Étiquette : Raumplanung

  • Le Conseil fédéral veut accélérer la construction de logements

    Le Conseil fédéral veut accélérer la construction de logements

    Selon son communiqué, le Conseil fédéral examine des mesures visant à accélérer la construction de logements. Son rapport du 22 avril 2026 répond à cinq postulats du Conseil national et du Conseil des Etats. Il s’inscrit dans le cadre du plan d’action de la Confédération contre la pénurie de logements. Le Conseil fédéral a chargé le Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication de lui soumettre un projet de consultation d’ici fin 2026.

    L’une de ces mesures doit créer la base juridique d’un intérêt national dans la construction de logements. Une telle base juridique aurait alors par exemple la priorité sur la protection des sites ou des monuments. En outre, le Conseil fédéral fait examiner la limitation de la légitimation à recourir pour les particuliers et des griefs admissibles. En outre, les frais de procédure pour les oppositions dont il est prouvé qu’elles sont abusives pourraient être mis à la charge des opposants, notamment lorsque l’opposition a manifestement pour seul but d’empêcher ou de retarder un projet.

    Toutefois, les procédures de planification et d’autorisation de construire relèvent de la souveraineté des cantons. C’est pourquoi le Conseil fédéral ne peut que leur suggérer d’introduire une procédure d’autorisation numérique et de fixer des délais contraignants afin d’accélérer la procédure. En outre, le Conseil fédéral recommande de ne publier les demandes de permis de construire que lorsqu’elles sont complètes. Par ailleurs, il fait également remarquer que de nombreuses autorités chargées de délivrer les autorisations ne sont pas suffisamment bien équipées en termes de personnel et de compétences pour traiter des dossiers exigeants.

  • Umwelt Arena présente une nouvelle exposition sur le micro-habitat

    Umwelt Arena présente une nouvelle exposition sur le micro-habitat

    Selon une annonce, l’Umwelt Arena de Spreitenbach présente un concept d’habitat précurseur avec la nouvelle exposition « Micro-appartement – 50 m2 pour 4 personnes ». L’habitat durable et abordable est l’un des grands défis de notre époque, poursuit le communiqué. L’Umwelt Arena montre par un exemple concret que l’aménagement intelligent du territoire, la multifonctionnalité et la construction énergétiquement efficace ne sont pas des visions d’avenir, mais une réalité.

    Les visiteurs découvrent la genèse du projet, les solutions mises en œuvre et l’impact des micro-logements sur la durabilité, poursuit le communiqué. L’appartement témoin montre comment créer de l’espace pour une famille de quatre personnes sur une surface d’environ 50 mètres carrés, et ce sans perte de confort. Grâce à la planification de l’espace et à l’ameublement multifonctionnel, le salon peut être transformé en chambre à coucher en appuyant sur un bouton et la chambre des enfants peut être transformée en bureau ou en salle de jeux si nécessaire.

    L’appartement témoin, construit à l’échelle 1:1, peut être visité dans le cadre de courtes visites guidées. Elles ont lieu deux fois par jour à 14 heures et à 15h30.

    Des visites guidées peuvent être réservées sur demande pour les entreprises, les associations et les écoles, indique-t-on à l’Umwelt Arena. Le thème du micro-habitat peut être choisi comme point fort des deux visites guidées « Durabilité au quotidien » et « Construire et moderniser ».

  • La voie est libre pour Wil West

    La voie est libre pour Wil West

    Au deuxième essai, les électeurs de Saint-Gall disent oui à Wil West. La décision est serrée, mais suffisamment claire pour assurer la sécurité de la planification. Le vote montre que la région veut se développer. De manière groupée, planifiable et concertée, au-delà des frontières cantonales.

    Avec la vente du terrain, Saint-Gall cède un ancien domaine de l’hôpital psychiatrique de Wil au canton de Thurgovie. La zone économique sera à l’avenir entièrement située sur le sol thurgovien, mais restera dans la zone d’influence directe de la Regio Will. Il en résulte une situation de départ plus claire pour les investissements, les infrastructures et les stratégies d’implantation à long terme.

    Concentration plutôt que mitage
    Wil West représente un modèle qui occupe de nombreuses régions, permet une croissance économique sans continuer à miter le paysage. Au lieu de multiplier les zones industrielles à la périphérie des villes, le site regroupera à l’avenir les entreprises, les services et les emplois productifs dans un endroit bien desservi par les transports.

    Il ne s’agit pas d’un site industriel quelconque, mais d’un lieu de travail moderne. L’objectif est de créer des entreprises de haute qualité qui apportent de la valeur ajoutée et des emplois qualifiés sans consommer trop de surface. Le potentiel de développement de la région est ainsi exploité. Pour l’aménagement du territoire, le projet est donc aussi un instrument permettant de canaliser la croissance plutôt que de la laisser au hasard.

    L’infrastructure comme moteur de développement
    L’impact de Wil West est particulièrement fort par le biais de l’infrastructure. Avec le projet, la Confédération, les cantons et la région associent l’extension de l’autoroute, les transports publics ainsi que les liaisons piétonnes et cyclables. Le raccordement autoroutier prévu à l’A1 et une meilleure desserte en train et en bus rendent le site attractif pour les entreprises tout en désengorgeant les centres-villes existants.

    La durabilité comme facteur d’implantation
    La première version de Wil West a échoué en raison de préoccupations telles que la perte de terres cultivables, le trafic et l’impact écologique. Dans la variante remaniée, la durabilité joue un rôle nettement plus visible. Des modes de construction plus denses, une utilisation plus soigneuse des surfaces et davantage d’espaces verts et libres doivent permettre de réduire l’empreinte écologique.
    Pour les entreprises qui souhaitent s’implanter, cela devient justement un facteur de localisation. De plus en plus d’entreprises choisissent leur site en tenant compte de la consommation d’énergie et de surface, de l’accessibilité sans voiture et d’un environnement attrayant pour les collaborateurs.
    Wil West a la possibilité d’établir un nouveau standard pour les zones de travail si l’assurance qualité, l’échelonnement et les critères d’implantation sont appliqués de manière conséquente.

    Saisir les opportunités, gérer les attentes
    Avec le oui au projet, les attentes augmentent également. La politique et l’administration doivent prendre de la vitesse, sans pour autant tomber dans la précipitation. La région a besoin de lignes directrices claires : quelles branches doivent venir ? Quelle est la densité souhaitée ? Comment gérer le développement sur plusieurs décennies sans changer de stratégie à chaque changement de conjoncture ?

  • Aménagement du territoire depuis le 1er janvier 2026 pour les communes

    Aménagement du territoire depuis le 1er janvier 2026 pour les communes

    Cadre fédéral, règles du jeu cantonales
    En ce qui concerne la compensation de la plus-value, le Parlement a réorganisé les rôles. Une chose est claire : l’obligation fédérale de prélever une taxe sur la plus-value ne concerne plus que les mises en zone unique ; les cantons sont compétents pour d’autres avantages considérables en matière d’aménagement, tels que les déclassements et les changements d’affectation. Dans le canton d’Argovie, la compensation de tels avantages se fait dans le cadre de contrats de droit administratif – et non par des décisions. Pour les communes, cela signifie qu’elles doivent négocier activement, documenter proprement et aligner étroitement leur pratique sur le droit cantonal.

    Solaire en façade
    Les installations solaires en façade ne sont désormais en principe pas soumises à autorisation dans les zones à bâtir et les zones agricoles, pour autant qu’elles soient considérées comme suffisamment adaptées. L’annonce se fait via la plateforme cantonale ; la procédure formelle d’autorisation de construire n’est plus nécessaire. L’art. 32abis OAT définit comment l’adaptation doit être comprise concrètement et ouvre en même temps une certaine marge de manœuvre pour les prescriptions d’aménagement communales. Les communes peuvent édicter des règles spécifiques à la région, mais ne doivent pas restreindre de manière excessive l’utilisation de l’énergie solaire. Les installations sur les monuments culturels et naturels d’importance cantonale ou nationale ainsi que sur les bâtiments dont la substance est protégée ou dans les zones sensibles des localités et des paysages restent soumises à autorisation.

    Solaire au-dessus des places de stationnement
    Désormais, dans les zones à bâtir, les structures porteuses pour les installations solaires au-dessus ou en bordure des aires de stationnement de 15 places ou plus sont directement considérées comme conformes à l’affectation de la zone. Les communes peuvent toutefois préciser cette réglementation de base. Elles peuvent désigner des zones sur lesquelles de telles structures sont exclues ou autorisées uniquement sous conditions ou, à l’inverse, déclarer conformes à l’affectation de la zone des zones de stationnement plus petites. Le parking devient ainsi une surface énergétique stratégique. A condition que les communes fassent usage de leur autonomie et définissent des objectifs clairs en matière d’image du site, de protection du climat et de production d’énergie.

    Nouveaux principes de planification
    La LAT 2 introduit un nouveau principe de planification pour l’utilisation du sous-sol. Les utilisations souterraines doivent désormais être coordonnées suffisamment tôt avec les utilisations en surface et les intérêts concernés. Parallèlement, la priorité de l’agriculture dans la zone agricole est expressément ancrée dans la loi. Les utilisations agricoles doivent être davantage pondérées par rapport aux intérêts non agricoles, par exemple par des allègements en matière de protection contre les nuisances, dans la mesure où l’intérêt agricole prévaut. Pour la pratique des plans d’affectation, cela signifie moins un changement de cap qu’un déplacement de l’accent : les pesées d’intérêts connues selon l’art. 3 OAT demeurent, mais elles sont assorties de garde-fous plus clairs, qui doivent être mis en évidence dans le rapport de planification.

    Conforme à l’affectation de la zone et sans obligation de planification
    Les installations de production et de transport d’énergie à partir de la biomasse peuvent être conformes à l’affectation de la zone agricole dans des conditions facilitées. Il est désormais expressément stipulé que de telles installations de biomasse conformes à l’affectation de la zone ne sont pas soumises à l’obligation de planifier, même si elles ont des effets sur le territoire. Le législateur réagit ainsi à la jurisprudence antérieure qui admettait parfois une obligation de planification pour les installations énergétiques basées sur la biomasse. Pour les communes et les cantons, la discussion se déplace ainsi davantage vers la pratique des autorisations et des charges que vers celle des plans d’affectation.

