Catégorie : Énergie

  • L’énergie solaire sur la bonne voie

    L’énergie solaire sur la bonne voie

    En 2024, 1798 mégawatts de nouvelle puissance photovoltaïque ont été installés en Suisse, soit une augmentation de 10 % par rapport à l’année précédente. La puissance totale est passée à 8,2 gigawatts, ce qui a couvert plus de 10 % des besoins nationaux en électricité. Malgré un ensoleillement inférieur à la moyenne et une consommation d’électricité en hausse, la production annuelle correspond à la consommation d’environ deux millions de foyers.

    Sécurité d’approvisionnement grâce à l’électricité d’hiver
    Le photovoltaïque n’est pas seulement une technologie estivale, d’octobre 2024 à avril 2025, 2,4 térawattheures d’électricité solaire ont été produits, soit un tiers de la production annuelle. Cette contribution a considérablement soulagé les lacs d’accumulation suisses. Sans l’énergie solaire, la Suisse aurait dû importer beaucoup plus d’électricité.

    Recul dans le segment des maisons individuelles
    Alors que les grandes installations ont continué à progresser fortement, le développement sur les maisons individuelles a reculé de 3 %. Cela a freiné la croissance globale, car jusqu’à présent, environ un tiers de la puissance installée reposait sur ce segment. Selon Swissolar, cette retenue s’explique par les incertitudes entourant la nouvelle loi sur l’électricité.

    Lestockage par batterie gagne en importance
    Avec une hausse de 4 %, le développement du stockage par batterie a également augmenté. Une dynamique accrue se manifeste en particulier dans le secteur commercial. Aujourd’hui, 47 % des installations photovoltaïques sur des maisons individuelles sont déjà équipées d’un stockage par batterie. La capacité de stockage totale s’élève à près de 900 MWh, soit l’équivalent d’une journée de consommation pour 100 000 foyers.

    La dynamique internationale confirme la tendance mondiale
    Environ 597 GW de puissance photovoltaïque ont été installés dans le monde en 2024, soit une augmentation de 33 %. Avec 908 watts par habitant, la Suisse se situe à la 10e place en comparaison internationale. La production mondiale d’électricité solaire est passée à 2000 TWh.

    Conditions-cadres en mutation
    La nouvelle loi sur l’approvisionnement en électricité crée des bases importantes pour la consommation locale d’électricité, mais suscite aussi des incertitudes. Il manque notamment des solutions praticables pour les communautés électriques locales et une rétribution d’achat proche du marché. Swissolar demande des améliorations concrètes afin de mieux exploiter le potentiel de l’utilisation locale et des solutions de stockage.

    Ralentissement avec perspective
    Pour 2025, Swissolar prévoit un recul du marché d’environ 10 % à 1600 MW, en raison de phases de transition réglementaires. Une stabilisation est attendue à partir de 2026. Avec une construction continue entre 1800 et 2000 MW par an, les objectifs de 18,7 TWh d’électricité solaire d’ici 2030 et de 35 TWh issus des nouvelles énergies renouvelables d’ici 2035 sont atteignables.

  • Coopération pour plus d’énergie solaire à Zurich et en Suisse orientale

    Coopération pour plus d’énergie solaire à Zurich et en Suisse orientale

    Le fournisseur d’énergie bâlois IWB a racheté le spécialiste de l’énergie solaire Senero AG, basé à Winterthur. Selon un communiqué, IWB souhaite ainsi renforcer sa position dans le domaine des énergies renouvelables. La position de Senero sera ainsi considérablement élargie grâce à l’accès à la structure, à la taille et à l’offre de solutions intégrées d’IWB.

    Dans le cadre de cette coopération, IWB entend investir dans sa propre production d’électricité solaire décentralisée et dans son développement, contribuant ainsi à la sécurité de l’approvisionnement et à la transition énergétique, selon le communiqué. D’ici 2030, l’entreprise veut installer 150 à 200 mégawatts de puissance photovoltaïque (mégawatts crête/MWp) sur les toits et les façades des clients privés et commerciaux. Actuellement, 55 MWp sont déjà installés. Par ailleurs, IWB propose à ses clients des services complets en rapport avec l’interconnexion pour l’autoconsommation (ZEV). Les clients sont soutenus dans la création, l’exploitation et la gestion de ZEV.

    Senero apporte à ce nouveau partenariat son expertise dans l’installation de systèmes photovoltaïques (PV), de batteries et de stations de recharge pour voitures électriques. Chaque année, l’entreprise installe 120 systèmes photovoltaïques.

    « En collaboration avec nos entreprises solaires Planeco et Kunz Solartech, IWB peut, grâce à Senero, réaliser des installations solaires dans toute la Suisse alémanique auprès d’entreprises et de clients privés. Nous pouvons désormais renforcer nos activités de distribution, en particulier dans la région de Zurich et en Suisse orientale », explique Markus Balmer, responsable des ventes chez IWB, cité dans le communiqué. « Nous nous attendons à ce que le secteur de l’énergie solaire continue à connaître une forte croissance, même si l’environnement de marché actuel est devenu plus difficile. Il y a encore beaucoup trop de toits sans PV, et le cadre légal pour les installations PV s’est amélioré avec la nouvelle législation sur l’énergie »

    Fabian Krämer, co-directeur de Senero, voit dans le rachat par IWB une sécurité et une perspective à long terme. « IWB est un partenaire important et bien établi, qui offre à nos collaborateurs des perspectives d’avenir sûres. Ensemble avec IWB, nous pouvons poursuivre notre histoire à succès sur le marché de l’énergie solaire et réaliser de nombreuses autres installations pour nos clients », a déclaré Krämer, cité dans le communiqué.

  • Une installation souterraine pour réduire les émissions de CO2

    Une installation souterraine pour réduire les émissions de CO2

    L ‘aéroport de Zurich AG construit une centrale énergétique souterraine, située entre le parking 6, l’hôtel Radisson Blu et l’Operation Center 1. La centrale sera équipée de pompes à chaleur et de machines frigorifiques d’une puissance totale de 12 à 15 mégawatts. À moyen terme, elle couvrira ainsi environ deux tiers des besoins en chaleur et en froid du terminal et des bâtiments environnants de la tête de l’aéroport. La mise en service est prévue pour l’automne 2027, informe la Flughafen Zürich AG dans un communiqué.

    Parallèlement, l’entreprise explore un chenal glaciaire à 300 mètres de profondeur afin d’y stocker de l’énergie thermique et de la rendre réutilisable. Un premier puits existe déjà depuis 2024, un deuxième est en cours de construction. L’exploration du chenal est soutenue par l’Office fédéral de l’énergie.

    Avec la centrale énergétique et un réseau basse température prévu, le caniveau devrait permettre d’économiser environ 6500 tonnes de CO2 par an et contribuer à réduire les émissions de CO2 de la tête de l’aéroport de 35% d’ici 2030, pour atteindre 15 900 tonnes par an. D’ici 2040, l’aéroport de Zurich AG veut réduire ses propres émissions de CO2 à zéro.

    « Sur le plan technique, notre plan de décarbonisation de l’infrastructure repose sur des systèmes innovants. La combinaison de pompes à chaleur, d’un stockage saisonnier de l’énergie dans un chenal glaciaire ou via des champs de sondes géothermiques, ainsi que d’un réseau basse température nous permet de réduire de manière significative l’impact climatique du chauffage et du refroidissement », a déclaré Guido Hüni, responsable de l’énergie et de la décarbonisation de l’aéroport de Zurich AG, cité dans le communiqué.

  • Zurich mise sur l’avenir

    Zurich mise sur l’avenir

    Le regard tourné vers le nord, et plus précisément vers Copenhague, sert d’exemple au canton de Zurich. La capitale danoise a prouvé de manière impressionnante qu’il est possible d’atteindre des objectifs climatiques ambitieux, sans faire de concessions. Avec une réduction de 80% des émissions de CO2 depuis 2012, Copenhague a réalisé une performance remarquable. Inspiré par cet exemple, le canton de Zurich s’efforce d’atteindre la neutralité en matière de gaz à effet de serre d’ici 2040, ou au plus tard d’ici 2050. Cet objectif, sur lequel les électeurs zurichois seront appelés à se prononcer le 28 septembre 2025, est un engagement clair en faveur d’une politique climatique durable. Il ne s’agit pas seulement de définir un objectif, mais de poursuivre résolument la réduction effective des émissions de CO2. Une entreprise qui exige de la détermination et de la force d’innovation.

