Catégorie : immoNews

  • La rénovation du pont de Pérolles près de Fribourg est en cours

    La rénovation du pont de Pérolles près de Fribourg est en cours

    Walo Bertschinger AG est impliqué dans la rénovation en cours du pont de Pérolles entre Fribourg et Marly FR. Le pont routier de 550 mètres de long et jusqu’à 70 mètres de haut qui enjambe la Sarine fait l’objet de travaux de réfection suite aux dommages subis par le tablier. Dans ce cadre, l’équipe de Walo Bertschinger prend actuellement en charge une série de travaux, informe l’entreprise de construction de Dietikon, dirigée par la quatrième génération, dans un message sur Facebook.

    Concrètement, Walo remplace les joints de chaussée et rénove environ 10 000 mètres carrés d’asphalte. En outre, l’équipe de Walo rénove le béton endommagé et dote le pont d’une étanchéité moderne. Pendant toute la durée des travaux, le pont de Pérolles restera ouvert à la circulation des voitures, des bus, des vélos et des piétons.

  • Le projet Schadenmühle Est invite à la participation du public

    Le projet Schadenmühle Est invite à la participation du public

    Un consortium composé de trois propriétaires fonciers privés et de la ville de Baden prévoit de transformer le site de Schadenmühle Est en un lieu de vie durable, densifié et mixte. L’utilisation actuelle du site, composé de bâtiments isolés, de parkings et de surfaces inutilisées, ne correspond ni aux exigences actuelles ni à la réglementation actuelle en matière de construction et d’utilisation, explique le consortium dans un communiqué. Le projet de transformation Schadenmühle Ost prévoit la création d’un espace urbain comprenant une centaine de logements, des espaces commerciaux flexibles, des espaces verts et un parking souterrain.

    Le 16 septembre, le consortium a présenté le projet et son intégration dans les plans de développement urbain de la ville de Baden lors d’une séance d’information. Une nouvelle phase a ainsi été lancée pour ce projet phare, indique le communiqué : du 22 septembre au 21 octobre, les personnes intéressées peuvent désormais soumettre des avis et des propositions sur le plan d’aménagement Schadenmühle Est, voire des objections à son encontre. Le consortium met à disposition des informations détaillées sur le projet sur un portail d’information.

    « Nous sommes enracinés à Baden et il est important pour nous de rendre le site de Schadenmühle Est attractif pour la ville », déclare Beni Schmocker, l’un des quatre propriétaires fonciers, cité dans le communiqué. « L’implication de la population est une évidence pour les propriétaires fonciers »

  • De nouvelles façons de lutter contre les stocks vides

    De nouvelles façons de lutter contre les stocks vides

    Avec un taux de vacance d’environ 1 % pour les logements, l’espace libre est extrêmement rare sur le marché immobilier suisse. Mais en dehors du marché du logement, les espaces de stockage posent d’autres problèmes. Les entrepôts de moins de 100 mètres carrés sont souvent vides, car les frais de visite, les négociations de prix fixes et les contrats physiques sont disproportionnés par rapport au rendement. Ni les propriétaires, ni les gestionnaires n’ont intérêt à se lancer dans des locations coûteuses, car les honoraires et les loyers mensuels sont faibles et il vaut mieux consacrer les ressources à des biens à forte marge.

    Innovation numérique pour la gestion des petites surfaces de stockage
    Depuis début 2025, la startup suisse storabble utilise des processus entièrement automatisés pour résoudre ce problème. L’entreprise propose des solutions d’externalisation pour la location d’espaces de stockage vides et prend en charge toutes les tâches administratives. Cela comprend la recherche de locataires, l’identification, la vérification, le traitement des contrats, la gestion des clés ainsi que le recouvrement. Même les risques tels que les recouvrements ou les dommages sont externalisés, ce qui permet de soulager les propriétaires et les gestionnaires.

    Des processus automatisés pour plus d’efficacité
    Le modèle d’entreprise repose sur un logiciel développé en interne et sur une place de marché numérique qui permet à quelque 12 000 chercheurs de trouver des locations potentielles chaque mois dans toute la Suisse. L’automatisation complète réduit les coûts et les efforts et permet de louer de manière rentable même des surfaces de faible valeur. Des propriétaires de portefeuilles renommés gèrent déjà leurs biens vacants avec l’entreprise.

    Pertinence économique et perspectives
    Les revenus locatifs manqués en raison de l’inoccupation des entrepôts correspondent chaque année à environ 0,02% de la valeur totale du portefeuille sur le marché immobilier suisse. Compte tenu d’une valeur de marché de 6 billions de CHF, cela représente un potentiel économiquement pertinent pour des solutions numériques efficaces. Le modèle d’externalisation offre aux petites surfaces une nouvelle utilité économique et constitue un exemple de numérisation et d’augmentation de l’efficacité dans le secteur immobilier. La gestion intelligente permet en même temps de soulager le secteur et peut servir de modèle pour d’autres biens immobiliers spéciaux.

  • Programme de coopération de l’espace métropolitain de Zurich 2025-2028

    Programme de coopération de l’espace métropolitain de Zurich 2025-2028

    Les programmes de coopération de l’association Metropolitanraum Zürich servent à développer de manière ciblée des projets à valeur ajoutée régionale. Depuis sa création en 2009, trois programmes ont été mis en œuvre avec succès. Ils sont axés sur la croissance, la numérisation et le changement démographique. Le quatrième appel d’offres actuel est placé sous les thèmes « Climat d’innovation positif » et « Utilisation intelligente des ressources rares », reprenant ainsi la nouvelle vision 2040/50 et la stratégie d’utilisation 2027.

    Le programme est ouvert aux projets portant sur l’un des thèmes prioritaires ou sur des projets combinant les deux aspects. La procédure sélective en deux étapes garantit que les concepts soumis sont pratiques, évolutifs et réalisables en partenariat dans les cantons, villes et communes membres. Le seuil de soumission est volontairement bas. Au niveau 1, il suffit d’une esquisse succincte de l’idée et de l’organisation ; au niveau 2, le projet est développé et approfondi.

    Avantages et particularités
    Le programme crée un forum innovant pour les échanges interrégionaux entre la science, la politique, l’économie et la société. La mise en réseau professionnelle favorise des solutions durables et renforce la compétitivité de l’espace métropolitain en tant que site de premier plan pour la recherche et le développement. Les cantons, les villes et les communes en profitent même si certains projets ne les touchent pas tous de la même manière. La diversité et les approches innovantes restent la référence pour l’espace structurel et fonctionnel.

    Mise en œuvre pratique et impact stratégique
    Avec chaque programme, la Conférence métropolitaine de Zurich donne une nouvelle impulsion aux changements dans le travail, la mobilité et l’utilisation des ressources. L’accent actuel soutient des projets qui contribuent à une plus grande capacité d’innovation, à la transformation numérique et au développement durable. Des solutions régionales et intersectorielles doivent permettre de renforcer encore l’espace métropolitain de Zurich en tant que lieu de vie et espace économique attractif.

  • Des matériaux de construction éprouvés réinterprétés

    Des matériaux de construction éprouvés réinterprétés

    Les matériaux de construction durables comme l’argile, le bois et la paille séduisent par leur bilan climatique positif. Pendant leur croissance, ils absorbent le CO₂ et le stockent à long terme. La Suisse produit chaque année environ cinquante millions de tonnes de matériaux d’excavation contenant de l’argile, un potentiel qui n’est exploité que de manière limitée, car la majeure partie est mise en décharge. Si ces sols pouvaient être utilisés comme matériaux de construction, le cycle des matériaux serait directement bouclé. Cela permet d’économiser des ressources, de réduire les coûts de transport et d’élimination. Le bois est également durable. Les forêts suisses fournissent un matériau de construction robuste et à forte croissance qui représente aujourd’hui jusqu’à dix-sept pour cent des structures porteuses des nouvelles constructions, en particulier dans les logements urbains et les surélévations.

    Préfabrication et construction hybride
    La redécouverte moderne des matériaux traditionnels repose sur des méthodes de fabrication high-tech. Les modules préfabriqués, l’utilisation ciblée de robots et l’ajout d’additifs naturels permettent des processus plus rapides et plus efficaces. Aujourd’hui, l’argile peut être utilisée sous forme d’argile liquide, coulée dans des coffrages comme le béton, ou sous forme d’argile pilée avec des armatures pour les bâtiments à plusieurs étages. Si l’on combine l’argile et le bois dans des éléments hybrides de mur ou de façade, on obtient des structures solides et respectueuses du climat. Les chercheurs travaillent à l’optimisation des matériaux afin de rendre l’argile et la paille encore plus performantes. Par exemple, en ajoutant des additifs naturels tels que la chaux vive ou des armatures innovantes.