    Construire en dehorsdeszones à bâtir
    La LAT 2 apporte également des nouveautés sensibles en dehors des zones à bâtir. Le principe de base reste que les demandes de permis de construire ne peuvent être autorisées qu’avec l’accord du canton. Pour les autorités communales, ce sont surtout les critères matériels à l’aune desquels les projets sont évalués qui changent. La priorité accordée à l’agriculture est renforcée et doit également se répercuter sur les allègements en matière de protection contre les odeurs et le bruit.

    Parallèlement, le nouveau droit améliore les conditions-cadres pour les installations utilisant des énergies renouvelables. Les installations de biomasse en zone agricole sont considérées comme conformes à la zone si elles remplissent certaines exigences et ne nécessitent pas de planification préalable, même si elles ne sont plus subordonnées à l’exploitation agricole, mais en font simplement partie. Pour les installations non conformes à l’affectation de la zone et destinées à l’utilisation d’énergies renouvelables et aux réseaux thermiques, les conditions d’octroi d’autorisations exceptionnelles sont assouplies, pour autant qu’elles contribuent à la réduction des énergies fossiles.

    Infrastructure, téléphonie mobile et démantèlement
    Pour les installations d’infrastructure situées en dehors des zones à bâtir, le principe du regroupement sur des sites aussi peu sensibles que possible s’applique désormais. Les installations de téléphonie mobile peuvent aussi être explicitement autorisées en dehors de la zone à bâtir, pour autant que l’emplacement y présente des avantages importants par rapport à une situation à l’intérieur de la zone à bâtir. Enfin, la prescription des décisions de démantèlement est uniformisée. Les constructions et installations illégales ne peuvent en principe plus être déconstruites après 30 ans, qu’elles soient situées à l’intérieur ou à l’extérieur de la zone à bâtir. Les constellations dans lesquelles des biens de police tels que l’ordre public, la tranquillité, la sécurité ou la santé sont menacés font exception.

    Pour les communes, le droit révisé de l’aménagement du territoire ouvre de nouvelles marges de manœuvre, en matière d’énergie solaire, de biomasse, d’infrastructure et de pondération des intérêts agricoles. Il sera décisif d’aménager activement ces espaces de liberté, de les ancrer dans les plans d’affectation et les pratiques d’autorisation et de documenter les nouveaux principes de manière transparente.

  • Gagner en qualité, alléger les procédures

    Gagner en qualité, alléger les procédures

    Depuis la révision de la loi sur l’aménagement du territoire, l’utilisation mesurée du sol est considérée comme un garde-fou, mais dans la pratique, les procédures restent souvent lentes et lourdes. Les intérêts s’affrontent, les compétences ne sont pas toujours claires et les oppositions peuvent bloquer des projets pendant des années.

    Si l’on veut faire avancer le développement interne, il faut donc commencer plus tôt. Les porteurs de projet, les planificateurs, les autorités, les politiques et les personnes chargées de la mise en œuvre devraient entamer un dialogue structuré avant même la demande de permis de construire. Cela permet de clarifier les conflits, de définir la qualité et d’orienter dès le départ la procédure vers un objectif réaliste.

    Cinq facteurs pour de meilleures procédures
    Des représentants de la Confédération, des cantons, des communes et du secteur de la construction ont identifié cinq facteurs de réussite dans le cadre d’un dialogue de plusieurs années. Il faut de l’attitude, un dialogue précoce et structuré, des compétences claires, l’acceptation et l’utilité quotidienne des projets ainsi qu’une intégration stratégique propre.

    Ce qui fait souvent défaut, ce n’est pas tant le savoir technique que l’application conséquente au quotidien. La fiabilité entre les acteurs, la volonté de mettre en œuvre et des outils qui aident à piloter de manière pragmatique des procédures complexes. Des outils de travail correspondants ont été présentés lors de la Swissbau en janvier 2026 et mis ensuite à disposition en ligne. Comme soutien concret pour « rendre la construction plus simple ».

    Contribution du secteur de la construction
    Le secteur de la construction s’implique activement dans la recherche de solutions. Par exemple dans le cadre du plan d’action contre la pénurie de logements du conseiller fédéral Guy Parmelin et sur la base d’études de l’ARE et de l’OFL. Ce travail a débouché sur un concept de procédure d’autorisation de construire en deux phases. L’utilisation et l’architecture sont d’abord clarifiées, puis viennent les aspects techniques et les normes.

    Ce modèle doit être accompagné d’une numérisation conséquente tout au long du processus. L’objectif est d’augmenter la sécurité de la planification, d’éviter les boucles, de clarifier les interfaces et de réduire ainsi aussi bien la durée de la procédure que la charge de travail pour tous les participants. Le concept se veut une base de discussion et rend le point de vue du secteur tangible pour les autorités, les politiques et le public.

    ISOS, protection des sites et autonomie des communes
    La gestion de l’ISOS et de la protection des monuments et des sites constitue un autre point fort. Lors des dialogues au niveau fédéral, il a été établi que les cantons et les communes peuvent s’écarter des objectifs de conservation de l’ISOS dans l’accomplissement de leurs propres tâches, par exemple pour la construction de logements, si des intérêts prépondérants sont en jeu. Cela renforce la marge de manœuvre communale et facilite les arbitrages sur place.

    Une adaptation de l’ordonnance est prévue d’ici l’automne 2026 afin de concentrer l’application directe de l’ISOS sur les cas réellement pertinents pour le site. En parallèle, on examine comment une nouvelle répartition des tâches entre la Confédération et les cantons pourrait faire évoluer la pratique. Un postulat de commission du Conseil national allant dans ce sens a été transmis. Le secteur de la construction accompagne étroitement ce processus et demande que la protection et le développement trouvent un équilibre viable.

    Procédures d’autorisation rapides, numériques et de qualité
    Le cap est fixé, le secteur s’engage pour des procédures d’autorisation de construire allégées, numériques et plus rapides, en mettant clairement l’accent sur des procédures en deux étapes, des outils de travail pratiques et une coopération fiable.

    Car le développement vers l’intérieur de la Suisse ne réussira que si tous les acteurs tirent à la même corde. Avec des processus transparents, des compétences claires et des projets qui convainquent tant par leur qualité que par la création de l’espace de vie et de travail dont nous avons urgemment besoin.

  • Norman Gobbi met l’accent sur la durabilité au Tessin

    Norman Gobbi met l’accent sur la durabilité au Tessin

    Monsieur Gobbi, vous êtes depuis peu responsable de la construction dans le canton du Tessin. Quelles sont vos premières priorités dans ce domaine ?
    « Dans mon nouveau rôle de chef de la division Construction, que j’occupe depuis le 1er septembre, la priorité est d’initier des contacts avec tous les principaux acteurs du secteur de la construction au Tessin, afin de comprendre leur vision de la situation actuelle et des perspectives – à court, moyen et long terme. »

    Comment comptez-vous rendre l’aménagement du territoire tessinois plus durable, notamment dans l’équilibre délicat entre densification et protection du paysage ?
    « Le canton du Tessin a une conformation géographique très différente de celle des cantons du Plateau. Tout est concentré dans les quelques mètres carrés des fonds de vallée, déjà fortement anthropisés au cours du XXe siècle : il est donc très difficile de concilier toutes les fonctions que le territoire doit remplir, tout en garantissant le plus haut degré possible de durabilité et de qualité de vie. La clé réside dans une planification tournée vers l’avenir, ainsi que dans la patience nécessaire pour remédier, étape par étape, aux erreurs héritées du passé. »

    Quel rôle le changement climatique joue-t-il dans votre politique immobilière ? Existe-t-il des projets concrets de construction résistante au climat dans le canton ?
    « Le Tessin s’étend de 200 à plus de 3 000 mètres au-dessus du niveau de la mer et est donc particulièrement exposé aux effets du changement climatique. Le Conseil d’État en est conscient et a inscrit l’atténuation de ces phénomènes parmi les objectifs de son programme à long terme. »

    Quelle est votre position sur la promotion de l’utilisation du bois et de la construction modulaire dans les bâtiments publics ?
    « Plus de 50 % de la surface de notre canton est couverte de forêts. Il est donc évident que nous avons intérêt à promouvoir l’utilisation de cette ressource abondante et de qualité. L’État est là et jouera son rôle : j’attends aussi des impulsions créatives de la part de notre Académie d’architecture et, bien sûr, une sensibilité croissante de la part du secteur privé. »

    Au Tessin, l’espace habitable devient de plus en plus rare et cher. Quelles stratégies comptez-vous adopter pour créer des logements abordables ?
    « Notre constitution confie la gestion de ces questions, en premier lieu, aux communes : je considère que c’est un choix judicieux, car les autorités locales ont une connaissance approfondie de ce qui se passe sur le territoire et peuvent donc réagir rapidement aux changements dans le contexte du logement. Cela dit, le canton suit le dossier de très près et est prêt à intervenir au niveau réglementaire lorsque cela s’avère opportun. »

    Comment le canton entend-il collaborer avec les communes pour assurer un aménagement du territoire cohérent et uniforme ?
    « La nouvelle loi fédérale a complètement changé le paradigme, et le Tessin l’a intégré dans son plan directeur : il est clair que – pour les raisons liées à la conformation du territoire que j’ai évoquées – le sujet de la densification est particulièrement délicat pour notre canton. La mise en œuvre de cette stratégie nécessitera un large débat tant au sein des institutions qu’au sein de la société dans son ensemble. »

    En Suisse alémanique et en Suisse romande, la promotion économique est très active. Combien d’énergie le canton et les districts économiques investissent-ils dans leur positionnement et que font-ils concrètement ?
    « Le Tessin s’efforce constamment de se positionner comme une région dynamique et ouverte à l’innovation. Nous sommes à un peu moins de deux heures des pôles économiques de Zurich et de Milan, et à l’avenir nous pouvons aspirer à accueillir des réalités qui veulent rester connectées au dynamisme de ces métropoles sans nécessairement devoir en subir les inconvénients en termes de qualité de vie. »

    Quelles leçons tirez-vous de votre expérience en tant que directeur de la sécurité pour votre nouveau rôle dans l’industrie de la construction ?
    l’attention portée à la sécurité est un « état d’esprit », et elle est utile dans toutes les situations de la vie – en particulier dans les professions où les gens sont exposés à des risques d’accidents graves, voire mortels. Il sera donc prioritaire pour moi de sensibiliser à ces questions et d’œuvrer en faveur d’un secteur de la construction où les gens peuvent travailler sans jamais avoir à craindre pour leur sécurité. »

