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  • Comment les chercheurs font du béton un sauveur du climat

    Comment les chercheurs font du béton un sauveur du climat

    Le projet européen CARBCOMN, lancé en 2024 et financé à hauteur d’environ six millions d’euros dans le cadre d’Horizon Europe, adopte une approche radicale. Au lieu d’utiliser davantage de matériaux, les chercheurs optimisent la forme. Le principe s’appelle « compression dominant structures » : les éléments de construction en béton sont conçus de telle sorte qu’ils soient presque exclusivement soumis à la compression, à l’instar des arches des ponts historiques en pierre. Le béton résiste bien à la compression, mais à peine aux forces de traction. Si l’on utilise ce principe de manière conséquente, on a besoin de moins de matériau et de moins d’armatures.

    Imprimé, pas coulé
    La fabrication numérique rend possible des formes impensables avec un coffrage traditionnel. Le robot imprime le béton couche par couche et laisse des cavités là où aucun renforcement n’est nécessaire, directement contrôlé par le modèle numérique. Cela permet non seulement d’économiser du matériau, mais aussi de réduire la charge sismique proportionnellement à la perte de poids. Dans les régions à risque sismique, c’est un avantage décisif.

    Pas de ciment, pas de problème
    Le béton du projet CARBCOMN ne contient pas de ciment. Le liant utilisé est le laitier d’acier, un sous-produit de l’industrie sidérurgique. Après l’impression, les éléments de construction sont placés dans une chambre dans laquelle du CO₂ est injecté. La réaction avec le mélange de laitier durcit le béton et lie durablement le gaz à effet de serre. Il en résulte un matériau de construction au bilan CO₂ négatif, composé exclusivement de déchets industriels.

    Métal à mémoire
    Ce béton ne se passe pas tout à fait d’armature, mais il utilise une spécialité de l’Empa depuis une vingtaine d’années, les alliages à mémoire de forme à base de fer (Fe-SMA). Ces barres métalliques pré-étirées se contractent au lieu de se dilater lorsqu’elles sont chauffées, ce qui permet de précontraindre ultérieurement l’élément de construction. Elles ne sont utilisées qu’après l’impression, ne perturbent pas le processus automatisé et peuvent être séparées ultérieurement du béton. Le spin-off de l’Empa re-fer apporte cette technologie directement au consortium.

    Construit pour être démonté
    Ce qui est construit doit aussi pouvoir être démonté. Les différents modules en béton sont conçus comme des blocs discrets qui peuvent être détachés, transportés et réassemblés ailleurs. Zaha Hadid Architects et Mario Cucinella Architects développent, en collaboration avec les équipes d’ingénieurs, des structures librement formées qui expriment architecturalement ce principe de circulation. D’ici 2028, un prototype réel devrait prouver que la construction en béton peut aussi ressembler à cela.

  • Le pays appartient à tout le monde – sauf aux CFF qui se l’approprient

    Le pays appartient à tout le monde – sauf aux CFF qui se l’approprient

    A la fin des années 1990, le Parlement a détaché les CFF de la Confédération. Ils ont ainsi obtenu la liberté d’exploiter leur bien le plus précieux. D’immenses terrains situés aux meilleurs endroits de toute la Suisse. Il n’y avait pas de directives claires sur le nombre de logements à construire et à quel prix. Le Conseil fédéral exigeait simplement que les recettes soient affectées à la caisse de pension et à l’infrastructure ferroviaire. C’est ainsi qu’est né un système qui continue aujourd’hui encore à faire des étincelles.

    3,5 milliards pour qui ?
    Depuis 2003, 3,5 milliards de francs provenant du portefeuille immobilier des CFF ont été investis dans l’infrastructure ferroviaire. Les CFF y voient une contribution à la société. Carlo Sommaruga, conseiller aux Etats socialiste et président de l’Association suisse des locataires, voit les choses autrement. Selon lui, les CFF ont « presque exploité au maximum la valeur financière de leurs biens immobiliers », au détriment de la composante sociale. Il est particulièrement choquant que certaines parties de ces terrains aient été autrefois expropriées au profit de l’entreprise publique de l’époque.

    L’Europaallee comme miroir
    L’exemple parfait se trouve au cœur de Zurich. Sur l’Europaallee, un appartement de 4 pièces coûte environ 5000 francs par mois. Pour l’association des locataires, ce projet est devenu le symbole de la spéculation immobilière sur les terrains publics. Les CFF rétorquent qu’ils sont un bailleur équitable et que leurs appartements sont en moyenne en dessous du prix du marché. Mais l’impression d’une densification maximale pour des profits maximaux est tenace.

    Lausanne s’envenime
    A Lausanne, le conflit s’envenime. Le projet « La Rasude », situé directement à côté de la gare, doit accueillir environ 500 habitants et 1200 emplois. Mais seuls 20 pour cent de la surface habitable sont prévus à des loyers modérés, bien que les CFF promettent officiellement de louer plus de la moitié de leurs logements à des prix avantageux. Le résultat est maintenant près de 1000 oppositions. Les travaux de construction pourraient commencer au plus tôt en 2029.

    Le cadre manque
    Salomé Mall, responsable du développement chez CFF Immobilier, souligne que les bénéfices servent à l’exploitation ferroviaire et déchargent les pouvoirs publics. L’argument est compréhensible, mais ne va pas assez loin. Tant qu’il n’y aura pas de cadre légal pour les parts de logements et les loyers, l’orientation vers l’intérêt général restera volontaire.

  • Ein Quartier ohne Einsprache

    Ein Quartier ohne Einsprache

    Der Luzerner Regierungsrat genehmigte den Bebauungsplan Schützenmatt im Januar 2026. Der Emmer Einwohnerrat hatte ihn bereits am 1. Juli 2025 in zweiter Lesung einstimmig verabschiedet. Nach Ablauf der Beschwerdefrist liegt nun Rechtskraft vor, kein einziger Rekurs wurde eingereicht. Das ist bei einem Projekt dieser Grössenordnung keine Selbstverständlichkeit, sondern ein Zeichen breiter Akzeptanz.

    250 Wohnungen, 4000 Quadratmeter Leben
    Auf dem Areal entstehen rund 250 Wohnungen in verschiedenen Grössen sowie Gewerbe-, Gastronomie- und Dienstleistungsflächen von insgesamt rund 4000 Quadratmetern. Der Wohnungsmix reicht von kleineren Einheiten über Familienwohnungen bis zu Alterswohnungen . Bewusst konzipiert für alle Lebensphasen und verschiedene Einkommensstufen. Ein Teil der Wohnungen muss als preisgünstiger Wohnraum realisiert werden.

    Weniger Auto, mehr Velo
    Das Mobilitätskonzept setzt klare Prioritäten sodass Fuss, Velo und öffentlicher Verkehr Vorrang haben. Geplant sind über 970 Veloabstellplätze, darunter eine gedeckte, öffentlich zugängliche Velostation mit mindestens 300 Plätzen direkt an der Bahnhofunterführung. Für Autos stehen maximal 120 Parkplätze in der Tiefgarage bereit. Die Velohauptroute entlang der Gleise wird kreuzungsfrei geführt. Somit entfallen Konflikte mit dem Fussgängerverkehr.

    Die Stadt als Schwamm
    Das städtebauliche Konzept stammt von Fischer Architekten, deren Wettbewerbsbeitrag mit dem ersten Preis ausgezeichnet wurde. Im Zentrum steht das Schwammstadtprinzip. Sickerfähige Beläge, Bäume auf natürlichem Boden und begrünte Dachflächen speichern Regenwasser und geben es kontrolliert wieder ab. Mindestens 60 Prozent der Dachflächen werden intensiv begrünt. Das verbessert das Mikroklima und macht das Quartier klimaresilient.

    Ab 2027 wird gebaut
    Mit der Rechtskraft liegt die Umsetzung nun bei den Grundeigentümerschaften. Die Realisierung ist in vier Etappen geplant, ein Bezug der ersten Wohnungen ist ab rund 2030 realistisch. Christine Bopp, Leiterin Planung der Gemeinde Emmen, spricht von einem abgeschlossenen langen Planungsprozess, der nun Planungssicherheit für alle Beteiligten schafft. Emmenbrücke bekommt sein neues Herz und baut es mit Bedacht.

  • Intelligence artificielle : indispensable, mais..

    Intelligence artificielle : indispensable, mais..

    Que ce soit l’anglais « AI » ou l’allemand « KI », l’intelligence artificielle est actuellement omniprésente. L’évaluation de ses effets dépend fortement de la perspective de chacun : Pour certains, les opportunités prédominent, pour d’autres, ce sont les risques qui priment. Il est toutefois indéniable que la technologie est venue pour rester.

