Étiquette : Nachhaltigkeit

  • Une nouvelle étude analyse les produits chimiques dans le plastique

    Une nouvelle étude analyse les produits chimiques dans le plastique

    Les plastiques ne sont pas seulement un problème environnemental, ils représentent un risque chimique. Qu’il s’agisse d’emballages, de jouets pour enfants ou d’électronique. Presque tous les produits en plastique contiennent des produits chimiques, dont beaucoup sont potentiellement nocifs pour l’homme et l’environnement. Cette nouvelle étude, à laquelle participent des instituts de recherche renommés tels que l’Empa, l’Eawag et des universités norvégiennes, met pour la première fois en lumière de manière systématique l’empreinte chimique du monde du plastique.

    Base de données PlastChem
    La base de données PlastChem qui accompagne l’étude répertorie plus de 16 000 produits chimiques utilisés dans les plastiques, volontairement ou en tant que contaminants. Selon les auteurs, au moins 4 200 d’entre elles sont clairement nocives pour la santé ou l’environnement. Fait particulièrement alarmant, ces produits chimiques ne se trouvent pas seulement dans des applications spécialisées, mais aussi dans des produits de tous les jours comme les emballages alimentaires, les jouets et les plastiques de construction.

    Des bioessais plutôt qu’une boîte noire
    Une approche innovante de l’évaluation des risques réside dans l’utilisation de bioessais, des tests biologiques qui mesurent l’effet toxique des substances libérées sans connaître leur structure chimique exacte. Cela ouvre de nouvelles voies pour mieux cibler les substances non identifiées jusqu’à présent, une nécessité si l’on considère que les plastiques contiennent souvent des produits de dégradation et des résidus de réaction qui ne rentrent dans aucune liste.

    Trois leviers pour des plastiques plus sûrs
    L’étude identifie trois principaux domaines d’action :

    • Remplacer les substances dangereuses par des alternatives plus sûres,
    • La transparence sur le contenu chimique des produits tout au long de la chaîne de valeur,
    • la conception de polymères chimiquement simplifiés qui facilitent la réutilisation et le recyclage.

    Ces approches ne sont pas seulement des tâches technologiques, mais aussi politiques. En effet, jusqu’à présent, il y a souvent un manque de clarté réglementaire sur les produits chimiques qui peuvent être utilisés ou non.

    Impulsion pour l’accord mondial sur le plastique
    Les résultats fournissent une base scientifiquement fondée pour des mesures concrètes, juste à temps pour le processus de négociation de l’ONU sur un accord mondial sur le plastique. Selon les chercheurs, il est essentiel que les aspects environnementaux, mais aussi sanitaires, soient désormais au cœur de la stratégie en matière de plastique.

    Voix de la recherche
    « Les plastiques ne contiennent pas seulement trop de produits chimiques, mais aussi trop de choses dont nous ne savons presque rien », déclare l’auteur principal Martin Wagner (NTNU). Zhanyun Wang, chercheur à l’Empa, ajoute : « La simplification chimique est la clé d’une véritable économie circulaire »

    L’étude montre clairement qu’un « business as usual » dans la production de plastique n’est ni écologiquement viable ni acceptable pour la santé. Si l’on veut utiliser les plastiques à l’avenir, il faut les repenser, de la conception moléculaire à la responsabilité globale.

  • Zurich mise sur l’avenir

    Zurich mise sur l’avenir

    Le regard tourné vers le nord, et plus précisément vers Copenhague, sert d’exemple au canton de Zurich. La capitale danoise a prouvé de manière impressionnante qu’il est possible d’atteindre des objectifs climatiques ambitieux, sans faire de concessions. Avec une réduction de 80% des émissions de CO2 depuis 2012, Copenhague a réalisé une performance remarquable. Inspiré par cet exemple, le canton de Zurich s’efforce d’atteindre la neutralité en matière de gaz à effet de serre d’ici 2040, ou au plus tard d’ici 2050. Cet objectif, sur lequel les électeurs zurichois seront appelés à se prononcer le 28 septembre 2025, est un engagement clair en faveur d’une politique climatique durable. Il ne s’agit pas seulement de définir un objectif, mais de poursuivre résolument la réduction effective des émissions de CO2. Une entreprise qui exige de la détermination et de la force d’innovation.

    Des succès grâce à des mesures ciblées
    Parallèlement à la protection du climat, le canton de Zurich investit massivement dans la préservation et la promotion de la biodiversité. Des revalorisations écologiques, des renaturations et un entretien proche de la nature permettent de reconquérir l’espace vital de la flore et de la faune. Les contrôles d’efficacité démontrent de manière impressionnante la rapidité avec laquelle la nature s’adapte et s’épanouit. La revalorisation de ruisseaux dans le cadre du programme « Zürcher Vielfältige Gewässer » (cours d’eau zurichois diversifiés), qui a permis une réintroduction rapide des libellules, en est un exemple remarquable. L’entretien adapté des talus le long des routes cantonales a également des effets. La vie y bat son plein, les insectes et les petits animaux y retrouvent un habitat approprié. Ces succès prouvent que l’engagement en faveur de la biodiversité est payant et que la nature réagit rapidement grâce à des mesures ciblées.

    Poser des jalons pour un avenir durable
    Le canton de Zurich pose des jalons pour un avenir durable en révisant plusieurs lois et en introduisant de nouveaux instruments.

    Ordonnance sur la protection contre le bruit
    La consultation sur la révision de l’ordonnance sur la protection contre le bruit, dont l’entrée en vigueur est prévue pour le 1er avril 2026, est ouverte jusqu’au 6 octobre 2025. Il s’agit d’une conséquence directe des modifications de la loi sur la protection de l’environnement adoptées en septembre 2024.

    Carte SIG « Plans des zones centrales« 
    Une nouvelle carte numérique offre dès à présent une vue d’ensemble complète des plans complémentaires « zones centrales » en vigueur et de leurs éléments, sur la base du cadastre RDPPF.

    Ordonnance sur le CO2
    Le Conseil fédéral a mis en vigueur l’ordonnance sur le CO2 révisée avec un effet partiellement rétroactif au 1er janvier 2025. Elle fixe des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre jusqu’en 2030 et concrétise des mesures d’adaptation au changement climatique ainsi que des mesures d’encouragement pour les technologies respectueuses du climat.

    Lutte contre les organismes envahissants
    Une consultation est ouverte jusqu’au 13 octobre 2025 sur une révision de la loi sur la protection de l’environnement visant à donner aux cantons davantage de pouvoirs pour lutter contre les organismes exotiques envahissants.

    Prescriptions en matière de stationnement
    Une modification de la loi sur l’aménagement du territoire et la construction à partir du 1er août 2025 permettra de réduire les places de stationnement au cas par cas, à condition qu’il n’y ait pas de transfert dans l’espace public.

    ÖKOPROFIT
    Ce programme éprouvé aide avec succès les entreprises à se lancer dans la gestion environnementale afin de réduire les coûts, d’optimiser l’efficacité des ressources et d’améliorer le bilan environnemental. Le canton de Zurich s’efforce de susciter l’intérêt d’autres cantons pour ÖKOPROFIT.

    Bâtiments classés
    Un projet de loi, actuellement en consultation, vise à simplifier la construction et la modernisation énergétique des bâtiments classés.

    Dépôt en couches géologiques profondes
    Les demandes d’autorisation générale pour le dépôt en couches géologiques profondes et l’installation d’emballage du combustible, déposées par la Nagra, sont désormais accessibles au public après avoir été examinées et améliorées.

    Développement de la grande hydroélectricité
    Un rapport du Conseil fédéral du 13 juin 2025 met en lumière le potentiel considérable, mais aussi les incertitudes liées aux renouvellements et aux extensions de la grande hydroélectricité.

    Zurich est prête à relever les défis du changement climatique et à saisir les opportunités d’un avenir plus durable. Il est temps d’agir ou comme on dit au Danemark « Så kom nu i gang ! »

  • D’où viendra l’électricité en 2050

    D’où viendra l’électricité en 2050

    Pour que la Suisse devienne neutre en termes de CO₂ d’ici 2050, les transports, l’approvisionnement en chaleur et l’industrie doivent être largement électrifiés. Les besoins en électricité, qui s’élèvent aujourd’hui à 56 térawattheures, passeront à environ 75 TWh d’ici à 2050. Dans le même temps, 23 TWh proviendront de l’énergie nucléaire. La réorganisation nécessaire du système énergétique est d’une grande portée technique, économique et sociale.

    Développement massif des énergies renouvelables
    Selon le rapport EDGE, environ 60 % de l’électricité doit être couverte par de nouvelles énergies renouvelables d’ici 2050, soit 45 TWh par an. Cela serait possible grâce à 28 TWh provenant de l’énergie photovoltaïque, 13 TWh de l’énergie éolienne et 4 TWh de la biomasse. Pour y parvenir, la capacité photovoltaïque devrait être quadruplée pour atteindre 26,8 GW. L’énergie éolienne devrait être multipliée par 80 pour atteindre 8,4 GW, notamment en hiver. Selon les chercheurs, cela est difficilement réalisable sans de fortes subventions.

