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  • Le site Landolt en pleine mutation

    Le site Landolt en pleine mutation

    Quelle est l’importance du développement du Landolt-Areal pour le site économique de Glaris ? Quelles impulsions concrètes attendez-vous pour l’économie locale et la création de nouveaux emplois ?
    Le site est aujourd’hui déjà bien occupé par de nombreuses PME différentes. Avec le départ à moyen terme de l’entreprise Landolt, l’ancien site sera libéré. La Shedhalle, que nous avons déjà rénovée et dont le toit a été équipé d’une grande installation photovoltaïque, est particulièrement intéressante. Nous sommes en train d’attirer de nouveaux locataires et offrons un site très attractif avec une connexion logistique optimale. De nouveaux emplois attrayants y seront créés.

    Les utilisations temporaires, comme le hub Mobility prévu, sont un élément central du concept. Quelles opportunités voyez-vous dans ces utilisations temporaires pour animer le site pendant la phase de développement ?
    C’est l’une des parties les plus importantes de la transformation. Nous souhaitons, dans la mesure du possible, conserver tous les locataires existants. Nous entretenons un contact direct avec eux afin qu’ils puissent continuer à se développer au sein du site. Les bâtiments à usage intermédiaire sont loués à bas prix mais pas pour longtemps, que ce soit comme entrepôt, parking ou hub, mais sans grand investissement de notre part. Il y a aussi de la place pour la créativité.

    Comment le canton de Glaris et la promotion économique sont-ils impliqués dans le projet ? Y a-t-il une coordination stratégique avec les objectifs de développement cantonaux ?
    Nous avons des échanges réguliers avec la promotion économique et sommes confiants quant à la possibilité d’attirer des PME plus importantes dans le canton de Glaris en raison de la bonne situation et de la taille de la surface proposée. Plusieurs entreprises sont déjà intéressées pour s’y installer.

    La planification participative est soulignée. Comment les habitants et les commerçants ont-ils pu participer concrètement et quels sont les enseignements tirés de ce processus qui seront pris en compte dans les prochaines étapes ?
    L’urbanisme, les relations avec les voisins ainsi que l’utilisation et la répartition des constructions sur le site ont été revus avec une représentation bien étayée des autorités et un comité d’experts de l’économie et de l’urbanisme ainsi qu’une équipe de planification internationale. Un grand nombre d’anciens bâtiments de la filature seront conservés et une nouvelle vie leur sera donnée.

    Le site, aujourd’hui exclusivement commercial, sera complété par différentes offres commerciales, et une petite part d’habitat sera également possible. La situation très attrayante entre les ruisseaux Chli Linthli et Mühlibach invite également les promeneurs et les habitants à découvrir ce lieu magnifique et idyllique.

    Les planificateurs élaborent actuellement le projet indicatif en collaboration avec la commission d’aménagement et le service des monuments historiques. D’ici l’été 2025, la forme future du site, l’offre commerciale élargie et la diversité des logements pourront être présentées. Nous sommes très heureux de cette excellente collaboration et sommes convaincus que le traitement soigneux de l’existant et des nouveaux bâtiments créera une grande valeur ajoutée pour les utilisateurs du site, mais aussi pour les riverains.

    Le développement se fera en quatre étapes. Comment vous assurez-vous que le site reste vivant, utilisable et attractif dès les phases intermédiaires et qu’il ne devienne pas un chantier de longue haleine ?
    Comme nous l’avons déjà évoqué, une partie sera réutilisée dans les bâtiments industriels existants. Les bâtiments existants très anciens, qui seront vides à moyen terme après le départ de l’entreprise Landolt, doivent être rapidement remis en location après une transformation ou une modernisation. Pour ce faire, les différentes zones de talents ont été définies et constituent les étapes. L’achèvement de chaque zone permettra d’achever successivement le développement.

    Le campus d’innovation du Chli Linthli doit se développer de manière indépendante et en fonction des besoins. A quels groupes cibles souhaitez-vous vous adresser ici et quels secteurs pourraient s’y implanter ?
    Ce site est aujourd’hui entièrement occupé par un large éventail d’activités commerciales. C’est ici que seront logés les besoins de demain. L’idée est de créer une offre commerciale diversifiée qui nécessite un bon réseau au sein de cette zone et qui fonctionne comme un campus. Mais nous sommes également ouverts à d’autres idées. Seul l’avenir nous dira lesquelles.

    Comment créez-vous une identité et un lien à long terme sur le site ? Quel rôle jouent les offres sociales, culturelles ou écologiques pour les futurs utilisateurs ?
    Le site a déjà une histoire riche. Cela se voit partout ici. Une nouvelle utilisation et une gestion appropriée permettront de préserver la culture, mais aussi de la redéfinir. Avec notre objectif de durabilité, ce processus permettra également de préserver les ressources. L’utilisation de matériaux naturels et d’une architecture simple permettra de créer des espaces de travail et d’habitation abordables, sains et agréables à vivre pour les utilisateurs. Avec ses cours d’eau, ses espaces verts, ses places de quartier nouvellement créées, etc., le site offre une grande qualité d’espace, mais aussi un lieu très attractif pour travailler, vivre et rester.

  • Argovie façonne l’avenir avec un modèle de développement

    Argovie façonne l’avenir avec un modèle de développement

    Le canton d’Argovie est un espace dynamique offrant une qualité de vie élevée et une grande attractivité économique. Afin de garantir cet atout à long terme, le Conseil d’État a adopté le modèle de développement (ELB) 2025-2034. Celui-ci formule des objectifs et des lignes d’action clairs qui répondent aux principaux défis de notre époque, à savoir la croissance démographique, le changement climatique, la numérisation et la pénurie de main-d’œuvre qualifiée.

    L’ambition centrale est de façonner activement le développement du canton, et ce en étroite collaboration avec les communes, les entreprises, les instituts de recherche et la population. L’idée directrice « Ensemble pour l’Argovie » résume bien cette approche collaborative. Ce n’est qu’en travaillant ensemble que les ambitions dans les domaines de l’économie, de la société, de l’environnement et de l’administration peuvent être réalisées avec succès.

    Trois axes stratégiques pour une région forte
    Penser la promotion économique de manière globale et l’intensifier
    L’Argovie veut continuer à se positionner comme un site attractif pour les entreprises, la recherche et l’innovation. Pour ce faire, des conditions-cadres ciblées sont créées afin de maintenir et de développer la création de valeur et l’emploi dans le canton.

    Aménager l’espace, garantir les bases
    Entre habitat, travail, mobilité et nature, un aménagement du territoire intelligent est essentiel. L’objectif est d’anticiper les conflits d’utilisation et de protéger les ressources naturelles.

    Renforcer les structures communales performantes
    Les pouvoirs publics doivent agir de manière efficace, coopérative et proche des citoyens. Les fusions de communes, la coopération intercommunale et les services basés sur le numérique en constituent la base.

    Ces priorités sont étayées par 30 orientations concrètes, intégrées dans le plan des tâches et des finances et réexaminées chaque année.

    La durabilité nécessite une marge de manœuvre
    Le cadre financier pour la mise en œuvre de la stratégie est assuré. Même si des déficits structurels sont attendus à partir de 2026, la réserve de compensation bien remplie permet de poursuivre toutes les mesures prévues jusqu’en 2034. Les allègements fiscaux sont examinés en fonction de la situation et au regard de la situation financière globale. La marge de manœuvre du canton est ainsi préservée à long terme.

    De la vision à la mise en œuvre
    La mise en œuvre de l’ELB se fera par étapes et sera étroitement liée à la planification à moyen terme. De nombreux projets sont déjà en cours dans le cadre de l’agenda de développement existant, de la construction énergétiquement efficace aux modèles de logement intégratifs en passant par la promotion de l’innovation. À l’avenir, de nouveaux projets seront lancés de manière ciblée, classés par ordre de priorité et dotés de ressources appropriées.

    Les progrès réalisés seront présentés chaque année de manière transparente. Il s’agit d’une étape importante pour une politique d’implantation basée sur des faits et sur la confiance. Le Conseil d’État s’engage ainsi en faveur d’une gestion agile et axée sur le dialogue du développement cantonal, en étroite concertation avec tous les acteurs concernés.

    Le modèle de développement 2025-2034 est bien plus qu’un instrument de planification politique. C’est une promesse puissante faite à une population qui mise sur la qualité de vie. Aux entreprises qui recherchent la fiabilité et l’innovation et aux communes qui veulent participer à la construction de leur avenir en toute confiance. L’Argovie se positionne ainsi comme un canton moderne avec une boussole claire. Fort sur le plan économique, responsable sur le plan écologique et ancré dans la société.

  • Un marché robuste à Lucerne

    Un marché robuste à Lucerne

    Le marché de l’immobilier d’entreprise dans le canton de Lucerne se révèle résistant, même dans un contexte international d’incertitude économique. Le produit intérieur brut de la Suisse a augmenté de 1,3 % en 2024 et devrait atteindre 1,5 % en 2025. Le canton de Lucerne bénéficie d’une structure économique largement diversifiée avec des secteurs forts comme la construction, la finance et les services.

    La pénurie rencontre la demande
    La demande de surfaces de bureaux reste élevée, soutenue par la croissance continue de l’emploi dans le secteur des services. Dans le même temps, le volume de construction est nettement inférieur à la moyenne à long terme, avec environ 50 millions de francs suisses. Cette réticence à construire de nouveaux bâtiments continue de raréfier l’offre, ce qui entraîne une hausse modérée mais continue des loyers, de 10 % en moyenne depuis 2015.

    Les changements structurels pèsent sur
    Malgré la stabilité des indicateurs de consommation, le marché des surfaces de vente reste sous pression. Le commerce en ligne, les changements de comportement des consommateurs et les incertitudes géopolitiques mettent même les emplacements très fréquentés sous pression. La baisse des loyers proposés indique une faiblesse persistante – une reprise n’est pas en vue pour le moment.

    Une base solide, de nouveaux risques
    Avec moins d’un pour cent, le taux d’inoccupation des surfaces industrielles est bien inférieur à la moyenne nationale. La demande est stable et les projets tels que les nouveaux parcs industriels à Lucerne et dans ses environs sont un signe de dynamisme. Mais les tensions commerciales, notamment avec les États-Unis, pourraient freiner cette tendance et entraîner un ralentissement à moyen terme.

    Beaucoup de potentiel, mais une pression croissante
    La nouvelle étude de la Banque cantonale de Lucerne et de Wüest Partner dresse un tableau nuancé. Les surfaces de bureaux et industrielles profitent de l’attractivité de Lucerne et de la vigueur de l’économie intérieure. En revanche, les surfaces de vente restent l’enfant terrible. Les évolutions futures seront déterminées en grande partie par le contexte international.

  • Le site économique de Zurich convainc

    Le site économique de Zurich convainc

    Selon une enquête menée par l’Office de l’économie auprès de plus de 400 entreprises du canton de Zurich, 82 % d’entre elles évaluent positivement le site, 22 % se déclarant même « très satisfaites » et 60 % « plutôt satisfaites ». Cette forte approbation s’appuie principalement sur trois facteurs, l’excellente infrastructure de transport, la qualité de vie élevée et la disponibilité d’une main-d’œuvre qualifiée et bien formée. La stabilité économique et la fiabilité politique ont également été citées comme avantages du site.

    L’infrastructure convainc
    Parmi les 24 facteurs d’implantation évalués, l’infrastructure (71 %) et la qualité de vie (55 %) ont été les plus souvent cités comme points positifs. Le marché du travail suit avec 43 %. D’un autre côté, 90 % des entreprises considèrent l’environnement des coûts, notamment les loyers, les salaires et les charges, comme un inconvénient évident. De même, 64 % critiquent l’environnement fiscal. Zurich occupe l’une des dernières places au niveau national en ce qui concerne la charge fiscale des entreprises.

