Catégorie : Énergie

  • Zurich renforce le tournant énergétique avec un programme de 60 millions de francs

    Zurich renforce le tournant énergétique avec un programme de 60 millions de francs

    Les bâtiments font partie des plus gros consommateurs d’énergie dans le canton de Zurich. Environ 40 pour cent des besoins en énergie et un tiers des émissions de CO₂ sont imputables à ce secteur. Ces dernières années, les choses ont toutefois beaucoup évolué. Les innovations techniques, la taxe sur le CO₂ et les prescriptions cantonales portent leurs fruits.

    Avec le programme de promotion de l’énergie, le canton crée des incitations supplémentaires pour remplacer les chauffages fossiles, isoler les enveloppes des bâtiments ou moderniser les systèmes de distribution de chaleur. La demande de subventions reste élevée, alimentée par la révision de la loi sur l’énergie de 2022.

    Cadre financier jusqu’en 2029
    Pour la poursuite du programme, le Conseil d’État demande maintenant au Grand Conseil 60 millions de francs. Ces moyens doivent être complétés par des parts provenant de la taxe sur le CO₂ et du programme d’impulsion national. Pour autant que les prestations de la Confédération ne soient pas réduites, il en résulte un budget total pouvant atteindre 286 millions de francs pour les années 2026 à 2029.

    L’accent est mis sur les mesures dans le domaine du bâtiment. Les offres de conseil et d’information sont également soutenues, notamment pour les propriétaires qui souhaitent assainir leurs biens immobiliers sur le plan énergétique ou qui cherchent des alternatives avant l’interdiction des chauffages électriques prévue par la loi à partir de 2030.

    L’innovation et le biogaz en ligne de mire
    Outre les rénovations classiques des bâtiments, le canton encouragera davantage l’innovation à l’avenir. Un million de francs par an est mis à disposition pour chacun des projets pilotes qui testent de nouvelles technologies et de nouveaux procédés pour une utilisation ou un stockage efficace de l’énergie. Par ailleurs, 250 000 francs par an seront consacrés à la promotion du biogaz issu d’installations agricoles. Une source d’énergie prometteuse pour les processus industriels à haute température.

    Le programme de promotion de l’énergie allie ainsi protection du climat et création de valeur régionale. Il renforce l’innovation et agit en même temps comme un levier sur la voie du zéro net dans le parc immobilier zurichois.

  • Le canton de Zurich veut utiliser les grands toits pour produire de l’électricité solaire

    Le canton de Zurich veut utiliser les grands toits pour produire de l’électricité solaire

    Le Conseil d’État zurichois souhaite améliorer la sécurité de l’approvisionnement en électricité grâce à l’énergie solaire et aux systèmes de stockage à long terme. À cette fin, il a présenté le 6 janvier, selon un communiqué, deux projets de modification de la loi cantonale sur l’énergie.

    Le premier projet prévoit que les toits d’une superficie supérieure à 300 mètres carrés doivent être entièrement équipés d’une installation solaire. Cette obligation s’applique aux nouvelles constructions et à la rénovation des toits existants. Le Conseil d’État estime le potentiel d’utilisation complète de tous les toits appropriés à environ 6 térawattheures d’électricité par an. Cela correspond à environ deux tiers de la consommation actuelle d’électricité dans le canton. Selon le Conseil d’État, environ 60 % de ce potentiel provient des grands toits.

    Le deuxième projet prévoit le développement du stockage à long terme. À l’avenir, les gestionnaires de réseau électrique devront promouvoir conjointement cette mesure. Cette promotion sera financée par une taxe sur la consommation d’électricité qui ne dépassera pas 0,5 centime par kilowattheure. Le fonds de promotion correspondant sera géré par les services électriques du canton de Zurich (EKZ). Le Conseil d’État souhaite ainsi rendre utilisable l’excédent d’électricité solaire produit en été pour la saison hivernale.

    Les deux projets sont désormais soumis au Grand Conseil pour délibération.

  • Une start-up valaisanne fait avancer la planification du chauffage urbain en Europe

    Une start-up valaisanne fait avancer la planification du chauffage urbain en Europe

    Les solutions logicielles de la start-up valaisanne Urbio, qui aide les fournisseurs d’énergie à passer à l’énergie propre et facilite la création de plans énergétiques et de réseaux de chauffage urbain, seront désormais disponibles partout en Europe. La start-up a déjà soutenu plus de 200 projets en Suisse, en Allemagne, en France et en Belgique.

    Selon un communiqué, cette expansion européenne s’explique par le potentiel considérable du chauffage urbain. Le chauffage urbain pourrait ainsi couvrir 50 % des besoins thermiques totaux de l’Europe à partir de sources renouvelables, alors que cette part n’est actuellement que de 10 %, voire moins dans certaines grandes économies. Sébastien Cajot, PDG d’Urbio, identifie les obstacles : « Nous constatons toujours les mêmes faiblesses lors des premières phases de planification : l’incertitude est grande, les données fiables sont rares et le financement est difficile. Il en résulte que les énergies fossiles restent la solution standard pour la plupart des propriétaires immobiliers. » C’est là qu’Urbio intervient, explique le PDG : « Collecter des données, les analyser et dimensionner les infrastructures énergétiques : avec Urbio, ce processus est numérisé dans une seule application. Grâce à la conception générative, nos algorithmes proposent les solutions les mieux adaptées en fonction des besoins énergétiques préalablement définis. La solution comprend actuellement la planification énergétique pour certaines zones, des études de faisabilité pour le chauffage urbain et l’intégration directe avec des outils tiers tels que des sites web ou des CRM. »

    Dès à présent, les acteurs du secteur peuvent créer leur compte sur urb.io et découvrir des exemples de projets déjà réalisés. La première application du projet de la solution logicielle est gratuite.

  • Commande d’éclairage intelligente pour des bâtiments et des villes durables

    Commande d’éclairage intelligente pour des bâtiments et des villes durables

    Esave a développé deux nouvelles solutions de commande pour des concepts d’éclairage durables. Celles-ci sont notamment destinées à garantir des conditions d’éclairage optimales dans les espaces publics et les bâtiments, indique le fournisseur de solutions d’éclairage intelligentes basé à Coire dans un communiqué. Les drivers DT8 TC pour la lumière blanche et DT8 RGB pour la lumière colorée prennent tous deux en charge la norme d’éclairage professionnelle DALI (Digital Addressable Lighting Interface), qui permet de gérer plusieurs luminaires de manière coordonnée. Ils se distinguent par leur simplicité d’installation, leur grande précision de commande, leur efficacité énergétique et leur adaptabilité. Le DT8 permettrait de réduire considérablement les coûts d’exploitation. Esave présentera ces deux systèmes de commande du 13 au 15 janvier dans le cadre du SWISS Pavilion au World Future Energy Summit (WFES) 2026 à Abu Dhabi.

    « Avec DT8 TC et RGB, esave rend l’éclairage intelligent. Les bâtiments et les espaces publics peuvent désormais adapter de manière dynamique la couleur et la luminosité au confort, à l’efficacité et à l’ambiance, grâce à une commande centralisée et une technologie intelligente haute performance », explique Rico Kramer, PDG d’esave.

    DT8 TC est destiné à des applications architecturales, industrielles et publiques et offre une lumière blanche dynamique et gradable. Selon la description, le système est idéal pour un éclairage centré sur l’humain, dans lequel la luminosité et la température de couleur sont adaptées de manière dynamique au biorythme naturel de l’être humain. Cela permet de favoriser le bien-être, la concentration et la santé.

