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  • Espace économique de Bâle – Facts and Figures

    Espace économique de Bâle – Facts and Figures

    Vivre et travailler dans la région de Bâle, c’est faire partie de l’un des espaces métropolitains les plus dynamiques d’Europe. Entre campus pharmaceutique, icônes architecturales et écosystème de start-up en pleine expansion, la région se révèle être un puissant moteur pour la Suisse. La région métropolitaine de Bâle compte parmi les sites économiques les plus performants du pays. Avec un taux d’exportation exceptionnellement élevé et des entreprises leaders au niveau international dans les domaines des sciences de la vie, des technologies médicales, de la chimie et des TIC. Plus de 30 000 personnes y travaillent dans la recherche, le développement et la production de technologies d’avenir.

    Avec des sites comme uptownBasel ou Klybeckplus, la région de Bâle voit naître une nouvelle ère de création de valeur, en réseau, respectueuse du climat et tournée vers l’international. Les entreprises trouvent des voies courtes vers la recherche, les talents trouvent de nouveaux horizons professionnels et les promotions du site des cantons de Bâle-Ville et Bâle-Campagne, ainsi que Basel Area, accompagnent les entreprises de l’idée à l’expansion. Qu’il s’agisse de la promotion de l’innovation, du développement de la main-d’œuvre qualifiée ou de projets de nouvelles constructions conformes aux normes ESG, la région investit de manière ciblée dans la croissance durable.

    Saviez-vous que..

    • sur le site bicantonal de Dreispitz, un quartier urbain est en train de naître, qui combine nouvellement travail, habitat et culture ?
    • le site Klybeckplus sera développé selon le standard SNBS et offrira à 15 000 personnes un espace de vie et de travail ?
    • le site BaseLink à Allschwil est un centre de recherche biomédicale de renommée mondiale ?
    • Bâle est l’une des meilleures régions du monde pour les sciences de la vie ?
    • les solutions énergétiques innovantes de la région contribuent à la décarbonisation de la Suisse ?
    • des start-ups du monde entier s’y installent en raison de la proximité de la recherche de pointe et des capitaux ?

    Là où économie et qualité de vie vont de pair
    Bâle est forte de sa pensée transfrontalière. La coopération trinationale avec l’Alsace et le Bade du Sud crée un espace économique transfrontalier doté d’une forte capacité d’innovation. La région bénéficie d’une connexion internationale via l’EuroAirport, d’une logistique ferroviaire performante et d’une connexion avec les océans via les ports rhénans suisses. En coulisses, des organismes de promotion économique engagés accompagnent les entreprises dans leurs démarches d’implantation, de recherche de terrains, d’obtention d’autorisations et de mise en réseau. De la start-up au groupe industriel, Bâle offre tout d’une seule main. Bâle n’est pas l’un ou l’autre. Bâle est un tout. C’est ici que l’avenir se construit aujourd’hui.

    L’espace économique de Bâle en chiffres

    Bâle-Ville

    ÉCONOMIE – CHIFFRES CLÉS
    Entreprises16’000
    Secteurs leadersChimie/pharmacie, sciences de la vie, services financiers, commerce, logistique, santé publique
    Emplois / salariés200’000
    Emplois 1er secteur (agriculture)100
    Employés 2ème secteur (industrie/construction)34’000
    Employés 3ème secteur (services)166’000
    PIB/habitant en CHF (2022)209’782
    Taux de chômage (2024)3,7%
    Créations de start-ups1’304 (2024)

    IMMOBILIER – CHIFFRES CLÉS
    Taux de vacance des logements0,9%
    Taux de vacance bureaux/bureaux d’affaires1%
    Unités de logement en projet/en construction11’000
    Immeubles de bureaux et commerciaux en cours de planification/construction10-15 projets par an
    Projets de nouvelles constructions40-50
    Coûts moyens de construction pour les commerces en CHF3’000 – 4’800/m²

    SITE – CHIFFRES CLÉS
    Superficie en km²37
    Nombre d’habitants (2024)207’515
    Croissance de la population par rapport à l’année précédente0,58%
    Districts Nombre3
    Communes Nombre3
    Unités de logement138’000
    Universités4
    Arrêts Transports publics régionaux et longue distanceplus de 100

    Bâle-Campagne

    ÉCONOMIE – CHIFFRES CLÉS
    Entreprises21’700
    Secteurs leadersConstruction de machines, chimie/pharmacie, industrie alimentaire, commerce, santé publique
    Emplois / salariés142’000
    Emplois du 1er secteur (agriculture)1’000
    Emplois du 2e secteur (industrie/construction)28’400
    Employés 3ème secteur (services)112’100
    PIB/habitant en CHF (2022)77’693
    Taux de chômage (2024)2,3%
    Créations de start-ups1’000 -1’200
    IMMOBILIER – CHIFFRES CLÉS
    Taux de vacance des logements1,2%
    Taux de vacance bureaux/bureaux d’affaires1%
    Unités de logement en cours de planification/constructionpar an environ 2.000
    Immeubles de bureaux et commerciaux en projet/construction12 à 18 projets par an
    Projets de nouvelles constructions30-45
    Coûts moyens de construction pour les commerces en CHF2’200 – 3’800/m²
    SITE – CHIFFRES CLÉS
    Superficie en km²518
    Nombre d’habitants (2024)303’285
    Croissance de la population par rapport à l’année précédente0,70%
    Districts Nombre5
    Communes Nombre86
    Unités de logement140’000
    Universités1
    Arrêts Transports publics régionaux et longue distanceenviron 215
  • Bâle planifie de manière cohérente en respectant le climat et en s’orientant vers l’avenir

    Bâle planifie de manière cohérente en respectant le climat et en s’orientant vers l’avenir

    Madame Keller, comment jugez-vous les progrès réalisés jusqu’à présent en matière de développement urbain durable et quelles sont vos priorités pour les années à venir ?
    Nous avons déjà fait beaucoup de choses – mais il reste encore beaucoup à faire ! Nous avons posé des jalons importants avec notre plan directeur sur le climat urbain et notre stratégie de lutte contre le changement climatique, ainsi que le plan d’action qui l’accompagne. Nous nous attaquons notamment à la végétalisation et à la désimperméabilisation ainsi qu’à la réduction des émissions de CO2. Outre la réduction des émissions directes dues à l’exploitation, mon département s’occupe également des émissions indirectes dues à la construction de bâtiments. Nous étudions actuellement de nouvelles approches, comme une taxe d’incitation sur les émissions indirectes lors de la construction. Nous densifions et réutilisons les bâtiments existants et voulons à l’avenir simplifier la construction dans l’existant par le biais d’une modification de la législation. Telles sont les lignes directrices de la manière dont nous entendons faire progresser la durabilité dans le développement urbain au cours des prochaines années.

    Par quelles mesures renforcez-vous la culture du bâti à Bâle et encouragez-vous une construction de qualité et tournée vers l’avenir ?
    La culture du bâti est très importante pour nous : les Bâlois doivent se sentir bien dans leur ville. C’est bien sûr une base essentielle pour atteindre les objectifs climatiques, et c’est pourquoi une culture du bâti tournée vers l’avenir est extrêmement importante. Une culture du bâti de qualité est source d’identification et de qualité de vie. La conservation et la poursuite de la construction dans l’existant, l’entretien des méthodes de construction traditionnelles ainsi que l’utilisation de technologies et de constructions d’avenir y contribuent largement. La culture du bâti est durable et la planification durable doit faire partie intégrante de la culture du bâti. Cela se reflète d’ailleurs très bien dans notre « Boussole bâloise », où la culture du bâti est l’un des premiers points mentionnés et abordés.

    Quelle contribution le département de la construction et des transports peut-il apporter dans le domaine de l’économie circulaire afin d’atteindre l’objectif zéro net d’ici 2037 ?
    Bâle-Ville a une stratégie ambitieuse pour promouvoir l’économie circulaire dans le secteur de la construction. Cela signifie que nous voulons concevoir des bâtiments et des produits de construction de manière à ce qu’ils puissent être utilisés le plus longtemps possible et qu’ils soient composés de matériaux réutilisés ou recyclés. Une priorité importante est de continuer à construire et à utiliser les bâtiments existants plutôt que de les démolir et de les reconstruire. Cela permet non seulement de réduire les déchets, mais aussi de diminuer les émissions de gaz à effet de serre qui sont normalement générées par la production de nouveaux matériaux de construction. De plus, les nouveaux bâtiments doivent être construits de manière à être démontables et à pouvoir être utilisés comme matériaux de construction pour une prochaine construction à la fin de leur utilisation (Design for Disassembly). De plus, Bâle-Ville encourage l’utilisation de matériaux recyclés dans le processus de construction, comme par exemple l’asphalte recyclé pour les revêtements routiers. Nous travaillons à la création d’un cadre légal pour faciliter la construction circulaire et nous investissons dans les infrastructures nécessaires à la réutilisation et au recyclage des matériaux de construction. Par exemple, le canton a créé son propre entrepôt de matériaux de construction : Les matériaux de déconstruction cantonaux sont enregistrés dans un catalogue de composants en ligne et mis à disposition pour être réutilisés dans d’autres projets. Grâce à ces mesures, nous voulons non seulement améliorer notre bilan climatique, mais aussi encourager l’innovation dans le domaine de la construction.

    Quelles sont les prochaines étapes du projet « asphalte vert » et comment évaluez-vous le potentiel de cette innovation en matière de protection du climat ?
    L’utilisation de l’asphalte vert sur les chantiers routiers bâlois se développe bien. Au sein de la ville, l’asphalte vert a été et est encore utilisé sur au moins huit chantiers plus ou moins importants. On peut citer par exemple la Burgfelderstrasse, la Freiburgerstrasse ou encore le Eselweg. D’autres projets sont actuellement en cours, pour lesquels l’utilisation de l’asphalte vert est prévue. Toutefois, l’asphalte vert ne réduit pas directement les émissions de CO2. Mais grâce au charbon végétal, l’asphalte vert absorbe plus de CO2 de l’atmosphère qu’il n’en libère lors de sa production. Nous pouvons ainsi réduire l’impact de la construction routière sur le climat. Ce n’est toutefois pas encore une réussite. Il y a toujours des fabricants et des associations critiques. Nous devons continuer à chercher le dialogue et à montrer les opportunités.

