Catégorie : Énergie

  • Un nouveau partenariat promeut l’hydrogène issu des déchets de bois

    Un nouveau partenariat promeut l’hydrogène issu des déchets de bois

    H2 Bois accueille un nouvel actionnaire minoritaire. En janvier 2025, le fournisseur d’énergie vaudois Romande Energie entrera au capital à hauteur de 33,7%, selon un communiqué. Le Groupe Corbat, basé à Vendlincourt (JU) et actif dans la filière bois, détiendra alors 50,3% de l’entreprise qu’ils ont créée en 2021, et la société de conseil Planair Vision SA, basée à La Sagne (NE), 16%.

    H2 Bois prévoit de construire une usine de production d’hydrogène à partir de déchets de bois en 2025 et de la mettre en service en 2026. La production génère également du biochar, qui peut stocker durablement une partie du CO2 contenu dans le bois. Lors de l’extension complète prévue pour 2030, il sera ainsi possible de produire un total de 450 tonnes d’hydrogène propre à partir de 14 000 tonnes de bois et de déchets de bois et de stocker 2500 tonnes de CO2 par an. H2 Bois utilise une technologie développée par la société française Haffner Energy.

    L’hydrogène est transporté par un gazoduc de 1,5 km jusqu’à une zone industrielle du village. Là, il est utilisé par des entreprises industrielles et pour la mobilité via une station-service. Le biochar est utilisé dans l’agriculture.

    Pour Romande Energie, cette participation constitue un pas en avant vers une Suisse romande décarbonée. « Cette participation nous permet de collaborer à un projet audacieux, pionnier en Suisse dans l’utilisation d’une technologie innovante à émission négative », déclare Jérémie Brillet, responsable de l’hydrogène chez Romande Energie, cité dans le communiqué.

    Benjamin Corbat, directeur général du Groupe Corbat, se félicite de la participation de Romande Energie. « Nous nous réjouissons de démarrer la production, mais aussi d’ouvrir de nouvelles voies dans l’utilisation locale du bois »

  • Garantir l’approvisionnement en matières premières pour la transition énergétique

    Garantir l’approvisionnement en matières premières pour la transition énergétique

    Les minéraux et les métaux tels que le cuivre, le lithium et les terres rares sont essentiels pour les technologies de la transition énergétique, notamment les batteries, la mobilité électrique et les énergies renouvelables. Cependant, la demande croissante se heurte à des sites de production limités, ce qui rend l’approvisionnement difficile en raison des tensions géopolitiques et des restrictions à l’exportation. Les pays consommateurs réagissent par des mesures de politique industrielle et des coopérations internationales afin d’éviter les pénuries.

    Le rôle particulier de la Suisse
    L’industrie suisse importe principalement des produits semi-finis et des composants de l’UE, ce qui réduit sa dépendance directe vis-à-vis des producteurs de matières premières. Néanmoins, la Suisse n’est pas à l’abri des risques d’approvisionnement mondiaux. Le Conseil fédéral a donc développé des mesures pour assurer un approvisionnement stable en matières premières à long terme.

    Options d’action pour la sécurité d’approvisionnement
    Le rapport du Conseil fédéral énumère des mesures centrales. La politique économique extérieure mise sur le développement d’accords commerciaux bilatéraux et sur un dialogue renforcé avec les partenaires internationaux, notamment l’UE. Parallèlement, l’accent est mis sur la durabilité par la diversification des sources d’approvisionnement, la promotion de l’économie circulaire et des pratiques d’achat durables. Dans le domaine de la recherche et de l’innovation, le développement de nouvelles technologies de recyclage et de matériaux alternatifs est soutenu.

    En outre, un dialogue étroit avec l’industrie est recommandé afin d’identifier les risques d’approvisionnement à un stade précoce et de les gérer de manière ciblée. L’approfondissement des relations avec les partenaires politiques, économiques et scientifiques doit constituer la base d’un approvisionnement fiable en matières premières.

    Gestion durable et économie circulaire
    Une recommandation centrale du rapport est la promotion d’une utilisation durable des minéraux et des métaux. Le cycle de vie des matières premières doit être davantage pris en compte, par exemple par le recyclage et le renforcement de l’économie circulaire. Ces approches contribuent non seulement à la sécurité de l’approvisionnement, mais apportent également une contribution importante à la protection de l’environnement.

  • Contrôle innovant pour les réseaux de chauffage urbain

    Contrôle innovant pour les réseaux de chauffage urbain

    La transition énergétique pose des défis aux réseaux de chauffage urbain, car l’injection d’énergies renouvelables et la décentralisation rendent plus complexe une gestion efficace. Avec son logiciel de simulation, l’institut Fraunhofer ITWM propose une solution capable de surveiller, stabiliser et optimiser les réseaux en temps réel.

    Un jumeaunumérique pour un contrôle précis
    Le cœur de l’innovation est un jumeau numérique qui reproduit les processus physiques du réseau. Les données de base telles que la structure du réseau, les données météorologiques et les données de consommation sont intégrées dans la simulation afin de détecter à temps les flux de chaleur, les pics de charge et les états de fonctionnement critiques. Les services municipaux bénéficient d’un fonctionnement plus stable du réseau et peuvent réduire les pertes d’énergie inutiles en optimisant les températures d’alimentation.

    Amélioration de l’efficacité de la planification et de l’exploitation
    Le logiciel permet d’anticiper la planification de nouveaux réseaux. Des scénarios tels que le placement des sources d’énergie ou la consommation à différents moments sont simulés afin d’utiliser les ressources de manière efficace. Les économies de matériaux grâce à des sections de tuyaux plus petites et l’utilisation précise des énergies renouvelables réduisent les coûts et favorisent un approvisionnement en chaleur climatiquement neutre.

    Extensions futuristes
    Outre l’optimisation de l’interface utilisateur, les chercheurs travaillent à rendre le noyau de calcul du logiciel utilisable pour d’autres réseaux énergétiques comme l’électricité et le gaz. Ainsi, « AD Net Heat » pourrait devenir un modèle pour la numérisation d’autres projets d’infrastructure.

  • Zoug établit de nouveaux standards avec Circulago

    Zoug établit de nouveaux standards avec Circulago

    Depuis octobre 2023, la centrale énergétique d’Unterfeld alimente par étapes plusieurs quartiers de Zoug et certaines parties de Baar Sud en chaleur et en froid respectueux du climat. Grâce à l’utilisation de l’eau du lac comme principale source d’énergie, la centrale répond à la demande croissante d’énergie respectueuse de l’environnement. Grâce à sa technologie de pointe, la centrale démontre comment les secteurs de la chaleur et de l’électricité peuvent être reliés de manière intelligente. Ce modèle illustre l’avenir de l’approvisionnement énergétique et, grâce à la production centralisée, réduit le besoin de systèmes de chauffage et de refroidissement individuels.

