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  • Potentiel et défis des nouveaux concepts de logement

    Potentiel et défis des nouveaux concepts de logement

    L’accent est mis sur les unités d’habitation auto-aménagées, souvent construites dans de grands hangars et utilisées en commun par des groupes ou des personnes individuelles. Les habitants attachent de l’importance à un habitat durable et individuel, renoncent à des surfaces privées excessives et partagent à la place des espaces communs.

    Les projets étudiés à Zurich et à Berne montrent que de telles formes d’habitat consomment nettement moins de surface habitable par personne que la moyenne suisse. La grande flexibilité de l’aménagement intérieur permet des adaptations individuelles, mais implique également un investissement important en temps et en argent.

    Cadre juridique et défis
    Pour que ces concepts soient mis en œuvre avec succès, il est essentiel de disposer d’un cadre clair mais flexible et d’un accompagnement de soutien de la part des promoteurs immobiliers et des autorités. Les obstacles liés au droit de la construction et les questions de financement, en particulier, nécessitent des solutions adaptées afin de rendre ces projets économiquement viables.

    Des solutions de niche innovantes avec du potentiel
    Bien que ces formes d’habitat participatif constituent actuellement une niche, elles offrent des approches passionnantes pour une utilisation plus durable et plus diversifiée du logement. Toutefois, leur potentiel à long terme pour le marché du logement abordable reste à démontrer.

    L’étude a été réalisée par les hautes écoles spécialisées OST et FHNW en collaboration avec l’OFL, la Fondation Fonds de solidarité, le Pour-cent culturel Migros et d’autres partenaires. Elle s’inscrit dans les axes de recherche « Logement abordable » et « Adaptation du parc de logements à l’évolution des besoins ».

  • Écosystème de données suisse

    Écosystème de données suisse

    Les données sont une ressource essentielle pour le développement économique, la recherche et le progrès social. Afin d’éviter que les données ne restent dans des silos isolés, le gouvernement fédéral mise sur un écosystème national de données. Celui-ci comprend des espaces de données thématiques dans lesquels les entreprises, les universités, les autorités et les organisations peuvent échanger des données de manière sûre et contrôlée.

    Le Conseil fédéral a chargé la Chancellerie fédérale de créer un point de contact central pour coordonner ces espaces de données. Le point de contact de l’écosystème de données suisse, qui est devenu opérationnel le 15 janvier 2025, est géré par la Chancellerie fédérale en collaboration avec l’Office fédéral de la communication, l’Office fédéral de la statistique et la Direction du droit international public.

    Coordination, conseil et mise en réseau internationale
    La tâche principale du point de contact est de créer les bases d’un écosystème de données interopérable. Cela comprend les règles, les normes techniques et les structures organisationnelles. Parallèlement, il soutient les projets d’espace de données en cours en fournissant des conseils conceptuels, organisationnels et juridiques.

    Un élément central est la mise en réseau des acteurs concernés. Dans ce que l’on appelle des communautés de pratique, les professionnels peuvent échanger des connaissances et des expériences afin d’accélérer le développement de solutions de données communes. En outre, le point de contact collabore avec des partenaires internationaux tels que l’Institut Fraunhofer afin d’assurer la compatibilité des espaces de données suisses avec les initiatives européennes et mondiales.

    Rendre les données utiles à l’économie, à la recherche et à la société
    Plusieurs projets d’espaces de données sont déjà en cours d’élaboration, notamment dans les domaines de la santé (« DigiSanté »), du tourisme (« Infrastructure nationale de données pour le tourisme ») et de l’agriculture (« agridata.ch »). Un autre exemple est le projet d’espace de données sur la mobilité, dans lequel les acteurs des transports publics, de la logistique et les autorités échangent des données sur la mobilité. Cela permet une gestion plus efficace du trafic, une planification optimisée des itinéraires pour les transporteurs et des temps de réaction plus rapides pour les organisations à gyrophare.

    Avec ce nouveau point de contact, la Suisse franchit une étape importante pour exploiter durablement le potentiel des données et promouvoir les innovations numériques au-delà des frontières sectorielles et administratives.

  • Une société immobilière assure le financement de projets verts

    Une société immobilière assure le financement de projets verts

    Selon un communiqué de presse, HIAG Immobilien Holding AG, dont le siège est à Bâle, a placé son premier Green Bond de 100 millions de francs suisses, d’une durée de 5,25 ans et assorti d’un coupon de 1,42%. Le produit de l’émission sera utilisé pour financer et refinancer des bâtiments et des projets durables conformément au Green Financing Framework de HIAG, ajoute le communiqué. La libération, c’est-à-dire la libération des parts sociales souscrites, aura lieu le 23 janvier 2025. Le négoce du Green Bond à la SIX Swiss Exchange a été demandé.

    Avec cette émission, HIAG a pu profiter de l’environnement favorable des taux d’intérêt et garantir les financements sur un horizon temporel plus long, ajoute le communiqué. Le Green Bond et la ligne de crédit syndiquée de 500 millions de francs suisses lancée à l’été 2023 s’inscrivent dans la stratégie de durabilité de HIAG, ajoute le communiqué.

    La société immobilière HIAG est cotée à la SIX Swiss Exchange et dispose, selon ses propres indications, d’un portefeuille immobilier d’une valeur totale de 1,95 milliard de francs. HIAG travaille sur une surface d’environ 743’000 mètres carrés avec actuellement 58 projets et un volume d’investissement attendu de 3 milliards de francs. Le portefeuille comprend 41 sites avec des immeubles de bureaux, commerciaux et logistiques bien desservis ainsi que des immeubles d’habitation sélectionnés dans des régions de croissance orientées vers l’avenir en Suisse alémanique et en Suisse romande, indique HIAG.

  • L’institut de recherche sur le design et la santé reçoit un nouveau financement

    L’institut de recherche sur le design et la santé reçoit un nouveau financement

    Le Swiss Center for Design and Health(SCDH) continuera à bénéficier d’une subvention pour la période 2025-2028. Selon un communiqué du SCDH, la Confédération exprime ainsi sa confiance dans le travail de l’institut de recherche et montre « que la question de savoir comment améliorer la santé par le design est d’importance nationale ».

    Le SCDH se définit comme un centre national de compétences technologiques d’envergure internationale qui, à l’interface du design et de la santé, associe la recherche universitaire interdisciplinaire et le secteur privé dans une perspective de transfert de connaissances et de technologies. L’organisation a été créée en 2019 sous la forme d’un partenariat public-privé et est soutenue par des partenaires publics et privés issus de l’économie et de la science. La Confédération et le canton cofinancent sa mise en place. Le centre devrait s’autofinancer à partir de 2030.

    Comme le précise le communiqué, le SCDH élargira son portefeuille au cours de cette deuxième période de financement. « Il s’agit par exemple de la mise en place d’une collection de matériel basée sur des preuves, d’une salle d’opération proche de la réalité et de la possibilité de simuler le gros œuvre sur place chez les clients » Après s’être concentré sur le secteur de la santé, le champ d’activité devrait s’étendre à l’industrie, aux soins à domicile et aux bâtiments publics.

  • Le secteur suisse de la construction en 2025

    Le secteur suisse de la construction en 2025

    En 2025, la durabilité n’est plus une tendance, mais une évidence. Les certificats de construction tels que Minergie ou SNBS, ainsi que la construction circulaire, sont au cœur de l’actualité. Les entreprises qui réutilisent les matériaux de construction et proposent des solutions innovantes s’assurent des avantages concurrentiels décisifs.

    La numérisation passe à la vitesse supérieure
    La transformation numérique prend de nouvelles dimensions. Les technologies telles que l’IoT, les logiciels de planification basés sur l’IA et les outils numériques de gestion des chantiers sont plus largement utilisés. Parallèlement, il est essentiel de développer les compétences numériques des collaborateurs afin qu’ils puissent participer activement au progrès numérique.

