bâtiment 92 sera transformé en un nouveau centre de recherche biologique sur les modèles. Environ 100 millions de francs sont consacrés à la modernisation et à la transformation. L’objectif est de relier la recherche académique et industrielle afin de rendre les modèles cellulaires humains complexes utilisables pour le développement de médicaments.

    La production fait également l’objet d’une rénovation fondamentale. Les bâtiments 50 et 51 abriteront d’ici 2028 des installations ultramodernes pour le développement et la commercialisation de substances actives synthétiques. La construction modulaire, la commande numérique et l’efficacité énergétique élevée marquent ici le début d’une nouvelle ère d’innovations en matière de processus pharmaceutiques. Le cadre d’investissement de ces projets est d’environ 570 millions de francs.

    Développement urbain durable sur le site sud
    Parallèlement à la recherche sur le côté nord, Roche poursuit sur le Südareal une stratégie de développement durable à long terme. Le site au bord du Rhin sera réaménagé en étroite concertation avec les autorités politiques bâloises. Le plan d’aménagement révisé prévoit de vastes espaces verts, une mise en réseau écologique le long des rives du Rhin ainsi qu’une intégration dans le parc de la Solitude. Les anciennes structures des bâtiments seront progressivement déconstruites et les matériaux de construction réutilisés selon le principe de l’économie circulaire.

    Le canton de Bâle-Ville accompagne activement ce processus. Le Conseil d’État et le Grand Conseil soutiennent l’approche visant à revaloriser le site sud sur le plan urbanistique, sans pour autant prévoir de passages publics ou d’expropriations. Le site reste ainsi à la disposition de l’entreprise, mais s’ouvre en perspective par le biais de liaisons paysagères et de nouveaux concepts d’espaces libres.

    Un signal pour le site suisse
    Depuis 2015, Roche a investi environ huit milliards de francs dans ses sites suisses, et plus de 33 milliards dans la recherche et le développement au niveau national. Rien qu’à Bâle, d’autres installations pour la recherche, la production et l’infrastructure verront le jour d’ici 2029, notamment une nouvelle centrale thermique et frigorifique souterraine pour assurer l’approvisionnement de l’ensemble du site. Les travaux de construction sur les sites nord et sud sont emblématiques d’un développement du site tourné vers l’avenir et respectueux des ressources, qui allie économie, ville et science.

    Les prochaines années seront marquées par des phases de construction intensives, des ajustements urbanistiques et des innovations technologiques. Avec le développement progressif du site, Roche ne renforce pas seulement le site pharmaceutique de Bâle, mais donne un signal fort de son attachement à long terme à la Suisse, en tant que lieu de recherche de pointe, d’architecture durable et de conception urbaine d’avenir.

  • La recherche et la pratique se rapprochent sur le marché immobilier

    La recherche et la pratique se rapprochent sur le marché immobilier

    Le groupe ERNE, basé à Laufenburg, et SwissREI décernent conjointement le prix « ERNE Swiss Master – Meilleur travail scientifique dans le domaine immobilier 2026 ». Les équipes de recherche nominées, issues de neuf hautes écoles suisses, présenteront leurs travaux le 5 novembre 2026 lors du congrès Best of Research à la Haute école d’économie de Zurich (HWZ).

    Le prix récompense la contribution qui allie fondement scientifique et pertinence pratique élevée et qui donne des impulsions concrètes pour le développement du secteur immobilier. Dans le cadre d’une procédure transparente, le public spécialisé issu de la pratique immobilière désigne le lauréat, selon un communiqué.

    « Par notre engagement, nous encourageons la recherche pratique, renforçons les échanges entre la science et la pratique immobilière appliquée et contribuons au développement durable de notre secteur », déclare Giuseppe Santagada, PDG du groupe ERNE.

    Le congrès Best of Research est considéré comme l’un des événements phares de la recherche appliquée dans le domaine immobilier en Suisse. Il est organisé par le Swiss Real Estate Institute, une fondation de la HWZ, et l’Association suisse de l’économie immobilière (SVIT). Le groupe ERNE est un prestataire de services dans le domaine de la construction et de l’immobilier, présent en Suisse, en Allemagne et au Luxembourg. L’entreprise mise sur un haut degré d’autoproduction tout au long de la chaîne de valeur de la construction et s’engage fortement en faveur de l’économie circulaire.

  • Comment l’intelligence artificielle sécurise le processus de construction

    Comment l’intelligence artificielle sécurise le processus de construction

    Selon un communiqué, l’assistant e-mail IA de Benetics devrait contribuer à éviter l’une des sources d’erreurs les plus coûteuses dans le quotidien du secteur de la construction : les erreurs d’exécution dues à des plans obsolètes. Cet assistant a été développé par Benetics AG. Fondée en 2022, cette entreprise de logiciels zurichoise le présentera comme une nouveauté mondiale à partir du 20 janvier au salon Swissbau de Bâle.

    Après l’assistant vocal pour l’artisanat de 2024, également basé sur l’intelligence artificielle (IA), « l’assistant e-mail IA est la deuxième nouveauté mondiale de Benetics AI », déclare le PDG Ferdinand Metzler. « Cela nous rapproche encore un peu plus de notre vision : moins de tâches administratives chronophages, plus d’attention portée à ce qui fait la force de l’artisanat : le travail productif. »

    L’assistant e-mail reconnaît les PDF de plans de construction dans les pièces jointes des e-mails entrants et les compare aux plans existants dans tous les projets en cours. Il avertit automatiquement lorsqu’un nouveau plan a été reçu. Et d’un simple clic, il s’assure que plus personne ne travaille sur l’ancien plan.