    Le couplage sectoriel, clé de la transition énergétique
    Le couplage sectoriel met en réseau les secteurs énergétiques de l’électricité, de la chaleur et des transports, contribuant ainsi à la stabilité du réseau électrique. La centrale d’Unterfeld utilise des technologies telles que le « Power-to-X » pour convertir efficacement l’électricité excédentaire et soulager le réseau électrique. Cette approche innovante joue un rôle crucial dans la décarbonisation et apporte une contribution importante à la réalisation des objectifs climatiques. La proximité de la sous-station de Herti crée en outre des conditions optimales pour la production combinée d’électricité et de chaleur et l’utilisation de sources d’énergie renouvelables.

    Solution efficace et peu encombrante pour la région
    Le réseau énergétique Circulago offre une solution peu encombrante pour l’approvisionnement en énergie à Zoug, où l’espace est rare et cher. La production et la distribution centralisées de chaleur et de froid rendent les systèmes de chauffage individuels superflus et augmentent l’efficacité de la distribution d’énergie entre la ville de Zoug et Baar Sud. Non seulement l’interconnexion réduit considérablement les émissions de CO2, mais elle garantit également des prix stables à long terme et une sécurité de planification économique – un avantage décisif pour les investissements dans les nouveaux bâtiments ou le remplacement des systèmes de chauffage existants.

    Avantages à long terme pour les bâtiments et l’industrie
    Circulago permet de raccorder des bâtiments et des sites industriels à un système de chauffage urbain qui offre une source d’énergie fiable et à faibles émissions. En combinant des technologies de stockage modernes avec des énergies renouvelables, l’interconnexion augmente l’efficacité énergétique globale. De plus, l’approvisionnement central en chaleur libère les bâtiments des coûts d’investissement et de réinvestissement qui seraient liés à des solutions de chauffage individuelles. Grâce à ces avantages, Circulago crée une base solide pour l’avenir économique et l’approvisionnement énergétique durable de la région.

  • Des chercheurs analysent l’utilisation du bois en Suisse

    Des chercheurs analysent l’utilisation du bois en Suisse

    Des chercheurs du Laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche(Empa) et de l’Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage(WSL), basé à Birmensdorf, ont analysé l’utilisation du bois, l’une des principales matières premières sur la voie d’un avenir climatiquement neutre. Selon un communiqué de presse, l’analyse conclut qu’il existe encore un potentiel considérable en Suisse en matière d’utilisation durable du bois. Ainsi, le taux de recyclage du bois atteint à peine 8 pour cent, contre 70 pour le papier.

    « Sur les cinq à sept millions de mètres cubes de bois que nous récoltons chaque année en Suisse, environ 40% sont directement utilisés à des fins énergétiques, c’est-à-dire brûlés », explique Nadia Malinverno, première auteure de l’étude et membre du laboratoire Technologie et société de l’Empa. Cette situation est loin d’être idéale, car le bois est utilisé de multiples façons : bois brut, bois de sciage, copeaux de bois, fibres de bois pour l’industrie du papier et bien d’autres choses encore.

    La Suisse s’est fixé comme objectif un bilan net nul d’ici 2050. Le bois est l’une des matières premières les plus importantes sur la voie d’un avenir climatiquement neutre. Lors de sa croissance, il capture le CO2 de l’atmosphère et offre des alternatives aux matières premières fossiles, tant comme matériau que comme source d’énergie, peut-on lire dans le communiqué publié simultanément par l’Empa et le WSL. De nombreux secteurs industriels souhaitent à l’avenir miser davantage sur le bois, que ce soit dans la construction, la production de textiles et même dans des secteurs comme l’électronique ou la pharmacie et la chimie, poursuit le communiqué.

    Les travaux ont été réalisés dans le cadre de SCENE(Swiss Center of Excellence on Net-Zero Emissions), une initiative de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich(ETH).

  • Un projet de chauffage urbain à Berne utilise l’Aar comme source d’énergie

    Un projet de chauffage urbain à Berne utilise l’Aar comme source d’énergie

    Energie Wasser Bern veut approvisionner le nord-est de Berne en chaleur respectueuse du climat. Pour ce faire, le fournisseur d’énergie bernois prévoit la mise en place d’une infrastructure de production de chaleur correspondante, informe ewb dans un communiqué. L’eau de l’Aare, entre autres, servira de source de chaleur.

    Concrètement, ewb veut prélever de l’eau dans l’Aar sur la rive ouest, à la hauteur d’Engehalde, et l’acheminer dans une caverne déjà existante. La chaleur sera extraite de l’eau et transportée vers une nouvelle centrale énergétique Aare Wyler sur la rive est du fleuve. Les immeubles situés dans les quartiers adjacents à la centrale énergétique pourraient alors être chauffés par le chauffage urbain produit par les pompes à chaleur de la centrale énergétique. En outre, ewb envisage la création d’une deuxième centrale énergétique, plus petite, Aare Engehalde, sur le côté ouest de la rivière. Elle pourrait alimenter la zone de Tiefenau en chauffage urbain.

    L’entreprise a déjà déposé une demande de concession pour la construction d’un ouvrage de captage ainsi que pour le prélèvement et la restitution de l’eau de l’Aar auprès de l ‘Office des eaux et des déchets du canton de Berne, explique ewb. L’entreprise s’attend à une décision au printemps 2026. Dans l’intervalle, un emplacement précis doit être trouvé pour la centrale énergétique Aare Wyler prévue.

  • De nouveaux projets de décarbonisation du secteur gazier lancés en 2025

    De nouveaux projets de décarbonisation du secteur gazier lancés en 2025

    L’EPFL et le fournisseur de gaz romand Gaznat ont signé un accord-cadre pour développer leur collaboration, selon un communiqué. Celui-ci prévoit trois appels d’offres pour des projets de recherche et développement susceptibles de contribuer de manière significative à un approvisionnement en gaz propre. Le premier appel d’offres est prévu pour début 2025.

    Les projets gagnants seront sélectionnés par un conseil scientifique composé de quatre représentants de chaque partie. Il s’agit notamment de Gilles Verdan, CEO de Gaznat, Wendy Lee Queen et Yasmine Calisesi de l’Energy Center de l’EPFL, ainsi que d’Edouard Bugnion, vice-président de l’EPFL. Un gestionnaire de programme coordonnera les appels d’offres et assurera le suivi des projets sélectionnés.

    L’EPFL et Gaznat ont déjà cofinancé 17 projets dans le cadre de trois appels d’offres. Gaznat a ouvert son laboratoire d’innovation à Aigle en 2023.

