Catégorie : Énergie

  • L’hydrogène peut beaucoup, mais pas tout

    L’hydrogène peut beaucoup, mais pas tout

    Dans le cadre d’une méta-analyse des faits, l’institut Fraunhofer ISI a analysé 774 affirmations individuelles et les a condensées en 77 affirmations clés. Il n’en est pas résulté un nouveau document d’opinion, mais une synthèse de l’état actuel des connaissances. Le résultat est nuancé, mais sans équivoque sur les points essentiels. L’auteur principal, Nils Bittner, le résume ainsi : l’hydrogène peut avoir un impact énorme là où il n’existe pas d’alternatives équivalentes. Là où de telles alternatives existent, son utilisation coûte de précieuses ressources et du temps.

    Le goulot d’étranglement de l’efficacité
    Le problème fondamental réside dans la physique. L’hydrogène vert est produit par électrolyse. Selon le procédé, il faut environ 50 à 60 kWh d’électricité par kilogramme. La compression, le transport et la reconversion consomment encore plus d’énergie. Au final, il ne reste souvent qu’une fraction des kilowattheures utilisés au départ. Les pompes à chaleur et les véhicules à batterie utilisent donc la même électricité de manière beaucoup plus efficace.

    Là où H₂ reste indispensable
    Malgré tout, il existe des domaines où l’hydrogène n’a pas d’alternative valable. L’industrie sidérurgique en a besoin pour réduire le minerai de fer, l’industrie chimique comme matière première pour l’ammoniac et le méthanol. L’aviation, la navigation et le transport lourd ne peuvent guère être électrifiés directement. L’hydrogène est ici le moyen de choix. Il n’existe pas non plus actuellement d’alternative comparable pour le stockage saisonnier d’énergie à long terme, sur plusieurs semaines ou mois. En Suisse, cette évaluation coïncide avec la stratégie de la Confédération en matière d’hydrogène, qui prévoit H₂ en premier lieu pour la chaleur industrielle à haute température et les secteurs des transports difficilement décarbonisables.

    Le problème de l’œuf et de la poule freine la montée en puissance
    Une économie de l’hydrogène qui fonctionne a besoin d’infrastructures, comme des pipelines, des réservoirs en caverne, des installations d’électrolyse. Mais les entreprises n’investissent que lorsque l’approvisionnement est assuré et les exploitants de réseaux ne construisent que lorsque la demande est suffisante. Ce problème de la poule et de l’œuf ralentit considérablement le démarrage du marché. C’est pourquoi le Fraunhofer ISI recommande de se concentrer sur les clusters industriels plutôt que de construire un réseau couvrant tout le territoire jusque dans les zones résidentielles.

    Les importations ne résolvent le problème qu’à moitié
    L’Allemagne devra importer jusqu’à 80 pour cent de ses besoins en hydrogène. Le transport sur de grandes distances nécessite généralement une transformation en ammoniac ou en hydrogène liquide, avec des pertes d’énergie supplémentaires. Au lieu de dépendances fossiles, de nouvelles chaînes d’approvisionnement mondiales voient ainsi le jour. La Suisse ne deviendra pas non plus autosuffisante en hydrogène. Les cantons de Bâle-Ville et de Bâle-Campagne ont adopté pour la première fois en février 2026 une stratégie commune pour l’hydrogène et calculent pour 2050 un besoin de 0,4 à 3,4 pour cent du besoin énergétique total, concentré sur l’industrie et le trafic lourd.

  • La plus grande installation solaire du canton de Zurich entre en service

    La plus grande installation solaire du canton de Zurich entre en service

    Selon EKZ, la plus grande installation solaire du canton de Zurich a été mise en service sur les toits du centre logistique Embraport. Sur une surface de toiture d’environ 20 000 mètres carrés, 9 500 panneaux solaires produisent de l’électricité depuis la mi-mars, avec une puissance totale pouvant atteindre 4,5 mégawatts, indique EKZ dans un communiqué. L’installation devrait produire environ 4 gigawattheures d’électricité solaire par an.

    « Nous sommes fiers d’avoir transformé en quelques mois seulement ces toitures inutilisées en la plus grande installation solaire du canton de Zurich », déclare Paul Sidler, responsable des énergies renouvelables chez EKZ, dans le communiqué. « Nous renforçons ainsi la sécurité d’approvisionnement grâce à une électricité locale et durable. » EKZ a réalisé cette installation dans le cadre de son modèle de contrat solaire. À ce titre, la société zurichoise Freilager AG, propriétaire et exploitante de l’Embraport, met simplement à disposition les toitures. EKZ est responsable de la planification, du financement, de la construction, de l’exploitation et de l’entretien.

    Environ la moitié de l’électricité solaire produite à l’Embraport sera directement consommée au sein même du centre logistique. « Nos locataires bénéficient d’une énergie sans CO2 qu’ils peuvent se procurer à des conditions attractives et qui leur permet de rendre leurs activités plus durables », explique Jean-Claude Maissen, PDG de Zürcher Freilager AG, dans le communiqué. L’autre moitié sera proposée par EKZ à ses propres clients.

    L’installation devrait en outre être agrandie dès cette année. EKZ prévoit d’installer des modules supplémentaires d’une capacité totale d’environ 1 mégawatt sur les bâtiments actuellement en construction sur le site. Une grande batterie d’une capacité de 2 mégawattheures est également prévue.

  • Le nouveau PDG doit faire avancer le développement stratégique

    Le nouveau PDG doit faire avancer le développement stratégique

    Le conseil d’administration de la société grisonne Repower AG, dont le siège se trouve à Brusio, a nommé Michael Roth au poste de nouveau PDG. Selon un communiqué, il prendra ses fonctions le 1er juin 2026 et succédera à Roland Leuenberger, qui rejoint le producteur d’énergie Axpo.

    M. Roth dirige depuis 2022 la division Production & Réseau chez Repower. Auparavant, cet homme de 51 ans a occupé pendant neuf ans le poste de directeur des Engadiner Kraftwerke et a travaillé pendant dix ans à l’Elektrizitätswerk der Stadt Zürich (ewz). « Au cours des dernières années, il a fait preuve chez Repower de qualités de dirigeant, d’une vision stratégique et d’une grande compétence opérationnelle », a déclaré Barbara Janom Steiner, présidente du conseil d’administration.

    Le CEO désigné réside en Engadine, est ingénieur électricien diplômé de l’ETH et titulaire d’un master en droit des affaires de l’Université de Saint-Gall. « Je me réjouis de poursuivre le développement de Repower aux côtés de nos collaborateurs dans une phase importante », a-t-il déclaré.

    La recherche d’un successeur à la tête de la division Production & Réseau est en cours, le processus ayant déjà été lancé.

  • Aargau Verkehr mise sur sa propre production d’électricité pour ses bus électriques

    Aargau Verkehr mise sur sa propre production d’électricité pour ses bus électriques

    La société Aargau Verkehr AG (AVA) a installé, en collaboration avec le prestataire de services énergétiques AEW Energie AG (AEW), une installation photovoltaïque sur le site du dépôt de bus de Fahrwangen. Selon un communiqué, l’installation a été mise en service en mars. À partir d’octobre, elle devrait fonctionner à plein régime et produire elle-même une partie de l’électricité nécessaire à la recharge des bus électriques qui y seront stationnés à l’avenir.

