Catégorie : immoNews

  • L’école secondaire de Seuzach génère un courant intergénérationnel

    L’école secondaire de Seuzach génère un courant intergénérationnel

    L’EKZ encourage la construction de grandes installations solaires par le biais de son propre fonds d’entreprise. Dernièrement, l’installation d’un système solaire sur le toit de l’école secondaire de Seuzach a été soutenue à hauteur de 30 000 francs, informe EKZ dans un article sur LinkedIn. Les panneaux de l’installation ont été mis en place vers la fin septembre. Les élèves de l’école secondaire ont pu mettre la main à la pâte dans le cadre de l’Impact Day de myblueplanet.

    La participation des élèves fait partie intégrante de la méthode de travail du fonds EKZ : « Les projets menés avec les écoles permettent de sensibiliser la jeune génération à une production d’électricité respectueuse du climat », indique EKZ dans la description du fonds. L’électricité non consommée par les écoles est vendue par EKZ à ses propres clients en tant qu’électricité intergénérationnelle. Une partie des recettes est reversée au fonds d’EKZ pour financer la construction d’autres installations solaires.

  • Un prestataire de services de déménagement élargit son offre dans la région de Zurich

    Un prestataire de services de déménagement élargit son offre dans la région de Zurich

    Le prestataire de services de déménagement Optimal Umzug GmbH de Lachen, dans le canton de Schwyz, renforce son offre de services pour la région de Zurich. A l’avenir, l’entreprise prendra en charge toutes les étapes d’un déménagement pour les particuliers et les entreprises. La raison de ce recentrage sur l’agglomération zurichoise est la demande croissante de services de déménagement complets dans cette région, informe la société dans un communiqué de presse. Ces services vont du transport classique de meubles au démontage et au montage de meubles, en passant par le service d’emballage et de déballage, le déménagement et le nettoyage final avec garantie de réception, ainsi que l’élimination et le débarras dans les règles de l’art. Un monte-meubles et des transports spéciaux, par exemple pour les pianos, sont également disponibles sur demande.

    Le communiqué souligne en particulier l’offre d’un conseil personnalisé et d’une tarification équitable sans coûts cachés. Lorsque l’on confie à la Sàrl certains services ou la réalisation complète du déménagement, l’entreprise garantit une visite gratuite sur place afin d’évaluer le volume à déménager. Un devis sans engagement est ensuite établi sur cette base.

    La direction d’Optimal Umzug GmbH considère que la force de l’entreprise réside dans l’ensemble de ses services : « Beaucoup de nos clients apprécient le fait que nous leur fournissions un service complet. Notre objectif est de rendre les déménagements aussi agréables que possible. Dans une région dynamique comme Zurich, un partenaire fiable est particulièrement décisif »

    Avec son siège social à Lachen, l’entreprise reste toutefois ancrée dans la région et continue à proposer ses services dans les régions de Lachen, Glaris, Rapperswil et des environs.

  • Un site compact amène le conseil au centre-ville

    Un site compact amène le conseil au centre-ville

    IKEA a ouvert un nouveau Plan and Order Point à Berne, comme l’indique un communiqué. Le format Plan and Order Point sert principalement à la planification et à l’inspiration de nouveaux projets, notamment dans le domaine de la cuisine. Selon IKEA Suisse SA, dont le siège est à Spreitenbach, une commande sur deux est désormais liée à des services tels que la livraison, le montage ou la planification. Le format Plan and Order Point a été développé pour la mise en œuvre correspondante. Les sites compacts sont situés en centre-ville, comme c’est désormais le cas à Berne.

    « Je me réjouis qu’avec Berne, nous puissions proposer nos Plan and Order Points dans une nouvelle région », déclare Janie Bisset, CEO et CSO d’IKEA Suisse, citée dans le communiqué. « L’avantage est évident : des trajets courts et des conseils personnalisés rendent notre offre encore plus accessible à un plus grand nombre de personnes »

    IKEA Suisse a déjà ouvert des points Plan and Order à Zurich, Coire et Winterthour depuis 2022. A Berne, trois collaborateurs sont désormais à la disposition des clients. Ceux-ci peuvent également y commander directement des articles et se les faire livrer à domicile ou les retirer dans un magasin d’ameublement. « Avec ce nouveau site, nous rapprochons ce service des habitants de la capitale et ouvrons à encore plus de ménages la possibilité d’un habitat beau et abordable », explique Florence Stauffer, responsable du studio de planification.

  • Le projet pilote de Haute-Sorne démontre l’existence d’un réservoir géothermique exploitable

    Le projet pilote de Haute-Sorne démontre l’existence d’un réservoir géothermique exploitable

    Selon un communiqué, Geo-Energie Jura SA a terminé la phase d’exploration du projet pilote de Haute-Sorne. Elle a ainsi pu confirmer, dans le cadre d’un forage profond, que la roche pouvait être utilisée comme réservoir géothermique. Les limites sismiques sont respectées lors de l’augmentation de la perméabilité de la roche.

    Des experts indépendants mandatés par le canton du Jura vont maintenant examiner le dossier du point de vue de la sécurité. Le canton décidera ensuite de la poursuite du projet.

    Geo-Energie Suisse va maintenant évaluer d’autres projets en Suisse avec une puissance électrique comprise entre 10 et 30 mégawatts. Sur la base d’expériences à l’étranger, l’entreprise estime qu’il est possible d’obtenir un prix de revient de 15 centimes par kilowattheure pour la production d’électricité. Si la production d’électricité est combinée à celle de chaleur, la rentabilité pourrait encore être améliorée.

    Geo-Energie Jura SA, basée à Bassecourt, est une coentreprise créée en 2015 par Geo-Energie Suisse SA et les fournisseurs d’énergie de Bâle-Campagne(ebl), Berne(ewb) et Zurich(ewz). Le projet Haute-Sorne vise à explorer l’utilisation de la chaleur à 5 kilomètres de profondeur pour une centrale géothermique.

    Les fournisseurs d’énergie du Tessin(aet), de la Suisse romande(EOS) et de Bâle(iwb) ainsi que le Gasverbund Mittelland participent également à Geo-Energie Suisse SA, dont le siège est à Zurich.

  • Panneaux solaires à l’épreuve

    Panneaux solaires à l’épreuve

    L’augmentation des phénomènes météorologiques extrêmes, tels que les fortes pluies, les orages et la grêle, pose des défis importants aux installations photovoltaïques. Les chutes de grêle sur les installations en toiture et au sol causent chaque année des dommages importants et des pertes d’exploitation. Les normes de certification courantes pour les modules solaires ne répondent souvent pas aux exigences des fortes tempêtes de grêle, car elles sont limitées à quelques impacts uniformes.

    Tests pratiques avec le protocole HRC
    Le test HRC va au-delà des procédures de test existantes. Il bombarde les modules solaires avec des grêlons de tailles et de vitesses différentes jusqu’à la rupture. Il en résulte une courbe de charge qui correspond aux énergies d’impact réelles d’une tempête. Les fabricants et les exploitants savent à partir de quel point le verre est défaillant et quels modèles sont particulièrement résistants.

    Cherif Kedir du RETC souligne : « Notre test comble le manque de connaissances et fournit des données exploitables sur l’ensemble du spectre d’énergie et de taille des impacts de grêle réels. La taille rigoureuse de l’échantillon assure une caractérisation approfondie » C’est la première fois que la résistance à la grêle est évaluée quantitativement et peut être comparée.

    Conséquences pour le développement, l’exploitation et l’assurance
    Le protocole HRC offre aux fabricants la possibilité d’optimiser les modules solaires de manière ciblée contre la grêle. Les développeurs de projets disposent de nouvelles bases de décision pour l’analyse coûts/bénéfices des types de modules, des angles de montage et des systèmes de suivi. Le test soutient également la stratégie « Hail Stow », dans laquelle les modules sont placés hydrauliquement dans une position à faible risque en cas de tempête.

    Les assureurs peuvent désormais dimensionner les couvertures et les primes en fonction des résultats empiriques des tests plutôt que de se baser sur des estimations. Cela réduit l’incertitude et favorise l’acceptation des installations photovoltaïques dans les zones particulièrement exposées.

    Plus de sécurité grâce à l’innovation
    Le test HRC marque un progrès pour l’industrie solaire. Grâce à des tests pratiques et à des données transparentes, la sécurité et la valeur des installations solaires augmentent. Les fabricants et les exploitants gagnent en sécurité de planification et les assureurs disposent d’une base de calcul solide. Cela ouvre la voie à des systèmes photovoltaïques plus résilients, capables de faire face à l’évolution du climat.