    Pour nous, en tant que plateforme immobilière numérique, l’ouverture à l’innovation technologique fait depuis toujours partie de notre ADN. Avec ImmoScout24 et Homegate, nous contribuons activement à façonner le marché immobilier depuis plus de deux décennies. Notre principe est ici aussi valable : L’IA ne doit pas être une fin en soi, mais doit agir comme un « facilitateur » sans précédent. En effet, le véritable potentiel de ces deux lettres réside dans le développement accéléré ainsi que dans l’extension et la valorisation intelligentes de produits innovants, qui peuvent créer une véritable valeur ajoutée et générer des gains d’efficacité au quotidien.

    Dans le secteur de l’immobilier professionnel en particulier, les avantages de l’IA se manifestent par une intégration productive dans des processus existants et bien établis. Alors que cela nous permet, en tant que plates-formes, de développer de manière plus agile des produits proches du marché, cela crée de nouveaux gains d’efficacité pour les courtiers et les gestionnaires dans leur travail quotidien. Ce qui compte, ce n’est pas la technologie en soi, mais sa contribution réelle.

    Deux exemples tirés de l’écosystème SMG Real Estate illustrent ce point :

    • Notre système de création de textes d’annonces basé sur l’IA permet d’économiser en moyenne 14 minutes par annonce. Extrapolé à l’ensemble d’un portefeuille ou d’une offensive de commercialisation, il en résulte un gain de productivité substantiel. Le temps gagné peut être investi de manière ciblée là où il fait la plus grande différence – dans le conseil, la négociation et la relation client. Les personnes qui passent elles-mêmes des annonces sur ImmoScout24 ou Homegate en tant que particuliers peuvent, grâce à cette nouvelle fonction intelligente, compenser en partie leur manque d’expérience en matière de commercialisation.
    • Le nouveau « Insight Hub » pour les professionnels de l’immobilier fournit, grâce à l’IA, des réponses à des questions jusqu’ici difficiles à cerner concernant le potentiel et la performance des annonces. Chaque semaine, les courtiers et les gérants reçoivent un aperçu des annonces présentant le plus grand potentiel d’amélioration, avec des recommandations d’action concrètes et le gain de visibilité escompté.

    Ceci n’est qu’un petit extrait, auquel s’ajoutent de nombreux développements actuels chez SMG Real Estate, dont « Agentic AI », un compagnon numérique pour les professionnels de l’immobilier dans leur travail quotidien – de la transcription de notes d’entretien à la connexion CRM sans faille. Mais nous y reviendrons dans un avenir proche. Parallèlement, l’innovation technologique nécessite des investissements continus – en particulier dans la cybersécurité. Car l’IA ne profite pas seulement aux bons acteurs. Les mécanismes de protection les plus modernes, l’authentification à deux facteurs, les contrôles d’accès intégrés, etc. sont essentiels pour sécuriser les données et empêcher efficacement les tentatives de fraude. La confiance reste la monnaie centrale sur le marché de l’immobilier, et plus particulièrement sur le marché numérique.

    Mais grâce à ces investissements ciblés et continus dans les applications d’intelligence artificielle, nous, SMG Real Estate, continuons à jouer activement notre rôle de « Digital Shaper » du secteur immobilier suisse. Notre objectif est et reste avant tout de rendre les professionnels de l’immobilier non seulement plus efficaces, mais aussi durablement plus performants. C’est aussi notre vision : « Next-Gen Swiss Real Estate – digital and simple »

  • Le redressement est réel L’USZ passe en territoire positif

    Le redressement est réel L’USZ passe en territoire positif

    Quiconque traverse le quartier universitaire le voit immédiatement. Des grues. Des fouilles de chantier. Un grand chantier. Le Campus Mitte est en train de naître et avec lui, l’ambition de redéfinir à long terme la médecine de pointe. Les investissements sont en cours. La question a longtemps été de savoir comment le bilan allait supporter cela ? Il y a maintenant une réponse.

    Le renversement de tendance est réel
    36 millions de francs de bénéfice. Une première depuis 2019, alors qu’un an auparavant, la perte s’élevait à 31 millions de francs. Le contraste est net et la direction est bonne.
    Les cas stationnaires ont augmenté de près de 3 pour cent, les visites ambulatoires de 5 pour cent pour atteindre environ 882 000. Plus de patients, un meilleur taux d’occupation, des processus plus conséquents. Ce résultat n’est pas le fruit du hasard. Le redressement est réel. Le travail ne fait que commencer.

    La numérisation porte ses fruits
    Depuis que la CEO Monika Jänicke a pris les rênes en 2023, la stratégie « USZ 2030 » est claire. Des processus plus efficaces, une numérisation plus forte, une médecine focalisée. Ainsi, la marge EBITDA est passée de 2,9 à 6,6 pour cent. Fort, mais pas encore au but. Le canton, en tant que propriétaire, exige 10 pour cent. Au même rythme, cet objectif peut être atteint en 2026. En ce qui concerne le taux de fonds propres, près de 40 pour cent, l’objectif est déjà atteint.

    Le canton suit
    Les investissements se font parallèlement à l’augmentation du résultat. Environ 100 millions de francs ont été investis dans l’immobilier en 2023 et 2024. Le canton soutient le projet et lève 690 millions de francs sur le marché des capitaux. Ceci à de meilleures conditions que celles que l’hôpital pourrait obtenir lui-même et transmet l’argent.
    Les réserves de bénéfices, tombées à moins de 200 millions en 2024, remontent à environ 230 millions de francs. Le coussin s’accroît.

    L’USZ n’est pas le seul
    Cette tendance positive n’est pas un cas isolé. Le service psychiatrique intégré de Winterthur a clôturé l’année 2025 avec un bénéfice de 1,8 million de francs. Après des chiffres rouges l’année précédente. Nombre de patients plus 5 pour cent. On le voit, les institutions de santé cantonales réagissent à la pression des coûts, avec structure, efficacité et clarté.

  • Regensberg lutte pour sa survie

    Regensberg lutte pour sa survie

    Regensberg compte exactement 477 habitants à la fin de l’année 2024. Malgré deux augmentations d’impôts ces dernières années, les recettes ne suffisent pas à financer les tâches communales. Ce déficit structurel menace l’autonomie de cette petite ville de campagne médiévale perchée sur un éperon rocheux au-dessus de Dielsdorf. Une fusion avec une commune voisine est à l’ordre du jour, un scénario que de nombreux habitants de Regensberg souhaitent éviter.

    Une prairie comme point tournant
    L’impulsion a été donnée en avril 2024 lors d’une journée de l’avenir, au cours de laquelle la population a discuté pour la première fois ouvertement du destin de sa commune. La prairie de Pünt, le dernier grand terrain à bâtir du village, était à l’ordre du jour. De cette discussion est née l’idée d’une coopérative. En juillet 2025, la coopérative de construction Pünt Regensberg a été officiellement inscrite au registre du commerce.

    40 appartements, 80 nouvelles personnes
    Le projet, un bâtiment de quatre étages comprenant 41 appartements, doit voir le jour sur le Pünt, dont environ trois quarts de grands appartements familiaux de 4,5 à 5,5 pièces, le reste étant des unités plus petites de 2,5 à 3,5 pièces. La coopérative compte sur 60 à 80 nouveaux habitants. Pour une commune de la taille de Regensberg, cela correspond à une augmentation de la population d’environ 15 pour cent. Un concours pour trouver l’équipe de projet a déjà été organisé en 2025.

    Plus que des impôts
    L’objectif n’est pas seulement fiscal. Regensberg présente la quatrième moyenne d’âge la plus élevée de toutes les communes zurichoises. Des familles plus jeunes doivent venir et assurer ainsi l’école primaire, car sans école, pas de familles, sans familles, pas de vie de village. Le concept d’utilisation flexible permet en outre aux personnes âgées de quitter leur maison individuelle pour un appartement plus petit et plus adapté, sans devoir quitter le village.

    d’utilité publique plutôt que spéculative
    Si le projet avait atterri dans des mains privées, les logements auraient été en premier lieu des objets de placement en raison de leur situation attractive. La coopérative loue en revanche sur la base des coûts, donc sans but lucratif. Le projet est financé par des parts sociales, des prêts aux membres, des aides publiques et des hypothèques bancaires, avec un taux de fonds propres visé de 35 à 40 pour cent.

    2028 les grues
    Comme Regensberg est inscrit à l’inventaire fédéral des sites construits à protéger, les conditions de construction sont particulièrement strictes. Le permis de construire devrait être délivré en 2027, le début des travaux est prévu pour 2028. Un ou deux ans plus tard, les premiers logements pourraient être occupés. Reste à savoir si la coopérative résoudra seule le déficit structurel. Mais elle prouve que parfois, un village se sauve lui-même.

  • Quand l’État se fait complice

    Quand l’État se fait complice

    Deux maisons, environ 5000 mètres carrés, accès direct au lac d’Aegeri dans le canton de Zoug. Wüest Partner a estimé la valeur à 27 millions de francs. La propriété a été vendue en 2017 pour 16 millions, soit environ 3300 francs le mètre carré. Des objets comparables ont changé de mains à la même époque pour 6000 à 13 500 francs.