    Projets de délocalisation dans une entreprise sur quatre
    Un quart des entreprises interrogées ont envisagé de quitter le canton de Zurich au cours des cinq dernières années ou prévoient concrètement de le faire. Le principal moteur est la charge fiscale élevée. Selon les statistiques, plus d’un pour cent des entreprises zurichoises transfèrent chaque année leur siège dans d’autres cantons. Une tendance qui correspond à l’estimation de nombreuses entreprises.

    Bien positionné en comparaison européenne
    Les résultats se reflètent également dans une étude comparative européenne de l’Office de l’économie. En comparaison avec d’autres régions économiques européennes, Zurich convainc surtout par son paysage éducatif, sa performance économique et sa qualité de vie. L’étude estime qu’il est nécessaire d’agir sur des thèmes tels que la dynamique du marché du travail, la promotion de l’innovation et la densité réglementaire.

    Un site avec des atouts – mais sous pression
    Le canton de Zurich reste un site économique de premier plan avec d’excellentes infrastructures, une qualité de vie élevée et un marché du travail compétent. Parallèlement, les réactions des entreprises signalent clairement que l’environnement des coûts et de la fiscalité nécessite des ajustements afin de stopper les tendances à l’exode et de garantir la compétitivité à long terme. Pour les décideurs, cela signifie qu’il faut continuer à développer activement la politique d’implantation avant que les points forts ne soient masqués par des faiblesses structurelles.

  • La technologie des toits solaires pliants met le cap sur le marché allemand

    La technologie des toits solaires pliants met le cap sur le marché allemand

    Selon un communiqué de presse, dhp Technology AG a créé une filiale à Stuttgart, en Allemagne. Le fournisseur du « toit solaire pliant unique au monde » souligne ainsi ses ambitions de faire avancer le tournant énergétique avec des solutions photovoltaïques innovantes en Allemagne également, ajoute le communiqué. Avec la création de dhp Technology Deutschland GmbH, l’entreprise pose la première pierre d’une présence à long terme sur le marché allemand.

    « L’expansion en Allemagne est une conséquence logique de la forte augmentation de la demande pour notre solution photovoltaïque innovante », a déclaré le cofondateur et PDG Gian Andri Diem. En Allemagne, le potentiel de marché pour les toitures solaires pliantes est énorme, notamment en ce qui concerne les stations d’épuration, les parkings et les surfaces logistiques.

    La filiale de Stuttgart est dirigée par Gian Andri Diem, PDG de dhp Technology, et Torsten Brandstetter, directeur général. Brandstetter est ingénieur commercial et apporte son expérience dans le secteur de l’énergie et de l’innovation technologique.

    dhp Technology est un concepteur et fournisseur de toitures solaires pliantes. Ceux-ci sont spécialement conçus pour être installés au-dessus des surfaces imperméables et des infrastructures existantes. Ils se déploient ou se replient automatiquement en fonction des conditions météorologiques. Cela permet aux municipalités et aux entreprises de produire de l’électricité localement et de manière durable sans occuper de surface au sol supplémentaire.

    Des toits solaires pliants de dhp Technology sont déjà en service dans trois stations d’épuration allemandes. Dix autres installations sont en cours d’exécution et devraient être raccordées au réseau avant la fin de l’année, selon le communiqué de l’entreprise.

  • Nouveau directeur de la filière Real Estate Management à la HWZ – Focus sur la numérisation et l’IA

    Nouveau directeur de la filière Real Estate Management à la HWZ – Focus sur la numérisation et l’IA

    Facchinetti apporte une vaste expérience en matière de numérisation, d’innovation et de PropTech. « Nous sommes convaincus qu’il apportera une grande valeur ajoutée aux étudiants grâce à son vaste réseau et à ses connaissances spécialisées », déclare Markus Streckeisen, principal responsable des programmes Real Estate de la HWZ.

    Le nouveau directeur de la filière sera désormais responsable de trois programmes CAS axés sur la pratique, qui peuvent être suivis individuellement ou de manière modulaire sur plusieurs années jusqu’au diplôme de master :

    • CAS Smart Real Estate Business (lancement : mars 2025)
    • CAS Smart Real Estate AI, Data & Value (début : septembre 2025)
    • CAS Smart Real Estate Life Cycle Management (début : septembre 2025)

    « Je me réjouis de pouvoir transmettre, en collaboration avec des experts de la pratique, des compétences orientées vers l’avenir et nécessaires pour relever les défis de notre époque », a déclaré Facchinetti.

    Le programme de formation continue en cours d’emploi, situé au centre de la gare centrale de Zurich, s’adresse aux professionnels et aux cadres qui souhaitent renforcer leurs compétences numériques dans le secteur de l’immobilier – pratique, moderne et à l’épreuve du temps.

  • Avenir de la promotion économique dans le canton de Zurich

    Avenir de la promotion économique dans le canton de Zurich

    Depuis plus de 15 mois, vous codirigez avec Markus Müller la promotion économique du canton de Zurich.
    Quels enseignements avez-vous tirés ?
    Le site de Zurich se distingue par sa taille économique au sein de la Suisse. Cela exige aussi que nous nous engagions fortement non seulement dans des thèmes cantonaux, mais aussi sur la scène nationale et parfois internationale. Nous nous engageons ainsi pour la Suisse en tant que lieu d’implantation de l’IA ou faisons profiter des partenaires internationaux de nos connaissances sur les applications de l’IA dans l’économie.

    Parallèlement, je trouve que l’étroite collaboration entre l’économie, la science et l’administration ainsi que la politique permet d’atteindre les objectifs lorsqu’il s’agit de créer des conditions-cadres durablement attrayantes.

    Pourriez-vous nous donner un bref aperçu des priorités actuelles de la promotion économique dans le canton de Zurich ?
    Les principales priorités sont les suivantes :

    Comme je viens de l’évoquer, le développement de facteurs d’implantation attractifs à long terme. Grâce à un dialogue étroit avec les milieux économiques et scientifiques, nous identifions les tendances à un stade précoce et donnons des impulsions ciblées pour le développement du site.

    La promotion de l’innovation et le renforcement de nos secteurs clés que sont la finance, les TIC, les sciences de la vie, l’alimentation, les technologies propres et les hautes technologies.

    La préservation et le renforcement de la diversité de la structure sectorielle. Dans ce contexte, nous accompagnons également les entreprises qui souhaitent s’implanter ici – de la recherche de sites aux autorisations.

    C’est sur ces trois piliers que reposent nos projets, programmes ou initiatives.

    Quelles sont les visions à long terme de la promotion économique cantonale en ce qui concerne le développement du site ?
    L’attractivité d’un site économique dépend d’un grand nombre de facteurs divers. Ceux-ci vont des réglementations adaptées aux groupes cibles et des prestations numériques des autorités à une forte capacité d’innovation en passant par un aménagement des surfaces économiques tourné vers l’avenir.Nous poursuivons l’objectif d’être un site économique et d’innovation attractif, leader et tourné vers l’avenir pour les entreprises et la population, avec un rayonnement international.

    Zurich est l’un des lieux de résidence les plus chers au monde. Les prix élevés de l’immobilier et des loyers deviennent de plus en plus pénalisants, y compris pour les entreprises. Que peut faire la promotion économique pour y remédier ?
    Nous nous engageons à différents niveaux non seulement pour l’attractivité et la prospérité de l’espace économique, mais aussi pour une qualité de vie élevée et excellente. A cet égard, la disponibilité de logements joue également un rôle. Une application concrète se trouve par exemple dans notre Innovation Sandbox pour l’intelligence artificielle. Dans la phase actuelle, nous accompagnons l’utilisation de l’IA dans les demandes de permis de construire. Grâce aux résultats obtenus, nous espérons trouver des approches permettant de réduire les retards de construction et de rationaliser les processus d’autorisation de construire.

    L’aide au logement se situe également au niveau de l’office. Elle encourage la mise à disposition de logements locatifs à prix modérés grâce à des prêts attractifs.

    Le vieillissement de la population a un impact sur le secteur immobilier et le marché du travail. Quelle est l’importance de ce fait pour le canton de Zurich et comment pouvez-vous y répondre ?
    Le thème des décalages démographiques et de l’écart qui se creuse sur le marché du travail nous préoccupe depuis longtemps à différents niveaux. Au cours des prochaines années, de nombreux travailleurs expérimentés partiront à la retraite – ce qui renforce la concurrence pour les talents.

    D’une part, nous élaborons différents projets dans le domaine du recrutement et du maintien du personnel qualifié ainsi que de la participation au marché du travail. Parallèlement, nous sommes actuellement en train de développer de nouvelles approches transversales sur le thème de la démographie, qui devraient avoir un impact à plus long terme. Une chose est claire : relever le défi de la démographie doit être pensé de manière systémique, ce qui implique de réunir autour de la table de nombreuses parties prenantes.

    Comment voyez-vous le rôle du canton dans l’espace économique de la Greater Zurich Area ?
    La Greater Zurich Area est l’un des sites économiques les plus innovants d’Europe – et le canton de Zurich y joue un rôle central. En tant que site d’innovation de premier plan, nous créons les conditions générales dont les entreprises ont besoin pour se développer avec succès. Ainsi, les autres cantons de la Greater Zurich Area profitent également de notre position forte.

    En tant que moteur économique de la Suisse, le canton de Zurich est également le plus grand bailleur de fonds de la Greater Zurich Area. Notre directrice, la conseillère d’État Walker Späh, est également présidente du conseil de fondation de la Greater Zurich Area. En outre, le canton de Zurich est activement représenté dans la Greater Zurich Area par les deux villes de Winterthur et de Zurich. Nous pouvons ainsi faire valoir nos intérêts de manière optimale et coordonner les activités du site économique Greater Zurich Area avec les nôtres.

    Comment se déroule la coopération avec les autres cantons au sein de la Greater Zurich Area ?
    Quels sont les projets communs en cours ?
    La coopération au sein de l’organisation du site économique Greater Zurich Area se concentre principalement sur les questions d’implantation. Nous travaillons en étroite collaboration avec d’autres cantons dans le cadre de diverses autres constellations et commissions. Par exemple, dans l’espace métropolitain de Zurich, mais aussi à un niveau géographique plus petit, comme dans la vallée de la Limmat. Tous les cantons ne sont pas toujours membres de la Greater Zurich Area.

    Les projets actuels de collaboration sont par exemple la 2e phase de l’Innovation Sandbox pour l’intelligence artificielle, dans laquelle le projet de permis de construire mentionné est également subordonné, ou encore le repositionnement de la promotion économique régionale de Limmatstadt, dans laquelle nous pensons et cherchons des solutions au-delà des frontières cantonales dans des espaces fonctionnels.

  • Innovation Park Ticino projet stratégique pour l’avenir

    Innovation Park Ticino projet stratégique pour l’avenir

    Le Switzerland Innovation Park Ticino s’installera sur une surface de 25 000 mètres carrés au cœur du nouveau quartier. La proximité de la gare de Bellinzone et les excellentes liaisons avec les centres économiques de Zurich et Milan rendent le site particulièrement attractif. Au centre du quartier, la « cathédrale » historique des anciens ateliers sera préservée et intégrée dans le paysage urbain moderne en tant qu’emblème du passé industriel.

    Promotion de la recherche et du développement
    Le parc d’innovation deviendra une plaque tournante pour les projets de recherche de pointe et les coopérations entre entreprises. Des centres d’excellence sont prévus pour la technologie des drones, les sciences de la vie et la technologie du style de vie. Ils visent à renforcer la capacité d’innovation de la région et à intensifier la coopération entre les start-ups, les entreprises établies et les institutions universitaires. Le Life Sciences Competence Center, par exemple, ouvrira de nouvelles voies dans le domaine de la biotechnologie et travaillera sur des tests de médicaments sans expérimentation animale.

