Catégorie : immoNews

  • Sécurité du chantier et protection contre les inondations pour un grand projet à Winterthur

    Sécurité du chantier et protection contre les inondations pour un grand projet à Winterthur

    La société outsec AG a remporté l’appel d’offres pour l’accompagnement en matière de sécurité de la construction du nouveau Campus T de la Haute école zurichoise des sciences appliquées à Winterthour, informe l’entreprise de sécurité de Dietikon dans un communiqué. Selon elle, outsec sera responsable de la sécurité du chantier et de la protection contre les inondations au cours des quatre prochaines années. L’entreprise de sécurité a été impliquée dans la coordination des interfaces du projet dès la phase de planification.

    « La complexité de ce projet ne réside pas seulement dans sa taille ou dans les phases de construction, mais aussi dans la proximité d’infrastructures existantes et dans la traversée d’un cours d’eau », explique Robin Hüttenmoser, directeur opérationnel d’outsec, cité dans le communiqué. « C’est précisément pendant la période de construction que la protection contre les inondations doit être garantie à tout moment – nous apportons ici une contribution importante grâce à une surveillance ciblée et à une alerte précoce »

    Les tâches d’outsec comprennent le contrôle d’accès, la coordination des livraisons et le contrôle des zones le long des zones de chantier changeantes. Pour la protection contre les inondations, l’entreprise surveille les systèmes conducteurs d’eau et est également responsable du déclenchement de l’alarme en cas d’inondation. « Avec ce campus, la ZHAW offre non seulement de nouvelles perspectives aux étudiants et aux chercheurs, mais nous offre également, en tant que fournisseur de sécurité, la possibilité de prouver nos compétences numériques et en réseau », estime René Leuenberger, directeur d’outsec. Outre son siège social à Dietikon, l’entreprise dispose de sites à Winterthur, Baden AG et Wallisellen ZH.

  • Lancement d’un projet solaire alpin à plus de 2000 mètres

    Lancement d’un projet solaire alpin à plus de 2000 mètres

    Axpo, dont le siège est à Baden, a confié à STRABAG la réalisation d’un projet solaire alpin à côté du lac de retenue Lai da Nalps, au-dessus de la localité de Serdun dans les Grisons. A plus de 2000 mètres d’altitude, le projet NalpSolar prévoit l’installation de quelque 1500 tables solaires et d’un centre technique, informe l’entreprise de construction de Schlieren dans un communiqué. Les premiers 10 pour cent de l’installation devraient être mis en service dès ce mois de décembre.

    « Les travaux de construction sont exigeants sur le plan technique, constituent un défi logistique et sont sensibles sur le plan écologique, mais ils représentent avant tout une étape importante pour la transition énergétique en Suisse », écrit STRABAG. Ainsi, les différentes tables solaires et autres éléments de construction doivent être transportés sur une route de montagne étroite et à une seule voie. Cette route, normalement fermée, a été aménagée par Axpo dans les années 1960 comme route d’accès au lac de retenue.

    En outre, comme il n’existe aucune possibilité de stockage sur le chantier, seuls les matériaux directement nécessaires sont transportés à chaque fois. « La logistique fonctionne désormais comme sur des roulettes », explique François Borner, chef de chantier, dans le communiqué. « Au lieu d’être stressante, elle est aujourd’hui bien planifiable » Parmi les autres défis du projet, STRABAG cite dans le communiqué le sous-sol inégal et le respect des zones naturelles protégées dans la zone de construction.

    En raison de l’altitude, NalpSolar produira beaucoup d’électricité, en particulier pendant le semestre d’hiver, explique STRABAG. L’entreprise de construction vise l’achèvement des travaux pour 2028. L’électricité produite par NalpSolar est réservée pour le réseau électrique des CFF pour les 20 prochaines années.

  • 90 ans d’innovation avec la tradition suisse du parquet

    90 ans d’innovation avec la tradition suisse du parquet

    Le fabricant de parquets Bauwerk fête cette année ses 90 ans d’existence. Selon ses propres informations, tout a commencé avec l’introduction de la première colle à dispersion pour se protéger des vapeurs nocives de la colle bitumineuse utilisée à l’époque. Plus tard, l’entreprise s’est spécialisée dans les parquets. L’impulsion a été donnée par le Zurichois Ernst Göhner qui, en 1935, a mis au point un « revêtement pour sols ou murs composé de morceaux de bois ». C’est ainsi qu’est né le « parquet mosaïque ou parquet Klötzli fabriqué industriellement », qui est toujours disponible aujourd’hui dans l’assortiment Bauwerk.

    Depuis le lancement du premier parquet prêt-à-poser 2 plis en 1976, le fabricant est devenu une entreprise mondiale du secteur des sols en bois employant 1600 personnes. Rien qu’en Suisse, 2 millions de mètres carrés de parquet des marques Bauwerk Parkett, BOEN et Somerset Hardwood Flooring sont posés chaque année.

