Catégorie : Énergie

  • Des panneaux géothermiques dans un parking souterrain fournissent de la chaleur à un complexe résidentiel

    Des panneaux géothermiques dans un parking souterrain fournissent de la chaleur à un complexe résidentiel

    Le parking souterrain du complexe Margencel à Aigle produira désormais de la chaleur propre. Le fournisseur de géothermie Enerdrape et la société immobilière NextImmobilier ont annoncé la mise en service d’une installation qui produira à l’avenir 85 mégawattheures de chaleur par an. Cela permettra de fournir de la chaleur et de l’eau chaude à une cinquantaine d’appartements d’une superficie de 90 mètres carrés.

    Pour ce faire, Enerdrape a installé 332 de ses panneaux géothermiques. Les panneaux de la jeune entreprise créée en 2021 et basée à Renens sont installés dans le sous-sol des bâtiments. Ils y captent l’énergie qui, via une pompe à chaleur, est acheminée vers les bâtiments où elle est utilisée pour le chauffage et la climatisation.

    Le complexe de Margencel comprend cinq bâtiments, soit 5300 mètres carrés de surface commerciale et 103 appartements. « Ce projet s’inscrit dans notre stratégie de réduction de nos émissions de CO2 et d’utilisation de technologies respectueuses de l’environnement », déclare Benjamin Favre, CEO de Next Immobilier, cité dans le communiqué.

    Enerdrape et Next Immobilier souhaitent désormais installer la solution dans d’autres immeubles de la société immobilière basée à Lausanne. « Ensemble, nous posons les bases pour mettre en œuvre cette initiative dans d’autres sites et contribuer ainsi à un avenir durable », a déclaré Margaux Peltier, CEO d’Enerdrape.

  • Bâle investit dans une infrastructure thermique durable

    Bâle investit dans une infrastructure thermique durable

    IWB et le département de la construction et des transports du canton de Bâle-Ville s’attaquent à la construction d’une nouvelle conduite de chauffage urbain dans le quartier de Bachletten. Les travaux de construction doivent débuter le 3 février, informent les deux partenaires dans un communiqué commun. Les travaux sont divisés en cinq étapes qui vont de la Paulusgasse à la Rütimeyerplatz en passant par la Arnold-Böcklin-Strasse et la Therwilerstrasse.

    Dans le cadre de la mise en place de la nouvelle conduite de chaleur, le canton prévoit également de renouveler les conduites d’électricité et d’eau des rues concernées. En outre, il est prévu de « végétaliser et de désenclaver partiellement la surface des rues », indique le communiqué. Pour ce faire, des arbres seront plantés dans de petites cuvettes et les places de stationnement seront aménagées avec des pavés de jointoiement en gazon, afin que l’eau puisse s’infiltrer dans le sous-sol. Le réaménagement de la surface dépend toutefois encore actuellement de l’issue des oppositions en suspens.

    D’ici 2031, IWB devrait également installer des conduites de chauffage à distance et renouveler les canalisations dans d’autres rues du quartier de Bachletten. Les travaux devraient commencer au quatrième trimestre de cette année dans le périmètre de la Kluserstrasse, de la Marschalkenstrasse et du Bernerring.

  • Une maison individuelle chauffée par le minage de bitcoins

    Une maison individuelle chauffée par le minage de bitcoins

    Le premier RY3T ONE chauffe une maison individuelle complète. C’est ce que vient d’annoncer la société RY3T, basée dans le canton de Saint-Gall. Il s’agit d’un chauffage de serveur qui utilise la chaleur résiduelle du minage de bitcoins. Il a été installé par un partenaire installateur, y compris le chauffe-eau et le réservoir tampon.

    « La pertinence du bitcoin augmente de jour en jour », explique RY3T sur son site Internet. « Pour que des millions de personnes aient accès à un système de paiement sécurisé, le minage du bitcoin est nécessaire », poursuit le site. « Nous utilisons la chaleur résiduelle qui en résulte pour chauffer votre maison »

    Selon RY3T, de tels chauffages de serveurs peuvent être plus écologiques que les pompes à chaleur. Premièrement, ils transforment la chaleur résiduelle des ordinateurs en une ressource au lieu de la rejeter simplement dans l’air. Deuxièmement, bien que les pompes à chaleur soient plus efficaces que les chauffages de serveurs, elles ne consomment pas d’électricité supplémentaire pour produire de la chaleur. Et troisièmement, les chauffages de serveurs utilisent la technologie existante et ne nécessitent pas de composants ou de réfrigérants supplémentaires, contrairement aux pompes à chaleur.

    Certains des premiers RY3T ONE seront d’abord installés comme système de chauffage complémentaire. « La raison est que les clients veulent d’abord découvrir l’appareil et faire l’expérience de la chaleur du minage de bitcoins » Une mise à niveau ultérieure en tant que source de chauffage principale est toutefois possible. L’installation elle-même est similaire à celle d’une pompe à chaleur. Dans les semaines qui suivront l’installation initiale, dix autres appareils seront installés et raccordés à des maisons privées.

  • L’installation photovoltaïque sur le toit du stade kybunpark va être agrandie

    L’installation photovoltaïque sur le toit du stade kybunpark va être agrandie

    Galler Stadtwerke (SGSW) a étendu son installation photovoltaïque sur le toit du stade de football kybunpark, domicile du FC Gallen 1879, comme l’indique un communiqué de presse. Une grande partie de l’énergie solaire produite localement – environ 440 000 kilowattheures – est utilisée pour les événements organisés dans le stade. L’inauguration symbolique de l’installation a eu lieu lors du match à domicile du FC Saint-Gall 1879 contre le FC Lausanne-Sport le 26 janvier.

    Le toit est désormais entièrement recouvert de panneaux solaires. La capacité supplémentaire de 572 kilowatts de puissance de pointe permet d’augmenter la quantité d’électricité de 560’000 kilowattheures. La puissance totale de l’installation est désormais de 1 205 kilowatts en période de pointe, ce qui porte la production annuelle d’électricité à plus d’un million de kilowattheures. Cela permettrait à 288 foyers de quatre personnes de couvrir leurs besoins annuels en électricité.

    Grâce à cette augmentation de capacité réalisée conjointement entre septembre 2024 et janvier 2025 par SGSW, Stadion St.Gallen AG et FC St.Gallen Event AG, l’installation conserve son statut de « plus grande installation solaire sur un toit » dans la zone urbaine. Lors de sa mise en service en 2015, l’ancienne installation photovoltaïque était considérée comme la plus grande avec une puissance de pointe de 633 kilowatts et une production de 520 000 kilowattheures par an.

