Étiquette : Bauwirtschaft

  • Une nouvelle filiale renforce la présence en Asie centrale

    Une nouvelle filiale renforce la présence en Asie centrale

    Sika étend sa présence en Asie centrale avec une nouvelle filiale à Bichkek au Kirghizistan. Selon un communiqué, l’objectif de cette nouvelle filiale est d’accroître la proximité avec les clients dans la région et d’améliorer l’accès au marché régional pour l’entreprise.

    L’expansion au Kirghizstan s’explique notamment par les perspectives économiques positives de cette ancienne république soviétique. Selon les prévisions, le produit intérieur brut devrait croître de 7 pour cent par an jusqu’en 2030, indique le communiqué. Les moteurs de croissance dans le secteur de la construction sont par exemple des projets de construction industrielle à grande échelle ainsi que des investissements dans les infrastructures et l’énergie, qui soulignent encore l’importance stratégique de l’Asie centrale pour Sika.

    « Avec l’organisation locale au Kirghizistan, nous complétons nos activités existantes au Kazakhstan et en Ouzbékistan et renforçons ainsi notre réseau régional en Asie centrale. Cela crée une base pour le développement ciblé de notre position sur le marché dans la région et pour la poursuite de notre croissance », a déclaré Christoph Ganz, directeur régional EMEA chez Sika.

    Le groupe de chimie du bâtiment Sika se concentre sur le développement et la production de systèmes et de produits pour le collage, l’étanchéité, l’amortissement, le renforcement et la protection dans le bâtiment et l’industrie. Avec l’ouverture du site kirghize, l’entreprise étend son réseau mondial à 103 sociétés nationales. En 2025, l’entreprise a réalisé un chiffre d’affaires de 11,20 milliards de francs.

  • Nouvel équilibre des forces dans les solutions d’aménagement modulaires

    Nouvel équilibre des forces dans les solutions d’aménagement modulaires

    Selon un communiqué, le groupe Condecta reprend du groupe allemand ALHO, basé à Friesenhagen, l’ensemble du parc suisse de location FAGSI ainsi que toutes les activités associées en Suisse. Cette reprise inclut également le site de Wikon, dans le canton de Lucerne. L’entreprise de Winterthour reprend ainsi l’ensemble du parc suisse de conteneurs de location FAGSI. FAGSI est une marque du groupe ALHO spécialisée dans la vente et la location de bâtiments modulaires et temporaires pour les villes, les communes et l’industrie, en particulier les bureaux, les écoles, les crèches et les logements temporaires haut de gamme.

    Le site de Wikon dispose d’une surface de production et de stockage d’environ 12 000 mètres carrés ainsi que d’une flotte de location de 1 150 conteneurs FAGSI. Il est prévu de le transformer en centre de compétence pour les solutions d’espace mobiles haut de gamme. Selon Condecta, « cela permettra de créer les bases nécessaires pour réaliser efficacement des projets plus importants et plus complexes à partir d’une source unique, ce qui représente une valeur ajoutée évidente pour les clients des secteurs de l’industrie, de l’administration, de l’éducation et de la santé ». Selon les informations disponibles, les relations avec les clients existants, les projets en cours et les contrats de location seront poursuivis sans interruption. Les interlocuteurs et les processus resteront également les mêmes.

    « La reprise des activités suisses de FAGSI est une étape importante pour le développement de Condecta », déclare Olivier W. Annaheim, PDG de Condecta. « Nous renforçons notre activité principale, élargissons notre offre haut de gamme et investissons de manière ciblée dans des compétences supplémentaires. Le site de Wikon jouera un rôle central dans le développement de la qualité, de la performance et de la fiabilité des livraisons en Suisse. »

  • La stratégie de plateforme renforce les compétences dans les domaines de la construction et de l’environnement

    La stratégie de plateforme renforce les compétences dans les domaines de la construction et de l’environnement

    La société TIC Holding Schweiz AG, dont le siège se trouve à Baar, a racheté HSE Conseils, basée à Laténa. Selon un communiqué, son directeur général, Marc Dutoit, restera en fonction. TIC Holding est une plateforme de construction et de technologie financée par Winterberg Investment X et gérée par Winterberg Advisory GmbH, basée à Munich.

    HSE Conseils est le spécialiste leader dans les secteurs de l’industrie, des matériaux de construction, de la construction, de l’environnement et de la sécurité au travail dans le canton de Neuchâtel et sur six autres sites dans les cantons de Vaud, Valais, Genève, Fribourg et Jura, poursuit le communiqué. Elle propose une gamme complète de services aux entreprises de construction, aux responsables immobiliers, aux planificateurs, aux entreprises et aux institutions publiques. Cela comprend le diagnostic et l’analyse des polluants accrédités par le Service d’accréditation suisse (SAS) (notamment l’amiante, les polychlorobiphényles et le plomb), la gestion de l’environnement et des déchets, les concepts de sécurité et de santé ainsi que les mesures de la qualité de l’air intérieur. Son domaine d’activité comprend également des conseils en matière de sécurité, ainsi que des formations et des conseils sur la sécurité dans la construction, de l’évaluation des risques au concept d’assainissement.

    « Avec HSE, nous couvrons désormais les secteurs de l’industrie, des matériaux de construction, de la construction, de l’environnement et de la sécurité au travail », déclare Ralph Nowak, membre du conseil d’administration de TIC Holding Suisse et partenaire chez Winterberg, dans le communiqué. « Il s’agit d’une étape importante pour le développement de notre TIC Holding Suisse – les trois plateformes soulignent notre position de groupe indépendant leader dans ces domaines dans toute la Suisse. » Marc Dutoit mise sur une forte croissance pour HSE Conseils grâce à cette fusion et sur de nombreuses synergies avec les autres membres du groupe. « Notre structure, l’ensemble de l’équipe et tous les interlocuteurs de nos clients restent inchangés et nous continuons à fournir une qualité et une fiabilité maximales », déclare M. Dutoit.

  • Swissbau 2026 crée de nouvelles synergies

    Swissbau 2026 crée de nouvelles synergies

    Travailler ensemble a toujours été le thème dominant de Swissbau : se rencontrer personnellement, agir ensemble, se faire progresser mutuellement. Pour la prochaine édition en janvier 2026, l’organisateur du salon mise davantage sur les synergies positives. Les plateformes de collaboration Swissbau Focus & Lab ne sont pas les seules à vivre un développement commun, les surfaces d’exposition du salon se sont également rapprochées, tant sur le plan géographique que thématique. Cela est particulièrement visible dans la nouvelle mise en scène de la halle 1.2, qui offre une scène atmosphérique à l’ensemble de l’aménagement intérieur.

    Un monde de tendances pour les amateurs de design
    Désormais placé dans la halle 1.2, le public de Swissbau découvrira un monde d’expériences composé d’innovations en matière de salles de bains, de surfaces tendance, d’éclairages d’ambiance et d’aménagements d’objets haut de gamme. Le niveau commun pour l’aménagement intérieur offre un espace de découverte et d’échange approfondi avec des fabricants renommés et de nouvelles marques. Le clou : le nouveau monde des tendances dans le hall 1.2 sera également ouvert le samedi. Grâce au Swissbau Focus avec des salons partenaires, des points d’information et des manifestations, la visite du week-end mène directement à l’univers des tendances par des escaliers roulants.

    Découvrir l’artisanat de près
    Dans la halle 1.0, située au rez-de-chaussée, deux objets de construction réels, réalisés par différentes entreprises artisanales et aménagés en parallèle, attirent sans aucun doute l’attention des visiteurs de Swissbau. Dans une halle métallique, des constructeurs métalliques, des électriciens, des fabricants de portes et de portails montrent leur savoir-faire. Dans une maison d’habitation à deux étages, on peut observer des constructeurs en bois, des plâtriers et des carreleurs au travail. Les deux objets seront achevés sur le chantier après la Swissbau. Mais le « point de rencontre de l’artisanat » a encore plus à offrir : En plus des surfaces d’action ludiques et d’un forum avec des thèmes pratiques, des entreprises artisanales et des exposants spécifiques à ces thèmes se présenteront dans les environs. Un vaste salon de la construction invite à discuter entre professionnels.

    Profiter de l’échange avec des experts
    Swissbau Focus dans la halle 1.0 et Swissbau Lab dans la halle 1.1 sont les meilleurs exemples d’un dialogue interdisciplinaire sur les défis actuels et les tendances futures de la branche.
    Des associations, institutions et universités de premier plan apportent leurs positions sur la plate-forme événementielle Swissbau Focus. Le public professionnel pourra découvrir et tester des produits adaptés et des solutions prêtes à être commercialisées au Swissbau Lab. Les visiteurs profiteront également d’un atelier Swissbau agrandi pour examiner à la loupe des applications innovantes dans la pratique. La participation au vaste programme du Swissbau Focus et du Lab est comprise dans le billet d’entrée. Les inscriptions aux événements sont faciles à effectuer sur le site web de Swissbau et ne devraient manquer dans aucune préparation au salon pour un gain optimal de savoir-faire.

    Un marché coloré pour les enduits et les peintures
    Une coopération nouvellement née avec l’Association suisse des entrepreneurs plâtriers-peintres (ASEPP) offre dans la halle 1.1 un aperçu des techniques innovantes, des matériaux de haute qualité et des solutions durables du secteur créatif. Par sa présence au salon multisectoriel, l’association souhaite se positionner davantage auprès des architectes, des planificateurs et des autres professionnels du bâtiment. Les points forts du domaine thématique sont l’exposition d’objets du « Prix suisse pour le crépi et la peinture » avec remise de prix le 22 janvier au Swissbau Focus, des entraînements en direct de deux championnes suisses fraîchement élues pour les WorldSkills de Shanghai, la rencontre de la branche « SMGV-Marktblitz Spezial » les 21 et 23 janvier et un « Maler-Gipser-Stübli » pour des échanges personnels. Les centres de formation de l’ASCM présenteront des exemples pratiques de leurs multiples domaines d’activité. Dans l’atelier des peintres-plâtriers, des artisans expérimentés montreront comment réaliser des façades avec des structures d’enduit décoratives.

