Catégorie : immoNews

  • Le Conseil d’État prévoit de donner un coup de pouce aux infrastructures de la vallée de la Glatt

    Le Conseil d’État prévoit de donner un coup de pouce aux infrastructures de la vallée de la Glatt

    La vallée de la Glatt est l’une des régions de développement les plus dynamiques du canton de Zurich, stratégiquement située entre Zurich, Winterthur et l’aéroport international. Le Conseil d’Etat propose maintenant au Grand Conseil un paquet global de 543 millions de francs pour renforcer l’infrastructure de manière ciblée. Il est prévu de prolonger le Glattalbahn jusqu’à la région de Steinacker, de créer une liaison principale pour les vélos en direction de Bassersdorf et de prendre des mesures de protection contre les crues de l’Altbach.

    Un coup de pouce à la mobilité et à l’environnement dans la région de l’aéroport
    La combinaison de l’extension du chemin de fer, de l’infrastructure cyclable et de la protection des eaux répond à plusieurs objectifs centraux du plan directeur cantonal. Le prolongement de la ligne de chemin de fer de la vallée de la Glatt doit permettre de mieux desservir la zone industrielle de Kloten, tandis que la liaison principale à vélo offre une alternative écologique aux pendulaires. Parallèlement, la protection prévue contre les inondations protège la population et les infrastructures critiques telles que l’aéroport contre les risques naturels.

    Une mise en œuvre efficace grâce aux synergies
    La proximité géographique des trois sous-projets nécessite une planification commune et offre ainsi des conditions idéales pour une mise en œuvre efficace. Le regroupement des phases de construction permettra de réduire la durée des travaux, les coûts et les nuisances. Le début des travaux est prévu à partir de la mi-2027 et la durée des travaux est d’environ cinq ans.

    Participation aux coûts par la Confédération et les communes
    Bien que le volume du projet s’élève à 543 millions de francs, le canton ne prendra vraisemblablement en charge qu’environ 290 millions de francs. La Confédération participe jusqu’à 40 % pour la voie ferrée et la piste cyclable, et entre 35 et 45 % pour la protection contre les inondations. Des contributions à la valeur ajoutée de la ville de Kloten et d’investisseurs privés sont également prévues.

    Décision claire malgré le rejet communal
    Bien que deux projets communaux concernant le développement territorial dans la région de Steinacker aient été rejetés par la population de Kloten en 2024, le chemin de fer de la vallée de la Glatt lui-même ne faisait pas partie de cette votation. Après un examen complet, le Conseil d’Etat considère néanmoins le projet existant comme la solution la plus appropriée, tant sur le plan économique que sur celui des transports et de l’aménagement du territoire.

  • Une nouvelle dynamique pour la Suisse

    Une nouvelle dynamique pour la Suisse

    Qu’il s’agisse de gestion immobilière numérique, de solutions financières numériques ou de produits chimiques biosourcés, les startups suisses sont actuellement sur la voie du succès. Les récentes récompenses montrent l’étendue du paysage de l’innovation et la forte croissance de la demande internationale de solutions évolutives à valeur ajoutée pour la société.

    Gestion numérique de l’immobilier avec perspective
    La start-up de proptech Bewy a convaincu le Swiss Prime Site Accelerator 2025 et compte parmi les gagnants du programme. Grâce à des solutions numériques pour la gestion de biens locatifs et de propriétés, la jeune entreprise entend rendre la gestion immobilière plus transparente et centrée sur l’utilisateur. Le prix permet de réaliser des projets pilotes et des coopérations commerciales avec l’une des principales entreprises immobilières de Suisse.

    Haute technologie pour l’avenir de la fusion
    En se concentrant sur le traitement sécurisé des isotopes d’hydrogène, Smolsys a reçu le prix de transfert lors du Neuland Innovation Contest. En partenariat avec le KIT, l’entreprise travaille sur des technologies clés pour la recherche sur la fusion, un domaine d’application hautement spécialisé et critique pour la sécurité, avec un fort potentiel d’avenir.

    Repenser l’alimentation avec la propriété intellectuelle
    Planetary développe des protéines durables en utilisant la fermentation de précision et a reçu un prix mondial de l’OMPI pour cela. La start-up allie progrès technologique et stratégie de propriété intellectuelle et contribue à la transformation des systèmes alimentaires mondiaux vers plus de résilience, de densité nutritionnelle et de compatibilité avec le climat.

    La technologie financière avec la précision suisse
    La fintech Bivial a reçu le prix Best Use of Tech in Business Payments lors des PayTech Awards 2025. La plateforme basée sur l’API permet d’effectuer des paiements en temps réel dans plus de 160 pays et combine les IBAN suisses avec des outils financiers modernes. L’entreprise a atteint la rentabilité dans les six mois suivant son lancement, preuve de l’efficacité de ses processus, de la clarté de sa réglementation et de son développement proche du marché.

    Chimie durable de Zurich à Houston
    La start-up Biosimo a été admise dans le prestigieux programme Activate de Houston. L’équipe y recevra un soutien financier et infrastructurel pendant deux ans afin de passer à l’échelle avec de l’acide acétique biosourcé comme alternative aux produits chimiques fossiles. La cofondatrice Sotiria Mostrou bénéficie également d’un accès ciblé à des experts et à des réseaux d’innovation.

    Prothèses fabriquées à partir de déchets plastiques avec Impact
    L’entreprise sociale Circleg est la seule entreprise suisse à figurer dans la liste Forbes Accessibility 100. Avec des prothèses abordables, fabriquées localement à partir de plastique recyclé, la startup offre non seulement la mobilité aux personnes amputées en Afrique de l’Est, mais renforce également les circuits économiques et les marchés du travail locaux.

  • La recherche, fondement de la révolution de la construction

    La recherche, fondement de la révolution de la construction

    Les changements dans le secteur de la construction sont évidents et ne peuvent être maîtrisés sans innovation. Qu’il s’agisse d’économie circulaire, de nouveaux matériaux de construction, d’outils de planification numériques ou de technologies de construction à haute efficacité énergétique, investir dans la recherche aujourd’hui, c’est s’assurer une place sur le marché demain. Pour Harald Kopececk, il est clair que la recherche doit devenir une priorité stratégique et que les coopérations interentreprises proches des applications sont essentielles.

    Priorités de recherche
    Le secteur de la construction pense de manière circulaire et de plus en plus systématiquement. Des projets comme CEScaleUP (AIT) ou Mindwood (Holzforschung Austria) montrent comment les cycles des matériaux peuvent être repensés et comment les capteurs peuvent être intégrés directement dans le bois. Parallèlement, l’accent est de plus en plus mis sur les bâtiments existants. Avec des projets comme FluccoSan et DyNaBe, l’IBO développe des solutions de rénovation qui combinent des objectifs écologiques, économiques et de confort. L’objectif est de fournir des solutions adaptées au climat, même pour les petites communautés.

    La coopération comme moteur de l’innovation
    La recherche devient une tâche commune. Près de 80 % des partenaires du projet ZAB mettent gratuitement leur savoir-faire à disposition. L’Association autrichienne des techniques de construction (ÖBV) rend les résultats de ses recherches accessibles au public et encourage ainsi leur mise en œuvre au niveau sectoriel. Des projets tels que la conception de structures agiles ou SusDeCon visent l’efficacité des matériaux et la réduction du CO₂ – sur la base de connaissances ouvertes qui peuvent potentiellement influencer les normes.

    Le financement, clé de la mise en œuvre
    Les approches innovantes ont besoin de bases financières solides. Les programmes de financement tels que la prime de recherche, le programme de base de la FFG ou Horizon Europe offrent un soutien ciblé, de la phase de création au produit commercialisable. Eva Martischnig (BDO Austria) recommande d’utiliser le paysage des subventions de manière stratégique afin de faire progresser rapidement les projets ouverts à la technologie et très pertinents pour la pratique.

    L’avenir commence dans l’existant
    La question centrale du tournant dans la construction est de savoir comment rendre les bâtiments existants climatiquement aptes L’accent se déplace des nouveaux bâtiments vers la transformation. La recherche sur la rénovation, notamment dans le contexte de l’économie circulaire, de la numérisation et de l’utilisation de l’énergie, devient une tâche essentielle. Des projets tels que Circular Twin ou les communautés climatiques montrent que des solutions sont possibles lorsque la planification, la technique et l’acceptation sociale sont pensées ensemble.

  • Le Tessin compte parmi les régions les plus innovantes d’Europe

    Le Tessin compte parmi les régions les plus innovantes d’Europe

    Selon le Tableau de bord régional de l’innovation 2025 de la Commission européenne, le canton du Tessin fait partie des dix régions les plus innovantes d’Europe. En Suisse, il occupe la deuxième place juste derrière Zurich. Il convient de souligner le pourcentage élevé de petites et moyennes entreprises qui introduisent des innovations de processus ou de produits. Le canton occupe également une place de choix au niveau national en matière d’enregistrement de marques.

    Excellence universitaire et réseau international
    Avec plus de 20 instituts de recherche spécialisés, l’Università della Svizzera italiana (USI) renforce la capacité d’innovation académique de la région. Elle met notamment l’accent sur la biomédecine, les sciences informatiques et les sciences financières. Son intégration étroite dans les réseaux de financement nationaux et internationaux fait de l’USI un acteur central du système d’innovation du Tessin.

    Recherche pratique pour les entreprises
    La Haute école spécialisée de la Suisse méridionale (SUPSI) est également un acteur clé du paysage de l’innovation. Elle dispose d’une grande expertise dans l’automatisation industrielle, la robotique et la science des matériaux et se distingue par le taux de réussite le plus élevé pour l’accès aux financements européens parmi toutes les hautes écoles spécialisées suisses. Les entreprises bénéficient de coopérations pratiques dans le cadre de projets de recherche appliquée.

    Promotion légale de l’innovation à large échelle
    Le canton soutient l’innovation de manière ciblée par le biais de la loi sur l’innovation économique. Celle-ci offre des possibilités de soutien étendues, allant de l’aide aux programmes de recherche aux projets d’investissement, en passant par la participation à des salons et des projets d’internationalisation. La mise en œuvre est assurée par l’Office du développement économique.