    L’investissement dans l’installation solaire elle-même s’élève à environ 100 000 francs. Le raccordement électrique et le raccordement au réseau pour l’installation solaire et l’infrastructure de recharge coûtent 60 000 francs supplémentaires.

    « Cette installation constitue une étape importante vers l’autosuffisance énergétique », déclare Mathias Grünenfelder dans le communiqué. « Même si nous n’utiliserons pleinement l’électricité solaire qu’avec les nouveaux véhicules à partir de 2026, la décision était claire : les besoins en électricité augmentent – et nous voulons les couvrir de la manière la plus durable possible », explique le directeur général adjoint et responsable des grands projets chez Aargau Verkehr AG.

  • Le lac de Zurich devrait alimenter en chaleur le campus universitaire

    Le lac de Zurich devrait alimenter en chaleur le campus universitaire

    Energie 360° mettra en place le réseau énergétique du campus universitaire. À partir de 2037, l’hôpital universitaire de Zurich, l’université de Zurich, l’École polytechnique fédérale de Zurich ainsi que la gare de Zurich Stadelhofen seront chauffés et climatisés grâce à l’énergie provenant du lac de Zurich, indique le fournisseur d’énergie zurichois dans un communiqué. Selon ce dernier, Energie 360° investit environ 40 millions de francs dans ce réseau énergétique.

    Le projet prévoit la construction d’une centrale d’eau du lac dans la zone de Tiefenbrunnen. Le début des travaux de la centrale est prévu pour l’été 2034. De là, l’eau du lac sera acheminée vers la gare de Zurich Stadelhofen et le campus universitaire via le deuxième tunnel du Riesbach des CFF, actuellement en projet. L’eau s’écoulera ensuite dans la Limmat.

    « Le lac, en tant que source d’énergie, sert à la climatisation et au chauffage respectueux du climat dans le quartier universitaire », déclare Romeo Deplazes, PDG d’Energie 360°, dans le communiqué. « Nous apportons ainsi une contribution importante à la transition de la ville de Zurich des énergies fossiles vers les énergies renouvelables. »

  • Le développement du chauffage urbain renforce l’approvisionnement énergétique à Baden et Ennetbaden

    Le développement du chauffage urbain renforce l’approvisionnement énergétique à Baden et Ennetbaden

    Selon un communiqué, la société Regionalwerke AG Baden s’apprête à développer son réseau de chauffage urbain. Les travaux de construction devraient débuter dans les mois à venir. Grâce à un raccordement ciblé entre la Sonnenbergstrasse, la Postplatz et la Schlösslistrasse, une nouvelle étape vers un approvisionnement en chaleur respectueux du climat sera franchie. Le fournisseur d’énergie et la commune souhaitent remplacer progressivement les énergies fossiles et améliorer durablement l’efficacité énergétique, renforçant ainsi les infrastructures locales et rendant Ennetbaden plus attractive en tant que lieu de vie tourné vers l’avenir.

    Le raccordement de la commune se fera en deux phases de construction. La première phase est prévue du 20 avril au 7 juin et concerne le pont Schiefe Brücke et les têtes de pont à Baden et Ennetbaden. La deuxième phase, prévue du 8 juin au 31 octobre, s’étendra le long de la Sonnenbergstrasse. Pendant la durée des travaux, des modifications temporaires de la circulation et des déviations pour les bus sont à prévoir.

    La commune d’Ennetbaden, la société Regionalwerke AG Baden, les transports publics régionaux de Baden-Wettingen ainsi que les services spécialisés de la ville de Baden et du canton d’Argovie ont collaboré à la planification des travaux et du plan de circulation. La fourniture de chaleur devrait débuter l’hiver prochain.

  • Un projet de chauffage urbain renforce l’approvisionnement énergétique à Adligenswil

    Un projet de chauffage urbain renforce l’approvisionnement énergétique à Adligenswil

    Le 17 mars, EBL Energie Rigi a donné le coup d’envoi de la première phase de construction du réseau de chauffage urbain élargi. Une nouvelle conduite principale reliera à l’avenir la centrale énergétique de Haltikon au réseau de chauffage urbain existant à Adligenswil (LU). Elle permettra de remplacer la centrale de chauffage obsolète d’Adligenswil. L’EBL Energie Rigi pose ainsi les bases d’un approvisionnement en chaleur renouvelable et fiable à long terme dans la région, indique un communiqué. Parallèlement, cela permettra de répondre à la demande croissante de nouveaux raccordements au réseau de chauffage urbain à Adligenswil et de garantir la sécurité d’approvisionnement pour tous les clients à long terme. Selon le calendrier actuel, la durée des travaux est d’environ deux ans.

    La vice-présidente du conseil communal, Felicitas Marbach, ainsi que des membres du conseil d’administration d’EBL Fernwärme Rigi AG ont notamment participé au coup d’envoi des travaux. « Le coup d’envoi donné aujourd’hui est bien plus que le début d’un projet de construction : c’est un signe tangible d’un avenir énergétique commun. Avec la nouvelle conduite principale entre Haltikon et Adligenswil, nous posons les bases d’un approvisionnement en chaleur fiable, renouvelable et ancré dans la région », a déclaré Philipp Zgraggen, directeur général d’EBL Energie Rigi, selon le communiqué.

    EBL Energie Rigi regroupe les compétences de trois filiales de l’EBL (coopérative Elektra Baselland), dont le siège est à Liestal : EBL Fernwärme Rigi AG alimente Küssnacht am Rigi, Greppen et Adligenswil en chauffage urbain neutre en CO2. EBL Energiezentrum Rigi AG produit de l’électricité et de la chaleur à partir de bois usagé et de résidus de bois régionaux. EBL Pellets Rigi AG fabrique des granulés de bois à partir de résidus de bois régionaux.

  • Le marché suisse du stockage par batterie connaît une croissance rapide

    Le marché suisse du stockage par batterie connaît une croissance rapide

    Le déploiement des systèmes de stockage par batterie s’accélère. C’est ce qui ressort du rapport «Batteriemonitor 2026» publié par Swissolar. Selon ce rapport, 896 systèmes de stockage étaient installés en Suisse à la fin de l’année 2024. L’association professionnelle pour l’énergie solaire estime que 555 systèmes supplémentaires ont été raccordés au réseau en 2025. Ainsi, 1 451 systèmes de stockage devraient déjà être raccordés au réseau à la fin de l’année 2025.

    Pour l’année en cours, Swissolar table même sur un doublement des installations, avec 1 010 nouveaux systèmes de stockage. Le nombre total de systèmes installés passerait ainsi à 2 461.

    Actuellement, c’est notamment la capacité de stockage en aval du point de raccordement au réseau qui augmente, c’est-à-dire chez les ménages et dans les exploitations agricoles et les entreprises commerciales. Celle-ci devrait atteindre 2,5 gigawattheures d’ici fin 2026. Fin 2025, elle n’était encore que de 1,5 gigawattheure.

    L’expansion des systèmes de stockage par batterie au sein du réseau électrique s’accélère également. Les entreprises ont d’ores et déjà annoncé une expansion de plus de 4 gigawattheures d’ici 2030.