    La pénurie de main-d’œuvre qualifiée reste un défi
    La pénurie de main-d’œuvre qualifiée continue de caractériser le secteur. Les entreprises investissent de plus en plus dans des programmes de formation et de perfectionnement, misent sur le recrutement international et font progresser l’automatisation. Des conditions de travail modernes et des valeurs d’entreprise attrayantes deviennent de plus en plus importantes.

    Le développement urbain et la densification en ligne de mire
    L’urbanisation exige des concepts innovants tels que les zones sans voitures, les quartiers à usage mixte et la végétalisation urbaine. Parallèlement, le logement abordable reste l’un des principaux défis. Des solutions créatives sont nécessaires pour répondre aux besoins de la population.

    Énergie et prix des matières premières
    La crise énergétique et le coût des matériaux de construction restent un sujet dominant. Les matériaux de construction locaux et durables gagnent en importance, tandis que les exigences légales poussent au développement des énergies renouvelables. Les installations solaires et les systèmes de chauffage innovants posent de nouveaux jalons dans ce domaine.

    La collaboration, clé du succès
    La complexité croissante des projets de construction exige une coopération plus étroite entre les architectes, les ingénieurs et les fournisseurs de technologies. Les entreprises qui misent sur les partenariats bénéficient de synergies et peuvent mettre en œuvre des projets plus efficacement.

  • Le nouveau CEO prendra la tête du fournisseur de la construction à partir de janvier 2025

    Le nouveau CEO prendra la tête du fournisseur de la construction à partir de janvier 2025

    A partir du 1er janvier, le groupe Arbonia sera à nouveau dirigé par un CEO qui n’est pas également membre du conseil d’administration. Comme le communique l’entreprise, le conseil d’administration a nommé Claudius Moor au poste de CEO. Ce Suisse né en 1983 travaille pour Arbonia depuis 2015, en tant que CEO de la division Portes depuis 2020. Auparavant, il a notamment été responsable de la stratégie du groupe et du développement de l’entreprise chez le fournisseur de bâtiments dont le siège est à Arbon.

    Alexander von Witzleben restera président du conseil d’administration « jusqu’à nouvel ordre ». Cet Allemand né en 1963 préside le conseil d’administration depuis 2015, a également été délégué du conseil d’administration et CEO ad interim jusqu’en 2022 et président exécutif du conseil d’administration depuis cette date.

    « Nous sommes très heureux d’accueillir Claudius Moor dans son nouveau rôle de CEO d’Arbonia », a déclaré Alexander von Witzleben, cité dans le communiqué. « Avec sa connaissance approfondie du secteur, son engagement et sa grande passion pour le business des portes, il a toutes les qualités requises pour conduire Arbonia vers un avenir positif »

  • Vers l’avenir avec le bois et l’argile

    Vers l’avenir avec le bois et l’argile

    Le bois et l’argile, deux matériaux de construction éprouvés, sont au cœur du projet « Think Earth – Construction régénérative ». Sous la direction de l’ETH Zurich et en collaboration avec l’Empa ainsi que d’autres universités et partenaires industriels, des techniques de construction modernes sont développées pour réduire l’impact environnemental dans le secteur du bâtiment. Alors que le bois assure la capacité portante et la rigidité, l’argile apporte une masse supplémentaire qui contribue à la régulation thermique, à la sécurité incendie et à l’amortissement des vibrations.

    Des assemblages en bois réutilisables renforcent l’économie circulaire
    Pour utiliser le bois de manière durable, il faut augmenter sa capacité de réutilisation. Actuellement, elle n’est que de 10 %. Le projet vise à augmenter cette valeur à 90 pour cent en développant des assemblages en bois efficaces et flexibles. Des chercheurs de l’Empa et de l’ETH Zurich travaillent sur des méthodes permettant de démonter facilement les structures porteuses en bois et développent des outils numériques qui favorisent la réutilisation des éléments de construction en bois.

    Constructions en argile sans fissures grâce à des additifs verts
    L’argile est disponible en quantité quasi illimitée et présente un excellent bilan CO₂. Cependant, un problème fréquent est son retrait lors du séchage, ce qui provoque des fissures. Des chercheurs de l’Empa et de l’ETH Zurich étudient des additifs biosourcés et biodégradables qui empêchent le retrait sans compromettre la recyclabilité. Ces additifs innovants sont testés à grande échelle en collaboration avec BASF Schweiz AG et Eberhard Bau AG afin de permettre l’utilisation de l’argile dans la construction de bâtiments.

  • Biens immobiliers dans la zone d’inventaire ISOS – Qu’est-ce que cela signifie ?

    Biens immobiliers dans la zone d’inventaire ISOS – Qu’est-ce que cela signifie ?

    Voser Rechtsanwälte KlG est un cabinet d’avocats, de notaires et de fiscalistes offrant un service complet et disposant de plus de 100 ans d’expérience. Notre département de droit de la construction et de l’immobilier conseille les investisseurs, les entrepreneurs, les collectivités publiques et les particuliers dans tous les domaines du droit de la construction et de l’immobilier, tout au long du cycle de vie d’un bien immobilier. En collaboration avec nos autres domaines d’expertise, nous offrons un soutien complet dans tous les aspects juridiques, qu’il s’agisse de transactions, de questions fiscales ou de planification successorale.

    L’ISOS comme instrument de base
    L’Inventaire fédéral des sites construits d’importance nationale à protéger en Suisse, plus connu sous le nom d’ISOS, est un instrument de base qui aide les autorités à identifier les valeurs architecturales et à les préserver à long terme. Les cantons et les communes tiennent compte de l’Inventaire lors de l’élaboration de leurs plans respectifs (plans directeurs, plans d’affectation). L’ISOS a été créé dans les années 1970 et comprend environ 1 200 objets.

    Le caractère obligatoire de l’ISOS pour les propriétaires fonciers
    Si un bien immobilier se trouve dans une zone couverte par l’ISOS, cela ne veut pas dire grand-chose, car l’ISOS n’est généralement pas contraignant pour les propriétaires fonciers. Les communes sont toutefois tenues de tenir compte de l’ISOS lors de l’élaboration des plans d’affectation, dans le cadre de la pesée globale des intérêts prévue par le droit de l’aménagement du territoire. Le projet de construction doit être compatible avec le plan d’affectation en vigueur et respecter les prescriptions concrètes de la zone (par exemple une zone village ou une zone centrale). Le conseil communal, en tant qu’autorité d’octroi du permis de construire, ne doit tenir compte directement des objectifs de protection de l’ISOS que dans les cas où il dispose d’un pouvoir d’appréciation lors de l’évaluation de votre demande de permis de construire.

    Applicabilité directe en raison de tâches fédérales
    Si le projet de construction concerne une tâche de la Confédération, l’objet de l’inventaire doit être conservé intact, ou en tout cas être ménagé autant que possible (art. 6 LPN). Cela ne s’applique toutefois qu’en cas d’atteinte grave à l’objet ISOS. Selon la jurisprudence, il y a atteinte grave lorsqu’un projet de construction porte une atteinte importante et irréversible. Dans un tel cas, une expertise de la Commission fédérale pour la protection de la nature et du paysage (CFNP) et / ou de la Commission fédérale des monuments historiques (CFMH) doit être demandée. Le permis de construire ne peut être délivré que si le projet de construction présente un intérêt d’importance nationale. Ensuite, les organisations nationales de protection de la nature et du patrimoine ont le droit d’introduire un recours contre le projet de construction.

