Catégorie : Énergie

  • Élection d’un nouveau président pour le fournisseur régional d’énergie

    Élection d’un nouveau président pour le fournisseur régional d’énergie

    Selon un communiqué publié le 25 février, le conseil d’administration de Limeco s’est reconstitué pour un mandat allant jusqu’en 2027. Il a élu Rolf Schaeren comme nouveau président. M. Schaeren prendra ses fonctions le 1er mai. De 2006 à 2022, M. Schaeren a été directeur financier de la ville de Dietikon.

    Il est professeur de comptabilité et de gestion financière à la Haute école d’économie de la Haute école spécialisée du nord-ouest de la Suisse. Il est membre du conseil d’administration des services électriques du canton de Zurich (EKZ) depuis 2014. Il en est le président depuis 2021.

    Schaeren succède à Stefano Kunz. Le responsable des travaux publics de Schlieren a siégé au conseil d’administration pendant douze ans.

    « Limeco joue un rôle central dans l’approvisionnement en énergie et la gestion des déchets de la région », déclare M. Schaeren dans le communiqué. « Je me réjouis de poursuivre, avec mes collègues du conseil d’administration, le développement fructueux de Limeco et de relever les défis futurs dans l’intérêt des communes fondatrices. »

  • Un projet solaire allie électricité autoproduite et investissements régionaux

    Un projet solaire allie électricité autoproduite et investissements régionaux

    Selon un communiqué, la Fondation Schloss Turbenthal permet aux particuliers et aux entreprises de participer à sa nouvelle installation solaire. Cette installation est en cours de construction sur les toits du village pour sourds. Avec 150 modules solaires, elle devrait produire 66 000 kilowattheures d’électricité par an. La moitié de l’électricité sera consommée par la fondation elle-même.

    Une grande batterie d’une puissance de 100 kilowatts permettra de stocker l’électricité les jours où l’ensoleillement est important et la demande faible. Cette électricité pourra ensuite être utilisée comme énergie de réglage par la fondation et par la société Swissgrid.

    Les particuliers et les entreprises peuvent participer à l’installation via la plateforme solarify.ch. Ils reçoivent des paiements trimestriels sur leur investissement. « Avec ce projet, nous apportons une contribution concrète à la durabilité et permettons à la population de la région de participer », déclare Marc Basler, directeur général de la fondation Schloss Turbenthal, dans le communiqué.

    La société Solarify GmbH, basée à Berne, se charge également de la gestion du projet, de l’exploitation, de l’assurance et de l’entretien de l’installation, ainsi que de la commercialisation de l’électricité.

  • Un projet de recherche mise sur le stockage saisonnier de l’énergie

    Un projet de recherche mise sur le stockage saisonnier de l’énergie

    Selon une publication LinkedIn, la Haute école de gestion et d’ingénierie du canton de Vaud (HEIG-VD) et le bureau d’ingénieursPlanairont lancé le projet BIG4HEAT. BIG4HEAT s’étend sur deux ans et bénéficie du soutien de l’Office fédéral de l’énergie (OFEN). Les Services Industriels de Genève (SIG), le Groupe E àGranges-Paccot FR et Cadcime, basé à Eclépens VD, sont également partenaires industriels du projet.

    L’objectif principal du projet est de développer un stockage saisonnier souterrain de chaleur (Chemical Thermal Energy Storage, CTES). L’énergie thermique doit être stockée en été, puis utilisée en hiver. La HEIG-VD et Planair souhaitent pour cela utiliser d’anciennes citernes qui seront transformées en accumulateurs de chaleur selon le principe de l’économie circulaire et du rétrofit, c’est-à-dire la modernisation d’anciennes installations. Selon la HEIG-VD, « le stockage saisonnier pourrait réduire le déficit électrique en hiver de près de 20 % ». Avec ce projet, la HEIG-VD et Planair souhaitent réduire les émissions de CO2 et créer de l’espace dans les zones urbaines à partir de 2030 grâce à l’utilisation d’espaces de stockage souterrains.

    Fondée en 1956 et basée à Yverdon, la HEIG-VD mène des recherches en collaboration avec des entreprises, des communes et des partenaires nationaux et internationaux dans divers domaines tels que l’énergie et le développement durable. Planair, dont le siège est à La Sagne NE, est active dans les domaines de la transition énergétique et des énergies renouvelables.

  • Les ventes d’énergie évoluent différemment selon les régions

    Les ventes d’énergie évoluent différemment selon les régions

    En 2025, la société Industrielle Betriebe Interlaken AG (IBI) a distribué environ 96 millions de kilowattheures d’électricité sur son réseau. Cela correspond à une légère baisse de 0,9 % par rapport à l’année précédente. Avec 13,2 millions de kilowattheures, la production propre a été inférieure de 12 % à celle de l’année précédente. Selon le communiqué du fournisseur d’énergie et d’eau de la région d’Interlaken, cela s’explique par des travaux de garantie effectués sur la centrale hydroélectrique du canal navigable.

    La baisse a été plus marquée pour le gaz. Les ventes ont chuté à 35,9 millions de kilowattheures, soit une baisse de 19,7 %. Selon IBI, les gros clients auraient notamment optimisé leurs installations ou seraient passés à des systèmes de chauffage alternatifs.

    En revanche, les ventes d’eau ont augmenté de 1,1 % par rapport à l’année précédente, pour atteindre environ 1,8 million de mètres cubes en 2025. La part de l’eau de source s’élevait à 97 %, contre 99,4 % l’année précédente. Cette baisse s’explique par des travaux de nettoyage et de révision sur les infrastructures de la vallée de Saxettal.

    Au cours de l’année sous revue, IBI a baissé ses prix de l’électricité d’environ 24 %. En effet, après les hausses de prix observées à partir de mi-2022, l’entreprise a pu à nouveau acheter de l’énergie à un prix plus avantageux pour 2025. De plus, la société nationale Swissgrid a également réduit les coûts des services système et de la réserve d’électricité.

    IBI est passée d’un tarif double à un tarif unique au début de l’année 2026. Le tarif double en vigueur depuis les années 60 a déplacé une partie de la consommation d’électricité vers la nuit. Le fort développement du photovoltaïque a désormais modifié la logique de la production et de la consommation d’électricité, l’électricité solaire étant injectée dans le réseau pendant la journée.

  • Une installation de biogaz passe à la production de biométhane

    Une installation de biogaz passe à la production de biométhane

    Axpo Biomasse AG exploite désormais une installation de traitement du biogaz à Aarberg, en remplacement de l’ancienne centrale de cogénération. L’installation de fermentation d’Aarberg transforme chaque année environ 20 000 tonnes de biomasse régionale en électricité et en engrais naturel. Le biogaz ainsi produit est désormais transformé en biométhane et injecté directement dans le réseau de gaz existant.

    Jusqu’à présent, le biogaz était utilisé pour produire de l’électricité et de la chaleur. Cette conversion permettra d’utiliser plus efficacement le contenu énergétique de la biomasse utilisée. « Nous apportons ainsi une nouvelle contribution importante à la décarbonisation de l’approvisionnement énergétique et à la création de valeur régionale », déclare Daniel Gobbo, responsable de l’unité d’affaires Biomasse d’Axpo.

    Le biométhane produit est acheté par Energie Wasser Bern (ewb), le fournisseur d’énergie de la ville de Berne. Selon le communiqué, ewb a conclu un contrat pour l’achat de la totalité de la production. Le transport est assuré par le réseau de Seelandgas AG. Pour les éventuels excédents, Gasverbund Mittelland (GVM) construit en outre une station de surpression afin que le gaz puisse être injecté dans le réseau haute pression de Gasverbund Mittelland.

    En achetant cette production, Energie Wasser Bern contribue à promouvoir la production de biogaz en Suisse. « En s’approvisionnant auprès de l’installation d’Aarberg, ewb poursuit de manière cohérente sa stratégie pour un avenir énergétique neutre en CO2 et renforce la sécurité d’approvisionnement durable », déclare Marcel Ottenkamp, responsable du secteur Énergie chez ewb.

  • Le réseau de chauffage urbain en Argovie fait l’objet d’un développement stratégique

    Le réseau de chauffage urbain en Argovie fait l’objet d’un développement stratégique

    AEW reprendra le réseau de chauffage Hägglingen Zinsmatten de la commune de Hägglingen à compter du 1er mai, comme l’indique un communiqué. « Nous sommes très heureux de pouvoir continuer à fournir de manière fiable du chauffage aux clients du réseau Hägglingen Zinsmatten et de poursuivre ensemble le développement durable de l’installation », déclare Daniel Wernli, responsable de la production de chaleur chez AEW.