    Comment gérez-vous la transition d’un domaine fortement axé sur la sécurité à un domaine plus technique ?
    notre système de milice nous encourage à être des « amateurs éclairés », en évitant une spécialisation excessive et en gardant à l’esprit que le travail de l’État n’est pas constitué de compartiments étanches, mais d’organes interconnectés qui doivent travailler dans un dialogue constant

    Considérez-vous votre nouveau rôle comme une tâche à long terme ou plutôt comme une solution temporaire jusqu’à la fin de la législature en 2027 ?
    « Comme je l’ai dit à maintes reprises, la gestion du territoire est ma grande passion après les institutions. »

  • Construire l’avenir, c’est prendre ses responsabilités

    Construire l’avenir, c’est prendre ses responsabilités

    Monsieur Binkert, vous êtes actif dans le développement immobilier depuis des décennies. Qu’est-ce qui vous motive personnellement et quelle est votre vision de l’avenir de l’architecture et du développement immobilier ?Le développement immobilier est aussi un développement spatial. Avec chaque construction, nous modifions notre environnement, l’espace qui nous entoure. Ce changement doit être une amélioration, pas une détérioration. La question qui me préoccupe est celle des règles que nous devons respecter pour que notre environnement bâti reste durable, vivable et viable. Je vois l’avenir du développement immobilier dans une planification créative et globale qui associe les besoins de la société aux possibilités technologiques, tout en plaçant l’homme et l’environnement au centre.

    Quel projet vous a particulièrement marqué ?
    Chaque projet élargit l’horizon de l’expérience – mais Greencity Zurich a été un tournant pour moi. C’est là que nous avons développé pour la première fois pour Losinger Marazzi des règles concrètes sur la manière dont un quartier doit être conçu, construit et exploité pour être considéré comme réellement durable. Ce projet m’a montré à quel point la durabilité peut avoir un impact profond lorsqu’elle est pensée et mise en œuvre de manière systématique. Le fait qu’il ait permis à Losinger Marazzi de devenir le premier « entrepreneur général vert » de Suisse a été un signe fort que le développement durable peut également être un modèle de réussite économique.

    En tant que président de l’association 2000-Watt-Smart-Cities, vous vous engagez pour des villes durables et énergétiquement efficaces. Comment intégrez-vous concrètement les aspects de durabilité dans vos projets ?
    Dans Greencity Zurich, nous avons développé pour la première fois des règles complètes pour la planification, la construction et l’exploitation d’un quartier durable. Cela a donné naissance au label « 2000-Watt-Areal », qui a permis de certifier plus de 50 quartiers urbains dans toute la Suisse. Aujourd’hui, nous continuons à le développer sous l’autorisation de l’Office fédéral de l’énergie – dans l’optique de la Smart City. Nous avons ainsi récemment pu certifier le premier projet en Inde.

    Le plus grand défi reste l’équilibre entre la durabilité environnementale, sociale et économique, en particulier au niveau international. En Chine, les exigences sociales sont difficiles à mettre en œuvre, au Brésil, la compréhension de l’environnement fait souvent défaut, et dans les Émirats, l’économie n’est pas un problème. En Suisse aussi, il faut de l’empathie, de la compréhension et du souffle pour imposer des solutions viables et durables.

    Vous avez une expérience internationale, notamment aux États-Unis et en Inde. Quelles différences et similitudes voyez-vous entre la Suisse et ces pays en matière de développement urbain ?
    La principale différence réside dans le rythme de croissance : les pays émergents dont la population augmente rapidement ont besoin de beaucoup de nouveaux espaces rapidement et à moindre coût, souvent au détriment de la qualité. La durabilité y est une promesse d’avenir, souvent accueillie avec scepticisme. La durabilité coûte cher à court terme, mais ne rapporte qu’à long terme, mais elle couvre alors plusieurs fois les coûts selon nos hypothèses.

    Dans le monde occidental – où la croissance stagne ou recule – d’autres valeurs sont mises en avant : l’équité sociale, l’économie circulaire, la biodiversité. Le développement durable y est de plus en plus perçu comme une condition préalable à la qualité de vie. L’exigence selon laquelle l’Occident doit également prendre en charge le développement durable dans les pays émergents pousse toutefois des pays prospères comme la Suisse à leurs limites.

    Quelles tendances voyez-vous dans le développement futur des villes et des sites et comment imaginez-vous les formes d’habitat de demain, notamment au regard des changements démographiques, de l’urbanisation croissante et de la densification ?
    Nous sommes à un tournant. Le secteur de la construction doit impérativement rattraper son retard dans des domaines tels que la numérisation, l’automatisation et l’intelligence artificielle. Nous continuons à construire « brick and mortar », comme à l’époque romaine. Pourtant, si les besoins humains fondamentaux n’ont guère changé, les possibilités techniques, elles, ont bien évolué. Les mégatendances – changement démographique, santé, avenir du travail, crise climatique – exigent de nouvelles réponses à la question de savoir comment nous habitons. Nous devons avoir le courage de remettre en question le statu quo, d’explorer de nouvelles voies et d’essayer des solutions qui n’existaient pas dans le passé.

    Le « bétonnage de la Suisse » ne peut pas continuer ainsi. Ce qui fonctionnait encore dans une Suisse de 6 millions d’habitants à la mobilité limitée conduit aujourd’hui à l’effondrement. Nous devons nous considérer davantage comme une partie de l’univers, dans lequel nous ne sommes qu’une espèce parmi d’autres, et non comme des dominateurs. Nous constatons chaque jour les conséquences de notre gestion à courte vue des ressources limitées, de la diminution de la biodiversité et du gaspillage d’énergie.

    À l’avenir, nous nous rapprocherons les uns des autres, nous ferons de la place pour les autres, nous vivrons de manière plus efficace et suffisante. Pour que cela ne nuise pas à notre qualité de vie, nous devons mieux utiliser les possibilités technologiques qui s’offrent à nous aujourd’hui et celles que nous développerons demain. Nous vivrons de manière plus urbaine qu’aujourd’hui, nous satisferons les besoins de la vie quotidienne à distance de marche, nous serons mieux connectés.

    Nous avons désormais atteint 9 millions d’habitants en Suisse. Le secteur immobilier parle depuis longtemps d’une Suisse à 10 millions d’habitants. Sommes-nous, selon vous, suffisamment préparés à cette éventualité et où voyez-vous encore un besoin de rattrapage ?
    L’idée d’une Suisse à 10 millions d’habitants est elle aussi déjà dépassée. Si nous voulons permettre à notre société vieillissante de vivre confortablement, nous avons besoin d’une main-d’œuvre jeune et bien formée supplémentaire, nous avons donc besoin d’une Suisse de 12 millions ! Nous devons proposer des solutions durables aux flux migratoires attendus de réfugiés climatiques et de réfugiés de guerre, mais sans mettre en péril notre culture et notre histoire. Plus nous nous préparons rapidement et efficacement, plus nous serons en mesure d’en tirer profit.

    Nous sommes mal préparés aux changements de paradigmes exogènes. Nous sommes conscients de l’attraction des grandes villes, mais nous ne proposons pas d’alternatives. Nous continuons à travailler avec des plans de zonage alors qu’ils ne sont plus en mesure de refléter notre production et notre mode de vie. Nous avons les yeux rivés sur les pôles d’attraction que sont Zurich, Bâle et Genève, au lieu de percevoir et d’exploiter les qualités dormantes de petites villes comme Lenzbourg, Brugg, Wetzikon ou Glaris. Il y a là un besoin urgent de rattrapage.

    Notre vision de la Smart City Switzerland n’est pas celle d’une mégapole avec une agglomération tentaculaire – bien au contraire : nous proposons de redevenir plus petits. Ce ne sont pas les grandes villes suisses qui doivent croître, mais les villes moyennes et les petites villes bien connectées qui doivent être densifiées et urbanisées – avec beaucoup d’espaces verts entre elles. L’urbanisation passe par l’amélioration de l’offre, la revalorisation culturelle, mais aussi et surtout par la création de nouveaux emplois. Et là où la recherche sur l’urbanisation identifie des lacunes dans le réseau urbain, nous devons également avoir le courage de construire de nouvelles villes.

    Quels rôles et quelle vision à long terme voyez-vous pour l’espace économique de Glaris et quels sont les projets clés qui marqueront les années à venir ?
    Glaris Nord est l’épine dorsale économique du canton – avec sa situation, son infrastructure et sa proximité avec la zone économique de Zurich, il offre un énorme potentiel pour la production et les services. Glaris Sud, en revanche, marque des points avec la nature, les loisirs et la qualité de vie. Ces deux espaces devraient être beaucoup plus pensés dans le sens d’une symbiose fonctionnelle. La vision Glaris 2030 présente des perspectives claires à cet égard, mais elle doit être portée plus largement. Des projets clés à Näfels-Mollis et Niederurnen-Oberurnen seraient des catalyseurs idéaux, mais ils n’ont pas été suffisamment exploités jusqu’à présent – même pas dans le plan directeur communal récemment établi. Les directives cantonales et fédérales étroites concernant le dimensionnement des zones à bâtir freinent le développement – il faut ici une marge de manœuvre pour des solutions orientées vers l’avenir.

    L’un des travaux de master de vos étudiants analyse Glaris Nord comme un sous-centre potentiel de la région économique de Zurich. Comment évaluez-vous le potentiel de développement de cette région, notamment en termes d’infrastructures, de secteurs, d’emplois
    et d’habitat ?

    Le potentiel de Glaris Nord est impressionnant. Nos études sur la Smart City Switzerland montrent qu’il y aurait de la place des deux côtés du lac de Walenstadt pour une ville de taille moyenne – mais que celle-ci soit créée à Glaris Nord, à Ausserschwyz ou dans le Sarganserland dépend en fin de compte de la volonté politique des habitants.
    Le travail de master de la HSLU mentionné ci-dessus étudie la relation entre la grande ville de Zurich et les sous-centres environnants (nœuds de deuxième centralité). La situation actuelle du brain-drain et des mercenaires salariaux qui font la navette entre la région rurale de Glaris et la ville de Zurich est comparée à la vision de la ville de Glaris Nord à 15 minutes. Le travail de master confirme l’interdépendance de l’aménagement du territoire et de la promotion économique, de la densification et de la diversité des utilisations, des emplois et des logements.