  • Le nouveau centre de données de Genève alimente le réseau de chauffage urbain en chaleur résiduelle

    Le nouveau centre de données de Genève alimente le réseau de chauffage urbain en chaleur résiduelle

    INFOMANIAK, fournisseur paneuropéen de cloud et développeur de technologies web, a inauguré un nouveau centre de données sur son site de Genève, en présence de représentants des autorités et de partenaires du projet. Selon un communiqué de presse, l’électricité consommée par les 10’000 serveurs installés sous terre peut être réutilisée comme énergie de chauffage via le réseau de chauffage urbain. Bien qu’il s’agisse d’une installation à forte consommation d’énergie, le centre de données est ainsi considéré comme un « acteur actif de la récupération d’énergie ».

    Dès novembre 2024, l’électricité consommée dans ce centre de données a commencé à être convertie à 100 % en chaleur et injectée dans le réseau de chauffage urbain du canton. Actuellement, le parc de serveurs utilise 25 pour cent de sa capacité, et d’ici 2028, l’installation devrait fonctionner à plein régime. Le réseau de chauffage urbain devrait alors atteindre une puissance de 1,7 mégawatt. « Cette quantité d’énergie permet de chauffer 6000 foyers Minergie-A par an ou de doucher 20 000 personnes pendant cinq minutes par jour », indique le communiqué.

    Le nouveau centre de données doit modifier la perte actuelle de chaleur résiduelle grâce à un nouveau principe de fonctionnement. Il transmet la chaleur obtenue à partir de l’électricité à une température de 40 à 45 degrés à un échangeur thermique air-eau qui réchauffe un circuit d’eau chaude. Des pompes à chaleur permettent ensuite d’augmenter la température de l’eau afin d’acheminer la chaleur perdue vers le réseau de chauffage urbain.

    Le fait qu’il soit situé sous une zone résidentielle contribue également à l’effet positif sur le climat. Ainsi, aucun impact sur le paysage urbain n’est à craindre. Le projet permettra de relever plusieurs défis importants dans le secteur du cloud et de renforcer l’indépendance technologique de l’Europe.

  • Disentis/Mustér obtient une grande installation photovoltaïque

    Disentis/Mustér obtient une grande installation photovoltaïque

    Axpo Solutions AG de Baden et Bergbahnen Disentis AG veulent réaliser une grande installation photovoltaïque d’une puissance de plus de 10 mégawatts crête sur le territoire de la commune grisonne de Disentis/Mustér. Pour la construction et l’exploitation de l’installation, les deux entreprises partenaires fondent actuellement la société de production d’énergie Ovra Solara Magriel AG, dont le siège est à Disentis/Mustér. Le projet, basé sur l’article 71a de la loi sur l’énergie, appelé Solarexpress, a maintenant reçu l’approbation du gouvernement du canton des Grisons, informe l’administration cantonale dans un communiqué. Les électeurs de Disentis/Mustér avaient déjà donné leur feu vert au plan en 2023.

    L’installation doit être construite sur une zone déjà utilisée par les touristes, à environ 2100 mètres d’altitude. Il est prévu d’installer 20 750 panneaux solaires sur une surface d’environ 13,5 hectares. Les exploitants prévoient une production annuelle d’électricité d’environ 14,6 gigawattheures, dont environ 5,4 gigawattheures en hiver.

  • Refroidissement efficace pour les centres de données et plus encore

    Refroidissement efficace pour les centres de données et plus encore

    Jusqu’à présent, l’utilisation du vent ionique était limitée car le flux d’air était trop faible. L’entreprise a désormais développé de nouvelles électrodes à aiguille et optimisé la forme du boîtier selon l’effet Coandă afin d’amplifier efficacement le flux d’air. Cette combinaison permet de multiplier jusqu’à trois fois la vitesse de l’air tout en réduisant la consommation d’énergie.

    Applications multiples
    Outre le refroidissement des centres de données, la start-up voit un grand potentiel dans d’autres industries, comme les systèmes de séchage et les procédés de purification de l’air. La technologie permet de déplacer l’air avec une différence de pression minimale et pourrait à terme remplacer les ventilateurs traditionnels.

    Sur la voie de la commercialisation
    La start-up a déjà reçu plusieurs prix et est soutenue par Venture Kick, la fondation Gerbert Rüf et le Fonds national suisse. Tout en poursuivant la mise en place de sa propre production, l’entreprise étudie également un modèle de licence. La technologie pourrait contribuer de manière décisive à la réduction de la consommation d’énergie dans différents secteurs.

  • 850 000 euros de capital pour la chaleur non fossile dans l’industrie

    850 000 euros de capital pour la chaleur non fossile dans l’industrie

    SolidWatts a bouclé un tour d’investissement pré-amorçage de 850’000 euros. Comme l’indique dans un communiqué la spin-off du centre de recherche nucléaire genevois, créée en 2022 par d’anciens collaborateurs du CERN, le tour de table a été mené par la société de capital-risque athénienne Evercurious. Le promoteur de start-up bâlois Kickfund et des investisseurs providentiels y ont également participé.

    SolidWatts utilise le chauffage diélectrique, également connu sous le nom de chauffage par micro-ondes, radiofréquence ou haute fréquence, pour fournir de la chaleur non fossile aux processus industriels. La chaleur est générée dans un matériau par un champ électromagnétique alternatif.

    Selon l’entreprise, il s’agit d’une « méthode incroyablement efficace pour générer de la chaleur pour les processus industriels tels que le séchage, le durcissement, le soudage, le moulage et la transformation chimique des matériaux ». La technologie d’amplificateur de puissance à semi-conducteurs de l’entreprise a atteint « des niveaux de performance et d’efficacité inégalés à ce jour ». Le CERN dispose de l’installation la plus importante et la plus puissante au monde d’un tel amplificateur de puissance à semi-conducteurs.

    Comme l’explique le PDG et cofondateur de SolidWatts, le Dr Markus Aicheler, dans le communiqué, les nouveaux capitaux issus de ce tour d’investissement permettront à SolidWatts « d’accélérer le développement et le déploiement de notre technologie et d’aider l’industrie à réduire considérablement sa dépendance aux combustibles fossiles et à réduire drastiquement les émissions de CO2 ». Pour ce faire, l’entreprise entend atteindre des niveaux de puissance de l’ordre du mégawatt pour ses produits.

  • L’IA offre aux entreprises des opportunités en matière de lutte contre le changement climatique

    L’IA offre aux entreprises des opportunités en matière de lutte contre le changement climatique

    L’intelligence artificielle offre de nombreux outils permettant aux entreprises d’améliorer leur protection climatique et d’adapter leurs activités au changement climatique. C’est ce que montre un livre blanc élaboré par l’association swisscleantech en collaboration avec la société de conseil Accenture. Le document propose à la fois une méthodologie pratique pour l’analyse par les entreprises de leurs propres mesures et un aperçu détaillé du marché.