    Matthias Egli souligne l’importance de cette évolution pour la transition énergétique. « Les systèmes de stockage par batterie apportent une contribution importante à un système électrique à forte part d’énergies renouvelables », déclare le directeur général de Swissolar dans le communiqué consacré au Batteriemonitor. « Ils permettent d’utiliser efficacement l’électricité solaire, de soulager les réseaux électriques et de réduire les coûts globaux. »

  • Le secteur de l’énergie reste stable malgré les changements structurels

    Le secteur de l’énergie reste stable malgré les changements structurels

    Selon un communiqué, Primeo Energie AG a réalisé un bon résultat global en 2025. Le fournisseur d’énergie de Bâle-Campagne, dont le siège se trouve à Münchenstein, a réalisé un chiffre d’affaires de 1,8 milliard de francs, soit 392 millions de moins que l’année précédente. Le bénéfice est passé de 91 millions à 109 millions de francs.

    Le secteur des solutions énergétiques a notamment contribué à la croissance du bénéfice. En France, Primeo Energie a acquis 120 000 nouveaux clients privés. Pour la première fois depuis des années, l’activité suisse dans le domaine de l’électricité a renoué avec une légère rentabilité.

    Dans le domaine des réseaux et des services, Primeo Energie ressent les effets de la baisse de la consommation d’électricité dans l’industrie et les ménages, ainsi que de l’augmentation de la production décentralisée. En conséquence, les volumes d’électricité transportés ont diminué.

    Le secteur Chauffage et solutions industrielles s’est développé grâce à la création et à l’extension de réseaux de chauffage, notamment dans la basse vallée du Wiggertal, à Muttenz, à Aesch et dans la vallée de la Birstal. En revanche, la douceur du climat a pesé sur les ventes.

    Le secteur de la production est resté stable grâce à la diversification dans l’hydroélectricité, le solaire et l’éolien, ainsi qu’à la répartition sur six pays.

    En 2025, Primeo Energie s’est séparée des activités ne présentant pas une taille critique ou à faible rentabilité. Il s’agissait notamment des parcs éoliens en Norvège et de la division mobilité électrique en Suisse.

    Au cours de l’année en cours, l’entreprise entend développer ses activités dans le secteur de l’électricité en Suisse et à l’étranger.

  • La sciure de bois est censée empêcher le feu de se propager

    La sciure de bois est censée empêcher le feu de se propager

    Des chercheurs de l’École polytechnique fédérale de Zurich (ETH) et du Laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche (Empa) ont mis au point un matériau isolant à base de sciure de bois pouvant être utilisé pour l’aménagement intérieur ignifuge, selon un communiqué.

    Ce composite est composé de sciure de bois et de struvite, un phosphate d’ammonium et de magnésium cristallin et incolore. Au cours de leurs travaux, les chercheurs ont dû surmonter la difficulté de lier les matériaux aux particules de sciure de bois lors du processus de cristallisation de la struvite. Ils y sont parvenus grâce à une enzyme extraite de pépins de pastèque. Le minéral cristallisé comble les vides de la sciure de bois. Le matériau ainsi obtenu est pressé en panneaux et séché à température ambiante.

    D’après les premiers tests, ce composite présente des propriétés de résistance au feu similaires à celles des panneaux de particules liés au ciment classiques. Les tests menés en collaboration avec l’École polytechnique de Turin ont montré que les panneaux de sciure de bois à base de struvite mettent trois fois plus de temps à s’enflammer que le bois d’épicéa. De plus, ce processus entraîne la formation d’un matériau inorganique qui limite la propagation des flammes.

    Pour permettre la mise à l’échelle du procédé et l’utilisation de ce nouveau matériau, il est important de réduire les coûts de fabrication. Actuellement, la production du liant à partir de ce minéral est plus coûteuse que celle des liants polymères ou du ciment. Cela pourrait changer avec la mise en place d’un nouveau circuit de recyclage : la struvite est produite en grandes quantités dans les stations d’épuration. « Nous pourrions utiliser ces dépôts comme matière première pour notre matériau de construction », déclare Ronny Kürsteiner, chercheur dans le domaine des matériaux à base de bois à l’ETH, cité dans le communiqué.

    L’étude est publiée dans la revue spécialisée Chem Circularity.

  • Le béton imprimé en 3D stocke le CO₂ et réduit la consommation de ressources

    Le béton imprimé en 3D stocke le CO₂ et réduit la consommation de ressources

    Des chercheurs du laboratoire d’ingénierie structurelle de l’Institut fédéral de recherche et d’essai sur les matériaux (Empa) travaillent au développement d’éléments en béton fabriqués à l’aide d’une imprimante 3D. Selon un communiqué, ces éléments de construction sont stables sans armature traditionnelle en acier et ne contiennent pratiquement pas de ciment. Le matériau est censé stocker du dioxyde de carbone lors de son durcissement.

    Ces travaux de recherche s’inscrivent dans le cadre du projet européen CARBCOMN (Carbon-negative compression dominant structures for decarbonized and de-constructable concrete buildings). Outre l’Empa, des chercheurs de l’École polytechnique fédérale de Zurich (ETH) ainsi que de la filiale de l’Empa re-fer, située à Seewen, et d’autres partenaires européens participent à ce développement.

    Le matériau destiné à l’impression 3D provient de déchets industriels recyclés, tels que les scories d’acier. Des formes géométriquement optimisées sont produites selon un procédé spécial. Des alliages à mémoire de forme à base de fer (Fe-SMA) de re-fer sont utilisés comme armatures. Pour faire durcir ce béton, du dioxyde de carbone est injecté dans une chambre de combustion, où il se lie chimiquement au mélange de béton. « Nous combinons ici une expertise unique : l’impression 3D, la performance structurelle et notre spécialité, les alliages à mémoire de forme à base de fer », déclare Moslem Shahverdi, chercheur à l’Empa, dans le communiqué. « D’une part, nous utilisons des méthodes de fabrication numériques pour construire en préservant les ressources. D’autre part, nous remplaçons le ciment traditionnel par des liants à faible empreinte carbone. » Les éléments en béton sont en outre conçus de manière à pouvoir être démontés après utilisation et réutilisés ailleurs.

    Lancé en 2024, ce projet d’une durée de quatre ans est financé dans le cadre d’Horizon Europe et rassemble onze instituts de recherche et cabinets d’architecture de premier plan issus de toute l’Europe. Selon le communiqué, il s’agit notamment de l’université de Gand, de l’université technique de Darmstadt, de l’université grecque de Patras, ainsi que de Zaha Hadid Architects à Londres, de Mario Cucinella Architects à Bologne et des entreprises Tesis à Penta di Fisciano (Italie), orbix à Genk et incremental 3D à Innsbruck.

  • Un nouveau réseau de chauffage urbain exploite efficacement la chaleur résiduelle et l’eau du Rhin

    Un nouveau réseau de chauffage urbain exploite efficacement la chaleur résiduelle et l’eau du Rhin

    Selon un communiqué, le fournisseur d’énergie AEW Energie AG investit 8 millions de francs dans la construction d’un réseau de chauffage urbain à Augst, dans le canton de Bâle-Campagne. Selon l’entreprise, cela envoie « un signal clair en faveur de la mise en œuvre de la stratégie énergétique et du développement systématique de solutions de chauffage renouvelables ».