    Switzerland Innovation Park Ticino, une plaque tournante
    Avec le Switzerland Innovation Park Ticino, le canton encourage le transfert entre l’économie et la science. Les centres de compétences qui voient le jour se concentrent sur des domaines clés tels que les sciences de la vie, les TIC, les technologies des drones et l’industrie des loisirs. L’objectif est de développer des solutions techniques et technologiques très pertinentes pour l’économie du canton.

    https://projects.research-and-innovation.ec.europa.eu/en/statistics/performance-indicators/european-innovation-scoreboard/eis#/ris?compare_year=2025&year=2025
  • Les mathématiques rendent le bois tridimensionnel

    Les mathématiques rendent le bois tridimensionnel

    L’association de la géométrie, de la technologie du bois et de la modélisation numérique ouvre de nouvelles voies à la construction architecturale en bois. La start-up Beyond Bending, née à l’université technique de Vienne, a développé un système innovant permettant de réaliser des formes libres complexes en bois plat. Le « système de tension FLEXGrid » breveté est basé sur des structures de grille plates qui se transforment en une forme tridimensionnelle souhaitée par une tension contrôlée, exactement comme calculée mathématiquement auparavant.

    De plat à spatial
    La technologie fait appel à un principe de base bien connu dans le monde du jardinage, des grilles élastiques et expansives composées de lattes de bois parallèles. Ce principe de construction simple mais efficace a été développé et numérisé en termes d’ingénierie. Les concepteurs définissent la géométrie cible et l’algorithme calcule le treillis approprié. Lors de l’assemblage, la grille prend exactement la forme souhaitée.

    L‘efficacité rencontre l’esthétique
    Le système permet non seulement une mise en forme précise, mais aussi une construction économe en matériaux et en ressources.

    • Facilité de fabrication des éléments plats,
    • montage rapide sur le chantier,
    • Absence de coffrages complexes ou de formes spéciales

    Utilisation de bois régional
    Un premier exemple pratique est le pavillon pop-up de Kuchl, dans le land de Salzbourg. Cette structure de dix mètres de large et de quatre mètres de haut a été réalisée avec succès en utilisant cette méthode et sert de démonstrateur pour de futures applications dans le domaine des constructions temporaires ou permanentes en bois.

    La conception numérique comme clé de la réduction des matériaux
    Le système démontre de manière impressionnante comment les mathématiques, la conception algorithmique et la durabilité peuvent interagir. Il permet aux architectes et aux constructeurs de réaliser des constructions de forme libre, sans coûts de production élevés ni processus de fabrication de moules complexes.

  • Coopération pour plus d’énergie solaire à Zurich et en Suisse orientale

    Coopération pour plus d’énergie solaire à Zurich et en Suisse orientale

    Le fournisseur d’énergie bâlois IWB a racheté le spécialiste de l’énergie solaire Senero AG, basé à Winterthur. Selon un communiqué, IWB souhaite ainsi renforcer sa position dans le domaine des énergies renouvelables. La position de Senero sera ainsi considérablement élargie grâce à l’accès à la structure, à la taille et à l’offre de solutions intégrées d’IWB.

    Dans le cadre de cette coopération, IWB entend investir dans sa propre production d’électricité solaire décentralisée et dans son développement, contribuant ainsi à la sécurité de l’approvisionnement et à la transition énergétique, selon le communiqué. D’ici 2030, l’entreprise veut installer 150 à 200 mégawatts de puissance photovoltaïque (mégawatts crête/MWp) sur les toits et les façades des clients privés et commerciaux. Actuellement, 55 MWp sont déjà installés. Par ailleurs, IWB propose à ses clients des services complets en rapport avec l’interconnexion pour l’autoconsommation (ZEV). Les clients sont soutenus dans la création, l’exploitation et la gestion de ZEV.

    Senero apporte à ce nouveau partenariat son expertise dans l’installation de systèmes photovoltaïques (PV), de batteries et de stations de recharge pour voitures électriques. Chaque année, l’entreprise installe 120 systèmes photovoltaïques.

    « En collaboration avec nos entreprises solaires Planeco et Kunz Solartech, IWB peut, grâce à Senero, réaliser des installations solaires dans toute la Suisse alémanique auprès d’entreprises et de clients privés. Nous pouvons désormais renforcer nos activités de distribution, en particulier dans la région de Zurich et en Suisse orientale », explique Markus Balmer, responsable des ventes chez IWB, cité dans le communiqué. « Nous nous attendons à ce que le secteur de l’énergie solaire continue à connaître une forte croissance, même si l’environnement de marché actuel est devenu plus difficile. Il y a encore beaucoup trop de toits sans PV, et le cadre légal pour les installations PV s’est amélioré avec la nouvelle législation sur l’énergie »

    Fabian Krämer, co-directeur de Senero, voit dans le rachat par IWB une sécurité et une perspective à long terme. « IWB est un partenaire important et bien établi, qui offre à nos collaborateurs des perspectives d’avenir sûres. Ensemble avec IWB, nous pouvons poursuivre notre histoire à succès sur le marché de l’énergie solaire et réaliser de nombreuses autres installations pour nos clients », a déclaré Krämer, cité dans le communiqué.

  • Le siège social de la construction aéronautique va être entièrement modernisé et densifié

    Le siège social de la construction aéronautique va être entièrement modernisé et densifié

    Le constructeur d’avions Pilatus veut moderniser son siège social à Stans. Comme l’indique un communiqué à ce sujet, les bâtiments, en partie très vétustes et inefficaces sur le plan énergétique, doivent être entièrement reconstruits. Les surfaces de production et d’administration seront en outre densifiées par de nouveaux bâtiments. Ce faisant, la structure architecturale sera adaptée aux conditions du paysage. La construction verticale permettra de mieux exploiter les surfaces sans que les bâtiments ne dépassent des hauteurs de 32, 36 ou 56 mètres.

    Comme l’indique l’entreprise, les constructions doivent respecter les principes de durabilité et être conformes aux normes internationales (LEED). Le béton recyclé et le bois local seront utilisés. Toutes les constructions sont soumises à des normes énergétiques élevées. Des installations photovoltaïques à grande échelle garantiront l’autoproduction d’électricité.

    Avec cette rénovation complète, Pilatus s’engage en faveur du site de Stans et du bien-être de ses 2500 collaborateurs. Leur trajet écologique vers leur lieu de travail par les transports publics est encouragé par des aides financières pouvant aller jusqu’à 1000 francs par an, précise le communiqué.

    Le 26 novembre 2025, la population de Stans devrait pouvoir se prononcer sur une adaptation du plan d’affectation.

  • Message culturel 2025-2028 pour la culture du bâti

    Message culturel 2025-2028 pour la culture du bâti

    Le projet de message culture 2025-28 place la culture du bâti au cœur d’un développement territorial durable. Face au changement climatique, à la raréfaction des ressources et à l’appauvrissement de la biodiversité, l’aménagement de l’espace de vie gagne en importance stratégique. Grâce à son approche globale, la culture du bâti apporte des réponses aux principaux défis et permet d’envisager un avenir durable.

    La conception comme mission sociale
    La culture du bâti englobe toutes les activités ayant un impact sur le territoire, de la conservation des monuments historiques à la conception de bâtiments contemporains en passant par l’urbanisme. Des bâtiments, des lotissements et des infrastructures bien conçus favorisent le bien-être de la population, renforcent le patrimoine culturel et réunissent des valeurs écologiques, sociales, économiques et culturelles. Cette qualité intégrative fait de la culture du bâti un instrument décisif pour la transformation des villes et des régions.

    Impulsions porteuses d’avenir de Davos
    Le processus international de Davos pour la culture du bâti et les récentes déclarations des ministres européens de la culture confirment la nécessité d’une conception holistique de la construction. La Suisse prend en compte ces impulsions et prévoit d’inscrire la culture du bâti dans la loi sur la protection de la nature et du patrimoine, une étape importante pour renforcer le rôle de modèle de la Confédération et utiliser de manière ciblée les instruments de promotion existants.

    Économie circulaire et innovation comme lignes directrices
    La future culture de la construction doit être résolument orientée vers l’économie circulaire et la suffisance. De nouvelles normes telles que les valeurs limites du cycle de vie pour les émissions, l’utilisation consciente des ressources et une culture de la transformation en constituent le fondement. En complément, il faut une culture de l’innovation qui encourage les nouveaux matériaux, technologies et processus.

    Recommandations pour une mise en œuvre cohérente
    Les organisations signataires formulent des demandes concrètes. Le domaine de l’environnement doit être davantage intégré, les communes et les villes doivent être impliquées dans les offres de conseil et de formation continue et le renchérissement effectif de la construction doit être pris en compte dans l’adaptation des subventions. En outre, une application cohérente de la notion de culture du bâti est nécessaire, par exemple dans les prix culturels suisses ou dans le travail de Pro Helvetia. La Table ronde Culture du bâti Suisse se propose comme plateforme nationale pour la coordination avec les initiatives internationales.

  • Des suiveurs forts plutôt que des patrons faibles

    Des suiveurs forts plutôt que des patrons faibles

    L’hypothèse classique est que ceux qui sont performants sont promus. Mais le principe dit de Peter explique déjà pourquoi les bons employés progressent souvent jusqu’à l’incompétence. Les chercheurs Christian Zehnder, Benjamin Tur et Matthieu Légeret apportent une nouvelle perspective. Ils affirment que lorsqu’un cadre progresse, ce ne sont pas seulement ses compétences qui comptent, mais aussi la perte de sa contribution en tant que suiveur.

    Un conflit d’objectifs avec des conséquences
    Lorsqu’une personne dotée de compétences élevées en matière d’équipe devient un leader, le groupe perd souvent un collaborateur productif et engagé au niveau opérationnel. Dans certains cas, il peut donc être stratégiquement plus intelligent de promouvoir une personne moins compétente, simplement pour préserver le bon fonctionnement de l’équipe.

    Le leadership n’est pas toujours la clé du succès
    « Nos recherches montrent que, dans certaines circonstances, il peut être optimal de confier des rôles de leadership à des personnes moins compétentes », explique Zehnder. Selon lui, c’est notamment le cas lorsque la fonction de direction est chronophage mais peu décisive sur le plan opérationnel et lorsque le meilleur suiveur est indispensable au travail quotidien.

    Rôle de la culture d’entreprise
    Un élément central est la valorisation des bons rôles de suiveur. Les systèmes de récompense pourraient être conçus de manière à ce que les personnes les plus performantes souhaitent rester à des niveaux hiérarchiques inférieurs sans que cela soit perçu comme un blocage de leur carrière. Il faut également une communication interne qui explique pourquoi chaque promotion n’est pas synonyme de contribution maximale à l’organisation.

    Repenser le leadership signifie augmenter l’efficacité
    L’étude appelle à un changement radical de la stratégie de gestion des talents. L’idée classique de promotion n’est pas toujours la meilleure solution pour l’entreprise. Il est parfois plus efficace de laisser les compétences là où elles sont le plus utiles, même si cela signifie que ce ne sont pas les meilleurs qui sont au sommet. Le véritable succès peut résider dans la force de ceux qui ne dirigent pas.