    Des succès grâce à des mesures ciblées
    Parallèlement à la protection du climat, le canton de Zurich investit massivement dans la préservation et la promotion de la biodiversité. Des revalorisations écologiques, des renaturations et un entretien proche de la nature permettent de reconquérir l’espace vital de la flore et de la faune. Les contrôles d’efficacité démontrent de manière impressionnante la rapidité avec laquelle la nature s’adapte et s’épanouit. La revalorisation de ruisseaux dans le cadre du programme « Zürcher Vielfältige Gewässer » (cours d’eau zurichois diversifiés), qui a permis une réintroduction rapide des libellules, en est un exemple remarquable. L’entretien adapté des talus le long des routes cantonales a également des effets. La vie y bat son plein, les insectes et les petits animaux y retrouvent un habitat approprié. Ces succès prouvent que l’engagement en faveur de la biodiversité est payant et que la nature réagit rapidement grâce à des mesures ciblées.

    Poser des jalons pour un avenir durable
    Le canton de Zurich pose des jalons pour un avenir durable en révisant plusieurs lois et en introduisant de nouveaux instruments.

    Ordonnance sur la protection contre le bruit
    La consultation sur la révision de l’ordonnance sur la protection contre le bruit, dont l’entrée en vigueur est prévue pour le 1er avril 2026, est ouverte jusqu’au 6 octobre 2025. Il s’agit d’une conséquence directe des modifications de la loi sur la protection de l’environnement adoptées en septembre 2024.

    Carte SIG « Plans des zones centrales« 
    Une nouvelle carte numérique offre dès à présent une vue d’ensemble complète des plans complémentaires « zones centrales » en vigueur et de leurs éléments, sur la base du cadastre RDPPF.

    Ordonnance sur le CO2
    Le Conseil fédéral a mis en vigueur l’ordonnance sur le CO2 révisée avec un effet partiellement rétroactif au 1er janvier 2025. Elle fixe des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre jusqu’en 2030 et concrétise des mesures d’adaptation au changement climatique ainsi que des mesures d’encouragement pour les technologies respectueuses du climat.

    Lutte contre les organismes envahissants
    Une consultation est ouverte jusqu’au 13 octobre 2025 sur une révision de la loi sur la protection de l’environnement visant à donner aux cantons davantage de pouvoirs pour lutter contre les organismes exotiques envahissants.

    Prescriptions en matière de stationnement
    Une modification de la loi sur l’aménagement du territoire et la construction à partir du 1er août 2025 permettra de réduire les places de stationnement au cas par cas, à condition qu’il n’y ait pas de transfert dans l’espace public.

    ÖKOPROFIT
    Ce programme éprouvé aide avec succès les entreprises à se lancer dans la gestion environnementale afin de réduire les coûts, d’optimiser l’efficacité des ressources et d’améliorer le bilan environnemental. Le canton de Zurich s’efforce de susciter l’intérêt d’autres cantons pour ÖKOPROFIT.

    Bâtiments classés
    Un projet de loi, actuellement en consultation, vise à simplifier la construction et la modernisation énergétique des bâtiments classés.

    Dépôt en couches géologiques profondes
    Les demandes d’autorisation générale pour le dépôt en couches géologiques profondes et l’installation d’emballage du combustible, déposées par la Nagra, sont désormais accessibles au public après avoir été examinées et améliorées.

    Développement de la grande hydroélectricité
    Un rapport du Conseil fédéral du 13 juin 2025 met en lumière le potentiel considérable, mais aussi les incertitudes liées aux renouvellements et aux extensions de la grande hydroélectricité.

    Zurich est prête à relever les défis du changement climatique et à saisir les opportunités d’un avenir plus durable. Il est temps d’agir ou comme on dit au Danemark « Så kom nu i gang ! »

  • D’où viendra l’électricité en 2050

    D’où viendra l’électricité en 2050

    Pour que la Suisse devienne neutre en termes de CO₂ d’ici 2050, les transports, l’approvisionnement en chaleur et l’industrie doivent être largement électrifiés. Les besoins en électricité, qui s’élèvent aujourd’hui à 56 térawattheures, passeront à environ 75 TWh d’ici à 2050. Dans le même temps, 23 TWh proviendront de l’énergie nucléaire. La réorganisation nécessaire du système énergétique est d’une grande portée technique, économique et sociale.

    Développement massif des énergies renouvelables
    Selon le rapport EDGE, environ 60 % de l’électricité doit être couverte par de nouvelles énergies renouvelables d’ici 2050, soit 45 TWh par an. Cela serait possible grâce à 28 TWh provenant de l’énergie photovoltaïque, 13 TWh de l’énergie éolienne et 4 TWh de la biomasse. Pour y parvenir, la capacité photovoltaïque devrait être quadruplée pour atteindre 26,8 GW. L’énergie éolienne devrait être multipliée par 80 pour atteindre 8,4 GW, notamment en hiver. Selon les chercheurs, cela est difficilement réalisable sans de fortes subventions.

    Lalimitation des importations d’électricité rend le système plus coûteux
    La nouvelle loi sur l’électricité limite les importations nettes d’électricité en hiver à 5 TWh. Pour atteindre cet objectif, il faudrait augmenter de 80 % la capacité éolienne, de 11 % la capacité gazière et de 10 % la capacité solaire. Les coûts de production de l’électricité augmenteraient alors de 20 % et les prix de l’électricité pourraient plus que doubler.

    L‘Europe reste déterminante
    Si le commerce européen de l’électricité était fortement restreint, par exemple par une réduction de 70 % des capacités de réseau transfrontalières, la Suisse devrait augmenter sa production d’électricité éolienne de 20 % supplémentaires. Les coûts d’approvisionnement augmenteraient de 8 % supplémentaires. Une enquête menée par le consortium EDGE montre que les priorités sont contradictoires. 60 % de la population souhaite coopérer avec l’Europe, tandis que 70 % veulent l’indépendance énergétique et privilégient les sources d’énergie nationales.

    Les investissements partent à l’étranger
    Une autre étude montre que plus de la moitié des investissements annuels réalisés par les fournisseurs d’énergie suisses dans des projets d’énergie renouvelable à grande échelle sont canalisés principalement vers l’Allemagne, la France et l’Italie. Seul 1 % de ces fonds est investi en Suisse. La Suisse ne dispose pas de projets ou de conditions-cadres appropriés. La Suisse finance donc souvent la transition énergétique de manière indirecte, mais pas chez elle.

    Lenet zéro a un prix
    Le coût de la vie pourrait augmenter entre 2020 et 2050, par exemple en raison des taxes sur le CO₂, de l’échange de droits d’émission ou de l’augmentation des coûts de production. La perte de consommation annuelle d’un ménage pourrait être de 0,63 à 0,75 %, en fonction de la trajectoire mondiale de protection du climat. En l’absence d’options de compensation à l’étranger, les coûts pourraient atteindre 1 %. Toutefois, à long terme, cette situation serait plus favorable que les conséquences d’un changement climatique non maîtrisé.

    La transition énergétique est possible et ambitieuse
    Un approvisionnement en électricité neutre en CO₂ d’ici 2050 est techniquement possible si l’on développe massivement l’énergie photovoltaïque et éolienne, si l’on utilise intelligemment les importations et si l’on oriente les investissements de manière ciblée. L’accès au marché européen de l’électricité reste crucial. Dans le même temps, nous avons besoin d’un large soutien social et de comprendre que l’inaction sera plus coûteuse qu’une transformation audacieuse.

  • AirBattery et CAES, clés de la transition énergétique

    AirBattery et CAES, clés de la transition énergétique

    Lorsque le vent et le soleil s’arrêtent, il faut des réserves fiables. Les systèmes de batterie classiques atteignent leurs limites lorsqu’il s’agit de grandes quantités d’énergie et de longues périodes de stockage. C’est là qu’interviennent les accumulateurs à air comprimé. Ils transforment l’énergie excédentaire en air comprimé et le stockent dans des cavernes souterraines pendant des jours, des semaines, voire des mois. En cas de besoin, l’air est à nouveau détendu pour produire de l’électricité. L’AirBattery et les systèmes CAES modernisés représentent un tournant dans la technologie de stockage.