    Gaznat, dont le siège est à Lausanne, achète et transporte du gaz pour des entreprises partenaires en Suisse romande. L’entreprise souhaite que son offre soit climatiquement neutre d’ici 2050. « Grâce à notre collaboration en matière de recherche et développement avec l’EPFL, nous nous rapprochons de notre objectif de neutralité climatique et pouvons décarboniser notre industrie », ont déclaré René Bautz, président du conseil d’administration de Gaznat, et Gilles Verdan, CEO, cités dans le communiqué.

  • Une petite centrale hybride promeut l’énergie verte dans les Grisons

    Une petite centrale hybride promeut l’énergie verte dans les Grisons

    NewGreenTec AG a installé l’une de ses microcentrales hybrides éoliennes et solaires sur le toit du Plantahof. Elle contribuera à l’approvisionnement en électricité durable du centre de formation agricole du canton des Grisons et de la Suisse orientale. Comme l’indique également la jeune entreprise, il doit en outre permettre aux élèves et aux enseignants de découvrir la technologie de première main et d’élargir leurs connaissances en matière d’énergies renouvelables.

    « Nous sommes enthousiastes à l’idée de promouvoir le développement durable de l’agriculture dans les Grisons avec ce projet », a déclaré Frido Stutz, directeur de NewGreenTec AG, cité dans un communiqué de l’entreprise. « L’interaction entre l’énergie éolienne et l’énergie solaire est un pas en avant vers un approvisionnement en électricité écologique et stable tout au long de la journée et de l’année »

    En outre, NewGreenTec y voit également un symbole des potentiels d’un avenir durable : « Avec la force du vent et du soleil, la vallée du Rhin doit devenir un autre exemple d’innovation réussie dans l’approvisionnement en énergie verte » La première petite centrale de l’entreprise, installée sur un bâtiment industriel, a été mise en service en janvier 2023.

    L’appareil hybride combine des panneaux solaires, une petite éolienne et une technologie de stockage en un seul appareil et a été développé en collaboration avec des hautes écoles spécialisées suisses. Les éoliennes, qui tournent autour d’un axe vertical, sont indépendantes de la direction du vent et pratiquement silencieuses.

  • La fonte des glaciers fait place à des réservoirs d’eau

    La fonte des glaciers fait place à des réservoirs d’eau

    Le recul des glaciers dans les Alpes augmente le potentiel de production d’électricité d’origine hydraulique et de stockage d’énergie. C’est ce que montre le rapport « Analyse du potentiel hydroélectrique de la fonte des glaciers« , que le Conseil fédéral a approuvé le 6 décembre, selon un communiqué.

    Selon le rapport, le recul des glaciers entraîne un potentiel supplémentaire de 1470 gigawattheures pour la production d’électricité. Sur ce total, 340 gigawattheures proviennent de l’extension d’installations existantes et 1130 gigawattheures de nouvelles installations.

    Le potentiel de stockage saisonnier de l’énergie hydraulique, qui pourrait être turbinée en hiver, est encore plus important, avec 2430 gigawattheures. Sur ce total, 1300 gigawattheures proviennent de l’extension des installations de stockage existantes et 1130 gigawattheures de nouvelles constructions.

    L’exploitation de ce potentiel devrait toutefois être limitée par des conflits avec d’autres intérêts. Ainsi, de nouvelles installations potentielles d’une production de 540 gigawattheures seraient situées dans des zones alluviales délimitées et ne pourraient donc pas être utilisées en l’état actuel des choses. Des installations avec une production annuelle de 910 gigawattheures présenteraient des conflits avec des zones alluviales, mais ne seraient pas situées dans de telles zones d’exclusion.

    La rentabilité des projets de stockage peut être assurée en grande partie par des instruments de soutien déjà existants. Cependant, les renouvellements et les extensions pourraient être freinés par l’expiration des concessions. Les exploitants devraient d’abord sécuriser leurs investissements en négociant avec les collectivités avant d’investir.

    Le rapport répond au postulat 21.3974 de la Commission de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’énergie du Conseil national du 24 août 2021.

  • Lancement d’un projet d’énergie solaire à Frauenfeld

    Lancement d’un projet d’énergie solaire à Frauenfeld

    Thurplus produira désormais de l’électricité solaire sur le toit de Signer Elektromotoren à Frauenfeld. Selon un communiqué, le fournisseur d’énergie de Frauenfeld y a mis en service fin novembre une installation photovoltaïque de 140 modules sur une surface de 280 mètres carrés. D’une puissance de 62 kilowattheures, elle devrait produire environ 62’000 kilowattheures d’électricité par an.

    Thurplus a financé l’installation, l’a construite avec des artisans régionaux et l’exploitera également.
    Signer Elektromotoren met le toit à disposition et reçoit l’électricité solaire à un tarif fortement réduit. « Cela fait longtemps que nous réfléchissons à la réalisation d’une installation photovoltaïque », déclare Dominik Signer, chef junior, cité dans le communiqué. « La collaboration avec Thurplus a été très bonne et nous sommes heureux de contribuer à la promotion de l’énergie solaire »

    L’entreprise familiale, fondée en 1967, répare des moteurs électriques et construit des moteurs spéciaux.

    Thurplus recherche d’autres surfaces de toitures pour le photovoltaïque. « De tels projets communs contribuent à la transition énergétique et à la réalisation de nos objectifs municipaux en matière de développement durable », déclare Fabrizio Hugentobler, conseiller municipal et chef du département Thurplus, loisirs et sports, cité dans le communiqué. Frauenfeld veut construire une puissance de 8000 kilowatts crête d’ici 2027.

  • Nouvelle installation solaire approuvée sur une ancienne décharge

    Nouvelle installation solaire approuvée sur une ancienne décharge

    Le fournisseur d’énergie bâlois IWB a obtenu le permis de construire pour la mise en place d’une installation solaire sur l’ancienne décharge Hinterm Chestel à Liesberg. La décision d’investissement devrait être prise début 2025, selon un communiqué. Après un démarrage rapide des travaux, la première électricité solaire devrait être produite dès le printemps 2026, ce qui permettra d’alimenter environ 1000 ménages.

    Il est prévu d’installer 7600 modules solaires sur une surface de 25 000 mètres carrés. Cela correspond à une puissance installée de 3,4 mégawatts. L’installation sera placée à une certaine hauteur, de sorte que la gestion des espaces verts puisse continuer en dessous. Cela doit également servir la biodiversité locale.

    « Pour nous, il est important que l’installation soit réalisée dans le respect de la nature. Ainsi, lors de la planification en coordination avec KELSAG, nous avons délibérément intégré des objets naturels existants », explique Daniel Neuenschwander, chef de projet des grandes installations photovoltaïques chez IWB, cité dans le communiqué. La KELSAG (Kehrichtbeseitigung Laufental-Schwarzbubenland AG) est le propriétaire de la décharge et met la surface à disposition pour une durée pouvant aller jusqu’à 50 ans.