  • Une nouvelle étude analyse les produits chimiques dans le plastique

    Une nouvelle étude analyse les produits chimiques dans le plastique

    Les plastiques ne sont pas seulement un problème environnemental, ils représentent un risque chimique. Qu’il s’agisse d’emballages, de jouets pour enfants ou d’électronique. Presque tous les produits en plastique contiennent des produits chimiques, dont beaucoup sont potentiellement nocifs pour l’homme et l’environnement. Cette nouvelle étude, à laquelle participent des instituts de recherche renommés tels que l’Empa, l’Eawag et des universités norvégiennes, met pour la première fois en lumière de manière systématique l’empreinte chimique du monde du plastique.

    Base de données PlastChem
    La base de données PlastChem qui accompagne l’étude répertorie plus de 16 000 produits chimiques utilisés dans les plastiques, volontairement ou en tant que contaminants. Selon les auteurs, au moins 4 200 d’entre elles sont clairement nocives pour la santé ou l’environnement. Fait particulièrement alarmant, ces produits chimiques ne se trouvent pas seulement dans des applications spécialisées, mais aussi dans des produits de tous les jours comme les emballages alimentaires, les jouets et les plastiques de construction.

    Des bioessais plutôt qu’une boîte noire
    Une approche innovante de l’évaluation des risques réside dans l’utilisation de bioessais, des tests biologiques qui mesurent l’effet toxique des substances libérées sans connaître leur structure chimique exacte. Cela ouvre de nouvelles voies pour mieux cibler les substances non identifiées jusqu’à présent, une nécessité si l’on considère que les plastiques contiennent souvent des produits de dégradation et des résidus de réaction qui ne rentrent dans aucune liste.

    Trois leviers pour des plastiques plus sûrs
    L’étude identifie trois principaux domaines d’action :

    • Remplacer les substances dangereuses par des alternatives plus sûres,
    • La transparence sur le contenu chimique des produits tout au long de la chaîne de valeur,
    • la conception de polymères chimiquement simplifiés qui facilitent la réutilisation et le recyclage.

    Ces approches ne sont pas seulement des tâches technologiques, mais aussi politiques. En effet, jusqu’à présent, il y a souvent un manque de clarté réglementaire sur les produits chimiques qui peuvent être utilisés ou non.

    Impulsion pour l’accord mondial sur le plastique
    Les résultats fournissent une base scientifiquement fondée pour des mesures concrètes, juste à temps pour le processus de négociation de l’ONU sur un accord mondial sur le plastique. Selon les chercheurs, il est essentiel que les aspects environnementaux, mais aussi sanitaires, soient désormais au cœur de la stratégie en matière de plastique.

    Voix de la recherche
    « Les plastiques ne contiennent pas seulement trop de produits chimiques, mais aussi trop de choses dont nous ne savons presque rien », déclare l’auteur principal Martin Wagner (NTNU). Zhanyun Wang, chercheur à l’Empa, ajoute : « La simplification chimique est la clé d’une véritable économie circulaire »

    L’étude montre clairement qu’un « business as usual » dans la production de plastique n’est ni écologiquement viable ni acceptable pour la santé. Si l’on veut utiliser les plastiques à l’avenir, il faut les repenser, de la conception moléculaire à la responsabilité globale.

  • Le Möbeliareal de Glaris prend forme

    Le Möbeliareal de Glaris prend forme

    Après le changement de zonage, passant de zone industrielle à zone mixte résidentielle et professionnelle, les bases d’une nouvelle utilisation ont été posées. Avec la soumission du plan d’aménagement, cette vision devient désormais concrète.

    Le dialogue comme base du développement durable
    Un processus de dialogue intensif, lancé en 2022, a constitué la base du projet d’aménagement présenté aujourd’hui. Dans le cadre de ce processus coopératif, des questions centrales relatives à l’urbanisme, à la mixité des usages, aux espaces libres et à l’écologie ont été abordées en collaboration avec des experts, des voisins et des personnes intéressées. Les résultats ont abouti à une planification minutieuse qui vise à trouver un équilibre entre les bâtiments historiques et les nouveaux éléments architecturaux. Les anciens bâtiments de production de l’ag möbelfabrik horgenglarus seront disponibles à partir de 2027 et pourront être intégrés dans la première phase de construction.

    Un nouvel élément urbain au centre de Glaris
    L’objectif de möbeliareal ag avec ce projet est de créer un lieu vivant, ouvert et mixte. Les bâtiments existants, tels que l’ancien atelier de matelassage rénové, un bâtiment Hans-Leuzinger ainsi que l’espace de coworking bien établi RAUMSTATION, montrent déjà comment de nouvelles utilisations peuvent être intégrées dans des structures existantes. Le nouveau bâtiment prévu complète le complexe avec des espaces libres captivants et donne au site une nouvelle lisibilité urbaine.

    Début des travaux prévu en 2027
    Le plan de lotissement, basé sur le projet indicatif d’agps architecture ltd. et de Böe Studio GmbH, a été soumis à la commune pour examen préliminaire fin 2023. Après une éventuelle révision, le plan définitif est attendu. Les premières demandes de permis de construire pourraient ensuite suivre, le début de la construction par étapes étant prévu à partir de 2027. Ainsi se poursuit un processus de développement qui a été préparé par des analyses de marché approfondies et des études de planification et qui passe maintenant à une phase de réalisation concrète.

    Des perspectives pour des espaces de vie urbains
    Avec le Möbeliareal, un projet exemplaire voit le jour au cœur du chef-lieu du canton. Historiquement enraciné, socialement mixte, architecturalement planifié avec clairvoyance et économiquement viable. La transition soigneusement orchestrée d’un site de production industrielle vers un espace de vie diversifié illustre de manière exemplaire comment le développement d’un site peut réussir entre tradition et avenir.

  • Le nouveau gymnase de Sissach est construit sous terre

    Le nouveau gymnase de Sissach est construit sous terre

    ERNE AG Bauunternehmung estime être sur la bonne voie pour la réalisation d’un triple gymnase à Sissach. Le projet est réalisé par ERNE plus en tant qu’entreprise totale, informe l’entreprise du groupe ERNE de Laufenburg dans un communiqué. Depuis le premier coup de pioche le 12 avril dernier, les travaux de construction battent leur plein.

    En tant qu’entreprise totale, ERNE plus se charge de la coordination de tous les corps de métier impliqués dans la construction. Cette étroite collaboration permet d’assurer une exécution de haute qualité et dans les délais du projet de construction, écrit ERNE AG. ERNE utilise des outils numériques pour la planification et la mise en œuvre.

    Le projet de la salle de sport triple, élaboré par les architectes Penzel Valier AG de Zurich, mise sur une construction durable, précise le communiqué. Une grande partie du hall sera construite sous terre, ce qui permettra d’aménager un terrain tous temps sur le toit du hall. En surface, la halle sera reliée au bâtiment scolaire existant par un pavillon.

  • Évolution des prix avec une image partagée

    Évolution des prix avec une image partagée

    Selon les dernières évaluations de Fahrländer Partner Raumentwicklung (FPRE), les prix des appartements en propriété ont augmenté de 1,7% au deuxième trimestre 2025 par rapport au trimestre précédent. Le segment intermédiaire est particulièrement touché, avec une hausse de 2,5 %. Le segment inférieur ( 1,5 %) et le segment supérieur ( 1,2 %) ont également enregistré des hausses de prix. En comparaison annuelle, on constate une augmentation significative, surtout dans les régions de Bâle ( 9,1 %), Zurich ( 7,9 %) et le sud de la Suisse ( 7,7 %).

    Les maisons individuelles affichent une évolution stable
    La situation est différente pour les maisons individuelles. Par rapport au trimestre précédent, les prix ont largement stagné (-0,6 %). La variation dans les différents segments reste modérément négative, -1,1 % dans le bas de gamme, -0,6 % dans le moyen de gamme et -0,4 % dans le haut de gamme. Sur un an, l’augmentation moyenne est néanmoins de 2,5 %.

    La demande dépasse l’offre
    La demande continue de logements se heurte toujours à une activité de construction modérée. FPRE s’attend donc à une hausse des prix au cours des douze prochains mois, tant pour les appartements en copropriété que pour les maisons individuelles. Les emplacements centraux, en particulier, devraient en profiter davantage. Stefan Fahrländer, associé chez FPRE, résume : « La demande de logements en propriété reste élevée, ce qui se traduit par une hausse des prix dans presque toutes les régions de Suisse »

  • L’hypothèque légale des artisans et des entrepreneurs – un risque (presque) incontrôlable

    L’hypothèque légale des artisans et des entrepreneurs – un risque (presque) incontrôlable

    Conditions pour l’inscription
    Tout entrepreneur qui a fourni des travaux et des matériaux ou du travail seul sur un immeuble peut inscrire une hypothèque légale des artisans et des entrepreneurs directement sur l’immeuble (cf. art. 837 du Code civil). Les entrepreneurs, qui ne sont généralement payés qu’a posteriori, disposent ainsi d’un moyen de garantie. Une relation contractuelle entre l’entrepreneur et le propriétaire foncier n’est pas nécessaire. Néanmoins, le droit à l’inscription d’un droit de gage est toujours dirigé contre le propriétaire foncier. Le droit d’inscription ne peut pas être exclu à l’avance par contrat.

    En principe, les travaux qui sont directement liés à la construction et qui entraînent une modification physique de celle-ci donnent droit à une hypothèque. Le législateur et la jurisprudence ont toutefois étendu les travaux éligibles aux travaux de démolition, de montage d’échafaudages, de sécurisation de fouilles ou autres. En revanche, les fournisseurs de matériaux de construction sans prestation de montage ne sont pas protégés, sauf s’il s’agit de matériaux spécialement fabriqués pour l’ouvrage (inutilisables autrement). Il est en outre nécessaire que le droit de gage soit inscrit au registre foncier dans les quatre mois suivant l’achèvement des travaux (« dernier coup de marteau »).

    La procédure
    La procédure se déroule en plusieurs étapes. Tout d’abord, le tribunal du lieu où se trouve le terrain à bâtir décide en procédure sommaire de l’inscription provisoire. Les conditions d’une inscription provisoire sont très peu exigeantes, l’entrepreneur doit seulement démontrer qu’il a effectué ou qu’il effectuera des travaux donnant droit à une hypothèque sur ce terrain et que le délai d’inscription est respecté. Dans un délai fixé par le tribunal, la revendication définitive doit ensuite être mise en œuvre dans le cadre d’une procédure ordinaire afin que le droit de gage soit définitivement établi. Dans le cas contraire, l’inscription est annulée. Dans ce cas, l’entrepreneur qui a procédé à l’inscription doit satisfaire à des exigences de preuve nettement plus élevées.