    Combinaison innovante d’air comprimé et d’eau
    L’AirBattery utilise des cavernes de sel pour stocker de l’air comprimé à une pression pouvant atteindre 200 bars. La détente de l’air déplace l’eau qui entraîne une turbine. Un circuit d’eau fermé assure une grande efficacité avec une faible utilisation de ressources. Les premiers projets pilotes montrent des rendements de 47 %, et la première installation industrielle devrait voir le jour en Allemagne en 2027/2028.

    CAES avec plus de 70% de rendement
    Alors que les anciennes installations CAES se situaient entre 40 et 55 %, de nouveaux développements, comme ceux de la North China Electric Power University, montrent que la récupération thermique et l’hybridation permettent désormais d’atteindre 70 %. Cette innovation rend le CAES économiquement attractif pour la première fois, avec des coûts de production d’électricité compris entre 55 et 120 €/MWh. Parallèlement, la consommation de matières premières est réduite de manière drastique, car aucun métal rare n’est nécessaire.

    Le potentiel est énorme
    Rien qu’en Europe, il existe de très nombreuses cavernes de sel appropriées, avec un potentiel de stockage équivalent aux deux tiers de la consommation annuelle d’électricité. En Suisse, les formations granitiques, les anciennes forteresses ou les cavités stratégiques offrent des opportunités comparables. L’utilisation d’infrastructures existantes rend le CAES particulièrement durable et rentable.

    Rentabilité et potentiel de marché
    CAES marque des points grâce à des économies d’échelle et une longue durée de vie. Les investissements sont particulièrement rentables pour les grandes installations avec des périodes de stockage de plus de 8 heures. Le délai d’amortissement est de 6 à 11 ans et le retour sur investissement peut atteindre 12 %. D’ici 2030, 10 à 20 % des besoins de stockage dans le monde pourraient être couverts par des CAES, ce qui correspond à un marché de plus de 100 GW de puissance.

    La Chine montre ce que l’Europe peut apprendre
    La Chine montre comment une gestion politique ciblée peut faire avancer les technologies de stockage. Des réglementations claires, des subventions publiques et des lignes de crédit vertes y stimulent massivement le développement. L’Europe ne dispose pas encore d’un cadre comparable. Pour exploiter le potentiel, il faut des instruments de soutien ouverts à la technologie, des autorisations plus rapides et des incitations pour les services de réseau.

    Bilan climatique et durabilité
    CAES atteint des émissions de cycle de vie de seulement 20-50 g CO₂/kWh, bien en dessous des centrales à gaz et souvent meilleures que les systèmes de batteries. Grâce à ses composants durables, à son faible encombrement et à sa conception respectueuse des ressources, CAES devient un élément constitutif d’un avenir énergétique climatiquement neutre. La combinaison avec le power-to-gas ou les systèmes de batteries offre une flexibilité supplémentaire.

    Le stockage d’air comprimé devient un facteur de réussite stratégique
    AirBattery et les systèmes CAES modernes pourraient devenir l’épine dorsale de l’approvisionnement énergétique de demain. Leur capacité à stocker efficacement l’énergie renouvelable sur de longues périodes en fait une véritable alternative, y compris sur le plan économique et environnemental. Pour les fournisseurs, les services publics et les investisseurs, c’est le moment de mettre en place des projets pilotes et de créer des conditions réglementaires. Les années à venir détermineront si le CAES passera du statut de produit de niche à celui d’élément du système de la transition énergétique.

  • Le mix électrique européen évolue

    Le mix électrique européen évolue

    L’Allemagne a produit environ 40 térawattheures d’électricité solaire entre janvier et juin 2025, soit une augmentation de 30 % par rapport à la même période l’année dernière. La France, la Belgique, le Danemark et la Pologne ont également enregistré une croissance de l’énergie photovoltaïque. L’expansion porte ses fruits, mais le ralentissement parallèle de l’électricité éolienne a pesé sur le bilan global. Avec 60,3 TWh, la production d’électricité éolienne était inférieure d’environ 18 % à celle de l’année précédente. La part des énergies renouvelables dans la production publique nette d’électricité en Allemagne a donc légèrement baissé à 60,9 % (65,1 % en 2024).

    Tendance européenne avec des différences régionales
    Au sein de l’UE, la production combinée d’électricité éolienne et solaire a légèrement diminué au cours du premier semestre 2025 pour atteindre 344,4 TWh, contre 358,1 TWh l’année précédente. Les chiffres de Fraunhofer ISE montrent que si le développement de l’énergie solaire porte ses fruits dans de nombreux pays, les fluctuations météorologiques telles que les baisses de vent se font davantage sentir.

    Le commerce de l’électricité s’adapte
    Au cours du premier semestre, l’Allemagne a importé 7,7 TWh d’électricité , principalement de Scandinavie, où l’énergie éolienne et l’hydroélectricité permettent toujours de bénéficier de prix avantageux. Ces importations étaient plus intéressantes en termes de prix que l’électricité domestique produite par des centrales à combustibles fossiles. Les exportations se sont faites entre autres vers l’Autriche, la République tchèque et la Pologne.

    Les prix de l’électricité augmentent légèrement – les prix pour les clients sont stables
    Après la baisse des prix de ces dernières années, le prix moyen de l’électricité en bourse est remonté à 86,64 euros/MWh au premier semestre 2025. Les prix les plus élevés ont été enregistrés en janvier et février, mois où le vent était faible. Avec une moyenne de 27 centimes d’euro par kilowattheure en juin, les prix de l’électricité pour les nouveaux clients ont retrouvé leur niveau de 2021.

    Coûts du CO2 et prix du gaz à nouveau en hausse
    Parallèlement au marché de l’électricité, les prix des certificats CO₂ augmentent de 11% par rapport à l’année précédente, le gaz naturel a également été plus cher qu’au premier semestre 2024. Ces évolutions montrent à quel point le marché de l’énergie est sensible aux fluctuations de l’offre et aux conditions politiques et combien il est important de disposer d’une infrastructure énergétique durable et résiliente.

  • Une installation solaire alpine pour la Suisse centrale voit le jour à Spiringen

    Une installation solaire alpine pour la Suisse centrale voit le jour à Spiringen

    APV Sidenplangg AG, une entreprise partenaire du prestataire de services énergétiques uranais energieUri AG d’Altdorf et du producteur de courant vert aventron AG de Münchenstein BL, construit la première installation solaire alpine de Suisse centrale, comme l’indique un communiqué. L’installation se trouve dans la région de Sidenplangg, au-dessus du village de Spiringen, dans le Schächental uranais.

    L’installation photovoltaïque alpine couvre une surface de 10,7 hectares à une altitude de 1800 à 2000 mètres au-dessus du niveau de la mer. L’alimentation en énergie est assurée par un poste de transformation existant. L’installation aura une puissance de 8 mégawatts et produira 12,5 gigawattheures d’électricité solaire renouvelable par an à partir de 2029. Les coûts d’investissement s’élèvent à 40 millions de francs, dont 31 millions de francs resteront sous forme de contrats pour des entreprises régionales dans le canton d’Uri, selon le communiqué.

    Selon le communiqué, les projets de l’initiative nationale Solarexpress sont essentiels pour la sécurité et l’indépendance de l’approvisionnement en électricité de la Suisse. Pour cela, la Suisse a notamment besoin de développer sa production d’électricité en hiver. L’altitude et le profil de production rendent les installations solaires alpines comme celle de Spiringen particulièrement adaptées à la production d’électricité en hiver, puisqu’elles produisent trois fois plus d’électricité pendant le semestre d’hiver que leurs homologues de plaine.

    « Nous sommes heureux de mettre en œuvre la première installation solaire alpine de Suisse centrale en collaboration avec notre partenaire energieUri. Ce projet souligne la collaboration fructueuse entre le Plateau et les cantons de montagne ainsi que l’engagement commun en faveur de la production d’énergie renouvelable suisse », a déclaré Dominik Baier, président du conseil d’administration d’aventron AG.

  • Plate-forme basée sur l’IA pour une tarification dynamique de l’électricité

    Plate-forme basée sur l’IA pour une tarification dynamique de l’électricité

    Exnaton et le groupe énergétique TotalEnergies Power & Gas Belgium ont conclu un partenariat. Les deux entreprises l’ont annoncé publiquement lors du salon VivaTech à Paris dans le cadre d’une présentation commune. Comme l’explique maintenant dans un communiqué la spin-off de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Zurich créée en 2020, cette coopération montre comment des start-ups énergétiques agiles peuvent aider les fournisseurs établis à développer de nouveaux produits et services pour la transition énergétique. L’année dernière, Exnaton a fait partie de l’accélérateur de start-ups TotalEnergies On.

