Étiquette : Kreislaufwirtschaft

  • Le modèle d’abonnement apporte des solutions d’aménagement flexibles aux entreprises

    Le modèle d’abonnement apporte des solutions d’aménagement flexibles aux entreprises

    Skollektiv GmbH propose sur le nouveau site Internet Settility.ch sa solution d’aménagement sur le modèle de l’abonnement. Sous ce nom, le réseau créatif bernois met à disposition des pièces de mobilier à usage temporaire qui, de la conception à l’utilisation en passant par la reprise et la réutilisation des matériaux, sont systématiquement conçues selon les principes de l’économie circulaire. « Settility permet aux entreprises et aux institutions d’aménager des lieux de qualité, alors que dans de nombreux secteurs, l’horizon de planification à long terme fait défaut », peut-on lire dans un communiqué.

    Selon les indications, le design de Settility permet une liberté d’aménagement maximale, car tous les éléments sont compatibles entre eux. En outre, tous les modules sont mobiles et multifonctionnels, ce qui permet de transformer à peu de frais un lobby en lieu de réunion, une zone de travail en salle d’atelier ou un environnement de restauration en espace d’exposition et de vente.

    Au cours des cinq premières années, les frais d’abonnement annuels diminuent progressivement. À partir de la sixième année, seul un petit forfait annuel d’utilisation est dû. « Notre modèle d’abonnement est également extrêmement flexible en ce qui concerne la durée d’utilisation », explique le cofondateur Reto Waser, également responsable du concept et de la mise en œuvre. « De deux jours à plusieurs années, tout est possible et économiquement raisonnable » En outre, les clients bénéficient chaque année de conseils scénographiques. La maintenance technique des modules est également comprise dans les frais d’abonnement.

    L’un des premiers clients de Skollektiv a été la Bluefactory à Fribourg, qui loue des espaces modulables à des acteurs économiques et scientifiques. Son manager pour Hospitality & Services, Fabio Burri, explique pourquoi son entreprise a opté pour une installation Settility : « Bluefactory va se développer continuellement dans les années à venir. C’est pourquoi nous apprécions la flexibilité et le service que nous offre Settility »

  • Un projet de recherche promeut l’économie circulaire dans la construction

    Un projet de recherche promeut l’économie circulaire dans la construction

    Selon un communiqué, des chercheurs de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich(EPFZ) travaillent sur la réutilisation de matériaux de construction usagés. Dans le cadre d’un cours interdisciplinaire basé sur des projets et développé par la professeure Catherine De Wolf, les futurs ingénieurs en architecture ou en informatique cherchent des moyens de recycler judicieusement les matériaux de construction afin d’économiser les ressources et de les utiliser plus longtemps.

    Ils mettent leurs connaissances en pratique lors de visites de chantiers, d’ateliers ou dans l’atelier. Les chercheurs de l’ETH passent environ 70 pour cent de leur temps sur le terrain. « Ils apprennent à démonter soigneusement des matériaux de bâtiments existants, à les documenter numériquement, à les intégrer dans de nouveaux projets et enfin à les mettre en œuvre », explique-t-on. L’expérience du démontage d’un bâtiment et de la réutilisation de ces matériaux de démolition, qui sinon finiraient à la décharge, pour de nouveaux processus de construction, montre « comment les méthodes de construction durables peuvent être mises en pratique ». Dans le cours Digital Creativity for Circular Construction, les participants travaillent en équipes sur des projets réalisables pour des commanditaires et des utilisateurs externes. Le balayage laser, l’intelligence artificielle et la réalité augmentée sont utilisés pour saisir la substance des bâtiments.

    Les travaux des étudiants ont été présentés à la Kunsthalle de Zurich, à la foire d’art Art Genève et à la Biennale d’architecture de Venise, et ont été utilisés par des commanditaires et des utilisateurs externes.

  • 11. Mai où la Suisse franchit ses frontières

    11. Mai où la Suisse franchit ses frontières

    Depuis le premier relevé de l’empreinte écologique en 1961, l’Overshoot Day suisse s’est avancé de plus de sept mois, passant de fin décembre à mi-mai. Si l’ensemble de la population mondiale vivait comme la Suisse, il faudrait les ressources de 2,8 Terres en 2026. L’empreinte écologique de la Suisse est de 4,15 hectares globaux par personne, la biocapacité disponible est d’à peine 1,48 hectare. L’écart se creuse.

    Le logement, un moteur sous-estimé
    Le logement est l’un des plus forts moteurs de l’empreinte écologique suisse, avec la mobilité, l’alimentation et les biens importés. Entre 1990 et 2021, la surface habitable en Suisse a augmenté de 54 pour cent, alors que la population n’a augmenté que de 31 pour cent. Dans ce contexte, les changements de comportement individuels ne peuvent générer qu’environ 20 pour cent des économies. Les grands leviers se trouvent ailleurs.

    Les bâtiments comme entrepôts de matières premières
    Le secteur du bâtiment est à l’origine de plus de 40 pour cent des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Outre l’énergie d’exploitation (chauffage, refroidissement, électricité), c’est surtout l’énergie grise qui détermine la taille réelle de l’empreinte d’un bâtiment. Elle comprend l’ensemble de l’énergie, de l’extraction des matières premières à la démolition en passant par la transformation. Tant que la démolition sera moins chère que le recyclage, le potentiel de l’économie circulaire restera inexploité.

    La réglementation se resserre
    Le cadre législatif se densifie. La loi sur le climat et l’innovation est en vigueur depuis janvier 2025 et crée des incitations à la promotion du remplacement des systèmes de chauffage fossiles et des mesures d’efficacité énergétique. Les MoPEC 2025, adoptés en août 2025, définissent pour la première fois des valeurs limites pour l’énergie grise dans les nouvelles constructions et augmentent les exigences pour le photovoltaïque et les systèmes de chauffage renouvelables. Ils ne seront toutefois contraignants que lorsque les cantons les intégreront dans leurs lois sur l’énergie.

    Un changement de système plutôt qu’une politique symbolique
    Le message de l’Overshoot Day est clair, les petites adaptations ne suffisent pas. Ce qu’il faut, ce sont des solutions évolutives dans les domaines de l’énergie, de la mobilité, de la gestion des matériaux et du développement des sites. Le secteur de la construction et de l’immobilier, en tant que secteur transversal, peut avoir un impact dans tous ces domaines si les données sont saisies avec précision, les matériaux documentés et les processus circulaires standardisés. Les bâtiments comme entrepôts de matières premières plutôt que comme fournisseurs de décharges, telle est la direction à prendre.

  • Repenser la construction, Fribourg cherche des pionniers

    Repenser la construction, Fribourg cherche des pionniers

    A partir de 2029, de nouvelles valeurs limites pour les émissions de gaz à effet de serre et des directives sur l’énergie grise dans la construction seront applicables en Suisse. Fixées par la révision des modèles de prescriptions des cantons dans le domaine de l’énergie. La pression sur le secteur de la construction augmente. Si l’on n’investit pas aujourd’hui dans de nouveaux processus et matériaux, on risque demain de devoir procéder à des adaptations coûteuses sous la pression du temps. Le canton de Fribourg l’a reconnu et agit en amont. Dès 2023, il a adopté une feuille de route sur l’économie circulaire qui fait des changements structurels dans la construction une priorité.

    Innovation tout au long de la chaîne de valeur
    Le thème de l’appel à projets de cette année est « Repenser la construction, vers des systèmes circulaires et éco-conçus ». Sont recherchés des projets qui réduisent l’empreinte écologique des bâtiments dès la phase de conception, grâce à des matériaux biosourcés locaux, des systèmes de construction déconstructibles ou des outils numériques de suivi des matériaux. La Charte suisse de la construction circulaire, soutenue par douze organisations leaders du secteur de la construction et de l’immobilier, formule clairement l’objectif : « D’ici 2030, la part des matières premières primaires non renouvelables doit être réduite à 50 pour cent de la masse totale »

    La collaboration comme condition
    Les combattants solitaires n’ont ici aucune chance. Chaque projet soumis doit réunir au moins trois entreprises, dont la majorité doit avoir son siège dans le canton de Fribourg. Des partenaires académiques comme l’Ecole d’ingénieurs et d’architectes EIA-FR peuvent être consultés afin d’assurer le transfert de connaissances et la reproductibilité des solutions. Nicolas Huet d’INNOSQUARE souligne que pour relever les défis de la circularité, l’innovation doit être partagée.

    Financement avec responsabilité propre
    Le financement NPR couvre au maximum 65 pour cent du budget total, le reste étant à la charge des entreprises participantes, 10 pour cent en espèces et 25 pour cent sous forme de contribution propre. Cette structure n’est pas un obstacle, c’est un programme. Elle garantit que seuls les projets que les entreprises soutiennent réellement sont soumis. Alain Lunghi, directeur adjoint de la WIF, considère l’anticipation comme une clé décisive de la compétitivité des entreprises fribourgeoises.

    Déposer maintenant
    Les projets peuvent être déposés individuellement ou en consortium via www.promfr.ch/de/nrp. L’appel est porté par la Promotion économique WIF, la Chambre de commerce et d’industrie Fribourg, l’EIA-FR ainsi que la plateforme d’innovation INNOSQUARE. Le délai est fixé au 9 septembre 2026. Ceux qui considèrent le tournant de la construction comme une opportunité ont encore le temps d’agir.

  • Le manque de clarté des dispositions légales freine l’économie circulaire

    Le manque de clarté des dispositions légales freine l’économie circulaire

    L’économie circulaire se heurte encore à toute une série d’obstacles. Un rapport élaboré par ecos, basé à Bâle, et Rytec, basé à Münsingen, pour le compte de la Direction des travaux publics du canton de Zurich, a recensé 71 de ces obstacles. Parmi ceux-ci, 28 découlent de dispositions légales, tandis que 43 ne surviennent qu’au moment de l’application effective des prescriptions réglementaires. Souvent, ils n’apparaissent qu’au moment de la mise en œuvre des prescriptions.

