Catégorie : Business

  • Genève: un modèle qui s’exporte?

    Genève: un modèle qui s’exporte?

    A quoi ressemble votre travail quotidien?
    Quels sont les sujets immobiliers que vous traitez le plus souvent?
    Mon travail est très varié et couvre la plupart des différents domaines du droit immobilier: transactions immobilières, projets de développement, conseils en matière contractuelle (p. ex. contrats d’entreprise ou de bail), négociations en lien avec le foncier (constitution de servitudes, conventions d’usage, etc.), litiges immobiliers civils (p.ex. défauts de construction, problèmes de voisinage) ou administratifs (recours contre des permis de construire notamment).

    Au vu de la taille de l’Etude MLL Legal, nous sommes bien positionnés pour conseiller nos clients sur des projets de grande envergure ou sur des questions complexes impliquant une multitude d’acteurs. Ce sont des sujets qui m’intéressent beaucoup. Pour ma part, je tire le plus de satisfaction de mon travail lorsque je parviens à identifier des solutions constructives qui permettent de mettre d’accord toutes les parties pour qu’elles puissent avancer ensemble dans leur projet commun.

    Est-ce que la situation juridique pour le secteur de la construction et de l’immobilier a changé ces dernières années, si oui, comment?
    Le cadre législatif, notamment en matière de droit public, se densifie et se complexifie rapidement et nous voyons souvent que nos clients peinent à se tenir au courant de l’évolution de la réglementation, surtout s’ils sont actifs sur l’ensemble du territoire suisse.

    Au cours des dernières années, ce sont probablement les restrictions adoptées par la Loi sur l’aménagement du territoire (LAT) en vue d’éviter le mitage du territoire qui ont fait le plus évoluer l’état du droit, de par leur effet sur les planifications locales. Il en va de même des contraintes désormais posées quant à la qualité du bâti (notamment en matière d’efficience énergétique) découlant de la Stratégie énergétique 2050. La législation fiscale, tout comme les règles posées pour l’accès aux subventions, ont également un effet déterminant sur les opportunités à disposition des constructeurs et, par voie de conséquence sur l’ensemble du secteur immobilier.

    A Genève, les dernières années ont été riches en rebondissements, notamment en lien avec des modifications de la Loi sur les démolitions, transformations et rénovations de maisons d’habitation (LDTR) et de la Loi générale sur les zones de développement (LGZD), mais aussi en raison de la modification récente du Règlement d’application de la Loi cantonale sur l’énergie.

    Qu’est-ce que le secteur immobilier genevois a que les autres grandes régions économiques suisses n’ont pas?
    Le secteur immobilier genevois peut compter sur une dynamique particulière liée à la situation géographique du canton et à son histoire, notamment aux nombreuses institutions qui y sont établies. L’attractivité du canton a une influence importante sur le taux de vacance des logements, qui demeure encore et toujours historiquement bas, en dépit d’une activité de construction soutenue au cours des dernières années. Dans toutes les catégories de logements ou presque, la demande est supérieure à l’offre. Cette situation de pénurie explique pourquoi certains sujets (comme le logement et le droit du bail) sont plus sensibles à Genève que dans d’autres régions. Le fait que le canton affiche l’un des taux taux de propriétaires les plus bas en Suisse (18.7% en 2021 alors que la moyenne nationale s’élève à 36.3% et que ce taux dépasse 50% dans certains cantons) implique également que certaines thématiques soient abordées différemment à Genève.

    Qu’est-ce qui rend Genève unique?
    Juridiquement parlant, l’un des régimes les plus surprenants pour un investisseur immobilier venant d’outre-Sarine est celui prévu par la LDTR genevoise, qui restreint de façon importante la marge de manœuvre des propriétaires d’immeubles d’habitation (notamment en ce qui concerne les transformations, la vente ou la fixation du loyer après travaux). Il en va de même de la législation relative à la zone de développement, au travers de laquelle l’Etat exerce un fort contrôle sur la production de nouveaux logements dans le canton. Ces réglementations étant en vigueur depuis de nombreuses années à Genève, de nombreuses pratiques se sont développées autour, et elles sont encore en constante évolution. Nous voyons que des réglementations similaires commencent à être adoptées dans d’autres cantons, respectivement parfois au niveau communal. Il y a donc fort à parier que le «cas genevois» pourra servir à l’avenir de référence d’interprétation pour des problématiques similaires pouvant se poser en lien avec ces nouvelles règles.

  • Helvetia place des fonds immobiliers en bourse

    Helvetia place des fonds immobiliers en bourse

    Le fonds immobilier Helvetia (CH) Swiss Property Fund a été coté comme prévu le 25 juin à la SIX Swiss Exchange, informe l’Helvetia Asset Management AG dans un communiqué. Le fonds a été intégré en bourse dans les indices SXI Real Estate Broad et SXI Real Estate Funds Broad. Le placement réussi a rapporté au fonds une capitalisation totale d’environ 890 millions de francs.

    Le gestionnaire de placements appartenant au groupe Helvetia a lancé le fonds en 2020, axé sur l’immobilier résidentiel de qualité. Il dispose actuellement de 46 immeubles diversifiés en termes d’âge et de structure des locataires et situés à différents endroits. Leur valeur de marché totale s’élevait à 1,072 milliard de francs à la date de référence de fin mars.

  • SMG Swiss Marketplace Group acquiert moneyland.ch

    SMG Swiss Marketplace Group acquiert moneyland.ch

    SMG Swiss Marketplace Group, fondé en novembre 2021 en tant qu’entreprise commune de TX Group, Ringier, La Mobilière et General Atlantic, élargit son portefeuille avec cette acquisition. Aux marques déjà existantes dans les domaines de l’immobilier (ImmoScout24, Homegate, Flatfox, Immostreet.ch, alle-immobilien.ch, home.ch, Publimmo, Acheter-Louer.ch, CASASOFT, IAZI), de l’automobile (AutoScout24, MotoScout24) et des places de marché générales (anibis.ch, tutti.ch, Ricardo) s’ajoute désormais moneyland.ch dans le domaine Finance & Assurance.

    Comparaisons financières de haute qualité et expertise
    Jochen Pernegger, Managing Director Finance & Insurance chez SMG, a souligné l’importance de moneyland.ch : « Avec ses comparaisons financières de haute qualité, moneyland.ch a établi des standards dans le secteur, hier comme aujourd’hui. Nous sommes heureux de continuer à faire progresser ensemble le secteur Finance & Assurance et de pouvoir profiter de l’étendue des produits, de l’expertise et du savoir-faire de longue date de l’équipe de Moneyland »

    Complément idéal de l’offre existante
    L’intégration de moneyland.ch complète idéalement l’offre de SMG dans le domaine de la finance et de l’assurance. FinanceScout24, la marque actuelle de SMG dans le domaine de la finance et de l’assurance, est élargie par cette acquisition. Cela permet aux consommateurs en Suisse de trouver et de conclure rapidement et numériquement des produits adaptés à leurs besoins en matière de finance et d’assurance.

    Avantages de l’acquisition
    Benjamin Manz, fondateur de moneyland.ch, considère cette acquisition comme un grand avantage. « Moneyland.ch peut bénéficier de l’expertise numérique ainsi que du réseau, de la portée et de la notoriété des plateformes SMG établies » Cela permettra à la plateforme de comparaison d’être accessible à un large public. Manz ajoute : « Nous sommes particulièrement impatients de travailler avec l’équipe de FinanceScout24 »

    Avec l’acquisition de moneyland.ch, SMG Swiss Marketplace Group renforce sa position dans le domaine de la finance et de l’assurance et offre aux consommateurs suisses un accès élargi à des services de comparaison de qualité.

  • Le logement intergénérationnel : un défi et une opportunité

    Le logement intergénérationnel : un défi et une opportunité

    Les formes de logement communautaire prennent de plus en plus d’importance en raison de l’évolution des structures de vie et des familles, ainsi que de l’augmentation de la mobilité et du vieillissement démographique. Dans ce contexte, les échanges intergénérationnels sont considérés comme positifs pour l’état physique et émotionnel et peuvent contribuer à retarder ou à éviter le déménagement dans des centres de soins et de retraite.

    Étude sur les projets de logement intergénérationnel
    Des chercheurs de l’ETH Wohnforum – ETH Case, de la Haute école spécialisée bernoise et d’age-research.net ont examiné six projets de logement intergénérationnel sous l’angle de leurs opportunités et de leurs limites. Ces projets se distinguent par leur taille, leurs promoteurs, leurs formes d’organisation et leurs conceptions architecturales. Quatre des projets s’adressent à des personnes de tous âges, deux sont spécialement conçus pour des personnes de 50 ans et plus.