    Lalimitation des importations d’électricité rend le système plus coûteux
    La nouvelle loi sur l’électricité limite les importations nettes d’électricité en hiver à 5 TWh. Pour atteindre cet objectif, il faudrait augmenter de 80 % la capacité éolienne, de 11 % la capacité gazière et de 10 % la capacité solaire. Les coûts de production de l’électricité augmenteraient alors de 20 % et les prix de l’électricité pourraient plus que doubler.

    L‘Europe reste déterminante
    Si le commerce européen de l’électricité était fortement restreint, par exemple par une réduction de 70 % des capacités de réseau transfrontalières, la Suisse devrait augmenter sa production d’électricité éolienne de 20 % supplémentaires. Les coûts d’approvisionnement augmenteraient de 8 % supplémentaires. Une enquête menée par le consortium EDGE montre que les priorités sont contradictoires. 60 % de la population souhaite coopérer avec l’Europe, tandis que 70 % veulent l’indépendance énergétique et privilégient les sources d’énergie nationales.

    Les investissements partent à l’étranger
    Une autre étude montre que plus de la moitié des investissements annuels réalisés par les fournisseurs d’énergie suisses dans des projets d’énergie renouvelable à grande échelle sont canalisés principalement vers l’Allemagne, la France et l’Italie. Seul 1 % de ces fonds est investi en Suisse. La Suisse ne dispose pas de projets ou de conditions-cadres appropriés. La Suisse finance donc souvent la transition énergétique de manière indirecte, mais pas chez elle.

    Lenet zéro a un prix
    Le coût de la vie pourrait augmenter entre 2020 et 2050, par exemple en raison des taxes sur le CO₂, de l’échange de droits d’émission ou de l’augmentation des coûts de production. La perte de consommation annuelle d’un ménage pourrait être de 0,63 à 0,75 %, en fonction de la trajectoire mondiale de protection du climat. En l’absence d’options de compensation à l’étranger, les coûts pourraient atteindre 1 %. Toutefois, à long terme, cette situation serait plus favorable que les conséquences d’un changement climatique non maîtrisé.

    La transition énergétique est possible et ambitieuse
    Un approvisionnement en électricité neutre en CO₂ d’ici 2050 est techniquement possible si l’on développe massivement l’énergie photovoltaïque et éolienne, si l’on utilise intelligemment les importations et si l’on oriente les investissements de manière ciblée. L’accès au marché européen de l’électricité reste crucial. Dans le même temps, nous avons besoin d’un large soutien social et de comprendre que l’inaction sera plus coûteuse qu’une transformation audacieuse.

  • Penser circulairement, construire ensemble

    Penser circulairement, construire ensemble

    Le Circular Time Lab de la Haute école de Lucerne réunit théorie et pratique, conception et artisanat, enseignement et développement urbain. Il s’agit d’un projet interdisciplinaire du centre de compétences Typologie & planification en architecture et du cursus d’architecture de la HSLU. En collaboration avec des apprentis d’entreprises de construction en bois de la région, les étudiants développent des structures qui sont non seulement architecturalement attrayantes, mais aussi entièrement réutilisables.

    L’accent est mis sur l’apprentissage et la création en commun. Les étudiants se familiarisent avec les processus artisanaux et les possibilités techniques, tandis que les apprenants participent aux processus de conception. Le résultat est une compréhension approfondie de la construction respectueuse des ressources, qui ferme les cycles et préserve la valeur des matériaux.

    Une architecture à vivre – au cœur de Lucerne
    Les résultats de cette collaboration sont visibles depuis juin 2025 dans deux lieux centraux du canton de Lucerne, sur l’île près de la gare et sur le site Viscosi à Emmenbrücke. Là, des bâtiments en bois aérés, recouverts de tissus colorés, invitent à s’attarder, à observer et à faire une pause. Elles offrent une protection contre le soleil et la pluie tout en incitant à la réflexion.

    Les structures sont plus que de simples interventions esthétiques dans l’espace urbain. Elles sont des déclarations construites pour une culture de la construction qui prend ses responsabilités. Leur conception ouverte invite les gens au dialogue et rend la durabilité visible et tangible. L’ »été lucernois » devient ainsi un terrain d’expérimentation pour une architecture qui ne vise pas la durée, mais l’impact.

    Cycle plutôt que déconstruction
    La réutilisation est au cœur du Circular Time Lab. Les pavillons en bois ne sont pas conçus comme des constructions uniques, mais comme des structures temporaires ayant un avenir. Dès la première construction, il a été fait appel à des éléments en bois existants. Tous les assemblages sont amovibles, toutes les dimensions sont conservées. Le démontage suit à l’automne 2025, et en 2026, un nouveau pavillon avec une nouvelle fonction est construit à partir des mêmes éléments.

    Cette approche itérative permet non seulement de préserver les ressources, mais aussi d’entraîner la pensée planificatrice. En effet, la construction circulaire exige de la créativité et de la précision. Comment une vieille poutre s’intègre-t-elle dans un nouveau projet ? Comment créer de la beauté sans gaspillage ? Ces questions accompagnent les participants du Circular Time Lab tout au long du processus et renforcent leurs compétences pour la construction durable de demain.

    Faire partie d’un réseau international
    Le projet lucernois s’inscrit dans le programme de recherche européen BAUHALPS, Building Circular in the Alps. treize institutions partenaires de six pays développent ensemble de nouvelles stratégies pour la construction circulaire dans l’espace alpin. Le Circular Time Lab sert de laboratoire réel vivant. C’est un lieu d’expérimentation, d’échange et de recherche appliquée.

    La coopération ouvre aux étudiants et aux apprenants non seulement de nouvelles perspectives, mais aussi des réseaux internationaux. Ainsi, un projet local de construction en bois devient un élément constitutif du changement transnational, une impulsion qui rayonne bien au-delà de Lucerne.

    L’avenir commence à petite échelle
    Les structures en bois de l’été lucernois peuvent sembler petites à première vue. Pourtant, elles portent en elles de grandes idées, la collaboration, l’économie circulaire, l’éducation et la responsabilité. Le Circular Time Lab montre comment la construction durable peut être ancrée dans l’éducation et rendue visible dans l’espace public. Car pour réutiliser les matériaux, il faut d’abord repenser les idées.

  • La Suisse lance le recyclage des tuyaux au niveau national

    La Suisse lance le recyclage des tuyaux au niveau national

    Chaque année, environ 85 000 tonnes de tuyaux en plastique sont utilisées en Suisse, dont beaucoup ont une durée de vie allant jusqu’à 100 ans. Malgré leur potentiel en termes de matériaux, il manquait jusqu’à présent un processus systématique de récupération et de recyclage. C’est précisément là qu’intervient le projet « Swiss Plastic Pipe Recycling », initié par l’Association suisse des recycleurs de plastique et l’Association des tuyaux et éléments de tuyauterie en plastique.

    L’objectif est de réintégrer systématiquement dans le circuit des matériaux recyclables les tuyaux issus de projets de construction, de travaux de conduites industrielles ou de déconstructions – grâce à un système standardisé et pratique.

    Large alliance de l’économie et de la pratique de la construction
    Le projet est soutenu par un réseau solide. Des entreprises du secteur de la construction, de la technique du bâtiment, de la transformation des matières plastiques et du recyclage travaillent ensemble pour établir le recyclage des tuyaux à grande échelle en Suisse. Parmi les partenaires du projet, on trouve notamment le groupe Burkhalter, Geberit, Georg Fischer, Meier Tobler, Debrunner Acifer, HakaGerodur, Eberhard, InnoRecycling, MCAM Symalit.

    Tous sont unis par l’objectif de rendre le système de reprise économiquement viable, écologiquement judicieux et facilement accessible aux utilisateurs.

    Le matériau propre est une nouvelle source de recyclage
    Alors que jusqu’à présent, les plastiques d’emballage recyclés étaient principalement utilisés pour fabriquer de nouveaux tubes en plastique, SPPR se concentre sur un potentiel de matériau jusqu’ici peu exploité, les tubes déconstruits. Ces derniers, s’ils sont livrés purs, peuvent servir de source de matières premières de haute qualité, notamment pour les tubes de protection de câbles et les tubes d’infrastructure.

    Les plastiques d’emballage étant appelés à devenir de plus en plus des emballages à l’avenir, il faut des sources supplémentaires de recyclats techniques, une nécessité évidente pour le secteur.

    Plus de 40 points de collecte déjà en service
    L’une des pièces maîtresses du projet est la mise en place d’un réseau de collecte à grande échelle. Plus de 40 points de collecte sont d’ores et déjà disponibles en Suisse. Actuellement, l’accent est mis sur les tuyaux en PE utilisés dans le génie civil, mais l’extension à d’autres matériaux et applications est prévue.

    Grâce à une carte interactive sur le site web du projet, les entreprises trouvent rapidement le point de collecte le plus proche. Ceux-ci acceptent les types de tuyaux définis, à condition que les matériaux soient livrés propres et triés.