    Une aubaine ou une affaire louche
    La propriétaire avait pris ses précautions. Son bien immobilier se trouvait dans une structure de holding. 45% pour chaque enfant, 10% pour la petite-fille. Mais le frère a agi dans le dos de sa sœur. La vente a été scellée en moins de 100 jours, sans appel d’offres public, sans procédure de soumission, sans l’accord de la sœur. Celle-ci l’a appris un mois après la signature du contrat et a immédiatement déposé une plainte pénale.

    Quand 9 millions ne trouvent pas d’explication
    L’acheteur a payé 16 millions et a obtenu de la Banque cantonale de Zoug un crédit en blanc pouvant aller jusqu’à 25 millions, une différence de 9 millions. La banque a donc évalué le terrain en interne à un niveau bien plus élevé que ne le laissait supposer le prix d’achat.
    Aujourd’hui, l’acheteur est sur le banc des accusés pour blanchiment d’argent. Il aurait su que la vente reposait sur une grave injustice.

    Quand une commission se tait
    L’affaire a dépassé la salle d’audience. En été 2025, le Grand Conseil zougois a mis en place une CEP pour enquêter sur le rôle du gouvernement cantonal. Des inspections erronées du registre foncier étaient en ligne de mire. La notaire responsable a repoussé l’affaire sans motif légal de récusation et a éludé les questions décisives lors de l’interrogatoire.

    Quand la justice prend du temps
    Neuf jours d’audience jusqu’à fin mars. Dirigé par la juge Svea Anlauf. Un jugement au plus tôt en juin. Tous les accusés bénéficient de la présomption d’innocence.

    Le lac d’Aegeri scintille. Ce qui est révélé ces dernières semaines dans la salle d’audience pourrait occuper le canton de Zoug encore longtemps.

  • L’IA comme facteur de compétitivité dans le secteur immobilier

    L’IA comme facteur de compétitivité dans le secteur immobilier

    Pourquoi la percée est possible maintenant
    Les analyses de marché actuelles montrent une image claire : l’IA est arrivée dans le secteur. Dans le cadre d’une analyse de marché à l’échelle du secteur, 55 solutions d’IA ont été examinées et 24 cas d’application concrètement utilisables pour le secteur de la construction et de l’immobilier en ont été déduits. L’étude a montré que la plupart des solutions se trouvent dans la phase d’utilisation et d’exploitation.

    La raison est évidente : l’exploitation génère de grandes quantités de données, les processus sont répétitifs, la pression en matière d’efficacité est élevée et les objectifs de durabilité sont ambitieux. C’est là que l’IA apporte déjà une valeur ajoutée mesurable.

    En revanche, dans la phase de planification, les solutions d’IA ne sont jusqu’à présent disponibles que de manière isolée. C’est d’autant plus surprenant que cette phase présente un grand potentiel d’utilisation de l’IA, par exemple pour des thèmes tels que la consommation d’énergie et les coûts d’exploitation.

    Trois domaines d’utilité qui peuvent faire la différence
    PLANIFICATION & DÉVELOPPEMENT
    Encore peu utilisée, mais d’une grande importance stratégique. L’IA peut optimiser les plans de construction et de ressources ou soutenir les processus opérationnels sur les chantiers. À une époque où l’efficacité opérationnelle est de plus en plus importante, de tels outils pourraient faire toute la différence.

    EXPLOITATION & GESTION
    Le terrain de jeu actuel de l’IA. De la gestion automatisée des installations techniques à la communication numérique avec les clients, en passant par l’optimisation des processus de nettoyage et de gestion des déchets. Les contrôles des contrats et la gestion des données sont également de plus en plus assistés par l’IA. Cela permet dès aujourd’hui d’obtenir une poussée de productivité mesurable.

    PORTEFEUILLE, INVESTISSEMENT & GESTION STRATÉGIQUE
    Pour les propriétaires, les investisseurs et les gestionnaires de portefeuille, la valeur ajoutée se situe davantage au niveau du pilotage et de l’analyse : les modèles d’évaluation basés sur des données, les analyses de portefeuille ou la mise en évidence des potentiels d’économie de CO2 permettent de prendre des décisions fondées et donc d’optimiser le pilotage stratégique des portefeuilles immobiliers.

    Ce dont les projets d’IA réussis ont vraiment besoin
    L’intelligence artificielle ne s’improvise pas. Trois facteurs déterminent le succès ou l’échec :

    • Base de données & gouvernance : sans données propres et structurées, les outils d’IA restent inefficaces. Les entreprises doivent analyser la qualité de leurs données, leurs processus et leur infrastructure informatique et les optimiser si nécessaire.
    • Ancrage stratégique : ce n’est pas la technologie qui doit pousser à l’utilisation de l’IA, mais un objectif stratégique clair comme l’augmentation de l’efficacité, la réduction des coûts, la durabilité ou l’optimisation du portefeuille.
    • Attentes réalistes & stratégie d’introduction adaptée : de nombreuses solutions identifiées en sont encore au stade pilote. Une approche progressive, par exemple via des plateformes low-code ou des outils éprouvés, peut aider à acquérir une première expérience et à passer ensuite à l’échelle.

    Conclusion : façonner l’avenir plutôt que d’attendre
    L’intelligence artificielle ouvre de nombreuses opportunités au secteur immobilier : elle peut rendre les processus plus efficaces et les décisions plus fondées, réduire les coûts d’exploitation, promouvoir la durabilité et gérer les portefeuilles de manière stratégique. Pour les organisations qui investissent aujourd’hui délibérément et stratégiquement dans l’IA, elle devient un facteur de différenciation, à travers toutes les phases du cycle de vie de l’immobilier. Mais la clé ne réside pas dans la technologie, mais dans une vision claire, une base de données solide et une mise en œuvre appropriée.

  • L’agenda numérique relie les événements dans la vallée de la Limmat

    L’agenda numérique relie les événements dans la vallée de la Limmat

    La société Limmatstadt AG a lancé, en collaboration avec les communes et les associations économiques de la vallée de la Limmat, un agenda numérique commun des manifestations. Les manifestations économiques, culturelles, sportives, associatives et communales sont enregistrées de manière centralisée, puis diffusées automatiquement sur différents canaux et regroupées sur le site Internet de Limmatstadt. Selon un communiqué, cette initiative vise à accroître la visibilité de la région, à exploiter les synergies, à réduire les charges administratives et à renforcer et développer la vallée de la Limmat en tant qu’espace économique et lieu de vie.

    « Grâce à l’agenda numérique des événements, nous mettons en avant tout ce que la vallée de la Limmat a à offrir, tout en renforçant la coopération dans la région », explique Stephanie Kiener, directrice générale de Limmatstadt, dans le communiqué.

    L’agenda repose sur la plateforme guidle. Les organisateurs enregistrent leurs événements une seule fois de manière centralisée. Ceux-ci apparaissent ensuite dans l’agenda régional et, selon la connexion, sur les pages des communes concernées et des plateformes partenaires et médiatiques. Cette solution garantit ainsi transparence et visibilité et permet de simplifier les processus et d’utiliser efficacement les ressources sans chevauchements.

    L’agenda numérique des événements a été soutenu et financé par les communes d’Aesch, Dietikon, Geroldswil, Oetwil an der Limmat, Oberengstringen, Schlieren, Spreitenbach, Uitikon, Unterengstringen, Urdorf et Weiningen, ainsi que par les associations économiques Industrie- und Handelsverein Dietikon et Wirtschaftskammer Schlieren.

    « Grâce au nouvel agenda numérique des manifestations, la vallée de la Limmat se rapproche encore davantage – visible, connectée et forte ensemble », indique le communiqué.

  • Nouveau directeur du marché et de la politique au sein de l’association solaire

    Nouveau directeur du marché et de la politique au sein de l’association solaire

    Selon un communiqué, Wieland Hintz dirige depuis le 1er mars le département Marché et politique de Swissolar, dont il est également le directeur adjoint. Âgé de 45 ans, il était auparavant responsable de l’énergie solaire à l’Office fédéral de l’énergie.

    Hintz a étudié la physique à l’École polytechnique fédérale de Zurich et a obtenu son doctorat au Centre européen de recherche nucléaire (CERN) à Genève. Il a notamment travaillé pour Alpiq et l’Association des entreprises électriques suisses. Avec sa famille, il exploite en Allemagne six éoliennes et un parc solaire d’une puissance de 1,2 mégawatt.

    M. Hintz succède à David Stickelberger. Âgé aujourd’hui de 65 ans, ce dernier a été le premier directeur général de swissolar de 1998 à 2023. Depuis 2023, il était l’adjoint de son successeur, Matthias Egli. À l’avenir, il accompagnera l’association en tant que conseiller politique senior.