    Le projet de recherche « L’habitat intergénérationnel dans une perspective à long terme – de l’intention à la mise en œuvre vécue » examine le développement conceptuel, organisationnel et quotidien de l’habitat intergénérationnel. Les résultats montrent que ces projets de logement constituent une bonne alternative aux formes de logement traditionnelles pour les personnes orientées vers la communauté. Ces projets créent des logements abordables et adaptés aux besoins des différentes générations et favorisent le soutien et la communauté dans le logement. Ils réduisent le risque d’isolement social et favorisent la participation sociale. Ces projets de logement peuvent également servir de modèles pour une planification urbaine globale et intégrée et contribuer au développement de quartiers vivants.

    Recommandations pour les promoteurs et les autorités
    Le rapport contient des recommandations d’action concrètes pour les promoteurs et les pouvoirs publics. Il est important que la participation soit adaptée tout au long du projet afin de permettre des rencontres intergénérationnelles. Les espaces communs doivent être accessibles à bas seuil et l’environnement résidentiel doit disposer de structures de soins et de transports proches et facilement accessibles.

    La Confédération, les cantons et les communes disposent de différentes mesures pour soutenir le logement intergénérationnel. Les communes pourraient privilégier les projets de logement intergénérationnel lors de l’attribution de terrains à bâtir. Des programmes d’aide tels que des prêts à faible taux d’intérêt, des subventions à l’investissement ou des allègements fiscaux pourraient également aider. Une étroite collaboration entre les autorités, les promoteurs immobiliers d’utilité publique, les bureaux d’architecture et de planification ainsi que les spécialistes sociaux est essentielle. Les concours d’architecture avec des équipes de planification et des jurys interdisciplinaires peuvent également donner de précieuses impulsions.

    Une forme d’habitat porteuse d’avenir mais exigeante
    Malgré ses nombreux atouts, la mise en œuvre de projets de logements intergénérationnels est exigeante. Elle nécessite une planification et une réalisation participatives et adaptées aux besoins, qui exigent des organismes responsables et des communes un degré de participation plus élevé que les projets de logement conventionnels. Les projets de logement intergénérationnel réagissent avec souplesse à l’évolution des exigences et des besoins dans une société diversifiée.

    Outre l’OFL, ce vaste projet a été soutenu par la fondation Age, la fondation Beisheim, la fondation Walder ainsi que par Max Pfister Baubüro AG.

  • Comment réussir une Suisse à 10 millions d’habitants

    Comment réussir une Suisse à 10 millions d’habitants

    M. Lardi a souligné la nécessité d’améliorer les conditions-cadres afin de lutter contre la pénurie de logements. Il a présenté quatre exigences clés. Les rénovations énergétiques et les surélévations peuvent créer de la surface utile supplémentaire sans consommer de nouveaux espaces. Il ne s’agit pas de construire des gratte-ciel, mais de surélever modérément les bâtiments existants. Transformer les bureaux en logements, car la séparation stricte entre zones résidentielles et zones de travail est dépassée. Les zones mixtes pourraient réduire la circulation et créer des logements. Les erreurs de réglementation dans le droit du logement locatif et les privilèges fiscaux entraînent une répartition inéquitable de la surface habitable. Une libéralisation pourrait libérer des logements plus anciens et stabiliser les prix. Les recours et les longues procédures d’autorisation sont les principaux obstacles. Elles devraient être rationalisées afin de créer plus rapidement de nouveaux logements.

    Vote populaire important
    La construction de nouveaux logements nécessite également un renouvellement continu des infrastructures de transport. Le programme de développement stratégique des routes nationales est ici d’une importance capitale. Ce projet, qui comprend six grands projets d’élimination des goulets d’étranglement, sera soumis au vote en novembre 2024. La Société suisse des entrepreneurs est favorable à un oui au projet et demande une offre de mobilité performante combinant tous les modes de transport. M. Lardi a également souligné l’importance de la nouvelle loi sur la protection de l’environnement, qui adapte les critères de protection contre le bruit et permet la construction de logements qui étaient jusqu’à présent bloqués pour des raisons de protection contre le bruit.

    Illustres invités
    Parmi les moments forts de la manifestation, on peut citer l’intervention de Bertrand Piccard, qui a souligné le rôle du secteur de la construction dans la lutte contre le changement climatique. L’économiste Martin Neff a expliqué comment une population croissante influence la prospérité d’un pays et comment il est possible de créer davantage de logements en réduisant les réglementations. L’ingénieur civil Pirmin Muff a présenté des approches pratiques de mise en œuvre pour le secteur de la construction. Le conseiller d’État Martin Neukom a transmis le message de bienvenue du canton de Zurich, hôte de l’événement.

    Anniversaire du HGC et Bau-Party
    Un apéritif de réseautage, un dîner et la légendaire Bau-Party ont clôturé ce grand événement animé par Mascha Santschi. L’animation musicale a été assurée par la chanteuse Joya Marleen, âgée de 21 ans et originaire de Saint-Gall, l’une des stars montantes de la scène musicale suisse.

  • 69 millions de dollars garantis pour la technologie de stockage du CO2

    69 millions de dollars garantis pour la technologie de stockage du CO2

    Neustark a réussi à obtenir un financement de 69 millions de dollars. Comme l’indique un communiqué, la société ClimateTech de Berne a été soutenue par le fonds de financement Decarbonization Partners, un partenariat entre BlackRock et Temasek, avec le soutien de Blume Equity. UBS a initié un financement par emprunt. Les financeurs précédents, Siemens Financial Services, Verve Ventures, ACE Ventures et Holcim, ont également participé à ce nouveau tour de table.

    Avec les fonds acquis, Neustark veut renforcer sa position en Europe et gagner de nouveaux marchés en Amérique et en Asie.

    Neustark, une émanation de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Zurich(EPFZ), a développé un procédé qui transforme le CO2 en calcaire qui se fixe sur les pores et la surface des granulats de béton. Les granulés ainsi carbonatés peuvent ensuite être utilisés dans la construction de routes ou pour la production de béton recyclé. Selon l’entreprise, Neustark exploite actuellement 19 centrales utilisant cette technologie en Allemagne, au Liechtenstein, en Autriche et en Suisse. D’ici 2030, l’entreprise prévoit de stocker et d’entreposer un million de tonnes de dioxyde de carbone provenant de l’air.

  • Bâle reçoit un institut de recherche en immunologie de plusieurs milliards de dollars

    Bâle reçoit un institut de recherche en immunologie de plusieurs milliards de dollars

    Grâce à un don d’un milliard de francs suisses, la Fondation Botnar permet la création du Botnar Institute of Immune Engineering (BIIE). Cet institut sera implanté à Bâle, plus précisément à Allschwil, et vise à développer des solutions inédites basées sur l’immunité pour le diagnostic, le traitement et la prévention des maladies. Le BIIE est mis en place en collaboration avec l’Université d’Oxford et l’EPF de Zurich, et d’autres partenaires internationaux devraient suivre.

    Choix stratégique du site et plans d’expansion
    Le pôle de recherche de Bâle s’est imposé face à des sites renommés aux États-Unis, en Angleterre, en Israël et à Singapour. D’ici 2027, le BIIE devrait emménager dans son propre bâtiment, conçu par Herzog & de Meuron, dans le Switzerland Innovation Park Basel Area à Allschwil. Pour l’instant, l’institut est hébergé dans le département Biosystèmes de l’ETH Zurich à Bâle. Il est prévu que l’institut emploie au total 300 personnes, dont des scientifiques et du personnel de soutien.

    Priorités et coopération internationale
    Le BIIE se concentrera sur le développement d’outils informatiques et de solutions basées sur l’immunité. En collaboration avec l’Université d’Oxford, le Basel-Oxford Centre of Immune Engineering sera créé et comprendra des chaires et des programmes de formation pour les étudiants. Cette collaboration permettra de faire avancer la recherche fondamentale et clinique, en particulier pour les enfants et les adolescents des pays pauvres.

    Dirigeants et administration
    Stephen Wilson, ancien directeur des opérations de l’Institut d’immunologie de La Jolla, sera le PDG du BIIE. Sai Reddy, professeur d’immunologie systémique et synthétique à l’ETH Zurich, sera directeur scientifique. Georg Holländer, expert en immunologie moléculaire du développement et professeur à l’université de Bâle, à l’EPFZ et à l’université d’Oxford, occupera le poste de directeur de l’engagement mondial.