    Durabilité avec système
    Avec SPPR, l’ASPR, VKR et les entreprises participantes apportent une contribution concrète à la stratégie de la Suisse en matière d’économie circulaire et de climat. Le recyclage des tuyaux à longue durée de vie réduit les émissions de CO₂, diminue l’utilisation de matières plastiques primaires et favorise la création de valeur régionale.

    Le projet renforce durablement le marché suisse des matières recyclées et montre comment des initiatives industrielles concrètes peuvent avoir un effet systémique.

  • Nouvelles recommandations pour une meilleure protection des sols de qualité

    Nouvelles recommandations pour une meilleure protection des sols de qualité

    Durabilitas et ses partenaires ont élaboré, dans le cadre d’un projet pluriannuel, des recommandations pour une meilleure prise en compte des sols dans l’aménagement du territoire. Elles s’adressent aux acteurs des trois niveaux étatiques, à savoir la Confédération, les cantons et les communes, informe la Fondation pour le développement durable dans un communiqué. Elles se basent sur l’utilisation de l’indice de qualité des sols(BodenQI), qui est déjà utilisé depuis plusieurs années dans des pays comme l’Allemagne, l’Autriche et la Belgique.

    Pour les recommandations présentées aujourd’hui, Durabilitas et ses partenaires ont d’une part évalué l’application de l’indice BodenQI dans ces pays. D’autre part, ils ont analysé l’application de l’IQB dans des projets pilotes suisses. Le projet a été complété par l’évaluation d’un groupe d’accompagnement national composé d’experts de différentes disciplines.

    Le BodenQI permet d’enregistrer la qualité des sols et de la représenter sous forme cartographique. Il offre ainsi « une aide simple à la planification, par exemple pour orienter autant que possible les activités de construction vers des sites où la qualité des sols est moindre et pour préserver des sols de grande qualité », indique le communiqué.

  • Outil numérique pour le développement de sites

    Outil numérique pour le développement de sites

    Le développement de sites est l’une des tâches les plus exigeantes de la planification communale. Les petites communes en particulier sont confrontées à des obstacles structurels. Les ressources manquent, l’accès aux outils informatiques est plus limité et le manque de normes rend difficile la prise de décisions fondées. Le guide numérique est un outil modulaire, convivial et techniquement précis qui comble cette lacune.

    Interaction des connaissances et de la technologie
    Le projet réunit le savoir-faire interdisciplinaire des instituts de développement territorial (IRAP) et de gestion de l’information et des processus (IPM). Le cœur du projet est un guide assisté numériquement qui structure systématiquement les processus de planification et permet des analyses automatisées. La recherche, l’évaluation et le développement de variantes peuvent ainsi être organisés de manière plus efficace. Les communes disposent d’un outil qui améliore la qualité de la planification, quelle que soit leur taille.

    Les zones d’emploi en point de mire
    Alors que jusqu’à présent, le développement interne se concentrait surtout sur les zones résidentielles et mixtes, ce projet met l’accent sur les zones d’emploi de manière ciblée. C’est précisément en période de pénurie de surfaces que le développement stratégique de ces zones détermine la pérennité des entreprises et des sites. Le guide numérique fournit à cet égard une solution unique en Suisse à ce jour.

    La participation grâce à la chambre d’écho garantit la qualité
    Afin de garantir une application pratique, une chambre de résonance a été mise en place. Ce comité composé de spécialistes des administrations communales et de bureaux d’études apporte une expertise précieuse. Lors de la première réunion, qui s’est tenue le 24 janvier 2025 à Saint-Gall, les participants ont discuté des exigences fondamentales et ont défini la marche à suivre. Le dialogue entre la recherche et la pratique est ainsi ancré très tôt.

    Planifier et décider efficacement et durablement pour l’avenir
    La solution logicielle finale doit être facile à utiliser. Elle permet une évaluation objective et systématique des scénarios de développement selon des critères de durabilité pertinents et favorise ainsi des décisions politiques et administratives fondées. Le processus de conception créatif est préservé, complété par l’efficacité numérique et des valeurs de comparaison solides.

    Horizon temporel et perspective
    Le projet, qui a débuté en juin 2024 et se poursuivra jusqu’en mai 2026, se veut une contribution à un aménagement du territoire contemporain basé sur le numérique. La vision est celle d’une plateforme nationale de compétences qui rend le développement territorial tangible, évolutif et de haute qualité.

  • Smart City Aarau connectée, centrée sur l’utilisateur et respectueuse de l’environnement

    Smart City Aarau connectée, centrée sur l’utilisateur et respectueuse de l’environnement

    Aarau est confrontée à des évolutions sociales et technologiques complexes. Pour y répondre de manière orientée vers l’avenir, la ville adopte une approche connectée, créative et efficace avec sa stratégie Smart City. L’accent est mis sur les avantages concrets pour les groupes cibles et les pratiques respectueuses de l’environnement. Les technologies numériques ne sont utilisées que lorsqu’elles apportent une réelle valeur ajoutée.

    Cinq principes de base pour un impact intelligent
    En se basant sur les expériences de la première période stratégique de 2021 à 2025 et sur les modèles éprouvés d’autres villes, Aarau a défini cinq approches à fort impact.

    Travailler en réseau : Les projets s’imbriquent les uns dans les autres et sont mis en œuvre de manière collaborative.

    Aller à la rencontre des besoins : Le dialogue avec la population permet de trouver des solutions qui sont réellement nécessaires.

    Faire des tests : L’innovation passe aussi par l’expérimentation. Les essais pilotes permettent de minimiser les risques et de rendre les idées utilisables dans la pratique.

    Protection de l’environnement : la durabilité est une obligation. Tous les projets tiennent compte des aspects environnementaux et utilisent des ressources renouvelables.

    La technologie comme moyen de parvenir à une fin : l’utilisation de la technologie est ciblée et n’intervient que si elle contribue à la solution.

    L‘équipe Smart City en tant que facilitatrice
    L’équipe Smart City de la ville soutient les employés dans la phase d’idéation et de projet. Elle aide à identifier les groupes cibles, à affiner les idées de projet et à développer des solutions testables. Des formats tels que des entretiens de démarrage, des ateliers ou l’accompagnement de projets complexes jusqu’à leur mise en œuvre sont disponibles. Le mot d’ordre est de mettre en œuvre des projets ayant une réelle utilité pour Aarau ou de les abandonner délibérément.

    Un soutien ciblé et des outils intelligents
    L’équipe Smart City agit également en arrière-plan. Elle observe les tendances, met les acteurs en réseau et encourage le transfert de connaissances via des formats tels que la « Smart City Newsroom ». En outre, elle soutient financièrement des projets par le biais du crédit d’investissement Smart City et aide à créer des espaces de participation.

    Mesurer l’impact et apprendre
    La stratégie s’appuie sur le modèle d’impact IOOI et mesure non seulement les outputs mais aussi les outcomes et les impacts à long terme. L’objectif est que d’ici 2034, tous les professionnels de la ville appliquent des méthodes centrées sur l’utilisateur, planifient leurs projets en réseau, les mettent en œuvre en préservant les ressources et intègrent judicieusement les technologies numériques.

    Smart City Aarau voit plus loin
    La ville d’Aarau réinterprète la smart city comme une méthode de développement d’une urbanité durable et agréable à vivre. L’homme est au centre, pas la technique. Ainsi, la complexité se transforme en innovation et les idées en solutions d’avenir concrètes pour Aarau.

  • Analyse numérique du béton pour une meilleure qualité et durabilité

    Analyse numérique du béton pour une meilleure qualité et durabilité

    Sika a réalisé un investissement stratégique d’un montant non divulgué dans la société canadienne Giatec Scientific, dont le siège est à Ottawa. Dans un communiqué de presse, elle qualifie l’entreprise zougoise de chimie de spécialités de « miles important dans sa stratégie numérique globale ».

    Giatec développe des capteurs, des solutions logicielles et des outils d’analyse de données qui améliorent la qualité, la longévité et la durabilité du béton, de sa fabrication à son transport et à sa mise en œuvre. Sika estime que les analyses précises et l’optimisation des mélanges de béton par Giatec, basées sur l’intelligence artificielle, associées aux technologies d’adjuvants de Sika, permettront de réaliser des économies « substantielles » en termes de coûts et de CO2.

    Pouria Ghods, PDG et co-fondateur de Giatec, entend « redéfinir l’avenir de la construction en béton assistée par l’IA » grâce à ce partenariat stratégique avec Sika. Il considère la présence mondiale du nouveau partenaire comme une grande opportunité « d’établir nos technologies intelligentes dans le monde entier ».