    Plus de 60% des revêtements de sol sont fabriqués au siège de l’entreprise à St. Margrethen. Depuis le début des années 1950, le service de recherche et développement y est également implanté. Le fabricant a obtenu la certification Cradle to Cradle pour son processus de production, sa composition, son utilisation et le recyclage de tous les composants, ainsi que pour sa gestion des ressources dans l’esprit de l’économie circulaire. L’utilisation de parquet est en soi respectueuse de l’environnement et représente un bilan écologique positif. « De plus, chaque lame de parquet qui sort de nos usines est unique – l’alliance parfaite de l’ingénierie suisse et de la force de la nature », déclare Patrick Hardy, CEO du groupe Bauwerk depuis 2022, cité dans le communiqué.

    Outre le respect d’une économie durable, l’entreprise s’engage également sur le plan social. L’action Parkettzauber a permis de soutenir plusieurs organisations caritatives en leur fournissant des parquets, dont une crèche et un groupe d’habitation socio-pédagogique.

  • Du centre commercial à la plate-forme immobilière

    Du centre commercial à la plate-forme immobilière

    Shoppi Tivoli Management AG a été rebaptisée Tivoli Real Estate Management AG. Comme le fait savoir l’entreprise, ce changement de nom reflète un élargissement stratégique de son champ d’activité. Outre la gestion du centre commercial de Spreitenbach, l’entreprise souhaite s’occuper d’autres biens immobiliers à usage commercial et résidentiel dans la vallée de la Limmat.

    Le premier projet sous le nouveau nom de l’entreprise est la gestion du parc résidentiel Tivoli Garten. Dans ce « nouveau quartier vivant et coloré au cœur de la vallée de la Limmat », selon les indications de l’entreprise, 445 logements locatifs ont été créés avec davantage de possibilités de shopping dans le Shoppi Tivoli adjacent ainsi que des offres de sport et de loisirs élargies. Parmi les avantages, citons également la connexion avec le centre-ville et les courtes distances vers la nature.

    Selon ses propres indications, le Shoppi Tivoli est considéré comme le plus grand centre commercial de Suisse en termes de surface. « Avec Tivoli Real Estate Management AG, nous conservons notre identité et nos origines dans notre nom et rendons en même temps visible le fait que nous nous positionnons de manière plus large afin de continuer à être présents pour nos clients et partenaires de manière fiable, compétente et orientée vers l’avenir », peut-on lire dans un communiqué.

    Les locataires et les fournisseurs continueront à avoir les mêmes interlocuteurs, les contrats et les processus resteront les mêmes. Les bureaux restent également dans le Shopping-Center 9 à Spreitenbach.

  • Schlieren fait participer les habitants à la révision globale du règlement de construction et de zonage

    Schlieren fait participer les habitants à la révision globale du règlement de construction et de zonage

    La ville de Schlieren travaille à la révision complète de son règlement de construction et de zonage (BZO), qui détermine la manière dont la zone urbaine sera développée. L’ancien BZO date de 1996, de sorte qu’une révision est devenue nécessaire, comme il ressort d’un communiqué. La population doit participer activement à la révision générale et une série de manifestations est prévue à cet effet.

    Le 23 août aura lieu la première de deux promenades de quartier, sous le thème des « oasis vertes ». La promenade du 3 septembre sera intitulée « Vivre le patrimoine ». Le 1er octobre, la ville de Schlieren organisera une réunion d’information et des ateliers sous la forme d’un atelier du futur, avant la participation officielle en ligne entre le 2 octobre et le 7 novembre, « au cours de laquelle les réactions pourront être directement intégrées dans le traitement », précise la ville de Schlieren. Deux dialogues de quartier suivront le 22 novembre et le 27 novembre, ainsi que l’enquête publique, prévue à partir de la fin de l’année. La ville proposera à l’avenir de plus amples informations sur la révision générale sous zukunft-schlieren.ch.

  • La récolte de bois en Suisse baisse de 2 % en 2024

    La récolte de bois en Suisse baisse de 2 % en 2024

    En 2024, 4,8 millions de mètres cubes de bois ont été récoltés en Suisse. Cela correspond à une baisse d’environ 2 pour cent. C’est ce qui ressort d’un communiqué des offices fédéraux de la statistique et de l’environnement. La récolte totale a donc baissé pour la deuxième année consécutive.

    La réduction a été particulièrement marquée pour les bûches (-11%), suivies par les grumes et le bois de sciage (-2%). La forte diminution du bois en bûches est principalement due aux forêts privées et a été moins importante dans toutes les zones forestières, à l’exception de l’Arc jurassien et du Sud des Alpes. Les zones forestières qui ont connu les plus fortes variations sont le Plateau (-94’000 mètres cubes) et les Préalpes (-42’300 mètres cubes).