    Quels sont actuellement les plus grands défis en matière d’entretien et de modernisation des infrastructures publiques à Bâle ?
    Les défis sont multiples. Un aspect central est la nécessité de rénover régulièrement les infrastructures existantes, telles que les routes, les ponts et les voies de tramway, afin de garantir un approvisionnement fiable en eau et en énergie. Parallèlement, IWB étend le réseau de chauffage urbain de 60 kilomètres au total d’ici 2037, à la demande du canton de Bâle-Ville. Cela nécessite une coordination étroite avec les autres travaux d’assainissement afin de minimiser les nuisances pour les riverains tout en profitant de l’occasion pour effectuer des aménagements en faveur du climat urbain et des transports actifs. Car le changement climatique est également un défi. D’une part, nous devons préparer la ville aux vagues de chaleur et aux phénomènes météorologiques extrêmes. Pour éviter les îlots de chaleur, il s’agit de désensabler les surfaces d’asphalte et de créer des espaces verts et aquatiques dans l’espace public. D’autre part, le canton s’est fixé un objectif ambitieux en matière de protection du climat, à savoir zéro net d’ici 2037. C’est pourquoi nous misons par exemple de plus en plus sur la rénovation des bâtiments et la réaffectation de l’existant et misons sur la suffisance, la réduction de l’énergie grise ainsi que la minimisation de la consommation d’énergie d’exploitation.

    Dans quelle mesure la numérisation, par exemple avec de nouvelles applications pour les passagers, fait-elle partie de votre stratégie pour augmenter l’attractivité des transports publics à Bâle ?
    La numérisation est très importante pour les transports publics. Les passagers souhaitent s’informer sur les horaires ou les perturbations éventuelles via une application et y acheter facilement leur billet. La numérisation est également essentielle lorsqu’il s’agit de partager et de combiner différents véhicules. Beaucoup d’entre nous combinent le trajet en tram ou en bus avec un véhicule de location : selon l’endroit où nous habitons, nous nous rendons à l’arrêt ou de là à notre destination avec un vélo, une trottinette ou une voiture empruntés. Aujourd’hui déjà, nous réservons ou payons la plupart de ces véhicules de location par voie numérique. L’objectif doit être d’avoir des solutions numériques qui relient toutes ces offres de manière confortable. Nous n’avons pas encore réussi la grande percée, il y a de nombreux acteurs et défis sur cette voie. Mais nous travaillons sur des solutions.

    Quels sont actuellement les plus grands défis de la coordination transfrontalière avec le canton de Bâle-Campagne et les pays voisins en ce qui concerne les transports publics ?
    Dans notre région, nous sommes tous habitués à franchir quotidiennement des frontières cantonales ou nationales. En conséquence, nous planifions beaucoup de choses ensemble par-delà les frontières, notamment en matière de mobilité. De nombreuses lignes de tram et de bus circulent à la fois dans la région de Bâle et à Bâle. Nous avons également deux lignes de tram transfrontalières – l’une de Bâle à Saint-Louis (F) et l’autre de Bâle à Weil am Rhein (D). Ces lignes connaissent un grand succès et sont bien utilisées, mais le financement de l’entretien et de l’exploitation des tronçons dans les pays voisins constitue un défi. Le plus grand défi actuel n’est cependant pas tant la coordination au sein de la région que le fait que nous ne soyons pas suffisamment perçus en tant que région par la Confédération. Les discussions actuelles autour de l’extension urgente du réseau ferroviaire à Bâle en sont la preuve. Je suis reconnaissant que nous tirions tous à la même corde dans la région et que nous luttions ensemble pour un RER trinational digne de ce nom. Un système de RER continu a un grand potentiel de transfert des trajets de la route vers le rail.

    Quel est votre calendrier concret pour la conversion de l’ensemble de la flotte de bus à la propulsion électrique d’ici 2027 et quels sont les défis qui restent à relever ?
    Cette conversion est en cours et sur la bonne voie. Près de la moitié des bus BVB roulent déjà à l’électricité. Les Transports publics bâlois vont convertir l’ensemble de leur flotte de bus en bus électriques d’ici 2027. Les BVB apportent ainsi une contribution essentielle pour permettre à Bâle d’atteindre ses objectifs climatiques ambitieux.

    Vous êtes très impliqué dans les instances nationales. Quelles sont les tendances ou les meilleures pratiques des autres villes et régions qui vous inspirent particulièrement pour Bâle ?
    L’échange avec d’autres villes est toujours enrichissant. Toutes sont confrontées aux mêmes défis, par exemple les conflits d’objectifs liés au manque d’espace. J’observe avec intérêt les essais pilotes de transports publics autonomes menés dans d’autres villes. En tant que présidente de la Conférence des villes pour la mobilité, il est important pour moi que nous prenions rapidement les bonnes décisions dans ce domaine et que nous soyons prêts à relever de nouveaux défis tels que les véhicules autonomes. Ces nouveaux développements doivent être bénéfiques pour toutes les parties. Pour cela, il faut toutefois certaines conditions-cadres.

    Y a-t-il quelque chose que vous souhaiteriez voir à Bâle ? Quelque chose qui vous a impressionné ou inspiré dans d’autres villes du monde ?
    Lorsque l’on regarde les villes asiatiques, on est parfois impressionné par la vitesse de réalisation des projets, notamment dans le secteur du bâtiment et du génie civil. D’un autre côté, je suis très reconnaissant que nous ayons en Suisse des processus démocratiques, certes longs, mais qui permettent aux gens de s’impliquer et d’avoir une influence. Je suis convaincu que cette participation – que ce soit par le biais du Parlement ou directement par la population – est une clé pour une meilleure acceptation et donc pour la cohésion sociale.

  • La Rasude Lausanne

    La Rasude Lausanne

    La Rasude fait partie des six pôles de transformation urbaine de Lausanne et se situe directement à la gare ainsi qu’à l’un des principaux nœuds de transports publics de Suisse romande. Du point de vue de la ville, c’est l’endroit idéal pour une densification qui combine des trajets courts, une forte densité d’utilisation et une meilleure qualité de vie. Le plan d’affectation définit à cet effet les utilisations autorisées, les volumes des bâtiments et les exigences en matière d’environnement, de mobilité et de protection du patrimoine

    Poursuivre la construction dans l’existant au lieu de la tabula rasa
    Environ 70% des bâtiments existants seront conservés, dont le bâtiment marquant de l’avenue de la Gare conçu par Alphonse Laverrière, dont la protection a été expressément assurée dans un projet révisé suite aux critiques de la Confédération et des experts. Certains bâtiments comme « Gare 45 » et « Horizon » peuvent être surélevés de deux étages, auxquels s’ajoutent deux nouveaux corps de bâtiment. L’un le long des voies, l’autre au centre du quartier, dont les hauteurs sont définies de manière à respecter la ligne d’horizon et les références visuelles existantes et à ne pas dépasser la tour Edipresse

    Habitat, travail et mixité sociale
    Environ 30 % des surfaces de plancher sont prévues pour l’habitat, dont au moins 20 % de logements d’utilité publique. Au total, près de 500 personnes devraient ainsi pouvoir vivre dans un quartier aujourd’hui inoccupé. Parallèlement, une mixité d’usages sera créée avec des bureaux, un hôtel, des commerces, des structures d’accueil pour la petite enfance, des espaces culturels et de loisirs ainsi que des services de proximité. Environ 500 mètres carrés seront réservés à des acteurs culturels et à des usages publics, à des loyers contrôlés et modérés

    Espace public, végétalisation et mobilité
    Le complexe aujourd’hui fermé et fortement imperméabilisé sera transformé en un quartier ouvert, orienté vers les piétons. Environ la moitié du site sera à l’avenir disponible en tant qu’espace public, dont une grande partie avec des arbres et des espaces verts, complétée par des toitures végétalisées, des installations photovoltaïques et le raccordement à des sources de chaleur renouvelables, afin d’améliorer sensiblement le bilan CO₂. L’accès en surface se fera principalement à pied et à vélo, tandis qu’un parking souterrain d’environ 275 places de stationnement pour voitures et environ 1200 places pour vélos regroupera les offres de mobilité nécessaires en sous-sol

    Processus politique et perspectives
    Le plan est ouvert à la consultation publique jusqu’au 18 décembre. Les objections et les recours seront pris en compte dans la suite de la révision, avant que la voie décisionnelle ne passe par le conseil municipal et le canton. Des concours d’architecture et d’espaces publics sont prévus en parallèle, avec des formats participatifs, afin d’assurer la qualité de la réalisation. Le début des travaux est actuellement envisagé à partir de 2029 environ, avec une mise en service échelonnée du nouveau quartier entre 2031 et 2033. A condition que d’éventuels référendums politiques ne modifient pas le calendrier.

  • Du Werkhof au quartier climatiquement résilient

    Du Werkhof au quartier climatiquement résilient

    Le point de départ du développement est le retrait du dépôt de CKW dans le contexte de la transformation à grande échelle autour de la Seetalplatz. En 2022, le projet « Habitat – Quartier im Hain » s’est imposé sur la base d’un mandat d’étude en deux étapes de CKW et de la ville de Lucerne. Le traitement soigneux des bâtiments existants a été déterminant. En particulier le Shedhalle, ainsi que l’intégration cohérente des espaces libres et de la gestion des eaux de pluie.