    Un projet communautaire stratégique
    Le financement est assuré par un large partenariat d’acteurs publics et privés, dont le canton, BancaStato, des associations industrielles et commerciales ainsi que des universités renommées telles que l’Università della Svizzera italiana (USI) et la Fachhochschule SUPSI. Switzerland Innovation Park Ticino SA a été créée en tant qu’organisation à but non lucratif et dirigera le développement du parc.

    Une impulsion pour le développement économique du Tessin
    Avec la reconnaissance officielle par le réseau national d’innovation Switzerland Innovation, le site du Ticino sera étroitement lié au parc d’innovation de Zurich. Cette collaboration vise à créer des synergies entre les deux régions et à favoriser l’échange de connaissances entre la recherche et l’industrie. Le lien avec le MIND Milano Innovation District souligne l’orientation internationale du projet et renforce la compétitivité du Tessin en tant que site de haute technologie.

    Les conseillers d’État Christian Vitta et Marina Carobbio Guscetti soulignent l’importance stratégique du parc d’innovation pour le Tessin. Pour la place économique du Tessin, le parc d’innovation est un projet stratégique pour le développement économique du canton. L’objectif est de faire de la région un hub de l’innovation, de créer des emplois hautement qualifiés et d’attirer les investissements. Le Switzerland Innovation Park Ticino deviendra ainsi un moteur central du développement économique et technologique de la région et consolidera la position du Tessin en tant qu’acteur majeur de l’écosystème suisse de l’innovation.

  • L’économie de la Suisse centrale reste confiante

    L’économie de la Suisse centrale reste confiante

    Le climat économique en Suisse centrale reste largement optimiste. Selon la dernière édition du « Finanzmonitor Zentralschweiz 2025 », une étude annuelle de l’Institut pour les services financiers de Zoug de la Haute école de Lucerne et de la Chambre de commerce et d’industrie de Suisse centrale, près de 65% des entreprises interrogées estiment que leur situation économique est bonne. Cela montre une évolution globalement stable malgré des attentes légèrement assombries par rapport à l’année précédente.

    Expansion et pénurie de main-d’œuvre qualifiée en point de mire
    Environ 60% des entreprises prévoient de s’étendre, ce qui indique une volonté de croissance continue. Parallèlement, la pénurie de main-d’œuvre qualifiée reste un défi majeur pour l’économie. Les entreprises sont de plus en plus confrontées à des difficultés pour recruter des collaborateurs qualifiés.

    Les incertitudes internationales affectent les entreprises orientées vers l’exportation
    Alors que les petites et moyennes entreprises enregistrent une situation commerciale stable, les grandes entreprises orientées vers l’exportation sont davantage touchées par les développements mondiaux. Les incertitudes aux États-Unis, en France et en Allemagne, en particulier, ont un impact sur la planification. De plus, les mesures protectionnistes de la nouvelle administration américaine sont de plus en plus au cœur des préoccupations économiques.

    Les risques de change perdent de leur importance
    Par rapport à l’année dernière, le franc suisse fort est moins souvent perçu comme un problème. Malgré une nouvelle appréciation attendue par rapport à l’euro, les préoccupations liées aux fluctuations des taux de change semblent perdre de leur importance.

    Moins de volontariat, moins d’efforts
    Un autre thème du Moniteur financier est le reporting sur le développement durable. Le nombre d’entreprises actives sur une base volontaire est en baisse, mais il apparaît que l’effort réel pour produire un rapport de durabilité est moins important que ce que de nombreuses entreprises craignaient au départ.

    Stabilité avec des défis croissants
    L’économie de la Suisse centrale reste optimiste, mais est confrontée à des défis structurels et internationaux. Les perspectives de croissance existent, mais des thèmes tels que la pénurie de main-d’œuvre qualifiée, les incertitudes mondiales et les exigences réglementaires influencent considérablement le développement futur.

  • L’investissement direct, moteur de la croissance

    L’investissement direct, moteur de la croissance

    Les investissements directs sont une composante essentielle de l’économie mondiale. Ils consistent en une participation au capital d’entreprises étrangères dans le but d’influencer durablement leurs activités. L’accent est mis sur le contrôle stratégique, l’accès au marché et la sécurisation des ressources. Contrairement aux investissements de portefeuille, qui visent en premier lieu à obtenir des revenus du capital, les investissements directs ont des conséquences économiques de grande portée pour les pays d’origine et de destination.

    Avantages de la Suisse
    La Suisse est l’un des lieux d’investissement les plus attrayants au monde. Des facteurs tels que la sécurité juridique, une économie stable, une main-d’œuvre hautement qualifiée et une infrastructure bien développée rendent le pays particulièrement intéressant pour les multinationales. De nombreux groupes internationaux comme ABB ou Novartis y ont leur siège social, tandis que des entreprises mondiales comme Google ou Liebherr ont des filiales en Suisse.

    Interconnexion mondiale et effets économiques
    En tant qu’investisseur et lieu d’investissement, la Suisse profite des flux de capitaux internationaux. Les entreprises suisses se développent à l’étranger par le biais d’investissements directs, tandis que les investisseurs étrangers investissent dans des entreprises suisses. Cela favorise non seulement l’échange de savoir-faire et de technologies, mais renforce également le dynamisme économique. Le secteur pharmaceutique en particulier joue un rôle clé dans les flux d’investissements bilatéraux, notamment entre la Suisse et les Etats-Unis.

    Les investissements directs et leur impact sur la croissance
    Les investissements directs ont un impact mesurable sur la performance économique. Les revenus du capital provenant des investissements suisses à l’étranger sont réinjectés dans l’économie nationale et influencent positivement la consommation et les investissements. Parallèlement, les investissements directs étrangers en Suisse génèrent de l’emploi et des gains de productivité. en 2022, les entreprises sous contrôle étranger représentaient environ 24% de la valeur ajoutée brute totale, tandis que 11% des emplois dépendaient directement d’elles.

    Le défi de la réglementation croissante
    Ces dernières années, les investissements directs ont fait l’objet d’une réglementation politique croissante. Les ajustements fiscaux et les contrôles des investissements visent à créer de la transparence et à prévenir l’évasion fiscale. Parallèlement, le débat sur le renforcement du contrôle des acquisitions par des investisseurs étrangers, notamment au regard des intérêts de sécurité nationale, prend de l’ampleur. Ces développements pourraient affecter le potentiel de croissance des futurs investissements directs.

    Les investissements directs, un facteur de stabilisation et de croissance
    La Suisse profite largement des investissements directs, tant en tant que pays d’origine que de destination. Ils favorisent l’innovation, renforcent la puissance économique et assurent la prospérité. Toutefois, l’intervention croissante de la réglementation pourrait poser des défis à long terme pour les flux d’investissement mondiaux et la croissance économique.

  • La région aéroportuaire de Zurich se dote d’un comité consultatif sur le développement durable

    La région aéroportuaire de Zurich se dote d’un comité consultatif sur le développement durable

    La FRZ Flughafenregion Zürich renforce son engagement en faveur du développement durable. Elle a créé le 6 février un comité consultatif sur la durabilité, informe le réseau économique dans un communiqué correspondant. « La durabilité n’est pas une tendance, mais un facteur de réussite décisif pour les entreprises et la société », peut-on y lire pour expliquer les raisons de cette décision.

    Le nouveau comité consultatif doit faire office de « centre de compétence de premier plan » pour les innovations durables dans la région. Concrètement, il a pour objectif d’aider les entreprises, les villes et les communes à mettre en place des modèles commerciaux durables. Il s’agit de promouvoir les meilleures pratiques et de mettre en relation les acteurs économiques, scientifiques et politiques.

    L’attribution du FRZ Excellence Award fera également partie des tâches du nouveau comité consultatif. Ce prix récompense chaque année les performances exceptionnelles en matière d’écologie, de responsabilité sociale et d’innovation des entreprises membres de la FRZ Flughafenregion Zürich.

    Le comité consultatif sur la durabilité comprend notamment Mario Angst de l’université de Zurich, Willi Gärtner de Planzer, Thomas Meier du Swiss Safety Center et l’ancienne directrice générale de la Greater Zurich Area, Sonja Wollkopf. Au total, le comité consultatif compte quatre femmes et neuf hommes issus du monde des affaires, de la science et de la politique. La FRZ Flughafenregion Zürich tient à disposition la liste complète des membres, y compris un lien vers leur profil LinkedIn, dans le communiqué.

  • L’économie vaudoise entre reprise et incertitude

    L’économie vaudoise entre reprise et incertitude

    Les tensions économiques mondiales se sont accrues au cours des derniers mois. L’OCDE et le Secrétariat d’État suisse à l’économie (SECO) évoquent les risques, notamment ceux liés à la nouvelle administration américaine et aux relations ambiguës entre la Suisse et l’UE. Alors que la croissance de l’économie américaine est plus forte que prévu, l’économie européenne reste affaiblie par des défis structurels. La force du franc suisse freine les secteurs orientés vers l’exportation, tandis que la demande intérieure reste un pilier stable de l’économie.

    Le secteur de la construction profite de la baisse des taux d’intérêt
    La Banque nationale suisse (BNS) a assoupli sa politique monétaire en abaissant son taux directeur de 1,75% à 0,5%. Cette mesure crée un climat d’investissement favorable, notamment dans le secteur de la construction qui bénéficie d’une baisse des coûts de financement. Les prévisions pour l’ensemble du pays tablent sur une croissance de 1,5 % cette année et une accélération à 1,7 % l’année prochaine.

    Evolution sectorielle image contrastée
    Alors que l’économie industrielle continue d’être mise au défi, d’autres secteurs présentent des évolutions mitigées. Le commerce de détail et l’hôtellerie-restauration luttent contre un climat des affaires morose, tandis que le secteur des services enregistre des impulsions positives. Une croissance particulièrement forte est prévue pour l’industrie chimique et pharmaceutique, les services aux entreprises et le secteur financier. L’industrie des machines et l’horlogerie pourraient également profiter de la reprise économique à moyen terme.

    Stabilisation avec des incertitudes
    L’économie vaudoise s’apprête à vivre une année d’opportunités, mais aussi de défis. Alors que des secteurs clés devraient bénéficier d’une reprise soutenue, les incertitudes géopolitiques et monétaires demeurent des facteurs de risque. L’évolution des relations commerciales internationales et de la conjoncture intérieure sera déterminante, de même que la capacité des entreprises à réagir avec souplesse aux changements.

  • Renforcer le financement de l’innovation en Europe

    Renforcer le financement de l’innovation en Europe

    Les start-ups technologiques sont essentielles à l’avancée des innovations de rupture. Mais les obstacles financiers freinent leur croissance, comme le montre une nouvelle étude de l’OEB. La comparaison avec les Etats-Unis montre que l’Europe manque de capitaux privés, en particulier dans les phases de financement ultérieures. Cela oblige de nombreuses entreprises innovantes à chercher des investisseurs en dehors de l’Europe.

    Un nouveau système d’évaluation
    Avec le TIS, l’OEB a mis au point un indicateur précis permettant d’évaluer la spécialisation des investisseurs dans les technologies brevetées. Basé sur plus de 1000 valeurs individuelles, le TIS indique la proportion d’entreprises actives dans le domaine des brevets dans le portefeuille d’un investisseur. Cela permet aux start-ups de cibler les investisseurs qui sont particulièrement favorables à l’innovation.

    Les investisseurs publics, un pilier central
    L’étude montre que les institutions publiques jouent un rôle majeur dans la promotion de l’innovation. Des programmes tels que le Conseil européen de l’innovation, les agences nationales de financement comme Innosuisse ou Bpifrance et la Banque européenne d’investissement offrent un soutien essentiel dans les premières phases de financement. Cependant, il n’y a pas de suivi continu de la part des investisseurs privés, ce qui rend difficile le passage à l’échelle des technologies innovantes.