    Le secteur de la construction et de l’immobilier, avec sa forte densité réglementaire, est particulièrement touché par les obstacles réglementaires. Dans ce domaine, les critères de durabilité sont souvent trop peu contraignants ou insuffisamment pondérés. En matière de réutilisation notamment, les marges de manœuvre permettant de s’écarter des normes ne sont pas encore exploitées. Les processus s’alignent encore sur l’économie linéaire plutôt que sur l’économie circulaire.

    Dans le commerce et la logistique, il manque souvent encore les infrastructures nécessaires au retour des biens usagés et les incitations à la mise en place d’une logistique adaptée. Les initiatives de collecte privées sont freinées par des marges de manœuvre floues en matière de mise en œuvre. L’économie circulaire dans le commerce et l’industrie souffre notamment d’un manque d’incitations à la réparation et à la réutilisation.

    Le rapport classe les obstacles en quatre catégories. Les trois premières comprennent ceux dont la suppression aurait un impact important. Elles sont classées en fonction de la capacité du canton à exercer une influence sur elles. La quatrième catégorie regroupe les mesures ayant un faible impact et sur lesquelles le canton a peu de prise.

    Dans les prochaines étapes, le canton entend se concentrer sur les deux catégories d’obstacles dont la suppression aurait un impact important et sur lesquelles il dispose d’une grande marge de manœuvre. Cela concerne 33 obstacles. Les obstacles les moins pertinents ne feront pas l’objet de mesures supplémentaires.

    Le rapport s’appuie sur une enquête menée auprès de 122 personnes et sur des ateliers réunissant au total 80 participants.

  • Certificat DGNB pour la déconstruction en Suisse

    Certificat DGNB pour la déconstruction en Suisse

    La tour de silo à céréales de 1939 a été démolie, mais son béton n’a pas été éliminé. Dans la centrale à béton toute proche, le matériau a été traité selon une formule spécialement développée à cet effet et réutilisé à 75-95 pour cent dans le nouveau bâtiment en tant que matériau recyclé. Environ 60 pour cent du nouveau bâtiment sont constitués de l’ancienne tour. Le maître d’ouvrage est la société Gutgrün AG de Coire, qui a délibérément renoncé aux bénéfices à court terme afin de mettre en œuvre le concept de durabilité de manière cohérente.

    52 appartements, trois certificats
    Le projet comprend 37 appartements de location sur onze étages dans la nouvelle tour d’habitation ainsi que 15 lofts dans le bâtiment historique rénové du moulin. Les architectes du bureau Ritter Schumacher ont répertorié tous les matériaux utilisés dans un passeport des ressources du bâtiment. Une approche prévoyante qui rend les futurs cycles de vie transparents dès aujourd’hui. Le projet a été récompensé pour cette performance par trois certificats DGNB. DGNB Platine pour la déconstruction, DGNB Or pour la nouvelle construction de la tour et DGNB Or pour la rénovation de l’ancien bâtiment.

    La protection incendie réinventée
    La façade photovoltaïque de 30 mètres de haut pose un problème aux réglementations traditionnelles en matière de protection incendie. Elles exigent des cloisonnements à chaque étage pour éviter que le feu ne saute d’un étage à l’autre. Cela aurait interrompu la façade et réduit sensiblement son efficacité.

    La surface PV n’est interrompue nulle part par des fenêtres et est continue du sol au toit. Les planificateurs spécialisés, les entreprises exécutantes et l’assurance ont développé ensemble une solution sur mesure. Le feu n’atteint pas la façade de l’intérieur et ne pénètre pas dans les appartements depuis la façade.

    Une alliance plutôt qu’un conflit
    Le projet a été construit selon le modèle de l’alliance. Le maître d’ouvrage, les planificateurs et les entreprises exécutantes se sont assis ensemble à la table dès le début. Les problèmes issus de la pratique de la construction ont ainsi été directement intégrés dans la planification. L’attitude de base était la confiance et l’équité plutôt que la simple couverture des risques. Un détail témoigne également de l’esprit non conventionnel : les graffitis qui ornaient le bâtiment désaffecté ont été conservés comme éléments de décoration dans la cage d’escalier.

    Un signal pour le secteur
    Le projet de transformation n’a fait l’objet d’aucune opposition. C’est exceptionnel pour un projet de construction de cette ampleur. Le moulin de Grüsch montre que la construction circulaire fonctionne aussi dans une région périphérique et que la durabilité n’est pas en contradiction avec la viabilité économique.

  • Le bois qui se protège

    Le bois qui se protège

    Des millions de tonnes de sciure sont produites chaque année dans le monde. La plus grande partie est brûlée, le CO2 lié au bois retourne dans l’atmosphère. C’est précisément là qu’intervient l’équipe de recherche du doctorant Ronny Kürsteiner, sous la direction d’Ingo Bungert, professeur de matériaux à base de bois à l’EPF de Zurich. L’objectif est de garder la sciure plus longtemps dans le cycle des matériaux.

    L’astuce avec le noyau de pastèque
    Le liant est la struvite, un phosphate d’ammonium et de magnésium cristallin aux propriétés ignifuges connues. Le problème jusqu’à présent était que la struvite se liait mal à la sciure de bois en raison de son comportement de cristallisation. Les chercheurs ont trouvé la solution dans une enzyme extraite de graines de pastèque. Cette enzyme contrôle la cristallisation de manière à ce que de gros cristaux de struvite se forment et remplissent les espaces vides entre les particules de sciure, les liant solidement entre elles. Le matériau compressé est ensuite séché à température ambiante.

    Trois fois plus longtemps que le bois d’épicéa
    Les tests d’incendie réalisés à l’école polytechnique de Turin parlent d’eux-mêmes. Dans un calorimètre à cône, une méthode d’essai standardisée pour l’action de la chaleur, du bois d’épicéa non traité a pris feu après environ 15 secondes. Le composite struvite-sciure a mis plus de trois fois plus de temps. Une fois en feu, le matériau forme rapidement une couche protectrice de matière inorganique et de carbone qui freine la propagation. De plus, la struvite libère de la vapeur d’eau et de l’ammoniaque sous l’effet de la chaleur, ce qui a un effet refroidissant et prive le feu d’oxygène.

    Plus léger que le ciment, meilleur pour le climat
    Les panneaux de particules traditionnels liés au ciment, aujourd’hui très répandus dans l’aménagement intérieur, sont composés de 60 à 70 % de ciment en poids. Ils sont lourds et nuisent au climat lors de leur fabrication. Les nouveaux panneaux de sciure de struvite se contentent de 40 pour cent de liant. Ils sont plus légers, ont un bilan climatique nettement meilleur et n’atterrissent pas dans les décharges spéciales après la démolition.

    Recyclables et utilisables comme engrais
    Le composite peut être décomposé en ses composants. Mécaniquement dans le broyeur, puis chauffé à un peu plus de 100 degrés, ce qui libère de l’ammoniaque et permet de tamiser la sciure. Le matériau minéral de base, la newberyite, tombe sous forme solide et peut être à nouveau transformé en struvite. Si l’on ne recycle pas le matériau, on peut l’utiliser comme engrais à long terme. La struvite libère lentement et de manière contrôlée le phosphore, l’azote et le magnésium dans le sol.

    La station d’épuration comme source de matière première
    Un autre cycle se dessine. La struvite est produite en grande quantité comme sous-produit indésirable dans les stations d’épuration, où elle bouche les tuyaux et doit être éliminée à grands frais. « Nous pourrions utiliser ces dépôts comme matériau de base pour notre matériau de construction », explique Kürsteiner. Le fait que le matériau s’impose sur le marché dépend en premier lieu du coût du liant. Un problème qui pourrait être résolu grâce à cette source.

  • Un espace d’expérimentation dévoile l’avenir du commerce

    Un espace d’expérimentation dévoile l’avenir du commerce

    Avec OF GOODS, Berne voit naître un « nouveau lieu de rencontre entre la production, le commerce et le public », comme l’indique un communiqué. La maison de commerce ouvrira ses portes le 10 avril sur trois étages du Kaiserhaus. Les initiateurs souhaitent ainsi créer un espace d’expérimentation afin de concrétiser une possible maison de commerce du futur.

    Les consommateurs s’intéressant de plus en plus à l’origine des matériaux et à leurs cycles de vie, OF GOODS vise à créer un contexte dans ce domaine. Des ateliers ouverts et des boutiques thématiques y contribuent tout autant que des formats d’accompagnement. Ainsi, d’une part, l’artisanat est mis en avant et, d’autre part, les clients apprennent, dans un espace de bricolage, à raccommoder des vêtements ou à entretenir leurs chaussures.

    De plus, des ateliers, des expositions et d’autres événements sont organisés au sein de la maison de commerce. Des formats variés invitent à « redécouvrir les matériaux, les processus et les idées ».

    À ce jour, plus de 60 marques, ateliers et manufactures, tant établis qu’inconnus, font partie des exposants d’OF GOODS, qui fêtera son ouverture les 10 et 11 avril. Des établissements gastronomiques tels que la Brasserie Kaiser, le Kaiser Deli et le Hof-Bar font également partie du concept.

  • La coopération favorise le développement urbain intelligent dans la région

    La coopération favorise le développement urbain intelligent dans la région

    La ville de Thoune et l’association Smart Regio Thunersee ont conclu un accord de coopération. Selon un communiqué, cette collaboration s’appuiera sur la charte « Smart City Thoune ».

    « Ce partenariat vise à promouvoir les innovations de manière ciblée, à utiliser efficacement les ressources et à développer la ville de Thoune ainsi que la région du lac de Thoune en tant qu’espace de vie et économique attractif », déclare dans le communiqué Andrea de Meuron, conseillère municipale et cheffe de la Direction des finances, des ressources et de l’environnement.

