Catégorie : Énergie

  • Des centrales électriques sous-marines au fond de la mer

    Des centrales électriques sous-marines au fond de la mer

    Les centrales d’accumulation par pompage sont une méthode éprouvée de stockage de l’énergie, mais elles sont limitées sur terre. Le projet StEnSea transpose ce principe au fond de la mer, où l’espace et les conditions sont idéales pour cette technologie. Le prototype consiste en une sphère creuse en béton qui stocke ou produit de l’électricité grâce à l’afflux et au reflux d’eau.

    Essai sur le terrain et fonctionnement
    Une sphère de trois mètres a été testée avec succès dans le lac de Constance. Une sphère de béton de 400 tonnes et de neuf mètres de diamètre doit maintenant être ancrée au large de Long Beach, en Californie. La sphère est pompée à vide pour stocker de l’énergie et produit de l’électricité en faisant refluer de l’eau pour alimenter une turbine de pompage.

    La puissance du prototype est de 0,5 MW et sa capacité de 0,4 MWh. L’équipe Fraunhofer prévoit de faire évoluer le système vers des sphères de 30 mètres de diamètre, pouvant atteindre une puissance de 30 MW et une capacité de 120 MWh.

    Avantages et applications
    Les profondeurs d’eau de 600 à 800 mètres sont idéales pour cette technologie de stockage. La pression et l’épaisseur des parois permettent des constructions rentables. Il existe des sites potentiels dans le monde entier, par exemple au large de la Norvège, du Portugal ou de la côte américaine. La technologie est également adaptée aux lacs profonds ou aux mines à ciel ouvert inondées.

    Le potentiel de stockage mondial est estimé à 817.000 GWh, ce qui est nettement supérieur à la capacité des centrales conventionnelles d’accumulation par pompage. Les applications vont de l’arbitrage à la stabilisation des réseaux électriques par une réserve de régulation.

    Rentabilité et mise à l’échelle
    Avec un coût de stockage d’environ 4,6 centimes d’euro par kilowattheure et une durée de vie de la sphère en béton pouvant atteindre 60 ans, cette technologie est rentable. L’efficacité par cycle de stockage est de 75 à 80%. Un parc pilote de six sphères pourrait atteindre 520 cycles de stockage par an.

    Perspectives pour la transition énergétique
    Bernhard Ernst, chef de projet au Fraunhofer IEE, souligne l’importance de la technologie StEnSea : « Avec la transition énergétique mondiale, les besoins de stockage augmentent énormément. Nos réservoirs sphériques sous-marins constituent une solution économique pour des périodes de stockage courtes à moyennes »

    Les ballons sphériques StEnSea offrent une technologie d’avenir pour le stockage de l’énergie. Avec ce test au large des côtes californiennes, l’équipe Fraunhofer fait un pas important vers la mise à l’échelle et la commercialisation. Cette technologie a le potentiel de révolutionner durablement le stockage de l’énergie dans le monde entier.

  • Le programme argovien de promotion de l’énergie limité jusqu’en 2026

    Le programme argovien de promotion de l’énergie limité jusqu’en 2026

    Le programme argovien de promotion de l’énergie sera poursuivi jusqu’en 2026 avec un crédit brut de 97,2 millions de francs. Cette décision du Grand Conseil, adoptée par 89 voix contre 47, s’écarte de la proposition initiale du Conseil d’Etat. Le gouvernement avait prévu une prolongation jusqu’en 2028 et un budget total de 176,5 millions de francs. La période plus courte a été choisie en raison d’éventuelles mesures d’économie de la Confédération, qui pourraient rendre le cofinancement cantonal plus difficile.

    Controverse sur les subventions
    Alors que le PS, le centre, le PVL et les Verts ont salué l’augmentation du crédit, le PRD et l’UDC se sont montrés sceptiques. Le PRD a demandé un budget de 88,25 millions de francs, qui couvrirait la moitié des coûts totaux initialement proposés pour quatre ans. L’UDC a rejeté le programme dans son principe et critiqué l’intervention de l’État.

    Points forts du programme
    Le programme d’encouragement soutient des mesures visant à améliorer l’efficacité énergétique et à réduire les émissions de CO₂. Sont notamment encouragés :

    • Les améliorations de l’enveloppe des bâtiments
    • Le chauffage au bois et les pompes à chaleur
    • Raccordements à des réseaux de chaleur
    • Installations solaires thermiques
    • Projets de développement de réseaux de chaleur

    Des fonds sont en outre disponibles pour des projets pilotes. Selon le message cantonal, les programmes précédents ont montré que l’efficacité énergétique a pu être augmentée et les émissions de CO₂ réduites de manière significative.

    Financement par les taxes sur le CO₂
    La majeure partie des fonds d’encouragement provient de contributions fédérales, dont l’affectation partielle du CO₂ et le programme d’impulsion de la Confédération. Le canton lui-même prend en charge environ 25 % du coût total.

    Perspectives pour les propriétaires
    La limitation à deux ans soulève des questions sur la planification à long terme. Les propriétaires fonciers et les maîtres d’ouvrage ont souligné la nécessité d’une continuité dans les programmes d’aide afin d’encourager les investissements dans les technologies de construction durables.

    Le programme de promotion de l’énergie du canton d’Argovie reste un instrument important pour la réduction des émissions de CO₂ et l’augmentation de l’efficacité énergétique. Cependant, sa durée limitée à 2026 reflète les incertitudes sur le financement fédéral et pose des défis de planification pour l’avenir.

  • Réduction des oxydes d’azote avec le chauffage au bois

    Réduction des oxydes d’azote avec le chauffage au bois

    Le chauffage au bois a été moins bien accepté ces dernières années car, outre les gaz à effet de serre, il émet des polluants tels que les particules fines et les oxydes d’azote. En particulier, la combustion de déchets de bois à forte teneur en azote, comme les restes de panneaux de particules, génère des niveaux élevés de NOx. Les chercheurs de l’Institut Fraunhofer ont mis au point une technologie qui réduit les oxydes d’azote jusqu’à 80%, réduisant ainsi l’impact environnemental du chauffage au bois.

    Échelonnement du combustible pour une combustion propre
    Le principe de l’étagement du combustible est au cœur de la nouvelle méthode. Dans ce cas, le combustible est brûlé dans deux zones.

    • Dans la zone primaire, la combustion principale est celle des résidus de bois solides.
    • Dans la zone secondaire, un combustible supplémentaire crée une zone de réduction dans laquelle les oxydes d’azote sont décomposés à l’aide de processus chimiques.

    Actuellement, le gaz naturel est utilisé comme combustible de réduction, mais les chercheurs travaillent sur des alternatives biogéniques, comme la poussière de bois, afin de remplacer les combustibles fossiles à long terme.

    Réduction significative des NOx lors des tests
    Les tests ont été effectués dans une installation de combustion de 250 kW qui brûlait des résidus de panneaux de particules. En l’absence de mesures, les émissions de NOx étaient de 1 955 mg/m³, mais elles ont pu être réduites à 361 mg/m³ grâce à l’étagement du combustible, ce qui est nettement inférieur à la valeur limite de 370 mg fixée par la 44e ordonnance fédérale sur la protection contre les émissions (BImSchV). Ces valeurs montrent le potentiel de la nouvelle technologie, qui peut être utilisée dans des installations de combustion de taille moyenne, entre 100 kW et 2 MW.

    Mise à niveau et nouvelles normes
    Outre son utilisation dans de nouvelles installations, la technologie offre également une option de mise à niveau flexible pour les installations de combustion existantes. Elle ouvre ainsi des perspectives durables, notamment pour l’industrie de transformation du bois qui souhaite utiliser efficacement les déchets de bois. De plus, la technologie pourrait préparer les petites installations de biomasse aux futures valeurs limites, car la 1ère BImSchV ne fixe pas encore de valeurs limites de NOx pour les petites installations.

    Mise sur le marché et développement
    L’équipe Fraunhofer travaille avec des partenaires industriels pour optimiser davantage la technologie et la rendre commercialisable. L’objectif est de développer un système qui fonctionne complètement sans combustible fossile et qui améliore encore l’efficacité de la réduction des émissions.