    Le réseau de chauffage, actif depuis 2007, alimente 30 immeubles en chaleur. Les copeaux de bois sont utilisés comme principale source d’énergie. La chaudière à bois de l’installation a une puissance de 450 kilowatts, et une chaudière à mazout est également disponible. AEW estime la consommation énergétique annuelle moyenne à environ 1100 mégawattheures.

    Avec le réseau de chauffage Hägglingen Zinsmatten, AEW exploite au total 78 installations de ce type dans le canton d’Argovie et les régions voisines. La capacité de production est supérieure à 240 gigawattheures par an, et 17 000 foyers sont alimentés au total.

  • L’entreprise industrielle se positionne à nouveau parmi les plus durables au monde

    L’entreprise industrielle se positionne à nouveau parmi les plus durables au monde

    KONE figure dans la liste A des évaluations de durabilité des entreprises récemment publiées par le CDP, les « CDP Scores 2025 ». Celle-ci regroupe les 4 % des meilleures entreprises parmi les plus de 22 100 entreprises évaluées à travers le monde. Les classifications vont de D à A et montrent le niveau d’ambition et d’efficacité des entreprises en matière de climat, de sécurité de l’eau et de forêts.

    Selon un communiqué, le fabricant d’ascenseurs publie ses données via le CDP depuis 2009 et a désormais obtenu pour la 13e fois consécutive une note CDP de A ou A-. Fin janvier, KONE s’était classé 54e dans le classement Global 100 Most Sustainable Corporations in the World de Corporate Knights et occupait la 2e place parmi les constructeurs de machines.

    « Cette reconnaissance reflète nos efforts systématiques pour intégrer la durabilité dans tout ce que nous faisons, de nos produits et services à nos opérations et partenariats », déclare Kirsi Simola-Laaksonen. Il est vice-président senior de KONE et responsable de la durabilité et de l’environnement.

    Il ajoute que la part des entraînements renouvelables dans les ascenseurs KONE aura considérablement augmenté d’ici 2025. Cela aura amélioré l’efficacité énergétique des produits et réduit les émissions de CO2 de l’entreprise et de ses clients. Étant donné que plus de 99 % des émissions proviennent de la chaîne de production et de valeur, l’entreprise « travaille activement avec ses fournisseurs afin d’identifier les possibilités de réduire les émissions liées aux matériaux utilisés dans ses produits ».

    KONE a son siège social à Espoo, en Finlande, depuis 1910. En Suisse, KONE (Suisse) SA est active depuis 1996. L’entreprise emploie plus de 60 000 personnes dans plus de 70 pays.

  • Les deux Bâle veulent soutenir le développement de l’hydrogène

    Les deux Bâle veulent soutenir le développement de l’hydrogène

    Les cantons de Bâle-Ville et de Bâle-Campagne ont présenté pour la première fois une stratégie commune en matière d’hydrogène. Celle-ci prévoit de s’appuyer sur le rôle de la région en tant que plaque tournante énergétique de la Suisse et de soutenir le développement de l’économie de l’hydrogène. Avec son infrastructure de transport trimodale, ses ports rhénans et ses grands dépôts de stockage, la région offre de bonnes conditions pour cela, selon un communiqué sur la stratégie.

    La région souhaite miser exclusivement sur l’hydrogène produit à partir d’énergies renouvelables. Celui-ci est principalement utilisé là où des densités énergétiques élevées sont nécessaires. Les deux cantons ont chargé le bureau d’études zurichois EBP Suisse de réaliser une étude pour déterminer les besoins. Selon cette étude, les besoins en hydrogène de l’industrie, du transport lourd et de la navigation pourraient représenter entre 0,4 et 3,4 % des besoins énergétiques des deux cantons en 2025.

    L’infrastructure régionale pour l’hydrogène vert et ses dérivés tels que le méthanol doit couvrir toutes les étapes de la chaîne de valeur, de la production à l’utilisation. La stratégie mise à la fois sur les clusters d’hydrogène et les hubs énergétiques afin de créer des écosystèmes industriels.

    Sur le plan économique, la production d’hydrogène vert est particulièrement intéressante à proximité immédiate des sites de production d’énergies renouvelables. Actuellement, les services municipaux IWB et la société Fritz Meyer AG prévoient de construire le plus grand électrolyseur de Suisse dans le port de Birsfelden. Celui-ci devrait avoir une puissance de 15 mégawatts et être alimenté en électricité par la centrale hydroélectrique au fil de l’eau de Birsfelden.  L’hydrogène pourrait être consommé par l’industrie dans les environs immédiats. IWB souhaite également proposer le cluster prévu à des projets en Allemagne et en France. La décision définitive d’investissement n’a toutefois pas encore été prise. Une partie de la conduite d’hydrogène est déjà en construction le long du Rhin.

  • Les modules tandem repoussent les limites solaires

    Les modules tandem repoussent les limites solaires

    Les modules en silicium établis sur le marché atteignent aujourd’hui un rendement d’environ 20 à 24% et sont donc déjà proches de la limite spécifique au matériau de 29,4%. Cette limite est une conséquence de la limite dite de Shockley-Queisser, qui décrit un rendement maximal de 33,2% dans des conditions idéales pour les cellules solaires avec une seule couche de semi-conducteur.

    La raison en est la bande interdite du matériau : elle détermine quelles longueurs d’onde de la lumière peuvent être converties en électricité. Si la bande interdite est trop grande, les photons de grande longueur d’onde sont perdus ; si elle est trop petite, une partie de l’énergie s’évapore sous forme de chaleur. Le silicium ne correspond pas exactement à cet optimum théorique, c’est pourquoi la technologie classique du silicium ne permet que des améliorations limitées de l’efficacité.

    Principe du tandem
    Au lieu d’une seule couche semi-conductrice, on combine plusieurs couches avec des bandes interdites différentes. Chacune de ces couches utilise une partie différente du spectre solaire, des ondes courtes aux ondes longues. Il est ainsi possible de convertir en électricité une quantité nettement plus importante de l’énergie rayonnée, la limite classique d’une seule couche étant de fait dépassée.

    En théorie, les cellules tandem permettent d’atteindre des rendements de plus de 60%, selon la combinaison de matériaux et la structure. Le défi technique ne réside pas seulement dans le choix des matériaux, mais aussi dans le fait de les transformer en un module stable qui fonctionne de manière fiable dans des conditions réelles.

    Le projet « Vorfahrt » a donné naissance à un module tandem qui, selon les indications du Fraunhofer ISE, atteint un rendement de 34,2%, actuellement le module solaire le plus efficace au monde. Il est basé sur une structure semi-conductrice III-V à triple empilement sur un support en germanium, une architecture initialement développée pour les cellules solaires spatiales.

    Le partenaire du projet, Azur Space, a adapté ses cellules spatiales au spectre solaire terrestre et les a mises à l’échelle pour la fabrication des modules. L’entreprise Temicon a apporté une nanostructure à la surface du verre qui minimise les pertes de réflexion et permet ainsi d’obtenir un pourcentage d’efficacité supplémentaire.

    Le deuxième module record est issu du projet « Mod30plus ». Les chercheurs y combinent un semi-conducteur III-V avec du silicium, moins cher, au lieu du germanium, et atteignent ainsi un rendement de module de 31,3%. La base est constituée par des cellules tandem III-V/silicium avec un rendement de cellule de 36,1%, qui ont été fabriquées et interconnectées pour la première fois en petite série à l’institut.

    La technologie III-V/silicium quitte le statut de simple laboratoire et se dirige vers des processus industriels évolutifs. Les deux modules dépassent clairement la limite physique des modules classiques en silicium, qui est de 29,4%. Une valeur qui a longtemps été considérée comme difficilement atteignable.

    Valeurs des modules pour la pratique
    En photovoltaïque, on distingue les cellules et les modules. Les cellules sont mesurées dans des conditions de laboratoire idéalisées, les modules sont composés de nombreuses cellules interconnectées, intégrées dans du verre et un cadre. Les surfaces inactives, les pistes conductrices et les réflexions provoquent alors des pertes inévitables.

    Par conséquent, les rendements des modules sont toujours inférieurs aux rendements des cellules, même dans le cas de la technique record de Fribourg. Pour les applications réelles, les valeurs des modules sont donc décisives, car sur les toits, les façades ou les véhicules, on installe toujours des modules, jamais des cellules individuelles.

    Quand chaque centimètre carré compte
    Les modules haute performance deviennent passionnants là où la surface est rare et chère. Par exemple dans le photovoltaïque intégré au bâtiment, où les modules servent d’éléments de façade ou de toit, ou sur les véhicules. Parmi les partenaires du projet, on trouve notamment Audi, ce qui souligne le potentiel pour les applications automobiles.