    Cas typiques d’application
    Les tâches fédérales sont concernées lorsque le permis de construire concerne une matière juridique qui relève de la compétence de la Confédération, est réglementée par le droit fédéral et présente un lien avec la protection de la nature, du paysage et du patrimoine. Dans la pratique, les cas fréquents qui, selon la jurisprudence du Tribunal fédéral, relèvent d’une tâche fédérale sont lorsqu’une installation photovoltaïque (art. 18a LAT) ou une installation de téléphonie mobile (art. 14 LTC) doit être autorisée ou lorsqu’une autorisation relevant du droit de la protection des eaux est nécessaire (art. 19, al. 2, LEaux).
    En résumé, il apparaît que l’ISOS n’est pas directement applicable pour les propriétaires fonciers, mais qu’il existe des exceptions pertinentes dans la pratique qui peuvent souvent conduire à une applicabilité directe de l’ISOS. Dans ce cas, d’autres clarifications compliquées peuvent être nécessaires pour le projet de construction, ce qui donne à des tiers un levier pour retarder un projet.

  • Les maisons individuelles restent très prisées

    Les maisons individuelles restent très prisées

    « Le rêve de devenir propriétaire est toujours très répandu parmi la population suisse », écrit la Haute école de Lucerne(HSLU) dans un communiqué. Elle s’appuie pour cela sur la dernière édition de l’étude Retail Banking, réalisée chaque année par l’Institut für Finanzdienstleistungen Zug(IFZ) de la HSLU. Selon cette étude, quatre personnes sur dix en Suisse souhaiteraient acquérir un bien immobilier.

    L’IFZ a identifié deux groupes de personnes intéressées par l’immobilier. Dans le premier groupe, ce sont majoritairement des « dreamers » issus des jeunes générations qui cherchent à acquérir leur premier logement. Ils sont surtout confrontés à des problèmes financiers. Dans le second groupe, on trouve majoritairement des membres des générations plus âgées qui disposent déjà de leur propre bien immobilier. Ces « secundo-accédants » ont moins de problèmes financiers que de difficultés à trouver un bien correspondant à leurs besoins actuels. Ces deux groupes ont surtout misé sur les recommandations personnelles et le hasard pour trouver leur logement.

    Le taux d’intérêt joue un rôle important pour les personnes à la recherche d’un logement, qu’il s’agisse d’une nouvelle hypothèque ou du renouvellement d’une hypothèque existante. En particulier lors d’une prolongation, ils sont peu enclins à changer de fournisseur d’hypothèque, trois propriétaires immobiliers sur dix la refusant, quel que soit le montant de la différence de taux. « Dans de nombreux cas, la banque habituelle jouit encore d’une grande loyauté, surtout lorsqu’un changement est lié à des obstacles supplémentaires », explique Andreas Dietrich, responsable de l’étude, dans le communiqué.

  • 62. Réunion de l’EEE dans l’Espace économique européen

    62. Réunion de l’EEE dans l’Espace économique européen

    Le Comité parlementaire mixte de l’EEE sert de plate-forme d’échange entre les parlements des États de l’EEE/AELE (Norvège, Islande et Liechtenstein) et de l’UE. La Suisse, membre de l’AELE mais pas de l’EEE, joue un rôle d’observateur au sein de cet organe. Cela permet à la délégation suisse de suivre les développements importants au sein de l’EEE et de participer activement aux débats sur les questions de politique étrangère et économique.

    Point fort des discussions
    Les développements actuels au sein de l’Espace économique européen seront au centre de la rencontre. Il s’agit notamment du fonctionnement de l’accord EEE, de la sécurité et de la compétitivité de l’Europe, ainsi que des priorités en matière de subventions de l’EEE et de la Norvège visant à réduire les inégalités sociales et économiques. L’accent sera également mis sur les relations entre la Suisse et l’Union européenne, sur lesquelles la délégation suisse informera le Comité.

    Délégation suisse
    La délégation AELE/UE sera représentée par le conseiller national Thomas Aeschi (UDC, ZG) en tant que président, le conseiller aux États Damian Müller (PRD, LU) en tant que vice-président, ainsi que les conseillers nationaux Hans-Peter Portmann (PRD, ZH) et Nicolas Walder (Verts, GE).

    Importance pour la Suisse
    La participation au Comité permet à la Suisse de se tenir informée des développements européens et d’entretenir des contacts importants. Dans les domaines de la compétitivité et de la coopération internationale en particulier, le rôle d’observateur offre un aperçu précieux de thèmes qui sont également d’une importance capitale pour la Suisse.

    La réunion d’Oslo renforce les liens entre la Suisse et les pays de l’EEE ainsi que l’UE. Le rôle d’observateur de la Suisse souligne l’importance de l’EEE pour la politique étrangère et économique suisse et permet de participer à des débats pertinents.

  • Les modifications législatives renforcent l’économie circulaire en Suisse

    Les modifications législatives renforcent l’économie circulaire en Suisse

    Les modifications apportées à la loi sur la protection de l’environnement, à la loi sur l’énergie et à la loi fédérale sur les marchés publics permettent d’ancrer dans la législation des principes importants de l’économie circulaire.

    Hiérarchie des déchets :
    Le recyclage devient prioritaire par rapport à l’incinération afin de boucler les cycles des matériaux.

    Énergie grise :
    Les cantons doivent définir des valeurs limites pour les nouvelles constructions et les rénovations afin d’encourager les méthodes de construction durables.

    Exemplarité :
    La Confédération privilégie les solutions qui préservent les ressources lors des projets de construction et des achats.

    Ces mesures contribuent non seulement à la préservation des ressources, mais incitent également à développer des activités commerciales innovantes dans le domaine des produits et des modes de construction durables.

    Collaboration plus étroite entre la Confédération, les cantons et l’économie
    Les modifications législatives exigent une coopération plus étroite entre la Confédération, les cantons et l’économie privée. Dans le domaine des emballages et des produits en particulier, le Conseil fédéral obtient des compétences pour définir des exigences qui s’inspirent des développements de l’UE. Cela devrait permettre d’éviter les obstacles au commerce et de renforcer la compétitivité de l’économie suisse.

    Autres adaptations prévues
    Certaines réglementations, comme l’amende nationale pour le littering et les exceptions au monopole des déchets urbains, nécessitent des dispositions d’exécution supplémentaires. La consultation à ce sujet est prévue pour 2025 ou 2026. D’ici là, l’accent reste mis sur la mise en œuvre des points clés afin de renforcer durablement l’économie circulaire en Suisse.

    Renforcement de la durabilité
    Les nouvelles réglementations marquent une étape importante vers une économie compétitive et respectueuse des ressources. La Suisse se positionne ainsi comme un pionnier de l’économie circulaire et crée une base solide pour relever les défis de demain.

  • Une nouvelle certification améliore le niveau de conseil dans le secteur immobilier

    Une nouvelle certification améliore le niveau de conseil dans le secteur immobilier

    L’agent immobilier Betterhomes améliore la qualité de ses conseils, selon un communiqué de presse. « La formation de stagiaire est suivie d’un approfondissement obligatoire. Tous nos agents immobiliers passent la certification SAQ, une nouvelle norme de qualité reconnue dans toute la branche pour les agents immobiliers en Suisse », selon Cyrill Lanz, fondateur et CEO de Betterhomes AG à Zurich. Tous les collaborateurs doivent devenir des agents immobiliers certifiés SAQ. La norme est une initiative de la Swiss Association for Quality(SAQ), de l’IREM (Institute Real Estate Management) et des agences immobilières en Suisse, dont REMAX, Raiffeisen Immobilienmakler et Immoleague, peut-on lire dans le communiqué de presse.