    Du point de vue de la planification et de la politique, que doit-il se passer pour que Glaris ne se contente pas de s’agrandir, mais participe également à son développement ?
    Dans la perspective de Smart City Switzerland, l’Office fédéral du développement territorial ARE doit revoir l’aménagement du territoire à l’échelle nationale et créer de nouveaux espaces libres pour le développement urbain densifié. Sur cette base, il est possible de densifier les villes existantes, voire de développer de nouvelles villes régionales (nœuds de deuxième centralité) et de petites villes (nœuds de troisième centralité).

    Pour Glaris, cela signifie concrètement qu’il faut faire du lobbying actif à Berne pour positionner Glaris Nord en tant que site économique. C’est la seule façon pour le canton de se libérer du rôle de suiveur passif dans la péréquation financière. Il faut faire un choix clair entre l’attente et la participation active. Pour participer, il faut investir – dans la planification et le développement, les infrastructures, le marketing local et le travail de persuasion politique.

    Quel rôle joue le plan directeur cantonal dans ce contexte et quelles sont les possibilités d’influence au niveau communal ?
    Le plan directeur cantonal reflète la situation actuelle et la pense de manière linéaire. Il ne reflète pas les changements de paradigme qui nous attendent dans les années à venir. Le plan directeur n’offre pas non plus une flexibilité suffisante pour répondre aux nouveaux défis exogènes et endogènes.

    Les possibilités d’influencer le plan directeur supérieur sont limitées. La commune dépend du canton, et le canton dépend de la Confédération. De plus, l’exigence de stabilité du plan rend toute innovation difficile. Les temps de réaction sont trop longs. Pourtant, des leviers existent : les projets pilotes et les pôles de développement (PDD) permettent de tester des idées innovantes et d’expérimenter de nouveaux modèles urbains.

    La 105e immoTable d’aujourd’hui à Glaris apporte une contribution importante à la discussion urgente et nécessaire sur la volonté de Glaris de devenir le site de l’avenir.

  • Nouvelles recommandations pour une meilleure protection des sols de qualité

    Nouvelles recommandations pour une meilleure protection des sols de qualité

    Durabilitas et ses partenaires ont élaboré, dans le cadre d’un projet pluriannuel, des recommandations pour une meilleure prise en compte des sols dans l’aménagement du territoire. Elles s’adressent aux acteurs des trois niveaux étatiques, à savoir la Confédération, les cantons et les communes, informe la Fondation pour le développement durable dans un communiqué. Elles se basent sur l’utilisation de l’indice de qualité des sols(BodenQI), qui est déjà utilisé depuis plusieurs années dans des pays comme l’Allemagne, l’Autriche et la Belgique.

    Pour les recommandations présentées aujourd’hui, Durabilitas et ses partenaires ont d’une part évalué l’application de l’indice BodenQI dans ces pays. D’autre part, ils ont analysé l’application de l’IQB dans des projets pilotes suisses. Le projet a été complété par l’évaluation d’un groupe d’accompagnement national composé d’experts de différentes disciplines.

    Le BodenQI permet d’enregistrer la qualité des sols et de la représenter sous forme cartographique. Il offre ainsi « une aide simple à la planification, par exemple pour orienter autant que possible les activités de construction vers des sites où la qualité des sols est moindre et pour préserver des sols de grande qualité », indique le communiqué.

  • Outil numérique pour le développement de sites

    Outil numérique pour le développement de sites

    Le développement de sites est l’une des tâches les plus exigeantes de la planification communale. Les petites communes en particulier sont confrontées à des obstacles structurels. Les ressources manquent, l’accès aux outils informatiques est plus limité et le manque de normes rend difficile la prise de décisions fondées. Le guide numérique est un outil modulaire, convivial et techniquement précis qui comble cette lacune.

    Interaction des connaissances et de la technologie
    Le projet réunit le savoir-faire interdisciplinaire des instituts de développement territorial (IRAP) et de gestion de l’information et des processus (IPM). Le cœur du projet est un guide assisté numériquement qui structure systématiquement les processus de planification et permet des analyses automatisées. La recherche, l’évaluation et le développement de variantes peuvent ainsi être organisés de manière plus efficace. Les communes disposent d’un outil qui améliore la qualité de la planification, quelle que soit leur taille.

    Les zones d’emploi en point de mire
    Alors que jusqu’à présent, le développement interne se concentrait surtout sur les zones résidentielles et mixtes, ce projet met l’accent sur les zones d’emploi de manière ciblée. C’est précisément en période de pénurie de surfaces que le développement stratégique de ces zones détermine la pérennité des entreprises et des sites. Le guide numérique fournit à cet égard une solution unique en Suisse à ce jour.

    La participation grâce à la chambre d’écho garantit la qualité
    Afin de garantir une application pratique, une chambre de résonance a été mise en place. Ce comité composé de spécialistes des administrations communales et de bureaux d’études apporte une expertise précieuse. Lors de la première réunion, qui s’est tenue le 24 janvier 2025 à Saint-Gall, les participants ont discuté des exigences fondamentales et ont défini la marche à suivre. Le dialogue entre la recherche et la pratique est ainsi ancré très tôt.

    Planifier et décider efficacement et durablement pour l’avenir
    La solution logicielle finale doit être facile à utiliser. Elle permet une évaluation objective et systématique des scénarios de développement selon des critères de durabilité pertinents et favorise ainsi des décisions politiques et administratives fondées. Le processus de conception créatif est préservé, complété par l’efficacité numérique et des valeurs de comparaison solides.

    Horizon temporel et perspective
    Le projet, qui a débuté en juin 2024 et se poursuivra jusqu’en mai 2026, se veut une contribution à un aménagement du territoire contemporain basé sur le numérique. La vision est celle d’une plateforme nationale de compétences qui rend le développement territorial tangible, évolutif et de haute qualité.

  • Plate-forme internationale pour l’aménagement du territoire

    Plate-forme internationale pour l’aménagement du territoire

    Sous le slogan « P:ITte alle umsteigen ‘Raum & Mobilität’ integriert », la Haute école spécialisée de Suisse orientale a organisé sa 76e rencontre du 9 au 13 avril 2025. Environ 150 étudiants en urbanisme, transport et aménagement du territoire ont répondu à l’invitation à Rapperswil-Jona. Organisée par des étudiants de Bachelor engagés, la rencontre a offert une plateforme d’échanges internationaux, de réseautage et de discussions techniques sur l’avenir de l’aménagement du territoire et de la planification des transports.

    Impulsions professionnelles pour un tournant dans les transports
    La question centrale était de savoir comment organiser la mobilité de manière durable et l’intégrer judicieusement au développement urbain. En s’appuyant sur des exemples concrets de la région, les participants ont notamment étudié la Bahnhofstrasse à Rapperswil et la fonction des plaques tournantes de la mobilité comme la gare de Jona. Les ateliers interactifs et les excursions ont clairement montré que la réussite de l’aménagement du territoire exige des solutions intégrées qui considèrent l’urbanisation et les transports comme un tout.

    Mise en réseau au-delà des frontières
    La rencontre des urbanistes est la conférence la plus importante des étudiants en urbanisme et aménagement du territoire dans l’espace germanophone. Organisée par rotation par les associations professionnelles, la rencontre offre une formation continue spécialisée et un précieux réseau international. La prochaine rencontre aura lieu à l’université technique de Lübeck et à l’université des sciences appliquées de Hambourg et poursuivra la discussion sur les concepts d’aménagement du territoire porteurs d’avenir.

  • Zurich, ville pilote pour les mesures de CO₂

    Zurich, ville pilote pour les mesures de CO₂

    Zurich a été choisie, avec Paris et Munich, comme ville pilote pour le projet européen « ICOS Cities ». L’objectif du projet est de mesurer précisément les émissions de CO₂ des villes et de les rendre compréhensibles au moyen de modèles. Ceci est essentiel pour mettre en évidence les progrès réalisés en matière de réduction des émissions et atteindre efficacement les objectifs climatiques.

    Pour ce faire, l’Empa étend un réseau de mesure du CO₂ existant à 60 sites urbains. Des capteurs bon marché collectent discrètement des données sur les lampadaires et les arbres. En complément, des instruments plus complexes ont été installés sur des antennes de téléphonie mobile et des mesures précises ont été effectuées sur une tour de mesure. « Il n’y a pas de régime sans balance », explique Lukas Emmenegger de l’Empa, en soulignant l’importance de données fiables.

    De la mesure à la modélisation
    L’un des principaux objectifs du projet est de traduire les mesures ponctuelles en modèles précis. Ceux-ci montrent non seulement où le CO₂ est produit, mais tiennent également compte de facteurs tels que la météo et les cycles naturels. L’Empa développe pour cela deux modèles, un modèle urbain qui décompose les émissions kilomètre par kilomètre et un modèle à haute résolution qui permet même de visualiser les émissions des différents bâtiments.

    Les résultats sont prometteurs : pendant la crise énergétique de l’hiver 2022/23, les chercheurs ont pu mesurer et modéliser une nette réduction des émissions. « Nos modèles fonctionnent », confirme Dominik Brunner, expert en modélisation du CO₂ à l’Empa.

    Un livre de recettes pour l’avenir climatique
    Le projet « ICOS Cities », qui s’étend jusqu’en 2025, a pour objectif de développer une sorte de « livre de cuisine », un guide sur la manière dont les villes peuvent mesurer, analyser et réduire leurs émissions. Le rôle de Zurich en tant que ville partenaire engagée fait d’elle une pionnière. « Nous espérons que nos connaissances aideront Zurich à atteindre ses objectifs climatiques », explique Emmenegger.

    Grâce à ces connaissances, Zurich pourrait non seulement accélérer ses propres progrès, mais aussi servir de modèle à d’autres villes en Europe.