    Les idées du projet gagnant ont ensuite été appliquées à l’ensemble du périmètre du plan d’aménagement et ancrées dans le droit de l’urbanisme. Il en résulte une figure d’ensemble coordonnée qui relie les terrains privés et l’ancien site du Werkhof en un tout urbanistique.

    Urbanisme, mixité des usages et ville-éponge
    Pour des raisons de bruit et d’espace urbain, la partie nord-est de la zone est caractérisée par de grands corps de bâtiments à usage mixte et de type fermé. C’est là que se concentrent l’habitat, le travail, les services et les utilisations du rez-de-chaussée le long des rues et des places. La partie ouest mise sur des immeubles d’habitation ouverts, des espaces verts continus et des chemins qui relient les quartiers voisins.

    L’élément central est une cuvette topographique à l’ouest, une ancienne plaine alluviale. Elle sert d’espace de rétention pour l’eau de pluie et constitue la base du « bosquet urbain » qui caractérise le quartier avec ses arbres, ses surfaces d’infiltration et son microclimat rafraîchissant. La gestion des eaux de pluie, l’aménagement d’espaces libres adaptés au climat et le principe de la ville-éponge deviennent ainsi des éléments porteurs de l’identité du quartier.

    Mixité sociale et diversité
    Au terme des travaux, Reussbühl West comptera environ 700 à 800 logements supplémentaires, dont au moins 20 % d’utilité publique. Ils seront complétés par des locaux polyvalents et environ 15 000 à 18 000 mètres carrés d’espaces de travail pour les commerces et les services. Les locations de courte durée resteront limitées aux surfaces déjà disponibles aujourd’hui et ne seront autorisées que dans l’îlot C9. Un signal délibéré en faveur des structures résidentielles et de quartier à long terme.

    La Shedhalle existante sera ouverte à des utilisations orientées vers le public et fera office d’adresse pour la culture, les loisirs ou les petits commerces. Avec les utilisations du rez-de-chaussée des nouveaux bâtiments, il en résulte un environnement mixte, animé toute la journée, qui associe étroitement l’habitat, le travail et les offres publiques.

    Base juridique de planification et perspective temporelle
    Le plan d’aménagement « Reussbühl West » définit les principaux éléments de la figure urbaine et de la répartition des usages de manière contraignante pour les propriétaires fonciers et permet une mise en œuvre par étapes. Il est mis à la disposition du public du 24 novembre au 23 décembre 2025. Les oppositions et les négociations seront prises en compte dans la suite du processus, avant que le plan ne soit soumis au Grand Conseil de la ville.

    Avec le plan d’aménagement « Reussbühl Ost » déjà en vigueur, il crée un cadre juridique de planification pour un quartier revalorisé à usage mixte, avec un total d’environ 1000 logements supplémentaires et 15 à 20% de surfaces commerciales. La densification se fera par étapes. Aujourd’hui déjà, les premiers logements d’utilité publique et les nouvelles surfaces commerciales sont en cours de construction à Reussbühl Ost, marquant ainsi la transition entre le site à caractère industriel et l’élément urbain de la prochaine génération.

  • L’architecture de terre comme modèle pour la construction de demain

    L’architecture de terre comme modèle pour la construction de demain

    Les habitations dans les mines et les grottes du plateau de lœss chinois remontent à des formes d’habitat du néolithique et sont considérées comme des fossiles vivants de l’histoire de l’habitat. Malgré la durée de vie limitée de certaines constructions, le principe de la maison à cour enterrée a perduré pendant des millénaires et a marqué la vie de millions de personnes.

    Historiquement, les cours souterraines servaient surtout à la population rurale, mais plus tard, des acteurs politiques comme Mao Zedong ou Xi Jinping ont également vécu temporairement dans de telles maisons troglodytes. Les structures d’habitat vont de fermes isolées à des réseaux de villages souterrains cohérents et presque invisibles.

    Le lœss comme matériau de construction et support physique
    Un sol de lœss à la fois solide et facile à travailler constitue la base de cette architecture. Les pièces d’habitation et les locaux annexes sont taillés directement dans le sol naturel, généralement sans structures de soutien coûteuses ni matériaux de construction industriels. Les coûts de construction sont nettement inférieurs à ceux des maisons conventionnelles.

    La cour centrale, qui peut atteindre dix mètres de profondeur et huit à douze mètres de côté, sert à la fois d’accès, de source de lumière et d’espace de ventilation. Des rampes ou des escaliers permettent d’accéder au niveau de la cour, tandis que des fosses sceptiques recueillent les eaux de pluie et évitent les inondations.

    L’inertie thermique, une machine à climatiser
    La force de Dikengyuan réside dans l’utilisation systématique de l’inertie thermique de la masse terrestre. En été, la couverture de terre empêche la chaleur de pénétrer et stabilise la température intérieure à environ 14 degrés Celsius, tandis qu’en hiver, la chaleur géothermique accumulée fait office de tampon contre les basses températures extérieures.

    Les maisons fonctionnent ainsi comme des systèmes de climatisation largement passifs, qui se passent de chauffage et de climatisation. Ce type de construction n’est donc pas une relique folklorique, mais un modèle précoce et très efficace de construction énergétiquement efficace et adaptée au climat local.

    Impulsion pour une architecture efficace sur le plan énergétique aujourd’hui
    Pour les cadres et les professionnels de la planification et de l’immobilier, les dikengyuan ouvrent des pistes de réflexion importantes. Matériaux locaux, techniques réduites, physique de construction robuste et intégration des bâtiments dans le sol comme enveloppe climatique. Face à l’objectif zéro net et à la raréfaction des ressources, ils montrent à quoi peuvent ressembler des formes d’habitat résilientes et peu coûteuses, au-delà d’une domotique très complexe.

    Le défi consiste à traduire ces principes en typologies, normes et processus de construction contemporains, des bâtiments partiellement enterrés aux solutions hybrides dans un contexte urbain dense. C’est ainsi que l’architecture millénaire de la terre devient un laboratoire pour la construction orientée vers l’avenir et résiliente au climat.

  • Le jumeau numérique rend l’invisible visible

    Le jumeau numérique rend l’invisible visible

    Au cœur du projet se trouve un copilote numérique qui agit comme un assistant intelligent et aide à la prise de décision en matière de restauration. Grâce à des scans laser et des relevés photogrammétriques, un jumeau 3D précis de la cathédrale est créé, complété par des données détaillées sur chaque pierre. L’âge, la composition des matériaux et l’état sont documentés de manière scientifique

    Parallèlement, les charges mécaniques dans la structure sont simulées à l’aide de méthodes telles que Thrust Network Analysis. Les dommages ne sont pas seulement visibles, ils sont également localisés dans l’espace et leur évolution est compréhensible. Les technologies XR présentent aux restaurateurs, aux ingénieurs et aux architectes des hologrammes interactifs directement sur l’ouvrage original

    Le climat comme défi
    L’équipe de l’ETH Zurich met en corrélation les extrêmes météorologiques locaux, comme la pluie provoquée par le vent, avec les images réelles des dégâts sur les grès. Des capteurs mesurent l’humidité et le microclimat ; les données ainsi obtenues sont intégrées dans des modèles qui prévoient les évolutions futures en cas de changement climatique croissant. Il en résulte des stratégies pour la conservation à long terme de la structure des bâtiments, adaptées aux contraintes climatiques individuelles du site

    Nouvelles normes pour les bâtiments dans le monde entier
    Le projet « Heritage  » est un modèle de numérisation pour la protection du patrimoine. La combinaison du jumeau numérique, de la XR et de l’IA est transposable aux ponts, châteaux et autres monuments historiques. L’application publique pour l’anniversaire de la cathédrale communique la restauration de manière transparente et participative aux visiteurs. La protection du patrimoine n’est pas seulement plus efficace, elle devient accessible à tous.

  • Nouveau quartier de la gare de Winterthur

    Nouveau quartier de la gare de Winterthur

    Le projet Stellwerk 2, qui combine habitat, travail et mobilité dans un espace restreint, est en cours de construction sur un terrain de 2 000 mètres carrés seulement, à proximité de la gare. Le nouveau bâtiment comprend 66 appartements urbains et environ 2’000 mètres carrés d’espace pour les bureaux, l’éducation et la santé. Au rez-de-chaussée, une vaste zone de vente de 700 mètres carrés accueillera des usages orientés vers le public. L’objectif est d’utiliser au mieux les terrains ferroviaires existants, sans imperméabilisation supplémentaire.

    Les étages supérieurs seront occupés par des unités compactes d’une à trois pièces et demie. Les chambres d’amis et les espaces communs favorisent les formes d’habitat flexibles et l’interaction sociale. Une approche qui répond à l’évolution des styles de vie urbains. Le projet a été développé par le bureau zurichois Esch Sintzel Architekten, qui a remporté en 2021 le concours organisé par les CFF en étroite coopération avec la ville.

    Plaque tournante pour les deux-roues et la vie quotidienne
    Le poste d’aiguillage 2 n’est pas seulement construit pour y vivre et y travailler, mais aussi pour permettre le mouvement. Au sous-sol, 360 nouvelles places de stationnement pour vélos seront créées, avec des possibilités de chargement pour les vélos électriques, des zones pour les vélos-cargos et des casiers. Avec les 150 places récemment créées dans le bâtiment existant, la capacité de la station de vélos voisine passe à environ 510 unités. Un nouveau passage relie le nouveau bâtiment à l’installation existante sous le poste d’aiguillage 1.

    Pour Christa Meier, conseillère municipale, ce projet est emblématique de la transformation de la ville en une ville de la mobilité : le poste d’aiguillage deviendra le véritable hub de vélos de Winterthur et renforcera le rôle de la gare en tant que centre multimodal.

    Réalisation par étapes
    Avec Stellwerk 2, CFF Immobilier et la ville de Winterthur montrent comment la densification urbaine et le changement de mode de transport peuvent s’imbriquer. Un lieu où l’habitat, le travail et la mobilité durable se fondent en une nouvelle unité urbaine.