    DT8 RGB permet un éclairage multicolore avec un spectre élargi et des couleurs plus profondes. Esave vise ici des applications décoratives et d’ambiance. On peut citer comme exemples les installations dans le domaine de l’événementiel ou de l’art.

    L’entreprise est aujourd’hui présente dans le monde entier et a été fondée, selon son site Internet, par trois amis, Rico Kramer, Hanno Baumgartner et Daniel Jörimann. En Suisse, environ 20 employés travaillent pour esave dans les domaines du développement, de la production, du support, de la distribution ou de la formation. La production est entièrement réalisée en Suisse, où une grande importance est accordée à la durabilité.

  • Le prix de l’énergie met un point final avec des signaux clairs pour l’avenir

    Le prix de l’énergie met un point final avec des signaux clairs pour l’avenir

    La société PensimoFondsleitung AG, dont le siège est à Zurich, prévoit une augmentation de capital de 150 à 200 millions de francs pour le premier trimestre 2026 pour sa divisionSwissinvest Real Estate Fund (Swissinvest). Selon un communiqué, ces nouveaux capitaux serviront à rembourser des dettes dans le cadre de l’acquisition de deux biens immobiliers dans la zone urbaine de Zurich.

    Il s’agit d’un immeuble résidentiel et commercial situé dans le quartier central de Zurich-Wiedikon et d’un immeuble de bureaux situé à Zurich-Oerlikon. L’immeuble du quartier de Wiedikon comprend 53 appartements, des surfaces commerciales, des bureaux et des entrepôts, ainsi qu’un parking souterrain d’environ 190 places. La surface locative d’environ 12 500 mètres carrés génère un revenu locatif annuel théorique de 4,4 millions de francs. Le volume d’investissement s’élève à 134 millions de francs.

    Swissinvest a acquis une part de copropriété de 50,1 % dans l’immeuble situé à Oerlikon. L’immeuble de bureaux de 25 500 mètres carrés génère un revenu locatif annuel de 7,4 millions de francs, dont 3,7 millions reviennent à Swissinvest. Selon le communiqué, l’immeuble présente un potentiel de conversion en logements.

    Le volume d’investissement s’élève à 210 millions de francs au total, avec un revenu locatif théorique de 8,1 millions de francs. Pour l’exercice 2025/26, un revenu supplémentaire de 5 millions de francs par rapport à l’année précédente est prévu. Le rapport semestriel du Swissinvest Real Estate Fund sera publié le 27 février 2026.

  • La reprise du réseau donne un nouvel élan à l’approvisionnement énergétique local

    La reprise du réseau donne un nouvel élan à l’approvisionnement énergétique local

    Selon un communiqué, Turgi change de gestionnaire de réseau électrique. À compter du 1er janvier 2026, Regionalwerke AG Baden (RWB) reprendra le réseau électrique de Turgi. L’ancien gestionnaire AEW Energie AG (AEW) cessera alors la fourniture d’électricité et le service clientèle. Le nouveau interlocuteur pour toutes les questions relatives à l’approvisionnement en électricité sera alors le fournisseur régional RWB.

    La reprise de l’approvisionnement en eau a pu être effectuée plus tôt, car celui-ci relevait de la responsabilité de la commune. Le réseau électrique, en revanche, appartient à AEW et sera transféré à RWB début 2026, comme l’explique Adrian Fuchs, responsable de l’approvisionnement en électricité et membre de la direction de RWB. Avec cette mesure, RWB souligne son « rôle régional » et offre un approvisionnement en électricité fiable, sûr et durable à la population. De plus, les coûts d’électricité pour les nouveaux clients devraient être moins élevés. Par rapport à l’année précédente, cela représente une économie de 10 % pour une consommation annuelle moyenne de 4500 kilowattheures par ménage.

    Le changement de gestionnaire de réseau est lié aux rénovations et à l’extension prévues du réseau électrique dans le cadre de la fusion de Turgi avec la ville de Baden début 2024. Selon le communiqué, 2000 compteurs électriques seront remplacés par des systèmes de mesure intelligents à partir de mi-2026. Les plans à moyen terme prévoient une connexion des réseaux électriques de Baden et de Turgi afin de renforcer la sécurité d’approvisionnement.

  • Watt d’Or dernière édition d’un prix de l’énergie

    Watt d’Or dernière édition d’un prix de l’énergie

    L’Office fédéral de l’énergie a décerné le Watt d’Or pour la dix-neuvième et dernière fois le 8 janvier 2026. Le prix était décerné depuis 2007 en tant que label de qualité non doté pour l’excellence énergétique. L’objectif était de rendre visibles les performances exceptionnelles dans le domaine de l’énergie et d’inciter l’économie, la politique et le public à adopter des technologies énergétiques innovantes. Pour l’édition 2026, 55 candidatures ont été reçues et 17 projets ont été retenus pour la phase finale, parmi lesquels le jury, présidé par la conseillère nationale Susanne Vincenz-Stauffacher, a sélectionné les quatre projets gagnants.

    Gaznat Innovation Lab « GreenGas« 
    Dans la catégorie Technologies énergétiques, c’est l’Innovation Lab de Gaznat à Aigle, où l’entreprise de distribution de gaz teste, en collaboration avec l’EPFL et des start-up, des technologies de couplage sectoriel, de décarbonisation et de stockage saisonnier à l’échelle industrielle, qui remporte le prix. Sur le site d’Aigle, le concept GreenGas réunit notamment le CCF, le photovoltaïque, le power-to-gas (électrolyse), le stockage d’hydrogène, la capture du CO₂, la méthanisation et le réseau gazier réel de Gaznat, jetant ainsi un pont entre la recherche et l’application industrielle.

    Endigo avec une façade PV alpine
    Dans la catégorie des énergies renouvelables, endigo Holding AG de Fiesch est récompensée pour avoir réalisé une installation solaire alpine en façade au nouveau siège de l’entreprise dans la vallée de Conches. La construction légère en bois avec façade à lamelles allie la qualité architecturale à une solution PV qui utilise le potentiel de lumière et de réflexion alpin existant et symbolise l’orientation énergétique d’endigo, ancrée dans la région, proche de la nature et orientée vers l’avenir.

    Tracteur électrique de Rigitrac
    Le prix de la mobilité énergétiquement efficace a été décerné à Rigitrac Traktorenbau AG de Küssnacht am Rigi pour son tracteur électrique SKE 40 e-direct, le premier tracteur électrique prêt pour la production en série avec une homologation européenne. Le véhicule est exempt d’émissions, silencieux, maniable et particulièrement efficace sur le plan énergétique, ce qui le rend idéal pour les applications où les gaz d’échappement et le bruit ne sont pas souhaités. Par exemple dans l’entretien communal, dans les tunnels maraîchers ou lors de manifestations sportives en salle.

    Bâtiment et espace
    Dans la catégorie Bâtiment et espace, c’est le site Hobelwerk à Oberwinterthur, développé par la coopérative de construction « mehr als wohnen », Lemon Consult AG et le Low-Tech Lab avec d’autres partenaires, qui a été récompensé. Ce quartier convainc par sa construction en bois, l’utilisation de matériaux réutilisables, des systèmes énergétiques intelligents, un concept de ventilation innovant, une architecture orientée sur le climat et la diversité sociale. Il est considéré comme un modèle de construction de logements d’utilité publique tournée vers l’avenir en Suisse.