    Des partenariats précieux
    Avant que les exposants et les partenaires ne prennent les commandes des halles et ne dévoilent leurs nouveautés le mardi matin, Swissbau sera inauguré par Construction Suisse, l’association faîtière du secteur suisse de la construction. Dans le cadre d’une discussion avec des personnes issues du monde politique et économique, le groupe de base Second-œuvre et Enveloppe des édifices, qui représente le secteur le plus important en termes de chiffre d’affaires, place son importance, ses besoins et son développement au centre de la cérémonie d’ouverture. En 2026, la pertinence persistante de Swissbau sera également attestée par des partenariats de renom. La Société suisse des ingénieurs et des architectes (SIA), la marque suisse LAUFEN ainsi que le nouveau partenaire Abacus Business Solutions s’engagent à grande échelle et apportent leurs expertises spécialisées à l’offre du salon.

    Swissbau sous une nouvelle direction
    Depuis 25 ans, Rudolf Pfander préside aux destinées de Swissbau et l’a fait entrer avec succès dans l’ère moderne. Afin d’assumer de nouvelles tâches pour MCH Exhibitions & Events après l’édition 2026, il a passé le relais à son adjoint Tobias Hofmeier en septembre. Ce Lörrachois de 36 ans dirigeait depuis 2020 la gestion de projet Swissbau ainsi que le développement réussi des plateformes de collaboration Swissbau Focus et Lab. Rudolf Pfander souligne : « Tobias est la solution de succession parfaite pour Swissbau. Il connaît parfaitement les besoins des exposants, des partenaires et des visiteurs, et il est également conscient des opportunités de développement futur du salon professionnel »

    Swissbau 2026 – la plateforme leader du secteur de la construction et de l’immobilier en Suisse

    Durée du salon, heures d’ouverture
    20.- 23 et 24 janvier 2026
    Du mardi au vendredi, de 9h à 18h
    Samedi journée supplémentaire Aménagement intérieur et Swissbau Focus, halle 1.2 et halle 1.0 sud, 9h à 16h

    Acheter un billet ou utiliser un bon
    swissbau.ch/ticket

    S’inscrire aux événements
    swissbau.ch/events

    Toutes les informations
    swissbau.ch

    Organisateur
    MCH Exhibitions & Events GmbH, Swissbau, CH-4005 Bâle

  • Les heures de travail comme clé dans la construction en montagne

    Les heures de travail comme clé dans la construction en montagne

    Des praticiens expérimentés de différents cantons soulignent que le travail en montagne est soumis à des contraintes de temps très strictes. Les machines de construction et les matériaux doivent souvent être transportés avec difficulté, tandis que l’approvisionnement en électricité et en eau ainsi que l’accès sont limités et sensibles aux conditions météorologiques. Les fortes variations de température, les longues distances d’accès et l’absence périodique de travaux en hiver exigent des modèles de temps flexibles et adaptés aux projets – les horaires de travail rigides sont ici pratiquement impossibles à appliquer

    Planification, fierté et AVOR
    Pour les entreprises, cela signifie une préparation minutieuse du travail et une flexibilité permanente. Souvent, les entreprises de construction organisent des calendriers de travail spéciaux pour les projets de montagne, qui sont adaptés à la saison, à la semaine ou même à la journée. Avec l’accord de la commission professionnelle paritaire locale, il est possible de déroger aux horaires de travail hebdomadaires normaux dans le secteur de la construction afin de tenir compte des facteurs géographiques et climatiques

    Le salaire des ouvriers du bâtiment suit alors les règles nationales fixées par la convention collective de travail du bâtiment. Il est de plus en plus important de planifier les ressources à l’avance. Parfois, le modèle d’une semaine de quatre jours ou d’équipes plus longues pendant l’été permet de compenser les goulots d’étranglement et d’offrir aux professionnels des perspectives attrayantes dans un contexte saisonnier

    Spécificités et motivation dans l’industrie minière
    Les efforts physiques accrus dus à l’air plus rare en altitude, au terrain exigeant et à la logistique nécessitant de l’autonomie exigent de l’expérience et un esprit pionnier, ce qui, selon les représentants de l’industrie, accroît la motivation des employés. Le décor changeant des montagnes, l’esprit d’équipe et la fierté du travail accompli contribuent à l’identité particulière de la « construction en ligue des champions ». Des modèles de temps de travail flexibles, allant de la planification prévisionnelle aux contrats de personnel temporaire, en passant par des comptes épargne-temps adaptés localement, sont indispensables pour donner à l’industrie minière un visage professionnel, économique et socialement équilibré

    Pour construire dans les montagnes suisses, il faut calculer de manière flexible, s’adapter à la météo et à la géographie et établir des modèles de temps sur mesure en collaboration avec les planificateurs, les autorités et le personnel. L’exigence de flexibilité n’est donc pas un effet de mode, mais une nécessité pour la culture de la construction et la compétitivité en Suisse.

  • L’avenir du marché immobilier tessinois au cœur d’immoTable Ticino

    L’avenir du marché immobilier tessinois au cœur d’immoTable Ticino

    Sous la modération de Natascia Valenta, Michele Bertini (La Mobiliare), Nicolas Daldini (SVIT Ticino), Gian-Luca Lardi (Fédération suisse des entrepreneurs) et Sandro Montorfani (Département de la construction privée, ville de Lugano) ont pris la parole.

    Le débat a abordé des questions clés telles que la replanification et la densification du territoire, la simplification des procédures de permis de construire et la nécessité de rationaliser la législation afin d’accélérer les processus de décision.

    Il a également été souligné que les investissements au Tessin sont aujourd’hui positifs, grâce à la diminution des logements vacants, qui se concentrent principalement sur les biens immobiliers obsolètes.

    Parmi les défis à venir figuraient également la question des PPP (partenariats public-privé) et la diminution des fonds alloués à la rénovation, dans un contexte de vieillissement de la population et de parc immobilier à renouveler. Un sujet qui sera d’une importance cruciale dans les années à venir.

    Le rôle stratégique de l’Italie en tant que partenaire économique et source de main-d’œuvre qualifiée a également été rappelé, de même que l’impact des récentes votations sur la valeur locative, qui auront des répercussions importantes sur les finances du canton et des communes.

    Malgré ces défis, le pays du soleil reste une région dynamique et attractive pour les investissements immobiliers, prête à saisir les opportunités d’un marché en pleine mutation.

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  • « Le secteur de la construction est plus agile que beaucoup ne le pensent »

    « Le secteur de la construction est plus agile que beaucoup ne le pensent »

    « J’aime ce que nous faisons », dit Kull. « Si vous le faites de manière professionnelle, la construction reste économiquement intéressante » Elle souligne toutefois que les exigences légales, les oppositions et les longues procédures ralentissent considérablement les processus de construction. La pandémie a toutefois montré la capacité d’adaptation du secteur : « Nous n’avons pas dû fermer de chantiers. C’était de la résilience en action »

    Pour Kull, la force du secteur réside dans sa capacité à s’adapter à de nouvelles conditions. Elle évoque la grande sécurité juridique en Suisse, mais met en garde contre la « décélération » croissante due aux longues procédures et aux recours qui engagent des milliards. Et ce, aussi bien pour les entreprises que pour les investisseurs et les pouvoirs publics.

    La numérisation met en valeur les potentiels d’efficacité
    Kull considère que la crise de productivité souvent évoquée dans le secteur de la construction est dépassée. La numérisation et le Building Information Modeling ont révolutionné les processus de production et de communication. « Nous travaillons aujourd’hui avec des fenêtres de temps claires, des livraisons juste à temps et une coordination numérique entre tous les corps de métier », explique-t-elle.

    Les projets basés sur le principe du « BIM to Field » ont permis à l’entreprise de réaliser des gains d’efficacité de 10 à 15 pour cent. « Cela a un impact direct sur la qualité, les délais et les coûts. C’est une attente légitime de nos clients », ajoute Kull. Des projets particulièrement complexes comme le Circle à l’aéroport de Zurich auraient accéléré la transformation numérique de l’entreprise.

    Nouvelle collaboration dans la construction
    Kull a observé que les entreprises générales et totales sont devenues plus ouvertes aux modèles contractuels flexibles. Le développement suisse fait avancer de manière ciblée des modèles intégrés dans lesquels la planification et l’exécution sont plus étroitement imbriquées. « De nombreuses règles d’airain du contrat classique d’entreprise générale/d’entreprise totale ne sont plus sacro-saintes aujourd’hui », explique-t-elle.

    Selon elle, l’objectif est de créer une culture coopérative dans laquelle les entreprises partagent les risques et les opportunités. « Un fournisseur est mal conseillé s’il s’obstine à signer des contrats d’hier » Kull voit dans la diversité des modèles, de l’approche par alliance aux modèles de responsabilité globale, une réponse à la complexité croissante des projets.

    Changement de génération et nouvelle culture de travail
    Les structures internes évoluent également. Selon lui, l’utilisation d’outils numériques va de soi pour les jeunes générations. « Les solutions logicielles, l’IA et les outils de communication comme Teams ont massivement modifié notre façon de travailler. Les temps de déplacement sont réduits, les voies de décision sont devenues plus courtes » Cela augmente en même temps l’attractivité du secteur en tant qu’employeur.

    Pour Kull, l’agilité des entreprises GU/TU passe également par leur capacité à attirer et à retenir les talents. « Nos projets sont notre carte de visite », dit-elle, « les jeunes postulent chez nous parce qu’ils veulent participer à des projets de construction importants et visibles »

    Obstacles politiques et responsabilité
    Outre la capacité d’innovation technologique et organisationnelle, Kull appelle au réalisme politique. Selon elle, les procédures d’autorisation toujours plus longues et la multiplication des recours paralysent la construction de logements. « Nous avons des projets qui sont en préparation depuis plus d’une décennie. Cela mobilise d’énormes ressources et décourage les investisseurs »

    Elle qualifie la spirale réglementaire actuelle de « toxique ». Selon elle, la demande de logements plus nombreux et moins chers est justifiée, mais elle est en contradiction avec l’augmentation des obligations. « Il faut un changement de mentalité dans l’administration et la politique. Plus de coopération, moins de méfiance »

    Conclusion : l’ouverture comme principe de réussite
    Rebecca Kull précise que le secteur de la construction doit façonner lui-même son avenir, de manière numérique, coopérative et audacieuse. « Le BIM est un principe disruptif, un peu comme la CAO autrefois dans la planification. Celui qui s’ouvre en profite. Celui qui s’obstine reste à la traîne » Le secteur de la construction, dit-elle, est depuis longtemps le reflet de la société, plus agile, plus exigeant et plus interconnecté que jamais.