    Défis et perspectives de développement
    La pénétration du marché suisse de l’argile et de la paille est encore faible, principalement en raison du manque de développement industriel, d’une standardisation insuffisante et de coûts de démarrage élevés. Le bois, en revanche, est déjà largement accepté, bien que l’industrie forestière soit aux prises avec le changement climatique. Les conifères sont sous pression, les feuillus gagnent en importance, mais nécessitent de nouvelles technologies de transformation. Parallèlement, les normes environnementales doivent être garanties et la biodiversité doit être préservée dans les forêts afin de maintenir le stockage du CO₂. Des projets de recherche étudient comment rendre le bois plus résistant aux agressions environnementales au moyen de substances biologiques comme la gomme-laque ou les tanins végétaux.

    Circulation, santé et acceptation
    Les matériaux de construction innovants offrent non seulement des avantages environnementaux, mais aussi des avantages pour la santé. Les matériaux naturels améliorent l’environnement intérieur, réduisent les risques d’allergie et évitent la pollution. Leur production est souvent peu gourmande en énergie et les éléments de construction peuvent être recyclés en fin de vie. Des plateformes web telles que l’ »Atlas of Regenerative Materials » mettent en réseau les entreprises et les projets afin de renforcer l’acceptation et la confiance dans les bâtiments biosourcés.

    L’innovation comme moteur
    La combinaison du savoir-faire traditionnel, de la recherche moderne et de la préfabrication numérique crée de nouvelles opportunités pour la construction durable. Ce n’est qu’en couplant les matériaux naturels, les structures circulaires et la responsabilité écologique que le secteur de la construction peut apporter une contribution positive à la protection du climat. Les opportunités n’ont jamais été aussi nombreuses et le matériau de construction du futur se trouve dans le sol, la forêt et les champs de la Suisse.

  • Comment la SIA établit de nouvelles normes en matière de marchés publics

    Comment la SIA établit de nouvelles normes en matière de marchés publics

    Les alliances de projet gagnent en importance et ne sont pas seulement pilotées par de grands donneurs d’ordre comme les CFF et l’OFROU, mais sont à l’ordre du jour dans tout le secteur. La nouvelle loi fédérale sur les marchés publics (LMP) donne plus de place à l’évaluation de la qualité dans les appels d’offres. La concurrence purement axée sur les prix passe peu à peu à l’arrière-plan. Néanmoins, la charge administrative reste élevée et les offres de dumping restent un sujet qui n’est pas encore parfaitement maîtrisé.

    Observation du marché et surveillance des adjudications
    Une autre étape importante est le développement de l’observation du marché et de la surveillance des adjudications grâce à la coopération avec Bauenschweiz. Les observatoires SIA des concours et des appels d’offres collectent des données quantitatives et qualitatives. Au niveau des communes en particulier, l’outil en ligne « Achats de planification », spécialement développé à cet effet, facilite la mise en œuvre des nouvelles directives et offre une sécurité de planification.

    Potentiel pour l’ensemble du secteur
    Les projets pilotes et l’association pro-alliance.ch marquent le souhait de la branche d’adopter des formes d’organisation partenariales et centrées sur le projet. La SIA encourage activement l’échange de connaissances et accompagne les nouvelles alliances, dans le but de placer le travail en commun et la réussite des projets au-dessus des modèles classiques de concurrence.

    Mise à jour des règlements de concours
    Les règlements SIA 142 et SIA 143 relatifs aux concours et aux mandats d’étude ont été entièrement révisés et introduits depuis août. Désormais, l’accent est mis davantage sur des aspects tels que les droits d’auteur, les procédures de rémunération, l’équité et la transparence. La révision a été élaborée en collaboration avec les maîtres d’ouvrage publics et augmente l’acceptation des deux côtés.

    Critères de durabilité et rémunération au centre
    Outre les aspects écologiques, des postes tels que la durabilité économique, macroéconomique, sociale et culturelle prennent plus de poids dans les processus d’achat. Le contenu, la définition et la mise en œuvre de la durabilité sont continuellement développés dans des groupes de travail et avec des formats d’événements tels que les « concours post-fossile ». Un autre thème prioritaire est la rémunération appropriée des services de planification. Les plateformes numériques et les nouveaux barèmes d’honoraires doivent renforcer l’équité et la transparence afin que les bureaux d’études soient à l’avenir rémunérés conformément au marché et de manière compréhensible.

  • Le Conseil fédéral simplifie les procédures de construction

    Le Conseil fédéral simplifie les procédures de construction

    Jusqu’à présent, de nombreux projets de construction et de développement urbain ont été retardés en raison de la rigidité de l’application directe de l’Inventaire fédéral des sites construits à protéger (ISOS). A Zurich en particulier, des milliers de logements sont bloqués, comme le montre l’exemple du Brunaupark. Avec une nouvelle réglementation, le Conseil fédéral veut simplifier et accélérer le traitement et l’autorisation des projets de logement. A l’avenir, les prescriptions de l’ISOS ne s’appliqueront directement que dans les cas où le site est effectivement concerné. Le nombre de procédures complexes diminuera ainsi considérablement et de nombreux projets pourront être réalisés plus rapidement.

    Les cantons et les communes disposeront à l’avenir d’une plus grande marge de manœuvre et d’une délimitation claire des cas où une application directe de l’ISOS est réellement nécessaire. Les objectifs de conservation de l’Inventaire sont formulés de manière plus ouverte, ce qui permet le développement urbain vers l’intérieur tout en protégeant le patrimoine bâti.

    Les installations solaires sont plus facilement autorisées
    Les nouvelles mesures facilitent également l’installation de panneaux solaires sur les nouveaux bâtiments. A l’avenir, un examen de l’ISOS ne sera nécessaire que pour les bâtiments existants. La Confédération tient ainsi compte des exigences de la transition énergétique et renforce la sécurité de la planification et du droit pour les projets de construction orientés vers l’avenir.

    Consensus autourd’une table ronde
    La réforme est née d’une table ronde largement soutenue par des représentants de la Confédération, des cantons, des villes, des communes, de l’économie et de la société civile. Les adaptations réglementaires devraient être effectuées d’ici l’automne 2026. Parallèlement, les processus d’application de l’inventaire ISOS seront améliorés afin que les conflits puissent être identifiés et résolus à un stade précoce.

    D’éminents critiques et partisans de la politique et de la protection du patrimoine saluent la nouvelle réglementation. Selon eux, elle représente un compromis raisonnable entre protection et développement. L’application directe reste possible pour les monuments importants, mais n’empêchera plus à l’avenir les projets d’innovation importants.

    Une nouvelle dynamique pour la construction de logements
    Les nouvelles règles donnent aux cantons et aux communes la flexibilité nécessaire pour concilier la protection des ressources et la culture architecturale. Des projets de construction de logements comme le Brunaupark pourraient à l’avenir être approuvés et réalisés beaucoup plus rapidement. L’Office fédéral de la culture, le Département de l’environnement et le Département de l’économie sont chargés de mettre en œuvre les nouvelles bases afin d’aborder de manière globale la demande accrue de logements et les défis de la transition énergétique.

  • Surélévation et extension faciles

    Surélévation et extension faciles

    L’évolution des constructions existantes présente des avantages évidents. Elle permet d’économiser des ressources, de réduire les émissions de CO2 et de diminuer le volume des déchets de construction. Contrairement à la démolition, l’image du quartier est préservée et il en résulte souvent des nouveaux loyers moins élevés, ce qui garantit des logements à prix avantageux. La culture architecturale locale en profite également, car les structures établies et les éléments identitaires sont conservés, ce qui renforce le sentiment de communauté.

    Des obstacles importants freinent les transformations
    Actuellement, des réglementations obsolètes, des procédures complexes et un manque de sécurité juridique entravent de nombreux projets d’extension. Les bâtiments anciens, en particulier, ne sont pas conformes aux dernières réglementations, de sorte que de nombreux propriétaires reculent devant l’effort et préfèrent construire du neuf.

    La révision de la loi apporte des simplifications
    Le nouveau projet de la direction de la construction prévoit des simplifications ciblées. La disposition d’allègement, § 220a P-PBG, en est la pièce maîtresse : elle permet aux propriétaires de déroger à certaines prescriptions, notamment en ce qui concerne les distances aux limites, la hauteur des façades et le nombre d’étages pleins. L’objectif est de mieux intégrer le bâtiment développé dans les règlements de construction existants et d’offrir une plus grande marge de manœuvre lors de la transformation, tout en garantissant la sécurité juridique.

    Densification et meilleure utilisation
    Il sera plus facile de réaliser des unités de logement supplémentaires dans les immeubles d’habitation en particulier. La réglementation favorise la possibilité pour les terrains d’exploiter tout leur potentiel conformément au règlement de zonage de la commune, tout en préservant l’existant. Il s’agit d’une étape importante vers une plus grande densification et une utilisation intelligente du sol en ville et à la campagne.

    Autres simplifications et mises à jour
    La révision reprend également des demandes du Grand Conseil. Ainsi, les procédures pour les installations solaires et les monte-escaliers sont simplifiées. Les prescriptions obsolètes en matière de protection contre les incendies et de hauteurs minimales seront supprimées. Cela facilitera la transformation d’immeubles de bureaux en logements et donnera une impulsion aux projets de construction innovants.