    Tout comme Ghods, le directeur de la construction de Sika, Ivo Schädler, souhaite contribuer à façonner l’avenir de l’industrie du béton par la transformation numérique « en travaillant en étroite collaboration avec Giatec et son réseau de partenaires stratégiques mondiaux, tels que Heidelberg Materials. En utilisant l’innovation numérique, nous offrons à l’industrie de la construction des perspectives basées sur les données qui améliorent la durabilité et la performance et permettent de passer au niveau supérieur de la construction moderne »

  • Le patrimoine bâti en point de mire, le PNR 81 commence

    Le patrimoine bâti en point de mire, le PNR 81 commence

    Am 13. und 14. Mai 2025 traf sich die NFP-81-Community erstmals persönlich in Thun. Rund 80 Vertreterinnen und Vertreter aus 13 Forschungsteams präsentierten ihre Projekte in kurzen Vorträgen und gewährten dabei Einblick in die beeindruckende thematische Breite des Programms. Ergänzt wird diese akademische Vielfalt durch die 45 Praxispartnerinnen und -partner, die mit ihrem Praxiswissen die Forschungsarbeiten bereichern. Insgesamt sind über 130 Personen direkt am Programm beteiligt. Ein klares Zeichen für die starke Verankerung des NFP 81 in Wissenschaft, Wirtschaft und Gesellschaft.

    Impulse aus der Praxis: Stadt Thun als Gastgeberin
    Der erste Veranstaltungstag endete mit zwei aufschlussreichen Vorträgen von Dr. Raphael Lanz, Stadtpräsident von Thun und Florian Kühne, Stadtarchitekt von Thun. Beide betonten die entscheidende Rolle eines offenen Dialogs in der Baukultur und die Bedeutung interdisziplinärer Zusammenarbeit. Diese Perspektiven lieferten wichtige Impulse für die Arbeit in den Forschungsprojekten, die das Ziel haben, ökologische und soziale Fragen in der Baukultur stärker zu verknüpfen.

    Austausch über gemeinsame Herausforderungen
    Der zweite Veranstaltungstag diente dazu, die gemeinsamen Herausforderungen und Schnittmengen der vielfältigen Forschungsvorhaben zu identifizieren. Dr. Oliver Martin vom Bundesamt für Kultur und Prof. Ivana Katurić, Co-Autorin eines Handbuchs für das New European Bauhaus, gaben den Auftakt für einen intensiven Austausch. In gemischten Breakout-Sessions diskutierten die Teilnehmenden engagiert darüber, wie sich unterschiedliche Perspektiven und Kompetenzen bündeln lassen, um innovative und nachhaltige Lösungen für den gebauten Raum zu entwickeln.

    Gemeinsame Vision und positives Fazit
    Zum Abschluss des Treffens zeigte sich Prof. Dr. Paola Viganò, Präsidentin der Leitungsgruppe, erfreut über den intensiven Austausch und die Aufbruchstimmung: «Ich freue mich zu sehen, dass hier eine Gruppe entsteht, die ein gemeinsames Ziel teilt. Wir alle möchten mit diesem Programm den Diskurs über den ökologischen und sozialen Wandel des gebauten Raums voranbringen.» Dieser Satz bringt das gemeinsame Selbstverständnis der Teilnehmenden auf den Punkt: Das NFP 81 ist keine Aneinanderreihung isolierter Projekte, sondern eine Gemeinschaft mit einer gemeinsamen Mission.

    Transparenz und Partizipation
    In den kommenden Tagen werden auf der Webseite des NFP 81 die Porträts der einzelnen Projekte aufgeschaltet. Neben prägnanten Beschreibungen der Forschungsvorhaben werden dort auch die Praxispartner vorgestellt, die im Programm eine tragende Rolle einnehmen. Dieser transparente Einblick soll nicht nur den Austausch innerhalb der Community fördern, sondern auch eine breitere Öffentlichkeit ansprechen und zum Mitdenken und Mitwirken einladen.

  • Les appels d’offres ProKilowatt 2025 posent de nouveaux jalons

    Les appels d’offres ProKilowatt 2025 posent de nouveaux jalons

    La phase de soumission des projets et programmes visant à améliorer l’efficacité électrique dans les secteurs de l’industrie et des services ainsi que dans les ménages est ouverte depuis novembre 2024. Avec 49 demandes rien que jusqu’à la mi-avril 2025, l’intérêt est supérieur d’environ 30 % à celui de l’année précédente. Un record qui souligne le potentiel d’économies d’énergie durables.

    Flexibilité pour les entreprises – sans papier et planifiable
    La demande numérique simple et le traitement rapide en seulement quatre semaines facilitent l’intégration des projets d’efficacité dans leur planification opérationnelle. Depuis cette année, il est également possible de soumettre à tout moment des projets de plus grande envergure, avec une subvention pouvant aller jusqu’à six millions de francs – une étape importante pour des projets ambitieux tels que le remplacement de grandes installations de production ou le regroupement de petites mesures.

    Économies concrètes
    Un projet dans le commerce de détail a déjà reçu une promesse de financement pouvant aller jusqu’à six millions de francs. Le remplacement des meubles frigorifiques existants permettra d’économiser chaque année des quantités d’électricité équivalentes à la consommation de 4 500 ménages. Dans l’industrie également, les projets vont du remplacement de presses à l’optimisation de machines d’imprimerie en passant par des souffleries plus efficaces dans les stations d’épuration des eaux usées.

    Les appels d’offres concurrentiels, un instrument d’avenir
    Le programme ProKilowatt est financé par l’Office fédéral de l’énergie et mis en œuvre par CimArk SA à Sion. La contribution d’encouragement, financée par un supplément sur les réseaux à haute tension, crée des impulsions pour une économie économe en électricité et compétitive. La prochaine échéance pour les demandes de projets est fixée au 2 novembre 2025, une date importante pour toutes les entreprises qui souhaitent réduire leurs coûts énergétiques grâce à des mesures innovantes tout en contribuant à la transition énergétique.

  • Nouveau site de distribution avec accès par train

    Nouveau site de distribution avec accès par train

    Le grossiste Pistor AG a ouvert à Sennwald une centrale de distribution pour les clients de Suisse orientale. Selon le communiqué de presse, Pistor livre depuis le lundi 12 mai des denrées alimentaires et des marchandises aux boulangeries, aux entreprises de restauration et aux hôpitaux. Après une période de construction d’environ un an, les clients de Suisse orientale du grossiste sont approvisionnés directement depuis Sennwald. « Le démarrage s’est déroulé sans problème », déclare Richard Betschart, responsable logistique de Pistor, cité dans le communiqué.

    « Nous comptons sur des livraisons quotidiennes allant jusqu’à 85 tonnes au départ de Sennwald », poursuit Betschart. 21 collaborateurs travaillent sur place, dont la plupart sont des chauffeurs de camion. Trois des 14 camions sont électriques. Ce nombre devrait passer à huit dans les années à venir.

    Selon le communiqué, l’entreprise a misé sur la durabilité dans le cadre de ce projet. Ainsi, la centrale de distribution de Suisse orientale permet de raccourcir les trajets et d’assurer une livraison durable. Pistor transporte les marchandises de nuit par train du siège principal de Rothenburg à Sennwald, avant de les redistribuer par camion. Cela permet d’économiser plus de 400’000 kilomètres de route par an, poursuit le communiqué. Le bâtiment est également construit en bois, ce qui a permis d’éviter l’émission de 670 tonnes de CO2. Il y a une installation solaire, un réservoir souterrain et une station de lavage à l’eau de pluie pour les camions et les wagons.

    Pistor est une entreprise de commerce et de services pour le secteur de la boulangerie et de la confiserie, la gastronomie et le marché de la santé. Fondée en 1916, l’entreprise compte aujourd’hui plus de 700 collaborateurs. Selon ses propres indications, l’assortiment Pistor comprend plus de 20 000 produits, des prestations de service et un grand réseau de spécialistes. En 2024, Pistor a réalisé un chiffre d’affaires de 827 millions de francs suisses.

  • La Maison du bois de Sursee montre l’avenir

    La Maison du bois de Sursee montre l’avenir

    Avec six étages en bois, complétés par une utilisation diversifiée de bureaux, d’appartements et d’espaces communs, la Maison du Bois démontre de manière impressionnante le potentiel de la construction moderne en bois. L’ensemble de la construction, à l’exception du sous-sol, est en bois suisse, dont 94 % proviennent de forêts locales. Le matériau de construction repousse en seulement 80 minutes, ce qui prouve bien la viabilité écologique des ressources régionales.

    Une pensée circulaire systématiquement mise en œuvre
    Le bâtiment est conçu de manière à ce que les générations futures puissent le déconstruire et réutiliser les éléments de construction utilisés. Pour les entreprises du secteur du bois et de la construction, cette circularité est un moteur d’innovation essentiel qui rend la durabilité tangible dans la pratique et s’affirme de plus en plus comme un argument de vente face à une clientèle soucieuse du climat.

    Les méthodes numériques comme moteur de l’efficacité
    L’une des particularités du projet réside dans l’utilisation systématique de méthodes de planification numériques. Grâce à la modélisation des informations du bâtiment (Building Information Modeling), l’ensemble du bâtiment a été modélisé, planifié et mis en œuvre. Les entreprises artisanales ont travaillé directement avec des modèles numériques sur des appareils mobiles, une approche qui porte l’utilisation des matériaux, la coordination de la construction et l’efficacité à un nouveau niveau.