    La chaleur résiduelle des générateurs de la centrale hydroélectrique existante d’Augst et l’eau du Rhin seront utilisées pour le chauffage urbain. Grâce à un réseau de chauffage urbain de 1,3 kilomètre de long, les bâtiments raccordés recevront cette énergie sans émissions de CO2 dès le début de la saison de chauffage 2026/2027, précise le communiqué.

    Trois accumulateurs de chaleur d’une capacité de 15 000 litres chacun garantissent un approvisionnement sûr ainsi qu’un fonctionnement fiable et stable, même en cas de pics de consommation. Selon le communiqué, la puissance thermique de l’installation s’élève à 2 mégawatts et devrait fournir, à terme, une production de chaleur de 4 400 mégawattheures. Cela devrait permettre d’économiser 1 200 tonnes de CO2 par an.

    Lors du coup d’envoi du projet de construction, marqué par le premier coup de pioche le 16 mars 2026, l’entreprise a annoncé la création d’un remplacement pour l’installation d’AEW Contracting à Pratteln, qui fonctionnait aux granulés de bois et au fioul. « Avec le réseau de chaleur d’Augst, nous exploitons de manière optimale les sources d’énergie existantes issues de notre propre infrastructure et apportons une contribution importante à la décarbonisation de l’approvisionnement en chaleur dans la région », a déclaré le Dr Raffael Schubiger, président du conseil d’administration d’AEW Energie AG et de Kraftwerk Augst AG.

    Selon David Gautschi, responsable du secteur Production chez AEW, le réseau de chauffage d’Augst illustre parfaitement comment les infrastructures énergétiques existantes et les ressources naturelles peuvent être combinées efficacement.

  • Les réseaux thermiques prennent de l’importance dans l’approvisionnement énergétique urbain

    Les réseaux thermiques prennent de l’importance dans l’approvisionnement énergétique urbain

    Des chercheurs de la Haute école de Lucerne (HSLU) travaillent au développement de systèmes de stockage d’énergie thermique saisonniers. À l’heure du réchauffement climatique, les réseaux thermiques prennent de plus en plus d’importance pour permettre le refroidissement des villes densément construites. Dans ce cadre, l’eau provenant de lacs ou de rivières est acheminée à travers des réseaux de canalisations pour refroidir les bâtiments ; ces mêmes canalisations sont utilisées en hiver pour le chauffage urbain. Afin de faire avancer le développement de tels systèmes, la Haute école a organisé un échange d’expériences. Selon un communiqué, le 22e séminaire de l’Institut pour la technique du bâtiment et l’énergie (IGE) s’est tenu le 11 mars 2026. Des représentants de Thermische Netze Schweiz, de WWZ Energie AG (Zoug), de Wien Energie GmbH ainsi que de la ville de Zurich, avec leur projet CoolCity Zurich, ont également pris part aux exposés et aux discussions.

    À la HSLU, on développe des accumulateurs de chaleur flexibles qui s’adaptent aux conditions changeantes. Des chercheurs dirigés par Timotheus Zehnder ont montré comment le bois de chauffage peut être utilisé plus efficacement dans les chaudières à bois grâce au refroidissement et à la condensation des gaz de combustion. Trois intervenants ont présenté les réseaux thermiques pour l’approvisionnement en chaleur et en froid à Zoug, Zurich et Vienne.

    Dieter Kissling, de l’ifa Institut für Arbeitsmedizin, a soulevé un aspect intéressant : dans les années 60, les températures ambiantes des bureaux ont été adaptées aux besoins des hommes (21 à 22 degrés Celsius). Il s’est toutefois avéré que les femmes sont plus productives à une température de 26 à 27 degrés Celsius. Compte tenu de la proportion croissante de femmes dans le monde du travail, il convient de se demander s’il ne faudrait pas adapter les températures ambiantes.

    La diversité des thèmes abordés a montré que le changement climatique pose de nouveaux défis. Le 23e séminaire de l’IGE a déjà été convoqué pour le 10 mars 2027.

  • Un projet climatique met en place le stockage du CO₂ dans le cycle des matériaux de construction

    Un projet climatique met en place le stockage du CO₂ dans le cycle des matériaux de construction

    Selon un communiqué, le programme de protection climatique de la société zirkulit Beton AG, basée à Kloten, est désormais officiellement enregistré en tant que projet visant à accroître la capacité de puits de carbone. L’OFEV l’a ainsi approuvé comme premier projet de stockage de CO₂ dans du béton circulaire en Suisse. Le programme comprend plusieurs installations de stockage de CO2, exploitées dans le cadre de partenariats entre zirkulit et des fabricants de béton sur différents sites en Suisse.

    Dans le cadre de ce programme, le CO2 d’origine biogénique issu d’installations de biogaz suisses est capté, transporté vers des usines de béton recyclé et mis en contact, dans les installations de stockage développées par zirkulit, avec des granulats issus de béton de démolition. Le CO2 réagit avec la pâte de ciment contenue dans les granulats de béton pour former du carbonate de calcium et est ainsi lié de manière minérale et durable. Ces granulats sont ensuite utilisés pour la fabrication de béton circulaire.

    « Cela permet de créer un puits de carbone durable dans un matériau de construction à longue durée de vie », explique zirkulit Beton AG, « un levier central sur la voie de la neutralité carbone dans le secteur du bâtiment ». Cela souligne sa volonté de contribuer activement à la transition vers un secteur de la construction circulaire et respectueux du climat.

    Le programme bénéficie du soutien financier de la Fondation Centime Climatique. Celle-ci soutient le projet, en collaboration avec les partenaires de zirkulit Beton AG, dans le cadre de l’un des cinq projets pilotes nationaux consacrés aux technologies à émissions négatives et au captage et stockage du carbone. Au total, la Fondation Centime Climatique met à disposition 50 millions de francs à cet effet. Le financement s’inscrit dans le cadre d’un contrat de livraison pluriannuel portant sur les retraits de CO₂ réalisés grâce au programme.

  • Une nouvelle norme de construction définit la neutralité carbone sur l’ensemble du cycle de vie

    Une nouvelle norme de construction définit la neutralité carbone sur l’ensemble du cycle de vie

    L’association Minergie, dont le siège est à Bâle, a mis en place la norme Minergie zéro net pour les constructions neuves et les rénovations de bâtiments. Elle vient de la présenter lors d’un événement à Zurich.

    Jusqu’à présent, il n’existait aucune directive concrète à l’intention des maîtres d’ouvrage, des concepteurs, des communes et des entreprises pour « la réalisation de bâtiments dont le bilan climatique est réellement nul sur l’ensemble de leur cycle de vie », a déclaré Fabian Peter, conseiller d’État lucernois et président de Minergie, dans un communiqué. Minergie-Netto-Null offre un cadre transparent et crédible.

    Selon le communiqué, les bâtiments Minergie-Netto-Null génèrent « de très faibles émissions de gaz à effet de serre sur leur cycle de vie défini de 60 ans ». Quant à la procédure, il est précisé qu’après avoir déterminé les émissions sur le cycle de vie, le carbone stocké dans le bâtiment est déduit des émissions restantes. Cela améliore le bilan carbone au sens de la loi sur le climat. Pour les émissions restantes, une compensation est mise en place à l’aide de certificats d’émissions négatives.