  • Comment les données transforment la construction

    Comment les données transforment la construction

    « Au début, je pensais aussi que c’était un truc de l’UE », dit le professeur Adrian Wildenauer, expert en construction numérique. « Mais l’impact sur le secteur suisse de la construction est énorme »

    Le passeport produit exige que chaque produit de construction, du ciment aux profilés de fenêtres en passant par le bois, soit documenté numériquement. Les informations sur l’origine, la composition, la consommation d’énergie et la recyclabilité doivent pouvoir être trouvées de manière transparente, généralement via un code QR ou un lien de données.

    Ce changement touche un secteur où les données sur les matériaux sont souvent dispersées. Ceux qui produiront à l’avenir sans DPP perdront l’accès au marché européen. Pour les fabricants suisses, cela signifie que sans données, pas de livraison et donc pas de chiffre d’affaires. La pression pour s’adapter est donc élevée.

    La qualité des données comme clé
    De nombreuses entreprises possèdent déjà des informations précieuses, mais dans des systèmes et des formats différents. Wildenauer y voit le point faible critique : « Je vois bien que les fabricants deviennent de plus en plus des marchands de données. Mais toutes les petites entreprises n’ont pas les moyens de gérer l’intégralité de leurs données »

    Il plaide pour un centre de coordination national qui regrouperait les normes, les outils et les standards pour le secteur de la construction. « Nous devons helvétiser cela », dit-il. « De manière rapide, pragmatique et collective » Seule une stratégie de données coordonnée à l’échelle nationale permettra d’éviter la fragmentation et les doublons.

    La transparence crée la confiance
    Le passeport produit numérique est plus qu’une obligation réglementaire. Il crée une transparence du marché et de nouveaux critères de qualité. Lorsque les produits suisses apparaissent dans les bases de données européennes, cela renforce la visibilité et la crédibilité. Cette étape peut faire toute la différence, en particulier dans un environnement mondial qui mise sur la réduction des émissions de CO₂ et l’économie circulaire.

    Avec la divulgation de l’ensemble du cycle de vie des matériaux, de l’extraction à la déconstruction en passant par l’utilisation, l’efficacité des ressources devient centrale. « Le vieux principe du ‘make, take, waste’ a fait son temps », explique Wildenauer. « En réutilisant les matériaux, on économise les ressources et on devient plus indépendant »

    De nouvelles compétences apparaissent
    L’orientation vers les données modifie les métiers et les processus dans le secteur de la construction. Des profils tels que les gestionnaires de données, les certificateurs de matériaux ou les spécialistes de la traçabilité vont émerger. Ces nouveaux métiers associent le savoir-faire technique et numérique aux pratiques de construction et à la durabilité.

    Pour les entreprises, le changement commence maintenant. « Ne pas courir partout comme un poulet sans tête », conseille Wildenauer. « Commencer tout simplement. Quelles sont les données dont je dispose, quelles sont celles qui manquent ? » Un premier inventaire suffit à mettre de l’ordre dans le système. L’intelligence artificielle peut ensuite aider à identifier des modèles et à automatiser les processus. Mais sans données de base propres, les avantages restent limités.

    La numérisation, une opportunité
    Le passeport produit numérique marque une nouvelle ère de transparence et d’efficacité dans le secteur de la construction. Elle exige un changement de mentalité, mais offre d’énormes opportunités. Les entreprises qui agissent tôt s’assurent une position forte sur le marché et gagnent la confiance des investisseurs, des donneurs d’ordre et des clients finaux.

    Wildenauer le résume ainsi : « Ce n’est pas une menace, mais une invitation à mettre de l’ordre et à travailler ensemble pour rendre la construction plus résiliente et durable »

  • La Société des entrepreneurs reste confiante

    La Société des entrepreneurs reste confiante

    Le projet d’accord de la SSE mise sur des règles simples et applicables. Les points centraux comprennent une adaptation automatique des salaires minimaux au renchérissement, le maintien de l’annualisation du temps de travail et de nouvelles libertés dans l’organisation du temps de travail. Des comptes flottants et des comptes à long terme sont prévus, offrant aux collaborateurs une plus grande flexibilité pour la formation continue ou les obligations familiales. Les congés et les ponts doivent également être communiqués à l’avance.

    La protection en matière de droit du travail en cas de maladie et d’accident constitue une priorité importante. Sur la suggestion de la SSE, les syndicats étudient une adaptation au Code des obligations afin d’éviter les inconvénients des réglementations actuelles. Parallèlement, les délais de préavis des collaborateurs âgés doivent être aménagés de manière à ne pas rendre plus difficile leur réinsertion sur le marché du travail.

    Sur des points techniques, les deux parties s’efforcent de trouver des solutions pratiques. Par exemple, sur la prise en compte des temps de déplacement ou sur le travail du samedi en cas d’intempéries. L’association rappelle que les suppléments ne doivent être adaptés que dans des cas exceptionnels.

    Point de vue controversé des syndicats
    Alors que la SSE qualifie les négociations de « bonnes et constructives », le mécontentement grandit du côté des travailleurs. Selon Unia et Syna, des actions de protestation et des grèves menacent. Lors d’un vote national, environ 90% des ouvriers du bâtiment interrogés ont signalé qu’ils étaient prêts à entamer des arrêts de travail en l’absence d’accord. Les syndicats critiquent en particulier l’allongement des horaires de travail de jour, la baisse des primes et la détérioration de la situation des professionnels âgés.

    La SSE s’y oppose en soulignant que la durée annuelle du travail reste inchangée et que les salaires minimaux dans le secteur principal de la construction sont parmi les plus élevés d’Europe. Depuis 2019, les salaires auraient augmenté de 7,5 pour cent, et ce avec un renchérissement de 6,5 pour cent. Selon la fédération, la nouvelle convention ne doit pas augmenter les charges ni réduire les garanties, mais renforcer la compétitivité du secteur.

    Le dernier round se décide
    Le prochain et pour l’instant dernier round de négociations est prévu pour le 28 octobre. Des groupes de travail techniques se réunissent en parallèle pour préparer les questions de détail litigieuses. Les deux parties soulignent publiquement leur volonté de négocier, mais les divergences sont considérables.

    L’enjeu est de taille pour le secteur de la construction. La CN régit les conditions de travail de quelque 80 000 salariés et constitue la base de la stabilité et de l’équité dans l’un des secteurs les plus importants de Suisse.

  • La circularité, clé d’un avenir de la construction respectueux du climat

    La circularité, clé d’un avenir de la construction respectueux du climat

    CircularHub, plateforme de connaissances et d’échanges sur la construction circulaire, invite le 2 octobre 2025 à la MasterClass sur la circularité dans le secteur de la construction et de l’immobilier, selon une annonce. L’objectif est d’aider les professionnels et les dirigeants à transformer activement le secteur de la construction, grand consommateur de ressources, et de contribuer à la réalisation des objectifs suisses de zéro net.

    Au cours de l’événement, le rôle de la circularité dans la durabilité et les points forts des stratégies de conception circulaire et des modèles commerciaux, les exemples de meilleures pratiques et les approches suisses existantes seront discutés. Les participants bénéficieront d’une préparation individuelle au moyen d’un document de briefing et d’un entretien téléphonique de suivi optionnel avec des spécialistes de CircularHub. « Les solutions pour un tournant circulaire sont depuis longtemps sur la table. Il s’agit maintenant de diffuser largement les connaissances, les compétences et la volonté dans la pratique – et c’est précisément la raison d’être de la MasterClass », explique Marloes Fischer, CEO de CircularHub et conférencière principale de l’événement. Outre le contenu technique, la MasterClass permet une mise en réseau active des professionnels et des cadres, qui peuvent échanger avec des experts et des décideurs et prendre des impulsions.

    Selon CircularHub, le secteur suisse de la construction et de l’immobilier, qui émet beaucoup de CO2 et consomme beaucoup de ressources, est confronté à de profonds changements. La plateforme s’efforce donc d’aider les acteurs du secteur à trouver des solutions innovantes et à transformer l’industrie de la construction en une économie circulaire.

  • Le bois à l’honneur : 1500 invités à un événement à Worb

    Le bois à l’honneur : 1500 invités à un événement à Worb

    OLWO, qui affirme être un prestataire central de production et de commerce dans la filière bois suisse, a accueilli les 12 et 13 septembre 2025 quelque 1500 invités dans sa scierie de Worb. Pour l’occasion, l’entreprise a transformé le site avec son chapiteau et sa place de lutte en un lieu de rencontre pour les familles, les professionnels et les personnes intéressées par le bois, peut on lire dans un communiqué de presse. Les jeunes lutteurs parmi les personnes intéressées par le bois se sont en outre réjouis de la visite surprise de l’ancien roi de la lutte Christian Stucki.

    Les Journées du bois suisse 2025, dans le cadre desquelles s’est déroulée la manifestation, ont été organisées par l’association faîtière Lignum Economie suisse du bois et ses entreprises affiliées de la branche de la forêt et du bois. L’objectif des événements rassemblés était de promouvoir le bois suisse et une industrie de la construction durable, axée sur les ressources régionales et la création de valeur durable.

    OLWO, entreprise familiale dirigée par la quatrième génération, dispose d’une scierie et d’une raboterie propriétaires et d’une gamme complète de matériaux en bois pour les artisans, les architectes et les maîtres d’ouvrage. Au siège de l’entreprise à Worb, les clients bénéficient non seulement de bois et de matériaux régionaux, mais aussi de conseils de vente axés sur les solutions, fournis par une trentaine de spécialistes du bois.