    « Compte tenu de l’évolution dynamique et de la complexité croissante du marché immobilier, il est essentiel pour les agents immobiliers d’être toujours à jour. Les nouvelles lois, l’évolution des besoins des clients et les changements sur le marché exigent une adaptation et une formation continue permanentes », explique Christian Brunner, fondateur de l’IREM, dont le siège est à Winterthur, cité dans le communiqué.

    La certification est valable trois ans et doit être renouvelée par une formation continue régulière, précise le communiqué. « La certification peut en outre conduire au brevet fédéral de ‘négociateur immobilier’ ou être reconnue comme partie d’un Certificate of Advanced Studies (CAS) dans le cadre d’un Master of Advanced Studies (MAS) en Real Estate Management », ajoute le CEO Lanz, cité dans le communiqué.

    Betterhomes Suisse est, selon ses propres indications, le plus grand agent immobilier indépendant de Suisse avec plus de 29’000 biens immobiliers négociés et environ 140 agents immobiliers.

  • Des chercheurs développent des piles salines économiquement viables pour un stockage sûr de l’énergie

    Des chercheurs développent des piles salines économiquement viables pour un stockage sûr de l’énergie

    Des chercheurs du laboratoire Materials for Energy Conversion du Laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche(Empa), basé à Dübendorf, poursuivent un projet Innosuisse lancé par le fabricant tessinois de piles salines Horien Salt Battery Solutions. La collaboration de recherche a pour but de développer des batteries au sel économiquement attractives et utilisables, peut on lire dans un communiqué de presse. Par batteries au sel, on entend des accumulateurs dont l’électrolyte est un solide, à savoir un conducteur d’ions céramique à base d’alumine de sodium. La cathode est basée sur un granulat de sel de cuisine et de poudre de nickel. L’anode métallique en sodium ne se forme que lors de la charge. Contrairement aux batteries lithium-ion courantes, les batteries au sel ne sont pas inflammables. Elles peuvent donc être utilisées dans des domaines où les batteries lithium-ion ne sont pas autorisées, comme l’exploitation minière, la construction de tunnels ou les plates-formes pétrolières ou gazières. D’autres avantages sont leur longévité ainsi que l’obtention de matériaux de base nettement moins chers. Contrairement à la concurrence du lithium-ion, les matières premières sont bon marché et disponibles en grande quantité, précise le communiqué.

    L’inconvénient de ces batteries est leur température de fonctionnement élevée. Pour être opérationnelle, une pile saline a besoin d’une température de 300 degrés Celsius. Les chercheurs cherchent des options pour rendre ces applications économiques. « Selon l’application, il est plus économique de maintenir une pile au chaud que de la refroidir », explique Meike Heinz, chercheuse à l’Empa, citée dans le communiqué.

    Une autre ambition est de faire fonctionner les batteries à l’état solide sans nickel. Pour ce faire, le matériau de la cathode, le nickel, doit être remplacé par d’autres métaux, par exemple le zinc. L’objectif est d’établir les piles salines en tant que stockage stationnaire à long terme grâce à leur sécurité, leur longue durée de vie et l’absence de matières premières critiques.

  • Les investissements dans l’économie circulaire et la décarbonisation renforcent la stratégie carbone

    Les investissements dans l’économie circulaire et la décarbonisation renforcent la stratégie carbone

    Holcim reçoit une subvention du Fonds d’innovation de l’UE pour un nouveau projet de grande envergure dans le domaine des technologies propres. Cela porte à sept le nombre de projets CCUS financés par l’UE pour Holcim. Selon un communiqué de presse du fabricant de matériaux de construction, ce nouveau projet de capture et de stockage de CO2 (CCUS) sur son site de Martres-Tolosane, dans le sud-ouest de la France, est une installation hautement évolutive basée sur des technologies matures et des partenariats étroits.

    En 2017, Holcim avait déjà annoncé un investissement de 100 millions d’euros dans la durabilité de cette cimenterie. Entre 2021 et 2023, Holcim a investi 200 millions d’euros supplémentaires dans la décarbonisation de ses sites industriels français et a débloqué 60 millions supplémentaires en mai dernier pour la poursuivre.

    Selon Holcim, ces investissements auront un effet de levier sur le développement de nouvelles filières et de nouveaux emplois dans le domaine de l’économie circulaire d’une part, et d’autre part, à moyen terme, dans le domaine du captage, du stockage et de la valorisation du CO2. A cet effet, une nouvelle plateforme pilote, véritable banc d’essai industriel d’open innovation, sera installée dans l’usine de Martres-Tolosane. Elle sera dédiée à l’amélioration des nouvelles technologies de captage du CO2.

    « Holcim est en bonne voie pour faire du ciment et du béton net zéro une réalité à grande échelle au cours de cette décennie », a déclaré le PDG Miljan Gutovic, cité dans le communiqué. « Ce soutien du fonds européen pour l’innovation témoigne de la force de nos équipes d’ingénieurs, de la maturité de nos technologies et de partenariats avancés tout au long de la chaîne de valeur »

  • Le canton de Zoug accélère sa transformation vers la neutralité carbone

    Le canton de Zoug accélère sa transformation vers la neutralité carbone

    Le canton de Zoug a présenté une nouvelle stratégie énergétique et climatique. Selon un communiqué de presse, elle contient 40 nouvelles mesures couvrant un large éventail de thèmes. L’objectif est d’accélérer le passage à la neutralité carbone.

    Selon les informations du Conseil d’Etat, il s’agit d’une part d’investir dans des projets pilotes pour développer le secteur des énergies renouvelables. Il s’agit notamment du stockage de l’énergie par l’hydrogène. Dans le secteur de la construction, très gourmand en énergie, les bâtiments doivent devenir des « plaques tournantes énergétiques » qui consomment et produisent à la fois de l’énergie. Le gouvernement veut créer des incitations pour les particuliers et les entreprises par le biais de programmes de soutien à long terme. En matière de mobilité, le canton mise sur les moteurs électriques pour ses propres véhicules.

    Le projet de durabilité et d’innovation KERB (climat, énergie, ressources, biodiversité) vise également à agir sur l’agriculture. La réduction des émissions de CO2 est déjà encouragée par une « exploitation adaptée ». Pour la renforcer, il est prévu d’utiliser des technologies à émission négative. Des études sont en cours pour évaluer leur potentiel.

    Le canton prévoit également une stratégie de gestion des risques naturels. La priorité est donnée à un développement urbain respectueux du climat et à l’utilisation de revêtements routiers adaptés au climat.

    Dans tous les domaines, le canton veut impliquer l’ensemble de la population. « Nous avons besoin de l’engagement des communes, de l’économie, de la science et surtout de la population », a déclaré le directeur des travaux publics Florian Weber.

  • Un outil d’évaluation de portefeuille automatisé révolutionne l’analyse immobilière

    Un outil d’évaluation de portefeuille automatisé révolutionne l’analyse immobilière

    La nouvelle version de l’outil d’évaluation de portefeuille SSREI se caractérise par des automatisations considérables qui simplifient et accélèrent le processus d’évaluation. Grâce au partenariat avec SFGM, les données sur les bâtiments et les sites peuvent être obtenues directement à partir du numéro EGID, ce qui réduit au minimum la saisie manuelle. Les propriétaires obtiennent ainsi des informations importantes sur la protection du patrimoine, les sites contaminés, la pollution sonore, les risques liés au radon, ainsi que sur l’approvisionnement en énergie et la desserte par les transports publics.

    Évaluation automatisée des indicateurs surlabase des données de base
    L’outil d’évaluation optimisé permet d’automatiser l’évaluation de 23 des 36 indicateurs de durabilité. La combinaison d’informations disponibles publiquement et de données spécifiques au bâtiment permet une évaluation précise du potentiel. Ainsi, des informations telles que l’année de construction et la date de rénovation peuvent être utilisées pour déduire l’enveloppe du bâtiment et les valeurs de protection contre le bruit – soutenues par les normes SIA correspondantes.