  • Plus solide que l’acier, plus léger que le bois

    Plus solide que l’acier, plus léger que le bois

    L’idée repose sur une transformation ciblée de la microstructure du bois. Le point de départ reste les principaux composants naturels. La cellulose, qui assure la résistance à la traction en tant que structure de support fibreuse, et la lignine, qui maintient les fibres ensemble en tant qu’adhésif naturel. Au cours du processus de fabrication, une partie de la lignine est éliminée chimiquement, ce qui permet de comprimer la cellulose de manière dense. Il en résulte un matériau extrêmement compact, à fibres orientées, d’une densité élevée et d’un poids relativement faible.

    Les tests montrent que Superwood est environ douze fois plus solide que le bois non traité et peut même atteindre une résistance à la traction supérieure à celle de l’acier dans certaines combinaisons. Dans le même temps, le matériau reste biodégradable et est basé sur une ressource renouvelable. Un équilibre rare entre performance et durabilité.

    Applications dans la construction
    Pour le secteur de la construction, Superwood pourrait devenir un gamechanger. Sa combinaison de légèreté, de capacité de charge et d’origine écologique le rend intéressant pour les structures porteuses, les systèmes de façade ou les éléments modulaires légers. Le matériau se travaille comme le bois, mais il présente une meilleure résistance à l’humidité et à la déformation.

    Inventwood travaille sur des projets pilotes avec des partenaires constructeurs et architectes, par exemple pour des systèmes de murs préfabriqués ou des constructions hybrides bois-béton. Les chercheurs voient également un grand potentiel dans le domaine des infrastructures, par exemple pour les ponts, les toits ou les constructions transportables.

    Sur la voie de l’exploitation industrielle
    Le chemin entre le laboratoire et la production de masse a été long. L’entreprise Inventwood qui s’en est suivie en a fait un produit commercialisable. L’évolutivité du procédé, qui peut désormais être appliqué à de grands éléments en bois, a été déterminante.

    L’entreprise voit dans Superwood une alternative durable aux matériaux à fortes émissions tels que l’acier, l’aluminium ou le béton. Sa fabrication nécessite moins d’énergie et le CO₂ capturé reste stocké dans le matériau. Superwood pourrait ainsi contribuer à la décarbonisation du secteur de la construction.

    Le bois, un matériau de haute technologie
    L’industrialisation de Superwood permet de boucler la boucle entre le matériau de construction traditionnel et la science moderne des matériaux. Le bois ordinaire devient un matériau haute performance qui se redéfinit en termes de stabilité et de durabilité.

    S’il devient disponible à plus grande échelle, ce matériau pourrait transformer radicalement la construction en bois internationale, des gratte-ciel urbains aux infrastructures modulaires. L’avenir de la construction, semble-t-il, reste le bois – mais en plus intelligent.

  • Lucerne présente son plan directeur au public

    Lucerne présente son plan directeur au public

    Selon les prévisions, la population de Lucerne devrait augmenter d’environ 120 000 personnes d’ici le milieu du siècle et atteindre la barre des 560 000 habitants. Pour maîtriser cette croissance de manière ordonnée, la stratégie de développement territorial ancre des objectifs clairs dans le plan directeur. La priorité doit être donnée à des structures d’urbanisation compactes, efficaces et s’appuyant sur les transports publics.

    Le plan garantit une utilisation mesurée du sol et harmonise les intentions de développement du canton avec celles de la Confédération et des communes. Il doit servir de base à l’harmonisation spatiale de l’habitat, du travail et de la mobilité.

    Focalisation sur le développement interne et le logement abordable
    L’élément central de la révision est la création de logements sans mettre en péril les précieuses terres cultivables. Le plan directeur met l’accent sur la densification vers l’intérieur, par exemple en fixant des densités minimales et des taux de construction plus élevés dans les zones bien desservies par les transports, et permet des extensions ponctuelles des zones à bâtir là où elles sont utiles pour la construction de logements à prix modérés.

    Les « zones centrales » sont des instruments de planification permettant de développer de manière ciblée des sites centraux à forte densité. Les communes doivent à l’avenir pouvoir fixer leur offre de logements de manière contraignante. Des mesures complémentaires sont nécessaires dans d’autres domaines politiques, comme la politique foncière ou les programmes d’aide à la construction de logements d’utilité publique.

    Zones d’activités et développement économique
    En ce qui concerne les zones d’activités économiques, le plan directeur renforce la marge de manœuvre locale. Les communes ont la possibilité d’étendre leurs propres zones d’activités afin d’encourager les nouvelles implantations à vocation régionale et de renforcer le lien entre habitat et travail.

    Le canton joue un rôle de coordination avec le programme des pôles de développement. En outre, le plan directeur pose les bases d’une politique foncière active visant à préserver les surfaces d’intérêt cantonal. Comme les zones d’activités stratégiques ou les projets d’infrastructure, de manière plus ciblée.

    Intégration des objectifs supérieurs de durabilité
    La révision du plan directeur relie les thèmes pertinents pour le territoire aux stratégies supérieures. Les aspects relatifs à la protection du climat, à la production d’énergie et au développement de la mobilité issus de projets cantonaux tels que « Zukunft Mobilität Kanton Luzern » ou le rapport de planification sur le climat et l’énergie sont ancrés dans l’espace. La planification prend ainsi en compte les développements écologiques, économiques et sociaux de manière intégrée.

    Procédure et responsabilité politique
    Depuis la révision de la loi sur l’aménagement du territoire et les constructions en 2018, le Grand Conseil est davantage impliqué dans la planification directrice. Il définit les objectifs stratégiques dans la stratégie de développement territorial, tandis que le Conseil d’État est responsable de la coordination opérationnelle et de la définition spatiale concrète dans les cartes du plan directeur.

    La révision actuelle se base sur les retours de la participation 2023 ainsi que sur l’examen préliminaire de la Confédération 2024. Après la mise à l’enquête publique, toutes les contributions seront évaluées avant que la version corrigée ne soit transmise au Grand Conseil, probablement à l’été 2026, puis soumise au Conseil fédéral pour approbation.

  • « Le secteur de la construction est plus agile que beaucoup ne le pensent »

    « Le secteur de la construction est plus agile que beaucoup ne le pensent »

    « J’aime ce que nous faisons », dit Kull. « Si vous le faites de manière professionnelle, la construction reste économiquement intéressante » Elle souligne toutefois que les exigences légales, les oppositions et les longues procédures ralentissent considérablement les processus de construction. La pandémie a toutefois montré la capacité d’adaptation du secteur : « Nous n’avons pas dû fermer de chantiers. C’était de la résilience en action »

    Pour Kull, la force du secteur réside dans sa capacité à s’adapter à de nouvelles conditions. Elle évoque la grande sécurité juridique en Suisse, mais met en garde contre la « décélération » croissante due aux longues procédures et aux recours qui engagent des milliards. Et ce, aussi bien pour les entreprises que pour les investisseurs et les pouvoirs publics.

    La numérisation met en valeur les potentiels d’efficacité
    Kull considère que la crise de productivité souvent évoquée dans le secteur de la construction est dépassée. La numérisation et le Building Information Modeling ont révolutionné les processus de production et de communication. « Nous travaillons aujourd’hui avec des fenêtres de temps claires, des livraisons juste à temps et une coordination numérique entre tous les corps de métier », explique-t-elle.

    Les projets basés sur le principe du « BIM to Field » ont permis à l’entreprise de réaliser des gains d’efficacité de 10 à 15 pour cent. « Cela a un impact direct sur la qualité, les délais et les coûts. C’est une attente légitime de nos clients », ajoute Kull. Des projets particulièrement complexes comme le Circle à l’aéroport de Zurich auraient accéléré la transformation numérique de l’entreprise.

    Nouvelle collaboration dans la construction
    Kull a observé que les entreprises générales et totales sont devenues plus ouvertes aux modèles contractuels flexibles. Le développement suisse fait avancer de manière ciblée des modèles intégrés dans lesquels la planification et l’exécution sont plus étroitement imbriquées. « De nombreuses règles d’airain du contrat classique d’entreprise générale/d’entreprise totale ne sont plus sacro-saintes aujourd’hui », explique-t-elle.