    « Au cours des dix dernières années, le photovoltaïque est devenu un pilier essentiel de l’approvisionnement électrique suisse, couvrant désormais plus de 15 % de la consommation d’électricité », déclare M. Hintz dans le communiqué. « Dans le cadre de mes nouvelles fonctions chez Swissolar, je m’engagerai pleinement pour que le photovoltaïque soit intégré de manière optimale dans le système énergétique suisse et pour faire avancer la décarbonisation des bâtiments et des transports. »

    Swissolar a récemment créé le poste de directrice pour la Suisse romande. Ce poste sera occupé par Anne Plancherel. Elle travaille depuis 2024 en tant que cheffe de projet stratégique et participe à la mise en place de la formation professionnelle en Suisse romande. Mme Plancherel représentera Swissolar en Suisse romande et continuera à développer le réseau régional.

    Cette ingénieure en environnement de 44 ans a étudié à l’École polytechnique fédérale de Lausanne et a suivi une formation complémentaire en gestion de projet à l’Université de Genève. « Je me réjouis de travailler avec nos membres, nos partenaires et les autorités pour continuer à développer le potentiel de l’énergie solaire en Suisse romande et renforcer durablement le secteur », déclare-t-elle dans le communiqué.

  • Un outil numérique évalue la durabilité des événements

    Un outil numérique évalue la durabilité des événements

    L’Association suisse pour des événements durables (SVNE), dont le siège est à Bâle, a perfectionné sa plateforme « Saubere Veranstaltung » (événement propre). Sous son nouveau nom « Eventkit », elle propose un outil uniforme pour planifier et évaluer la durabilité des événements. Cet outil peut être utilisé aussi bien par les organisateurs que par les autorités chargées de délivrer les autorisations. Selon un communiqué, la plateforme bilingue Eventkit intègre également la plateforme KITmanif, développée par la ville de Lausanne et le canton de Vaud.

    Eventkit utilise pour l’évaluation des événements des critères qui ont été formulés par des experts des villes, des cantons, des offices fédéraux et des associations partenaires. Ceux-ci sont regroupés en catégories claires, qui vont de la gestion et la communication à l’économie, en passant par la restauration, la circulation et les transports, les matériaux et les déchets, la nature et le paysage, la santé et la prévention, l’inclusion et l’égalité des chances.

    Au total, 340 points maximum sont attribués. 31 des 58 critères sont évalués sur quatre points, 27 critères comptent double.

    L’économie circulaire joue un rôle central. Ainsi, dans le domaine de la restauration, l’existence d’un concept visant à éviter le gaspillage alimentaire est également évaluée. Le renoncement aux produits jetables et à la distribution d’échantillons gratuits ou de flyers en fait partie, tout comme la garantie du retour des emballages réutilisables et des emballages jetables recyclables. Les éventuels dommages causés aux espaces naturels sont réparés. L’économie régionale est privilégiée.

    Grâce à un large soutien, Eventkit est mis gratuitement à la disposition de tous les organisateurs intéressés. « Avec Eventkit, nous créons pour la première fois une norme nationale avec des objectifs qui incitent les organisateurs d’événements à renforcer progressivement leur durabilité », déclare Marianne Gehring, présidente de la SVNE, dans le communiqué.

  • L’IA et les capteurs transforment la production de béton

    L’IA et les capteurs transforment la production de béton

    Sika AG a conclu un partenariat commercial avec la société canadienne Giatec Scientific Inc. L’offre de Giatec en matière de technologies numériques dans le secteur de la construction doit être intégrée dans le portefeuille mondial de produits de Sika, comme l’indique la société de Zug spécialisée dans la chimie de spécialité dans un communiqué. L’objectif de cet accord commercial est de promouvoir la numérisation dans l’industrie du béton à l’échelle mondiale.

    Giatec Scientific Inc., dont le siège social est situé à Ottawa, dans la province de l’Ontario, est un fournisseur mondial de capteurs, de solutions logicielles et de systèmes d’analyse de données basés sur l’intelligence artificielle (IA). Les domaines d’application des technologies numériques dans le secteur de la construction sont en augmentation. C’est ce que montrent les chiffres de la société mondiale d’études de marché et de conseil Fortune Business Insights, selon le communiqué. Selon ces chiffres, le marché mondial de l’IA dans le secteur de la construction devrait passer de 4,7 milliards de francs en 2026 à 27,5 milliards de francs en 2034. Cela correspond à un taux de croissance moyen de 24,8 % par an.

    Sika et Giatec souhaitent unir leurs forces afin de fournir à leurs clients des données de haute qualité sur le béton en temps réel, selon le communiqué. « En combinant les technologies les plus avancées, nous ouvrons à nos clients du monde entier de nouvelles possibilités en termes d’efficacité, de qualité et de durabilité. Dans le même temps, nous renforçons notre capacité à créer une valeur ajoutée supplémentaire grâce à des innovations numériques », déclare Ivo Schädler, responsable du secteur Construction et membre de la direction du groupe.

    Un contrôle qualité assisté par IA et une optimisation des formulations de béton offriraient à l’industrie de la construction la possibilité d’optimiser avec précision la quantité de ciment et d’agrégats utilisés. Cela permettrait d’augmenter l’efficacité, de réduire les coûts et de diminuer les émissions de CO2 tout en améliorant les performances sur les chantiers.

  • Le nouveau site industriel concentre énergie et compétence en matière de réseau

    Le nouveau site industriel concentre énergie et compétence en matière de réseau

    La société CKW AG souhaite transférer certaines divisions du quartier lucernois de Reussbühl vers l’île de Reuss à Emmen, où elle prévoit également d’implanter son nouveau siège social, comme l’indique un communiqué. La filiale d’Axpo entend ainsi regrouper ses activités.

    Au cœur du projet baptisé « EnergiePark Emmen » se trouve la construction d’un nouveau bâtiment destiné aux divisions Réseaux et Technique du bâtiment. La base réseau de CKW qui y sera implantée sera responsable de la construction, de l’exploitation et de la maintenance du réseau électrique dans la région de Lucerne. Le nouveau bâtiment offrira aux collaborateurs des postes de travail modernes. Après plusieurs années de planification, le projet Compact de Penzel Valier AG(Zurich) et Maurus Schifferli Landschaftsarchitekten(Berne) a été retenu pour la construction du nouveau siège social.

    L’île de la Reuss est le lieu d’origine historique de CKW, où la première centrale électrique a fourni de l’électricité à la région en 1894. « Avec le transfert prévu du siège social à Emmen, nous renouons avec ces racines et nous nous engageons à long terme en faveur du site d’Emmen », déclare Martin Schwab, PDG de CKW, dans le communiqué. Grâce au transfert des divisions commerciales et du siège social à Emmen, 1 000 employés travailleront à l’avenir sur l’île de la Reuss, contre 600 actuellement.

    Au cours des prochaines années, un plan d’aménagement basé sur le projet indicatif sera élaboré par la commune d’Emmen. « En collaboration avec les communes d’Emmen et d’Ebikon, nous voulons continuer à développer l’île de la Reuss dans l’intérêt de toutes les parties concernées », poursuit M. Schwab. Selon l’état actuel des choses, les projets de construction pourraient être approuvés et réalisés à partir de 2030, selon le communiqué.

  • Un nouveau centre logistique voit le jour à Hunzenschwil

    Un nouveau centre logistique voit le jour à Hunzenschwil

    L’entreprise de construction ERNE AG, basée à Laufenburg, réalise à Hunzenschwil un centre logistique moderne pour la société Lagerhäuser Aarau AG, comme l’indique un communiqué. Ce nouveau bâtiment industriel comprend un entrepôt à rayonnages hauts et des bureaux. Long de 130 mètres et large de 100 mètres, il atteint un volume total de 364 043 mètres cubes.

    Le calendrier des travaux de gros œuvre est clairement défini : l’achèvement est prévu pour le 9 décembre 2026. À mi-parcours de la durée des travaux, le bâtiment doit déjà avoir atteint sa hauteur maximale dans la zone de l’entrepôt à rayonnages hauts. Afin de respecter ces exigences, ERNE mise sur des processus de construction numériques et un modèle global virtuel (Virtual Design and Construction) qui reproduit en détail toutes les étapes de la construction. Cela permet de planifier avec précision les processus de construction, de coordonner de manière optimale les différents corps de métier et d’identifier à un stade précoce les interfaces et les conflits potentiels.

    Une cinquantaine d’employés et quatre grues de type Wolff WK 7534 sont à l’œuvre chaque jour sur ce grand chantier. Pour les travaux de bétonnage, environ 31 000 mètres cubes de béton sont produits et traités directement sur place à l’aide d’une centrale à béton mobile équipée d’un système de drainage. Une fois les fondations terminées, les murs et les plafonds du centre seront construits. Une fois la dalle de sol terminée, l’une des 120 étapes de coffrage, d’une superficie de 300 à 350 mètres carrés chacune, sera bétonnée en moyenne tous les deux jours. Les travaux de gros œuvre seront achevés avec la connexion structurelle entre le nouveau bâtiment et le bâtiment existant.