    Comparaisondes modèles de financement européens et américains
    Alors qu’en Europe, 62 % des investisseurs privés se concentrent sur les financements en début de phase, la proportion est nettement plus élevée parmi les 100 plus grands investisseurs américains qui se concentrent sur les financements en fin de phase. 98 des 100 premiers investisseurs américains sont privés et plus de la moitié d’entre eux sont spécialisés dans le financement de la croissance. Ces différences illustrent le fossé qui existe dans la structure du capital européen.

    Nouveaux outils numériques pour trouver des investisseurs
    Afin de faciliter l’accès des start-ups aux capitaux, l’OEB élargit ses outils numériques. Le Deep Tech Finder a été complété par un filtre qui permet de trouver des investisseurs ciblés en fonction de la phase de financement, de la localisation et du domaine technologique. Les start-ups peuvent ainsi identifier efficacement les investisseurs appropriés et améliorer leurs chances de financement.

    Pistes pour un écosystème d’innovation plus fort
    L’étude souligne la nécessité d’agir pour mieux relier le financement public et privé de l’innovation en Europe. Avec de nouveaux outils numériques tels que le TIS et le Deep Tech Finder, l’OEB donne une impulsion décisive pour combler le déficit de financement et maintenir les start-ups sur le marché européen à long terme.

  • Stockage ternaire des données

    Stockage ternaire des données

    Depuis des décennies, le stockage de données est basé sur le code binaire, qui ne connaît que deux états : « 0 » et « 1 ». La nouvelle technologie apporte un changement révolutionnaire en introduisant un troisième état « 2 ». Cela permet d’obtenir une densité de stockage quatre fois supérieure. Inspiré de l’écriture cunéiforme, le nouveau polymère utilise de minuscules creux comme points de mémoire : aucun creux ne représente « 0 », un creux peu profond représente « 1 » et une encoche plus profonde représente « 2 ».

    Précision et efficacité grâce à des matériaux modernes
    Le polymère, composé de soufre et de dicyclopentadiène, est usiné avec une précision atomique. Une pointe microscopique crée les bosses, ce qui remplace les méthodes traditionnelles telles que les rayons laser. Cela présente de nombreux avantages.

    • Efficacité énergétique : l’usinage mécanique ne nécessite pas de chaleur.
    • Réutilisation : le chauffage permet d’effacer les données et de réécrire sur le matériau.
    • Durabilité : le polymère peut supporter de nombreux cycles de lecture/écriture/effacement.

    Économique et durable
    Les principaux composants du polymère sont peu coûteux et respectueux de l’environnement, contrairement aux technologies de stockage existantes qui dépendent de terres rares et de processus à forte consommation d’énergie. Le nouveau matériau offre une alternative durable qui répond aux besoins croissants de l’ère numérique.

    Conséquences à grande échelle
    L’introduction du code ternaire pourrait faire exploser les limites des technologies de stockage actuelles. De grandes entreprises technologiques comme IBM et Intel manifestent déjà leur intérêt pour cette nouvelle technique. La quadruple densité de stockage, combinée à une faible consommation d’énergie et à la durabilité, fait de cette évolution une clé pour l’avenir du Big Data et de l’intelligence artificielle.

  • Ville intelligente Winterthur 2030

    Ville intelligente Winterthur 2030

    Depuis la première stratégie de ville intelligente de 2018, Winterthur s’est imposée comme l’une des villes les plus avancées de Suisse. À l’époque, l’accent était mis sur la qualité de vie et l’efficacité des ressources, complétées par des thèmes tels que l’énergie, la mobilité, l’éducation et la santé. Avec la révision de la stratégie vers Smart City Winterthur 2030, le conseil municipal met désormais l’accent sur de nouveaux thèmes transversaux tels que l’innovation, l’orientation vers les besoins et la co-création. Ces thèmes sont essentiels pour répondre aux exigences d’une société en pleine mutation.

    Deux programmes font avancer la mise en œuvre
    La nouvelle stratégie est mise en œuvre par le biais de deux programmes, le Programme d’innovation et le WinLab. Le programme d’innovation soutient les collaborateurs de l’administration municipale dans le développement et la mise en œuvre de projets innovants. L’objectif est de renforcer la culture de l’innovation au sein de l’administration.

    Le WinLab, quant à lui, agit comme un laboratoire urbain réel dans lequel des représentants de l’économie, de la science, de la société civile et des institutions municipales collaborent. Des solutions d’avenir pour la ville sont développées et testées dans cet espace créatif. Les deux programmes créent des espaces d’expérimentation et encouragent les innovations durables qui répondent aux besoins des citoyens.

    Une stratégie pour l’avenir
    La stratégie Smart City Winterthur 2030 entrera en vigueur le 1er janvier 2025 et s’inscrit dans l’objectif à long terme de faire de Winterthur une ville durable et capable de s’adapter. Après cinq ans au plus tard, la stratégie sera réévaluée afin de s’assurer qu’elle continue à répondre aux besoins de la ville et de sa population.

  • Zoug reste Zoug – une ville où il fait bon vivre, visionnaire, vibrante

    Zoug reste Zoug – une ville où il fait bon vivre, visionnaire, vibrante

    Comment se porte l’économie de la ville de Zoug ?
    Dans de nombreuses publications spécialisées et dans les médias, le site de Zoug est loué pour son économie diversifiée – services, commerce, mais aussi industrie de transformation et artisanat. La croissance reste supérieure à la moyenne de 1,2% de l’économie suisse et se montre jusqu’à présent résiliente face aux perturbations mondiales ou techniques. En raison de ses résultats financiers positifs, la ville de Zoug constitue, avec les ménages privés et l’économie florissante, un pilier important pour la poursuite de la croissance dans les années à venir.

    Comment la ville de Zoug prévoit-elle de rendre sa croissance économique durable au cours des prochaines années, en particulier compte tenu de l’accent mis sur la finance et la crypto-industrie ?
    La durabilité signifie également que nous prenons soin des entreprises locales et que ce sont des partenaires et des employeurs fiables. C’est pourquoi il est important de maintenir une forte sécurité juridique en Suisse et à Zoug. Nous devons offrir un enseignement de qualité, avoir de courtes distances à parcourir avec la ville et le canton, entretenir nos superbes zones de loisirs et assurer de bonnes liaisons routières et ferroviaires avec Lucerne et Zurich.

    Zoug connaît une forte demande de logements et de surfaces commerciales. Quelles solutions à long terme la ville envisage-t-elle pour encourager la construction de logements tout en préservant la qualité de vie ?
    Il y a de nombreuses années déjà, nous avons demandé des conditions-cadres par le biais d’une « letter of intent » pour le plan d’aménagement V-Zug-Areal /Technologiecluster et également pour le plan d’aménagement LG-Areal. Dans ces deux cas, nous avons défini 10’000 m2 de logements à prix modérés et de surfaces commerciales à prix modérés. De même, il existe depuis plus de 10 ans une étroite collaboration avec les coopératives de construction de Zoug. Récemment, nous avons également acheté un espace juste à côté de la gare pour 65 millions. Celle-ci doit servir à la construction de logements à prix modérés. Le mélange de logements doit encore être défini et fera finalement l’objet d’une votation populaire. Ici aussi, il est prévu de le céder en droit de superficie. En effet, les coopératives de construction savent ce dont les Zougois ont besoin en matière de logements. En outre, la ville de Zoug élabore, en étroite collaboration avec les propriétaires fonciers, des plans d’aménagement dans les zones de densification cantonales qui autorisent une forte densité. Le règlement communal sur les immeubles de grande hauteur constitue une base juridique importante à cet égard. Dans le cadre de ces mesures, une attention accrue est accordée à la qualité des espaces libres sur les sites eux-mêmes, mais aussi des autres espaces publics. Dans l’esprit d’une « ville des courtes distances », les espaces libres du centre-ville et les infrastructures de loisirs, mais aussi les espaces naturels et paysagers, doivent être facilement accessibles, en particulier par les transports publics, à pied et à vélo.

    Quels sont les nouveaux projets et initiatives prévus par la ville de Zoug pour faire avancer le développement urbain durable ?
    Il y a beaucoup de nouveaux projets dans la ville de Zoug. Tous doivent aujourd’hui prendre en compte de manière égale les aspects sociaux, économiques et environnementaux. En ce sens, chacun de nos projets devrait déjà soutenir un développement urbain durable. Vous me permettrez peut-être de citer deux exemples dans lesquels nous jouons également un rôle de pionnier. Par exemple, un projet stratégique interne est en cours pour vérifier si nous sommes bien organisés et suffisamment en forme pour relever les défis futurs du développement durable. Ou encore dans le domaine de l’adaptation au climat : nous installons actuellement des capteurs de température sur l’ensemble du territoire afin d’identifier les îlots de chaleur de notre ville et de prendre des mesures ciblées.

    La question du logement abordable devient de plus en plus importante. Quelles mesures la ville prend-elle pour s’assurer que Zoug reste attractive pour les personnes moins aisées ?
    Aujourd’hui déjà, le conseil municipal exige que dans les zones résidentielles et mixtes, lors de l’adoption de plans d’urbanisme ordinaires, des logements à prix modérés soient créés sur au moins 20% de la surface de plancher supplémentaire pouvant être prise en compte. Suite à l’adoption de l’initiative « 2000 logements pour la classe moyenne zougoise », des logements à loyer ou à prix modérés doivent être créés dans les zones d’habitation et mixtes situées dans des zones à forte densité lors de l’adoption de plans d’aménagement ordinaires ainsi que lors de changements ou d’augmentations de zonage, et ce pour au moins 40% des surfaces habitables nouvellement construites. Honnêtement, cela a également entraîné l’arrêt de projets de construction. Nous sommes en train de trouver des solutions.

    Quelle importance accordez-vous à la participation des citoyens dans les projets municipaux et quelles possibilités ont les habitants de Zoug de faire valoir leurs idées et leurs opinions ?
    La ville de Zoug a une forte et longue culture de la participation. Depuis les années 1990, des projets de participation publique sont régulièrement organisés sur différents thèmes. Depuis 2020, le portail de participation en ligne « mitwirken-zug.ch » est également disponible en complément.

    Le trafic dans et autour de Zoug augmente. Quel est le plan de la ville pour concilier les infrastructures de transport avec la croissance tout en renforçant les transports publics ?
    Le tunnel urbain a malheureusement été rejeté et il faut néanmoins trouver des solutions. La ville de Zoug travaille en étroite collaboration avec l’Office cantonal des ponts et chaussées afin de développer un plan de transport commun pour le centre animé de Zoug. L’objectif de la ville est que l’espace routier existant soit mis à la disposition de tous les usagers de la route de manière équitable et efficace en termes de surface : Voitures, transports publics, vélos et piétons. Heureusement, la ville de Zoug est de petite taille, de sorte que beaucoup de choses peuvent être faites à pied ou à vélo.

    Quels sont les plans pour développer davantage les transports publics afin de soulager les navetteurs et de réduire le trafic en ville ?
    La prochaine grande étape d’extension est prévue pour la mise en service du tunnel du Zimmerberg. Ce sera aux alentours de 2035-2037. Jusqu’à cette date, les transports publics continueront à fonctionner sur les branches actuelles des lignes et la fréquence sera adaptée à la demande. Le système de transport public est ainsi adapté « à petite échelle » aux besoins des communes. Selon l’UTP, les municipalités ont la possibilité d’acheter des services supplémentaires au-delà de l’offre commandée par le canton. La ville de Zoug le fait pour le Zugerberg Bahn et la ligne de bus 5, où elle achète des rames et des courses supplémentaires. Grâce à cette offre supplémentaire, décidée par le parlement de la ville, la ville de Zoug est flexible au-delà de l’offre définie par le canton. Il s’avère toutefois que l’offre commandée par le canton est excellente et que les communes n’ont guère besoin de l’améliorer. La ville de Zoug est déjà très bien desservie par les transports publics dans tous les quartiers. Les courses supplémentaires réduisent considérablement le taux de couverture des coûts. Le taux de couverture des coûts à atteindre selon l’UTP est de 40%. Personnellement, je souhaiterais que le RER propose des trains à deux étages.