    Des représentants d’entreprises actives en Suisse montrent quels outils d’IA elles utilisent déjà. Ainsi, Swisscom utilise la solution de 42hacks, basée à Trogen AR, pour optimiser la mobilité de ses collaborateurs grâce à l’analyse par IA de leurs données de téléphonie mobile. Les algorithmes de viboo, basé à Dübendorf (ZH), permettent de contrôler intelligemment les thermostats et les chauffages.

    Siemens a fait du campus de Siemens Smart Infrastructure à Zoug, qui sera achevé en 2023, un projet phare de la durabilité des bâtiments, neutre en termes de climat. Au cœur de ce projet se trouve la plateforme de construction numérique Building X, qui fait partie de Siemens Xcelerator.

    Google et SAP évoquent également dans le livre blanc leurs mesures basées sur l’IA pour lutter contre le changement climatique.

    L’application à grande échelle de l’IA va augmenter la demande en énergie des centres de données. Leur part dans la consommation électrique mondiale pourrait passer de 1 à 2 % actuellement à 10 % d’ici 2030. Le livre blanc montre également comment leur efficacité énergétique peut être améliorée. « L’utilisation de l’IA et d’autres mesures d’efficacité permettent déjà d’atténuer en partie la hausse de la consommation d’électricité », déclare Michael Mandl, co-directeur de swisscleantech, cité dans un communiqué relatif au livre blanc. « Mais pour cela, des efforts réglementaires et politiques supplémentaires sont nécessaires »

    De manière générale, swisscleantech souligne les opportunités offertes par l’IA. « Notre analyse a montré que l’IA offre déjà un énorme potentiel pour aider les entreprises à atteindre leurs objectifs climatiques », a déclaré le coprésident Fabian Etter.

  • Une solution numérique facilite la rénovation des bâtiments pour les propriétaires

    Une solution numérique facilite la rénovation des bâtiments pour les propriétaires

    L’HEV coopère avec Scandens. Cette entreprise, fondée en 2021 en tant qu’émanation de l’Ecole polytechniquefédérale de Zurich(EPFZ), a lancé il y a environ un an et demi un logiciel permettant de planifier et de réaliser plus facilement des rénovations énergétiques de bâtiments. Grâce à la coopération avec la HEV Zurich, le logiciel Scandens est pour la première fois également disponible pour les propriétaires privés.

    L’application Internet de Scandens, basée sur l’intelligence artificielle, leur permet de vérifier si des mesures d’assainissement, et si oui lesquelles, sont économiquement et écologiquement raisonnables. Selon l’entreprise, les algorithmes d’apprentissage automatique utilisés ont été développés à l’ETH et au Massachusetts Institute of Technology. Le logiciel les combine avec les dernières techniques de modélisation énergétique pour les jumeaux numériques et les normes de planification officielles.

    Selon un communiqué de Scandens, le logiciel affiche plus de 500 combinaisons de rénovation et crée un plan qui sert de base à la mise en œuvre. « Notre mission est d’augmenter les taux de rénovation en Suisse et d’aider activement les propriétaires à augmenter la valeur de leurs biens immobiliers », a déclaré Diego Sigrist, cofondateur de Scandens, cité dans le communiqué.

    Selon Albert Leiser, directeur de l’HEV, l’association souhaite, par le biais de cette offre, mettre à disposition « une solution pratique et orientée vers l’avenir » : « Avec Scandens, nous pouvons proposer à nos membres une aide à la planification numérique très fondée, qui permet de gagner du temps et favorise les décisions durables »

  • Les énergies renouvelables conservent une part importante dans l’électricité et le chauffage

    Les énergies renouvelables conservent une part importante dans l’électricité et le chauffage

    La transition de l’approvisionnement énergétique suisse vers les sources renouvelables ne progresse que lentement. C’est ce que montre la septième étude de référence de l’Office fédéral de l’énergie(OFEN), à laquelle ont participé cette fois 111 fournisseurs d’énergie de toute la Suisse.

    Par rapport à la sixième étude, la part des énergies renouvelables stagne à un peu plus de 80% pour l’électricité, à un peu moins de 10% pour la chaleur et à un peu moins de 10% pour le gaz en 2021/22 chez les fournisseurs participants. Quatre fournisseurs ont déjà atteint les objectifs pour l’électricité avec plus de 90%, dont Energie Wasser Bern(ewb) et les Services Industriels de Genève avec 95% et Eniwa à Aarau et EWZ à Zurich avec 94%. Pour la chaleur, EWZ est en tête avec 95 pour cent et Energie Uster et Eniwa avec 92 pour cent de réalisation des objectifs chacune. Pour l’approvisionnement en gaz, seules ewb et Technische Betriebe Glarus, avec 88%, dépassent les 80% de réalisation des objectifs.

    La numérisation est un défi majeur pour les petits fournisseurs. Un quart d’entre eux n’ont même pas de stratégie en la matière. Une petite moitié a une stratégie, mais pas d’objectifs concrets.

    Les mesures d’efficacité énergétique ne sont pas non plus à la hauteur. Seuls 45% des fournisseurs d’électricité participants ont déjà une stratégie avec des objectifs quantifiés.

    Selon un communiqué de l’OFEN sur l’étude, le benchmarking lui-même a contribué au transfert de connaissances dans le secteur par le biais de webinaires, de manifestations et de matériel d’information.

  • Recherche sur le béton comme réservoir de carbone

    Recherche sur le béton comme réservoir de carbone

    Des chercheurs du Laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche(Empa), avec le groupe de travail Mining the Atmosphere, veulent éliminer le dioxyde de carbone excédentaire de l’atmosphère en grandes quantités. Selon un communiqué, 5 à 10 milliards de tonnes de carbone pourraient ainsi être utilisées chaque année comme granulats pour béton. Cela suffirait à stocker durablement le CO2 excédentaire en l’espace de 100 ans après la transition énergétique et à ramener ainsi l’atmosphère à un niveau compatible avec le climat. On estime qu’il s’agit de 400 milliards de tonnes de carbone, soit l’équivalent de 1500 milliards de tonnes de CO2.

    Cependant, la mise en œuvre nécessite un surplus d’énergie renouvelable. C’est la seule façon de transformer le dioxyde de carbone en méthane ou en méthanol, puis de le transformer en polymères, en hydrogène ou en carbone solide. « Ces calculs sont basés sur l’hypothèse qu’il y aura suffisamment d’énergie renouvelable disponible après 2050 », explique Pietro Lura, directeur du département Béton et asphalte de l’Empa, cité dans le communiqué.