  • Poursuite de la croissance avec l’ouverture d’un bureau à Cologne

    Poursuite de la croissance avec l’ouverture d’un bureau à Cologne

    VELLOWS continue d’étendre son réseau. Selon un communiqué, l’entreprise de conseil fondée en 2023 pour les projets et le développement organisationnel dans le secteur de la construction et de l’immobilier exploite depuis le 1er septembre 2025 un nouveau site à Cologne. Comme on peut y lire, VELLOWS poursuit sa croissance avec l’ouverture de ce nouveau bureau. L’entreprise a son siège à Hergiswil et opère également à une adresse zurichoise ainsi qu’à Bâle et Berlin.

    « Cologne est un site central pour nous, tant en ce qui concerne la structure de notre clientèle que notre portefeuille de services », explique le nouveau directeur du site, Stephan Hintzen. Cet ingénieur commercial spécialisé dans le génie civil a plus de dix ans d’expérience dans la gestion de projets, la représentation de maîtres d’ouvrage et le conseil immobilier.

    Le fondateur de VELLOWS, le professeur Jürgen M. Volm, parle d’un collègue expérimenté et disposant d’un excellent réseau : « En tant que partenaire et directeur général, il jouera un rôle central dans le développement de notre présence sur le marché allemand »

  • Achat équitable et écologique avec Toolbox Durabilité

    Achat équitable et écologique avec Toolbox Durabilité

    La révision de la loi fédérale sur les marchés publics a été l’élément déclencheur du développement de la boîte à outils. Désormais, ce ne sont plus seulement les coûts qui sont au premier plan, mais de plus en plus les questions de durabilité, de conditions de travail équitables et de protection des ressources et du climat. La procédure d’adjudication passe ainsi d’une simple concurrence sur les prix à une concurrence sur la qualité. Un changement de paradigme qui présente des opportunités, mais aussi des défis.

    La question centrale est de savoir comment intégrer les critères de durabilité de manière objective, transparente et pratique dans les processus d’achat

    Contenu et fonctionnalités de la boîte à outils
    La boîte à outils Développement durable répond précisément à cette question. Elle est basée sur le web, trilingue et conçue de manière à fournir des outils concrets aux pouvoirs adjudicateurs.

    • Catalogue de onze critères d’attribution couvrant des sujets tels que la gestion des matériaux, les objectifs climatiques ou les conditions de travail équitables
    • Modules de texte, formulaires et tableaux d’évaluation à utiliser directement dans les appels d’offres
    • Explications juridiques et pratiques pour une application sûre des critères
    • Des exemples pratiques pour orienter le processus d’adjudication

    Plus de clarté et d’engagement
    L’instrument crée une compréhension commune entre les pouvoirs adjudicateurs et les soumissionnaires en formulant des critères mesurables et vérifiables. Cela rend la participation aux appels d’offres plus attrayante pour les PME, car le cadre est plus clair et plus équitable.

    L’objectif général est de faire évoluer la pratique des appels d’offres en Suisse de manière à récompenser la qualité, la durabilité et l’innovation. Au lieu d’une simple compétition pour le prix le plus bas comme aujourd’hui.

    Importance pour le secteur
    La boîte à outils de la durabilité permet de comprendre de manière uniforme comment les critères de durabilité peuvent être intégrés dans les projets de construction. Cela renforce non seulement les pouvoirs adjudicateurs, mais crée également de la confiance chez les maîtres d’ouvrage et les entreprises. Le projet montre que la durabilité n’est pas un supplément, mais une partie intégrante de l’industrie de la construction durable.

  • Swissbau 2026 donne une forte impulsion

    Swissbau 2026 donne une forte impulsion

    Die Trendwelt Innenausbau in Halle 1.2 bleibt auch am Samstag geöffnet. Tobias Hofmeier begrüsst Ausstellerinnen und Fachpublikum als neuer Messeleiter.
    Aussteller der Swissbau 2026 erhalten in diesen Wochen ihren Platzierungsvorschlag. Keine einfache Aufgabe für die Messeverantwortlichen – gibt es doch sehr viel Neues an der nächsten Ausgabe. Das Team der Swissbau hat die beliebte Mehrbranchenmesse mit neuen Ideen gespickt, um grosse und kleine Marken für eine Teilnahme zu begeistern.

    Treffpunkt Handwerk mit «Swissness»
    In Halle 1.0 bietet ein lebendiger Treffpunkt für das Handwerk dem vielfältigen Wirtschaftszweig eine starke Lobby. Highlight der 2500 Quadratmeter grossen Fläche ist der Bau eines doppelstöckigen Holzhauses und einer modernen Stahlhalle von verschiedenen, parallel arbeitenden Gewerken. Zum Austausch und Fachsimpeln bietet die BauBeiz ausreichend Platz. Berufsstolz steht hier hoch im Kurs, genau wie auf den spielerischen Aktionsflächen daneben.

    Neue Kooperationen für mehr Vielfalt
    Nicht nur in Halle 1.1 führt eine neugeborene Kooperation mit dem Schweizerischen Maler- und Gipserunternehmer-Verband SMGV zu verschiedenen Inszenierungen. Live-Demos, Trainings, Veranstaltungen sowie Ausstellung und Auszeichnung des renommierten «Schweizer Preis für Putz und Farbe» mobilisieren die kreative Branche und bieten Herstellern ein attraktives Umfeld zur Produktpräsentation.

    Eine neue Plattform für den Innenausbau
    Die grösste Veränderung betrifft die designorientierte Trendwelt, die von Halle 2.2 in die modernere Halle 1.2 umzieht. Messeleiter Rudolf Pfander erzählt: «Die Trendwelt Bad wird auf den Innenausbau erweitert. Aussteller profitieren von einem hochwertigen Ambiente sowie neuen Synergien der Bereiche Bad, Boden/Wand/Decke, Licht, Büro- und Objekteinrichtung auf einer gemeinsamen Ebene.» Ein zusätzlicher Vorteil: Nur die Trendwelt hat am Samstag für unter der Woche ausgelastete Fachbesucher sowie private Eigentümerinnen und Bauherren geöffnet.

    Swissbau unter neuer Führung
    Seit 25 Jahren leitet Rudolf Pfander die Geschicke der Swissbau und führte sie erfolgreich in die Neuzeit. Um nach der Ausgabe 2026 neue Aufgaben bei MCH Exhibitions & Events zu übernehmen, übergibt er bereits diesen September die Nachfolge an seinen Stellvertreter Tobias Hofmeier. Der 36jährige Lörracher lenkt seit 2020 das Swissbau Projektmanagement sowie die erfolgreiche Entwicklung der Kollaborations-Plattformen Swissbau Focus und Lab.

    Breites Angebot an Präsenzen
    Vom Individualstand über die All-In-Theke bis zur Neuheiten-Demonstration im Swissbau Lab: Wer an der Swissbau 2026 präsent sein möchte, kann aus einer Vielzahl an Teilnahmemöglichkeiten wählen. Tobias Hofmeier und sein Team freuen sich über jede Kontaktaufnahme. Er präzisiert: «Unsere Kunden können sicher sein, dass wir ihre Bedürfnisse an erste Stelle setzen und gemeinsam eine passende Präsenzmöglichkeit finden».

    Unterstrichen wird die anhaltende Relevanz der Swissbau durch namhafte Partnerschaften. Der Schweizerische Ingenieur- und Architektenverein SIA, die Schweizer Marke LAUFEN sowie der neue Partner Abacus Business Solutions engagieren sich an der Swissbau 2026 in grossem Umfang und bringen ihre Expertisen ein.

    Swissbau 2026 – die führende Plattform der Bau- und Immobilienwirtschaft in der Schweiz

    Messedauer, Öffnungszeiten
    20.- 23./24. Januar 2026
    Dienstag bis Freitag, 9 bis 18 Uhr
    Samstag Zusatztag Innenausbau in Halle 1.2, 9 bis 16 Uhr

    Weitere Informationen
    swissbau.ch

  • L’association des entrepreneurs salue le mandat de négociation de l’UE

    L’association des entrepreneurs salue le mandat de négociation de l’UE

    Le secteur de la construction dépend dans une large mesure de conditions politiques et économiques stables. La Société Suisse des Entrepreneurs souligne donc l’importance du mandat de négociation avec l’Union européenne qui a été adopté. Des conditions ordonnées avec l’UE sont une condition fondamentale pour la place économique suisse, souligne la fédération. En même temps, elle précise que la protection des salaires ne constitue pas un obstacle dans les négociations à venir.

    ISAB, un instrument numérique clé
    Depuis 2019, le système d’information Alliance Construction (ISAB) est en service. Il s’agit d’un outil d’exécution numérique qui assure la protection des salaires dans l’ensemble du secteur de la construction. Le système combine trois éléments clés tels que le portail ISAB, l’attestation paritaire de la CCT et la carte ISAB.

    ISAB permet de vérifier et de contrôler numériquement le respect des conventions collectives de travail déclarées de force obligatoire. Selon la SSE, le contrôle paritaire effectue à lui seul environ 16 000 inspections de chantiers par an avec ISAB. C’est le nombre le plus élevé dans presque toutes les autres branches. La protection des salaires et des travailleurs est ainsi assurée de manière particulièrement étroite dans le secteur de la construction.

    Position claire vis-à-vis des syndicats
    La SSE rejette l’extension des mesures d’accompagnement telle que la réclament les syndicats. La loi sur les travailleurs détachés en vigueur offre déjà un instrument éprouvé qui empêche la sous-enchère abusive en matière de salaires et de conditions de travail. Comme cette loi est conforme à la directive européenne sur le détachement des travailleurs, l’association ne s’attend pas non plus à une résistance de la part de l’UE.

    Responsabilité des maîtres d’ouvrage
    La SSE souligne que les maîtres d’ouvrage, en particulier les grands donneurs d’ordre publics, ont une responsabilité centrale. En misant systématiquement sur l’utilisation d’instruments numériques comme ISAB, ils apportent une contribution décisive à la lutte contre le travail au noir et à la garantie de conditions de travail équitables. Dans le contexte actuel de la politique européenne, cela constitue un signal important.

    Réglementation des frais : une question ouverte
    Alors que la protection des salaires est assurée selon l’USP, l’association estime qu’il faut encore clarifier le règlement européen sur les frais. L’association exige une réglementation des frais selon le principe du lieu d’exécution, c’est-à-dire selon les normes suisses. C’est la seule façon d’éviter que les entreprises étrangères ne bénéficient d’un avantage concurrentiel injustifié par rapport aux fournisseurs suisses en raison de taux de frais plus bas.