    La plateforme de facturation d’Exnaton permet aux fournisseurs d’énergie de proposer des tarifs dynamiques pour l’électricité renouvelable. Les prix de l’électricité pour les consommateurs sont basés sur la demande actuelle d’électricité. Pour ce faire, Exnaton traite 35 000 points de données par client et par an grâce à sa solution logicielle basée sur l’intelligence artificielle, et fournit toutes les heures des prix de l’électricité actuels et prévisionnels.

    En outre, des signaux de prix peuvent être transmis à des appareils intelligents tels que des bornes de recharge pour véhicules électriques ou des systèmes de gestion de l’énergie dans les ménages, de sorte que la consommation d’énergie peut être automatiquement reportée sur des plages horaires plus favorables. Selon Exnaton, cette technologie contribue à « réduire les goulets d’étranglement du réseau dus à l’électrification croissante, permet aux consommateurs de réaliser des économies tangibles sur leurs coûts d’électricité et donne aux fournisseurs d’énergie la possibilité de faire évoluer leur offre dans le sens de la transition énergétique »

  • Une nouvelle usine à Dübendorf produit du méthane renouvelable

    Une nouvelle usine à Dübendorf produit du méthane renouvelable

    L’Empa a mis en service l’installation de méthanisation move-MEGA à Dübendorf. Ce projet fait la démonstration de la méthanisation par sorption renforcée développée par l’Empa et vise à améliorer le processus power-to-gas, comme l’indique un communiqué. L’installation démontre comment l’électricité solaire est transformée en hydrogène par électrolyse, puis en méthane par ajout de CO2. Le méthane synthétique peut être injecté directement dans le réseau de gaz et remplacer le gaz naturel fossile.

    Selon le communiqué, la méthanisation à sorption renforcée est centrale pour l’installation. Les pellets de zéolithe absorbent l’eau produite par la réaction et modifient l’équilibre chimique en faveur de la formation de méthane. Le méthane formé peut ainsi être utilisé directement ou injecté dans le réseau. « Grâce à la méthanisation renforcée par sorption et à la gestion de la chaleur, nous atteignons des chiffres d’affaires élevés et une flexibilité de charge nettement supérieure à celle des procédés conventionnels. Cela rend la technologie particulièrement attractive pour un couplage direct avec des installations photovoltaïques ou éoliennes », explique Florian Kiefer, chef de projet move-MEGA.

    L’utilisation du CO2 de l’air ambiant pour la méthanisation permet d’obtenir des émissions négatives de CO2 grâce à la pyrolyse du méthane. Le méthane synthétique peut être décomposé en aval en carbone solide et en hydrogène. Le carbone est utilisé dans le béton ou l’asphalte.

    « La méthanisation associée à la pyrolyse du méthane ouvre une voie qui permet de combiner l’approvisionnement en énergie renouvelable et l’élimination durable du CO2 de l’atmosphère », explique Christian Bach, initiateur du projet move-MEGA et responsable du département Sources d’énergie chimiques et systèmes pour véhicules à l’Empa.

    Outre la méthanisation, le projet move-MEGA se concentre également sur l’utilisation de la chaleur résiduelle générée. Le projet est soutenu par le Conseil des EPF, le canton de Zurich, Glattwerk, Avenergy Suisse, Migros, Lidl Suisse, Armasuisse et Swisspower.

  • La Suisse à la traîne dans l’éolien et le solaire

    La Suisse à la traîne dans l’éolien et le solaire

    Une nouvelle étude de la Fondation suisse de l’énergie (SES) place la Suisse en queue de peloton pour la production d’électricité à partir de l’énergie solaire et éolienne. Sa production d’électricité solaire s’élève à 681 kilowattheures par habitant et celle d’électricité éolienne à 19 kilowattheures. Au total, elle produit 700 kilowattheures par habitant à partir de l’énergie solaire et éolienne, ce qui la place en 22e position sur 28 dans le classement des États membres de l’UE.

    La Suède est en tête pour la production d’énergie éolienne avec 3930 kilowattheures par habitant, suivie par le Danemark avec 3448 kilowattheures. Même son voisin autrichien arrive à 1004 kilowattheures. En ce qui concerne la production solaire par habitant, les Pays-Bas sont en tête avec 1206 kilowattheures par habitant, suivis de l’Espagne et de Chypre. Mais même l’Autriche arrive à 941 kilowattheures et l’Allemagne à 888 kilowattheures.

    En cinq ans, la Suisse a réussi à augmenter sa production d’électricité éolienne et solaire de 7,2 % à 11 %. D’autres pays européens ont toutefois atteint des augmentations souvent plus importantes, allant jusqu’à 20 points de pourcentage, au cours de la même période. En comparaison européenne, seuls Malte, la Slovénie, la Roumanie, la République tchèque, la Lettonie et, en queue de peloton, la Slovaquie se classent derrière la Suisse en termes de production d’électricité éolienne et solaire par habitant.

    Du point de vue de la SES, l’énergie éolienne en particulier doit être développée en Suisse, peut-on lire dans un communiqué. Au total, 11% de l’électricité consommée dans le pays est produite par l’éolien et le solaire, soit 7,2 points de pourcentage de plus qu’il y a cinq ans. Voisins européens

    La nouvelle loi sur l’électricité montre que la population suisse souhaite intensifier la production d’électricité durable à l’avenir. Des instruments politiques pour la mise en œuvre de la loi sont déjà actifs ou le seront à partir de 2026. Leur impact se fera sentir dans les années à venir, explique-t-on à la SES.

    En outre, l’échange d’électricité avec les voisins recèle un grand potentiel pour la Suisse. La Suisse est déjà intégrée dans le réseau électrique européen avec plus de 40 réseaux de transport transfrontaliers. Les échanges d’électricité européens sont essentiels pour que la Suisse puisse se procurer de l’électricité hivernale produite par les éoliennes de ses voisins européens, peut-on lire dans le communiqué. L’accord sur l’électricité prévu par l’UE constitue la base de l’intensification des échanges d’électricité.

  • Une façade solaire allie production d’énergie et architecture

    Une façade solaire allie production d’énergie et architecture

    Selon un communiqué ,Megasol Energie a développé la solution photovoltaïque pour le projet Berne 131. Les 1605 modules sur mesure brillent en bleu grâce au verre arrière teinté orienté vers le soleil. Le verre frontal est transparent. Megasol a développé les modules en collaboration avec le bureau d’architectes bernois Atelier 5, qui a conçu le bâtiment.

    Megasol a également fourni 468 modules M450 standardisés pour la toiture. L’ensemble de l’installation a une puissance de 504 kilowatts-crête. Elle devrait permettre de produire environ 341 238 kilowattheures d’électricité par an. Cela correspond à une auto-alimentation du bâtiment de 88 pour cent.

    Bern 131, situé au 131 de la Stauffacherstrasse, a été construit par Atelier 5 comme un hybride d’acier et de bois. Le bois provient à 98% du canton de Berne. Le bâtiment est certifié SNBS Gold.

    Florian Lünstedt, architecte et partenaire chez Atelier 5, se félicite de la collaboration avec Megasol. « La façade n’est pas seulement un élément architectural important qui caractérise le bâtiment, mais aussi un élément fonctionnel pour la production d’énergie », est-il cité dans le communiqué. « Le développement conjoint des modules photovoltaïques avec Megasol a permis de combiner ces deux aspects à un niveau élevé »

  • Les députés demandent le droit d’installer des bornes de recharge dans les habitations

    Les députés demandent le droit d’installer des bornes de recharge dans les habitations

    Par 24 voix contre 18, le Conseil des Etats a adopté mercredi une motion du conseiller national Jürg Grossen. Le Conseil fédéral doit créer des directives contraignantes afin de garantir l’accès aux stations de recharge privées dans les logements en location ou en propriété. Les stations de recharge lente sont un levier central pour la transition de la mobilité et de l’énergie, ont argumenté les partisans.