    En outre, l’habitat de différentes espèces animales est préservé. « Dès le début, nous avons étroitement impliqué les associations de protection de la nature et de l’environnement dans ce projet. C’est la recette qui a permis d’obtenir un projet équilibré : les intérêts de la production d’électricité et de la biodiversité sont pris en compte de la même manière », explique Neuenschwander.

  • Biohydrogène à partir de déchets de bois

    Biohydrogène à partir de déchets de bois

    Les déchets de bois, qui devaient jusqu’à présent être brûlés ou éliminés à grands frais, deviennent une ressource précieuse. Dans le cadre du projet collaboratif H2Wood-BlackForest, les chercheurs de Fraunhofer et leurs partenaires explorent de nouveaux procédés de production de biohydrogène à partir de résidus et de déchets de bois. L’approche biotechnologique utilise des bactéries productrices d’hydrogène et des microalgues pour exploiter pleinement le potentiel des déchets de bois.

    L’objectif du projet est la production durable d’énergie et la réduction des émissions de CO₂. Pour cela, la séparation du bois en ses composants joue un rôle central. La cellulose est transformée en sucre, qui sert de substrat aux bactéries. Le processus génère de l’hydrogène ainsi que du CO₂, qui est utilisé dans une étape ultérieure pour produire des microalgues. Ces algues produisent à leur tour des pigments, de l’amidon et de l’hydrogène.

    L’usine pilote sera lancée en 2025
    Le processus est modulaire et combine des technologies innovantes telles que le prétraitement des déchets de bois en séparant les fibres de bois de la lignine et des polluants. La fermentation, par laquelle les bactéries transforment les sucres en hydrogène et en CO₂, et la production de microalgues, dans laquelle le CO₂ sert de nourriture aux algues qui produisent des pigments et de la biomasse. « En utilisant les déchets de bois, nous créons un cycle fermé et durable », explique le Dr Ursula Schliessmann, directrice adjointe de l’institut Fraunhofer IGB. L’installation pilote modulaire, qui devrait être mise en service en 2025 sur le campus de la Forêt-Noire, offre des conditions idéales pour tester et développer de nouvelles technologies.

    Feuille de route de l’hydrogène pour la région de la Forêt-Noire
    Parallèlement au projet de recherche, les partenaires analysent le potentiel de l’hydrogène dans la région de la Forêt-Noire. La feuille de route de l’hydrogène élaborée montre comment les besoins régionaux en hydrogène vert peuvent être satisfaits dans les domaines de l’industrie, des transports et des bâtiments. Elle formule des recommandations d’action claires : Le développement de l’infrastructure régionale de l’hydrogène, la promotion ciblée de la recherche et du développement ainsi que le renforcement du couplage des secteurs doivent accélérer l’intégration de l’hydrogène dans la transition énergétique.

    « La région de la Forêt-Noire dispose d’un potentiel considérable pour la production d’hydrogène », explique Vladimir Jelschow du Fraunhofer IPA. Toutefois, ce potentiel ne peut être pleinement exploité que par le biais d’un développement technologique et d’une extension ciblée des infrastructures, ajoute-t-il.

    Un jalon pour l’économie circulaire
    Le projet H2Wood montre de manière impressionnante comment des procédés innovants permettent d’utiliser durablement la ressource des déchets de bois. La production de biohydrogène ne constitue pas seulement une alternative à la combustion, elle fait aussi avancer activement la transition énergétique. L’installation pilote modulaire et la feuille de route pour l’hydrogène sont des éléments importants pour une économie verte et régionale de l’hydrogène en Forêt-Noire.

  • L’énergie solaire, moteur de l’approvisionnement en électricité

    L’énergie solaire, moteur de l’approvisionnement en électricité

    Swissolar estime que les installations solaires pourraient représenter 80% de l’électricité produite dans le pays d’ici 2035. Selon le premier moniteur solaire suisse qui vient d’être publié, la production annuelle d’électricité solaire pourrait atteindre plus de 28 térawattheures. Comme il ressort d’un communiqué de presse, le Moniteur Solaire Suisse qui vient d’être publié présente pour la première fois des chiffres et des faits actuels sur le développement futur du marché solaire. Il contient des prévisions pour le développement du photovoltaïque jusqu’en 2035.

    Pour l’année en cours, l’énergie solaire contribue à hauteur de 11% à la production d’électricité et est donc « en bonne voie pour devenir, avec l’énergie hydraulique, le deuxième pilier de l’approvisionnement en électricité de la Suisse ». La condition préalable est « une nette amélioration des dispositions d’exécution », est-il précisé. La nouvelle loi sur l’électricité a suscité des incertitudes, ce qui a freiné la croissance du marché au cours des deux prochaines années. Il faut ensuite s’attendre à de nouvelles poussées de croissance.

    Pour la première fois, le Solarmonitor donne également un aperçu du chiffre d’affaires du secteur et de la situation de la main-d’œuvre qualifiée. Cette année, le secteur devrait réaliser un chiffre d’affaires de 3,7 milliards de francs, qui pourrait atteindre 6 milliards dans dix ans. Dans le cadre d’une enquête, Swissolar a obtenu des chiffres sur la situation du personnel. Actuellement, 11 000 équivalents temps plein travaillent dans le secteur de l’énergie solaire. Pour atteindre les objectifs de développement fixés par la loi sur l’électricité, il faudrait 19’000 employés à plein temps.

    A l’avenir, une version actualisée du Solarmonitor sera publiée chaque année.

  • La Suisse sur la voie du zéro net

    La Suisse sur la voie du zéro net

    La Suisse est bien placée en comparaison internationale. L’intensité carbone est la plus faible de tous les pays de l’OCDE et la production d’électricité est déjà largement exempte de CO₂. Entre 1990 et 2022, les émissions ont été réduites de 24%. Il s’agit là d’un succès considérable qui s’accompagne d’un doublement de la puissance économique. Cette position de départ solide offre à la Suisse l’opportunité de devenir un leader dans les technologies vertes telles que la capture du carbone ou le ciment à faible teneur en carbone.

    Énergies renouvelables et stockage de l’énergie : les clés
    Pour poursuivre la décarbonisation, la capacité de production d’électricité doit passer de 27 gigawatts actuellement à plus de 60 GW d’ici 2050. C’est un défi particulièrement difficile à relever, car les quatre réacteurs nucléaires restants seront fermés d’ici 2034. Un développement massif des énergies renouvelables et des solutions innovantes à la saisonnalité de l’offre et de la demande sont nécessaires. L’augmentation des capacités de stockage d’énergie et une gestion efficace de la demande jouent également un rôle central.