    L’USP considère le mandat de négociation adopté comme une opportunité d’établir les relations entre la Suisse et l’UE sur une base stable. Selon elle, l’instrument d’exécution numérique ISAB garantit la protection des salaires. Il n’est pas nécessaire de renforcer davantage les mesures d’accompagnement. Il est maintenant décisif que les maîtres d’ouvrage assument leurs responsabilités et utilisent des solutions numériques à grande échelle. En ce qui concerne la réglementation des frais, l’association demande une solution claire en faveur d’une concurrence loyale.

  • La protection contre la chaleur sur les chantiers devient une tâche commune

    La protection contre la chaleur sur les chantiers devient une tâche commune

    La Suisse présente une grande diversité topographique, des chantiers urbains aux projets d’infrastructure à grande échelle en passant par les sites alpins. Les mesures uniformes ne sont donc pas suffisantes. Alors que certaines communes autorisent des horaires de travail plus tôt, d’autres projets misent sur des systèmes d’ombrage mobiles ou des règles de pause adaptées. L’essentiel est de s’adapter à la région, à l’environnement et au type de projet.

    Co-responsabilité des maîtres d’ouvrage
    Walz souligne qu’il n’incombe pas seulement aux entreprises de construction de veiller à la protection contre la chaleur. Les maîtres d’ouvrage et les auteurs de projets peuvent également ancrer des mesures efficaces par une planification et un appel d’offres prévoyants. Ils assument ainsi la responsabilité de la sécurité du travail et évitent les discussions sur les coûts supplémentaires. « En abordant le sujet suffisamment tôt, on crée de la clarté et des obligations pour toutes les parties concernées », explique Walz.

    Collaboration à tous les niveaux
    Un facteur essentiel est l’étroite coordination entre la direction des travaux, les contremaîtres et les travailleurs. Les employeurs ont certes l’obligation légale de garantir la protection de la santé, mais les collaborateurs sont également sollicités. Ils doivent utiliser activement les mesures de protection, rechercher les zones d’ombre et utiliser les outils mis à leur disposition. L’ordonnance sur la prévention des accidents (OPA, art. 11) oblige toutes les parties à la mettre en œuvre.

    Cadre juridique et défis
    La loi oblige déjà les employeurs à mettre en œuvre des mesures de protection. Les directives de la Suva et de la SSE leur apportent un soutien. Cependant, il existe des problèmes structurels. Si le rythme de travail est adapté en raison d’une vague de chaleur, cela entraîne des retards qui ne sont pas toujours couverts par les contrats d’entreprise. Souvent, les dispositions de la norme SIA 118, qui prévoient des prolongations de délai en cas d’interruption due aux conditions météorologiques, sont écartées. Les risques sont ainsi assumés par les entreprises de construction et leurs collaborateurs. Une pratique clairement critiquée par la SSE.

    Table ronde comme signal
    Afin de développer des solutions viables, la SSE s’est associée aux syndicats, aux représentants des maîtres d’ouvrage tels que la KBOB, les CFF, l’OFROU et l’IPB, ainsi qu’aux autorités et à la Suva pour créer la « Table ronde sur la chaleur ». A la mi-mai 2025, une décision consultative a établi que la protection contre la chaleur serait désormais inscrite dans l’ordonnance sur les chantiers (OTConst), dans des recommandations de la KBOB et de l’IPB ainsi que dans la norme contractuelle SIA 118. Les maîtres d’ouvrage et les partenaires sociaux s’engagent ainsi à prendre en compte la protection de la santé de manière contraignante. Il appartient maintenant aux responsables politiques d’envoyer un signal clair dans la même direction.

    La protection contre la chaleur sur les chantiers n’est pas seulement l’affaire des chefs, elle exige la coresponsabilité de tous les participants, du maître d’ouvrage, des entreprises, des directions de travaux et des collaborateurs. Ce n’est que si tout le monde tire à la même corde que les risques croissants liés à la hausse des températures pourront être gérés efficacement. En ces temps de changement climatique, la protection contre la chaleur devient ainsi une partie intégrante de la culture de la construction moderne et un facteur décisif pour la sécurité du travail et des conditions cadres équitables.

  • Les experts demandent une réforme des procédures de construction

    Les experts demandent une réforme des procédures de construction

    Une étude réalisée pour le compte de l’Office fédéral du développement territorial et de l’Office fédéral du logement résume bien la situation. Les oppositions (60 %) et les recours (61 %) sont considérés par les acteurs suisses du logement comme les principaux obstacles à la réalisation de nouveaux projets. L’enquête approfondie menée auprès de plus de 440 experts du secteur de la construction, de l’architecture, du droit et de l’administration a clairement montré que le système actuel est en grande partie trop vulnérable aux retards et aux abus.

    Les recours dits abusifs, en particulier, suscitent le mécontentement. Souvent, elles ne servent pas à protéger des intérêts légitimes, mais à bloquer délibérément des projets de construction, parfois pour des motifs de chantage.

    Conséquences massives pour le marché et la société
    Les conséquences sur le marché du logement sont importantes. Environ 80% des responsables de la construction interrogés ont indiqué que les oppositions et les recours retardaient la mise sur le marché des logements. 71 pour cent ont signalé des augmentations significatives des coûts, ce qui se traduit en fin de compte par des loyers et des prix d’achat plus élevés.

    En période de grave pénurie de logements, cette évolution est particulièrement explosive sur le plan politique et social. Les appels à des contre-mesures décisives se multiplient.

    Les experts demandent des interventions ciblées dans la procédure de recours
    Les auteurs de l’étude proposent des mesures de grande envergure que la Confédération, les cantons et les communes devraient mettre en œuvre afin d’accélérer les processus de planification et d’autorisation. Une recommandation centrale, le droit de recours devrait être limité aux « personnes directement et particulièrement concernées ». Les riverains ayant un intérêt général ne seraient plus automatiquement légitimés.

    De plus, les objections recevables devraient à l’avenir être limitées à des intérêts concrets et individuels. Il est également question de supprimer l’effet suspensif des recours en matière de droit de la construction afin de lutter contre les retards arbitraires.

    Allégement systémique des autorités
    Un autre levier concerne la structure des instances de recours. Une réduction des niveaux de recours, une meilleure coordination entre les autorités compétentes et des délais clairement définis pourraient accélérer sensiblement les procédures. Il serait en outre décisif que les services chargés de délivrer les autorisations disposent de suffisamment de personnel, en particulier dans les villes où l’activité de construction est importante.

    Décisions politiques à venir
    L’étude a été élaborée dans le cadre du plan d’action national contre la pénurie de logements. L’ARE et l’OFL examinent à présent les mesures proposées afin de les transmettre au DETEC et au DEFR. Sur cette base, le Conseil fédéral décidera des propositions dont la mise en œuvre est recommandée.

    Ce qui est certain, c’est que sans ajustements profonds dans la procédure de recours, nous risquons de nous retrouver dans une situation de blocage pendant encore des années. Pour un développement durable du logement, il faut maintenant une volonté politique de réforme structurelle.

  • L’enveloppe du bâtiment comme filtre à CO₂ vivant

    L’enveloppe du bâtiment comme filtre à CO₂ vivant

    Le secteur de la construction est considéré comme l’une des plus grandes sources d’émissions de CO₂ au monde. Des chercheurs de l’ETH Zurich adoptent désormais une approche radicalement différente. Ils ont mis au point un matériau de construction organique vivant qui, pendant sa durée de vie, capture activement le dioxyde de carbone de l’atmosphère. A l’intérieur de ce matériau vivent des cyanobactéries, également connues sous le nom d’algues bleues, qui produisent de la biomasse par photosynthèse et forment en outre des minéraux contenant du carbone.

    Cette innovation combine la biologie, la science des matériaux et l’impression 3D pour créer un concept prometteur de construction climatiquement neutre. Le matériau n’est pas seulement fonctionnel, il est aussi structurellement adaptable. Il peut prendre des formes librement choisies, est léger et ne nécessite pour sa croissance que la lumière du soleil, du CO₂ et de l’eau de mer artificielle.

    impression 3D avec photosynthèse dans le système
    Le chef de file du projet est Mark Tibbitt, professeur d’ingénierie macromoléculaire à l’ETH. Avec son équipe interdisciplinaire, il est parvenu à développer un hydrogel qui enveloppe de manière stable les cyanobactéries sensibles tout en les rendant imprimables. Il en résulte un système biologiquement actif qui est architecturalement malléable tout en fixant continuellement le CO₂.

    Ce qui est remarquable, c’est le double effet de fixation. D’une part, le matériau stocke le carbone dans la biomasse croissante des bactéries, et d’autre part, il le stocke sous forme de minéraux stables. Il en résulte un stockage durable du carbone qui peut potentiellement réduire considérablement l’empreinte carbone₂ des bâtiments.

    Du laboratoire à l’environnement construit
    Les chercheurs estiment que le domaine d’application primaire sera à l’avenir le bâtiment, par exemple comme revêtement de façade. Contrairement aux matériaux de construction traditionnels qui génèrent des émissions, ce matériau pourrait absorber le CO₂ tout au long de son cycle de vie.

    Sa mise en œuvre dans des formats architecturaux a déjà été testée sur des plateformes prestigieuses telles que la Biennale de Venise et la Triennale de Milan. L’expérience qui y a été acquise montre que le concept peut faire ses preuves non seulement en laboratoire, mais aussi dans un contexte architectural.

    Potentiel pour les cycles urbains
    Le matériau est plus qu’une expérience écologique. Il pourrait faire partie des futurs cycles de matériaux urbains. En permettant aux bâtiments non seulement d’abriter des utilisateurs, mais aussi de servir de puits biologiques de CO₂, un nouveau chapitre de l’architecture respectueuse du climat s’ouvre.

    Les résultats des chercheurs de l’ETH ont été publiés dans la revue Nature Communications. Une indication de la pertinence scientifique et du niveau d’innovation du développement. Il s’agit maintenant de franchir les prochaines étapes vers l’évolutivité et la durabilité à long terme.