    Mais la quantité de matériaux de construction nécessaire au niveau mondial dépasse de loin l’excédent de carbone dans l’atmosphère « Même si l’on dispose de suffisamment d’énergie renouvelable, la question centrale reste de savoir comment stocker ces énormes quantités de carbone à long terme », poursuit Lura. Les chercheurs pensent que la production de carbure de silicium, qui peut être utilisé comme charge dans les matériaux de construction et la production d’asphalte, est une solution. Cela permettrait de fixer le carbone à long terme et d’avoir d’excellentes propriétés mécaniques. Lura qualifie toutefois la production d’extrêmement gourmande en énergie. La fabrication nécessite encore d’importantes recherches sur les matériaux et le traitement pour la rendre économiquement viable.

  • Meyer Burger se sépare de sa filiale de métrologie Pasan

    Meyer Burger se sépare de sa filiale de métrologie Pasan

    Meyer Burger est confronté à de grands défis et mise sur une restructuration complète. Dans le cadre de ces mesures, l’entreprise a vendu sa filiale à 100% Pasan SA, basée à Neuchâtel. La transaction a été finalisée le 27 janvier 2025.

    Aucune information sur l’acheteur et le prix d’achat
    L’entreprise n’a donné aucune information sur l’acheteur ou les détails financiers. Il a simplement été confirmé que la vente faisait partie des mesures d’assainissement en cours.

    Un pionnier de la technologie de mesure solaire
    Pasan est spécialisé dans la technologie de mesure de haute précision utilisée dans la production de cellules et de modules solaires. L’entreprise a été fondée il y a plus de 40 ans et compte parmi les leaders du marché dans ce domaine. En Suisse, elle emploie une trentaine de collaborateurs et d’apprentis. En outre, l’entreprise dispose d’une équipe de service à Shanghai qui s’occupe des clients internationaux.

    Regard vers l’avenir
    Avec la vente de Pasan, Meyer Burger continue de se concentrer sur sa stratégie principale. Le secteur attend avec impatience de voir quelles autres mesures l’entreprise prendra dans le cadre de sa réorientation.

  • L’IA accélère les cellules solaires en pérovskite pour le marché de masse

    L’IA accélère les cellules solaires en pérovskite pour le marché de masse

    Les cellules solaires en pérovskite atteignent déjà des rendements de plus de 26%, tout en étant légères, flexibles et peu coûteuses à produire. Elles sont considérées comme une alternative prometteuse aux modules traditionnels en silicium. Cependant, des défis tels que la stabilité à long terme et l’évolutivité font encore obstacle à leur utilisation industrielle.

    L’IA, clé de l’optimisation de la production
    L’Institut de technologie de Karlsruhe (KIT) étudie comment l’apprentissage automatique peut améliorer le processus de fabrication des cellules pérovskites. Des modèles d’apprentissage en profondeur analysent les propriétés des matériaux en temps réel et optimisent les paramètres pour une efficacité maximale.

    Détecter les défauts avant qu’ils ne se produisent
    À l’aide de techniques d’imagerie in situ, l’IA surveille la formation des couches minces et détecte les défauts à un stade précoce. Cela permet de corriger immédiatement les écarts de processus et d’éviter les productions de rejets coûteuses.

    Simulations pour une efficacité maximale
    Les simulations basées sur l’IA permettent d’adapter avec précision les conditions de production. Le contrôle du temps de trempe sous vide, en particulier, joue un rôle crucial. L’IA optimise ce processus afin de garantir la meilleure structure de matériau possible.

    La voie vers la commercialisation
    L’étude du KIT montre que l’IA est un moteur essentiel pour le développement du photovoltaïque à base de pérovskite. Cette technologie pourrait révolutionner le marché de l’énergie solaire et devenir industrialisable plus rapidement que jamais grâce à l’IA.

  • La centrale électrique de Saas Almagell doit produire toute l’électricité en hiver grâce à un barrage plus haut

    La centrale électrique de Saas Almagell doit produire toute l’électricité en hiver grâce à un barrage plus haut

    Selon un communiqué, Kraftwerke Mattmark AG a fait étudier la faisabilité d’un rehaussement de 3 et 10 mètres de son barrage. Selon une étude préliminaire, une surélévation de 10 mètres permettrait de transférer la totalité de la production d’électricité actuelle de 60 gigawattheures en hiver. Le volume de retenue du lac augmente alors de 18 pour cent. Aucune nouvelle prise d’eau ou conduite d’alimentation n’est nécessaire. L’investissement s’élève à 83 millions de francs. Les travaux dureraient quatre ans.

    Le coactionnaire Axpo de Baden a réalisé l’étude préliminaire pour le compte de l’entreprise exploitante. Axpo élabore maintenant également l’avant-projet technique et le rapport d’impact sur l’environnement. Parallèlement, des représentants des parties prenantes de la population, de la protection de l’environnement et du tourisme seront impliqués dans des groupes d’accompagnement.

    Outre Axpo, qui détient 38,88% des parts de la société, CKW, filiale d’Axpo, en détient 27,78%, FMB et la ville de Sion 11,11% chacune, ainsi que ewl et la ville de Sierre 5,56% chacune. L’exploitation complète de la centrale construite dans la vallée de Saas à partir de 1958 a débuté en 1969.

    Actuellement, elle produit environ 33 gigawattheures d’électricité pendant le semestre d’hiver et 28 gigawattheures pendant le semestre d’été.

  • Coopération pour un approvisionnement énergétique durable à Arlesheim, Münchenstein et Reinach

    Coopération pour un approvisionnement énergétique durable à Arlesheim, Münchenstein et Reinach

    Primeo Energie et uptownBasel approfondissent leur collaboration. Les deux entreprises de Bâle-Campagne ont signé fin décembre 2024 « deux contrats importants », explique Primeo Energie dans un communiqué. Ils ont notamment pour objectif d’utiliser la chaleur résiduelle générée sur le site du centre de compétences pour l’industrie 4.0 à Arlesheim pour chauffer des milliers de logements dans les communes environnantes d’Arlesheim, Münchenstein et Reinach.

    Pour ce faire, le partenaire d’uptownBasel, Primeo Energie, met à disposition à long terme le bâtiment 4. Le fournisseur d’énergie basé à Münchenstein y installera la centrale de transfert pour la chaleur résiduelle du centre de compétences. Le deuxième contrat porte sur le réseau de terrain. Primeo Energie est responsable de la gestion et de l’entretien du réseau sur le site de 75 000 mètres carrés du centre de compétences. Le réseau de site comprend entre autres des lignes à haute et moyenne tension pour l’approvisionnement en énergie du site et de ses neuf bâtiments.