    Optimisations supplémentaires et connexion aux interfaces
    Des outils d’aide nouvellement développés aident à déterminer la densité d’utilisation et le taux d’occupation, sur la base de données statistiques, et permettent de prendre des décisions fondées. De plus, l’outil offre des interfaces avec des systèmes externes de gestion d’actifs et de portefeuille, ce qui facilite l’intégration dans les processus existants et rend l’analyse et l’évaluation des données encore plus efficaces.

    L’outil d’évaluation de portefeuille offre aux propriétaires immobiliers une base précieuse pour le développement durable de leur portefeuille et contribue de manière importante à la préservation de la valeur et à la protection réglementaire. Il aide les investisseurs à pérenniser leurs portefeuilles immobiliers et à répondre aux exigences de transformation durable.

  • Les entreprises Strüby reçoivent le premier certificat pour un site Minergie réalisé

    Les entreprises Strüby reçoivent le premier certificat pour un site Minergie réalisé

    L’efficacité énergétique, l’autosuffisance énergétique et la protection contre la chaleur sont actuellement de grands thèmes et deviendront encore plus centraux à l’avenir. Depuis 2023, ce n’est pas seulement une maison individuelle qui peut être certifiée Minergie, mais un site entier, ce qui permet d’intégrer davantage l’environnement dans la planification des projets de construction de logements. Le 2 septembre 2024, le « Fischermätteli » à Burgdorf BE a reçu de Minergie le premier certificat définitif de site à l’échelle de la Suisse et a ainsi atteint un nouveau niveau dans la construction durable.

    Un label aux exigences élevées
    Le nouveau standard global Minergie-Areal est soutenu par l’association Minergie, les cantons, l’économie et l’Office fédéral de l’énergie. Le site Minergie se caractérise par une très faible consommation d’énergie, des émissions de gaz à effet de serre minimisées lors de la construction et de l’exploitation, ainsi qu’une autosuffisance maximale en énergies renouvelables. Les bâtiments présentent une protection contre la chaleur supérieure à la moyenne ainsi qu’un renouvellement d’air contrôlé. L’aménagement des espaces extérieurs augmente la résilience climatique et la qualité de séjour, par exemple grâce à des plantations et des ombrages appropriés. Le site Minergie incite également à une mobilité respectueuse du climat.

    Plus de 6600 m3 de bois suisse
    Le projet résidentiel Fischermätteli a été achevé avec succès par Strüby Unternehmungen à l’automne 2023, après environ trois ans et demi de travaux. Les dix immeubles d’habitation avec un total de 168 appartements en copropriété ont été construits sur une ancienne zone industrielle à Burgdorf BE. La construction a été réalisée avec plus de 6600 m3 de bois suisse, ce qui fait du « Fischermätteli » le plus grand projet de Suisse alliant le standard Minergie-A-ECO et le bois suisse.

    Aménagement environnemental adapté au climat
    L’énergie utilisée sur l’ensemble du site provient à 100% de sources renouvelables : l’électricité provient des installations photovoltaïques sur les toits des bâtiments, la chaleur pour le chauffage et l’eau chaude provient d’une centrale de chauffage alimentée par des pellets suisses. Le concept de mobilité finement maillé mise sur l’électromobilité, le covoiturage, les vélos et les transports publics. Un espace de co-working encourage le télétravail et réduit ainsi indirectement la congestion du trafic. En outre, l’aménagement de l’environnement selon le principe de la ville éponge assure un refroidissement naturel et efficace en été et fait du « Fischermätteli » un haut lieu de la biodiversité grâce aux innombrables plantes indigènes.

    Le succès grâce à un concept global respectueux du climat
    Pius Kneubühler, Managing Director Real Estate Development & Construction chez Strüby Unternehmungen, peut confirmer que le concept global respectueux du climat au sens du standard Minergie Areal est payant non seulement pour les habitants, mais aussi pour l’investisseur. « Le succès s’est déjà manifesté lors de la commercialisation des appartements en copropriété. La demande a été si réjouissante que tous les appartements ont pu être vendus avant la fin de la construction »

  • Trafo Baden s’illumine sous le signe du Real Estate Award 2024

    Trafo Baden s’illumine sous le signe du Real Estate Award 2024

    Mara Schlumpf, directrice et organisatrice de la cérémonie de remise des prix : « J’ai été très heureuse de rendre hommage aux meilleurs du secteur de la construction et de l’immobilier avec les nombreux invités du monde économique, politique et social. Ce fut un événement inoubliable »

    Les gagnants des très convoités trophées en verre de cristal ont été récompensés dans cinq catégories :
    – Commercialisation : emonitor AG
    – Numérique : Novalytica AG
    – Développement durable : Aéroport de Zurich
    – Développement de projet et innovation : Cham Group
    – Personnalité immobilière de l’année : Dr. Hans-Peter Bauer

    Un autre moment fort de la soirée a été le discours d’impact de Patrizia Laeri, promotrice des femmes et fondatrice de la Fintech, qui a attiré l’attention sur le Gender Property Gap. Cette intervention inspirante a démontré avec force l’importance de l’égalité des chances dans le secteur immobilier. La modératrice Annina Campell a mené une discussion à bâtons rompus avec le conseiller aux États et président du PLR Thierry Burkart, qui a également mis en évidence les perspectives politiques du secteur et son potentiel.

    Pendant ce temps, l’humoriste Joël von Mutzenbecher a provoqué de nombreux éclats de rire, tandis que le groupe « The B-Shakers » a clôturé la soirée dans une ambiance rockabilly.

    Real Estate Award AG remercie tous les participants et les invités pour cette soirée réussie et se réjouit de recevoir d’autres impulsions innovantes pour l’avenir du secteur immobilier.

  • Projet de parc solaire achevé cinq mois plus tôt que prévu

    Projet de parc solaire achevé cinq mois plus tôt que prévu

    Nexans Suisse a mis en service son nouveau parc solaire sur son site de Cortaillod avec cinq mois d’avance sur le calendrier. Il se compose de dix installations individuelles, chacune installée sur un toit différent. Ces unités indépendantes ont ensuite été reliées entre elles pour former un système de niveau supérieur. Selon un communiqué du fabricant de câbles, cette opération a nécessité des adaptations aux spécificités architecturales et structurelles.

    Cette approche a permis d’éviter toute perturbation de l’activité de production sur le site pendant les travaux d’installation. « Résultat : une mise en service réussie à 100%, avec près de cinq mois d’avance sur le planning »

    Depuis l’été 2023, plus de 4000 modules solaires d’une capacité de 430 watts chacun avaient été installés par une équipe de spécialistes du Groupe E Greenwatt depuis le site de Boudry NE « dans des conditions techniques exigeantes ». Au total, le parc solaire dispose d’une puissance de 1,7 mégawatt. Avec une centrale de 700 kilowatts précédemment installée par Groupe E, Nexans atteint désormais un taux d’autoconsommation estimé à plus de 90%.

    « Ce partenariat stratégique soutient notre objectif de continuer à réduire notre empreinte environnementale et à développer nos activités de manière durable, tout en renforçant notre résilience énergétique », a déclaré Marco Spinelli, CEO de Nexans Suisse. « Même sans ces installations, Nexans ne consomme que de l’électricité issue à 100% de sources renouvelables, et ce depuis le début de l’année »

  • Des procédures sur mesure pour soutenir la rénovation d’un pont à Coire

    Des procédures sur mesure pour soutenir la rénovation d’un pont à Coire

    Le consortium AS Chur Süd, composé de METTLER PRADER AG et Cellere Bau AG, a confié à STRABAG le remplacement des poutres de rive du pont dans le cadre de la rénovation du passage souterrain Sommerau à Coire. Le département Construction bois de l’entreprise de construction de Schlierem devait développer un procédé sur mesure pour le coffrage, explique STRABAG dans un communiqué correspondant. « Grâce à notre expérience, nous avons trouvé la solution adéquate », y est cité Dominic Graf, chef de chantier construction bois chez STRABAG AG.