  • La deep-tech suisse au CES 2026

    La deep-tech suisse au CES 2026

    BTRY présente une nouvelle catégorie de batteries lithium-ion à l’état solide ultrafines, conçues pour des applications présentant des exigences extrêmes en termes de hauteur, de sécurité et de vitesse de charge. Les cellules sont disponibles à partir d’une épaisseur d’environ 0,1 millimètre, peuvent être entièrement rechargées en une minute environ et fonctionnent de manière stable même à des températures allant jusqu’à environ 150 degrés Celsius.

    Grâce à l’architecture All Solid State, elles ne nécessitent pas d’électrolyte liquide, ce qui réduit le risque d’incendie et permet une charge très rapide sans condensateurs tampons supplémentaires. Les marchés cibles sont les petits appareils en réseau tels que les étiquettes intelligentes, les capteurs sans fil, les wearables et les applications médico-techniques, pour lesquels les batteries conventionnelles sont souvent trop volumineuses ou trop lentes.

    Refroidissement silencieux pour ordinateurs haute performance
    Ionic Wind présente au CES un Lenovo ThinkPad T14 qui n’est pas refroidi par un ventilateur, mais par une technologie de vent ionique à l’état solide. Au lieu de ventilateurs mécaniques, des champs électriques génèrent un flux d’air dirigé qui évacue la chaleur, sans pièces mobiles et pratiquement sans bruit.

    Cette technologie fait de l’air un paramètre de conception contrôlable électriquement et ouvre des espaces de conception pour les ordinateurs portables, les appareils Edge-AI et l’électronique compacte, dans lesquels les ventilateurs classiques atteignent leurs limites. Outre la réduction du bruit, Ionic Wind promet une plus grande fiabilité, car les composants mécaniques sensibles à l’usure sont supprimés.

    Cellules solaires imprimées en pérovskite
    Perovskia Solar poursuit sa présence au CES et présente des cellules solaires imprimées par jet d’encre à base de matériaux pérovskite. Ces cellules peuvent être produites sur mesure et intégrées dans une multitude d’appareils et de capteurs électroniques – par exemple dans des petits appareils, des wearables ou des capteurs IoT autonomes.

    Les cellules solaires en pérovskite se distinguent par un rendement élevé, des coûts de fabrication réduits et une grande liberté de conception. L’entreprise démontre comment la production d’énergie peut être intégrée directement dans les surfaces des appareils, ce qui soulage les batteries et permet de nouvelles applications autonomes en énergie.

    Importance pour l’Empa et la Suisse en tant que site de production de matériel informatique
    La présence commune de BTRY, Ionic Wind et Perovskia Solar au CES montre que l’Empa ne se contente pas de faire de la recherche fondamentale, mais qu’il produit de plus en plus de start-up deep-tech qui évoluent sur les marchés mondiaux. Les projets s’adressent à des domaines dans lesquels les améliorations incrémentales atteignent leurs limites, comme la technologie des batteries, le refroidissement électronique et le photovoltaïque.

    L’Empa et la Suisse se profilent ainsi comme un site pour les innovations matérielles qui débouchent directement sur des applications industrielles. Les start-up associent l’excellence scientifique à la visibilité internationale, à la validation par les clients et aux ambitions de croissance globale, déplaçant ainsi le centre de gravité de la « recherche en laboratoire » vers les « produits sur la scène mondiale ».

  • Zurich renforce l’avenir énergétique avec l’obligation d’utiliser le solaire et de stocker l’énergie

    Zurich renforce l’avenir énergétique avec l’obligation d’utiliser le solaire et de stocker l’énergie

    La plus grande centrale électrique inutilisée se trouve sur les toits de Zurich. Environ 6 térawattheures d’électricité solaire seraient possibles chaque année, soit près des deux tiers des besoins en électricité du canton. Le Conseil d’État veut exploiter ce potentiel. A l’avenir, tous les toits appropriés de plus de 300 mètres carrés devront être entièrement recouverts d’installations solaires. Les nouveaux bâtiments sont soumis à cette obligation dès leur construction, les bâtiments existants lors du remplacement de leur toiture.

    Zurich mise ainsi de manière ciblée sur des structures éprouvées. L’énergie solaire est produite localement, peut être mise en œuvre rapidement et ne rencontre guère de résistance. Elle renforce l’auto-approvisionnement, notamment lorsque l’électricité excédentaire produite en été peut être stockée.

    Le stockage comme pont vers l’hiver
    Le chemin vers un approvisionnement hivernal sûr passe par le stockage. Les trois quarts de l’électricité solaire sont produits durant le semestre d’été. Un excédent qui doit pouvoir être utilisé à long terme à l’avenir. Le Conseil d’État veut obliger les exploitants de réseau à promouvoir le stockage à long terme de manière technologiquement neutre.

    Une taxe modérée de 0,5 centime maximum par kilowattheure doit alimenter le fonds de promotion, géré par l’EKZ. Pour les ménages et les entreprises, cela signifie une augmentation des coûts de l’électricité d’environ deux pour cent. Les cas de rigueur protègent les entreprises à forte consommation d’électricité.

    Une loi mesurée
    Lorsque les installations ne sont pas rentables, qu’il existe des difficultés financières ou que le raccordement au réseau fait défaut, des exceptions restent possibles et l’obligation ne s’applique pas. Les intérêts de protection du paysage et des sites sont également pris en compte.

    Zurich donne ainsi un signal pragmatique. Au lieu d’espérer de grands projets dans les Alpes ou des parcs éoliens, le potentiel local est exploité. La combinaison de la production solaire sur l’ensemble du territoire et d’une stratégie de stockage constitue l’épine dorsale d’un avenir énergétique sûr et renouvelable dans le canton.

  • Une technologie énergétique innovante relie les excédents estivaux à la chaleur hivernale

    Une technologie énergétique innovante relie les excédents estivaux à la chaleur hivernale

    Selon un communiqué, la société Matica AG, basée à Wagenhausen, et la Haute école de Lucerne ont fondé la société SeasON Energy AG. Celle-ci a pour objectif d’industrialiser et de commercialiser la technologie de la pompe à chaleur à sorption SeasON. Cette technologie a été développée conjointement par les deux partenaires au cours des trois dernières années. Elle stocke l’énergie renouvelable excédentaire en été grâce à un procédé thermochimique et fournit de l’énergie de chauffage en hiver sans presque aucune consommation d’électricité supplémentaire.

    « La création de la spin-off SeasON Energy AG marque une nouvelle étape importante dans le développement de cette technologie d’avenir et sa commercialisation », déclare Marc Lüthi, PDG de Matica. Il prendra la direction opérationnelle de la start-up Greentech basée à Zurich.

    « La première installation pilote, en service depuis un an dans le centre de collecte des cadavres d’animaux à Frauenfeld, a démontré l’efficacité de cette technologie », explique Benjamin Fumey, membre du conseil d’administration de SeasON Energy et directeur du groupe de recherche CC Thermische Energiesysteme und Verfahrenstechnik (Systèmes énergétiques thermiques et génie des procédés) à l’Institut de génie mécanique et énergétique de la Haute école de Lucerne – Technique & Architecture.