    Possibilités d’action pour les propriétaires fonciers
    Pour les propriétaires fonciers, l’inscription d’une hypothèque légale des artisans et des entrepreneurs constitue un risque sérieux. Dans le pire des cas – en cas d’inscription définitive de l’hypothèque légale des artisans et des entrepreneurs – la réalisation forcée du bien immobilier peut avoir lieu. Mais souvent, l’inscription provisoire entraîne déjà des difficultés dans la vente d’unités d’habitation ou de terrains, car les banques ne veulent pas donner de garantie de financement. Pour faire face à ce risque, il existe plusieurs possibilités d’action : D’une part, la copropriété peut régler la créance invoquée, ce qui peut conduire à des doubles paiements injustifiés dans le cas de relations de sous-traitance. D’autre part, il est possible de racheter le droit de gage, aussi bien dans la procédure définitive que dans la procédure provisoire, en fournissant une garantie suffisante, par exemple sous la forme d’une garantie bancaire irrévocable ou du dépôt d’une somme d’argent. Si le propriétaire foncier n’a pas de relation contractuelle directe avec l’entrepreneur, il est recommandé d’impliquer le véritable débiteur (par exemple le vendeur, l’entrepreneur, l’EG, etc.) dans la procédure par le biais d’une dénonciation de litige.

    Conclusion
    L’hypothèque légale des artisans et des entrepreneurs constitue un moyen de garantie efficace en faveur des prestataires de services impliqués dans la construction. Pour les propriétaires fonciers concernés, il est recommandé de demander un conseil juridique à temps, de respecter systématiquement les délais et de prendre rapidement les mesures appropriées pour défendre leurs intérêts.

  • Une installation souterraine pour réduire les émissions de CO2

    Une installation souterraine pour réduire les émissions de CO2

    L ‘aéroport de Zurich AG construit une centrale énergétique souterraine, située entre le parking 6, l’hôtel Radisson Blu et l’Operation Center 1. La centrale sera équipée de pompes à chaleur et de machines frigorifiques d’une puissance totale de 12 à 15 mégawatts. À moyen terme, elle couvrira ainsi environ deux tiers des besoins en chaleur et en froid du terminal et des bâtiments environnants de la tête de l’aéroport. La mise en service est prévue pour l’automne 2027, informe la Flughafen Zürich AG dans un communiqué.

    Parallèlement, l’entreprise explore un chenal glaciaire à 300 mètres de profondeur afin d’y stocker de l’énergie thermique et de la rendre réutilisable. Un premier puits existe déjà depuis 2024, un deuxième est en cours de construction. L’exploration du chenal est soutenue par l’Office fédéral de l’énergie.

    Avec la centrale énergétique et un réseau basse température prévu, le caniveau devrait permettre d’économiser environ 6500 tonnes de CO2 par an et contribuer à réduire les émissions de CO2 de la tête de l’aéroport de 35% d’ici 2030, pour atteindre 15 900 tonnes par an. D’ici 2040, l’aéroport de Zurich AG veut réduire ses propres émissions de CO2 à zéro.

    « Sur le plan technique, notre plan de décarbonisation de l’infrastructure repose sur des systèmes innovants. La combinaison de pompes à chaleur, d’un stockage saisonnier de l’énergie dans un chenal glaciaire ou via des champs de sondes géothermiques, ainsi que d’un réseau basse température nous permet de réduire de manière significative l’impact climatique du chauffage et du refroidissement », a déclaré Guido Hüni, responsable de l’énergie et de la décarbonisation de l’aéroport de Zurich AG, cité dans le communiqué.

  • Au premier semestre, 1,47 milliard de capital-risque investi dans des start-up suisses

    Au premier semestre, 1,47 milliard de capital-risque investi dans des start-up suisses

    Au cours du premier semestre 2025, 1,47 milliard de francs suisses ont été investis dans des startups suisses, soit une augmentation de 36% par rapport à l’année précédente. Il s’agit du troisième meilleur résultat depuis le début des mesures. La croissance a toutefois été tirée par un petit nombre de startups qui ont levé des sommes importantes auprès d’investisseurs internationaux. Pour la troisième année consécutive, le nombre de tours de financement a chuté à 124, soit une baisse de 10 %.

    La biotechnologie, moteur de la croissance
    Le secteur de la biotechnologie, en particulier, a été à l’origine d’un fort résultat. Avec 705 millions de francs d’afflux de capitaux, il a établi un nouveau record. Le précédent record de 436 millions de francs, datant de 2021, a été largement dépassé. Ce succès s’explique par des équipes de fondateurs hautement qualifiés et des développements technologiques basés sur une excellente recherche.

    Reprise dans les TIC et la fintech
    Les secteurs des TIC et de la fintech, récemment en perte de vitesse, ont également connu une reprise. Les start-ups ICT générales ont enregistré une croissance des investissements de 86% pour atteindre 247 millions de francs. Les entreprises Fintech ont reçu 153 millions de francs, soit une augmentation de 93 pour cent. Le nombre de transactions reste faible, ce qui indique une sélectivité persistante des investisseurs.

    L’écosystème suisse des startups reste résistant
    Malgré un environnement de marché incertain, l’écosystème suisse des startups se montre capable de produire des entreprises compétitives au niveau international. La banque Sygnum, devenue Unicorn au premier semestre 2025, en est un exemple. La banque spécialisée dans les actifs numériques a été valorisée à plus d’un milliard de dollars, un signal du potentiel d’innovation, même en dehors du secteur de la santé.

    Perspectives mitigées pour les investisseurs
    Une enquête à grande échelle montre que les attentes pour les douze prochains mois sont modérées. La levée de fonds et les difficultés de sortie sont les principales préoccupations. En revanche, les obstacles au commerce international ne jouent qu’un rôle secondaire. Pour de nombreuses start-ups, l’accès au capital devrait rester un défi, malgré quelques annonces de succès.

  • D’une zone périphérique à un quartier urbain visionnaire

    D’une zone périphérique à un quartier urbain visionnaire

    Buchholz est synonyme de nouveau départ urbain. Sur une surface d’environ 36 300 m², un quartier urbain autonome se forme, qui combine habitat, travail, mouvement et rencontre. La structure hétérogène qui existait jusqu’à présent fait place à un mélange d’usages clairement structuré, qui allie qualité spatiale et responsabilité écologique. La pièce maîtresse du développement est le « centre vert ». Un centre avec une école, des installations sportives et des espaces libres, encadré par des tours d’habitation et des bâtiments commerciaux.

    D’un site industriel à un quartier vivant
    Le développement est issu d’un mandat d’étude réussi du bureau d’architecture et de planification zurichois helsinkizurich. Sur cette base, un projet indicatif finement équilibré a été élaboré, avec une stratégie de construction qui prévoit un approfondissement par étapes de la planification. La réalisation se fera en trois étapes, en fonction des différents intérêts des propriétaires. Une attention particulière est accordée au patrimoine bâti : des éléments tels que la poudrière, classée monument historique, sont intégrés avec précaution et respectueusement dans le contexte urbain.

    La vie de quartier en bas, la qualité de vie en haut
    Le visage public du quartier est marqué par des usages commerciaux et des espaces communs dans les zones de socle le long de la Buchholzstrasse. Au-dessus, des appartements baignés de lumière offrent de larges vues sur le paysage. Les espaces de rencontre, les cours et les axes d’accès favorisent l’interaction sociale. La gradation de l’espace public permet à la fois de se retirer et de participer, un principe adapté à la vie urbaine.

    Une infrastructure bleue et verte comme colonne vertébrale
    Dans le quartier de Buchholz, la durabilité n’est pas une promesse, mais une réalité. Une gestion de l’eau bien pensée, avec rétention des eaux de pluie et surfaces d’évaporation, soulage l’infrastructure et améliore le microclimat. Les toitures végétalisées, les revêtements perméables et les espaces libres actifs sur le plan climatique créent une qualité de vie, sont efficaces sur le plan écologique et convaincants sur le plan esthétique.

    Une identité forte, une adresse claire
    Avec la nouvelle promenade le long de la Buchholzstrasse, ce n’est pas seulement une desserte fonctionnelle qui est créée, mais aussi une adresse identitaire pour le nouveau quartier. Le quartier se positionne ainsi entre l’espace paysager de la Linth et le centre urbain – ouvert, perméable, tourné vers l’avenir.

    Un développement urbain qui a de l’impact
    Buchholz est un exemple de développement urbain qui pense à long terme et agit de manière différenciée. Le projet crée de nouveaux logements et une forme moderne de qualité urbaine à la périphérie de Glaris – en réseau, de manière durable et avec une vision d’ensemble.

  • Comment l’IA apprend vraiment à lire

    Comment l’IA apprend vraiment à lire

    Les systèmes d’IA modernes tels que ChatGPT ou Gemini maîtrisent le langage avec un naturel impressionnant. C’est possible grâce aux modèles de transformateurs qui, de par leur structure, sont particulièrement capables de saisir les relations entre les mots. Mais comment passer d’une simple syntaxe à une véritable sémantique ?

    De la forme à la signification
    Une étude récente publiée dans le Journal of Statistical Mechanics démontre pour la première fois de manière expérimentale que les réseaux neuronaux passent par un point d’inflexion clair lors de l’apprentissage du langage. Au début, ils s’orientent vers l’ordre des mots, une phrase comme « Mary eats the apple » est principalement reconnue par sa structure. Cependant, dès qu’une masse critique de données d’apprentissage est atteinte, le modèle commence à décoder le sens. Cette transition est abrupte, comparable à un changement de phase physique.

    D’abord des modèles, ensuite la compréhension
    Ce processus d’apprentissage est similaire à l’acquisition du langage humain. Les enfants aussi reconnaissent d’abord des modèles et des séquences avant de saisir des significations. Dans les systèmes d’IA, c’est le mécanisme d’auto-attention des transformateurs qui joue ce rôle. Il permet au modèle de pondérer chaque mot dans son contexte et de déterminer sa pertinence par rapport au sens de la phrase.

    La physique statistique rencontre l’apprentissage automatique
    Le saut d’apprentissage décrit peut être expliqué par des concepts issus de la thermodynamique. De même que l’eau passe de l’état liquide à l’état gazeux à 100 °C, le comportement d’un réseau neuronal évolue avec l’augmentation du volume de données. Les nombreux neurones interconnectés changent collectivement de stratégie, un changement descriptible statistiquement.

    Plus de données, plus de signification, plus de responsabilité
    Plus un système reçoit de données, plus il est en mesure de former des concepts sémantiques. Mais plus la taille du modèle augmente, plus le défi de garantir la transparence, la sécurité et l’efficacité s’accroît. Les connaissances sur le saut d’apprentissage ouvrent de nouvelles voies pour un contrôle ciblé de l’IA, par exemple par une gestion consciente des données ou une conception adaptative de l’architecture.