    Efficacité pour le marché de masse
    Parallèlement, le Fraunhofer ISE poursuit une autre route en tandem. Il s’agit de modules en silicium pérovskite, développés entre autres en collaboration avec Oxford PV. Un module plein format d’une surface de 1,68 m² atteint déjà 25% d’efficacité et a été produit sur des lignes de fabrication qui conviennent également à la production de masse. Cette technologie vise moins des records absolus qu’une large pénétration du marché avec des matériaux relativement bon marché et devrait, à terme, convenir aux toitures standard. Des groupes de chercheurs, notamment à Hong Kong, annoncent en outre des cellules à base de pérovskite avec des rendements allant jusqu’à 40%, ce qui illustre le dynamisme de ce segment.

  • Les énergies renouvelables, moteur d’une stratégie à long terme

    Les énergies renouvelables, moteur d’une stratégie à long terme

    Les services électriques du canton de Zurich (EKZ) ont connu un exercice 2024/25 difficile. Selon le rapport annuel, la performance globale n’a certes reculé que de 4,2 % pour s’établir à 1176,4 millions de francs. Le résultat d’exploitation avant intérêts et impôts a toutefois chuté de 64,9 % pour atteindre 18,8 millions.

    Le bénéfice a néanmoins augmenté de 24,9 % pour atteindre 186,3 millions. Selon uncommuniqué, cela s’explique par les participations dans le producteur d’électricité Axpo et dans l’entreprise cantonale des Grisons Repower. Le canton et les communes participant à EKZ recevront une distribution de 46,6 millions de francs, soit environ 9 millions de plus que l’année précédente.

    Le recul opérationnel est notamment dû à la baisse de la production d’électricité en Allemagne et en France. La production d’électricité éolienne a ainsi diminué de 14,9 % pour atteindre 517,9 gigawattheures, tandis que la production d’électricité solaire photovoltaïque a baissé de 11,5 % pour atteindre 253,2 gigawattheures.

    EKZ a continué d’investir dans le développement des énergies renouvelables en Suisse. L’installation Madrisa Solar à Klosters (GR) a ainsi été partiellement raccordée au réseau. À Embrach (ZH), la construction de l’installation solaire sur les toits d’Embraport a commencé. En outre, 4886 nouvelles installations solaires privées d’une puissance totale de 100,5 mégawatts ont été raccordées au réseau. L’année précédente, ce chiffre était de 3839 installations pour 77,7 mégawatts. En outre, environ 17 500 places de stationnement dans des parkings souterrains ont été équipées du système de gestion de recharge d’EKZ.

    Urs Rengel parle d’un résultat annuel solide. « Les fluctuations indépendantes de notre volonté dues aux conditions météorologiques, aux prix, à la demande et à l’évolution du marché font partie intégrante du système énergétique actuel et devraient continuer à augmenter fortement, tant au profit qu’au détriment d’EKZ », déclare le PDG d’EKZ dans le communiqué. « Les investissements dans les installations de production s’inscrivent dans le long terme et nous sommes convaincus qu’ils apporteront une contribution précieuse à long terme. »

  • Le diesel solaire devrait rendre les engins de chantier plus respectueux du climat

    Le diesel solaire devrait rendre les engins de chantier plus respectueux du climat

    L’entreprise de construction Eberhard Bau, basée à Kloten, utilisera désormais du diesel solaire produit par l’entreprise zurichoise Synhelion, spécialisée dans les technologies propres, pour faire fonctionner son parc de machines. Le contrat d’achat à long terme annoncé dans un communiqué prévoit l’utilisation de ce diesel renouvelable à partir de 2027. Selon Synhelion, son utilisation permettrait de réduire les émissions nettes de CO2 jusqu’à 100 % par rapport aux carburants fossiles. Ces carburants durables peuvent être utilisés par tous les moteurs à combustion existants.

    Eberhard Bau est le premier client de Synhelion dans le secteur de la construction, qui disposait jusqu’à présent de peu de leviers pour la défossilisation des engins de chantier et des chantiers. Jusqu’à présent, le diesel solaire était utilisé par des entreprises des secteurs de l’aviation, du transport maritime et du transport routier. Les engins de chantier sont toutefois lourds, utilisés sur des terrains non aménagés et difficiles à électrifier en raison de leur forte consommation d’énergie. Le diesel solaire offre une solution durable pour réduire les émissions de CO2 « là où il n’existait jusqu’à présent aucune alternative viable », explique Silvan Eberhard, responsable logistique chez Eberhard Unternehmungen.

    Selon ses propres informations, Synhelion exploite depuis 2024 la première usine industrielle au monde de production de carburants solaires, DAWN, qui est implantée en Allemagne. La construction de la première usine commerciale est en cours de planification et devrait être mise en service en 2027.

    Outre Eberhard Bau AG, Swiss International Air Lines, Pilatus Flugzeugwerke, l’aéroport de Zurich, AMAG Group et la compagnie de navigation du lac des Quatre-Cantons ont conclu des contrats d’achat de carburant renouvelable avec Synhelion.

  • Riet II rend l’approvisionnement plus résistant aux crises

    Riet II rend l’approvisionnement plus résistant aux crises

    La région de Saint-Gall prépare son approvisionnement en eau potable pour les décennies à venir. Avec la décision de construire la nouvelle usine d’eau du lac Riet II à Goldach, l’usine existante de Frasnacht se voit dotée d’un deuxième pilier de même valeur. Aujourd’hui, en cas d’urgence, l’approvisionnement des douze communes de Suisse orientale concernées dépend essentiellement de cette unique source d’approvisionnement. Un risque qui ne répond plus aux exigences du droit fédéral en cas de graves pénuries. Riet II doit précisément combler cette lacune et garantir l’approvisionnement même si une installation tombe en panne ou si l’utilisation du lac de Constance est temporairement limitée.

    La nouvelle usine sera réalisée sur le site de la station de pompage haute pression Riet existante à Goldach. La construction et l’équipement sont estimés à environ 60 millions de francs. Les coûts sont supportés par les douze partenaires actionnaires de la RWSG Regionale Wasserversorgung St.Gallen AG selon un nouveau modèle de répartition qui sera à l’avenir répercuté sur le prix de l’eau pour les clients finaux. Le fait que toutes les communes partenaires soutiennent unanimement le projet et son financement montre l’importance stratégique élevée : l’eau potable est traitée comme une infrastructure critique qui doit fonctionner de manière aussi robuste en cas de crise qu’au quotidien.

    Avec Riet II, la RWSG renforce son rôle de colonne vertébrale de l’infrastructure régionale de l’eau. Elle est responsable du captage de l’eau brute, de son traitement et de son transport vers les réseaux des communes et approvisionne plus de 150 000 personnes en eau potable, industrielle et d’extinction. A l’avenir, elle exploitera deux stations d’eau du lac, Frasnacht et Goldach, ainsi que la station de pompage haute pression de Riet et les conduites de transport correspondantes. Les centres urbains comme Saint-Gall et Arbon en profiteront, tout comme les petites communes partenaires d’Abtwil-St.Josefen à Teufen. La nouvelle usine est donc plus qu’un projet de construction : c’est une promesse de sécurité à long terme pour toute une région.

  • Aménagement du territoire depuis le 1er janvier 2026 pour les communes

    Aménagement du territoire depuis le 1er janvier 2026 pour les communes

    Cadre fédéral, règles du jeu cantonales
    En ce qui concerne la compensation de la plus-value, le Parlement a réorganisé les rôles. Une chose est claire : l’obligation fédérale de prélever une taxe sur la plus-value ne concerne plus que les mises en zone unique ; les cantons sont compétents pour d’autres avantages considérables en matière d’aménagement, tels que les déclassements et les changements d’affectation. Dans le canton d’Argovie, la compensation de tels avantages se fait dans le cadre de contrats de droit administratif – et non par des décisions. Pour les communes, cela signifie qu’elles doivent négocier activement, documenter proprement et aligner étroitement leur pratique sur le droit cantonal.

    Solaire en façade
    Les installations solaires en façade ne sont désormais en principe pas soumises à autorisation dans les zones à bâtir et les zones agricoles, pour autant qu’elles soient considérées comme suffisamment adaptées. L’annonce se fait via la plateforme cantonale ; la procédure formelle d’autorisation de construire n’est plus nécessaire. L’art. 32abis OAT définit comment l’adaptation doit être comprise concrètement et ouvre en même temps une certaine marge de manœuvre pour les prescriptions d’aménagement communales. Les communes peuvent édicter des règles spécifiques à la région, mais ne doivent pas restreindre de manière excessive l’utilisation de l’énergie solaire. Les installations sur les monuments culturels et naturels d’importance cantonale ou nationale ainsi que sur les bâtiments dont la substance est protégée ou dans les zones sensibles des localités et des paysages restent soumises à autorisation.