    Pour atteindre la neutralité carbone en 2050 au niveau national, la « prévention » seule ne suffirait pas. Avec Minergie-Net-Zero, cet objectif pourrait être atteint dès 2026, mais cela s’accompagnerait « d’exigences très élevées », explique Andreas Meyer Primavesi, directeur de l’association Minergie. « Nous prenons en compte les émissions grises. Nous sommes donc bien plus stricts que les lois qui entreront en vigueur dans les prochaines années », déclare-t-il. Le canton de Bâle-Ville vise le zéro net d’ici 2037, tandis que de nombreuses institutions souhaitent y parvenir d’ici 2040.

    Selon les informations disponibles, Minergie est la norme suisse de construction en matière de confort, d’efficacité et de protection du climat pour les nouvelles constructions et les rénovations. Les trois normes de construction bien connues que sont Minergie, Minergie-P et Minergie-A peuvent être complétées par le suffixe ECO.

  • Le début des travaux marque une étape importante pour la production d’électricité renouvelable

    Le début des travaux marque une étape importante pour la production d’électricité renouvelable

    Selon un communiqué, la société Kraftwerk Meiental AG a célébré le 11 mars le lancement officiel des travaux de construction de la centrale hydroélectrique de Meiental, dans la commune de Wassen. Les travaux proprement dits ont déjà commencé en septembre. Actuellement, les travaux portent sur la conduite forcée et le nouveau poste de commande de la centrale.

    La centrale utilise l’eau de la Meienreuss. Celle-ci est captée à 1 317 mètres d’altitude et acheminée par une conduite forcée de 3 250 mètres de long vers la nouvelle centrale hydroélectrique, située à 1 100 mètres d’altitude à Fedenbrügg. Avec une puissance de 10 mégawatts, la centrale devrait produire environ 34 gigawattheures d’électricité par an. Elle devrait entrer en service fin 2028.

    Au total, 40 millions de francs seront investis. Le canton d’Uri et la commune de Wassen tablent sur des recettes fiscales supplémentaires, tandis que le canton et la corporation d’Uri prévoient des redevances hydrauliques d’un demi-million de francs par an. « Nous exploitons notre énergie hydraulique locale, renforçons la valeur ajoutée régionale et apportons en même temps une contribution importante à un approvisionnement énergétique respectueux du climat », déclare Hermann Epp, conseiller d’État et directeur des travaux publics du canton d’Uri, dans le communiqué.

    La société Kraftwerk Meiental AG appartient au fournisseur d’énergie cantonal energieUri AG, au canton et à la corporation d’Uri ainsi qu’à la commune de Wassen.

  • Les communautés énergétiques locales font progresser le développement de l’énergie solaire

    Les communautés énergétiques locales font progresser le développement de l’énergie solaire

    Depuis le début de l’année, les propriétaires d’installations solaires peuvent vendre leur électricité excédentaire au niveau local par l’intermédiaire de communautés d’électricité locales (LEG). La compagnie d’électricité de la ville de Zurich (ewz) propose une solution simple pour cela avec son nouveau produit ewz.solarquartier.

    Selon un communiqué, 130 de ces communautés d’électricité injectent déjà leur électricité excédentaire. Elles bénéficient en contrepartie d’un prix d’achat garanti de 14 centimes par kilowattheure. Pas moins de 6000 clients s’approvisionnent déjà en électricité auprès de l’ewz.

    Ce produit vise à encourager l’utilisation des toitures pour les installations solaires. « Avec notre produit LEG ewz.solarquartier, nous avons créé une incitation économique supplémentaire pour que les installations solaires ne soient pas seulement construites, mais qu’elles permettent également de générer des rendements élevés à long terme », déclare Corinne Pellerin, responsable Marché et Clients chez ewz, dans le communiqué. L’utilisation locale de l’électricité soulage en outre le réseau.

    La coopérative de construction Allgemeine Baugenossenschaft Zürich (ABZ) alimente déjà le réseau avec l’électricité excédentaire de toutes ses installations. « Grâce à la solution LEG d’ewz.solarquartier, il était évident pour nous d’enregistrer l’ensemble des 28 installations photovoltaïques situées dans nos lotissements en zone urbaine », explique Eliane Hurni, responsable du département Bâtiments et environnement et membre de la direction de l’ABZ.

    Au total, près de 2 900 installations photovoltaïques d’une puissance crête de près de 100 mégawatts sont actuellement installées dans la ville. Elles produisent environ 80 gigawattheures d’électricité par an. D’ici 2040, la production devrait passer à 500 gigawattheures.

  • Les conditions météorologiques et les corrections de valeur pèsent sur les résultats

    Les conditions météorologiques et les corrections de valeur pèsent sur les résultats

    Selon un communiqué, BKW a réalisé un chiffre d’affaires de 4 543,6 millions de francs en 2025. L’année précédente, ce chiffre s’élevait encore à 4 772,3 millions, soit une baisse de 4,8 %. La baisse au niveau du résultat d’exploitation avant intérêts et impôts a été nettement plus marquée. En 2025, BKW a réalisé un résultat de 561,0 millions de francs, contre 789,9 millions l’année précédente. Le bénéfice net d’exploitation a reculé de 550,4 millions l’année précédente à 351,1 millions en 2025.

    BKW attribue ce recul, d’une part, à une correction de valeur sur sa participation dans la centrale à charbon de Wilhelmshaven, située sur la côte de la mer du Nord en Basse-Saxe. Cette correction s’élève à 113,7 millions de francs au niveau du résultat d’exploitation et à 90,9 millions de francs au niveau du bénéfice net. BKW détient une participation de 33 % dans cette centrale.

    D’autre part, la baisse de la production d’électricité issue de l’énergie hydraulique et éolienne, due aux conditions météorologiques, a pesé sur le résultat du secteur Energy Solutions. Celui-ci était déjà en baisse de 18,6 % par rapport à l’année précédente avant la correction de valeur. Le résultat du secteur Power Grid s’est établi à 130,6 millions de francs, soit une baisse de 7,0 % par rapport à l’année précédente.

    En revanche, le résultat du secteur d’activité Infrastructure & Buildings a nettement augmenté de 40,6 % pour atteindre 80,0 millions de francs. Le chiffre d’affaires du secteur d’activité est resté stable à 1,98 milliard.

    BKW table sur un résultat compris entre 650 et 750 millions de francs pour 2026.

  • Les mesures du vent constituent la base de nouveaux projets énergétiques

    Les mesures du vent constituent la base de nouveaux projets énergétiques

    Selon un communiqué,Zürich Wind commencera à effectuer des mesures de vent à Zünikon, dans la commune de Wiesendangen, au cours de la semaine du 16 mars. Le mât, haut de 125 mètres, n’a pas besoin d’être raccordé au réseau électrique. Il est entièrement alimenté par des panneaux solaires et un système de stockage par batterie. Deux autres mâts de mesure devraient être installés après les vacances de Pâques à Ossingen et à Rickenbach.