    La nouvelle technologie de réduction des oxydes d’azote pour la combustion du bois est une étape importante pour les solutions de chauffage respectueuses de l’environnement. Avec sa flexibilité de mise à niveau et la perspective de combustibles biogènes, elle offre une solution d’avenir pour l’industrie du bois et les installations de biomasse.

  • Les modifications législatives renforcent l’économie circulaire en Suisse

    Les modifications législatives renforcent l’économie circulaire en Suisse

    Les modifications apportées à la loi sur la protection de l’environnement, à la loi sur l’énergie et à la loi fédérale sur les marchés publics permettent d’ancrer dans la législation des principes importants de l’économie circulaire.

    Hiérarchie des déchets :
    Le recyclage devient prioritaire par rapport à l’incinération afin de boucler les cycles des matériaux.

    Énergie grise :
    Les cantons doivent définir des valeurs limites pour les nouvelles constructions et les rénovations afin d’encourager les méthodes de construction durables.

    Exemplarité :
    La Confédération privilégie les solutions qui préservent les ressources lors des projets de construction et des achats.

    Ces mesures contribuent non seulement à la préservation des ressources, mais incitent également à développer des activités commerciales innovantes dans le domaine des produits et des modes de construction durables.

    Collaboration plus étroite entre la Confédération, les cantons et l’économie
    Les modifications législatives exigent une coopération plus étroite entre la Confédération, les cantons et l’économie privée. Dans le domaine des emballages et des produits en particulier, le Conseil fédéral obtient des compétences pour définir des exigences qui s’inspirent des développements de l’UE. Cela devrait permettre d’éviter les obstacles au commerce et de renforcer la compétitivité de l’économie suisse.

    Autres adaptations prévues
    Certaines réglementations, comme l’amende nationale pour le littering et les exceptions au monopole des déchets urbains, nécessitent des dispositions d’exécution supplémentaires. La consultation à ce sujet est prévue pour 2025 ou 2026. D’ici là, l’accent reste mis sur la mise en œuvre des points clés afin de renforcer durablement l’économie circulaire en Suisse.

    Renforcement de la durabilité
    Les nouvelles réglementations marquent une étape importante vers une économie compétitive et respectueuse des ressources. La Suisse se positionne ainsi comme un pionnier de l’économie circulaire et crée une base solide pour relever les défis de demain.

  • Uri et le Tessin vont exploiter ensemble la centrale de Lucendro

    Uri et le Tessin vont exploiter ensemble la centrale de Lucendro

    La centrale de Lucendro, située dans la région du Gothard sur le territoire de la commune d’Airolo, sera désormais exploitée conjointement par les cantons d’Uri et du Tessin. C’est le résultat d’un accord conclu le 1er novembre, selon un communiqué. Cet accord a été obtenu grâce à une médiation menée depuis 2022 par l’Office fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication. Selon l’accord, les deux cantons détiennent chacun 50 pour cent de la future société, qui aura son siège à Airolo. Uri obtient une part majoritaire de l’électricité. L’exploitation technique et la maintenance seront assurées comme jusqu’à présent par Azienda Elettrica Ticinese(AET). Uri prend en charge la gestion commerciale.

    La centrale a été construite entre 1942 et 1948 par l’ancienne Atel, qui a ensuite été absorbée par Alpiq. en 2013, les deux cantons ont décidé de ne pas prolonger la concession d’Alpiq après le retour de la propriété. en 2015, AET a racheté l’usine.

    La centrale utilise l’eau de la rivière du Gothard et du Ticino, captée dans les lacs de retenue de Lucendro et Sella. Elle produit environ 103 gigawattheures par an.

  • Développement des installations d’énergie renouvelable en Italie

    Développement des installations d’énergie renouvelable en Italie

    Le groupe Repower élargit considérablement son portefeuille en Italie. Pour ce faire, il a, selon un communiqué de l’entreprise, racheté les 35 pour cent de parts de Repower Renewable qui, depuis sa création en 2018, étaient jusqu’ici détenus par la société d’investissement londonienne Omnes Capital. Depuis cette date également, le producteur d’électricité, gestionnaire de réseau de distribution et négociant en énergie, dont le siège est à Poschiavo, détient les 65 pour cent restants. Le groupe Repower contrôle donc désormais 100 % de Repower Renewable.

    Repower est donc désormais le seul propriétaire des centrales éoliennes, solaires et hydroélectriques italiennes de Repower Renewable. Leur puissance totale s’élève à environ 120 mégawatts. A cela s’ajoute, selon le communiqué, « un pipeline complet » de projets de centrales déjà approuvés, d’une puissance totale de 150 mégawatts supplémentaires.

    Selon les informations fournies, la stratégie de Repower prévoit l’extension conséquente du portefeuille d’installations d’énergie renouvelable en Suisse et en Italie. Les 30 000 clients actuels en Italie devraient à l’avenir être entièrement approvisionnés en énergie renouvelable certifiée.

  • Davantage de moteurs électriques étudiés sur les chantiers de construction

    Davantage de moteurs électriques étudiés sur les chantiers de construction

    Une équipe de chercheurs de la Haute école de Lucerne(HSLU) veut étudier les possibilités d’augmenter le nombre de moteurs électriques sur les chantiers dans le cadre d’un projet de recherche prévu sur deux ans. Selon un communiqué de presse, trois chantiers pilotes électriques seront mis en place à Lucerne, Bâle et Zurich. Le potentiel d’économies qui y sera mesuré sera comparé aux valeurs obtenues sur les chantiers conventionnels qui utilisent des machines et des véhicules fonctionnant au diesel.

    Ce qui intéresse les chercheurs, c’est de savoir dans quelle mesure un parc de machines et de véhicules fonctionnant à l’électricité s’intègre sans problème dans le quotidien d’un chantier. Les chercheurs soulignent le potentiel élevé de réduction des émissions de CO2 et de réduction du bruit, en particulier sur les chantiers. Selon une étude préliminaire, les villes en tant que donneurs d’ordre et les entreprises de construction ont montré un grand intérêt. On estime que 25% des émissions de gaz à effet de serre proviennent du secteur du bâtiment, très gourmand en énergie. Les machines de construction et les véhicules de transport représentent 2 pour cent sur la durée de vie d’un bâtiment.

    Innosuisse, l’agence suisse pour la promotion de l’innovation, soutient le projet de recherche à hauteur d’environ 435 000 francs. D’autres soutiens proviennent de différents acteurs du secteur de la construction. Une plate-forme en ligne neutre doit devenir une plaque tournante pour les groupes d’intérêt. Les entreprises de construction pourront notamment y louer des machines et des véhicules électriques, ce qui permettra aux petites et moyennes entreprises de construction de disposer d’une technique de chantier climatiquement neutre. La plate-forme doit également servir de possibilité d’accès à des modèles de financement en partenariat pour les investissements dans des machines de chantier et des véhicules de transport électriques.

  • Cité de l’énergie Gold pour Zurich

    Cité de l’énergie Gold pour Zurich

    La ville de Zurich a été désignée Cité de l’énergie or pour la sixième fois en 2024, informe l’administration municipale dans un communiqué. Avec ce label, l’association Cité de l’énergie distingue tous les quatre ans les villes et les communes qui s’engagent à atteindre des objectifs ambitieux en matière d’énergie et de protection du climat. Dans l’évaluation actuelle, la ville de Zurich a obtenu son meilleur résultat à ce jour.

    Dans toute la Suisse, 109 villes et communes portent le label Cité de l’énergie Gold. « En tant que plus grande ville de Suisse, la ville de Zurich sert de modèle aux autres Cités de l’énergie qui souhaitent également atteindre de manière conséquente leurs objectifs ambitieux en matière de politique énergétique et climatique », déclare Katrin Bernath, présidente de l’association Cité de l’énergie, citée dans le communiqué de son allocution lors de la remise du label. La distinction a été reçue par le conseiller municipal Michael Baumer. « La meilleure note obtenue par la ville de Zurich montre que nous sommes sur la bonne voie pour atteindre le zéro net », a déclaré le chef des services industriels de la ville de Zurich.