    Une deuxième installation pilote se trouve au centre de distribution postale de Kaltenbach (TG) et une troisième dans un immeuble résidentiel de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, en Allemagne. Au cours des 12 à 18 prochains mois, SeasON Energy prévoit de réaliser une douzaine d’autres projets pilotes. L’objectif est de démontrer la performance et la rentabilité de la technologie.

    En 2025, le projet SeasON a remporté le Prix Watt d’OR et le Greenovation Award. SeasON a également été l’un des trois finalistes duSwiss Technology Award dans la catégorie « Innovation industrielle ».

  • Chauffage renouvelable avec le chauffage urbain

    Chauffage renouvelable avec le chauffage urbain

    Le chauffage urbain est un élément important de la stratégie climatique de Bâle. Plus de 6500 ménages et entreprises sont approvisionnés en chaleur écologique par 130 kilomètres de conduites de chauffage à distance. Celle-ci provient en grande partie de l’utilisation de la chaleur résiduelle des usines de traitement des ordures ménagères et des centrales à bois, ce qui réduit considérablement les émissions de CO². D’ici 2037, le réseau atteindra 180 kilomètres et alimentera une grande partie de la ville. Le circuit fonctionne efficacement en chauffant l’eau chaude de manière centralisée, en l’acheminant vers les clients, en l’y prélevant et en la réinjectant dans les installations.

    Une production innovante
    Un plan directeur constitue la base pour qu’à partir de 2035, seules des sources renouvelables et des rejets thermiques soient utilisés pour la production de chaleur. Pour faire face à l’augmentation des ventes de chaleur due à l’accroissement de la clientèle, IWB mise sur une grande pompe à chaleur qui utilisera et distinguera autrefois les rejets de chaleur issus du traitement des eaux usées.

    Décarbonisation et développement coordonné
    Le mandat politique est clair. D’ici 2037, le canton de Bâle-Ville doit atteindre la neutralité climatique. IWB investit plus de 450 millions de francs dans l’extension du réseau de chauffage urbain et de l’infrastructure correspondante. Parallèlement, le réseau de gaz sera mis hors service par étapes. Pour les immeubles chauffés au gaz, le changement est planifié suffisamment tôt et de manière transparente. Les propriétaires sont informés au moins trois à quatre ans avant la mise hors service et peuvent demander des subventions pour le remplacement du chauffage. Une solution transitoire peut en outre être mise en place pour assurer la transition jusqu’au raccordement au chauffage urbain.

    La planification de l’extension du réseau est une prouesse logistique et organisationnelle. L’extension du chauffage urbain est coordonnée avec la rénovation des routes, la végétalisation, le renouvellement des conduites d’électricité et d’eau ainsi qu’avec des mesures de planification du trafic. Dans les quartiers densément peuplés, des temps de construction optimisés et des processus de travail efficaces sont décisifs. De la planification à la réalisation, le Département des travaux publics et des transports, IWB et les Transports publics bâlois travaillent en partenariat et en étroite coordination.

    Des solutions de raccordement attrayantes pour les propriétaires
    Qu’il s’agisse d’un raccordement individuel, multiple ou collectif, le chauffage à distance peut être obtenu selon les souhaits du client. Les modèles de raccordement coopératifs gagnent en importance, en particulier dans le centre-ville de Bâle, mais aussi dans les quartiers denses. Dans le cas d’un raccordement multiple, les bâtiments voisins sont reliés par des conduites de porte à porte, tandis que dans le cas d’un raccordement collectif, plusieurs immeubles partagent une station de chauffage centrale, ce qui permet de gagner de la place et de réduire les coûts. Chaque immeuble reste techniquement indépendant, mais profite de conditions intéressantes et d’une exploitation efficace.

    Bâle, modèle de la transition thermique urbaine
    Avec l’extension ambitieuse du chauffage urbain et l’abandon progressif des combustibles fossiles, Bâle-Ville mise sur un approvisionnement en chaleur respectueux du climat dans l’environnement urbain. La combinaison d’une production renouvelable, de réseaux intelligents, d’une extension coordonnée et de modèles de raccordement coopératifs fait de cette transformation un exemple de réussite d’une politique énergétique porteuse d’avenir. Pour Bâle, la région et la Suisse.

  • Confirmation d’une nouvelle direction pour les services municipaux de Winterthur

    Confirmation d’une nouvelle direction pour les services municipaux de Winterthur

    Selon un communiqué, le conseil municipal de Winterthur a confirmé Martin Emmenegger comme nouveau directeur des services municipaux de Winterthur. Emmenegger est actuellement directeur de la division Réseaux et membre de la direction des Services industriels de Zurich(ewz). Auparavant, il a occupé pendant quatre ans le poste de directeur du secteur de l’électricité et des télécommunications au Stadtwerk Winterthur.

    Emmenegger a obtenu son diplôme d’ingénieur en électricité à la Haute école zurichoise des sciences appliquées. A 57 ans, il succède à Marco Gabathuler, qui dirigeait les services municipaux depuis 2017 et qui prendra sa retraite en janvier 2026.

    « Avec Martin Emmenegger, le choix se porte sur une personnalité motivante, capable de conduire avec succès Stadtwerk Winterthur vers l’avenir », déclare le conseiller municipal Stefan Fritschi, cité dans le communiqué.

  • La flexibilité PV devient une nouvelle source de revenus

    La flexibilité PV devient une nouvelle source de revenus

    La Suisse poursuit des objectifs ambitieux en matière d’énergie solaire et prévoit de multiplier par cinq la production d’électricité photovoltaïque. Cependant, les jours ensoleillés, les excédents surchargent les réseaux, c’est pourquoi la règle des 3% permet aux opérateurs de réseaux de distribution de réduire la puissance des installations jusqu’à 30% sans rémunération. sun2wheel et convoltas inversent ce principe. Ils regroupent les installations photovoltaïques en une centrale électrique virtuelle et commercialisent la flexibilité sur le marché de l’énergie de réglage de Swissgrid. Au lieu de subir des pertes, les exploitants reçoivent des primes pour des réductions ciblées de l’alimentation.

    20 % de rendement en plus
    Dans le projet pilote PV4Balancing en cours chez Swissgrid, le système fournit des chiffres impressionnants depuis juin 2025. Pour chaque kilowatt installé, les exploitants perçoivent environ 10 francs de revenus supplémentaires, ce qui correspond à plus de 20 pour cent de rendement supplémentaire. Les étranglements n’ont lieu que 4 à 8 heures par mois, généralement le week-end ou lorsque la météo est changeante. « Nos clients gagnent plus avec la flexibilité qu’avec l’injection pure et simple », souligne Fabian Gloor. Plus de 100 grandes installations sont déjà sous contrat.

    Centrale électrique virtuelle pilotée par IA
    Les entreprises sont les premières à proposer la flexibilité PV en dehors du pilote sur le marché de l’énergie de réglage. Un logiciel basé sur l’IA détecte les périodes de surplus, gère les installations en quelques minutes et intègre des systèmes de taille moyenne sans avoir recours à des capteurs coûteux. « Nous mettons en réseau les installations PV, le stockage et les stations de recharge électrique pour créer un système énergétique flexible », explique le CEO Sandro Schopfer. À l’avenir, les petites installations des maisons individuelles seront également intégrées.