    L’assistant IA est directement intégré à Microsoft Outlook et peut être intégré à d’autres systèmes tels que SharePoint ou d’autres solutions DMS et CDE. L’API ouverte de Benetics AI et les nouveaux connecteurs sur Make.com et Zapier permettent, selon les informations fournies, des intégrations flexibles. « Cela crée pour la première fois un flux numérique continu jusqu’à l’installateur sur le chantier », indique le communiqué.

    « L’intégration à Outlook apporte encore plus de structure au processus de construction », explique Bledar Beqiri. Il est responsable du montage dans la construction d’installations chez Rosenmund Haustechnik AG, à Bâle, et utilisateur de l’assistant e-mail IA. « Les nouvelles versions des plans parviennent plus rapidement et sans détours à nos équipes. Cela réduit les sources d’erreurs et donne à nos chefs de projet plus de sécurité dans l’exécution. »

  • Le secteur de l’électricité met en garde contre une baisse de la sécurité de l’approvisionnement électrique

    Le secteur de l’électricité met en garde contre une baisse de la sécurité de l’approvisionnement électrique

    Selon un communiqué, l’Association des entreprises électriques suisses (AES) a présenté pour la première fois l’indice suisse d’approvisionnement en électricité. Cet indice évalue l’approvisionnement en électricité de la Suisse à 82 points pour 2035 et à seulement 69 points pour 2050.

    L’indice évalue l’approvisionnement en électricité dans cinq catégories. La demande d’électricité par habitant continuera d’augmenter, principalement en raison de la mobilité électrique et des centres de données ; pour 2050, l’indice donne 86 points. Le développement des énergies renouvelables est trop lent, en particulier pour l’approvisionnement en hiver. Les installations solaires sur les toits ne suffisent pas à cet effet, et les projets de production d’énergie éolienne et hydraulique sont retardés ou interrompus. L’indice attribue 83 points à cet aspect pour 2050. La flexibilité du système électrique n’est même évaluée qu’à 52 points pour 2050. L’objectif fédéral pour le développement du stockage saisonnier sera largement manqué. L’augmentation de la production d’électricité obtient 63 points. La suppression de l’énergie nucléaire domestique à partir de 2040 augmentera la demande. Le développement des réseaux n’est évalué qu’à 57 points.

    Dans son communiqué, l’AES souligne que les importations ne peuvent pas être augmentées à volonté et n’offrent aucune sécurité en cas de pénurie. « La Suisse se trouve à un tournant décisif : sans décisions résolues en matière de politique énergétique, sans investissements concrets dans de nouvelles capacités de production et sans accélération significative des procédures d’autorisation, nous mettons en péril notre sécurité d’approvisionnement », déclare Martin Schwab, président de l’AES, dans le communiqué.

  • Développement commun pour le domaine d’activité Silbern

    Développement commun pour le domaine d’activité Silbern

    Selon un communiqué publié le 14 janvier 2026, des représentants de la politique, de l’économie, de Regiowerk et de la protection de la nature ont lancé l’alliance Zukunft Silbern. Ensemble, les membres de l’alliance souhaitent développer la zone de travail de Silbern pour en faire un site économique durable, facilement accessible et écologiquement responsable.

    La base conceptuelle de cette coopération novatrice a été élaborée pendant deux ans par les groupes d’intérêt Regiowerk fürs Limmattal (Limeco),Natur- und Vogelschutzverein Dietikon, IG Silbern, la ville de Dietikon et le canton de Zurich dans le cadre d’un processus de médiation dirigé par le Dr Joris Van Wezemael, privat-docent. Il est sociologue de l’architecture et enseigne à l’Institut pour le développement spatial et paysager de l’École polytechnique fédérale de Zurich. Ses contributions scientifiques ont permis de faire évoluer les concepts de prise de décision collective en matière d’aménagement du territoire et d’urbanisme.

    Avant la création de l’alliance, les différents groupes d’intérêt étaient d’accord dans leur analyse : la zone de Silbern est certes un site important pour la production, le commerce et les achats. Mais sur le plan urbanistique et spatial, elle n’a guère évolué depuis de nombreuses années et n’a pas exploité tout son potentiel. L’alliance souhaite désormais développer la région de manière à offrir aux entreprises des conditions attractives, à améliorer l’accessibilité et à renforcer les espaces naturels et les habitats.

    Selon les informations disponibles, les partenaires ont développé une meilleure compréhension mutuelle et un respect réciproque au cours du processus qui a conduit à la création de l’alliance Zukunft Silbern. « Cela a permis de jeter les bases nécessaires à la réussite des projets et à la promotion de Silbern dans son ensemble », indique le communiqué.

  • Les seniors vendent tardivement leur logement et déménagent dans un logement plus petit après leur départ

    Les seniors vendent tardivement leur logement et déménagent dans un logement plus petit après leur départ

    Le baromètre immobilier de la Banque cantonale de Zurich (ZKB) a analysé les tendances et les comportements en matière de logement sur le marché immobilier zurichois pour le quatrième trimestre 2025, comme l’indique un communiqué. Le baromètre montre que les seniors ne quittent généralement leur maison individuelle (EFH) de leur plein gré qu’à un âge très avancé – et continuent souvent à vivre dans des logements spacieux.