    Dans l’audit de renouvellement actuel, le domaine de l’adaptation au climat a été inclus pour la première fois parmi les objectifs énergétiques et climatiques de la ville de Zurich. Dans ce domaine, Zurich a marqué des points avec la planification spécialisée de la réduction de la chaleur et la planification spécialisée des arbres urbains. De plus, la ville a lancé un programme de végétalisation urbaine. Dans ce cadre, la revalorisation écologique des espaces extérieurs, des toitures végétalisées et des plantations verticales est soutenue par des conseils et encouragée financièrement.

  • Synergies pour des solutions durables en matière de construction et d’énergie

    Synergies pour des solutions durables en matière de construction et d’énergie

    Du 14 au 17 novembre 2024, un format de salon unique attend les visiteurs de Bernexpo : le salon Hausbau Energie et les Energy Future Days unissent à nouveau leurs forces pour présenter le plus grand événement suisse consacré à la construction, à la rénovation et à l’énergie. Chaque année, cet événement attire plus de 10 000 propriétaires privés, futurs maîtres d’ouvrage, architectes et planificateurs et propose un programme varié pour les professionnels et les personnes intéressées.

    Manifestations spécialisées et innovations pour l’énergie et la construction
    Le thème principal de cette année est la production et l’utilisation durables de l’énergie. Un large éventail d’événements professionnels et grand public offre des aperçus passionnants et des informations précieuses sur des sujets tels que le photovoltaïque, les systèmes de stockage, l’électromobilité et les processus de rénovation. Le Forum Architecture, spécialement destiné aux architectes et intitulé « Des espaces de vie et de travail agréables », mettra en lumière des solutions innovantes pour des projets de construction modernes.

    Journée professionnelle pour les experts et les décideurs
    Le jeudi s’adresse spécifiquement aux professionnels du secteur de la construction et de l’énergie. Les architectes, les planificateurs, les spécialistes de l’énergie, les installateurs ainsi que les décideurs du secteur public et les investisseurs y trouveront une plate-forme idéale pour l’échange professionnel et la mise en réseau. La combinaison du salon et du forum d’experts crée des synergies qui donnent des impulsions pionnières pour l’avenir de la construction et de l’approvisionnement en énergie.

    Nouvelle plate-forme pour les solutions énergétiques solaires : « BärnSOLAR 24« 
    Un autre point fort est le lancement de « BärnSOLAR 24 », une plate-forme entièrement dédiée à l’intégration de l’énergie solaire dans les projets de construction. Elle offre aux professionnels des réponses ciblées et des solutions personnalisées pour l’utilisation de l’énergie solaire dans la construction.

  • Extension du réseau de chauffage urbain à Kaiseraugst pour un meilleur approvisionnement en chaleur

    Extension du réseau de chauffage urbain à Kaiseraugst pour un meilleur approvisionnement en chaleur

    AEW Energie AG développe son réseau de chaleur à Kaiseraugst pour une nouvelle clientèle. Pour ce faire, elle va, selon un communiqué, commencer le 4 novembre les travaux de construction de deux branches secondaires du projet « Ast Dorf ».

    Ces deux branches secondaires se trouvent dans le secteur du Lindenweg 11 et 13 ainsi qu’entre la Dorfstrasse, près de l’immeuble n° 36 et le Heidemurweg. Selon un communiqué, les travaux à cet effet devraient être achevés d’ici Noël.

    Les travaux sur la ligne principale du chauffage urbain et les autres corps de métier le long de la Dorfstrasse et du Lindenweg débuteront en janvier 2025. Après déduction de la contribution de la commune, AEW investit au total environ 3,2 millions dans l’extension du réseau de chaleur de Kaiseraugst.

    Le réseau de chaleur de Kaiseraugst est en service depuis octobre 2021. C’est l’un des plus importants du canton d’Argovie. en 2023, d’autres clients ont été raccordés dans la zone industrielle, au sud-est et avec la branche menant à la maison de retraite de Rinau. Actuellement, ce grand projet, dont la construction a duré plus de quatre ans, approvisionne plus de 1500 ménages et de nombreux clients industriels et commerciaux en chaleur produite à partir d’au moins 80% d’énergie renouvelable.

  • Le lac de Bienne fournit de l’énergie à Nidau et à Bienne

    Le lac de Bienne fournit de l’énergie à Nidau et à Bienne

    Selon un communiqué, Energieverbund Bielersee AG fournit pour la première fois de l’énergie à des clients de Nidau et de Bienne. Pour ce faire, le circuit intermédiaire reliant la station de pompage de la Dr. Schneiderstrasse à la centrale énergétique du bâtiment Alpha à Nidau a été construit au cours des dernières semaines.

    L’eau du lac arrive à la station de pompage par deux conduites situées à 20 et 30 mètres de profondeur. Dans la centrale énergétique, des pompes à chaleur produisent de l’eau chaude pour les chauffages raccordés au réseau de chaleur. Le froid est quant à lui acheminé par un réseau séparé vers la zone de la place Robert-Walser, près de la gare de Bienne. Une chaudière de pointe est disponible pour les jours de grand froid.

    La planification de l’utilisation de l’eau de mer remonte à 2015. en 2020 , Energie Service Biel/Bienne a fondé la société Energieverbund Bielersee AG, à laquelle la ville et la bourgeoisie de Nidau ont entre-temps également participé. Les conduites du lac ont été posées en mars 2022 et le gros œuvre de la station de pompage a été achevé en mai suivant. A l’avenir, il est prévu de rénover la centrale énergétique et d’étendre le réseau de chaleur en direction d’Ipsach.

  • Un éclairage efficace et une atmosphère agréable à l’hôpital cantonal de Saint-Gall

    Un éclairage efficace et une atmosphère agréable à l’hôpital cantonal de Saint-Gall

    Avec le bâtiment 7 A récemment ouvert, l’hôpital cantonal de Saint-Gall ne veut pas seulement se présenter avec un visage marquant, mais aussi organiser des processus efficaces et économiques. Comme l’indique un communiqué, l’aménagement vise à soutenir les patients dans leur processus de guérison et à offrir aux collaborateurs un environnement de travail efficace et agréable. La conception de l’éclairage, qui fait appel à des luminaires de l’entreprise Tulux basée à Tuggen, fait également partie de cet objectif.

    Les zones de passage ont été équipées de 4000 mètres de bandes lumineuses à LED. Les salles de traitement et d’examen sont éclairées par des luminaires à double vasque, dont les modules de 30×30 centimètres peuvent être complétés. Le plafonnier SPIN 2 a été utilisé pour créer une atmosphère confortable dans les salles d’attente et de repos. Dans la zone du restaurant, des lampes sphériques montées sur des pendules éclairent. Une lumière chaude a été utilisée pour les couloirs et les salles de séjour, et une lumière blanche neutre de 4000 K pour les salles de travail et les zones médicales.

    « La collaboration avec Tulux sur ce grand projet a été excellente » la coopération a été jugée « professionnelle et rapide » dans le communiqué.

  • Chauffage urbain et durabilité pour le magasin Metro

    Chauffage urbain et durabilité pour le magasin Metro

    Selon un communiqué, le Metro Shop de Baden a été raccordé au réseau de chauffage et de refroidissement urbain. Avec ses besoins énergétiques élevés, il est l’un des plus gros consommateurs du réseau énergétique de Baden, avec une consommation annuelle d’environ 300 000 kilowattheures. Le raccordement permet de réduire les émissions de CO2 de 50 tonnes par an, selon le communiqué de la ville.

    La ville de Baden a pour objectif de réduire ses émissions de gaz à effet de serre liées à l’énergie à zéro d’ici 2050 au plus tard. Pour ce faire, elle prévoit de passer systématiquement aux énergies renouvelables. En collaboration avec la société Regionalwerke AG Baden, la ville poursuit le développement rapide du chauffage et du refroidissement urbains renouvelables, ajoute le communiqué. Le développement se poursuit à un rythme soutenu. Cinq bâtiments du patrimoine administratif, avec une consommation annuelle d’environ 1 235 000 kilowattheures, et cinq bâtiments du patrimoine financier, avec une consommation annuelle d’environ 320 000 kilowattheures (kWh), sont déjà raccordés.

    Dans le projet Metro Shop, les nombreuses interfaces ont constitué le plus grand défi, selon Sandro Valsecchi, chef de projet des installations de chauffage chez Regionalwerke AG Baden. « La pose des conduites sur les deux étages du parking de la gare a été particulièrement difficile, et ce sans interruption de l’exploitation », explique Valsecchi.