  • Solutions d’accès intelligentes

    Solutions d’accès intelligentes

    Salto a été fondée en 2000 au Pays basque avec la vision de développer des systèmes d’accès flexibles et sans fil. L’entreprise s’est rapidement développée pour devenir un groupe international comptant aujourd’hui plus de 1 850 employés et plus de 100 000 installations sur 10 millions de points d’accès. Le « Salto Wecosystem » comprend aujourd’hui les leaders du secteur Gantner et Vintia

    Technologies d’avant-garde et jalons continus
    Dès 2002, le Salto Virtual Network, système de fermeture virtuel et hautement sécurisé, a provoqué une révolution dans le secteur. Le lancement de Salto Wireless en 2008 a posé les bases d’un contrôle d’accès sans fil et en réseau en temps réel. Une étape importante pour les grands projets et les structures de bâtiments flexibles. Avec JustIN Mobile, Salto a lancé dès 2015 des solutions d’accès mobile et a continué à développer la gestion des accès avec des plateformes cloud

    Nouvelles solutions pour l’avenir
    En 2025, Salto mise avec XS4 Face sur le contrôle d’accès biométrique via la reconnaissance faciale et le combine avec l’enregistrement mobile des utilisateurs. Le nouveau système de gestion d’identité Salto IDM ajoute des fonctions complètes de gestion d’identité à la gamme. Des séries de produits continues et des extensions fonctionnelles permettent à l’entreprise de rester à la pointe du progrès

    Conception centrée sur l’utilisateur et partenariat mondial
    Salto reste un moteur d’innovation, guidé par une conception centrée sur l’utilisateur, la fiabilité et la responsabilité sociale. Ses solutions permettent à plus de 40 millions de personnes de bénéficier d’un accès sécurisé et confortable chaque jour, des campus d’enseignement aux grandes entreprises en passant par les établissements de santé. Cet anniversaire souligne l’ambition de continuer à offrir des expériences d’accès ouvertes, sûres et intelligentes pour le monde connecté.

  • Nouveau coup de pioche à Bergdietikon

    Nouveau coup de pioche à Bergdietikon

    Le premier coup de pioche pour le centre de soins et de retraite Hintermatt, l’Oase, a été donné le 5 novembre, comme l’informe la commune de Bergdietikon dans un communiqué. Lorsqu’il sera achevé à l’été 2028, le centre pour personnes âgées de Bergdietikon pourra proposer 66 appartements pour seniors et 44 places de soins.

    Le projet avait déjà reçu l’aval de l’assemblée communale en 2012, et la vente du terrain avait également été approuvée. Il s’en est suivi 13 ans de planification et de conflits juridiques. Le premier coup de pioche qui vient d’être donné est un « moment décisif » dans la réalisation du projet qui, selon la commune de Bergdietikon, « est enfin mis en œuvre après une longue phase d’oppositions et de litiges juridiques ».

    Pour la commune, le projet est particulièrement important dans la mesure où il ne répond pas seulement aux besoins de la population âgée. L’infrastructure locale doit également être enrichie par des offres accessibles au public.

  • Bellinzone transformée

    Bellinzone transformée

    Les ateliers historiques des CFF, cœur de l’histoire industrielle du Tessin, laissent place à un quartier qui servira de modèle pour un développement urbain durable, une mixité d’usage innovante et des espaces de vie de grande qualité. L’importance politique, économique et urbanistique du projet dépasse largement les frontières de Bellinzone.

    Continuité historique
    Les Offices CFF ont marqué le centre-ville pendant plus d’un siècle, fournissant des milliers d’emplois et une identité industrielle distincte. La relocalisation et le remplacement des installations industrielles des CFF à Arbedo-Castione d’ici 2028 constituent une rare opportunité de développement dans la position la plus centrale de Bellinzone. Plus de 100 000 mètres carrés seront libérés pour un réaménagement urbain complet, avec un équilibre entre tradition, innovation et développement urbain stratégique.

    Processus directeur participatif
    Le réaménagement du site repose entièrement sur des processus participatifs. Le processus de développement a débuté par un concours international d’urbanisme. Cinq équipes d’urbanistes européens se sont affrontés et c’est finalement le projet « Porta del Ticino – Urban Living Lab » qui a convaincu par son audace en matière d’espaces verts, de multifonctionnalité et de densité attractive. Des consultations publiques et un large dialogue avec les habitants ont permis d’assurer une large acceptation et un soutien politique. Un sondage représentatif a révélé que 65% de la population soutient le modèle gagnant. Les jeunes générations, en particulier, formulent des attentes élevées en matière d’innovation et de qualité de vie.

    Structure urbaine, mixité et phases de développement
    Le concept du plan directeur prévoit une tripartition linéaire claire du site. Deux zones périphériques regroupent des logements, mais aussi des coopératives, des fonctions administratives et de recherche, des universités, des commerces et des offres hôtelières. Au centre, la vaste Almenda est un espace public vert et de rencontre qui sert de point focal social, culturel et écologique. La période de mise en œuvre pour la réalisation du quartier s’étend sur plusieurs années, afin de construire pas à pas des paysages vivants et résilients pour l’habitat, le travail et la recherche. Cela garantit une gestion flexible de la dynamique du marché et évite les logements vacants ou une orientation excessive vers le rendement immobilier.

    La remarquable « cathédrale », un bâtiment classé datant de 1919, restera un aimant culturel et sera transformée en lieu de rencontre et de manifestation. Une perspective digne pour un emblème de la culture industrielle du travail.

    Un laboratoire réel du changement urbain
    Le plan d’aménagement s’engage à respecter les normes de durabilité les plus élevées, avec l’objectif d’atteindre le standard de construction durable suisse (SNBS). Les sources de chauffage fossiles sont exclues, le photovoltaïque et les espaces verts couvrent l’ensemble du territoire, la récupération des eaux de pluie dans l’esprit de la « ville éponge », le chauffage urbain à haute efficacité énergétique et la promotion active de la mobilité électrique en font partie intégrante. Un plan énergétique soutient l’objectif de couvrir une grande partie des besoins en électricité du quartier sur place. De larges corridors verts, la biodiversité, le jardinage urbain, une construction respectueuse des ressources et une mobilité à faibles émissions complètent le profil écologique.

    Une attention particulière est accordée aux modèles de logement intergénérationnels, aux établissements d’enseignement et de recherche, à la promotion des start-ups et au nouveau parc d’innovation qui permettra à Bellinzone

    Un modèle et un rayonnement régional
    Le projet associe des valeurs socioculturelles, des infrastructures durables, des innovations entrepreneuriales et des qualités de vie et d’habitat ambitieuses pour créer un nouveau « moteur » urbain de la région. Grâce à la combinaison d’une gouvernance participative, d’une offre d’utilisation diversifiée et d’espaces libres résilients, Bellinzona pose des jalons exemplaires pour le développement urbain suisse et européen des prochaines décennies.

  • Centre de natation de Tenero

    Centre de natation de Tenero

    L’époque des anciennes installations de natation du Centre sportif de la jeunesse et de l’élite (CST) est révolue. Les besoins de la relève et de l’élite dans les sports aquatiques ne cessent d’augmenter. Avec l’investissement de 91,8 millions de francs approuvé par les Chambres fédérales en 2021, la Suisse donne un signal en faveur de la promotion de l’excellence et du développement durable. Le nouveau bâtiment de remplacement doit permettre au CST d’atteindre un nouveau niveau en tant que centre de compétences central pour la natation, la natation artistique, le water-polo, le plongeon ainsi que le ski acrobatique.

    Concept moderne
    Une simple rénovation des installations obsolètes s’est avérée non rentable et non pérenne. La planification mise donc sur une construction entièrement nouvelle en deux étapes. Tout d’abord, un hall de natation multifonctionnel sera construit, qui définira de nouveaux standards d’entraînement avec un bassin olympique avec fond mobile, des bains à remous, un bain de glace et une zone de diagnostic complète. Après son ouverture, les installations extérieures seront rénovées, avec un bassin d’entraînement moderne et une zone d’atterrissage pour le ski acrobatique. L’achèvement des travaux est prévu pour 2029, et d’ici là, les athlètes pourront continuer à travailler.

    Focalisation sur une infrastructure durable et polyvalente
    L’Office fédéral des constructions et de la logistique accorde une grande importance à la durabilité dans la construction. Le centre de natation est construit selon les directives SNBS et MINERGIE-ECO, optimisées pour les coûts du cycle de vie et l’efficacité énergétique. L’architecture du Studio Burkhardt et de Stücheli Pestalozzi Schiratzki séduit par sa transparence, sa générosité et son intégration dans le paysage du parc. L’art et l’esthétique des matériaux font également partie du nouveau bâtiment, car un concept sensible d’art sur bâtiment crée une identité pour le lieu.

    Un jalon pour le sport suisse et la région
    Avec la pose de la première pierre et des invités de marque comme le médaillé olympique Noè Ponti, le projet promet non seulement des normes d’entraînement internationales, mais aussi des possibilités d’événements et de formation innovantes dans le domaine des sports nautiques. Le CST reste un précurseur dans le domaine de la promotion de la relève et devient une plaque tournante pour le développement du sport intergénérationnel en Suisse.

  • Réorientation de la promotion économique à Schlieren

    Réorientation de la promotion économique à Schlieren

    Christina Doll dirigera le poste de promotion économique de la ville de Schlieren à partir du 1er décembre. Selon un communiqué de la ville, cette femme de 44 ans reprend le poste d’Albert Schweizer, qui part à la retraite après 27 ans d’activité au sein de la ville.