    Une chance pour Zurich
    Les facilités prévues pour la transformation et l’extension des bâtiments existants permettent un développement urbain durable, écologique, social et culturel. La révision de la loi apporte de la clarté et incite les propriétaires à exploiter le potentiel de l’existant plutôt que de construire de nouveaux bâtiments.

  • PFAS dans les déchets de construction

    PFAS dans les déchets de construction

    Chaque année, la Suisse produit environ 7,4 millions de tonnes de déchets de construction minéraux, et les quantités ne cessent d’augmenter avec les démolitions, les rénovations et les nouvelles constructions. L’amiante et les PCB ne sont pas les seuls à poser problème, les PFAS (substances alkyles per- et polyfluorées) le sont également. Ces produits chimiques sont considérés comme cancérigènes et s’accumulent dans le corps humain.

    Une étude de l’université de Berne a détecté jusqu’à sept substances PFAS dans 20 échantillons de matériaux de démolition, parfois à des concentrations allant jusqu’à 5 microgrammes par kilogramme. Bien que les quantités soient jugées faibles, l’équipe de recherche recommande des analyses plus approfondies. Les décharges ne sont généralement pas étanches, les PFAS peuvent être lessivés et ainsi atteindre les eaux souterraines, où ils polluent la chaîne alimentaire et l’eau potable.

    Mesures et nouvelles normes
    L’association suisse des matériaux de construction Kreislauf Schweiz ainsi que l’Office fédéral de l’environnement travaillent en collaboration avec les cantons et des laboratoires indépendants pour déterminer la pollution par les PFAS dans les gravières, les centrales à béton et les bâtiments existants. L’étude est sur le point d’être achevée. Les résultats seront intégrés dans un guide pratique sur la gestion des PFAS. Le gouvernement fédéral prévoit d’ici 2026 des valeurs limites pour les PFAS dans les sites contaminés et les déchets, que les entreprises de construction devront respecter à l’avenir.

    Dans le domaine du génie civil, l’Office fédéral des routes a recommandé d’éviter dans un premier temps les substances contenant des PFAS. En raison de l’absence de bases légales, l’Astra ne peut pas encore imposer d’interdictions, mais travaille sur des listes de contrôle pour les produits de construction sans PFAS.

    Danger pour la santé et économie circulaire
    L’Office fédéral de la santé publique surveille le problème des PFAS dans les espaces intérieurs et met en garde contre leur persistance. Les PFAS se lient longtemps aux matériaux et deviennent problématiques lorsqu’ils sont poncés ou inhalés, mais ils sont jusqu’à présent moins pertinents dans l’environnement résidentiel, car la source principale reste la nourriture. Selon les autorités, le risque d’exposition est plus important dans les déchets de construction et les décharges. En effet, l’eau de pluie entraîne les PFAS dans les eaux souterraines et donc dans la chaîne alimentaire. Les eaux d’infiltration font certes l’objet d’un traitement technique, mais le risque de pollution incontrôlée demeure.

    L’association des matériaux de construction souligne que la recyclabilité des matériaux de démolition est menacée par les nouvelles valeurs limites. Dans le même temps, le secteur souhaite maintenir les produits chimiques hors du circuit. L’enlèvement et l’élimination dans les règles de l’art sont possibles, mais exige de la Confédération des directives claires et applicables.

    Les PFAS dans les sols suisses
    Une étude suisse récente montre que les PFAS sont désormais détectables dans tous les sols supérieurs, même dans les zones forestières et montagneuses isolées. Des sources ponctuelles telles que les terrains d’exercice d’extinction et les usines de galvanisation augmentent localement la pollution. Les sols agricoles en particulier contiennent des niveaux élevés de PFAS, souvent causés par les boues d’épuration utilisées comme engrais. La multiplicité des applications rend l’origine difficile à déterminer.

    Débat politique sur les PFAS
    Après la détection de PFAS dans la viande du canton de Saint-Gall et les premières interdictions, le Parlement s’est également saisi du problème. Les autorités et le secteur travaillent ensemble à un ensemble de mesures visant à protéger la population et l’environnement. Le ministre de l’Environnement Albert Rösti réaffirme la gravité de la situation. Le gouvernement entend réagir en fixant des valeurs limites, en élaborant des guides et en rationalisant les contrôles.

  • Adieu valeur locative

    Adieu valeur locative

    L’adoption du projet de taxe foncière cantonale pour les résidences secondaires marque la fin de la valeur locative. Le changement ne prendra toutefois effet que dans deux ou trois ans au plus tôt et modifiera fondamentalement le quotidien de nombreuses personnes concernées. Ce ne sont pas seulement les propriétaires de biens immobiliers à usage propre ou loués qui en ressentent les effets, mais aussi les ménages endettés qui ne possèdent pas de biens immobiliers.

    Simplifications et exceptions
    Avec la suppression de la valeur locative, les frais d’entretien et les intérêts débiteurs ne seront plus déductibles fiscalement. Pour faciliter néanmoins l’acquisition d’un logement, des règles spéciales s’appliquent pendant les dix premières années suivant l’achat. Les intérêts débiteurs jusqu’à 10 000 CHF pour les couples et 5 000 CHF pour les personnes seules sont encore déductibles, le montant maximal restant diminuant de dix pour cent par an.

    La déclaration d’impôt devient plus simple et la charge fiscale de nombreux propriétaires diminue dans le contexte actuel des taux d’intérêt. Les frais de maintien et d’augmentation de la valeur devraient être documentés proprement, car à l’avenir, ils ne pourront être déduits que lors de l’impôt sur les gains immobiliers, c’est-à-dire lors de la vente.

    Davantage de restrictions concernant la déduction des intérêts passifs
    Les propriétaires d’immeubles de rapport sont particulièrement touchés par la réforme. Les intérêts débiteurs ne peuvent désormais être déduits qu’au prorata de la valeur du bien immobilier par rapport à la fortune totale. Cela augmente la charge fiscale et limite considérablement les avantages précédents.

    Contribuables sans biens immobiliers
    Les ménages sans biens immobiliers sont également concernés. Les intérêts de la dette privée, par exemple pour les prêts ou les petits crédits, ne pourront plus être déduits des impôts à l’avenir. Cela bouleverse la pratique actuelle et peut entraîner une augmentation des impôts à payer.

    Incertitudes et compétence cantonale
    Les cantons auront la possibilité de prélever un impôt foncier spécial sur les résidences secondaires. Il s’agit d’une question particulièrement sensible pour les régions à forte activité touristique, car les nouvelles taxes peuvent avoir un impact sur l’attractivité du marché. La question de savoir à quoi ressembleront concrètement les bases d’imposition et quels cantons utiliseront les nouvelles possibilités reste ouverte.

    Jusqu’en 2050, les cantons peuvent continuer à autoriser des déductions temporaires pour les rénovations énergétiques et les mesures de protection de l’environnement. On ne sait pas encore à l’heure actuelle quels cantons proposeront cette possibilité.

    Stratégies pour les hypothèques et les investissements
    La réforme n’affecte pas seulement le taux d’imposition, mais aussi la stratégie financière personnelle. La question de savoir à quel niveau les hypothèques seront fixées à l’avenir et si les amortissements sont judicieux gagne en importance. Si l’on utilise le capital pour un amortissement, on le bloque dans le bien immobilier et on perd des liquidités pour d’autres objectifs tels que la prévoyance vieillesse ou de nouveaux investissements. Décider du financement optimal exige donc une réflexion individuelle.

    Impact sur le marché immobilier
    L’impact de la réforme sur les prix dépendra surtout de la situation des nouveaux acheteurs, dont la majorité est fortement endettée. Selon les statistiques de la BNS, 40% des nouveaux logements achetés sont financés à plus de 74% de leur valeur. Les biens immobiliers anciens, en particulier, continuent de perdre des avantages fiscaux en raison des possibilités de déductions limitées. Les nouveaux appartements en propriété dans le canton de Zurich ont en moyenne 20 ans, les maisons individuelles même environ 50 ans. Les défis fondamentaux, à savoir les prix élevés et les ressources limitées lors de l’acquisition, ne sont pas résolus par la réforme.

    L’abolition de la valeur locative favorise la différence de prix entre les nouvelles constructions et les biens immobiliers plus anciens. Les résidences secondaires seront probablement moins attrayantes en raison du nouvel impôt foncier, mais les experts ne s’attendent pas à une baisse des prix des logements de vacances, la pénurie d’offre étant trop importante.

    Les prix des logements suisses pourraient augmenter de 4 % cette année et l’année prochaine, et même de 4,5 % dans le canton de Zurich. La rénovation et le maintien de la valeur des bâtiments anciens sont plus importants que jamais, mais tous les investissements ne sont pas rentables. Les propriétaires immobiliers doivent garder un œil attentif sur la stratégie à long terme : La rénovation en vaut-elle la peine ou le remplacement est-il imminent ?