    Ces mâts collecteront pendant au moins un an des données sur les conditions de vent et l’activité des chauves-souris à leur emplacement. Ces données serviront de base à une prévision de rendement. Si celle-ci montre qu’une exploitation de l’énergie éolienne est économiquement viable à cet emplacement, Zürich Wind commandera dans un deuxième temps une étude d’impact sur l’environnement.

    Zürich Wind publie les valeurs mesurées sur son site Internet. « Zürich Wind fait partie des premiers développeurs de projets dans le domaine de l’énergie éolienne en Suisse à publier les données des mesures du vent dès la phase de collecte », déclare Pascal Müller de Zürich Wind dans le communiqué.

    Zürich Wind est une coopération entre les services électriques du canton et de la ville de Zurich, EKZ et ewz, ainsi que les services municipaux de Winterthur.

  • Les groupements destinés à la consommation propre continuent de gagner en importance

    Les groupements destinés à la consommation propre continuent de gagner en importance

    Grâce à l’acquisition de Blockstrom AG, ista swiss ag est désormais en mesure de proposer des solutions de facturation pour les groupements d’autoconsommation (ZEV). En effet, comme l’indique un communiqué, elle a racheté le prestataire de services énergétiques Blockstrom le 4 mars 2026. Les co-directeurs généraux Claudio Wyss, Marcel Lack et Urs Martin Springer continueront d’exercer leurs fonctions au sein de l’entreprise. Le site de Berne est maintenu.

    Springer a fondé Blockstrom en 2017 avec Marcel Lack. L’entreprise a développé des solutions pour les communautés qui produisent elles-mêmes leur électricité sur place et peuvent la fournir aussi bien aux consommateurs finaux qu’au réseau de distribution. Springer voit dans cette acquisition avant tout des opportunités de croissance : « Le marché des ZEV a atteint sa maturité », déclare-t-il. « Au cours des prochaines années, un volume important sera plus déterminant qu’un développement rapide des produits. Ista swiss ag est pour nous le partenaire idéal pour ancrer plus largement nos solutions sur le marché et poursuivre notre expansion. »

    Blockstrom mise pour cela sur une approche résolument numérique. Celle-ci, selon la description que l’entreprise fait d’elle-même, « garantit des processus efficaces et un taux d’erreur minimal : toutes les consommations d’énergie sont enregistrées à l’aide de compteurs intelligents, transmises via Internet, visualisées en temps réel et stockées dans le cloud. » Désormais, la clientèle de Blockstrom a également accès à l’offre d’ista swiss, notamment pour la facturation de la consommation d’eau et de chaleur.

    Avec l’acquisition de Blockstrom, ista swiss renforce encore son expertise en tant que fournisseur complet de solutions énergétiques modernes et intégrées, explique Guillaume Dubois, directeur général d’ista swiss. « Les propriétaires et les gestionnaires disposent désormais d’un interlocuteur unique pour toutes les questions liées à l’énergie – de la mesure à la facturation, en passant par la surveillance, la gestion des données énergétiques, les véhicules à zéro émission (VZE) et la mobilité électrique. »

  • La consommation d’énergie en Suisse a légèrement augmenté

    La consommation d’énergie en Suisse a légèrement augmenté

    En Suisse, selon une première estimation de l’Office fédéral de l’énergie (OFEN), la consommation d’énergie en 2025 a été légèrement supérieure à celle de l’année précédente. Elle s’est élevée à 778 630 térajoules, contre 776 220 térajoules l’année précédente.

    En 2025, les produits pétroliers ont également représenté la plus grande part de la consommation. Ils ont fourni 351 420 térajoules. L’année précédente, ce chiffre s’élevait encore à 354 810 térajoules. La consommation d’électricité a atteint 209 340 térajoules, contre 207 040 térajoules l’année précédente. La consommation de gaz a baissé de 95 480 à 93 840 térajoules. Celle des carburants biogènes, du biogaz, de l’énergie solaire et de la chaleur environnementale a augmenté de 38 390 à 40 090 térajoules.

    L’OFEN précise que cette estimation est provisoire. La consommation finale d’énergie définitive sera publiée le 18 juin.

  • Le vent et le soleil garantissent un approvisionnement stable en électricité dans le système énergétique régional

    Le vent et le soleil garantissent un approvisionnement stable en électricité dans le système énergétique régional

    Selon un communiqué de l’exploitant BKW, le Swiss Energypark, situé dans la zone d’approvisionnement de la Société des Forces électriques de La Goule, a produit au total 134,45 gigawattheures d’électricité en 2025. Cela correspond à 81 % de la consommation totale de la région, qui s’élève à 166,96 gigawattheures. L’année précédente, l’Energypark avait produit 139,6 gigawattheures.

    L’énergie éolienne a de nouveau contribué pour la plus grande part à la production d’électricité, avec un total de 86,50 gigawattheures. À elle seule, la centrale éolienne de Juvent a produit 72,6 gigawattheures. En raison de la faiblesse des vents, ce chiffre est certes inférieur aux 91,1 gigawattheures de l’année précédente, qui avait été très venteuse. Mais l’énergie éolienne reste une source d’électricité fiable, en particulier pendant la saison hivernale.

    La centrale hydroélectrique de La Goule a fourni 16,29 gigawattheures, soit le plus mauvais résultat depuis des décennies. L’année précédente, elle avait encore produit 17,6 gigawattheures.

    L’énergie solaire a en revanche connu une forte croissance. Elle a fourni au total 31,66 gigawattheures en 2025, soit 24 % de la production totale. En 2024, année marquée par un faible rendement, ce chiffre n’était que de 13,6 gigawattheures.

    Le Swiss Energypark couvre une superficie de 251 kilomètres carrés entre les cantons de Berne et du Jura. 21 000 personnes y vivent.

  • Comment les chercheurs font du béton un sauveur du climat

    Comment les chercheurs font du béton un sauveur du climat

    Le projet européen CARBCOMN, lancé en 2024 et financé à hauteur d’environ six millions d’euros dans le cadre d’Horizon Europe, adopte une approche radicale. Au lieu d’utiliser davantage de matériaux, les chercheurs optimisent la forme. Le principe s’appelle « compression dominant structures » : les éléments de construction en béton sont conçus de telle sorte qu’ils soient presque exclusivement soumis à la compression, à l’instar des arches des ponts historiques en pierre. Le béton résiste bien à la compression, mais à peine aux forces de traction. Si l’on utilise ce principe de manière conséquente, on a besoin de moins de matériau et de moins d’armatures.

    Imprimé, pas coulé
    La fabrication numérique rend possible des formes impensables avec un coffrage traditionnel. Le robot imprime le béton couche par couche et laisse des cavités là où aucun renforcement n’est nécessaire, directement contrôlé par le modèle numérique. Cela permet non seulement d’économiser du matériau, mais aussi de réduire la charge sismique proportionnellement à la perte de poids. Dans les régions à risque sismique, c’est un avantage décisif.

    Pas de ciment, pas de problème
    Le béton du projet CARBCOMN ne contient pas de ciment. Le liant utilisé est le laitier d’acier, un sous-produit de l’industrie sidérurgique. Après l’impression, les éléments de construction sont placés dans une chambre dans laquelle du CO₂ est injecté. La réaction avec le mélange de laitier durcit le béton et lie durablement le gaz à effet de serre. Il en résulte un matériau de construction au bilan CO₂ négatif, composé exclusivement de déchets industriels.