    Concrètement, les travaux ont été compliqués par le manque de place, qui ne permettait pas, entre autres, d’utiliser une ossature traditionnelle pour le coffrage. L’équipe de construction en bois de STRABAG a résolu ce problème en renforçant les panneaux de peau coffrante avec des aciers plats. Des tuyaux d’incendie ont été insérés dans les espaces intermédiaires. Les tuyaux remplis d’air comprimé maintiennent les panneaux en position stable pendant le bétonnage.

    Les premiers bords du pont ont entre-temps été achevés à l’entière satisfaction des maîtres d’œuvre sur place, indique le communiqué. Les autres étapes de la construction sont actuellement mises en œuvre comme prévu à l’aide de cette solution qui, selon STRABAG, est techniquement exigeante mais parfaitement adaptée à l’occasion.

  • Le musée Langmatt de Baden sera entièrement rénové d’ici 2026

    Le musée Langmatt de Baden sera entièrement rénové d’ici 2026

    ERNE participe à la rénovation complète du musée Langmatt de Baden. Concrètement, l’entreprise de construction de Laufenburg doit prendre en charge une partie des travaux de transformation de la villa. « Les travaux comprennent la déconstruction de pièces entières à l’intérieur du bâtiment puis la reconstruction des dalles de sol, des murs et des plafonds, le renouvellement des canalisations ainsi que la démolition partielle de la façade extérieure, y compris la rénovation de la façade », explique ERNE dans un article publié sur LinkedIn. ERNE a également déplacé des bancs et des poteaux en acier pour la construction d’un nouveau pavillon en verre.

    La rénovation totale concerne la villa ainsi que le parc public environnant et s’étendra sur cette année et l’année prochaine. Pendant ce temps, la collection privée de l’impressionnisme français en Europe, hébergée au musée, sera envoyée en tournée européenne. Le musée Langmatt devrait rouvrir ses portes au printemps 2026.

  • Une nouvelle technologie permet d’économiser de l’électricité et d’améliorer l’infrastructure énergétique

    Une nouvelle technologie permet d’économiser de l’électricité et d’améliorer l’infrastructure énergétique

    Des chercheurs de la HSLU travaillent sur une alternative peu coûteuse aux systèmes de gestion de l’énergie. Des espaces de données doivent prendre en charge l’échange sécurisé de données entre les bâtiments et l’approvisionnement en énergie, explique la HSLU dans un communiqué. L’équipe, dirigée par Christoph Imboden à l’Institut d’innovation et de gestion technologique de la HSLU, travaille en collaboration avec le Centre d’innovation technologique neuchâtelois (CSEM ) et le secteur privé, et bénéficie du soutien de l’Office fédéral de l’énergie via le programme SuisseEnergie.

    Selon les estimations des chercheurs, le potentiel d’économie des data rooms peut atteindre 5,32 térawattheures d’électricité par an. « L’utilisation d’un grand nombre de points de mesure différents permet d’améliorer l’efficacité énergétique, la flexibilité et l’utilisation de l’infrastructure énergétique », explique Imboden, cité dans le communiqué. En même temps, contrairement aux systèmes de gestion de l’énergie, les espaces de données ne nécessitent pas de matériel supplémentaire. Les données n’ont pas non plus besoin d’être stockées de manière centralisée. « Cela entraîne d’importantes économies de coûts, une dynamisation du marché et également une réduction de la quantité de données à transférer et à stocker », estime Imboden.

    Un premier espace de données mis en place par les chercheurs dans le secteur de l’énergie répond déjà également aux exigences de la protection des données. Mais pour une mise en œuvre à grande échelle, la technologie doit encore être développée et adaptée aux besoins spécifiques de la Suisse.

  • Zoug adopte des objectifs énergétiques durables

    Zoug adopte des objectifs énergétiques durables

    Les besoins énergétiques du canton de Zoug s’élèvent à près de 3000 gigawattheures par an, les bâtiments et la mobilité en constituant la plus grande partie. La nouvelle stratégie énergétique et climatique (EKS) du Conseil d’Etat vise à réduire la consommation d’énergie et à miser davantage sur les énergies renouvelables. Parallèlement, le gouvernement souhaite renforcer la sécurité de l’approvisionnement dans le canton et réduire les émissions de gaz à effet de serre à zéro net d’ici 2050. En fixant des objectifs intermédiaires clairs jusqu’en 2030, le gouvernement concrétise la voie à suivre pour atteindre ces objectifs ambitieux.

    Investissements dans l’électricité solaire et le stockage de l’énergie
    L’augmentation de la production d’électricité solaire dans le canton est un élément central de la stratégie. Parallèlement, des investissements dans des technologies innovantes de stockage de l’énergie, comme l’hydrogène, sont prévus. « En collaborant étroitement avec les entreprises et les scientifiques, nous voulons concevoir l’infrastructure énergétique du futur », explique le directeur des travaux publics Florian Weber. Les bâtiments du canton doivent également servir de plus en plus de producteurs d’énergie et devenir ainsi une plaque tournante de l’énergie.

    Durabilité dans l’agriculture et technologies à émissions négatives
    Dans le cadre du projet de durabilité KERB, le canton mise sur des mesures dans l’agriculture pour réduire les émissions de CO2. Les forêts et les marais jouent un rôle central dans la séquestration du CO2. Pour les émissions inévitables, le canton mise sur les technologies à émission négative, qui visent à éliminer durablement le CO2 de l’atmosphère. Une étude doit déterminer le potentiel de ces technologies dans le canton.

    Adaptation au changement climatique
    Outre la réduction des émissions, le canton de Zoug se prépare également aux effets du changement climatique. Une stratégie cantonale de gestion des risques naturels vise à minimiser les risques liés au climat, tels que la chaleur et les parasites envahissants. Parallèlement, des investissements sont réalisés dans des revêtements routiers adaptés au climat et dans la gestion durable des forêts afin de garantir à la fois la protection et les espaces de détente.

  • Peter Baumgartner nouveau président du CA d’Admicasa

    Peter Baumgartner nouveau président du CA d’Admicasa

    Admicasa Fondsleitung AG a annoncé le 17 octobre 2024 la nomination de Peter Baumgartner au poste de président du conseil d’administration. Baumgartner apporte des années d’expérience dans l’économie internationale et dispose d’un vaste réseau dans différents secteurs. Auparavant, il a été CEO d’Etihad Airways, où il a mené d’importantes initiatives stratégiques. Baumgartner est nommé pour succéder à Beat Langenbach, qui occupait ce poste jusqu’à présent.

    Expérience et vision pour l’avenir
    Peter Baumgartner a derrière lui une carrière impressionnante dans l’aviation, notamment des postes de direction chez Swissair, Swiss et Etihad Airways. A son retour en Suisse, il a fondé la société de conseil en gestion Bluearbre Ltd, par le biais de laquelle il continue d’être actif sur la scène du conseil et de l’investissement. Ses mandats internationaux dans différents secteurs, y compris l’immobilier, font de lui le candidat idéal pour Admicasa Fondsleitung AG.

    Admicasa sur la voie de la croissance
    Admicasa Fondsleitung AG, fondée en automne 2023, a déjà lancé avec succès son premier fonds immobilier, Admicasa Real Estate Fund. Le fonds se concentre sur des investissements dans des emplacements de premier ordre dans l’agglomération et poursuit l’objectif d’exploiter les potentiels de revalorisation et de générer des rendements attrayants. Avec Baumgartner comme nouveau président du conseil d’administration, la direction du fonds Admicasa prévoit de continuer à développer sa force d’innovation et de mettre en œuvre de nouvelles stratégies de création de valeur dans le secteur immobilier.