    Les transferts de propriété ont lieu tardivement : en règle générale, la probabilité de vendre une maison n’augmente de manière significative qu’à partir de 85 ans. L’âge moyen des propriétaires actuels de maisons individuelles est de 62 ans. Les déménagements à un âge avancé concernent généralement des couples, seuls 22 % d’entre eux touchant des ménages composés d’une seule personne. 44 % des personnes qui quittent leur maison individuelle restent ensuite dans la même commune.

    Les anciens propriétaires de maisons individuelles déménagent certes dans des logements plus petits, mais ils ne vivent pas pour autant à l’étroit. Plus de 60 % des 60-70 ans emménagent dans des appartements de quatre pièces ou plus. Plus le déménagement est tardif, plus la réduction de la surface habitable est importante, mais celle-ci reste souvent généreuse. « Le désir de réduire son espace de vie à un âge avancé est surestimé. Pour parler franchement, personne ne veut se retrouver soudainement à se marcher dessus dans un petit appartement. C’est du moins ce que pourraient ressentir ceux qui sont habitués à vivre dans une maison individuelle spacieuse », explique Ursina Kubli, responsable de la recherche immobilière à la ZKB.

    Selon le baromètre, les prix de l’immobilier résidentiel ont continué d’augmenter dans le canton de Zurich. Dans la région de Land, les prix ont augmenté de 4,2 %, contre seulement 2,3 % dans la région de Regio. À l’échelle nationale, les loyers ont augmenté de 2,3 % en 2025, contre seulement 2,2 % dans la ville de Zurich. La croissance des loyers urbains est donc exceptionnellement inférieure à la moyenne suisse.

    Pour 2026, la ZKB prévoit une nouvelle hausse des prix de l’immobilier. Les conditions de financement favorables ont stimulé la demande, tandis que l’offre n’a pas augmenté de manière significative, explique M. Kubli.

  • Nidwald regroupe ses forces de feu bleu

    Nidwald regroupe ses forces de feu bleu

    Le site de 33’000 mètres carrés de la Kreuzstrasse est aujourd’hui entièrement construit. De nombreux bâtiments présentent un besoin de rénovation considérable, notamment les bâtiments de la police cantonale et de la prison. A cela s’ajoutent des défauts d’exploitation tels que l’absence de voies d’évacuation ou une séparation insuffisante entre les accès publics et les entrées du personnel.

    Sur la base d’une étude largement étayée, le Conseil d’État a décidé de réorganiser entièrement le site et de le couvrir de nouvelles constructions de remplacement. L’objectif est de créer un centre de compétences moderne en matière de sécurité qui améliore les processus fonctionnels, augmente la sécurité et est plus économique à long terme que des rénovations ponctuelles.

    Organisations à feu bleu regroupées
    Aujourd’hui, le site abrite la police, la prison, le centre de sécurité routière, l’inspection des routes, l’office de la justice et le ministère public. En raison de sa situation centrale, on étudie la possibilité de transférer à la Kreuzstrasse des organisations à lumière bleue supplémentaires, notamment les pompiers de base et les services de secours. Il s’agit ainsi de créer un site avec des trajets courts, des processus coordonnés et des compétences claires.

    Une planification test réalisée a montré que ce regroupement sur le site existant est réaliste. Elle confirme que les exigences spatiales des utilisations actuelles et des organisations supplémentaires peuvent être mises en œuvre sur la surface, sans obérer les possibilités de développement du site.

    Prison en vue des besoins futurs
    Dans le cadre de la planification test, l’orientation future de la prison cantonale a également été analysée en profondeur. La demande de places de détention en Suisse est élevée, notamment pour les détenus nécessitant des soins dans le cadre de l’exécution des peines et mesures. Dans ce contexte, Nidwald examine comment dimensionner et orienter fonctionnellement la nouvelle offre carcérale pour qu’elle réponde à long terme aux besoins.

    Plan d’aménagement et projet indicatif
    Le Landrat a approuvé un crédit de planification de 1,63 million de francs pour le plan d’aménagement et le projet indicatif. La planification se poursuit avec un cercle d’utilisateurs clairement défini, à savoir la police cantonale, le service de sauvetage, le corps de sapeurs-pompiers, l’Office de la justice, le Ministère public, la prison, l’Inspection des routes, le centre de sécurité routière et certaines unités administratives.

    Le plan d’aménagement doit créer un cadre juridiquement contraignant pour les prochaines étapes de planification. Il détermine quelles utilisations sont autorisées à quel endroit, comment la desserte, les espaces libres et la classification urbanistique doivent être aménagés et quelles étapes sont possibles.

    Adaptations dans la procédure et projets partiels ouverts
    Dans un premier temps, plusieurs équipes de planificateurs ont participé au mandat d’étude pour le plan d’aménagement et le projet indicatif. Au cours de l’année 2025, il est toutefois apparu que la desserte par un aménagement modéré du giratoire existant ne suffirait pas au vu des nouvelles prévisions de trafic. Parallèlement, une nouvelle option pour le centre de sécurité routière est entrée en jeu. Obwald prévoit de construire un nouveau bâtiment à Sarnen et des synergies d’un site utilisé en commun avec des halls de contrôle et des pistes d’essai sont à l’étude.

    Afin de pouvoir réagir de manière plus flexible à ces changements, il a été décidé de mettre fin au mandat d’étude sous sa forme actuelle et de poursuivre le projet indicatif uniquement avec une équipe de planification. En octobre 2025, le Landrat a en outre exigé une plus grande sécurité de planification, notamment pour les deux projets partiels « centre de sécurité routière » et « prison », avant que le plan d’aménagement et le projet indicatif ne soient définitivement achevés.