  • Un nouveau centre énergétique pour la vallée de la Limmat

    Un nouveau centre énergétique pour la vallée de la Limmat

    Une équipe dirigée par le bureau d’architectes Penzel Valier AG de Zurich a remporté le mandat d’étude pour le centre énergétique de la vallée de la Limmat(LEZ) de Limeco, comme l’indique un communiqué de presse. Ce projet, que Limeco qualifie de projet de génération, comprend la construction d’une nouvelle usine de traitement des ordures ménagères (UTOM) et l’extension de la station d’épuration des eaux usées (STEP) de Dietikon. Limeco y produira de l’énergie neutre en CO2 pour la vallée de la Limmat à partir de déchets et d’eau.

    Selon Limeco, le mandat d’étude visait à développer un concept global dans lequel la LEZ s’intègre dans son environnement et prend en compte les différentes exigences des zones environnantes. Parallèlement, le projet doit pouvoir être facilement aménagé et transformé.

    Selon Stefano Kunz, président du conseil d’administration de Limeco et président du comité d’évaluation, le projet gagnant « fait la transition entre la zone industrielle de Silbern et la plaine alluviale ». Il réunit « de manière cohérente et rigoureuse les exigences sociales, locales et opérationnelles » et crée ainsi une grande valeur ajoutée.

    L’UIOM arrivera en fin de vie d’ici 2034 et devra donc être reconstruite. La STEP doit être agrandie d’ici 2050. Limeco affirme que, lors de la planification du projet, elle s’engage à dialoguer avec ses communes hôtes, la population, le canton et les organisations de protection de la nature et de l’environnement. Le résultat du processus participatif lancé en 2020 est documenté dans deux livres blancs. Il a servi de base au mandat d’étude.

    Les ébauches de projet des six équipes au total qui ont tenté d’obtenir le mandat d’étude seront mises à la disposition du public les 18 et 19 janvier ainsi que le 1er février à la Heimstrasse 46, 8953 Dietikon.

  • Une éolienne innovante entre en phase de test

    Une éolienne innovante entre en phase de test

    VentoStream finalise actuellement la version bêta du premier prototype à haute échelle de ses éoliennes d’un nouveau genre et prévoit une phase de test cette année. La société, fondée en 2023, a mis au point une technologie qui s’appuie sur près de douze années de développement. VentoStream décrit ses éoliennes comme un « produit innovant pour produire de l’électricité à partir du vent sans effets secondaires ».

    Selon l’entreprise, les turbines VentoStream éliminent de nombreux inconvénients des éoliennes à hélice conventionnelles : elles sont plus petites et plus légères, ce qui les rend plus faciles à transporter et à installer. De plus, elles ont un impact nettement moindre sur le paysage et sont silencieuses. « Elles éliminent ainsi pratiquement tous les motifs d’opposition aux parcs éoliens », explique VentoStream. De plus, elles sont principalement composées d’aluminium et de cuivre recyclables. En revanche, les pales des éoliennes traditionnelles ne sont pas recyclables.

    La technologie VentoStream est basée sur la mécanique des fluides classique, l’aérodynamique et la technologie moderne des turbines. Elle se compose de différentes unités de système qui, lorsqu’elles sont combinées, devraient produire beaucoup plus de puissance que les éoliennes à hélice conventionnelles. VentoStream cite comme utilisateurs potentiels les entreprises qui souhaitent produire leur propre électricité, les centrales électriques, les pouvoirs publics, les remontées mécaniques et les exploitants de pistes, les chemins de fer et les sociétés d’énergie solaire.

    La phase de test en deux étapes devrait débuter à l’été 2025. Selon les informations de l’entreprise, les premiers tests seront effectués sur un site dans la région de Bâle. Il s’agira d’optimiser la fonctionnalité et de valider la caractéristique de puissance. « Dans un deuxième temps », explique le PDG Manuel Bernsau, « nous souhaitons tester l’éolienne sur un site des hautes Alpes ».

  • Le Prix suisse de l’énergie récompense les innovations en matière de technologie et de durabilité

    Le Prix suisse de l’énergie récompense les innovations en matière de technologie et de durabilité

    L’OFEN récompensera les projets gagnants du prix de l’énergie Watt d’Or 2025 le 9 janvier au soir au centre de congrès Kursaal à Berne. Le Watt d’Orn’est pas doté. Ce concours, qui en est déjà à sa 18e édition, décerne des trophées en forme de boule de neige dans les catégories suivantes : technologies énergétiques, énergies renouvelables, mobilité efficace sur le plan énergétique et bâtiments et espace. En outre, l’OFEN décerne cette année un prix spécial à quatre projets, informe l’OFEN dans un communiqué.

    Dans la catégorie Technologies énergétiques, la pompe à chaleur à accumulation par sorption SeasON, développée par la Haute école de Lucerne et Matica AG de Kaltenbach TG, a remporté la victoire. Dans la catégorie des énergies renouvelables, la boule de neige a été attribuée à l’installation agri-photovoltaïque d’ewb chez Lubera AG à Buchs SG, qui peut utiliser la lumière du soleil à la fois pour la croissance des plantes et pour la production d’électricité. Le tunnel Elektropower de Galliker Transport AG à Altishofen LU a remporté la catégorie Mobilité efficace sur le plan énergétique. Il a été développé en collaboration avec Fent AG de Seon AG, Thomas Lüem Partner AG de Baar ZG et CKW AG de Lucerne. Le mini-réseau de chaleur de l’entreprise énergétique bâloise IWB a reçu le Watt d’Or dans la catégorie Bâtiment et espace.

    Quatre projets de la coopérative Elektra à Jegenstorf BE, du Groupe E de Fribourg, du gestionnaire de réseau de distribution tessinois Azienda Elettrica di Massagno ainsi que des entreprises électriques du canton de Zurich et de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich ont reçu un prix spécial du jury pour des tarifs de réseau innovants. Au total, 40 projets étaient en lice pour le Watt d’Or de cette année.

  • Extension de l’approvisionnement en électricité dans les Grisons

    Extension de l’approvisionnement en électricité dans les Grisons

    La société grisonne Repower AG a annoncé une extension de sa zone de distribution. Comme le producteur d’électricité, le gestionnaire du réseau de distribution et le négociant en énergie, dont le siège est à Poschiavo, l’a annoncé par communiqué de presse, de nouvelles communes de la région de Misox et du Val Calanca achèteront leur électricité à Repower à partir de 2027.

    Selon les plans d’extension, Buseno et Cama ainsi que la société d’électricité Media Mesolcina Energia, qui approvisionne les communes de Grono, Lostallo et Soazza, seront approvisionnées par la filiale de Repower Moesano SA, dont le siège est à Grono.