  • Le parc résidentiel de Glaris Sud pose de nouveaux jalons

    Le parc résidentiel de Glaris Sud pose de nouveaux jalons

    Au cœur du pays de Glaris, niché dans le paysage alpin et directement relié à Zurich par le RER, un projet précurseur prend forme. Le parc résidentiel de Glaris Sud est prêt à être réalisé. Le permis de construire a été délivré, le concept est prêt et l’environnement est idéalement desservi. Le site abrite déjà un centre de santé et de prévention bien établi, un café, un salon de coiffure et de beauté ainsi que des espaces événementiels polyvalents. Les écoles, les commerces, les services de soins à domicile et le train pour Braunwald se trouvent à distance de marche. L’emplacement combine un habitat proche de la nature et un accès urbain.

    Un projet pionnier pour de nouveaux modes de vie
    Le projet se concentre sur l’habitat intergénérationnel, complété par des offres de co-living et de co-working. Les 51 logements s’inscrivent dans un concept global axé sur la mixité sociale, les rencontres et le partage. Le parc résidentiel est exploité de manière neutre en termes d’émissions de CO2. L’énergie est produite sur place. Le concept répond à des défis clés tels que l’évolution démographique, la protection du climat et le besoin croissant de modes de vie et de travail flexibles, tout en offrant des perspectives attrayantes aux investisseurs qui misent sur des projets à valeur ajoutée et socialement pertinents.

    L’expérience rencontre la vision
    Derrière ce projet se trouve la société Hacontex AG de Zollikon. L’entreprise, qui a ses racines dans l’industrie textile, s’est transformée de manière conséquente au cours des dernières décennies. Aujourd’hui, Hacontex est active dans la production d’énergie durable et le développement immobilier. Le directeur général Hans-Peter Keller et son équipe misent sur le courage entrepreneurial, l’ancrage régional et la vision économique. Avec des projets dans l’agglomération zurichoise, dans le canton de Schwyz et dans le pays de Glaris, l’entreprise aborde des thèmes orientés vers l’avenir, toujours à la croisée de la nature, de la technique et de la société.

    Un projet qui a valeur de signal
    Le parc résidentiel de Glaris Sud est plus qu’un projet immobilier. C’est une impulsion pour la région et un modèle de transformation durable de l’espace rural. Au milieu des montagnes, un lieu est créé pour toutes les générations, pour le travail, la santé, la communauté et l’innovation. La combinaison d’une infrastructure moderne, d’un ancrage local et d’une responsabilité écologique fait de ce projet un objectif d’investissement avec une valeur ajoutée à long terme.

    La construction étant prête, le coup d’envoi est imminent. On recherche maintenant un investisseur qui partage la vision et qui a le courage de miser sur un projet qui ne se contente pas de promettre l’avenir, mais qui le construit.

  • D’un site industriel à un quartier de jardins

    D’un site industriel à un quartier de jardins

    Le quartier Kartoni montre comment un développement urbain visionnaire peut réussir. Sur un ancien site industriel, un quartier résidentiel verdoyant d’environ 150 logements, complété par des services et des activités culturelles, est en train de voir le jour. Ce qui n’est aujourd’hui qu’une esquisse de planification doit se développer en plusieurs étapes en un espace de vie diversifié, ouvert à toutes les générations et à tous les projets de vie. Le cadre historique de Glaris ne constitue pas seulement le cadre, mais il est aussi repensé à travers une architecture moderne et une construction durable.

    Un nouveau lien entre la ville et la campagne
    Glaris est plus que le chef-lieu du canton, c’est un mode de vie. À seulement une heure de Zurich ou de Saint-Gall, Glaris offre à la fois une densité urbaine et une détente proche de la nature. Le quartier Kartoni renforce cette qualité. Il jette un pont entre le quartier d’Ennenda et le centre-ville, créant de nouvelles voies et de nouveaux lieux de rencontre, tant sur le plan spatial que social. La fusion des communes intervenue en 2011 prend ainsi une dimension architecturale tangible.

    L’eau comme élément de liaison
    La Linth deviendra à l’avenir l’artère vitale du quartier. Là où les surfaces imperméables dominaient auparavant, un espace public riverain avec un accès direct à l’eau est créé. Le canal renaturé s’entrelace avec le paysage fluvial et crée un pendant ludique à l’aménagement structuré du Volksgarten tout proche. Le lieu devient un point de rencontre pour les promenades, la détente et le partage.

    Quartier jardin sans voiture
    Le quartier Kartoni mise sur une solution souterraine en matière de mobilité. Juste après le pont de la Linth, une voie d’accès mène à un vaste parking souterrain, ce qui permet à l’ensemble du quartier de rester sans voiture en surface. Il en résulte un quartier-jardin, ouvert, verdoyant et traversé par des chemins. L’aménagement sans voiture favorise non seulement le calme et la sécurité, mais envoie aussi un signal fort en faveur d’une nouvelle façon de vivre ensemble dans des espaces denses.

    Le courage de l’étape et un plan avec une vision
    Le développement du quartier ne suit pas un calendrier rigide, mais réagit avec souplesse aux conditions politiques, économiques et sociales. Actuellement, plusieurs axes de planification sont menés en parallèle : de la tour Hänggi à l’intégration d’une école de musique en passant par des espaces d’habitation. Le plan de lotissement déjà approuvé est ainsi adapté aux nouvelles exigences, notamment en ce qui concerne le projet voisin de Dorfbach à Ennenda.

  • Une acquisition en Amérique du Nord renforce le portefeuille d’éléments préfabriqués en béton

    Une acquisition en Amérique du Nord renforce le portefeuille d’éléments préfabriqués en béton

    Holcim a fait l’acquisition de la société canadienne Langley Concrete Group Inc. Jaime Hill, directeur de la région Amérique du Nord chez Holcim, décrit cette étape stratégique dans un communiqué de son entreprise comme « une extension naturelle de notre stratégie de croissance ». Celle-ci combine les compétences techniques de Langley Concrete Group dans les éléments préfabriqués en béton avec ses propres activités. En outre, l’élargissement du portefeuille augmente également la portée de Holcim.

    L’acquisition comprend deux sites de production ultramodernes dans la province de Colombie-Britannique, situés dans les villes de Chilliwack et Duncan. De là, la région sera approvisionnée en produits en béton sec et humide pour des applications d’infrastructures de surface et souterraines, notamment des regards, des tuyaux, des caissons et d’autres composants pour des applications municipales, commerciales et industrielles.

    Le président de Langley Concrete, Mark Omelaniec, se dit fier de ce que sa famille a construit en 75 ans. La famille est « convaincue que Holcim est le bon partenaire pour continuer, car les opportunités de croissance en Colombie-Britannique demeurent. Cette transition offre des opportunités à long terme à notre équipe et à notre clientèle »

  • Comment l’association des locataires sabote la construction de logements

    Comment l’association des locataires sabote la construction de logements

    L’initiative de l’association des locataires, pour laquelle la collecte de signatures a commencé le 3 juin 2025, sonne à première vue comme un bienfait : des loyers plus bas, plus de protection pour les locataires, plus de droit de regard. Mais si l’on ne se laisse pas aveugler par les titres ronflants, on se rend compte que cette initiative s’attaque aux symptômes – et renforce les causes.

    Bien sûr, la hausse des loyers proposés est une charge réelle, en particulier dans les centres urbains. Mais l’impression qu’il s’agit d’une conspiration des bailleurs n’est pas suffisante. Les chiffres sont clairs : selon l’Office fédéral du logement, il manque jusqu’à 10 000 logements par an – alors que le nombre de ménages augmente d’environ 50 000 unités. Le fait que les loyers proposés augmentent n’est pas surprenant – c’est la conséquence d’un excédent de demande croissant.

    Et c’est précisément là que réside le problème de l’initiative. Elle veut corriger administrativement la formation des prix au lieu de supprimer les goulets d’étranglement structurels sur le marché du logement. Le plafonnement des rendements peut sembler populaire à court terme, mais à long terme, il prive la construction de logements d’importantes incitations à l’investissement. Les investisseurs privés – dont les fonds de pension et les compagnies d’assurance – supportent aujourd’hui une grande partie de la construction de nouveaux logements. Réduire leur rentabilité, c’est effrayer les capitaux et risquer une nouvelle pénurie.

    Le mythe de l’investisseur avide de rendement ne tient pas la route. Plus de la moitié des logements locatifs en Suisse appartiennent à des caisses de pension, des assurances ou des institutions de prévoyance – donc, en fin de compte, à la population elle-même. Ceux qui réduisent leur rendement mettent en danger notre prévoyance vieillesse. Le marché du logement n’est pas un terrain de jeu pour des expériences socio-romantiques, mais un système complexe qui doit faire coïncider l’offre et la demande. Si vous annulez ce mécanisme, vous ne résoudrez pas les problèmes – vous les aggraverez.

    Le droit de préemption pour la construction de logements d’utilité publique est également délicat. Il signifie en fait une expropriation avec un détour bureaucratique – et un pas de plus vers un marché du logement dirigé par l’État. Je vous mets en garde : une telle intervention peut être motivée par des raisons idéologiques, mais dans la pratique, elle entraîne surtout des retards et de l’inefficacité. La construction de logements d’utilité publique a sa raison d’être, mais elle ne remplace pas le volume dirigé par le marché dont nous avons désespérément besoin.

    Au lieu de cela, il faut des solutions réalistes. Avec son Agenda du logement, le SVIT Suisse a formulé 20 exigences concrètes : des procédures d’autorisation plus rapides et coordonnées, la réduction des oppositions, la promotion de la densification et de logements à la surface efficace. Le droit du bail lui-même doit être plus différencié : Il protège trop les locataires en place et pas assez ceux qui cherchent un logement de toute urgence. Ce n’est ni juste ni efficace.

    En bref, la pénurie de logements ne sera pas résolue par plus de réglementation, mais par plus de logements. Ceux qui entravent la construction de nouveaux logements, que ce soit par conviction idéologique ou par un faux sentiment de justice, ne font en fin de compte qu’élargir le fossé entre l’offre et la demande – et nuisent ainsi précisément à ceux qu’ils prétendent protéger.