    Comment la ville de Zoug soutient-elle le développement des établissements d’enseignement afin de répondre à la pénurie de main-d’œuvre qualifiée tout en renforçant le site éducatif de Zoug ?
    L’éducation est notre seule ressource et c’est là que la ville de Zoug investit le plus d’argent. L’aménagement de bâtiments scolaires attrayants en tant que lieux de travail et d’apprentissage, avec l’implication et la participation des élèves et des enseignants lors de la planification, est une préoccupation centrale. S’y ajoutent des offres de garde et de loisirs attrayantes pour les enfants et les familles, ainsi qu’une infrastructure TIC moderne. En outre, des projets et des coopérations innovants et tournés vers l’avenir, tels que le portail scolaire – qui permet aux parents de communiquer en ligne avec le personnel enseignant et d’encadrement et l’administration de l’école -, l’atelier DigiWerkstatt et l’intégration de l’IA dans l’enseignement, seront poursuivis. Mais il est également important d’aller chercher les besoins des entreprises et de soutenir activement le système de formation dual. Un projet formidable est en cours !

    Quel est le rôle de la promotion de l’innovation à Zoug et comment la ville prévoit-elle de s’établir comme un centre pour les technologies et les entreprises d’avenir ?
    La promotion de l’innovation joue un rôle central dans le positionnement des technologies et des entreprises d’avenir dans la ville et le canton de Zoug. Un point important est le suivant : nous essayons. Ainsi, après une présentation d’un étudiant, nous avons décidé d’accepter le bitcoin comme moyen de paiement dans la ville de Zoug, ce qui a fait sensation dans le monde entier. Aujourd’hui, la ville de Zoug est LA Crypto Valley mondiale, avec plus de 4000 employés dans plus de 800 entreprises. Selon la devise : « no risk, no fun ». Nous continuerons à innover ! La force d’innovation de la ville de Zoug doit être renforcée par des mesures et des programmes ciblés, afin de rendre l’environnement encore plus attrayant et motivant pour les entreprises et surtout pour les employés. Avec des projets innovants et des personnes motivées, vous pouvez déplacer des montagnes. La stratégie de développement pour la ville de Zoug adoptée par le conseil municipal à l’automne 2021 constitue le cadre de cette démarche : « Zoug reste Zoug – agréable à vivre, visionnaire, vibrante ». Il s’agit d’un instrument de gestion supérieur avec une perspective à long terme pour contribuer à façonner l’avenir de la ville de Zoug. Une économie innovante, une ville verte, une communauté forte, des finances saines, tels sont nos credos pour l’avenir.

    Quelle est votre vision à long terme pour la ville de Zoug ? Quels objectifs souhaitez-vous absolument atteindre dans les prochaines années ?
    En tant que site économique en pleine croissance offrant d’excellentes conditions aux entreprises et au personnel qualifié d’ici et d’ailleurs, nous cultivons notre diversité économique et nous nous positionnons de manière ciblée par le biais de clusters sectoriels orientés vers l’avenir. Pour une ville verte, nous développons l’espace de vie de Zoug de manière durable et en préservant les ressources, et nous planifions la mobilité, l’espace et l’énergie de manière visionnaire.

    Entre tradition et modernité, nous encourageons le dialogue et créons un cadre inspirant pour une communauté urbaine vitale, diversifiée et ouverte sur le monde. Et pour préserver nos finances saines, il s’agit de garantir des conditions-cadres compétitives, d’effectuer des investissements orientés vers l’avenir et de garantir notre substance fiscale à long terme. Au-delà de tous les objectifs d’impact, nous encourageons l’apprentissage tout au long de la vie, nous utilisons le potentiel de la diversité de la population, de l’économie et de la culture pour des projets phares et pionniers en faveur du changement et nous pilotons avec des incitations.

    Zoug s’engage pour une meilleure protection du climat. Pouvez-vous nous donner un aperçu des principales mesures actuellement mises en œuvre pour réduire les émissions de CO2 et améliorer la durabilité de la ville ?
    En ce qui concerne la protection du climat, l’abandon des sources d’énergie fossiles est une priorité. A moyen terme, tous les systèmes de chauffage doivent pouvoir être alimentés par des énergies renouvelables locales. Dans ce domaine, l’accent est mis sur le respect des normes de construction modernes et, en collaboration avec les services des eaux de Zoug (WWZ), sur le développement du chauffage urbain. Nous avons créé Circulago. Nous prélevons du froid et de la chaleur dans le lac et disposons ainsi d’une « batterie » à notre porte. Parallèlement, nous voulons aussi améliorer nos propres immeubles, produire notre propre électricité et nous libérer des chauffages fossiles. L’introduction d’un monitoring du CO2 et de nombreuses mesures plus ou moins importantes dans le cadre de « Cité de l’énergie », où nous avons également été certifiés avec le label « Gold » pour l’année 2023, nous y aident. Je suis convaincu que nous pouvons nous approvisionner nous-mêmes en énergie. Nous avons des entreprises innovantes comme Siemens, Landis & Gyr, V-Zug, le cluster technologique et bien d’autres entreprises à Zoug qui proposent toutes ces techniques et innovations. Cela fait certainement 10 ans que Siemens nous a montré que la technique d’autosuffisance locale existe déjà, alors faisons-le !

    Où voyez-vous la ville de Zoug dans 20 ans ?
    Dans 20 ans, la ville de Zoug doit être un lieu où il fait bon vivre, innovant et durable, offrant à la fois un dynamisme économique et une qualité de vie élevée. Cela signifie que nous avons continué à développer l’attractivité pour les entreprises et les professionnels, tout en créant un espace pour une communauté forte. Le rôle de Zoug en tant que centre économique et financier international a été renforcé, notamment dans le domaine de la numérisation et des nouvelles technologies telles que les applications de la blockchain et de l’IA. Grâce à un urbanisme durable et à des infrastructures respectueuses de l’environnement, la ville de Zoug est climatiquement neutre. Nous disposons de logements et de lieux de travail attrayants, d’espaces de loisirs verts, d’offres culturelles attrayantes et d’une infrastructure diversifiée pour l’éducation, les loisirs et la santé. Zoug s’est profilée comme un lieu de formation et d’innovation, en réseau avec des institutions de formation tertiaire et des instituts de recherche. Nous disposons d’une gestion intelligente des transports et d’une infrastructure efficace qui répond aux exigences d’une population croissante et qui est conçue de manière durable. Petit à petit, nous avançons – je m’en réjouis !

  • Les bâtiments comme puits de carbone

    Les bâtiments comme puits de carbone

    Le secteur de la construction est considéré comme l’un des plus gros émetteurs de CO2 au monde. Mais des projets comme « Beyond Zero » et l’initiative « Mining the Atmosphere » pourraient changer la donne. L’objectif est non seulement de réduire le gaz à effet de serre nocif, mais aussi de le capturer activement dans les matériaux de construction. Ces matériaux, testés dans la nouvelle unité NEST, pourraient révolutionner le béton et les matériaux d’isolation et avoir le potentiel de rendre le secteur de la construction climatiquement neutre, voire négatif en termes de CO2.

    Technologie testée sur le terrain
    Nathalie Casas de l’Empa explique que les « technologies à émissions négatives » (NET) sont la clé pour atteindre les objectifs climatiques : « Nous devons éliminer l’excès de CO2 de l’atmosphère pour atteindre l’objectif de 1,5 degré. Les NET, qui fonctionnent déjà en laboratoire et sont maintenant appliquées dans la construction, nous y aident » Casas souligne l’urgence d’agir, car les émissions continuent d’augmenter.

    La durabilité dans le secteur de la construction
    Corinne Reimann d’Implenia voit dans les NET une grande opportunité pour le secteur de la construction : « Les nouveaux matériaux nous permettent enfin de faire des progrès décisifs en matière de durabilité. Le secteur dispose ici d’un énorme levier, mais aussi de défis. Le prix et l’acceptation seront déterminants » Reimann insiste sur le fait que la fonctionnalité et la rentabilité des nouveaux matériaux doivent être garanties afin de permettre une utilisation à grande échelle.

    La contribution des architectes et des planificateurs
    Christoph Kellenberger, cofondateur d’OOS, considère l’implication précoce des architectes et des planificateurs comme un facteur décisif : « Grâce à nos connaissances, nous pouvons participer au développement des bons matériaux de construction dès le début et les intégrer dans la pratique de la construction. En outre, nous devons faire connaître au secteur le potentiel des matériaux qui stockent le CO2 et montrer les effets qu’ils permettent d’obtenir » Pour Kellenberger, la clé du succès réside dans une transmission transparente des connaissances et des solutions pratiques.

    Cadre politique et responsabilité sociale
    Outre l’innovation technologique, le secteur de la construction exige également un cadre politique et économique. Selon Casas et Kellenberger, une vérité des coûts claire est nécessaire pour encourager l’utilisation à grande échelle des NET. Les émissions de CO2 doivent être tarifées de manière équitable et des subventions pourraient aider à compenser les coûts initiaux plus élevés des nouveaux matériaux. « La transformation ne réussira que si tout le monde va dans le même sens – les politiques, les entreprises et la société », a déclaré Casas.

    Le projet « Beyond Zero » montre qu’il est possible de transformer les bâtiments en puits de carbone. Mais pour cela, il faut non seulement des solutions technologiques, mais aussi la volonté des responsables politiques, économiques et sociaux de s’engager dans de nouvelles voies. Le secteur de la construction a l’opportunité de passer du statut de l’un des plus gros émetteurs de CO2 à celui de pionnier de la transition climatique – et le potentiel pour y parvenir existe déjà.

  • Schaffhouse – une histoire de réussite économique

    Schaffhouse – une histoire de réussite économique

    Les nouveaux immeubles situés sur l’ancien site d’Alusuisse à Neuhausen am Rheinfall ont pris vie début 2024. Les appartements sont occupés, les magasins sont ouverts et on travaille dans les 7000m2 de bureaux et de laboratoires. Il y a 100 ans, une usine d’aluminium se trouvait sur le site actuel du Rhyfall Village. Après la Seconde Guerre mondiale, un centre de recherche sur la technologie des matériaux a vu le jour. Des décennies plus tard, les projets de nouveaux espaces d’habitation et de travail – qui sont aujourd’hui réalisés – ont pris de l’ampleur. La fonderie d’acier de Schaffhouse a également subi un processus de transformation comparable : l’industrie lourde a été remplacée par des logements, une école, des espaces commerciaux et des bureaux. Des stratégies sont développées, des brevets sont gérés et des marchés sont traités dans le monde entier. Aujourd’hui, les personnes et les entreprises s’enracinent à nouveau dans le canton de Schaffhouse. A la fin des années 1990, la réalité était différente.

    Unir ses forces pour sortir de la crise
    Le changement structurel a frappé de plein fouet le canton industriel de Schaffhouse : En l’espace de quelques années, le paysage des entreprises s’est radicalement modifié et les recettes fiscales se sont effondrées. Onze pour cent de tous les emplois ont été perdus – plus que dans tous les autres cantons. Ceux qui le pouvaient ont déménagé. Pour redresser la barre, les associations économiques ont lancé le projet WERS – Wirtschaftsentwicklung Region Schaffhausen (développement économique de la région de Schaffhouse). La ville et le canton l’ont soutenu. En 1997, 150 revendications ont servi de base aux décisions politiques de Schaffhouse.