    Une valorisation considérable pour le site de recherche de Bâle
    La création du BIIE représente une valorisation importante pour le site de recherche de Bâle. Le site complète les groupes de recherche existants au D-BSSE et au département de biomédecine de l’Université de Bâle et renforce la région, qui accueille déjà plus de 40 entreprises biotechnologiques et pharmaceutiques dans le domaine de l’immunologie.

    Énorme bénéfice pour la région de Bâle
    « Le BIIE rassemblera une masse critique de chercheurs, tous experts dans différents aspects de l’ingénierie immunitaire. La combinaison de leurs forces et de leurs perspectives devrait aboutir à une somme plus grande que ses parties », explique Stephen Wilson. Conradin Cramer, président du gouvernement du canton de Bâle-Ville, souligne l’importance de l’institut pour la région : « Bâle, une région économique forte avec une grande tradition philanthropique, sera encore renforcée par le BIIE »

    Christof Klöpper, CEO de Basel Area Business & Innovation, voit dans le BIIE un énorme bénéfice pour la région : « Notre site des sciences de la vie ne s’enrichit pas seulement d’un champ de recherche important, mais renforce en même temps sa place sur la carte mondiale des principaux sites de recherche »

    Le don généreux de la Fondation Botnar et la collaboration avec des institutions internationales de premier plan telles que l’Université d’Oxford et l’EPF de Zurich positionnent le Botnar Institute of Immune Engineering comme une institution centrale dans la recherche en immunologie. Le nouvel institut continuera d’établir Bâle comme un site d’excellence mondial pour les sciences de la vie et permettra des avancées significatives dans le diagnostic et la thérapie basés sur l’immunité.

  • Indépendante et autodéterminée : L’initiative pour un secteur immobilier suisse souverain

    Indépendante et autodéterminée : L’initiative pour un secteur immobilier suisse souverain

    Réaction à la révolution numérique
    L’initiative a été lancée après que d’autres secteurs ont été secoués par la révolution numérique, comme l’hôtellerie avec Booking.com. Les hôteliers sont désormais contraints de publier des annonces sur cette plateforme à des conditions dictées. Cet exemple montre que : Lorsque les acteurs perdent le contrôle de leurs interfaces clients et de leurs données, ils deviennent facilement la proie des leaders du marché.

    Si l’on prend l’exemple de l’hôtellerie, nous savons que même les grandes entreprises internationales sont trop petites pour jouer un rôle dominant dans la concurrence sur les données et les interfaces clients. C’est pourquoi il est nécessaire de procéder à des regroupements stratégiques afin de créer des conditions cadres qui garantissent durablement l’existence de tous les acteurs. Avec Next Property AG, un tel regroupement a vu le jour pour le secteur de l’immobilier. Depuis son lancement en 2016, l’initiative regroupe plus de 500 actionnaires qui considèrent les évolutions actuelles du marché comme menaçantes et soutiennent la vision de l’initiative sectorielle.

    Autodétermination par la souveraineté des données
    « Les données sont des ressources clés. Celui qui contrôle les données contrôle l’avenir », déclare Mario Facchinetti, directeur général mandaté de Next Property AG. L’approche est claire : garder le contrôle des données et des interfaces clients dans le secteur, afin que celui-ci reste indépendant et autodéterminé à l’avenir. Dans le cadre de cette vision, Next Property SA a saisi l’opportunité de prendre une participation dans la plateforme immobilière newhome.ch en 2017. Cet investissement stratégique permet au secteur de stimuler la concurrence et de participer activement à la définition des conditions et de l’orientation de cette place de marché immobilière favorable au secteur.

    Confirmation de l’initiative
    En 2021, les principales places de marché immobilières suisses ont fusionné, ce qui a confirmé les craintes des initiateurs et souligné l’importance de Next Property SA, qui s’engage pour un marché avec des alternatives saines. Ainsi, il est devenu plus important que jamais de publier des annonces immobilières en avance ou en exclusivité sur newhome.ch. Ainsi, le comportement en matière d’annonces et de recherche est sous le contrôle des actionnaires. Ils ont eux-mêmes le pouvoir d’annoncer leurs biens en avance ou en exclusivité sur la plateforme immobilière favorable au secteur et de contrôler ainsi en leur faveur le comportement de recherche de biens immobiliers commercialisés de manière professionnelle.

    Numérisation : équitable plutôt que centralisée
    La numérisation est centrale pour l’organisation des processus et constitue un facteur essentiel pour la pérennité des entreprises. Elle ne doit toutefois pas se faire au détriment des structures économiques établies et des emplois régionaux. Les acteurs du secteur doivent s’engager ensemble pour que la création de valeur numérique ne développe pas des structures trop centralisées. Ils devraient plutôt veiller à ce que les acteurs du marché puissent assurer leurs moyens de subsistance afin de permettre un développement durable. Pour le secteur, il est important de faire avancer la numérisation dans une perspective à long terme afin d’en exploiter les opportunités et d’en minimiser les risques.

    Grâce aux actionnaires de Next Property AG et à leur investissement dans newhome.ch AG, les acteurs suisses de l’immobilier ont une chance prometteuse de garder le contrôle de leurs données et de l’interface client numérique et de participer à la définition des conditions du marché.

  • Succès de l’avant-projet pour le campus de Horw

    Succès de l’avant-projet pour le campus de Horw

    Avec l’achèvement réussi de l’avant-projet d’extension et de rénovation du campus de Horw, la vision d’un site d’enseignement moderne se rapproche de manière significative. La phase d’avant-projet avait pour but d’obtenir des informations détaillées sur le développement et la structure des coûts du projet de construction. Malgré les surcoûts prévus dus à des facteurs externes tels que le renchérissement de la construction et les mesures axées sur le développement durable, le coût initial du projet de 365 millions de francs a été largement confirmé.

    Évolution des coûts et facteurs d’influence
    L’analyse a montré qu’outre le renchérissement de la construction, qui représente environ 18 % de l’augmentation des coûts, les adaptations de la TVA ont également un impact considérable. D’autres coûts supplémentaires dans le domaine de la durabilité et du développement de projets ainsi que des certifications légales de durabilité augmentent le cadre financier. Au total, on s’attend désormais à des dépenses totales de 600 millions de francs, y compris des réserves d’environ 78 millions de francs. Ce montant reste dans la fourchette des projets comparables d’envergure similaire en Suisse.

    Pertinence pour la formation et l’économie
    Le conseiller d’État et le directeur des finances Reto Wyss soulignent la surveillance et l’examen continus de l’évolution des coûts par le service immobilier compétent. Le projet reste continuellement dans le cadre budgétaire prévu et les besoins financiers supplémentaires sont expliqués de manière compréhensible par les résultats de la vérification. Les décisions liées au projet et la transmission d’informations sont maintenues transparentes afin d’assurer la confiance du public.

    Le canton de Lucerne a externalisé cette réalisation de grande envergure à une société anonyme d’utilité publique, la « Immobilien Campus Luzern-Horw AG ». Cela permet une réalisation efficace et ciblée de la construction, dans le respect de la décision populaire et sans influence sur les crédits spéciaux déjà accordés.

    Perspectives et importance pour la région
    Le directeur de l’éducation Armin Hartmann souligne l’importance suprarégionale du projet : « Le campus de Horw marquera durablement le paysage éducatif et le site économique. Son impact dépasse largement les frontières de Lucerne pour s’étendre à toute la Suisse centrale » La réalisation de ce projet visionnaire est donc expressément saluée et soutenue.

    L’achèvement réussi de l’avant-projet a ouvert la voie à la phase suivante du projet de construction. Le pilotage du projet engagera rapidement les étapes suivantes, le début de la construction étant prévu pour 2026.

  • Publication d’une étude sur la propriété du logement en Suisse

    Publication d’une étude sur la propriété du logement en Suisse

    Houzy, une plateforme pour les propriétaires de logements basée à Zurich, a commandé et publié une étude récente. Comme l’indique un communiqué, l’entreprise souhaitait collecter des données sur le comportement actuel et futur des propriétaires de logements en Suisse. Pour cette étude représentative, 80 000 ménages ont été interrogés en ligne par Houzy. 1906 propriétaires de maisons et d’appartements ont répondu au questionnaire entre janvier et fin mars 2024. Parmi eux, les trois quarts étaient des propriétaires de maisons et un quart des propriétaires d’appartements.

    L’étude se concentre sur les domaines de la rénovation, du chauffage et de l’approvisionnement en énergie. Il en ressort que 69,4 % de tous les propriétaires de logements ont fait appel à des services d’artisans l’année dernière. Le volume moyen des commandes s’élevait à 15 000 francs suisses.