  • Des jalons pour l’avenir dans la révision partielle 2024

    Des jalons pour l’avenir dans la révision partielle 2024

    Afin de tenir compte des évolutions actuelles, le plan directeur cantonal est régulièrement réexaminé et adapté. La révision partielle 2024 contient des adaptations importantes dans les chapitres « Approvisionnement et élimination », « Paysage » et « Urbanisation ». Ainsi, l’emplacement du dépôt en couches géologiques profondes est notamment inscrit à titre informatif, tandis que des mesures de limitation des émissions lumineuses et de protection contre les inondations sont ajoutées.

    De nouveaux sites d’enfouissement pour une sécurité à long terme de l’élimination des déchets
    Un point central de la révision est l’inscription de 20 nouveaux sites de décharge et l’extension de trois décharges existantes. Parallèlement, deux sites existants seront supprimés. L’objectif est d’assurer la sécurité de l’élimination des déchets pour les 40 prochaines années. Comme tous les sites inscrits ne seront pas réalisés, une planification préventive est effectuée avec plus d’options que ce qui est actuellement nécessaire.

    Afin de réduire le trafic de transport, au moins une décharge de type B doit être exploitée dans chaque région de planification. Pour les types C/D/E, deux à cinq décharges supplémentaires sont prévues dans tout le canton. Des directives particulières garantissent que les sites proches sont gérés de manière ciblée et que leur mise en service est coordonnée dans le temps.

    Mise à l’enquête publique et consultation
    La révision partielle du plan directeur est mise à l’enquête publique du 6 décembre 2024 au 14 mars 2025. Les citoyens intéressés peuvent donner leur avis par écrit. Parallèlement, les régions de planification et les communes sont consultées. Un rapport explicatif résume les réactions avant que le Conseil d’Etat ne transmette le projet révisé au Grand Conseil pour délibération.

    Adaptations législatives simultanées
    Parallèlement à la révision partielle du plan directeur, une révision de la loi sur l’aménagement du territoire et les constructions, axée sur le « développement territorial et la nuit », est mise en consultation. La prévention des émissions lumineuses et la réglementation des installations solaires dans les sites protégés font également partie de ces consultations. La mise en œuvre coordonnée de ces projets garantit que les mesures seront ciblées et orientées vers l’avenir.

    Avec la révision partielle du plan directeur cantonal 2024, le canton pose des jalons importants pour un développement durable du territoire et de l’environnement. La participation des citoyens et des communes garantit que les adaptations seront largement soutenues et mises en œuvre de manière transparente.

  • Une stratégie de développement urbain tournée vers l’avenir pour Hofen

    Une stratégie de développement urbain tournée vers l’avenir pour Hofen

    La stratégie de développement de l’habitat pour le quartier Hofen de la commune de Thayngen est un jalon de l’aménagement du territoire dans le canton de Schaffhouse. Elle constitue le premier élément d’une révision à grande échelle de l’aménagement local, qui sert de projet pilote pour le développement de l’ensemble de la commune de Thayngen et de ses quartiers. L’accent est mis non seulement sur les structures locales, mais aussi sur l’intégration des besoins régionaux et des directives cantonales.

    Le SES a été développé en étroite collaboration avec Dost Architektur GmbH, des représentants de la commune de Thayngen, du canton de Schaffhouse et des associations locales. Grâce à une approche interdisciplinaire et à l’implication du public, le développement urbain de Hofen doit être conçu pour l’avenir afin de répondre aux exigences de la croissance prévue. Une attention particulière est accordée au « développement urbain vers l’intérieur », qui utilise de manière optimale les ressources existantes tout en améliorant la qualité de vie sur place.

    Une feuille de route pour l’avenir de Hofens
    La SES repose sur quatre voies stratégiques centrales qui doivent façonner l’avenir spatial et structurel de Hofnen.

    1. Préserver le patrimoine historique, créer de nouveaux espaces de vie
      La préservation de la structure historique du bâti est un élément central de la SES. Une attention particulière est accordée à l’intégration spatiale et conceptuelle des nouveaux projets de construction. De nouveaux logements doivent être créés, en particulier dans les zones de l’ancienne jardinerie, afin de répondre à la demande croissante de logements.
    2. Revalorisation de l’aménagement du centre du village
      La qualité de vie à Hofen doit être améliorée par une revalorisation de l’aménagement des espaces de rencontre centraux. La place du village sera redéfinie comme lieu de rencontre pour la communauté villageoise, avec la création de sièges et d’aires de jeux et la mise en œuvre de mesures de modération du trafic.
    3. Sécurité et modération du trafic
      L’une des priorités de SES est d’améliorer la sécurité routière. Les piétons et les cyclistes doivent bénéficier de mesures de modération du trafic et le chemin de l’école, en particulier, doit être dissocié de la rue principale afin de garantir la sécurité des écoliers.
    4. Renforcer l’identité de Hofen
      Hofen veut se présenter avec assurance et mettre en avant ses qualités uniques. La SES prévoit une présence numérique accrue et une mise en scène des bâtiments historiques clés afin de rendre le lieu plus attrayant, tant pour les habitants que pour les visiteurs.
      Ces pistes stratégiques générales s’accompagnent de huit projets indicatifs concrets à mettre en œuvre à court, moyen et long terme. Ces projets vont de la création de nouveaux espaces résidentiels à la revalorisation de la place du village, en passant par la renaturation de la Biber, qui contribuera de manière significative à l’équilibre écologique de la région.

    Le paysage et la nature comme élément central
    La région de l’Unterer Reiat se caractérise par un paysage varié, marqué par des collines et des surfaces agricoles. Ce paysage n’est pas seulement précieux d’un point de vue écologique, mais il est également mentionné dans le plan directeur cantonal comme « paysage digne de protection ». Les prairies sèches, les pâturages et les vergers qui entourent Hofen sont des éléments marquants du paysage qui caractérisent le site et doivent être préservés.

    Une importance particulière est accordée à la Biber, qui traverse Hofen et dont certaines parties sont utilisées à des fins agricoles. Une renaturation prévue des tronçons canalisés devrait accroître la diversité écologique et augmenter encore l’attractivité de l’environnement naturel pour les habitants.

    Bâtiments à protéger et réserves de terrains à bâtir
    Hofen dispose d’un patrimoine bâti historique qui, dans le cadre de la SES, ne doit pas seulement être protégé, mais aussi intégré dans le développement futur de l’urbanisation. En particulier, le « quartier Holländer » baroque avec la résidence de Tobias Holländer et l’auberge marquante Schweizerbund contribuent à l’identité unique de la localité.

    SES prévoit également une utilisation stratégique des réserves de terrains à bâtir existantes. Le secteur de l’ancienne jardinerie et les abords du village, en particulier, offrent un potentiel de dézonage à long terme pour répondre aux besoins futurs en matière d’habitat et d’activités.

    Communication et participation du public
    Un élément central de la SES est la communication transparente avec les habitants de Hofen. Les étapes de la planification ont été suivies par un groupe de travail composé de représentants de la commune, d’associations locales et d’urbanistes, et présentées lors de réunions publiques. Le développement de l’ancienne jardinerie en tant que nouvelle zone résidentielle a notamment suscité un grand intérêt de la part de la population.

    La stratégie de développement de l’habitat élaborée pour Hofen établit ainsi de nouveaux critères non seulement pour la planification locale, mais aussi pour la collaboration entre l’administration et les citoyens. L’approche participative permet de s’assurer que le développement futur de la commune répond aux besoins des habitants.

    Un modèle pour toute la région
    La SES Hofen ne sert pas seulement au développement du quartier lui-même, mais aussi de modèle pour les autres quartiers de la commune de Thayngen. Les connaissances et les lignes directrices élaborées à Hofen doivent être appliquées à Altdorf, Bibern, Barzheim, Opfertshofen et Thayngen. Ainsi, SES contribue de manière significative à garantir à long terme la qualité de vie et le potentiel économique de toute la région.

  • Le canton de Glaris définit les zones d’habitation et d’extraction dans son plan directeur

    Le canton de Glaris définit les zones d’habitation et d’extraction dans son plan directeur

    Dans le cadre du plan d’affectation communal de Glaris Nord, le département de la construction et de l’environnement du canton de Glaris a officiellement inscrit la zone d’habitation de la commune dans le plan directeur cantonal. Cela fait suite à un examen approfondi du taux d’occupation des zones résidentielles, mixtes et centrales, qui répondent désormais aux strictes exigences fédérales et cantonales en matière de dimensionnement des zones à bâtir. Cette fixation soutient l’objectif d’éviter le mitage et de préserver le paysage, tout en offrant aux propriétaires fonciers de Glaris Nord une sécurité de planification et juridique à long terme, ce qui est d’une importance considérable pour le développement économique du canton.

    Extension de la zone d’extraction Haltengut à Mollis
    En plus de la fixation de la zone d’urbanisation, la zone d’extraction Haltengut dans le quartier de Mollis a été étendue dans le plan directeur cantonal. Cette mesure est le résultat d’une coordination minutieuse du plan d’affectation par la commune de Glaris Nord, qui a démontré la compatibilité du projet avec l’environnement. L’extension de la zone d’extraction contribue à l’approvisionnement et à l’élimination des déchets en fonction des besoins et représente une collaboration importante entre le canton et la commune en matière d’aménagement du territoire.

    Procédure d’approbation au niveau fédéral
    Les mises à jour du plan directeur cantonal 2018 ont été soumises à l’Office fédéral du développement territorial pour approbation, après consultation des cantons voisins. En fixant les zones d’habitat et d’extraction, le canton de Glaris a achevé une étape importante de la procédure d’approbation du plan d’affectation communal de Glaris Nord. Ces décisions sont désormais contraignantes et créent un cadre clair pour le développement futur de la région.

  • 101. immoTable – Espace économique de Genève

    101. immoTable – Espace économique de Genève

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    Lors de la 101e immoTable, l’événement renommé pour le secteur de l’immobilier au Signatur Rhône à Genève, l’accent a été mis sur des thèmes importants qui influencent considérablement l’avenir du monde de l’immobilier. Du développement territorial durable à la géothermie dans le cadre de la transition énergétique, en passant par les risques sanitaires dans l’eau et les questions juridiques liées aux rénovations à Genève, l’événement a offert une plateforme complète d’échange sur les défis actuels et les innovations dans le secteur.