    Ce changement de poste s’accompagne d’une intensification de la promotion économique. Christina Doll occupera cette fonction à 80 pour cent. Son prédécesseur, M. Schweizer, occupait ce poste à 30 pour cent en plus de son activité de directeur immobilier. Selon le conseil municipal, l’augmentation du temps de travail est nécessaire « pour développer avec succès le site économique de Schlieren ». Les entreprises doivent à l’avenir avoir un interlocuteur direct pour leurs demandes.

    La géographe économique, diplômée de l’université de Hanovre, est réputée avoir un bon réseau grâce à sa longue expérience dans la promotion économique. Dernièrement, elle s’est distinguée en tant que directrice adjointe lors de la mise en place de la région de l’aéroport de Zurich en tant que réseau économique et développement du site. En dehors de son activité professionnelle, cette femme de 44 ans a été invitée à donner des cours dans différentes universités sur la manière dont les organisations peuvent mieux exploiter leur potentiel de développement grâce à des méthodes participatives et à l’utilisation de l’intelligence collective. Elle est lauréate de la bourse EMBA Digital Leadership de la Hochschule für Wirtschaft Zürich 2022.

  • Le nouveau siège social renforce l’avenir de l’entreprise hydroélectrique à Kriens

    Le nouveau siège social renforce l’avenir de l’entreprise hydroélectrique à Kriens

    ANDRITZ Hydro déménage dans un nouveau siège social, mais reste basé à Kriens. Comme l’indique un communiqué, la recherche et le développement, les ventes, la gestion de projets et l’administration, soit environ 130 collaborateurs, déménageront au Schappe Center, près du site reconstruit de l’ancienne usine de machines Bell. Un nouveau quartier sera construit sur le site de l’entreprise précédente.

    En déménageant dans ce centre d’entreprise moderne, ANDRITZ Hydro veut assurer ses options pour une croissance future, selon le communiqué. Le déménagement de la direction de l’entreprise au Schappe Center devrait être achevé d’ici fin 2026. Au printemps, l’entreprise avait déjà fait savoir que le déménagement de son atelier de service du centre de Kriens vers la zone industrielle de Buchrain, située à une dizaine de kilomètres au nord de Lucerne, était prévu pour 2028. L’entreprise propose des services tels que des équipements électromécaniques et des prestations de service pour les centrales hydroélectriques dans le monde entier, pour des centrales hydroélectriques nouvelles ou existantes, qu’il s’agisse de petites centrales hydroélectriques ou de grandes installations.

    « Pour nous, c’est une bonne solution », a déclaré le directeur du site, Claudio Nold, cité dans le communiqué. « Nous pouvons ainsi continuer à travailler et à nous développer dans des conditions optimales » Pour Logis Suisse, le propriétaire foncier du site de Bell, le transfert du siège d’ANDRITZ Hydro est également un atout pour développer l’ancien site industriel en un nouveau quartier urbain, précise le communiqué.

  • Modernisation de l’approvisionnement en eau potable dans le Kopfholz

    Modernisation de l’approvisionnement en eau potable dans le Kopfholz

    L’entreprise de construction STRABAG, basée à Schlieren, a commencé la démolition et la reconstruction du réservoir de Kopfholz pour le compte des communes de Horgen, Thalwil, Rüschlikon et Kilchberg. Selon un communiqué de STRABAG, ce projet de modernisation doit assurer l’approvisionnement en eau potable de la région jusqu’en 2050. Afin d’assurer la continuité de l’approvisionnement en eau, trois étapes de construction sont prévues pour le remplacement prévu. La première étape de construction doit être réalisée d’ici février 2026, la fin du projet étant prévue pour mars 2027.

    Selon le communiqué, les communes exploitent un système d’approvisionnement en eau commun depuis 1905. Ce lien se poursuit avec le projet qui, du point de vue des communes, « donne un signal fort en faveur d’un approvisionnement en eau durable, sûr et orienté vers l’avenir ». Pour Rüschlikon, la capacité de stockage devrait passer de 1000 à 1600 mètres cubes, et pour Kilchberg de 1500 à 2800 mètres cubes.

    Le communiqué fait état d’un défi particulier pour les équipes d’exécution des quatre maîtres d’ouvrage : la construction sans interruption de l’exploitation. « Le réservoir alimente plus de 6000 foyers en eau potable, l’approvisionnement doit être assuré à tout moment », explique Beat Spörndli, chef de chantier, génie civil et construction routière Nord-Est. Il souligne également « les exigences élevées en matière de coordination et d’hygiène sur le chantier ». Outre le respect des normes SIA (Société suisse des ingénieurs et des architectes), l’utilisation d’un béton spécial pour l’eau potable est une condition préalable. Comme la construction est soumise à la loi sur les denrées alimentaires, il faut garantir un stockage de l’eau exempt de germes. L’étroite collaboration entre les communes a permis de coordonner la planification, de limiter les interventions dans les zones forestières et de créer des synergies dans les appels d’offres et le déroulement des travaux.

  • Les installations électriques de la gare historique combinées à la technologie moderne

    Les installations électriques de la gare historique combinées à la technologie moderne

    Ernst Selmoni AG est responsable de l’ensemble de l’installation électrique du nouveau magasin Migros situé dans la gare historique de Badischer Bahnhof. Les locaux de l’ancien théâtre de la Förnbacher Compagnie, situés dans la partie sud du bâtiment d’accueil, sont, comme l’ensemble du bâtiment, classés monuments historiques. La Badische Bahnhof, l’une des six gares de Bâle et aujourd’hui la deuxième plus grande, a été mise en service dans sa forme actuelle en 1913.

    La commande portait sur l’installation électrique complète, de l’alimentation en énergie aux installations techniques permettant un fonctionnement sans faille, en passant par l’éclairage moderne. « Le travail dans un bâtiment classé monument historique était particulièrement passionnant », explique Selmoni dans un communiqué de l’entreprise. La substance historique a exigé des solutions créatives, une planification minutieuse et une coordination étroite avec les autorités pour que la tradition et la technique moderne soient en harmonie ».

    Christophe Hassler, directeur de la division Selmoni Installation AG, décrit ce projet comme « un défi passionnant : mettre en œuvre des installations électriques modernes dans un bâtiment classé, sans porter atteinte à sa substance historique. Mon équipe a démontré, grâce à un grand soin et à des solutions innovantes, que la technique et l’histoire peuvent parfaitement s’harmoniser »

    Selmoni a été fondée en 1934. Ses quelque 600 collaborateurs servent aussi bien des groupes mondiaux que des particuliers. L’entreprise mise sur des solutions innovantes et sur la numérisation dans la construction. Les nouvelles technologies telles que la préfabrication, les robots de forage, le Building Information Modeling et Hololens font déjà partie du travail quotidien de Selmoni, afin de rendre les projets de construction plus rapides, plus sûrs et plus durables.

    Selmoni est l’un des cinq finalistes du Prix SVC Nordschweiz. Ce prix du réseau de PME Swiss Venture Club(SVC) sera décerné le 13 novembre devant un millier d’invités au Congress Center de Bâle.

  • L’immobilier domestique reste attractif pour les investisseurs institutionnels

    L’immobilier domestique reste attractif pour les investisseurs institutionnels

    Selon un communiqué, l’étude IFZ Hypothekar und Immobilieninvestition 2025 de la Haute école de Lucerne a examiné le comportement de 228 investisseurs institutionnels suisses, dont des caisses de pension, des compagnies d’assurance, des fondations de placement et des fonds. L’Institut de services financiers de Zoug (IFZ) de la Haute école de Lucerne est situé à Rotkreuz ZG. Selon l’étude, l’immobilier national reste particulièrement attractif en tant que placement.

    Les caisses de pension (CP) maintiennent leur quote-part immobilière moyenne de 24,3 pour cent à un niveau élevé et souhaitent en grande partie continuer à l’augmenter : 47 pour cent veulent renforcer leur parc immobilier suisse, 49 pour cent le maintenir stable et seuls 3 pour cent veulent le réduire. Selon l’étude, toutes les CP font preuve d’un « biais domestique » : l’allocation suisse du patrimoine immobilier se situe entre 85% (grandes CP) et 92% (CP moyennes).

    « D’une part, la hausse des prix depuis plus de 25 ans agit comme une confirmation de la stabilité du marché. D’autre part, les investissements à l’étranger semblent moins intéressants en raison des coûts de couverture de change et de la volatilité accrue », explique John Davidson, codirecteur de l’étude, cité dans le communiqué à propos de la préférence pour les avoirs suisses.

    Toutefois, seuls 9% des investisseurs interrogés croient en une poursuite de la tendance à la hausse. La plus grande préoccupation des investisseurs sur le marché immobilier suisse est l’augmentation de la réglementation. Selon 82 pour cent des investisseurs institutionnels, elle entraînera bientôt la fin de la hausse de l’immobilier. La complexité des règles de construction (92%), les oppositions (90%) et le renforcement de la protection des locataires (88%) sont autant d’obstacles à la poursuite de la croissance.

    Les risques tels que l’effondrement de la croissance économique (45%), des taux d’intérêt plus élevés à long terme (37%) ou une croissance démographique plus faible (35%) sont relégués au second plan par rapport aux pressions politiques et réglementaires.

    L’étude se base sur des enquêtes menées auprès de fonds immobiliers, de fondations de placement et de compagnies d’assurance suisses ainsi que de 135 caisses de pension. Avec un volume de placement de 568 milliards de francs, les caisses de pension interrogées couvrent environ 50 pour cent de la fortune totale des caisses.

  • Progrès dans la réduction des émissions de CO2 grâce à la production moderne de ciment

    Progrès dans la réduction des émissions de CO2 grâce à la production moderne de ciment

    Holcim AG, dont le siège est à Zoug, a lancé à Câmpulung, en Roumanie, une installation de capture du carbone dans la production de ciment. Comme l’indique un communiqué, le fabricant international de matériaux de construction a pu obtenir des subventions de l’UE pour ce projet. L’usine de Câmpulung est le huitième projet de capture du carbone de Holcim financé par l’UE.