    Outre les rénovations, l’attention s’est également portée sur les chauffages alternatifs. 5 % des propriétaires prévoient de moderniser leur système de chauffage en 2024 et de trouver des alternatives aux combustibles fossiles. A cet égard, 33,5 % des ménages qui se chauffent encore au fioul et 8,85 % de ceux qui se chauffent au gaz prévoient de changer de système de chauffage. Un dixième des propriétaires suisses prévoient d’installer des panneaux solaires cette année afin de produire au moins une partie de l’électricité dont ils ont besoin.

    Les intentions de vendre leur logement ont également été examinées. Un septième des propriétaires interrogés ont fait part de telles intentions. vingt pour cent d’entre eux souhaitent vendre leur logement en 2024. En extrapolant, cela signifie que 3,2% des maisons et appartements en Suisse seront mis sur le marché cette année, selon le communiqué.

  • Le Conseil fédéral soutient les recommandations de prix pour le bois suisse

    Le Conseil fédéral soutient les recommandations de prix pour le bois suisse

    L’initiative 21.463 « Recommandations de prix pour le bois issu des forêts suisses également » vise à offrir aux quelque 250 000 propriétaires forestiers suisses une meilleure orientation sur le marché. La possibilité de convenir de prix indicatifs, comme dans l’agriculture, permet aux propriétaires forestiers de mieux aligner leurs prix de vente sur les conditions du marché. Cela contribue à la stabilité et à la transparence du marché du bois et soutient la gestion durable des forêts.

    Effets positifs des prix recommandés
    Le Conseil fédéral considère l’introduction de prix recommandés comme une étape importante dans la promotion de l’économie forestière et du bois. La publication de ces recommandations doit permettre de soutenir un comportement des acteurs plus conforme au marché. Il en résulte des effets positifs indirects, car la vente de bois contribue largement au financement de la gestion et de l’entretien des forêts. Toutes les fonctions de la forêt, y compris ses services écologiques et sociaux, sont ainsi mieux assurées.

    Mise en œuvre sous leur propre responsabilité par les organisations de la filière
    La mise en œuvre des prix recommandés doit être effectuée sous leur propre responsabilité par les organisations de la filière forêt-bois. Le Conseil fédéral souligne que la réglementation proposée dans la LFo ne constitue pas une élimination de la concurrence interdite par le droit des cartels. Les entreprises individuelles ne sont pas tenues de respecter les prix recommandés et aucune recommandation de prix à la consommation n’est fixée. Cela garantit que la concurrence reste loyale et que les prix recommandés ne servent que de guide.

    En soutenant l’initiative parlementaire, le Conseil fédéral donne un signal pour le renforcement de l’économie forestière suisse. L’introduction de prix recommandés pour le bois brut doit permettre d’accroître la transparence du marché, de garantir la base financière de la gestion durable des forêts et de préserver ainsi à long terme les multiples fonctions de la forêt.

  • Boom des frontaliers à Genève – croissance et pénurie de logements

    Boom des frontaliers à Genève – croissance et pénurie de logements

    Le canton de Genève connaît une augmentation continue du nombre de travailleurs frontaliers qui résident en France et se rendent à Genève pour travailler. Entre le premier trimestre 2021 et le premier trimestre 2024, le nombre de ces frontaliers a augmenté de 33.000 pour atteindre un total de 399.000. Cette évolution a été favorisée par le Léman Express et la libéralisation des règles du travail à domicile en 2023.

    Part croissante des frontaliers sur le marché du travail
    Le nombre de frontaliers français travaillant dans la région lémanique a augmenté de 26% au cours des trois dernières années. La part des frontaliers dans l’emploi est passée de 13,2% au premier trimestre 2021 à 14,9% au premier trimestre 2024, en raison d’un marché du travail en plein essor, de la pénurie de logements à Genève et du coût plus attractif du logement en France, pays frontalier.

    Impact du Léman Express
    L’ouverture du Léman Express en 2020 a considérablement facilité les déplacements transfrontaliers en réduisant le temps de trajet entre Annemasse et la gare centrale de Genève d’environ 40%. Désormais, 70.000 navetteurs utilisent quotidiennement le Léman Express, qui représente une part de marché de 43%. Cela a entraîné un boom de la construction autour des nouvelles gares et un attrait accru pour les frontaliers.

    Marché du logement à Genève et dans les régions frontalières
    Genève est confrontée à une grave pénurie de logements depuis plusieurs années. Le taux de logements vacants n’était que de 0,4 % en 2023, tandis que le taux d’offre de logements locatifs est passé de 5,3 % à 4,2 % entre 2021 et 2023. En comparaison, le coût du logement en France, pays frontalier, est nettement plus bas, ce qui incite de nombreux travailleurs à s’y installer. Cependant, cela a également entraîné une hausse des prix dans ces régions.

    Développements futurs et défis
    La tendance à la croissance de la population dans la partie française de l’aire métropolitaine de Genève devrait se poursuivre. De 2024 à 2030, la population du canton de Genève devrait croître de 1% par an, tandis que les arrondissements français limitrophes devraient dépasser ce chiffre. Cela continue de poser des défis en termes d’infrastructures et de marché du logement des deux côtés de la frontière.

    La région lémanique doit relever le défi de concilier le dynamisme du marché du travail et l’augmentation du nombre de travailleurs frontaliers avec la pénurie de logements existante. Des solutions de transport innovantes telles que le Léman Express et la libéralisation des règles de travail à domicile jouent un rôle central, mais nécessitent également des stratégies à long terme pour répondre à la problématique du marché du logement et au développement durable de toute la région.

  • Croissance économique considérable. Qualité de vie en hausse

    Croissance économique considérable. Qualité de vie en hausse

    Le développement économique du canton de Zurich est impressionnant. Au cours des 40 dernières années, le produit intérieur brut (PIB) corrigé de l’inflation a plus que doublé, passant de 74 à 159 milliards de francs. Par habitant, la performance économique est passée de 65.000 à 101.000 francs, cette augmentation de la valeur ajoutée ayant été principalement convertie en salaires plus élevés. De plus, le temps de travail moyen a diminué de près d’un demi-après-midi par semaine depuis 1991, ce qui a entraîné une augmentation continue de la richesse des Zurichois. Le progrès technologique et l’innovation ont été les moteurs de cette évolution.

    Une qualité de vie en hausse – des évolutions différenciées
    La croissance économique ne se résume pas à une augmentation des revenus et des loisirs. Les recettes fiscales ont augmenté, ce qui a permis d’améliorer la qualité de vie dans le canton de Zurich dans de nombreux domaines. L’OCDE utilise les « indicateurs régionaux Well-Being » et le « Better-Life-Index » pour mesurer la qualité de vie à travers onze catégories différentes. Zurich a enregistré des améliorations dans l’éducation, l’emploi, l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée, la santé et la technologie. Dans le domaine de la sécurité et du logement, les résultats ont été mitigés, tandis que la satisfaction subjective de la vie est restée constamment élevée.

    Baisse de l’impact environnemental malgré la croissance
    Contrairement au lien traditionnel entre croissance économique et consommation de ressources, les 30 dernières années montrent un découplage dans les régions riches. Dans le canton de Zurich, le PIB réel a augmenté de 69% depuis 1990, alors que la qualité de l’environnement s’est améliorée dans la plupart des domaines. La consommation de matériaux, le taux de recyclage, la qualité de l’air et de l’eau ainsi que l’empreinte environnementale se sont améliorés. On observe un découplage relatif en ce qui concerne les quantités d’ordures ménagères, l’imperméabilisation des sols et la biodiversité. Les émissions de gaz à effet de serre, en particulier, ont été réduites de 17% depuis 1990, malgré une croissance économique constante.

    Expérience de pensée sur les effets d’une croissance zéro
    Dans le cadre du monitoring économique, le bureau de recherche INFRAS a modélisé les effets possibles d’un scénario sans croissance économique jusqu’en 2050. Ce scénario montre que la croissance zéro entraînerait une baisse significative des revenus et une augmentation du risque de pauvreté. Parallèlement, les défis financiers augmenteraient, car il y aurait moins de recettes fiscales et de fonds disponibles pour les assurances sociales, ce qui entraînerait des conflits de répartition. Bien que la qualité de l’environnement en bénéficierait dans certains domaines, les coûts seraient élevés et les ressources financières disponibles pour la protection de l’environnement seraient moindres.

    Le canton de Zurich démontre que la croissance économique, la qualité de vie et la protection de l’environnement peuvent être combinées avec succès. L’amélioration continue dans différents domaines de la vie montre que le progrès technologique et le développement durable peuvent aller de pair. L’expérience de pensée sur la croissance zéro met en évidence l’importance d’une croissance équilibrée pour atteindre les objectifs économiques, sociaux et environnementaux.