    Le raccordement du Metro Shop marque l’achèvement d’un sous-projet décisif dans l’extension du réseau de chauffage et de refroidissement urbain, a-t-il ajouté. Le projet atteindra à l’avenir d’autres zones de la ville en collaboration avec Regionalwerke AG Baden.

  • Fonds immobiliers et contrats solaires : une réponse aux besoins spécifiques des propriétaires immobiliers

    Fonds immobiliers et contrats solaires : une réponse aux besoins spécifiques des propriétaires immobiliers

    Comment fonctionne le contrat solaire ?
    Le contracting solaire repose sur un principe simple : nous installons nos propres panneaux photovoltaïques sur le site de votre entreprise. Dans ce cadre, nous prenons en charge l’intégralité de la planification et de la mise en œuvre du projet, mais aussi le financement et la gestion de l’installation.

    Cette offre permet non seulement de valoriser votre patrimoine immobilier, mais aussi de répondre aux exigences légales et aux attentes de vos investisseurs et locataires. Elle permet en outre d’aménager de nouvelles surfaces locatives.

    Vos surfaces inutilisées comme investissement
    En tant que propriétaire d’immeubles, vous disposez probablement de surfaces qui se prêtent à l’installation de panneaux photovoltaïques. Chez Romande Energie, nous proposons l’installation sur les surfaces suivantes :

    • Sur un toit
      Transformez une surface inutilisée en centrale électrique – à partir de 500m2.
    • Sur un parking
      Utilisez vos places de parking pour produire de l’électricité avec un carport solaire – à partir de 2’000m2.
    • Sur un terrain vert
      Installez une centrale solaire au sol sur un terrain inutilisé – à partir de 2’000m2.

    Stoneweg : un exemple concret

    Le groupe Stoneweg, spécialisé dans l’investissement immobilier, s’est adressé à Romande Energie pour équiper plusieurs bâtiments de panneaux solaires.

    « Nous avons réalisé plusieurs projets avec Romande Energie et nous avons toujours apprécié la fiabilité, ainsi que les solutions apportées à des défis concrets » Diana Oblak, directrice générale chez Stoneweg

    Cliquez ici pour accéder à l’interview

    Quels sont les avantages du contracting ?
    Le contracting permet :

    • la mise en place de nouveaux parcs locatifs et donc l’augmentation de vos rendements.
    • de garantir la conformité de vos biens immobiliers.
    • d’augmenter la valeur de vos biens immobiliers.
    • la réduction desémissions de CO2 de votre parc immobilier.
    • À vos locataires l’achat d’une électricité propre et produite localement à un prix compétitif.
    • la participation à la réduction du risque de pénurie d’électricité au niveau national.
    • la participation à la lutte contre le changement climatique.

    Pour prendre rendez-vous ou pour de plus amples informations, vous pouvez nous contacter à l’adresse suivante :

    www.romande-energie.ch/solar

    0800 233 825 | solar@romande-energie.ch

  • L’intrication quantique – La danse ultra-rapide des particules

    L’intrication quantique – La danse ultra-rapide des particules

    L’intrication quantique se produit lorsque deux particules ou plus restent dans un état dans lequel l’état d’une particule est inextricablement lié à celui de l’autre. Même sur de longues distances, ce lien persiste, de sorte qu’un changement dans une particule a une répercussion immédiate sur l’autre. Albert Einstein a décrit cet effet comme une « action à distance hantée » Cette propriété fondamentale de la physique quantique est un élément important pour de nombreuses applications d’avenir.

    Le rôle du temps dans l’intrication quantique
    Bien qu’extrêmement rapide, l’intrication quantique n’est pas instantanée. Grâce à des méthodes de mesure de haute précision, l’Université technique de Vienne a constaté que l’apparition de l’intrication se déploie sur une période de quelques attosecondes. La recherche montre que les processus quantiques ont certes un effet immédiat, mais qu’ils peuvent être mesurés dans le temps. Dans ce cas, une impulsion laser arrache un électron d’un atome, ce qui fait passer un autre électron dans un état d’énergie plus élevé – ces deux électrons sont alors intriqués.

    Mesure des attosecondes – L’inimaginable
    La durée de l’intrication quantique est si courte qu’elle est mesurée en attosecondes – un milliardième de milliardième de seconde. Ces mesures ont été effectuées à l’aide de simulations avancées et d’impulsions laser ultracourtes et ont permis d’établir que le « temps de naissance » de l’intrication électronique est de 232 attosecondes. Cette avancée permet aux chercheurs d’observer directement la dynamique de ces processus ultracourts et de les reproduire dans des expériences.

    Simulations au niveau attoseconde – une percée dans la recherche quantique
    En combinant simulations et expériences, les chercheurs de l’Université technique de Vienne ont pu reproduire avec précision le déroulement de l’intrication quantique. Les résultats, publiés dans les Physical Review Letters, sont considérés comme une étape importante et ouvrent de nouvelles perspectives pour des applications dans la cryptographie quantique et les ordinateurs quantiques, dans lesquels l’intrication joue un rôle central. La possibilité d’analyser des processus quantiques en attosecondes ouvre de nouvelles voies pour le développement de systèmes technologiques quantiques.

    La compréhension du temps en physique quantique
    Les recherches actuelles montrent que la compréhension classique du temps n’est pas suffisante pour décrire les effets quantiques. Dans le monde quantique, les états apparaissent et disparaissent dans des laps de temps minuscules qui nous sont à peine compréhensibles. « L’électron ne saute pas simplement hors de l’atome, c’est une onde qui s’échappe lentement de l’atome », explique le professeur Iva Březinová de l’Université technique de Vienne.

    Applications de l’intrication quantique – une technologie d’avenir
    L’intrication quantique est bien plus qu’un phénomène fascinant ; elle est à la base de technologies révolutionnaires telles que la cryptographie quantique, qui permet des systèmes de communication extrêmement sécurisés, et les ordinateurs quantiques, qui effectuent des calculs potentiellement complexes plus rapidement et plus efficacement que les ordinateurs classiques. En décryptant les processus ultrarapides de l’intrication quantique, les chercheurs acquièrent des connaissances qui leur permettent de rendre ces technologies sûres et efficaces.

    L’étude de l’intrication quantique à l’échelle de l’attoseconde représente une percée dans notre compréhension de la physique quantique et offre un énorme potentiel pour les technologies du futur. La compréhension précise de ces processus permet de développer des applications telles que la cryptographie quantique et l’informatique quantique, et donc de changer radicalement le monde du traitement et de la sécurité de l’information.

  • Suissetec inaugure un nouveau bâtiment sur le campus de formation de Lostorf

    Suissetec inaugure un nouveau bâtiment sur le campus de formation de Lostorf

    Selon un communiqué de presse, suissetec, l’association suisse et liechtensteinoise de la technique du bâtiment, agrandit et modernise son centre de formation et de perfectionnement à Lostorf. D’ici le début de l’année 2025, un bâtiment d’environ 1800 mètres carrés comprenant des ateliers, des laboratoires, des salles de formation et des zones de rencontre sera construit. Le 16 novembre 2024, le nouveau bâtiment sera présenté à la population lors d’une journée portes ouvertes.

    L’infrastructure offre de nouvelles possibilités pour la qualité de la formation initiale et continue dans les métiers du bâtiment, explique-t-on. On peut apprendre dans un gros œuvre bétonné à un poste de travail extérieur comme sur un vrai chantier. Des ateliers interdisciplinaires pour les plombiers et les chauffagistes ainsi que l’intégration de la modélisation des données de construction dans le concept didactique auraient valeur d’exemple. Pour la construction, Müller Wüst AG, qui appartient à Debrunner Acifer, a créé un modèle de fabrication numérique qui devrait également être utilisé dans l’enseignement.

    Les outils numériques permettent des formes d’apprentissage flexibles et hybrides. « Les apprenants travailleront avec du matériel réel, mais s’exerceront aussi numériquement avec des lunettes de réalité virtuelle », a déclaré Christoph Schaer, directeur de suissetec, cité dans le communiqué.