  • Les plans d’investissement faiblissent en 2025, atteignent un niveau record en 2026

    Les plans d’investissement faiblissent en 2025, atteignent un niveau record en 2026

    Selon la dernière enquête du KOF sur les investissements, les entreprises suisses prévoient d’augmenter leur formation brute de capital fixe de 2,9% en termes nominaux en 2025 par rapport à l’année précédente. La croissance attendue est donc non seulement inférieure à la moyenne historique, mais aussi aux prévisions de la dernière enquête réalisée à l’automne 2024. Les investissements dans la construction en particulier, qui étaient jusqu’à présent le principal moteur de l’activité d’investissement en Suisse, devraient certes augmenter de 4,5 pour cent, mais présentent un ralentissement sensible par rapport aux attentes de l’année précédente. Les investissements en biens d’équipement devraient croître de 2,2 pour cent et les dépenses de recherche de 2,5 pour cent.

    Dans le secteur des services, l’optimisme s’est sensiblement terni. Au lieu de la croissance de 4,7% prévue précédemment, les entreprises ne s’attendent qu’à une augmentation de 3,1%. Dans le secteur de la construction, elles prévoient même une baisse de 1,1 % des investissements en capital fixe, une correction importante par rapport à la stagnation prévue auparavant. Dans l’industrie manufacturière, en revanche, les perspectives restent globalement stables, avec une croissance prévue de 1,4 %.

    L’annonce des tarifs douaniers pèse sur la sécurité des investissements
    L’annonce des tarifs douaniers américains d’avril 2025, qui prévoit un taux de droits de douane de 31% pour les importations suisses aux États-Unis, est l’une des principales raisons de la modération des attentes. A l’aide d’une analyse quasi-expérimentale, le KOF a pu montrer que cette annonce avait eu des effets sensibles sur les décisions d’investissement. Les entreprises qui ont rempli leur questionnaire après le 2 avril ont davantage fait état de plans d’investissement réduits. Avant l’annonce, environ 30% des entreprises prévoyaient de réduire leurs investissements en équipement. Après l’annonce, ce pourcentage est passé à 35%, tandis que la part des entreprises dont les plans sont restés inchangés a baissé de 40 à 36%.

    Des schémas similaires ont été observés pour les investissements dans la construction, tandis que les dépenses de recherche semblent être restées largement inchangées. Les entreprises qui prévoyaient de toute façon des investissements d’expansion ont maintenu leurs projets. En revanche, un grand nombre d’entreprises qui n’avaient pas prévu de changement ont réduit leurs projets, ce qui témoigne clairement de l’augmentation de l’incertitude.

    Nette augmentation de l’incertitude liée aux investissements
    La sécurité de réalisation des investissements s’est également détériorée après l’annonce des droits de douane. La part des entreprises qui considèrent leurs projets d’investissement comme plus incertains est passée de 12 à 22%. Dans le même temps, la part de celles qui ne constatent aucun changement en matière de sécurité est passée d’environ deux tiers à 56%. La proportion de ceux qui estiment que la sécurité s’est améliorée est restée stable à environ 21%.

    Focalisation sur la rationalisation et les investissements climatiques
    L’évolution de l’environnement a influencé les motifs d’investissement des entreprises. Les investissements d’expansion, classiquement risqués, sont jugés avec de plus en plus de réticence. Au lieu de cela, l’idée de rationalisation gagne en importance. En outre, le rôle des investissements dans l’environnement et la protection du climat s’accroît. Alors que 60% des entreprises ont pris des mesures dans ce sens l’année dernière, 69% prévoient d’investir dans la protection du climat et l’adaptation aux conditions météorologiques extrêmes au cours des trois prochaines années. Cela se produit malgré le fait que près d’un tiers des entreprises déclarent ne pas être directement affectées par le changement climatique actuellement. Parallèlement, le pourcentage d’entreprises qui considèrent la transition vers des normes plus respectueuses du climat comme une opportunité passe de 42 à 39%. En revanche, la part de celles qui la considèrent comme un risque augmente à 28%.

    Prévisions optimistes pour 2026
    Le tableau est totalement différent pour 2026. Jamais depuis le début des enquêtes du KOF, autant d’entreprises n’ont voulu augmenter leurs investissements. 28% des entreprises interrogées prévoient d’augmenter leurs investissements en équipements, et cette proportion atteint même 29% pour les investissements en construction. Dans le même temps, la part des entreprises qui prévoient des baisses diminue nettement et n’est plus que de 14%. Les entreprises de l’industrie manufacturière et du secteur des services sont particulièrement optimistes.

    Opportunités et risques en vue
    L’analyse du KOF souligne la grande capacité d’adaptation des entreprises suisses. Alors que les risques géopolitiques, comme la politique douanière américaine, entraînent à court terme une réduction des investissements et de l’incertitude, de nombreuses entreprises misent à long terme sur les investissements en faveur de la croissance et du climat.

  • Opportunités d’affaires dans la vallée d’Uri

    Opportunités d’affaires dans la vallée d’Uri

    Le Werkmatt Uri est l’une des dernières grandes réserves de terrain dans le fond de la vallée d’Uri. Dès la Première Guerre mondiale, les premières utilisations industrielles avec un accès ferroviaire direct y ont vu le jour. Les entrepôts de céréales des architectes Eduard Züblin et Robert Maillart, datant des années 1912/13 et classés monuments historiques, sont particulièrement marquants. Ces bâtiments sont conservés en tant qu’emblèmes et sont réutilisés comme lieu d’exposition et entrepôt d’art. Le canton investit dans les infrastructures afin de développer la zone située entre la nouvelle gare cantonale d’Altdorf et le futur demi-échangeur autoroutier d’Altdorf Sud.

    Une situation optimale et des impulsions économiques
    Uri occupe une position stratégique sur le principal axe européen nord-sud, avec le tunnel de base du Saint-Gothard et l’autoroute A2. La proximité immédiate de la gare Intercity d’Altdorf ainsi qu’un concept de bus moderne favorisent l’accessibilité de Werkmatt. Cette meilleure accessibilité donne des impulsions aux projets économiques et d’urbanisation. Avec « Vena », « Cubo » et « Strickermatte », des investisseurs privés ont réalisé des immeubles d’habitation modernes à distance de marche.

    Un développement avec une vision à long terme
    Kässbohrer Suisse SA a déjà reconnu la valeur ajoutée du Werkmatt et a transféré son siège social à Altdorf en 2019. Le nouveau bâtiment de services a permis de créer 30 emplois qualifiés dans les domaines de l’administration, de la vente, du service, de la formation, des montages finaux et de la production de véhicules spéciaux, principalement des dameuses. En outre, Werkmatt AG développe un concept d’utilisation innovant sur les parcelles 9 et 13. Il est prévu de créer un centre multifonctionnel comprenant un hôtel d’affaires de 80 chambres, des espaces de co-working, des locaux commerciaux et culturels, des restaurants ainsi que des espaces de fitness et de détente.

    Une planification ciblée pour une croissance durable
    En tant que propriétaire, le canton d’Uri vise une situation gagnant-gagnant avec les futurs propriétaires, utilisateurs et investisseurs du site. Au cours des prochaines années, les parcelles seront progressivement vendues et construites. Le canton développe le site de Werkmatt Uri de manière coordonnée, de sorte que des utilisations économiques durables soient créées dans l’intérêt général de la région. C’est pourquoi il établit des directives, notamment en ce qui concerne la densité des emplois. Le plan d’aménagement de quartier sert d’instrument de planification à l’échelle de la parcelle, contraignant pour les investisseurs et les entreprises désireux de construire. Il fixe des lignes directrices en matière d’utilisation, d’aménagement et d’infrastructure.

    Le succès grâce à la collaboration
    Le Werkmatt Uri est un exemple de développement coordonné et durable d’un site. Les entreprises bénéficient d’une administration engagée, de voies décisionnelles courtes et de solutions adaptées à leurs besoins. La région attend de ce projet des impulsions économiques à long terme et la création de plus de 1 000 emplois.
    Werkmatt Uri est donc bien plus qu’une zone industrielle, c’est un moteur économique et un site attractif pour les entreprises d’avenir.

  • Les robots volants, machines de construction du futur

    Les robots volants, machines de construction du futur

    Alors que les systèmes robotisés lourds et terrestres ont depuis longtemps fait leur entrée sur les chantiers, ils atteignent rapidement leurs limites sur les terrains accidentés ou à haute altitude. Une équipe de recherche internationale dirigée par l’Empa et l’EPFL étudie actuellement comment les robots volants peuvent combler ces lacunes. Leur vision est celle de drones de chantier mobiles, flexibles et autonomes qui transportent des matériaux, érigent des structures et complètent de manière ciblée les machines classiques. Comme par exemple lors de réparations sur des façades d’immeubles ou lors d’interventions après des catastrophes naturelles.

    Flexibilité et précision depuis les airs
    Le développement des technologies dites de « fabrication additive aérienne » est au cœur des recherches actuelles. Trois concepts sont poursuivis : la construction avec des éléments modulaires, la mise en tension de structures de traction et l’application de matériaux de construction par couches. Les premiers essais réalisés au « DroneHub » de l’Empa montrent comment des essaims de drones pourraient se charger ensemble de tâches de construction. Les avantages sont nombreux : pas de site de construction fixe, des distances de transport plus courtes, une réduction des pertes de matériaux et une sécurité accrue sur le chantier.

    Interaction entre la robotique, les matériaux et la conception
    Pour que l’utilisation de drones de construction devienne une réalité, plusieurs disciplines doivent être combinées. Des matériaux de construction robustes et légers sont essentiels, tout comme des conceptions de construction intelligentes adaptées à la précision limitée des drones. Parallèlement, la technologie exige des progrès en matière d’autonomie de vol. Du vol d’itinéraire programmé à l’analyse et à l’adaptation autonomes pendant le processus de construction, l’éventail des capacités futures s’étend.

    Compléter plutôt que remplacer
    Malgré tous les progrès, les drones restent un complément aux systèmes robotiques existants. Leur temps de vol et leur charge utile limités restreignent actuellement leur utilisation. Les chercheurs considèrent donc que les concepts hybrides sont la clé. Les systèmes conventionnels construisent les parties inférieures d’une structure, tandis que les drones prennent le relais à partir de certaines hauteurs. Des structures pourraient ainsi être créées à l’avenir de manière flexible et efficace. Même là où une construction classique n’est pas possible aujourd’hui.

