Catégorie : Énergie

  • La technologie des toits solaires pliants met le cap sur le marché allemand

    La technologie des toits solaires pliants met le cap sur le marché allemand

    Selon un communiqué de presse, dhp Technology AG a créé une filiale à Stuttgart, en Allemagne. Le fournisseur du « toit solaire pliant unique au monde » souligne ainsi ses ambitions de faire avancer le tournant énergétique avec des solutions photovoltaïques innovantes en Allemagne également, ajoute le communiqué. Avec la création de dhp Technology Deutschland GmbH, l’entreprise pose la première pierre d’une présence à long terme sur le marché allemand.

    « L’expansion en Allemagne est une conséquence logique de la forte augmentation de la demande pour notre solution photovoltaïque innovante », a déclaré le cofondateur et PDG Gian Andri Diem. En Allemagne, le potentiel de marché pour les toitures solaires pliantes est énorme, notamment en ce qui concerne les stations d’épuration, les parkings et les surfaces logistiques.

    La filiale de Stuttgart est dirigée par Gian Andri Diem, PDG de dhp Technology, et Torsten Brandstetter, directeur général. Brandstetter est ingénieur commercial et apporte son expérience dans le secteur de l’énergie et de l’innovation technologique.

    dhp Technology est un concepteur et fournisseur de toitures solaires pliantes. Ceux-ci sont spécialement conçus pour être installés au-dessus des surfaces imperméables et des infrastructures existantes. Ils se déploient ou se replient automatiquement en fonction des conditions météorologiques. Cela permet aux municipalités et aux entreprises de produire de l’électricité localement et de manière durable sans occuper de surface au sol supplémentaire.

    Des toits solaires pliants de dhp Technology sont déjà en service dans trois stations d’épuration allemandes. Dix autres installations sont en cours d’exécution et devraient être raccordées au réseau avant la fin de l’année, selon le communiqué de l’entreprise.

  • Opportunités pour la Suisse dans un monde en mutation

    Opportunités pour la Suisse dans un monde en mutation

    L’économie mondiale est à l’aube d’une profonde mutation. L’intelligence artificielle a le potentiel de créer une impulsion de croissance de dimension historique d’ici 2035. Au niveau mondial, elle pourrait générer jusqu’à 15 % de croissance supplémentaire du PIB, et jusqu’à 13,8 % en Europe occidentale. Mais pour que cette poussée devienne réalité, il faut des conditions-cadres transparentes, fondées sur l’éthique, qui suscitent la confiance dans la technologie. Les entreprises et les États sont appelés à participer activement à l’élaboration du cadre social et réglementaire.

    La pression de la transformation augmente
    La Suisse est bien positionnée pour jouer un rôle clé au niveau international. 84% des CEO locaux ont introduit les technologies d’IA dans leur entreprise au cours de l’année dernière, ce qui représente un bond en avant par rapport à l’année précédente. Parallèlement, l’étude montre que rien qu’en 2025, 7,1 billions de dollars de valeur ajoutée seront redistribués dans le monde. Pour les entreprises en Suisse, c’est le moment de repenser les modèles commerciaux, d’exploiter les potentiels et de développer stratégiquement les sites favorables à l’innovation.

    Champs de croissance le long des besoins humains fondamentaux
    La croissance de demain ne se fera plus le long des frontières sectorielles traditionnelles. Au contraire, de nouveaux écosystèmes émergent, par exemple dans les domaines de la mobilité, du logement, de l’alimentation, de l’énergie et de la communication. Au sein de ces réseaux, les fournisseurs de technologie, les services publics et les entreprises industrielles travaillent ensemble pour trouver des solutions intégrées. Investir à un stade précoce dans cette coopération intersectorielle permet de créer de nouvelles chaînes de valeur et de garantir des avantages en termes de localisation.

    Le changement climatique comme contre-pouvoir
    Le potentiel positif de l’IA est contrebalancé par le fardeau du changement climatique. D’ici 2035, le PIB mondial risque de diminuer jusqu’à 7 %. Parallèlement, les applications d’IA à forte intensité de données augmentent la demande en énergie. Des améliorations ciblées de l’efficacité, par exemple dans les bâtiments ou les processus de production, permettent de réduire les émissions de CO₂ et de préserver les ressources. Le défi consiste à penser la protection du climat et la numérisation de manière systémique.

    Le lien entre l’innovation technologique et le développement durable détermine l’attractivité du site de demain. Celui qui investit dans des applications d’IA fiables, forme des alliances intersectorielles et assume en même temps une responsabilité écologique, se positionne dans la compétition pour les marchés d’avenir. La Suisse a le potentiel pour devenir un site d’innovation d’importance mondiale si la politique, l’économie et la société gèrent activement et conjointement le changement.

  • Un système photovoltaïque remporte le prix du développement durable

    Un système photovoltaïque remporte le prix du développement durable

    Cette année, Solnow AG a reçu l’un des trois prix du développement durable décernés chaque année par le parc naturel de Beverin, Viamala Tourismus et la région de Viamala lors du MUMA, informe Viamala Tourismus dans un communiqué. Concrètement, la jeune entreprise de Zillis-Reischen a reçu le prix de la catégorie Innovation lors de l’exposition des commerçants des districts grisons d’Avers, de Rheinwald et de Schams pour son système photovoltaïque en toiture. Le prix du tourisme et le prix du public ont été attribués respectivement au projet Bachhuus de Hinterrhein GR et au projet Pumptrack Val Schons à Andeer.

    « Enlevez les tuiles, mettez Solnow dessus », c’est ainsi que Solnow AG décrit son modèle commercial. Le système photovoltaïque en toiture, entièrement recyclable, est monté à la place de tuiles ou d’une autre couverture de toit et peut également être utilisé dans des conditions alpines. Il apporte ainsi une contribution importante à un approvisionnement énergétique durable et régional, écrit Viamala Tourismus dans son communiqué.

  • Une chercheuse étudie la réflexion du soleil pour améliorer les rendements

    Une chercheuse étudie la réflexion du soleil pour améliorer les rendements

    Anja Mödl, chercheuse au SLF, étudie la manière dont le terrain enneigé reflète la lumière du soleil. Ses conclusions devraient rendre les installations photovoltaïques plus efficaces. Les mesures ont lieu dans le Meierhoftälli près de Davos, à environ 2400 mètres au-dessus du niveau de la mer.

    La chercheuse étudie la lumière du soleil réfléchie par le manteau neigeux à l’aide de capteurs. La majeure partie de la lumière solaire est réfléchie par la neige dans la direction d’incidence, indique le communiqué. La lumière du soleil est ainsi en grande partie réfléchie en direction d’autres versants de montagne.

    La surface de la neige réfléchit différentes longueurs d’onde avec une intensité variable. L’intensité de certaines longueurs d’onde devient ainsi plus forte avec le temps que dans la lumière incidente initiale. Mödl étudie comment les spectres diffèrent selon les endroits.

    Les mesures doivent permettre une production d’électricité encore plus efficace des installations photovoltaïques. Les installations placées de manière optimale devraient alors pouvoir utiliser la lumière réfléchie par les pentes voisines.

    Les capteurs mesurent des longueurs d’onde comprises entre 340 et 2500 nanomètres. Le photovoltaïque n’utilise que la plage comprise entre 500 et 1100 nanomètres. Selon Mödl, le spectre plus large permet de tirer des conclusions supplémentaires sur le réchauffement des roches et la fonte des neiges.