    Une fois achevée, l’extension permettra non seulement de répondre à la demande croissante de solutions flexibles de stockage et de logistique, mais aussi, selon le communiqué, d’établir de nouvelles normes en matière d’automatisation, d’efficacité énergétique et de construction durable.

  • Le spécialiste de la construction temporaire s’étend dans les Balkans occidentaux

    Le spécialiste de la construction temporaire s’étend dans les Balkans occidentaux

    La société Nüssli, basée à Hüttwilen, a ouvert son propre bureau dans la capitale serbe, Belgrade. Avec cette initiative, l’entreprise spécialisée dans les constructions temporaires souhaite étendre sa présence dans les Balkans occidentaux. L’ouverture du bureau sert également à préparer l’Expo 2027, qui se tiendra à Belgrade du 15 mai au 15 août 2027, selon un communiqué.

    L’Expo 2027 aura pour thème « Play for Humanity – Sport and Music for All ». Avec ses équipes expérimentées, Nüssli propose d’accompagner les pays et les organisations en tant que partenaire global, de la conception à la réalisation de pavillons et de projets. L’entreprise thurgovienne propose des services d’architecture de pavillons, de conception d’expositions et des solutions spéciales telles que la conception de façades, de sculptures et d’expositions, qui permettent de mettre en valeur les présentations des pays sur le plan visuel et spatial.

    Pour l’Expo 2025 à Osaka, Nüssli était responsable de cinq pavillons nationaux. Quatre d’entre eux ont reçu, à la fin de l’Expo, les Official Participant Awards décernés par le Bureau International des Expositions (BIE).

  • Un opérateur télécom renforce l’infrastructure numérique régionale

    Un opérateur télécom renforce l’infrastructure numérique régionale

    Depuis le 23 février, la société Datapark AG, dont le siège se trouve à Wil, appartient à EKT Holding AG, dont le siège se trouve à Arbon. Le fournisseur d’énergie thurgovien examine également la fusion avec EKT et l’intégration de Datapark dans son secteur d’activité Digital Services. Les onze emplois à Wil seront maintenus.

    En tant que fournisseur d’accès Internet, Datapark dispose de sa propre dorsale qui fait partie de l’Internet en Suisse orientale. Elle propose des services aux câblo-opérateurs, notamment la planification de réseaux, la connexion Internet, la mise en réseau de sites et les systèmes de gestion de la clientèle.

    Datapark a été fondée en 1997 par André Otto et reprise en 2020 par Martin Kaiser. Ce dernier règle désormais sa propre succession avec le rachat de l’entreprise par EKT Holding. « L’intégration dans le groupe EKT offre plusieurs avantages », déclare-t-il dans le communiqué. « D’une part, nous pouvons continuer à développer nos atouts en matière d’exploitation, de technologie réseau et de solutions spécialisées et, d’autre part, nous bénéficions de la forte position du groupe EKT sur le marché. Ensemble, nous créons pour nos clients une offre numérique encore plus performante et ancrée dans la région. »

    Andreas Plüer souhaite la bienvenue à Datapark au sein du groupe EKT. « Avec cette entreprise traditionnelle, nous gagnons un partenaire qui, depuis des années, fait référence en matière de technologie réseau, d’exploitation et de service à la clientèle en Suisse orientale », déclare le directeur du département Digital Services d’EKT dans le communiqué. Après le rachat, le groupe EKT emploie 200 personnes.

  • Le producteur d’électricité continue d’investir dans la production d’énergie flexible

    Le producteur d’électricité continue d’investir dans la production d’énergie flexible

    Selon un communiqué,Alpiq a réalisé un chiffre d’affaires net de 5920 millions de francs en 2025. L’année précédente, ce chiffre s’élevait encore à 6366 millions. Le résultat ajusté avant intérêts, impôts et amortissements s’est élevé à 572 millions, soit 310 millions de moins que l’année précédente.

    Le producteur d’électricité basé à Lausanne attribue cette baisse significative principalement à l’arrêt imprévu de la centrale nucléaire de Gösgen, dont il détient 40 % des parts. La centrale nucléaire n’est plus connectée au réseau depuis mai 2025 en raison d’une modernisation du système d’alimentation en eau. Le négoce d’énergie a enregistré un résultat négatif de 35 millions de francs en 2025. L’année précédente, il avait encore enregistré un résultat positif de 30,1 millions de francs.

    Avec un ratio de fonds propres de 61 %, la situation financière d’Alpiq est solide. L’entreprise mise donc sur de nouveaux investissements dans ses secteurs de croissance et verse un dividende de 230 millions de francs.

    « Nous orientons Alpiq vers l’avenir : notre stratégie est axée sur la flexibilité, la modernisation des centrales électriques et les solutions énergétiques orientées vers le client », déclare Antje Kanngiesser, PDG, dans le communiqué. « Nous consolidons ainsi notre contribution à l’avenir énergétique européen. »

  • L’industrie des matériaux de construction enregistre une croissance rentable

    L’industrie des matériaux de construction enregistre une croissance rentable

    Selon un communiqué, le groupe de matériaux de construction Holcim, basé à Zoug, a réalisé en 2025 un chiffre d’affaires annuel de 15,7 milliards de francs, soit une croissance de 3,0 % en monnaie locale. L’EBIT récurrent (résultat avant intérêts et impôts) a augmenté pour atteindre 2,88 milliards de francs ( 10,3 %). La marge EBIT récurrente s’est améliorée de 80 points de base pour atteindre 18,3 %, un niveau « leader dans le secteur ». Le bénéfice par action avant dépréciations et cessions a augmenté de 5,0 % pour atteindre 3,22 francs. Le bénéfice consolidé (-73,4 % à 387 millions de francs) et le bénéfice par action (-73,1 % à 0,70 franc) ont fortement reculé. Ce dernier a été « marqué par un effet sans incidence sur les flux de trésorerie, causé par les variations des taux de change lors de la cession des activités de Holcim au Nigeria ».

    La croissance rentable s’est particulièrement accélérée au quatrième trimestre. L’EBIT récurrent a augmenté de 12,2 % en monnaie locale, pour atteindre 601 millions de francs. Le chiffre d’affaires trimestriel s’est élevé à 3,82 milliards de francs, soit une croissance de 3,4 % en monnaie locale.

    Par ligne de produits, le secteur Building Materials a enregistré une croissance organique de son chiffre d’affaires de 5,1 % à 11,56 milliards de francs suisses. Building Solutions a en revanche enregistré une baisse organique de son chiffre d’affaires de 1,6 % à 5,85 milliards de francs suisses.  Au niveau régional, l’Europe a enregistré une baisse de son chiffre d’affaires (organique -2,4 %), tandis que l’EBIT récurrent a augmenté de 7,4 % pour atteindre 1,47 milliard de francs suisses. La marge s’est élevée à 17,0 %. En Amérique latine, le chiffre d’affaires a augmenté de 4,9 % en termes organiques pour atteindre 3,09 milliards de francs suisses, tandis que l’EBIT récurrent a légèrement reculé de 0,5 % en termes organiques. En Asie, au Moyen-Orient et en Afrique, le chiffre d’affaires a augmenté de 10,0 % en termes organiques pour atteindre 3,62 milliards de francs suisses. L’EBIT récurrent y a augmenté de 20,5 % en termes organiques, la marge atteignant 24,6 %.

    Les 21 transactions conclues en 2025, dont 18 ont eu un effet positif sur la valeur, ont été un important moteur de croissance pour Holcim. Dans le communiqué, le PDG Miljan Gutovic remercie les 45 000 collaborateurs : « Ensemble, nous avons atteint tous les objectifs fixés pour 2025. » Pour 2026, le groupe table sur une croissance organique du chiffre d’affaires de 3 à 5 % et une augmentation organique de l’EBIT récurrent de 8 à 10 %. En outre, l’entreprise prévoit une nouvelle amélioration de la marge de l’EBIT récurrent.

  • La Confédération mène une consultation sur la promotion économique

    La Confédération mène une consultation sur la promotion économique

    Le Conseil fédéral a ouvert pour la première fois une consultation sur le message relatif à la promotion économique. Selon un communiqué, celle-ci devrait durer jusqu’au 1er juin 2026. Le Conseil fédéral soumet au Parlement cinq décisions de financement pour les années 2028 à 2031, pour un montant total de 392,21 millions de francs. La promotion économique doit s’appuyer sur les instruments suivants : politique en faveur des PME, politique du tourisme, politique régionale, promotion des exportations et promotion économique.

