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  • Une nouvelle centrale thermique renforce l’approvisionnement énergétique de Villmergen

    Une nouvelle centrale thermique renforce l’approvisionnement énergétique de Villmergen

    Après environ deux ans de travaux et 15 millions de francs investis, le réseau de chaleur AEW de Villmergen fournit une chaleur durable aux entreprises locales, selon un communiqué. Le réseau de chaleur, qui combine la chaleur renouvelable issue du vieux bois régional et du bois utilisé en cascade avec une technique moderne de stockage et de régulation, renforce la sécurité d’approvisionnement régionale dans le cadre de la stratégie énergétique 2050, précise le communiqué.

    Au centre de la centrale thermique se trouve une chaudière à bois usagé efficace d’une puissance de 2000 kilowatts. Il est également prévu d’installer une autre chaudière à bois usagé, des pompes à chaleur et une chaudière de pointe, qui fourniront une puissance totale pouvant atteindre 10 000 kilowatts.

    Un accumulateur de chaleur moderne d’un volume de 160 000 litres assure l’efficacité de l’exploitation, tandis qu’une installation photovoltaïque d’une production annuelle de 220 mégawattheures (MWh) produit de l’électricité durable. 145 MWh de l’électricité produite sont utilisés pour l’autoconsommation de l’installation. Grâce à la technologie Power-to-Heat, l’installation transforme l’électricité excédentaire en chaleur et s’adapte ainsi aux fluctuations du système énergétique. Cela permet une utilisation particulièrement efficace de l’énergie, tout en soutenant la stabilité du réseau électrique, explique AEW.

    Une fois terminée, la centrale thermique fournira jusqu’à 14 500 MWh de chaleur par an et couvrira les besoins d’environ 700 maisons individuelles. Cela permet d’économiser environ 710 000 mètres cubes de gaz naturel et 1500 tonnes de CO2 par an, explique Daniel Wernli, responsable de la production de chaleur chez AEW.

    De la planification à l’exploitation en passant par la construction, AEW a délibérément fait appel à des entreprises de la région. La population locale sera également impliquée : au printemps 2026, AEW organisera une journée portes ouvertes dans le réseau de chaleur et expliquera comment le bois régional produit de la chaleur durable.

  • Les startups donnent l’impulsion pour un avenir énergétique durable

    Les startups donnent l’impulsion pour un avenir énergétique durable

    L’Energy Startup Day a eu lieu le 19 novembre au Kultur & Kongresshaus d’Aarau. L’événement a permis aux start-ups de se présenter et de nouer des contacts. Plusieurs conférences étaient en outre au programme. Enfin, cinq start-ups ont été récompensées par des prix.

    Borobotics AG, dont le siège se trouve au Technopark de Winterthur, a remporté le prix du jury et donc un package Energate PR & Event. L’entreprise travaille sur un nouveau type de forage géothermique destiné à être utilisé dans les zones urbaines. Le premier des deux Swissolar Awards a été décerné à SmartHelio de Prilly VD pour son logiciel basé sur l’intelligence artificielle et destiné à l’utilisation d’installations photovoltaïques. La start-up a remporté pour cela un Swissolar Marketing & Event Package. Le deuxième Swissolar Award et un Swissolar Event Package ont été décernés à Synergi Solutions d’Helsinki. Cette start-up finlandaise a développé une application permettant d’optimiser la consommation d’énergie.

    Voltiris d’Epalinges VD a remporté le prix du public et donc un Communication Package de la Haute école des sciences appliquées de Zurich (ZHAW), Electrosuisse et Swisspower. Voltiris développe des modules pour l’agri-photovoltaïque dans les serres. Et l’Investor Award a été décerné à SensorXSolutions, qui a ainsi remporté le prix SICTIC (Swiss ICT Investor Club), qui correspond à une invitation à un événement pour investisseurs. La jeune entreprise de Sarnen a développé des systèmes intelligents pour la détection et la gestion de gaz tels que le méthane, afin de limiter l’effet de serre.

    Les organisateurs ont accueilli environ 230 participants au total. La ZHAW, Electrosuisse et Swisspower ont organisé l’événement avec le soutien de nombreux partenaires.

  • Un nouveau bâtiment pour remplacer un centre commercial obsolète

    Un nouveau bâtiment pour remplacer un centre commercial obsolète

    Une étude de faisabilité et de potentiel a révélé que le centre commercial Migros de la zone « Im Funken » à Zofingue était obsolète en termes d’utilisation et d’exploitation. Selon un communiqué de la ville de Zofingen, une conservation partielle examinée n’est pas une option, de sorte qu’une nouvelle construction de remplacement doit maintenant être planifiée. Ce nouveau bâtiment est au centre des plans d’un « quartier mixte pour les achats, l’habitat et le travail », planifié par Migros Aare, la ville de Zofingue et l’entreprise immobilière Zofimmo AG.

    L’étude ayant permis de poser un « premier jalon », il s’agit maintenant de développer des « projets viables et concrets » par le biais d’un mandat d’étude confié à plusieurs équipes. Dans une étape ultérieure, ces projets devront être garantis juridiquement par des instruments de planification communaux appropriés ou un plan d’aménagement.

    Les résultats du mandat d’étude devraient être disponibles d’ici fin 2026, et la construction pourrait débuter au plus tôt en 2029. Pendant la phase de construction éventuelle, une solution provisoire permettrait de continuer à faire des achats. Une fois les travaux terminés, des logements seraient construits sur l’actuel parking le long des voies ferrées. Des surfaces commerciales et résidentielles sont également envisagées sur la partie verte du site, en face de la vieille ville, mais le caractère vert doit être conservé.

  • La restauration remet le pont d’Eaumorte dans le paysage local

    La restauration remet le pont d’Eaumorte dans le paysage local

    L’entreprise de construction MAULINI SA, basée à Satigny, informe dans un article sur LinkedIn de l’achèvement de la restauration du pont de l’Eaumorte. Le pont entre Avully et Cartigny a été construit au milieu du 19ème siècle et est considéré comme l’un des plus anciens du canton de Genève. Les travaux ont débuté le 2 juin 2025 et se sont achevés fin octobre. Avant le début de la restauration, la commune d’Avully décrivait le pont comme étant dans un « état de destruction avancé ».

    MAULINI a réalisé l’ensemble des travaux, dont la remise en état, l’enlèvement de la végétation, la reconstitution des pierres selon l’original et l’aménagement de l’accès au pont. Selon l’entreprise, « les travaux ont consisté à refaire les joints des pierres avec du mortier d’époque, à créer une nouvelle superstructure et à installer un parapet en bois local afin de redonner au pont sa stabilité et son charme d’origine ». L’objectif de la restauration était de rendre le pont à nouveau accessible aux piétons, aux vélos et aux chevaux. Pour ce projet, MAULINI a collaboré avec le bureau d’ingénieurs EDMS du Petit-Lancy GE.

    Fondée en 1910, MAULINI SA est spécialisée dans le bâtiment et le génie civil. Cela comprend notamment des projets de construction de logements collectifs, de bâtiments industriels et administratifs, ainsi que des projets de restauration comme celui du Conservatoire de Musique de Genève. L’entreprise est l’un des cinq finalistes du Prix SVC Genève 2025, qui sera remis le 27 novembre 2025 au Bâtiment des Forces Motrices à Genève.

  • 27 ans d’engagement pour la transformation de Schlieren

    27 ans d’engagement pour la transformation de Schlieren

    Depuis 1998, soit plus de 27 ans, Albert Schweizer marque de son empreinte le développement économique de la ville de Schlieren. Durant cette période, il n’a pas seulement implanté des entreprises et organisé des espaces, mais il a également mené des dialogues entre les entreprises, la politique et l’administration. Toujours avec une philosophie claire, des réseaux et de la confiance plutôt qu’une optimisation aveugle des chiffres.

    « Schlieren a connu une croissance rapide, mais contrôlée, avec une promotion économique qui ne s’appuie pas uniquement sur les chiffres, mais sur les réseaux et la confiance », décrit parfaitement cette approche d’Albert Schweizer. Une ville industrielle classique est devenue un site technologique dynamique.

    De l’industrie à la biotechnologie
    La capacité de Schweizer à transformer systématiquement les opportunités en projets a fait la différence. Il a organisé des espaces, défait des nœuds, lancé des fêtes et créé les conditions pour que les entreprises s’installent et se développent à Schlieren. La transformation d’anciennes friches industrielles en centres de biotechnologie et de technologie médicale est particulièrement impressionnante. Un changement stratégique qui a repositionné Schlieren.

    Retraite bien méritée
    Au printemps prochain, en 2026, Albert Schweizer prendra une retraite bien méritée. Pour la ville de Schlieren, c’est la fin d’une époque, mais dont les traces demeurent – dans les réseaux qu’il a créés, dans les projets qu’il a initiés et dans la culture de la promotion économique qu’il a contribué à façonner.

    « Nous sommes fiers de la manière dont Schlieren s’est développée », déclare Markus Bärtschiger, maire de la ville, en rendant lui aussi hommage aux réalisations d’Albert Schweizer.

    Avec le départ à la retraite d’Albert Schweizer, ce n’est pas seulement un promoteur de site expérimenté qui s’en va, mais aussi l’architecte du Schlieren moderne. Sa distinction est un aboutissement mérité d’une carrière influente, qui montre que le développement durable vient des hommes – de ceux qui ne se contentent pas de gérer l’économie, mais qui construisent la confiance.