    Le projet Smart City, déjà développé en 2021/22, vise à faire de Thoune une ville « agréable à vivre, progressiste et respectueuse des ressources ». La numérisation doit permettre d’améliorer l’efficacité des services. Parallèlement, l’objectif est également de mettre en relation les différents acteurs de la société.

    L’accord qui vient d’être conclu vise à renforcer certains formats d’innovation et de mise en réseau. Parmi les projets concrets, les PME de Thoune prévoient d’utiliser des vélos cargo pour les transports urbains ; une journée d’information aura lieu à ce sujet le 2 juin 2026. À l’automne, l’économie circulaire dans le secteur de la construction sera au premier plan. « Nous ne voulons pas seulement discuter de projets intelligents, mais aussi les lancer et les mettre en œuvre concrètement, en étroite collaboration avec la ville et la population », déclare Markus van Wijk, président de l’association Smart Regio Thunersee.

  • La ville étudie de nouvelles approches pour réduire les déchets et la consommation de ressources

    La ville étudie de nouvelles approches pour réduire les déchets et la consommation de ressources

    Le Conseil d’État de Bâle-Ville examine actuellement un projet pilote mené en collaboration avec la start-up bernoise Pretty Good, visant à mettre en place une collecte et une réparation plus systématiques d’objets du quotidien usagés ou présentant de légers défauts. C’est ce qui ressort d’une réponseà une motion déposée au Grand Conseil.

    Le Conseil d’État renvoie à cet égard à des projets pilotes menés à Berne et à Zoug avec Pretty Good. Leurs résultats ont montré qu’une telle approche présentait des avantages écologiques et était économiquement viable. Ces projets ne sont toutefois pas encore autosuffisants sur le plan financier. Ce serait également le cas pour un projet pilote à Bâle. C’est pourquoi le Conseil d’État s’engagera à trouver d’autres bailleurs de fonds.

    Si un projet pilote voit le jour à Bâle, le secteur local des articles d’occasion et de la réparation devra y être associé. L’objectif est de mettre en place un réseau solide d’ateliers de réparation et de points de vente.

    En 2023,le service de gestion des déchets et de recyclage de la ville de Berne et Pretty Good ont lancé un projet pilote permettant de déposer des objets du quotidien en état de marche ou légèrement défectueux dans deux déchetteries de la ville. Parmi ceux-ci, 74 % ont pu être remis en état, dont près de 84 % ont ensuite été vendus. Une grande partie des objets étaient des appareils électroniques. Le projet a été soutenu par l’association professionnelle Swico, la Banque cantonale de Berneet la commune bourgeoise de Berne.

    Pretty Good est organisée d’une part en tant qu’association dont le siège est à Langnau i.E. et d’autre part en tant que Sàrl dont le siège est à Berne. Après le projet pilote à Berne, l’initiative s’est étendue à d’autres sites dans le canton de Berne et à Zoug.

    Le Conseil d’État de Bâle-Ville a réagi en répondant à une motion déposée par le député UDC Beat K. Schaller et d’autres membres du Grand Conseil.

  • Un système de mobilier modulaire optimise la gestion des déchets au bureau

    Un système de mobilier modulaire optimise la gestion des déchets au bureau

    Lista Office LO élargit sa gamme de mobilier de bureau du même nom avec un système modulaire pour la gestion des déchets. Selon un communiqué, le système modulaire LO Value propose des bacs coulissants et extractibles de différentes tailles, des portes réversibles et des étiquettes magnétiques ou adhésives interchangeables.

    Les façades qui s’ouvrent d’une simple pression du doigt et les larges trappes avec poignée ou pédale permettent de réduire les points de contact et les risques de salissures. Des compacteurs de PET et de canettes librement intégrables compressent le volume des déchets. Cela réduit à son tour les coûts de stockage, de transport et de gestion.

    Selon les informations disponibles, les variantes disponibles de LO Value sont conçues de manière à ce que le meuble s’intègre dans n’importe quel concept d’aménagement. Avec ses couleurs contrastées, il attire l’attention, tandis que sa version monochrome lui permet de se fondre dans son environnement, selon que « l’invitation au tri des déchets doit être discrète ou mise en avant de manière visuelle ».

  • Une place de marché numérique favorise l’économie circulaire dans le secteur de la construction

    Une place de marché numérique favorise l’économie circulaire dans le secteur de la construction

    La société Zirkular GmbH, dont le siège est à Bâle, a lancé sa nouvelle plateforme rematerial. Selon un communiqué, cette nouvelle boutique en ligne dédiée au bâtiment proposera des éléments de construction réutilisables et de haute qualité. Elle proposera par exemple des lampes LED qui ont été remises à neuf par des entreprises spécialisées et qui sont désormais vendues avec une garantie. Les composants peuvent également être réservés pour un mois ou stockés temporairement jusqu’à 24 mois pour des livraisons juste à temps. Les éléments de construction collectés lors de démolitions sont stockés de manière systématique.

    La plateforme rematerial peut être utilisée conjointement avec l’outil de planificationPlanular, également développé par Zirkular. Dans ce module, les architectes, les planificateurs et les maîtres d’ouvrage peuvent sélectionner dans une base de données les composants nécessaires à leur projet. Le parcours des matériaux de construction peut être retracé de manière compréhensible à travers les étapes suivantes : objet source, composant, entrepôt et objet cible.

    Avec ces deux modules, Zirkular GmbH soutient la construction durable grâce à l’économie circulaire, comme cela a été démontré par exemple dans des projets de construction tels que le petit quartier Lysbüchel Süd à Bâle.

  • Le passeport produit numérique apporte de la transparence dans l’économie circulaire

    Le passeport produit numérique apporte de la transparence dans l’économie circulaire

    La société Sky-Frame AG, dont le siège se trouve à Frauenfeld, propose à ses clients des fenêtres coulissantes sans cadre fabriquées en Suisse. La recyclabilité des produits joue ici un rôle important. L’entreprise a désormais lancé un passeport produit numérique avec Cradle to Cradle Compass afin d’informer sur la conformité des produits utilisés au principe strict de l’économie circulaire Cradle to Cradle.

    Le Digital Product Passport Compass Cradle to Cradle (DPPCCC) a été développé par epeaswitzerland, une entreprise basée à Widnau. Il s’appuie sur les passeports numériques des produits qui, selon un règlement européen, doivent être progressivement introduits pour tous les produits vendus dans l’Union européenne. Il évalue les produits Sky-Frame selon une série de critères, tels que leurs performances, leur recyclabilité et leur consommation d’énergie. Il rend les chaînes d’approvisionnement de l’entreprise transparentes et prouve la recyclabilité des produits de l’entreprise.

    « Les fenêtres et portes coulissantes sans cadre fabriquées en Suisse créent une expérience architecturale exceptionnelle, sans limites, avec des vues spectaculaires. Avec l’outil « Digital Product Passport Compass Cradle to Cradle » d’epeaswitzerland, nous nous engageons en faveur d’un nouveau niveau de transparence, d’identité, d’orientation et de conformité avec la future législation européenne », déclare Michael Fuchsberger, responsable QM & Durabilité chez Sky-Frame AG, à propos d’autres aspects du DPPCCC. Celui-ci fournit par exemple des informations sur la chaîne d’approvisionnement ou les possibilités de retour des produits Sky-Frame. En outre, les informations peuvent être classées et affichées en détail selon des aspects tels que la santé des matériaux ou différents domaines d’adéquation pour l’économie circulaire.

    « En tant qu’entreprise active à l’échelle mondiale, Sky-Frame a une nouvelle fois démontré son rôle de pionnier avec l’introduction du Digital Product Passport Compass Cradle to Cradle d’epeaswitzerland », déclare Albin Kälin, fondateur et directeur général d’epeaswitzerland.

  • Développement du site Roche à Bâle

    Développement du site Roche à Bâle

    La première phase de développement du site de Roche s’est achevée fin 2023, une nouvelle étape va maintenant commencer. D’ici 2030, l’une des plus importantes infrastructures de recherche d’Europe verra le jour sur le site nord. Le projet central est le bâtiment 12, un bâtiment de recherche et de développement de 72 mètres de haut pouvant accueillir environ 450 chercheurs. Le nouveau bâtiment remplace l’infrastructure obsolète et crée des conditions optimales pour développer de nouvelles substances actives, de la recherche fondamentale à la production. Avec un volume d’investissement d’environ 500 millions de francs, le bâtiment 12 deviendra l’interface centrale entre la recherche et le développement clinique.

    Parallèlement, l’Institute of Human Biology du bâtiment 92 sera transformé en un nouveau centre de recherche biologique sur les modèles. Environ 100 millions de francs sont consacrés à la modernisation et à la transformation. L’objectif est de relier la recherche académique et industrielle afin de rendre les modèles cellulaires humains complexes utilisables pour le développement de médicaments.

    La production fait également l’objet d’une rénovation fondamentale. Les bâtiments 50 et 51 abriteront d’ici 2028 des installations ultramodernes pour le développement et la commercialisation de substances actives synthétiques. La construction modulaire, la commande numérique et l’efficacité énergétique élevée marquent ici le début d’une nouvelle ère d’innovations en matière de processus pharmaceutiques. Le cadre d’investissement de ces projets est d’environ 570 millions de francs.

    Développement urbain durable sur le site sud
    Parallèlement à la recherche sur le côté nord, Roche poursuit sur le Südareal une stratégie de développement durable à long terme. Le site au bord du Rhin sera réaménagé en étroite concertation avec les autorités politiques bâloises. Le plan d’aménagement révisé prévoit de vastes espaces verts, une mise en réseau écologique le long des rives du Rhin ainsi qu’une intégration dans le parc de la Solitude. Les anciennes structures des bâtiments seront progressivement déconstruites et les matériaux de construction réutilisés selon le principe de l’économie circulaire.