    Implications pour la recherche et les applications
    Les modèles étudiés sont simplifiés, mais ils révèlent des principes fondamentaux. La connaissance de la transition de phase fournit des indications précieuses sur la manière dont les systèmes d’IA peuvent être entraînés à l’avenir de manière plus robuste, plus rapide et plus précise. Dans le même temps, elle ouvre de nouvelles perspectives en matière de didactique, d’interface homme/IAI et de réflexion éthique sur l’intelligence des machines.

    Le moment où l’IA commence à comprendre
    L’intelligence artificielle n’apprend pas simplement le langage, elle subit une transformation qualitative. Ce n’est que lorsqu’elle dispose de suffisamment de connaissances qu’elle reconnaît non seulement l’emplacement d’un mot, mais aussi ce qu’il signifie. Ce moment où la position devient une signification marque le début d’une véritable compétence linguistique de la machine et peut-être la clé d’une compréhension plus profonde entre l’homme et la machine.

  • BRUGG Pipes ouvre une unité de production aux États-Unis

    BRUGG Pipes ouvre une unité de production aux États-Unis

    BRUGG Pipes est sur le point de livrer les premières couronnes de son système de tuyauterie flexible CALPEX PUR-KING, informe l’entreprise de Kleindöttingen, appartenant au BRUGG Group AG de Brugg, dans un communiqué. Les couronnes ont été fabriquées dans le nouveau hall de production de BRUGG Pipes et Rovanco Piping Systems à Joliet, dans l’État américain de l’Illinois. Pour l’entrée en production aux États-Unis, BRUGG Pipes et Rovanco avaient convenu en avril dernier d’établir une coentreprise à Joliet.

    Les entreprises partenaires ont investi environ 20 millions de dollars dans la nouvelle usine. Sous la direction du Suisse Pirim Dahinden, entre 3000 et 5000 pieds du système de tubes CALPEX PUR-KING y seront fabriqués chaque année. BRUGG Pipes est spécialisée dans la production de systèmes de tuyauterie pour les liquides, les gaz et la chaleur.

    « Avec la nouvelle production aux États-Unis, nous augmentons la sécurité de planification pour nos clients, réduisons les délais de livraison et les coûts de transport et ne sommes en outre pas concernés par d’éventuels droits de douane américains », déclare Martin Rigaud, CEO de BRUGG Pipes, cité dans le communiqué. « Cela nous donne un avantage concurrentiel décisif dans la situation actuelle du marché » Selon les informations fournies par BRUGG Pipes, environ 80% des matières premières traitées dans la nouvelle usine proviennent des États-Unis.

  • Zurich mise sur l’avenir

    Zurich mise sur l’avenir

    Le regard tourné vers le nord, et plus précisément vers Copenhague, sert d’exemple au canton de Zurich. La capitale danoise a prouvé de manière impressionnante qu’il est possible d’atteindre des objectifs climatiques ambitieux, sans faire de concessions. Avec une réduction de 80% des émissions de CO2 depuis 2012, Copenhague a réalisé une performance remarquable. Inspiré par cet exemple, le canton de Zurich s’efforce d’atteindre la neutralité en matière de gaz à effet de serre d’ici 2040, ou au plus tard d’ici 2050. Cet objectif, sur lequel les électeurs zurichois seront appelés à se prononcer le 28 septembre 2025, est un engagement clair en faveur d’une politique climatique durable. Il ne s’agit pas seulement de définir un objectif, mais de poursuivre résolument la réduction effective des émissions de CO2. Une entreprise qui exige de la détermination et de la force d’innovation.

    Des succès grâce à des mesures ciblées
    Parallèlement à la protection du climat, le canton de Zurich investit massivement dans la préservation et la promotion de la biodiversité. Des revalorisations écologiques, des renaturations et un entretien proche de la nature permettent de reconquérir l’espace vital de la flore et de la faune. Les contrôles d’efficacité démontrent de manière impressionnante la rapidité avec laquelle la nature s’adapte et s’épanouit. La revalorisation de ruisseaux dans le cadre du programme « Zürcher Vielfältige Gewässer » (cours d’eau zurichois diversifiés), qui a permis une réintroduction rapide des libellules, en est un exemple remarquable. L’entretien adapté des talus le long des routes cantonales a également des effets. La vie y bat son plein, les insectes et les petits animaux y retrouvent un habitat approprié. Ces succès prouvent que l’engagement en faveur de la biodiversité est payant et que la nature réagit rapidement grâce à des mesures ciblées.

    Poser des jalons pour un avenir durable
    Le canton de Zurich pose des jalons pour un avenir durable en révisant plusieurs lois et en introduisant de nouveaux instruments.

    Ordonnance sur la protection contre le bruit
    La consultation sur la révision de l’ordonnance sur la protection contre le bruit, dont l’entrée en vigueur est prévue pour le 1er avril 2026, est ouverte jusqu’au 6 octobre 2025. Il s’agit d’une conséquence directe des modifications de la loi sur la protection de l’environnement adoptées en septembre 2024.

    Carte SIG « Plans des zones centrales« 
    Une nouvelle carte numérique offre dès à présent une vue d’ensemble complète des plans complémentaires « zones centrales » en vigueur et de leurs éléments, sur la base du cadastre RDPPF.

    Ordonnance sur le CO2
    Le Conseil fédéral a mis en vigueur l’ordonnance sur le CO2 révisée avec un effet partiellement rétroactif au 1er janvier 2025. Elle fixe des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre jusqu’en 2030 et concrétise des mesures d’adaptation au changement climatique ainsi que des mesures d’encouragement pour les technologies respectueuses du climat.

    Lutte contre les organismes envahissants
    Une consultation est ouverte jusqu’au 13 octobre 2025 sur une révision de la loi sur la protection de l’environnement visant à donner aux cantons davantage de pouvoirs pour lutter contre les organismes exotiques envahissants.

    Prescriptions en matière de stationnement
    Une modification de la loi sur l’aménagement du territoire et la construction à partir du 1er août 2025 permettra de réduire les places de stationnement au cas par cas, à condition qu’il n’y ait pas de transfert dans l’espace public.

    ÖKOPROFIT
    Ce programme éprouvé aide avec succès les entreprises à se lancer dans la gestion environnementale afin de réduire les coûts, d’optimiser l’efficacité des ressources et d’améliorer le bilan environnemental. Le canton de Zurich s’efforce de susciter l’intérêt d’autres cantons pour ÖKOPROFIT.

    Bâtiments classés
    Un projet de loi, actuellement en consultation, vise à simplifier la construction et la modernisation énergétique des bâtiments classés.

    Dépôt en couches géologiques profondes
    Les demandes d’autorisation générale pour le dépôt en couches géologiques profondes et l’installation d’emballage du combustible, déposées par la Nagra, sont désormais accessibles au public après avoir été examinées et améliorées.

    Développement de la grande hydroélectricité
    Un rapport du Conseil fédéral du 13 juin 2025 met en lumière le potentiel considérable, mais aussi les incertitudes liées aux renouvellements et aux extensions de la grande hydroélectricité.

    Zurich est prête à relever les défis du changement climatique et à saisir les opportunités d’un avenir plus durable. Il est temps d’agir ou comme on dit au Danemark « Så kom nu i gang ! »

  • D’où viendra l’électricité en 2050

    D’où viendra l’électricité en 2050

    Pour que la Suisse devienne neutre en termes de CO₂ d’ici 2050, les transports, l’approvisionnement en chaleur et l’industrie doivent être largement électrifiés. Les besoins en électricité, qui s’élèvent aujourd’hui à 56 térawattheures, passeront à environ 75 TWh d’ici à 2050. Dans le même temps, 23 TWh proviendront de l’énergie nucléaire. La réorganisation nécessaire du système énergétique est d’une grande portée technique, économique et sociale.

    Développement massif des énergies renouvelables
    Selon le rapport EDGE, environ 60 % de l’électricité doit être couverte par de nouvelles énergies renouvelables d’ici 2050, soit 45 TWh par an. Cela serait possible grâce à 28 TWh provenant de l’énergie photovoltaïque, 13 TWh de l’énergie éolienne et 4 TWh de la biomasse. Pour y parvenir, la capacité photovoltaïque devrait être quadruplée pour atteindre 26,8 GW. L’énergie éolienne devrait être multipliée par 80 pour atteindre 8,4 GW, notamment en hiver. Selon les chercheurs, cela est difficilement réalisable sans de fortes subventions.

    Lalimitation des importations d’électricité rend le système plus coûteux
    La nouvelle loi sur l’électricité limite les importations nettes d’électricité en hiver à 5 TWh. Pour atteindre cet objectif, il faudrait augmenter de 80 % la capacité éolienne, de 11 % la capacité gazière et de 10 % la capacité solaire. Les coûts de production de l’électricité augmenteraient alors de 20 % et les prix de l’électricité pourraient plus que doubler.

    L‘Europe reste déterminante
    Si le commerce européen de l’électricité était fortement restreint, par exemple par une réduction de 70 % des capacités de réseau transfrontalières, la Suisse devrait augmenter sa production d’électricité éolienne de 20 % supplémentaires. Les coûts d’approvisionnement augmenteraient de 8 % supplémentaires. Une enquête menée par le consortium EDGE montre que les priorités sont contradictoires. 60 % de la population souhaite coopérer avec l’Europe, tandis que 70 % veulent l’indépendance énergétique et privilégient les sources d’énergie nationales.

    Les investissements partent à l’étranger
    Une autre étude montre que plus de la moitié des investissements annuels réalisés par les fournisseurs d’énergie suisses dans des projets d’énergie renouvelable à grande échelle sont canalisés principalement vers l’Allemagne, la France et l’Italie. Seul 1 % de ces fonds est investi en Suisse. La Suisse ne dispose pas de projets ou de conditions-cadres appropriés. La Suisse finance donc souvent la transition énergétique de manière indirecte, mais pas chez elle.

    Lenet zéro a un prix
    Le coût de la vie pourrait augmenter entre 2020 et 2050, par exemple en raison des taxes sur le CO₂, de l’échange de droits d’émission ou de l’augmentation des coûts de production. La perte de consommation annuelle d’un ménage pourrait être de 0,63 à 0,75 %, en fonction de la trajectoire mondiale de protection du climat. En l’absence d’options de compensation à l’étranger, les coûts pourraient atteindre 1 %. Toutefois, à long terme, cette situation serait plus favorable que les conséquences d’un changement climatique non maîtrisé.