    La décarbonisation nécessite des infrastructures
    Flavia Wasserfallen a souligné que le manque d’infrastructures de recharge était l’une des principales raisons de la stagnation des ventes de véhicules électriques. « Les voitures doivent être rechargées là où elles se trouvent », a-t-elle déclaré. Thierry Burkart a lui aussi plaidé pour un cadre étatique, « les voitures thermiques ne se seraient jamais imposées sans stations-service »

    Droit de propriété contre objectif climatique
    La majorité de la Commission de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’énergie du Conseil des Etats s’est opposée à une obligation légale. Elle a mis en garde contre une intervention trop importante dans la garantie de la propriété et l’autonomie privée. Daniel Fässler a fait valoir que le marché devait déterminer où telle ou telle infrastructure de recharge devait être installée.

    LeConseil fédéral face à sesresponsabilités
    Le Conseil fédéral s’est également prononcé contre la motion. Selon le gouvernement, la situation n’est pas clairement réglée dans le droit actuel de la location et de la propriété par étage. Néanmoins, il doit maintenant élaborer des propositions pour mettre en œuvre la demande.

    Échec des approches d’encouragement passées
    Dans le cadre de la dernière révision de la loi sur le CO₂, le Conseil fédéral voulait allouer jusqu’à 30 millions de francs par an à l’infrastructure de recharge dans les immeubles d’habitation et sur les parkings publics. Cette mesure avait toutefois échoué à l’époque en raison de l’opposition du Parlement.

  • Record mondial de clôture solaire réalisé à Bâle

    Record mondial de clôture solaire réalisé à Bâle

    Dans le cadre du renouvellement du tracé de la ligne de tramway BLT, une nouvelle clôture de sécurité s’est avérée nécessaire. Au lieu d’une solution conventionnelle, le projet mise sur une valeur ajoutée fonctionnelle. Une clôture solaire installée verticalement. La combinaison d’une infrastructure de sécurité avec des modules photovoltaïques bifaciaux permet d’utiliser deux fois plus les surfaces existantes sans utiliser de terrain supplémentaire, un avantage décisif en milieu urbain.

    Haute performance le long du rail
    Au total, plus de 400 modules bifaciaux à haute performance seront installés, capables de capter le rayonnement solaire de chaque côté et de le convertir en électricité. La puissance maximale prévue est de 194 kWp. L’intégration se fait sur un système de support spécialement conçu en gris basalte, qui s’intègre harmonieusement dans le paysage urbain. Ce système a été développé en coopération avec la société Next2Sun, spécialisée dans les solutions photovoltaïques verticales.

    Énergie durable à partir de la clôture
    La mise en œuvre se fait par étapes. Alors que la première phase de construction de la clôture est déjà terminée, l’installation des modules photovoltaïques commence maintenant. Le projet est réalisé dans le cadre d’une collaboration entre Solarzaun GmbH, BLT et Alpsteinzaun Tor AG. L’intégration dans le chantier existant de rénovation du tramway a permis une mise en œuvre sans problème.

    Recherche et perspectives
    La communauté scientifique accompagne également le projet. Le professeur Hartmut Nussbaumer de la ZHAW voit dans la clôture solaire un modèle d’avenir pour les solutions énergétiques urbaines. Il souligne en particulier la production d’énergie à des moments de la journée où les installations photovoltaïques classiques, par exemple sur les toits, sont moins efficaces. Le système complète ainsi les stratégies photovoltaïques conventionnelles et améliore la sécurité d’approvisionnement saisonnière.

    Un modèle qui donne le ton pour les villes du monde entier
    Avec la plus longue clôture solaire du monde, Bâle envoie un signal fort en faveur d’une combinaison intelligente des infrastructures de mobilité et d’énergie. Le projet allie innovation technique et intégration urbaine et servira probablement de modèle pour des approches similaires dans d’autres régions. Pour les professionnels et les cadres du développement urbain, de la planification énergétique et de la gestion des infrastructures, ce modèle offre des idées concrètes pour un avenir durable dans les zones urbaines.

  • Le gouvernement fédéral renonce à de nouvelles incitations financières pour la rénovation des bâtiments

    Le gouvernement fédéral renonce à de nouvelles incitations financières pour la rénovation des bâtiments

    Les rénovations énergétiques des bâtiments ne doivent pas être encouragées par des incitations financières supplémentaires en plus des possibilités de financement et des programmes d’encouragement existants. C’est la conclusion du rapport adopté par le Conseil fédéral le 6 juin en réponse au postulat « Possibilités de financement pour l’assainissement énergétique des bâtiments ». Il montre que les rénovations énergétiques des bâtiments n’échouent pas en premier lieu par manque de possibilités financières, explique le Conseil fédéral dans un communiqué.

    Pour encourager la rénovation des bâtiments, le rapport recommande plutôt d’accorder une plus grande importance à l’information et au conseil, à la qualité des données sur l’état des bâtiments, à une conception durable des hypothèques et à des mesures contre la pénurie de main-d’œuvre qualifiée. En ce qui concerne l’information et le conseil, la Confédération et les cantons sont considérés comme offrant un bon service. La transparence sur l’état énergétique des bâtiments devrait être améliorée par la loi sur le CO2 en vigueur depuis 2025. En outre, le comportement en matière de rénovation pourrait être influencé à l’avenir par la loi sur le climat et l’innovation, la loi révisée sur le CO2, les évolutions des législations cantonales et une plus grande transparence dans l’octroi des hypothèques.

  • Projet pionnier : une serre solaire utilise doublement la lumière

    Projet pionnier : une serre solaire utilise doublement la lumière

    Selon un communiqué du canton d’Argovie, la start-up Voltiris d’Epalinges a installé sa plus grande installation solaire à ce jour sur une serre de la société Meier Gemüse AG à Rütihof. L’installation solaire est basée sur une technologie de filtrage dans laquelle les ondes lumineuses utilisées pour la production d’électricité sont filtrées et redirigées vers un panneau solaire, tandis que la lumière nécessaire à la photosynthèse peut entrer librement dans la serre. De cette manière, les plantes peuvent être cultivées sans perte de rendement, tout en produisant de l’énergie renouvelable. Le canton d’Argovie a soutenu l’installation solaire à hauteur de 50 000 francs.

    L’installation solaire de Rütihof s’étend sur une surface d’environ un hectare et fournit environ 234 kilowatts d’électricité grâce à quelque 1730 panneaux solaires. « En tant que startup suisse, nous sommes fiers que la première et la plus grande installation au monde équipée de notre système AGRI-PV spectral ait commencé à fonctionner ici, dans le canton d’Argovie », déclare Dominik Blaser, ingénieur produit en chef et cofondateur de Voltiris, cité dans le communiqué.

    Grâce à la technologie de filtrage, les modules photovoltaïques de Voltiris peuvent être utilisés à l’intérieur des serres sans faire d’ombre, contrairement aux installations solaires traditionnelles. Grâce à une disposition concave du filtre, la lumière est également concentrée et peut ainsi atteindre le module photovoltaïque avec une intensité quatre fois supérieure. Cela permet d’obtenir un rendement énergétique supérieur à celui d’un ensoleillement classique.

    L’installation solaire s’inscrit en outre dans le cadre de la stratégie énergétique cantonale, qui prévoit d’atteindre l’objectif « zéro net » en 2050 et de renforcer la sécurité d’approvisionnement.

    « La présente installation montre de manière exemplaire comment l’agriculture et la production d’énergie peuvent être combinées de manière judicieuse », déclare Markus Dieth, conseiller d’État et directeur de l’agriculture, cité dans le communiqué.

  • Construction d’une centrale solaire à 2000 mètres

    Construction d’une centrale solaire à 2000 mètres

    La construction du projet Madrisa Solar de Repower, des Elektrizitätswerke des Kantons Zürich(EKZ) et de la commune de Klosters a commencé, selon un communiqué identique des partenaires. Une installation solaire d’une puissance de production de 12 mégawatts est en cours de construction à environ 2000 mètres d’altitude au-dessus de Klosters. Elle devrait fournir environ 17 gigawattheures d’électricité par an. Plus de 40% de cette énergie devrait être produite en hiver. L’électricité produite sera achetée par EKZ pour les clients de sa propre zone d’approvisionnement et pour les remontées mécaniques de Klosters-Madrisa.

    Après que la population de la commune de Klosters se soit prononcée en octobre 2023 en faveur de Madrisa Solar, les premiers travaux préparatoires ont débuté à l’automne 2024. La planification et la mise en œuvre de Madrisa Solar ont été confiées principalement à des entreprises régionales. Environ 15% de l’installation devraient être mis en service d’ici fin 2025. La mise en service complète est prévue pour fin 2027.