    Le canton qui a récolté le plus de bois est Berne, avec 0,89 million de mètres cubes. Il est suivi par les cantons de Vaud, de Zurich, des Grisons et d’Argovie. Leurs volumes de récolte se situent entre 0,44 et 0,34 million de mètres cubes. Ensemble, ils ont fourni 51 pour cent de la récolte totale de bois l’année dernière.

    La part de bois énergie sous forme de plaquettes a encore augmenté et représente désormais 44 pour cent de la récolte annuelle totale. Cela correspond à 2,1 millions de mètres cubes. La part du bois énergie dans la récolte totale de bois a presque doublé au cours des 20 dernières années.

    En 2024, les 638 entreprises forestières ont enregistré des recettes de 622 millions de francs et des dépenses de 651 millions de francs. Le déficit s’est donc élevé à 29 millions de francs au niveau national. Il a augmenté de 9 millions de francs par rapport à l’année précédente. Seules les exploitations forestières des Préalpes ont enregistré un bilan positif.

  • Scène ouverte pour les meilleurs projets du secteur

    Scène ouverte pour les meilleurs projets du secteur

    Lorsque les portes du Trafo Baden s’ouvriront le 2 octobre 2025, le who’s who du monde suisse de l’immobilier, de la construction et de la finance se rassemblera pour la remise du Real Estate Award 2025. Outre le gala solennel et le dîner, l’accent sera mis sur les impulsions inspirantes, le réseautage et les échanges sur l’avenir du secteur.

    L’entrepreneur et visionnaire Samih Sawiris sera l’un des points forts de la soirée. Il donnera un aperçu personnel lors de la discussion au coin du feu, une discussion qui promet de nouvelles perspectives sur l’esprit d’entreprise et le développement des sites.

    Quatre catégories, douze finalistes
    Le vote public en ligne a également été ouvert avec le lancement de la vente des billets. Jusqu’au 17 août 2025, il est possible de voter chaque jour dans quatre catégories tournées vers l’avenir et comptant chacune trois finalistes.

    Numérique : Evorest, Optiml, Quanthome

    Durabilité : IAZI CIFI, Mobimo, Neustark

    Développement de projet & innovation : Element, UmweltArena, Xania

    Commercialisation : Avendo, maison.work, tRaumplaner

    Les lauréats seront récompensés en direct lors de la soirée de gala et désignés conjointement par le jury et le public.

  • Production en série de robots de sécurité intelligents

    Production en série de robots de sécurité intelligents

    Fondée en 2021, la startup lance la production en série de ses robots de sécurité sophistiqués. Développée en Suisse, produite en Allemagne, cette combinaison de force d’innovation et d’excellence de fabrication devrait transformer le marché de la sécurité à l’échelle européenne. Les 50 premiers systèmes devraient être mis en service avant la fin de l’année 2025.

    Le CEO Marcus Köhnlein considère le projet comme une mesure d’infrastructure pour un avenir plus intelligent. « C’est plus que de la robotique, nous fournissons des systèmes évolutifs qui repensent la sécurité de manière autonome et fiable » Les robots sont conçus pour des environnements complexes tels que les aéroports, les centres logistiques ou les villes intelligentes et fonctionnent de manière autonome, assistés par des analyses en temps réel et des diagnostics prédictifs.

    Sécurité automatisée
    Avec l’augmentation des risques urbains et la pénurie croissante de personnel dans le secteur de la sécurité, la demande de solutions automatisées ne cesse de croître. Les robots apportent une réponse, évolutive, flexible et nécessitant peu de maintenance. Leur conception modulaire permet de les adapter à différents sites, des sites industriels aux campus universitaires.

    Le modèle commercial est basé sur le « Robot-as-a-Service » et offre aux clients des solutions de sécurité performantes avec un faible seuil d’entrée. Les données en temps réel, l’apprentissage continu et le temps de fonctionnement élevé font partie intégrante du système.

    Lancement d’une stratégie de croissance et d’un tour de financement
    Un nouveau tour d’investissement a été ouvert pour la phase suivante, à savoir la mise à l’échelle, l’extension du marché et le lancement international. L’objectif est d’étendre la production à 300 systèmes d’ici 2027. Actuellement, l’entreprise se concentre sur l’Europe, mais prévoit une expansion mondiale à long terme.

    La start-up est dirigée par une équipe expérimentée. Le CEO Marcus Köhnlein apporte son expérience de direction dans des projets de numérisation et d’innovation. Le directeur technique Christoph Uhrhan est professeur de robotique à l’université de Furtwangen, où il dirige le laboratoire de robotique. Le président du conseil d’administration est Andreas R. Sarasin, ancien partenaire d’une banque privée suisse renommée et membre du conseil d’administration d’uniqueFeed.