    La stabilité du réseau rencontre le rendement solaire
    La solution soutient la règle des 3% en redirigeant automatiquement les pics de production vers le stockage ou les véhicules électriques. Les opérateurs de réseau bénéficient de la stabilité, les opérateurs photovoltaïques de revenus supplémentaires et la production solaire croît sans congestion du réseau. Le modèle « Profit-Plus » montre comment l’innovation technologique et les mécanismes de marché font progresser la transition énergétique. La flexibilité devient la nouvelle monnaie qui rend les installations solaires plus rentables et plus respectueuses du réseau.

  • Des systèmes de facturation flexibles renforcent les communautés énergétiques locales

    Des systèmes de facturation flexibles renforcent les communautés énergétiques locales

    L’entreprise de logiciels zevvy AG et le service électrique de la ville de Zurich(ewz) s’associent pour proposer des solutions de facturation de l’électricité. A l’avenir, l’ewz utilisera également la plate-forme de facturation flexible qui calcule les flux d’énergie dans les immeubles à plusieurs logements et les quartiers, comme l’indique un communiqué. Le logiciel zevvy permet ainsi de facturer l’électricité solaire dans le cadre de regroupements pour l’autoconsommation (ZEV), les ZEV virtuels (vZEV), l’électricité des locataires et les communautés électriques locales (LEG), ainsi que les frais de chauffage et d’eau et les stations de recharge pour véhicules électriques. La plateforme sera désormais utilisée en marque blanche, c’est-à-dire sous le logo d’ewz.

    Selon le communiqué, ewz profite particulièrement de la capacité d’intégration du logiciel, qui peut être utilisé avec différents systèmes de gestion technique des bâtiments, des plates-formes de surveillance, des fournisseurs de maisons intelligentes et des solutions d’Internet des objets (IoT). Cette diversité permet une architecture système flexible pour les futurs services énergétiques et réduit les effets de verrouillage. Dans ce cas, le passage à d’autres fournisseurs ou systèmes est plus difficile.

    « Nous sommes très heureux que d’autres partenaires de l’écosystème zevvy contribuent à notre succès. Le logiciel permet de travailler dans le système du mandant. Ainsi, la société dSyde SA accompagne les projets francophones et Prola Services GmbH aide à la charge initiale de la migration », selon Cyrill Burch, CEO de zevvy.

    Ce partenariat s’explique par l’importance croissante de l’énergie solaire partagée et des services et technologies qui y sont liés. Par exemple, le contrôle actif de l’énergie dans les communautés d’énergie solaire ainsi que le concept de communautés d’énergie locales), qui sera introduit en janvier 2026, nécessitent de nouvelles solutions. Grâce au logiciel zevvy, ewz entend élargir son offre en matière de facturation énergétique des portefeuilles immobiliers.

  • Un nouveau réseau de chaleur allie protection du climat et création de valeur régionale

    Un nouveau réseau de chaleur allie protection du climat et création de valeur régionale

    Le réseau de chaleur de Maisprach dans le canton de Bâle-Campagne et le fournisseur d’énergie bâlois IWB ont mis en service un nouveau projet d’approvisionnement en chaleur à partir de matières premières régionales. Depuis début décembre, de l’énergie est produite à partir d’une chaudière à bois et d’une installation à charbon végétal et injectée dans le réseau de chaleur, peut-on lire dans un communiqué.

    La commune de Maisprach a fourni les conditions préalables à l’étape actuelle en janvier 2025 avec la construction d’un nouveau centre d’entretien. IWB y a d’abord construit de nouvelles installations de chauffage au bois. La construction de l’installation de charbon végétal a suivi en novembre. Chaque année, 250 tonnes de charbon végétal y seront produites par pyrolyse à partir de bois d’entretien paysager et de biomasse. La chaleur résiduelle issue de la production de charbon est injectée dans le réseau de chauffage urbain. Les exploitants prévoient 900 mégawattheures d’énergie thermique pour les clients du réseau et, si la tendance est à la hausse, une nouvelle extension du réseau. La chaudière à bois est également alimentée par de la biomasse régionale. Le charbon végétal produit est utilisé dans la région comme additif au compostage, dans les substrats de terre ainsi que dans l’agriculture. IWB a investi 3,5 millions de francs dans ce projet.

    « IWB a de l’expérience dans la construction et l’exploitation d’installations thermiques. Dans le cadre d’un projet pilote, IWB a testé à Bâle une approche innovante consistant à utiliser la chaleur résiduelle d’une installation au charbon végétal dans un réseau de chaleur. Nous pouvons maintenant en profiter », déclare Dorian Wernli, président de la commune de Maisprach, cité dans le communiqué.

  • Une nouvelle norme fait des bâtiments des puits de CO₂ négociables

    Une nouvelle norme fait des bâtiments des puits de CO₂ négociables

    La norme Global Construction C-Sink de la société Carbon Standards International de Fricker a été la première à servir de base à l’émission de certificats CO2 pour un bâtiment biogénique. Ils ont été émis par OPENLY, selon un communiqué. Le pionnier de la construction biogénique et du captage de CO2 dans les bâtiments, basé à Widnau, propose ces certificats de CO2 en collaboration avec l’organisation de protection du climat myclimate.

    Par la suite, le premier Global Construction C-Sink a été enregistré dans le Global C-Sink Registry, accessible au public. La norme a ainsi un effet immédiat, car le carbone est considéré comme stocké dès le premier jour. Le puits est localisé avec précision dans la construction et peut être échangé à l’échelle mondiale. « La certification des bâtiments en tant que puits de carbone crée un avantage climatique mesurable, encourage la construction durable et ouvre la voie à des certificats de carbone négociables qui favorisent le changement dans l’industrie de la construction », a déclaré Andy Keel, PDG d’OPENLY.

    Le Global Construction C-Sink Standard vérifie les bâtiments et les structures contenant des matériaux issus de la biomasse et stockant du carbone. Cette biomasse, qui comprend le chanvre, la paille, le bois et le charbon végétal, constitue donc un puits de carbone. Toute construction vérifiée peut être enregistrée dans le Global C-Sink Registry. Ce registre est reconnu par l’Alliance internationale pour la réduction et la compensation des émissions de carbone ( ICROA), basée à Genève.

    Parmi les premières entreprises à utiliser les crédits C-Sink basés sur les normes carbone de Carbon Standards International figurent, selon Carbon Standards International, Swiss Re, Shopify, Atlassian, Banque Pictet, Woolgate Exchange Unit Trust, Celonis, Arup Group, Storebrand et Zooplus. En outre, l’opérateur du registre des puits de carbone mènerait actuellement des discussions internes sur d’éventuels partenariats et collaborations.

  • Un projet de site moderne dans le Sittertobel mise sur les énergies renouvelables

    Un projet de site moderne dans le Sittertobel mise sur les énergies renouvelables

    Les sociétés Sitter Projekt AG et Mettler Entwickler AG réalisent la Sitter Valley dans le Sittertobel saint-gallois. Les deux entreprises saint-galloises veulent y développer sur 50 000 mètres carrés une zone destinée à accueillir des bureaux, des commerces et des industries, avec jusqu’à 600 emplois.

    Les services municipaux de Saint-Gall alimenteront le site en énergie pour le chauffage et le refroidissement. Selon un communiqué, ils misent sur un approvisionnement énergétique combiné avec une chaudière à granulés de bois et une pompe à chaleur air/eau réversible. Le chauffage aux granulés de bois sera principalement utilisé pendant les mois d’hiver. La première livraison de chaleur devrait avoir lieu au cours de l’hiver 2026/2027.