    Des mesures sont également prévues pour la saison prochaine. « Pour faire une déclaration fondée, je dois prendre des données dans différentes conditions », explique la chercheuse.

  • Une étude montre le potentiel des énergies renouvelables à Frauenfeld

    Une étude montre le potentiel des énergies renouvelables à Frauenfeld

    Les services municipaux de Frauenfeld, Thurplus, et les chercheurs du Laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche (Empa) ont présenté les résultats d’une étude de deux ans intitulée « Perspectives énergétiques 2050 ». Comme l’indique un communiqué, l’étude a développé des scénarios montrant quelles technologies, quels besoins énergétiques et quelles infrastructures permettraient d’atteindre des émissions nettes nulles à l’horizon cité.

    Selon l’étude, 80% des bâtiments de Frauenfeld sont encore chauffés au fioul ou au gaz naturel. Une décarbonisation serait toutefois réalisable avec les technologies déjà disponibles aujourd’hui, comme le chauffage urbain, les pompes à chaleur, le photovoltaïque et le stockage par batterie. Toutefois, pour remplacer les systèmes de chauffage fossiles existants d’ici 2040, il faudrait équiper 250 bâtiments par an de techniques de chauffage renouvelables. Le chauffage urbain joue un rôle central dans ce processus, mais les installations solaires ont également un fort potentiel. L’énergie solaire, qui couvre aujourd’hui 18% des besoins en électricité de Frauenfeld, pourrait être multipliée par près de cinq d’ici 2040, peut-on lire dans le communiqué.

    L’étude a été élaborée en collaboration avec Urban Sympheny AG, une émanation de l’Empa. Le projet a été soutenu par l’Office fédéral de l’énergie (OFEN), l’Office de l’énergie du canton de Thurgovie et l’Office des bâtiments et de l’urbanisme de la ville de Frauenfeld.

  • Premier coup de pioche pour un grand projet solaire

    Premier coup de pioche pour un grand projet solaire

    Le prestataire de services énergétiques Axpo, basé à Baden, construit une installation solaire au-dessus de Tujetsch, à proximité immédiate du barrage de Lai da Nalps. Selon un communiqué de presse, elle produira 11 gigawattheures d’électricité solaire à partir de 2028, avec une puissance de 8 mégawatts par an.

    Fin 2025, au moins 10 pour cent de cette énergie devrait être raccordée au réseau afin de répondre aux exigences du Solarexpress. Les autres étapes de construction seront achevées pendant les mois d’été des années suivantes, et l’installation devrait atteindre sa pleine capacité de production en 2028. Les CFF achèteront l’électricité solaire pour alimenter les trains pendant 20 ans, précise-t-on. Cela permettrait de couvrir les besoins annuels en électricité de 2000 ménages.

    Lors du premier coup de pioche, l’importance du projet solaire pour la transition énergétique a été soulignée. « La production d’énergie en hiver est essentielle pour la Suisse – les installations solaires alpines comme NalpSolar apportent une contribution importante lorsque les besoins sont les plus élevés », a déclaré Antoine Millioud, responsable de la division solaire chez Axpo. Axpo attend également de NalpSolar qu’elle lui apporte des connaissances importantes sur la technologie et la mise en œuvre de grands projets solaires dans des sites alpins difficiles.

    Martin Cavegn, président de la commune de Tujetsch, a souligné le potentiel de l’installation pour un avenir énergétique durable et la création de valeur dans la région. Le site, situé juste à côté du barrage de Nalps, combine une infrastructure existante avec une nouvelle technologie respectueuse du climat. Cela présente des avantages pour la création de valeur locale et rend l’approvisionnement en électricité de la Suisse plus sûr.

  • Quelle est l’efficacité des pompes à chaleur ?

    Quelle est l’efficacité des pompes à chaleur ?

    Les pompes à chaleur sont considérées comme une technologie clé pour la transition énergétique dans le secteur du bâtiment. Mais quelle est leur efficacité au quotidien ? Dans le cadre de la plus grande étude de terrain jamais réalisée, des chercheurs de l’ETH Zurich ont analysé 1023 installations dans dix pays européens sur une période de deux ans. Le résultat montre que l’efficacité réelle varie fortement, avec de nombreux écarts spectaculaires par rapport aux normes techniques.

    Mauvaise configuration et surdimensionnement
    De nombreuses pompes à chaleur sont mal configurées ou surdimensionnées. La courbe de chauffe est souvent trop élevée, les abaissements nocturnes entraînent un chauffage supplémentaire inutile et les limites de chauffe élevées prolongent les durées de fonctionnement. En Suisse, une course de température excessive a été constatée sur 41 % des installations testées. 17 % des pompes à chaleur aérothermiques de l’étude internationale se situaient même en dessous des normes d’efficacité en vigueur.

    Les outils numériques comme solution
    Les chercheurs demandent des normes uniformes à l’échelle européenne pour la surveillance numérique des pompes à chaleur. Des systèmes de contrôle intelligents et des algorithmes pourraient analyser en permanence l’efficacité de fonctionnement et fournir des propositions d’optimisation. Les premiers projets pilotes avec des compteurs intelligents et une analyse des données basée sur l’IA en Suisse confirment ce potentiel.

    L’efficacité augmente l’acceptation
    Un fonctionnement efficace ne réduit pas seulement la consommation d’électricité, mais augmente également la confiance dans la technologie. C’est essentiel pour que les pompes à chaleur s’imposent à grande échelle comme une solution respectueuse du climat. Les études de l’ETH montrent que la technologie est prête, il faut maintenant des normes, un contrôle et une plus grande sensibilisation à l’exploitation.

  • Swissgrid investit dans le réseau du futur

    Swissgrid investit dans le réseau du futur

    Le réseau de transport est la base de la sécurité de l’approvisionnement en électricité en Suisse et son importance ne cesse de croître. La décarbonisation, la décentralisation et la numérisation modifient fondamentalement le système énergétique. Avec le projet « Réseau stratégique 2040 », Swissgrid réagit à ces évolutions et identifie 31 projets clés qui doivent être réalisés d’ici 2040. Près de 5,5 milliards de francs doivent être investis dans l’extension, la modernisation et la pilotabilité du réseau.

    Des exigences croissantes pour le réseau
    La transformation de l’approvisionnement énergétique entraîne de nouvelles charges. La consommation d’électricité augmente fortement en raison des pompes à chaleur, de la mobilité électrique et des centres de données. Parallèlement, l’alimentation à partir de sources volatiles et décentralisées augmente. Les flux internationaux d’électricité augmentent en raison des parcs éoliens et des fermes solaires en Europe. Pour relever ces défis, Swissgrid mise sur des renforcements ciblés du réseau, de nouveaux transformateurs déphaseurs pour gérer les flux d’électricité et la rénovation complète des infrastructures existantes.

    Planifier avec clairvoyance et considération
    Le principe NOVA (optimisation du réseau avant renforcement du réseau avant extension du réseau) est au cœur de la stratégie. L’extension du réseau n’a lieu que lorsque toutes les autres possibilités ont été épuisées. Cela permet de minimiser les coûts et l’impact sur l’environnement. Parallèlement, une planification coordonnée avec les cantons et les partenaires ainsi qu’une implication précoce de la population permettent d’accroître l’acceptation et d’accélérer le processus de planification.

    Interconnexion au-delà des frontières
    Swissgrid ne planifie pas seulement l’avenir énergétique de la Suisse, mais aussi celui de l’Europe. Un raccordement plus étroit au réseau européen ainsi que l’intégration dans un futur super-réseau doivent contribuer à un transport plus efficace de l’électricité par-delà les continents. Un accord réglementé sur l’électricité avec l’UE reste décisif pour cette intégration.