    Selon elle, l’objectif est de créer une culture coopérative dans laquelle les entreprises partagent les risques et les opportunités. « Un fournisseur est mal conseillé s’il s’obstine à signer des contrats d’hier » Kull voit dans la diversité des modèles, de l’approche par alliance aux modèles de responsabilité globale, une réponse à la complexité croissante des projets.

    Changement de génération et nouvelle culture de travail
    Les structures internes évoluent également. Selon lui, l’utilisation d’outils numériques va de soi pour les jeunes générations. « Les solutions logicielles, l’IA et les outils de communication comme Teams ont massivement modifié notre façon de travailler. Les temps de déplacement sont réduits, les voies de décision sont devenues plus courtes » Cela augmente en même temps l’attractivité du secteur en tant qu’employeur.

    Pour Kull, l’agilité des entreprises GU/TU passe également par leur capacité à attirer et à retenir les talents. « Nos projets sont notre carte de visite », dit-elle, « les jeunes postulent chez nous parce qu’ils veulent participer à des projets de construction importants et visibles »

    Obstacles politiques et responsabilité
    Outre la capacité d’innovation technologique et organisationnelle, Kull appelle au réalisme politique. Selon elle, les procédures d’autorisation toujours plus longues et la multiplication des recours paralysent la construction de logements. « Nous avons des projets qui sont en préparation depuis plus d’une décennie. Cela mobilise d’énormes ressources et décourage les investisseurs »

    Elle qualifie la spirale réglementaire actuelle de « toxique ». Selon elle, la demande de logements plus nombreux et moins chers est justifiée, mais elle est en contradiction avec l’augmentation des obligations. « Il faut un changement de mentalité dans l’administration et la politique. Plus de coopération, moins de méfiance »

    Conclusion : l’ouverture comme principe de réussite
    Rebecca Kull précise que le secteur de la construction doit façonner lui-même son avenir, de manière numérique, coopérative et audacieuse. « Le BIM est un principe disruptif, un peu comme la CAO autrefois dans la planification. Celui qui s’ouvre en profite. Celui qui s’obstine reste à la traîne » Le secteur de la construction, dit-elle, est depuis longtemps le reflet de la société, plus agile, plus exigeant et plus interconnecté que jamais.

  • Une étape stratégique dans le secteur européen de la construction

    Une étape stratégique dans le secteur européen de la construction

    Cette intégration permet à Holcim d’élargir son portefeuille de produits en proposant des solutions de transformation circulaires et à haut rendement énergétique sur un marché européen de plus de 12 milliards d’euros. Cette démarche s’inscrit dans le cadre de l’initiative stratégique « NextGen Growth 2030 », qui se concentre sur des activités à forte marge au-delà des activités traditionnelles liées au ciment.

    En particulier, l’offre de produits minéraux légers et de béton cellulaire ainsi que les plateformes numériques comme blue.sprint et Building Companion doivent renforcer la vente de systèmes et l’interaction entre les matériaux de construction, les éléments préfabriqués et les outils de planification numériques. Il en résulte un modèle de création de valeur intégré qui mise sur l’efficacité, la durabilité et la sécurité de la planification.

    Perspectives financières de la transaction
    Le prix d’achat est de 1,85 milliard d’euros. Cela correspond à un multiple d’EBITDA pro forma pour 2026 d’environ 8,9 et 6,9 respectivement, après des synergies prévues de 60 millions d’euros la troisième année. Une contribution positive au bénéfice par action et au flux de trésorerie disponible est attendue dès la première année après la clôture. Le retour sur investissement devrait augmenter à partir de la troisième année.

    L’acquisition est soumise à l’approbation des autorités et devrait être finalisée au second semestre 2026. Holcim souligne que la transaction s’inscrit dans le cadre d’une stratégie de capital disciplinée qui allie croissance durable et stabilité financière.

    Importance pour la structure de l’industrie de la construction
    Cette opération place les systèmes de construction préfabriqués et les solutions modulaires davantage au cœur de la création de valeur industrielle. Holcim répond ainsi à la demande continue de construction efficace en termes de ressources et respectueuse du climat en Europe, tout en répondant aux exigences réglementaires croissantes en matière de technique du bâtiment et d’efficacité énergétique.

    La combinaison de l’expertise en matériaux de construction, de la production avancée et de l’ingénierie numérique repousse les limites des industries de matériaux classiques. Pour le secteur européen de la construction, cette acquisition pourrait donner une impulsion vers des processus de construction plus interconnectés et plus industriels.

  • L’avenir du logement

    L’avenir du logement

    La conférence centrale du 7 novembre à Berne dresse le bilan de cinq décennies de politique du logement et se concentre sur les défis des années à venir. Des experts de l’environnement, de l’énergie, de l’aménagement du territoire et de l’immobilier discuteront des instruments de contrôle qui seront nécessaires à l’avenir pour concilier les objectifs climatiques, la pénurie de logements et les changements sociaux.

    L’accent sera mis sur les questions de construction économe en ressources, de mixité sociale dans les quartiers et de gestion des surfaces foncières limitées. Un lancement public le 21 octobre sous le titre « Schöner wohnen – Wohnbauförderung » (Habiter mieux – Promotion du logement) aborde ces thèmes. Au Kornhausforum de Berne, des spécialistes de l’architecture, de la sociologie et du développement urbain discuteront des moyens de créer des quartiers d’habitation denses où il fait bon vivre et du rôle des coopératives et des communes.

    Les régions de montagne sous pression
    Le 10 novembre, à Interlaken, aura lieu le deuxième colloque organisé en coopération avec l’Office fédéral du développement territorial et le Secrétariat d’État à l’économie. Elle mettra en lumière la situation tendue en matière de logement dans les régions touristiques de montagne, où la demande croissante de résidences secondaires et le manque de résidences principales évincent de plus en plus la population et la main-d’œuvre locales.

    Des ateliers et des exemples pratiques montrent comment les municipalités peuvent développer de nouveaux instruments pour le logement abordable, des stratégies d’affectation spéciale aux fonds régionaux pour le logement. L’objectif est de renforcer les approches qui garantissent une utilisation à long terme tout en maintenant l’attractivité du site.

    Repenser le développement urbain
    Parallèlement, le programme-cadre présente des perspectives innovantes sur le logement et la structure urbaine. Le colloque « La ville des courtes distances », organisé par EspaceSuisse et l’Union des villes suisses, traite de l’interaction entre l’habitat, la mobilité et le travail.

    Des visites guidées de lotissements durables à Berne montreront des exemples réels de mise en œuvre en mettant l’accent sur la participation et l’habitat communautaire. La soirée cinéma avec le film White Building ramène les défis mondiaux tels que la gentrification et l’éviction aux questions locales de développement urbain. En complément, l’exposition itinérante « 10-Minuten-Nachbarschaften », qui se tiendra du 3 au 17 novembre sur la Waisenhausplatz, illustrera comment les distances urbaines peuvent être réduites au quotidien et comment la qualité de vie peut être renforcée.

    Agenda commun pour l’avenir
    Les Journées suisses du logement sont depuis longtemps plus qu’un simple congrès professionnel. Elles sont une plate-forme, un espace de discussion et un laboratoire pour l’élaboration de la politique du logement de demain. L’OFL profite de cet anniversaire pour resserrer les liens entre la politique, l’économie et la société. Avec pour objectif de repenser le logement comme une ressource sociale et écologique.

  • La Société des entrepreneurs reste confiante

    La Société des entrepreneurs reste confiante

    Le projet d’accord de la SSE mise sur des règles simples et applicables. Les points centraux comprennent une adaptation automatique des salaires minimaux au renchérissement, le maintien de l’annualisation du temps de travail et de nouvelles libertés dans l’organisation du temps de travail. Des comptes flottants et des comptes à long terme sont prévus, offrant aux collaborateurs une plus grande flexibilité pour la formation continue ou les obligations familiales. Les congés et les ponts doivent également être communiqués à l’avance.

    La protection en matière de droit du travail en cas de maladie et d’accident constitue une priorité importante. Sur la suggestion de la SSE, les syndicats étudient une adaptation au Code des obligations afin d’éviter les inconvénients des réglementations actuelles. Parallèlement, les délais de préavis des collaborateurs âgés doivent être aménagés de manière à ne pas rendre plus difficile leur réinsertion sur le marché du travail.