    Le canton de Bâle-Ville accompagne activement ce processus. Le Conseil d’État et le Grand Conseil soutiennent l’approche visant à revaloriser le site sud sur le plan urbanistique, sans pour autant prévoir de passages publics ou d’expropriations. Le site reste ainsi à la disposition de l’entreprise, mais s’ouvre en perspective par le biais de liaisons paysagères et de nouveaux concepts d’espaces libres.

    Un signal pour le site suisse
    Depuis 2015, Roche a investi environ huit milliards de francs dans ses sites suisses, et plus de 33 milliards dans la recherche et le développement au niveau national. Rien qu’à Bâle, d’autres installations pour la recherche, la production et l’infrastructure verront le jour d’ici 2029, notamment une nouvelle centrale thermique et frigorifique souterraine pour assurer l’approvisionnement de l’ensemble du site. Les travaux de construction sur les sites nord et sud sont emblématiques d’un développement du site tourné vers l’avenir et respectueux des ressources, qui allie économie, ville et science.

    Les prochaines années seront marquées par des phases de construction intensives, des ajustements urbanistiques et des innovations technologiques. Avec le développement progressif du site, Roche ne renforce pas seulement le site pharmaceutique de Bâle, mais donne un signal fort de son attachement à long terme à la Suisse, en tant que lieu de recherche de pointe, d’architecture durable et de conception urbaine d’avenir.

  • Nouveau quartier résidentiel axé sur les familles et la création d’un circuit économique local

    Nouveau quartier résidentiel axé sur les familles et la création d’un circuit économique local

    Selon un communiqué, le jury du canton de Bâle-Ville a décidé que le projet des deux bureaux d’architectes Clauss Kahl Merz Atelier für Architektur Städtebau et Truwant Rodet, tous deux basés à Bâle, serait réalisé. Le complexe résidentiel prévu au Riehenring 120, sur l’ancien site du hall 3 du parc des expositions, comprendra 170 appartements à prix abordable.

    Actuellement, le hall 3 du parc des expositions est utilisé par les transports publics bâlois (BVB) comme garage pour les bus électriques. Cette utilisation temporaire prendra fin en 2028. Le canton souhaite ensuite transformer ce site central en un espace de vie et d’habitation dynamique d’ici 2031. Il est principalement prévu de construire de grands appartements adaptés aux familles et une petite partie de petits appartements. En outre, un double jardin d’enfants, une structure d’accueil de jour, des locaux commerciaux et 200 places de parking pour les locataires et les autres personnes du quartier sont prévus.

    Le projet lauréat a convaincu le jury « par sa qualité de vie et d’habitat élevée et par sa contribution aux quartiers environnants ». Le parking sera en partie construit en surface. Cela créera deux espaces extérieurs supplémentaires sur le toit pour les locataires, qui pourront également être utilisés comme jardins potagers.

    Selon le canton, cela permettra également de construire de manière plus économe en ressources : comme il sera moins nécessaire de creuser profondément dans le sol, « il n’y aura pas besoin de procéder à des excavations énergivores et moins de matériaux de construction seront utilisés. De plus, le projet mise globalement sur une construction respectueuse de l’environnement, en réutilisant divers éléments de construction provenant du hall 3 du parc des expositions existant et de l’ancien garage BVB Rank. »

  • Plus d’espace habitable grâce au système

    Plus d’espace habitable grâce au système

    Le secteur de la construction et de l’immobilier est sous pression. Les coûts de construction augmentent, la main-d’œuvre qualifiée fait défaut, la population continue de croître et les objectifs climatiques fixent des limites claires aux émissions de CO₂. La construction en série concentre les réponses à ces défis.

    Grâce à la préfabrication industrielle et aux processus standardisés, les temps de construction sont réduits, les processus sont plus prévisibles et les projets plus rentables. Le chantier devient un lieu de montage, avec moins de bruit, moins de nuisances pour le voisinage et une meilleure qualité d’exécution.

    Ce qui caractérise la construction en série
    La construction en série considère le bâtiment comme un produit et non comme un prototype unique. Un système est développé de manière intensive, réfléchi et utilisé dans de nombreux projets. Les éléments sont en grande partie créés en usine et montés sur place. Cela permet des coûts précis et une amélioration constante grâce à l’expérience acquise. Les zones problématiques classiques telles que les raccords, les ponts thermiques et acoustiques peuvent être atténuées de manière ciblée.

    Du préfabriqué au « momentTesla« 
    Les méthodes de construction en série ont une histoire, des premiers systèmes en bois des années 1920 aux lotissements en préfabriqué de l’Est, en passant par les « bâtiments Göhner » en Suisse. Si l’efficacité était élevée, la qualité de la conception l’était souvent moins et l’image en souffre encore aujourd’hui.

    Actuellement, le sujet connaît une nouvelle vague. Les systèmes hybrides combinent des modules spatiaux et des éléments 2D, offrent une plus grande flexibilité pour les différentes parcelles et réglementations et font à nouveau intervenir davantage l’architecture et l’urbanisme. Des projets comme le « Woodie » à Hambourg, orienté vers les étudiants, montrent que la construction en série et la qualité architecturale ne s’excluent pas nécessairement.

    Les points forts : Temps, coûts, qualité, climat
    Les systèmes en série réduisent les temps de construction et augmentent la sécurité des coûts. Comme les éléments de construction et les détails sont standardisés, le budget et les délais peuvent être fixés tôt et de manière fiable.

    Parallèlement, la production industrielle ouvre de nouvelles perspectives en matière de durabilité. Les directives relatives à la réduction des émissions de CO₂, au choix des matériaux et à l’efficacité énergétique peuvent être inscrites de manière cohérente dans le système. Grâce à des passeports de matériaux et des plateformes, les composants installés sont documentés et donc visibles en tant que ressources pour des transformations ou des démantèlements ultérieurs.

    L’acceptation décide de l’avenir
    Le grand défi est la perception. Dans l’esprit de beaucoup, la construction en série est synonyme d’architecture monotone et de quartiers sociaux à problèmes. Tant que les projets actuels ne convaincront que partiellement sur le plan de la conception, ce scepticisme persistera.

    Pour être largement acceptés, les bâtiments doivent offrir plus que de l’efficacité. De bons plans, une qualité de séjour élevée, des espaces extérieurs différenciés et une intégration soignée dans l’espace urbain. La standardisation doit être comprise comme une base sur laquelle la diversité peut se développer.

    La construction en série peut devenir un élément central du tournant de la construction, plus rapide, plus planifiable, plus respectueux des ressources et pensé de manière circulaire. Les conditions techniques sont réunies, tout comme les projets pilotes réussis.

    La question de savoir si cette approche connaîtra son « moment Tesla » dépend maintenant de la capacité du secteur et des villes à associer des processus industriels à une qualité d’habitat et d’aménagement élevée, et à montrer ainsi que la répétition n’est pas synonyme d’uniformité, mais peut constituer la base de quartiers diversifiés et porteurs d’avenir.

  • Les apprentis d’IWB recyclent les lampadaires dans leur propre start-up

    Les apprentis d’IWB recyclent les lampadaires dans leur propre start-up

    Un groupe d’apprentis de l’IWB transforme d’anciens lampadaires Metro 45 en lampadaires haut de gamme. Les croquis ont donné naissance à un prototype, et les dix premières lampes ont désormais été fabriquées. L’équipe a bénéficié du soutien de collaborateurs expérimentés. Selon un communiqué de l’IWB, environ 2400 anciens lampadaires sont adaptés à une seconde utilisation. Pour mener à bien leur projet, les apprentis ont créé leur propre start-up. Parmi eux, on trouve un commercial, une informaticienne d’entreprise, un spécialiste du transport routier, un électricien de réseau et un métallurgiste.

    Dans une vidéo publiée avec le communiqué, l’un d’entre eux déclare qu’il est « passionnant de travailler avec d’autres apprentis, cela crée des liens ». Un collègue trouve « cool que nous puissions assumer autant de responsabilités et qu’ils nous fassent confiance pour prendre les bonnes décisions ». Il est certes « difficile de devoir prendre toutes les décisions soi-même », précise un autre collègue. « Mais d’une certaine manière, c’est aussi amusant, surtout quand on voit le produit final du prototype et qu’on sait à quoi ressemblait le croquis à l’origine. »

    La responsable du projet, Saskia Damann, explique l’objectif de l’IWB : « Nous voulons que nos élèves acquièrent le plus de connaissances possible, par exemple dans des domaines tels que l’esprit d’entreprise, la pensée circulaire ou la responsabilité personnelle. Ce sont des compétences dont ils auront besoin pour leur avenir. »

    Ce qui n’était au départ qu’une idée, selon un autre communiqué de l’IWB, « prend lentement forme et montre ce qu’il est possible de réaliser lorsque les élèves prennent leurs responsabilités et travaillent ensemble de manière interdisciplinaire ». En tant que partenaire, le fabricant et distributeur de lampes bâlois Regent Lighting a permis de franchir une étape décisive. Il a effectué les contrôles de sécurité et de qualité. La planification de la deuxième phase de production est actuellement en cours.

  • Développer le recyclage des matériaux de construction en Europe

    Développer le recyclage des matériaux de construction en Europe

    Holcim AG, dont le siège est à Zoug, veut élargir considérablement son portefeuille dans le domaine du recyclage des matériaux de construction en Europe. Selon un communiqué, l’entreprise internationale de matériaux de construction a acquis deux entreprises de démolition en Angleterre et en Allemagne et se prépare à en racheter une troisième dans le nord-ouest de la France. Ces trois entreprises recyclent jusqu’à présent 1,3 million de tonnes de déchets de construction par an.