    Prochaines étapes et calendrier
    Le plan d’aménagement s’étendra sur les trois communes d’implantation de Stans, Buochs et Oberdorf. Les assemblées communales correspondantes ou les votes aux urnes pour la prise de décision sont prévus, selon l’état actuel, pour l’année 2027.

    Les premières demandes de crédit pour les concours d’architecture des différents bâtiments du centre de compétences de sécurité sont attendues au plus tôt à partir de 2028. D’ici là, il s’agit de clarifier les questions en suspens concernant la viabilisation, l’orientation de la prison et le centre de sécurité routière.

  • Les réseaux mobiles doivent recevoir une alimentation de secours

    Les réseaux mobiles doivent recevoir une alimentation de secours

    Le Conseil fédéral renforce les exigences en matière de sécurité en cas de panne des réseaux de téléphonie mobile. A l’avenir, les opérateurs devront installer une alimentation électrique de secours sur les sites et antennes importants afin de maintenir l’exploitation pendant au moins quatre heures en cas de coupure de courant.

    La sécurité de la population est au centre des préoccupations. Les appels d’urgence, la téléphonie classique et l’accès à Internet doivent fonctionner même en cas de panne du réseau électrique régulier. Les programmes radio diffusés par Internet en tant que canal d’information en situation de crise en font également expressément partie.

    Echelonnement jusqu’en 2034
    Les nouvelles directives ne s’appliquent pas de la même manière à tous les services et pas immédiatement. A partir de 2031, les appels d’urgence devront être possibles pendant au moins quatre heures. D’autres services de téléphonie mobile, comme le trafic général de données, ne devront être sécurisés sur cette période qu’à partir de 2034.

    Afin de ne pas surcharger les réseaux en cas de pénurie, les opérateurs bénéficient en outre d’une marge de manœuvre claire. Ils pourront limiter la transmission de vidéos et de programmes TV afin de garantir des capacités pour des services prioritaires tels que les appels d’urgence, les liaisons vocales et les offres d’information centralisées.

    Compromis après les critiques du secteur
    A l’origine, le Conseil fédéral prévoyait des exigences nettement plus strictes. Les réseaux de téléphonie mobile auraient dû rester stables même en cas de pannes de courant pouvant durer jusqu’à trois jours et de déconnexions répétées. Lors de la consultation, les entreprises de télécommunication et les associations économiques ont critiqué ces directives, les jugeant difficilement applicables et trop coûteuses.

    Dans le cadre d’un dialogue dirigé par le conseiller fédéral Albert Rösti, les opérateurs de téléphonie mobile et l’administration se sont mis d’accord sur la solution qui vient d’être adoptée. Elle augmente le niveau de protection des réseaux sans surcharger le secteur avec des scénarios maximaux et se situe dans le cadre de ce que demandent également d’autres pays européens.

    Examen d’un durcissement plus poussé
    La révision partielle de l’ordonnance sur les services de télécommunication ne clôt pas encore le débat sur la sécurité de l’approvisionnement. Dans une deuxième étape, le département compétent examine dans quelle mesure un durcissement plus poussé des réseaux est réalisable pour des scénarios tels que des pénuries d’électricité ou des pannes de plusieurs jours.

    Plusieurs départements fédéraux collaborent à cet effet, notamment l’économie, la formation et la recherche ainsi que la défense, la protection de la population et les sports. D’ici fin 2027 au plus tard, il sera possible de déterminer si des mesures supplémentaires sont nécessaires et, le cas échéant, de quelle manière, afin que la Suisse reste approvisionnée en services de téléphonie mobile de la manière la plus fiable possible, même dans des situations extraordinaires.

  • Gagner en qualité, alléger les procédures

    Gagner en qualité, alléger les procédures

    Depuis la révision de la loi sur l’aménagement du territoire, l’utilisation mesurée du sol est considérée comme un garde-fou, mais dans la pratique, les procédures restent souvent lentes et lourdes. Les intérêts s’affrontent, les compétences ne sont pas toujours claires et les oppositions peuvent bloquer des projets pendant des années.

    Si l’on veut faire avancer le développement interne, il faut donc commencer plus tôt. Les porteurs de projet, les planificateurs, les autorités, les politiques et les personnes chargées de la mise en œuvre devraient entamer un dialogue structuré avant même la demande de permis de construire. Cela permet de clarifier les conflits, de définir la qualité et d’orienter dès le départ la procédure vers un objectif réaliste.

    Cinq facteurs pour de meilleures procédures
    Des représentants de la Confédération, des cantons, des communes et du secteur de la construction ont identifié cinq facteurs de réussite dans le cadre d’un dialogue de plusieurs années. Il faut de l’attitude, un dialogue précoce et structuré, des compétences claires, l’acceptation et l’utilité quotidienne des projets ainsi qu’une intégration stratégique propre.

    Ce qui fait souvent défaut, ce n’est pas tant le savoir technique que l’application conséquente au quotidien. La fiabilité entre les acteurs, la volonté de mettre en œuvre et des outils qui aident à piloter de manière pragmatique des procédures complexes. Des outils de travail correspondants ont été présentés lors de la Swissbau en janvier 2026 et mis ensuite à disposition en ligne. Comme soutien concret pour « rendre la construction plus simple ».