    Le nouveau bâtiment de deux étages est la première partie d’une extension comprenant plusieurs bâtiments. A partir de 2026, les autres bâtiments existants seront rénovés en trois étapes. Selon Suissetec, le campus, l’un des trois centres de formation, est un « lieu de rencontre, de formation et de perfectionnement » pour le secteur de la construction.

    Le campus a été certifié en 2023 en tant que premier site Minergie du pays. Cela signifie que des critères énergétiques stricts seront respectés. L’objectif est d’atteindre une autosuffisance maximale en matière d’énergie renouvelable, qui sera produite sur le site même tout au long de l’année.

  • Des chercheurs développent des piles salines économiquement viables pour un stockage sûr de l’énergie

    Des chercheurs développent des piles salines économiquement viables pour un stockage sûr de l’énergie

    Des chercheurs du laboratoire Materials for Energy Conversion du Laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche(Empa), basé à Dübendorf, poursuivent un projet Innosuisse lancé par le fabricant tessinois de piles salines Horien Salt Battery Solutions. La collaboration de recherche a pour but de développer des batteries au sel économiquement attractives et utilisables, peut on lire dans un communiqué de presse. Par batteries au sel, on entend des accumulateurs dont l’électrolyte est un solide, à savoir un conducteur d’ions céramique à base d’alumine de sodium. La cathode est basée sur un granulat de sel de cuisine et de poudre de nickel. L’anode métallique en sodium ne se forme que lors de la charge. Contrairement aux batteries lithium-ion courantes, les batteries au sel ne sont pas inflammables. Elles peuvent donc être utilisées dans des domaines où les batteries lithium-ion ne sont pas autorisées, comme l’exploitation minière, la construction de tunnels ou les plates-formes pétrolières ou gazières. D’autres avantages sont leur longévité ainsi que l’obtention de matériaux de base nettement moins chers. Contrairement à la concurrence du lithium-ion, les matières premières sont bon marché et disponibles en grande quantité, précise le communiqué.

    L’inconvénient de ces batteries est leur température de fonctionnement élevée. Pour être opérationnelle, une pile saline a besoin d’une température de 300 degrés Celsius. Les chercheurs cherchent des options pour rendre ces applications économiques. « Selon l’application, il est plus économique de maintenir une pile au chaud que de la refroidir », explique Meike Heinz, chercheuse à l’Empa, citée dans le communiqué.

    Une autre ambition est de faire fonctionner les batteries à l’état solide sans nickel. Pour ce faire, le matériau de la cathode, le nickel, doit être remplacé par d’autres métaux, par exemple le zinc. L’objectif est d’établir les piles salines en tant que stockage stationnaire à long terme grâce à leur sécurité, leur longue durée de vie et l’absence de matières premières critiques.

  • Le canton de Lucerne vote pour le développement des énergies renouvelables

    Le canton de Lucerne vote pour le développement des énergies renouvelables

    Le 24 novembre, les électeurs se prononceront sur un projet de modification de la loi sur l’aménagement du territoire et la construction (PBG). Le canton de Lucerne explique dans un communiqué que la modification de la PBG vise à accélérer le développement des énergies renouvelables. Plusieurs mesures du rapport de planification sur la politique climatique et énergétique, dont le Parlement a pris connaissance et qu’il a approuvé en 2022, nécessiteraient ces modifications de la PBG. Par exemple, lors de la construction de parkings, il faudrait à l’avenir prévoir directement des bornes de recharge pour les voitures électriques. Le groupe UDC a rejeté ces modifications car, selon lui, la production d’électricité renouvelable doit être volontaire et « ne doit pas être imposée par des réglementations ». En revanche, les groupes du centre, du PRD, du PS, des Verts et du PVL ont approuvé la proposition du Conseil d’Etat. Le Grand Conseil a également approuvé les modifications de la PBG par 83 voix contre 27. Un référendum ayant été lancé par un comité, la votation populaire aura lieu le 24 novembre.

    Le Conseil d’Etat recommande aux électeurs d’accepter les modifications. « Nous dépensons encore trop d’argent dans l’importation d’énergies fossiles de l’étranger. En investissant dans nos énergies renouvelables locales, nous nous libérons de notre dépendance vis-à-vis de l’étranger et générons encore plus de valeur ajoutée sur place », déclare Fabian Peter, le conseiller d’Etat responsable de la modification de la loi, cité dans le communiqué.

  • Le quartier de Wesemlin à Lucerne montre l’exemple, maîtrisons ensemble le tournant énergétique !

    Le quartier de Wesemlin à Lucerne montre l’exemple, maîtrisons ensemble le tournant énergétique !

    Malgré les technologies existantes et les mesures d’encouragement, le passage à des formes de chauffage climatiquement neutres reste un défi en Suisse. Ce sont surtout les coûts d’investissement élevés et les incertitudes quant à la meilleure technologie qui freinent de nombreux propriétaires. C’est là qu’intervient le quartier lucernois de Wesemlin : Dans le cadre d’un projet de coopération avec la HSLU, il s’agit de développer des solutions de chauffage collectives et sur mesure, qui vont au-delà des actions individuelles et impliquent l’ensemble du quartier dans la transition énergétique.

    Le projet QUBE – Un modèle pour le changement
    Le projet de recherche QUBE de la HSLU et d’Innosuisse repose sur l’hypothèse que les solutions de chauffage collectives sont plus efficaces que les mesures isolées. L’équipe transdisciplinaire a développé une méthode d’accompagnement de tels processus de changement, qui tient compte à la fois des facteurs techniques et sociaux. Dans le quartier de Wesemlin, le projet pilote a trouvé un environnement test parfait : les habitants, les autorités et les équipes d’experts ont travaillé ensemble pour établir des sources d’énergie neutres pour le climat. « Ce n’est qu’en impliquant tous les acteurs que nous pouvons trouver des solutions viables et adaptées pour la transition énergétique locale », souligne le professeur Alexa Bodammer de la HSLU.

    Le savoir-faire communautaire comme force motrice
    Inhabituel au départ, l’échange ouvert dans le quartier de Wesemlin a permis des progrès décisifs. Les habitants ont pu faire part de leurs propres idées, expériences et préoccupations, tandis que l’équipe de recherche assurait la modération professionnelle et intégrait des analyses techniques. Les partenaires économiques et les autorités ont soutenu la planification, ont offert des données et ont aidé à clarifier les possibilités de financement. « Les projets coopératifs créent des possibilités de solutions qui ne seraient jamais atteintes par des solutions individuelles », explique Stefan Mennel de l’Institut pour la technique du bâtiment et l’énergie IGE.

    Tournant énergétique : une tâche commune
    Le projet QUBE montre de manière impressionnante que les innovations techniques ne peuvent à elles seules mener à bien le tournant énergétique. Un changement durable ne peut être obtenu que si les habitants participent à la conception et si les solutions sont acceptées par la société. Des ateliers, des séances d’information et des réunions de réseau ont permis de rassembler des compétences techniques et sociales afin de développer une stratégie énergétique réalisable et acceptée pour le quartier de Wesemlin. « Cette approche collaborative agit comme un multiplicateur de changement », a déclaré Bodammer.

    L’acquisition de connaissances et la création de réseaux comme leviers de réussite
    La collaboration avec les experts et les autorités a permis d’acquérir de grandes connaissances au niveau individuel. Aujourd’hui, les habitants du quartier sont bien armés pour discuter avec les prestataires techniques et les fournisseurs d’énergie. Pour Daniel Bolliger, habitant du quartier et chercheur à l’iHomeLab de la HSLU, le projet montre la valeur de l’engagement collectif : « QUBE a ouvert l’accès à des acteurs et des fournisseurs d’énergie pertinents – une chance que des individus n’auraient pas eue autrement »

    Un modèle pour l’avenir
    Les concepts développés dans le cadre de QUBE pour la transition énergétique des quartiers sont polyvalents. La méthodologie d’accompagnement et d’animation de processus coopératifs offre un modèle pour des projets similaires dans d’autres quartiers et d’autres villes. Selon Stefan Mennel, la collaboration interdisciplinaire est la clé : « Seule une collaboration interdisciplinaire et coopérative permet de s’assurer que toutes les parties prenantes sont correctement comprises » Cela vaut aussi bien au sein de l’équipe de projet que dans le dialogue avec les habitants du quartier. Le projet QUBE a démontré qu’une transition énergétique durable et soutenue par la communauté est possible – un modèle pour l’avenir.