    Cette décision est motivée par les tarifs élevés de l’électricité dans la Moesa. Selon le communiqué, ils sont parmi les plus élevés des Grisons. Le moment du changement est lié aux contrats de fourniture d’énergie, qui ne prendront fin que fin 2027. Repower prévoit de minimiser les coûts dans les communes mentionnées dès 2026 via un soutien à l’achat d’électricité à hauteur de 5 centimes/kilowattheure.

    « Comme Repower produit l’électricité qu’elle fournit dans ses propres centrales, les coûts de production constituent la base du tarif énergétique », explique-t-on. Cela assure aux consommateurs d’électricité un « prix de l’électricité stable à long terme, qui n’est pas exposé à la volatilité des marchés ».

  • Revêtement thermo-réfléchissant pour les bâtiments à haute efficacité énergétique

    Revêtement thermo-réfléchissant pour les bâtiments à haute efficacité énergétique

    La société HeiQ, basée à Schlieren et spécialisée dans les technologies textiles et les synbiotiques, présentera son revêtement thermo-isolant Xpectra au salon BAU 2025, qui se tiendra à Munich du 13 au 17 janvier. Selon un communiqué, ce revêtement transparent réfléchissant la chaleur pour les murs améliore l’efficacité énergétique dans les bâtiments.

    Le revêtement, proposé sous forme de solution à pulvériser, améliore le coefficient de transmission thermique jusqu’à 25 pour cent, ajoute le communiqué. La valeur U est le coefficient de transmission thermique et indique le flux de chaleur à travers un élément de construction en fonction de la différence de température entre le côté chaud et le côté froid.

    Selon l’entreprise de Schlierem, HeiQ Xpectra offre à l’industrie du bâtiment de grands avantages en matière de technique d’isolation thermique. L’objectif est d’obtenir un excellent effet isolant grâce à un revêtement mural simple et économique. Cela permettra aux maisons d’atteindre une consommation d’énergie réduite qui répondra aux exigences strictes de la directive européenne sur la performance énergétique des bâtiments et contribuera à ce que les bâtiments de l’UE deviennent climatiquement neutres d’ici 2050.

    Outre les revêtements muraux, HeiQ Xpectra peut également être utilisé pour le chauffage transparent, la gestion des signatures, l’électronique imprimée et plus encore. HeiQ Xpectra pourrait ainsi transformer de nombreux secteurs.

    HeiQ est une émanation de l’Ecole polytechniquefédérale de Zurich(EPFZ). Elle est basée au centre d’innovation et de jeunes entrepreneurs IJZ et est membre de Start Smart Schlieren.

  • Une solution d’IA optimise les installations solaires

    Une solution d’IA optimise les installations solaires

    SmartHelio a développé une solution de diagnostic prédictif basée sur l’intelligence artificielle (IA) pour les installations photovoltaïques et l’a lancée sur le marché début 2024. Elle s’appelle Autopilot. Depuis, cette plateforme de contrôle, d’exploitation et de maintenance des centrales solaires a permis, selon le fabricant, d’optimiser l’efficacité de 218 de ces installations de plus de 2 gigawatts-crête. Leur puissance a pu être augmentée de 8 % en moyenne.

    Selon les informations fournies, le système enfichable, avec plus de 50 algorithmes propriétaires, offre une précision de 95% dès le premier jour pour la détection des erreurs avant qu’elles n’affectent la performance. En moyenne, SmartHelio indique que le processus de diagnostic en un temps identifie des pertes d’énergie récupérables allant jusqu’à 7 pour cent. La qualité des données est améliorée de plus de 98%.

    La durée de vie est augmentée de huit ans, la production d’énergie solaire de 10 % et le retour sur investissement de 600 %. Surtout, Autopilot réduit considérablement les temps de diagnostic, selon le PDG et fondateur Govinda Upadhyay : « De 358 heures à seulement 3 heures, la technologie nous aide à redéfinir le diagnostic et à faire gagner du temps aux exploitants d’installations solaires » L’entreprise prévoit d’étendre ses domaines d’application au stockage sur batterie et au commerce de l’énergie, afin de contribuer à la transition énergétique dans le monde entier.

    SmartHelio est une spin-off de l’École polytechnique fédérale de Lausanne, basée dans le canton de Vaud et disposant d’une antenne dans l’Uttar Pradesh, en Inde. La société, fondée en 2019, présenterasa technologie au World Future Energy Summitdu 14 au 16 janvier 2025. Elle est l’un des huit exposants du SWISS Pavilion dans le cadre de l’Abu Dhabi Sustainability Week.

  • Les piles fongiques la source d’énergie

    Les piles fongiques la source d’énergie

    Les composants de la pile fongique sont fabriqués par impression 3D. Pour ce faire, les cellules fongiques sont directement intégrées dans l’encre d’impression. Cette encre spéciale, développée à base de cellulose, favorise la croissance des champignons tout en étant conductrice d’électricité. Le processus de fabrication est très exigeant. L’encre doit être biodégradable, facile à extruder et riche en nutriments, sans endommager les cellules sensibles des champignons.

    Applications et potentiel
    Bien que la pile fongique ne produise que de faibles quantités d’électricité, elle est suffisante pour alimenter des capteurs dans l’agriculture ou la recherche environnementale pendant plusieurs jours. Il suffit d’ajouter de l’eau et des nutriments pour activer la pile sur le lieu d’utilisation. Après utilisation, les matériaux se décomposent d’eux-mêmes sous l’action des champignons.

    Défis et projets d’avenir
    Travailler avec des matériaux vivants nécessite des connaissances interdisciplinaires en microbiologie, science des matériaux et ingénierie électrique. Les chercheurs prévoient d’améliorer les performances et la durée de vie de la pile fongique et d’étudier d’autres espèces de champignons pour fournir de l’électricité. L’objectif est de développer une source d’énergie encore plus efficace et durable.

    Biotechnologie verte avec le bois et les champignons
    Le bois, une matière première renouvelable, est également utilisé par l’Empa pour des applications innovantes. Outre la pile de champignons, des capteurs environnementaux et de l’électronique verte à base de fibres de cellulose y sont créés. Ces projets encouragent une utilisation durable du bois et des champignons dans la science des matériaux et contribuent à la transition énergétique.

  • Une histoire à succès de centrales électriques sur balcon en Allemagne

    Une histoire à succès de centrales électriques sur balcon en Allemagne

    En 2024, l’Allemagne a connu un doublement impressionnant des centrales électriques de balcon. Selon l’Agence fédérale des réseaux, plus de 780’000 installations sont désormais enregistrées, avec une puissance combinée de près de 0,7 gigawatt. Le chiffre record de l’année précédente de plus de 430’000 nouveaux appareils, pourrait encore augmenter en raison d’inscriptions tardives. Selon les prévisions, la millionième centrale sur balcon pourrait être installée dès le premier semestre 2025.