    Sur des points techniques, les deux parties s’efforcent de trouver des solutions pratiques. Par exemple, sur la prise en compte des temps de déplacement ou sur le travail du samedi en cas d’intempéries. L’association rappelle que les suppléments ne doivent être adaptés que dans des cas exceptionnels.

    Point de vue controversé des syndicats
    Alors que la SSE qualifie les négociations de « bonnes et constructives », le mécontentement grandit du côté des travailleurs. Selon Unia et Syna, des actions de protestation et des grèves menacent. Lors d’un vote national, environ 90% des ouvriers du bâtiment interrogés ont signalé qu’ils étaient prêts à entamer des arrêts de travail en l’absence d’accord. Les syndicats critiquent en particulier l’allongement des horaires de travail de jour, la baisse des primes et la détérioration de la situation des professionnels âgés.

    La SSE s’y oppose en soulignant que la durée annuelle du travail reste inchangée et que les salaires minimaux dans le secteur principal de la construction sont parmi les plus élevés d’Europe. Depuis 2019, les salaires auraient augmenté de 7,5 pour cent, et ce avec un renchérissement de 6,5 pour cent. Selon la fédération, la nouvelle convention ne doit pas augmenter les charges ni réduire les garanties, mais renforcer la compétitivité du secteur.

    Le dernier round se décide
    Le prochain et pour l’instant dernier round de négociations est prévu pour le 28 octobre. Des groupes de travail techniques se réunissent en parallèle pour préparer les questions de détail litigieuses. Les deux parties soulignent publiquement leur volonté de négocier, mais les divergences sont considérables.

    L’enjeu est de taille pour le secteur de la construction. La CN régit les conditions de travail de quelque 80 000 salariés et constitue la base de la stabilité et de l’équité dans l’un des secteurs les plus importants de Suisse.

  • Un nouveau mât de mesure du vent fournit des données pour un parc éolien en projet

    Un nouveau mât de mesure du vent fournit des données pour un parc éolien en projet

    Axpo aborde la prochaine phase de son projet d’énergie éolienne au Dreibündenstein. Un mât de mesure du vent de 125 mètres de haut sera érigé le 9 octobre sur ce sommet grison situé au sud de Coire, informe dans un communiqué le groupe énergétique basé à Baden. Il doit collecter pendant un an des données sur la vitesse et la direction du vent, les conditions météorologiques et l’activité des chauves-souris.

    Le système, développé par CKW, filiale d’Axpo, spécialement pour le projet dans les Grisons, ne nécessite pas d’alimentation électrique externe. Il est possible grâce à une batterie chargée par une installation photovoltaïque et deux aérogénérateurs installés sur le mât. Le système de collecte de données peut être surveillé à distance par Axpo et est installé dans un conteneur spécial qui peut même être chauffé si nécessaire. « Cette innovation technologique nous permet de réaliser des mesures de vent sur des sites qui étaient jusqu’à présent difficiles d’accès », explique Cédric Aubert, responsable vent pour la Suisse chez Axpo, cité dans le communiqué.

    L’entreprise prévoit d’installer au Dreibündenstein jusqu’à huit éoliennes d’une puissance totale d’environ 40 mégawatts. Elles devraient fournir plus de 65 gigawattheures d’électricité par an, dont environ 60 pour cent en production d’électricité hivernale. Parallèlement aux mesures de vent qui vont maintenant débuter, Axpo veut sonder les exigences logistiques du projet de parc éolien dans le cadre d’études de transport et de réseau.

  • Présentation d’un nouveau concept de stockage pour des réseaux électriques stables

    Présentation d’un nouveau concept de stockage pour des réseaux électriques stables

    L’entreprise zougoise de technologies vertes PLAN-B NET ZERO et sa filiale PLAN-B NET ZERO BESS GmbH ont présenté leur nouveau concept de stockage d’énergie lors du symposium D-A-CH sur l’hydrogène qui s’ est tenu cette année à la Höhere Technische Bundeslehr- und Versuchsanstalt de Wiener Neustadt. Selon un communiqué de l’entreprise, il combine le système de stockage d’énergie par batterie (Battery Energy Storage System, BESS), l’hydrogène vert et l’intelligence artificielle (IA) en un système énergétique intégré et flexible qui stabilise les réseaux électriques et augmente la sécurité d’approvisionnement.

    La planification de réseau de classe ne suffit plus en Allemagne, en Autriche et en Suisse, car l’injection volatile d’énergie éolienne et photovoltaïque, la lenteur de l’extension du réseau et l’augmentation des phénomènes météorologiques extrêmes pèsent sur la stabilité du réseau, a fait valoir Tjark Connor Hennings-Huep, expert en systèmes de batteries de PLAN-B NET ZERO lors du symposium : « Nous avons besoin de systèmes décentralisés intelligents capables de réagir de manière autonome aux fluctuations »

    Comme le souligne l’entreprise, elle ne considère pas les solutions combinées batterie-hydrogène comme une concurrence à d’autres systèmes, mais comme un élément complémentaire dans un système énergétique plus résilient de centres énergétiques régionaux. « Les deux technologies forment ensemble le pont vers un système énergétique robuste et entièrement renouvelable et, lorsqu’elles sont combinées, elles offrent des paramètres supplémentaires en termes de contrôle et de flexibilité », explique Hennings-Huep.

    Le stockage par batterie et l’hydrogène sont complétés par des algorithmes de prévision et de contrôle basés sur l’IA, qui équilibrent dynamiquement la production, le stockage et la consommation. « Notre objectif », explique le spécialiste, « est un système énergétique qui se stabilise de lui-même – numérique, décentralisé et décarbonisé »

  • Un nouveau terminal de voyage renforce le site de Frauenfeld

    Un nouveau terminal de voyage renforce le site de Frauenfeld

    Le groupe Twerenbold Reisen fait construire un nouveau terminal de voyage à Frauenfeld. Outre le terminal pour les voyages en bus avec Travel Lounge et café, le nouveau site doit également accueillir les collaborateurs de l’agence de voyages Mittelthurgau d’Excellence Cruises, informe l’entreprise familiale de Baden dans un communiqué. « Notre offre de voyages en bus, en musique et à vélo avec Twerenbold Voyages, de voyages en bateau avec Excellence Cruises ainsi que de vacances de randonnée avec Imbach Voyages sera ainsi encore plus accessible », y est cité Karim Twerenbold, président du conseil d’administration du groupe Twerenbold Voyages et propriétaire en quatrième génération. « Avec le terminal et l’immeuble de bureaux de Frauenfeld, un hub supplémentaire est créé à côté du siège de l’entreprise à Baden-Rütihof »

    Twerenbold Reisen a confié la conception du nouveau bâtiment à Strut Architekten AG. Ce cabinet d’architectes de Winterthour est spécialisé dans la construction durable. « Par conviction », Strut Architecture a donc limité autant que possible les constructions souterraines liées à une forte consommation de béton pour le nouveau terminal de voyage, est-il précisé dans le communiqué.

    Le nouveau bâtiment de Frauenfeld sera en outre climatisé par des pompes à chaleur à air. En outre, une installation photovoltaïque est prévue, qui pourra produire jusqu’à 120 mégawattheures d’électricité par an. La consommation d’eau de la station de lavage des bus sera en grande partie couverte par l’eau de pluie, qui sera collectée dans une citerne.

    La ville de Frauenfeld a déjà accordé le permis de construire aux plans du nouveau terminal de voyageurs. Les travaux de construction devraient commencer au premier semestre 2026 et s’achever en 2028. Le communiqué ne donne aucune indication sur le volume d’investissement.

  • Capital assuré pour la mise à l’échelle industrielle

    Capital assuré pour la mise à l’échelle industrielle

    FenX a clôturé avec succès un tour de financement de série A et a levé 8,2 millions de francs suisses. Le tour de table a été mené par les sociétés de capital-risque Supernova Invest de Paris et Move Energy d’Amsterdam. Ont également participé Çimsa, le cimentier turc et partenaire stratégique de FenX, la Banque cantonale de Zurich, les deux sociétés suisses de capital-risque 4see Ventures de Chêne-Bougeries GE et buildify.earth de Risch ZG, ainsi que plusieurs family offices de Suisse et de France.