    Contribution du secteur de la construction
    Le secteur de la construction s’implique activement dans la recherche de solutions. Par exemple dans le cadre du plan d’action contre la pénurie de logements du conseiller fédéral Guy Parmelin et sur la base d’études de l’ARE et de l’OFL. Ce travail a débouché sur un concept de procédure d’autorisation de construire en deux phases. L’utilisation et l’architecture sont d’abord clarifiées, puis viennent les aspects techniques et les normes.

    Ce modèle doit être accompagné d’une numérisation conséquente tout au long du processus. L’objectif est d’augmenter la sécurité de la planification, d’éviter les boucles, de clarifier les interfaces et de réduire ainsi aussi bien la durée de la procédure que la charge de travail pour tous les participants. Le concept se veut une base de discussion et rend le point de vue du secteur tangible pour les autorités, les politiques et le public.

    ISOS, protection des sites et autonomie des communes
    La gestion de l’ISOS et de la protection des monuments et des sites constitue un autre point fort. Lors des dialogues au niveau fédéral, il a été établi que les cantons et les communes peuvent s’écarter des objectifs de conservation de l’ISOS dans l’accomplissement de leurs propres tâches, par exemple pour la construction de logements, si des intérêts prépondérants sont en jeu. Cela renforce la marge de manœuvre communale et facilite les arbitrages sur place.

    Une adaptation de l’ordonnance est prévue d’ici l’automne 2026 afin de concentrer l’application directe de l’ISOS sur les cas réellement pertinents pour le site. En parallèle, on examine comment une nouvelle répartition des tâches entre la Confédération et les cantons pourrait faire évoluer la pratique. Un postulat de commission du Conseil national allant dans ce sens a été transmis. Le secteur de la construction accompagne étroitement ce processus et demande que la protection et le développement trouvent un équilibre viable.

    Procédures d’autorisation rapides, numériques et de qualité
    Le cap est fixé, le secteur s’engage pour des procédures d’autorisation de construire allégées, numériques et plus rapides, en mettant clairement l’accent sur des procédures en deux étapes, des outils de travail pratiques et une coopération fiable.

    Car le développement vers l’intérieur de la Suisse ne réussira que si tous les acteurs tirent à la même corde. Avec des processus transparents, des compétences claires et des projets qui convainquent tant par leur qualité que par la création de l’espace de vie et de travail dont nous avons urgemment besoin.

  • Plus d’espace habitable grâce au système

    Plus d’espace habitable grâce au système

    Le secteur de la construction et de l’immobilier est sous pression. Les coûts de construction augmentent, la main-d’œuvre qualifiée fait défaut, la population continue de croître et les objectifs climatiques fixent des limites claires aux émissions de CO₂. La construction en série concentre les réponses à ces défis.

    Grâce à la préfabrication industrielle et aux processus standardisés, les temps de construction sont réduits, les processus sont plus prévisibles et les projets plus rentables. Le chantier devient un lieu de montage, avec moins de bruit, moins de nuisances pour le voisinage et une meilleure qualité d’exécution.

    Ce qui caractérise la construction en série
    La construction en série considère le bâtiment comme un produit et non comme un prototype unique. Un système est développé de manière intensive, réfléchi et utilisé dans de nombreux projets. Les éléments sont en grande partie créés en usine et montés sur place. Cela permet des coûts précis et une amélioration constante grâce à l’expérience acquise. Les zones problématiques classiques telles que les raccords, les ponts thermiques et acoustiques peuvent être atténuées de manière ciblée.

    Du préfabriqué au « momentTesla« 
    Les méthodes de construction en série ont une histoire, des premiers systèmes en bois des années 1920 aux lotissements en préfabriqué de l’Est, en passant par les « bâtiments Göhner » en Suisse. Si l’efficacité était élevée, la qualité de la conception l’était souvent moins et l’image en souffre encore aujourd’hui.

    Actuellement, le sujet connaît une nouvelle vague. Les systèmes hybrides combinent des modules spatiaux et des éléments 2D, offrent une plus grande flexibilité pour les différentes parcelles et réglementations et font à nouveau intervenir davantage l’architecture et l’urbanisme. Des projets comme le « Woodie » à Hambourg, orienté vers les étudiants, montrent que la construction en série et la qualité architecturale ne s’excluent pas nécessairement.

    Les points forts : Temps, coûts, qualité, climat
    Les systèmes en série réduisent les temps de construction et augmentent la sécurité des coûts. Comme les éléments de construction et les détails sont standardisés, le budget et les délais peuvent être fixés tôt et de manière fiable.

    Parallèlement, la production industrielle ouvre de nouvelles perspectives en matière de durabilité. Les directives relatives à la réduction des émissions de CO₂, au choix des matériaux et à l’efficacité énergétique peuvent être inscrites de manière cohérente dans le système. Grâce à des passeports de matériaux et des plateformes, les composants installés sont documentés et donc visibles en tant que ressources pour des transformations ou des démantèlements ultérieurs.

    L’acceptation décide de l’avenir
    Le grand défi est la perception. Dans l’esprit de beaucoup, la construction en série est synonyme d’architecture monotone et de quartiers sociaux à problèmes. Tant que les projets actuels ne convaincront que partiellement sur le plan de la conception, ce scepticisme persistera.

    Pour être largement acceptés, les bâtiments doivent offrir plus que de l’efficacité. De bons plans, une qualité de séjour élevée, des espaces extérieurs différenciés et une intégration soignée dans l’espace urbain. La standardisation doit être comprise comme une base sur laquelle la diversité peut se développer.

    La construction en série peut devenir un élément central du tournant de la construction, plus rapide, plus planifiable, plus respectueux des ressources et pensé de manière circulaire. Les conditions techniques sont réunies, tout comme les projets pilotes réussis.