  • Le taux de référence reste inchangé

    Le taux de référence reste inchangé

    Le taux d’intérêt de référence reste inchangé à 1,75% en juin, informe l’Office fédéral du logementdans un communiqué. Le taux d’intérêt pertinent pour l’ensemble de la Suisse en matière de droit du bail se situe déjà à cette valeur depuis début décembre 2023. Actuellement, il n’est donc pas possible de faire valoir un nouveau droit à la baisse ou à la hausse des loyers sur la base du taux d’intérêt de référence.

    Le taux d’intérêt de référence, échelonné en quarts de pour cent, est déterminé par le taux d’intérêt moyen pondéré en fonction du volume des créances hypothécaires nationales. A la date de référence du 31 mars, il était de 1,72%, soit la même valeur qu’au trimestre précédent. Le taux d’intérêt de référence, arrondi à 1,75 pour cent, n’est adapté que si le taux d’intérêt moyen tombe en dessous de 1,63 pour cent ou monte au-dessus de 1,87 pour cent. La prochaine publication du taux d’intérêt de référence aura lieu le 2 septembre.

    Actuellement, les loyers basés sur un taux d’intérêt de référence de 2,0% ou plus continuent à bénéficier d’un droit à la réduction. Inversement, les bailleurs ont droit à une augmentation si le loyer est basé sur un taux de référence de 1,5 % ou moins. Les baux à loyer indexé ou échelonné, les loyers des logements subventionnés et les loyers basés sur le chiffre d’affaires pour les locaux commerciaux sont exclus.

  • Taux hypothécaire de référence stable à 1,75

    Taux hypothécaire de référence stable à 1,75

    Le taux d’intérêt de référence hypothécaire, déterminant pour la fixation des loyers dans toute la Suisse, reste à 1,75 pour cent. Cette annonce a été faite le 3 juin 2024 et se base sur le taux d’intérêt moyen pondéré en fonction du volume des créances hypothécaires nationales, qui était de 1,72% au 31 mars 2024. Ce taux d’intérêt moyen n’a pas changé depuis le dernier trimestre, ce qui signifie que le taux d’intérêt de référence pertinent pour le droit de bail reste arrondi commercialement à 1,75 pour cent. Cette stabilité sera maintenue jusqu’à ce que le taux d’intérêt moyen change de manière significative et devienne inférieur à 1,63 pour cent ou supérieur à 1,87 pour cent.

    Signification pour les demandes de loyer
    Le taux d’intérêt de référence de 1,75 pour cent n’a pas changé depuis le 2 décembre 2023. Les contrats de location basés sur un taux de référence supérieur, égal ou supérieur à 2,00 pour cent, continuent de donner droit à une baisse de loyer. Inversement, les bailleurs ont droit à une augmentation de loyer si le taux de référence sur lequel ils se basent est égal ou inférieur à 1,50 pour cent, conformément aux dispositions du droit du bail qui prévoient une augmentation de 3 pour cent par quart de point de pourcentage.

    Exceptions et facteurs d’influence supplémentaires
    Il existe des exceptions pour certains contrats de location tels que les loyers indexés ou échelonnés et les loyers basés sur le chiffre d’affaires pour les locaux commerciaux. Les logements subventionnés sont également souvent soumis à des règles spécifiques. En outre, d’autres facteurs de coûts tels que la variation de l’indice des prix à la consommation et les frais d’entretien et d’exploitation peuvent influencer la fixation du loyer. Le renchérissement peut être pris en compte à hauteur de 40% dans le calcul du loyer, ce qui peut entraîner des ajustements.

    Publication régulière et base légale
    Le taux hypothécaire de référence et le taux d’intérêt moyen sous-jacent sont publiés chaque trimestre par l’Office fédéral du logement (OFL), la prochaine publication étant prévue pour le 2 septembre 2024. Depuis le 10 septembre 2008, le taux de référence unique sert de base à la fixation des loyers en Suisse, conformément à l’article 12a de l’ordonnance sur le bail à loyer et le bail à ferme d’habitations et de locaux commerciaux (OBLF). Cette réglementation a remplacé les taux d’intérêt pour les hypothèques variables qui étaient auparavant en vigueur dans les différents cantons et assure un calcul uniforme et transparent des loyers dans tout le pays.

  • Professionnalisation de la gestion de l’immobilier résidentiel et commercial

    Professionnalisation de la gestion de l’immobilier résidentiel et commercial

    Wincasa veut emprunter de nouvelles voies dans la gestion immobilière. Le prestataire de services immobiliers appartenant à Implenia scinde ses prestations de services correspondantes en deux secteurs d’activité : le secteur résidentiel et le secteur commercial, informe Wincasa dans un communiqué. Les collaborateurs seront formés à des fonctions et à des profils de poste nouvellement créés.

    Le nouveau Target Operating Model (TOM) doit professionnaliser les deux secteurs et permettre une gestion encore plus orientée vers les besoins et l’utilisation de différents immeubles. « L’objectif du projet TOM est de mettre en œuvre un modèle d’exploitation qui couvre les exigences actuelles en matière de gestion », explique Philipp Schoch, responsable de la gestion chez Wincasa, cité dans le communiqué.

    Dans le cadre du projet, Wincasa mettra en place, d’ici fin 2025, 18 sites physiques dans toute la Suisse pour la gestion des locataires de logements ainsi que huit sites pour la gestion des locataires commerciaux. Les sites dits « walk-in » dans le domaine du logement peuvent être utilisés, par exemple, pour clarifier des questions relatives au contrat de location ou pour signaler un sinistre. Dans le secteur commercial, en revanche, « il s’agit d’immeubles plus complexes, de contrats de location de longue durée et d’inoccupations qui ont plus de poids », explique Schoch. Dans ce domaine, Wincasa veut faire appel à des spécialistes confirmés « qui encadrent les locataires commerciaux de manière très professionnelle dans toutes les phases du processus de gestion ». Le suivi en temps réel d’indicateurs importants, tels que le taux de vacance sur les sites, doit permettre aux propriétaires des immeubles de constater les succès mesurables du nouveau modèle de gestion.

  • Hausse des prix des appartements de vacances dans les Alpes

    Hausse des prix des appartements de vacances dans les Alpes

    Les prix des appartements de vacances dans l’espace touristique alpin ont augmenté de 4 % au premier trimestre 2024 par rapport au même trimestre de l’année précédente, informe UBS dans un communiqué sur son étude « Alpine Property Focus 2024″. Avec des prix d’au moins 21 500 francs suisses par mètre carré pour une résidence secondaire dans le segment haut de gamme, Verbier a détrôné l’Engadine/St-Moritz GR, qui était jusqu’à présent le leader. Dans cette station, les appartements de vacances haut de gamme sont disponibles à partir de 21’200 francs par mètre carré. Zermatt VS complète le trio des destinations les plus chères avec des prix au mètre carré à partir de 19’900 francs.

    Les spécialistes de la grande banque zurichoise attribuent cette hausse des prix à une demande généralement élevée de vacances dans les destinations de montagne. Les hôtels complets pendant les périodes de pointe augmentent la disposition à payer pour son propre logement. Le niveau des prix serait en outre soutenu par une forte demande immobilière dans un contexte de faible activité de construction.

    Cette année, les spécialistes de l’immobilier prévoient toutefois une stagnation des prix des résidences secondaires. « À l’heure actuelle, de nombreux arguments s’opposent à la poursuite du boom actuel des prix », déclare Maciej Skoczek, économiste immobilier chez UBS CIO GWM et auteur principal de l’étude, cité dans le communiqué. « La faiblesse de la conjoncture va freiner la demande de résidences secondaires. Les acheteurs potentiels risquent d’être plus critiques à l’égard des prix demandés » A moyen terme, l’UBS estime que la demande sera soutenue par les membres de la génération du baby-boom qui ont un fort pouvoir d’achat et par l’étranger.

  • Un nouveau chapitre pour les courtiers en hypothèques avec de nouveaux bureaux à Zurich

    Un nouveau chapitre pour les courtiers en hypothèques avec de nouveaux bureaux à Zurich

    Selon un communiqué, le courtier en hypothèques my hypotheca sa, dirigé par Rolf Zäch et Karim Schmid, travaille désormais depuis l’Atmos Tower à Zurich. Après la création de my hypotheca en 2021, les fondateurs ont passé deux ans dans l’espace de co-working du JED à Schlieren pour développer leur idée. Rolf Zäch vient du secteur immobilier et Karim Schmid du secteur financier. Grâce à leur indépendance et à leur accès à plus de 30 institutions financières, ils ont pu négocier de meilleures conditions pour les acheteurs de biens immobiliers et permettre ainsi à un plus grand nombre de personnes de réaliser leur rêve d’accéder à la propriété, peut-on lire dans le communiqué. La jeune entreprise, aujourd’hui enregistrée sous le nom de my hypotheca ag, emploie désormais neuf personnes à plein temps.