    La législation et la technique encouragent le développement
    Le boom est largement soutenu par une amélioration de la législation. Depuis l’automne 2023, les bailleurs et les propriétaires d’appartements sont tenus d’approuver systématiquement l’installation de centrales électriques sur balcon. Parallèlement, la baisse des prix et l’élargissement du choix de modèles performants ont considérablement facilité l’accès à sa propre énergie solaire. Il devient ainsi intéressant pour un nombre croissant de personnes d’apporter leur propre contribution à la transition énergétique.

    Stabilité malgré les incertitudes politiques
    Même un éventuel changement de gouvernement après les élections fédérales ne devrait pas stopper la tendance. Selon Carsten Körnig, directeur général de l’association allemande de l’industrie solaire, il existe un consensus entre tous les partis pour continuer à améliorer les conditions générales des centrales électriques sur balcon. La débureaucratisation et la réduction des coûts restent des objectifs essentiels pour permettre aux locataires et aux propriétaires d’appartements de jouer un rôle actif dans la transition énergétique.

    L’Allemagne, un modèle international
    Avec plus de 780 000 installations, l’Allemagne est le marché phare des centrales électriques sur balcon. Le modèle allemand attire l’attention internationale, car les normes réglementaires et techniques y favorisent une utilisation sûre. Cette réussite pourrait inspirer d’autres pays pour créer leur propre cadre de transition énergétique.

    Différences régionales dans le développement
    Un coup d’œil sur les Länder montre de grandes différences dans la répartition. La Rhénanie-du-Nord-Westphalie est en tête avec 157 000 installations, suivie de la Bavière avec 119 000. La Basse-Saxe et le Bade-Wurtemberg enregistrent chacun environ 103 000 centrales au balcon. En bas de l’échelle, on trouve les villes-États de Brême et de Hambourg, ainsi que la Sarre, avec moins de 10’000 installations chacune.

  • Industrie climatiquement neutre – Vision 2026

    Industrie climatiquement neutre – Vision 2026

    Créée en 2022, l’Association pour la décarbonisation de l’industrie a pour objectif de réduire au maximum les émissions grâce à une technologie innovante. En première ligne se trouve le procédé de pyrolyse du méthane, qui permet d’utiliser l’énergie sans émissions en séparant l’hydrogène du méthane. Le carbone restant est utilisé comme ressource, par exemple comme humus dans l’agriculture ou comme matériau de construction, ce qui permet de fixer le carbone à long terme.

    Collaboration entre l’économie, la recherche et la politique
    Sans la collaboration de 16 entreprises de premier plan, de l’Empa et de la politique du canton de Zoug, le projet ne serait guère réalisable. Ensemble, ils contribuent au développement et à la mise à l’échelle du procédé de pyrolyse, qui devrait passer de la taille du laboratoire à celle de l’industrie d’ici 2026. Les partenaires apportent un financement de plus de 8 millions de CHF et envoient ainsi un signal fort en faveur de la décarbonisation de l’industrie.

    Pyrolyse du méthane Réduction des émissions de CO2
    L’association se concentre sur la pyrolyse du méthane, un procédé qui permet de minimiser les émissions de CO2 lors de l’utilisation du gaz naturel. Au lieu de la combustion traditionnelle, l’hydrogène est obtenu à partir du méthane, tandis que le carbone se présente sous forme solide et ne génère donc pas d’émissions. Cette technologie pourrait permettre d’économiser jusqu’à 270 g de CO2 par kilowattheure produit, ce qui en fait une clé potentielle pour atteindre les objectifs zéro net d’ici 2050.

    Un écosystème durable sans déchets
    L’association travaille à la création d’un écosystème qui tire le meilleur parti de tous les composants du processus. En adoptant une approche circulaire, l’objectif est de réutiliser efficacement non seulement l’hydrogène, mais aussi le carbone et la chaleur résiduelle afin d’éviter les déchets. Cette stratégie holistique crée un modèle qui s’inscrit idéalement dans un avenir respectueux du climat.

    Adhésion à l’association pour la décarbonisation de l’industrie
    Les entreprises qui s’engagent pour un avenir climatiquement neutre de l’industrie et qui souhaitent bénéficier des connaissances de l’association peuvent devenir membres. L’association est exonérée d’impôts et les dons sont déductibles dans le canton de Zoug. Les membres gagnent l’accès à des connaissances avancées et soutiennent une initiative qui pose les bases d’une industrie sans émissions
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  • Une nouvelle entreprise renforce l’approvisionnement local en électricité à Buttisholz et dans ses environs

    Une nouvelle entreprise renforce l’approvisionnement local en électricité à Buttisholz et dans ses environs

    (CONNECT) Dorfstrom AG, dont le siège est à Buttisholz, a commencé ses activités le 1er janvier 2025. Selon un communiqué, l’inscription au registre du commerce a eu lieu le 3 décembre 2024. La nouvelle entreprise veut donner des impulsions à l’approvisionnement local en énergie à Buttisholz et dans d’autres communes, indique le communiqué.

    Un site Internet spécifique, mis en ligne dès le début de l’activité, fournit des informations sur le projet et la coopération prévue entre les producteurs d’énergie locaux et une plate-forme de collaboration. « Le site web est un point de contact central pour informer les habitants de Buttisholz et d’ailleurs sur nos objectifs et nos offres », déclare Oscar Küng, président du conseil d’administration de Dorfstrom AG.

    Avec l’inscription au registre du commerce, une étape importante a été franchie pour repenser l’approvisionnement local en électricité et faire avancer activement le tournant énergétique à Buttisholz, explique-t-on chez Dorfstrom AG. L’entreprise met l’accent sur la promotion des regroupements virtuels pour l’autoconsommation (vZEV) et le développement de communautés électriques locales (LEGs). L’objectif est d’utiliser l’électricité produite localement directement dans la communauté concernée. Cela renforce la valeur ajoutée locale et réduit la dépendance vis-à-vis des grands fournisseurs d’énergie.

    Dorfstrom AG organise le commerce local de l’électricité afin d’assurer une distribution efficace et met en relation les producteurs et les acheteurs. Elle veut planifier, construire et exploiter des installations d’énergie renouvelable, des installations solaires aux installations de biogaz en passant par des projets éoliens locaux. Elle souhaite également stocker l’électricité afin de compenser les fluctuations et de garantir la sécurité de l’approvisionnement. Dorfstrom AG entend soutenir les projets énergétiques locaux par le biais d’investissements et de partenariats.