  • ImmoTable Basel – Des superclusters, de nouveaux ponts et la sortie de l’antiquité numérique

    ImmoTable Basel – Des superclusters, de nouveaux ponts et la sortie de l’antiquité numérique

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    Christof Klöpper, CEO de Basel Area Business & Innovation, a ouvert le bal. Il a dressé le portrait d’une région qui est bien plus qu’un « simple » site pharmaceutique. Certes, le supercluster des sciences de la vie reste le leader mondial, mais l’écosystème de l’innovation s’est diversifié.

    Soutenu par les trois cantons de Bâle-Campagne, Bâle-Ville et le Jura, il se focalise sur les start-ups internationales et sur un partenariat public-privé fortement impulsé par l’industrie. Le message de Klöpper était clair : la mission ne consiste pas seulement à promouvoir le site de manière classique, mais à fournir activement des infrastructures d’innovation à un écosystème en croissance constante.

    Bâle-Ville et le levier de 500 millions
    Julian Kamasa, de l’Office de l’économie et du travail, a souligné comment le canton de Bâle-Ville entend renforcer sa position de leader en matière d’innovation, en s’appuyant sur quelque 800 entreprises des sciences de la vie et de nombreuses start-ups. Au cœur de cette offensive se trouve le nouveau « paquet de sites bâlois », avec lequel le canton jouera un rôle de pionnier au niveau suisse à partir de 2025.

    Avec un budget annuel de 150 à 500 millions de francs, des investissements ciblés seront encouragés. 80 pour cent des fonds sont alloués à un fonds d’innovation qui récompense notamment les activités de recherche et de développement sur le site. Les 20 pour cent restants soutiennent des objectifs sociaux et écologiques tels que le congé parental ou les mesures de protection du climat.

    Le message clé est clair. Ceux qui font de la recherche substantielle à Bâle en profitent le plus. Grâce à ce levier financier, le canton entend consolider sa position de leader européen dans le domaine de la santé, développer des compétences tech ciblées et transformer l’économie dans le sens d’une économie circulaire. Le grand potentiel des sites de transformation urbaine joue un rôle clé dans ce processus.

    Un coup de pouce urbanistique
    Les choses se sont concrétisées lors de l’exposé de Marko Kern (CFF) et Marc Février (canton de Bâle-Ville), qui ont présenté le projet gagnant pour le nouveau pont Margarethenbrücke et l’accès aux quais. Un projet clé pour la mobilité future. Compte tenu de l’augmentation massive du nombre de passagers due à l’étape d’extension 2035 des CFF et du souhait de disposer de plus d’espace pour le tramway et les vélos, l’ancien pont doit être remplacé.

    Après une procédure de mandat d’étude, dans laquelle la halle SNCF classée monument historique représentait un défi particulier, le projet de Penzel Valier AG a convaincu. Il prévoit un pont élancé et surélevé avec une toiture verte. Celui-ci crée plus d’espace pour tous les usagers de la route et intègre un nouvel arrêt de tramway accessible au milieu du pont.

    Les avantages du projet sont multiples. Il améliore les correspondances à la gare CFF, désengorge la Centralbahnplatz, optimise les liaisons cyclistes et piétonnes entre Gundeldingen et le centre-ville et crée une nette plus-value urbanistique avec plus de 11 000 nouvelles places de stationnement pour vélos et des espaces verts supplémentaires. Les coûts, qui se chiffrent en centaines de millions d’euros, sont supportés conjointement par la Confédération et le canton, le projet étant considéré comme un exemple parfait de collaboration réussie.

    Sortir de « l’antiquité numérique« 
    Isabel Gehrer (pom+) a tendu un miroir critique au secteur. Son exposé « De l’antiquité numérique au secteur d’avenir » a montré le décalage entre la Suisse, championne du monde de l’innovation, et un secteur de la construction et de l’immobilier qui, en termes de maturité numérique, reste provocateur dans l’ »antiquité numérique ».

    Alors que la Suisse occupe à nouveau la première place du Global Innovation Index 2025 et que Bâle accueille trois des dix premiers investisseurs, Roche, Novartis et Syngenta, le secteur immobilier investit nettement moins dans l’innovation que les autres secteurs. Seul le BIM s’est véritablement imposé.

    Gehrer a fait référence au concept de « prime verte » de Bill Gates. Les solutions durables doivent devenir si efficaces qu’elles ne coûtent plus de supplément de prix. Elle a cité comme exemple de réussite l’industrie automobile, où les coûts des batteries ont baissé de 80% depuis 2010, rendant les voitures électriques accessibles au plus grand nombre.

    Sa solution s’articule autour de quatre points. Assurer l’infrastructure de recherche par une meilleure mise en réseau des universités et de l’économie, augmenter l’intensité de la recherche et du développement, mobiliser du capital-risque pour les PropTechs et pratiquer la Strategic Foresight afin d’utiliser les zones de transformation comme Klybeckplus comme espaces d’expérimentation. Son appel au secteur : « Faisons-le réel »

    Prix de l’immobilier 2026
    Pour conclure l’ImmoTable, Mara Schlumpf s’est tournée vers l’année à venir. Le prochain Real Estate Award aura lieu le 22 octobre 2026 au Trafo de Baden et réunira environ 300 décideurs du secteur. Le gala combine des remises de prix et un réseautage de haut niveau. Des projets et des entreprises exceptionnels seront récompensés dans cinq catégories, telles que la durabilité, le numérique, la commercialisation, le développement de projet et l’innovation, ainsi que la personnalité immobilière de l’année. Le groupe cible comprend les développeurs de projets, les entreprises immobilières et de construction, les investisseurs, les politiques et les médias. Pour les partenaires, le prix offre une visibilité exclusive et l’accès à un réseau de premier ordre.

    L’événement immoTable a démontré de manière éclatante que Bâle dispose du capital, de l’infrastructure et de la volonté politique nécessaires au changement. C’est maintenant au secteur immobilier lui-même d’utiliser les moyens et les espaces mis à disposition avec l’esprit d’innovation nécessaire et de faire le saut de l’antiquité numérique vers le futur.

  • Entre stabilité, protection du logement et pression de la croissance

    Entre stabilité, protection du logement et pression de la croissance

    Ambiance actuelle du secteur immobilier bâlois
    La situation de départ est ambivalente. D’une part, Bâle jouit d’une grande stabilité économique et d’une base solide dans l’économie réelle, comme le confirment les analyses de marché actuelles. D’autre part, la production de logements à proprement parler est en difficulté. En comparaison internationale, par exemple avec Paris, San Francisco ou Londres, le coût du logement est certes encore modéré par rapport aux salaires à Bâle. Mais l’ambiance est morose. La production de logements ne se porte pas bien. Ce n’est pas tant le manque d’investisseurs qui est en cause, mais plutôt la complexité des processus de planification et les obstacles que l’on rencontre chez soi.

    Défi de la protection du logement
    L’un des thèmes centraux du débat est la « protection du logement » bâloise. Cette loi, conçue à l’origine pour garantir la compatibilité sociale des rénovations et protéger les locataires, s’avère être un frein à l’investissement dans la pratique.

    Les critiques portent sur le fait que la protection du logement part d’une bonne intention, mais qu’elle réduit en fait l’offre. Si les rénovations sont rendues non rentables par des exigences excessives, elles n’ont tout simplement pas lieu. Certes, des adaptations ont déjà été apportées au règlement, par exemple pour faciliter les rénovations énergétiques, mais l’incertitude demeure. Il y a moins de nouveaux logements sur le marché, alors que l’immigration se poursuit. Cela aggrave précisément la pénurie que l’on voulait combattre. Aujourd’hui, les personnes qui cherchent un logement, que ce soit pour des raisons familiales, un changement d’emploi ou un déménagement, se heurtent à un marché asséché et à des prix élevés. La réglementation protège donc le parc immobilier existant, mais pénalise ceux qui souhaitent entrer sur le marché.

    Leçons à tirer pour les autres cantons
    En regardant au-delà des frontières, on constate que Bâle sert actuellement plus d’avertissement que de modèle en matière de réglementation. L’introduction de dispositions de protection strictes rappelle les erreurs du passé (politique de taux d’intérêt et de réglementation il y a 40 ans). La leçon à tirer pour les autres cantons est donc qu’il ne faut pas restreindre artificiellement l’offre lorsque celle-ci augmente.

    Un autre phénomène est le changement d’affectation des bureaux. Ce qui était difficilement envisageable il y a quatre ans en raison des attentes en matière de rendement devient soudainement attrayant en raison de la hausse des taux d’intérêt et de l’évolution des marchés des bureaux. Mais ces transformations ne créent généralement pas de logements à bas prix, mais plutôt des offres à prix élevés.

    Bâle dans la Suisse des 10 millions
    La Suisse s’agrandit et Bâle suit le mouvement. La ville dispose d’un énorme potentiel grâce à d’anciens sites industriels (par exemple Klybeck Plus) et à des zones de transformation. Les investisseurs seraient prêts à développer et à densifier ces zones. Mais le problème est la durée. Les processus de planification, comme celui du site de Klybeck, s’étendent sur 5 à 6 ans avant que la moindre construction ne soit possible.