    La promotion économique se concentrera sur trois axes prioritaires : alléger la charge administrative des PME grâce à la numérisation, faciliter l’accès des PME aux marchés internationaux et enfin renforcer l’économie des régions. Entre autres, l’extension de la plateforme EasyGov.swiss permettra d’élargir le marché des services numériques de la Confédération et des cantons. En ce qui concerne les marchés internationaux, la Confédération soutient les entreprises orientées vers l’exportation en leur fournissant des informations, des conseils et des assurances contre les risques à l’exportation. Dans le domaine de la promotion économique régionale, la Confédération soutient les destinations touristiques ainsi que les projets économiques dans les zones rurales, les régions de montagne et les régions frontalières.

    Malgré un budget élevé, la planification prévoit une baisse de 5,2 % par rapport à la période précédente, compte tenu des paiements spéciaux liés à la Covid et à la relance ainsi que du paquet d’allègements 2027.

  • Le groupe spécialisé dans les techniques du bâtiment s’agrandit en Engadine

    Le groupe spécialisé dans les techniques du bâtiment s’agrandit en Engadine

    Le groupe Burkhalter a racheté la société Caotec SA, basée à Brusio, spécialisée dans les techniques de chauffage, de ventilation, de climatisation et de sanitaires (HVCS). Grâce à l’acquisition de Caotec SA, le groupe Burkhalter pourra désormais proposer ses services HVCS dans la Haute et la Basse-Engadine ainsi que dans le Valposchiavo.

    Selon un communiqué, cette acquisition s’inscrit également dans le cadre de la stratégie d’acquisition ciblée du groupe Burkhalter, qui avait déjà racheté en 2025 les sociétés Gattiker Elektro GmbH à Uster (ZH) et Mathieu Ingenieure AG à Viège (VS).

    La société Caotec AG nouvellement acquise emploie 17 personnes et a réalisé un chiffre d’affaires annuel d’environ 4,9 millions de francs suisses. L’entreprise continuera d’être gérée comme une société indépendante du groupe Burkhalter Holding AG sous la direction actuelle de Dario Cao. Le nom Caotec SA sera conservé et tous les employés seront repris.

    Le groupe Burkhalter est un fournisseur complet de technologies du bâtiment interdisciplinaires, en particulier dans les domaines du chauffage et du refroidissement, de la ventilation et de la climatisation, des installations sanitaires et de l’électrotechnique. Le siège social du groupe est situé à Zurich.

  • Un architecte prend la direction opérationnelle de l’entreprise

    Un architecte prend la direction opérationnelle de l’entreprise

    La société fsp Architekten AG a nommé Raman Misinovic au poste de directeur des opérations. Il assumera, aux côtés du PDG et propriétaire Christoph Kaech ainsi que de Selim Manjusak, directeur numérique et directeur des ressources humaines, la responsabilité du développement stratégique et opérationnel de l’entreprise, selon un communiqué. Misinovic a précédemment occupé pendant plusieurs années le poste de chef de projet et d’équipe chez fsp, puis a travaillé comme architecte indépendant.

    « Raman nous connaît depuis de nombreuses années », indique le communiqué. « Son expérience en architecture, son sens des affaires et sa compréhension des processus intégrés caractérisent son travail. Au cours des dernières années, il a affiné ces perspectives et les met désormais à profit dans son nouveau rôle chez fsp. »

    Raman Misinovic a obtenu sa licence en architecture à la Haute école des sciences appliquées de Zurich (ZHAW) en 2012. Il a ensuite poursuivi ses études à la Haute école spécialisée du nord-ouest de la Suisse (FHNW) et à l’université de Stanford, avant d’obtenir en 2016 un master en conception et construction virtuelles et en construction numérique à la FHNW.

    Misinovic a travaillé chez fsp en tant que chef de projet et chef d’équipe entre 2013 et 2021. Il a ensuite travaillé comme propriétaire et architecte indépendant chez RAUMKO GmbH et IMMOMIS GmbH. Il souhaite désormais mettre ses connaissances approfondies en architecture, en organisation et en processus au service de la direction de fsp Architekten. « Avec Christoph Kaech et Selim Manjusak, nous façonnons le développement futur de fsp – en réseau, dans un esprit entrepreneurial et avec une exigence claire en matière de qualité et de collaboration », explique-t-il dans un communiqué.

  • La décarbonisation mise à l’avenir sur les pompes à chaleur

    La décarbonisation mise à l’avenir sur les pompes à chaleur

    Le Centre sportif national de Macolin ne sera finalement pas chauffé à l’aide de la chaleur provenant des profondeurs du sous-sol. Selon un communiqué, l’Office fédéral des constructions et de la logistique (OFCL) a décidé d’abandonner le projet. Le sous-sol s’est avéré trop complexe. Les forages profonds auraient donc entraîné des coûts plus élevés que prévu.

    L’OFCL a lancé le projet géothermique en 2018. Des études avaient montré en 2023 un potentiel pour l’eau chaude à une profondeur de 1500 à 2000 mètres. L’exploitation de ce potentiel était déjà prévue pour 2029.

    L’OFCL maintient toutefois son intention de décarboner l’approvisionnement en chaleur du centre sportif. Pour ce faire, il souhaite recourir à la géothermie plus proche de la surface et à des pompes à chaleur. Celles-ci devraient remplacer le gaz naturel et les granulés de bois comme principales sources de chaleur. Toutefois, cela ne devrait être possible qu’en 2031 au plus tôt, selon le communiqué.

  • L’aménagement du territoire est enseigné de manière pratique

    L’aménagement du territoire est enseigné de manière pratique

    Les responsables de la planification de Baden Regio ont lancé à l’automne 2025 un projet d’aménagement du territoire avec les élèves de l’école cantonale de Wettingen. Selon un communiqué, les planificateurs ont conçu trois blocs de cours dans le cadre de la matière principale « sciences humaines et sociales ». Ils ont présenté des méthodes de travail et des outils de planification et expliqué les possibilités de participation de la population.

    Dans le cadre de projets pratiques, les élèves ont analysé l’environnement proche de leur école, puis élaboré des propositions pour l’aménagement de la partie ouest de la péninsule du monastère. Au cours d’autres leçons, les jeunes ont étudié avec leurs enseignants différents concepts d’habitat, les besoins en matière de logement et leur influence sur le développement urbain. L’accent a été mis sur les aspects sociaux.

    « L’approche pratique et le savoir-faire approfondi des intervenants de Baden Regio ont ouvert de nouvelles perspectives précieuses aux élèves et aux enseignants », déclare Oliver Schneider, professeur au lycée cantonal de Wettingen, dans le communiqué. « Grâce à l’interaction vivante entre les bases théoriques et leur application directe à un exemple concret, le thème de l’aménagement du territoire a été présenté de manière tangible et claire. Cela a éveillé la curiosité, favorisé la réflexion en réseau et encouragé les élèves à regarder au-delà des frontières habituelles. »

    Les participants de Baden Regio et le corps enseignant ont constaté que la cohabitation entre les personnes était particulièrement importante pour les élèves.

  • La transformation en spécialiste du climat intérieur porte ses fruits

    La transformation en spécialiste du climat intérieur porte ses fruits

    Selon un communiqué, le groupe Zehnder a augmenté son chiffre d’affaires de 8 % au cours de l’exercice 2025, pour atteindre 760,7 millions d’euros. Le segment de la ventilation a notamment enregistré une forte demande, tandis que le chiffre d’affaires du segment des radiateurs a continué de baisser. L’EBIT (bénéfice avant intérêts et impôts) du groupe a augmenté de 348 % pour atteindre 63,4 millions d’euros. L’année précédente, des effets ponctuels d’un montant de 35,9 millions d’euros liés à des ajustements ciblés du portefeuille et à des délocalisations de production avaient pesé sur le résultat. Le bénéfice net s’est élevé à 47,8 millions d’euros en 2025, après une perte nette de 2,4 millions d’euros l’année précédente. Le flux de trésorerie opérationnel s’est également nettement amélioré, atteignant 80,0 millions d’euros.

    Le segment de la ventilation a été le principal moteur de la croissance. Son chiffre d’affaires a augmenté de 18 % en 2025 pour atteindre 501,7 millions d’euros. L’acquisition de Siber en 2024 a contribué à hauteur d’environ 5 % à la croissance du segment. La part du segment de la ventilation dans le chiffre d’affaires total est ainsi passée à 66 %, contre 60 % l’année précédente. Au niveau régional, le chiffre d’affaires a augmenté de 23 % dans la région EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique) pour atteindre 403,3 millions d’euros, et de 7 % en Amérique du Nord pour atteindre 76,1 millions d’euros. En Asie-Pacifique, en revanche, le chiffre d’affaires a baissé de 10 % pour atteindre 22,3 millions d’euros.

    Le segment des radiateurs a quant à lui enregistré une baisse de 8 % de son chiffre d’affaires, qui s’est établi à 259,0 millions d’euros. Sa part dans le chiffre d’affaires total est passée de 40 à 34 %. Cette évolution s’explique notamment par un ralentissement des activités de rénovation en Europe et par une tendance à privilégier les modèles de radiateurs moins chers.