  • Renforcer le réseau électrique suisse avec du cuivre et de l’intelligence

    Renforcer le réseau électrique suisse avec du cuivre et de l’intelligence

    En inscrivant dans la loi l’objectif zéro net d’ici 2050, la Suisse a posé des jalons importants pour un approvisionnement énergétique neutre en termes de climat. Le développement des énergies renouvelables telles que le photovoltaïque, l’hydraulique et l’éolien progresse. Mais l’infrastructure de réseau existante n’est pas conçue de manière optimale pour y faire face. L’intégration des injections fluctuantes nécessite un réseau électrique flexible qui évite les goulets d’étranglement et garantit un approvisionnement stable.

    L’extension du réseau est le plus grand défi
    La Suisse dispose d’un réseau de transport solide, qui joue un rôle important dans le commerce international de l’électricité. Néanmoins, deux tiers des 6700 kilomètres de lignes ont entre 50 et 80 ans et doivent être modernisés. Le besoin d’agir est encore plus important aux niveaux inférieurs du réseau. Les réseaux de distribution locaux sont de plus en plus sollicités, car les producteurs d’électricité décentralisés, tels que les panneaux solaires sur les toits des maisons ou les véhicules électriques, sollicitent le réseau basse tension. Les capacités de ces réseaux doivent être étendues et mieux gérées.

    Solution cuivre et intelligence
    Deux approches sont essentielles pour une infrastructure de réseau durable.
    L’extension classique du réseau :
    L’extension physique du réseau électrique par de nouvelles lignes, un câblage renforcé et des transformateurs plus puissants. Cela est coûteux, mais inévitable dans de nombreux cas.
    Systèmes de contrôle intelligents :
    La numérisation et les technologies intelligentes permettent de réguler efficacement les flux d’électricité. Il s’agit par exemple de systèmes d’alimentation flexibles pour les panneaux photovoltaïques, de batteries domestiques utiles au réseau et d’une gestion optimisée de la charge pour les voitures électriques et les pompes à chaleur. Ces concepts réduisent les mises à niveau coûteuses du réseau et rendent le système plus agile.

    La flexibilité comme facteur de réussite
    Un réseau hautement flexible peut amortir les fluctuations de puissance et compenser les pics de demande. Cela est possible grâce à une interconnexion étroite avec les pays voisins, à l’utilisation de systèmes de stockage tels que les centrales de pompage-turbinage et à des mécanismes de contrôle intelligents. Les chercheurs de l’ETH Zurich étudient également comment l’électromobilité peut contribuer à la stabilité du réseau, par exemple en contrôlant la charge pendant les périodes de forte disponibilité du courant.

    Les deux sont nécessaires
    Ni l’extension classique du réseau ni les systèmes de contrôle intelligents ne suffisent à eux seuls à préparer le réseau électrique suisse à la transition énergétique. Il faut une combinaison des deux – du cuivre pour l’infrastructure physique et de l’intelligence pour les concepts de contrôle innovants. Les investissements dans ces deux domaines sont essentiels pour répondre aux exigences croissantes des énergies renouvelables de manière efficace et économique.

  • Le chauffage urbain atteint le château sur le rocher

    Le chauffage urbain atteint le château sur le rocher

    BRUGG Pipes, dont le siège est à Kleindöttingen, a raccordé au printemps 2025 le château de Vaduz au Liechtenstein à un réseau de chauffage urbain via son système de tuyaux flexibles. Comme l’indique un communiqué, le défi logistique consistait à surmonter les pentes abruptes entre la station de base et le château.

    Lors de la pose de la conduite de 300 mètres de long, il a fallu surmonter un dénivelé de 120 mètres jusqu’au château, situé sur une terrasse rocheuse. L’installation a été réalisée à l’aide d’hélicoptères. Les tubes FLEXWELL FHK utilisés ont été fixés à des points d’ancrage préalablement fixés à la roche. « Cette méthode innovante a permis de relever les défis du terrain de manière sûre, rapide et efficace », explique Daniel Schneider, directeur des ventes du chauffage urbain en Suisse chez BRUGG Pipes, cité dans le communiqué.

    Le site du château et les bâtiments adjacents seront désormais alimentés par le chauffage urbain de VfA Buchs. Le chauffage urbain est fourni par la centrale de chauffage des ordures ménagères de la Vereins für Abfallentsorgung (VfA) à Buchs SG. en 2023, environ 200 000 mégawattheures d’énergie de chauffage urbain y ont été produits et livrés, ce qui correspond à une quantité d’énergie équivalente à la combustion de 12,5 millions de litres de mazout, indique le communiqué.

  • Une acquisition qui renforce l’infrastructure de recharge sur le marché de l’e-mobilité

    Une acquisition qui renforce l’infrastructure de recharge sur le marché de l’e-mobilité

    AVIA VOLT Suisse AG rachète le fournisseur d’infrastructures de recharge Plug’N Roll et ajoute 2345 points de recharge à son infrastructure de recharge. Les clients de Plug’N Roll bénéficient d’un accès à un réseau européen de plus de 850 000 points de charge. La société grisonne Repower AG, jusqu’ici propriétaire de Plug’N Roll, réoriente ses activités avec Repower E-Mobility.

    Selon un communiqué, AVIA VOLT examine désormais les contrats et les processus commerciaux de Plug’N Roll. Ses 24 600 clients seront intégrés de manière transparente dans le réseau AVIA. Cette acquisition permet une facturation intégrée de l’énergie électrique et fossile pour les exploitants de flottes Plug’N Roll. L’architecture système d’AVIA VOLT offre une compatibilité avec les solutions logicielles et matérielles de nombreux fabricants, précise le communiqué.

    AVIA VOLT, dont le siège est à Frauenfeld, est une filiale de plusieurs entreprises suisses AVIA. Elle considère cette acquisition comme une étape importante pour s’établir en tant que fournisseur de services leader dans le domaine de la mobilité électrique. « Pour nous, cette acquisition signifie un renforcement ciblé de notre position en tant que fournisseur d’infrastructures de recharge fiables en Suisse », déclare Martin Osterwalder, président du conseil d’administration d’AVIA VOLT, cité dans le communiqué.

    Plug’N Roll est la division E-Mobility de Repower AG. Le fournisseur d’e-mobilité développe depuis 2012 des infrastructures de recharge dans les espaces publics, pour les flottes d’entreprises et pour l’immobilier. Jusqu’à fin 2025, la marque Plug’N Roll sera utilisée par AVIA VOLT. Trois collaborateurs de Plug’N Roll seront repris par AVIA VOLT.

  • L’aéroport de Zurich teste des clôtures solaires

    L’aéroport de Zurich teste des clôtures solaires

    L ‘aéroport de Zurich AG à Kloten veut se rapprocher de son objectif de zéro émission nette d’ici 2040 en développant considérablement les énergies renouvelables. Comme il ressort d’un communiqué, les installations photovoltaïques doivent être considérablement développées. Outre les installations sur les toits et les façades, l’aéroport teste désormais l’installation de clôtures solaires. Une première installation a été mise en place à côté de la centrale de chauffage de l’aéroport.

    Les panneaux montés verticalement présentent plusieurs avantages. Comme ils peuvent être éclairés par le soleil des deux côtés, le rendement électrique augmente de 10 à 30 pour cent. La production d’électricité peut ainsi s’étendre sur toute la journée. Parallèlement, les panneaux solaires servent de clôture de sécurité pour la zone aéroportuaire.