    Pour une Suisse de 10 millions d’habitants, la densification vers l’intérieur n’a pas d’alternative. Des compromis doivent être trouvés, comme dans le cas de l’initiative « Cardinaux du climat ». Les terrains de plus de 30 000 m² doivent pouvoir être construits de manière plus dense, mais doivent en contrepartie répondre à des critères écologiques et sociaux stricts. Il est important de comprendre les investisseurs, en particulier les fonds de pension. Celles-ci gèrent des fonds fiduciaires pour la prévoyance vieillesse et ne peuvent pas simplement subventionner le logement de manière croisée. La sécurité de la planification est ici la monnaie la plus forte.

    Avenir et solutions
    Quel est l’avenir ? Le secteur demande avant tout une accélération et une flexibilité. Comme en Allemagne, nous devrions discuter du turbo de la planification et il faudrait des mécanismes permettant de raccourcir drastiquement les procédures d’autorisation. L’immobilier du futur doit être flexible. Ce qui est aujourd’hui un bureau doit pouvoir être demain un appartement et après-demain peut-être à nouveau un bureau ou un espace logistique. Les monostructures fragmentées ne sont plus d’actualité. La peur de la croissance doit faire place à une volonté d’aménagement. La qualité résulte d’une bonne densification interne et d’une mixité des usages, pas de l’immobilisme.

    Les moyens et le capital seraient disponibles pour atténuer la pénurie de logements à Bâle. Ce qui manque, c’est un environnement réglementaire qui permette les investissements au lieu de les décourager et un processus de planification qui suive le rythme des changements sociaux.

  • Changement de génération chez suissetec avec Dennis Reichardt

    Changement de génération chez suissetec avec Dennis Reichardt

    Dennis Reichardt est engagé dans l’association depuis près de deux décennies et, en tant qu’entrepreneur employant 120 personnes dans les domaines du chauffage, de la ventilation, de la climatisation et des installations sanitaires, il apporte une orientation pratique marquée. Son « idée suisse » associe l’ambition de positionner suissetec comme moteur de l’efficacité énergétique et des solutions renouvelables à un engagement clair en faveur de la coopération entre toutes les régions linguistiques.

    En mettant l’accent sur la qualité, la promotion de la relève et la cohésion, Reichardt veut diriger l’association dans une phase où la technique du bâtiment joue un rôle clé dans la réalisation des objectifs climatiques et la décarbonisation du parc immobilier. Pour le secteur, cela signifie poursuivre sur sa lancée, mais en mettant encore plus l’accent sur l’innovation, le développement de la main-d’œuvre qualifiée et l’approche systémique intégrale.

    Continuité grâce à la présidence d’honneur et à la planification roulante
    Avec le passage de Daniel Huser à la présidence d’honneur, suissetec reste étroitement liée à une personnalité dirigeante qui a marqué l’association pendant onze ans et qui a systématiquement encouragé la réflexion interprofessionnelle. Son style de direction, interdisciplinaire, coopératif et axé sur l’intérêt général de la branche, constitue un cadre de référence pour la nouvelle présidence.

    Parallèlement, le renouvellement progressif du Comité central assure la stabilité institutionnelle. Grâce à des passations de pouvoir clairement planifiées et à des limitations de la durée des mandats, le savoir-faire est transmis en continu, sans pour autant freiner l’élan de renouvellement. Suissetec se positionne ainsi comme une association qui pense à long terme, planifie à l’avance en matière de personnel et reste en même temps ouverte à de nouveaux visages et perspectives.

  • Norman Gobbi met l’accent sur la durabilité au Tessin

    Norman Gobbi met l’accent sur la durabilité au Tessin

    Monsieur Gobbi, vous êtes depuis peu responsable de la construction dans le canton du Tessin. Quelles sont vos premières priorités dans ce domaine ?
    « Dans mon nouveau rôle de chef de la division Construction, que j’occupe depuis le 1er septembre, la priorité est d’initier des contacts avec tous les principaux acteurs du secteur de la construction au Tessin, afin de comprendre leur vision de la situation actuelle et des perspectives – à court, moyen et long terme. »

    Comment comptez-vous rendre l’aménagement du territoire tessinois plus durable, notamment dans l’équilibre délicat entre densification et protection du paysage ?
    « Le canton du Tessin a une conformation géographique très différente de celle des cantons du Plateau. Tout est concentré dans les quelques mètres carrés des fonds de vallée, déjà fortement anthropisés au cours du XXe siècle : il est donc très difficile de concilier toutes les fonctions que le territoire doit remplir, tout en garantissant le plus haut degré possible de durabilité et de qualité de vie. La clé réside dans une planification tournée vers l’avenir, ainsi que dans la patience nécessaire pour remédier, étape par étape, aux erreurs héritées du passé. »

    Quel rôle le changement climatique joue-t-il dans votre politique immobilière ? Existe-t-il des projets concrets de construction résistante au climat dans le canton ?
    « Le Tessin s’étend de 200 à plus de 3 000 mètres au-dessus du niveau de la mer et est donc particulièrement exposé aux effets du changement climatique. Le Conseil d’État en est conscient et a inscrit l’atténuation de ces phénomènes parmi les objectifs de son programme à long terme. »

    Quelle est votre position sur la promotion de l’utilisation du bois et de la construction modulaire dans les bâtiments publics ?
    « Plus de 50 % de la surface de notre canton est couverte de forêts. Il est donc évident que nous avons intérêt à promouvoir l’utilisation de cette ressource abondante et de qualité. L’État est là et jouera son rôle : j’attends aussi des impulsions créatives de la part de notre Académie d’architecture et, bien sûr, une sensibilité croissante de la part du secteur privé. »

    Au Tessin, l’espace habitable devient de plus en plus rare et cher. Quelles stratégies comptez-vous adopter pour créer des logements abordables ?
    « Notre constitution confie la gestion de ces questions, en premier lieu, aux communes : je considère que c’est un choix judicieux, car les autorités locales ont une connaissance approfondie de ce qui se passe sur le territoire et peuvent donc réagir rapidement aux changements dans le contexte du logement. Cela dit, le canton suit le dossier de très près et est prêt à intervenir au niveau réglementaire lorsque cela s’avère opportun. »

    Comment le canton entend-il collaborer avec les communes pour assurer un aménagement du territoire cohérent et uniforme ?
    « La nouvelle loi fédérale a complètement changé le paradigme, et le Tessin l’a intégré dans son plan directeur : il est clair que – pour les raisons liées à la conformation du territoire que j’ai évoquées – le sujet de la densification est particulièrement délicat pour notre canton. La mise en œuvre de cette stratégie nécessitera un large débat tant au sein des institutions qu’au sein de la société dans son ensemble. »

    En Suisse alémanique et en Suisse romande, la promotion économique est très active. Combien d’énergie le canton et les districts économiques investissent-ils dans leur positionnement et que font-ils concrètement ?
    « Le Tessin s’efforce constamment de se positionner comme une région dynamique et ouverte à l’innovation. Nous sommes à un peu moins de deux heures des pôles économiques de Zurich et de Milan, et à l’avenir nous pouvons aspirer à accueillir des réalités qui veulent rester connectées au dynamisme de ces métropoles sans nécessairement devoir en subir les inconvénients en termes de qualité de vie. »

    Quelles leçons tirez-vous de votre expérience en tant que directeur de la sécurité pour votre nouveau rôle dans l’industrie de la construction ?
    l’attention portée à la sécurité est un « état d’esprit », et elle est utile dans toutes les situations de la vie – en particulier dans les professions où les gens sont exposés à des risques d’accidents graves, voire mortels. Il sera donc prioritaire pour moi de sensibiliser à ces questions et d’œuvrer en faveur d’un secteur de la construction où les gens peuvent travailler sans jamais avoir à craindre pour leur sécurité. »

    Comment gérez-vous la transition d’un domaine fortement axé sur la sécurité à un domaine plus technique ?
    notre système de milice nous encourage à être des « amateurs éclairés », en évitant une spécialisation excessive et en gardant à l’esprit que le travail de l’État n’est pas constitué de compartiments étanches, mais d’organes interconnectés qui doivent travailler dans un dialogue constant

    Considérez-vous votre nouveau rôle comme une tâche à long terme ou plutôt comme une solution temporaire jusqu’à la fin de la législature en 2027 ?
    « Comme je l’ai dit à maintes reprises, la gestion du territoire est ma grande passion après les institutions. »

  • L’électricité du parquet

    L’électricité du parquet

    Au lieu d’utiliser du chêne, qui se raréfie, le projet mise sur le bois de peuplier, un arbre feuillu à croissance rapide et tolérant au climat, qui n’est jusqu’à présent guère utilisé sur le marché du parquet. Grâce à la « chimie verte » et à l’incorporation de lignine issue de l’industrie papetière, le bois de peuplier tendre est densifié et durci, de sorte que ses propriétés mécaniques et sa qualité de surface sont comparables à celles du parquet en chêne

    Ce développement répond ainsi à deux défis à la fois. La sécurisation de l’approvisionnement en bois dans des conditions de changement climatique et le remplacement des revêtements de sol à base de pétrole par des produits biosourcés et recyclables. Pour les fabricants, cela ouvre également la possibilité de transformer des essences régionales, jusqu’ici « secondaires », en parquets design de haute qualité

    Parquet Capteur et source d’énergie
    La deuxième étape de l’innovation réside dans l’intégration de la fonctionnalité piézoélectrique. Lorsque le bois est déformé élastiquement pendant la marche, il se produit une tension électrique qui, à l’état naturel, est trop faible pour être utilisable en pratique. En incorporant du sel de Rochelle, un sous-produit de la production de vin à fort effet piézoélectrique, dans une matrice de bois spécialement structurée, on obtient une structure hybride qui fournit des tensions nettement plus élevées tout en restant recyclable

    Cette technologie « salt-in-wood » permet d’obtenir des lames de parquet qui agissent elles-mêmes comme des capteurs. Elles détectent les séquences de pas, la présence ou les modèles de mouvement et peuvent, en perspective, générer suffisamment d’énergie pour alimenter localement des capteurs ou des signaux sans fil

    Applications de la maison intelligente à l’aéroport
    A court terme, les chercheurs visent des applications de capteurs dans la maison intelligente, par exemple pour la surveillance de l’accès aux portes et aux fenêtres ou pour le contrôle de l’éclairage et de la climatisation en fonction de la présence. A moyen terme, l’attention se porte sur les surfaces très fréquentées comme les aéroports, les gares, les centres commerciaux ou encore les lieux culturels comme le Tanzhaus de Zurich, où des millions de pas par an offrent un potentiel de conversion énergétique considérable

    Le grand défi réside désormais dans la mise à l’échelle. Les processus des matériaux, l’intégration des capteurs, la durabilité et les coûts doivent être industrialisés de manière à ce que le « Piezo-Parkett » passe du stade de démonstrateur à celui de famille de produits commercialisables. Un objectif qui a le vent en poupe grâce à des partenariats industriels et des récompenses telles que la nomination au « Evergreen Prize for Innovation ».