    La réforme, un projet commun
    Les nouveautés reposent sur un lien étroit entre les modifications législatives et constitutionnelles. L’abolition de la valeur locative n’entrera en vigueur que si la votation populaire sur le nouvel impôt foncier sur les résidences secondaires aboutit. Pendant des mois, le Parlement a discuté intensivement de la portée et de l’aménagement de cette taxe. Dans les cantons touristiques en particulier, le scepticisme est grand quant à la possibilité de compenser les pertes de recettes par de nouvelles taxes. Les lois entrent en vigueur ensemble, une réforme aux multiples facettes.

    Aperçu des conséquences fiscales et financières
    Le niveau des taux hypothécaires détermine si les propriétaires en profitent. Lorsque les taux d’intérêt sont bas, la charge fiscale diminue pour la majorité. En cas de taux d’intérêt élevés, les impôts augmentent car les intérêts débiteurs ne peuvent pratiquement plus être déduits. Pour les pouvoirs publics, la réforme pourrait entraîner un manque à gagner de 1,8 milliard de francs. En revanche, à partir d’un taux d’intérêt hypothécaire de 3 %, des recettes supplémentaires sont possibles pour l’ensemble des administrations publiques. L’impact réel reste pour l’instant incertain en raison de diverses incertitudes.

  • Le bois à l’honneur : 1500 invités à un événement à Worb

    Le bois à l’honneur : 1500 invités à un événement à Worb

    OLWO, qui affirme être un prestataire central de production et de commerce dans la filière bois suisse, a accueilli les 12 et 13 septembre 2025 quelque 1500 invités dans sa scierie de Worb. Pour l’occasion, l’entreprise a transformé le site avec son chapiteau et sa place de lutte en un lieu de rencontre pour les familles, les professionnels et les personnes intéressées par le bois, peut on lire dans un communiqué de presse. Les jeunes lutteurs parmi les personnes intéressées par le bois se sont en outre réjouis de la visite surprise de l’ancien roi de la lutte Christian Stucki.

    Les Journées du bois suisse 2025, dans le cadre desquelles s’est déroulée la manifestation, ont été organisées par l’association faîtière Lignum Economie suisse du bois et ses entreprises affiliées de la branche de la forêt et du bois. L’objectif des événements rassemblés était de promouvoir le bois suisse et une industrie de la construction durable, axée sur les ressources régionales et la création de valeur durable.

    OLWO, entreprise familiale dirigée par la quatrième génération, dispose d’une scierie et d’une raboterie propriétaires et d’une gamme complète de matériaux en bois pour les artisans, les architectes et les maîtres d’ouvrage. Au siège de l’entreprise à Worb, les clients bénéficient non seulement de bois et de matériaux régionaux, mais aussi de conseils de vente axés sur les solutions, fournis par une trentaine de spécialistes du bois.

  • Zurich investit dans des batteries de grande capacité pour améliorer la sécurité d’approvisionnement

    Zurich investit dans des batteries de grande capacité pour améliorer la sécurité d’approvisionnement

    Le conseil municipal de Zurich a demandé au conseil municipal un crédit-cadre de 20 millions de francs. Selon un communiqué, ce crédit doit servir à l’extension des grandes batteries de stockage autonomes de la centrale électrique de la ville de Zurich(ewz).

    Ces installations autonomes servent à stocker de grandes quantités d’énergie, comme celles produites par des sources renouvelables telles que l’énergie solaire ou éolienne. En plus des centrales électriques existantes, les grands réservoirs peuvent injecter de l’énergie dans le réseau aux heures de pointe, contribuant ainsi à la stabilité du système énergétique et à la sécurité de l’approvisionnement. Cette contribution peut être particulièrement importante dans le contexte d’une électrification croissante, comme le passage aux véhicules électriques et aux pompes à chaleur.

    Comme le précise le communiqué, le conseil municipal peut approuver de manière autonome les projets d’ewz dans le cadre de ce crédit-cadre et raccourcir ainsi considérablement les processus de décision. Pour ewz, cela signifie rester compétitif dans des domaines d’activité très concurrentiels grâce à la réalisation rapide de projets, même de grande envergure.

  • Une usine de recherche mobile optimise la construction en béton pour le site d’essai Hyperloop

    Une usine de recherche mobile optimise la construction en béton pour le site d’essai Hyperloop

    La fondation EuroTube a célébré le 16 septembre l’ouverture de son installation de recherche innovante pour les infrastructures durables sur le site de l’Innovation Park Zurich(IPZ), informe la fondation dans un communiqué. La Smart Mobile Factory fabrique des composants en béton pour l’installation d’essai d’hyperloop DemoTube en cours de construction à l’IPZ. Cette usine innovante a été développée par la fondation EuroTube en collaboration avec l’École polytechnique fédérale de Zurich, l’Université de technologie de Delft, l’Université de technologie d’Eindhoven et l’Université libre de Bolzano.

    La nouvelle usine mérite le qualificatif d’intelligente, car son contrôle de construction est couplé à un jumeau numérique via des données de capteurs, écrit EuroTube. De cette manière, les flux de matériaux, les processus et les émissions de CO2 peuvent être optimisés en permanence pendant la construction. L’usine, aménagée dans quelques conteneurs standard, peut en outre être déplacée et installée de manière flexible le long des projets d’infrastructure.

    À l’IPZ, la Smart Mobile Factory ne se contentera pas de produire des composants pour DemoTube, mais sera également mise à la disposition d’autres chercheurs et jeunes entreprises qui souhaitent développer et tester leurs propres technologies directement sur un chantier actif. Pour ce faire, la fondation EuroTube a lancé le programme éducatif Real Laboratory pour la construction d’infrastructures. « En tant que partenaire de recherche de l’Innovation Park Zurich, nous sommes fiers de soutenir des projets, des start-ups et des entreprises dans le développement de nouveaux produits pour la transition vers des infrastructures de mobilité durables », a déclaré Antoine Juge, directeur général de la Fondation EuroTube, cité dans le communiqué.

  • Une solution numérique permet de visualiser les progrès réalisés en matière de gaz à effet de serre

    Une solution numérique permet de visualiser les progrès réalisés en matière de gaz à effet de serre

    Selon un communiqué, l’entreprise zurichoise Integrale Planung GmbH(Intep) a lancé un nouvel Emission Tracker qui devrait permettre aux PME de se lancer beaucoup plus facilement dans le bilan carbone. L’outil basé sur le web présente en outre les résultats de manière visuelle et permet une comparaison sur plusieurs années. De cette manière, les progrès sont clairement visibles et mesurables.

    L’Emission Tracker est basé sur le Greenhouse Gas Protocol et couvre les trois scopes, y compris les émissions indirectes le long de la chaîne de valeur. Les facteurs d’émission sont validés scientifiquement et régulièrement mis à jour. Les données d’activité et d’émissions qu’Intep a pu collecter au cours de ses travaux sur le projet permettent en outre de simplifier la méthodologie de calcul à l’aide de moyennes sectorielles.

    Les résultats, présentés visuellement, donnent un aperçu des principales sources d’émissions, de l’approvisionnement en énergie aux dépenses et aux investissements. Un rapport PDF peut être utilisé pour la communication tout en offrant des conseils pratiques sur la réduction des émissions. Avec l’Emission Tracker Plus, les entreprises peuvent en outre bénéficier d’un conseil personnalisé supplémentaire de deux heures par des experts d’Intep.

    « Les PME en particulier manquent souvent de moyens financiers, d’outils adaptés et du savoir-faire nécessaire », explique le Dr. Lisa Winter, directrice générale d’Intep Berlin. « Avec l’Emission Tracker, nous leur permettons de se lancer à bas niveau dans le bilan des gaz à effet de serre ». Les associations, les communes ou les grandes entreprises peuvent également en profiter en achetant des licences pour leur réseau de PME dans le cadre du partenariat Emission Tracker.

  • Les navettes autonomes atteignent une nouvelle phase de test à l’aéroport

    Les navettes autonomes atteignent une nouvelle phase de test à l’aéroport

    Le projet pilote de navettes autonomes à l’aéroport de Zurich est entré dans une nouvelle phase. Comme l’indique un communiqué, le projet a atteint le niveau 3 d’automatisation. Cela signifie que les employés de l’aéroport peuvent utiliser les bus pour se rendre au travail entre la tête de l’aéroport (porte 101) et le Werkhof (porte 130). Des chauffeurs de sécurité sont présents à bord de chaque bus et pourraient intervenir en cas de problème. Jusqu’à présent, les bus ont circulé sans passagers lors d’une première phase d’essai.

    Le succès actuel est dû à la collaboration de plusieurs services de l’aéroport avec le partenaire technologique WeRide. La préparation a impliqué la mise en place d’une nouvelle infrastructure informatique, des centaines de trajets d’essai et de nombreuses vérifications techniques. Outre la formation, les exigences réglementaires et les processus techniques ont été optimisés.

    Dans une phase ultérieure, des trajets sans conducteur de sécurité seront effectués avec un « remote cockpit ». Si ces trajets sans passagers sont couronnés de succès, les bus pourraient ensuite rouler de manière autonome sans conducteur. « Nous partons du principe que nous pourrons effectuer les premiers tests avec télécontrôle et sans chauffeur de sécurité au plus tôt à la fin de l’année », déclare Raphaël Glaesener, Senior Innovation Manager de Flughafen Zürich AG, cité dans le communiqué. En cas de succès, l’aéroport de Zurich serait le premier en Europe à utiliser la conduite autonome dans son enceinte.