    L’usine Carbon Hub CPT 01 en Roumanie est le premier projet de capture et de stockage du carbone (CSC) sur terre ferme en Europe de l’Est. Sur place, le dioxyde de carbone est éliminé des gaz de combustion et stocké sous forme comprimée dans le sous-sol de manière permanente. Les conditions géographiques et géologiques de Câmpulung offrent de bonnes conditions pour cela, indique le communiqué. D’ici 2032, Holcim et ses partenaires, comme Carmeuse de Louvain-la-Neuve en Belgique, veulent produire environ 2 millions de tonnes de ciment à faibles émissions par an en Roumanie.

    « Le projet de CSC en Roumanie soutient ainsi les efforts d’Holcim pour transformer la croissance durable en croissance rentable – un moteur stratégique clé de notre stratégie NextGen Growth 2030 », a déclaré Simon Kronenberg, directeur régional pour l’Europe centrale et orientale chez Holcim, cité dans le communiqué. « Le soutien du Fonds européen d’innovation souligne la puissance de nos équipes d’ingénieurs, la maturité de nos technologies et nos partenariats avancés tout au long de la chaîne de valeur »

  • La construction circulaire, un nouveau standard dans le canton de Zurich

    La construction circulaire, un nouveau standard dans le canton de Zurich

    L’Office des biens immobiliers et des bâtiments du canton de Zurich intègre systématiquement les principes de la construction circulaire dans ses processus à l’aide du Circular Hub en tant que plateforme d’économie circulaire. Cette initiative fait suite à la stratégie d’économie circulaire publiée en 2024. Selon un communiqué de Circular Hub, le format de la communauté de pratique intitulé « KreislaufLAB -Planen und Bauen für Zürichs Zukunft » a été établi à cette fin. L’objectif est d’ancrer durablement les connaissances nécessaires dans les rôles existants de la gestion immobilière cantonale. Circular Hub a pris en charge la conception, l’animation et la mesure de l’impact du format en étroite collaboration avec les responsables cantonaux, peut-on lire dans la description du projet. De plus, l’ancrage interne est soutenu par une stratégie de communication.

    Des connaissances spécialisées et des exemples pratiques doivent faciliter la planification et la mise en œuvre de la construction circulaire. Concrètement, des thèmes tels que la déconstruction, le choix des matériaux et la réflexion sur le cycle de vie jouent un rôle central. « Il en résulte un réseau vivant dans lequel les connaissances sont partagées et ancrées dans des aides concrètes à l’application. C’est ainsi que l’impact peut devenir visible », explique Circular Hub pour décrire son orientation.

    Concrètement, il s’agit de cinq ateliers interactifs qui combinent des apports techniques, des discussions de groupe et des travaux de groupe pratiques. Le résultat sera le développement d’outils pratiques et d’aides à l’application. En interne, le processus sera accompagné, entre autres, de bulletins et d’une manifestation de clôture. Enfin, une mesure de l’impact permettra de déterminer comment les compétences ont été développées et les principes du cycle ancrés.

  • Un nouveau centre de compétences renforce la logistique et les solutions au sol dans l’Oberhasli

    Un nouveau centre de compétences renforce la logistique et les solutions au sol dans l’Oberhasli

    SHARKGROUP AG, un spécialiste des solutions de sol basé dans l’Oberhasli, s’installe dans son nouveau centre de compétences à Oberhasli, en collaboration avec la société Planzer Transport AG de Dietik. Comme Planzer l’a indiqué dans une publication LinkedIn, les deux entreprises vont désormais regrouper leurs compétences sous un même toit. Alors que Planzer prend en charge la logistique de SHARKGROUP sur les 4000 mètres carrés d’entrepôt, le nouveau site permet à SHARKGROUP de poursuivre sa croissance et d’élargir son offre.

    Le centre de compétences a une superficie de 10 000 mètres carrés et possède une installation solaire de 3000 mètres carrés sur son toit. Il permet également aux entreprises de bénéficier de trajets courts et de transports réduits en CO2, ce qui constitue un pas en avant vers une logistique durable.

    Comme l’explique SHARKGROUP dans un communiqué, ce nouveau site permet à l’entreprise de renforcer encore sa présence dans la région de Zurich et de permettre une meilleure disponibilité de sa gamme de produits. En outre, l’augmentation des capacités et des surfaces d’exposition offre davantage d’espace pour un suivi et des services personnalisés. « Nous sommes fiers de la croissance de notre groupe et de pouvoir offrir à l’avenir à nos clients encore plus de proximité et de service », déclare Moritz Mühlebach, directeur général de SHARKGROUP. « Ce projet est l’expression de notre vision d’entreprise et de notre ambition de participer activement à l’évolution du secteur »

  • Transformation d’un aérodrome militaire en site d’innovation civile

    Transformation d’un aérodrome militaire en site d’innovation civile

    La reconversion civile de l’aérodrome militaire de St.Stephan, dans le haut Simmental, progresse. Selon un communiqué, l’Office fédéral de l’aviation civile(OFAC) a autorisé le changement d’affectation en aérodrome civil. Les bâtiments et installations qui ne sont plus nécessaires pourront ainsi être démolis et l’infrastructure pour les opérations aériennes civiles mise en place. L’OFAC a en même temps accordé à Prospective Concepts Aeronautics AG(PCA) une autorisation d’exploitation illimitée et approuvé le règlement d’exploitation.

    L’Office cantonal des affaires communales et de l’aménagement du territoire devrait approuver début 2026 le plan de construction du site, qui a été adopté par l’assemblée communale en 2024. Ensuite , armasuisse Immobilier devrait transférer le site de la propriété de la Confédération à la commune de St. Stephan. PCA utilisera l’aérodrome en droit de superficie.

    A l’avenir, l’aérodrome devrait être utilisé à la fois à des fins civiles et commerciales. Les vols devraient être principalement déclenchés par des entreprises de développement, de fabrication et de maintenance.

    Des vols occasionnels de tourisme et d’affaires sont également prévus. L’exploitation aérienne est réglementée par la fiche sectorielle Transports, partie Infrastructure (PSIA), que le Conseil fédéral a adoptée le 30 août 2023.

    L’aérodrome a été créé en 1941 pendant la Seconde Guerre mondiale. Il est situé à proximité des domaines skiables de Gstaad-Zweisimmen-St.Stephan et d’Adelboden-Lenk.

  • Cérémonie d’ouverture : Innovations dans le second œuvre – projet phare Globus Bâle

    Cérémonie d’ouverture : Innovations dans le second œuvre – projet phare Globus Bâle

    La Suisse est en train de se transformer pour atteindre ses objectifs en matière d’énergie, de climat, d’économie circulaire et de densification. Le secteur du second œuvre et de l’enveloppe du bâtiment ainsi que ses métiers jouent un rôle décisif dans ce processus et permettent au parc immobilier de se développer. Avec 36 milliards de chiffre d’affaires, c’est le secteur le plus puissant de l’industrie de la construction. C’est ce que le groupe de base Second œuvre et Enveloppe des édifices de Construction Suisse souhaite mettre en avant lors de l’ouverture. L’objet totalement rénové Globus Bâle, qui ouvrira ses portes fin 2025, en est un exemple. Outre un aperçu du projet, les invités discuteront de l’importance du second œuvre, du développement des professionnels et des besoins des femmes entrepreneurs et des jeunes professionnels sur le marché.

    Programme (état au 23.10.2025)

    10.15 hMise en bouche avec un petit clip sur GAG au Globus Basel
    10.17 hAccueil par l’animatrice Sonja Hasler
    10.20 hEntretien avec le président de Construction Suisse, le conseiller aux États Hans Wicki, et le président des groupes de base , Peter Meier
    10.30 hMessage de bienvenue de la conseillère d’État Esther Keller, cheffe du Département des travaux publics et des transports du canton de Bâle-Ville
    10.40 hDiscussion animée avec les responsables du projet « Globus Basel – des défis urbanistiques au projet phare »
    Andrin Sennhauser, Confirm
    Jean-Luc von Aarburg, Miller & Maranta
    10.55 hTable ronde avec Beat Hanselmann, président de Gebäudehüllenplaner, Sandra Sollberger, conseillère nationale, entrepreneuse et membre du comité de l’ASCM et le duo de sœurs Ladina et Alisa Oppliger, Gold et Silver Swisskills 2025 en construction de façades
    11.30 hApéro riche

    Pour plus d’informations, cliquez ici :
    LINK

  • La politique du logement à Genève sous pression

    La politique du logement à Genève sous pression

    Depuis 1983, la loi sur la démolition, la transformation et la rénovation des immeubles d’habitation à Genève contrôle rigoureusement le marché du logement. Avec pour objectif de protéger les locataires, de garantir la qualité de vie et d’endiguer la spéculation. Les loyers après transformation et rénovation sont plafonnés par décret et les projets soumis à autorisation sont étroitement réglementés

    L’étude de Ters (FHNW) et Kholodilin (DIW Berlin) analyse pour la première fois de manière dynamique l’impact de ces interventions. Le résultat montre que le rationnement des logements et le contrôle des loyers freinent significativement la construction de nouveaux logements. Les investisseurs privés et institutionnels déplacent davantage de capitaux vers la rénovation. À court terme, les dépenses de modernisation augmentent, alors que les véritables augmentations de la surface habitable ne se produisent pas. Parallèlement, les logements vacants continuent de diminuer, le taux d’occupation augmente et le marché devient encore plus étroit. Les coûts d’entrée augmentent, en particulier pour les nouveaux locataires, tandis que les locataires existants bénéficient de loyers stables, souvent bon marché, et d’une longue durée de location