    Une promotion active du site comme clé
    L’une des mesures centrales était la création d’un office cantonal de promotion économique. La mission était claire et reste valable aujourd’hui : faire connaître le site économique, attirer de nouvelles entreprises et aider les entreprises existantes à conserver leurs emplois. Outre l’impulsion donnée à l’amélioration constante des conditions-cadres pour le développement économique du canton, la promotion économique est le point de contact et d’information central entre les entreprises, la politique et l’administration. L’objectif : des entreprises industrielles et des PME compétitives, des prestataires de services à vocation mondiale, davantage de recettes fiscales.

    Les entreprises sont venues. La première entreprise de production, Wunder-Baum, a été créée en 1998, et Tyco, la première multinationale américaine à avoir installé son siège social. Jusqu’à présent, plus de 600 autres implantations ont été accompagnées. Elles ont créé environ 2800 nouveaux emplois et, grâce à de nombreuses recettes fiscales supplémentaires, une marge de manœuvre pour des investissements en faveur du site.

    Améliorer le « produit Schaffhouse »
    Dans les premiers temps surtout, certaines entreprises ont choisi de ne pas s’installer à Schaffhouse parce que le site ne répondait pas à leurs exigences. Il manquait des bureaux centralisés, des espaces de vie spacieux, une école internationale et de bonnes liaisons de transport avec l’aéroport. Pour y remédier, le « produit Schaffhouse » a été progressivement amélioré et l’attractivité du site a été renforcée avec l’aide de la promotion économique. Il s’agit notamment de la création de l’école internationale ISSH, de l’ITS Industrie- und Technozentrum pour la promotion de l’innovation et de la technologie auprès des PME, du go-tec ! Laboratoire pour les futurs spécialistes MINT. En outre, l’introduction de la cadence semi-horaire vers la gare centrale de Zurich, le raccordement direct à l’aéroport et l’extension de l’A4 ont été soutenus. Dans le canton, le RER a été développé entre Trasadingen et Thayngen, en complément des bus régionaux. Les baisses successives d’impôts pour les personnes physiques et les entreprises ont également joué un rôle central pour le site. De nombreux projets ont abouti et ont été mis en œuvre. D’autres sont encore en discussion. Il s’agit notamment d’une offre universitaire adaptée aux besoins de l’industrie ou d’un campus pour l’innovation et la technologie.

    Du développement de produits au développement de l’offre
    Ces développements dans le canton ont entraîné, du côté de l’immobilier, une augmentation de la demande de bureaux, d’espaces commerciaux et de logements. Au cours des deux dernières décennies, plusieurs sites centraux ont été développés. Citons notamment les lotissements Landhaus et Urba(h)n près de la gare dans la ville de Schaffhouse ou la transformation de l’ancienne aciérie en un quartier résidentiel et de travail à proximité du centre. A Neuhausen am Rheinfall, le développement le long de la Zentralstrasse, combiné à l’activité de construction de logements autour de la place de l’industrie et à l’ouverture progressive du site SIG, a été déterminant. Alors que ce site est toujours en cours de transformation, le Rhyfall-Village se remplit de vie depuis le début de l’année 2024 – grâce aux emplois et aux nouveaux habitants.

    25 ans d’efforts communs
    Il y a 25 ans, le canton de Schaffhouse a posé des jalons communs : L’économie et la politique se sont associées et ont entamé une politique active de développement du site avec des objectifs communs. Après le WERS sont venues les visions pour Schaffhouse en 2008 et la stratégie de développement « next. » en 2022. Il est visible que le canton se développe de manière dynamique en tant que site. Aujourd’hui, ce ne sont pas seulement les fenêtres des nouveaux appartements dans des usines reconverties qui sont éclairées, mais l’ensemble du site économique et de l’espace de vie qui brille sous un autre jour. En comparaison intercantonale, Schaffhouse a connu un développement unique : aucun autre canton n’a connu une telle amélioration dans la comparaison des indicateurs de compétitivité (UBS 2023). Schaffhouse est devenu un lieu d’implantation apprécié non seulement par les entreprises internationales, mais aussi par les personnes originaires de Suisse, comme le montre le solde migratoire intercantonal. Ce n’est pas un hasard, mais le résultat de mesures ciblées et d’efforts conjoints. Poursuivre cette histoire à succès est à la fois une mission et une motivation pour les forces engagées du canton.

  • Rolex investit un milliard de francs dans une nouvelle usine géante à Bulle

    Rolex investit un milliard de francs dans une nouvelle usine géante à Bulle

    Le fabricant de montres de luxe mondialement connu Rolex prévoit une expansion massive en Suisse romande. Un gigantesque site de production devrait voir le jour à Bulle, dans le canton de Fribourg, d’ici 2029. Sur une surface de 104 000 mètres carrés, soit l’équivalent de près de 15 terrains de football, Rolex entend produire des montres de luxe à partir de 2029 afin de répondre à la demande croissante de ses produits. La nouvelle usine devrait créer 2 000 emplois, contribuant ainsi de manière significative à l’économie régionale.

    Vente du terrain approuvée
    Le Conseil général de Bulle a approuvé à une large majorité la vente du terrain à bâtir au groupe Rolex. Rolex investit au total un milliard de francs dans le projet et a payé 31,4 millions de francs pour le terrain d’environ 100 000 mètres carrés. La demande de permis de construire a maintenant été déposée et les premières visualisations des bâtiments prévus ont été publiées.

    Concept de construction innovant et durabilité
    La nouvelle usine sera composée de quatre bâtiments de production reliés par un bâtiment central. Cette zone centrale abritera non seulement l’administration, mais aussi des installations de restauration ainsi que des zones de rencontre et de repos. Un bâtiment de tête marquant, situé à l’extrémité sud du site, abritera l’entrée principale.

    Rolex attache une importance particulière au respect de l’environnement et à la conception durable. L’usine doit atteindre le niveau d’exigence le plus élevé du label britannique Breeam – une première pour un bâtiment industriel en Suisse. Les bâtiments seront disposés de manière à être intégrés dans un parc qui servira de protection contre les émissions de l’autoroute toute proche.

    Cinquième site de production de Rolex
    Avec le nouveau site de Bulle, Rolex étend sa chaîne de production déjà fortement intégrée. Le fabricant de montres de luxe exploite déjà des sites de production à Genève, Chêne-Bourg, Plan-les-Ouates et Bienne. Dans ces sites, la plupart des composants des montres, des mouvements aux boîtiers en passant par les cadrans et les bracelets, sont produits en interne.

    Solution transitoire à Romont
    Afin d’augmenter ses capacités de production avant 2029 déjà, Rolex construira temporairement une usine à Romont. Environ 250 à 300 collaborateurs y seront employés dès le début 2025, pour la plupart nouvellement recrutés et formés. Ces collaborateurs y seront transférés après l’achèvement de l’usine de Bulle.

    Avec la nouvelle usine de Bulle, Rolex renforce sa position parmi les leaders mondiaux de l’horlogerie de luxe et investit dans l’avenir du site de production suisse.

  • Nouveau conseil d’administration des CFF André Wyss

    Nouveau conseil d’administration des CFF André Wyss

    André Wyss va siéger au conseil d’administration des Chemins de fer fédéraux suisses. Le Conseil fédéral a approuvé la nomination de Wyss lors de sa séance du 21 août 2024. La confirmation officielle de sa nouvelle fonction aura lieu lors de l’assemblée générale des CFF en avril 2025. Wyss, un leader économique suisse renommé et CEO du prestataire de services de construction et d’immobilier Implenia, devrait reprendre la présidence du conseil d’administration de Monika Ribar en 2026.

    Wyss apporte avec lui une carrière impressionnante qui le prépare parfaitement à cette tâche. Après sa formation de chimiste, il a suivi des études d’économie et s’est perfectionné à la prestigieuse Harvard Business School. Avant de rejoindre Implenia, il a acquis une vaste expérience internationale chez Novartis, où il a dirigé en dernier lieu la production mondiale et les services centraux avec plus de 40 000 collaborateurs. Son engagement dans différents conseils d’administration et en tant que président de la société d’économie statistique de Bâle souligne également ses compétences multiples. Outre son expérience économique, Wyss a été major et commandant dans l’armée suisse, ce qui lui a permis de bien comprendre le contexte politique et économique de la Suisse.

    Une procédure électorale bien conçue
    Les membres du conseil d’administration des CFF sont traditionnellement élus lors de l’assemblée générale pour un mandat de deux ans. En tant qu’actionnaire unique, la Confédération exerce le droit de vote de l’assemblée générale. Monika Ribar, présidente du conseil d’administration des CFF depuis douze ans, quittera son poste en 2026 en raison de la limitation de la durée de son mandat. L’actuelle administratrice, Véronique Gigon, quittera son mandat dès l’assemblée générale de 2025.

    Afin d’assurer une succession sans heurts à la tête des CFF, un processus de recrutement complet a été initié très tôt par la Confédération. Le Conseil d’administration des CFF a ensuite décidé, lors d’une réunion extraordinaire en août 2024, de proposer au Conseil fédéral la nomination d’André Wyss. L’expérience antérieure de Wyss et son vaste réseau dans l’économie suisse font de lui le candidat idéal pour cette tâche exigeante.

    Une transition claire chez Implenia et les CFF
    Wyss quittera ses fonctions de CEO d’Implenia fin mars 2025. Il se consacrera ensuite pleinement à son nouveau rôle au sein du Conseil d’administration des CFF. Pendant un an, il travaillera au sein du Conseil d’administration aux côtés de l’actuelle présidente Monika Ribar et se préparera intensivement à la reprise de la présidence. Cette transition en douceur garantit une direction continue et stable au sein des CFF et assure l’orientation stratégique de l’entreprise à l’avenir également.

    Avec l’élection d’André Wyss, les CFF misent sur une personnalité dirigeante forte, capable de relever les défis de l’avenir et de poursuivre avec succès le développement de l’entreprise.

  • La Landsgemeinde décide de l’aménagement de Braunwald

    La Landsgemeinde décide de l’aménagement de Braunwald

    La future desserte de Braunwald sera déterminée par la Landsgemeinde de 2025. Après d’intenses discussions politiques et publiques, une révision de la loi sur les transports publics permet aux citoyens de décider de la variante de desserte. Le Conseil d’Etat favorise la modernisation du funiculaire, qui est la solution la plus économique, avec un faible risque de procédure et une durée de construction plus courte.

    La solution favorisée
    Après une longue phase d’évaluation, le Conseil d’Etat a opté pour un nouveau funiculaire, l’option jugée la plus rentable et la plus praticable. Il entraîne des coûts d’investissement de 24 millions de francs et des coûts d’exploitation de 3 millions de francs par an. Comparé à une télécabine, dont la construction serait presque deux fois plus chère et dont la procédure serait plus longue (jusqu’à dix ans), le funiculaire présente de nets avantages. Un funiculaire automatisé permettrait en outre une utilisation indépendante de l’horaire.

    Adaptations légales pour intégrer la Landsgemeinde
    Le Conseil d’État a décidé d’inscrire la desserte de Braunwald dans un nouvel article de la loi sur les transports publics, ce qui permettra d’en discuter et de voter lors de la Landsgemeinde 2025. La population aura ainsi le dernier mot sur cette décision importante en matière d’infrastructure. Si la Landsgemeinde devait voter en faveur d’une télécabine alternative, le Conseil d’État lancerait les adaptations de planification correspondantes.

    Investissements et perspectives d’avenir
    Les investissements prévus de 24 millions de francs pour la construction du funiculaire et de 3 millions de francs pour son exploitation créent une desserte durable et orientée vers l’avenir pour Braunwald. Le Conseil d’Etat s’attend à ce que la décision de la Landsgemeinde permette de franchir une étape importante vers une mobilité économique et respectueuse de l’environnement, qui renforcera la région à long terme et favorisera le tourisme.