    Pour l’exercice en cours, Zehnder table sur une demande toujours croissante en solutions de climatisation écoénergétiques. Après avoir accéléré sa transformation de fabricant de radiateurs à fournisseur leader de solutions de climatisation, l’entreprise entend, selon le communiqué, exploiter systématiquement les opportunités du marché de la ventilation. À moyen terme, Zehnder table sur une croissance annuelle moyenne de son chiffre d’affaires d’environ 5 % et sur une marge EBIT avant effets exceptionnels de 9 à 11 %.

  • La numérisation dans le secteur immobilier : des progrès avec des vents contraires

    La numérisation dans le secteur immobilier : des progrès avec des vents contraires

    Le degré de maturité numérique du secteur a légèrement baissé en 2025. C’est ce que montre le Digital Real Estate Index 2025 : sur une échelle de 1 à 10, le degré de numérisation du secteur immobilier se situe actuellement à 4,0 points, un recul par rapport à l’année précédente (2024 : 4,6 points). Les raisons de cette situation sont multiples. Complexité croissante, qualité insuffisante des données, pression sur les coûts. Cette évolution touche presque toutes les tailles d’entreprises et tous les rôles, mais à des degrés divers.

    Le fossé numérique se creuse
    Un « digital divide » est particulièrement visible en ce qui concerne la taille des entreprises. Bien que le recul touche toutes les catégories, ce sont surtout les petites entreprises qui luttent le plus contre les efforts et le financement de la numérisation. Les moyennes et grandes entreprises peuvent partiellement maintenir leur avance.

    Rôles en mutation
    De grandes différences apparaissent entre les différents rôles. Les prestataires de services de Facility Management et les exploitants ont même pu légèrement augmenter leur maturité numérique. Il en va autrement des planificateurs, des entreprises de construction ainsi que des propriétaires et des investisseurs : Ici, la désillusion se répand en ce qui concerne la maturité numérique. En particulier, l’utilisation continue de la modélisation des informations du bâtiment (BIM) tout au long du cycle de vie reste un grand défi. Les utilisateurs et les locataires sont plus critiques que l’année précédente quant à leur maturité numérique.

    Un sentiment de stagnation plutôt qu’une ambiance de renouveau
    La perception du secteur coïncide de plus en plus avec les valeurs mesurées. L’année dernière déjà, on avait pu observer une augmentation des estimations critiques. Une tendance qui se manifeste encore plus fortement cette année. Une grande partie des personnes interrogées parlent de stagnation plutôt que de grands progrès.

    Les technologies : Utilité reconnue, utilisation limitée
    L’intelligence artificielle a trouvé sa place dans la conscience du secteur. Dans le classement des technologies numériques les plus utiles, l’Artificial Intelligence & Machine Learning occupe la troisième place. Ce n’est guère surprenant au vu de l’évolution rapide et de la présence croissante de l’IA sous la forme de Large Language Models (LLM). L’utilisation effective est toutefois à la traîne : moins d’un cinquième des personnes interrogées ont déjà recours à cette technologie. Il en va de même pour l’analyse des données. Le secteur y voit également une grande utilité et s’efforce de l’utiliser de plus en plus, mais le potentiel n’est toujours pas épuisé. Les plateformes et les portails restent en tête des technologies.

    Conclusion : maturité signifie aussi réflexion
    Le recul actuel de la maturité numérique ne marque pas un retour en arrière, mais une phase de mise en perspective. En effet, le secteur immobilier a compris que la maturité numérique ne résulte pas de l’achat d’outils, mais de leur utilité mesurable. Après une première poussée de numérisation, la désillusion suit, déclenchée par des efforts d’intégration élevés, l’absence de normes et des stratégies de données insuffisantes. Parallèlement, la compréhension de son propre degré de maturité s’est accrue.

    Le regard devient ainsi plus critique, mais aussi plus lucide. On se rend de plus en plus compte que de nombreuses initiatives numériques échouent parce qu’elles sont mises en œuvre comme des projets purement informatiques et que les facteurs organisationnels et humains ne sont pas suffisamment pris en compte. Sans une gouvernance claire, des compétences adaptées et une implication conséquente des collaborateurs, la valeur ajoutée reste limitée.

    Une attitude plus réaliste ouvre la possibilité de concevoir les étapes futures de manière plus ciblée, plus efficace et plus fructueuse à long terme. De véritables progrès sont réalisés lorsque la transformation numérique n’est plus considérée comme un projet avec une date de fin, mais qu’elle est reconnue comme une tâche de gestion durable.

  • Centres de formation « Insieme » à Sursee

    Centres de formation « Insieme » à Sursee

    Le concours de projets a été lancé sous la forme d’une procédure ouverte, en une seule étape et anonyme, pour des équipes de planification générale. Huit équipes ont soumis des propositions dans les délais impartis. Le jury les a évaluées en fonction de la fonctionnalité, de la rentabilité, de la durabilité ainsi que de l’urbanisme et de l’architecture et a attribué le marché au projet « Insieme » de Bob Gysin Partner de Zurich. La pièce maîtresse est un nouveau bâtiment de sept étages le long de la ligne de chemin de fer, qui contribue clairement à la densification urbaine et oriente davantage le campus vers la gare.

    Un paysage éducatif lumineux
    Les nouveaux accès principaux seront à l’avenir davantage orientés vers la gare et soulageront ainsi l’accès actuel par la zone résidentielle voisine. Tous les gymnases seront accessibles par la nouvelle zone d’entrée, ce qui simplifiera le cheminement et l’orientation. La disposition des salles de classe, des salles de groupe, des atriums et des zones de rencontre crée un paysage d’apprentissage clair et flexible qui favorise les différentes formes d’enseignement et les rencontres informelles.

    Construire durablement, valoriser les espaces libres
    Sur le plan de la construction, « Insieme » mise sur une combinaison de l’existant et de la construction en bois. Dans l’aile B, à l’exception du sous-sol, le bâtiment existant est déconstruit et surélevé avec un plafond à nervures en bois pour former un bâtiment de six étages. L’aménagement de l’espace libre réagit au réchauffement climatique en ombrageant la cage d’escalier existante et en la valorisant par des plantations et des sièges supplémentaires. La lisière de la forêt est dotée de nouveaux espaces de détente et d’une plantation d’arbres aérée, ce qui augmente considérablement la qualité de séjour dans l’espace extérieur.

    Prochaines étapes jusqu’à la mise en service
    Au premier trimestre 2026, les remarques du jury seront examinées et le projet du concours sera optimisé si nécessaire. La mise en service de l’installation agrandie est actuellement prévue à partir de 2035. Dans la planification financière cantonale, environ 97,4 millions de francs sont inscrits pour l’extension et la rénovation partielle du BBZG W à Sursee. Un investissement dans une formation professionnelle d’avenir et un site de formation fort dans la région.

  • La voie est libre pour Wil West

    La voie est libre pour Wil West

    Au deuxième essai, les électeurs de Saint-Gall disent oui à Wil West. La décision est serrée, mais suffisamment claire pour assurer la sécurité de la planification. Le vote montre que la région veut se développer. De manière groupée, planifiable et concertée, au-delà des frontières cantonales.

    Avec la vente du terrain, Saint-Gall cède un ancien domaine de l’hôpital psychiatrique de Wil au canton de Thurgovie. La zone économique sera à l’avenir entièrement située sur le sol thurgovien, mais restera dans la zone d’influence directe de la Regio Will. Il en résulte une situation de départ plus claire pour les investissements, les infrastructures et les stratégies d’implantation à long terme.

    Concentration plutôt que mitage
    Wil West représente un modèle qui occupe de nombreuses régions, permet une croissance économique sans continuer à miter le paysage. Au lieu de multiplier les zones industrielles à la périphérie des villes, le site regroupera à l’avenir les entreprises, les services et les emplois productifs dans un endroit bien desservi par les transports.

    Il ne s’agit pas d’un site industriel quelconque, mais d’un lieu de travail moderne. L’objectif est de créer des entreprises de haute qualité qui apportent de la valeur ajoutée et des emplois qualifiés sans consommer trop de surface. Le potentiel de développement de la région est ainsi exploité. Pour l’aménagement du territoire, le projet est donc aussi un instrument permettant de canaliser la croissance plutôt que de la laisser au hasard.

    L’infrastructure comme moteur de développement
    L’impact de Wil West est particulièrement fort par le biais de l’infrastructure. Avec le projet, la Confédération, les cantons et la région associent l’extension de l’autoroute, les transports publics ainsi que les liaisons piétonnes et cyclables. Le raccordement autoroutier prévu à l’A1 et une meilleure desserte en train et en bus rendent le site attractif pour les entreprises tout en désengorgeant les centres-villes existants.