    « Dans un premier temps, nous voulons acquérir de l’expérience avec les installations solaires verticales et voir si cette technologie pourrait être envisagée pour d’autres sites. On peut par exemple imaginer des parkings. La phase de test durera au moins un an afin de pouvoir reproduire les saisonnalités », explique Guido Hüni, responsable de l’énergie et de la décarbonisation à l’aéroport de Zurich AG, cité dans le communiqué.

    Actuellement, des systèmes photovoltaïques sont installés sur les toits de douze bâtiments. D’autres sites seront examinés dans le cadre d’une étude de faisabilité. Il s’agit notamment de garantir la sécurité anti-éblouissement pour les pilotes et la tour de contrôle. D’ici 2040, les installations photovoltaïques de l’aéroport devraient produire une quantité d’électricité suffisante pour alimenter 5000 foyers.

  • Lucerne veut utiliser les infrastructures de transport comme centrales solaires

    Lucerne veut utiliser les infrastructures de transport comme centrales solaires

    Le canton de Lucerne veut utiliser davantage d’énergie solaire pour produire de l’électricité et de la chaleur renouvelables et utiliser des surfaces supplémentaires de l’infrastructure routière du canton comme centrales solaires. Le canton prévoit d’équiper de panneaux photovoltaïques des ponts, des tunnels, des galeries, des murs antibruit, des chaussées, des talus et des murs de soutènement.

    Selon un communiqué, l’utilisation du soleil sur les sites les plus appropriés permettrait de produire dix fois plus d’énergie qu’aujourd’hui. Le rapport technique « Potenziale der erneuerbaren Energieproduktion im Kanton Luzern » (Potentiels de production d’énergie renouvelable dans le canton de Lucerne), publié en 2024, indique que le potentiel photovoltaïque de ces surfaces peut donc être augmenté.

    Deux projets pilotes devraient fournir des chiffres concrets sur le potentiel de production d’électricité. Des installations photovoltaïques doivent être installées sur la galerie antibruit de Knutwil et près du pont du Rontal près de Buchrain et Dierikon. Selon le communiqué, ces surfaces permettraient de produire 1 gigawattheure d’électricité renouvelable.

    L’installation sur le pont du Rontal devrait être mise en service en 2025 et sera réalisée par le canton, qui prévoit d’y produire son propre courant. La galerie antibruit de Knutwil dispose de la plus grande surface parmi les objets étudiés. Elle est aussi grande que la moitié d’un terrain de football et l’installation devrait fournir du courant solaire à partir de 2026. Avant la construction de l’installation, diverses mesures d’assainissement de la galerie antibruit sont prévues.

  • L’aéroport teste le stockage d’eau sous un chenal glaciaire

    L’aéroport teste le stockage d’eau sous un chenal glaciaire

    La société Flughafen Zürich AG s’apprête à construire un deuxième puits d’essai d’un chenal glaciaire situé à environ 300 mètres sous le terrain de l’aéroport, informe l’exploitant de l’aéroport dans un communiqué. Elle prévoit d’utiliser le canal aquifère comme réservoir de chaleur et de froid pour chauffer et refroidir le bâtiment de l’aéroport sans émissions. Un puits d’essai mis en place l’automne dernier avait déjà donné des résultats prometteurs.

    « Les quantités d’eau qui ont pu être pompées ainsi que la vitesse d’écoulement de l’eau nous rendent encore plus confiants dans le fait que le caniveau peut servir de réservoir de chaleur et de froid », a déclaré Guido Hüni, responsable de l’énergie et de la décarbonisation de Flughafen Zürich AG, cité dans le communiqué. « Des tests supplémentaires sont maintenant nécessaires pour déterminer dans quelle mesure ce stockage peut être utilisé »

    Actuellement, un site approprié est recherché pour le deuxième puits. Une fois mis en place, il sera relié au premier puits pour des tests de circulation. « Cette prochaine étape nous permettra de tester l’efficacité d’un tel réservoir et, si les résultats sont positifs, de planifier son extension concrète », explique Hüni.

    L’exploitant de l’aéroport mise sur le fait de pouvoir couvrir la majeure partie des besoins en chauffage et en refroidissement du bâtiment de l’aéroport par le biais de la rigole. En fonction du rendement, le réservoir d’eau pourrait être combiné avec des champs de sondes géothermiques. Le communiqué indique que l’investissement devrait coûter environ 8 millions de francs suisses. L’aéroport de Zurich peut s’appuyer sur le soutien financier de l’Office fédéral de l’énergie.

  • Des chercheurs de l’EPFL utilisent le rubidium pour améliorer l’efficacité des cellules solaires

    Des chercheurs de l’EPFL utilisent le rubidium pour améliorer l’efficacité des cellules solaires

    Des chercheurs de l’EPFL ont découvert une méthode pour réduire la perte d’énergie des cellules solaires à pérovskite, selon un communiqué. Les cellules solaires à pérovskite sont basées sur des semi-conducteurs à large bande interdite, mais qui souffrent souvent de séparation de phase, ce qui provoque une baisse de performance avec le temps. L’intégration de rubidium (Rb) devrait stabiliser le matériau des semi-conducteurs tout en améliorant l’efficacité énergétique de la cellule solaire. En exploitant la tension de grille du film de pérovskite, les chercheurs ont également pu s’assurer que les ions Rb étaient fixés au bon endroit.

    Les chercheurs de Lukas Pfeifer et Likai Zheng du groupe de Michael Grätzel à l’EPFL ont également utilisé la méthode de diffraction des rayons X pour vérifier et analyser cet effet. Ils ont ainsi découvert qu’en plus de la tension du réseau, l’introduction d’ions chlorure contribuait également de manière décisive à la stabilisation du matériau. Les ions chlorure compensent les différences de taille entre les éléments introduits et garantissent ainsi une répartition plus uniforme des ions. Il en résulte un matériau plus uniforme avec moins de défauts et une structure électronique plus stable.

    La nouvelle composition de pérovskite a atteint 93,5 % de sa limite théorique avec une tension à vide de 1,30 volt. Il s’agit de l’une des plus faibles pertes d’énergie jamais mesurées pour des semi-conducteurs à pérovskite. L’amélioration du rendement quantique de la photoluminescence indique en outre une conversion plus efficace de la lumière solaire en électricité.

    L’augmentation du rendement des cellules solaires en pérovskite pourrait conduire à des modules solaires plus efficaces et moins chers, réduisant ainsi la dépendance aux combustibles fossiles. Les pérovskites pourraient en outre être utilisées pour les LED, les capteurs et d’autres applications optoélectroniques. Les résultats de l’EPFL pourraient donc également accélérer la commercialisation de ces technologies.

  • Poussée d’efficacité pour l’hydrogène

    Poussée d’efficacité pour l’hydrogène

    L’électrolyse, qui consiste à séparer l’eau en hydrogène et en oxygène à l’aide d’un courant électrique, est un procédé qui a fait ses preuves, mais qui n’est pas encore épuisé en termes d’énergie. Bien que la tension théorique requise soit de 1,23 volt, dans la pratique, il faut souvent 1,5 à 1,6 volt. Cet écart est coûteux et freine l’exploitation économique.

    Une équipe de recherche dirigée par Franz Geiger a maintenant identifié une cause centrale. Avant la libération d’oxygène, les molécules d’eau doivent tourner sur leur axe pour aligner leurs atomes d’oxygène avec l’électrode. Ce n’est qu’alors que la réaction de dégagement d’oxygène peut avoir lieu. Cette rotation nécessite une quantité d’énergie considérable, comparable à celle qui maintient les molécules d’eau à l’état liquide.