    La liberté réglementaire, un avantage pour l’innovation
    Avec une formation pratique, des normes de protection incendie indépendantes des matériaux et des directives SIA flexibles, la Suisse offre un environnement idéal pour le progrès dans la construction en bois. Ces conditions générales permettent aux ingénieurs de développer des solutions créatives qui, ailleurs, seraient freinées par des normes rigides.

    Un rôle de pionnier au niveau mondial en ligne de mire
    Le projet se veut une source d’inspiration pour l’avenir international de la construction en bois. Grâce à son savoir-faire, à son esprit d’innovation et à l’utilisation intelligente des outils numériques, la Suisse se positionne en tant que leader mondial. Visible également dans le plus grand projet en cours, le Dock A prévu à l’aéroport de Zurich, pour lequel l’entreprise Pirmin Jung Suisse participe de manière déterminante à la planification basée sur le bois.

  • Swissbau Lab ouvre de nouveaux horizons

    Swissbau Lab ouvre de nouveaux horizons

    Du 20 au 23 janvier 2026, la Foire de Bâle deviendra le point de rencontre du secteur suisse de la construction et de l’immobilier. Le Swissbau Lab, situé dans le hall 1.1, sera au centre de l’événement, un espace dédié aux idées, aux innovations et aux nouveaux partenariats. Des thèmes tels que l’économie circulaire, les opportunités de planification numérique, les processus de construction modifiés et la protection du climat marqueront les discussions. Le lancement de la programmation le 6 mai 2025 marque le début d’une phase intensive de développement de concepts à laquelle les entreprises, les associations et les institutions sont invitées à participer.

    Atelier comme tremplin pour l’innovation
    L’atelier de lancement du 6 mai 2025 à Zurich marquera le début du processus. Les entreprises confirmées et intéressées y recevront toutes les informations sur le concept et les possibilités de participation au Swissbau Lab. Les responsables du salon coordonneront le développement du programme qui suivra. D’abord en séance plénière, puis en groupes thématiques spécifiques. Les inscriptions de dernière minute à l’atelier sont possibles jusqu’au 2 mai 2025.

    Le réseautage, clé du progrès
    Qu’il s’agisse d’une start-up ou d’une entreprise bien établie, l’élément décisif est la motivation à participer activement à la construction de l’avenir. Avec le Swissbau Lab, un réseau d’innovation dynamique voit le jour, porté par la Société suisse des ingénieurs et des architectes (SIA) en tant que Leading Partner. La plate-forme favorise les échanges ouverts et mise sur la coopération plutôt que sur la lutte individuelle.

    Markus Weber, président de Construire en numérique Suisse et co-directeur de la filière Construction numérique à la Haute école de Lucerne, en souligne l’importance : « Pour nous, Swissbau est une occasion unique de mettre l’accent sur le principe du « travailler ensemble plutôt que chacun pour soi ». Ensemble, nous donnons des impulsions pour un secteur de la construction et de l’immobilier interconnecté, numérique et porteur d’avenir »

  • L’ingénierie historique rencontre la recherche moderne

    L’ingénierie historique rencontre la recherche moderne

    Des chercheurs du département Mechanical Systems Engineering du Laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche (Empa) à Dübendorf ont participé à la construction d’une roue à aubes à Steffisburg. Comme l’indique un communiqué, la construction a été rendue nécessaire après que la Zulg a été abaissée de deux mètres pour protéger la localité contre les inondations. Le Mühlebach, qui avait fourni de l’énergie hydraulique aux entreprises de Steffisburg pendant des siècles, menaçait de s’assécher, tout comme l’écosystème environnant.

    Le défi consistait à adapter l’installation aux besoins de Steffisburg. « Elle doit alimenter le Mühlebach avec au moins 125 litres d’eau pour un débit minimal de la Zulg d’un mètre cube par seconde », explique Silvain Michel, chef de projet à l’Empa, cité dans le communiqué, « et même avec des apports plus faibles, il faut encore pomper au moins 100 litres par seconde pour préserver les biotopes ».

    Le modèle de l’installation de puisage d’eau était la roue à augets développée par Walter Zuppinger en 1849. La roue hydraulique, dont l’efficacité a été scientifiquement confirmée en 2016 lors d’essais complexes, a déjà été utilisée dans le projet de Glattfelden installé par l’Empa.

    Dans le projet actuel à Steffisburg, la roue à eau a été modifiée une nouvelle fois et dotée d’une roue motrice séparée. Outre l’Empa, le bureau d’études EKZ de Thoune et la société CFD-Schuck GmbH ont participé à la réalisation technique.

  • Les CFF continuent de développer Bâle

    Les CFF continuent de développer Bâle

    Avec le projet « Wolf Basel », les CFF transforment un site de 160 000 mètres carrés situé à l’est de la ville en un quartier urbain vivant et porteur d’avenir. Cette transformation est un exemple de densification intelligente des espaces urbains. Habitat, travail, loisirs et logistique doivent coexister ici sous une nouvelle forme, en préservant les ressources, de manière durable et intégrée dans la structure urbaine existante.

    Les travaux de construction débuteront à partir de 2027 dans la partie ouest du site. Dans le cadre de deux concours, les CFF ont cherché et trouvé des solutions architecturales et fonctionnelles de pointe. Le jury, composé d’experts indépendants et de représentants du maître d’ouvrage et du canton de Bâle-Ville, a recommandé la réalisation des projets « Janus » d’ARGE Experience de Paris avec M-AP Architectes de Lausanne et « Binaria » d’ARGE Parabase GmbH et Confirm AG de Bâle. Les deux nouveaux bâtiments de dix étages offriront environ 300 logements et poseront des jalons en matière de durabilité, de qualité de l’habitat et d’intégration architecturale.

    La durabilité rencontre l’innovation urbaine
    Les immeubles d’habitation prévus reflètent l’évolution de l’urbanisme. Les logements sont conçus pour différents modes de vie, et les espaces communs au rez-de-chaussée favorisent les interactions sociales. Les toits ne servent pas seulement de source d’énergie grâce au photovoltaïque, mais aussi de réservoir d’eau et, en partie, d’espaces de détente accessibles. Des éléments photovoltaïques sur les façades, des espaces verts, des systèmes de chauffage renouvelables et des systèmes sophistiqués de refroidissement en été font partie d’un concept énergétique global.

    Le projet établit également de nouvelles normes en matière de construction. Les assemblages vissés remplacent les assemblages collés, les structures modulaires permettent une réutilisation ou un démontage ultérieur, le Design for Disassembly devient ainsi une réalité. Wolf Basel se présente ainsi non seulement comme un modèle d’urbanisme, mais aussi comme un modèle technique d’avenir.

    L’identité naît du dialogue
    Avant même le début des travaux, le site est ouvert à des utilisations intermédiaires, à l’expérimentation et à la participation. Un hall de gare historique sert depuis peu de terrain de pickleball temporaire et fait bouger le centre de la zone de développement. En outre, divers espaces sont disponibles pour des utilisations à plus long terme dans les domaines de la culture, des loisirs et de la restauration. Les CFF lancent un appel aux idées créatives et à la participation active à la conception du futur quartier.

    Plus qu’un geste, cette ouverture s’inscrit dans une stratégie où le développement urbain est considéré comme un processus participatif. Cela permet de créer très tôt un lien émotionnel avec le quartier et sa future identité.

    Une construction par étapes avec une vision à long terme
    Le début de la construction de Wolf Basel est prévu pour 2027. Dans la première phase, les immeubles d’habitation seront construits dans la partie ouest du site, dont un tiers dans le segment économique par des promoteurs d’utilité publique. Parallèlement, l’Urban Hub sera développé dans la partie centrale, un espace public avec des offres de restauration, de sport, de culture et de services. Dans une deuxième phase, probablement à partir de 2031, des bâtiments commerciaux et de services avec environ 1’000 emplois suivront dans la partie est.

    L’ensemble du projet se base sur le plan d’aménagement en vigueur du 2 mai 2023 et constitue un exemple de développement de qualité de surfaces potentielles en centre-ville en Suisse.

  • Construire entre ville et campagne

    Construire entre ville et campagne

    Alors qu’à la campagne, il y a encore de l’espace disponible et que les processus de construction sont souvent moins compliqués, la réalité urbaine est marquée par des contraintes de densité, des réglementations et des procédures d’autorisation fastidieuses. A la campagne, les lignes de communication sont plus courtes et les processus plus directs. En revanche, dans les villes, des projets complexes comme « The Circle » à l’aéroport de Zurich exigent une coordination sophistiquée et de la patience.

    La pénurie de main-d’œuvre qualifiée ne connaît pas de frontières
    Qu’elle soit rurale ou urbaine, la lutte pour les apprentis qualifiés est perceptible dans toute la Suisse. Il est à noter que les jeunes des régions rurales sont souvent plus doués pour les travaux manuels. Notamment parce qu’ils sont très tôt en contact avec des travaux pratiques. Néanmoins, le recrutement reste un défi, en particulier dans les zones urbaines, où les carrières académiques ou commerciales dominent.