    Une nouvelle dynamique dans le parc existant
    Les investisseurs institutionnels sont particulièrement touchés. Les retards dans les projets, la baisse des valeurs résiduelles et la complexité des procédures d’autorisation rendent la construction de nouveaux bâtiments peu attrayante. L’étude montre qu’un choc réglementaire réduit le volume des nouveaux investissements jusqu’à 600 millions de CHF. Cela représente environ 1% du PIB total de Genève. Pour le parc immobilier urbain, cela signifie en premier lieu que les investissements vont principalement dans des mises à niveau à court terme, dictées par la conformité, plutôt que dans des rénovations en profondeur ou de nouvelles unités

    Le contrôle des loyers agit en premier lieu par le biais du canal des prix. Il protège les locataires existants contre les augmentations, mais fait baisser le rendement pour les propriétaires et freine les nouveaux projets. Les rénovations deviennent plus attractives que les nouvelles constructions, ce qui encourage la modernisation mais ne crée guère de nouveaux logements

    Effet de verrouillage et inégalité des chances
    Un effet secondaire inattendu de la réglementation est ce que l’on appelle l’effet de verrouillage. Les locataires restent beaucoup plus longtemps dans leur logement pour des raisons de coût, ce qui limite la mobilité et renforce la mauvaise répartition des logements. Parallèlement, les différences de loyers sur le marché s’accentuent. Les nouveaux arrivants paient des loyers élevés sur le marché, tandis que les locataires de longue durée en profitent. La qualité et l’état des logements restent souvent à un niveau bas, car les rénovations en profondeur sont difficiles à envisager d’un point de vue économique

    Recherche d’un équilibre entre protection et offre
    L’étude montre que les réglementations genevoises protègent les locataires contre les flambées de prix, mais qu’elles pèsent sur les nouvelles constructions, aggravant ainsi la pénurie de logements à moyen terme. Les investisseurs se tournent vers le maintien du parc immobilier et les modernisations ponctuelles, tandis que les impulsions de croissance par de nouvelles constructions font défaut. Pour la politique, cela signifie qu’il est indispensable de trouver un équilibre durable entre protection et renouvellement du marché. De nouveaux permis de densification et une réglementation différenciée des loyers pourraient y remédier.

  • Construire plus facilement ?

    Construire plus facilement ?

    La motion du conseiller aux Etats Benedikt Würth (centre/SG) demande qu’à l’avenir, la Confédération ne soit plus compétente que pour les objets d’importance nationale. Tandis que la protection des sites construits serait entièrement transférée aux cantons. L’inventaire national des sites construits à protéger, base commune d’évaluation, serait ainsi supprimé. Il en résulterait des réglementations cantonales différentes, de longues conversions et davantage de litiges.

    La Commission de la science, de l’éducation et de la culture du Conseil national estime que la voie choisie par le Conseil fédéral est plus conforme au but recherché. Les mesures convenues lors de la table ronde ISOS renforcent l’efficacité et la clarté sans pour autant abandonner les normes qui ont fait leurs preuves.

    Réforme plutôt que rupture
    Des simplifications concrètes ont déjà été décidées. Comme une application plus précise de l’ISOS aux tâches fédérales, des marges d’appréciation plus claires pour les cantons et les communes, ainsi que des allègements pour les projets avec photovoltaïque. Ces mesures raccourcissent les procédures sans perdre en qualité et sont soutenues par les cantons, les villes et les communes.

    Le problème principal ne réside pas dans l’ISOS lui-même, mais dans un manque de coordination et une pesée des intérêts trop tardive. Lorsque celle-ci a lieu suffisamment tôt, il est possible d’éviter les conflits et d’accélérer les projets.

    Des exemples pratiques qui ont fait leurs preuves
    Des modèles réussis existent déjà. A Genève, la plateforme « Patrimoine-Paysage-Territoire » réduit considérablement le nombre d’oppositions grâce au développement commun de projets. Neuchâtel montre comment la densification peut être conciliée avec l’ISOS, grâce à un zonage clair et une planification de qualité. Ces approches renforcent la transparence, l’acceptation et la culture architecturale.

    Accélérer avec de la substance
    Au lieu de créer une insécurité juridique, le développement continu de l’ISOS devrait être mis en œuvre de manière cohérente. La qualité et la sécurité de la planification sont les clés d’une construction plus rapide et durable, et non des patchworks fédéraux. Ce n’est qu’en combinant les deux que l’on peut atteindre l’objectif de construire simplement, sans mettre en péril notre culture architecturale établie.

  • Le tracker Power-to-X montre le dynamisme de la Suisse

    Le tracker Power-to-X montre le dynamisme de la Suisse

    Avec le nouveau Power-to-X-Tracker, le Swiss Power-to-X Collaborative Innovation Network (SPIN) et la Coalition for Green Energy & Storage (CGES) présentent une vue d’ensemble des activités Power-to-X à l’échelle nationale. La plateforme interactive cartographie tous les projets connus, des installations pilotes aux applications commerciales. Elle montre ainsi la croissance rapide d’une technologie qui pourrait devenir la pièce maîtresse de la transition énergétique.

    L’objectif est clair : mettre en commun les connaissances, favoriser les synergies et faciliter les investissements. « Le tracker crée une base de données commune qui accélère la collaboration et les processus de décision », soulignent les codirecteurs du CGES Christoph Sutter et Antonello Nesci.

    La clé de la défossilisation
    Les procédés Power-to-X permettent de convertir l’électricité renouvelable en vecteurs énergétiques chimiques. L’énergie renouvelable devient ainsi stockable et utilisable de manière polyvalente, notamment dans l’industrie, la mobilité ou le chauffage. Pour le coprésident du SPIN, Martin Bäumle, ces technologies sont essentielles à la transition vers une économie respectueuse du climat. « Des données transparentes et des acteurs en réseau sont la base pour transformer des idées en solutions évolutives », explique Bäumle.

    Mise en réseau de la recherche, de l’économie et de la politique
    Le tracker sera présenté lors de la manifestation annuelle du CGES chez Swissgrid à Aarau. Derrière cette initiative se trouve une large alliance de l’économie, de la science et du secteur public – soutenue par le domaine des EPF. Grâce au recensement et à la visualisation systématiques des projets, on obtient pour la première fois une vue d’ensemble du paysage Power-to-X suisse, qui permet d’orienter à la fois la recherche, la politique et les investisseurs.

  • Zurich réintroduit la clause des cas de rigueur pour la valeur locative

    Zurich réintroduit la clause des cas de rigueur pour la valeur locative

    Par 136 voix contre 29, le Grand Conseil a adopté en deuxième lecture la réintroduction de la réglementation des cas de rigueur. L’objectif est d’éviter les situations dans lesquelles les propriétaires devraient vendre leur logement en raison de l’augmentation des valeurs locatives et de la charge fiscale. L’élément déclencheur a été un arrêt du Tribunal fédéral qui a annulé la base juridique précédente.

    Le directeur financier Ernst Stocker avait alors supprimé l’ancienne clause, mais avait demandé un nouveau régime transitoire jusqu’à la suppression totale de la valeur locative. Après le référendum de septembre sur l’abolition de la valeur locative, cette réglementation ne durera plus que quelques années.

    Controverse politique
    Alors qu’il y avait un large consensus, les Verts, l’AL et le PEV ont rejeté le modèle. Ils ont critiqué le fait que les allégements fiscaux ne doivent pas être remboursés en cas de succession et y ont vu une inégalité de traitement par rapport aux locataires. La proposition de remboursement correspondante a cependant nettement échoué.

    Le Conseil d’État doit encore se prononcer sur la disposition transitoire de Stocker. Les deux mesures, la clause de rigueur et le régime transitoire, ne sont valables que jusqu’à l’abolition probable de la valeur locative en 2027 ou 2028. Zurich donne ainsi un signal clair en faveur d’une politique de la propriété socialement acceptable pendant la phase de transition vers la réforme fiscale.

  • Les jumeaux numériques façonnent l’industrie de demain

    Les jumeaux numériques façonnent l’industrie de demain

    Lors du NVIDIA GTC à Washington, Siemens et NVIDIA ont présenté une nouvelle architecture de système basée sur l’IA qui relie le portefeuille Xcelerator de Siemens à la plate-forme Omniverse de NVIDIA. Cette « pile technologique industrielle » permet de créer des jumeaux numériques qui visualisent, simulent et optimisent les usines en temps réel. Il en résulte une fondation pour le métavers industriel. Un écosystème interconnecté qui réunit de manière transparente la conception, l’exploitation et l’approvisionnement en énergie.

    La nouvelle solution accélère considérablement les processus de planification et d’ingénierie. Les schémas d’usine peuvent être simulés et ajustés en quelques heures au lieu de plusieurs semaines. Les flux de travail pilotés par l’IA prennent des décisions basées sur les données et améliorent la précision, l’efficacité et la durabilité.

    Création de valeur industrielle de bout en bout de la puce à la grille
    Au cœur de l’approche se trouve la chaîne de valeur « chip-to-grid », qui intègre la conception des semi-conducteurs, l’exploitation de l’usine, l’approvisionnement en énergie et la gestion des bâtiments. Elle garantit que l’électricité, le refroidissement et la puissance de calcul fonctionnent comme un système unique, qu’il s’agisse d’une nouvelle construction ou d’une modernisation de l’existant. Grâce à la simulation basée sur l’IA, les opérateurs peuvent optimiser les installations de production en quelques mois plutôt qu’en quelques années.

    Cette approche intégrée correspond au plan directeur pour les « usines AI » d’une capacité de plusieurs gigawatts. Ensemble, les deux entreprises établissent de nouvelles normes d’efficacité, d’évolutivité et d’intelligence énergétique pour les centres de données et les usines d’IA.

    L’IA industrielle comme moteur de l’innovation
    Avec cette coopération, les deux entreprises soulignent le bouleversement mondial de la fabrication. Les jumeaux numériques, l’automatisation par IA et la simulation en temps réel sont en train de devenir la base de la nouvelle intelligence industrielle.