    Visualisation par la technologie laser
    Cette vision a été rendue possible par une nouvelle méthode d’analyse, la deuxième génération harmonique résolue en phase. Grâce à cette technologie laser, les chercheurs ont pu observer en temps réel quand et combien de molécules changent d’orientation. Ces données fournissent pour la première fois une quantification énergétique précise de la rotation. Une étape importante pour le développement de procédés d’électrolyse plus efficaces.

    Une attention particulière a été accordée à l’électrode d’hématite, un oxyde de fer peu coûteux qui, malgré des propriétés prometteuses, souffrait jusqu’à présent d’une faible efficacité. La nouvelle analyse révèle désormais les possibilités d’optimisation.

    Le pH basique, un levier pour améliorer l’efficacité
    Autre facteur clé, le pH de la solution. L’étude montre qu’un milieu basique, c’est-à-dire un pH supérieur à 9, réduit considérablement l’énergie nécessaire à la rotation des molécules. L’efficacité de la réaction de dégagement d’oxygène augmente ainsi considérablement. En dessous de ce seuil, l’électrolyse ne se déroule pratiquement plus.

    Cette découverte ouvre de nouvelles perspectives pour la production industrielle d’hydrogène. En combinaison avec des catalyseurs ciblés et des matériaux de cellules avancés, les installations d’électrolyse pourront à l’avenir fonctionner de manière plus économique et plus respectueuse des ressources.

  • De la goutte de pluie à la source d’électricité

    De la goutte de pluie à la source d’électricité

    L’eau qui tombe dans les tuyaux peut désormais faire plus que s’écouler. Elle peut produire de l’électricité. A l’Université nationale de Singapour, des chercheurs ont mis au point une méthode permettant de produire de l’énergie électrique grâce à ce que l’on appelle le « plug flow », un écoulement régulier de gouttes. Les premiers essais en laboratoire ont déjà permis d’alimenter 12 LED pendant 20 secondes, uniquement grâce à la pluie générée artificiellement. L’élément décisif est la séparation des charges électriques lors de l’impact des gouttes sur une paroi de tuyau recouverte de polymère.

    L’efficacité de ce système est remarquable. Plus de 10 % de l’énergie des gouttes qui tombent est convertie en électricité. Un multiple par rapport aux systèmes d’eau traditionnels. En connectant plusieurs tubes en parallèle, il est possible de faire évoluer la puissance. Une approche qui a du potentiel pour les concepts de gestion de la pluie en milieu urbain ou comme système de secours dans les installations solaires.

    Électricité à partir de la friction
    Outre la technologie des flux, l’effet triboélectrique ouvre également de nouvelles voies pour la production d’énergie. Les nanogénérateurs triboélectriques (TENG) convertissent l’énergie cinétique des gouttes de pluie en électricité, grâce au contact et à la séparation de deux matériaux. Dans les installations solaires, ces générateurs peuvent être intégrés à la surface sans nuire à la transmission de la lumière. Cela permet de produire de l’énergie supplémentaire en cas de pluie. Un complément idéal pour les jours peu ensoleillés.

    En laboratoire, 50 à 100 watts par mètre carré ont déjà été générés, ce qui correspond à environ un tiers de la puissance maximale des modules photovoltaïques modernes. Selon l’institut Fraunhofer, la commercialisation de cette technologie est imminente.

    Perspectives pour l’architecture, l’énergie et la mobilité
    Les applications vont bien au-delà des toits solaires. A l’avenir, des vêtements, des chaussures ou des façades dotés de revêtements TENG pourraient également produire de l’électricité à chaque mouvement ou goutte de pluie. En particulier dans les régions urbaines où la fréquence des pluies est élevée, cela ouvre de nouvelles possibilités pour l’alimentation électrique décentralisée, la gestion des bâtiments et les systèmes autonomes en énergie.

  • Zoug, centre mondial de la technologie blockchain

    Zoug, centre mondial de la technologie blockchain

    Avec un engagement financier d’environ 40 millions de francs, le canton de Zoug soutient la mise en place de la « Blockchain Zug – Joint Research Initiative ». Ce projet de coopération innovant entre l’Université de Lucerne et la Haute école de Lucerne doit faire de la Crypto Valley un centre international de recherche sur la blockchain. Le Grand Conseil a donné son feu vert au projet en février 2024.

    Nouvel institut de recherche à l’université de Lucerne
    Un élément central de l’initiative est la création d’un institut zougois de recherche sur la blockchain à l’université de Lucerne. Avec neuf nouvelles chaires, un environnement de recherche interdisciplinaire sera créé pour étudier les aspects sociaux, économiques et juridiques de la technologie blockchain. La HSLU apporte son expertise dans les domaines de l’informatique, de la finance et de l’ingénierie, créant ainsi une synergie unique entre l’innovation technologique et la perspective des sciences humaines.

    Un projet phare au rayonnement international
    L’objectif de cette initiative est de faire de Zoug un centre mondial de recherche sur la blockchain. Le directeur financier Heinz Tännler souligne l’importance de ce projet : « La blockchain a le potentiel de transformer de nombreux domaines de notre vie. Avec cette initiative, nous nous assurons d’être à la pointe de cette évolution » Il ne s’agit pas seulement d’un investissement dans une technologie d’avenir, mais aussi d’une mesure stratégique visant à renforcer le site économique de Zoug.

    La technologie rencontre la société
    Contrairement à de nombreuses recherches purement technologiques, la « Blockchain Zug – Joint Research Initiative » adopte une approche large. Outre les fondements techniques, l’impact sur l’économie, la politique et la société est également étudié. Cela souligne le caractère unique du projet, qui vise non seulement à faire avancer l’innovation, mais aussi à comprendre et à façonner les transformations sociales.

    Perspective à long terme et financement durable
    L’initiative s’inscrit dans une perspective à long terme. Après le financement initial de cinq ans par le canton de Zoug, le réseau de recherche doit être établi sur des bases de financement durables. Une évaluation externe après trois ans décidera de la voie à suivre.

  • L’ETH Zurich fournit la clé de la transition énergétique du réseau électrique

    L’ETH Zurich fournit la clé de la transition énergétique du réseau électrique

    Le réseau électrique européen est basé sur le courant alternatif et sur un rythme précis, qui était jusqu’à présent imposé par les grandes centrales électriques dotées de lourdes turbines. Avec l’abandon du charbon et du nucléaire, ces horloges disparaissent à vue d’œil. Ce qui semble n’être qu’un détail technique est en réalité un défi majeur de la transition énergétique. Sans fréquence stable, les pannes de courant et l’instabilité du système menacent.

    Comme les installations éoliennes et solaires fournissent du courant continu, il faut des onduleurs qui le convertissent en courant alternatif compatible avec le réseau. Jusqu’à présent, ceux-ci suivent passivement la cadence existante. Mais avec la disparition des centrales électriques traditionnelles, un changement de paradigme s’impose. À l’avenir, les onduleurs devront eux-mêmes former le réseau, un défi que l’ETH Zurich a relevé avec succès.

    Un algorithme au lieu d’une déconnexion
    Sous la direction du professeur Florian Dörfler, une équipe de recherche de l’ETH Zurich a mis au point une commande révolutionnaire pour les onduleurs. Celui-ci empêche les installations de s’éteindre automatiquement en cas de défaillance du réseau, comme des chutes de tension. Au lieu de cela, ils restent connectés au réseau et stabilisent activement la fréquence, tout en limitant de manière autonome leur production d’électricité. Un mécanisme de protection qui évite les surcharges tout en soutenant le réseau.