  • Zurich réajuste sa politique de logement et de transport

    Zurich réajuste sa politique de logement et de transport

    Le contre-projet à l’initiative « Davantage de logements abordables » a été accepté par environ 51% des votants. Le crédit pour l’aide cantonale au logement passe de 180 à 360 millions de francs. Les coopératives et les maîtres d’ouvrage d’utilité publique obtiennent ainsi des moyens supplémentaires pour réaliser des projets dans le segment des logements à prix modérés, sans intervenir directement dans les contrats de propriété

    L’initiative de préemption proprement dite est nettement rejetée par près de 60% des votants, bien que la pénurie de logements soit largement reconnue. Les électeurs acceptent ainsi le diagnostic d’un marché tendu, mais rejettent l’instrument d’un droit de préemption systématique des communes, jugé trop intrusif pour la liberté de propriété et de contrat

    Le canton reprend le flambeau de la vitesse
    L’initiative sur la mobilité est acceptée avec près de 57% de oui et consacre le 50 km/h comme règle sur les grands axes, le 30 km/h restant possible sur de courts tronçons et dans des cas exceptionnels et justifiés. A l’avenir, ce ne sont plus Zurich et Winterthur qui décideront des réductions de vitesse sur les routes principales, mais le canton. Un changement de pouvoir qui fixe des limites étroites aux politiques urbaines en matière de circulation

    Les électeurs renforcent ainsi le contrôle cantonal du trafic motorisé et affaiblissent les tentatives communales de mettre en œuvre plus largement des objectifs de bruit et de sécurité au moyen de la limitation à 30 km/h. Pour les planificateurs et les investisseurs, cela signifie une plus grande clarté de la réglementation au niveau du réseau, mais moins de marge de manœuvre pour des expériences de politique de transport et de développement urbain à l’échelle du quartier

    Les droits numériques et la réduction des primes échouent
    L’initiative « Pour un droit fondamental à l’intégrité numérique » ne recueille guère de soutien, avec environ 25% de voix favorables. Le contre-projet, plus modéré, est également rejeté avec un peu plus de 55% de non. Ni un droit explicite à une « vie sans téléphone portable » ni des garanties constitutionnelles supplémentaires contre la surveillance et l’analyse des données ne convainquent. Le canton ne se voit donc pas confier de mission constitutionnellement valorisée dans l’espace numérique

    L’augmentation de la réduction des primes cantonales est également rejetée, bien qu’environ 1,3 milliard de francs soient déjà versés dans ce pot commun. Le non à 50 millions de francs supplémentaires par an signale une retenue en matière de politique financière et laisse les ménages à faible revenu dans l’étau de la hausse des coûts de la santé et de la stagnation des prestations de transfert

    Signaux pour le marché du logement et la planification
    Pour la pratique de la construction de logements dans le canton de Zurich, le paquet signifie plus de subventions, mais pas de nouveaux instruments de contrainte en matière de planification comme un droit de préemption général. Les communes et les coopératives doivent ainsi axer davantage leurs stratégies sur la coopération, la mobilisation de terrains constructibles et l’accélération des procédures d’autorisation, plutôt que sur une intervention directe sur le marché

    En somme, le vote révèle une ligne de tension entre les villes et les campagnes. La pénurie de logements est reconnue, mais les incitations financières et le contrôle cantonal sont préférés à une intervention profonde dans les droits de propriété ou la mobilité quotidienne. Pour les acteurs de l’immobilier, de la planification et de la politique, cela ouvre un champ dans lequel la mise en œuvre de l’augmentation des aides au logement devient un levier décisif.

  • Pourquoi 2026 pourrait être une année de grève de la construction

    Pourquoi 2026 pourrait être une année de grève de la construction

    La convention nationale pour environ 80’000 travailleurs du secteur principal de la construction règle les salaires, les temps de travail et de déplacement, les suppléments ainsi que la protection contre le licenciement et expire fin 2025. Après plusieurs rondes de négociations infructueuses, Unia et Syna avertissent qu’en l’absence d’accord, une situation de vide conventionnel s’installe et qu’un conflit social national est probable

    Parallèlement, les journées de protestation, récemment organisées dans plusieurs villes du Tessin, accentuent la pression sur les employeurs et signalent une forte propension à la grève au sein de la base. Lors d’une grande enquête, environ 90% des 20 000 travailleurs du bâtiment se sont prononcés en faveur de mesures de grève si aucun compromis viable n’était trouvé

    Revendications des syndicats
    Les syndicats se concentrent sur trois thèmes : des horaires de travail plus favorables à la famille, des temps de déplacement plus sûrs sur le plan juridique et la garantie du pouvoir d’achat. Ils demandent notamment un maximum de huit heures par jour, une pause goûter payée, la prise en compte intégrale du temps de trajet pour se rendre sur le chantier, une compensation garantie du renchérissement ainsi que des augmentations de salaire réelles après des années de baisse des salaires réels

    La pratique actuelle, selon laquelle les temps de déplacement ne sont souvent payés que partiellement ou pas du tout, a été critiquée par le Seco comme n’étant pas conforme au droit du travail impératif, ce qui augmente la pression pour que ce point soit clarifié de manière contraignante dans la nouvelle convention. Du point de vue des syndicats, l’amélioration des conditions est en même temps une réponse à la pénurie de main-d’œuvre qualifiée qui touche le secteur principal de la construction depuis des années

    Position des entrepreneurs
    La Société Suisse des Entrepreneurs fait référence à des salaires minimaux déjà élevés dans toute l’Europe et propose une adaptation automatique au renchérissement sur les salaires minimaux ainsi que des augmentations de salaire supplémentaires par le biais d’allocations dans les années à venir. Parallèlement, elle insiste sur une plus grande flexibilité, des horaires de travail journaliers et annuels, davantage d’horaires flexibles, le travail de certains samedis sans supplément et des adaptations en cas d’intempéries

    Du point de vue de la fédération, les revendications des syndicats font grimper les coûts salariaux de 12 à 15% et mettent en péril la compétitivité du secteur, en particulier face à l’augmentation des coûts de la construction et à l’incertitude des commandes. En ce qui concerne la protection contre le licenciement des travailleurs âgés, la fédération signale certaines concessions, mais les lie à un accord sur le paquet salarial

    Escalade ou compromis ?
    Les syndicats avertissent que le modèle de flexibilité des employeurs se traduira par des heures de présence plus longues, jusqu’à 50 heures par semaine, davantage d’heures supplémentaires sans supplément et une plus grande insécurité en cas de baisse des commandes, avec des risques particuliers pour les travailleurs âgés du bâtiment. A l’inverse, la Société suisse des entrepreneurs critique les journées de protestation comme une violation de l’obligation contractuelle de paix et reproche aux syndicats de bloquer une CN durable avec des revendications maximales

    C’est à la table des négociations que se décidera dans les prochaines semaines si 2026 débutera effectivement par une grève nationale de la construction. C’est là qu’il faudra transformer des positions fermes en un compromis viable pour un secteur qui subit simultanément la pression des coûts et de la main-d’œuvre qualifiée.

  • Basel Area est devenu un supercluster des sciences de la vie

    Basel Area est devenu un supercluster des sciences de la vie

    Concrètement, Basel Area Business & Innovation s’efforce d’une part d’attirer dans la région de Bâle des entreprises étrangères en phase d’expansion. D’autre part, l’organisation à but non lucratif soutient les start-up innovantes lors de leur création. Dans ces deux domaines d’activité, l’accent est mis sur les industries leaders de la région que sont les sciences de la vie, les technologies de la santé et les technologies de production.

    Le troisième pilier de Basel Area Business & Innovation est le Switzerland Innovation Park Basel Area, qui héberge également ses propres programmes d’accélération BaseLaunch et DayOne. Le parc d’innovation offre à un grand nombre de start-ups une infrastructure de pointe et une large gamme de services sur ses trois sites, le Main Campus à Allschwil, le Novartis Campus à Bâle et le canton du Jura, afin qu’elles puissent se concentrer sur la recherche et les projets prometteurs.