    Métal à mémoire
    Ce béton ne se passe pas tout à fait d’armature, mais il utilise une spécialité de l’Empa depuis une vingtaine d’années, les alliages à mémoire de forme à base de fer (Fe-SMA). Ces barres métalliques pré-étirées se contractent au lieu de se dilater lorsqu’elles sont chauffées, ce qui permet de précontraindre ultérieurement l’élément de construction. Elles ne sont utilisées qu’après l’impression, ne perturbent pas le processus automatisé et peuvent être séparées ultérieurement du béton. Le spin-off de l’Empa re-fer apporte cette technologie directement au consortium.

    Construit pour être démonté
    Ce qui est construit doit aussi pouvoir être démonté. Les différents modules en béton sont conçus comme des blocs discrets qui peuvent être détachés, transportés et réassemblés ailleurs. Zaha Hadid Architects et Mario Cucinella Architects développent, en collaboration avec les équipes d’ingénieurs, des structures librement formées qui expriment architecturalement ce principe de circulation. D’ici 2028, un prototype réel devrait prouver que la construction en béton peut aussi ressembler à cela.

  • Nouveau directeur du marché et de la politique au sein de l’association solaire

    Nouveau directeur du marché et de la politique au sein de l’association solaire

    Selon un communiqué, Wieland Hintz dirige depuis le 1er mars le département Marché et politique de Swissolar, dont il est également le directeur adjoint. Âgé de 45 ans, il était auparavant responsable de l’énergie solaire à l’Office fédéral de l’énergie.

    Hintz a étudié la physique à l’École polytechnique fédérale de Zurich et a obtenu son doctorat au Centre européen de recherche nucléaire (CERN) à Genève. Il a notamment travaillé pour Alpiq et l’Association des entreprises électriques suisses. Avec sa famille, il exploite en Allemagne six éoliennes et un parc solaire d’une puissance de 1,2 mégawatt.

    M. Hintz succède à David Stickelberger. Âgé aujourd’hui de 65 ans, ce dernier a été le premier directeur général de swissolar de 1998 à 2023. Depuis 2023, il était l’adjoint de son successeur, Matthias Egli. À l’avenir, il accompagnera l’association en tant que conseiller politique senior.

    « Au cours des dix dernières années, le photovoltaïque est devenu un pilier essentiel de l’approvisionnement électrique suisse, couvrant désormais plus de 15 % de la consommation d’électricité », déclare M. Hintz dans le communiqué. « Dans le cadre de mes nouvelles fonctions chez Swissolar, je m’engagerai pleinement pour que le photovoltaïque soit intégré de manière optimale dans le système énergétique suisse et pour faire avancer la décarbonisation des bâtiments et des transports. »

    Swissolar a récemment créé le poste de directrice pour la Suisse romande. Ce poste sera occupé par Anne Plancherel. Elle travaille depuis 2024 en tant que cheffe de projet stratégique et participe à la mise en place de la formation professionnelle en Suisse romande. Mme Plancherel représentera Swissolar en Suisse romande et continuera à développer le réseau régional.

    Cette ingénieure en environnement de 44 ans a étudié à l’École polytechnique fédérale de Lausanne et a suivi une formation complémentaire en gestion de projet à l’Université de Genève. « Je me réjouis de travailler avec nos membres, nos partenaires et les autorités pour continuer à développer le potentiel de l’énergie solaire en Suisse romande et renforcer durablement le secteur », déclare-t-elle dans le communiqué.

  • Le nouveau site industriel concentre énergie et compétence en matière de réseau

    Le nouveau site industriel concentre énergie et compétence en matière de réseau

    La société CKW AG souhaite transférer certaines divisions du quartier lucernois de Reussbühl vers l’île de Reuss à Emmen, où elle prévoit également d’implanter son nouveau siège social, comme l’indique un communiqué. La filiale d’Axpo entend ainsi regrouper ses activités.

    Au cœur du projet baptisé « EnergiePark Emmen » se trouve la construction d’un nouveau bâtiment destiné aux divisions Réseaux et Technique du bâtiment. La base réseau de CKW qui y sera implantée sera responsable de la construction, de l’exploitation et de la maintenance du réseau électrique dans la région de Lucerne. Le nouveau bâtiment offrira aux collaborateurs des postes de travail modernes. Après plusieurs années de planification, le projet Compact de Penzel Valier AG(Zurich) et Maurus Schifferli Landschaftsarchitekten(Berne) a été retenu pour la construction du nouveau siège social.

    L’île de la Reuss est le lieu d’origine historique de CKW, où la première centrale électrique a fourni de l’électricité à la région en 1894. « Avec le transfert prévu du siège social à Emmen, nous renouons avec ces racines et nous nous engageons à long terme en faveur du site d’Emmen », déclare Martin Schwab, PDG de CKW, dans le communiqué. Grâce au transfert des divisions commerciales et du siège social à Emmen, 1 000 employés travailleront à l’avenir sur l’île de la Reuss, contre 600 actuellement.

    Au cours des prochaines années, un plan d’aménagement basé sur le projet indicatif sera élaboré par la commune d’Emmen. « En collaboration avec les communes d’Emmen et d’Ebikon, nous voulons continuer à développer l’île de la Reuss dans l’intérêt de toutes les parties concernées », poursuit M. Schwab. Selon l’état actuel des choses, les projets de construction pourraient être approuvés et réalisés à partir de 2030, selon le communiqué.

  • Le producteur d’électricité continue d’investir dans la production d’énergie flexible

    Le producteur d’électricité continue d’investir dans la production d’énergie flexible

    Selon un communiqué,Alpiq a réalisé un chiffre d’affaires net de 5920 millions de francs en 2025. L’année précédente, ce chiffre s’élevait encore à 6366 millions. Le résultat ajusté avant intérêts, impôts et amortissements s’est élevé à 572 millions, soit 310 millions de moins que l’année précédente.

    Le producteur d’électricité basé à Lausanne attribue cette baisse significative principalement à l’arrêt imprévu de la centrale nucléaire de Gösgen, dont il détient 40 % des parts. La centrale nucléaire n’est plus connectée au réseau depuis mai 2025 en raison d’une modernisation du système d’alimentation en eau. Le négoce d’énergie a enregistré un résultat négatif de 35 millions de francs en 2025. L’année précédente, il avait encore enregistré un résultat positif de 30,1 millions de francs.

    Avec un ratio de fonds propres de 61 %, la situation financière d’Alpiq est solide. L’entreprise mise donc sur de nouveaux investissements dans ses secteurs de croissance et verse un dividende de 230 millions de francs.

    « Nous orientons Alpiq vers l’avenir : notre stratégie est axée sur la flexibilité, la modernisation des centrales électriques et les solutions énergétiques orientées vers le client », déclare Antje Kanngiesser, PDG, dans le communiqué. « Nous consolidons ainsi notre contribution à l’avenir énergétique européen. »

  • La décarbonisation mise à l’avenir sur les pompes à chaleur

    La décarbonisation mise à l’avenir sur les pompes à chaleur

    Le Centre sportif national de Macolin ne sera finalement pas chauffé à l’aide de la chaleur provenant des profondeurs du sous-sol. Selon un communiqué, l’Office fédéral des constructions et de la logistique (OFCL) a décidé d’abandonner le projet. Le sous-sol s’est avéré trop complexe. Les forages profonds auraient donc entraîné des coûts plus élevés que prévu.