    La transition énergétique est possible et ambitieuse
    Un approvisionnement en électricité neutre en CO₂ d’ici 2050 est techniquement possible si l’on développe massivement l’énergie photovoltaïque et éolienne, si l’on utilise intelligemment les importations et si l’on oriente les investissements de manière ciblée. L’accès au marché européen de l’électricité reste crucial. Dans le même temps, nous avons besoin d’un large soutien social et de comprendre que l’inaction sera plus coûteuse qu’une transformation audacieuse.

  • La densification transforme les villes

    La densification transforme les villes

    L’étude « Bautätigkeit und Verdrängung », réalisée par l’EPF de Zurich sur mandat de l’Office fédéral du logement, montre qu’au cours des deux dernières décennies, le développement de l’urbanisation en Suisse s’est clairement orienté vers l’intérieur. C’est principalement grâce à des constructions de remplacement et à la réaffectation de zones industrielles et commerciales que de nouveaux logements sont créés dans les zones urbaines et non plus en rase campagne. Dans des villes comme Bâle, un quart des nouveaux logements ont été réalisés sur d’anciennes zones industrielles.

    Plus de logements malgré moins de nouvelles constructions
    Bien que le nombre de nouveaux logements construits soit en légère baisse, le nombre net de logements continue d’augmenter. Cela s’explique par l’efficacité de la densification. A Bâle, Genève et Lausanne, on construit jusqu’à deux fois plus de nouvelles unités par logement démoli qu’à Berne ou Zurich. La densification devient ainsi le levier central de la création de logements dans les zones fortement urbanisées.

    Qui est évincé ?
    Le côté obscur de la densification se manifeste dans la composition sociale des quartiers concernés. A Zurich en particulier, il arrive plus souvent que des locataires de longue durée perdent leur logement en raison d’une démolition ou d’une rénovation totale. Ceux qui doivent déménager ont souvent des revenus nettement inférieurs, jusqu’à 40% de moins que la moyenne. En revanche, les ménages aux revenus plus élevés que la moyenne emménagent dans les nouvelles constructions.

    Migration et revenu comme facteur de risque
    L’étude révèle également des désavantages structurels. Les demandeurs d’asile, les réfugiés et les personnes d’origine africaine sont plus souvent touchés par l’éviction que la moyenne. La densification des constructions touche donc particulièrement ceux qui ont le plus besoin d’un logement abordable et qui ne le trouvent souvent plus dans la même commune. Malgré cela, une part considérable des personnes concernées, jusqu’à 64%, parvient à rester dans sa commune.

    Les villes en mutation – un équilibre social ?
    La densification est utile et nécessaire du point de vue de l’aménagement du territoire. Mais elle ne modifie pas seulement le paysage urbain, mais aussi la structure sociale des quartiers. Le défi des prochaines années sera de gérer le changement de manière à ce qu’il ne conduise pas à une fracture sociale, mais à des villes mixtes et résilientes offrant des logements pour tous.

  • Construire l’avenir, c’est prendre ses responsabilités

    Construire l’avenir, c’est prendre ses responsabilités

    Monsieur Binkert, vous êtes actif dans le développement immobilier depuis des décennies. Qu’est-ce qui vous motive personnellement et quelle est votre vision de l’avenir de l’architecture et du développement immobilier ?Le développement immobilier est aussi un développement spatial. Avec chaque construction, nous modifions notre environnement, l’espace qui nous entoure. Ce changement doit être une amélioration, pas une détérioration. La question qui me préoccupe est celle des règles que nous devons respecter pour que notre environnement bâti reste durable, vivable et viable. Je vois l’avenir du développement immobilier dans une planification créative et globale qui associe les besoins de la société aux possibilités technologiques, tout en plaçant l’homme et l’environnement au centre.

    Quel projet vous a particulièrement marqué ?
    Chaque projet élargit l’horizon de l’expérience – mais Greencity Zurich a été un tournant pour moi. C’est là que nous avons développé pour la première fois pour Losinger Marazzi des règles concrètes sur la manière dont un quartier doit être conçu, construit et exploité pour être considéré comme réellement durable. Ce projet m’a montré à quel point la durabilité peut avoir un impact profond lorsqu’elle est pensée et mise en œuvre de manière systématique. Le fait qu’il ait permis à Losinger Marazzi de devenir le premier « entrepreneur général vert » de Suisse a été un signe fort que le développement durable peut également être un modèle de réussite économique.

    En tant que président de l’association 2000-Watt-Smart-Cities, vous vous engagez pour des villes durables et énergétiquement efficaces. Comment intégrez-vous concrètement les aspects de durabilité dans vos projets ?
    Dans Greencity Zurich, nous avons développé pour la première fois des règles complètes pour la planification, la construction et l’exploitation d’un quartier durable. Cela a donné naissance au label « 2000-Watt-Areal », qui a permis de certifier plus de 50 quartiers urbains dans toute la Suisse. Aujourd’hui, nous continuons à le développer sous l’autorisation de l’Office fédéral de l’énergie – dans l’optique de la Smart City. Nous avons ainsi récemment pu certifier le premier projet en Inde.

    Le plus grand défi reste l’équilibre entre la durabilité environnementale, sociale et économique, en particulier au niveau international. En Chine, les exigences sociales sont difficiles à mettre en œuvre, au Brésil, la compréhension de l’environnement fait souvent défaut, et dans les Émirats, l’économie n’est pas un problème. En Suisse aussi, il faut de l’empathie, de la compréhension et du souffle pour imposer des solutions viables et durables.

    Vous avez une expérience internationale, notamment aux États-Unis et en Inde. Quelles différences et similitudes voyez-vous entre la Suisse et ces pays en matière de développement urbain ?
    La principale différence réside dans le rythme de croissance : les pays émergents dont la population augmente rapidement ont besoin de beaucoup de nouveaux espaces rapidement et à moindre coût, souvent au détriment de la qualité. La durabilité y est une promesse d’avenir, souvent accueillie avec scepticisme. La durabilité coûte cher à court terme, mais ne rapporte qu’à long terme, mais elle couvre alors plusieurs fois les coûts selon nos hypothèses.

    Dans le monde occidental – où la croissance stagne ou recule – d’autres valeurs sont mises en avant : l’équité sociale, l’économie circulaire, la biodiversité. Le développement durable y est de plus en plus perçu comme une condition préalable à la qualité de vie. L’exigence selon laquelle l’Occident doit également prendre en charge le développement durable dans les pays émergents pousse toutefois des pays prospères comme la Suisse à leurs limites.

    Quelles tendances voyez-vous dans le développement futur des villes et des sites et comment imaginez-vous les formes d’habitat de demain, notamment au regard des changements démographiques, de l’urbanisation croissante et de la densification ?
    Nous sommes à un tournant. Le secteur de la construction doit impérativement rattraper son retard dans des domaines tels que la numérisation, l’automatisation et l’intelligence artificielle. Nous continuons à construire « brick and mortar », comme à l’époque romaine. Pourtant, si les besoins humains fondamentaux n’ont guère changé, les possibilités techniques, elles, ont bien évolué. Les mégatendances – changement démographique, santé, avenir du travail, crise climatique – exigent de nouvelles réponses à la question de savoir comment nous habitons. Nous devons avoir le courage de remettre en question le statu quo, d’explorer de nouvelles voies et d’essayer des solutions qui n’existaient pas dans le passé.

    Le « bétonnage de la Suisse » ne peut pas continuer ainsi. Ce qui fonctionnait encore dans une Suisse de 6 millions d’habitants à la mobilité limitée conduit aujourd’hui à l’effondrement. Nous devons nous considérer davantage comme une partie de l’univers, dans lequel nous ne sommes qu’une espèce parmi d’autres, et non comme des dominateurs. Nous constatons chaque jour les conséquences de notre gestion à courte vue des ressources limitées, de la diminution de la biodiversité et du gaspillage d’énergie.

    À l’avenir, nous nous rapprocherons les uns des autres, nous ferons de la place pour les autres, nous vivrons de manière plus efficace et suffisante. Pour que cela ne nuise pas à notre qualité de vie, nous devons mieux utiliser les possibilités technologiques qui s’offrent à nous aujourd’hui et celles que nous développerons demain. Nous vivrons de manière plus urbaine qu’aujourd’hui, nous satisferons les besoins de la vie quotidienne à distance de marche, nous serons mieux connectés.

    Nous avons désormais atteint 9 millions d’habitants en Suisse. Le secteur immobilier parle depuis longtemps d’une Suisse à 10 millions d’habitants. Sommes-nous, selon vous, suffisamment préparés à cette éventualité et où voyez-vous encore un besoin de rattrapage ?
    L’idée d’une Suisse à 10 millions d’habitants est elle aussi déjà dépassée. Si nous voulons permettre à notre société vieillissante de vivre confortablement, nous avons besoin d’une main-d’œuvre jeune et bien formée supplémentaire, nous avons donc besoin d’une Suisse de 12 millions ! Nous devons proposer des solutions durables aux flux migratoires attendus de réfugiés climatiques et de réfugiés de guerre, mais sans mettre en péril notre culture et notre histoire. Plus nous nous préparons rapidement et efficacement, plus nous serons en mesure d’en tirer profit.

    Nous sommes mal préparés aux changements de paradigmes exogènes. Nous sommes conscients de l’attraction des grandes villes, mais nous ne proposons pas d’alternatives. Nous continuons à travailler avec des plans de zonage alors qu’ils ne sont plus en mesure de refléter notre production et notre mode de vie. Nous avons les yeux rivés sur les pôles d’attraction que sont Zurich, Bâle et Genève, au lieu de percevoir et d’exploiter les qualités dormantes de petites villes comme Lenzbourg, Brugg, Wetzikon ou Glaris. Il y a là un besoin urgent de rattrapage.

    Notre vision de la Smart City Switzerland n’est pas celle d’une mégapole avec une agglomération tentaculaire – bien au contraire : nous proposons de redevenir plus petits. Ce ne sont pas les grandes villes suisses qui doivent croître, mais les villes moyennes et les petites villes bien connectées qui doivent être densifiées et urbanisées – avec beaucoup d’espaces verts entre elles. L’urbanisation passe par l’amélioration de l’offre, la revalorisation culturelle, mais aussi et surtout par la création de nouveaux emplois. Et là où la recherche sur l’urbanisation identifie des lacunes dans le réseau urbain, nous devons également avoir le courage de construire de nouvelles villes.