  • Swissbau Lab ouvre de nouveaux horizons

    Swissbau Lab ouvre de nouveaux horizons

    Du 20 au 23 janvier 2026, la Foire de Bâle deviendra le point de rencontre du secteur suisse de la construction et de l’immobilier. Le Swissbau Lab, situé dans le hall 1.1, sera au centre de l’événement, un espace dédié aux idées, aux innovations et aux nouveaux partenariats. Des thèmes tels que l’économie circulaire, les opportunités de planification numérique, les processus de construction modifiés et la protection du climat marqueront les discussions. Le lancement de la programmation le 6 mai 2025 marque le début d’une phase intensive de développement de concepts à laquelle les entreprises, les associations et les institutions sont invitées à participer.

    Atelier comme tremplin pour l’innovation
    L’atelier de lancement du 6 mai 2025 à Zurich marquera le début du processus. Les entreprises confirmées et intéressées y recevront toutes les informations sur le concept et les possibilités de participation au Swissbau Lab. Les responsables du salon coordonneront le développement du programme qui suivra. D’abord en séance plénière, puis en groupes thématiques spécifiques. Les inscriptions de dernière minute à l’atelier sont possibles jusqu’au 2 mai 2025.

    Le réseautage, clé du progrès
    Qu’il s’agisse d’une start-up ou d’une entreprise bien établie, l’élément décisif est la motivation à participer activement à la construction de l’avenir. Avec le Swissbau Lab, un réseau d’innovation dynamique voit le jour, porté par la Société suisse des ingénieurs et des architectes (SIA) en tant que Leading Partner. La plate-forme favorise les échanges ouverts et mise sur la coopération plutôt que sur la lutte individuelle.

    Markus Weber, président de Construire en numérique Suisse et co-directeur de la filière Construction numérique à la Haute école de Lucerne, en souligne l’importance : « Pour nous, Swissbau est une occasion unique de mettre l’accent sur le principe du « travailler ensemble plutôt que chacun pour soi ». Ensemble, nous donnons des impulsions pour un secteur de la construction et de l’immobilier interconnecté, numérique et porteur d’avenir »

  • Roman Mayer prend la direction de l’Office fédéral du développement territorial

    Roman Mayer prend la direction de l’Office fédéral du développement territorial

    Le 1er octobre 2025, Roman Mayer prendra la direction de l’Office fédéral du développement territorial (ARE). Ce Nidwaldien de 51 ans apporte des connaissances approfondies de sa fonction actuelle de vice-directeur de l’Office fédéral de l’énergie et est considéré comme un connaisseur des procédures d’autorisation complexes, des processus législatifs et de la planification sectorielle.

    Avec sa formation juridique et ses postes dans différentes administrations cantonales, Lucerne, Bâle-Campagne et Berne, Mayer représente une combinaison équilibrée de connaissances spécialisées, de pratique administrative et de vision stratégique.

    Le développement territorial, clé de l’attractivité du site
    L’ARE est au cœur des thèmes d’avenir liés au territoire, tels que le trafic global, le développement urbain, l’utilisation durable des ressources, la préservation de la qualité de vie et la promotion des espaces économiques. Sous la nouvelle direction, on s’attend à ce que ces défis soient abordés de manière encore plus interconnectée – avec une planification cohérente et orientée vers l’avenir à travers les secteurs et les types d’espaces.

    Pour les investisseurs, les développeurs de projets et les responsables de sites, c’est un message essentiel. La Confédération renforce les conditions-cadres de planification et favorise ainsi des espaces d’investissement stables et attrayants à long terme.

    Changement de génération avec clairvoyance
    Roman Mayer succède à Maria Lezzi, qui a dirigé l’office fédéral depuis 2009 et qui prendra sa retraite fin septembre. Son ère a été marquée par de profondes impulsions en matière d’aménagement du territoire et de développement durable de la Suisse. Le Conseil fédéral la remercie pour son engagement de longue date.

    Avec Mayer, c’est une personnalité de premier plan qui prend la relève et qui continuera à penser et à marquer de son empreinte le développement territorial dans le contexte de la transformation de la société, de l’écologie et de l’économie.

  • Comparaison des différences entre les ACV des produits de construction

    Comparaison des différences entre les ACV des produits de construction

    La société conspark a publié une fiche d’information qui présente les différences entre les règles d’équilibrage de l’UE et de la Suisse pour les produits de construction. Elle peut être téléchargée dès à présent en allemand et en anglais et a pour but de fournir un guide compact aux professionnels du secteur de la construction chargés de la conception, de la fabrication et de la durabilité. Après tout, les résultats de l’ACV des produits de construction constituent la base des futurs bilans des bâtiments.

    En Suisse, la Conférence de coordination des services de la construction et des immeubles des maîtres d’ouvrage publics (KBOB) fournit des règles de bilan pour l’écobilan des produits de construction et publie ces résultats dans la liste des données d’écobilan dans le domaine de la construction. Dans l’UE, les écobilans sont établis selon la norme EN 15804 A2 et leurs résultats sont présentés sous forme de déclarations environnementales de produits (EPD).

    A titre de comparaison, l’analyse du cycle de vie de différents types de béton recyclé a été réalisée à titre d’exemple selon les deux normes. Il s’est avéré que les émissions de gaz à effet de serre et les besoins énergétiques du même béton étaient très différents selon le référentiel, l’écobilan de la KBOB présentant à chaque fois des valeurs plus élevées. Selon conspark, cela résulte des ensembles de données de base utilisés : L’écobilan EPD est basé sur des données plus récentes, qui tiennent déjà compte des progrès technologiques tels que la réduction de la teneur en clinker et l’utilisation accrue de combustibles alternatifs.

    « La comparabilité des données d’ACV joue un rôle crucial dans les réglementations à venir et les limites d’émissions de CO2 », a déclaré Florian Robineck, directeur général et co-auteur de cette fiche d’information, dans un communiqué. En conséquence, la recommandation des auteurs de la fiche d’information est la suivante : « Une mise à jour régulière des jeux de données de base de la KBOB et une plus grande harmonisation des deux approches contribueraient à réduire les différences existantes et à permettre des évaluations comparables de la durabilité »

  • Le Conseil d’État réduit les délais de la procédure de permis de construire ?

    Le Conseil d’État réduit les délais de la procédure de permis de construire ?

    Le Conseil d’Etat zurichois souhaite optimiser la procédure de permis de construire et a proposé de réduire le délai de traitement de quatre à trois mois. Cette mesure vise à rendre le processus d’autorisation plus efficace et à réduire l’incertitude de planification pour les maîtres d’ouvrage. Un facteur clé de cette accélération est la numérisation des procédures, qui devrait réduire la charge administrative.

    Contexte politique de la modification de la loi
    L’initiative de réduction des délais fait suite à une motion du PRD, de l’UDC et du PVL, transmise par le Grand Conseil en février 2023 par 96 voix contre 73. Le Conseil d’Etat y voit une opportunité d’optimiser les délais de traitement sans pour autant compromettre la qualité des procédures d’examen.

    Abandon du raccourcissement du délai d’examen préalable
    Contrairement à ce que demandait la motion, le délai d’examen préalable ne sera pas réduit de trois à deux semaines. Le Conseil d’Etat se conforme ainsi aux commentaires reçus lors de la consultation, selon lesquels un examen préliminaire trop court pourrait ralentir la procédure dans son ensemble au lieu de l’accélérer. Un examen préliminaire minutieux est considéré comme crucial pour le bon déroulement des demandes de permis de construire.

    Des procédures plus efficaces pour un secteur de la construction dynamique
    Le projet de modification de la loi vise à rendre la construction dans le canton de Zurich plus efficace et plus prévisible. La transformation numérique des procédures d’autorisation pourrait non seulement faire gagner du temps, mais aussi minimiser la bureaucratie. Il appartient désormais au Grand Conseil de se prononcer sur l’adaptation proposée de la loi sur la planification et la construction.

  • Des marges plus élevées grâce à l’optimisation dans le secteur de la sous-traitance de la construction

    Des marges plus élevées grâce à l’optimisation dans le secteur de la sous-traitance de la construction

    Selon un communiqué de presse, le fournisseur de bâtiments Arbonia, dont le siège est à Arbon, a augmenté son chiffre d’affaires de 10,2 pour cent à 556,3 millions de francs au cours de l’exercice 2024, malgré une situation difficile, notamment sur le marché allemand. Ce chiffre comprend les acquisitions de la société espagnole Dimoldura et de Rozière en France, ainsi que de la société tchèque Lignis. Hors effets de change et d’acquisition, l’entreprise a toutefois enregistré un recul de 5,4 pour cent, ajoute le communiqué. Il s’agit néanmoins d’une amélioration par rapport à l’année précédente (moins 8,2 pour cent).

    Ce recul est principalement dû à la poursuite de la baisse des volumes en raison du recul continu de l’activité de construction de logements neufs, combiné à la hausse des coûts salariaux moyens et aux effets de change négatifs.

    Dans les plus grands marchés d’Arbonia en Europe, la conjoncture dans le secteur de la construction n’a pas encore pu se redresser sensiblement en 2024, peut-on lire dans le communiqué accompagnant le rapport annuel. Au lieu de cela, le deuxième semestre sur le marché allemand, important pour Arbonia, a été plus faible que prévu : la baisse des permis de construire et les coûts de financement élevés y sont cités comme des problèmes.

    L’EBITDA, y compris les effets spéciaux, a pu être augmenté de 107,8 pour cent à 66,3 millions de francs au cours de l’exercice. Cela correspond à une augmentation de la marge EBITDA de 6,3 à 11,9 pour cent, selon le communiqué. Il comprend un bénéfice de 29 millions de francs provenant de la vente du terrain de la Zelgstrasse à Arbon. L’EBITDA hors effets spéciaux a pu être augmenté de 22,1 pour cent à 41,7 millions de francs. Cela correspond à une augmentation de la marge EBITDA de 6,8 pour cent à 7,5 pour cent.