    Solaire au-dessus des places de stationnement
    Désormais, dans les zones à bâtir, les structures porteuses pour les installations solaires au-dessus ou en bordure des aires de stationnement de 15 places ou plus sont directement considérées comme conformes à l’affectation de la zone. Les communes peuvent toutefois préciser cette réglementation de base. Elles peuvent désigner des zones sur lesquelles de telles structures sont exclues ou autorisées uniquement sous conditions ou, à l’inverse, déclarer conformes à l’affectation de la zone des zones de stationnement plus petites. Le parking devient ainsi une surface énergétique stratégique. A condition que les communes fassent usage de leur autonomie et définissent des objectifs clairs en matière d’image du site, de protection du climat et de production d’énergie.

    Nouveaux principes de planification
    La LAT 2 introduit un nouveau principe de planification pour l’utilisation du sous-sol. Les utilisations souterraines doivent désormais être coordonnées suffisamment tôt avec les utilisations en surface et les intérêts concernés. Parallèlement, la priorité de l’agriculture dans la zone agricole est expressément ancrée dans la loi. Les utilisations agricoles doivent être davantage pondérées par rapport aux intérêts non agricoles, par exemple par des allègements en matière de protection contre les nuisances, dans la mesure où l’intérêt agricole prévaut. Pour la pratique des plans d’affectation, cela signifie moins un changement de cap qu’un déplacement de l’accent : les pesées d’intérêts connues selon l’art. 3 OAT demeurent, mais elles sont assorties de garde-fous plus clairs, qui doivent être mis en évidence dans le rapport de planification.

    Conforme à l’affectation de la zone et sans obligation de planification
    Les installations de production et de transport d’énergie à partir de la biomasse peuvent être conformes à l’affectation de la zone agricole dans des conditions facilitées. Il est désormais expressément stipulé que de telles installations de biomasse conformes à l’affectation de la zone ne sont pas soumises à l’obligation de planifier, même si elles ont des effets sur le territoire. Le législateur réagit ainsi à la jurisprudence antérieure qui admettait parfois une obligation de planification pour les installations énergétiques basées sur la biomasse. Pour les communes et les cantons, la discussion se déplace ainsi davantage vers la pratique des autorisations et des charges que vers celle des plans d’affectation.

    Construire en dehorsdeszones à bâtir
    La LAT 2 apporte également des nouveautés sensibles en dehors des zones à bâtir. Le principe de base reste que les demandes de permis de construire ne peuvent être autorisées qu’avec l’accord du canton. Pour les autorités communales, ce sont surtout les critères matériels à l’aune desquels les projets sont évalués qui changent. La priorité accordée à l’agriculture est renforcée et doit également se répercuter sur les allègements en matière de protection contre les odeurs et le bruit.

    Parallèlement, le nouveau droit améliore les conditions-cadres pour les installations utilisant des énergies renouvelables. Les installations de biomasse en zone agricole sont considérées comme conformes à la zone si elles remplissent certaines exigences et ne nécessitent pas de planification préalable, même si elles ne sont plus subordonnées à l’exploitation agricole, mais en font simplement partie. Pour les installations non conformes à l’affectation de la zone et destinées à l’utilisation d’énergies renouvelables et aux réseaux thermiques, les conditions d’octroi d’autorisations exceptionnelles sont assouplies, pour autant qu’elles contribuent à la réduction des énergies fossiles.

    Infrastructure, téléphonie mobile et démantèlement
    Pour les installations d’infrastructure situées en dehors des zones à bâtir, le principe du regroupement sur des sites aussi peu sensibles que possible s’applique désormais. Les installations de téléphonie mobile peuvent aussi être explicitement autorisées en dehors de la zone à bâtir, pour autant que l’emplacement y présente des avantages importants par rapport à une situation à l’intérieur de la zone à bâtir. Enfin, la prescription des décisions de démantèlement est uniformisée. Les constructions et installations illégales ne peuvent en principe plus être déconstruites après 30 ans, qu’elles soient situées à l’intérieur ou à l’extérieur de la zone à bâtir. Les constellations dans lesquelles des biens de police tels que l’ordre public, la tranquillité, la sécurité ou la santé sont menacés font exception.

    Pour les communes, le droit révisé de l’aménagement du territoire ouvre de nouvelles marges de manœuvre, en matière d’énergie solaire, de biomasse, d’infrastructure et de pondération des intérêts agricoles. Il sera décisif d’aménager activement ces espaces de liberté, de les ancrer dans les plans d’affectation et les pratiques d’autorisation et de documenter les nouveaux principes de manière transparente.

  • Sans recherche sur les matériaux, il n’y aurait pas de progrès

    Sans recherche sur les matériaux, il n’y aurait pas de progrès

    Pour Tanja Zimmermann, la recherche sur les matériaux est la colonne vertébrale du progrès technique. Environ deux tiers de toutes les innovations reposent directement sur des matériaux nouveaux ou améliorés, des batteries aux matériaux de construction en passant par les capteurs médicaux. L’approche de l’Empa, centre de compétence national qui développe des matériaux pour la construction, l’énergie et la santé, est donc très large. Cela va des projets fondamentaux en laboratoire aux études de faisabilité avec des partenaires industriels. Il s’agit notamment d’accumulateurs d’énergie plus efficaces, de nouvelles technologies photovoltaïques et de nanomatériaux bidimensionnels comme le MXene, qui pourraient à l’avenir rendre l’électronique et les capteurs plus compacts et plus performants.

    applications pour l’énergie, la santé et la construction
    Dans le domaine de la santé, l’Empa travaille sur des capteurs textiles qui permettent de réaliser des ECG de longue durée sans avoir recours aux électrodes classiques en gel et d’éviter ainsi les irritations cutanées. D’autres projets visent des matériaux intelligents dans les salles d’opération, par exemple des adhésifs qui ferment les fuites dans l’abdomen et qui, grâce à des capteurs intégrés, avertissent à temps des fuites.

    Dans le domaine de la construction, l’économie circulaire et l’efficacité des ressources sont au centre des préoccupations. De nouveaux bétons et matériaux composites doivent permettre d’atteindre la même capacité portante avec nettement moins de ciment et d’acier et de réduire ainsi sensiblement l’empreinte CO₂ des constructions. Parallèlement, l’Empa développe des matériaux très résistants à la température pour les drones, qui peuvent voler directement dans les foyers d’incendie, ainsi que des plastiques renforcés de fibres de carbone, qui rendent aujourd’hui de plus en plus les ponts et les grandes structures porteuses plus légers et plus durables.

    CO₂ comme matière première
    Avec l’initiative « Mining the Atmosphere », l’Empa va encore plus loin. L’objectif n’est pas seulement d’économiser le CO₂, mais de l’extraire de manière ciblée de l’atmosphère et de l’utiliser comme matière première. Les chercheurs étudient comment le carbone issu du CO₂ peut être intégré dans des matériaux céramiques comme le carbure de silicium ou dans des matériaux de construction comme le béton, de sorte que les bâtiments deviennent eux-mêmes des puits de carbone. À long terme, de telles approches devraient aider à compenser une partie des émissions historiques et à passer d’une société émettrice de CO₂ à une société captatrice de CO₂. Un « projet du siècle » qui suppose d’énormes quantités d’énergie renouvelable et une étroite collaboration entre la recherche et l’industrie.

    Haute technologie issue de la nature
    Dans la recherche sur le bois, Zimmermann mise également sur la combinaison des principes naturels et de la haute technologie. Elle considère le bois comme la seule grande ressource locale et renouvelable de Suisse, légère, stable et pouvant être modifiée de multiples façons. L’éventail va du bois minéralisé ignifuge à l’utilisation de cellulose fibrillée, dont les nanofibres peuvent former des gels transparents, des éponges très poreuses ou des films barrières pour les emballages alimentaires, en passant par des surfaces antimicrobiennes. De telles éponges de cellulose peuvent absorber sélectivement l’huile de l’eau ou fixer le CO₂ de l’air. Utilisées comme revêtement par pulvérisation, elles prolongent la durée de conservation des fruits et légumes sans nécessiter de films plastiques. Des projets plus récents donnent naissance à des « matériaux vivants », comme des structures imprimées en nanocellulose et en diatomées, qui serviront de capteurs biologiques pour surveiller la qualité de l’eau.