    Le modèle commercial de Zäch et Schmid en tant que courtier hypothécaire est orienté vers le client à plusieurs égards, poursuit le communiqué. Avec la devise « la force du choix », ils offrent aux clients l’accès à plus de 30 partenaires de financement. Ce large choix leur permet de trouver les meilleures conditions sur le marché. Leur important volume d’hypothèques et leur accès direct aux institutions financières leur assurent en outre une force de négociation et une expertise leur permettant de négocier les conditions optimales pour leurs clients, précise le communiqué.

    En raison de sa croissance, l’entreprise a déménagé son siège à Zurich dans l’Atmos Tower en janvier 2024. Ils y ont trouvé des espaces de travail flexibles dans le nouveau co-working de Flexoffice. Flexoffice ouvrira à l’automne un autre espace de co-working dans le nouveau bâtiment situé à côté du JED à Schlieren.

  • La crise énergétique de 2022 laisse des traces dans l’année fiscale

    La crise énergétique de 2022 laisse des traces dans l’année fiscale

    Region Energie Solothurn a continué à ressentir en 2023 les effets de la crise énergétique de 2022. Selon un communiqué, le fournisseur régional a enregistré une perte de 760 374 francs. Il en attribue la responsabilité à des prix d’achat records dont l’effet est différé jusqu’en 2024. Il ne les aurait pas répercutés intégralement sur la clientèle.

    Les ventes de gaz aux clients commerciaux et aux petits clients ont diminué de 4,6% en 2022 pour atteindre 334 gigawattheures. Les ventes aux gros clients ont même baissé de 19,4 pour cent pour atteindre 394 gigawattheures. Regio Energie Solothurn fait référence aux mesures fédérales qui ont obligé l’industrie à passer du gaz au pétrole.

    Les ventes d’électricité ont augmenté de 11,1, pour cent pour atteindre 130 gigawattheures. L’entreprise indique qu’elle alimente également les communes de Lommiswil SO et Nennigkofen SO depuis janvier 2023. En revanche, la redevance réseau a baissé car davantage d’électricité solaire est produite pour la consommation propre au lieu d’être injectée dans le réseau.

    Regio Energie a également achevé la construction de la conduite de biogaz entre Utzenstorf BE et Gerlafingen SO. Cela permettra de réaliser les installations de biogaz prévues à Utzenstorf.

  • Marktexpansion in Europa: Unternehmen stärkt Position durch Akquisitionen

    Marktexpansion in Europa: Unternehmen stärkt Position durch Akquisitionen

    Der Gebäudezulieferer Arbonia will laut einer Mitteilung die europäische Wettbewerbslandschaft im Bereich Innen- und Spezialtüren konsolidieren. Dazu hat das Unternehmen mit Sitz in Arbon sowohl die spanische Dimoldura, Marktführer für Innentüren in Südwesteuropa, sowie das tschechische Unternehmen Lignis für Spezialtüren akquiriert. Mit den Übernahmen erweitere Arbonia seine Marktpräsenz nach Südwest- und Osteuropa und komme dem eigenen Anspruch der Marktführerschaft in Europa einen grossen Schritt näher, heisst es weiter.

    «Durch die Diversifikation unserer Märkte Richtung Ost- und Südwesteuropa machen wir mit Dimoldura und Lignis einen grossen Schritt in der Weiterentwicklung und Umsetzung der Strategie von Arbonia Doors, von einem primär zentraleuropäischen, hin zu einem marktführenden europäischen Vollsortimenter», wird Claudius Moor zitiert, CEO der Division Türen bei Arbonia.

    Dimoldura in Quintanar de la Orden in der Provinz Toledo erwirtschaftete laut der Firmenmitteilung 2023 einen Umsatz von rund 120 Millionen Euro. Das organische Umsatzwachstum in den vergangenen drei Jahren betrug über 13 Prozent pro Jahr. Die Gruppe hat Produktionswerke in Spanien, Portugal und Frankreich. Das tschechische Unternehmen Lignis in Koritschan (Koryčany) ist Spezialist für Funktionstüren. Wie Dimoldura verfügt auch Lignis über eine kosteneffiziente Produktion. Lignis erwirtschaftete 2023 einen Umsatz von rund 14 Millionen Euro. Das organische Umsatzwachstum in den vergangenen drei Jahren betrug über 25 Prozent pro Jahr.

    Arbonia übernimmt alle Aktivitäten von Dimoldura und Lignis inklusive der rund 600 Mitarbeitenden. Die beiden Akquisitionen werden hauptsächlich durch einen Überbrückungskredit in Höhe von 100 Millionen Euro sowie durch vorhandene Kreditlinien finanziert.

  • La complexité décourage les promoteurs privés

    La complexité décourage les promoteurs privés

    Actuellement, seul un nouveau logement locatif sur dix est construit par des maîtres d’ouvrage privés, informe Raiffeisen Suisse dans un communiqué sur la dernière étude « Immobilier Suisse 2Q24 » du groupe bancaire. En l’espace de 20 ans, la part des logements locatifs construits par des particuliers a donc diminué de moitié. Les spécialistes de Raiffeisen Suisse attribuent cette évolution notamment à l’obligation de densifier les constructions et à la complexité accrue des projets de construction qui en découle.

    Depuis 2017, la part des logements locatifs appartenant à des particuliers est passée de 49 à 45%. « Pendant longtemps, cette évolution s’est faite dans l’ombre, car pendant la période de taux bas, les investisseurs institutionnels ont volontiers comblé le vide laissé par les particuliers », explique Fredy Hasenmaile, économiste en chef de Raiffeisen Suisse, cité dans le communiqué. « Ce n’est qu’avec la hausse des taux d’intérêt et la perte d’attractivité relative des placements immobiliers que les institutionnels ont réduit leur appétit, rendant ainsi visible le retrait des promoteurs privés qui s’opérait déjà depuis de nombreuses années »

    Selon les spécialistes de Raiffeisen Suisse, l’évolution du taux d’intérêt de référence n’entraîne pas de nouvelles hausses des coûts du logement. Mais à long terme, les loyers continueront tout de même à augmenter : « Les ajustements des prix au niveau usuel de la localité et du quartier lors des changements de locataires ainsi que les nouveaux logements proposés aux conditions du marché font globalement grimper les loyers », estime Hasenmaile. « Tôt ou tard, cela signifie une hausse des coûts du logement pour tous les ménages locataires »

  • Développement économique stable dans le canton de Vaud

    Développement économique stable dans le canton de Vaud

    En 2023, la Promotion économique vaudoise a soutenu financièrement 733 projets d’entreprises. Le soutien à l’internationalisation a augmenté de près de 20%, tandis que le soutien au secteur des cleantech a progressé de 23,7%, illustrant l’importance croissante de l’innovation dans le domaine de l’énergie et du climat. Le nombre d’implantations d’entreprises étrangères est resté stable, avec 28 nouvelles implantations.

    Réseau et partenariats
    Isabelle Moret, cheffe du Département de l’économie, de l’innovation, de l’emploi et du patrimoine (DEIEP), souligne l’importance d’un réseau fort : « En 2023, plus d’un millier d’entreprises et de porteurs de projets ont bénéficié des mesures de soutien du gouvernement vaudois, notamment dans les domaines de l’innovation et du développement durable » Ces mesures ont permis de soutenir 3722 emplois.

    Forte croissance du secteur medtech
    Les start-up vaudoises ont levé 444 millions de francs, dont 29 figurent dans le top 100 des meilleures start-up de Suisse. Le secteur des medtechs est particulièrement remarquable : 52% des investissements suisses dans les technologies médicales sont allés à des start-ups vaudoises.

    Attractivité pour les entreprises étrangères
    Innovaud, l’agence de promotion de l’innovation et des investissements étrangers, a soutenu l’implantation de 28 nouvelles entreprises dans le canton de Vaud. Le secteur des sciences de la vie a été particulièrement présent, puisqu’il a représenté plus d’un tiers des nouvelles implantations.

    Promotion de la recherche et du développement
    Les parcs d’innovation du canton de Vaud accueillaient 661 entreprises et 8326 emplois fin 2023. Le nouveau campus unlimitrust et l’extension du parc d’innovation de l’EPFL avec le projet Ecotope sont des exemples de croissance et de soutien à la recherche et au développement.