    « Après une phase de planification intensive et une procédure d’autorisation exigeante impliquant de nombreuses parties, nous sommes très satisfaits de ce démarrage », a déclaré Michael Roth, responsable Production & Réseau chez Repower et membre de la direction. Paul Sidler, responsable des énergies renouvelables chez EKZ, décrit Madrisa Solar comme « un engagement supplémentaire en faveur d’un approvisionnement en électricité sûr et durable en Suisse. De plus, ce projet pionnier complexe apporte une contribution importante à l’électricité hivernale dont nous avons un besoin urgent »

  • Bénéfice en hausse grâce à un approvisionnement avantageux et à une réduction des besoins de réserve

    Bénéfice en hausse grâce à un approvisionnement avantageux et à une réduction des besoins de réserve

    Les services municipaux de Winterthur ont clôturé leur exercice 2024 au-delà des attentes. Selon son communiqué, cela s’explique par la baisse des prix du marché pour l’achat de gaz et par une diminution des dépenses liées à la réserve hivernale imposée par la Confédération. Ainsi, le chiffre d’affaires s’est élevé à 311 millions de francs et le bénéfice à 26 millions de francs.

    Le réseau d’eau a connu moins de ruptures de conduites et l’exploitation de l’usine de traitement des ordures ménagères s’est déroulée en grande partie sans interruption. En ce qui concerne le chauffage urbain, il a fallu acheter nettement moins de pétrole et de gaz pour couvrir les pics de consommation. De plus, le nombre de clients qui se sont raccordés aux réseaux de chaleur a augmenté. Suite au financement de la caisse de pension de la ville décidé par les électeurs de Winterthur, des provisions antérieures ont pu être dissoutes.

    En ce qui concerne les défis actuels et futurs, les services municipaux citent l’augmentation des coûts des moyens d’exploitation et des prestations externes dans tous les secteurs d’activité et la pénurie croissante de main-d’œuvre qualifiée. Parallèlement, l’augmentation de l’autoproduction d’électricité solaire par les particuliers et les entreprises constitue, selon les informations fournies, un défi car elle entraîne une diminution de l’achat d’électricité par les services municipaux de Winterthur. De plus, les quantités achetées sont plus difficiles à prévoir, car elles dépendent davantage des conditions météorologiques.

    Le renouvellement de l’usine de traitement des ordures ménagères ainsi que les projets de transformation et d’extension de la station d’épuration des eaux usées et des réseaux de chaleur entraîneront des coûts élevés pour le fournisseur d’énergie. Pour cela, un important crédit-cadre est nécessaire, qui sera probablement voté à la fin de l’année prochaine. En outre, des préparatifs complexes pour le regroupement juridique et financier des réseaux de chaleur seraient en cours. Les coûts liés aux obligations environnementales et aux mesures d’amélioration de l’efficacité énergétique occupent également de plus en plus les services municipaux de Winterthur.

  • Conservation du patrimoine et technologie en harmonie

    Conservation du patrimoine et technologie en harmonie

    Selon un communiqué, l’entreprise de construction STRABAG AG, dont le siège est à Schlieren, assume avec son département Bâtiment « des tâches centrales dans le cadre de la rénovation complète du Landhaus de Soleure ». Outre les mesures de modernisation de l’infrastructure technique du bâtiment (sanitaire, ventilation, éclairage et technique de scène), l’accent est mis sur la modernisation du système de chauffage.

    Celui-ci sera converti à une production d’énergie respectueuse des ressources au moyen d’une pompe à chaleur. L’eau de l’Aar sera utilisée comme source de chaleur pour alimenter le Landhaus ainsi que les bâtiments publics voisins tels que l’auberge de jeunesse, l’école Kollegium et le théâtre municipal.

    L’emplacement entre la vieille ville et la rivière Aare nécessite une attention logistique. Ainsi, les livraisons de matériaux et l’évacuation des déchets devraient avoir lieu le matin, afin que la promenade puisse être utilisée comme lieu de promenade à partir de midi.

    De plus, il faut tenir compte des exigences élevées de la protection des monuments. La maison de campagne classée monument historique ressemble à une « œuvre d’art architecturale sinueuse avec six niveaux, chacun ayant son propre besoin de rénovation ». La procédure exige du « doigté » pour préserver le caractère historique et la substance du bâtiment. Les escaliers originaux en calcaire de Soleure, en particulier, doivent être conservés dans leur caractère unique, explique-t-on. Des dispositifs de protection spéciaux ont été mis en place à cet effet.

    Les électeurs soleurois avaient approuvé la remise en état en octobre 2023. Les travaux de construction sont en cours depuis janvier 2025. La fin des travaux est prévue pour octobre 2026. En janvier, le chantier devrait être interrompu par égard pour les Journées cinématographiques de Soleure 2026.

  • L’énergie propre de l’été pour l’hiver

    L’énergie propre de l’été pour l’hiver

    La quantité croissante d’électricité solaire produite en été recèle un énorme potentiel, jusqu’ici inexploité pendant les mois d’hiver. Dans le projet pilote de Bassersdorf, l’électricité solaire excédentaire est transformée en méthanol par le biais du Power-to-X et stockée dans la Hybridbox® compacte. Cette centrale énergétique innovante fournit de l’électricité et de la chaleur en toute fiabilité en hiver, même lorsque les systèmes de chauffage conventionnels atteignent leurs limites.

    Le méthanol, clé de la sécurité de l’approvisionnement énergétique
    « Le méthanol vert nous permet de stocker localement les excédents d’électricité et de les utiliser en hiver en produisant peu d’émissions, un élément décisif pour un approvisionnement énergétique sûr », explique Boris Meier de l’OST. Le méthanol est liquide, facile à stocker et respectueux du climat, ce qui fait de l’Hybridbox® un système énergétique flexible qui s’adapte intelligemment à tous les besoins. La combinaison avec le photovoltaïque, le stockage sur batterie et la pompe à chaleur permet d’atteindre une efficacité maximale.

    Alimentation de secours et contrôle des coûts
    Le système est également convaincant en cas de panne de courant. Le méthanol stocké localement garantit une alimentation ininterrompue du bâtiment. De plus, l’auto-approvisionnement élevé assure des coûts d’exploitation stables à long terme, un avantage certain face à la hausse des prix de l’énergie. En particulier dans les zones non raccordées au gaz ou au chauffage urbain, le système offre une véritable alternative aux anciens systèmes de chauffage au fioul ou au gaz.

    Un partenariat réussi pour une construction durable
    Ce projet commun montre comment une coopération pratique fonctionne. « La combinaison de l’efficacité énergétique, de la sécurité d’approvisionnement et de la réduction des émissions de CO2 fait de la Methanol Hybridbox® une solution d’avenir », déclare Roger Balmer.

    Rendrela durabilité tangible
    Les bâtiments sont responsables d’environ un tiers des émissions de CO2 en Suisse. Une raison suffisante pour explorer de nouvelles voies. Le projet de Bassersdorf ne fournit pas seulement une solution technique convaincante, il rend également le cycle énergétique tangible pour les visiteurs de la nouvelle exposition « Construction durable » à l’Umwelt Arena. Les maîtres d’ouvrage, les investisseurs et les personnes intéressées peuvent y découvrir comment l’habitat climatiquement neutre de demain peut être réalisé dès aujourd’hui. Un modèle qui peut rayonner bien au-delà de Bassersdorf.

  • Les appels d’offres ProKilowatt 2025 posent de nouveaux jalons

    Les appels d’offres ProKilowatt 2025 posent de nouveaux jalons

    La phase de soumission des projets et programmes visant à améliorer l’efficacité électrique dans les secteurs de l’industrie et des services ainsi que dans les ménages est ouverte depuis novembre 2024. Avec 49 demandes rien que jusqu’à la mi-avril 2025, l’intérêt est supérieur d’environ 30 % à celui de l’année précédente. Un record qui souligne le potentiel d’économies d’énergie durables.

    Flexibilité pour les entreprises – sans papier et planifiable
    La demande numérique simple et le traitement rapide en seulement quatre semaines facilitent l’intégration des projets d’efficacité dans leur planification opérationnelle. Depuis cette année, il est également possible de soumettre à tout moment des projets de plus grande envergure, avec une subvention pouvant aller jusqu’à six millions de francs – une étape importante pour des projets ambitieux tels que le remplacement de grandes installations de production ou le regroupement de petites mesures.