    Parmi les nouvelles acquisitions figurent Thames Materials de l’ouest de Londres et A&S Recycling GmbH de Hanovre. Holcim n’a pas encore précisé le nom de cette dernière, qui opère dans le nord-ouest de la France. Avec Thames Materials, Holcim opère désormais dans la région de Londres. Holcim y avait déjà acquis en 2023 l’entreprise de logistique Sivyer Logistics, située dans l’est de Londres. A&S Recyling traite les matériaux de démolition dans le nord de l’Allemagne avec trois sites dans le Land allemand de Basse-Saxe. Avec l’acquisition de l’entreprise française, Holcim porte à 28 le nombre de recycleurs qu’il gère dans le pays.

    « Les acquisitions de Thames Materials, de A&S Recycling GmbH et d’une entreprise de recyclage dans le nord-ouest de la France vont renforcer notre position de leader dans le domaine de la construction circulaire et contribuer à notre objectif NextGen Growth 2030 de recycler plus de 20 millions de tonnes de matériaux de démolition de construction par an », a déclaré Milan Gutovic, CEO de Holcim, cité dans le communiqué.

  • Percée électrochimique dans la lutte contre les sites contaminés

    Percée électrochimique dans la lutte contre les sites contaminés

    Selon un communiqué, des chercheurs de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich(EPFZ) ont réussi une percée dans la dépollution de sites contaminés par des polluants tels que le DDT et le lindane. Il s’agit de polluants organiques persistants, appelés POP. Il s’agit de produits chimiques toxiques qui ont été largement utilisés dans les années 40 à 80 du siècle dernier. Ils ne se dégradent que très lentement et se retrouvent aujourd’hui dans la chaîne alimentaire humaine et animale. L’équipe universitaire dirigée par Bill Morandi, professeur de chimie organique synthétique, vient de mettre au point un nouveau procédé électrochimique qui déshalogène complètement ces polluants environnementaux et les lie en un sel inoffensif. Les hydrocarbures organiques restants peuvent être intégrés dans l’économie circulaire et servir ainsi de matières premières précieuses pour l’industrie chimique.

    « Nous voulions résoudre l’un des plus grands problèmes environnementaux du siècle dernier. Il n’est pas question de laisser la saleté aux générations futures », déclare Alberto Garrido-Castro, spécialiste en électrochimie et ancien post-doctorant du groupe, cité dans le communiqué. L’équipe de l’EPFZ considère en effet que l’assainissement de telles pollutions anciennes dans les sols, les eaux et les décharges est l’une des grandes questions en suspens de la protection de l’environnement. La dégradation de ces produits chimiques par des procédés électrochimiques est étudiée depuis longtemps déjà. Selon le communiqué, les chercheurs de l’EPFZ ont maintenant réussi une percée décisive en utilisant le courant alternatif pour l’électrolyse. « Elle décompose les atomes d’halogène en sels inoffensifs comme le NaCl (sel de cuisine) et produit en même temps des hydrocarbures précieux », explique M. Morandi. Les hydrocarbures en question sont le benzène, le diphényléthane ou le cyclododécatriène. Des produits chimiques qui sont utilisés pour la fabrication de plastiques, de peintures ou de revêtements et qui servent donc à une économie circulaire durable.

    Une condition importante pour la mise en œuvre : le nouveau procédé peut être appliqué non seulement aux substances pures, mais aussi aux mélanges de sols contaminés, de terre ou de boue. Les chercheurs pensent à des installations mobiles qui pourraient être utilisées sur place, ce qui éviterait le transport de ces substances dangereuses. Un prototype a déjà été testé avec succès.

  • Bâle mise sur l’économie circulaire

    Bâle mise sur l’économie circulaire

    BaselCircular n’est pas une initiative de promotion classique, mais constitue la base d’un nouvel écosystème d’innovation dans la région. En tant que partenariat public-privé, l’initiative développe, en collaboration avec l’économie bâloise, des structures qui associent le savoir, la recherche et l’entrepreneuriat. L’accent est mis sur la mise en réseau des entreprises établies, des start-ups et des universités. Elles forment un système qui encourage l’innovation, partage les connaissances et rend les modèles commerciaux circulaires commercialisables – selon le principe « Enabling the Enabler ».

    Connaissance, technologie et coopération
    La création de plateformes numériques pour le partage des connaissances et la coopération constitue un champ d’action central. Des outils pratiques et des systèmes experts sont développés en collaboration avec la Haute école spécialisée du Nord-Ouest de la Suisse et d’autres partenaires scientifiques. Des outils basés sur l’IA sont prévus pour faciliter l’adaptation de solutions circulaires par les entreprises. L’échange personnel reste toutefois décisif, car la technologie sert ici à renforcer la collaboration humaine.

    Impulsion pour la prochaine génération
    Le réseau veut encourager les jeunes à devenir des entrepreneurs dans le domaine de l’économie circulaire. Des programmes de soutien aux créateurs d’entreprise sont développés en collaboration avec des établissements d’enseignement. Les organismes de soutien aux start-ups déjà existants sont aidés à intégrer fermement la durabilité dans leurs concours et formations.

    Façonner l’avenir
    Une enquête menée auprès des entreprises bâloises a révélé que les connaissances et les degrés de mise en œuvre de l’économie circulaire varient fortement. BaselCircular y répond par des offres sur mesure et des coopérations étroites, dans un premier temps dans les secteurs de la construction et des sciences de la vie. D’autres domaines thématiques viendront s’y ajouter à partir de 2025. C’est un signal clair que Bâle renforce activement son rôle de pôle d’innovation et poursuit résolument sa transformation vers une économie efficace dans l’utilisation des ressources.

  • Bâle planifie de manière cohérente en respectant le climat et en s’orientant vers l’avenir

    Bâle planifie de manière cohérente en respectant le climat et en s’orientant vers l’avenir

    Madame Keller, comment jugez-vous les progrès réalisés jusqu’à présent en matière de développement urbain durable et quelles sont vos priorités pour les années à venir ?
    Nous avons déjà fait beaucoup de choses – mais il reste encore beaucoup à faire ! Nous avons posé des jalons importants avec notre plan directeur sur le climat urbain et notre stratégie de lutte contre le changement climatique, ainsi que le plan d’action qui l’accompagne. Nous nous attaquons notamment à la végétalisation et à la désimperméabilisation ainsi qu’à la réduction des émissions de CO2. Outre la réduction des émissions directes dues à l’exploitation, mon département s’occupe également des émissions indirectes dues à la construction de bâtiments. Nous étudions actuellement de nouvelles approches, comme une taxe d’incitation sur les émissions indirectes lors de la construction. Nous densifions et réutilisons les bâtiments existants et voulons à l’avenir simplifier la construction dans l’existant par le biais d’une modification de la législation. Telles sont les lignes directrices de la manière dont nous entendons faire progresser la durabilité dans le développement urbain au cours des prochaines années.

    Par quelles mesures renforcez-vous la culture du bâti à Bâle et encouragez-vous une construction de qualité et tournée vers l’avenir ?
    La culture du bâti est très importante pour nous : les Bâlois doivent se sentir bien dans leur ville. C’est bien sûr une base essentielle pour atteindre les objectifs climatiques, et c’est pourquoi une culture du bâti tournée vers l’avenir est extrêmement importante. Une culture du bâti de qualité est source d’identification et de qualité de vie. La conservation et la poursuite de la construction dans l’existant, l’entretien des méthodes de construction traditionnelles ainsi que l’utilisation de technologies et de constructions d’avenir y contribuent largement. La culture du bâti est durable et la planification durable doit faire partie intégrante de la culture du bâti. Cela se reflète d’ailleurs très bien dans notre « Boussole bâloise », où la culture du bâti est l’un des premiers points mentionnés et abordés.

    Quelle contribution le département de la construction et des transports peut-il apporter dans le domaine de l’économie circulaire afin d’atteindre l’objectif zéro net d’ici 2037 ?
    Bâle-Ville a une stratégie ambitieuse pour promouvoir l’économie circulaire dans le secteur de la construction. Cela signifie que nous voulons concevoir des bâtiments et des produits de construction de manière à ce qu’ils puissent être utilisés le plus longtemps possible et qu’ils soient composés de matériaux réutilisés ou recyclés. Une priorité importante est de continuer à construire et à utiliser les bâtiments existants plutôt que de les démolir et de les reconstruire. Cela permet non seulement de réduire les déchets, mais aussi de diminuer les émissions de gaz à effet de serre qui sont normalement générées par la production de nouveaux matériaux de construction. De plus, les nouveaux bâtiments doivent être construits de manière à être démontables et à pouvoir être utilisés comme matériaux de construction pour une prochaine construction à la fin de leur utilisation (Design for Disassembly). De plus, Bâle-Ville encourage l’utilisation de matériaux recyclés dans le processus de construction, comme par exemple l’asphalte recyclé pour les revêtements routiers. Nous travaillons à la création d’un cadre légal pour faciliter la construction circulaire et nous investissons dans les infrastructures nécessaires à la réutilisation et au recyclage des matériaux de construction. Par exemple, le canton a créé son propre entrepôt de matériaux de construction : Les matériaux de déconstruction cantonaux sont enregistrés dans un catalogue de composants en ligne et mis à disposition pour être réutilisés dans d’autres projets. Grâce à ces mesures, nous voulons non seulement améliorer notre bilan climatique, mais aussi encourager l’innovation dans le domaine de la construction.

    Quelles sont les prochaines étapes du projet « asphalte vert » et comment évaluez-vous le potentiel de cette innovation en matière de protection du climat ?
    L’utilisation de l’asphalte vert sur les chantiers routiers bâlois se développe bien. Au sein de la ville, l’asphalte vert a été et est encore utilisé sur au moins huit chantiers plus ou moins importants. On peut citer par exemple la Burgfelderstrasse, la Freiburgerstrasse ou encore le Eselweg. D’autres projets sont actuellement en cours, pour lesquels l’utilisation de l’asphalte vert est prévue. Toutefois, l’asphalte vert ne réduit pas directement les émissions de CO2. Mais grâce au charbon végétal, l’asphalte vert absorbe plus de CO2 de l’atmosphère qu’il n’en libère lors de sa production. Nous pouvons ainsi réduire l’impact de la construction routière sur le climat. Ce n’est toutefois pas encore une réussite. Il y a toujours des fabricants et des associations critiques. Nous devons continuer à chercher le dialogue et à montrer les opportunités.