    L’enracinement régional comme facteur de succès
    Qu’il s’agisse d’entreprises familiales traditionnelles à Schwyz ou d’entreprises de construction ancrées localement en Thurgovie, le secteur principal de la construction reste un pilier fort de l’économie régionale dans les deux cantons. Dans les campagnes en particulier, les entrepreneurs ne sont pas seulement actifs sur le plan économique, mais aussi sur le plan social, en tant que membres d’associations, présidents de comités d’organisation et promoteurs de la vie locale.

    Les recours freinent partout le progrès
    L’idylle rurale ne protège pas des obstacles juridiques : Même en dehors des villes, les projets de construction sont régulièrement retardés par des oppositions. Les appels à une procédure plus claire, plus rapide et juridiquement sûre se multiplient. Du point de vue de la pratique, cela aurait dû être fait depuis longtemps.

    Des situations de départ différentes en matière de commandes
    Alors que le canton de Schwyz enregistre actuellement un volume de commandes solide avec une activité de construction croissante et des projets de grande envergure, la situation est tendue en Thurgovie. Les investissements non obligatoires y sont reportés pour des raisons d’économie, avec des conséquences directes pour les entreprises de construction locales.

    Pleins feux sur la durabilité et la qualité
    Les exigences en matière de nouvelles constructions évoluent rapidement. L’efficacité énergétique, la durabilité et la construction adaptée au climat dominent les exigences des projets. Parallèlement, la pression des délais sur les chantiers augmente, tandis que la complexité juridique s’accroît. Le souhait du secteur, plus de qualité plutôt que de dumping sur les prix et un retour aux valeurs durables à long terme.

  • Comparaison des différences entre les ACV des produits de construction

    Comparaison des différences entre les ACV des produits de construction

    La société conspark a publié une fiche d’information qui présente les différences entre les règles d’équilibrage de l’UE et de la Suisse pour les produits de construction. Elle peut être téléchargée dès à présent en allemand et en anglais et a pour but de fournir un guide compact aux professionnels du secteur de la construction chargés de la conception, de la fabrication et de la durabilité. Après tout, les résultats de l’ACV des produits de construction constituent la base des futurs bilans des bâtiments.

    En Suisse, la Conférence de coordination des services de la construction et des immeubles des maîtres d’ouvrage publics (KBOB) fournit des règles de bilan pour l’écobilan des produits de construction et publie ces résultats dans la liste des données d’écobilan dans le domaine de la construction. Dans l’UE, les écobilans sont établis selon la norme EN 15804 A2 et leurs résultats sont présentés sous forme de déclarations environnementales de produits (EPD).

    A titre de comparaison, l’analyse du cycle de vie de différents types de béton recyclé a été réalisée à titre d’exemple selon les deux normes. Il s’est avéré que les émissions de gaz à effet de serre et les besoins énergétiques du même béton étaient très différents selon le référentiel, l’écobilan de la KBOB présentant à chaque fois des valeurs plus élevées. Selon conspark, cela résulte des ensembles de données de base utilisés : L’écobilan EPD est basé sur des données plus récentes, qui tiennent déjà compte des progrès technologiques tels que la réduction de la teneur en clinker et l’utilisation accrue de combustibles alternatifs.

    « La comparabilité des données d’ACV joue un rôle crucial dans les réglementations à venir et les limites d’émissions de CO2 », a déclaré Florian Robineck, directeur général et co-auteur de cette fiche d’information, dans un communiqué. En conséquence, la recommandation des auteurs de la fiche d’information est la suivante : « Une mise à jour régulière des jeux de données de base de la KBOB et une plus grande harmonisation des deux approches contribueraient à réduire les différences existantes et à permettre des évaluations comparables de la durabilité »

  • La banque thurgovienne mise sur l’énergie solaire à Arbon

    La banque thurgovienne mise sur l’énergie solaire à Arbon

    La banque cantonale de Thurgovie(TKB) a installé une nouvelle centrale photovoltaïque sur le toit de sa succursale d’Arbon. Comme l’indique un communiqué, cette nouvelle installation de 500 mètres carrés est la plus grande que la banque ait mise en service. Elle devrait fournir environ 105 000 kilowattheures d’électricité par an. Cela correspond à la consommation annuelle de 21 ménages.

    L’électricité produite sur le toit doit être utilisée en premier lieu pour le fonctionnement de l’agence. Selon les besoins, elle couvre entre 25 et 40 pour cent des besoins énergétiques de la succursale de la banque, indique le communiqué. En outre, l’installation solaire alimente trois stations de recharge pour voitures électriques dans le parking souterrain voisin du centre commercial Novaseta. L’électricité surproduite sera en outre injectée dans le réseau public.

    Avec cette nouvelle installation, la TKB veut souligner son engagement pour une énergie durable et renouvelable et réduire les émissions de CO2 sur place.

  • La région aéroportuaire de Zurich se dote d’un comité consultatif sur le développement durable

    La région aéroportuaire de Zurich se dote d’un comité consultatif sur le développement durable

    La FRZ Flughafenregion Zürich renforce son engagement en faveur du développement durable. Elle a créé le 6 février un comité consultatif sur la durabilité, informe le réseau économique dans un communiqué correspondant. « La durabilité n’est pas une tendance, mais un facteur de réussite décisif pour les entreprises et la société », peut-on y lire pour expliquer les raisons de cette décision.

    Le nouveau comité consultatif doit faire office de « centre de compétence de premier plan » pour les innovations durables dans la région. Concrètement, il a pour objectif d’aider les entreprises, les villes et les communes à mettre en place des modèles commerciaux durables. Il s’agit de promouvoir les meilleures pratiques et de mettre en relation les acteurs économiques, scientifiques et politiques.

    L’attribution du FRZ Excellence Award fera également partie des tâches du nouveau comité consultatif. Ce prix récompense chaque année les performances exceptionnelles en matière d’écologie, de responsabilité sociale et d’innovation des entreprises membres de la FRZ Flughafenregion Zürich.

    Le comité consultatif sur la durabilité comprend notamment Mario Angst de l’université de Zurich, Willi Gärtner de Planzer, Thomas Meier du Swiss Safety Center et l’ancienne directrice générale de la Greater Zurich Area, Sonja Wollkopf. Au total, le comité consultatif compte quatre femmes et neuf hommes issus du monde des affaires, de la science et de la politique. La FRZ Flughafenregion Zürich tient à disposition la liste complète des membres, y compris un lien vers leur profil LinkedIn, dans le communiqué.

  • Le centre logistique de Bedano fonctionne entièrement sans énergie fossile

    Le centre logistique de Bedano fonctionne entièrement sans énergie fossile

    L’entreprise de transformation de la viande Ernst Sutter AG de Gossau exploite son centre logistique tessinois sur le site de Bedano sans utiliser d’énergie fossile. L’alimentation électrique de toutes les installations nécessaires est assurée à 45 pour cent par de l’énergie solaire et pour le reste par de l’énergie hydraulique, peut-on lire dans un communiqué. L’électricité solaire provient d’une installation photovoltaïque située sur le toit du centre, où l’installation de 271 mètres carrés produit 55 000 kilowattheures d’électricité par an.

    Le système de chauffage est passé du chauffage au mazout à un système de pompe à chaleur air-eau. La chaleur extraite des systèmes de refroidissement est utilisée pour la préparation d’eau chaude.

    Avec les sites de Gossau et de Bazenheid SG, Bedano est désormais le troisième site de l’entreprise à être approvisionné en énergie sans recourir aux énergies fossiles. « Nous nous fixons des objectifs ambitieux pour réduire continuellement notre empreinte écologique et contribuer ainsi à un avenir plus durable », déclare Reto Sutter, président de la direction, cité dans le communiqué. « Le développement des énergies renouvelables sur nos sites joue un rôle central dans cette démarche »

  • La première pierre du nouveau bâtiment d’exploitation de Grabs a été posée

    La première pierre du nouveau bâtiment d’exploitation de Grabs a été posée

    La société HRS, basée à Frauenfeld, construira en tant qu’entreprise totale le nouveau bâtiment d’exploitation de la division Pharma de Körber à Grabs. Comme l’indique un communiqué, la première pierre a été posée le 13 février.

    Outre le bâtiment déjà existant sur le site, un sous-sol, deux étages de production et deux étages de bureaux seront construits sur une surface libre. Au total, 7500 mètres carrés de surface de production et 5000 mètres carrés de surface de bureaux seront ainsi créés dans le nouveau bâtiment. Le bâtiment lui-même répondra aux exigences actuelles en matière de durabilité et d’efficacité énergétique. Outre la mise en place d’une installation photovoltaïque sur le toit, de vastes possibilités de rechargement pour les voitures électriques seront également construites, est-il précisé dans le communiqué.