    La Sitter Valley devrait également être équipée de panneaux photovoltaïques. Ceux-ci contribueront à l’approvisionnement en électricité du site.

  • Percée électrochimique dans la lutte contre les sites contaminés

    Percée électrochimique dans la lutte contre les sites contaminés

    Selon un communiqué, des chercheurs de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich(EPFZ) ont réussi une percée dans la dépollution de sites contaminés par des polluants tels que le DDT et le lindane. Il s’agit de polluants organiques persistants, appelés POP. Il s’agit de produits chimiques toxiques qui ont été largement utilisés dans les années 40 à 80 du siècle dernier. Ils ne se dégradent que très lentement et se retrouvent aujourd’hui dans la chaîne alimentaire humaine et animale. L’équipe universitaire dirigée par Bill Morandi, professeur de chimie organique synthétique, vient de mettre au point un nouveau procédé électrochimique qui déshalogène complètement ces polluants environnementaux et les lie en un sel inoffensif. Les hydrocarbures organiques restants peuvent être intégrés dans l’économie circulaire et servir ainsi de matières premières précieuses pour l’industrie chimique.

    « Nous voulions résoudre l’un des plus grands problèmes environnementaux du siècle dernier. Il n’est pas question de laisser la saleté aux générations futures », déclare Alberto Garrido-Castro, spécialiste en électrochimie et ancien post-doctorant du groupe, cité dans le communiqué. L’équipe de l’EPFZ considère en effet que l’assainissement de telles pollutions anciennes dans les sols, les eaux et les décharges est l’une des grandes questions en suspens de la protection de l’environnement. La dégradation de ces produits chimiques par des procédés électrochimiques est étudiée depuis longtemps déjà. Selon le communiqué, les chercheurs de l’EPFZ ont maintenant réussi une percée décisive en utilisant le courant alternatif pour l’électrolyse. « Elle décompose les atomes d’halogène en sels inoffensifs comme le NaCl (sel de cuisine) et produit en même temps des hydrocarbures précieux », explique M. Morandi. Les hydrocarbures en question sont le benzène, le diphényléthane ou le cyclododécatriène. Des produits chimiques qui sont utilisés pour la fabrication de plastiques, de peintures ou de revêtements et qui servent donc à une économie circulaire durable.

    Une condition importante pour la mise en œuvre : le nouveau procédé peut être appliqué non seulement aux substances pures, mais aussi aux mélanges de sols contaminés, de terre ou de boue. Les chercheurs pensent à des installations mobiles qui pourraient être utilisées sur place, ce qui éviterait le transport de ces substances dangereuses. Un prototype a déjà été testé avec succès.

  • L’innovation pour la rénovation des bâtiments pose de nouveaux jalons en Europe

    L’innovation pour la rénovation des bâtiments pose de nouveaux jalons en Europe

    HeiQ a reçu le prix allemand du développement durable pour sa technologie Xpectra, comme l’indique un communiqué. Le revêtement est pulvérisé sur les bâtiments et réfléchit jusqu’à 74% du rayonnement thermique. Le revêtement par pulvérisation facilite notamment la mise à niveau des bâtiments existants, indique le jury: « En décernant ce prix, le jury met en avant une innovation qui montre comment des technologies efficaces en termes de matériaux peuvent simplifier et accélérer la rénovation énergétique des bâtiments et contribuer ainsi efficacement à la protection du climat »

    Au sein du groupe HeiQ de Schlier, Xpectra est pris en charge par HeiQ Xpectra GmbH, basée à Regensburg en Allemagne. HeiQ recevra le prix le 4 décembre à Düsseldorf. L’entreprise prévoit maintenant de mettre sa technologie à l’échelle en Europe, en Amérique du Nord et dans la région Asie-Pacifique. « Le prix allemand du développement durable est un exemple de réussite pour HeiQ en tant qu’innovateur de matériaux deep-tech et pour notre engagement commun en faveur de l’innovation et du développement durable », a déclaré Oliver Zech, cité dans le communiqué. Il est le président du conseil d’administration de HeiQ RAS AG, également basée à Regensburg. « Cette distinction renforce notre position sur le marché et nous ouvre de nouvelles possibilités de commercialisation commune »

    HeiQ est une émanation de l’École polytechnique fédérale de Zurich, elle est basée au centre d’innovation et de jeunes entrepreneurs IJZ et est membre de Start Smart Schlieren.

  • La Suisse repense l’électromobilité

    La Suisse repense l’électromobilité

    Le principe est bien connu des smartphones. Une bobine émettrice transmet l’énergie à une bobine réceptrice par champ magnétique, sans aucune prise. Pour les voitures électriques, cela signifie qu’il suffit de se garer pour que le processus de recharge démarre automatiquement. Dans le cadre du projet pilote « INLADE », l’Empa et le fournisseur d’énergie Eniwa AG ont testé cette technologie pour la première fois dans les conditions de la vie quotidienne en Suisse. Le projet a été soutenu par l’Office fédéral de l’énergie et les cantons de Zurich et d’Argovie.

    Test pratique réussi
    Même en cas de neige, de pluie et de légères variations de stationnement, la charge inductive atteint un rendement d’environ 90 pour cent, comparable à celui d’un câble classique. AMAG et d’autres partenaires ont équipé des véhicules existants de bobines réceptrices et intégré des interfaces pour la gestion de la charge. Après des tests de sécurité approfondis, les véhicules ont reçu une autorisation individuelle pour les routes suisses. Ils comptent parmi les premières voitures électriques à usage quotidien équipées d’un système inductif.

    Stockage mobile pour la transition énergétique
    La véritable révolution réside dans le potentiel. Les voitures électriques restent immobiles en moyenne 23 heures par jour. Si elles étaient automatiquement connectées au réseau pendant ce temps, leurs batteries pourraient compenser les fluctuations du réseau électrique et stabiliser les énergies renouvelables. La charge bidirectionnelle, c’est-à-dire la réinjection d’électricité dans le réseau, fonctionne également par induction. Les véhicules sont connectés plus fréquemment, sans que les utilisateurs aient à agir activement. Chaque place de parking devient ainsi un nœud potentiel d’un système énergétique décentralisé.

    Économiquement intéressant
    La recharge intelligente permet de réduire les coûts d’électricité, en particulier lorsque la recharge est effectuée pendant la journée, lorsque les installations photovoltaïques fournissent beaucoup d’énergie au réseau. La combinaison du confort, de l’efficacité et de l’intégration au réseau fait de la recharge par induction un élément prometteur de la mobilité de demain.

  • L’installation d’hydrogène de Seewen est suspendue – l’évolution du marché reste décisive

    L’installation d’hydrogène de Seewen est suspendue – l’évolution du marché reste décisive

    Selon un communiqué, la société ebs Wasserstoff AG suspend son projet de production d’hydrogène sur le site de l’usine de revêtement de Seewen. Les ventes et la rentabilité ne sont actuellement pas suffisantes, explique-t-elle pour justifier sa décision. La situation du marché est toutefois observée. Si la demande devait augmenter, le projet pourrait être relancé.

    Le fournisseur d’énergie schwytzois ebs Energie AG détient 60% des parts de la société ebs Wasserstoff AG, le constructeur de routes et de génie civil A. Käppeli’s Söhne AG Schwyz 25% et le fournisseur d’énergie bâlois IWB 15%. Ensemble, ils ont déposé en 2022 une demande de permis de construire pour une installation de production à Seewen.