    Michael Baldinger, Chief Sustainability Officer chez UBS, explique : « Pour les secteurs qui ne peuvent pas éliminer complètement leurs émissions, les technologies de capture du carbone sont essentielles. Cela pose des défis technologiques, logistiques et financiers à la Suisse, mais ouvre en même temps des opportunités sur les marchés verts »

    Des changements réglementaires qui posent des jalons
    La base légale de la transition est définie par des changements réglementaires importants en 2025. Il s’agit notamment de la loi sur l’électricité, de la loi sur le CO₂ et de la loi sur le climat et l’innovation. L’adaptation aux prescriptions de l’UE fait en outre passer de 300 à 3500 le nombre d’entreprises suisses soumises à l’obligation de reporting. Ces changements nécessitent des investissements ciblés et une étroite collaboration entre les milieux économiques, politiques et financiers.

    Le secteur financier, un acteur clé
    Selon les estimations de l’Association suisse des banquiers (ASB), 13 milliards de CHF sont nécessaires chaque année pour atteindre un solde net nul. Le secteur financier suisse joue un rôle crucial à cet égard. Il offre des possibilités de financement telles que des prêts bancaires, des obligations et des solutions de financement mixte qui soutiennent l’entrée de nouvelles technologies sur le marché. Il peut également conseiller les entreprises dans leur transformation et servir de lien entre les investisseurs et les entreprises.

  • Le stockage thermochimique optimise l’utilisation de l’énergie solaire

    Le stockage thermochimique optimise l’utilisation de l’énergie solaire

    La Haute école de Lucerne et son partenaire industriel Matica ont développé une technologie qui permet de stocker sans perte l’électricité solaire excédentaire en été grâce à un procédé thermochimique et de l’utiliser pour le chauffage en hiver. Une première installation pilote vient d’être mise en service au centre de collecte des carcasses d’animaux (TKS) de Frauenfeld, informe Matica dans un communiqué. L’entreprise de Wagenhausen est spécialisée dans la construction de réservoirs spéciaux tels que les chauffe-eau et les accumulateurs de chaleur et de froid.

    L’installation de démonstration SeasON à Frauenfeld utilise de la soude caustique comme stockage. En été, la lessive est concentrée par l’électricité excédentaire de l’installation solaire de TKS, et l’eau séparée est stockée à température ambiante dans des réservoirs séparés. En hiver, la lessive concentrée est à nouveau diluée avec l’eau séparée. Celle-ci est alors évaporée avec de la chaleur à basse température provenant d’une pompe à chaleur. Cette énergie d’évaporation ainsi que la chaleur générée par la réaction exothermique de la lessive lors de sa dilution peuvent être utilisées pour le chauffage. L’efficacité du stockage de l’installation est estimée dans le communiqué à jusqu’à 95 pour cent.

    « SeasON résout plusieurs défis de la transition énergétique et favorise une gestion énergétique efficace et durable », déclare Benjamin Fumey de la Haute école de Lucerne, cité dans le communiqué. « Dans le développement de SeasON, nous nous sommes mutuellement conditionnés tout en créant une situation gagnant-gagnant entre la recherche et la pratique », estime Marc Lüthi, CEO de Matica. Une deuxième installation de démonstration est en cours d’installation dans le nouveau centre de distribution de la Poste à Kaltenbach (TG).

  • Nouvelle génération de passerelle pour une gestion efficace de l’énergie

    Nouvelle génération de passerelle pour une gestion efficace de l’énergie

    Solar Manager a lancé une nouvelle version de sa passerelle pour l’énergie solaire. Comme l’indique un communiqué du spécialiste de la gestion de l’énergie basé à Muri et à Isernhagen en Allemagne, Solar Manager Connect 2 est une version à profilé chapeau facile à intégrer dans les installations existantes. Le matériel est commercialisé avec le logiciel Solar Manager, également nouveau. Selon l’entreprise, la passerelle est compatible avec plus de 500 appareils de différents fabricants.

    Connect 2 peut être utilisé pour contrôler un réseau domestique (Home Energy Management System, HEMS). Parmi les nouveautés, on trouve deux entrées relais intégrées pour le contrôle des boîtes à bornes et des pompes à chaleur, deux entrées numériques et une sortie analogique, ainsi qu’un standard industriel RS-485 déjà intégré dans le modèle précédent pour la communication avec des appareils tiers. En outre, un standard EEBUS intégré est intégré pour la communication avec les opérateurs de réseau en tant que passerelle de compteur intelligent.

    « Notre objectif était de rendre l’installation aussi simple que possible, même dans des systèmes énergétiques de plus en plus complexes », a déclaré Andreas Kuhn, fondateur et PDG de Solar Manager AG, cité dans le communiqué. « Les commentaires de nos partenaires ont été déterminants. Nous avons directement intégré leurs souhaits dans le développement de Solar Manager Connect 2, afin que les installateurs puissent continuer à faire leur travail rapidement et de manière fiable »

  • Financement réussi pour les solutions de recharge intelligentes

    Financement réussi pour les solutions de recharge intelligentes

    Sintio AG a conclu avec succès un financement d’amorçage, informe le spécialiste des solutions de recharge fondé en 2020 dans un article sur LinkedIn. À cette occasion, la Fondation pour l’innovation de la Banque cantonale de Schwyz (SZKB) est entrée dans le capital de Sintio en tant qu’investisseur principal. « La fondation a déjà accompagné avec succès de nombreuses start-up technologiques en Suisse et nous sommes heureux qu’elle apporte son savoir-faire et son réseau en tant que partenaire fiable pour le développement de notre entreprise », écrit la jeune entreprise de Freienbach dans son post.

    Sinito a développé un logiciel pour l’exploitation intelligente de solutions de recharge pour véhicules électriques et l’a lancé sur le marché en 2022. « Le logiciel Sintio permet de mesurer, de contrôler et de facturer individuellement l’énergie de charge, ce qui est particulièrement utile pour les régies immobilières et les entreprises disposant de portefeuilles immobiliers », écrit la Fondation pour l’innovation de la SZKB dans une contribution distincte sur LinkedIn. Le montant de l’investissement de la fondation et le total des fonds collectés lors du tour de financement ne sont pas communiqués dans les contributions.

  • Début de la construction d’une centrale solaire alpine à Klosters

    Début de la construction d’une centrale solaire alpine à Klosters

    La centrale solaire alpine Madrisa Solar peut être construite. Selon un communiqué, la société Madrisa Solar AG, maître d’ouvrage, a pris la décision de construire. L’installation sera construite près du téléphérique Klosters-Madrisa, à une altitude de 2000 mètres au-dessus du niveau de la mer.