    La directrice du département du territoire du canton de Genève, Marta Alonso, a présenté des projets pionniers en matière de développement urbain et d’aménagement du territoire. D’ici 2060, plus de 12 000 nouvelles unités de logement, 6 000 emplois ainsi que des écoles, un grand parc et des zones fluviales revitalisées devraient voir le jour sur une surface de 230 hectares. Les techniques de visualisation modernes et les modèles 3D permettent de présenter les scénarios de développement de manière transparente.

    David Faehndrich, directeur de la division Suisse romande chez EKZ Contracting SA, a souligné le rôle des systèmes d’approvisionnement en énergie durables et économiques. Plusieurs projets importants ont déjà été réalisés, comme l’approvisionnement en énergie géothermique des nouveaux appartements des « Jardins du Bourg » à Châtel-St-Denis. Ces mesures réduisent les émissions de CO₂ et favorisent la transition énergétique.

    Pierre Descloux, PDG de Dipan SA, a souligné dans son intervention l’importance du traitement des systèmes hydrauliques, notamment en ce qui concerne la rouille, le calcaire et la légionellose. Il a souligné l’importance d’assurer l’hygiène et l’efficacité de ces systèmes.

    Cosima Trabichet-Castan, une spécialiste du droit immobilier chez MLL Legal, a abordé dans son exposé les défis liés à l’obtention des permis de construire et au respect des réglementations locales en matière de construction. Elle a également parlé des exigences réglementaires complexes à Genève, où les délais d’attente pour les permis de construire sont les plus longs de Suisse, selon une étude récente d’UBS. Son intervention a mis en lumière l’importance de l’intégration des pratiques durables dans cet environnement réglementaire riche en contextes.

    Fabio Nairi d’IWG Switzerland a parlé des mesures visant à réduire les temps de trajet et les émissions de CO₂, ainsi que de la transition vers des modèles de travail hybrides.

    La 101e immoTable a de nouveau prouvé pourquoi l’événement est l’une des meilleures plateformes pour le secteur de l’immobilier. Les sujets abordés sont d’une importance capitale pour le développement futur du secteur et offrent des solutions précieuses aux défis actuels.

  • Faciliter la construction dans les zones bruyantes

    Faciliter la construction dans les zones bruyantes

    Dans le cadre de la révision de la loi sur la protection de l’environnement, la CEATE-N souhaite simplifier la construction dans les zones exposées au bruit. En principe, dans les nouveaux logements, au moins la moitié des pièces sensibles au bruit doivent disposer d’une fenêtre respectant les valeurs limites de bruit. Des allègements sont possibles si des aérations contrôlées sont installées ou si un espace extérieur calme et privatif est disponible. Ces réglementations visent à créer un équilibre entre la densification et la protection contre le bruit.

    Positions du Conseil national et du Conseil des États
    Le Conseil des États propose que, pour les logements équipés d’une ventilation contrôlée, les valeurs limites ne doivent plus être respectées à aucune fenêtre ouverte. La CEATE-N estime toutefois que la version du Conseil national est plus équilibrée, car elle offre une solution pragmatique pour faire face à la pénurie de logements. Elle souligne que les permis de construire ne seront accordés que si les bâtiments répondent à des exigences renforcées en matière d’isolation acoustique et que les mesures visant à limiter les émissions de bruit restent obligatoires.

    Pas de réduction des prescriptions de protection contre le bruit dans les zones de bruit des avions
    La CEATE-N renonce à des valeurs limites spécifiques pour le bruit des avions et se rallie au Conseil des Etats. Ainsi, aucune autre adaptation légale ne devrait être nécessaire pour permettre des constructions à proximité des aéroports. La commission ne prévoit pas de restrictions supplémentaires pour les communes en ce qui concerne l’abaissement de la limite de vitesse.

    Assainissement des sites contaminés et taxe d’incitation sur les COV
    Dans le domaine de l’assainissement des sites contaminés, la CEATE-N maintient que les propriétaires doivent prendre en charge les frais d’investigation et d’assainissement des aires de jeux et des jardins privés. En outre, la commission propose d’étudier des alternatives à la taxe d’incitation sur les COV et demande au Conseil fédéral de procéder à une analyse approfondie.

    Loi sur la géoinformation et recherche énergétique
    La CEATE-N a décidé de renvoyer le projet de modification de la loi sur la géoinformation au Conseil fédéral pour un examen approfondi. Dans le domaine de la recherche énergétique, il est prévu d’harmoniser la période de crédit du programme SWEETER avec la période de validité de quatre ans du message FRI.

    Approbation de la réserve d’électricité
    La commission entre sans opposition en matière sur la modification de la loi sur l’approvisionnement en électricité et souligne l’importance d’un approvisionnement en électricité sûr, même dans des situations extrêmes. Elle examinera de manière approfondie le concept de réserve d’électricité et analysera différentes variantes afin de garantir la sécurité de l’approvisionnement tout en minimisant l’impact sur l’environnement et les coûts.

    La CEATE-N recommande en outre au Conseil fédéral de mettre en place des incitations plus fortes pour la création de communautés locales d’électricité et de les décharger des redevances d’utilisation du réseau. La séance a été présidée par le conseiller national Christian Imark et s’est déroulée en partie en présence du conseiller fédéral Albert Rösti.

  • La déconstruction pour le Lymhof est terminée

    La déconstruction pour le Lymhof est terminée

    Selon un article paru dans la newsletter du Lymhof, la déconstruction du Vitis Sport Center et du tennis couvert est terminée dans le quartier de Schlierem am am Rietpark. La construction du Lymhof peut commencer après l’obtention du permis de construire et les travaux préparatoires. La ferme verticale prévue par la start-up Yasai dans le bâtiment des halles ne sera pas réalisée. Yasai s’est récemment retirée du projet car elle se réoriente en tant qu’entreprise. Le propriétaire du terrain , Geistlich Immobilia, prévoit maintenant de diviser la halle en six sections. Les espaces, qui peuvent atteindre 9 mètres de haut, pourraient accueillir des utilisations créatives telles qu’un collectif d’artistes, une communauté d’ateliers mixte, des utilisations culturelles ou des offres de quartier.

    En février 2024, le conseil municipal de Schlieren a accordé le permis de construire pour le Lymhof. Entre-temps, le délai de recours a également expiré, la mise en œuvre de la nouvelle partie du quartier près de la gare de Schlieren peut donc commencer, selon le communiqué. La prochaine étape consistera à élaborer toutes les conditions administratives et cantonales. L’autorisation de construire pour les travaux d’excavation est attendue pour l’été 2024. La construction proprement dite des bâtiments commencera vers l’automne 2024 et durera environ trois ans.

    Le Lymhof devrait alors être prêt à être occupé en 2027. Outre un mélange de logements pour une population hétéroclite, de générations et de modes de vie différents, il est prévu d’aménager des rez-de-chaussée le long de la Wiesenstrasse et de créer une auberge avec une offre de restauration et des chambres d’hôtel. Les quelque 350 logements locatifs ne seront certes disponibles qu’en 2027, mais il est d’ores et déjà possible de s’inscrire en ligne pour une location.

  • La HSLU lance un master en développement territorial collaboratif

    La HSLU lance un master en développement territorial collaboratif

    La Haute école de Lucerne propose à partir de ce semestre d’automne un nouveau master en développement territorial collaboratif. Il est ouvert aux étudiants issus de disciplines telles que l’aménagement du territoire, l’urbanisme, l’architecture, l’architecture paysagère ou les sciences environnementales, économiques et sociales, explique la HSLU dans un communiqué. « Le développement territorial de demain a plus que jamais besoin d’équipes inter- et transdisciplinaires pour trouver des solutions adéquates aux défis actuels », explique Tabea Michaelis, citée dans le communiqué. Elle dirigera le nouveau master avec sa collègue Amelie-Theres Mayer.

    Le cursus doit préparer ses diplômés aux défis complexes des futurs processus de transformation territoriale. L’accent est mis sur la gestion des exigences changeantes et des ressources de plus en plus rares. Le programme d’enseignement comprend l’intégration de groupes ayant des exigences différentes dans la planification et la médiation entre eux.

    « Nous ne considérons pas le développement territorial comme un produit, mais comme un processus », explique Michaelis. Selon la codirectrice du cursus, de tels processus doivent permettre de créer des espaces adaptés au climat, ouverts et appropriables. « Pour planifier ces espaces, il faut une compréhension globale de la culture du bâtiment, qui part de l’existant et qui garde à l’esprit les conditions politiques et juridiques ainsi que la viabilité économique » Pour ce faire, les étudiants doivent collaborer de manière pratique avec les commanditaires potentiels des projets.

  • La Suisse discute du transport souterrain de marchandises

    La Suisse discute du transport souterrain de marchandises

    Cargo sous terrain SA a présenté un projet ambitieux : la construction d’un système de tunnels souterrains pour le transport de marchandises, financé et exploité par des acteurs privés. La loi fédérale sur le transport souterrain de marchandises étant entrée en vigueur le 1er août 2022, la base juridique pour une telle entreprise a été créée. Le plan sectoriel des transports, un instrument d’aménagement du territoire, a maintenant posé les jalons de la planification du premier tronçon de Härkingen à Zurich avec le projet partiel de transport souterrain de marchandises.

    Le SUG comprend le tracé prévu et les paramètres de base des centres de distribution, dont les emplacements doivent être fixés dans les plans directeurs des cantons concernés, à savoir Berne, Soleure, Argovie et Zurich. La consultation des cantons a été lancée afin d’équilibrer les intérêts régionaux et les aspects liés à l’aménagement du territoire. A partir du mois de mars, ce processus se poursuivra par la participation des communes et de la population afin de recueillir un large éventail de perspectives et de préoccupations.

    Une fois les auditions terminées et tous les avis pris en compte, la LUS sera finalisée et soumise au Conseil fédéral pour décision. Ce processus illustre l’engagement de la Suisse en faveur de solutions de transport innovantes, destinées à soutenir le développement durable du territoire et de l’environnement, tout en améliorant l’efficacité du transport de marchandises dans une économie de plus en plus interconnectée.

  • Nationalrat setzt neue Akzente für Umwelt, Raumplanung und Energie

    Nationalrat setzt neue Akzente für Umwelt, Raumplanung und Energie

    Die nationalrätliche Kommission für Umwelt, Raumplanung und Energie (UREK-N) hat beschlossen, das Beschwerderecht von Umweltschutzorganisationen bei kleineren Wohnbauprojekten einzuschränken. Die Änderung des Bundesgesetzes über den Natur- und Heimatschutz zielt darauf ab, den Rechtsrahmen für kleinere und mittlere Wohnbauprojekte anzupassen, um ungleiche finanzielle Mittel zwischen Parteien auszugleichen.