    Quels rôles et quelle vision à long terme voyez-vous pour l’espace économique de Glaris et quels sont les projets clés qui marqueront les années à venir ?
    Glaris Nord est l’épine dorsale économique du canton – avec sa situation, son infrastructure et sa proximité avec la zone économique de Zurich, il offre un énorme potentiel pour la production et les services. Glaris Sud, en revanche, marque des points avec la nature, les loisirs et la qualité de vie. Ces deux espaces devraient être beaucoup plus pensés dans le sens d’une symbiose fonctionnelle. La vision Glaris 2030 présente des perspectives claires à cet égard, mais elle doit être portée plus largement. Des projets clés à Näfels-Mollis et Niederurnen-Oberurnen seraient des catalyseurs idéaux, mais ils n’ont pas été suffisamment exploités jusqu’à présent – même pas dans le plan directeur communal récemment établi. Les directives cantonales et fédérales étroites concernant le dimensionnement des zones à bâtir freinent le développement – il faut ici une marge de manœuvre pour des solutions orientées vers l’avenir.

    L’un des travaux de master de vos étudiants analyse Glaris Nord comme un sous-centre potentiel de la région économique de Zurich. Comment évaluez-vous le potentiel de développement de cette région, notamment en termes d’infrastructures, de secteurs, d’emplois
    et d’habitat ?

    Le potentiel de Glaris Nord est impressionnant. Nos études sur la Smart City Switzerland montrent qu’il y aurait de la place des deux côtés du lac de Walenstadt pour une ville de taille moyenne – mais que celle-ci soit créée à Glaris Nord, à Ausserschwyz ou dans le Sarganserland dépend en fin de compte de la volonté politique des habitants.
    Le travail de master de la HSLU mentionné ci-dessus étudie la relation entre la grande ville de Zurich et les sous-centres environnants (nœuds de deuxième centralité). La situation actuelle du brain-drain et des mercenaires salariaux qui font la navette entre la région rurale de Glaris et la ville de Zurich est comparée à la vision de la ville de Glaris Nord à 15 minutes. Le travail de master confirme l’interdépendance de l’aménagement du territoire et de la promotion économique, de la densification et de la diversité des utilisations, des emplois et des logements.

    Du point de vue de la planification et de la politique, que doit-il se passer pour que Glaris ne se contente pas de s’agrandir, mais participe également à son développement ?
    Dans la perspective de Smart City Switzerland, l’Office fédéral du développement territorial ARE doit revoir l’aménagement du territoire à l’échelle nationale et créer de nouveaux espaces libres pour le développement urbain densifié. Sur cette base, il est possible de densifier les villes existantes, voire de développer de nouvelles villes régionales (nœuds de deuxième centralité) et de petites villes (nœuds de troisième centralité).

    Pour Glaris, cela signifie concrètement qu’il faut faire du lobbying actif à Berne pour positionner Glaris Nord en tant que site économique. C’est la seule façon pour le canton de se libérer du rôle de suiveur passif dans la péréquation financière. Il faut faire un choix clair entre l’attente et la participation active. Pour participer, il faut investir – dans la planification et le développement, les infrastructures, le marketing local et le travail de persuasion politique.

    Quel rôle joue le plan directeur cantonal dans ce contexte et quelles sont les possibilités d’influence au niveau communal ?
    Le plan directeur cantonal reflète la situation actuelle et la pense de manière linéaire. Il ne reflète pas les changements de paradigme qui nous attendent dans les années à venir. Le plan directeur n’offre pas non plus une flexibilité suffisante pour répondre aux nouveaux défis exogènes et endogènes.

    Les possibilités d’influencer le plan directeur supérieur sont limitées. La commune dépend du canton, et le canton dépend de la Confédération. De plus, l’exigence de stabilité du plan rend toute innovation difficile. Les temps de réaction sont trop longs. Pourtant, des leviers existent : les projets pilotes et les pôles de développement (PDD) permettent de tester des idées innovantes et d’expérimenter de nouveaux modèles urbains.

    La 105e immoTable d’aujourd’hui à Glaris apporte une contribution importante à la discussion urgente et nécessaire sur la volonté de Glaris de devenir le site de l’avenir.

  • Feu vert pour Cargo sous terrain

    Feu vert pour Cargo sous terrain

    Avec la décision du Conseil fédéral sur le plan sectoriel, le système innovant de transport de marchandises Cargo sous terrain est pour la première fois officiellement ancré dans l’aménagement du territoire. Ce projet d’initiative privée vise à transporter à l’avenir des marchandises à travers un système de tunnels souterrains du Plateau suisse jusqu’aux villes. Et ce 24 heures sur 24, avec peu d’émissions et indépendamment du trafic routier.

    Le projet se base sur la loi fédérale sur le transport souterrain de marchandises (LTTM), qui est entrée en vigueur en 2022 déjà. Elle permet à des entreprises comme CST de planifier et de mettre en œuvre de tels systèmes dans un cadre légal clair.

    La première étape entre Härkingen et Zurich définit
    Dans la partie nouvellement insérée du plan sectoriel des transports, la Confédération définit maintenant le corridor d’aménagement du territoire pour la première étape entre Härkingen et Zurich. Les sites prévus pour les hubs logistiques y sont également localisés. Le plan crée ainsi une sécurité de planification et juridique pour tous les niveaux impliqués, de la Confédération aux cantons et aux communes.

    Les points critiques sont pris en compte dans le développement ultérieur
    Dans le cadre d’une audition au premier semestre 2024, les cantons et communes concernés ont pu prendre position. Les thèmes abordés ont été, entre autres, l’impact sur les eaux souterraines, le volume de trafic au niveau des hubs et la gestion des déblais issus de la construction des tunnels. Les réactions seront intégrées dans le développement du plan sectoriel. Selon la Confédération, il n’y a pas de contradictions avec les plans directeurs existants.

    Une étape importante sur la voie de l’autorisation de construire
    L’inscription dans le plan sectoriel est une condition essentielle pour l’obtention ultérieure de l’autorisation de construire. D’autres procédures d’autorisation et d’approbation sont encore à venir, mais la décision actuelle renforce considérablement la capacité de mise en œuvre du projet dans son ensemble.

    La voie est libre pour une nouvelle ère logistique
    En adoptant le plan sectoriel, le Conseil fédéral donne un signal clair en faveur d’un développement durable et innovant des infrastructures. Cargo sous terrain pourrait à long terme révolutionner le transport de marchandises en Suisse, de manière souterraine, silencieuse et en économisant de l’espace. Le cadre de l’aménagement du territoire est en place, la prochaine étape de la mise en œuvre commence maintenant.

  • Le nouveau centre de recyclage doit devenir un projet pionnier de l’économie circulaire

    Le nouveau centre de recyclage doit devenir un projet pionnier de l’économie circulaire

    La ville de Zurich veut faire construire un nouveau centre de recyclage sur le site de Juch à Zurich-Altstetten. Les investissements pour le projet sont estimés à 29,95 millions de francs. A cela s’ajoutent 3,15 millions de francs pour transférer le Juch-Areal du patrimoine financier au patrimoine administratif de la ville. En raison de l’importance de la somme, la réalisation du projet fera l’objet d’une votation populaire, informe la municipalité dans un communiqué.

    Le remplacement du centre de recyclage de Hagenholz, qui fermera ses portes en 2024, est conçu comme un projet pionnier d’économie circulaire. Le projet sous-jacent de Graber Pulver Architekten AG prévoit d’utiliser des poutres en acier, des plaques de béton et des tôles trapézoïdales provenant notamment de la déconstruction du centre de recyclage Hagenholz. Les systèmes de construction et les matériaux utilisés doivent, dans la mesure du possible, être démontables et séparables.

    Le concept d’exploitation met également l’accent sur la durabilité. Ainsi, la transmission, la réparation et le retraitement des dépôts sont prioritaires. Le recyclage des matériaux vient en deuxième position. Seuls les matériaux qui ne s’y prêtent pas sont envoyés à l’incinération dans l’usine de traitement des ordures ménagères. La livraison doit être possible à pied, à vélo, en voiture et avec des véhicules de transport plus grands.

    Le début des travaux est prévu pour le deuxième trimestre 2026, sous réserve de l’approbation des électeurs. Le centre pourrait commencer à fonctionner à partir du quatrième trimestre. D’ici là, le centre de recyclage provisoire de Looächer à Zurich-Affoltern restera en service.

  • Changement de direction pour une société immobilière de Schlieren

    Changement de direction pour une société immobilière de Schlieren

    La société Geistlich Immobilia AG annonce un changement à sa tête : Début juillet, Ladina Esslinger a pris la direction du promoteur immobilier issu du groupe Geistlich, informe Geistlich Immobilia dans un communiqué. L’ancienne directrice du développement de projets reprend la direction opérationnelle de Martin Geistlich. L’ancien directeur général reste toutefois actif dans l’entreprise en tant que président du conseil d’administration.

    La société Geistlich Immobilia AG prend en charge, au sein du groupe Geistlich, le réaménagement de l’ancien site de l’entreprise à Schlieren. Le quartier amRietpark y est en cours de construction sur plus de 125 000 mètres carrés. Autour d’un parc de 600 mètres de long, quelque 650 appartements ainsi que des surfaces commerciales et des bureaux seront aménagés. Actuellement, Geistlich Immobilia s’occupe de la réalisation du projet Lymhof.

    « Notre objectif est de réaliser des projets qui renforcent à long terme Schlieren en tant que lieu d’habitation et d’activité économique, avec une véritable valeur ajoutée pour les personnes qui y vivent, ainsi que pour les entreprises locales et nouvelles », déclare Esslinger, citée dans le communiqué. La nouvelle directrice de Geistlich Immobilia AG a étudié l’architecture à l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich et obtenu un Executive Master of Business Administration à l’Université de Saint-Gall.

  • AirBattery et CAES, clés de la transition énergétique

    AirBattery et CAES, clés de la transition énergétique

    Lorsque le vent et le soleil s’arrêtent, il faut des réserves fiables. Les systèmes de batterie classiques atteignent leurs limites lorsqu’il s’agit de grandes quantités d’énergie et de longues périodes de stockage. C’est là qu’interviennent les accumulateurs à air comprimé. Ils transforment l’énergie excédentaire en air comprimé et le stockent dans des cavernes souterraines pendant des jours, des semaines, voire des mois. En cas de besoin, l’air est à nouveau détendu pour produire de l’électricité. L’AirBattery et les systèmes CAES modernisés représentent un tournant dans la technologie de stockage.

    Combinaison innovante d’air comprimé et d’eau
    L’AirBattery utilise des cavernes de sel pour stocker de l’air comprimé à une pression pouvant atteindre 200 bars. La détente de l’air déplace l’eau qui entraîne une turbine. Un circuit d’eau fermé assure une grande efficacité avec une faible utilisation de ressources. Les premiers projets pilotes montrent des rendements de 47 %, et la première installation industrielle devrait voir le jour en Allemagne en 2027/2028.