    Économies concrètes
    Un projet dans le commerce de détail a déjà reçu une promesse de financement pouvant aller jusqu’à six millions de francs. Le remplacement des meubles frigorifiques existants permettra d’économiser chaque année des quantités d’électricité équivalentes à la consommation de 4 500 ménages. Dans l’industrie également, les projets vont du remplacement de presses à l’optimisation de machines d’imprimerie en passant par des souffleries plus efficaces dans les stations d’épuration des eaux usées.

    Les appels d’offres concurrentiels, un instrument d’avenir
    Le programme ProKilowatt est financé par l’Office fédéral de l’énergie et mis en œuvre par CimArk SA à Sion. La contribution d’encouragement, financée par un supplément sur les réseaux à haute tension, crée des impulsions pour une économie économe en électricité et compétitive. La prochaine échéance pour les demandes de projets est fixée au 2 novembre 2025, une date importante pour toutes les entreprises qui souhaitent réduire leurs coûts énergétiques grâce à des mesures innovantes tout en contribuant à la transition énergétique.

  • BLKB Fund Management AG lance un fonds immobilier durable

    BLKB Fund Management AG lance un fonds immobilier durable

    La BLKB Fund Management AG, filiale de la Banque cantonale de Bâle-Campagne(BLKB) basée à Binningen, a lancé un premier fonds immobilier durable. Selon un communiqué, le BLKB (CH) Sustainable Property Fund doit investir principalement dans des immeubles à haute efficacité énergétique dans le nord-ouest de la Suisse et également dans les régions limitrophes de Berne, Suisse centrale et Zurich. Il s’adresse aux investisseurs qualifiés qui souhaitent investir dans un portefeuille immobilier de qualité à dominante résidentielle.

    La première émission porte sur un volume pouvant atteindre 160 millions de francs. La BLKB a ici également l’intention d’investir dans le fonds. Le produit de cette émission doit servir à l’acquisition d’un portefeuille immobilier d’une valeur marchande de 177 millions de francs. Le portefeuille, pour lequel la BLKB a déjà acquis sept des huit objets au cours des deux dernières années, se compose d’immeubles à haute efficacité énergétique et bien situés. Il se caractérise par une forte proportion de logements et un faible taux de vacance. Actuellement, 80% des valeurs immobilières du BLKB (CH) Sustainable Property Fund se trouvent dans le nord-ouest de la Suisse.

    « Le lancement du fonds immobilier durable axé sur le nord-ouest de la Suisse est une étape importante. Le secteur immobilier offre des opportunités de rendement intéressantes pour les investisseurs et a en même temps une grande influence sur l’efficacité énergétique, particulièrement importante pour la neutralité climatique », a déclaré Michel Molinari, CEO de BLKB Fund Management AG, cité dans le communiqué.

    La période de souscription devrait s’étendre du 24 juin au 23 juillet 2025, avec une libération le 30 juillet 2025.

  • Géothermie dans les constructions souterraines

    Géothermie dans les constructions souterraines

    Des ingénieurs du Laboratoire de mécanique des sols(LMS) de l’EPFL ont étudié l’utilisation de la géothermie dans deux cas d’application très différents : une station de métro et un centre de calcul souterrain, selon leur communiqué. Dans le cadre de ce projet Innosuisse, les chercheurs ont collaboré avec le bureau d’ingénieurs international Amberg Engineering, basé dans le canton de Zurich, afin d’optimiser la climatisation par une meilleure utilisation des géostructures énergétiques.

    Il s’agit d’éléments de construction de bâtiments qui se trouvent dans le sol et qui peuvent être utilisés pour la conduction thermique. Il s’agit notamment des pieux énergétiques, des dalles de sol et des murs des sous-sols. Les deux études ont été publiées dans la revue « Tunnelling and Underground Space Technology ».

    Les modèles transférables développés par l’équipe ont pris en compte soit la plupart des facteurs physiques de l’infrastructure ferroviaire souterraine, soit, en plus de la géométrie du bâtiment et de la ventilation mécanique, la capacité à évacuer l’excès de chaleur par activation géothermique.

    Les chercheurs ont notamment découvert qu’un système géothermique dans un centre de données souterrain est amorti en trois à sept ans. Si l’énergie géothermique remplace la chaleur générée par les chaudières à gaz, les émissions annuelles de CO2 pourraient être réduites de 45% sur le site type de cette étude de cas.

    Sofie ten Bosch, ingénieur civil au LMS et auteur principal de l’étude, a pu mettre en pratique sa thèse de doctorat dans deux applications concrètes dans le cadre de ces deux études. Elle déclare : « La technologie permettant d’évaluer le potentiel de l’énergie géothermique dans une zone donnée est désormais mature et nous constatons que le secteur est prêt à explorer de nouvelles possibilités d’utilisation optimale de cette source de chaleur durable »

  • la formation sfb en domotique ES accroît l’efficacité des entreprises

    la formation sfb en domotique ES accroît l’efficacité des entreprises

    Les étudiants de la filière Automatisation des bâtiments ES de la sfb – École supérieure de technologie et de management élaborent des projets innovants pour la pratique qui, selon le communiqué, sont presque tous mis en œuvre. L’économie suisse en profite ainsi, par exemple dans le cadre de la stratégie énergétique 2050 ou d’autres améliorations de l’efficacité. Selon la sfb, la formation, qui met l’accent sur l’efficacité énergétique et l’informatique du bâtiment, permet d’acquérir des connaissances sur la manière d’exploiter les différents corps de métier d’un bâtiment complexe de la manière la plus efficace possible sur le plan énergétique. 90% des travaux de fin d’études ont un lien avec la pratique et il n’est pas rare qu’ils permettent de faire évoluer sa carrière. C’est ce que prouve par exemple l’alumni Fabian Haist, qui a terminé sa formation continue d’automaticien du bâtiment diplômé ES et qui a répondu aux questions d’une série d’interviews de la sfb.

    Sur la base de son expérience en tant que planificateur électrique, Fabian Haist s’est préparé à la prochaine étape de sa carrière en suivant la formation continue sfb. « Cela a contribué de manière déterminante à l’obtention de mon poste actuel, car de nombreux contenus correspondaient parfaitement à mon profil de poste », a-t-il été cité. En tant qu’ingénieur en énergie à l’Office de l’environnement et de l’énergie du canton de Bâle-Ville (AUE), il s’occupe aujourd’hui de l’application de la loi cantonale sur l’énergie.

    Dans son travail de diplôme, il a planifié une optimisation de l’exploitation énergétique dans un bâtiment scolaire bâlois et développé la pratique d’exécution. Selon Fabian Haist, l’analyse a montré que de simples optimisations énergétiques permettent déjà de réaliser des économies considérables : Dans l’école bâloise, une économie d’énergie de 15 pour cent et une économie de coûts de 17 pour cent auraient été réalisées. Les mesures qu’il a définies doivent maintenant simplifier les justificatifs d’optimisation de l’exploitation.

    Selon la sfb, la formation continue en domotique dure six semestres jusqu’au travail de diplôme, à condition d’avoir suivi une formation professionnelle appropriée. Le contenu des modules comprend, outre l’automatisation des bâtiments, la sécurité des données, la construction numérique, les énergies renouvelables ou la protection contre les incendies. Des compétences en gestion, communication et travail d’équipe sont également enseignées. Les détails sont disponibles lors de séances d’information en présentiel et en ligne, ainsi que lors d’un conseil en formation continue. La prochaine date de lancement est le 13 août 2025.

  • Un nouveau certificat vérifie l’efficacité énergétique dans l’entreprise

    Un nouveau certificat vérifie l’efficacité énergétique dans l’entreprise

    L’association Minergie, basée à Bâle, a présenté le 22 mai à Berne son nouveau certificat « Entreprise Minergie ». Ce certificat est attribué aux propriétaires qui contribuent à la protection du climat grâce à une faible consommation d’énergie et à des coûts d’exploitation réduits, explique Minergie dans un communiqué de lancement. Alors que le standard de construction Minergie déjà connu atteste de l’efficacité énergétique de la construction, l’objectif de Minergie-Entreprise est d’éviter les réglages erronés ou inefficaces de la technique du bâtiment.