  • Plus légers et plus solides : nouvelle génération de ponts en arc en réseau

    Plus légers et plus solides : nouvelle génération de ponts en arc en réseau

    Depuis l’année dernière, un nouveau pont frontalier enjambe l’Oder près de Küstrin. Il est soutenu par une arche en réseau de 130 mètres de portée et 88 poutres en carbone. Comme l’indique un communiqué de l’Empa qui vient d’être publié, ces câbles de tension en carbone ont été développés par Carbo-Link, une filiale de l’Empa basée à Fehraltorf. Les supports en carbone sont en plastique renforcé de fibres de carbone (PRFC).

    Ce nouveau matériau permet non seulement une mise en œuvre flexible, mais aussi d’économiser une grande quantité de dioxyde de carbone qui serait libérée par les structures en acier traditionnelles. L’utilisation de poutres en carbone permet de réduire considérablement le poids propre par rapport à des poutres en acier plat. La construction a permis d’économiser environ 500 tonnes d’acier et 1350 tonnes de béton armé.

    L’un des principaux avantages des nouveaux câbles porteurs réside dans leur grande résistance à la traction et dans le fait qu’ils se fatiguent moins que l’acier. Les essais de fatigue ont été réalisés en grande partie par une équipe du département Structural Engineering de l’Empa, qui a confirmé la résistance à la fatigue nécessaire du nouveau matériau PRFC. « Nous avons ainsi créé la base d’une nouvelle génération de ponts en réseau filigrane avec des suspensions en carbone comme éléments porteurs », déclare Giovanni Terrasi, directeur du département Mechanical Systems Engineering de l’Empa, cité dans le communiqué.

    Sur le plan visuel, les nouveaux matériaux offrent des libertés de conception, comme le montre le pont sur l’Oder. Des poutres en carbone ont déjà été utilisées pour la construction d’autres ponts, mais la particularité du pont sur l’Oder est qu’il est utilisé pour la première fois pour le transport ferroviaire lourd de marchandises. Les trains peuvent le franchir à une vitesse de 120 kilomètres par heure. Le pont a été récompensé par le Deutscher Brückenbaupreis et le Bridges International Award britannique.

  • L’intérêt pour les voitures électriques diminue en Suisse

    L’intérêt pour les voitures électriques diminue en Suisse

    Sur la base des résultats de la troisième édition du Tacho de la mobilité d’AXA,AXA Suisse met en garde contre le fait qu’un intérêt décroissant pour les voitures électriques pourrait mettre en péril le tournant de la mobilité. Selon un communiqué de la compagnie d’assurance basée à Winterthur, les chiffres en général donnent des raisons de parler d’un revirement de tendance pour le marché automobile : Entre 2023 et 2025, la part de ceux qui prévoient d’acheter une voiture a augmenté de 12% pour atteindre 34%. Parallèlement, seuls 24% des personnes interrogées envisagent d’acheter une voiture électrique, contre 34% en 2023. L’enquête représentative sous-jacente a été réalisée en mai 2025 en coopération avec l’institut de recherche Sotomo à Zurich.

    Selon l’étude, l’électromobilité est aujourd’hui rejetée par 30 pour cent des personnes interrogées, contre 25 pour cent en 2023. Les réserves croissantes portent sur l’autonomie, le prix et les possibilités de recharge. Selon le communiqué, le marché de l’occasion pour les voitures électriques reste inférieur à celui des voitures à combustion. Cela s’explique par les inquiétudes liées à l’état des batteries et à l’évolution rapide de la technologie. Parallèlement, la réputation des voitures électriques a chuté de 9% l’année dernière. « Malgré ces difficultés évidentes de pénétration des voitures électriques, seule une minorité de 38% continue de soutenir un soutien politique plus important pour cette technologie de propulsion », selon Michael Hermann, directeur de Sotomo.

    Indépendamment de la technologie de propulsion, AXA observe que, dans le cadre de la reprise du marché automobile, les marques allemandes sont en tête de liste, tandis que les marques chinoises, notamment BYD, gagnent du terrain. Les voitures électriques américaines perdent en popularité.

    L’enquête a également porté sur l’attitude de la population vis-à-vis de la conduite autonome : Le scepticisme est de mise, principalement en raison des problèmes de sécurité et des cyber-attaques potentielles. La majorité des propriétaires de voitures s’inquiètent de l’utilisation abusive des données de leur véhicule, indique l’étude.

  • La première station de recharge rapide pour voitures électriques ouvre ses portes à Adelboden

    La première station de recharge rapide pour voitures électriques ouvre ses portes à Adelboden

    Adelboden possède désormais sa première station de recharge rapide en courant continu pour les voitures électriques. Selon un communiqué, la station située près de la société Licht- und Wasserwerk Adelboden AG(LWA), Dorfstrasse 36, offre une puissance de 50 à 100 kilowatts. Les voitures électriques peuvent ainsi être rechargées en 30 à 60 minutes. Au total, LWA propose ainsi 20 points de recharge publics sur six sites à Adelboden.

    LWA voit dans cette station de recharge rapide une étape importante pour la mobilité durable à Adelboden. « Chaque pause de recharge est une invitation à explorer le centre du village d’Adelboden », déclare Pascal von Allmen, directeur de LWA, cité dans le communiqué. Les automobilistes ne sont pas les seuls à en profiter, le commerce local en profite également.

  • Investir dans des emplois modernes et la formation

    Investir dans des emplois modernes et la formation

    Selon un communiqué, le groupe Ferrum a inauguré sa nouvelle extension ferruBase sur son site de Schafisheim. Avec ce nouveau bâtiment, l’entreprise de construction mécanique a réalisé une structure de production verticale qui, sur une surface utile d’environ 14 000 mètres carrés, permet d’accueillir 240 nouveaux postes de travail de bureau, des locaux de production entièrement équipés et un atelier d’apprentissage orienté vers l’avenir. Lors de l’inauguration, plus de 1000 invités ont pu assister à des visites guidées par des experts et découvrir le nouveau bâtiment.

    Selon le communiqué, le nouveau bâtiment associe de manière transparente des processus de production modernes à une conception ergonomique des bureaux et à un atelier d’apprentissage. Les visites guidées ont permis aux collaborateurs, à leurs proches et aux invités d’avoir un premier aperçu de l’architecture, du mode de construction et du nouveau parc de machines. Lors de la cérémonie d’ouverture, des repas étaient également disponibles et un programme de divertissement varié était proposé.

    Pour Ferrum, le nouveau bâtiment est un investissement dans la pérennité de l’entreprise et doit garantir des emplois à long terme sur le site d’Argovie. En même temps, il s’agit d’un témoignage de la façon dont la tradition et la technologie moderne peuvent être combinées avec succès.

  • Le prix d’architecture récompense des projets de construction exceptionnels dans le canton de Zurich

    Le prix d’architecture récompense des projets de construction exceptionnels dans le canton de Zurich

    La Fondation pour la distinction des bonnes constructions dans le canton de Zurich a décerné pour la huitième fois le Prix d’architecture du canton de Zurich, attribué tous les trois ans. Le jury a récompensé quatre projets dans chacune des catégories Distinction et Reconnaissance, qui se sont distingués par la qualité de leur conception et leur approche innovante des défis actuels, comme l’indique un communiqué. La fondation est soutenue par la direction de la construction du canton de Zurich, la section zurichoise de la Fédération des architectes suisses, le Werkbund suisse et la Banque cantonale de Zurich.

    Dans la catégorie Distinction, l’ensemble d’immeubles zurichois de Leutschenbach et la rénovation complète de l’ensemble résidentiel Im Birkenhof ont été récompensés, ainsi que les bâtiments sportifs provisoires du canton de Zurich et l’école Wallrüti à Winterthour.

    L’ensemble de trois immeubles d’habitation à Kleinandelfingen, la nouvelle extension de l’école cantonale de Limmattal à Urdorf, le projet Gemeinschaftliches Wohnen im Roten Kamm à Zurich et le Hobelwerk, Haus D à Winterthur ont été reconnus. La Swiss Life Arena à Zurich a reçu le prix du public. Celui-ci a été attribué à l’issue d’un vote en ligne qui s’est déroulé de mi-avril à fin mai.

    La fondation a également décerné le prix de la durabilité Der Grüne Leu à Hobelwerk, Haus D à Winterthur. Celui-ci récompense les créateurs d’architecture qui se sont consacrés à la durabilité écologique et ont ainsi développé une esthétique et un langage architectural propres.

    « Une bonne architecture assure le bien-être, l’efficacité et la préservation de la valeur. Ce faisant, elle tient compte de la durabilité dans de nombreuses dimensions. Par exemple, en atteignant l’objectif social de densification vers l’intérieur de nos zones d’habitation tout en créant de précieux espaces de détente », déclare Heinz Stecher, Key Account Manager Construction/Immobilier de la Zürcher Kantonalbank et membre du conseil de fondation, cité dans le communiqué.