    L’installation, orientée vers le sud, disposera d’une puissance de 12 mégawatts et devrait produire 17 gigawattheures par an, suffisamment pour alimenter 3500 foyers. L’électricité sera achetée par EKZ, dont le siège est à Dietikon ZH, et par les remontées mécaniques de Klosters-Madrisa. Outre le fournisseur d’énergie du canton de Zurich, le fournisseur d’énergie grison Repower et la commune de Klosters détiennent chacun un tiers des parts de Madrisa Solar AG.

    « Pour nous, Madrisa Solar est un engagement supplémentaire en faveur de la transition énergétique », déclare Paul Sidler, responsable des énergies renouvelables chez EKZ, cité dans le communiqué. « L’installation solaire alpine, en tant que projet pionnier, renforcera à l’avenir la sécurité d’approvisionnement en hiver »

    « Le site idéal, le soutien important de la commune de Klosters, le partenariat avec EKZ ainsi que la bonne collaboration avec les services cantonaux et les associations de protection de l’environnement ont été déterminants pour cette décision positive », ajoute le CEO de Repower, Roland Leuenberger.

    Selon le président de la commune, Hansueli Roth, Klosters s’inscrit dans la continuité de son engagement actuel : « Klosters, en tant que cité de l’énergie, veut, en plus de ses utilisations actuelles de la force hydraulique (depuis plus de 100 ans), contribuer au développement des énergies renouvelables en participant à Madrisa Solar et assumer ainsi sa coresponsabilité en tant que commune touristique avec une forte consommation d’énergie en hiver »

  • Partenariat pour le changement climatique et l’innovation

    Partenariat pour le changement climatique et l’innovation

    L’entreprise ClimateTech Neustark, basée à Berne, a reçu un contrat à long terme de la part d’AXA Suisse pour réduire ses émissions de CO2. A partir de 2026 et jusqu’en 2030, l’entreprise devra réduire de 1800 tonnes les émissions de gaz à effet de serre grâce à ses technologies de capture et de minéralisation du dioxyde de carbone, peut-on lire dans un communiqué. Ce projet s’inscrit dans la stratégie d’AXA qui vise à réduire de 43% les émissions de dioxyde de carbone liées à ses activités entre 2019 et 2030. AXA collabore également avec la start-up germano-brésilienne InPlanet, qui devrait éliminer et stocker à long terme un total de 1950 tonnes de CO2 d’ici 2028.

    « En soutenant ces projets, nous contribuons à l’objectif zéro net tout en encourageant les technologies d’avenir et la Suisse en tant que lieu d’innovation », a déclaré Daniela Fischer, Chief Sustainability Officer chez AXA Suisse, citée dans le communiqué.

    Neustark a développé une technologie qui permet de capter le CO2 des installations de biogaz et de le stocker dans du béton de démolition. « Le partenariat avec des entreprises pionnières comme AXA Suisse, qui investissent dans l’élimination durable du CO2, nous aide à faire évoluer le secteur de l’élimination du carbone », explique Lisa Braune, responsable de l’élimination du carbone chez Neustark.

  • La construction en bois, clé de la réduction des émissions de CO2 dans le secteur du bâtiment

    La construction en bois, clé de la réduction des émissions de CO2 dans le secteur du bâtiment

    Le projet de recherche européen TIMBERHAUS a été lancé début novembre à Copenhague, informe l’Empa dans un communiqué. Il est l’un des 19 partenaires issus de dix pays au total qui participent à ce projet financé par l’UE et le Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation pour promouvoir la construction en bois en Europe. En l’espace de quatre ans, il s’agit de développer des technologies et des constructions innovantes en bois qui permettront de réduire considérablement les émissions de CO2 dans le secteur de la construction.

    Le secteur de la construction produit 40% des émissions de CO2 dans le monde, écrit l’Empa. L’utilisation du bois pourrait y remédier. Actuellement, les ressources forestières européennes, composées pour moitié de feuillus, ne sont utilisées que de manière « très inefficace » et limitées à quelques espèces de conifères pour la construction, explique le coordinateur du projet Anders Kjellow de l’Institut technologique danois. « Avec TIMBERHAUS, nous essayons de relever ce défi afin d’augmenter l’utilisation durable du bois dans la construction »

    L’Empa contribue au projet avec des prototypes innovants créés à l’aide d’outils numériques tels que l’apprentissage automatique et l’intelligence artificielle. « Les prototypes serviront d’exemples pratiques de la manière dont nous pouvons utiliser efficacement un plus large éventail de ressources en bois », a déclaré Mark Schubert, chercheur à l’Empa, cité dans le communiqué. « Notre objectif est de fournir au secteur de la construction des produits réalisables et performants qui répondent aux normes de construction actuelles tout en promouvant les principes de l’économie circulaire et en soutenant les objectifs climatiques européens »

  • Énergie renouvelable sur un sol déjà pollué

    Énergie renouvelable sur un sol déjà pollué

    Le fournisseur d’énergie AEW a construit une surface photovoltaïque au sol à Spreitenbach. Selon un communiqué de presse, l’installation solaire nouvellement construite a commencé à fonctionner en septembre 2024 et a été officiellement inaugurée le 26 novembre. Sa puissance installée est de 622 kilowatts-crête. Selon le communiqué, elle permet d’alimenter 140 foyers par an en électricité solaire.

    Il s’agit de la première installation au sol d’AEW. Le fournisseur d’énergie utilise ainsi temporairement sur le site de Spreitenbach une parcelle préexistante qui est devenue une surface libre suite au démantèlement de l’ancien poste électrique en plein air. Selon René Wüst, chef de projet chez AEW Energie AG, « les surfaces en friche et pré-exploitées peuvent être utilisées temporairement de manière judicieuse afin d’apporter une contribution significative à la stratégie énergétique 2050 ».

    La décision a également été motivée par le fait que l’installation, qui comprend 1414 modules solaires, nécessite moins de maintenance et est moins sujette aux pannes. En cas d’extension future du réseau, par exemple par un système de stockage, elle pourrait en outre être « facilement réutilisée, car l’installation photovoltaïque est très facilement démontable », explique-t-on.

  • Kerzers inaugure le chauffage urbain

    Kerzers inaugure le chauffage urbain

    Groupe E a inauguré les 15 et 16 novembre sa nouvelle installation de chauffage urbain à Chiètres en organisant des journées portes ouvertes. Selon un communiqué, l’installation disposera à terme d’une capacité de 31 mégawatts et pourra ainsi produire 61’000 mégawattheures de chaleur par an. La chaleur sera fournie à plus de 90 ménages, à des maraîchers, au Papiliorama et à des bâtiments publics.

    L’installation devrait être chauffée à 90% par des copeaux de bois provenant de la région. Cela permettra d’économiser environ 9000 tonnes de CO2.