    Quels sont actuellement les plus grands défis en matière d’entretien et de modernisation des infrastructures publiques à Bâle ?
    Les défis sont multiples. Un aspect central est la nécessité de rénover régulièrement les infrastructures existantes, telles que les routes, les ponts et les voies de tramway, afin de garantir un approvisionnement fiable en eau et en énergie. Parallèlement, IWB étend le réseau de chauffage urbain de 60 kilomètres au total d’ici 2037, à la demande du canton de Bâle-Ville. Cela nécessite une coordination étroite avec les autres travaux d’assainissement afin de minimiser les nuisances pour les riverains tout en profitant de l’occasion pour effectuer des aménagements en faveur du climat urbain et des transports actifs. Car le changement climatique est également un défi. D’une part, nous devons préparer la ville aux vagues de chaleur et aux phénomènes météorologiques extrêmes. Pour éviter les îlots de chaleur, il s’agit de désensabler les surfaces d’asphalte et de créer des espaces verts et aquatiques dans l’espace public. D’autre part, le canton s’est fixé un objectif ambitieux en matière de protection du climat, à savoir zéro net d’ici 2037. C’est pourquoi nous misons par exemple de plus en plus sur la rénovation des bâtiments et la réaffectation de l’existant et misons sur la suffisance, la réduction de l’énergie grise ainsi que la minimisation de la consommation d’énergie d’exploitation.

    Dans quelle mesure la numérisation, par exemple avec de nouvelles applications pour les passagers, fait-elle partie de votre stratégie pour augmenter l’attractivité des transports publics à Bâle ?
    La numérisation est très importante pour les transports publics. Les passagers souhaitent s’informer sur les horaires ou les perturbations éventuelles via une application et y acheter facilement leur billet. La numérisation est également essentielle lorsqu’il s’agit de partager et de combiner différents véhicules. Beaucoup d’entre nous combinent le trajet en tram ou en bus avec un véhicule de location : selon l’endroit où nous habitons, nous nous rendons à l’arrêt ou de là à notre destination avec un vélo, une trottinette ou une voiture empruntés. Aujourd’hui déjà, nous réservons ou payons la plupart de ces véhicules de location par voie numérique. L’objectif doit être d’avoir des solutions numériques qui relient toutes ces offres de manière confortable. Nous n’avons pas encore réussi la grande percée, il y a de nombreux acteurs et défis sur cette voie. Mais nous travaillons sur des solutions.

    Quels sont actuellement les plus grands défis de la coordination transfrontalière avec le canton de Bâle-Campagne et les pays voisins en ce qui concerne les transports publics ?
    Dans notre région, nous sommes tous habitués à franchir quotidiennement des frontières cantonales ou nationales. En conséquence, nous planifions beaucoup de choses ensemble par-delà les frontières, notamment en matière de mobilité. De nombreuses lignes de tram et de bus circulent à la fois dans la région de Bâle et à Bâle. Nous avons également deux lignes de tram transfrontalières – l’une de Bâle à Saint-Louis (F) et l’autre de Bâle à Weil am Rhein (D). Ces lignes connaissent un grand succès et sont bien utilisées, mais le financement de l’entretien et de l’exploitation des tronçons dans les pays voisins constitue un défi. Le plus grand défi actuel n’est cependant pas tant la coordination au sein de la région que le fait que nous ne soyons pas suffisamment perçus en tant que région par la Confédération. Les discussions actuelles autour de l’extension urgente du réseau ferroviaire à Bâle en sont la preuve. Je suis reconnaissant que nous tirions tous à la même corde dans la région et que nous luttions ensemble pour un RER trinational digne de ce nom. Un système de RER continu a un grand potentiel de transfert des trajets de la route vers le rail.

    Quel est votre calendrier concret pour la conversion de l’ensemble de la flotte de bus à la propulsion électrique d’ici 2027 et quels sont les défis qui restent à relever ?
    Cette conversion est en cours et sur la bonne voie. Près de la moitié des bus BVB roulent déjà à l’électricité. Les Transports publics bâlois vont convertir l’ensemble de leur flotte de bus en bus électriques d’ici 2027. Les BVB apportent ainsi une contribution essentielle pour permettre à Bâle d’atteindre ses objectifs climatiques ambitieux.

    Vous êtes très impliqué dans les instances nationales. Quelles sont les tendances ou les meilleures pratiques des autres villes et régions qui vous inspirent particulièrement pour Bâle ?
    L’échange avec d’autres villes est toujours enrichissant. Toutes sont confrontées aux mêmes défis, par exemple les conflits d’objectifs liés au manque d’espace. J’observe avec intérêt les essais pilotes de transports publics autonomes menés dans d’autres villes. En tant que présidente de la Conférence des villes pour la mobilité, il est important pour moi que nous prenions rapidement les bonnes décisions dans ce domaine et que nous soyons prêts à relever de nouveaux défis tels que les véhicules autonomes. Ces nouveaux développements doivent être bénéfiques pour toutes les parties. Pour cela, il faut toutefois certaines conditions-cadres.

    Y a-t-il quelque chose que vous souhaiteriez voir à Bâle ? Quelque chose qui vous a impressionné ou inspiré dans d’autres villes du monde ?
    Lorsque l’on regarde les villes asiatiques, on est parfois impressionné par la vitesse de réalisation des projets, notamment dans le secteur du bâtiment et du génie civil. D’un autre côté, je suis très reconnaissant que nous ayons en Suisse des processus démocratiques, certes longs, mais qui permettent aux gens de s’impliquer et d’avoir une influence. Je suis convaincu que cette participation – que ce soit par le biais du Parlement ou directement par la population – est une clé pour une meilleure acceptation et donc pour la cohésion sociale.

  • La construction circulaire, un nouveau standard dans le canton de Zurich

    La construction circulaire, un nouveau standard dans le canton de Zurich

    L’Office des biens immobiliers et des bâtiments du canton de Zurich intègre systématiquement les principes de la construction circulaire dans ses processus à l’aide du Circular Hub en tant que plateforme d’économie circulaire. Cette initiative fait suite à la stratégie d’économie circulaire publiée en 2024. Selon un communiqué de Circular Hub, le format de la communauté de pratique intitulé « KreislaufLAB -Planen und Bauen für Zürichs Zukunft » a été établi à cette fin. L’objectif est d’ancrer durablement les connaissances nécessaires dans les rôles existants de la gestion immobilière cantonale. Circular Hub a pris en charge la conception, l’animation et la mesure de l’impact du format en étroite collaboration avec les responsables cantonaux, peut-on lire dans la description du projet. De plus, l’ancrage interne est soutenu par une stratégie de communication.

    Des connaissances spécialisées et des exemples pratiques doivent faciliter la planification et la mise en œuvre de la construction circulaire. Concrètement, des thèmes tels que la déconstruction, le choix des matériaux et la réflexion sur le cycle de vie jouent un rôle central. « Il en résulte un réseau vivant dans lequel les connaissances sont partagées et ancrées dans des aides concrètes à l’application. C’est ainsi que l’impact peut devenir visible », explique Circular Hub pour décrire son orientation.

    Concrètement, il s’agit de cinq ateliers interactifs qui combinent des apports techniques, des discussions de groupe et des travaux de groupe pratiques. Le résultat sera le développement d’outils pratiques et d’aides à l’application. En interne, le processus sera accompagné, entre autres, de bulletins et d’une manifestation de clôture. Enfin, une mesure de l’impact permettra de déterminer comment les compétences ont été développées et les principes du cycle ancrés.

  • L’argile fait son grand retour

    L’argile fait son grand retour

    L’argile a fait ses preuves depuis des millénaires, elle est composée d’argile, de limon et de sable locaux, elle peut être utilisée sans processus de combustion à forte consommation d’énergie et elle est disponible de manière presque illimitée. Contrairement au béton, dont la fabrication avec la cuisson du calcaire génère des émissions de CO₂ considérables, l’argile marque des points avec une dépense énergétique minimale lors de l’extraction et de la transformation. Selon les estimations de différentes sources, la production de béton génère en moyenne 800 à 900 kg de CO₂ par tonne, alors que l’argile n’en produit souvent qu’un dixième, et généralement pas du tout, à condition qu’elle soit séchée naturellement

    Le pavillon d’argile à Horw
    Dans le cadre de « Think Earth », l’ETH Zurich, la HSLU et des entreprises industrielles coopèrent pour mettre en œuvre de manière innovante l’argile et le bois comme matériaux de base. Le pavillon en argile de Horw constitue une étape importante : des éléments en argile et en bois sont combinés sous forme hybride avec de l’Oulesse recyclé, un matériau de démolition mixte développé par Oxara. Les prototypes sont le fruit d’un échange étroit avec l’industrie du bâtiment et les étudiants. L’objectif est d’obtenir des éléments modulaires préfabriqués en terre crue d’une résistance fiable, polyvalents et démontables, pour des logements à plusieurs étages et une architecture flexible

    Avantages, défis et potentiel de recyclage
    L’argile est non seulement économe en énergie, mais elle est également capable de stocker le CO₂, en particulier lorsque des additifs organiques sont ajoutés – elle peut même avoir un effet positif sur le climat. Les matériaux de construction en argile peuvent être facilement séparés et réutilisés lors de la déconstruction des bâtiments. Le processus de recyclage n’est pas coûteux et permet une véritable économie circulaire.