    La solution est purement logicielle et donc directement utilisable dans l’industrie. Les premiers tests pratiques en laboratoire ont été concluants. Les nouveaux algorithmes font l’objet d’une demande de brevet et pourraient être intégrés rapidement dans les systèmes de contrôle industriels.

    Feuille de route pour la transition énergétique
    L’approche innovante de l’EPFZ a le potentiel de devenir l’épine dorsale de l’approvisionnement électrique de demain. Décentralisé, flexible, stable, un réseau électrique qui ne sera plus soutenu par quelques grandes centrales électriques centralisées, mais par des milliers de centrales solaires et éoliennes contrôlées de manière intelligente.

    Les partenaires industriels sont invités à travailler avec les étudiants de l’ETH à la mise en œuvre, par exemple par le biais de travaux de master dans les entreprises. Il en résulte un transfert direct de connaissances de la recherche vers l’industrie et, en fin de compte, vers les réseaux électriques européens.

    La contribution à la transition énergétique est considérable. La solution augmente la sécurité du réseau, réduit le risque de black-out et rend la transition vers les énergies renouvelables techniquement réalisable. Un élément central pour un avenir énergétique résilient et durable.

  • La technologie DC, clé de la transition énergétique

    La technologie DC, clé de la transition énergétique

    Le courant continu gagne en importance stratégique. L’OVE DC Day 2025, organisé en coopération avec la plateforme technologique Smart Grids Austria, a réuni environ 80 experts internationaux. Parmi les thèmes centraux figuraient les « microgrids DC », des réseaux d’énergie locaux qui mettent en réseau les énergies renouvelables, le stockage et les consommateurs sur la base du courant continu.

    Ces systèmes permettent une distribution d’énergie beaucoup plus efficace, par exemple dans les bâtiments, les centres de données, l’industrie et les réseaux autonomes en site isolé. Leur potentiel se révèle également dans le domaine de l’électromobilité, par exemple en couplant directement l’infrastructure de recharge à la production d’électricité renouvelable.

    Standardisation et sécurité en point de mire
    Outre les champs d’application concrets, les aspects techniques et normatifs ont également été discutés. Les intervenants ont présenté les expériences des projets pilotes DC en cours, les nouveaux cadres réglementaires et les progrès de la normalisation. L’accent a été mis sur le fait que les projets parallèles sont essentiels pour créer des normes solides pour la technologie DC.

    Impulsions de l’industrie
    Avec les interventions de Yannick Neyret (Schneider Electric) et Friederich Kupzog (AIT) ainsi que les contributions techniques d’entreprises renommées, le DC Day a offert un aperçu de haut niveau des développements actuels. L’accent a été mis sur les connaissances pratiques de l’industrie et sur les échanges ciblés entre experts. Une base idéale pour accélérer le transfert de connaissances.

    Le courant continu, accélérateur de la transition énergétique
    La table ronde réunissant des leaders de l’industrie, dont des représentants de Siemens, Eaton, AIT, Schneider Electric et de l’Institut Fraunhofer, a été un moment fort. Sous la modération de Karl-Heinz Mayer (Eaton), il est apparu clairement que les systèmes DC sont prêts à être utilisés à grande échelle. À condition que la normalisation et la sécurité évoluent en même temps que la technologie.

  • Chaleur prévue à 2000 mètres de profondeur

    Chaleur prévue à 2000 mètres de profondeur

    L’Office fédéral des constructions et de la logistique (OFCL) a annoncé le forage d’un puits de reconnaissance pour un projet de géothermie prévu à Macolin. Pour autant que l’autorisation de crédit requise des Chambres fédérales et les autorisations de forage des autorités cantonales soient obtenues, il devrait être possible de détecter la présence d’eaux profondes à une profondeur d’environ 1’500 à 2’300 mètres.

    Selon un communiqué de presse, « plusieurs réservoirs d’eau profonds potentiels » y sont supposés, qui devraient être utilisés pour une installation géothermique au Centre sportif national de Macolin de l’Office fédéral du sport (OFSPO). L’installation pourrait y fournir de la chaleur à partir de 2029.

    Cette décision a été précédée d’études souterraines menées par l’OFCL en 2023. Elles devaient permettre d’obtenir une « image géologique du sous-sol aussi précise que possible ». L’étape d’exploration qui vient d’être annoncée doit permettre de déterminer plus précisément si, en cas de résultats positifs, les eaux profondes sont susceptibles d’être exploitées de manière rentable par une installation géothermique.

    Les études sismiques sont à la base de nombreux projets géothermiques, afin de clarifier la position exacte des eaux profondes et parce que des indicateurs tels que la température de l’eau, le volume d’eau et le débit manquent. Le forage de reconnaissance prévu réduit les incertitudes et les risques liés au projet.

  • Moins d’obstacles pour les installations solaires

    Moins d’obstacles pour les installations solaires

    La Suisse est à la veille d’un changement potentiellement révolutionnaire dans le droit de la construction et de l’énergie. Une initiative populaire fédérale demande que les installations solaires sur les bâtiments et installations existants ne nécessitent plus de permis de construire à l’avenir. Cela s’appliquerait également aux sites et paysages protégés, à quelques exceptions près comme les monuments culturels d’importance nationale.

    Cette exigence pourrait ouvrir de nouvelles perspectives aux promoteurs immobiliers, aux investisseurs et aux promoteurs de sites. En effet, jusqu’à présent, la protection des monuments historiques, les commissions des sites ou les longues procédures retardent souvent des projets énergétiques urgents et nécessaires. L’initiative, lancée par l’association IG Solaranlagen, répond à cette impasse par un appel clair : simplifier, accélérer, mettre en œuvre.

    Modification de la Constitution avec effet
    L’initiative propose un nouvel article constitutionnel qui précise que les installations solaires ne nécessitent pas de permis de construire, quel que soit leur emplacement. Les seules exceptions sont les installations sur des objets culturels dignes de protection. Si l’initiative est acceptée, le Parlement n’aura qu’un an pour créer les bases légales. Dans le cas contraire, une ordonnance du Conseil fédéral entrera automatiquement en vigueur.

    Ce délai clair crée une sécurité juridique. Un point important pour le développement de projets et les décisions d’investissement dans le domaine de l’immobilier durable.

    Un signal pour la Suisse
    L’initiative est dans l’air du temps. Le développement rapide de l’énergie solaire est essentiel pour la sécurité de l’approvisionnement, la protection du climat et la pérennité de la place économique suisse. En même temps, elle ouvre des opportunités pour le secteur immobilier. De nouveaux modèles commerciaux, une augmentation de la valeur grâce à des rénovations énergétiques et des développements de quartiers durables sont à portée de main.

    L’initiative est également un message clair à l’attention des responsables politiques et administratifs. La transition énergétique ne doit pas échouer à cause de processus dépassés. L’attractivité d’un site se développe là où l’innovation n’est pas entravée, mais accélérée.

  • Une production automatisée pour une utilisation durable de l’énergie

    Une production automatisée pour une utilisation durable de l’énergie

    La société Libattion AG, basée à Opfikon, a mis en service une nouvelle usine à Biberist pour le traitement des batteries usagées de voitures électriques. Les batteries y sont utilisées pour fabriquer des systèmes de stockage d’énergie stationnaires modulaires. Selon l ‘entreprise, il s’agit de la plus grande usine de ce type en Europe. L’unité de production a été installée sur le site également utilisé par l’entreprise de recyclage de batteries Librec.