    Selon un relevé d’ ebs, l’installation devait produire de l’hydrogène pour jusqu’à 100 camions par jour avec une puissance de 5 à 6 mégawatts. Cela aurait suffi pour 11,1 millions de camions-kilomètres par an et aurait permis d’économiser 7,8 millions de kilogrammes de CO2. Les coûts d’investissement ont été estimés à 16,8 millions de francs.

    Une partie de l’hydrogène aurait également pu être injectée dans le réseau de gaz par la société ebs Erdgas Biogas AG. La chaleur résiduelle de l’électrolyse aurait pu être utilisée dans l’usine de revêtement.

  • Schlieren reste Cité de l’énergie or

    Schlieren reste Cité de l’énergie or

    Schlieren a obtenu pour la deuxième fois après 2021 le titre de Cité de l’énergie Gold, comme l’indique un communiqué de la ville. La distinction a une validité de quatre ans. C ‘est un grand honneur de recevoir à nouveau le label Cité de l’énergie Gold et cela montre que nous sommes sur la bonne voie en tant que ville », a déclaré Beat Kilchenmann, conseiller municipal et chef du département Travaux, approvisionnement et installations, cité dans le communiqué.

    Le label Cité de l’énergie or sert à récompenser les objectifs particulièrement ambitieux en matière d’énergie et de protection du climat. La ville cite à cet égard les mesures concrètes qui ont été définies dans différents champs d’action dans le cadre de la stratégie « zéro net » adoptée en 2023 avec l’année cible 2040. Ces mesures ont servi de programme d’activités pour la recertification en tant que Cité de l’énergie Or. Il s’agit notamment de l’extension du réseau de chauffage urbain, de l’utilisation d’énergie renouvelable dans les immeubles de la ville et du renforcement de l’économie circulaire.

  • Le hub énergétique numérique renforce l’industrie solaire

    Le hub énergétique numérique renforce l’industrie solaire

    Le Fonds de technologie de la Confédération a accordé une garantie à Solarify. Avec l’engagement de la Fondation Abendrot, le développeur et exploitant d’installations solaires financées par essaim, dont le siège est à Wabern, peut continuer à développer son Digital Energy Hub, selon un communiqué.

    Le Digital Energy Hub de Solarify sert à la gestion intelligente et à l’optimisation des installations solaires dans un système énergétique flexible. Il vise à intégrer les installations dans un système énergétique durable et stable.

    Le modèle commercial de Solarify permet aux personnes intéressées d’investir dans l’énergie solaire sans avoir à construire et à posséder elles-mêmes des installations solaires. Une installation est réalisée dès qu’un nombre suffisant d’investisseurs a été trouvé pour le projet. Solarify s’occupe de l’entretien des installations et commercialise l’électricité produite. Tous les trois mois, les participants reçoivent une part des bénéfices de la vente de l’électricité.

  • Walensee : le projet solaire de falaise est abandonné

    Walensee : le projet solaire de falaise est abandonné

    La paroi rocheuse sur le côté nord du Walensee ne recevra pas d’installation solaire dans un avenir proche. Comme l’indiquent les partenaires du projet EKZ et SAK dans un communiqué, ils ne poursuivent pas le projet solaire Felsenstrom.

    Les fournisseurs d’électricité des cantons de Zurich, Saint-Gall et des deux Appenzell justifient leur décision d’une part par des retards dans la procédure d’autorisation. Les modifications apportées au projet suite à des oppositions nécessiteraient une nouvelle mise à l’enquête publique. D’autre part, le montage de modules librement suspendus sur la paroi raide serait difficile, coûteux et prendrait beaucoup de temps.

    Les partenaires du projet ne s’attendent donc plus à pouvoir achever le projet d’ici fin 2030. Ce serait pourtant la condition sine qua non pour qu’il puisse bénéficier des facilités et des subventions accordées dans le cadre de Solarexpress.

    L’installation devrait être construite sur le site de l’ancienne carrière Schnür. Les modules solaires, d’une surface de 44 000 mètres carrés, devaient produire environ 12 gigawattheures d’électricité par an, selon l’avis public de construction de septembre 2024.

  • Une nouvelle centrale thermique renforce l’approvisionnement énergétique de Villmergen

    Une nouvelle centrale thermique renforce l’approvisionnement énergétique de Villmergen

    Après environ deux ans de travaux et 15 millions de francs investis, le réseau de chaleur AEW de Villmergen fournit une chaleur durable aux entreprises locales, selon un communiqué. Le réseau de chaleur, qui combine la chaleur renouvelable issue du vieux bois régional et du bois utilisé en cascade avec une technique moderne de stockage et de régulation, renforce la sécurité d’approvisionnement régionale dans le cadre de la stratégie énergétique 2050, précise le communiqué.

    Au centre de la centrale thermique se trouve une chaudière à bois usagé efficace d’une puissance de 2000 kilowatts. Il est également prévu d’installer une autre chaudière à bois usagé, des pompes à chaleur et une chaudière de pointe, qui fourniront une puissance totale pouvant atteindre 10 000 kilowatts.

    Un accumulateur de chaleur moderne d’un volume de 160 000 litres assure l’efficacité de l’exploitation, tandis qu’une installation photovoltaïque d’une production annuelle de 220 mégawattheures (MWh) produit de l’électricité durable. 145 MWh de l’électricité produite sont utilisés pour l’autoconsommation de l’installation. Grâce à la technologie Power-to-Heat, l’installation transforme l’électricité excédentaire en chaleur et s’adapte ainsi aux fluctuations du système énergétique. Cela permet une utilisation particulièrement efficace de l’énergie, tout en soutenant la stabilité du réseau électrique, explique AEW.

    Une fois terminée, la centrale thermique fournira jusqu’à 14 500 MWh de chaleur par an et couvrira les besoins d’environ 700 maisons individuelles. Cela permet d’économiser environ 710 000 mètres cubes de gaz naturel et 1500 tonnes de CO2 par an, explique Daniel Wernli, responsable de la production de chaleur chez AEW.

    De la planification à l’exploitation en passant par la construction, AEW a délibérément fait appel à des entreprises de la région. La population locale sera également impliquée : au printemps 2026, AEW organisera une journée portes ouvertes dans le réseau de chaleur et expliquera comment le bois régional produit de la chaleur durable.

  • Les startups donnent l’impulsion pour un avenir énergétique durable

    Les startups donnent l’impulsion pour un avenir énergétique durable

    L’Energy Startup Day a eu lieu le 19 novembre au Kultur & Kongresshaus d’Aarau. L’événement a permis aux start-ups de se présenter et de nouer des contacts. Plusieurs conférences étaient en outre au programme. Enfin, cinq start-ups ont été récompensées par des prix.

    Borobotics AG, dont le siège se trouve au Technopark de Winterthur, a remporté le prix du jury et donc un package Energate PR & Event. L’entreprise travaille sur un nouveau type de forage géothermique destiné à être utilisé dans les zones urbaines. Le premier des deux Swissolar Awards a été décerné à SmartHelio de Prilly VD pour son logiciel basé sur l’intelligence artificielle et destiné à l’utilisation d’installations photovoltaïques. La start-up a remporté pour cela un Swissolar Marketing & Event Package. Le deuxième Swissolar Award et un Swissolar Event Package ont été décernés à Synergi Solutions d’Helsinki. Cette start-up finlandaise a développé une application permettant d’optimiser la consommation d’énergie.