    L’argile est déjà disponible en abondance au niveau régional sous forme de terre d’excavation ou de sous-produit (« gâteau de filtre ») issu du lavage du gravier et des déblais. Jusqu’à présent, une utilisation à grande échelle échoue principalement en raison du manque de normalisation et de maturité du marché. Les partenaires du projet « Think Earth » y travaillent désormais intensivement

    Les solutions hybrides de construction en terre sont encore plus coûteuses que les constructions conventionnelles en béton, mais les progrès réalisés dans la fabrication industrielle, le mélange des matériaux et l’assurance qualité les mettent de plus en plus à la portée du plus grand nombre

    De la niche à la norme ?
    Les chercheurs de la HSLU et de l’ETH Zurich travaillent à la standardisation et à la normalisation des nouveaux éléments de construction hybrides en argile, de sorte qu’une entrée sur le marché dans les dix prochaines années devient réaliste. L’industrie montre un grand intérêt. En particulier parce que les « déchets » d’excavation deviennent une matière première centrale. Avec l’argile, le bois et les technologies hybrides intelligentes, on dispose d’un principe de construction qui préserve les ressources naturelles, offre des avantages climatiques tout en permettant une diversité architecturale. L’argile connaît un renouveau en termes d’innovation et d’image. « Think Earth » et le pavillon d’argile montrent comment la recherche et le secteur de la construction fournissent ensemble des solutions pour le tournant de la construction. La faible empreinte écologique, le potentiel de recyclage et la santé de l’habitat sont plus qu’une tendance – ils marquent la voie vers une culture de la construction urbaine au 21e siècle.

  • Préserver les ressources et prolonger le cycle de vie des bâtiments

    Préserver les ressources et prolonger le cycle de vie des bâtiments

    Les professeures de l’ETH Catherine De Wolf et Maria Conen militent pour un changement radical dans le secteur de la construction. Au lieu de sacrifier les vieux bâtiments inefficaces sur le plan énergétique, elles plaident pour leur conservation, leur rénovation et leur extension. Outre les aspects écologiques, ils mettent l’accent sur les facteurs sociaux et culturels. Les bâtiments abritent des identités et des histoires dont la préservation est essentielle à la vie urbaine. La durabilité devient ainsi un lien entre l’environnement, la société et l’architecture.

    Réutilisation des matériaux de construction
    Un bon exemple est la réutilisation des éléments en verre des escaliers roulants extérieurs du Centre Pompidou à Paris comme cloisons de bureau. Le démontage, le tri et la réintégration, qui demandent beaucoup d’efforts, sont coûteux mais offrent d’énormes avantages environnementaux grâce à des économies significatives de CO₂ et à la réduction des déchets.

    Les matériaux de construction comme le bois et le béton recèlent un grand potentiel de réutilisation jusqu’ici inexploité. Alors que le bois est souvent purement et simplement brûlé, des panneaux de béton pourraient être découpés et servir d’éléments de mur. Les poutres en acier sont certes recyclées, mais elles sont généralement fondues, ce qui consomme beaucoup d’énergie, au lieu d’être réutilisées de manière indéformable. Les défis sont la faisabilité technique, les coûts et la complexité de la planification.

    Numérisation et passeports matériaux pour l’optimisation
    Des instruments numériques tels que les passeports matériaux faciliteront à l’avenir l’aperçu de l’origine, de la composition et de la durée d’utilisation des composants. Ainsi, la réutilisation et le démantèlement seront plus efficaces et plus transparents. L’harmonisation de telles normes fait l’objet de recherches afin de créer des solutions contraignantes dans le secteur.

    Barrières juridiques et normatives
    Un autre obstacle est constitué par les normes qui prévalent aujourd’hui et qui sont principalement conçues pour les bâtiments neufs et ne prennent pas suffisamment en compte les rénovations et le contexte des bâtiments existants. Cela rend les rénovations et les travaux sur l’existant plus difficiles d’un point de vue énergétique. La législation et la réglementation doivent être assouplies à l’avenir afin d’encourager la construction circulaire.

    L’économie circulaire, précurseur de la réduction du CO₂
    Le secteur de la construction est responsable d’environ 50 % de l’épuisement des ressources et de quantités considérables d’émissions de CO₂. L’économie circulaire les atténue considérablement en réduisant les coûts des matériaux, les déchets et la consommation d’énergie grâce à la réutilisation et à la construction modulaire. La déconstruction par des assemblages vissés ou emboîtés plutôt que collés est à cet égard une clé.

    Défis et perspectives d’avenir
    Le principal défi réside dans le coût du démontage et de la réutilisation, ainsi que dans la recherche d’acheteurs pour les matériaux réutilisés. L’absence de structures de marché complètes rend difficile une mise en œuvre à grande échelle. C’est là qu’interviennent des initiatives telles que les places de marché numériques et l’intégration de compétences d’ingénierie spécialisées.

    La construction modulaire et les concepts d’utilisation flexibles, tels que l’utilisation comme musée de bâtiments moins bien isolés, montrent des perspectives d’avenir viables. C’est surtout la jeune génération d’étudiants et de chercheurs des EPF et d’autres instituts qui pousse à l’innovation, ce qui laisse espérer une industrie de la construction plus durable.

  • De nouveaux modèles de location pour des environnements de travail dynamiques

    De nouveaux modèles de location pour des environnements de travail dynamiques

    La marque Lista Office LO du Lista Office Group AG veut apporter de la flexibilité aux entreprises dynamiques. Pour ce faire, l’équipementier de bureau de Degersheim a élargi son offre à un modèle de location de mobilier de bureau. Avec Furniture as a Service, la clientèle se voit proposer « une solution qui préserve les ressources et qui peut être recyclée pour les besoins d’équipement à court terme ou qui évoluent rapidement », explique Lista Office LO dans un communiqué.

    Dans ce communiqué, l’entreprise décrit sa nouvelle offre comme « résolument orientée vers les besoins », « résolument orientée vers le budget » et « résolument adaptée au circuit ». Le renforcement de l’économie circulaire est au cœur de la réflexion. Chez Lista Office LO, chaque meuble loué est contrôlé après sa restitution, remis en état « et proposé à nouveau à la location dans un état comme neuf ». Les pièces qui ne sont plus utilisables sont recyclées.

    Sous le mot-clé orienté vers les besoins, l’entreprise cite les avantages du mobilier de location pour des utilisations temporaires. L’aménagement de l’espace souhaité peut être mis en place rapidement moyennant des frais de location mensuels et peut également être modifié rapidement si nécessaire. Pour le budget de l’entreprise, le modèle de location offre une plus grande marge de manœuvre économique par rapport à l’achat d’équipement de bureau, écrit Lista Office LO.

  • La circularité, clé d’un avenir de la construction respectueux du climat

    La circularité, clé d’un avenir de la construction respectueux du climat

    CircularHub, plateforme de connaissances et d’échanges sur la construction circulaire, invite le 2 octobre 2025 à la MasterClass sur la circularité dans le secteur de la construction et de l’immobilier, selon une annonce. L’objectif est d’aider les professionnels et les dirigeants à transformer activement le secteur de la construction, grand consommateur de ressources, et de contribuer à la réalisation des objectifs suisses de zéro net.

    Au cours de l’événement, le rôle de la circularité dans la durabilité et les points forts des stratégies de conception circulaire et des modèles commerciaux, les exemples de meilleures pratiques et les approches suisses existantes seront discutés. Les participants bénéficieront d’une préparation individuelle au moyen d’un document de briefing et d’un entretien téléphonique de suivi optionnel avec des spécialistes de CircularHub. « Les solutions pour un tournant circulaire sont depuis longtemps sur la table. Il s’agit maintenant de diffuser largement les connaissances, les compétences et la volonté dans la pratique – et c’est précisément la raison d’être de la MasterClass », explique Marloes Fischer, CEO de CircularHub et conférencière principale de l’événement. Outre le contenu technique, la MasterClass permet une mise en réseau active des professionnels et des cadres, qui peuvent échanger avec des experts et des décideurs et prendre des impulsions.

    Selon CircularHub, le secteur suisse de la construction et de l’immobilier, qui émet beaucoup de CO2 et consomme beaucoup de ressources, est confronté à de profonds changements. La plateforme s’efforce donc d’aider les acteurs du secteur à trouver des solutions innovantes et à transformer l’industrie de la construction en une économie circulaire.

  • PFAS dans les déchets de construction

    PFAS dans les déchets de construction

    Chaque année, la Suisse produit environ 7,4 millions de tonnes de déchets de construction minéraux, et les quantités ne cessent d’augmenter avec les démolitions, les rénovations et les nouvelles constructions. L’amiante et les PCB ne sont pas les seuls à poser problème, les PFAS (substances alkyles per- et polyfluorées) le sont également. Ces produits chimiques sont considérés comme cancérigènes et s’accumulent dans le corps humain.

    Une étude de l’université de Berne a détecté jusqu’à sept substances PFAS dans 20 échantillons de matériaux de démolition, parfois à des concentrations allant jusqu’à 5 microgrammes par kilogramme. Bien que les quantités soient jugées faibles, l’équipe de recherche recommande des analyses plus approfondies. Les décharges ne sont généralement pas étanches, les PFAS peuvent être lessivés et ainsi atteindre les eaux souterraines, où ils polluent la chaîne alimentaire et l’eau potable.

    Mesures et nouvelles normes
    L’association suisse des matériaux de construction Kreislauf Schweiz ainsi que l’Office fédéral de l’environnement travaillent en collaboration avec les cantons et des laboratoires indépendants pour déterminer la pollution par les PFAS dans les gravières, les centrales à béton et les bâtiments existants. L’étude est sur le point d’être achevée. Les résultats seront intégrés dans un guide pratique sur la gestion des PFAS. Le gouvernement fédéral prévoit d’ici 2026 des valeurs limites pour les PFAS dans les sites contaminés et les déchets, que les entreprises de construction devront respecter à l’avenir.

    Dans le domaine du génie civil, l’Office fédéral des routes a recommandé d’éviter dans un premier temps les substances contenant des PFAS. En raison de l’absence de bases légales, l’Astra ne peut pas encore imposer d’interdictions, mais travaille sur des listes de contrôle pour les produits de construction sans PFAS.