    Soutien du Fonds de promotion de l’innovation
    Le Fonds de promotion de l’innovation a été doté de 50 millions de francs supplémentaires en 2023. Ce fonds soutient la Fondation pour l’innovation technologique (FIT) et différents programmes tels que Tech4Trust, le principal programme d’accélération de la Trust Valley pour les start-ups, et FIT Impact pour les jeunes projets d’entrepreneuriat d’impact.

    La durabilité au cœur des préoccupations
    La durabilité joue un rôle central dans le programme de législature 2022-2027. Le crédit-cadre « Tourisme 4 saisons », d’un montant de 50 millions de francs, vise à améliorer la qualité et la durabilité des infrastructures touristiques. en 2023, 84 projets ont été soutenus pour un total de près de 4 millions de francs afin d’aider les entreprises dans leur transition vers la durabilité.

    Un écosystème économique fort
    Le SPEI a également soutenu des organisations comme Innovaud, qui a accompagné 328 entreprises et contribué à la création de 31 nouvelles entreprises. Genilem, spécialisé dans le diagnostic de projets et le conseil en entrepreneuriat, a soutenu 24 entreprises. La Fondation pour l’innovation technologique (FIT) a octroyé plus de 4 millions de francs sous forme de bourses et de prêts à des start-ups.

    Promotion économique régionale et promotion territoriale
    Les agences régionales de promotion économique ont soutenu 712 entreprises et fourni plus de 1000 services. Vaud Promotion a encouragé 165 producteurs locaux à labelliser leurs produits avec le label VAUD CERTIFIES D’ICI. L’attractivité touristique a augmenté de 8,6%, la plupart des visiteurs venant de Suisse, de France et des Etats-Unis.

    Ces mesures et partenariats d’envergure soulignent le succès de la stratégie de promotion économique vaudoise, qui mise sur la durabilité, l’innovation et des réseaux solides.

  • Zoug utilise l’impôt minimum de l’OCDE pour promouvoir sa place économique

    Zoug utilise l’impôt minimum de l’OCDE pour promouvoir sa place économique

    En réponse à l’introduction prochaine d’un impôt mondial minimum pour les grandes entreprises internationales à partir de 2024, qui pourrait potentiellement affecter la compétitivité du canton, le canton de Zoug a élaboré des plans pour compenser tout désavantage lié à sa situation géographique. Les mesures prévues comprennent le réinvestissement intégral des recettes supplémentaires attendues, soit environ 200 millions de francs par an, dans trois domaines prioritaires : les infrastructures sociales, les projets innovants et les initiatives de développement durable.

    Accent sur les projets sociaux et innovants
    Les mesures sociales prévues visent à rendre la vie plus attrayante pour la population et l’économie locale. Il s’agit notamment d’investir dans une offre de garde d’enfants adaptée aux besoins, d’augmenter les contributions aux écoles privées et de prendre des mesures pour améliorer le cadre de vie et de travail. Dans le domaine des infrastructures et de l’innovation, l’accent est mis sur des projets orientés vers l’avenir. Des initiatives telles que la « Blockchain Zug Joint Research Initiative » et l’ »ETH Learning Factory Zug » visent à accroître la compétitivité et la qualité de vie dans le canton en promouvant l’approvisionnement et le stockage durables de l’énergie.

    Cadre légal et planification financière
    Pour atteindre ces objectifs, le Conseil d’État propose une nouvelle « loi sur le développement du site » qui doit introduire un système efficace et flexible de subventions pour la durabilité et l’innovation. A partir de 2026, 150 millions de francs par an sont prévus pour les contributions de promotion, le montant maximal de la subvention étant approuvé chaque année par le Grand Conseil à partir de 2029. Cette procédure doit permettre aux entreprises du canton de Zoug de planifier et de bénéficier d’une sécurité juridique.

    Le directeur des finances, Heinz Tännler, souligne que les mesures prévues sont essentielles pour que Zoug reste un lieu de résidence et d’activité privilégié. La consultation publique sur la nouvelle loi se déroulera jusqu’au 15 septembre 2024 et la loi devrait entrer en vigueur le 1er janvier 2026. Ces décisions stratégiques illustrent l’engagement de Zoug à conserver sa position de leader malgré les changements fiscaux mondiaux et à rester un lieu attractif pour les entreprises et les professionnels.

  • Importance du secteur immobilier pour l’économie suisse

    Importance du secteur immobilier pour l’économie suisse

    L’Office fédéral du logement souligne l’importance du secteur immobilier en tant que force économique pour la Suisse, comme il ressort d’un communiqué de presse. Dans ce document, la part du secteur immobilier dans le produit intérieur brut (PIB) est chiffrée à 11 pour cent. Si l’on inclut les revenus locatifs et les loyers propres des ménages privés, la valeur est de 16 pour cent. Au total, 592 000 personnes, soit 14% de l’emploi total, travaillent dans l’immobilier.

    En outre, la valeur ajoutée brute liée à l’immobilier a augmenté de 23% entre 2011 et 2021, alors que la croissance économique globale était de 17%.

    Le parc immobilier est passé de 2,66 à 2,82 millions de bâtiments. Parmi eux, 1 million sont des maisons individuelles, dont la part a augmenté de 6,1 %. Les logements collectifs ont augmenté de 15,5 %. Les cantons de Berne, de Zurich et d’Argovie ont connu la plus forte croissance de l’immobilier. Des différences régionales ont également été observées en termes de valeur ajoutée. La part de la valeur ajoutée brute liée à l’immobilier dans le PIB cantonal varie entre 8 pour cent dans le canton de Bâle-Ville et 22 pour cent dans le canton de Glaris.

    Le rapport fournit également des informations sur la part du secteur immobilier dans les recettes fiscales totales. Selon ce rapport, environ 17,4 milliards de francs de recettes fiscales sont générés par le secteur immobilier. Cela représente 11% des recettes fiscales du pays.

    Le rapport se base sur les chiffres d’une enquête réalisée par pom+ à la demande de l’Office fédéral du logement (OFL) et de la Société suisse des propriétaires fonciers(HEV).

  • Réaction des marchés suisses des taux d’intérêt à l’évolution de l’inflation mondiale et locale

    Réaction des marchés suisses des taux d’intérêt à l’évolution de l’inflation mondiale et locale

    En avril de cette année, le taux d’inflation en Suisse a augmenté de manière surprenante, passant de 1,04% à 1,37%. Cette hausse, qui se reflète dans presque tous les sous-indices, reste néanmoins en dessous du seuil critique de 2,00%. Cette évolution suggère que l’inflation reste contrôlable et ne nécessite pas de mesures drastiques. La Banque nationale suisse avait déjà anticipé une hausse modérée de l’inflation et semble maintenant avoir la confirmation que cette hausse ne durera pas.

    Influence de la politique mondiale des taux d’intérêt sur la Suisse
    Les récentes données sur l’inflation américaine ont rassuré non seulement les marchés internationaux, mais aussi les marchés suisses des taux d’intérêt. La réaction positive aux données américaines a fait baisser les taux des swaps de taux d’intérêt en Suisse et indique qu’une baisse des taux en juin est presque certaine. Les décisions de politique monétaire de la BNS dépendent fortement de la manière dont la Banque centrale européenne (BCE) et la Réserve fédérale (Fed) ajustent leurs taux d’intérêt. Les développements actuels montrent une synchronisation de la politique des taux d’intérêt au niveau mondial, ce qui influence le franc suisse et les prévisions d’inflation.

    Anticipations futures et prévisions de politique monétaire
    La BNS maintient toujours la possibilité d’abaisser son taux directeur de 25 points de base, avec une nouvelle baisse potentielle d’ici la fin de l’année, en fonction des actions de la BCE et de la Fed. Ces ajustements sont essentiels pour stabiliser le franc dans un contexte de dynamique monétaire mondiale et pour éviter une appréciation trop forte qui pourrait peser sur les exportations. Malgré les anticipations inflationnistes actuelles et l’affaiblissement de la position du franc, la BNS reste proactive et adaptable dans sa stratégie de politique monétaire.

  • Le président du gouvernement saint-gallois Stefan Kölliker, nouveau membre stratégique du conseil d’administration

    Le président du gouvernement saint-gallois Stefan Kölliker, nouveau membre stratégique du conseil d’administration

    Dans le cadre de la réorganisation, qui s’accompagne d’un recentrage sur la construction, le capital et la prévoyance, Hans Klaus, membre de longue date du conseil d’administration, a annoncé qu’il se retirait. Cette décision a été prise après la mise en œuvre réussie de la réorientation stratégique de l’entreprise, à laquelle Klaus a largement contribué depuis 2021. Son départ marque la fin d’une ère au cours de laquelle il a apporté des contributions essentielles au développement et au positionnement d’Admicasa.