    Le nouveau bâtiment, qui devrait être achevé en 2027, permettra à l’avenir de regrouper toutes les ressources de la division Pharma de Körber.

    « Le nouveau bâtiment joue un rôle central dans notre croissance prévue, au centre de laquelle se trouvent d’une part les clients et d’autre part bien sûr nos collaborateurs », déclare Christoph Hammer, CEO Packaging du secteur d’activité Pharma de Körber à Grabs, cité dans le communiqué. « Outre nos capacités spatiales, nous nous développons également en termes d’équipe. Aujourd’hui déjà, plus de 360 collègues travaillent sur le site au développement et à la production de nos technologies. D’ici la fin de l’année, ils seront plus de 390. Pour eux, nous créons un environnement de travail ultramoderne »

  • Une entreprise de solutions numériques pour les bâtiments obtient la meilleure note pour la protection du climat

    Une entreprise de solutions numériques pour les bâtiments obtient la meilleure note pour la protection du climat

    KONE a obtenu la note A du Carbon Disclosure Project(CDP) pour l’excellence de sa transparence environnementale et de ses mesures de protection du climat. Le producteur mondial d’ascenseurs, d’escaliers mécaniques et de portes automatiques, dont le siège se trouve à Espoo en Finlande et la centrale suisse à Brüttisellen, fait ainsi partie des rares entreprises parmi les 25 000 évaluées à avoir obtenu la meilleure note, informe KONE dans un communiqué. En outre, CDP a attribué à l’entreprise la note A ou A- pour la douzième fois consécutive. KONE considère cela comme une confirmation de sa gestion conséquente du développement durable et de l’environnement.

    « C’est un honneur pour nous d’obtenir une place sur la prestigieuse liste A du CDP pour la protection du climat », a déclaré Kirsi Simola-Laaksonen, vice-présidente senior du développement durable et de l’environnement chez KONE, citée dans le communiqué. « Nous accélérons nos efforts pour réduire nos émissions de carbone et aider nos clients à se décarboniser » Les technologies de KONE contribuent par exemple à réduire la consommation d’énergie des ascenseurs, explique la responsable de KONE.

    En ce qui concerne ses propres opérations, KONE s’est engagé à réduire de moitié ses émissions opérationnelles (scopes 1 et 2) d’ici 2030 par rapport à 2018. Les émissions indirectes de la chaîne de valeur (scope 3) doivent être réduites de 40 pour cent sur la même période. L’année dernière, les émissions opérationnelles de KONE étaient déjà inférieures de 29 % à celles de l’année de référence 2018. Dans le même temps, les émissions du scope 3 ont été réduites de 12,8 pour cent. De plus, KONE a été « la première entreprise du secteur » à atteindre « des unités de production neutres en carbone dans le monde entier » dès l’été 2023, précise le communiqué.

  • Extension du réseau de chauffage urbain à Ober- et Unterentfelden

    Extension du réseau de chauffage urbain à Ober- et Unterentfelden

    Avec le réseau de chaleur à Ober- et Unterentfelden, Eniwa AG va raccorder le prochain réseau à son réseau, comme il ressort d’un communiqué. Le fournisseur d’énergie basé à Buchs vient d’obtenir l’autorisation de construire une centrale énergétique et la première partie du réseau. A partir de 2026, la chaleur résiduelle de l’usine d’incinération des ordures ménagères de Buchs(KVA Buchs) devrait fournir de l’énergie thermique neutre en CO2 aux premiers clients.

    La première étape devrait être mise en service en 2026. Selon le communiqué, elle permettra d’injecter de l’énergie thermique pour des besoins de l’ordre de 20 000 mégawattheures. Selon le communiqué, Fewag étend le réseau de conduites de Suhr à la centrale énergétique d’Unterentfelden pour le transport de la chaleur résiduelle issue du recyclage des déchets vers Entfelden.

    Les rejets thermiques sont acheminés sous forme d’eau chaude vers la centrale énergétique et distribués dans les bâtiments via le réseau de distribution à 65 degrés Celsius. Aleksandar Dunjic, chef de projet chaleur/froid, compare le cycle ainsi mis en place à celui d’un chauffage central. Après avoir été transformée en énergie thermique pour le chauffage et la production d’eau chaude, l’eau refroidie est renvoyée vers la source de chaleur.

    Après la première phase de réalisation jusqu’en 2028, Eniwa vise, selon le communiqué, une augmentation de la quantité d’énergie par chauffage urbain à 60’000 mégawattheures grâce à une extension du réseau à Ober- et Unterentfelden. « Les projets de réseau de chaleur offrent aux clients une grande sécurité d’approvisionnement à long terme à des prix stables », a déclaré le CEO Hans-Kaspar Scherrer. Selon lui, les objectifs d’extension sont de 12 kilomètres de tracé au cours des 15 à 20 prochaines années.

  • Winterthur investit dans six projets Smart City pour 2025

    Winterthur investit dans six projets Smart City pour 2025

    Depuis 2018, Winterthur mise sur des projets Smart City qui rendent la ville plus efficace, plus durable et plus agréable à vivre. 27 projets ont déjà été mis en œuvre avec succès. En 2025, la ville continue de mettre l’accent sur des solutions innovantes en matière de mobilité, de numérisation et de développement urbain écologique.

    Les projets financés pour 2025 sont très diversifiés. Ils vont de la réutilisation durable des matériaux de construction à un calendrier culturel basé sur l’IA, en passant par des systèmes d’inscription numérique pour le sport scolaire. Tous les projets ont pour objectif de résoudre les défis existants grâce à des technologies créatives et de nouvelles approches.

    Six projets Smart City financés pour 2025

    • Ville éponge en action : les phénomènes météorologiques extrêmes tels que la chaleur et les fortes pluies sont de plus en plus fréquents. Ce projet teste comment les toits verts et les sols perméables peuvent aider à refroidir la ville et à mieux absorber l’eau de pluie. Le laboratoire d’innovation de Grüze permet de visualiser l’effet des éléments de la ville éponge.

    • Winti Re-Use : les projets de construction génèrent souvent de grandes quantités de matériaux recyclables qui étaient jusqu’à présent éliminés. Une nouvelle plateforme veille à ce que les déchets de construction soient réutilisés de manière judicieuse afin de préserver les ressources et de réduire l’impact sur l’environnement.

    • Mobilité Spitex : le personnel Spitex se déplace quotidiennement en ville, souvent avec sa propre voiture. Ce projet teste des alternatives durables telles que les vélos et scooters électriques afin de promouvoir une mobilité à faibles émissions et de créer des solutions de transport plus flexibles pour le personnel soignant.

    • Inscription intelligente au sport scolaire : l’inscription au sport scolaire doit devenir plus simple, plus rapide et sans erreur grâce à une plateforme numérique. Les parents et l’administration bénéficient d’un processus optimisé qui réduit la bureaucratie.

    • CulturAI : Winterthur est une ville culturelle dynamique, mais les petites manifestations restent souvent dans l’ombre des événements plus importants. Une intelligence artificielle (IA) analyse les préférences et propose des événements culturels adaptés à chacun, même aux utilisateurs qui n’ont pas le temps de faire des recherches.

    • Winbib : les bibliothèques peuvent être utilisées de manière plus flexible grâce à des heures d’ouverture sans service, de sorte que les livres et les médias peuvent également être empruntés le soir ou le week-end.

    Smart City Winterthur 2030
    La ville de Winterthur poursuit son développement Smart City de manière ciblée. Le 1er janvier 2025, le conseil municipal a adopté la stratégie « Smart City Winterthur 2030 ». L’objectif est de promouvoir activement l’innovation, de créer de nouveaux réseaux de collaboration et de développer la transformation numérique de la ville.

    En soutenant ces six projets, Winterthur montre comment réussir un développement urbain moderne et durable grâce à des approches créatives et à une utilisation ciblée de la technologie.

  • Défis et opportunités pour l’industrie européenne des batteries

    Défis et opportunités pour l’industrie européenne des batteries

    La demande mondiale de batteries devrait tripler d’ici 2030 et atteindre entre 4,0 et 4,6 térawattheures. Elle pourrait à nouveau doubler d’ici 2040. Le marché est actuellement dominé par des entreprises à la pointe de la technologie en Asie, notamment en Chine. Dans ce pays, d’importantes surcapacités entraînent une baisse globale des prix, ce qui met une pression supplémentaire sur les fabricants européens qui doivent faire face à des coûts de production plus élevés et aux incertitudes liées à la montée en puissance de la mobilité électrique.

    Atouts européens
    Malgré ces défis, l’Europe a le potentiel pour jouer un rôle important dans la production de batteries. Les avantages concurrentiels résident dans des approches innovantes, des technologies de production de haute qualité et une attention particulière portée à l’empreinte écologique des batteries. Pour rattraper les leaders asiatiques, les fabricants occidentaux doivent mettre en place des productions de masse rentables, mener des recherches intensives et établir des coopérations étroites, y compris avec des partenaires asiatiques.