    La région de Bâle a connu un développement économique considérable au cours des dernières décennies. La transformation constante du site économique a été décisive. La production de rubans de soie au 19e siècle a donné naissance à l’industrie chimique et pharmaceutique. A la fin du 20e siècle, la chimie et la pharmacie ont finalement pris des chemins différents et les groupes pharmaceutiques Roche et Novartis ont par la suite marqué le site de leur empreinte. Au cours des 20 dernières années, de petites start-up agiles dans le domaine des biotechnologies ainsi que des institutions de recherche privées sont venues enrichir l’écosystème. Aujourd’hui, la région de Bâle est considérée comme le site le plus important d’Europe pour la pharmacie et les biotechnologies et comme un véritable supercluster des sciences de la vie, dans lequel les secteurs de la santé et des technologies médicales sont également fortement représentés.

    Actuellement, l’écosystème des sciences de la vie de la région de Bâle se compose de plus de 800 entreprises, de plus de 1 000 groupes de recherche et d’environ 35 000 professionnels. Fait unique en Europe, l’ensemble de la chaîne de valeur est représentée dans la région de Bâle. De la recherche fondamentale dans les instituts universitaires à la mise sur le marché, la fabrication et la distribution de médicaments, en passant par le développement d’innovations en laboratoire par des start-up ou les départements de recherche et développement des entreprises pharmaceutiques établies.

    En outre, la région de Bâle offre la possibilité de réaliser des études cliniques dans les hôpitaux locaux et d’être approvisionnée en substances actives par divers fournisseurs pharmaceutiques. Ainsi, les CDMO Lonza, Bachem, Primopus, Celonic, Corden Pharma et ten23 health sont présents dans la région de Bâle. Les prestataires de services nécessaires au fonctionnement de l’industrie des sciences de la vie sont également présents en nombre suffisant sur place, par exemple dans les domaines de la logistique, du conseil ou des TIC.

    Le paysage académique a évolué parallèlement à la croissance de l’industrie. Alors que l’Université de Bâle met depuis longtemps l’accent sur les sciences de la vie, le Department of Biosystems Science and Engineering de l’ETH Zurich est venu s’y ajouter il y a quelques années. Il étend les capacités de recherche des instituts financés par le secteur privé, comme par exemple l’Institut Friedrich Miescher, l’Institut de biologie humaine de Roche et le Botnar Institute of Immune Engineering.

    Enfin, l’infrastructure est également un atout que Basel Area peut sortir de sa manche. Des surfaces de laboratoires supplémentaires ont été construites ces dernières années et d’autres suivront dans les années à venir. Les entreprises qui ont besoin de laboratoires ont désormais le choix entre de nombreux fournisseurs, comme Superlabs, iCITY Reinach, Tech Park Basel ou Switzerland Innovation Park Basel Area. Il est également facile de trouver des espaces de bureaux avec salles de réunion, que ce soit dans un espace de coworking, dans un bureau privé ou dans un bureau paysager.

    En bref, la région de Bâle se distingue par une densité unique d’entreprises et de professionnels dans le domaine des sciences de la vie. Aucun autre site au monde n’a autant à offrir dans un espace aussi restreint.

    En savoir plus :
    www.baselarea.swiss
    www.baselsupercluster.com

  • Bâle construit son avenir de manière responsable

    Bâle construit son avenir de manière responsable

    Monsieur Hess, vous accompagnez l’espace économique de Bâle depuis de nombreuses années dans différentes fonctions. Quels sont les jalons ou les évolutions marquantes qui vous sont restés particulièrement en mémoire au cours de cette période ?
    Aujourd’hui, la politique et l’administration s’intéressent beaucoup plus aux besoins de l’économie qu’au début de mon activité pour le canton. Les exemples visibles de cette confiance mutuelle sont le développement des sites de Novartis, Roche ou Lonza et les milliards de francs d’investissements réalisés par ces entreprises et d’autres sur le site. Outre l’entretien des entreprises existantes, Bâle-Ville a également renforcé massivement la promotion de l’innovation. Près de 68 millions de francs sont alloués sur huit ans depuis 2024 à neuf programmes dans les domaines des sciences de la vie, de l’innovation numérique et de l’économie durable. Le dernier né est le « Bâle Standortpaket ». Selon la situation budgétaire, le canton investit ici entre 150 et 500 millions de francs par an pour renforcer l’attractivité du site. La quasi-totalité de ces fonds est destinée aux entreprises de Bâle-Ville.

    Bâle est considérée comme l’un des sites économiques les plus dynamiques de Suisse.
    Comment jugez-vous la situation économique actuelle du canton de Bâle-Ville ?
    Grâce à notre structure sectorielle, Bâle-Ville se porte bien sur le plan économique. Même la politique économique erratique des États-Unis n’a pas encore laissé de traces, même si elle pose des défis à nos entreprises. La position actuelle de la place économique se reflète par exemple dans l’indicateur de compétitivité cantonal de l’UBS, où Bâle-Ville occupe cette année encore la deuxième place de tous les cantons suisses. Ou encore la note triple A que l’agence de notation S&P a de nouveau attribuée au canton. Ces deux éléments nous encouragent à poursuivre sur notre lancée, en tant que partenaire innovant et fiable de l’économie.

    Quelle est l’orientation actuelle de la promotion économique en matière de sites urbains et de construction de logements ?
    Le plan directeur cantonal prévoit de viser un nombre d’habitants et d’employés de 220 000 d’ici 2035. Les gens ont besoin de logements, mais aussi de surfaces pour travailler et, dans l’idéal, de trajets courts entre le domicile et le lieu de travail. Nous nous efforçons de mettre à la disposition des entreprises du canton de Bâle-Ville des surfaces disponibles en nombre suffisant et de qualité, ce qui constitue un avantage pour le site. Une attention particulière est accordée à la garantie des surfaces de production et à l’optimisation de l’offre de surfaces pour les scale-ups.

    Quels sont les défis posés par la rareté des surfaces et la forte demande ? Comment Bâle-Ville les résout-il ?
    Un défi majeur à Bâle-Ville est la concurrence des surfaces dans l’espace disponible, limité par les frontières cantonales et nationales. Nous entendons souvent les acteurs du développement de projets immobiliers dire qu’il n’y a pas de problème à Bâle pour construire en hauteur. Il est également important d’utiliser au mieux le potentiel des zones de transformation afin de créer plus d’espace pour les logements et les bureaux.

    Quels sont les principaux enseignements du « Basler Standortpaket » pour le développement des sites ?
    Le paquet de sites bâlois est attractif pour les développeurs de sites et les investisseurs, car les entreprises imposables à Bâle-Ville qui engagent des dépenses dans la recherche et le développement, le congé parental ainsi que la protection du climat et l’efficacité énergétique peuvent bénéficier de subventions substantielles. Cela facilite l’implantation et favorise la croissance des entreprises sur les sites du canton.

    Comment le canton de Bâle-Ville accompagne-t-il et soutient-il la transformation de sites industriels en quartiers d’habitation et de travail modernes ?
    Par un échange actif et systématique avec les entreprises et les propriétaires fonciers. Au sein de l’AWA, nous ne sommes pas seulement au courant des étapes de développement potentielles et confidentielles d’une entreprise, mais nous pouvons également lui fournir les surfaces de développement dont elle a besoin.

    Quel rôle jouent aujourd’hui les investisseurs et les développeurs pour le site de Bâle ?
    Les deux jouent un rôle important. Ils investissent dans des terrains sous-utilisés, parfois en friche, afin de les développer et de générer une valeur ajoutée substantielle pour le site de Bâle. Mais en raison de leur taille, les sites de transformation sont également au centre de l’attention du public. Toutes les parties prenantes doivent tenir compte de cette responsabilité.

    Comment la promotion des start-ups et des sciences de la vie contribue-t-elle au développement immobilier ?
    Un exemple concret : le canton gère le Tech Park Basel depuis 14 ans. Nous y proposons des laboratoires et des bureaux de petite taille à des conditions de location intéressantes. Les start-up qui sortent du Tech Park Basel cherchent ensuite des surfaces plus grandes à des conditions commerciales. Nous produisons donc un pipeline de startups matures et bien financées (généralement des biotechs) au profit du marché immobilier privé non subventionné.

    Quelles sont les tendances futures que vous voyez pour Bâle d’ici 2030, notamment en ce qui concerne la numérisation et les nouvelles formes de travail ?
    La qualité de l’emploi est beaucoup plus importante aujourd’hui qu’auparavant. La numérisation pourrait encore accroître la flexibilité de la location d’espaces. Notre expérience montre que certaines entreprises recherchent des espaces à louer où une salle de réunion, par exemple, peut être réservée de manière flexible via une application. Bien que Bâle dispose d’une offre de surfaces saine, il n’est pas encore facile de trouver de tels espaces de bureaux auprès des agences immobilières.

    Ils prendront une retraite bien méritée dans les années à venir.
    Quelles sont les compétences les plus importantes pour votre succession ?
    Les compétences sont importantes. Mais les qualités personnelles sont encore plus importantes. Parmi celles-ci, on trouve l’esprit d’entreprise, l’enthousiasme, la volonté d’apprendre, la persévérance et le plaisir de travailler ensemble au sein d’une équipe formidable pour développer chaque jour le site. J’ai de toute façon un peu de mal avec le terme « retraite ». J’aime mon travail d’ »entrepreneur public » et je souhaite continuer à m’engager dans des domaines qui me tiennent à cœur personnellement après avoir quitté mon poste actuel en mai 2027.