    Il s’agit de la troisième plus grande installation de chauffage à distance du fournisseur d’énergie fribourgeois, après celle de Fribourg et de la région Entre-deux-Lacs.

  • Production d’électricité durable pour le canton d’Argovie

    Production d’électricité durable pour le canton d’Argovie

    La nouvelle installation de panneaux photovoltaïques sur le site de Buchenhof à Aarau par le département immobilier d’Argovie(IMAG) du canton d’Argovie devrait apporter une contribution importante à la production d’électricité durable du canton, peut on lire dans un communiqué de presse. Compte tenu du cycle de rénovation à venir des toits plats du site administratif, l’IMAG) a déterminé que Buchenhof offrait de bonnes conditions pour le développement d’installations photovoltaïques sur les toits plats, poursuit le communiqué. Outre l’état des bâtiments, le potentiel de mesures de production d’électricité durable a également été examiné.

    L’extension prévue en 2025 s’inscrit dans la stratégie cantonale energieAARGAU et contribue à économiser l’énergie externe grâce au nombre optimal de modules photovoltaïques défini. Les besoins énergétiques élevés du centre de données cantonal permettront d’atteindre une autoconsommation de 100 pour cent de l’électricité produite par les installations photovoltaïques.

    « Le fait que le Buchenhof puisse à l’avenir utiliser l’électricité produite par l’installation photovoltaïque permet de réduire les coûts d’achat d’énergie. En outre, l’installation contribue de manière importante à l’approvisionnement en énergie climatiquement neutre du canton », a déclaré Markus Dieth, Landammann et chef du département des finances et des ressources, cité dans le communiqué.

    « Immobilier Argovie a également pris en compte la biodiversité lors du développement des installations photovoltaïques », poursuit le conseiller d’État Dieth. Pour préserver les orchidées sauvages sur les toits, le nombre de modules photovoltaïques à installer a été optimisé, a-t-il ajouté.

  • Systèmes énergétiques intelligents pour les bâtiments résidentiels

    Systèmes énergétiques intelligents pour les bâtiments résidentiels

    Lynus a créé Enerfin AG. La nouvelle filiale doit prendre en charge le contracting d’électricité locative, informe l’entreprise technologique de Tuggen, spécialisée dans les systèmes énergétiques pour une utilisation optimale de l’énergie renouvelable, dans un communiqué. Concrètement, Enerfin planifiera, financera, installera et exploitera des installations d’électricité locative. Les propriétaires immobiliers participeront aux bénéfices. La nouvelle entreprise a déjà dans son portefeuille 300 immeubles résidentiels, soit environ 2400 unités d’habitation.

    Enerfin utilise le logiciel et le matériel de Lynus pour optimiser les systèmes énergétiques dans les bâtiments résidentiels. Le logiciel de l’entreprise technologique utilise l’apprentissage automatique « pour prédire et contrôler les flux d’énergie dans le bâtiment, jusqu’à la connexion à notre centrale électrique virtuelle », explique Paul Hauser, CEO d’Enerfin et de Lynus, dans le communiqué. « L’électricité renouvelable est ainsi utilisée de manière optimale »

    En reliant les systèmes énergétiques des immeubles à la centrale électrique virtuelle de Lynus, les propriétaires des immeubles pourraient réaliser un bénéfice plus élevé que dans le cadre d’un contrat d’électricité locative traditionnel, écrit Lynus. En toile de fond, la commercialisation de la flexibilité résultant de la prévision de la production et de la consommation d’énergie via l’apprentissage automatique. « Enerfin combine les avantages pour les locataires et les propriétaires avec les avantages des solutions intelligentes d’électricité locative pour le réseau électrique et le climat, et rend le tout aussi simple que possible pour les utilisateurs du côté des fournisseurs et des consommateurs », conclut Hauser.

  • Développer le stockage d’énergie pour les sources renouvelables

    Développer le stockage d’énergie pour les sources renouvelables

    Primeo Energie veut à l’avenir construire et exploiter des batteries de grande capacité dans toute la Suisse par le biais d’une filiale. Comme l’indique le fournisseur d’énergie de Bâle-Campagne, il a fondé à cet effet, en collaboration avec le fonds Clean Energy Infrastructure Switzerland 3 (CEIS 3), Primeo Battery AG, également basée à Münchenstein.

    Les grandes batteries peuvent compenser les fluctuations de la production d’électricité à partir de sources renouvelables en fonction des conditions météorologiques. Primeo Energie apporte ainsi son expertise dans le développement et la mise en œuvre de projets de transition énergétique et dans la commercialisation de batteries de grande capacité, est-il précisé dans le communiqué.

    CEIS 3 a été lancé conjointement par Swiss Life Asset Management et UBS et s’adresse exclusivement aux investisseurs institutionnels. Lors de son lancement en novembre 2022, il disposait de 772 millions de francs suisses provenant de 38 investisseurs.

  • Extension réussie du réseau de chauffage urbain de Lachen

    Extension réussie du réseau de chauffage urbain de Lachen

    Energie Ausserschwyz AG a terminé les travaux de rénovation et d’extension du réseau de chauffage urbain dans le centre de Lachen. « Nous sommes très heureux et fiers d’avoir atteint cette étape », déclare Philipp Züger, responsable de la construction du chauffage urbain chez Energie Ausserschwyz AG, cité dans un communiqué de l’entreprise. Actuellement, le réseau de chauffage urbain d’Energie Ausserschwyz AG s’étend sur plus de 26 kilomètres.

    Dès l’automne, une quarantaine de clients de Lachen recevront du chauffage à distance de la centrale de chauffage au bois de Galgenen. Cette année, Energie Ausserschwyz a investi environ 15 millions de francs dans l’extension du réseau qui sera mis en place à partir de 2021. L’année prochaine, d’autres zones de Lachen devraient être raccordées. Concrètement, le communiqué mentionne la Neuheimerstrasse, la Zürcherstrasse et le Säntisweg. « Les personnes intéressées peuvent nous contacter », explique Züger. « Nous nous ferons alors un plaisir de déterminer à quel moment un raccordement sera possible »

    Energie Ausserschwyz AG a été fondée en 2020, l’actionnaire principal étant EW Höfe AG de Freienbach SZ. L’entreprise distribue de la chaleur et de l’électricité provenant d’une centrale de chauffage au bois et d’une installation de biogaz situées dans le centre énergétique de Galgenen.

  • Extension du chauffage urbain à Münchenbuchsee

    Extension du chauffage urbain à Münchenbuchsee

    L’entreprise de construction STRABAG de Schlier crée un approvisionnement énergétique moderne pour la commune de Münchenbuchsee grâce à des conduites de chauffage à distance. Selon un communiqué, STRABAG pose environ trois kilomètres de nouvelles conduites de chauffage urbain afin d’étendre le réseau de chauffage urbain de cette commune du Mittelland bernois. Les travaux ont commencé le 9 septembre et la première des quelque 15 étapes est déjà terminée, selon STRABAG. Deux autres étapes suivront d’ici la fin de l’année, précise le communiqué de l’entreprise.