    « Le nouveau certificat Minergie-Entreprise fait désormais le lien entre la planification, la construction et l’exploitation, en contrôlant et en certifiant les réglages de la technique du bâtiment et la consommation d’énergie qui en découle à l’aide de données énergétiques et d’évaluations saisies automatiquement », explique Sabine von Stockar, responsable de la formation et du développement chez Minergie, citée dans le communiqué. « Cela permet de s’assurer que le potentiel d’efficacité énergétique est garanti dans l’exploitation courante »

    Pour la première fois, l’entreprise Minergie peut être attribuée après au moins un an d’exploitation de la technique du bâtiment. Le certificat s’adresse en particulier aux « propriétaires de biens immobiliers disposant de portefeuilles importants et ayant des ambitions durables », explique Minergie. En complément du standard de construction Minergie, le processus de certification pour l’exploitation Minergie peut générer des économies d’énergie de 15 pour cent sur l’ensemble du portefeuille. L’association recommande une recertification au bout de trois ans.

  • L’adaptation de la stratégie entraîne des changements de personnel

    L’adaptation de la stratégie entraîne des changements de personnel

    Jacques Mauron tire les conséquences de la restructuration stratégique de Groupe E et démissionne de son poste de directeur général. Selon un communiqué, le conseil d’administration a nommé Alain Sapin, directeur de l’énergie électrique du fournisseur d’énergie fribourgeois, directeur général ad interim. Mauron travaillait chez Groupe E depuis 2004, et en était le directeur général depuis novembre 2019.

    Groupe E avait indiqué en avril qu’il souhaitait revoir ses activités dans le domaine du photovoltaïque et des pompes à chaleur dans son canton et dans d’autres parties de la Suisse romande. L’entreprise réagissait ainsi à une baisse continue des ventes dans ce domaine depuis 2023. Elle souhaite maintenant adapter la structure de la direction Technique et Infrastructure afin de donner plus d’autonomie à chacune de ses filiales.

    Ce remaniement stratégique s’accompagne d’une réduction des effectifs. En avril, l’entreprise prévoyait encore le licenciement de 188 des 2600 collaborateurs. En mai, le nombre de licenciements a pu être réduit à 168 après une consultation avec les partenaires sociaux.

    L’ancien chef de la direction technique et des infrastructures, Michel Beaud, a entre-temps quitté Groupe E. Sa succession est désormais assurée par intérim par Johann Ruffieux, directeur des achats et du commerce.

  • STRABAG construit des conduites industrielles à Arbon

    STRABAG construit des conduites industrielles à Arbon

    Selon un communiqué, l’entreprise de construction STRABAG AG, basée à Schlieren, construit de nouvelles conduites souterraines à Arbon. Les conduites industrielles de l’Amriswiler- et de l’Egnacherstrasse à Arbon étaient dans un état nécessitant un assainissement important, indique le communiqué de l’entreprise. Ces conduites d’eau, d’électricité, de gaz et les câbles de données de Swisscom seront entièrement rénovés. Un nouveau canal d’évacuation des eaux pluviales sera également construit dans le cadre des travaux.

    Selon STRABAG, le projet se distingue par la collaboration entre la commune et les entreprises d’approvisionnement. Les coûts de construction sont partagés.

    Selon STRABAG, la dernière rénovation des canalisations remonte à plusieurs décennies. Des surprises étaient donc programmées lors des travaux. Par exemple, les collaborateurs ont dû dégager manuellement des lignes à courant fort. Lors de cette opération, une erreur aurait entraîné la coupure du courant dans toute la zone environnante.

    Parallèlement, il fallait veiller à la fluidité du trafic et aux intérêts des riverains. Un point de jonction avec un parc de machines agricoles était particulièrement délicat, car il n’y avait pas de possibilité de déviation. Mais l’équipe d’Ivo Schlappritzi a trouvé une solution et une fermeture complète a pu être évitée sans pour autant retarder les travaux.

    « Nous avons pu relever avec succès les défis de ce chantier grâce à une planification minutieuse et à une étroite collaboration avec Innoplan Bauingenieure AG. Ensemble, au sein de l’équipe, nous avons veillé à ce que les nouvelles conduites industrielles puissent être remises à la commune d’Arbon à l’automne 2025, comme prévu », déclare Schlappritzi, chef de chantier STRABAG pour le génie civil et la construction de routes dans le secteur Mittelland, cité dans le communiqué.

    Innoplan Bauingenieure AG est un bureau d’ingénieurs spécialisé dans le bâtiment et le génie civil dont le siège est à Arbon.

  • Une nouvelle centrale énergétique apporte une énergie respectueuse du climat

    Une nouvelle centrale énergétique apporte une énergie respectueuse du climat

    La société Regionalwerke AG Baden s’attaque au développement du chauffage et du refroidissement urbains à Wettingen. Depuis avril dernier, la centrale énergétique Terrassenbad de RWB produit avec succès de la chaleur, informe l’entreprise dans un communiqué. De plus, la commune de Wettingen a accordé à RWB une concession pour l’extension du chauffage et du refroidissement à distance le long de la Seminarstrasse à Wettingen. La commune et l’entreprise souhaitent ainsi contribuer à l’objectif de réduction nette à zéro des émissions de gaz à effet de serre à Wettingen d’ici fin 2025 au plus tard.

    Les travaux de construction du réseau doivent commencer dès cet été. Le coup d’envoi sera donné au niveau du site de la gare et de la Brückenstrasse. Fin 2026, RWB veut réaliser le raccordement à la centrale énergétique Terrassenbad. Selon le communiqué, l’entreprise a déjà gagné plusieurs gros clients de renom dans la zone autour du Terrassenbad. Dans certaines zones commerciales et industrielles, RWB veut en outre mettre en place un réseau de froid urbain pour le refroidissement efficace des bâtiments.

  • La Confédération choisit cinq centrales de réserve

    La Confédération choisit cinq centrales de réserve

    Après sa réunion du 14 mai 2025, le Conseil fédéral conclura des contrats avec des fournisseurs de services énergétiques pour l’exploitation de cinq centrales de réserve. Comme l’indique un communiqué, l’Office fédéral de l’énergie(OFEN) a mené au préalable des négociations directes avec des fournisseurs potentiels. Après la clôture de l’appel d’offres en février 2025, le Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication(DETEC) a décidé de sélectionner cinq projets d’une puissance totale de 583 mégawatts (MW).

    Parmi les projets retenus figurent la centrale de réserve de Monthey VS avec 55 MW de CIMO, la centrale de réserve Sisslerfeld 1 dans la commune d’Eiken AG avec 13 MW de Getec, la centrale de réserve Stein AG avec 44 MW de Getec, la centrale de réserve Sisslerfeld 2 à Eiken AG avec 180 MW de Sidewinder et la centrale de réserve Auhafen à Muttenz BL avec 291 MW d ‘Axpo. Les cinq centrales fonctionneront avec un combustible neutre en CO2, précise le communiqué.

    Les cinq projets devraient être opérationnels entre 2027 et 2030. Pour la transition, le DETEC travaille actuellement sur des variantes à partir de l’énergie hydraulique, de groupes électrogènes de secours et de réserves de consommation.

  • L’accord sur l’électricité avec l’UE déclenche l’ouverture du marché de l’électricité

    L’accord sur l’électricité avec l’UE déclenche l’ouverture du marché de l’électricité

    Le projet d’accord sur l’électricité entre la Suisse et l’UE prévoit une ouverture du marché de l’électricité également pour les consommateurs finaux. Selon un communiqué, le Conseil fédéral a donc présenté le 14 mai les points clés de cette ouverture.

    Les points de repère du Conseil fédéral prévoient que les consommateurs finaux peuvent choisir de rester dans l’approvisionnement de base du fournisseur local avec ses prix réglementés, mais aussi de choisir librement leur fournisseur d’électricité. Ils pourront également revenir librement au fournisseur de base, même en cours d’année. Les fournisseurs de base peuvent prélever une taxe pour le départ ou le retour au service universel.

    Parallèlement, des mesures de protection des consommateurs doivent être introduites. Ainsi, un portail de comparaison doit permettre d’avoir une vue d’ensemble des offres. Un service de médiation offrira des possibilités de conciliation. Les contrats conclus avec les entreprises proposant des offres devront répondre à certaines exigences. La Commission fédérale de l’électricité surveillera le marché.

    Le marché de l’électricité est ouvert dans l’UE depuis 2007. L’ouverture du marché suisse de l’électricité a échoué en 2002 lors d’une votation populaire. Depuis 2009, le marché est ouvert aux gros clients consommant au moins 100’000 kilowattheures par an.