  • Le taux de natalité suisse à un niveau historiquement bas

    Le taux de natalité suisse à un niveau historiquement bas

    L’Office fédéral de la statistique a publié les chiffres du mouvement naturel de la population en Suisse pour l’année 2023. Le nombre de naissances a atteint un niveau historiquement bas. Entre 2021 et 2023, le nombre de naissances vivantes a chuté de plus de 10% pour atteindre 80’024 naissances. L’accroissement naturel de la population n’était plus que de 8 200 personnes, soit environ la moitié de la moyenne des dix dernières années. L’indice synthétique de fécondité a atteint 1,33, une valeur sans précédent en Suisse.

    Evolution des naissances : analyse détaillée
    La baisse concerne aussi bien les enfants de nationalité suisse que ceux de nationalité étrangère. Les naissances d’enfants suisses ont diminué de 8 % et celles d’enfants de nationalité étrangère de 5 %. Le nombre de troisièmes enfants a particulièrement diminué (plus de 11 %). Ce recul concerne surtout les jeunes mères : chez les adolescentes et les femmes de moins de 25 ans, la baisse a été de plus de 30 %, tandis que les femmes de plus de 45 ans ont donné naissance à davantage d’enfants.

    Causes de la baisse de la natalité
    Les causes de la baisse de la natalité en Suisse sont multiples et complexes. L’un des principaux facteurs est l’individualisation et les changements de mode de vie qui l’accompagnent. De plus en plus de personnes se détournent des modèles familiaux traditionnels et cherchent un sens et un accomplissement en dehors de la parentalité.

    Les coûts économiques jouent également un rôle important. Les coûts élevés du logement, les dépenses de garde d’enfants et les coûts d’opportunité liés à la perte de revenus pèsent sur de nombreuses familles. Ces charges financières font qu’il est difficile pour de nombreux couples de décider d’avoir des enfants.

    Un autre aspect important est la crise du logement. La pénurie de logements abordables rend difficile pour les jeunes familles de trouver un logement approprié, ce qui constitue un obstacle supplémentaire à la création d’une famille.

    Les incertitudes géopolitiques et ce que l’on appelle l’angoisse écologique contribuent également à la baisse de la natalité. De nombreuses personnes s’inquiètent de l’avenir et ont des préoccupations écologiques qui influencent négativement leur décision d’avoir des enfants.

    Enfin, la politique familiale joue également un rôle. En comparaison internationale, la Suisse offre un soutien familial moins généreux. D’autres pays, comme la France, soutiennent davantage les familles et favorisent ainsi la natalité.

    Une baisse du taux de natalité a des conséquences importantes
    La baisse du taux de natalité pourrait avoir des conséquences importantes dans différents domaines. Le marché du travail est un domaine particulièrement touché. La pénurie de main-d’œuvre existante pourrait s’aggraver, ce qui rendrait la Suisse plus dépendante de l’immigration pour couvrir ses besoins en main-d’œuvre.

    Les assurances sociales pourraient également souffrir de la baisse de la natalité. Une augmentation de l’espérance de vie accompagnée d’une baisse de la natalité pourrait entraîner d’importants déséquilibres dans les systèmes de sécurité sociale. Cela pourrait menacer la stabilité financière des systèmes de retraite et de santé à long terme.

    Le marché immobilier serait également affecté. La demande de logements plus petits pourrait augmenter, tandis que les grandes maisons isolées pourraient perdre de leur attrait. Cela entraînerait un déplacement de la demande, avec une préférence pour les petits logements situés au centre et facilement accessibles. Parallèlement, la demande d’infrastructures publiques, telles que les écoles, pourrait diminuer, tandis que la demande de structures de garde d’enfants pourrait augmenter afin de mieux répondre aux besoins des parents qui travaillent.

    Reprise des naissances en 2024 ?
    Les premiers chiffres sur les naissances en 2024 ne laissent pas présager de changement de tendance. Entre janvier et avril 2024, 24 300 bébés sont nés, un chiffre stable par rapport à 2023. Il est probable que le nombre de naissances se stabilise à ce faible niveau.

    La baisse du taux de natalité en Suisse est un phénomène complexe aux conséquences importantes. Pour faire face aux défis, des mesures globales et une planification prospective sont nécessaires. Cela ne concerne pas seulement l’économie, mais aussi la cohésion sociale et l’aménagement de nos espaces de vie.

  • Fonte de la neige et rentabilité dans la pratique pour les modules PVT

    Fonte de la neige et rentabilité dans la pratique pour les modules PVT

    Dans leur travail de bachelor primé à la Haute école des sciences appliquées de Zurich, Fabian Maag et Marc Willi étudient le potentiel des modules photovoltaïques thermiques pour augmenter la production d’électricité en hiver. Les modules PVT de Sunmaxx PVT GmbH utilisent le chauffage d’un liquide pour faire fondre la neige des modules et augmenter ainsi la production d’électricité. Leurs mesures montrent que la fonte ciblée de la neige permet d’augmenter la production d’électricité de 34 % en moyenne en hiver.

    Efficacité grâce à la fonte de la neige
    L’étude a montré que la combinaison d’une température d’entrée plus élevée et d’une fonte continue pendant les chutes de neige est particulièrement efficace pour minimiser la couverture de neige. Cette méthode s’avère particulièrement efficace dans les régions enneigées et même à basse altitude, car la production d’électricité supplémentaire dépasse toujours l’énergie nécessaire à la fonte.

    Rentabilité économique
    L’analyse de rentabilité montre que le coût supplémentaire de l’installation d’un système PVT par la fonte de la neige est amorti à partir d’un prix de l’électricité de 0,39 CHF/kWh. Ainsi, les modules PVT ne sont pas seulement intéressants d’un point de vue technique, mais aussi d’un point de vue économique, en particulier dans les régions où les chutes de neige sont importantes.

    Reconnaissance et promotion des jeunes talents
    Pour leur travail orienté vers la pratique et l’avenir, Maag et Willi ont été récompensés par le Siemens Excellence Award régional et sont nominés pour le Siemens Excellence Award 2025 national. Gerd Scheller, Country CEO de Siemens Suisse, souligne l’importance de l’encouragement des jeunes talents : « Avec l’Excellence Award, nous souhaitons motiver les jeunes à s’intéresser à des thèmes scientifiques qui peuvent être mis en pratique »

    Perspectives d’avenir dans le domaine MINT
    L’Excellence Award de Siemens fait partie du programme « Future Creators », qui encourage le dialogue avec la nouvelle génération et soutient les jeunes talents dans le domaine MINT (mathématiques, informatique, sciences naturelles et technologie). Gerd Scheller souligne : « Avec cet engagement, nous accompagnons les jeunes dans leur développement et leur formation et les aidons à saisir leurs chances d’avenir »

    Le travail de Maag et Willi offre un aperçu précieux de l’application des modules PVT pour améliorer l’efficacité de la production d’électricité en hiver. Leurs conclusions ne contribuent pas seulement au débat scientifique, mais offrent également des solutions pratiques aux défis de la transition énergétique.

  • Quatre cantons de Suisse orientale renforcent leur coopération pour un avenir en réseau

    Quatre cantons de Suisse orientale renforcent leur coopération pour un avenir en réseau

    Le 4 juillet 2024, les gouvernements des cantons de Saint-Gall, Appenzell Rhodes-Extérieures, Appenzell Rhodes-Intérieures et Thurgovie ont signé une déclaration de coopération stratégique plus étroite. Cette étape marque le début d’un processus de coopération intensif visant à renforcer et à mettre en réseau la Suisse orientale. La déclaration commune souligne l’engagement des quatre cantons à trouver et à mettre en œuvre ensemble des solutions à des défis communs.

    Engagement commun pour la région du lac de Constance
    Les quatre cantons avaient déjà annoncé auparavant qu’ils s’engageraient ensemble pour établir la région internationale du lac de Constance au niveau national dans le cadre du Projet de territoire Suisse. Ce projet a été bien accueilli par les entreprises et le public et a mis en évidence le potentiel d’une coopération plus étroite pour renforcer l’ensemble de la Suisse orientale.

    Champs d’action stratégiques et discussions annuelles
    La déclaration place la coopération à un niveau stratégique. Les gouvernements des quatre cantons discuteront chaque année des champs d’action pour la coopération et évalueront le potentiel de coopération. Les collaborateurs des administrations sont invités à faire des propositions et à participer à la sélection des champs d’action.

    Parmi les champs d’action stratégiques possibles figurent notamment le développement territorial, les transports, l’éducation et la culture, l’innovation et la numérisation, la défense contre les dangers naturels, la gestion des crises et la sécurité. Grâce à la coopération stratégique, les cantons espèrent trouver des solutions plus efficientes et plus efficaces dans ces domaines.

    Modèles de coopération flexibles
    La coopération peut prendre différentes formes en fonction des besoins et de la situation. Les solutions peuvent être mises en œuvre soit par les quatre cantons ensemble, soit par deux ou trois cantons. D’autres cantons, notamment de Suisse orientale, peuvent également participer à des projets. Chaque canton décide individuellement si une solution commune est pertinente pour lui et offre une valeur ajoutée.

    Institutionnalisation de la collaboration
    L’une des principales préoccupations des gouvernements est de lancer le processus de collaboration stratégique et de l’institutionnaliser par la suite. En franchissant cette étape, les quatre cantons envoient un signal fort en faveur d’une collaboration plus étroite et d’un avenir en réseau pour la Suisse orientale.

    La signature de la déclaration sur une collaboration plus étroite marque une étape importante sur la voie d’une Suisse orientale plus forte et plus efficace. Ensemble, les cantons veulent relever les défis et développer la région de manière durable.

  • Le site industriel de Serrières devient un parc d’innovation neuchâtelois

    Le site industriel de Serrières devient un parc d’innovation neuchâtelois

    L’État et la ville de Neuchâtel, en collaboration avec la Caisse cantonale d’assurance populaire et l’Établissement cantonal d’assurance et de prévention, ont acquis un complexe industriel situé rue des Usines à Serrières. L’objectif est d’y développer et d’y exploiter un nouveau pôle d’innovation. La société anonyme Usinnove SA a été créée à cet effet, avec une participation de 40 % de l’État et de 20 % de la ville de Neuchâtel. Le reste des actions est détenu par la CCAP et l’ECAP. Le complexe industriel couvre une surface de 7.000 m² et peut créer près de 400 nouveaux emplois.

    Rôle central de Microcity SA
    Le nouveau site sera géré et exploité par Microcity SA. Il est prévu de créer un centre d’excellence pour le diagnostic et les technologies connexes, qui servira de plaque tournante aux entreprises actives dans le domaine du diagnostic et de l’automatisation. Une partie du complexe sera transformée en un centre d’affaires équipé d’infrastructures de laboratoire et offrant un environnement de projet collaboratif pour les grandes entreprises, les PME et les start-ups.

    Renforcement du cluster d’innovation neuchâtelois
    Le complexe industriel acquis devrait permettre de renforcer la position de Neuchâtel au sein du Parc suisse d’innovation. Le site de Serrières offre un potentiel d’extension du cluster d’innovation neuchâtelois et permet de pérenniser un site industriel. Neuchâtel pourra ainsi élargir son offre et consolider sa place de centre d’innovation.

    Utilisation stratégique des anciens bâtiments
    L’achat du complexe industriel s’inscrit dans une stratégie de l’Etat visant à utiliser les anciens bâtiments pour des activités industrielles de construction légère. Cette politique vise à regrouper sur un même site des start-ups, des PME, des grandes entreprises et des centres de recherche afin de répondre aux défis économiques du canton. Des projets similaires sont déjà en place sur les sites de la rue Jaquet-Droz 7 à Neuchâtel et de l’Hôtel-de-Ville 7 au Locle, qui accueillent également des activités de pointe en matière de recherche appliquée.