    « Cet investissement est une étape importante sur notre chemin vers la décarbonisation de l’industrie de la construction », a déclaré le cofondateur et CEO de FenX, Etienne Jeoffroy, cité dans un communiqué de sa société. « Avec ce financement, nous sommes prêts à valider pleinement notre technologie »

    Selon les informations communiquées, la spin-off de l’École polytechnique fédérale de Zurich, créée en 2019, compte utiliser ce nouveau capital pour industrialiser sa technologie de mousse minérale, accélérer le lancement de partenariats stratégiques et lancer de nouvelles gammes de produits sur le marché. Pour ce faire, FenX suit un modèle à faible capital : les clients du secteur de l’isolation des bâtiments achètent une licence pour la technologie FenX et reçoivent en contrepartie des additifs de mousse FenX adaptés à leurs matières premières minérales. Pour la production, elle utilise des équipements de production développés en collaboration avec MASA WhiteHub, le partenaire allemand de FenX en matière d’ingénierie. La commercialisation du produit incombe au titulaire de la licence.

    Actuellement, Çimsa, le premier client de FenX, construit en Espagne une première ligne de production industrielle de panneaux isolants minéraux basés sur la technologie FenX. L’usine devrait démarrer ses activités fin 2025. « Le modèle économique à faible capitalisation donne à l’entreprise un avantage unique pour une mise à l’échelle rapide », a déclaré Marine Glon, directrice d’investissement chez Supernova Invest.

  • Financement assuré pour l’entrée sur le marché allemand

    Financement assuré pour l’entrée sur le marché allemand

    Viboo AG a conclu avec succès son deuxième tour de financement, informe la société fondée en 2022 à Dübendorf dans un communiqué. A cette occasion, un total de 3,3 millions d’euros a été collecté auprès d’investisseurs existants et nouveaux. La spin-off du Laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche a développé un outil pour l’utilisation optimale de l’énergie dans les bâtiments.

    Viboo entend utiliser les nouvelles communications pour son entrée prochaine sur le marché allemand. Pour cela, la jeune entreprise veut faire de son outil de gestion de l’énergie un outil complet de gestion des bâtiments. « Nous avons posé les bases en Suisse – avec plus de 40 clients satisfaits, dont certains sont déjà en cours de déploiement de portefeuille, et des économies d’énergie significatives dans le parc existant », a déclaré le cofondateur de viboo, Felix Bünning, cité dans le communiqué. « Maintenant, nous franchissons la prochaine grande étape avec l’entrée sur notre premier marché de l’UE, où la combinaison des prix de l’énergie et de la réglementation crée une forte attraction »

    Le tour de financement qui vient de se terminer a été mené par Realyze Ventures de Cologne. « Avec viboo, nous investissons dans une solution logicielle innovante qui favorise la décarbonisation du segment des bâtiments existants et s’adresse ainsi à un très grand marché », a déclaré Marnix Roes, directeur des investissements chez Realyze Ventures, cité dans le communiqué. La Banque cantonale de Zurich(ZKB) a également rejoint viboo en tant que nouvel investisseur. Celle-ci se réjouit de « soutenir viboo dans sa mise à l’échelle », explique Nicola Leuenberger, responsable des investissements à la ZKB.

  • Une acquisition qui renforce la position sur le marché du mortier

    Une acquisition qui renforce la position sur le marché du mortier

    Le groupe Sika a racheté la société Marlon Tørmørtel A/S(Marlon) de Brædstrup. L’entreprise familiale spécialisée dans la fabrication de mortiers dispose d’une usine hautement automatisée et de deux entrepôts, informe le groupe mondial de spécialités chimiques basé à Baar dans un communiqué. Le prix d’achat n’est pas précisé.

    La clientèle de Marlon se compose principalement d’entreprises de construction, de fabricants d’éléments en béton et de transformateurs spécialisés. Le fabricant de mortier approvisionne également les distributeurs de matériaux de construction. Sika prévoit d’utiliser cette acquisition pour renforcer sa présence sur le marché du mortier. Le groupe veut également augmenter la capacité de production de Brædstrup et y élargir sa gamme de produits.

    « Avec nos activités combinées et l’augmentation de nos capacités de production, nous disposons d’une excellente base pour accélérer encore notre croissance au Danemark et dans l’ensemble de la région scandinave », a déclaré Christoph Ganz, directeur régional EMEA de Sika, cité dans le communiqué. « Cette acquisition renforce notre présence dans l’important segment des mortiers et nous offre la possibilité de fournir des solutions complètes et plus ciblées aux clients nouveaux et existants »

  • Projet de fusion dans le secteur de l’énergie à Zurich

    Projet de fusion dans le secteur de l’énergie à Zurich

    Selon un communiqué commun, la ville de Zurich et EKZ ont décidé de s’efforcer d’obtenir le rachat d’Energie 360 Grad AG par EKZ. L’actionnaire principal d’Energie 360 Grad est la ville de Zurich, avec une part de 96%. Les 4 pour cent restants sont détenus par 22 communes politiques.

    Par une décision du 31 mai 2023, le conseil municipal de Zurich avait décrété que la centrale électrique de la ville de Zurich(ewz) devait être le seul fournisseur municipal pour les grands réseaux d’énergie sur le territoire de la ville. Les grands réseaux d’énergie d’Energie 360 Grad dans la ville devaient être transférés à ewz.

    Par la suite, Energie 360 Grad s’est davantage orientée vers des activités en dehors de la zone urbaine. En conséquence, la propriété de la ville a été examinée, tout comme les partenariats possibles pour Energie 360 Grad. Aujourd’hui, EKZ et la ville de Zurich se sont mis d’accord pour entamer des discussions exclusives sur une reprise d’Energie 360 Grad par EKZ.

    Comme l’indique le communiqué, l’infrastructure énergétique du canton de Zurich pourrait être exploitée en grande partie par une seule et même entreprise grâce à un rapprochement entre EKZ et Energie 360 Grad. EKZ fournit déjà aujourd’hui 100 pour cent d’électricité renouvelable. EKZ poursuivrait de manière conséquente la stratégie engagée par Energie 360 Grad en faveur des gaz renouvelables et de l’installation d’infrastructures de recharge pour les voitures électriques. « Cela permettrait de faire un pas décisif vers la décarbonisation et la réalisation des objectifs climatiques », affirment les deux partenaires de négociation.

    Le conseil municipal et le conseil d’administration d’EKZ doivent maintenant décider de l’aboutissement de la vente d’Energie 360 Grad à EKZ. Selon les informations fournies, l’objectif est de conclure une éventuelle transaction d’ici fin 2026.

  • La production utilise de l’aluminium quasiment exempt de CO2

    La production utilise de l’aluminium quasiment exempt de CO2

    Selon un communiqué, le fabricant de protection solaire Griesser Holding AG a utilisé 95 pour cent d’aluminium vert durable pour la production de ses gammes de volets à Nenzing en septembre. En utilisant l’aluminium vert sur son site autrichien, Griesser Holding AG économise jusqu’à 30 pour cent de CO2 par kilogramme d’aluminium et atteint un nouveau record d’émissions de CO2 de 3,3 kilogrammes par kilogramme d’aluminium produit. L’aluminium durable est composé à 65 pour cent de déchets pré-consommation et post-consommation et à 35 pour cent d’aluminium primaire, explique l’entreprise. La part d’aluminium primaire est produite en Europe à l’aide d’énergies renouvelables, ce qui entraîne des émissions de CO2 jusqu’à cinq fois inférieures à celles de la production traditionnelle.

    Le passage à l’aluminium vert a déjà commencé à Nenzing en novembre 2024. « C’est dans notre gamme de volets que nous utilisons les plus grandes quantités d’aluminium. Avec le changement de matériau à Nenzing, il nous a donc été possible d’obtenir rapidement un grand effet », déclare Urs Neuhauser, CEO du groupe Griesser, cité dans le communiqué.

    La qualité et la durabilité restent garanties chez Griesser Holding AG, indique l’entreprise. Les délais de garantie actuels s’appliquent à tous les produits Green Aluminium. Comme pour le reste de la gamme Griesser, les variantes de modèles plus verts sont également certifiées EPD (Environmental Product Declaration/déclaration environnementale de produit).

    Griesser Holding AG est spécialisée dans la fabrication de solutions de protection solaire pour fenêtres et terrasses et est, selon ses propres indications, le leader européen en matière de protection solaire esthétique et de haute qualité.

  • Changement prévu à la tête de l’entreprise énergétique

    Changement prévu à la tête de l’entreprise énergétique

    Le conseil d’administration du producteur d’énergie Axpo a proposé Roland Leuenberger comme nouveau président du conseil d’administration. Il devrait succéder à Thomas Sieber, actuellement en poste, qui a annoncé son départ en décembre 2024. M. Leuenberger est actuellement CEO de Repower AG. Selon le communiqué de presse, il quittera ses fonctions actuelles avant d’assumer son nouveau mandat chez Axpo le 1er juin 2026.