    La question de savoir si cette approche connaîtra son « moment Tesla » dépend maintenant de la capacité du secteur et des villes à associer des processus industriels à une qualité d’habitat et d’aménagement élevée, et à montrer ainsi que la répétition n’est pas synonyme d’uniformité, mais peut constituer la base de quartiers diversifiés et porteurs d’avenir.

  • Choix des matériaux contre la chaleur urbaine

    Choix des matériaux contre la chaleur urbaine

    La Suisse se dirige vers des étés plus chauds, davantage de jours de canicule et des événements météorologiques extrêmes plus fréquents. Les villes et les zones densément peuplées, en particulier, se réchauffent plus que leurs environs et se refroidissent plus lentement la nuit, c’est le fameux effet d’îlot de chaleur. Il est directement lié au mode de construction : un scellement dense, des surfaces sombres et des structures massives emmagasinent la chaleur et ne la restituent qu’avec un certain retard.

    Comme les bâtiments et les infrastructures restent en place pendant des décennies, les matériaux utilisés aujourd’hui façonnent le microclimat de demain. Le choix des matériaux devient donc une décision stratégique. Il influence non seulement les besoins énergétiques et le confort dans le bâtiment, mais aussi la santé et la qualité de séjour dans l’espace public.

    Ce que la nouvelle édition apporte
    C’est là qu’intervient la deuxième édition élargie du catalogue de matériaux. L’ouvrage de référence de l’Office fédéral du logement montre comment différents matériaux de construction influencent la température extérieure et quelle contribution ils apportent à un climat urbain thermorésistant.

    Le catalogue compare les matériaux courants utilisés à l’extérieur tels que les revêtements de sol, les façades et, depuis peu, les toitures et les végétalisations à l’état sec et humide. Outre l’effet sur la température ambiante, il tient compte de propriétés supplémentaires telles que la réflexion du rayonnement solaire, la durée de vie et, pour les revêtements, la capacité d’infiltration. Il en résulte une image globale qui réunit les aspects thermiques, fonctionnels et de gestion de l’eau.

    Méthode actualisée, résultats comparables
    La nouvelle édition se base sur des simulations effectuées par la Haute école spécialisée du Nord-Ouest de la Suisse pour le compte de l’Office fédéral de l’énergie et de l’OFL. Les matériaux déjà présents dans la première édition ont également été recalculés à l’aide d’un logiciel de simulation amélioré.

    Ainsi, tous les résultats sont basés sur une même méthodologie et peuvent être directement comparés entre eux. Pour les planificateurs, cela signifie qu’ils peuvent comparer les variantes sur le plan qualitatif et quantitatif et mieux justifier leurs décisions vis-à-vis des mandants et des autorités.

    Outil pour la planification et la mise en œuvre
    Le catalogue de matériaux est conçu comme un ouvrage de référence orienté vers la pratique pour les nouvelles constructions et les rénovations dans les zones densément bâties. Il aide les planificateurs spécialisés et les maîtres d’ouvrage à intégrer très tôt dans leurs processus l’effet du choix des matériaux sur le développement de la chaleur, de l’idée de projet à la planification détaillée.

    En combinaison avec d’autres instruments pour un développement urbain adapté au climat, le catalogue devient un élément de base pour des quartiers résistants à la chaleur. Il aide à éclaircir les surfaces de manière ciblée, à utiliser la capacité d’évaporation, à améliorer l’infiltration et donc à rendre le climat urbain plus résistant au changement climatique, étape par étape.

  • Des startups qui bouleversent la construction

    Des startups qui bouleversent la construction

    Tobias Hofmeier (Swissbau) et Moritz Kistenmacher (Startup Academy) ont offert le cadre permettant aux jeunes entreprises d’obtenir une visibilité, un accès à des partenaires et un environnement professionnel. Dans le Village de l’innovation du Swissbau Lab, les startups représentaient près de la moitié des quelque 70 partenaires. Un signal clair de l’importance que revêt l’innovation entrepreneuriale pour Swissbau.

    Pour Swissbau, les startups ne sont pas un phénomène marginal, mais une pièce maîtresse de son programme d’innovation. Sous la devise « donner ensemble de nouvelles impulsions », il s’agissait de relever ensemble des défis tels que les objectifs climatiques, l’efficacité des ressources, la pression sur la productivité et la pénurie de main-d’œuvre qualifiée. Ces thèmes sont centraux et l’innovation est la clé qui permet aux startups de continuer à apporter du rythme et du courage pour des approches radicalement nouvelles.

    Dans le cadre du Challenge, la Startup Academy Suisse a accompagné de manière particulièrement étroite les jeunes entreprises du secteur de la construction et de l’immobilier. Certaines startups qui, il y a quelques années encore, pitchaient dans l’Innovation Lab, sont aujourd’hui présentes sur le salon avec des stands plus grands. C’est précisément cette évolution, du prototype précoce à l’acteur établi du marché, que le Challenge met en route et dont les effets se font sentir bien au-delà des dates du salon.

    La politique et la promotion économique comme vent arrière
    L’importance a été soulignée par le mot de bienvenue du conseiller d’Etat Kaspar Sutter, chef du Département de l’économie, des affaires sociales et de l’environnement du canton de Bâle-Ville. Le canton a parrainé le Swissbau et, avec Basel Circular, il aide les entreprises à passer à des modèles d’affaires qui fonctionnent en circuit fermé. Il était logique que le Circular Award soit décerné ici pour la première fois et cela montre clairement que l’économie circulaire et les objectifs climatiques sont aujourd’hui au cœur de la politique de construction.