    CAES avec plus de 70% de rendement
    Alors que les anciennes installations CAES se situaient entre 40 et 55 %, de nouveaux développements, comme ceux de la North China Electric Power University, montrent que la récupération thermique et l’hybridation permettent désormais d’atteindre 70 %. Cette innovation rend le CAES économiquement attractif pour la première fois, avec des coûts de production d’électricité compris entre 55 et 120 €/MWh. Parallèlement, la consommation de matières premières est réduite de manière drastique, car aucun métal rare n’est nécessaire.

    Le potentiel est énorme
    Rien qu’en Europe, il existe de très nombreuses cavernes de sel appropriées, avec un potentiel de stockage équivalent aux deux tiers de la consommation annuelle d’électricité. En Suisse, les formations granitiques, les anciennes forteresses ou les cavités stratégiques offrent des opportunités comparables. L’utilisation d’infrastructures existantes rend le CAES particulièrement durable et rentable.

    Rentabilité et potentiel de marché
    CAES marque des points grâce à des économies d’échelle et une longue durée de vie. Les investissements sont particulièrement rentables pour les grandes installations avec des périodes de stockage de plus de 8 heures. Le délai d’amortissement est de 6 à 11 ans et le retour sur investissement peut atteindre 12 %. D’ici 2030, 10 à 20 % des besoins de stockage dans le monde pourraient être couverts par des CAES, ce qui correspond à un marché de plus de 100 GW de puissance.

    La Chine montre ce que l’Europe peut apprendre
    La Chine montre comment une gestion politique ciblée peut faire avancer les technologies de stockage. Des réglementations claires, des subventions publiques et des lignes de crédit vertes y stimulent massivement le développement. L’Europe ne dispose pas encore d’un cadre comparable. Pour exploiter le potentiel, il faut des instruments de soutien ouverts à la technologie, des autorisations plus rapides et des incitations pour les services de réseau.

    Bilan climatique et durabilité
    CAES atteint des émissions de cycle de vie de seulement 20-50 g CO₂/kWh, bien en dessous des centrales à gaz et souvent meilleures que les systèmes de batteries. Grâce à ses composants durables, à son faible encombrement et à sa conception respectueuse des ressources, CAES devient un élément constitutif d’un avenir énergétique climatiquement neutre. La combinaison avec le power-to-gas ou les systèmes de batteries offre une flexibilité supplémentaire.

    Le stockage d’air comprimé devient un facteur de réussite stratégique
    AirBattery et les systèmes CAES modernes pourraient devenir l’épine dorsale de l’approvisionnement énergétique de demain. Leur capacité à stocker efficacement l’énergie renouvelable sur de longues périodes en fait une véritable alternative, y compris sur le plan économique et environnemental. Pour les fournisseurs, les services publics et les investisseurs, c’est le moment de mettre en place des projets pilotes et de créer des conditions réglementaires. Les années à venir détermineront si le CAES passera du statut de produit de niche à celui d’élément du système de la transition énergétique.

  • La caserne militaire de Zurich devient un centre de formation

    La caserne militaire de Zurich devient un centre de formation

    Après le départ de la police cantonale en 2022, la prochaine étape de l’histoire de ce bâtiment classé monument historique commence. La caserne militaire de 120 mètres de long deviendra le nouveau foyer du centre de formation pour adultes. Au cœur de la ville de Zurich, un lieu d’apprentissage tout au long de la vie sera créé d’ici 2029, porté par l’école cantonale de maturité pour adultes et l’école professionnelle EB Zurich. L’objectif est d’ouvrir aux adultes de nouvelles voies de formation et de nouvelles perspectives professionnelles, du rattrapage de la maturité au développement des compétences numériques.

    Une architecture respectueuse et tournée vers l’avenir
    Le projet de transformation se base sur le projet gagnant du concours d’architecture de 2019. Le projet du consortium « spillmann echsle / Takt » allie le respect de la substance historique du bâtiment à une architecture éducative tournée vers l’avenir. L’atrium central, une cour intérieure inondée de lumière avec un toit en verre, devient le cœur du nouvel espace d’apprentissage. Parallèlement, un restaurant public sera créé au rez-de-chaussée dans les anciennes cantines de la caserne, y compris d’autres espaces pour des usages orientés vers le public.

    Rénovation durable d’un bien culturel national
    La rénovation technique, énergétique et structurelle du bâtiment est complète. La façade en pierre naturelle de grès de Berne, fortement endommagée, sera restaurée, les fenêtres seront remplacées, des équipements techniques modernes seront installés et une installation photovoltaïque sera installée sur le toit principal. Le chauffage sera désormais assuré par le chauffage urbain. L’ancienne caserne répond ainsi aux normes les plus strictes en matière d’efficacité énergétique et de préservation du patrimoine.

    Investissement dans la formation et la société
    Avec un coût total d’environ 180 millions de francs, le projet est une contribution importante au développement de la formation et de la ville. 122 millions sont engagés pour la remise en état, 58 autres millions sont consacrés à la reconversion en bâtiment de formation. Le Conseil d’État et le Grand Conseil ont déjà approuvé les fonds. L’école devrait être opérationnelle au printemps 2029. Une forte impulsion pour le site de formation de Zurich et un symbole de la transformation des espaces publics.

  • CH Media entre dans le capital du portail immobilier

    CH Media entre dans le capital du portail immobilier

    L’augmentation de capital de Newhome entraîne une nouvelle répartition des parts. Les 19 banques cantonales participantes réduisent leur participation à 39,25 %, Next Property AG, qui compte 536 entreprises du secteur immobilier, détient désormais 23,35 %, AXA 17,4 % et CH Media entre comme nouvel actionnaire à hauteur de 20 %. L’objectif est de renforcer à long terme la plateforme en tant que portail immobilier leader au niveau régional.

    La puissance des médias rencontre l’expertise immobilière
    Cette participation permet de fusionner deux compétences différentes mais complémentaires. Alors que Newhome dispose d’une longue expérience dans le marketing numérique et l’exploitation de la plateforme, CH Media apporte sa puissance médiatique sur le marché et son ancrage régional. Cette combinaison devrait notamment permettre d’accroître la visibilité et la pertinence de la plateforme sur le marché.

    Une étape stratégique dans un marché en pleine croissance
    CH Media continue ainsi à développer ses activités dans le secteur des petites annonces numériques. Outre les portails d’emploi, le secteur de l’immobilier est désormais également exploité comme un domaine de croissance attractif. Le CEO Michael Wanner voit dans cette participation un élément cohérent de la stratégie de l’entreprise et souligne le potentiel d’élargissement de la base d’utilisateurs.

    Équité et partenariat
    Les actionnaires existants saluent expressément la participation de CH Media. Pour eux, il est clair que Newhome doit se développer en tant que portail immobilier transparent et équitable, sans vente de données, sans intervention dans les transactions, sans fixation unilatérale des prix. L’objectif commun est le développement durable du portail au service des utilisateurs.

    Renforcement par nos propres moyens
    La participation de CH Media est exemplaire d’une nouvelle phase du marché immobilier numérique. Les plateformes portées par la collaboration entre les entreprises de médias et les acteurs du secteur gagnent en importance. Newhome se positionne comme une alternative indépendante enracinée dans la région et envoie un signal clair contre la monopolisation dans le secteur de l’immobilier en ligne.

  • Penser circulairement, construire ensemble

    Penser circulairement, construire ensemble

    Le Circular Time Lab de la Haute école de Lucerne réunit théorie et pratique, conception et artisanat, enseignement et développement urbain. Il s’agit d’un projet interdisciplinaire du centre de compétences Typologie & planification en architecture et du cursus d’architecture de la HSLU. En collaboration avec des apprentis d’entreprises de construction en bois de la région, les étudiants développent des structures qui sont non seulement architecturalement attrayantes, mais aussi entièrement réutilisables.

    L’accent est mis sur l’apprentissage et la création en commun. Les étudiants se familiarisent avec les processus artisanaux et les possibilités techniques, tandis que les apprenants participent aux processus de conception. Le résultat est une compréhension approfondie de la construction respectueuse des ressources, qui ferme les cycles et préserve la valeur des matériaux.

    Une architecture à vivre – au cœur de Lucerne
    Les résultats de cette collaboration sont visibles depuis juin 2025 dans deux lieux centraux du canton de Lucerne, sur l’île près de la gare et sur le site Viscosi à Emmenbrücke. Là, des bâtiments en bois aérés, recouverts de tissus colorés, invitent à s’attarder, à observer et à faire une pause. Elles offrent une protection contre le soleil et la pluie tout en incitant à la réflexion.

    Les structures sont plus que de simples interventions esthétiques dans l’espace urbain. Elles sont des déclarations construites pour une culture de la construction qui prend ses responsabilités. Leur conception ouverte invite les gens au dialogue et rend la durabilité visible et tangible. L’ »été lucernois » devient ainsi un terrain d’expérimentation pour une architecture qui ne vise pas la durée, mais l’impact.

    Cycle plutôt que déconstruction
    La réutilisation est au cœur du Circular Time Lab. Les pavillons en bois ne sont pas conçus comme des constructions uniques, mais comme des structures temporaires ayant un avenir. Dès la première construction, il a été fait appel à des éléments en bois existants. Tous les assemblages sont amovibles, toutes les dimensions sont conservées. Le démontage suit à l’automne 2025, et en 2026, un nouveau pavillon avec une nouvelle fonction est construit à partir des mêmes éléments.

    Cette approche itérative permet non seulement de préserver les ressources, mais aussi d’entraîner la pensée planificatrice. En effet, la construction circulaire exige de la créativité et de la précision. Comment une vieille poutre s’intègre-t-elle dans un nouveau projet ? Comment créer de la beauté sans gaspillage ? Ces questions accompagnent les participants du Circular Time Lab tout au long du processus et renforcent leurs compétences pour la construction durable de demain.

    Faire partie d’un réseau international
    Le projet lucernois s’inscrit dans le programme de recherche européen BAUHALPS, Building Circular in the Alps. treize institutions partenaires de six pays développent ensemble de nouvelles stratégies pour la construction circulaire dans l’espace alpin. Le Circular Time Lab sert de laboratoire réel vivant. C’est un lieu d’expérimentation, d’échange et de recherche appliquée.

    La coopération ouvre aux étudiants et aux apprenants non seulement de nouvelles perspectives, mais aussi des réseaux internationaux. Ainsi, un projet local de construction en bois devient un élément constitutif du changement transnational, une impulsion qui rayonne bien au-delà de Lucerne.

    L’avenir commence à petite échelle
    Les structures en bois de l’été lucernois peuvent sembler petites à première vue. Pourtant, elles portent en elles de grandes idées, la collaboration, l’économie circulaire, l’éducation et la responsabilité. Le Circular Time Lab montre comment la construction durable peut être ancrée dans l’éducation et rendue visible dans l’espace public. Car pour réutiliser les matériaux, il faut d’abord repenser les idées.