    Projets à long terme comme « CarboQuant« 
    Avec « CarboQuant », la Fondation Werner Siemens soutient un autre projet à long terme à l’Empa. Il s’agit d’un laboratoire qui étudie les nanostructures de carbone pour les technologies quantiques. L’objectif est de concevoir des nanobandes de graphène et des nano-graphes si précis que leurs effets quantiques puissent être utilisés pour des composants électroniques à température ambiante. Par exemple pour les capteurs, la communication ou les futurs ordinateurs quantiques. De tels projets montrent pourquoi les fondations et les soutiens publics sont essentiels pour l’Empa. De nombreuses innovations en matière de matériaux nécessitent des années, voire des décennies, avant d’être mises à l’échelle et économiquement utilisables. Pour Zimmermann, il est clair que sans ce travail de longue haleine et sans la recherche sur les matériaux, il n’y aurait ni les technologies qui rendent possible le tournant énergétique, ni beaucoup de solutions qui font paraître notre quotidien plus évident qu’il ne l’est.

  • Nouveau rôle pour la chaleur H₂

    Nouveau rôle pour la chaleur H₂

    Dans un hall de production, un appareil discret écrit l’histoire de la technique de chauffage. Le premier système de chauffage catalytique de l’air à l’hydrogène a été mis en service chez un client. L’installation de 10 kW fournit de la chaleur de pointe pour une zone de production d’environ 1’000 mètres cubes du fabricant de pompes Flusys et utilise pour cela de l’hydrogène provenant d’un approvisionnement régional. Pour la jeune entreprise de Wiesbaden, il s’agit de bien plus qu’un test sur le terrain. Il s’agit d’une mise à l’épreuve pratique d’une technique qui devrait remplacer à terme les combustibles fossiles dans le secteur du chauffage.

    Bâtiments commerciaux et industriels
    L’entreprise vise délibérément les bâtiments commerciaux et industriels plutôt que les maisons individuelles. C’est là que se rencontrent directement des besoins de chaleur élevés, une puissance de raccordement électrique limitée et une pression croissante en faveur de la décarbonisation. Une solution purement électrique via des pompes à chaleur de grande taille échoue souvent en raison de raccordements coûteux au réseau ou tout simplement par manque de capacité. Le chauffage à l’hydrogène couvre la charge de pointe, tandis qu’une pompe à chaleur ou une autre source de chaleur prend en charge la charge de base.

    À Offenbach, l’unité de 10 kW fonctionne en association hybride avec une pompe à chaleur. La pompe à chaleur alimente la zone de production en fonctionnement normal, le chauffage H₂ prend le relais les jours particulièrement froids ou lorsque la charge de travail est élevée. Cette répartition des tâches permet un dimensionnement plus petit de la pompe à chaleur et réduit la puissance électrique connectée nécessaire, un levier sensible pour les prix d’investissement et de puissance. Pour les sites disposant d’une infrastructure d’hydrogène existante ou prévue, le système devient ainsi un élément économique de l’approvisionnement en énergie.

    Le chauffage à hydrogène sans flamme
    Sur le plan technologique, il se distingue nettement des chaudières à condensation classiques ou des brûleurs H₂. L’installation fonctionne selon un processus catalytique sans flamme. L’hydrogène est mélangé à l’air ambiant, reste en dessous de la limite inférieure d’explosivité et ne réagit avec l’oxygène que dans le catalyseur. Il en résulte de la chaleur, mais pas de flamme visible, car le procédé est basé sur l’oxydation contrôlée plutôt que sur la combustion.

    Grâce aux températures de processus plus basses, il n’y a pas de production de CO₂, de NOx ou de particules fines, le seul sous-produit restant étant l’eau sous forme d’humidité. Parallèlement, aucune concentration d’hydrogène inflammable n’est utilisée à aucun moment dans l’appareil, ce qui rend la technologie intrinsèquement sûre. HYTING y voit une sorte de « chauffage plug-and-play » à l’hydrogène, qui utilise les conduits d’air ou les systèmes de ventilation existants et peut être modulé selon une structure modulaire.

    Test pratique, fonctionnement continu et homologation
    L’installation n’est pas le premier test de résistance pour cette jeune technologie. Auparavant, un prestataire de services d’ingénierie de premier plan avait déjà accompagné un test d’endurance de 2’500 heures, simulant environ dix ans de fonctionnement réel. Au cours de ce test, aucune panne ni usure mesurable n’a été constatée sur les composants critiques pour la sécurité. Les mesures continues des émissions ont confirmé l’absence d’émissions de CO₂, de NOx et de particules fines.

    La première installation client marque désormais le passage du laboratoire à la réalité industrielle. D’autres systèmes devraient suivre au cours du premier trimestre 2026, également dans des applications commerciales avec des compétences existantes en matière d’hydrogène.

    Où la technologie est-elle utile
    Malgré l’attention qu’il suscite, le chauffage catalytique à l’hydrogène ne remplace pas le chauffage au gaz ou la pompe à chaleur sur le marché à grande échelle. L’hydrogène est actuellement cher, l’infrastructure limitée et un réseau H₂ couvrant l’ensemble des quartiers résidentiels n’est pas en vue. Dans les maisons individuelles, la base d’une utilisation économique fait donc défaut dans un avenir prévisible.

    Il en va autrement dans les clusters industriels, les régions portuaires ou les parcs chimiques, où l’hydrogène est déjà produit ou où le réseau de noyaux d’hydrogène est en cours de construction. C’est là que celui-ci peut faire valoir ses atouts. Comme chauffage de pointe en combinaison avec des pompes à chaleur, comme complément à la chaleur résiduelle industrielle ou comme option flexible dans les immeubles logistiques avec leur propre production d’hydrogène à partir des excédents de PV. Le rôle est donc clairement défini, pas de concurrence avec la pompe à chaleur, mais un élément dans les systèmes hybrides pour les entreprises qui peuvent utiliser H₂ sans grand effort supplémentaire.

    C’est finalement en dehors du local technique que se décidera si cette niche deviendra plus importante. Le prix de l’hydrogène, le rythme d’extension du réseau et les choix politiques détermineront si les chauffages H₂ sans flamme seront à l’avenir plus souvent suspendus dans les halls commerciaux ou s’ils resteront un outil spécialisé, utilisé principalement là où l’hydrogène fait de toute façon déjà partie du mix énergétique.

  • Le changement de génération renforce l’engagement en faveur de la transition énergétique

    Le changement de génération renforce l’engagement en faveur de la transition énergétique

    Reto Trittibach est le nouveau propriétaire et directeur général d’INES Energieplanung GmbH. Selon un communiqué, André Joosten sera son adjoint. Avec cette nouvelle nomination, le fournisseur bernois de solutions d’approvisionnement énergétique fondé il y a 14 ans souhaite assurer la continuité.

    L’objectif d’INES Energieplanung est de « soutenir la transition énergétique avec son savoir-faire et toutes ses forces ». L’entreprise développe des concepts énergétiques pour des sites et des projets de réseaux de chauffage. Selon les informations fournies par l’entreprise, INES apporte son expertise non seulement dans la planification et la construction d’installations énergétiques, mais aussi dans la conception d’installations. INES est également consultant en énergie pour la ville de Berne.

    INES est active dans la ville et l’agglomération de Berne. Parmi ses principaux clients et partenaires de coopération figurent Marzili Wärmeverbund AG et la ville de Berne.

    Le fondateur Bruno Liesch a marqué INES de son empreinte en mettant l’accent sur les solutions énergétiques durables, les réseaux de chaleur et la planification énergétique tournée vers l’avenir. Selon le communiqué, il continuera à apporter son expérience dans le développement de projets à temps partiel jusqu’à fin 2026.

  • Une approche globale favorise la mobilité électrique dans les immeubles résidentiels

    Une approche globale favorise la mobilité électrique dans les immeubles résidentiels

    Selon un communiqué, la compagnie d’assurance Helvetia Baloise Holding AG, issue de la fusion entre Helvetia et Baloise en décembre 2025, promeut la mobilité électrique en collaboration avec son partenaire Energie 360°. Cette entreprise d’énergie et de mobilité électrique, détenue à 96 % par la ville de Zurich, a déjà repris plus de 150 stations de recharge dans 13 immeubles, principalement en Suisse romande, dans le Mittelland et à Bâle.

    Comme le souligne Reto Baschera, responsable du groupe Mobilité chez Energie 360°, l’extension se fait « en fonction des besoins et des exigences des locataires ». Selon les informations disponibles, six autres projets sont actuellement en cours de planification, et d’autres devraient suivre progressivement. L’accent est mis sur une approche de portefeuille harmonisée avec une solution de facturation indépendante du matériel, qui tient compte des différents types de bâtiments et de produits. Au total, Helvetia Baloise possède environ 845 immeubles comprenant quelque 30 000 appartements en Suisse.