    La durabilité comme facteur d’implantation
    La première version de Wil West a échoué en raison de préoccupations telles que la perte de terres cultivables, le trafic et l’impact écologique. Dans la variante remaniée, la durabilité joue un rôle nettement plus visible. Des modes de construction plus denses, une utilisation plus soigneuse des surfaces et davantage d’espaces verts et libres doivent permettre de réduire l’empreinte écologique.
    Pour les entreprises qui souhaitent s’implanter, cela devient justement un facteur de localisation. De plus en plus d’entreprises choisissent leur site en tenant compte de la consommation d’énergie et de surface, de l’accessibilité sans voiture et d’un environnement attrayant pour les collaborateurs.
    Wil West a la possibilité d’établir un nouveau standard pour les zones de travail si l’assurance qualité, l’échelonnement et les critères d’implantation sont appliqués de manière conséquente.

    Saisir les opportunités, gérer les attentes
    Avec le oui au projet, les attentes augmentent également. La politique et l’administration doivent prendre de la vitesse, sans pour autant tomber dans la précipitation. La région a besoin de lignes directrices claires : quelles branches doivent venir ? Quelle est la densité souhaitée ? Comment gérer le développement sur plusieurs décennies sans changer de stratégie à chaque changement de conjoncture ?

  • Quatre axes qui réorganisent le secteur immobilier

    Quatre axes qui réorganisent le secteur immobilier

    Données & IA
    Les rapports sectoriels considèrent les décisions axées sur les données et les analyses basées sur l’IA comme l’un des moteurs les plus puissants. De l’analyse prédictive pour les loyers, les taux d’inoccupation et les capex aux évaluations automatisées, en passant par la diligence raisonnable assistée par IA et le traitement des documents.

    Tout au long du cycle de vie, cela commence par l’acquisition de terrains et le développement de projets (scoring de sites, modèles de risques et de scénarios) et s’étend à l’exploitation et à la gestion de portefeuille (maintenance prédictive, optimisation de portefeuille, gestion dynamique des prix et des surfaces).

    Décarbonisation et ESG
    Les objectifs nets zéro, les règles de taxonomie et l’investissement ESG font de la green-proptech un cluster à part entière. Les systèmes de construction intelligents, les capteurs IoT et les plateformes de données ESG mesurent les émissions, l’énergie et les ressources, automatisent les obligations de reporting et soutiennent les décisions de rénovation et d’investissement.

    Sur le plan social, cela se traduit par une réglementation plus stricte et une pression des investisseurs, et sur le plan économique, par une différence de valeur croissante entre les « stranded assets » et les stocks adaptés au climat. Du screening carbone lors de l’achat de terrain à la feuille de route de décarbonisation dans l’exploitation courante.

    Expérience utilisateur et flexibilité
    L’expérience numérique du locataire, les modèles de travail hybrides et les espaces d’habitation et commerciaux flexibles sont considérés comme des tendances clés. On exige des accès mobiles, des portails en libre-service, une communication en temps réel et des surfaces pouvant être réservées de manière dynamique et basées sur l’utilisation.

    Tout au long du cycle de vie, l’accent est mis dès la planification sur des concepts centrés sur l’utilisateur et des utilisations mixtes, et l’exploitation requiert des plateformes de réservation, de création de communautés et de services personnalisés, ce qui modifie directement la logique de création de valeur des objets.

    Plateformes-écosystèmes
    De nombreuses sources considèrent que l’on s’éloigne des solutions isolées et isolées au profit de plateformes en réseau dans lesquelles les données, les processus et les services de différents acteurs convergent. Les interfaces et les intégrations ouvertes sont considérées comme la principale exigence des développeurs et des exploitants.

    Sur le plan économique, de nouveaux exploitants de plateformes voient le jour, tandis que sur le plan social, la transparence, les modèles de pouvoir et les rôles se déplacent. Du CRM pour l’achat de terres aux plateformes d’exploitation et ESG qui relient numériquement l’ensemble du cycle de vie, en passant par les outils de développement.

  • Première consultation sur la promotion économique

    Première consultation sur la promotion économique

    Pour la première fois, le message sur la promotion économique est soumis à une procédure de consultation, qui durera jusqu’au 1er juin 2026. Pour les années 2028-2031, le Conseil fédéral propose cinq arrêtés de financement d’un montant total de 392,21 millions de francs, contre 428,83 millions de francs pour la période 2024-2027. Les instruments restent les mêmes, à savoir la politique en faveur des PME, la politique touristique, la politique régionale ainsi que la promotion des exportations et la promotion de la place économique. Au final, le budget, corrigé des paiements spéciaux Covid et du paquet d’allègement budgétaire 2027, diminue d’environ 5,2 pour cent.

    Alléger les PME grâce au numérique
    L’accent est mis sur l’allègement administratif des PME grâce au développement des prestations numériques des autorités. L’élément central est Easy-Gov.swiss, qui doit être développé en tant que place de marché pour les prestations numériques de la Confédération et des cantons et être positionné comme infrastructure standard pour un « Digital Government » pour les entreprises. L’objectif est de simplifier les procédures, de réduire les doublons et d’améliorer l’efficacité de la collaboration entre l’administration et l’économie.

    Accès aux marchés internationaux
    La promotion des exportations doit aider les PME de manière ciblée à pénétrer de nouveaux marchés étrangers et à développer les marchés existants. Dans un contexte où les obstacles à l’exportation augmentent et où les conditions-cadres sont volatiles, l’accent est davantage mis sur l’information, le conseil, la diversification des risques et l’assurance contre les risques à l’exportation. Parallèlement, les PME doivent pouvoir mieux exploiter les opportunités offertes par les accords commerciaux nouveaux et existants.

    Renforcer les régions en tant qu’espaces économiques et de vie
    Avec la promotion économique, la Confédération entend soutenir le développement économique dans toutes les régions du pays. Les destinations touristiques ainsi que les projets à vocation économique dans les zones rurales et les régions frontalières sont encouragés. De sorte que ces dernières puissent rester des lieux de vie et de travail attractifs. Le Conseil fédéral associe ainsi des impulsions de croissance pour les PME à un développement régional équilibré.

  • Tour Invictus nouveau visage pour Fribourg

    Tour Invictus nouveau visage pour Fribourg

    La Tour Invictus marque un tournant dans le développement urbain de Fribourg. Elle densifie l’habitat en hauteur au lieu de continuer à s’étendre en surface. Le projet réagit ainsi à la raréfaction du sol, à l’évolution des structures des ménages et au vieillissement de la population.

    En même temps, la tour pose la question de l’identité. Combien de « tours » une ville suisse de taille moyenne peut-elle supporter ? Le bâtiment sera visible, depuis la ville et de loin. Il deviendra ainsi le symbole d’une nouvelle phase de développement urbain qui rééquilibre densité, mobilité et qualité de vie.

    Nouvelles formes d’habitat au lieu de l’îlot classique
    La mixité des usages est clairement axée sur l’habitat, mais finement échelonnée en interne. Les étages inférieurs sont occupés par des appartements adaptés aux personnes âgées et bénéficiant d’un environnement encadré. Les étages supérieurs sont occupés par des appartements en copropriété financés librement, avec une large vue et une grande qualité de séjour.

    Cette mixité verticale remplace l’îlot classique avec des maisons séparées pour différents groupes cibles. Elle réunit dans le même immeuble des personnes ayant des projets de vie différents. Pour les exploitants, les propriétaires et l’urbanisme, cela ouvre de nouvelles options en matière de services, de lien avec le quartier et de création de communautés.

    Créer une qualité de séjour doit
    Une tour de cette hauteur provoque toujours la même question. La densité devient-elle une contrainte ou une qualité ? L’aménagement des transitions est décisif. Le niveau de la rue, le rez-de-chaussée et les alentours doivent rester à l’échelle des piétons. Des espaces extérieurs verdoyants, des adresses claires et des entrées bien lisibles déterminent si la tour est perçue comme un corps étranger ou comme une partie évidente du quartier.

    A l’intérieur, c’est la générosité vécue qui compte. La lumière du jour, la hauteur des pièces, les espaces extérieurs privés et les vues font contrepoids au nombre élevé d’unités. Lorsque les espaces libres sont délibérément placés dans l’immeuble, par exemple avec des salles communes, des terrasses sur les toits ou des coursives utilisables, l’identification prend le pas sur l’anonymat.

    Opportunités pour la ville
    Pour la ville de Fribourg, la Tour Invictus est à la fois une opportunité et un test. Elle montre comment les investisseurs, les planificateurs et les autorités gèrent les objectifs de densification. La gestion du trafic, de la desserte, de l’ombre et du voisinage sera observée de près. Si le projet réussit, il renforcera l’acceptation de nouvelles densifications verticales.

    En même temps, le champ de tensions reste visible. Un immeuble de grande hauteur déclenche des discussions sur la ligne d’horizon, le caractère et la mixité sociale. Les cadres de l’administration et du secteur immobilier sont appelés à modérer activement ce débat. Il faut des récits clairs expliquant pourquoi la densité n’est pas synonyme de renoncement, mais permet de nouvelles formes d’urbanité.