    Sutter a souligné à quel point le site de Bâle est axé sur la promotion de l’innovation, avec des programmes qui soutiennent concrètement les entreprises et les branches. Son message a des répercussions au-delà de la Swissbau. Les start-up sont essentielles à tout écosystème économique ; sans elles, les nouveaux domaines technologiques ne seraient guère envisageables. Une situation comparable se dessine dans le secteur de la construction. Ce n’est qu’avec l’arrivée de nouveaux acteurs aux idées neuves que le secteur pourra maîtriser les changements technologiques et réglementaires.

    Le canton de Bâle-Campagne mise lui aussi délibérément sur l’innovation avec sa promotion économique. Thomas Kübler, directeur de la promotion économique de Bâle-Campagne, a parlé lors de la finale de conditions-cadres qui doivent faciliter la croissance et la mise à l’échelle des start-up. Le partenariat répété lors du Swissbau Startup Challenge montre que l’on ne se contente pas de tisser des réseaux ponctuels, mais que l’on construit des écosystèmes à long terme. Une base dont le secteur profite également après le salon.

    La construction est essentielle pour l’économie suisse, mais elle génère de fortes émissions de CO₂ et de grandes quantités de déchets. Bâle-Ville poursuit un objectif ambitieux de zéro net en 2037. De tels objectifs augmentent durablement la pression et la demande de solutions telles que celles présentées par les finalistes et développées dans des projets et des applications pilotes.

    Six finalistes, six réponses au tournant de la construction
    Les six startups Aconitum Swiss, Benetics, Impact Build, Moduvo, Planlabs et Talpa Inspection ont participé à la finale. Elles représentaient différents leviers de transformation, de l’optimisation numérique des processus à la communication de chantier repensée, en passant par les matériaux circulaires.

    Leur approche a en commun d’améliorer concrètement les pratiques de la construction et de l’immobilier et d’obtenir moins de gaspillage, plus d’efficacité et de meilleures données. Les idées présentées sur la scène du Swissbau Lab, ne sont pas des visions dans le vide, mais des solutions qui peuvent être intégrées dès aujourd’hui dans les projets, les chantiers et les bureaux d’études et qui y déploient leurs effets.

    Des intérieurs sans plastique
    Aconitum Swiss a développé un matériau biologique en collagène polymère qui se passe de plastique et permet ainsi de réduire l’énergie, les ressources et les déchets. L’objectif est de fournir des solutions durablement plus saines pour l’homme et l’environnement. La fondatrice, Dr Vlada Snus, va plus loin et utilise du cuir recyclé ainsi que des matériaux de construction upcyclés tels que du béton concassé, du sable, du verre recyclé et de vieilles tuiles pour produire des panneaux acoustiques poreux. Ces panneaux améliorent l’acoustique des pièces, filtrent les polluants atmosphériques, les virus et les bactéries et contribuent à la régulation de la température et de l’humidité. Le système est recyclable, réduit la consommation de plastique et est déjà utilisé dans les affaires B2B en Suisse, en Europe et au Moyen-Orient – avec un potentiel de diffusion plus large.

    Communication sur le chantier sans paperasserie
    Benetics s’est attaqué à un thème récurrent sur les chantiers, la communication et la documentation. Au lieu d’une planche à pince, de plans sur papier, de notes et d’un historique chaotique des discussions, la startup mise sur une plate-forme basée sur le cloud avec une application pour smartphone. Le responsable donne ses instructions sur son téléphone portable, une IA structure automatiquement les informations et classe une tâche claire dans le système sous tâche, responsabilité, délai, étapes nécessaires, photos.

    C’est un avantage, surtout dans un secteur à caractère international. Les collaborateurs reçoivent leurs tâches dans leur propre langue. La charge administrative diminue, les erreurs dues à des malentendus sont réduites et les données sont intégrées proprement dans les systèmes existants. Cela a déjà été démontré dans les cas d’application présentés et à l’avenir, encore plus de chantiers pourront profiter du fait que les personnes sur place se concentrent à nouveau davantage sur ce qui compte, la construction.

    Robotique et matériaux terreux
    Impact Build repense les éléments de construction à partir de la base des matériaux. La start-up de l’ETH veut fabriquer des éléments de mur sans coffrages classiques, avec une fabrication robotisée et des ressources locales. Le procédé « Impact Printing » projette à grande vitesse des masses denses de matériaux d’excavation et de gravats les unes sur les autres, de sorte que les couches se lient sur toute leur surface et donnent naissance à des éléments porteurs.

    Les éléments ainsi produits peuvent être découpés, détaillés, revêtus et combinés de manière modulaire. Ils régulent l’humidité et la température, sont naturellement résistants au feu et efficaces sur le plan acoustique, et ce avec des coûts de matériel, de travail et de transport plus faibles. Avec le Circular Award derrière lui, Impact Build renforce maintenant sa position pour amener les usines robotisées mobiles à proximité des chantiers, réduire les émissions et déployer progressivement le modèle à l’échelle internationale.