    « Pour moi, qui travaille dans le domaine des achats stratégiques chez Helvetia Baloise, il était essentiel de trouver un partenaire qui ne considère pas la mobilité électrique comme un produit isolé, mais comme une partie intégrante d’un grand portefeuille immobilier », déclare Karin Hauser de Baloise Asset Management AG. « Dans le cadre de notre collaboration avec Energie 360°, nous apprécions particulièrement l’approche structurée, la mise en œuvre fiable et la capacité à refléter de manière pragmatique les différentes situations de nos biens immobiliers. »

  • Un fonds technologique soutient l’optimisation énergétique basée sur l’IA

    Un fonds technologique soutient l’optimisation énergétique basée sur l’IA

    Scandens peut financer ses futurs développements entrepreneuriaux grâce à une garantie du fonds technologique. Selon un communiqué de Dominik Bucher, cofondateur et directeur commercial de l’entreprise zurichoise spécialisée dans les technologies propres, l’obtention de cette garantie confirme son approche : « Permettre de prendre les bonnes décisions d’investissement pour les portefeuilles immobiliers – économiquement fondées et pérennes » tout en prenant les meilleures décisions possibles pour le climat et l’environnement. « Nous sommes ravis de faire partie du fonds technologique », déclare M. Bucher.

    Fondée en 2021 en tant que spin-off de l’École polytechnique fédérale de Zurich, l’entreprise a lancé en 2023 un logiciel qui facilite la planification et la mise en œuvre des rénovations énergétiques des bâtiments. Grâce à cette application Internet basée sur l’intelligence artificielle, les détenteurs de portefeuilles immobiliers ainsi que les propriétaires privés peuvent vérifier si des mesures de rénovation sont judicieuses sur le plan économique et écologique, et lesquelles.

    Selon un communiqué de Scandens, le logiciel affiche plus de 500 combinaisons de rénovation et élabore un plan qui sert de base à la mise en œuvre. Cela permet de gagner du temps et de favoriser les décisions durables.

    Avec le fonds technologique, la Confédération encourage les innovations qui réduisent les gaz à effet de serre ou la consommation de ressources, favorisent l’utilisation des énergies renouvelables et augmentent l’efficacité énergétique. Les garanties facilitent l’obtention de prêts pour les entreprises innovantes. La garantie est accordée aux banques ou à d’autres prêteurs appropriés. Pour couvrir les pertes sur garanties, un montant maximal de 25 millions de francs par an provenant des recettes de la taxe sur le CO2 est versé à un fonds technologique.

  • Une nouvelle technologie ouvre la voie à un ciment quasi sans CO2

    Une nouvelle technologie ouvre la voie à un ciment quasi sans CO2

    Holcim a conclu un accord de participation stratégique dans Capsol Technologies, une entreprise spécialisée dans les solutions de capture du carbone post-combustion basée à Oslo. C’est ce qui ressort d’un communiqué publié par le fournisseur de matériaux de construction. L’accent est mis sur la technologie HPC (Hot Potassium Carbonate), un procédé d’absorption chimique économe en énergie permettant de séparer le CO2 des flux gazeux, combiné à un système intégré de récupération de chaleur. Grâce à cette technologie, Holcim souhaite promouvoir la production à grande échelle de ciment quasi sans CO2 et répondre à la demande croissante des clients en matériaux de construction respectueux du climat.

    « En combinant le savoir-faire de Holcim dans la production de ciment et la séparation du CO2 sur site avec la technologie sûre et efficace de Capsol, nous disposons d’un levier supplémentaire pour faire progresser la décarbonisation et réaliser une croissance rentable », déclare Ram Muthu, responsable de l’excellence opérationnelle chez Holcim. « Grâce à cet investissement stratégique, nous avons fait un pas de plus vers la production à grande échelle de ciment quasi sans CO2. »

    Cet investissement fait suite à un projet de démonstration CapsolGo mené en 2025 dans l’usine Holcim de Dotternhausen, en Allemagne, au cours duquel Capsol a testé avec succès sa technologie dans un environnement industriel. Cette participation élargit le portefeuille de technologies de décarbonisation de Holcim au sein de son écosystème d’innovation ouvert. Par l’intermédiaire de Holcim MAQER Ventures, l’unité de capital-risque du groupe, Holcim a réalisé 19 investissements à ce jour et examine chaque année plus de 500 start-ups dans le domaine des solutions de construction durables.

  • Les robots apportent une nouvelle efficacité dans la construction de conduites souterraines

    Les robots apportent une nouvelle efficacité dans la construction de conduites souterraines

    Venture Kick, l’accélérateur de start-up basé à Schlieren, soutient la jeune entreprise DeepTech Under Industries, située à Dübendorf, à hauteur de 150 000 francs. Ce financement servira à soutenir le développement des Micro Tunnel Boring Robots (MTBR) d’Under Industries, selon un communiqué. Les MTBR doivent permettre une pose plus rapide et plus propre des conduites d’alimentation souterraines tout en réduisant les fermetures de routes, les émissions sonores et les dommages à la surface.

    Under Industries a été fondée en tant que spin-off de Swissloop Tunneling, une initiative d’étudiants en ingénierie de l’École polytechnique fédérale de Zurich (ETH). Les MTBR d’Under Industries sont conçus pour être utilisés dans des conditions de sol très variées. Par rapport aux méthodes traditionnelles de fonçage de tuyaux, ils minimisent les perturbations de surface, raccourcissent les délais de construction et améliorent la capacité d’adaptation. Cela permettrait de promouvoir un développement plus durable et plus flexible des infrastructures urbaines.

    Le financement de Venture Kick soutient la finalisation du produit minimum viable (MVP) d’Under Industries. Il s’agit d’un « MTBR adapté à l’industrie, qui sera utilisé pour le premier démonstrateur et des projets pilotes commerciaux et qui renforcera la confiance de l’industrie dans cette technologie », indique le communiqué.

    La start-up se concentre dans un premier temps sur le marché suisse de la distribution d’électricité. Elle collabore à cet effet avec des gestionnaires de réseaux de distribution chargés de l’extension des réseaux électriques et du passage des lignes aériennes aux câbles souterrains. L’expansion en Europe et le développement d’autres lignes d’alimentation devraient suivre. Selon Venture Kick, le marché réaliste pour Under Industries en Suisse et en Europe s’élève à environ 150 millions de francs par an pour les seuls réseaux électriques.

  • Le canton de Nidwald triple ses subventions pour la rénovation énergétique des bâtiments

    Le canton de Nidwald triple ses subventions pour la rénovation énergétique des bâtiments

    Dans son programme de promotion énergétique 2026, le Conseil d’État du canton de Nidwald a décidé d’augmenter de 300 % les subventions accordées pour la rénovation énergétique des bâtiments, pour les porter à 2,9 millions de francs. Selon un communiqué, cela représente, avec les fonds fédéraux, un budget annuel record de 6,3 millions de francs. Ce programme cantonal de promotion soutient les propriétaires qui optimisent l’enveloppe de leur bâtiment, remplacent les systèmes de chauffage fossiles ou électriques par des systèmes utilisant des énergies renouvelables ou construisent de nouveaux bâtiments à haute efficacité énergétique.

    Selon les informations disponibles, la demande de subventions a été « exceptionnellement élevée » en 2025. En raison notamment de l’extension des réseaux de chauffage urbain, le canton s’attend à une nouvelle forte augmentation des demandes en 2026. De plus, les allégements fiscaux seront supprimés à l’avenir, ce qui devrait également faire augmenter la demande cette année.

    Selon les informations disponibles, la rénovation énergétique des bâtiments – un pilier central pour atteindre les objectifs cantonaux en matière d’émissions d’ici 2035 – ne peut réussir que si les propriétaires sont prêts à investir dans leurs biens immobiliers. « Ils contribuent ainsi de manière significative à la réduction des gaz à effet de serre et aux économies d’énergie », déclare Joe Christen, directeur de l’environnement.

    Certes, la subvention ne couvre qu’une petite partie des investissements. Mais combinés aux économies d’impôts et à la baisse des frais de chauffage, ces investissements sont rentables à long terme. « En moyenne, un franc de subvention génère près de dix fois plus d’investissements, explique M. Christen. Cette valeur ajoutée reste en grande partie dans le canton, renforce l’économie locale et contribue, grâce aux énergies renouvelables, à réduire les sorties de capitaux vers l’étranger. »

    Le canton de Nidwald est l’un des exposants du pavillon SWISS au Singapore Airshow. Le salon international de l’aéronautique se tiendra du 3 au 8 février.