    Darüber hinaus hat die Kommission die Beratung des Bundesgesetzes über die Aufsicht und Transparenz in den Energiegrosshandelsmärkten begonnen, um eine angemessene Aufsicht und Transparenz sicherzustellen. Im Zuge der Diskussion über ein Strommarkt-Abkommen mit der EU erörterte die Kommission die volkswirtschaftliche Bedeutung einer sicheren Stromversorgung und die Notwendigkeit, die Schweizer Regelungen mit denen der EU in Einklang zu bringen.

    Im Bereich der Kreislaufwirtschaft hat die Kommission die meisten Differenzen mit dem Ständerat ausgeräumt, insbesondere bezüglich der Lockerung des Siedlungsabfallmonopols. Es bleibt jedoch noch Uneinigkeit in der Frage, ob unverkaufte biogene Produkte entpackt werden sollen.

    Weitere Diskussionen der Kommission umfassten die Teilrevision des Umweltschutzgesetzes, die sich auf den Lärmschutz und Altlastensanierungen konzentriert. Die Motion «Mit Verdichtung und gemeinnützigem Wohnungsbau gegen die Wohnungsnot» wurde von der Kommission abgelehnt, da sie der Meinung ist, dass die bestehenden gesetzlichen Grundlagen bereits ausreichend sind. Zudem wurde ein Postulat zur Optimierung der Nutzung von Energieholz eingereicht.

    Die Sitzungen der Kommission am 22. und 23. Januar 2024 standen unter der Leitung von Nationalrat Christian Imark und wurden teilweise in Anwesenheit von Bundesrat Albert Rösti in Bern abgehalten.

  • Le laboratoire d’innovation Grüze de Winterthour ouvre en mai

    Le laboratoire d’innovation Grüze de Winterthour ouvre en mai

    En mai 2024, le laboratoire d’innovation Grüze ouvrira ses portes à Winterthur, dans la St.Gallerstrasse. Selon un communiqué de presse, il est prévu d’en faire un lieu de rencontre polyvalent où les visiteurs pourront s’informer sur le grand chantier de la traversée de Grüze. En outre, cette construction filigrane et ouverte sur tous les côtés doit devenir un lieu de discussion sur les questions de développement urbain, les conflits d’objectifs possibles et les effets du changement climatique sur la population urbaine.

    Le pavillon d’environ 120 mètres carrés, qui comprend une salle d’exposition, une scène et un café, est construit de manière modulaire et peut être agrandi de façon modulaire. La statique a été conçue pour un bâtiment fermé de deux étages. Il est ainsi possible que le laboratoire d’innovation devienne à moyen terme un centre de quartier nécessitant davantage d’espace. Dans un premier temps, il est prévu pour une durée d’utilisation de dix ans.

    Le laboratoire d’innovation a été développé par le service des travaux publics de Winterthur en collaboration avec le département d’architecture, de design et d’ingénierie civile de la Haute école zurichoise des sciences appliquées (ZHAW) et Holcim Suisse. Selon les informations fournies, les dalles de béton extra-minces et recyclables en béton renforcé de fibres de carbone (CPC) de CPC AG permettent d’économiser jusqu’à 75% de matériaux par rapport à une construction en béton traditionnelle. Les émissions de CO2 devraient être réduites d’un facteur deux à quatre.

    Les éléments en béton CPC, issus d’un projet de recherche de longue haleine à la ZHAW, peuvent être démontés à peu de frais et reconstruits ailleurs ou réutilisés pour un autre ouvrage. Holcim les produit et les met à disposition sous forme de prêt. Les éléments préfabriqués sont assemblés en quelques jours au printemps.

  • Unterengstringen publie son concept de développement

    Unterengstringen publie son concept de développement

    La municipalité d’Unterengstringen a publié son concept de développement territorial. Ce concept de 71 pages peut être téléchargé sur le site Internet de la commune. Il sert d’instrument stratégique et d’aide à la décision pour les projets de planification et de construction dans la commune et constitue également la base des plans directeurs communaux et du règlement de construction et de zone (BZO). Conformément aux directives cantonales, la commune d’Unterengstringen doit mettre à jour et adapter son propre BZO au plus tard au printemps 2025.

    Le conseil municipal d’Unterengstringen souhaite montrer ce qu’il faut pour un développement communal de qualité, comment la commune peut devenir ou rester attractive en tant que lieu d’achat, de travail et d’habitation et où Unterengstringen doit se développer à l’avenir, peut-on lire dans le concept. La partie centrale de la localité, entre la Limmat au sud, la route cantonale au nord, la zone de formation à l’ouest et la Weiningerstrasse, revêt une importance stratégique pour Unterengstringen. Cela comprend le centre rural avec des bâtiments historiques et la zone centrale sur l’axe urbain.

    L’analyse aboutit à une vision du maillage sur cette zone avec trois points clés. Les espaces routiers entre les deux zones sont qualitativement renforcés. Une interconnexion des zones est créée. Les bâtiments qui bordent ces espaces routiers devraient soutenir ces interconnexions dans les rez-de-chaussée et dans l’aménagement des alentours. Selon le concept, les deux projets clés Stolzwis et Sennenbüel sont suivis de près par la commune et élaborés en collaboration avec les investisseurs privés.

    En outre, le centre de la localité doit être revalorisé par une densification durable et de qualité, par la promotion de l’artisanat et par un espace public marqué.

  • Luucy présente des nouveautés dans une mise à jour

    Luucy présente des nouveautés dans une mise à jour

    Luucy AG, dont les bureaux sont situés à Lucerne et à Schlieren, a lancé une nouvelle version de sa plateforme 3D interactive pour le développement spatial et immobilier. Selon le communiqué de presse, il y a plusieurs nouveautés. Parmi celles-ci, le terrain photoréaliste de Google Maps. Cette troisième option de terrain dans Luucy permet non seulement de représenter l’environnement de manière détaillée, mais aussi de représenter de manière photoréaliste des bâtiments dans plus de 2500 villes et 49 pays, est-il précisé dans le communiqué.

    Il y a des changements au niveau des licences. Afin d’offrir aux utilisateurs la solution la mieux adaptée, deux nouveaux plans de licence ont été introduits en plus de la licence par équipe – l’ancienne licence standard. Pour les personnes individuelles et les petites équipes, il existe désormais un accès économique à Luucy avec la licence Starter. Pour les entreprises plus importantes avec différentes équipes et départements, l’entreprise propose désormais la licence Business.

    Selon le communiqué, l’application d’indicateurs a été mise à jour et complétée par des indicateurs supplémentaires. Une vue détaillée a été ajoutée, qui permet de comparer les indicateurs de différents bâtiments. En outre, il est désormais possible d’exporter les vues détaillées et les comparaisons de variantes sous forme de fichier CSV afin d’analyser facilement les données dans d’autres applications. Enfin, il existe une nouvelle fonction « Regrouper les objets ». Elle permet à l’utilisateur de regrouper ses objets par variante, qu’il s’agisse d’objets créés par lui-même ou importés.

    Selon le communiqué, Luucy sera présent au salon Swissbau 2024, qui se tiendra du 16 au 19 janvier 2024 à Messe Basel.

  • Un livre d’architecture sur Schlieren récompensé à Francfort

    Un livre d’architecture sur Schlieren récompensé à Francfort

    Selon un communiqué de presse, le livre « Stadtwerdung im Zeitraffer » est l’un des dix lauréats du DAM Architectural Book Award 2023, décerné par la Foire du livre de Francfort et le Deutsches Architekturmuseum (DAM). L’observation photographique à long terme de Schlieren entre 2005 et 2020 montre comment le Plateau suisse se développe, ajoute le communiqué. « Stadtwerdung im Zeitraffer » est publié par Meret Wandeler, Ulrich Görlich et Caspar Schärer et constitue la conclusion de l’étude « Fotografische Langzeitbeobachtung Schlieren ».

    Selon le communiqué, ce projet très remarqué a étudié par la photographie, pendant 15 ans, la manière dont l’activité de construction et le développement urbain modifient le caractère d’une commune de banlieue typiquement suisse, située dans la ceinture de l’agglomération. Le livre a été conçu par le studio graphique Elektrosmog de Zurich. Il est publié par la maison d’édition zurichoise Scheidegger & Spiess.

    Dans la justification du prix, le jury déclare : « Le livre s’explique dans sa structure, explore le thème posé sous de multiples facettes et prend en même temps soin du temps de son public. Le double volume de 630 pages ‘Stadtwerdung im Zeitraffer’ répond à tous ces critères d’un bon livre d’architecture ». Le livre illustre la croissance de Schlieren, « où 7000 personnes sont venues s’ajouter en 15 ans, où les constructions se sont densifiées dans certains coins et n’ont pratiquement pas changé dans d’autres ».

    Le choix d’un lieu approprié pour explorer le phénomène du devenir urbain mérite des éloges, poursuit le jury. Les deux parties du double volume racontent leur processus avec les moyens appropriés. Des essais et des textes fournissent le contexte de l’évolution et la mettent en perspective.

  • L’aménagement du territoire modère le marché immobilier

    L’aménagement du territoire modère le marché immobilier

    L’Office fédéral du logement(OFL) et les planificateurs cantonaux de l’espace métropolitain de Zurich ont chargé le Center for Regional Economic Development de l’Université de Berne, en collaboration avec le CIFI, d’étudier la contribution de l’aménagement du territoire à la hausse des coûts du logement. Selon les résultats de l’étude, l’aménagement du territoire joue un rôle de modérateur sur le marché immobilier. Il a un impact sur l’activité de construction et influence ainsi les coûts du logement, écrit l’OFL dans un communiqué sur l’étude.

    En limitant la disponibilité des terrains à bâtir et les capacités des zones constructibles, l’aménagement du territoire contrôle la flexibilité avec laquelle l’offre peut s’adapter à l’évolution de la demande de logements. Selon les auteurs de l’étude, un aménagement du territoire trop strict peut entraîner une hausse des coûts du logement à long terme. Parallèlement, l’aménagement du territoire a également pour mission de protéger le paysage et de limiter l’étalement urbain.