    Volatilité du marché et scénarios d’avenir
    En 2024, la volatilité du marché des cellules de batterie a considérablement augmenté. Les principales raisons sont les ventes de véhicules électriques inférieures aux attentes et les incertitudes réglementaires aux États-Unis et dans l’Union européenne. Les experts ont donc élaboré trois scénarios pour la demande future.

    Scénario positif: des progrès rapides en matière d’électrification conduisent à une demande de 4,6 TWh en 2030 et de 8,8 TWh en 2040.

    Scénario de base : malgré une baisse temporaire des ventes de voitures électriques, les objectifs d’émissions sont atteints, ce qui conduit à une demande de 4,3 TWh en 2030 et de 8,6 TWh en 2040.

    Scénario négatif : des retards significatifs, tels que le report de l’interdiction des véhicules à combustion dans l’UE, se traduisent par une demande de 4,0 TWh en 2030 et de 8,1 TWh en 2040.

    Ces prévisions soulignent les incertitudes et la nécessité d’une planification flexible pour les constructeurs européens.

    Stratégies pour les fabricants européens
    Pour rester dans la compétition mondiale, les entreprises européennes devraient adopter les approches suivantes.

    Focalisation sur la durabilité : réduction des émissions de CO₂ dans la production de cellules de batteries à 30-40 kilogrammes par kilowattheure grâce à l’optimisation de l’approvisionnement en matières premières et à des procédés de production innovants tels que le revêtement à sec ou le séchage au laser.

    Intégration précoce des innovations : Orienter les plans de production vers de nouveaux types de batteries rentables pour les véhicules électriques de petite et moyenne taille, afin de passer plus rapidement à la production de masse et de bénéficier de volumes croissants.

    Renforcer les coopérations : travailler en étroite collaboration avec d’autres constructeurs européens et établir des partenariats avec des entreprises asiatiques de premier plan, en avance en matière de recherche, de développement et d’industrialisation, afin de bénéficier de leur expertise.

    En mettant en œuvre ces stratégies, les fabricants européens de batteries peuvent accroître leur compétitivité et jouer un rôle important sur le marché mondial des batteries en pleine croissance.

  • L’eau de la Sarine pour chauffer Fribourg

    L’eau de la Sarine pour chauffer Fribourg

    D’ici 2027 au plus tard, l’eau de la Sarine couvrira 10% des besoins en chaleur du Grand Fribourg, annonce Groupe E dans un communiqué. Le fournisseur d’énergie de Granges-Paccot prévoit de construire une infrastructure en trois parties pour produire environ 60 gigawattheures d’énergie thermique renouvelable par an. Cette quantité est suffisante pour couvrir les besoins d’environ 7500 foyers.

    Le projet PLACAD prévoit l’extension de la centrale de chauffage existante sur l’ancien site Ritter. A l’avenir, trois pompes à chaleur eau-eau y fonctionneront. Elles seront assistées par deux chaudières à gaz en hiver ou en cas d’urgence.

    La station de pompage correspondante est prévue dans le bâtiment du barrage de Magere Au. La liaison entre la centrale de chauffage et la station de pompage est assurée par deux conduites parallèles de 1,2 kilomètre chacune. Elles traversent la forêt de Pérolles, passent sous les courts de tennis du Collège Sainte-Croix et traversent la Sarine.

    Le tracé de la ligne suivra en partie les chemins existants, mais les impacts environnementaux seront compensés, explique Groupe E. Il est notamment prévu d’ajouter un îlot de vieux bois à la réserve naturelle du lac de Pérolles. Groupe E informera en ligne des éventuels impacts sur les activités de loisirs de la forêt de Pérolles. Le site Internet correspondant permet en outre de suivre l’évolution du projet.

  • Un nouveau réseau énergétique pour soutenir l’objectif « zéro net » de la ville de Wädenswil

    Un nouveau réseau énergétique pour soutenir l’objectif « zéro net » de la ville de Wädenswil

    Energie 360° et la ville de Wädenswil veulent contribuer à l’objectif zéro net de la ville en créant un réseau énergétique. Concrètement, il est prévu d’utiliser l’eau du lac de Zurich pour produire de la chaleur renouvelable, informe le fournisseur d’énergie zurichois dans un communiqué. Pour ce faire, les deux partenaires veulent créer la société Energieverbund Wädenswil AG, dans laquelle la ville de Wädenswil détient une participation de 51% et Energie 360° de 49%.

    Le 9 février, les électeurs de Wädenswil ont donné leur feu vert à 66,04% aux projets de création de l’association énergétique, précise le communiqué. « La ville de Wädenswil investit dans l’avenir », y est cité le maire Philipp Kutter. « Un approvisionnement en énergie propre profite à tous et réduit notre dépendance aux énergies fossiles »

    Les plans comprennent deux centrales énergétiques souterraines dans la nouvelle zone Gessner et près du parking de Rietlau. La deuxième centrale énergétique utilisera également les rejets thermiques excédentaires de la station d’épuration des eaux usées de Rietlau. En outre, Energie 360° veut intégrer son réseau de chaleur d’Untermosen, exploité depuis 2011 à Wädenswil, dans le nouveau réseau.

    « Utiliser l’énergie disponible localement dans le lac de Zurich pour l’approvisionnement en énergie est à la fois écologique et économique », estime le CEO d’Energie 360°, Jörg Wild. Si tout se déroule comme prévu, les premiers clients pourront obtenir de la chaleur renouvelable à partir de l’interconnexion dès 2026. A terme, l’interconnexion devrait permettre d’éviter des émissions annuelles de l’ordre de 15 000 tonnes de CO2.

  • De nouvelles bornes de recharge rapide pour améliorer l’électromobilité en Suisse romande

    De nouvelles bornes de recharge rapide pour améliorer l’électromobilité en Suisse romande

    Electra, le spécialiste européen des bornes de recharge rapide, et Procimmo, le gestionnaire d’actifs immobiliers de Renens, s’engagent ensemble dans le développement de l’infrastructure de recharge en Suisse romande. Les deux entreprises ont entamé une collaboration dans ce sens, informe Electra dans un communiqué. Dans un premier temps, deux stations de recharge rapide seront installées à Aubonne VD et Gland VD.

    La station de recharge rapide du centre commercial Outlet Aubonne sera mise en œuvre par le fonds Procimmo Real Estate SICAV – Industrial. Le fonds Procimmo Real Estate SICAV – Commercial PK est en charge de la borne de recharge rapide au Gland BackStage Pub à Gland. Deux premiers points de charge sont déjà en service depuis décembre 2024 et deux autres points de charge devraient suivre ce trimestre.

    Electra, dont le siège est à Paris, est représentée en Suisse par Electra Charging Switzerland AG à Zurich. En collaboration avec Procimmo, « nous pouvons encore mieux relier la Suisse romande et valoriser ainsi des lieux importants et centraux avec des stations de recharge », déclare Alessandro Inderbitzin, General Manager Electra Suisse & Autriche, cité dans le communiqué. De son côté, le CEO de Procimmo, Arno Kneubühler, considère la collaboration avec le spécialiste des bornes de recharge rapide « comme une étape importante pour développer et compléter notre portefeuille avec les solides prestations d’Electra ». Avec leur partenariat, les deux entreprises veulent réagir à la demande croissante de stations de recharge rapide en Suisse. Pour Procimmo, cet engagement représente en outre une contribution à une Suisse électrifiée.

  • Des panneaux géothermiques dans un parking souterrain fournissent de la chaleur à un complexe résidentiel

    Des panneaux géothermiques dans un parking souterrain fournissent de la chaleur à un complexe résidentiel

    Le parking souterrain du complexe Margencel à Aigle produira désormais de la chaleur propre. Le fournisseur de géothermie Enerdrape et la société immobilière NextImmobilier ont annoncé la mise en service d’une installation qui produira à l’avenir 85 mégawattheures de chaleur par an. Cela permettra de fournir de la chaleur et de l’eau chaude à une cinquantaine d’appartements d’une superficie de 90 mètres carrés.

    Pour ce faire, Enerdrape a installé 332 de ses panneaux géothermiques. Les panneaux de la jeune entreprise créée en 2021 et basée à Renens sont installés dans le sous-sol des bâtiments. Ils y captent l’énergie qui, via une pompe à chaleur, est acheminée vers les bâtiments où elle est utilisée pour le chauffage et la climatisation.

    Le complexe de Margencel comprend cinq bâtiments, soit 5300 mètres carrés de surface commerciale et 103 appartements. « Ce projet s’inscrit dans notre stratégie de réduction de nos émissions de CO2 et d’utilisation de technologies respectueuses de l’environnement », déclare Benjamin Favre, CEO de Next Immobilier, cité dans le communiqué.

    Enerdrape et Next Immobilier souhaitent désormais installer la solution dans d’autres immeubles de la société immobilière basée à Lausanne. « Ensemble, nous posons les bases pour mettre en œuvre cette initiative dans d’autres sites et contribuer ainsi à un avenir durable », a déclaré Margaux Peltier, CEO d’Enerdrape.