    La nouvelle usine dispose d’un haut niveau d’automatisation. « Notre nouveau site de production nous permet de répondre de manière flexible aux exigences du marché tout en contribuant de manière significative à la préservation des ressources en Europe », a déclaré Stefan Bahamonde, PDG et cofondateur de Libattion, cité dans le communiqué. « L’automatisation de notre production nous permet d’être non seulement efficaces, mais aussi économiques et d’adapter précisément nos capacités à la demande »

    En 2022, Libattion a fabriqué des systèmes de stockage stationnaire d’une capacité totale de 7 mégawattheures, et l’année dernière, la capacité totale a déjà atteint 27 mégawattheures. D’ici 2026, l’entreprise prévoit d’augmenter sa capacité totale à 500 mégawattheures. Les systèmes de stockage de Libattion sont modulaires et peuvent avoir des capacités allant de 97 kilowattheures à 60 mégawattheures. La sécurité est primordiale, explique M. Bahamonde : « grâce à une production automatisée et à des contrôles de qualité stricts, nous pouvons garantir les normes de sécurité les plus élevées pour chaque système de stockage ».

  • La 104e édition d’immoTable sous le signe de l’énergie, de l’attractivité et de l’innovation

    La 104e édition d’immoTable sous le signe de l’énergie, de l’attractivité et de l’innovation

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    Des jalons pour des sites forts
    Samuel Mösle, co-directeur de la promotion économique cantonale de Zurich, a ouvert le débat en dressant un tableau complet de la situation. Il a esquissé les défis actuels dans le contexte mondial et a souligné le rôle du secteur de la construction pour le développement du site de Zurich. Des thèmes tels que la numérisation, l’intelligence artificielle et la garantie d’un logement abordable jouent un rôle central dans ce contexte. L’objectif est de continuer à profiler le canton de Zurich comme un espace économique innovant et compétitif.

    Björn Slawik et Frank Koster d’ewz ont présenté les perspectives d’un monde énergétique décentralisé et durable. L’accent a été mis sur le développement dynamique du marché solaire suisse et sur les nouvelles conditions réglementaires à partir de 2026. L’introduction de communautés électriques locales, par exemple à travers le concept ewz.solarquartier, permettra de renforcer l’autoconsommation d’électricité solaire au niveau du quartier. L’objectif est d’utiliser efficacement les excédents et de promouvoir la construction de centrales solaires en fonction du marché.

    Jan Frenzel de SMG a illustré comment les systèmes basés sur l’IA révolutionnent le monde de la gestion de la relation client. Outre la comparaison des systèmes CRM et ERP, il a mis en lumière le potentiel des solutions SaaS pour l’automatisation des processus commerciaux. Des outils intelligents permettront à l’avenir d’identifier les besoins des clients de manière encore plus précise – un facteur clé pour le positionnement sur le marché.

    Développement des sites et tendances futures
    Sous le titre « Comment les sites restent-ils attractifs ? », Beat Bachmann (canton de Zoug), Jakob Bächtold (House of Winterthur), Marc Lyon (Implenia Schweiz AG) et Albert Schweizer (ville de Schlieren) ont discuté de la viabilité des sites. Les thèmes abordés allaient de l’évolution démographique aux nouvelles formes d’habitat et de travail, en passant par la question de savoir comment l’innovation et la durabilité peuvent être concrètement intégrées dans le développement des sites. La discussion a montré que les sites performants d’aujourd’hui doivent offrir plus que de simples infrastructures. Ils ont besoin d’identité, de mise en réseau et de visions d’avenir.

    Perspectives pour le Real Estate Award 2025
    Mara Schlumpf a donné des informations sur le prochain Real Estate Award, qui aura lieu le 2 octobre 2025 au Trafo Baden. Des projets et des personnalités remarquables du secteur de l’immobilier et de la construction seront récompensés dans cinq catégories. L’événement promet non seulement un gala à caractère de réseautage, mais aussi une visibilité exclusive pour l’innovation et la qualité dans le secteur.

  • Une nouvelle installation solaire fournit de l’énergie solaire pour les activités sportives et de loisirs

    Une nouvelle installation solaire fournit de l’énergie solaire pour les activités sportives et de loisirs

    Selon un communiqué de presse, le producteur d’électricité aventron AG, dont le siège est à Münchenstein, a inauguré le 27 mars sa nouvelle installation solaire à Näfels. L’installation se trouve sur le toit de la salle d’escalade de bloc, qui fait partie du complexe de bâtiments de la Lintharena. Alors que l’association Kletteranlagen Linthgebiet (VKL) met à disposition le toit de la salle d’escalade de bloc pour l’installation solaire, l’installation elle-même est entièrement détenue par aventron.

    L’installation solaire dispose d’une surface de 660 mètres carrés et d’une puissance de 145 kilowatts. Elle permet de produire environ 124 mégawattheures d’électricité solaire par an, qui seront entièrement reversés à Lintharena AG et couvriront environ 10 % de ses besoins en électricité. Selon Samuel Leuzinger de VKL, l’installation solaire présente un double avantage pour l’association : « Nous percevons des revenus supplémentaires grâce à la location du toit d’aventron et faisons quelque chose pour la protection du climat et le tournant énergétique », a déclaré Leuzinger, cité dans le communiqué de presse.

    La construction de cette installation solaire et d’une autre à Mollis, ville voisine, a été soutenue par le comité d’organisation de la Fête fédérale de lutte suisse et des jeux alpestres (ESAF) 2025. Aventron est le partenaire énergétique de l’ESAF dans le pays de Glaris. Grâce à ce partenariat, le comité d’organisation de l’ESAF a mis aventron en contact avec des propriétaires de toitures appropriés comme VKL. « Nous réalisons cette installation photovoltaïque en coopération avec nos partenaires, la Lintharena, VKL et l’ESAF dans le Glarnerland », a déclaré le CEO d’aventron, Eric Wagner, à propos de la nouvelle installation, selon le communiqué de presse. « C’est une étape importante pour plus d’électricité solaire suisse et pour la mise en œuvre de la stratégie énergétique 2050 »

    Aventron produit son électricité exclusivement à partir de sources renouvelables. L’entreprise affiche désormais une puissance solaire d’environ 65 mégawatts dans tout le pays. L’objectif est d’augmenter cette puissance à 100 mégawatts d’ici 2027.

  • Valoriser efficacement les résidus agricoles

    Valoriser efficacement les résidus agricoles

    Renergon International AG veut poser de nouveaux jalons en matière de production décentralisée d’énergie. Pour ce faire, l’entreprise de Lengwil, spécialisée dans les technologies de production d’énergie propre, d’engrais organiques et de compost à partir de déchets organiques et de résidus, a mis au point une mini-installation de biogaz avec pile à combustible. Le RSD XS « a été spécialement conçu pour les exploitations agricoles en Suisse et offre une efficacité maximale sur une surface minimale », écrit Renergon dans un communiqué de lancement de produit.

    Le cœur de l’installation est un système à deux digesteurs. Il permet de fermenter entre 2800 et 3500 tonnes de fumier solide par an. Le biogaz ainsi produit est valorisé dans la pile à combustible avec un rendement pouvant atteindre 80%. En plus de l’électricité verte, de la chaleur est également générée pour l’exploitation.