  • Les solutions décentralisées de traitement des eaux usées gagnent en importance

    Les solutions décentralisées de traitement des eaux usées gagnent en importance

    En Suisse, comme dans d’autres pays européens, les eaux usées des ménages sont éliminées et traitées de manière centralisée. Les eaux usées provenant des toilettes, de la cuisine, des lave-linge et des lave-vaisselle se mélangent. Le recyclage est donc beaucoup plus difficile. Afin d’endiguer cette difficulté, les chercheurs de l’Institut de recherche sur l’eau Eawag de Dübendorf travaillent sur des solutions décentralisées possibles, peut on lire dans un communiqué de presse.

    Ces solutions consistent à séparer les différents flux d’eaux usées sur leur lieu de production. Ils pourraient ensuite être traités sur place ou à proximité et les ressources telles que l’eau propre, les nutriments et l’énergie pourraient être récupérées. Pour permettre aux architectes et aux concepteurs de bâtiments de se faire une idée des technologies et des applications pratiques, l’Institut de recherche sur l’eau a lancé une boîte à outils. Elle présente entre autres différents exemples de mise en œuvre. Ces exemples vont de solutions pour des ménages individuels au traitement des eaux usées de quartiers entiers. La boîte à outils contient trois groupes de fiches d’information sur la définition des objectifs, le choix de la stratégie et les technologies d’application possibles.

  • Un nouveau pont de tuyaux renforce le réseau régional de chauffage urbain

    Un nouveau pont de tuyaux renforce le réseau régional de chauffage urbain

    BRUGG Pipes de Kleindöttingen, qui fait partie du BRUGG Group AG basé à Brugg, a livré des tuyaux de chauffage à distance pré-isolés pour une traversée de l’autoroute A4. L’élément de pont entre Holzhäusern et Rotkreuz a été levé fin octobre, peut-on lire dans un communiqué. Lors du montage, deux conduites adaptées aux ouvrages d’art et d’une longueur de 48 mètres ont été installées. Elles pèsent 4,9 tonnes sans eau.

    Le pont de tuyaux relie les sections existantes aux nouvelles sections du réseau de chaleur d’Ennetsee. Il est prévu de raccorder d’autres quartiers et sites commerciaux de Rotkreuz ZG, Cham ZG et des régions voisines au réseau de chauffage urbain. Le maître d’ouvrage du projet est WWZ. L’entreprise B S AG était responsable de la planification et de la direction des travaux du pont, avec l’aide de Hodel SHLK AG en tant que constructeur de tuyaux. « Je suis ravi de la manière dont WWZ, B S, Hodel SHLK et les autres partenaires ont réalisé ce projet en partenariat et avec la plus grande précision. Une telle pose de nos tuyaux avec un pont dédié n’est définitivement pas courante. Je suis d’autant plus heureux que l’installation se soit déroulée avec succès et que nos systèmes de tuyaux pré-isolés soutiennent désormais l’extension du réseau de chaleur Ennetsee ainsi que la décarbonisation », déclare Martin Rigaud, CEO de BRUGG Pipes, cité dans le communiqué.

    WWZ utilise comme source de chaleur les rejets thermiques de l’usine d’incinération des ordures ménagères Renergia à Perlen (LU). D’ici l’automne 2026, Cham devrait également être approvisionnée en chaleur à distance par ce projet. Au total, l’extension de l’interconnexion devrait permettre d’économiser environ 12 000 tonnes de dioxyde de carbone par an.

  • Les prix de l’immobilier restent élevés

    Les prix de l’immobilier restent élevés

    Les prix de l’immobilier restent sur une tendance haussière en 2026. Les prévisions de la Banque cantonale de Zurich(ZKB) tablent sur une hausse des prix de 4,5 pour cent. L’abolition de la valeur locative n’a pas d’influence sur cette évolution, et les baby-boomers ne changent rien à la situation, peut-on lire dans un communiqué sur la dernière étude Immobilien aktuell.

    Sur le marché du logement en général, la pression sur les propriétaires, les locataires et les artisans augmente en raison de la pénurie de logements et de l’immigration. La Suisse est tributaire de l’immigration, mais l’arrivée de nouveaux habitants « renforce la demande de logements sur des marchés déjà tendus ». Une personne sur quatre s’installe dans les cinq plus grandes villes – une sur dix à Zurich.

    En raison d’un engorgement de la demande de logements locatifs, les experts de la ZKB s’attendent à ce que la situation reste tendue. Le taux de vacance des logements a atteint un niveau record et a un impact particulier sur le comportement des jeunes adultes en matière de déménagement. En 2023, les personnes âgées de 21 à 25 ans seraient 15% moins nombreuses à déménager qu’en 2020. « Beaucoup restent à l’hôtel maman parce qu’il n’y a pas de logement adapté disponible », explique-t-on.

    Le changement démographique n’aura pas d’effet sur la baisse des prix. « D’ici 2035, les baby-boomers augmenteront probablement l’offre de maisons individuelles d’environ 14%, et de 10% pour les propriétés par étage », explique-t-on. « L’évolution démographique modifiera certes le marché, mais ne provoquera pas d’effondrement des prix », explique Ursina Kubli, responsable de la recherche immobilière à la ZKB, citée dans le communiqué. Les prix des résidences secondaires ont augmenté de 40% en 2019 et 2024, mais restent à un niveau élevé après un léger recul en 2025.

    Les prévisions de la ZKB s’appuient sur des études portant sur l’abolition de la valeur locative, la limitation de l’offre de logements locatifs, une éventuelle vague de ventes par la génération des baby-boomers, les influences du marché par l’immigration et le changement du marché des logements de vacances.

  • La technologie vidéo améliore la sécurité sur les chantiers

    La technologie vidéo améliore la sécurité sur les chantiers

    Zurich North America et Zurich Resilience Solutions (ZRS), le gestionnaire de risques de l’assureur Zurich, exigent désormais l’utilisation de la technologie Arrowsight pour tous les projets de fin de chantier assurés par Zurich dans la ville de New York. Arrowsight, basée à Katonah dans l’État de New York, se concentre sur la modification du comportement basée sur la vidéo et l’analyse de coaching pour améliorer la sécurité sur les chantiers et réduire les accidents du travail.

    Cette collaboration, annoncée dans un communiqué, fait suite à un programme pilote de trois ans dans le cadre duquel l’analyse vidéo et le coaching Arrowsight ont été appliqués à huit grands projets de construction ainsi qu’à un projet complexe de génie civil. Par rapport à douze projets de construction sur lesquels les technologies de sécurité n’ont pas été utilisées, les travaux Arrowsight ont enregistré 50 pour cent de déclarations d’accidents du travail en moins.

    « L’amélioration de la sécurité des travailleurs tout en réduisant les risques et les fraudes potentielles grâce à notre équipement vidéo à faible coût est une étape importante pour le secteur. Le fait que la fréquence et le coût des sinistres aient diminué à ce point est le résultat direct du respect des règles de sécurité au travail – de 70 pour cent avant l’introduction d’Arrowsight à 97 à 100 pour cent après l’utilisation de notre technologie », a déclaré Adam Aronson, fondateur et PDG d’Arrowsight, cité dans le communiqué. « Depuis 2024, nous travaillons avec Zurich et Arrowsight sur un projet majeur à New York et nous sommes très satisfaits du faible nombre de sinistres que nous avons enregistrés jusqu’à présent », a déclaré Deborah Broom, vice-présidente de la gestion des risques chez Tutor Perini Corp, une entreprise de construction impliquée.

    Arrowsight sera le fournisseur exclusif de la technologie de chantier basée sur les caméras pour Zurich North America à travers les États-Unis. Zurich Resilience Solutions devient le fournisseur exclusif de services de gestion des risques pour Arrowsight.

  • Nouvelles solutions numériques pour le marché immobilier

    Nouvelles solutions numériques pour le marché immobilier

    SMG Real Estate, qui fait partie du groupe SMG Swiss Marketplace, élargit son portefeuille avec l’acquisition des activités suisses d’immoverkauf24, basé à Hambourg. Selon un communiqué, cette acquisition renforce en particulier le domaine de l’acquisition numérique de biens à vendre. Avec cette étape, SMG Real Estate renforce la base commerciale des agents immobiliers partenaires et crée de nouvelles possibilités pour vendre des biens immobiliers de manière plus efficace.

    L’intégration de www.immoverkauf24.ch-Portals se fait dans le cadre d’une opération sur actifs, les collaborateurs ne sont donc pas repris ou intégrés. Les activités de la plateforme immobilière en Allemagne et en Autriche se poursuivront sans changement. Selon le communiqué, cette acquisition s’explique par la concurrence qui règne sur le marché suisse du logement, notamment en ce qui concerne les maisons individuelles à vendre. L’acquisition de mandats est « plus importante que jamais » pour les professionnels de l’immobilier, mais elle est également liée à une concurrence croissante pour obtenir des contacts pour les personnes intéressées par la vente.

    « Avec immoverkauf24, nous ajoutons une nouvelle pièce à notre portefeuille de plateformes existant. La plateforme s’intègre parfaitement dans notre stratégie visant à fournir aux agents immobiliers les meilleurs outils numériques tout au long du processus de commercialisation, de l’acquisition de nouveaux mandats de vente à la conclusion de ventes réussies », a déclaré Martin Waeber, Managing Director de SMG Real Estate

    SMG Real Estate exploite déjà ImmoScout24, Homegate et Flatfox. Elle fait partie du SMG Swiss Marketplace Group, un réseau de places de marché numériques de TX Group, Ringier et La Mobilière.