  • Un projet d’infrastructure remplace les lignes aériennes par des réseaux modernes

    Un projet d’infrastructure remplace les lignes aériennes par des réseaux modernes

    Les communes argoviennes de Bellikon, Remetschwil et certaines parties d’Oberrohrdorf ne sont plus alimentées par des lignes électriques aériennes en bois depuis la vallée, mais par un nouveau câble. Selon un communiqué, AEW Energie AG a ainsi achevé et mis en service un projet d’infrastructure central à Rohrdorferberg. Dans le cadre de ce projet, 1,6 kilomètre de lignes électriques sur poteaux en bois ont pu être démantelées, « contribuant ainsi à un réseau plus robuste, nécessitant moins d’entretien et améliorant l’aspect du paysage », selon le fournisseur d’énergie argovien.

    La ligne dite « Rohrdorferberg » entre Künten et Fislisbach a une longueur totale de 11,2 kilomètres. Au total, huit postes de transformation ont été raccordés à la nouvelle ligne. Selon les informations disponibles, cela profite en particulier aux entreprises « ayant des exigences élevées en matière de sécurité d’approvisionnement ».

    Au total, AEW a investi 3 millions de francs dans le projet. « Grâce à l’extension et au câblage systématiques de notre infrastructure de réseau, nous augmentons non seulement la sécurité d’approvisionnement pour la population, mais nous créons également les conditions nécessaires à un système énergétique flexible et durable », explique Christoph Fischer, responsable du département Réseaux chez AEW.

  • Une nouvelle construction industrielle mise sur les technologies énergétiques et électriques modernes

    Une nouvelle construction industrielle mise sur les technologies énergétiques et électriques modernes

    La société Schlieremer Maneth Stiefel AG, qui possède une succursale à Pratteln, s’est chargée de la conception et de la construction des installations électriques d’un nouvel entrepôt à rayonnages hauts pour la brasserie Feldschlösschen, selon un communiqué. Le bâtiment de 30 mètres de haut doit être construit à proximité immédiate de l’autoroute à Rheinfelden. La société Feldschlösschen AG, qui appartient au groupe Carlsberg, souhaite, grâce à cette nouvelle construction, augmenter la densité interne et créer de nouvelles surfaces de stockage, informel’entreprise.

    Outre les installations d’éclairage, de basse tension et de courant faible, Maneth Stiefel construira également l’infrastructure réseau, y compris les postes de transformation et les installations de distribution principales dans le domaine de la moyenne tension, les installations de secours et de sécurité, ainsi qu’une installation photovoltaïque.

    Les deux entreprises soulignent que ce nouveau bâtiment constitue une étape importante pour le développement du site de Rheinfelden. Feldschlösschen est le plus grand employeur de la ville. Les travaux de construction ont été planifiés en étroite collaboration avec la population locale et seront également réalisés dans le respect des règles de protection des monuments historiques. Feldschlösschen fêtera son 150e anniversaire en 2026.

  • Le financement participatif favorise le développement d’une énergie solaire flexible

    Le financement participatif favorise le développement d’une énergie solaire flexible

    La société Solarify GmbH continue d’élargir son offre destinée aux investisseurs privés dans le domaine de la transition énergétique. Selon un communiqué, l’entreprise basée à Wabern propose désormais un financement participatif dans une nouvelle génération de centrales solaires reliées à des batteries de stockage. Celles-ci permettent de fournir l’électricité solaire de manière différée.

    Solarify.ch réagit ainsi à une modification de la rémunération de l’électricité solaire. À l’avenir, les tarifs de rachat seront calculés sur une base horaire. De plus, les prix du marché seront redéfinis chaque trimestre. Les accumulateurs permettent de réagir de manière flexible aux prix lors de la livraison.

    L’entreprise utilise déjà des installations solaires avec des batteries de stockage, par exemple sur le centre d’accueil pour demandeurs d’asile de Tannental dans la commune de Muri près de Berne et sur le toit de Condecta AG à Berne.

    « Avec cette nouvelle génération, nous pouvons exploiter les installations solaires de manière utile pour le réseau et le système », déclare le PDG Roger Langenegger dans le communiqué. « Au lieu de solliciter les réseaux à midi, l’électricité est consommée localement ou vendue de manière ciblée aux moments où la demande est plus forte. »

    Solarify.ch permet aux particuliers d’investir dans la transition énergétique. Fondée en 2016, l’entreprise a réalisé 160 projets solaires dans toute la Suisse et investi 26 millions de francs.

  • Le secteur de l’électricité met en garde contre une baisse de la sécurité de l’approvisionnement électrique

    Le secteur de l’électricité met en garde contre une baisse de la sécurité de l’approvisionnement électrique

    Selon un communiqué, l’Association des entreprises électriques suisses (AES) a présenté pour la première fois l’indice suisse d’approvisionnement en électricité. Cet indice évalue l’approvisionnement en électricité de la Suisse à 82 points pour 2035 et à seulement 69 points pour 2050.

    L’indice évalue l’approvisionnement en électricité dans cinq catégories. La demande d’électricité par habitant continuera d’augmenter, principalement en raison de la mobilité électrique et des centres de données ; pour 2050, l’indice donne 86 points. Le développement des énergies renouvelables est trop lent, en particulier pour l’approvisionnement en hiver. Les installations solaires sur les toits ne suffisent pas à cet effet, et les projets de production d’énergie éolienne et hydraulique sont retardés ou interrompus. L’indice attribue 83 points à cet aspect pour 2050. La flexibilité du système électrique n’est même évaluée qu’à 52 points pour 2050. L’objectif fédéral pour le développement du stockage saisonnier sera largement manqué. L’augmentation de la production d’électricité obtient 63 points. La suppression de l’énergie nucléaire domestique à partir de 2040 augmentera la demande. Le développement des réseaux n’est évalué qu’à 57 points.

    Dans son communiqué, l’AES souligne que les importations ne peuvent pas être augmentées à volonté et n’offrent aucune sécurité en cas de pénurie. « La Suisse se trouve à un tournant décisif : sans décisions résolues en matière de politique énergétique, sans investissements concrets dans de nouvelles capacités de production et sans accélération significative des procédures d’autorisation, nous mettons en péril notre sécurité d’approvisionnement », déclare Martin Schwab, président de l’AES, dans le communiqué.

  • Le canton de Zurich présente son plan d’aménagement pour le centre énergétique de la vallée de la Limmat

    Le canton de Zurich présente son plan d’aménagement pour le centre énergétique de la vallée de la Limmat

    Selon un communiqué, le canton de Zurich mettra à la disposition du public à partir du 20 janvier les documents relatifs au plan d’aménagement du futur centre énergétique de la vallée de la Limmat (LEZ) de Limeco. Les personnes intéressées pourront consulter ces documents pendant 60 jours dans la commune, à l’Office cantonal du développement territorial et sur Internet, et donner leur avis sur le projet. Les responsables de l’entreprise régionale et du canton répondront également aux questions lors d’une réunion d’information publique qui se tiendra le 21 janvier à la Heimstrasse 46 à Dietikon.

    Limeco doit reconstruire son incinérateur d’ordures ménagères (KVA) et sa station d’épuration des eaux usées (ARA) dans les années à venir. L’entreprise régionale souhaite regrouper les deux installations dans le nouveau centre énergétique situé sur le site de l’actuel KVA. Le LEZ doit également produire de l’énergie sous forme d’électricité, de chauffage urbain et de gaz. L’actuelle STEP d’Antoniloch doit être supprimée d’ici 2050, car elle est située dans une réserve naturelle et ornithologique d’importance nationale.

    Le cabinet d’architectes zurichoisPenzel Valier a remporté en janvier 2025 l’appel d’offres pour la conception globale du centre énergétique.

  • Unir nos forces pour développer la production d’électricité renouvelable

    Unir nos forces pour développer la production d’électricité renouvelable

    Swiss Renewables AG, dont le siège est à Zoug, et aventron AG, dont le siège est à Münchenstein, souhaitent se rapprocher. Selon un communiqué, les deux producteurs d’énergies renouvelables examinent la possibilité d’une collaboration plus étroite. Ils souhaitent ainsi exploiter les synergies et mieux exploiter le potentiel de développement de la production d’électricité renouvelable.