  • L’avenir réfractaire du stockage de l’énergie

    L’avenir réfractaire du stockage de l’énergie

    La batterie au sel, partie intégrante des débuts de l’électromobilité, est un moyen de stockage sûr et durable qui a fait ses preuves dans diverses applications. Contrairement aux batteries au lithium-ion, la batterie au sel utilise un électrolyte solide, céramique, qui n’est ni inflammable ni explosif. En Suisse, des chercheurs de l’Empa travaillent en collaboration avec des partenaires industriels pour améliorer encore les performances et l’efficacité de cette technologie.

    Avantages par rapport aux batteries traditionnelles
    L’architecture à l’état solide et la température de fonctionnement élevée d’environ 300°C rendent la batterie au sel particulièrement adaptée aux domaines d’application extrêmes tels que la construction de tunnels ou les installations offshore, où la sécurité est une priorité absolue. En raison de sa résistance à la température et de sa structure nécessitant peu d’entretien, elle est également utilisée pour l’alimentation de secours des antennes de téléphonie mobile, qui doivent fonctionner de manière fiable pendant des décennies, même dans des conditions difficiles.

    Rentabilité et défis
    L’un des inconvénients de la pile saline est sa température de fonctionnement élevée, qui nécessite une consommation d’énergie de base. Des chercheurs de l’Empa comme Meike Heinz et Enea Svaluto-Ferro travaillent donc sur des structures cellulaires qui permettent à la batterie de s’auto-chauffer en cours d’utilisation et de fonctionner ainsi plus efficacement. Malgré le besoin d’énergie supplémentaire, la pile au sel est considérée comme économique et plus stable que de nombreuses alternatives dans certaines applications.

    Matières premières économes en ressources et systèmes de recyclage
    Un autre avantage est la disponibilité des matières premières nécessaires : Le sodium et l’aluminium sont peu coûteux et abondants, ce qui rend la production de batteries peu coûteuse et durable. La recherche actuelle à l’Empa se concentre sur la réduction de la teneur en nickel dans les cellules afin de réduire encore l’empreinte écologique. Dans de futurs projets, le zinc pourrait même remplacer le nickel, une option qui pourrait encore améliorer l’accès à un stockage durable de l’énergie.

    Perspectives d’avenir
    Au fur et à mesure que la recherche progresse, la pile au sel pourrait sortir de ses domaines d’application spécifiques pour trouver des applications stationnaires à grande échelle. Son utilisation comme stockage durable et sûr pour les zones résidentielles ou les quartiers est sérieusement envisagée. Elle offre ainsi une alternative innovante aux batteries lithium-ion et montre comment la recherche à l’Empa peut poser les jalons de l’avenir du stockage de l’énergie.

  • Projet de parc solaire achevé cinq mois plus tôt que prévu

    Projet de parc solaire achevé cinq mois plus tôt que prévu

    Nexans Suisse a mis en service son nouveau parc solaire sur son site de Cortaillod avec cinq mois d’avance sur le calendrier. Il se compose de dix installations individuelles, chacune installée sur un toit différent. Ces unités indépendantes ont ensuite été reliées entre elles pour former un système de niveau supérieur. Selon un communiqué du fabricant de câbles, cette opération a nécessité des adaptations aux spécificités architecturales et structurelles.

    Cette approche a permis d’éviter toute perturbation de l’activité de production sur le site pendant les travaux d’installation. « Résultat : une mise en service réussie à 100%, avec près de cinq mois d’avance sur le planning »

    Depuis l’été 2023, plus de 4000 modules solaires d’une capacité de 430 watts chacun avaient été installés par une équipe de spécialistes du Groupe E Greenwatt depuis le site de Boudry NE « dans des conditions techniques exigeantes ». Au total, le parc solaire dispose d’une puissance de 1,7 mégawatt. Avec une centrale de 700 kilowatts précédemment installée par Groupe E, Nexans atteint désormais un taux d’autoconsommation estimé à plus de 90%.

    « Ce partenariat stratégique soutient notre objectif de continuer à réduire notre empreinte environnementale et à développer nos activités de manière durable, tout en renforçant notre résilience énergétique », a déclaré Marco Spinelli, CEO de Nexans Suisse. « Même sans ces installations, Nexans ne consomme que de l’électricité issue à 100% de sources renouvelables, et ce depuis le début de l’année »

  • Une nouvelle technologie permet d’économiser de l’électricité et d’améliorer l’infrastructure énergétique

    Une nouvelle technologie permet d’économiser de l’électricité et d’améliorer l’infrastructure énergétique

    Des chercheurs de la HSLU travaillent sur une alternative peu coûteuse aux systèmes de gestion de l’énergie. Des espaces de données doivent prendre en charge l’échange sécurisé de données entre les bâtiments et l’approvisionnement en énergie, explique la HSLU dans un communiqué. L’équipe, dirigée par Christoph Imboden à l’Institut d’innovation et de gestion technologique de la HSLU, travaille en collaboration avec le Centre d’innovation technologique neuchâtelois (CSEM ) et le secteur privé, et bénéficie du soutien de l’Office fédéral de l’énergie via le programme SuisseEnergie.

    Selon les estimations des chercheurs, le potentiel d’économie des data rooms peut atteindre 5,32 térawattheures d’électricité par an. « L’utilisation d’un grand nombre de points de mesure différents permet d’améliorer l’efficacité énergétique, la flexibilité et l’utilisation de l’infrastructure énergétique », explique Imboden, cité dans le communiqué. En même temps, contrairement aux systèmes de gestion de l’énergie, les espaces de données ne nécessitent pas de matériel supplémentaire. Les données n’ont pas non plus besoin d’être stockées de manière centralisée. « Cela entraîne d’importantes économies de coûts, une dynamisation du marché et également une réduction de la quantité de données à transférer et à stocker », estime Imboden.

    Un premier espace de données mis en place par les chercheurs dans le secteur de l’énergie répond déjà également aux exigences de la protection des données. Mais pour une mise en œuvre à grande échelle, la technologie doit encore être développée et adaptée aux besoins spécifiques de la Suisse.

  • Les diplômés de l’OST prédisent le rendement solaire

    Les diplômés de l’OST prédisent le rendement solaire

    Deux diplômés du CAS Energie digital de l’OST – Ostschweizer Fachhochschule ont développé un nouvel outil qui permet de prédire avec précision les rendements énergétiques des installations photovoltaïques (PV). Selon un communiqué de l’OST, il permet en outre de gérer les données des installations de manière simple et intuitive et de les visualiser clairement. Cela permettrait aux entreprises comme aux particuliers d’augmenter l’efficacité et la rentabilité de leurs installations.

    Il est « extrêmement important », notamment pour les fournisseurs d’énergie, de savoir quand telle installation produit telle quantité, explique Lukas Loser, l’un des deux responsables. En effet, cela a notamment une influence sur l’utilisation des centrales et les horaires de production. Cette connaissance sert donc à la stabilité du réseau et constitue une base importante pour les activités commerciales. « Plus on peut prévoir avec précision le portefeuille d’une installation photovoltaïque, plus les processus mentionnés peuvent être exécutés de manière optimale. Une bonne prévision aide donc aussi bien les producteurs d’électricité que les clients finaux d’un point de vue financier »

    Il en va de même pour les particuliers, ajoute Dimitri Gysin. En collaboration avec Loser, il a développé cet outil dans le cadre d’un travail de projet. « Grâce à des prévisions précises, il est possible de planifier l’utilisation d’appareils dont la consommation d’énergie est plus élevée ou de charger la voiture électrique quand il y a beaucoup d’énergie disponible »

    Tous deux estiment que des améliorations sont encore possibles en ce qui concerne la précision et la diversité des données météorologiques utilisées. Il est bien possible, selon l’OST, que l’outil de prévision soit prochainement développé par d’autres étudiants dans le cadre d’un travail de licence ou de master.