    L’étude identifie le développement interne comme une solution à ce dilemme. Il offre un instrument « qui permet à la fois de garantir la protection du paysage et d’augmenter l’offre de logements ». L’étude propose un autre instrument, le dézonage, c’est-à-dire l’extension des possibilités d’utilisation d’une zone à bâtir. En outre, « les longues procédures d’autorisation et d’opposition sont décrites comme faisant monter les prix du logement ».

    Les Journées suisses du logement 2023 se tiendront du 3 au 7 novembre à Bienne (BE). Le 6 novembre, un débat d’experts sera organisé sur la question du développement interne qui permettrait de créer davantage de logements abordables.

  • Étude sur le rôle de l’aménagement du territoire dans la hausse des coûts du logement

    Étude sur le rôle de l’aménagement du territoire dans la hausse des coûts du logement

    L’étude « Causes de la hausse des coûts du logement en Suisse avec un accent sur l’aménagement du territoire » met en évidence le rôle modérateur de l’aménagement du territoire sur le marché immobilier : il a un impact sur l’activité de construction et influence donc les coûts du logement. En revanche, l’augmentation de la demande de logements est un facteur moteur de la hausse des coûts du logement. La réduction de la taille des ménages, la croissance démographique et l’augmentation de la consommation individuelle de logements jouent notamment un rôle à cet égard.

    L’aménagement du territoire peut avoir une influence sur ce point. Il limite la disponibilité des terrains à bâtir et les capacités des zones constructibles. Il contrôle ainsi la flexibilité avec laquelle l’offre de logements peut s’adapter à l’évolution de la demande. Si l’aménagement du territoire est trop strict, l’offre peut réagir de manière moins flexible à la forte augmentation de la demande. Cela peut entraîner une hausse des coûts du logement à long terme.

    Le développement interne comme solution

    Cependant, l’une des missions de l’aménagement du territoire est de limiter l’étalement urbain et de protéger le paysage. L’étude identifie donc le développement interne comme un instrument permettant à la fois de protéger le paysage et d’augmenter l’offre de logements. L’étude montre en outre que le dézonage a un effet modérateur sur les prix là où l’utilisation des zones à bâtir est déjà élevée. Par déclassement, on entend l’extension des possibilités d’utilisation à l’intérieur d’une zone à bâtir. Il s’agit donc d’un moyen efficace qui, s’il est utilisé de manière ciblée, peut déployer ses effets de manière optimale. Les résultats de l’étude suggèrent également un lien entre les coûts élevés du logement et les coûts élevés de planification et de procédure. La lenteur des procédures d’autorisation et de recours contribue également à l’augmentation des coûts.

    Colloque sur le logement et le développement territorial

    Dans le cadre des Journées suisses du logement 2023, qui se tiendront à Bienne du 3 au 7 novembre 2023, un panel d’experts discutera le 6 novembre de la manière dont le développement interne peut être organisé de manière à créer davantage de logements abordables. Plus de détails et inscription sur www.bwo.admin.ch.

  • Le canton de Zurich et Winterthur coordonnent l’expansion de la ZHAW

    Le canton de Zurich et Winterthur coordonnent l’expansion de la ZHAW

    Le nombre d’étudiants à la ZHAW devrait augmenter de 0,8 à 2,0% par an jusqu’en 2035. La ZHAW a donc besoin de surfaces supplémentaires à Winterthur, informe la direction des travaux publics du canton de Zurich dans un communiqué. Le canton veut coordonner l’extension de la haute école avec la ZHAW et la ville de Winterthur. Une planification coordonnée devrait profiter aussi bien aux membres de la haute école qu’à la population de la ville. Une déclaration d’intention déjà signée par les trois partenaires définit une base contraignante pour le développement spatial de la ZHAW.

    Selon les accords, l’extension de l’université doit se concentrer sur les trois sites de Sulzer-Areal, Technikum et St.Georgen. Sur le site Sulzer, des extensions peuvent être réalisées sur la surface appartenant déjà à la haute école. En revanche, entre le Technikum et les arsenaux, de nouvelles surfaces doivent être utilisées. La ville de Winterthur souhaite y créer un quartier de la connaissance en collaboration avec la ZHAW. Pour cela, il est prévu de déplacer les utilisations actuelles de tiers sur la Teuchelweiherplatz.

    Sur le site de St. Georgen, l’utilisation du Lindareal est à l’étude. La surface des CFF qui n’est plus utilisée pour l’exploitation ferroviaire entre en ligne de compte comme nouveau site possible pour la ZHAW, écrit la direction des travaux publics. Pour la concrétisation et la mise en œuvre des plans, la direction de la construction, la direction de l’éducation, la ZHAW et la ville de Winterthur ont mis en place un management de zone. « Cela permet de garantir que les travaux complexes seront réalisés à long terme dans une perspective globale et de manière coordonnée », indique le communiqué.

  • La vallée de la Limmat doit façonner activement sa transformation en ville

    La vallée de la Limmat doit façonner activement sa transformation en ville

    L’urbaniste Thomas Sevcik part du principe que la région située entre Schlieren et Turgi deviendra de plus en plus une ville. Dans sa publication « Limmattalstadt – Impulse für die Region entlang der Limmat« , il propose d’organiser cette urbanisation de manière « active et stratégique ». « La ville de la vallée de la Limmat viendra de toute façon. Mais nous devrions la faire aussi bien que nous le pouvons », écrit-il.

    Sevcik propose entre autres des « néo-zones ». Ceux-ci devraient combler les lacunes entre les zones d’habitation. Un campus pourrait par exemple accueillir sur une partie de la gare de triage une haute école de la Limmat, un centre de calcul, mais aussi un centre de congrès et de divertissement. Un nouveau quartier résidentiel pourrait voir le jour entre Neuenhof et Killwangen, et un quartier tourné vers l’avenir pour de nouvelles formes d’habitat et de travail pourrait voir le jour à Tägerhard, à l’est de Wettingen. De même, à la Hard à Siggenthal, un nouveau quartier pourrait combiner travail, habitat et loisirs.

    Sevcik fait remarquer que la Limmat est jusqu’à présent peu présente dans la région. Il propose de revaloriser le paysage fluvial de Dietikon pour en faire une Riviera.

    Sur le plan économique, la future ville de la vallée de la Limmat devrait miser sur ses atouts en matière de technologie appliquée et de design, sur la logistique et le commerce, ainsi que sur la medtech et la biotech. La mobilité dans la région devrait être facilitée par le prolongement de la Limmattalbahn, l’utilisation de la ligne ferroviaire entre Dättwil et Wettingen, les téléphériques et le réseau cyclable. Sevcik propose également une aire de décollage pour les hélicoptères électriques à décollage vertical près de l’aire d’autoroute de Würenlos.

    Sevcik a élaboré ces idées de stratégie à l’initiative de la promotion économique de Limmatstadt et les a présentées le 15 août à l’assemblée générale de Limmatstadt AG. vingt entreprises, principalement de la région, ont soutenu le projet. La publication peut être commandée sous forme numérique.

  • L’aménagement du territoire, la mesure de toute chose ?

    L’aménagement du territoire, la mesure de toute chose ?

    Source : Confédération suisse

    En réalité, les instruments de planification cantonaux et communaux sont incomplets, rigides, purement quantitatifs et ne suivent pas une vision d’avenir développée en trois dimensions. Les conséquences sont connues : Des paysages urbains incohérents, un potentiel de densification trop faible, un volume de trafic croissant, des installations d’infrastructure non coordonnées et, finalement, une population insatisfaite.

    Un aménagement du territoire prospectif avec de nouveaux concepts est indispensable, car les instruments de planification inertiels actuels de l’aménagement du territoire sont manifestement en contradiction avec le processus dynamique de la planification urbaine et manquent jusqu’à présent les objectifs définis dans la LAT.

    L’utilisation des données SIG déjà disponibles permettrait de visualiser, d’évaluer et de communiquer de manière participative, à l’échelle nationale et sur la base de scénarios d’avenir qualitatifs, les impacts potentiels sur tous les thèmes pertinents tels que la densification interne, l’utilisation du sol, les transports, la consommation d’énergie, les émissions de gaz à effet de serre et bien d’autres encore, et ce au-delà des frontières cantonales.

    Les bâtiments dans le contexte de l’aménagement du territoire
    L’aménagement du territoire crée également les conditions-cadres pour le développement des quartiers et, en fin de compte, du parc immobilier. Si l’on parle de bâtiments durables, il est insuffisant de les considérer isolément et de se concentrer uniquement sur leur substance. Les bâtiments doivent être considérés dans leur contexte et donc en tenant compte de leur contribution à la réduction du trafic, à la densification et à l’intégration sociale. C’est en suivant cette logique que les deux normes SNBS Hochbau pour la construction et SSREI pour l’existant ont été développées en Suisse. Tous deux sont toujours uniques dans leur contenu en comparaison internationale.

    Source www.ssrei.ch

  • Luucy lance une nouvelle version de son programme 3D pour les planificateurs

    Luucy lance une nouvelle version de son programme 3D pour les planificateurs

    La société Luucy AG, basée à Lucerne et à Schlieren, a lancé une nouvelle génération de sa plateforme du même nom. Luucy 2.6 est désormais également disponible en français, informe la jeune entreprise dans un communiqué. En outre, la nouvelle version présente une navigation au clavier étendue et un contrôle simplifié. En outre, des jeux de données pertinents pour le développement spatial et immobilier sont mis à disposition. Luucy débute avec les données correspondantes du canton de Lucerne.

    La plateforme de Luucy permet de modéliser, d’analyser, de visualiser et de communiquer le développement immobilier au moyen d’un jumeau numérique. Dans la version 2.6, il est désormais possible de définir librement la pente du toit. Une nouvelle fonction permet en outre de naviguer dans les niveaux souterrains des bâtiments.

    Les modèles 3D créés à l’aide de Luucy sont utilisés pour rendre les plans de développement plus clairs pour les professionnels et le public intéressé. Ils vont si loin dans le détail qu’il est possible de représenter l’ombre portée des maisons. La société de promotion économique Limmatstadt AG a déjà présenté un tel modèle numérique 3D de la vallée de la Limmat. Cela permet de découvrir virtuellement la région et ses projets de développement urbain.