    Danger pour la santé et économie circulaire
    L’Office fédéral de la santé publique surveille le problème des PFAS dans les espaces intérieurs et met en garde contre leur persistance. Les PFAS se lient longtemps aux matériaux et deviennent problématiques lorsqu’ils sont poncés ou inhalés, mais ils sont jusqu’à présent moins pertinents dans l’environnement résidentiel, car la source principale reste la nourriture. Selon les autorités, le risque d’exposition est plus important dans les déchets de construction et les décharges. En effet, l’eau de pluie entraîne les PFAS dans les eaux souterraines et donc dans la chaîne alimentaire. Les eaux d’infiltration font certes l’objet d’un traitement technique, mais le risque de pollution incontrôlée demeure.

    L’association des matériaux de construction souligne que la recyclabilité des matériaux de démolition est menacée par les nouvelles valeurs limites. Dans le même temps, le secteur souhaite maintenir les produits chimiques hors du circuit. L’enlèvement et l’élimination dans les règles de l’art sont possibles, mais exige de la Confédération des directives claires et applicables.

    Les PFAS dans les sols suisses
    Une étude suisse récente montre que les PFAS sont désormais détectables dans tous les sols supérieurs, même dans les zones forestières et montagneuses isolées. Des sources ponctuelles telles que les terrains d’exercice d’extinction et les usines de galvanisation augmentent localement la pollution. Les sols agricoles en particulier contiennent des niveaux élevés de PFAS, souvent causés par les boues d’épuration utilisées comme engrais. La multiplicité des applications rend l’origine difficile à déterminer.

    Débat politique sur les PFAS
    Après la détection de PFAS dans la viande du canton de Saint-Gall et les premières interdictions, le Parlement s’est également saisi du problème. Les autorités et le secteur travaillent ensemble à un ensemble de mesures visant à protéger la population et l’environnement. Le ministre de l’Environnement Albert Rösti réaffirme la gravité de la situation. Le gouvernement entend réagir en fixant des valeurs limites, en élaborant des guides et en rationalisant les contrôles.

  • L’essor stratégique de l’économie circulaire

    L’essor stratégique de l’économie circulaire

    L’économie circulaire est en train de devenir une partie intégrante des stratégies d’entreprise en Suisse. La part des entreprises qui l’ont intégrée dans leur stratégie d’entreprise est passée de 11 à 27% en quatre ans. Les grandes entreprises en particulier font preuve d’un grand dynamisme. Dans les entreprises de plus de 250 collaborateurs, l’ancrage est déjà une réalité dans plus de la moitié des cas. Les moyennes entreprises suivent avec 39 pour cent, tandis que les plus petites restent nettement à la traîne avec 23 pour cent.

    La mise en œuvre reste fragmentée
    Malgré des progrès évidents dans la perception stratégique, la mise en œuvre opérationnelle reste timide. Seules 15% des entreprises réalisent plus de 10% de leur chiffre d’affaires avec des produits circulaires, et ce après une augmentation marginale depuis 2020. Les entreprises sont tout aussi réticentes à investir. Seules 7% d’entre elles investissent plus de 10% de leurs ressources dans des mesures d’économie circulaire. L’étendue des activités est également limitée avec une moyenne de quelques mesures.

    Focalisation sur l’énergie plutôt que sur les chaînes de valeur
    Les entreprises mettent particulièrement souvent en œuvre des mesures liées à la consommation d’énergie ou au passage aux énergies renouvelables. Les activités le long des chaînes d’approvisionnement ou l’utilisation de matières premières sont nettement plus rares, alors que c’est justement là que se trouvent les principaux leviers de l’efficacité des ressources. Selon Tobias Stucki, auteur de l’étude, un grand potentiel est ainsi gaspillé, d’autant plus que les risques géopolitiques actuels remettent la dépendance aux matières premières au centre des préoccupations.

    Comparaison des secteurs et des régions
    Des différences marquées apparaissent entre les secteurs. Les entreprises des secteurs des télécommunications, de l’électronique et des technologies médicales sont particulièrement engagées. La construction, l’immobilier et les services personnels restent dans les premières phases de la transformation. L’image est également mitigée au niveau régional. En termes d’ancrage stratégique, la Suisse centrale et la Suisse orientale sont en tête, tandis que le Tessin reste en queue de peloton. Il convient toutefois de noter que les entreprises tessinoises se situent nettement au-dessus de la moyenne en termes de parts de chiffre d’affaires réalisées avec des produits circulaires.

    Cadre politique et législatif
    Ces dernières années, la politique a considérablement élargi le cadre de l’économie circulaire. Depuis le 1er janvier 2025, elle est explicitement ancrée dans la loi sur la protection de l’environnement. Ainsi, la préservation des ressources prend une place plus importante que la gestion des déchets. Des cantons comme Zurich et Berne ont posé des jalons en adoptant des décisions populaires et des stratégies. Zurich a adopté une stratégie globale d’économie circulaire, tandis que Berne a ancré ses objectifs dans des directives gouvernementales et un nouveau plan sectoriel des déchets. D’autres cantons comme Bâle-Ville, Genève ou Vaud font également avancer leurs propres initiatives.

    L’économie circulaire, une question d’avenir
    L’étude montre clairement que l’importance stratégique de l’économie circulaire augmente en Suisse. Néanmoins, la mise en œuvre cohérente reste largement limitée aux premières étapes. La transition vers une économie circulaire nécessite des investissements massifs, des changements profonds dans les chaînes d’approvisionnement et de nouvelles formes de coopération. C’est la seule façon de garantir que l’économie circulaire ne reste pas lettre morte, mais devienne un pilier central pour le climat, les ressources et la compétitivité.

  • Une conférence sur les opportunités et les défis de la circularité

    Une conférence sur les opportunités et les défis de la circularité

    La société Kästli Unternehmungen a organisé pour la quatrième fois sa conférence Kästli. Selon un communiqué, une centaine de spécialistes et de personnes intéressées ont discuté dans la gravière de Rubigen de l’économie circulaire dans la construction.

    Le secteur de la construction valorise déjà 70 pour cent de ses quelque 75 millions de tonnes de déchets de construction annuels. Mais « la circularité est plus que le recyclage », a déclaré Susanne Kytzia de l’OST – Ostschweizer Fachhochschule, selon le communiqué. Selon elle, l’économie circulaire doit trouver un équilibre entre de nombreux intérêts différents. De nombreuses petites décisions prises ensemble pourraient faire une grande différence.

    Patric van der Haegen, d’Eberhard Unternehmungen, a souligné le coût écologique et social élevé d’une approche purement axée sur le profit. « Il est d’autant plus important que nous, en tant que secteur, prenions maintenant nos responsabilités et changions de cap » Pascal Remund, de l’hôte Kästli, a appelé à une réflexion intergénérationnelle. « Nous devons penser et agir de manière prospective – dans l’intérêt de ceux qui viendront après nous », a déclaré le président de la direction de cette entreprise familiale bientôt âgée de 140 ans.

    Michael Widmer, directeur de l’association Cycle des matériaux de construction Suisse (BKS), estime que la politique et l’administration ont également un rôle à jouer dans ce domaine, notamment en ce qui concerne les marchés publics. Mais il faut aussi que tous les acteurs du secteur de la construction fassent preuve de courage, selon les participants. Cela va des maîtres d’ouvrage, des entreprises de planification et des entreprises de construction, et implique également la science. « L’économie circulaire n’est pas un objectif, mais un chemin sur lequel nous apprenons en permanence », a déclaré Pascal Remund, « l’essentiel est d’agir maintenant – ensemble et avec courage »

  • Livre blanc « Concepts de bâtiments durables

    Livre blanc « Concepts de bâtiments durables

    Les auteurs du livre blanc appellent à un changement de paradigme. La planification, la construction et l’exploitation doivent être considérées comme des processus cohérents et globaux. Les bâtiments sont considérés comme des systèmes dynamiques au service de l’homme, de l’environnement et de l’économie. Dès le début de la phase de planification, une stratégie d’automatisation prévoyante crée la base d’un fonctionnement efficace en énergie, confortable et durable.

    L’automatisation des bâtiments apporte une valeur ajoutée tangible
    Le contrôle numérique de l’éclairage, de la climatisation, du chauffage et de la ventilation ainsi que l’utilisation ciblée de capteurs permettent de réduire de manière mesurable la consommation de ressources et d’améliorer le climat intérieur. Cela se répercute positivement sur les coûts d’exploitation, le confort des utilisateurs et le respect des critères ESG – un avantage significatif pour les investisseurs, les exploitants et les utilisateurs.

    L’homme au centre
    Le livre blanc accorde une grande importance au facteur humain : les bâtiments modernes doivent contribuer à la santé et à la productivité et répondre aux besoins individuels. Des aspects tels que la qualité de l’air, le confort thermique ou l’acoustique font l’objet d’une attention accrue. Grâce aux technologies numériques – des capteurs aux profils d’espace personnalisés – des environnements de travail et de vie adaptatifs et conviviaux deviennent réalisables.

    L’économie circulaire et les infrastructures numériques comme norme d’avenir
    La domotique favorise une utilisation économe de l’énergie et de l’eau et facilite la mise en œuvre de concepts de bâtiments circulaires. Les plateformes basées sur le cloud, les capteurs IoT et les réseaux basés sur IP laissent la place à des fonctions intelligentes telles que le partage de bureau ou le suivi des actifs et augmentent la valeur des biens immobiliers à l’ère de la transformation numérique.

    Confort, durabilité et augmentation de la valeur
    Le livre blanc démontre de manière impressionnante que l’automatisation intégrale des bâtiments n’apporte pas seulement plus de confort et de rentabilité, mais qu’elle est indispensable pour des biens immobiliers durables, sains et de valeur stable.

    Le livre blanc peut être téléchargé sur : www.siemens.ch/raumautomation