  • Six Innovation Awards pour des solutions de construction et d’outillage

    Six Innovation Awards pour des solutions de construction et d’outillage

    Selon un communiqué,Hilti a reçu six prix lors des Pro Tool Innovation Awards(PTIA) 2025 aux Etats-Unis pour des produits lancés récemment. Le fabricant et fournisseur international dans le domaine de la construction et de l’outillage a son siège à Schaan, au Liechtenstein, et est actif dans plus de 120 pays. Hilti a participé au concours annuel PTIA par l’intermédiaire de son siège nord-américain de Plano, au Texas. Au total, plus de 400 solutions de produits ont été soumises par plus d’une centaine de fabricants, est-il précisé. Un jury de spécialistes a évalué, entre autres, le degré d’innovation, la performance ainsi que les aspects liés à la sécurité et à l’ergonomie. « Nous sommes ravis du haut niveau d’innovation de cette année », a déclaré Clint DeBoer, directeur général du PTIA, cité dans le communiqué.

    Hilti a été récompensé pour des produits dans différentes catégories. Dans la catégorie des carotteuses de béton et de maçonnerie, c’est la nouvelle carotteuse diamantée DD 150-U-22 qui s’est imposée. Elle fonctionne sans fil et est équipée d’une fonction d’oscillation qui permet de retirer facilement une carotte de la couronne de forage. Dans d’autres catégories, l’aspirateur de chantier VC 5, le laser rotatif PR 400-22, la découpeuse à essence DSH 700-X, le nouveau système d’ancrage KCCM Kwik Cast Connect et un système de filtration pour aspirateurs (VC-CB 20/40/150-X) se sont imposés.

    Lors de la conférence suisse sur l’innovation Open-i en novembre, le PDG du groupe Hilti, Jahangir Doongaji, parle de la manière dont la recherche et le développement (R&D) sont pondérés et intégrés dans son entreprise. « Chez Hilti, nous encourageons l’innovation de manière ciblée afin que nos clients puissent construire de manière plus productive, plus sûre et plus durable », a déclaré Doongaji en amont de la conférence. Dans les centres de R&D et d’essai de Hilti, des spécialistes travaillent sur des solutions dans des domaines sélectionnés tels que la sécurité au travail, la productivité et l’intégration technologique.

    Open-i est une communauté d’innovation suisse et une plate-forme de dialogue pour les entreprises et les universités. Il réunit des experts universitaires et économiques et vise à ouvrir la voie à des coopérations qui assureront le rôle de leader de la Suisse en tant que marché innovant et prospère. Open-i est organisé par NZZConnect, une succursale du NZZ basée à Berne. La conférence aura lieu le 27 novembre et les billets sont disponibles dès maintenant.

  • Un nouveau béton réduit les émissions de CO2 dans la construction

    Un nouveau béton réduit les émissions de CO2 dans la construction

    Omya est le nouveau partenaire du NEST, le bâtiment modulaire de recherche et d’innovation de l’Empa et de l’Eawag à Dübendorf. Dans l’unité Beyond.Zero qui y est installée depuis début 2024, ils veulent tester un béton à teneur réduite en ciment qu’ils ont développé dans le cadre d’un projet de recherche commun, selon un communiqué de l’Empa.

    Omya avait apporté son expertise en tant que spécialiste mondial des matériaux industriels. « Le fait que nous puissions maintenant développer ensemble des matériaux de construction durables et les tester directement au NEST dans des conditions réelles accélère le transfert des innovations vers une construction respectueuse du climat », a déclaré Tanja Zimmermann, directrice de l’Empa, citée dans le communiqué.

    Ce matériau de construction innovant remplace jusqu’à 70% de sa teneur en clinker par des minéraux naturels. Comme l’explique l’Empa, cela réduit considérablement son empreinte carbone. « Pour qu’un nouveau type de béton soit largement accepté, il faut qu’il soit testé dans la pratique », explique Mateusz Wyrzyklowski, chercheur à l’Empa au sein du département Béton et asphalte de l’Empa. « En l’utilisant dans l’unité NEST Beyond.Zero, nous pouvons valider notre béton à teneur réduite en ciment de manière complète : de la mise en œuvre à la durabilité »

    L’objectif est d’obtenir un matériau de construction « qui ne répond pas seulement aux exigences écologiques, mais qui est également convaincant en termes d’ouvrabilité, de propriétés mécaniques, de résistance volumétrique et de durabilité », précise l’Empa. L’unité Beyond.Zero va au-delà de l’objectif zéro net dans la construction. Elle poursuit la vision selon laquelle les bâtiments pourront à l’avenir servir de puits de carbone – c’est-à-dire qu’ils présenteront en fin de compte un bilan CO2 négatif. Jusqu’à présent, le secteur de la construction en Suisse est responsable d’environ 28% des émissions de CO2.

  • L’ingénierie du futur

    L’ingénierie du futur

    Avec sa structure globale de 266 mètres de long, le pont remplace un ouvrage obsolète datant de 1926, qui ne répondait plus aux exigences du trafic ferroviaire moderne. L’élément central est une arche en treillis d’un blanc éclatant d’une portée de 130 mètres, qui enjambe la rivière frontalière Oder sans support. Au lieu de câbles d’acier plats classiques, on utilise 88 éléments de traction en carbone, en plastique renforcé de fibres de carbone. Ces suspensions ont été développées, testées et expertisées en grande partie à l’Institut Empa de Dübendorf. Ils remplacent les segments en acier de plusieurs tonnes et réduisent ainsi considérablement le poids total de la structure porteuse. Un avantage en termes d’efficacité des matériaux et de liberté de conception.

    Avantages économiques et durables
    La technique innovante du pont a permis d’économiser environ 600 tonnes d’acier et 1350 tonnes de béton armé. Au cours du processus de construction, une solution d’échafaudage élaborée spécifiquement pour le projet a été utilisée afin d’organiser efficacement le montage et le soudage des segments du pont. Grâce à la haute résistance à la fatigue, à la traction et à la corrosion des câbles en carbone, tant l’entretien que la durée de vie du pont sont positivement influencés. Une étude de durabilité démontre que l’utilisation du carbone génère environ 20 % d’émissions de CO₂ en moins qu’une structure en acier traditionnelle.

    Rayonnement international et potentiel d’avenir
    Le pont ferroviaire peut être emprunté par des trains de marchandises et de voyageurs à une vitesse allant jusqu’à 120 km/h et répond aux normes de sécurité les plus strictes. Des tests approfondis réalisés par l’Empa ont confirmé la résistance à la fatigue du matériau sous des charges réelles. Le pont a été récompensé à plusieurs reprises, notamment par le Bridges International Award et le Deutscher Brückenbaupreis. Il est considéré comme un pionnier de l’utilisation de matériaux composites haute performance dans la construction d’infrastructures.

    Nouvelle esthétique et signification symbolique
    L’arche marquante et élégante crée un accent architectural dans la zone frontalière et souligne le lien entre les pays. Le pont en arc en treillis avec des suspentes en carbone est à la fois un symbole d’innovation technique et de responsabilité écologique. Il pourrait à l’avenir servir de standard pour des grands projets comparables dans le transport ferroviaire européen.

  • Comment le site bâlois de Wolf devient un quartier résidentiel

    Comment le site bâlois de Wolf devient un quartier résidentiel

    Le transfert du transbordement des marchandises vers la zone portuaire a libéré un terrain de 16 hectares près de la gare CFF de Bâle. Les CFF y poursuivent depuis des années leur vision d’un quartier mixte alliant habitat, travail et loisirs. Le plan directeur d’urbanisme est basé sur un projet de Christ & Gantenbein et EM2N. L’élément central est une grande cour qui s’étend d’est en ouest, protège du bruit et relie les usages publics et privés sous forme de boulevard verdoyant.

    Deux visages Projet « Janus« 
    Le bureau parisien Experience, associé à M-AP Architectes de Lausanne, a remporté le concours pour l’îlot MF02. Leur projet « Janus » répond aux contrastes entre le côté ferroviaire et la cour intérieure par deux langages architecturaux.

    Côté voie ferrée, une façade horizontale en bandeau avec des cadres en béton marquants donne une image forte aux trains qui passent. Côté cour, une façade finement structurée avec des balcons décalés et des surfaces décorées de vert apparaît.
    La construction suit une approche hybride entre l’ossature en béton et la construction en bois. Les plans sont organisés de manière compacte, avec une séparation claire entre les chambres à coucher, les salles d’eau et les espaces de vie spacieux. Seule la faible intimité des appartements de plain-pied a été critiquée.

    La protection contre le bruit comme élément de conception Projet « Binaria »
    Le projet « Binaria » du consortium bâlois Parabase et Confirm s’est imposé pour la parcelle MF03. Il fait face au bruit de la rue avec une façade nord robuste en tôle trapézoïdale réutilisée et des éléments acoustiques saillants. Côté cour, en revanche, une façade en verre transparente et verdoyante s’ouvre sur des balcons et des bacs à plantes.
    Le passage à plusieurs étages qui relie la cour à la rue est particulièrement remarquable. La grille d’aération circulaire en panneaux phono-absorbants constitue ici un signe architectural fort. À l’intérieur, des plans linéaires permettent des concepts d’habitation flexibles allant de 2,5 à 5,5 pièces. La durabilité est assurée par des poutres réutilisées, du béton recyclé et du bois réutilisé.