    Les deux entreprises sont des filiales de services industriels municipaux et régionaux suisses. Aventron a été fondée en 2005 par l’ancienne Elektra Birseck Münchenstein, aujourd’hui Primeo Energie. En 2010, Energie Wasser Bern (ewb) et, en 2013, la ville de Winterthur via ses services industriels municipaux ont pris des participations dans l’entreprise. Ensemble, ils détiennent aujourd’hui 63,3 % de l’entreprise. Aventron détient des participations dans des installations hydrauliques, éoliennes et solaires d’une puissance installée de 826 mégawatts en Suisse, en France, en Italie, en Allemagne, en Espagne et en Norvège.

    Fondée en 2011, Swisspower Renewables est une filiale de Swisspower. Onze membres de Swisspower, dont ewb et les services industriels de Winterthour, ainsi que UBS Clean Energy Infrastructure Switzerland 2 en tant qu’investisseur financier stratégique, y détiennent des participations. Swisspower est un regroupement de 20 services industriels. Swisspower Renewables dispose d’installations hydrauliques, éoliennes et solaires en Allemagne et en Italie d’une puissance installée de 311 mégawatts.

  • Disparition d’un prix de l’énergie porteur d’espoir pour l’avenir

    Disparition d’un prix de l’énergie porteur d’espoir pour l’avenir

    L’Office fédéral de l’énergie décerne pour la 19e et dernière fois le prix suisse de l’énergie Watt d’Or, qui n’est pas doté. L’objectif est de faire connaître les réalisations exceptionnelles dans le domaine de l’énergie ainsi que les avantages des technologies énergétiques innovantes. Dans le cadre de la cérémonie de remise des prix, les lauréats seront récompensés dans les catégories technologies énergétiques, énergies renouvelables, mobilité économe en énergie et bâtiments et espaces, comme l’indique un communiqué.

    Le tracteur électrique Rigitrac SKE 40 e-direct, prêt à être produit en série et homologué au niveau européen, a convaincu dans la catégorie mobilité économe en énergie. La société Rigitrac Traktorenbau AG, basée à Küssnacht am Rigi (SZ), a développé ce véhicule spécialement pour les travaux où les gaz d’échappement et le bruit sont indésirables, par exemple pour les travaux d’entretien des services communaux, dans les tunnels maraîchers ou lors de manifestations sportives en salle.

    Dans la catégorie Technologies énergétiques, c’est l’Innovation Lab de Gaznat, à Aigle (VD), qui l’emporte. En collaboration avec des chercheurs de l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) et des start-ups, il développe des technologies pour le couplage sectoriel, la décarbonisation et le stockage saisonnier jusqu’à leur maturité commerciale. Le projet repose sur le concept GreenGas, qui combine à Aigle la cogénération, le photovoltaïque, l’électrolyse, le stockage d’hydrogène, le captage du CO2, la méthanisation et le réseau de gaz de Gaznat.

    Une installation solaire alpine en façade de la société endigo Holding AGde Fiesch VS a remporté la victoire dans la catégorie des énergies renouvelables. La construction légère en bois avec une façade à lamelles, installée à Fiesch, reflète les valeurs du groupe endigo : proche de la nature, orienté vers l’avenir et les systèmes, et techniquement compétent.

    Dans la catégorie Bâtiments et espaces, le jury a récompensé le site Hobelwerk à Oberwinterthur, développé par la coopérative de construction mehr als wohnen,Lemon Consult AG et Low-Tech Lab, toutes trois basées à Zurich. Les partenaires ont créé un quartier résidentiel et commercial économe en énergie, durable et socialement bien pensé, qui servira à l’avenir de modèle pour la construction de logements sociaux en Suisse.

    55 candidatures ont été soumises pour le Watt d’Or, et 17 contributions ont été nominées pour la finale.

  • Données en temps réel contre le stress thermique dans la construction et l’énergie

    Données en temps réel contre le stress thermique dans la construction et l’énergie

    TrueWindSpeed s’adresse au secteur de la construction et de l’énergie dans la région du Golfe lors de la Semaine du développement durable d’Abu Dhabi. En tant qu’exposant au SWISS Pavilion, la start-up genevoise présentera son Heatector du 11 au 15 janvier 2026. La station de mesure environnementale connectée fournit des données entièrement automatisées et spécifiques à un site pour les conditions climatiques extrêmes. Le capteur de haute précision mesure l’indice WBGT (Wet Bulb Globe Temperature, température limite de refroidissement) sur le lieu d’utilisation afin d’évaluer avec précision la charge thermique. En fournissant des données en temps réel et des alertes automatisées, il aide les entreprises à respecter les règles de sécurité et à optimiser leur productivité.

    TrueWindSpeed a conçu Heatector de manière à ce que la station de mesure puisse être utilisée rapidement et facilement. La durée de vie de la batterie est calculée pour que la station puisse fonctionner de manière autonome pendant cinq ans. Heatector est désormais prêt pour la phase d’industrialisation.

    La chaleur extrême est un risque professionnel majeur reconnu par l’Organisation internationale du travail et l’Organisation mondiale de la santé, argue TrueWindSpeed dans un communiqué. Au-delà des risques pour la santé, le stress thermique devrait réduire les heures de travail mondiales de 2,2 % en 2030 et coûter 2,4 billions de dollars à l’économie mondiale. Heatector vise à convertir ce risque en données gérables et vérifiables pour les rapports ESG. ESG signifie environnement, social et gouvernance d’entreprise. En outre, cette technologie « protège la dignité des travailleurs, prévient les accidents graves et garantit la justice sociale face au changement climatique », explique TrueWindSpeed à propos de sa technologie.

    « Dans un monde qui se réchauffe, il ne suffit plus de se fier aux applications météorologiques générales pour garantir la sécurité », déclare Guillaume Locher, fondateur de l’entreprise et ingénieur diplômé de l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), dans le communiqué. « Nous fournissons les données précises sur le terrain qui sont nécessaires pour transformer les risques liés à la chaleur en sécurité et en résilience mesurables pour les travailleurs. »

  • L’avenir énergétique de Limmattal

    L’avenir énergétique de Limmattal

    Limeco, l’usine régionale de la vallée de la Limmat, est confrontée à un projet du siècle. Une nouvelle usine de traitement des ordures ménagères doit voir le jour d’ici 2034, suivie d’une réorganisation de l’épuration des eaux usées d’ici 2050. Cela permettra de garantir que les déchets et les eaux usées de la vallée de la Limmat continueront à être traités dans le respect de l’environnement et utilisés comme source d’énergie.

    L’actuelle UIOM sera remplacée par un nouveau bâtiment plus à l’ouest. Une STEP plus grande doit être réalisée sur le site actuel afin de couvrir à long terme les besoins de la vallée de la Limmat en pleine croissance. La STEP actuelle sera supprimée d’ici 2050. Elle est située dans une zone de protection de la nature et des oiseaux protégée au niveau national.

    Un projet visionnaire
    Le centre énergétique de la vallée de la Limmat est un exemple de la transformation du secteur de l’élimination des déchets et de l’énergie. De la pure valorisation des déchets naît un nœud énergétique multifonctionnel qui fournit de la chaleur, de l’électricité et du gaz – en préservant les ressources, en s’ancrant localement et en pensant à la neutralité climatique.

    Unplan d’aménagement fixe le cadre
    Un plan d’aménagement cantonal constitue la base juridique de la planification. Il définit de manière contraignante la manière dont les installations seront échelonnées, desservies et intégrées. Les prescriptions relatives aux zones de construction, à la protection de l’environnement et des eaux, aux espaces naturels et aux espaces verts publics garantissent la sécurité de la planification.

    Une étude d’impact sur l’environnement est menée en parallèle. Elle examine l’impact des phases de construction et d’exploitation sur l’environnement, les riverains et les écosystèmes. L’objectif est de créer un centre énergétique qui allie protection du climat et préservation des ressources. Ceci avec une production d’électricité, de chauffage urbain et de gaz à partir de sources renouvelables ainsi que des concepts de captage direct des émissions de CO₂.

    Participation et information
    Le plan d’aménagement sera mis à l’enquête publique pendant 60 jours à partir du 20 janvier 2026. Les citoyennes, les associations et les autorités peuvent s’exprimer sur le projet pendant cette période. Les requêtes seront examinées par les services cantonaux et documentées dans un rapport d’objection.

    Le mercredi 21 janvier, Limeco organise une séance d’information publique au cours de laquelle des représentants du canton et de l’entreprise présenteront les détails du projet et répondront aux questions. Des informations sur le rendez-vous sont disponibles sur www.lez.ch/gestaltungsplan.

    Les documents complets peuvent être téléchargés sur www.zh.ch/raumplanung et consultés auprès de la commune de Dietikon et de l’Office cantonal du développement territorial.