    Roland Leuenberger occupe le poste de CEO de Repower AG depuis 2019. Auparavant, il a occupé des fonctions de direction et d’entrepreneur dans de grandes organisations internationales, à l’interface entre l’énergie et la finance. Selon Axpo, il apporte « un leadership avéré, des compétences professionnelles, une vision stratégique et un sens politique aigu », ce qui le rend parfaitement apte à diriger le conseil d’administration.

    Thomas Sieber est déjà président du conseil d’administration d’Axpo Holding AG depuis 2016 et a dirigé l’entreprise à travers des périodes de défis, selon le communiqué. Après dix ans de direction, il cédera désormais sa place à M. Leuenberger en juin 2026.

  • La formation continue dans l’immobilier gagne en dynamisme

    La formation continue dans l’immobilier gagne en dynamisme

    Au total, 35 nouveaux étudiants ont fêté le début de leurs cursus CAS Smart Real Estate AI, Data & Values HWZ et CAS General Real Estate Management HWZ lors d’un apéritif à la HWZ, comme l’indique un communiqué. Dix diplômés du CAS Smart Real Estate Business HWZ ont également reçu leur certificat à la même occasion.

    Avec le CAS Smart Real Estate AI, Data & Values HWZ, la HWZ s’adresse aux responsables du secteur immobilier, mais aussi aux propriétaires immobiliers et aux spécialistes de la finance. Il leur permet d’acquérir des connaissances utiles sur les données et les chiffres dans le domaine de l’immobilier.

    Le CAS General Real Estate Management HWZ s’adresse aux candidats à un Master of Advanced Studies (MAS) qui souhaitent approfondir leurs connaissances. Les deux cours font partie du MAS Real Estate Management, mais peuvent également être suivis en tant que CAS autonome.

  • La fusion renforce le contrôle des matériaux de construction et la métrologie

    La fusion renforce le contrôle des matériaux de construction et la métrologie

    TransGeo AG effectuera désormais ses contrôles de matériaux de construction sous l’égide de TIC Holding Schweiz AG. L’entreprise de Muri près de Berne a été reprise par le groupe d’entreprises de Baar avec effet rétroactif au 1er janvier, informe TIC Holding Schweiz AG dans un communiqué. Le groupe basé à Baar est géré par Winterberg Advisory GmbH.

    « Avec TransGeo, nous avons trouvé un complément parfait pour TIC Holding Schweiz AG dans le domaine du contrôle des matériaux de construction », a déclaré Fabian Kröher, cité dans le communiqué. Le président du conseil d’administration de TIC Holding Schweiz et partenaire chez Winterberg prendra également la présidence du conseil d’administration de TransGeo dans le cadre de la transaction. La nouvelle acquisition a « une excellente réputation et est appréciée non seulement pour ses examens accrédités, mais aussi pour ses conseils compétents en matière de problèmes géologiques et dispose de relations très solides avec ses clients », a déclaré Kröher.

    Winterberg veut continuer à développer ses activités de tests et d’étalonnage accrédités pour la construction et l’infrastructure, ainsi que les techniques de mesure et les essais de matériaux. Pour ce faire, l’entreprise mène déjà des négociations d’acquisition avec d’autres entreprises, indique le communiqué. La société TransGeo AG nouvellement acquise devrait également poursuivre ses activités sous l’égide de TIC Holding Schweiz AG en tant que société indépendante. Ce changement n’entraîne aucun changement pour les clients et les entreprises partenaires.

  • Le Forum Construction numérique Suisse se penche sur les Smart Cities

    Le Forum Construction numérique Suisse se penche sur les Smart Cities

    Le prochain Forum Bauen digital Schweiz / buildingSMART Switzerland de la plateforme du même nom et basée à Zurich aura lieu le 21 octobre entre 13h30 et 17h à Schlieren. L’hôte est la société immobilière Halter, comme il ressort d’une annonce.

    La plateforme digital Schweiz / buildingSMART Switzerland s’engage pour la transformation numérique du secteur suisse de la construction et de l’immobilier et organise dans ce cadre son forum deux fois par an. Lors de l’événement du 21 octobre, le thème des smart cities et du développement urbain durable sera mis en avant. Les keynotes seront tenues par Sarah Schalles, directrice de l’initiative Seed Next Generation Living, et Ole Bühlmann de Halter AG. D’autres conférences complèteront l’événement, qui se terminera par un apéritif.

    L’inscription au forum peut se faire en ligne.

  • Orienté vers l’avenir et plus agile

    Orienté vers l’avenir et plus agile

    Le conseil d’administration a décidé de réduire la direction de six à cinq membres. Cette mesure vise non seulement à accroître l’agilité, mais aussi à optimiser les interfaces opérationnelles afin de promouvoir de manière plus cohérente le maintien et l’augmentation de la valeur du portefeuille immobilier. La direction comprendra désormais les domaines de l’immobilier, du développement, des acquisitions, des finances et du Corporate Center.

    Une direction avec des responsabilités claires et un savoir-faire étendu
    Nadia Mastacchi prend en charge le secteur immobilier, qui comprend désormais la gestion de portefeuille et de transactions, ainsi que l’exploitation. Cela permet de créer une interface unique qui renforce le portefeuille dans son ensemble.

    Marco Tondel reste directeur du développement et est également responsable de la réalisation. Le regroupement de ces tâches augmente l’efficacité des coûts et renforce la chaîne de création de valeur.

    Vinzenz Manser, avec plus de 20 ans d’expérience chez Mobimo, dirige désormais le secteur Acquisition. Ce regroupement augmente l’impact sur le marché et favorise l’agilité nécessaire dans un contexte de concurrence intense.

    Christoph Egli quitte la direction suite à la dissolution du secteur autonome de gestion. Son engagement de longue date et son rôle marquant dans le secteur de la gestion sont très appréciés par le conseil d’administration.

    Une organisation de la direction tournée vers l’avenir
    Cette réorganisation vise à regrouper davantage l’ensemble de la chaîne de création de valeur et à la positionner plus efficacement sur le marché. Cette mesure souligne la stratégie visant à continuer à réagir avec succès et agilité aux défis d’un marché immobilier en pleine mutation.

  • Une étude révèle un énorme potentiel de densification

    Une étude révèle un énorme potentiel de densification

    Au total, il existe un potentiel de développement raisonnable sur 30% des zones urbaines existantes, qui pourrait accueillir 2 millions de nouveaux habitants et 1,1 million d’emplois si le taux de réalisation était de 70%.

    L’étude, réalisée par Sotomo pour le compte d’Urbanistica, suggère que le développement interne durable ne peut réussir que si la densité et la qualité de l’habitat sont associées. Une simple densification dans des endroits bien desservis par les transports et les infrastructures ne suffit pas. Il faut plutôt améliorer les services de proximité, augmenter les espaces verts, créer des zones de repos adaptées et différencier les usages pour garantir la qualité de vie et l’acceptation sociale.

    Les agglomérations, points névralgiques et zones d’opportunités
    Bien que des villes comme Berne ou Zurich présentent le plus grand potentiel par surface, le plus grand potentiel absolu se trouve dans les agglomérations. Jusqu’à 870 000 personnes pourraient y trouver un nouveau logement rien que par le développement interne. Des communes comme Schwerzenbach, Opfikon et Vernier arrivent en tête du classement en termes de possibilités de développement.

    Défis en matière de qualité de l’habitat
    Parallèlement, l’étude révèle d’importants déficits de qualité, surtout dans les agglomérations et les villes. Les problèmes sont par exemple un mix d’utilisation déséquilibré, le bruit et une végétalisation insuffisante dans les zones urbaines, ainsi qu’un manque de services de proximité et d’accès à des espaces de loisirs dans les zones périphériques. Les zones commerciales monofonctionnelles et certaines parties de la Suisse romande présentent notamment des déficits architecturaux et sociaux.

    Application pratique et nouveaux domaines d’activité
    Pour les investisseurs et les planificateurs, l’étude offre une « carte au trésor » précise permettant d’identifier des terrains et des zones clairement exploitables jusqu’au niveau de la zone. Cela facilite les décisions stratégiques et minimise les risques d’investissement. De plus, les données disponibles soutiennent l’argumentation face aux autorités et à la population, ce qui peut accélérer le processus des procédures de planification et d’autorisation.