    Nouvel élan donné par Stefan Kölliker
    Avec le choix de Stefan Kölliker, qui possède une connaissance approfondie de la politique et de l’économie, Admicasa mise sur la poursuite d’une stratégie innovante et interdisciplinaire. L’expérience de Kölliker, acquise lorsqu’il était à la tête du département de l’éducation et président du gouvernement de Saint-Gall, est particulièrement précieuse pour les projets et les défis futurs, comme la lutte contre la pénurie de logements.

    Kölliker lui-même souligne le potentiel d’innovation de l’entreprise et la possibilité de mettre activement à profit ses vastes connaissances. Sa vision, qui consiste à aborder les problèmes intersectoriels avec de nouvelles approches, est très appréciée par Serge Aerne. Serge Aerne voit en Kölliker non seulement un successeur, mais aussi une force de proposition qui enrichira l’entreprise de son vaste réseau et de son expertise politique et économique.

    Perspectives et objectifs stratégiques
    Avec l’intégration de Stefan Kölliker dans le conseil d’administration, Admicasa a pour objectif de renforcer sa position de leader sur le marché. Le parcours de Kölliker et sa réflexion stratégique sont essentiels pour poser les jalons d’un avenir prospère et faire entrer Admicasa dans une nouvelle phase de croissance et d’innovation.

  • IWB laisse la crise énergétique derrière elle en termes de bénéfices

    IWB laisse la crise énergétique derrière elle en termes de bénéfices

    IWB a augmenté son chiffre d’affaires de 11% en 2023 pour atteindre 1265 millions de francs, un nouveau record. Selon un communiqué du fournisseur d’énergie bâlois, l’augmentation des recettes provenant de l’approvisionnement en électricité sur le marché libre, la croissance de l’activité solaire et l’augmentation des tarifs du gaz fin 2022 ont notamment contribué à ce résultat. Avec 128 millions de francs, le bénéfice a retrouvé son niveau d’avant la crise énergétique. en 2021, il était de 127 millions, et en 2022, il avait chuté à 58 millions de francs.

    Les coûts d’approvisionnement en énergie, à 721 millions, n’étaient toutefois que légèrement inférieurs à ceux de l’année précédente, où ils s’élevaient à 738 millions. A titre de comparaison, les coûts d’approvisionnement s’élevaient encore à 363 millions en 2021. En 2023, les prix d’achat de l’électricité n’étaient que légèrement inférieurs à ceux de l’année précédente, et ceux du gaz étaient même supérieurs.

    En 2023, IWB a investi 201 millions, un montant jamais atteint auparavant. Le développement du chauffage urbain y a principalement contribué. IWB veut étendre le réseau de chauffage urbain de Bâle de 60 kilomètres entre 2022 et 2037. en 2022 et 2023, 7 kilomètres ont été installés et 630 nouveaux raccordements ont été vendus.

  • Les prix des logements en propriété évoluent en sens inverse

    Les prix des logements en propriété évoluent en sens inverse

    Le mois d’avril a été marqué par de fortes hausses de prix pour les maisons individuelles, indique SMG Swiss Marketplace Group(SMG) dans un communiqué sur son dernier indice des offres immobilières suisses. Concrètement, les spécialistes de SMG ont observé des prix supérieurs de 1,2 % en moyenne à ceux de mars. SMG Swiss Marketplace Group regroupe les places de marché numériques de TX Group, Ringier et La Mobilière.

    « Bien que le rêve de posséder sa propre maison soit toujours aussi répandu dans la population, les acheteurs potentiels sont devenus plus sélectifs », déclare Martin Waeber, Managing Director Real Estate de SMG Swiss Marketplace Group, cité dans le communiqué. Il reste donc à voir « si les attentes de prix plus élevées peuvent effectivement être réalisées ».

    En revanche, les prix des appartements en copropriété ont baissé en moyenne de 1,2 % en avril par rapport à mars. En comparaison annuelle, la valeur a augmenté de 1,1 %. Selon les experts de SMG, il s’agit du taux de croissance annuel le plus bas depuis début 2020.

    En ce qui concerne les loyers proposés, une baisse de 0,2% a été enregistrée par rapport au mois précédent. Par rapport à avril 2023, les loyers proposés ont toutefois été supérieurs de 2,7%. Les spécialistes de SMG ont observé des baisses particulièrement importantes en comparaison mensuelle en Suisse orientale et en Suisse centrale. En revanche, les loyers proposés ont augmenté dans le nord-ouest de la Suisse et dans la région lémanique.

  • Un potentiel de transformation malgré un retard de développement à Bâle

    Un potentiel de transformation malgré un retard de développement à Bâle

    L’étude menée par Sotomo révèle que Bâle a connu une dynamique de croissance modérée au cours de la dernière décennie, notamment par rapport à des villes comme Zurich, Genève et Berne. Avec seulement 6% de croissance du parc de logements depuis 2012, Bâle est la lanterne rouge des huit plus grandes villes suisses. Seule une faible proportion des logements a été construite après 1990, ce qui laisse supposer une dynamique de développement retardée.

    Défis et opportunités démographiques
    L’étude souligne en outre que Bâle est la seule des villes étudiées à ne pas présenter d’excédent de naissances, ce qui indique une faible dynamique démographique. La proportion comparativement faible de jeunes adultes et de familles, ainsi que la proportion élevée de ménages âgés, reflètent un défi démographique qui influence également le développement de l’emploi.

    Malgré ces défis, l’étude souligne que les nouveaux logements n’entraînent pas nécessairement une hausse des loyers dans les logements existants. Au contraire, ils pourraient même stimuler le marché des logements anciens à bas prix. Cela suggère des opportunités inexploitées dans la planification et le développement urbains.

    Le potentiel de « Klybeck Plus« 
    Le projet de quartier urbain « Klybeck Plus » est un exemple particulièrement frappant de potentiel inexploité. Cette zone doit être construite sur un ancien site industriel et peut accueillir des logements pour 8500 personnes et 7500 emplois. « Klybeck Plus » pourrait, à l’instar du quartier bâlois du Gundeli ou du quartier genevois des Pâquis, offrir un mélange vivant d’habitat et de travail tout en étant aussi vert que le quartier bâlois du Gellert.

    L’étude souligne que, malgré les défis actuels, Bâle dispose d’un potentiel considérable qui peut être exploité par une planification stratégique et des concepts de développement innovants. Les résultats sont un appel au réveil pour les urbanistes, les développeurs et les décideurs politiques afin de mobiliser les ressources existantes et de repositionner Bâle en tant que ville dynamique et tournée vers l’avenir.

  • Nouveau théâtre de Lucerne : le concept d’exploitation tourné vers l’avenir est confirmé

    Nouveau théâtre de Lucerne : le concept d’exploitation tourné vers l’avenir est confirmé

    L’évaluation du concept d’exploitation du nouveau théâtre de Lucerne, créé en 2020 et adapté par la suite au projet gagnant « überall » des architectes zurichois Ilg Santer, a été réalisée sous la direction du célèbre cabinet de conseil en management METRUM. Cet examen comprenait des entretiens avec des spécialistes et l’examen de documents et d’études sur différents aspects opérationnels tels que les frais de personnel, les coûts d’espace et la restauration.

    Confirmation et orientation stratégique
    L’évaluation s’est divisée en « thèmes de politique culturelle », « thèmes de sortie » tels que le nombre de visiteurs et de représentations, et « thèmes d’entrée », qui comprennent notamment la planification du personnel et l’entretien des bâtiments. Les résultats ont confirmé le concept opérationnel et souligné la nécessité d’une planification détaillée pour la suite. Le directeur de la culture, Dr Armin Hartmann, et le maire de Lucerne, Beat Züsli, ont présenté les résultats encourageants qui confirment le théâtre en tant qu’établissement multidisciplinaire avec sa propre troupe et soulignent son importance pour l’approvisionnement culturel et la création de valeur économique.

    Création de confiance et acceptation politique
    L’évaluation préliminaire sert de mesure de confiance importante pour le projet, qui doit faire face à des défis politiques et financiers. Les résultats fournissent une base solide pour les décisions à venir et le développement ultérieur du projet, y compris un éventuel référendum à l’hiver 2025. Cette étape est cruciale pour convaincre le Grand Conseil de la nécessité et de la faisabilité du projet.

    Avec la conférence de presse à venir et la présentation détaillée du projet « partout », la ville de Lucerne présentera un rapport et une proposition complets qui définiront les conditions financières et opérationnelles du nouveau théâtre. Cette avancée promet de marquer durablement le paysage culturel de Lucerne et de renforcer encore la ville en tant que carrefour culturel en Suisse.