    Un style de gestion visionnaire
    Dans sa première déclaration, Peter Baumgartner a souligné qu’il se réjouissait de travailler avec le conseil d’administration expérimenté d’Admicasa. « L’approche innovante du groupe Admicasa correspond à mes convictions en matière de création de valeur économique durable. Je suis convaincu qu’ensemble, nous ouvrirons de nouvelles perspectives pour la gestion de fonds et assurerons le succès à long terme », a déclaré Baumgartner.

  • Approches innovantes de la gestion immobilière

    Approches innovantes de la gestion immobilière

    Focus sur la durabilité
    La matinée est placée sous le signe des « immeubles durables ». Vous y explorerez comment vous pouvez non seulement gérer efficacement vos biens immobiliers, mais aussi les concevoir dans le respect de l’environnement. Nos experts vous montreront quels services optionnels vous pouvez intégrer pour minimiser l’empreinte écologique de vos immeubles tout en créant de la valeur pour vos clients.

    Processus de relocation socialement responsable
    Dans la partie de l’après-midi, nous aborderons le sujet sensible des « processus de relocation socialement responsable ». Dans cette section, vous apprendrez comment mettre en œuvre différentes stratégies de relocation qui tiennent compte à la fois des aspects juridiques et éthiques. Discutez avec nos intervenants spécialisés de la manière de promouvoir un dialogue détendu et des solutions équitables afin de gagner la confiance de vos locataires et d’établir des relations durables.

    Intervenants spécialisés

    • Dr. Joëlle Zimmerli, Zimraum GmbH
    • Dr. Christian Brütsch, Stratcraft GmbH
    • Pascal Stutz, CEO SVIT Zurich

    Profitez de cette occasion pour échanger avec d’autres dirigeants et prendre de précieuses impulsions pour votre propre pratique. Faites partie d’un mouvement qui ne vise pas seulement le succès économique, mais aussi une gestion immobilière durable et socialement responsable.

    Inscrivez-vous dès aujourd’hui et façonnez activement l’avenir du secteur !

  • Une nouvelle plateforme de réseau facilite l’autoconsommation d’énergie solaire et le stockage sur batterie

    Une nouvelle plateforme de réseau facilite l’autoconsommation d’énergie solaire et le stockage sur batterie

    Evaarist lance une plateforme en réseau « pour démocratiser l’autosuffisance énergétique », selon un communiqué. La start-up basée à Sion veut permettre à davantage de propriétaires d’installations solaires existantes de consommer davantage leur production solaire. Pour ce faire, Evaarist propose, outre la plateforme autarcie.ch qui permet de gérer l’électricité solaire produite par le toit, des kits de batteries faciles à installer.

    « L’autosuffisance énergétique, c’est ce qui nous tient à cœur », explique Loïc Viret, cité dans le communiqué. Il a fondé Evaarist 2023 avec Julien Morard et Stéphane Curchod. Spécialisé dans les énergies renouvelables et l’autosuffisance énergétique, le bureau d’études a lancé la plateforme autarcie.ch dans le cadre de l’Espace Innothèque de la Foire du Valais 2024, précise le communiqué.

    La réflexion d’Evaarist s’est basée sur le constat que près de 98% des quelque 240’000 installations solaires existantes en Suisse ne sont pas équipées de batteries. Evaarist propose des systèmes de batteries universelles pour les toits solaires. Un ensemble de batteries est installé parallèlement au réseau électrique, aux panneaux solaires et aux onduleurs existants. « Cela permettra de stocker et d’utiliser de l’énergie supplémentaire. Et surtout, le taux d’autosuffisance pourra être porté à 65-85%, alors qu’il est de 20-30% sans batteries », selon Viret.

    Par ailleurs, Evaarist entend acheminer le matériel directement du fabricant au client et l’installation se fera en grande partie en « do it yourself ». Grâce à un accord avec un importateur allemand, autarcie.ch propose des kits de batteries à partir de 5800 francs pour 10 kilowattheures.

    Autarcie.ch n’est pas un système anti-black-out. « Mais nos systèmes peuvent être équipés pour fonctionner en cas de panne du réseau », selon Viret.

  • La propriété du logement devient plus chère

    La propriété du logement devient plus chère

    Les prix des logements en propriété à usage personnel ont augmenté au troisième trimestre 2024, tant par rapport au trimestre précédent qu’en comparaison annuelle, informe Raiffeisen Suisse dans un communiqué sur le dernier indice des prix des transactions du groupe bancaire. « La dynamique des prix sur le marché suisse des logements en propriété a cessé de s’affaiblir récemment, son point le plus bas devrait donc être derrière nous », y est cité le chef économiste Fredy Hasenmaile. « Les conditions de financement déjà nettement plus favorables et la perspective de nouvelles baisses des taux d’intérêt devraient stimuler la demande de logements en propriété »

    Au cours du trimestre sous revue, les prix des maisons individuelles ont été supérieurs de 1,6% à leur valeur du trimestre précédent. En comparaison annuelle, les spécialistes de Raiffeisen Suisse ont observé une hausse de 3,3%. Les prix des propriétés par étage ont augmenté de 0,9% par rapport au trimestre précédent et de 2,8% par rapport à l’année précédente.

    En comparaison régionale, c’est en Suisse centrale que les prix des maisons individuelles ont le plus augmenté sur un an, avec une hausse de 13,7%. La Suisse centrale est également en tête pour les propriétés par étage, avec une hausse de 7,9%. En revanche, les prix des maisons individuelles dans les régions de Berne et du lac Léman ont baissé respectivement de 2,1 et 3,4 % en comparaison annuelle.

  • Une nouvelle table réglable en hauteur apporte plus de flexibilité dans le quotidien de l’école

    Une nouvelle table réglable en hauteur apporte plus de flexibilité dans le quotidien de l’école

    Lista Office LO, dont le siège est à Degersheim, a élargi son système LO Education avec une variante de la table LO Solo. La table est mobile et réglable en hauteur en continu et, selon un communiqué du fabricant international de mobilier de bureau, elle est désormais proposée avec une plage de réglage plus basse. Ainsi, la table LO Solo peut également redéfinir les formes d’enseignement dans les écoles primaires, peut-on lire. LO Education est un système de table modulable pour les postes de travail individuels ou collectifs.

    Selon Lista Office LO, le système d’aménagement répond aux exigences de la vie scolaire moderne, car il peut être transformé de manière silencieuse, rapide et flexible. Cela est devenu nécessaire car la forme d’enseignement frontale a laissé place à la pensée autonome, à la créativité personnelle et à la communication entre les personnes. « Les nouvelles formes d’enseignement diversifiées ne sont possibles qu’avec un équipement flexible », explique-t-on.

    D’autres éléments de LO Education sont des tables et des cloisons qui peuvent être regroupées en différentes formes grâce à des roulettes. Une solution magnétique permet de les relier entre eux sans outils et sans bruit. Selon l’entreprise, les tables LO Solo sont équipées de supports pour les boîtes de matériel.

  • La première turbine basse pression de Suisse mise en service à Martigny-Bourg

    La première turbine basse pression de Suisse mise en service à Martigny-Bourg

    Les Forces Motrices de Martigny-Bourg (FMMB) ont mis en service la première turbine basse pression de Suisse. Comme l’indique Alpiq dans un communiqué, elle permet de produire 850’000 kilowattheures d’électricité par an dans le canal submersible de la centrale au fil de l’eau sur la Dranse. Les trois unités de production actuelles de la centrale produisent 89 millions de kilowattheures par an.