    Une étape importante pour Neuchâtel
    L’acquisition du complexe industriel de Serrières et sa transformation prévue en centre d’innovation constituent une étape importante pour le développement économique de Neuchâtel. L’étroite collaboration entre l’État, la ville et les partenaires institutionnels permettra de renforcer la région et de jeter les bases de l’innovation future.

  • Succès du 32e salon professionnel pour l’ÖGA 2024

    Succès du 32e salon professionnel pour l’ÖGA 2024

    Du 26 au 28 juin 2024, de nombreux professionnels se sont rendus à l’ÖGA pour découvrir les dernières nouveautés en matière d’horticulture, d’aménagement paysager, d’espaces verts publics et de culture de légumes et de baies. La direction du salon tire un bilan positif : les 409 exposants ont fait l’éloge de la grande qualité du public professionnel, de la fréquentation et de l’excellente organisation de la manifestation. Les démonstrations de machines en direct et la possibilité de tester des équipements sur place ont été particulièrement appréciées. L’atmosphère unique du parc a également contribué au succès du salon.

    Voix des exposants
    Rolf Schüpbach de Ricoter Erdaufbereitung AG a souligné : « L’ÖGA est le point de rencontre du secteur vert. Nous apprécions les échanges ouverts et honnêtes et la possibilité de présenter nos nouveautés. Pour nous, c’est aussi l’occasion de remercier nos clients » Jürg Schwab, de Robert Aebi Landtechnik AG, a ajouté : « Le fait de pouvoir présenter nos machines à l’extérieur est pour nous l’essence même de l’ÖGA. De plus, la possibilité d’entretenir de bons contacts avec les décideurs et de rencontrer de nouveaux clients. Pour nous, l’ÖGA est le plus beau des salons »

    Force d’innovation et récompenses
    La force d’innovation du secteur était clairement visible à l’ÖGA 2024. Un jury d’experts a sélectionné neuf lauréats du prix de l’innovation « Nouveautés techniques » parmi 37 nouveautés techniques inscrites – un nombre jamais atteint auparavant. En outre, quatre nouvelles plantes ont été récompensées par l’Award « Nouvelles plantes ». Les prix ont été remis par Christian Stucki, roi de la lutte et sportif de l’année 2019, dans le cadre de la cérémonie officielle de l’innovation. Plus de 180 invités issus de l’économie, de la politique et des exposants ont profité de l’occasion pour échanger et réseauter.

    Nombre de visiteurs constant
    La direction du salon s’est également montrée satisfaite du nombre de visiteurs. Au total, 20 350 entrées ont été enregistrées, ce qui est comparable à la dernière édition en 2022 (20 600 entrées). Malgré un printemps pluvieux qui a mis en retard de nombreux horticulteurs et producteurs, de nombreux professionnels ont décidé de visiter l’ÖGA. Le comportement des visiteurs a été particulièrement encourageant : ils se sont montrés intéressés et prêts à acheter. Le nouvel emplacement du secteur des machines de construction n° 10 a également été jugé majoritairement positif. Le site d’exposition plus compact a entraîné une modification du flux de visiteurs sans qu’ils aient à changer de côté de la rue.

    Avenir de l’ÖGA
    La prochaine ÖGA aura lieu du 24 au 26 juin 2026. En tant que salon spécialisé le plus important pour l’horticulture professionnelle, les espaces verts publics, le secteur communal ainsi que la culture de légumes et de baies, il s’adresse aux professionnels et aux décideurs du secteur. Le salon est organisé par l’Association suisse des entrepreneurs horticoles, l’École cantonale d’horticulture d’Oeschberg et l’Association suisse des horticulteurs. Centrale de la culture maraîchère

    Le succès de l’ÖGA 2024 souligne l’importance de ce salon professionnel pour la branche verte et laisse espérer une édition tout aussi réussie en 2026.

  • Changement de direction décidé au SVIT Suisse

    Changement de direction décidé au SVIT Suisse

    L’assemblée des délégués des organisations membres du SVIT s’est tenue le 20 juin 2024 à Lucerne. A cette occasion, il a été décidé que Michel Molinari, actuellement vice-président du SVIT Suisse, succédera à Andreas Ingold à la présidence en 2025. Jean-Jacques Morard, également vice-président, sera remplacé par Cécile Berger-Meyer. David Zumsteg succédera à Michel Molinari en tant que vice-président. En outre, Andreas Dürr cédera son siège à Boris Grell en 2026. L’année dernière, Gabriel Schmid avait déjà été nommé à la présidence en tant que responsable des finances. Ces nouvelles nominations marquent le début d’un vaste changement de direction au sein de l’association faîtière.

    Décision sur les accords de sponsoring
    Outre les élections à la présidence, les délégués ont voté sur des motions du SVIT Ostschweiz et du SVIT Zentralschweiz. Les motions demandaient que le SVIT Suisse ne puisse plus conclure de contrats de publicité, de sponsoring ou d’autres contrats de prestations avec le Swiss Marketplace Group AG et ses organisations. Les accords existants doivent être résiliés à la fin de leur durée contractuelle. Les délégués ont approuvé ces propositions, donnant ainsi un signal clair en faveur d’une nouvelle orientation de l’association.

    Swiss Real Estate Forum en tant qu’événement cadre
    L’Assemblée des délégués 2024 s’est inscrite dans le cadre du Swiss Real Estate Forum (SREF), qui s’est tenu le même jour. Ce forum a offert une plateforme à des personnalités du monde politique, économique et sportif, dont l’ancien conseiller fédéral Ueli Maurer et l’ancien gardien de but mondial Oliver Kahn, pour discuter de sujets d’actualité dans le secteur immobilier.

    Avec les décisions prises et le changement de direction amorcé, le SVIT Suisse se positionne pour l’avenir et donne des impulsions importantes pour le développement de l’association et de l’ensemble du secteur.

  • Succès de l’avant-projet pour le campus de Horw

    Succès de l’avant-projet pour le campus de Horw

    Avec l’achèvement réussi de l’avant-projet d’extension et de rénovation du campus de Horw, la vision d’un site d’enseignement moderne se rapproche de manière significative. La phase d’avant-projet avait pour but d’obtenir des informations détaillées sur le développement et la structure des coûts du projet de construction. Malgré les surcoûts prévus dus à des facteurs externes tels que le renchérissement de la construction et les mesures axées sur le développement durable, le coût initial du projet de 365 millions de francs a été largement confirmé.

    Évolution des coûts et facteurs d’influence
    L’analyse a montré qu’outre le renchérissement de la construction, qui représente environ 18 % de l’augmentation des coûts, les adaptations de la TVA ont également un impact considérable. D’autres coûts supplémentaires dans le domaine de la durabilité et du développement de projets ainsi que des certifications légales de durabilité augmentent le cadre financier. Au total, on s’attend désormais à des dépenses totales de 600 millions de francs, y compris des réserves d’environ 78 millions de francs. Ce montant reste dans la fourchette des projets comparables d’envergure similaire en Suisse.

    Pertinence pour la formation et l’économie
    Le conseiller d’État et le directeur des finances Reto Wyss soulignent la surveillance et l’examen continus de l’évolution des coûts par le service immobilier compétent. Le projet reste continuellement dans le cadre budgétaire prévu et les besoins financiers supplémentaires sont expliqués de manière compréhensible par les résultats de la vérification. Les décisions liées au projet et la transmission d’informations sont maintenues transparentes afin d’assurer la confiance du public.

    Le canton de Lucerne a externalisé cette réalisation de grande envergure à une société anonyme d’utilité publique, la « Immobilien Campus Luzern-Horw AG ». Cela permet une réalisation efficace et ciblée de la construction, dans le respect de la décision populaire et sans influence sur les crédits spéciaux déjà accordés.

    Perspectives et importance pour la région
    Le directeur de l’éducation Armin Hartmann souligne l’importance suprarégionale du projet : « Le campus de Horw marquera durablement le paysage éducatif et le site économique. Son impact dépasse largement les frontières de Lucerne pour s’étendre à toute la Suisse centrale » La réalisation de ce projet visionnaire est donc expressément saluée et soutenue.

    L’achèvement réussi de l’avant-projet a ouvert la voie à la phase suivante du projet de construction. Le pilotage du projet engagera rapidement les étapes suivantes, le début de la construction étant prévu pour 2026.

  • Expansion du marché en Europe : l’entreprise renforce sa position grâce à des acquisitions

    Expansion du marché en Europe : l’entreprise renforce sa position grâce à des acquisitions

    Avec la demande de permis de construire adressée à la ville d’Aarau fin septembre, le projet de nouveau bâtiment de la Chambre de commerce et d’industrie d’Argovie(AIHK) a atteint une étape importante, selon un article publié dans le magazine « Impulse » édité par l’AIHK. En fonction de l’autorisation de construire, les travaux de construction devraient commencer début 2025, poursuit le communiqué. Le permis de construire pour la nouvelle Maison de l’économie a été remis devant l’hôtel de ville d’Aarau par le président de l’AIHK Beat Bechtold au maire de la ville Hanspeter Hilfiker et au secrétaire municipal Fabian Humbel, selon le rapport.

    L’équipe de projet de l’AIHK avait déjà été en contact avec différents interlocuteurs de la ville, ajoute le rapport. Ainsi, l’architecte de la ville et la commission du paysage urbain ont été consultés lorsqu’il s’est agi de réaliser un projet de construction bénéficiant d’un soutien aussi large que possible.

    Le dépôt de la demande de permis de construire marque le début de la procédure d’autorisation. La démolition est prévue pour fin 2024. L’emménagement dans le nouveau bâtiment est prévu pour le troisième trimestre 2026.

    Selon le rapport publié dans « Impulse », la nouvelle Maison de l’économie permettra d’une part d’organiser des cours et des manifestations plus professionnels grâce aux nouvelles possibilités offertes. D’autre part, le nouveau bâtiment symbolise la numérisation et la modernisation progressives qui ont lieu depuis plusieurs années au sein de l’association.

  • Permis de construire accordé : Le premier coup de pioche se rapproche

    Permis de construire accordé : Le premier coup de pioche se rapproche

    Sous le titre « En avant toute grâce au permis de construire », la dernière édition du magazine « Impulse », publié par la Chambre de commerce et d’industrie d’Argovie(AIHK), fait état de l’avancement de la planification de la nouvelle Maison de l’économie à Aarau. Le 25 mars, la ville d’Aarau a délivré le permis de construire, peut-on y lire. La voie vers la nouvelle Maison de l’économie est donc libre et le premier coup de pioche se rapproche. La nouvelle Maison de l’économie devrait être achevée au printemps 2026.

    Le permis de construire ayant été délivré plus tôt que prévu, les parties prenantes ont pu faire avancer les travaux de planification et avancer la planification de l’exécution, poursuit le rapport. Des appels d’offres sont actuellement en cours pour les différents travaux. Les négociations d’attribution des principaux marchés devraient avoir lieu début juillet.

    La démolition du bâtiment existant débutera à la mi-août, selon le planning. Ensuite, les travaux d’excavation et de forage pour les sept sondes géothermiques prévues auront lieu. Les travaux de gros œuvre sont prévus pour début octobre 2024. La nouvelle Maison de l’économie devrait être prête à être occupée au printemps 2026.

    Pendant la durée des travaux, les collaborateurs de l’AIHK et de la caisse de compensation de l’AIHK déménageront en juillet dans d’autres locaux. On ne sait pas encore où. Selon l’AIHK, des discussions sont en cours sur d’éventuelles locations à Aarau.

    Dans la nouvelle Maison de l’économie, les nouvelles possibilités permettront d’organiser des cours et des manifestations plus professionnels, peut-on lire dans un précédent article d’ »Impulse ». En outre, le nouveau bâtiment symbolise la numérisation et la modernisation progressives qui ont lieu depuis plusieurs années déjà au sein de l’association.