    En fusionnant la planification, l’ingénierie, la gestion de l’énergie et des bâtiments en une seule plate-forme, les entreprises disposent d’un outil qui simplifie les processus complexes, préserve les ressources et accélère l’innovation. Un pas clair vers des environnements industriels auto-optimisés.

  • Forte présence du bois au ‘Swiss Arc Award’ 2025

    Forte présence du bois au ‘Swiss Arc Award’ 2025

    Le 30 octobre, le jury a récompensé les meilleures constructions de l’année parmi plus de 400 candidatures. Le prix, décerné au Trafo de Baden devant plus de 500 invités issus du monde de l’architecture et de la construction, souligne la diversité créative et la maturité technique de la culture de la planification en Suisse. Le Lifetime Achievement Award a été décerné à Kaschka Knapkiewicz et Axel Fickert, dont l’œuvre a marqué l’architecture locale de manière décisive pendant des décennies.

    Durabilité et fonctionnalité
    L’immeuble de bureaux Hortus à Allschwil, conçu par Herzog & de Meuron, a convaincu dans la catégorie « Travail, production et infrastructure » grâce à sa protection climatique conséquente et à l’intelligence de ses matériaux. Le nouvel hôpital universitaire pour enfants de Zurich, vainqueur dans la catégorie « Éducation et santé », a également été conçu par Herzog & de Meuron. Sa structure horizontale crée des voies ouvertes et lumineuses et une nouvelle typologie de construction hospitalière qui allie fonctionnalité et humanité.

    Le bois comme leitmotiv de la conception
    Dans le domaine de l’ »habitat », c’est l’ensemble résidentiel et commercial Guggach à Zurich, conçu par Donet Schäfer Reimer Architekten, qui a remporté le prix. Le béton optimisé pour le climat et les éléments de construction en bois montrent comment les matériaux de construction durables peuvent se combiner sur le plan constructif et esthétique. Le prix de l’architecture intérieure, décerné pour la première fois, a été attribué à Andreas Fuhrimann et Gabrielle Hächler pour la transformation sensible d’une maison mitoyenne à Gockhausen. Le bois y imprègne les surfaces, les meubles et la construction, comme élément de liaison et vecteur émotionnel de la qualité de l’espace.

    Prix du public pour un bâtiment polyvalent dans le Lavaux
    Le bâtiment polyvalent à Forel de Samir Alaoui Architectes a remporté le prix du public. L’empilement des usages industriels et résidentiels crée une unité architecturale d’une grande intelligence spatiale. La construction en bois souligne ici aussi que la construction durable et l’expressivité architecturale ne sont pas antinomiques.

    Le Swiss Arc Award 2025 confirme que le bois n’est pas seulement un matériau de construction, mais l’expression d’une nouvelle culture de la responsabilité dans la construction suisse.

  • La gestion immobilière en mutation

    La gestion immobilière en mutation

    Nous le constatons tous les jours, la gestion immobilière évolue, de manière rapide, perceptible et parfois même surprenante. Ce qui était autrefois essentiellement de l’administration est aujourd’hui une interaction complexe entre stratégie, technologie et gestion des relations.

    Les exigences de toutes les parties concernées ont énormément augmenté ces dernières années. Les propriétaires attendent des rapports transparents, des reportings complets et un soutien sur les questions de durabilité. Les locataires veulent des services numériques qui fonctionnent à tout moment, des réactions rapides et un haut degré de flexibilité.

    Parallèlement, tout doit devenir plus efficace, durable et basé sur les données. Les outils modernes facilitent beaucoup de choses. Ils permettent d’optimiser les processus et de prendre de meilleures décisions. Mais ils ne remplacent pas ce qui constitue l’essence même de notre travail, le contact humain. L’expérience, l’empathie et le tact ne peuvent pas être facilement remplacés par l’IA, en particulier dans le domaine de la communication, des conflits ou des demandes complexes.

    Ce qui est également frappant, c’est que la pénurie de personnel qualifié touche notre secteur plus durement qu’on ne veut souvent l’admettre. Les personnes disposant d’un savoir-faire en matière de transformation numérique ou de durabilité sont rares. Et ceux qui les trouvent ont du mal à les garder. Trop souvent, les possibilités d’évolution ou les véritables incitations font défaut. Pourtant, des collaborateurs motivés et bien formés seraient la clé pour véritablement façonner le changement au lieu de simplement le suivre.

    Certes, beaucoup parlent de numérisation, mais dans la pratique, il existe encore trop souvent des processus manuels, des tableaux Excel et des interfaces qui ne communiquent pas entre eux. La volonté est là, mais la mise en œuvre demande du temps, de l’argent et parfois du courage. En effet, toutes les solutions numériques n’apportent pas immédiatement les avantages escomptés et tous les processus ne peuvent pas être facilement automatisés.

    Malgré tout, le changement recèle de grandes opportunités. Si nous parvenons à utiliser la technologie de manière ciblée, à promouvoir les talents et à considérer le facteur humain comme un atout, la gestion immobilière peut encore gagner en efficacité, en qualité et en attractivité en tant que domaine professionnel.

    Une chose est sûre : celui qui allie innovation et empathie est prêt à affronter l’avenir. Car au final, ce ne sont pas les systèmes ou les outils qui créent de la valeur, ce sont les personnes qui leur donnent vie.

  • Une nouvelle installation de service renforce le site ferroviaire de Weinfelden

    Une nouvelle installation de service renforce le site ferroviaire de Weinfelden

    Selon un communiqué, les CFF et leur filiale thurgovienne Thurbo AG, dont le siège est à Kreuzlingen, mettront en service le 1er novembre la nouvelle installation de service à Weinfelden. C’est là que la flotte actuelle de Thurbo sera entretenue et que la nouvelle flotte de 329 rames Flirt Evo sera mise en service et entretenue. Les premières nouvelles rames devraient être introduites en 2026 et seront également utilisées par les CFF et leur filiale RegionAlps, basée à Martigny (VS). La proximité des sites de Bussnang et d’Erlen du constructeur ferroviaire Stadler permet une maintenance, une formation et une introduction efficaces.

    Thurbo a investi 18,4 millions de francs dans cette installation. Elle a été construite en bois et allongée de 30 à 100 mètres. Elle supporte également une installation photovoltaïque dont les 866 modules devraient produire près de 400 mégawattheures d’électricité par an. Jusqu’à 30 collaborateurs y travailleront à l’avenir.

    L’installation sera inaugurée le 1er novembre lors d’une journée portes ouvertes. A cette occasion, la première rame de la nouvelle flotte Flirt Evo sera baptisée.

  • Une étape importante au Tessin CFF usine Arbedo-Castione

    Une étape importante au Tessin CFF usine Arbedo-Castione

    La mise en service est prévue pour mi-2028. Au total, les CFF, le canton du Tessin, la ville de Bellinzone et la Confédération investissent environ 755 millions de francs dans ce site ultramoderne. Les CFF assurent ainsi non seulement leur entretien en nouvelles rames, mais envoient également un signal fort pour le développement économique de la région.

    Investissement dans la place industrielle tessinoise
    Le NSIF offrira à l’avenir 360 emplois à temps plein et 80 places d’apprentissage, un engagement clair en faveur de l’avenir de la place industrielle du Tessin. La nouvelle installation représente une étape importante pour l’entretien et la maintenance des rames modernes Giruno, ETR et Flirt TILO. Par rapport à l’usine existante de Bellinzone, le niveau de numérisation est nettement plus élevé. L’accent est mis sur les travaux électromécaniques, la numérisation et l’automatisation rendant les opérations plus efficaces, plus flexibles et plus durables. Le toit vert équipé de panneaux solaires et l’absence d’énergie fossile soulignent l’orientation écologique du projet.

    Durabilité et infrastructure
    Avec une surface totale de 150’000 mètres carrés, l’usine établit également de nouvelles normes en matière de durabilité et d’infrastructure. Le bâtiment principal mesure 40 000 mètres carrés, soit l’équivalent de huit terrains de football. Outre l’atelier, il abrite une installation moderne de lavage des trains, des locaux pour la formation des apprentis et des espaces de détente pour le personnel. La construction intègre un concept global de développement durable, avec des panneaux solaires et des espaces verts pour une empreinte écologique minimale.

    Progrès des travaux de construction
    Dès juin 2025, les premiers travaux ont commencé avec l’installation du chantier, l’excavation et la conception des fondations. La construction s’accompagne d’importantes adaptations de l’infrastructure ferroviaire. De nouvelles voies, des aiguillages et des bâtiments techniques assureront une desserte et une logistique optimales. En décembre 2024, le nouveau groupe de voies 600 a été mis en service afin de gérer efficacement les processus d’exploitation et de mieux desservir la centrale de distribution de Coop. Les vastes travaux de construction ferroviaire se poursuivent en parallèle jusqu’à l’achèvement de l’usine.

    Agriculture et compensation
    Le NSIF nécessite au total environ 150 000 mètres carrés, dont 8,4 hectares de surfaces d’assolement. Les CFF, en collaboration avec l’Union des agriculteurs tessinois, ont trouvé des surfaces agricoles alternatives à Camorino, Bellinzona, Preonzo, Iragna et Biasca afin de satisfaire pleinement aux obligations légales de compensation.

    Importance pour la région
    Le premier coup de pioche a été donné en présence d’éminents représentants du monde politique et économique. Les CFF soulignent ainsi l’importance et la place du canton du Tessin ainsi que la garantie à long terme des emplois. Dans une région particulièrement touchée par les mutations industrielles, ce projet est synonyme d’avenir, de stabilité et d’innovation.

    La nouvelle usine CFF d’Arbedo-Castione apporte innovation et durabilité au secteur ferroviaire suisse, consolide le Tessin en tant que centre industriel et offre des perspectives pour les générations futures. Un premier coup de pioche symbolique et un projet qui accélère le pouls de la région.