    L’OFCL a lancé le projet géothermique en 2018. Des études avaient montré en 2023 un potentiel pour l’eau chaude à une profondeur de 1500 à 2000 mètres. L’exploitation de ce potentiel était déjà prévue pour 2029.

    L’OFCL maintient toutefois son intention de décarboner l’approvisionnement en chaleur du centre sportif. Pour ce faire, il souhaite recourir à la géothermie plus proche de la surface et à des pompes à chaleur. Celles-ci devraient remplacer le gaz naturel et les granulés de bois comme principales sources de chaleur. Toutefois, cela ne devrait être possible qu’en 2031 au plus tôt, selon le communiqué.

  • La transformation en spécialiste du climat intérieur porte ses fruits

    La transformation en spécialiste du climat intérieur porte ses fruits

    Selon un communiqué, le groupe Zehnder a augmenté son chiffre d’affaires de 8 % au cours de l’exercice 2025, pour atteindre 760,7 millions d’euros. Le segment de la ventilation a notamment enregistré une forte demande, tandis que le chiffre d’affaires du segment des radiateurs a continué de baisser. L’EBIT (bénéfice avant intérêts et impôts) du groupe a augmenté de 348 % pour atteindre 63,4 millions d’euros. L’année précédente, des effets ponctuels d’un montant de 35,9 millions d’euros liés à des ajustements ciblés du portefeuille et à des délocalisations de production avaient pesé sur le résultat. Le bénéfice net s’est élevé à 47,8 millions d’euros en 2025, après une perte nette de 2,4 millions d’euros l’année précédente. Le flux de trésorerie opérationnel s’est également nettement amélioré, atteignant 80,0 millions d’euros.

    Le segment de la ventilation a été le principal moteur de la croissance. Son chiffre d’affaires a augmenté de 18 % en 2025 pour atteindre 501,7 millions d’euros. L’acquisition de Siber en 2024 a contribué à hauteur d’environ 5 % à la croissance du segment. La part du segment de la ventilation dans le chiffre d’affaires total est ainsi passée à 66 %, contre 60 % l’année précédente. Au niveau régional, le chiffre d’affaires a augmenté de 23 % dans la région EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique) pour atteindre 403,3 millions d’euros, et de 7 % en Amérique du Nord pour atteindre 76,1 millions d’euros. En Asie-Pacifique, en revanche, le chiffre d’affaires a baissé de 10 % pour atteindre 22,3 millions d’euros.

    Le segment des radiateurs a quant à lui enregistré une baisse de 8 % de son chiffre d’affaires, qui s’est établi à 259,0 millions d’euros. Sa part dans le chiffre d’affaires total est passée de 40 à 34 %. Cette évolution s’explique notamment par un ralentissement des activités de rénovation en Europe et par une tendance à privilégier les modèles de radiateurs moins chers.

    Pour l’exercice en cours, Zehnder table sur une demande toujours croissante en solutions de climatisation écoénergétiques. Après avoir accéléré sa transformation de fabricant de radiateurs à fournisseur leader de solutions de climatisation, l’entreprise entend, selon le communiqué, exploiter systématiquement les opportunités du marché de la ventilation. À moyen terme, Zehnder table sur une croissance annuelle moyenne de son chiffre d’affaires d’environ 5 % et sur une marge EBIT avant effets exceptionnels de 9 à 11 %.

  • Nouvelle publication spécialisée: «Refroidir efficacement les bâtiments»

    Nouvelle publication spécialisée: «Refroidir efficacement les bâtiments»

    Même si l’impact des changements climatiques est différent selon l’emplacement et l’utilisation des bâtiments, presque tous les immeubles d’habitation et de bureaux devront pouvoir être refroidis à l’avenir. Lors de la planification d’une nouvelle construction, il est donc important d’évaluer le confort extérieur et intérieur, de définir les exigences en matière d’isolation thermique estivale ainsi que les températures intérieures maximales acceptables, et de demander un justificatif de confort thermique. Si le confort climatique des bâtiments existants ne correspond plus aux exigences actuelles ou futures en été, d’autres mesures pertinentes peuvent être mises en œuvre.

    Pour les propriétaires, il est intéressant d’investir dans le confort climatique de leur bien immobilier, car une température ambiante agréable est un critère de plus en plus important pour la location. Les bâtiments offrant un confort climatique élevé sont une garantie pour l’avenir, voient leur valeur marchande augmenter et permettent d’envisager des revenus locatifs plus élevés.

    La nouvelle publication spécialisée «Refroidir efficacement les bâtiments» (23 pages) explique comment les biens immobiliers peuvent être construits ou rénovés afin d’offrir un niveau élevé de confort, même face au climat de demain.

  • Le nouveau siège de CKW renforce Emmen

    Le nouveau siège de CKW renforce Emmen

    Avec le projet « EnergiePark Emmen », CKW veut continuer à développer son site actuel sur l’île de la Reuss. La pièce maîtresse est un nouveau bâtiment pour les secteurs d’activité Réseaux et Technique du bâtiment, y compris le centre de renfort pour la construction, l’exploitation et l’entretien du réseau électrique dans l’agglomération de Lucerne. Les collaborateurs qui travaillaient jusqu’à présent à Reussbühl auront ainsi des postes de travail modernes à Emmen, et les processus seront regroupés en termes d’espace et d’organisation.

    Un engagement en faveur d’Emmen et davantage d’emplois
    L’île de la Reuss est le lieu d’origine historique de CKW, c’est ici que la première centrale électrique a été mise en service en 1894. Avec le transfert prévu du siège social, CKW renoue avec ces racines et s’engage à long terme en faveur du site d’Emmen. Le nombre de collaborateurs sur l’île de la Reuss devrait passer d’environ 600 aujourd’hui à près de 1 000, ce qui générera des recettes fiscales supplémentaires et renforcera le développement économique de la commune.

    Planification minutieuse et densification vers l’intérieur
    Le projet indicatif est né d’un processus de planification de plusieurs années avec la commune d’Emmen et d’un mandat d’étude avec cinq équipes de planification. C’est le projet « Compakt » de Penzel Valier AG avec Maurus Schifferli Landschaftsarchitekten qui a été retenu, notamment pour sa qualité urbanistique et son intégration sensible dans le paysage. Le projet mise résolument sur la densification vers l’intérieur. Le précieux espace naturel de l’île de la Reuss reste intact, des bâtiments supplémentaires ne sont prévus qu’en tant que réserve à long terme.

    Transport, desserte et prochaines étapes
    La desserte et la gestion du trafic constituent un élément important du projet. Des mesures de mobilité sont prévues en commun avec Emmen et Ebikon, notamment un nouvel arrêt de bus dans la zone de Rathausen, des adaptations de l’infrastructure routière ainsi qu’une gestion de la mobilité avec des plafonds de trajets et une répartition équilibrée du trafic. Sur la base du projet indicatif, la commune d’Emmen élabore maintenant le plan d’aménagement en impliquant activement la population. Selon le calendrier actuel, des projets de construction concrets pourraient être autorisés et réalisés à partir de 2030.