    La turbine basse pression peut turbiner entre 1,25 et 10,2 mètres cubes d’eau par seconde, selon le débit. Elle est conçue pour une hauteur de chute allant jusqu’à 2,5 mètres. Elle ne constitue pas une charge supplémentaire pour l’environnement et n’affecte pas la production d’électricité existante. « L’installation de cette nouvelle turbine basse pression permet d’utiliser au mieux les ressources en eau disponibles tout en respectant l’environnement », explique Georges-Alain Zuber, directeur de la centrale, cité dans le communiqué.

    La conception de la centrale a débuté en 2011. Elle est soutenue par des fonds issus de la rétribution à prix coûtant du courant injecté.

    La centrale a été construite en 1908 pour produire l’électricité de l’Electro-Chimie de Paris. Aujourd’hui, les FMMB sont détenues par les communes de Bovernier (23,04%), Sembrancher (18,72%), Martigny (17,22%), Martigny-Combe (15,58%) et Vollèges (1,64%), ainsi que par Alpiq (18%) et le distributeur d’énergie valaisan FMV ( 5,8%).

  • Ensemble pour une gestion attrayante

    Ensemble pour une gestion attrayante

    Les mauvaises langues (et les observateurs de longue date du marché) affirment que l’immobilier en Suisse fonctionne, pour le meilleur et pour le pire, et sans grande intervention du secteur immobilier. L’exemple de la gestion montre toutefois que tout ne va pas toujours bien. Le bouc émissaire préféré des locataires et des médias doit porter le chapeau lorsque le taux d’intérêt de référence augmente et que les réductions de loyer liées aux taux d’intérêt sont annulées. Ou lorsque les charges augmentent parce que les coûts de l’énergie explosent. Ou lorsque les disputes entre voisins s’enveniment parce que la saison des barbecues commence. Ou lorsque les loyers augmentent parce que l’offre ne suit pas la demande.

    Les gérants – ou plus exactement la majorité des gérants – ont une tâche passionnante et exigeante : ils doivent satisfaire deux catégories de clients très différentes : leurs mandants, généralement des propriétaires privés et des gestionnaires de patrimoine, pour lesquels ils doivent entretenir des parcs immobiliers et optimiser les revenus fonciers, et leurs locataires, qui attendent que leurs demandes soient satisfaites sans bureaucratie, que les défauts et les dommages soient rapidement réparés, que les voisins énervants soient éduqués et que les charges soient minimisées.

    Cette tâche exigeante devient un fardeau lorsque les clients demandent de plus en plus de services pour de moins en moins d’argent afin de soutenir leurs rendements et lorsque les locataires sont de plus en plus exigeants, car ils partent du principe que l’augmentation des coûts du logement va de pair avec un niveau de service plus élevé et que « non » n’est pas une réponse.

    Cette charge a des conséquences. A la demande du SVIT Zurich, nous avons mené une enquête en ligne entre octobre 2023 et janvier 2024 auprès de gérants actifs et d’anciens gérants afin de savoir comment les actifs perçoivent la profession, où les anciens gérants sont partis et dans quelles conditions ils reviendraient dans la gestion.

    Les réponses sont décevantes. Bien que 80% des exploitants actifs s’identifient à leur travail, la majorité d’entre eux envisagent de changer de travail (figure 1). Il est particulièrement inquiétant de constater que deux tiers des « seniors » envisagent de tourner le dos à l’exploitation et qu’un chef d’équipe sur neuf a postulé pour un emploi en dehors de l’exploitation au cours des six derniers mois. Le secteur risque de perdre ses prestataires les plus expérimentés.

    Nous ne pensons pas que le secteur immobilier puisse se permettre de perdre des gérantes expérimentées. Les propriétaires et les gestionnaires de patrimoine se plaignent déjà qu’à chaque fluctuation, des connaissances se perdent et des tâches restent en suspens. La tentative d’assurer la continuité de la gestion avec des gestionnaires d’actifs qui ont eux-mêmes travaillé dans la gestion est compréhensible – mais contre-productive. Une répartition floue des rôles et des tâches conduit presque toujours à des frictions, et la microgestion contribue à ce que les gestionnaires cherchent d’autres domaines d’activité.

    Les locataires ont également beaucoup à perdre. Aujourd’hui déjà, on se plaint qu’il est de plus en plus difficile de trouver des interlocuteurs personnels derrière les applications et les formulaires web, et que les changements de personnel font que les demandes se perdent. Même l’association des locataires, qui dépeint volontiers les gérants comme des « arnaqueurs » et invite les locataires à contester les augmentations de loyer et les décomptes de charges « plutôt une fois de trop », devrait savoir que la Suisse, pays de locataires, ne fonctionne pas sans gérants compétents.

    Aussi difficile que cela puisse parfois paraître, il est possible de rendre la gestion immobilière plus attrayante. Nous pensons qu’avec un effort concerté, les régies immobilières, les mandants et les associations professionnelles peuvent faire bouger les choses.

    Les régies immobilières peuvent faire davantage pour soulager les gérants dans leurs tâches quotidiennes et dans la gestion de grands portefeuilles. Dans de nombreuses administrations, les processus de travail pourraient être formalisés, simplifiés, standardisés et numérisés proprement. Les zombies de la numérisation pourraient être éliminés plus rapidement et les déficits de gestion pourraient être abordés plus activement. Les prestations offertes pourraient souvent être définies plus clairement afin de gérer les attentes et d’éviter les conflits ; lorsque les conflits s’enveniment, les gestionnaires pourraient souvent être mieux protégés contre l’hostilité.

    Les clients pourraient se rappeler que la qualité a un prix et que les régies immobilières n’ont pas de recette miracle pour réduire les coûts d’exploitation grâce aux dividendes souvent insaisissables – et parfois trompeurs – de la numérisation. Le fait est que la gestion est devenue plus exigeante et plus complexe, et que l’entretien et la rénovation du parc immobilier nécessitent davantage de têtes et de compétences. Dans ce contexte, le contrôle est sans aucun doute nécessaire, mais il faut également une coopération constructive. Investir dans des microgestionnaires d’actifs ne sert pas à grand-chose si cela entraîne des charges supplémentaires pour les gestionnaires et les prive des ressources nécessaires.

    Enfin, les prestataires de services et les associations professionnelles peuvent élargir l’offre de formation et de perfectionnement afin de mieux préparer les gestionnaires à l’évolution des tâches et des méthodes de travail.

    La formation classique de gestionnaire à gestionnaire part du principe que les gestionnaires sont capables de faire tout ce qui pourrait contribuer au maintien de la valeur et à l’optimisation des revenus du parc immobilier, de la remise des biens loués à l’élaboration de stratégies d’entretien en passant par la comptabilité des biens immobiliers et le suivi des aménagements et des rénovations des locataires, et que trois ans d’expérience professionnelle et un brevet suffisent pour diriger une équipe de gestionnaires.

    Le secteur immobilier a besoin non seulement de spécialistes polyvalents classiques, mais aussi de spécialistes qui savent comment réduire l’intensité énergétique et les émissions des immeubles existants à un coût raisonnable, comment mettre en œuvre des projets de densification sans trop de bruit de fond ou comment animer les centres commerciaux. Pour cela, il faut des parcours de formation initiale et continue qui permettent aux personnes qui changent ou qui reprennent leur activité de faire valoir leurs points forts sans avoir à internaliser l’ensemble des connaissances en matière de gestion. Et il faut prendre conscience que la création de valeur dans le parc immobilier nécessite de plus en plus souvent un effort d’équipe, auquel d’autres experts techniques apportent une contribution essentielle en plus des gestionnaires classiques.

    Les acteurs du secteur immobilier ont le pouvoir de récompenser cette contribution de manière appropriée.