  • Le gaz renouvelable renforce l’approvisionnement local

    Le gaz renouvelable renforce l’approvisionnement local

    Depuis le mois d’octobre, une partie du gaz d’épuration de la station d’épuration des eaux usées (STEP) de l’association des eaux usées d’Argovie et des environs(AVAU) dans le quartier de Telli à Aarau est également utilisée pour l’approvisionnement local en chaleur. Selon un communiqué, Green Power Aarau AG traite le gaz qui est ensuite injecté dans le réseau de gaz naturel d’Eniwa AG.

    Le gaz naturel fossile est ainsi remplacé par du gaz renouvelable. Les quantités sont pour l’instant encore gérables, précise le communiqué. Elles devraient toutefois être considérablement augmentées avec l’extension de la STEP.

    « Avec ce projet, nous montrons comment le sous-produit qu’est le gaz d’épuration peut devenir une source d’énergie précieuse », déclare Hans-Kaspar Scherrer, CEO d’Eniwa et président du conseil d’administration de Green Power Aarau AG, cité dans le communiqué. « La collaboration entre AVAU, Green Power Aarau et Eniwa est un exemple fort de la façon dont l’économie circulaire fonctionne concrètement dans la région » Selon Scherrer, les trois entreprises contribuent ensemble à un approvisionnement énergétique durable et à la réduction des émissions de CO2, tout en renforçant la création de valeur locale.

  • La première installation solaire alpine de Suisse centrale est raccordée au réseau

    La première installation solaire alpine de Suisse centrale est raccordée au réseau

    selon un communiqué,energieUri a mis en service la première installation solaire alpine de Suisse centrale sur le Sidenplangg, dans la commune de Spiringen. L’installation, située à une altitude de 1800 à 2000 mètres, devrait produire 12,5 gigawattheures d’électricité par an pour une puissance totale de 8 mégawatts. Près de la moitié de cette énergie sera produite en hiver.

    Actuellement, l’installation fournit 13 % de l’électricité visée. Elle est donc éligible à la subvention dans le cadre du Solarexpress. Les travaux devraient reprendre au printemps et s’achever fin 2028.

    Le fournisseur d’énergie uranais energieUri AG, en tant qu’initiateur, et aventron AG, dont le siège est à Münchenstein BL, participent à APV Sidenplangg AG. « De tels projets de centrales créent et garantissent des emplois hautement qualifiés dans la région – que ce soit pour la planification, la réalisation ou l’exploitation future ainsi que la gestion de l’énergie par energieUri », déclare Werner Jauch. CEO d’energieUri et président du conseil d’administration de APV Sidenplangg AG, cité dans le communiqué.

  • Récompense pour la construction durable d’un hôpital

    Récompense pour la construction durable d’un hôpital

    L’hôpital cantonal de Baden(KSB) a été récompensé lors du World Architecture Festival à Miami, dans l’Etat américain de Floride. L’architecture du nouveau bâtiment du KSB a reçu un prix dans la catégorie Health, peut on lire dans un communiqué de presse. Le World Architecture Festival s’est tenu du 12 au 14 novembre.

    Lors de cet événement organisé au Miami Beach Convention Center, 160 jurés internationaux ont voté pour 460 projets. L’hôpital réalisé par Nickl & Partner Architekten Schweiz ainsi que d’autres partenaires de planification a été récompensé pour son langage formel clair, sa construction durable et l’accent mis systématiquement sur un environnement propice à la guérison des patients, peut-on lire dans le communiqué. « Cette distinction est une confirmation impressionnante de notre vision : construire un hôpital qui allie l’excellence médicale et un fonctionnement efficace à une architecture de pointe », a déclaré Pascal Cotrotzo, CEO du KSB, cité dans le communiqué. « Nous sommes fiers que notre nouveau bâtiment à Miami soit reconnu au niveau international. Nos remerciements vont à tous ceux qui ont rendu possible ce projet d’envergure « 

    En juin 2025, le KSB avait déjà reçu le European Healthcare Design Award à Londres. Afin de mettre pleinement en valeur l’ensemble du nouveau bâtiment, il est prévu d’aménager un espace vert en lien avec la ville sur le site de l’ancien hôpital. Le KSB attire l’attention sur une plainte déposée par la Ligue argovienne du patrimoine contre la démolition de l’ancien bâtiment ainsi que sur une pétition munie de 7000 signatures contre cette plainte.

  • Un nouveau tracker rend le paysage suisse du Power-to-X visible

    Un nouveau tracker rend le paysage suisse du Power-to-X visible

    L’électricité renouvelable peut être stockée dans des vecteurs énergétiques chimiques tels que l’hydrogène, le carburant synthétique et le méthane (Power-to-X). Selon un communiqué du Swiss Power-to-X Collaborative Innovation Network SPIN, plus de 50 projets dans ce domaine sont déjà en cours en Suisse.

    SPIN lance donc, en collaboration avec la Coalition for Green Energy & Storage(CGES), un tracker qui permet d’avoir une vue d’ensemble des projets connus en Suisse. La carte qui en résulte met en évidence les projets qui, au-delà des essais en laboratoire, sont déjà devenus des projets de démonstration, voire des applications commerciales. SPIN collecte les données, CGES les visualise.

    « Le tracker facilite la collaboration en fournissant une base de données structurée qui favorise les synergies entre les acteurs et aide à la prise de décision », expliquent Christoph Sutter et Antonello Nesci, codirecteurs du CGES, cités dans le communiqué.

    Martin Bäumle voit dans les technologies Power-to-X la clé de la défossilisation de l’économie. « Avec le tracker, nous créons de la transparence, renforçons la collaboration et aidons à transformer des idées prometteuses en solutions évolutives », a déclaré le conseiller national (Verts libéraux/ZH) et coprésident de SPIN. « Des données fiables peuvent aider les décideurs politiques à adapter les réglementations et les investisseurs à identifier de nouvelles opportunités »

    La carte sera présentée lors de l’événement annuel du CGES, qui aura lieu le 21 novembre chez Swissgrid à Aarau. Le CGES est une coalition de partenaires issus du monde des affaires, de la science et du secteur public pour les énergies vertes, créée par le domaine des EPF.

  • La construction logistique moderne mise sur l’efficacité et la durabilité

    La construction logistique moderne mise sur l’efficacité et la durabilité

    La société Transstahl AG, qui appartient à Pestalozzi, doit à l’avenir pouvoir effectuer les transports de marchandises longues et encombrantes de manière encore plus efficace et flexible dans toute la Suisse. C’est pourquoi le groupe Pestalozzi construit un nouveau centre logistique à Pieterlen, dont le premier coup de pioche vient d’être donné, selon un communiqué. Outre des représentants de Pestalozzi et de Transstahl, Beat Rüfli, président de la commune de Pieterlen, et Simon Enderli, directeur de la promotion économique du canton de Berne, ainsi que d’autres invités ont participé à cette cérémonie.

    Le centre logistique mesurera 100 mètres de long, 30 mètres de large et 12 mètres de haut. Un chauffage à haute efficacité énergétique est prévu, ainsi qu’une installation photovoltaïque et des stations de recharge pour les camions et les voitures électriques. Une grande partie des matériaux utilisés proviennent de l’assortiment du groupe Pestalozzi, spécialisé dans la technique de l’acier et la domotique.

    « Avec ce premier coup de pioche, nous investissons dans le développement de notre groupe d’entreprises et nous affirmons clairement notre attachement à la place industrielle suisse et à la collaboration partenariale avec les communes et les régions », déclare Matthias Pestalozzi, cité dans le communiqué. Il est propriétaire et délégué du conseil d’administration du groupe Pestalozzi.

  • La double utilisation de l’espace augmente la production d’énergie solaire

    La double utilisation de l’espace augmente la production d’énergie solaire

    Selon un communiqué, la STEP du lac de Thoune a inauguré HORIZON, le plus grand toit mobile pliable solaire du monde. Il a été réalisé par l’entreprise cleantech dhp Technology de Zizers. Avec une puissance installée de 3,6 mégawatts crête et environ 3 gigawattheures d’électricité, l’installation devrait alimenter 700 foyers.

    Comme l’indique ARA Thunersee, l’installation de plus de 20’000 mètres carrés est basée sur une technologie de l’entreprise dhp Technology. Le CEO de dhp, Gian Andri Diem, voit un grand potentiel dans la production d’énergie sur des surfaces existantes. « Nous créons ainsi du progrès sans utiliser d’espace supplémentaire », a-t-il été cité.

    Selon la description du projet de dhp, une utilisation efficace de l’espace est importante pour progresser dans la transition énergétique grâce au photovoltaïque. Les stations d’épuration, les zones logistiques, les usines hydrauliques et les parkings se prêtent particulièrement bien à la production d’énergie solaire grâce à des surfaces jusqu’ici inutilisées. Selon Ingo Schoppe, directeur de la STEP du lac de Thoune, une « utilisation intelligente des surfaces » contribue activement à la sécurité de l’approvisionnement, à la rentabilité et à la protection du climat.

    Le toit solaire pliant s’étend sur plusieurs bassins d’épuration et utilise doublement les surfaces d’infrastructure existantes – pour le traitement des eaux usées au sol et pour la production d’électricité solaire au-dessus. L’électricité qui y est produite est destinée au traitement des eaux usées et à l’approvisionnement local.