  • La planification du nouveau centre énergétique de Dietikon progresse

    La planification du nouveau centre énergétique de Dietikon progresse

    Limeco, l’usine régionale de la vallée de la Limmat dont le siège est à Dietikon, présente six projets pour son nouveau centre énergétique. Selon une annonce, une exposition publique aura lieu à cet effet le week-end des 18 et 19 janvier de 14 à 17 heures au siège de Limeco à Dietikon. Elle sera également ouverte le samedi 1er février. Les « projets d’avenir » pour la nouvelle usine de traitement des ordures ménagères (UTOM) et la station d’épuration des eaux usées (STEP) seront présentés.

    Six équipes issues des disciplines de l’architecture, de l’architecture paysagère et du génie civil avaient développé des projets. Ceux-ci se basent sur les résultats de la planification test et sur les quelque 250 réactions de la population. Un comité a choisi le projet gagnant, qui sera chargé de la conception et de la réalisation de la nouvelle UIOM et de la STEP, ajoute le communiqué.

    La station d’épuration des eaux usées et l’usine de traitement des ordures ménagères de Limeco à Dietikon doivent être agrandies ou rénovées d’ici 2034 et, dans une deuxième étape, d’ici 2050. L’UIOM et la STEP sont situées à proximité l’une de l’autre à Dietikon et fonctionnent en réseau. Cela garantit que la bonne quantité de la bonne énergie, de la bonne qualité, soit disponible au bon moment et au bon endroit, explique Limeco à propos du projet.

  • Sept entreprises créent une agence commune pour le chauffage durable en Suisse orientale

    Sept entreprises créent une agence commune pour le chauffage durable en Suisse orientale

    Selon un communiqué de presse, sept prestataires de services énergétiques de Suisse orientale ont fondé la société Wärme Netz Ostschweiz AG (WNO). Les participants sont EKT Holding AG, la commune d’Uzwil, la commune locale de Wil, St.Gallisch-Appenzellische Kraftwerke AG, Schmid AG energy solutions, Technischen Betriebe Flawil et Technische Betriebe Wil.

    L’objectif de la nouvelle société est de développer et d’exploiter des solutions d’interconnexion thermique innovantes et respectueuses du climat dans les cantons de Suisse orientale de Thurgovie, Saint-Gall, Appenzell Rhodes-Intérieures et Appenzell Rhodes-Extérieures ainsi que dans les régions voisines. En tant que prestataire de services énergétiques suprarégional, la WNO aide, selon le communiqué, les communes ainsi que les clients privés et commerciaux à passer à un approvisionnement en chaleur durable. Les communes d’implantation respectives ainsi que les entreprises régionales sont impliquées dans la mise en place et l’exploitation des réseaux de chaleur.

    « La création de la WNO est une étape décisive vers un approvisionnement en chaleur respectueux du climat en Suisse orientale. Ensemble, nous faisons avancer la transition énergétique, renforçons notre région et mettons en œuvre des technologies innovantes », a déclaré Marco Huwiler, membre du conseil d’administration de la WNO et directeur général de Technischen Betriebe Wil.

    Selon le communiqué, jusqu’à la mi-2025, l’accent sera mis sur la constitution, c’est-à-dire la mise en place du personnel, l’élaboration des bases commerciales et des solutions de financement ainsi que les discussions avec les communes et les actionnaires potentiels. Le premier développement de projet dans une commune devrait démarrer au milieu de l’année prochaine.

    Le secteur du chauffage représente environ 50 pour cent de la consommation d’énergie en Suisse et génère plus de 35 pour cent des émissions de gaz à effet de serre, ajoute le communiqué. La WNO veut remplacer les combustibles fossiles par des solutions de chaleur renouvelable.

  • Le Conseil des Etats veut faciliter la construction de petites éoliennes

    Le Conseil des Etats veut faciliter la construction de petites éoliennes

    Les éoliennes d’une hauteur maximale de 30 mètres devraient à l’avenir pouvoir être construites en dehors des zones à bâtir. C’est ce qu’a décidé le Conseil des Etats le 18 décembre, à une majorité de 26 voix contre 12 et sans abstention. Il suit ainsi une initiative cantonale d ‘Appenzell Rhodes-Extérieures.

    Le demi-canton avait proposé en juin 2023 de faciliter la construction d’installations solaires et de petites éoliennes. Il justifiait cette demande par son mode d’urbanisation particulier : « En tant que canton rural à l’habitat très dispersé, Appenzell Rhodes-Extérieures est spécialement concerné par la législation fédérale très restrictive », écrit-il dans son exposé des motifs. « Outre les nombreuses exploitations agricoles, un nombre particulièrement élevé de personnes vivent dans des maisons situées en dehors des zones à bâtir » Le canton pourrait tirer jusqu’à 15% de ses besoins en électricité de l’énergie éolienne.

    La Commission de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’énergie du Conseil des Etats avait rejeté la proposition avec la voix prépondérante de son président Beat Rieder (centre/VS). Mathilde Crevoisier Crelier (PS/JU), porte-parole de la commission, a justifié ce rejet par le faible rendement des petites éoliennes. Celui-ci ne justifie pas les atteintes au paysage, contrairement aux grandes éoliennes qui peuvent déjà être installées en dehors des zones constructibles.

    Jakob Stark s’est exprimé au nom de la minorité de la commission en faveur de l’initiative. « Il faut tenir compte du fait que les petites éoliennes ont fait de grands progrès techniques et qu’elles se présentent sous des formes très diverses », a déclaré le député UDC thurgovien, selon le compte rendu de la séance. « Elles peuvent apporter une contribution précieuse à la sécurité de l’approvisionnement en électricité en hiver »

    Le projet de loi va maintenant être soumis au Conseil national.

  • Production d’énergie à partir de parkings souterrains avec une nouvelle solution géothermique

    Production d’énergie à partir de parkings souterrains avec une nouvelle solution géothermique

    CIEC est devenu fournisseur officiel de la solution Enerdrape pour la production de chaleur. La filiale d’ENGIE basée à Paris et spécialisée dans les solutions thermiques souhaite utiliser les panneaux géothermiques de la start-up vaudoise pour produire de l’énergie dans des infrastructures souterraines.

    Un premier projet doit maintenant être mis en œuvre dans le 11e arrondissement de Paris, annonce Enerdrape sur LinkedIn. Il s’agit d’y installer 130 panneaux qui produiront 40 mégawattheures d’énergie thermique à raison de 23 kilowatts par an.

    Les panneaux Enerdrape sont installés dans le sous-sol des bâtiments, par exemple dans les parkings souterrains. Ils y absorbent l’énergie du sous-sol, qui est ensuite acheminée par une pompe à chaleur vers les bâtiments où elle est utilisée pour le chauffage et le refroidissement.