  • Les fournisseurs zurichois étendent leur réseau de compteurs intelligents

    Les fournisseurs zurichois étendent leur réseau de compteurs intelligents

    Selon un communiqué de presse, le service d’électricité de la ville de Zurich(ewz), Energie 360° et le service des eaux de Zurich (WWZ) étendent l’équipement en compteurs intelligents. Ils remplacent les compteurs analogiques qui étaient encore relevés manuellement. Les données de consommation peuvent ainsi être enregistrées et transmises plus rapidement. Le relevé numérique de l’électricité, de l’eau et du gaz offre aux clients une plus grande transparence sur leur consommation. Pour la distribution d’eau, il y a des avantages supplémentaires dans la recherche d’erreurs. Les compteurs d’eau numériques permettent de détecter plus rapidement les fuites et les dommages aux canalisations.

    Depuis août 2024, ewz travaille à l’approvisionnement en compteurs numériques, est-il précisé. Le fournisseur de gaz Energie 360° participe depuis avril au développement de systèmes de mesure intelligents. D’ici 2029, ewz prévoit de remplacer le plus grand nombre possible de compteurs conventionnels par des compteurs numériques. Environ 300 000 smartmeters devraient être disponibles dans la ville de Zurich, et 4000 autres dans la zone d’approvisionnement d’ewz dans les Grisons. WVZ annonce l’installation de 33 000 compteurs d’eau intelligents d’ici 2036.

    « Avec l’installation de compteurs intelligents, nous faisons un pas important vers la numérisation des réseaux d’approvisionnement », a déclaré le conseiller municipal Michael Baumer, chef du département des opérations industrielles, cité dans le communiqué.

    Comme leurs prédécesseurs, les compteurs intelligents continueront à être installés principalement dans les sous-sols.

  • Zoug adopte des objectifs énergétiques durables

    Zoug adopte des objectifs énergétiques durables

    Les besoins énergétiques du canton de Zoug s’élèvent à près de 3000 gigawattheures par an, les bâtiments et la mobilité en constituant la plus grande partie. La nouvelle stratégie énergétique et climatique (EKS) du Conseil d’Etat vise à réduire la consommation d’énergie et à miser davantage sur les énergies renouvelables. Parallèlement, le gouvernement souhaite renforcer la sécurité de l’approvisionnement dans le canton et réduire les émissions de gaz à effet de serre à zéro net d’ici 2050. En fixant des objectifs intermédiaires clairs jusqu’en 2030, le gouvernement concrétise la voie à suivre pour atteindre ces objectifs ambitieux.

    Investissements dans l’électricité solaire et le stockage de l’énergie
    L’augmentation de la production d’électricité solaire dans le canton est un élément central de la stratégie. Parallèlement, des investissements dans des technologies innovantes de stockage de l’énergie, comme l’hydrogène, sont prévus. « En collaborant étroitement avec les entreprises et les scientifiques, nous voulons concevoir l’infrastructure énergétique du futur », explique le directeur des travaux publics Florian Weber. Les bâtiments du canton doivent également servir de plus en plus de producteurs d’énergie et devenir ainsi une plaque tournante de l’énergie.

    Durabilité dans l’agriculture et technologies à émissions négatives
    Dans le cadre du projet de durabilité KERB, le canton mise sur des mesures dans l’agriculture pour réduire les émissions de CO2. Les forêts et les marais jouent un rôle central dans la séquestration du CO2. Pour les émissions inévitables, le canton mise sur les technologies à émission négative, qui visent à éliminer durablement le CO2 de l’atmosphère. Une étude doit déterminer le potentiel de ces technologies dans le canton.

    Adaptation au changement climatique
    Outre la réduction des émissions, le canton de Zoug se prépare également aux effets du changement climatique. Une stratégie cantonale de gestion des risques naturels vise à minimiser les risques liés au climat, tels que la chaleur et les parasites envahissants. Parallèlement, des investissements sont réalisés dans des revêtements routiers adaptés au climat et dans la gestion durable des forêts afin de garantir à la fois la protection et les espaces de détente.

  • Une nouvelle plateforme de réseau facilite l’autoconsommation d’énergie solaire et le stockage sur batterie

    Une nouvelle plateforme de réseau facilite l’autoconsommation d’énergie solaire et le stockage sur batterie

    Evaarist lance une plateforme en réseau « pour démocratiser l’autosuffisance énergétique », selon un communiqué. La start-up basée à Sion veut permettre à davantage de propriétaires d’installations solaires existantes de consommer davantage leur production solaire. Pour ce faire, Evaarist propose, outre la plateforme autarcie.ch qui permet de gérer l’électricité solaire produite par le toit, des kits de batteries faciles à installer.

    « L’autosuffisance énergétique, c’est ce qui nous tient à cœur », explique Loïc Viret, cité dans le communiqué. Il a fondé Evaarist 2023 avec Julien Morard et Stéphane Curchod. Spécialisé dans les énergies renouvelables et l’autosuffisance énergétique, le bureau d’études a lancé la plateforme autarcie.ch dans le cadre de l’Espace Innothèque de la Foire du Valais 2024, précise le communiqué.

    La réflexion d’Evaarist s’est basée sur le constat que près de 98% des quelque 240’000 installations solaires existantes en Suisse ne sont pas équipées de batteries. Evaarist propose des systèmes de batteries universelles pour les toits solaires. Un ensemble de batteries est installé parallèlement au réseau électrique, aux panneaux solaires et aux onduleurs existants. « Cela permettra de stocker et d’utiliser de l’énergie supplémentaire. Et surtout, le taux d’autosuffisance pourra être porté à 65-85%, alors qu’il est de 20-30% sans batteries », selon Viret.

    Par ailleurs, Evaarist entend acheminer le matériel directement du fabricant au client et l’installation se fera en grande partie en « do it yourself ». Grâce à un accord avec un importateur allemand, autarcie.ch propose des kits de batteries à partir de 5800 francs pour 10 kilowattheures.

    Autarcie.ch n’est pas un système anti-black-out. « Mais nos systèmes peuvent être équipés pour fonctionner en cas de panne du réseau », selon Viret.

  • Un financement innovant des installations PV facilite l’accès à l’énergie solaire

    Un financement innovant des installations PV facilite l’accès à l’énergie solaire

    Avec le projet clever4all, le fournisseur d’énergie IBW à Wohlen veut faciliter à ses clients le chemin vers leur propre installation photovoltaïque (PV). Selon un communiqué de presse, il est possible d’obtenir sa propre installation photovoltaïque à partir de 60 francs par mois.

    « Ces dernières années, nous avons entendu beaucoup de nos clients dire qu’ils aimeraient produire leur propre électricité, mais qu’ils ne disposaient pas des moyens financiers nécessaires pour investir dans une installation photovoltaïque », a déclaré Peter Lehmann, président de la direction d’IBW. La nouvelle offre est « à notre connaissance » unique en Suisse et s’adresse à tous les propriétaires d’immeubles à Wohlen. Clever4all a été développé en collaboration avec la Banque cantonale d’Argovie(AKB).

    IBW installe les systèmes chez le client, avec un stockage de batterie et une station de recharge si nécessaire, et se charge de l’entretien régulier. Le client ne paie qu’une mensualité sur une durée qu’il détermine lui-même et, à l’expiration du contrat, l’installation devient automatiquement la propriété du client.

    Peter Lehmann cite l’exemple d’une installation d’une puissance de 10 kilowatts qui produit environ 10’000 kilowattheures d’électricité par an. Le coût de l’installation s’élève à près de 30’000 francs. Dans cet exemple, le client verse un acompte de 10 pour cent et choisit une durée de contrat de 15 ans. Avec une consommation propre annuelle d’environ 3500 kilowattheures, les coûts mensuels ne s’élèvent dans ce cas qu’à 60 francs, est-il précisé dans l’exemple.

  • La première turbine basse pression de Suisse mise en service à Martigny-Bourg

    La première turbine basse pression de Suisse mise en service à Martigny-Bourg

    Les Forces Motrices de Martigny-Bourg (FMMB) ont mis en service la première turbine basse pression de Suisse. Comme l’indique Alpiq dans un communiqué, elle permet de produire 850’000 kilowattheures d’électricité par an dans le canal submersible de la centrale au fil de l’eau sur la Dranse. Les trois unités de production actuelles de la centrale produisent 89 millions de kilowattheures par an.