    Inspiré de la technique suisse des téléphériques, le toit est capable de réagir à des conditions météorologiques extrêmes. Ainsi, il se replie automatiquement en cas de tempête, de neige ou de grêle. Cela permet d’assurer la sécurité de fonctionnement et la production d’énergie sans avoir à intervenir dans les processus en cours.

  • Un nouvel élan pour la région du Schwarzbubenland

    Un nouvel élan pour la région du Schwarzbubenland

    Le Forum Schwarzbubenland a nommé un nouveau responsable de la promotion économique pour les districts de Dorneck et Thierstein. Comme l’association le fait savoir, elle a confié ce mandat au conseiller national Christian Imark. Elle souhaite ainsi répondre encore mieux aux besoins d’une situation économique dynamique, explique-t-elle.

    D’une part, le promoteur du site doit aider de nouvelles entreprises à s’installer afin de renforcer la base économique. D’autre part, il doit aider les entreprises locales à relever les défis actuels et à se développer. Enfin, Imark devra intensifier la collaboration entre les milieux économiques, éducatifs et politiques.

    « En tant que personnalité expérimentée du monde politique et économique, Christian Imark apporte le bagage idéal pour faire connaître notre région, la positionner avec succès et lui donner de nouvelles impulsions », déclare Dieter Künzli, président du Forum Schwarzbubenland, cité dans le communiqué.

    Christian Imark (né en 1982) est membre du Conseil national depuis 2015 pour l’Union démocratique du centre (UDC). Il est également propriétaire d’Airboxx GmbH, une entreprise spécialisée dans la location de tentes de fête et basée à Fehren SO. Son mandat de promotion économique représente un taux d’occupation de 30 pour cent.

    Imark remplace Karoline Sutter, qui a repris la promotion économique en 2022. A l’époque, le mandat comprenait encore la promotion économique du Schwarzbubenland et du Laufental bâlois voisin. Sutter avait repris le mandat avec Rita Stoffel-Meury.

  • Frauenfeld intègre le parking de la vieille ville dans le Smart Parking

    Frauenfeld intègre le parking de la vieille ville dans le Smart Parking

    La ville de Frauenfeld étend son système de stationnement intelligent au parking de la vieille ville. C’est ce que vient d’annoncer la ville. Pour cela, il a été équipé de capteurs qui indiquent les places de parking libres dans l’application Regio Frauenfeld. Le projet pilote avait été lancé en 2023 et poursuivi en 2024 après une évaluation complète. Il comprend désormais un total de six parcs et 24 caméras.

    L’occupation y est enregistrée toutes les deux minutes et rendue visible sur l’application. Cela devrait permettre aux usagers de la route de trouver plus rapidement une place de stationnement libre et de bénéficier d’une circulation plus fluide.

    Le parking de la vieille ville est le seul à ne pas être équipé de caméras. Il appartient à Wohnpark Promenade AG et est géré par Tobler Immobilien AG. Une période d’essai d’un an a été convenue avec les responsables des deux sociétés. Le parking souterrain offre 66 places de stationnement dans un emplacement central.

    Après la rénovation du centre commercial Passage, son parking d’environ 260 places sera également mis en service. Les travaux de construction devraient être terminés fin 2027.

    Le concept de parking intelligent de Frauenfeld est basé sur un projet d’innovation Sandbox pour l’intelligence artificielle dans le canton de Zurich. Dans ce cadre, la société Parquery AG de Zurich, une émanation de l’École polytechnique fédérale de Zurich(EPFZ), a permis, grâce à son système de reconnaissance d’images, de saisir et d’analyser efficacement l’occupation des places de stationnement en temps réel.

  • Stimuler l’innovation dans le secteur de la construction et de l’immobilier

    Stimuler l’innovation dans le secteur de la construction et de l’immobilier

    Le professeur Adrian Wildenauer sera le nouveau directeur du Center for Smart Building & Real Estate à la Haute école de gestion de Zurich(HWZ). Le centre sera une division du département Banking & Finance, Controlling and Real Estate, également nouvellement créé, peut on lire dans un communiqué de presse. Le département entrera en fonction en janvier 2026 et sera dirigé par Nadine Rusch-Schenker.

    En prenant ses nouvelles fonctions, Adrian Wildenauer souhaite participer activement au développement de la construction et de l’immobilier. Jusqu’à présent, il est professeur de construction numérique à la Haute école spécialisée bernoise(BFH). Auparavant, il a notamment travaillé pour les CFF SA en tant que responsable de la standardisation BIM & des activités sectorielles, ainsi que dans d’autres fonctions de direction dans le secteur immobilier. Ses recherches portent principalement sur les domaines du Building-as-a-Service et de la construction numérique.

    « Avec Adrian Wildenauer, nous gagnons un expert au réseau international qui allie de manière unique théorie et pratique. Ses travaux sur le Smart Building, les Digital Twins et les services basés sur les données renforcent la capacité d’innovation de la HWZ dans le domaine du Real Estate Management », a déclaré Brian Rüeger, recteur de la HWZ, cité dans le communiqué.

  • Extension du site de l’entreprise pour une croissance future

    Extension du site de l’entreprise pour une croissance future

    L’entreprise HKG d’Aarau, spécialisée dans la technique du bâtiment et le conseil en énergie, s’installe dans de nouveaux locaux à Baden. A partir du 1er mars 2026, elle sera installée au 14a de la Täfernstrasse, dans le quartier de Dättwil à Baden. Actuellement, HKG est encore à la recherche de collaborateurs supplémentaires pour le nouveau site, comme il ressort d’un communiqué. Les nouveaux bureaux y sont décrits comme « un lieu de travail ultramoderne avec de la lumière, de l’espace et une atmosphère où l’on se sent bien » ainsi que comme « un lieu de travail du futur » avec une terrasse sur le toit, des zones de concentration et une infrastructure moderne.

    Fondée en 1978, la holding Herzog Kull Group opère dans différents domaines de l’ingénierie électrique. Cela comprend l’ingénierie électrique, l’automatisation des bâtiments, l’informatique des bâtiments et la sécurité, ainsi que le conseil, l’énergie, la numérisation et la planification globale. Alors que le siège de Herzog Kull Group Holding se trouve à Rotkreuz, des sociétés appartenant au groupe comme HKG Engineering et HKG Consulting sont basées à Aarau.

  • Cluster éducatif Polyfeld Muttenz

    Cluster éducatif Polyfeld Muttenz

    Le canton de Bâle-Campagne regroupe au Polyfeld le BBZ BL, le Gymnasium Muttenz et le Zentrum für Brückenangebote en un campus commun de niveau secondaire II. L’étape 1 se concentre sur la déconstruction et la réaffectation de la tour existante, qui a été dénoyautée de haut en bas, dépolluée et entièrement déconstruite dans sa partie centrale. Sur une surface d’environ 20 mètres par 20 mètres, les murs centraux, les escaliers, la dalle et les fondations ont été retirés de manière contrôlée.

    Pour que la tour élancée reste stable pendant les travaux de transformation et de construction, un contreventement temporaire a été installé à chaque étage avec de lourds cadres en acier. Parallèlement, la construction du nouveau noyau du bâtiment et la réalisation du nouvel escalier principal ont débuté. Il s’agit d’une construction préfabriquée suspendue en béton apparent, qui doit devenir le centre esthétique du BBZ.

    Béton apparent, bâtiment d’ateliers et salle de sport triple
    Tous les nouveaux bâtiments de l’étape 1 sont construits en béton apparent de haute qualité, avec un concept de coffrage et de bétonnage adapté au projet pour des surfaces uniformes. Le bâtiment d’atelier d’environ 55 mètres de long et 26 mètres de large est construit en trois étapes, de sorte que les murs, les poteaux, les murs parasismiques et les plafonds peuvent être traités en parallèle par étage.

    Le nouveau gymnase triple reçoit une structure complexe de poutres en béton précontraint qui sont montées par étapes, étayées provisoirement et précontraintes après le bétonnage de la dalle. Cela permet de diviser ultérieurement le gymnase en trois petites unités de manière flexible. Un escalier extérieur en colimaçon, dont le coffrage a été spécialement conçu, apporte une touche architecturale. Le réfectoire adjacent est une construction préfabriquée qui combine le béton apparent avec un plafond en bois composite et relie les différentes parties du bâtiment de manière fonctionnelle.

    Construction d’un centre deformationen sciences de la vie au Polyfeld
    Parallèlement au projet de campus cantonal, le Polyfeld se dote d’un nouveau centre de formation en sciences de la vie, dont le contenu sera encore plus pointu. Le Landrat de Bâle-Campagne a accordé une contribution d’environ deux millions de francs à cet effet. Environ 1,7 million pour la construction du nouveau site de formation à la Birsfelderstrasse 46 et environ 390’000 francs pour des équipements de laboratoire spéciaux. Le nouveau bâtiment aura une surface nette de plancher d’environ 19’500 mètres carrés. Une surface utile imputable d’environ 1’400 mètres carrés sera subventionnée par le canton.

    Le projet est porté par l’association de formation Aprentas, qui souhaite regrouper ses sites actuels de la Lachmattstrasse et de Schweizerhalle dans le nouveau bâtiment. Aprentas, initialement issue de l’environnement de Novartis, propose des cours interentreprises pour les formations CFC en chimie, biologie et technologie chimique et pharmaceutique. Le soutien cantonal renforce le site de formation des sciences de la vie de Muttenz et complète le campus secondaire II de Polyfeld par une infrastructure de formation clairement profilée et orientée vers la pratique pour l’industrie régionale.