    Chacun des deux digesteurs mesure 15 mètres de long, 5,5 mètres de large et 4,5 mètres de haut. Ils abritent un toit de stockage du gaz ainsi qu’une cave technique et une cave à percolat. Au total, l’installation nécessite une surface comprise entre 750 et 1000 mètres carrés.

  • De nouveaux contrats importants renforcent les projets d’infrastructure dans la région DACH

    De nouveaux contrats importants renforcent les projets d’infrastructure dans la région DACH

    Implenia AG va réaliser plusieurs contrats en Suisse, en Allemagne et en Autriche dans les domaines des centres de données, des infrastructures énergétiques et de transport ainsi que de la santé. Le volume total des projets s’élève à plus de 150 millions de francs, informe la société de construction et d’immobilier basée dans le quartier Glattpark d’Opfikon dans un communiqué correspondant. Ils correspondent en outre « à l’orientation stratégique du groupe sur des projets importants et exigeants ainsi qu’à sa spécialisation sectorielle dans des domaines à forte demande ».

    En Allemagne, Implenia est impliquée dans la construction de la nouvelle clinique Heidekreis à Bad Fallingbostel. Implenia Fassadenbau y fournira la façade. En Autriche, le groupe a obtenu, avec deux entreprises partenaires, le lot de construction principal de la centrale hydroélectrique d’Imst-Haiming. Il comprend entre autres une conduite d’eau motrice de 14 kilomètres de long, la caverne et le bassin submersible pour la centrale sur l’Inn.

    Les autres commandes concernent des projets en Suisse. Ainsi, Implenia réalisera pour le fournisseur de centres de données Green un autre centre de calcul à haute performance sur le campus Metro de Zurich Ouest à Lupfig. A Bâle, Implenia fait partie du consortium USB K2, qui a été chargé par l’hôpital universitaire de Bâle des travaux de construction pour le nouveau bâtiment de la clinique 2. Toujours en collaboration avec des entreprises partenaires, Implenia réalisera une nouvelle ligne de tramway dans le canton de Genève. Pour les CFF, le groupe rénove le tunnel de Hagenholz dans le canton de Zurich. L’Office fédéral des routes a confié à Implenia le réaménagement de la bifurcation de Versoix à Bellevue GE.

  • Un bâtiment d’entreprise devient une centrale électrique du futur

    Un bâtiment d’entreprise devient une centrale électrique du futur

    Energie 360° a transformé son siège social à Zurich en une centrale électrique verte, informent le fournisseur d’énergie actif dans toute la Suisse et la ville de Zurich dans un communiqué commun. Lors des travaux de rénovation et de remise en état qui viennent de s’achever, une grande façade photovoltaïque a été réalisée à cet effet. Ses 1600 modules au total devraient produire environ 325 mégawattheures d’électricité par an.

    « A l’avenir, Energie 360° produira environ la moitié des besoins annuels en énergie de son bâtiment », déclare Michael Baumer, directeur des services industriels de la ville de Zurich et président du conseil d’administration d’Energie 360°, cité dans le communiqué. L’électricité solaire produite doit notamment permettre d’alimenter sa propre flotte de voitures électriques. Pour obtenir l’autorisation d’exploiter l’installation, Energie 360 avait dû démontrer qu’un incendie des modules ne pouvait pas se propager sur plus de deux étages.

    D’ici 2040, Energie 360° veut passer exclusivement aux énergies renouvelables pour ses ventes directes. L’entreprise est en bonne voie pour atteindre l’objectif intermédiaire de 30% fixé pour fin 2025, informe Energie 360° dans un autre communiqué. Au cours de l’exercice clôturé le 30 septembre 2024, une part de 27 pour cent a été atteinte. Concrètement, 1238 des 4590 gigawattheures d’énergie vendus au total provenaient de sources renouvelables. « Nous ressentons un large soutien et une reconnaissance pour notre transformation – de la part des collaborateurs, des entreprises partenaires et des clients* », a déclaré le CEO d’Energie 360°, Jörg Wild, cité dans le communiqué.

  • Investir en profondeur permet de réduire les coûts et d’améliorer l’impact sur le climat

    Investir en profondeur permet de réduire les coûts et d’améliorer l’impact sur le climat

    Pistor tire un premier bilan positif du premier hiver avec son nouvel accumulateur géothermique : « Cela fonctionne si bien que nous n’avons pas eu besoin de brûler une seule goutte de mazout jusqu’à présent », déclare Michael Waser, responsable de l’infrastructure de Pistor, cité dans un communiqué de l’entreprise.

    Chaque année, Pistor économise ainsi plus de 100 000 litres de mazout à son siège de Rothenburg et évite le rejet de 330 tonnes de CO2. Cette quantité est par exemple libérée par plus de 200 vols directs de Zurich à Tokyo. Waser s’attend à ce que « le stockage souterrain nous permette d’économiser de l’argent à moyen terme ».

    Pistor a investi 1 million de francs dans les travaux de construction. Il a fallu effectuer 75 forages à une profondeur de 250 mètres. Il en résulte l’un des plus grands accumulateurs géothermiques de Suisse centrale, selon l’entreprise de commerce et de services pour le secteur de la boulangerie et de la confiserie ainsi que pour la gastronomie et les établissements de soins.

    Selon M. Waser, la coopérative Pistor réagit ainsi aux souhaits de la clientèle, qui exige de plus en plus des chaînes d’approvisionnement aussi respectueuses que possible de la société et de l’environnement : « Nous y répondons » Les douze camions électriques de la flotte et les rénovations avec des matériaux durables y contribuent également.

    En outre, Pistor transporte ses plus de 27 000 produits par train d’une centrale de distribution à l’autre. Grâce à ce transport ferroviaire, 785 tonnes de CO2 supplémentaires seraient économisées chaque année.

  • Carte numérique pour les solutions de stockage d’énergie renouvelable

    Carte numérique pour les solutions de stockage d’énergie renouvelable

    Le Swiss Power-to-X Collaborative Innovation Network(SPIN) souhaite rendre plus accessibles les informations sur les projets Power-to-X (PtX) en cours et à venir. C’est pourquoi le réseau collabore désormais avec la Coalition pour l’énergie verte et le stockage(CGES). La CGES a été créée en 2023 par les écoles polytechniques fédérales de Zurich(EPFZ) et de Lausanne(EPFL), en collaboration avec l’Institut Paul Scherrer(PSI) et le Laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche(Empa), afin de développer avec l’industrie des solutions évolutives pour un système énergétique indépendant et neutre en termes de climat.

    Depuis un an et demi, le SPIN tient à jour une liste exhaustive des projets PtX en Suisse. Elle montre où et par qui des travaux sont menés pour convertir les énergies renouvelables en vecteurs énergétiques stockables tels que l’hydrogène, les carburants synthétiques ou le méthane. Cette base de données doit fournir une vue d’ensemble et aider à mettre en réseau les acteurs de la recherche, de l’industrie, de la politique et de l’administration.

    Dans le cadre de la coopération convenue entre SPIN et le CGES, un tracker PtX interactif doit être développé. Pour ce faire, SPIN mettra les données à disposition et le CGES visualisera les projets sur une carte numérique. Tous deux en attendent, outre une visibilité accrue, une facilitation de la collaboration entre les différentes initiatives et parties prenantes. Elle devrait également aider les décideurs à adapter les cadres juridiques. Elle devrait permettre aux investisseurs d’identifier de nouvelles opportunités commerciales.

    Cette plate-forme permettra également de sensibiliser le public à l’importance du PtX, selon le SPIN. Les premiers résultats de la collaboration devraient être présentés à l’été 2025.