    Voltiris d’Epalinges VD a remporté le prix du public et donc un Communication Package de la Haute école des sciences appliquées de Zurich (ZHAW), Electrosuisse et Swisspower. Voltiris développe des modules pour l’agri-photovoltaïque dans les serres. Et l’Investor Award a été décerné à SensorXSolutions, qui a ainsi remporté le prix SICTIC (Swiss ICT Investor Club), qui correspond à une invitation à un événement pour investisseurs. La jeune entreprise de Sarnen a développé des systèmes intelligents pour la détection et la gestion de gaz tels que le méthane, afin de limiter l’effet de serre.

    Les organisateurs ont accueilli environ 230 participants au total. La ZHAW, Electrosuisse et Swisspower ont organisé l’événement avec le soutien de nombreux partenaires.

  • Un nouveau pont de tuyaux renforce le réseau régional de chauffage urbain

    Un nouveau pont de tuyaux renforce le réseau régional de chauffage urbain

    BRUGG Pipes de Kleindöttingen, qui fait partie du BRUGG Group AG basé à Brugg, a livré des tuyaux de chauffage à distance pré-isolés pour une traversée de l’autoroute A4. L’élément de pont entre Holzhäusern et Rotkreuz a été levé fin octobre, peut-on lire dans un communiqué. Lors du montage, deux conduites adaptées aux ouvrages d’art et d’une longueur de 48 mètres ont été installées. Elles pèsent 4,9 tonnes sans eau.

    Le pont de tuyaux relie les sections existantes aux nouvelles sections du réseau de chaleur d’Ennetsee. Il est prévu de raccorder d’autres quartiers et sites commerciaux de Rotkreuz ZG, Cham ZG et des régions voisines au réseau de chauffage urbain. Le maître d’ouvrage du projet est WWZ. L’entreprise B S AG était responsable de la planification et de la direction des travaux du pont, avec l’aide de Hodel SHLK AG en tant que constructeur de tuyaux. « Je suis ravi de la manière dont WWZ, B S, Hodel SHLK et les autres partenaires ont réalisé ce projet en partenariat et avec la plus grande précision. Une telle pose de nos tuyaux avec un pont dédié n’est définitivement pas courante. Je suis d’autant plus heureux que l’installation se soit déroulée avec succès et que nos systèmes de tuyaux pré-isolés soutiennent désormais l’extension du réseau de chaleur Ennetsee ainsi que la décarbonisation », déclare Martin Rigaud, CEO de BRUGG Pipes, cité dans le communiqué.

    WWZ utilise comme source de chaleur les rejets thermiques de l’usine d’incinération des ordures ménagères Renergia à Perlen (LU). D’ici l’automne 2026, Cham devrait également être approvisionnée en chaleur à distance par ce projet. Au total, l’extension de l’interconnexion devrait permettre d’économiser environ 12 000 tonnes de dioxyde de carbone par an.

  • Le gaz renouvelable renforce l’approvisionnement local

    Le gaz renouvelable renforce l’approvisionnement local

    Depuis le mois d’octobre, une partie du gaz d’épuration de la station d’épuration des eaux usées (STEP) de l’association des eaux usées d’Argovie et des environs(AVAU) dans le quartier de Telli à Aarau est également utilisée pour l’approvisionnement local en chaleur. Selon un communiqué, Green Power Aarau AG traite le gaz qui est ensuite injecté dans le réseau de gaz naturel d’Eniwa AG.

    Le gaz naturel fossile est ainsi remplacé par du gaz renouvelable. Les quantités sont pour l’instant encore gérables, précise le communiqué. Elles devraient toutefois être considérablement augmentées avec l’extension de la STEP.

    « Avec ce projet, nous montrons comment le sous-produit qu’est le gaz d’épuration peut devenir une source d’énergie précieuse », déclare Hans-Kaspar Scherrer, CEO d’Eniwa et président du conseil d’administration de Green Power Aarau AG, cité dans le communiqué. « La collaboration entre AVAU, Green Power Aarau et Eniwa est un exemple fort de la façon dont l’économie circulaire fonctionne concrètement dans la région » Selon Scherrer, les trois entreprises contribuent ensemble à un approvisionnement énergétique durable et à la réduction des émissions de CO2, tout en renforçant la création de valeur locale.

  • La première installation solaire alpine de Suisse centrale est raccordée au réseau

    La première installation solaire alpine de Suisse centrale est raccordée au réseau

    selon un communiqué,energieUri a mis en service la première installation solaire alpine de Suisse centrale sur le Sidenplangg, dans la commune de Spiringen. L’installation, située à une altitude de 1800 à 2000 mètres, devrait produire 12,5 gigawattheures d’électricité par an pour une puissance totale de 8 mégawatts. Près de la moitié de cette énergie sera produite en hiver.

    Actuellement, l’installation fournit 13 % de l’électricité visée. Elle est donc éligible à la subvention dans le cadre du Solarexpress. Les travaux devraient reprendre au printemps et s’achever fin 2028.

    Le fournisseur d’énergie uranais energieUri AG, en tant qu’initiateur, et aventron AG, dont le siège est à Münchenstein BL, participent à APV Sidenplangg AG. « De tels projets de centrales créent et garantissent des emplois hautement qualifiés dans la région – que ce soit pour la planification, la réalisation ou l’exploitation future ainsi que la gestion de l’énergie par energieUri », déclare Werner Jauch. CEO d’energieUri et président du conseil d’administration de APV Sidenplangg AG, cité dans le communiqué.

  • Un nouveau tracker rend le paysage suisse du Power-to-X visible

    Un nouveau tracker rend le paysage suisse du Power-to-X visible

    L’électricité renouvelable peut être stockée dans des vecteurs énergétiques chimiques tels que l’hydrogène, le carburant synthétique et le méthane (Power-to-X). Selon un communiqué du Swiss Power-to-X Collaborative Innovation Network SPIN, plus de 50 projets dans ce domaine sont déjà en cours en Suisse.

    SPIN lance donc, en collaboration avec la Coalition for Green Energy & Storage(CGES), un tracker qui permet d’avoir une vue d’ensemble des projets connus en Suisse. La carte qui en résulte met en évidence les projets qui, au-delà des essais en laboratoire, sont déjà devenus des projets de démonstration, voire des applications commerciales. SPIN collecte les données, CGES les visualise.

    « Le tracker facilite la collaboration en fournissant une base de données structurée qui favorise les synergies entre les acteurs et aide à la prise de décision », expliquent Christoph Sutter et Antonello Nesci, codirecteurs du CGES, cités dans le communiqué.

    Martin Bäumle voit dans les technologies Power-to-X la clé de la défossilisation de l’économie. « Avec le tracker, nous créons de la transparence, renforçons la collaboration et aidons à transformer des idées prometteuses en solutions évolutives », a déclaré le conseiller national (Verts libéraux/ZH) et coprésident de SPIN. « Des données fiables peuvent aider les décideurs politiques à adapter les réglementations et les investisseurs à identifier de nouvelles opportunités »

    La carte sera présentée lors de l’événement annuel du CGES, qui aura lieu le 21 novembre chez Swissgrid à Aarau. Le CGES est une coalition de partenaires issus du monde des affaires, de la science et du secteur public pour les énergies vertes, créée par le domaine des EPF.