    Murs intérieurs en circuit
    Moduvo a pris pour cible le mur en plâtre en tant que produit jetable. L’objectif est de rendre les cloisons intérieures recyclables sans pour autant bouleverser complètement la pratique. La startup a développé des systèmes de cloisons préfabriquées à base de bois qui peuvent être montées rapidement et transformées ou réutilisées tout aussi facilement. Idéal pour les bureaux dont les plans changent souvent. Le système est complété par un système modulaire à ossature bois qui peut être mis en œuvre de manière similaire à la construction sèche classique. Les artisans n’ont pas besoin d’apprendre des techniques totalement nouvelles et pourtant, les règles du jeu changent fondamentalement avec moins de déchets, moins d’énergie grise, de meilleurs coûts de cycle de vie. La startup est ainsi bien positionnée pour réagir aux directives actuelles et futures en matière d’économie circulaire et de protection du climat et pour rendre les constructions neuves et existantes aptes à répondre aux exigences futures.

    Techniques du bâtiment sur simple pression d’un bouton
    Planlabs est intervenu là où beaucoup de temps de planification et de matériel sont engagés, comme pour les techniques du bâtiment. La plateforme basée sur le cloud automatise la planification de la ventilation, du chauffage/refroidissement et de l’électricité. Toutes les installations sont prises en compte simultanément avec des composants réels du fabricant, des normes locales, un dimensionnement automatique et un contrôle des collisions. L’objectif est de réduire le surdimensionnement, d’améliorer la coordination des systèmes et de réduire considérablement le temps de planification. Il est possible d’envisager rapidement des variantes et de définir plus précisément les objectifs de durabilité. Ce qui a été présenté en finale donne aux planificateurs plus de liberté pour le travail conceptuel et la qualité et crée la base pour que les projets futurs soient planifiés de manière plus robuste, plus efficace en termes de ressources et mieux documentés.

    Système d’alerte précoce pour les dommages dus à la corrosion
    Talpa Inspection développe une nouvelle sonde d’inspection qui permet de détecter rapidement les dommages dus à la corrosion sur les ouvrages en béton avant qu’ils ne deviennent des problèmes de sécurité. L’équipe spin-off de l’ETH Zurich remplace les mesures ponctuelles sur site et les protocoles papier coûteux par un procédé numérique. La sonde saisit systématiquement des données d’état qui sont visualisées dans un Digital Twin 3D de l’ouvrage. Le risque de corrosion peut ainsi être localisé avec précision dans l’espace et les exploitants d’infrastructures savent où et quand intervenir pour rénover les ponts et autres ouvrages de manière ciblée et prolonger leur durée de vie. En remportant le Swissbau Startup Challenge, Talpa Inspection a reçu un coup de pouce supplémentaire pour mettre cette technologie plus largement en pratique.

    Countdown 2030
    Countdown 2030 est un regroupement de professionnels du secteur de la construction autour des startups. La « Reduction Roadmap Switzerland » est au cœur de cette démarche. Elle déduit d’un budget global de CO₂ des contingents nationaux et sectoriels qui doivent être déclinés jusqu’au niveau communal. Les communes peuvent ainsi orienter les projets de construction et le développement local de manière ciblée en fonction du budget climatique. Le Danemark sert de modèle. Dans ce pays, des obligations contraignantes en matière d’écobilan et des objectifs de réduction ambitieux ont déjà conduit à des innovations, des substitutions de matériaux et des changements d’affectation. Le message du Swissbau Lab est que sans contingents de CO₂ clairs, une réglementation raisonnable et l’interaction entre la politique, l’administration et le marché, le tournant de la construction ne réussira pas. Mais avec eux, de nouvelles marges de manœuvre s’ouvrent pour les solutions qui ont précisément été présentées en finale.

    Circular Award Le circuit comme leitmotiv
    Avec le Circular Award, powered by Basel Circular, un prix a été décerné pour la première fois à Swissbau, spécialement pour les modèles d’entreprise qui fonctionnent en circuit fermé. Basel Circular, un partenariat du canton de Bâle-Ville et d’autres institutions de promotion, aide les entreprises à passer de modèles linéaires à des modèles circulaires.

    Lors de la finale, la directrice de projet Stefanie Sendes a clairement indiqué que le secteur de la construction était responsable de la plus grande partie des déchets produits en Suisse. Sa remarque reste d’actualité : l’économie circulaire est bien plus que le recyclage. La réutilisation, la réparabilité, les produits modulaires et la suffisance tout au long de la chaîne de création de valeur sont des éléments décisifs, et c’est précisément là qu’interviennent de nombreuses startups présentées.

    Les gagnants 2026
    Le Circular Award a été décerné à Impact Build, une distinction qui souligne le potentiel des composants fabriqués de manière robotique à partir de matériaux recyclés. Ici, la préservation des ressources, l’évolutivité industrielle et la qualité de la conception se rencontrent directement et créent une base pour les projets concrets des prochaines années.

    Dans le Swissbau Startup Challenge lui-même, les places trois, deux et une ont été attribuées. Impact Build s’est assuré la troisième place, Benetics a atteint la deuxième place avec sa communication de chantier basée sur l’IA et Talpa Inspection a remporté la finale en tant que vainqueur principal. Cet ordre reste un instantané, mais la véritable course commence maintenant, lorsque les solutions font leurs preuves sur le marché.

    Au final, le Swissbau Startup Challenge s’est révélé être bien plus qu’une scène pour les pitchs. Il a fonctionné comme un laboratoire pour le tournant de la construction et comme un point de rencontre entre les startups, les entreprises établies, la politique et l’administration. Le fait que le secteur de la construction soit le gagnant n’est pas seulement valable si l’on regarde rétrospectivement les journées du salon, mais surtout si les innovations présentées trouvent maintenant leur chemin dans le quotidien des planificateurs, des exécutants et des exploitants.