    Pour les secteurs de la construction et de l’immobilier, la revalorisation des sites existants offre de grandes opportunités. La transformation de zones commerciales monofonctionnelles en quartiers vivants et mixtes est considérée comme un modèle de réussite et une réponse importante à la pénurie de logements et à la hausse des coûts de construction.

    Le développement interne, clé d’une croissance durable
    L’étude met l’accent sur le fait que le développement interne n’est pas seulement une question de surface, mais aussi et surtout une question de qualité. En se concentrant sur les zones déjà aménagées, il est possible de réduire les coûts d’infrastructure et de limiter l’étalement urbain. Le défi reste de créer une acceptation sociale de la densification et de supprimer les obstacles structurels. C’est une condition préalable à un développement urbain viable et vivable en Suisse.

    Cette étude fournit donc une base prometteuse, basée sur des données, pour le développement urbain et régional futur, en accord avec la loi suisse sur l’aménagement du territoire.

  • « Mar-a-Lago de Zoug »

    « Mar-a-Lago de Zoug »

    Avec ses 5500 mètres carrés, la propriété est le plus grand terrain privé au bord du lac et constitue une pièce unique à Zoug. La villa de luxe, dont le prix demandé est d’environ 50 millions de francs, est sur le marché depuis fin juin. En raison de sa splendeur et de sa situation, elle est déjà surnommée « Mar-a-Lago » de Zoug, en référence à la célèbre propriété de Donald Trump en Floride. Selon l’agent immobilier Robert Ferfecki, l’acheteur de cette villa est considéré comme le « roi de Zoug ».

    Ville avec un intérêt stratégique
    La date limite pour les offres est maintenant dépassée et officiellement, la ville de Zoug fait partie des concurrents. Le conseiller municipal et directeur des finances Urs Raschle a confirmé que la famille propriétaire avait cherché à contacter la ville dès le printemps. La promesse d’une offre d’ici fin septembre a été tenue, mais les détails sur le montant restent secrets.

    L’accès personnel comme atout
    Au-delà de la seule offre, Urs Raschle va un peu plus loin. Il a écrit une lettre personnelle à la famille propriétaire. Bien que le contact passe en principe par les agents immobiliers, cette lettre vise à souligner l’importance du projet d’achat. Raschle souligne que même le parlement zougois a demandé au conseil municipal d’examiner l’achat. Un message fort qui doit donner de la crédibilité et du pouvoir de négociation.

    Perspectives d’avenir pour Zoug
    Une acquisition de propriété de cette ampleur pourrait donner un nouvel élan à l’espace public. Il est prévu d’agrandir la station balnéaire et le théâtre Casino. Des projets qui apporteraient une plus-value sociale et culturelle à la ville. La décision d’achat sera déterminante pour le développement futur du lac de Zoug et offre à Zoug la possibilité de s’affirmer comme un lieu moderne et innovant.

  • Préserver les ressources et prolonger le cycle de vie des bâtiments

    Préserver les ressources et prolonger le cycle de vie des bâtiments

    Les professeures de l’ETH Catherine De Wolf et Maria Conen militent pour un changement radical dans le secteur de la construction. Au lieu de sacrifier les vieux bâtiments inefficaces sur le plan énergétique, elles plaident pour leur conservation, leur rénovation et leur extension. Outre les aspects écologiques, ils mettent l’accent sur les facteurs sociaux et culturels. Les bâtiments abritent des identités et des histoires dont la préservation est essentielle à la vie urbaine. La durabilité devient ainsi un lien entre l’environnement, la société et l’architecture.

    Réutilisation des matériaux de construction
    Un bon exemple est la réutilisation des éléments en verre des escaliers roulants extérieurs du Centre Pompidou à Paris comme cloisons de bureau. Le démontage, le tri et la réintégration, qui demandent beaucoup d’efforts, sont coûteux mais offrent d’énormes avantages environnementaux grâce à des économies significatives de CO₂ et à la réduction des déchets.

    Les matériaux de construction comme le bois et le béton recèlent un grand potentiel de réutilisation jusqu’ici inexploité. Alors que le bois est souvent purement et simplement brûlé, des panneaux de béton pourraient être découpés et servir d’éléments de mur. Les poutres en acier sont certes recyclées, mais elles sont généralement fondues, ce qui consomme beaucoup d’énergie, au lieu d’être réutilisées de manière indéformable. Les défis sont la faisabilité technique, les coûts et la complexité de la planification.

    Numérisation et passeports matériaux pour l’optimisation
    Des instruments numériques tels que les passeports matériaux faciliteront à l’avenir l’aperçu de l’origine, de la composition et de la durée d’utilisation des composants. Ainsi, la réutilisation et le démantèlement seront plus efficaces et plus transparents. L’harmonisation de telles normes fait l’objet de recherches afin de créer des solutions contraignantes dans le secteur.

    Barrières juridiques et normatives
    Un autre obstacle est constitué par les normes qui prévalent aujourd’hui et qui sont principalement conçues pour les bâtiments neufs et ne prennent pas suffisamment en compte les rénovations et le contexte des bâtiments existants. Cela rend les rénovations et les travaux sur l’existant plus difficiles d’un point de vue énergétique. La législation et la réglementation doivent être assouplies à l’avenir afin d’encourager la construction circulaire.

    L’économie circulaire, précurseur de la réduction du CO₂
    Le secteur de la construction est responsable d’environ 50 % de l’épuisement des ressources et de quantités considérables d’émissions de CO₂. L’économie circulaire les atténue considérablement en réduisant les coûts des matériaux, les déchets et la consommation d’énergie grâce à la réutilisation et à la construction modulaire. La déconstruction par des assemblages vissés ou emboîtés plutôt que collés est à cet égard une clé.

    Défis et perspectives d’avenir
    Le principal défi réside dans le coût du démontage et de la réutilisation, ainsi que dans la recherche d’acheteurs pour les matériaux réutilisés. L’absence de structures de marché complètes rend difficile une mise en œuvre à grande échelle. C’est là qu’interviennent des initiatives telles que les places de marché numériques et l’intégration de compétences d’ingénierie spécialisées.

    La construction modulaire et les concepts d’utilisation flexibles, tels que l’utilisation comme musée de bâtiments moins bien isolés, montrent des perspectives d’avenir viables. C’est surtout la jeune génération d’étudiants et de chercheurs des EPF et d’autres instituts qui pousse à l’innovation, ce qui laisse espérer une industrie de la construction plus durable.

  • La grande épreuve de force du logement

    La grande épreuve de force du logement

    L’initiative pour la protection du logement vise à empêcher que les loyers n’augmentent de manière disproportionnée après des transformations ou des démolitions. Les investisseurs doivent faire approuver les futurs loyers avec le permis de construire, et les rendements doivent être plafonnés. Une majorité de la Chambre des cantons (notamment l’UDC, le PLR et les Verts) s’oppose à cette proposition, qu’elle considère comme une atteinte trop importante au droit de propriété et met en garde contre les obstacles à l’investissement. La majorité de la commission propose à la place un contre-projet visant à protéger en particulier les locataires contre les congés abusifs. Avec des délais d’information et de soutien de 12 mois en cas de restructuration. Les critiques y voient un placebo qui protège peu les locataires et laisse intacts les intérêts de rendement.

    Initiative d’aide au démarrage de la HEV
    Cette initiative vise à faciliter l’accès à la propriété. L’association des propriétaires fonciers demande que le canton cautionne jusqu’à 15% du prix d’achat pour les propriétaires occupants, en abaissant le capital propre de 20 à 5%. Le gouvernement soutient cette proposition, car elle pourrait faciliter l’acquisition pour les familles à revenus moyens. Les partis de gauche mettent toutefois en garde contre une augmentation de la demande et des prix du foncier, sans que l’offre de logements n’augmente durablement. La décision risque d’être serrée au parlement cantonal.

    Initiative pour l’accession à la propriété de la HEV
    Cette initiative demande que les projets de construction de logements soutenus par l’État prévoient au moins autant de logements en propriété à usage personnel que de logements locatifs bon marché. Elle n’a pas encore obtenu de majorité, car les critiques considèrent que l’encouragement unilatéral des logements locatifs n’est pas conforme à la Constitution. Une contre-proposition visant à résoudre les problèmes liés au calcul de la valeur locative a également peu de chances d’aboutir.