    Un caractère pilote avec des exigences élevées
    Les deux projets gagnants suivent des voies innovantes en matière de protection contre le bruit, de flexibilité des plans de logements et d’utilisation de matériaux réutilisables. Les toits sont utilisés pour le photovoltaïque et la gestion des eaux de pluie, les façades sont en partie végétalisées ou dotées d’une technologie solaire intégrée. La production d’énergie est assurée par des sources renouvelables, la protection thermique estivale par l’ombrage et l’évaporation. Une attention particulière est accordée à la construction réversible. Les constructions doivent être vissées plutôt que collées afin de faciliter les réutilisations ultérieures ou les cycles de matériaux.

    Étapes et perspectives
    La première étape consiste à réaliser les nouveaux bâtiments à l’ouest du site, le début des travaux étant prévu pour 2028. Une deuxième étape avec un hub logistique urbain et des utilisations supplémentaires devrait suivre à partir de 2031. Avant même la fin des travaux, les CFF ouvrent le site à des utilisations temporaires. La halle ferroviaire de 2000 m², classée monument historique, sera utilisée à l’avenir pour des activités sportives. Le Wolf-Areal devient ainsi un projet pilote de construction de logements urbains qui répond aux questions de la protection contre le bruit, de la durabilité et de la mixité sociale à grande échelle. Pour Bâle, il ne s’agit pas seulement d’une expérience d’urbanisme, mais d’un pas décisif vers davantage de logements abordables et une meilleure qualité de vie urbaine.

  • Une étape stratégique pour Zofingen

    Une étape stratégique pour Zofingen

    Le site de 27 636 mètres carrés situé près de la gare de Zofingen a abrité jusqu’en 2024 l’imprimerie traditionnelle Swissprinters. Après sa fermeture, Ringier Areal AG a vendu la partie ouest à Turidomus, tandis que la partie est est restée la propriété de Ringier. Ces dernières années, Ringier avait déjà élaboré la base stratégique de la reconversion en collaboration avec la ville de Zofingue et le bureau d’architectes bâlois Christ & Gantenbein. Le développement se base maintenant sur cette base.

    Diversité et durabilité au centre
    L’ »Areal West » est un site d’importance stratégique. Situé en face de la vieille ville et juste derrière la gare, il offre des conditions idéales pour un nouveau quartier d’habitation urbain. Plus de 300 logements adaptés à différents styles de vie et à différentes tailles de ménages seront construits sur cinq parcelles. Des appartements compacts aux appartements familiaux.

    Le développement du projet est basé sur la norme de construction durable suisse. Une place de quartier aménagée dans le respect du climat, des espaces verts réduisant les îlots de chaleur et des panneaux photovoltaïques sont prévus. L’approvisionnement par chauffage urbain est également prévu afin de maintenir l’empreinte CO₂ du quartier à un faible niveau dès le départ.

    Mandat d’étude pour préciser
    Un mandat d’étude est prévu pour 2026 afin de préciser l’intégration dans l’espace urbain et la forme concrète de l’offre de logements. L’objectif est de créer un quartier vivant, qui ne soit pas seulement un lieu d’habitation, mais aussi un lieu de rencontre et d’identité. Le début de la construction pourrait avoir lieu à partir de 2028, selon la procédure, avec les premiers emménagements à partir de 2030.

    Expérience des transformations
    Des projets de référence tels que le Ziegeleipark à Horw/Kriens, le quartier Reitmen à Schlieren ou Zwhatt à Regensdorf montrent que le groupe est à l’aise avec les processus de transformation complexes. Avec le « Areal West » à Zofingue, le groupe s’inscrit dans cette lignée. Avec pour objectif de transformer le passé industriel en un quartier durable et porteur d’avenir.

  • Le marché suisse du logement continue de se tendre

    Le marché suisse du logement continue de se tendre

    La situation actuelle rappelle les années 2014 à 2016, qui ont connu une longue période de pénurie massive de l’offre. Aujourd’hui, il est clair qu’aucune compensation n’est à attendre à court terme. La construction de logements restera inférieure à la croissance des ménages dans les années à venir. La Suisse fait donc à nouveau partie des pays européens où la question du logement devient un thème central pour l’implantation d’entreprises.

    Charge pour les ménages à faible pouvoir d’achat
    Les ménages à faible revenu et de la classe moyenne inférieure sont particulièrement touchés. Alors que les contrats de location existants sont encore abordables pour environ 80% de ces ménages, le marché actuel présente une image nettement différente. Seuls un peu plus de 40% des nouveaux logements proposés se situent dans une fourchette de prix que ces groupes peuvent supporter. Dans des régions comme St. Moritz ainsi que dans les centres urbains et les agglomérations, les offres adaptées font presque totalement défaut.

    Les coûts du logement augmentent sensiblement
    Un scénario du Monitor illustre la problématique. Si tous les ménages à pouvoir d’achat faible à moyen déménageaient, la charge moyenne des frais de logement passerait de 29,1 à 35,7% du revenu. Le logement deviendrait alors clairement une charge financière excessive pour une large partie de la population. La part des ménages locataires qui ne peuvent plus maintenir leurs dépenses de logement dans leur budget est déjà passée de 2,6 à 2,8 %. Encore modéré, mais avec une nette tendance à la hausse.

    Mauvaises incitations du côté de l’offre
    La pression sur le marché est en outre accentuée par les modèles d’investissement. De nombreux investisseurs misent sur des constructions neuves de remplacement ou des rénovations complètes. Cela soutient certes le secteur de la construction, mais ne contribue guère à l’extension urgente du parc immobilier. Les nouveaux logements abordables sont donc rares sur le marché. Par conséquent, l’écart entre les loyers avantageux du parc immobilier existant et les loyers élevés de l’offre continue de se creuser, ce qui renforce la pénurie.

    Importance pour la politique et l’économie
    La nouvelle analyse de l’OFL met en avant la question du coût du logement par rapport au revenu. Pour les années à venir, il est prévisible qu’en l’absence d’une augmentation structurelle de l’offre de logements, le fossé entre l’offre et la demande continuera de se creuser. Pour l’économie, la société et le secteur immobilier, les concepts de logement et de construction innovants font donc partie des questions clés, tout comme les incitations réglementaires visant à garantir efficacement un logement abordable.

  • Les champions suisses 2025 aux SwissSkills

    Les champions suisses 2025 aux SwissSkills

    Du 17 au 21 septembre, le site de BERNEXPO s’est transformé en centre de la technique du bâtiment suisse. 62 participants de toutes les régions du pays se sont affrontés dans des conditions réalistes. Les jeunes professionnels se sont affrontés dans les disciplines suivantes : installateur/trice en chauffage, installateur/trice sanitaire, ferblantier/ère, constructeur/trice d’installations de ventilation ainsi que dans les trois spécialisations de la planification de la technique du bâtiment.

    Les nouveaux champions suisses sont

    • Timo Bruggmann, installateur en chauffage (Rorschach SG)
    • Oliver Ihringer, installateur sanitaire (Winterthur ZH)
    • Tino Zimmermann, ferblantier (Oberbalm BE)
    • Armin Gaiser, constructeur d’installations de ventilation (Erstfeld UR)
    • Camille Svitek, projeteur en technique du bâtiment sanitaire (Limpach BE)
    • Kilian Gendroz, projeteur en technique du bâtiment chauffage (Cuarny VD)
    • Mirco Burri, projeteur en technique du bâtiment ventilation (St. Gallen SG)

    L’innovation et l’orientation pratique au cœur de l’événement
    Les 35e championnats suisses de la technique du bâtiment ont une nouvelle fois été synonymes de défis pratiques. Sur près de 1900 mètres carrés, les jeunes professionnels ont eu l’occasion de démontrer leurs performances devant un grand public et sous la pression du temps. Les compétences techniques, la créativité et le travail d’équipe étaient tous au centre de l’attention. Des compétences qui gagnent en importance dans un secteur de la construction de plus en plus numérisé et durable.

    L’univers de la technique du bâtiment enthousiasme le public
    Outre les compétitions, les SwissSkills 2025 ont proposé un vaste programme-cadre dans la halle 19. Des zones interactives comme l’espace « Try-a-Skill » invitaient les visiteurs à expérimenter la technique par eux-mêmes et à découvrir les métiers de leurs propres mains. Le stand des métiers, les Foxtrails spéciaux et les stations d’expérience ont encouragé le dialogue entre la relève, les formateurs et les représentants du secteur. L’échange direct et la possibilité de relever ensemble des défis font de la technique du bâtiment un domaine d’innovation moderne.