    Concernant le déroulement des travaux, il est précisé que les riverains ayant toujours besoin d’accéder à leur logement et à leur garage, la rue ne peut pas être entièrement fermée pour les travaux. Pour l’installation des conduites de chauffage urbain, près d’un quart de la rue sera ouvert et les conduites seront posées. Après chaque phase de construction, les tranchées seront temporairement remblayées avec de la terre et un revêtement provisoire sera appliqué. Au cours des prochains mois, la terre se tassera. C’est pourquoi, après l’exécution des 15 étapes, le revêtement provisoire sera à nouveau fraisé et une nouvelle couche d’asphalte sera appliquée.

    Selon STRABAG, les travaux de construction seront probablement achevés par l’équipe STRABAG de la construction de voies de communication (VWB) à Berne d’ici décembre 2025. « Jusqu’à présent, nous sommes bien dans les temps et nous devrions terminer le projet dans les temps », déclare Lena Wagner, chef de chantier de VWB Berne.

  • Enerdrape remporte le prix de la durabilité d’AMAG

    Enerdrape remporte le prix de la durabilité d’AMAG

    Enerdrape a reçu une confirmation pour son projet pilote d’efficacité énergétique dans les bâtiments. Selon un communiqué de presse, la jeune entreprise basée à Renens a été désignée gagnante du premier AMAG Sustainability Challenge par le groupe de concessionnaires automobiles AMAG pour une solution de panneaux innovante.

    Le jury d’experts a été convaincu par le premier panneau géothermique au monde qui transforme des espaces souterrains tels que des garages ou des tunnels en sources de chaleur et de froid renouvelables. La chaleur résiduelle qui s’y dégage peut être utilisée pour chauffer et climatiser les locaux situés au-dessus, sans qu’il soit nécessaire de forer et sans contact direct avec le sol, peut-on lire dans l’exposé des motifs.

    Les start-ups 8inks et Exnaton sont arrivées en deuxième et troisième position. Les autres finalistes étaient CarDust et Grensol.

    Helmut Ruhl, CEO du groupe AMAG, n’a pas tari d’éloges sur les solutions présentées. « Sur notre chemin vers la décarbonisation de notre modèle d’entreprise d’ici 2040, nous misons sur l’électromobilité et le photovoltaïque ainsi que sur l’entrepreneuriat et l’innovation. Pour cela, nous avons besoin de nouvelles technologies et de nouveaux modèles commerciaux. c’est pourquoi nous avons organisé pour la première fois en 2024 l’AMAG Sustainability Challenge. Je suis submergé par la résonance et inspiré et enthousiasmé par les idées », est-il cité.

    Pour sa contribution à la réduction des émissions de CO2, Enerdrape reçoit 50 000 francs de l’AMAG Climate Fund ainsi qu’une VW ID.3 brandée pour un an.

  • L’avenir des carburants renouvelables en Suisse

    L’avenir des carburants renouvelables en Suisse

    La Suisse est à la traîne par rapport à des pays comme l’Allemagne en ce qui concerne l’utilisation des énergies renouvelables pour la production de carburants. Mais elle serait bien placée pour rattraper son retard grâce à ses entreprises et ses instituts de recherche actifs dans ce domaine. C’est ce qui ressort des deux journées Power-to-X organisées au JED de Schlier par le Swiss Power-to-X Collaborative Innovation Network(SPIN), Avenergy Suisse et Swissmem. Environ 140 représentants de l’économie, de la science et de la politique, dont le conseiller fédéral Guy Parmelin et la conseillère d’Etat zurichoise Carmen Walker Späh, ont discuté des possibilités de mise à l’échelle de la production Power-to-X.

    Les participants ont souligné que le développement du Power-to-X dépendait de la coopération entre l’industrie, le secteur financier et la recherche et qu’il nécessitait des conditions-cadres appropriées. « L’industrie peut faire une partie du travail, mais la mise sur le marché de nouvelles technologies ne peut se faire sans que les universités et le monde de la finance soient à bord », a par exemple déclaré Patrik Meli, coprésident de SPIN, selon un article de blog consacré au premier jour de la manifestation.

    Markus Bareit, chef de projet pour l’hydrogène à l‘Office fédéral de l’énergie, a fait référence à la stratégie pour l’hydrogène en Suisse que le Conseil fédéral prévoit d’adopter dans les prochaines semaines. De son côté, le canton de Zurich prévoit de créer un centre de compétence pour les carburants d’aviation durables (Sustainable Aviation Fuel, SAF). Le cofondateur de Synhelion, Philipp Furler, a rappelé que la part de SAF devrait être multipliée par cinquante d’ici 2035. Des initiatives régionales font également partie de la transformation, comme l’association pour la décarbonisation de l’industrie à Zoug et le bus à hydrogène qui circule depuis mars à Brugg AG.

    Selon un communiqué de SPIN, les résultats des discussions seront préparés et publiés dans les prochaines semaines.

  • L’essai sur le terrain de l’éolienne verticale a commencé à Brütten

    L’essai sur le terrain de l’éolienne verticale a commencé à Brütten

    Selon un communiqué,Agile Wind Power teste depuis fin octobre à Brütten une version réduite de son éolienne verticale. L’entreprise basée à Dübendorf (ZH) veut ainsi vérifier la technologie de contrôle sur le terrain. Les tests en soufflerie avaient donné des résultats positifs.

    L’installation d’essai constitue une étape importante pour l’entreprise. « C’est une étape importante pour la confiance dans le développement de l’éolienne », déclare Laurenz Zellweger, responsable de la communication chez Agile Wind Power. Les rotors d’une éolienne d’essai grandeur nature à Grevenbroich en Allemagne s’étaient fissurés puis cassés, conséquence, selon Zellweger, de résonances dans le rotor.

    Les rotors de l’éolienne d’Agile Wind Power tournent autour du mât au lieu de tourner autour d’une cicatrice au sommet du mât comme dans les éoliennes traditionnelles. Avec une hauteur de 133 mètres et une longueur de rotor de 65 mètres, le diamètre de la tour de la version A40 n’est que de 40 mètres.

    Agile Wind Power a baptisé sa nouvelle construction Vertical Sky (ciel vertical). Elle devrait permettre de réduire le volume sonore de l’éolienne, de simplifier la logistique de montage et de maintenance et de réduire les coûts d’exploitation. Elle permettrait en outre d’utiliser des sites qui ne se prêtent pas encore à l’énergie éolienne.

    L’essai sur le terrain à Brütten devrait durer environ un an.