    Initiative des Verts pour le logement
    Les Verts demandent la création d’un organisme public de construction de logements doté d’un capital de départ d’au moins 500 millions de francs, afin de créer des logements d’utilité publique bon marché et d’encourager les promoteurs immobiliers d’utilité publique. La majorité du Grand Conseil s’y oppose et propose à la place des conditions-cadres pour accélérer la construction de logements. En cas de rejet, les initiateurs veulent forcer un référendum.

    Perspectives et tensions politiques
    Le débat au Grand Conseil ouvre un automne politiquement chaud. L’initiative du PS sur le droit de préemption, qui souhaite donner aux communes davantage de possibilités d’intervention lors de l’achat de terrains afin de limiter la spéculation, sera un autre point de discorde. Son contre-projet a surtout des opposants économiques et juridiques.

    Les positions des acteurs montrent le dilemme entre la protection du logement, la promotion de la propriété et le souci d’inciter à l’investissement. L’issue de ces votations aura une influence déterminante sur la future politique du logement dans le canton de Zurich et devrait également avoir un effet de signal pour d’autres cantons suisses.

  • Cinq tendances en matière de mobilité font bouger le secteur immobilier

    Cinq tendances en matière de mobilité font bouger le secteur immobilier

    Le stationnement a longtemps été un sujet marginal. Aujourd’hui, il est considéré comme la clé de l’optimisation de la valeur des biens immobiliers. En effet, les espaces extérieurs, autrefois simples infrastructures, deviennent des facteurs de revenus stratégiques grâce à la technologie numérique. « Le parking n’est plus un mal nécessaire, mais un élément de la chaîne de création de valeur », explique Jakob Bodenmüller, CEO de Wemolo. Son entreprise gère plus de 3 500 sites à travers l’Europe, avec 2,5 millions de stationnements par jour, et voit un secteur se réinventer.

    1.La technologie free-flow, l’adieu à la barrière
    Les caméras remplacent les barrières avec reconnaissance des plaques d’immatriculation et permettent de gérer les parkings sans barrières physiques, sans perte de tickets et sans entretien. Les véhicules des utilisateurs sont identifiés numériquement et les utilisateurs autorisés se garent automatiquement. Cela permet de réduire les coûts d’exploitation jusqu’à 60 % tout en améliorant l’expérience client.

    Les quartiers à usage mixte sont les premiers bénéficiaires. Les commerçants, les prestataires de services et les résidents peuvent contrôler les espaces en fonction de leurs besoins, par exemple pour une durée limitée ou sur la base de quotas. Le stationnement de tiers est automatiquement détecté et sanctionné. Selon Wemolo, leur part diminue jusqu’à 85% au cours des premiers mois.

    2.Shared Parking – de nouvelles sources de revenus grâce à la coopération
    Ce qui est un supermarché le jour peut devenir un quartier résidentiel la nuit. Le parking partagé utilise des créneaux horaires libres sur des surfaces privées et les ouvre de manière contrôlée à des tiers. Les supermarchés, les immeubles de bureaux ou les centres commerciaux spécialisés réalisent ainsi des recettes supplémentaires pouvant atteindre 80 euros par place de stationnement et par mois sans investissement dans la construction.

    Pour les villes, ce modèle est une bouffée d’oxygène. Près d’un tiers du trafic en centre-ville est dû à la recherche d’une place de parking. Si le stationnement privé peut être contrôlé numériquement, le trafic peut diminuer et l’efficacité de l’espace peut augmenter. « Nous orchestrons au lieu d’ouvrir et le contrôle reste toujours à l’opérateur », souligne Dominic Winkler

    3.L’e-mobilité comme modèle commercial
    Les points de charge ne sont pas seulement une obligation réglementaire, mais un moteur de chiffre d’affaires. Ceux qui se chargent restent plus longtemps, un avantage mesurable pour le commerce. Des études montrent que chaque minute de charge supplémentaire prolonge la durée de séjour et augmente le chiffre d’affaires de plus d’un pour cent.

    En associant l’e-mobilité et le stationnement intelligent, l’infrastructure de recharge peut être gérée de manière dynamique, tarifée ou proposée comme service premium. L’intégration dans le système de gestion du stationnement réduit considérablement les efforts et renforce en même temps la performance ESG d’un bien immobilier.

    4.Parking Intelligence utilise les données comme outil de gestion
    Les données de stationnement deviennent une intelligence d’entreprise. Les indicateurs collectés automatiquement fournissent des informations sur le taux d’occupation, le temps passé dans le parking, la fréquentation des clients et les tendances saisonnières. Les gestionnaires d’installations et d’actifs peuvent s’en servir pour adapter les modèles de location, optimiser la planification du personnel ou développer des stratégies de commercialisation ciblées.

    Parking Intelligence crée pour la première fois une base de données pour les décisions d’implantation. L’espace de stationnement devient ainsi le miroir de la performance réelle des actifs, ce qui permet de le mesurer, de le comparer et de le gérer.

    5.Surveillance de l’espace par l’IA, du parking au capteur de portefeuille
    La prochaine étape de la numérisation se situe au-dessus de l’asphalte. des caméras à 360 degrés et des analyses IA surveillent les espaces extérieurs en temps réel, détectent les déchets, le vandalisme ou la neige et signalent automatiquement les tickets de service aux facility managers.

    Cela réduit considérablement les efforts de contrôle, les contrats de maintenance sont évalués objectivement et les normes peuvent être gérées de manière centralisée. C’est un avantage pour les portefeuilles de centaines de sites. Les premiers opérateurs testent déjà comment les données de surveillance peuvent être utilisées pour optimiser les sites.

    Le parking comme nouvel actif
    L’avenir de l’immobilier ne se trouve plus seulement dans les bâtiments, mais aussi en amont. L’Expo Real 2025 a montré que celui qui pense le parking de manière numérique change le modèle économique d’un bien immobilier.

    « Le défi n’est pas de connaître les tendances, mais de les mettre en œuvre », explique Bodenmüller. La gestion des parkings devient l’interface entre la mobilité, l’ESG et la création de valeur. Un marché dynamique où l’immobilisme appartient définitivement au passé.

  • Un projet logistique ultramoderne renforce le site économique de Lucerne

    Un projet logistique ultramoderne renforce le site économique de Lucerne

    Selon un communiqué, la société Imbach Logistik AG de Schachen, filiale de Galliker Transport AG d’Altishofen LU, a mis en service un nouveau site logistique à Lucerne-Littau. Le centre, qui a été construit pour répondre aux exigences modernes de l’industrie 4.0, est, selon les indications de l’entreprise, « un signe fort pour le site économique de Lucerne » avec son entrepôt à rayonnages en hauteur entièrement automatisé et un entrepôt pour petites pièces très flexible. Après la réalisation en deux étapes, Imbach Logistik crée au total 60 nouveaux emplois avec le nouveau centre.

    La particularité du nouveau centre réside dans la disposition spatiale des entrepôts : contrairement à l’emplacement horizontal habituel dans la branche, l’entrepôt pour petites pièces est réalisé verticalement au-dessus de l’entrepôt à rayonnages en hauteur afin de maximiser l’utilisation de l’espace. L’automatisation de l’entrepôt est rendue possible par l’utilisation des technologies de navette les plus modernes et d’un système intégré de gestion d’entrepôt et de flux de marchandises, développé par les partenaires SSI Schäfer AG et EPG. Le système de navettes Schäfer Flexi, associé au logiciel LFS d’EPG, coordonne les opérations de stockage et de déstockage ainsi que les processus de pick and pack en amont avec une grande efficacité.

    La durabilité est également au cœur des préoccupations du site : le bâtiment, d’un volume de 215 000 mètres cubes, est entièrement alimenté par une installation photovoltaïque d’une puissance de 1000 kilowatts crête, qui produit environ 1 150 000 kilowattheures d’électricité par an. L’approvisionnement en chaleur et en froid est respectueux de l’environnement grâce à une pompe à chaleur sur nappe phréatique combinée à un système de free cooling. « Avec le nouveau centre logistique de Lucerne, nous jetons les bases de services encore plus efficaces et durables pour nos clients. Les entreprises industrielles de la région, en particulier, bénéficieront d’une technologie de pointe et de concepts logistiques personnalisés », déclare Christian Kempter-Imbach, directeur général d’Imbach Logistik AG, cité dans le communiqué.