    Importance pour la promotion de la relève et le secteur
    Le succès des championnats suisses illustre de manière impressionnante à quel point la technique du bâtiment est attrayante et porteuse d’avenir pour les apprentis motivés. Grâce à leurs compétences et à leur fierté professionnelle, les jeunes talents récompensés voient plus loin que le bout de leur nez et jettent un pont vers une branche durable et vivante. Pour les entreprises, les institutions de formation et le public, les SwissSkills sont une impulsion importante pour continuer à faire de la technique du bâtiment un secteur clé de la construction et de la transition énergétique en Suisse.

  • L’essor stratégique de l’économie circulaire

    L’essor stratégique de l’économie circulaire

    L’économie circulaire est en train de devenir une partie intégrante des stratégies d’entreprise en Suisse. La part des entreprises qui l’ont intégrée dans leur stratégie d’entreprise est passée de 11 à 27% en quatre ans. Les grandes entreprises en particulier font preuve d’un grand dynamisme. Dans les entreprises de plus de 250 collaborateurs, l’ancrage est déjà une réalité dans plus de la moitié des cas. Les moyennes entreprises suivent avec 39 pour cent, tandis que les plus petites restent nettement à la traîne avec 23 pour cent.

    La mise en œuvre reste fragmentée
    Malgré des progrès évidents dans la perception stratégique, la mise en œuvre opérationnelle reste timide. Seules 15% des entreprises réalisent plus de 10% de leur chiffre d’affaires avec des produits circulaires, et ce après une augmentation marginale depuis 2020. Les entreprises sont tout aussi réticentes à investir. Seules 7% d’entre elles investissent plus de 10% de leurs ressources dans des mesures d’économie circulaire. L’étendue des activités est également limitée avec une moyenne de quelques mesures.

    Focalisation sur l’énergie plutôt que sur les chaînes de valeur
    Les entreprises mettent particulièrement souvent en œuvre des mesures liées à la consommation d’énergie ou au passage aux énergies renouvelables. Les activités le long des chaînes d’approvisionnement ou l’utilisation de matières premières sont nettement plus rares, alors que c’est justement là que se trouvent les principaux leviers de l’efficacité des ressources. Selon Tobias Stucki, auteur de l’étude, un grand potentiel est ainsi gaspillé, d’autant plus que les risques géopolitiques actuels remettent la dépendance aux matières premières au centre des préoccupations.

    Comparaison des secteurs et des régions
    Des différences marquées apparaissent entre les secteurs. Les entreprises des secteurs des télécommunications, de l’électronique et des technologies médicales sont particulièrement engagées. La construction, l’immobilier et les services personnels restent dans les premières phases de la transformation. L’image est également mitigée au niveau régional. En termes d’ancrage stratégique, la Suisse centrale et la Suisse orientale sont en tête, tandis que le Tessin reste en queue de peloton. Il convient toutefois de noter que les entreprises tessinoises se situent nettement au-dessus de la moyenne en termes de parts de chiffre d’affaires réalisées avec des produits circulaires.

    Cadre politique et législatif
    Ces dernières années, la politique a considérablement élargi le cadre de l’économie circulaire. Depuis le 1er janvier 2025, elle est explicitement ancrée dans la loi sur la protection de l’environnement. Ainsi, la préservation des ressources prend une place plus importante que la gestion des déchets. Des cantons comme Zurich et Berne ont posé des jalons en adoptant des décisions populaires et des stratégies. Zurich a adopté une stratégie globale d’économie circulaire, tandis que Berne a ancré ses objectifs dans des directives gouvernementales et un nouveau plan sectoriel des déchets. D’autres cantons comme Bâle-Ville, Genève ou Vaud font également avancer leurs propres initiatives.

    L’économie circulaire, une question d’avenir
    L’étude montre clairement que l’importance stratégique de l’économie circulaire augmente en Suisse. Néanmoins, la mise en œuvre cohérente reste largement limitée aux premières étapes. La transition vers une économie circulaire nécessite des investissements massifs, des changements profonds dans les chaînes d’approvisionnement et de nouvelles formes de coopération. C’est la seule façon de garantir que l’économie circulaire ne reste pas lettre morte, mais devienne un pilier central pour le climat, les ressources et la compétitivité.

  • Entre vision et réalité

    Entre vision et réalité

    Neom, et plus particulièrement « The Line », ont été conçus pour diversifier l’économie du pays et créer une icône mondiale du développement urbain moderne. La ville en tant que mégastructure linéaire de 170 kilomètres sans voitures, entièrement alimentée par des énergies renouvelables et des superlatifs urbains, promettait d’innover et d’attirer l’attention du monde entier. Cependant, dès la fin 2024, il a été annoncé que « The Line » ne serait réalisée que sur un tronçon de 2,4 kilomètres au lieu des dimensions initialement prévues. Les progrès réalisés jusqu’à présent se limitent aux aménagements, à l’infrastructure, aux premières zones ainsi qu’à quelques installations de démonstration. Le volume de construction prévu est peu visible dans le désert.

    Défis financiers et structurels
    Le prix du pétrole saoudien ne suffit actuellement plus à couvrir les besoins budgétaires et à réaliser les mégaprojets prévus initialement. Au premier semestre 2025, le royaume a enregistré un déficit budgétaire d’environ 25 milliards de dollars. Parallèlement, les investissements directs étrangers stagnent, ce qui concentre d’autant plus les responsabilités sur le fonds d’investissement public PIF, dont les réserves et les bénéfices ont considérablement diminué ces dernières années. L’explosion des coûts et les lacunes opérationnelles dans la gestion du projet ont également semé le doute sur l’ensemble du projet. Des études internes estiment désormais que le coût total de « The Line » pourrait atteindre 8,8 billions de dollars, soit plusieurs fois plus que ce qui avait été estimé auparavant.

    Division et redistribution
    L’arrêt de la construction n’a pas seulement entraîné la délocalisation ou la suppression de milliers d’emplois, mais aussi l’attribution de sous-projets essentiels à de nouvelles structures. Le secteur de « Trojena », prévu comme station d’hiver et site des Jeux asiatiques d’hiver 2029, a été placé sous la tutelle du ministère des Sports. Le projet industriel « Oxagon » est désormais attribué à la compagnie pétrolière nationale Aramco. L’île de luxe « Sindalah » est placée sous la responsabilité du conglomérat touristique Red Sea Global depuis 2024. Les sous-projets actifs restants font fondre la part totale de Neom dans le fonds souverain saoudien à seulement six pour cent. La réduction massive des effectifs et la consolidation des stratégies soulignent ces changements majeurs.

    Conséquences pour la stratégie d’avenir de l’Arabie saoudite
    Le redimensionnement du projet phare remet en question les piliers centraux de la Vision 2030. Ni le saut symbolique prévu vers une société hypermoderne, ni l’indépendance économique vis-à-vis du pétrole ne sont garantis dans un avenir prévisible. Des événements majeurs tels que les Jeux asiatiques d’hiver 2029 ou la Coupe du monde de football 2034 sont menacés. En changeant de cap, les dirigeants du pays démontrent également une plus grande conscience des limites et des réalités économiques. Un tournant qui relativise durablement les prétentions à un leadership mondial dans le domaine de l’urbanisme et du développement innovant de l’État.

  • L’électricité solaire est stockée pour la première fois de manière saisonnière à Kaltenbach

    L’électricité solaire est stockée pour la première fois de manière saisonnière à Kaltenbach

    A la Poste de Kaltenbach, village appartenant à la commune de Wagenhausen, l’électricité solaire excédentaire des mois d’été pourra désormais être utilisée en hiver. Cela est possible grâce à une installation de démonstration SeasON dans le nouveau bâtiment du centre de distribution de la Poste à Kaltenbach, informe Matica AG dans un communiqué. Le procédé thermochimique qu’elle a développé en collaboration avec la Haute école de Lucerne utilise la soude caustique pour stocker l’électricité et la chaleur perdue sans perte.

    Lors du stockage de l’électricité, l’eau est extraite de la soude caustique et transférée dans un réservoir séparé. La solution concentrée et l’eau séparée peuvent ensuite être conservées à température ambiante. Si l’énergie stockée doit être utilisée, la soude concentrée est à nouveau diluée avec l’eau séparée. La chaleur de mélange qui en résulte est complétée par la chaleur de condensation. Elle est générée en évaporant l’eau dans le système fermé à l’aide de la chaleur à basse température d’un échangeur de chaleur.

    « Pour nous et l’équipe de la Haute école de Lucerne, la mise en œuvre du projet à Kaltenbach est une nouvelle étape importante sur la voie de la commercialisation de notre système innovant de stockage d’énergie intersaisonnier SeasON », a déclaré Marc Lüthi, CEO de Matica, cité dans le communiqué. « L’expérience acquise lors de la construction de l’installation, de son installation et de l’analyse de la phase d’exploitation est essentielle pour le développement efficace de notre solution d’avenir »

    L’entreprise, dont le siège est à Wagenhausen, a installé une première installation de démonstration à Frauenfeld en 2024. Une troisième installation est prévue pour le printemps 2026 dans un lotissement en Rhénanie-du-Nord-Westphalie.