    La turbine basse pression peut turbiner entre 1,25 et 10,2 mètres cubes d’eau par seconde, selon le débit. Elle est conçue pour une hauteur de chute allant jusqu’à 2,5 mètres. Elle ne constitue pas une charge supplémentaire pour l’environnement et n’affecte pas la production d’électricité existante. « L’installation de cette nouvelle turbine basse pression permet d’utiliser au mieux les ressources en eau disponibles tout en respectant l’environnement », explique Georges-Alain Zuber, directeur de la centrale, cité dans le communiqué.

    La conception de la centrale a débuté en 2011. Elle est soutenue par des fonds issus de la rétribution à prix coûtant du courant injecté.

    La centrale a été construite en 1908 pour produire l’électricité de l’Electro-Chimie de Paris. Aujourd’hui, les FMMB sont détenues par les communes de Bovernier (23,04%), Sembrancher (18,72%), Martigny (17,22%), Martigny-Combe (15,58%) et Vollèges (1,64%), ainsi que par Alpiq (18%) et le distributeur d’énergie valaisan FMV ( 5,8%).

  • Des bâtiments intelligents pour l’avenir

    Des bâtiments intelligents pour l’avenir

    Avec sa stratégie de ville intelligente, la ville de Schaffhouse dispose d’un vaste programme d’innovation. Dans le cadre du projet « Gérer les bâtiments de manière intelligente », elle a cherché, en collaboration avec des partenaires tels que la société VIBOO, des solutions pour gérer ses bâtiments de manière optimale. La technologie de contrôle prédictif de VIBOO, une spin-off de l’Empa, offre une réponse d’avenir à ce défi. En utilisant les données météorologiques et d’occupation, le système de chauffage peut être automatiquement réglé sur les conditions optimales, à la fois pour économiser de l’énergie et pour améliorer le confort des occupants.

    La spin-off utilise une combinaison de machine learning et de physique du bâtiment pour créer des modèles thermiques de bâtiments basés sur des données mesurées. Ces modèles sont intégrés dans un système de contrôle prédictif qui prévoit le comportement thermique du bâtiment en tenant compte des prévisions météorologiques et des préférences des utilisateurs. L’utilisation de l’énergie est ainsi optimisée toutes les quelques minutes et adaptée au bâtiment.

    Économies d’énergie dans les bâtiments historiques
    Un projet pilote mené dans le bâtiment scolaire de Bach, classé monument historique, montre le potentiel de cette technologie. L’objectif est de réduire la consommation d’énergie de chauffage d’au moins 20% tout en améliorant le confort thermique. Le bâtiment scolaire, qui présente des déficits énergétiques en raison de son âge, se prête idéalement à ce type de gestion intelligente des bâtiments. Les premiers résultats sont déjà disponibles et indiquent une réduction significative de la consommation d’énergie. Si le succès se confirme par la suite, un déploiement à d’autres bâtiments est prévu.

    Intégration dans le secteur de l’énergie du futur
    Les systèmes de chauffage prédictifs offrent non seulement des avantages en termes d’économies d’énergie et de confort, mais ils sont également parfaitement préparés pour répondre aux exigences futures du marché de l’énergie. La technologie est capable d’exploiter les prix de l’énergie en fonction du temps et peut s’adapter aux programmes de réponse à la demande, qui deviennent de plus en plus importants dans un contexte d’approvisionnement en énergie de plus en plus décentralisé et basé sur les énergies renouvelables.

    Le système vise à intégrer totalement les bâtiments dans le secteur de l’énergie afin de réduire les pics de charge et de maximiser l’utilisation des énergies renouvelables. La vision va bien au-delà de l’efficacité énergétique – les bâtiments devraient à l’avenir participer activement au marché de l’énergie et contribuer de manière significative à la stabilisation du réseau électrique grâce à une mise en réseau intelligente.

    Des économies validées dans différents types de bâtiments
    La technologie a déjà été testée avec succès dans des bâtiments résidentiels et commerciaux, des écoles et des bâtiments publics pour le chauffage et la climatisation. Des économies d’énergie de 20% à 40% ont été réalisées par rapport aux systèmes de contrôle traditionnels. Ces économies s’accompagnent d’une meilleure réactivité aux changements météorologiques, ce qui améliore encore le confort des occupants des bâtiments.

    Avec ce projet, la ville de Schaffhouse est un exemple de l’utilisation de technologies prédictives pour améliorer l’efficacité énergétique. Si les résultats positifs obtenus dans l’école de Bach se confirment, cela pourrait ouvrir la voie à une application à grande échelle de cette technologie d’avenir dans d’autres bâtiments de la ville. Les systèmes de chauffage prédictifs offrent une solution prometteuse pour réduire considérablement la consommation d’énergie dans les bâtiments existants tout en améliorant le confort – une étape décisive sur la voie d’un avenir durable.

  • Progrès et perspectives de la stratégie climatique cantonale

    Progrès et perspectives de la stratégie climatique cantonale

    Parmi les réussites, on peut citer l’introduction d’une directive d’achat de véhicules sans CO2 dans l’administration cantonale et la création d’une base juridique pour le soutien financier des mesures de protection contre les inondations. Deux mesures qui ont été achevées, tandis que 47 autres sont en cours de mise en œuvre. Les nouveaux véhicules de l’administration doivent désormais disposer d’un système de propulsion sans CO2, ce qui constitue un pas important vers une administration plus respectueuse du climat. En outre, la loi sur la gestion de l’eau a jeté les bases d’un soutien aux projets de protection contre les inondations, qui sont essentiels pour l’adaptation au changement climatique.

    Les relations publiques, clé de la sensibilisation
    Un autre aspect central de la stratégie climatique est la sensibilisation du public. Chaque année, une « promenade climatique » est organisée sur un thème en rapport avec le climat afin de présenter des projets aux citoyens. Cette année, l’accent a été mis sur la rénovation énergétique d’un immeuble d’habitation, dont l’efficacité est passée de la classe G à la classe B. Cela montre comment des mesures de rénovation efficaces peuvent contribuer à réduire la consommation d’énergie et les émissions de CO2.

    Défis des combustibles fossiles et des énergies renouvelables
    Les derniers chiffres sur le climat montrent que la part des chauffages au fioul dans les bâtiments résidentiels et tertiaires a diminué de 5 %, tandis que la part des pompes à chaleur a augmenté d’autant sur la même période. Néanmoins, la part des chauffages au gaz naturel reste inchangée, ce qui va à l’encontre des objectifs de la politique climatique. Pour atteindre l’objectif d’un approvisionnement énergétique respectueux du climat, il faut accélérer le passage des combustibles fossiles aux énergies renouvelables.
    Un point positif est que la production d’électricité à partir d’installations photovoltaïques a plus que doublé dans le canton depuis 2015. Cela montre que l’utilisation des énergies renouvelables progresse, même si des efforts considérables restent nécessaires pour atteindre les objectifs climatiques fixés.

    Potentiel d’amélioration dans l’administration cantonale
    L’administration cantonale s’est fixé pour objectif d’être un modèle en matière de protection du climat. Malgré les premiers progrès, il apparaît que la consommation d’énergie pour le chauffage et l’eau chaude dans les bâtiments cantonaux n’a pu être réduite que de 2 %. Plus de la moitié de l’énergie thermique continue d’être produite à partir de combustibles fossiles. Les émissions de CO2 provenant de la combustion de ces combustibles sont restées quasiment inchangées depuis 2016, ce qui indique qu’il faut prendre des mesures supplémentaires.

    Adaptations des exigences énergétiques et étapes futures
    Le Conseil d’Etat a mis en consultation des mesures rapidement réalisables afin de renforcer l’utilisation des énergies renouvelables. Elles concernent notamment le remplacement des systèmes de chauffage et la production d’électricité propre dans les nouveaux bâtiments. Un exemple est la prescription selon laquelle, dans les bâtiments appartenant au canton, un système utilisant des énergies renouvelables doit toujours être utilisé à l’avenir lors du remplacement du chauffage.
    Dans l’ensemble, il apparaît que le canton de Schaffhouse est sur la bonne voie, mais que des mesures ciblées sont encore nécessaires pour accélérer le changement vers un avenir climatiquement neutre.