  • Le site de Genève sous pression

    Le site de Genève sous pression

    Genève est considérée comme un symbole de la coopération internationale. 36’000 emplois dans les organisations internationales, environ 250’000 nuitées par an et une forte empreinte locale. Ces chiffres illustrent la pertinence de la présence internationale. Mais les tensions géopolitiques et le retrait potentiel de grands acteurs comme les Etats-Unis mettent ce système sous pression.

    Les conséquences sont des coupes budgétaires, des changements structurels et des questions de localisation qui vont bien au-delà de l’échiquier politique. Les marchés immobiliers, les prestataires de services locaux et le développement urbain sont également directement touchés. Ce qui était considéré comme stable jusqu’à présent doit désormais être repensé.

    Quand la demande est redistribuée
    Les employés internationaux caractérisent le marché du logement de Genève avec environ 9 500 unités occupées, une forte propension à payer et une focalisation sur les grands appartements meublés. Une diminution de seulement 20 % des employés pourrait augmenter sensiblement le taux d’offre. Mais le taux de vacance ne devrait guère augmenter. La situation tendue en matière de logement fait que les logements qui se libèrent sont rapidement occupés par des ménages locaux.

    L’évolution de la composition de l’offre, en particulier dans le segment des prix élevés, sera déterminante. Le marché pourrait sembler plus détendu à court terme, mais à moyen terme, il pourrait connaître un décalage dans la dynamique des loyers.

    Stabilité à lépreuve
    Environ 650 000 m² de bureaux sont aujourd’hui occupés par des organisations internationales. Une baisse de 20 % porterait le taux de vacance à plus de 10 %, avec un impact particulièrement marqué au Grand-Saconnex, à Pregny-Chambésy et dans la zone du Jardin des Nations. Un retrait complet laisserait plus de 140 000 m² de surfaces vacantes, une dimension équivalente à environ deux fois le projet PAV.

    Bien que le marché se soit montré robuste jusqu’à présent, la baisse de la demande internationale pourrait accentuer les déséquilibres existants. Des stratégies différenciées pour une utilisation flexible et centrée sur l’utilisateur sont nécessaires.

    Une dépendance visible et vulnérable
    Chaque année, Genève accueille environ 2 500 conférences. Le tourisme qui y est associé soutient une grande partie du marché hôtelier. La suppression de ces événements pourrait réduire le taux d’occupation des hôtels jusqu’à 10 %. Avec des effets domino sur les fournisseurs, la gastronomie et la réputation internationale de la ville.

    Ce domaine en particulier montre à quel point les intérêts économiques, urbanistiques et diplomatiques sont étroitement liés et combien ce carrefour est vulnérable.

    Du danger à l’opportunité
    Le retrait éventuel d’organisations internationales n’est pas une crise isolée, mais l’expression d’un changement structurel mondial. Le défi pour Genève est de considérer la résilience non seulement comme une résistance, mais aussi comme un changement.

    Stratégies d’avenir pour Genève
    Un écosystème unique d’organisations internationales, une qualité de vie élevée et une stabilité institutionnelle continuent de plaider en faveur de Genève. Parallèlement, il convient de répondre de manière stratégique à des défis tels que la rareté des sols, le prix élevé des terrains et le coût élevé de la vie.

    Poursuivre la transformation avec deux leviers
    Développer de nouveaux modèles commerciaux en diversifiant les financements et les services, les formats hybrides, les plateformes numériques et les partenariats ancrés localement.

    Utiliser l’immobilier de manière intelligente et flexible
    Repenser les espaces sous-utilisés de manière modulaire, centrée sur l’utilisateur et adaptable. La condition préalable est non seulement l’agilité spatiale, mais aussi organisationnelle.

    Utiliser de manière ciblée les synergies dans l’espace
    Passer des bureaux classiques à des lieux de savoir, de rencontre et d’innovation. Les infrastructures de conférence, d’hôtellerie et de coworking devraient être planifiées et utilisées de manière plus intégrée.

    Assouplir la planification
    Le développement urbain doit être réactif et adaptable. Avec des concepts visionnaires qui permettent la réversibilité et l’orientation des utilisateurs, plutôt que des directives rigides.

  • Un vote décisif pour la Suisse

    Un vote décisif pour la Suisse

    Le 28 septembre 2025, le peuple suisse votera sur l’abolition de la valeur locative. La valeur locative est un revenu fictif que les propriétaires de biens immobiliers occupés par leur propriétaire doivent indiquer dans leur déclaration d’impôts. Cette valeur correspond à environ 60 à 70% du loyer qui pourrait être perçu pour le bien immobilier. L’abolition de la valeur locative est liée à l’introduction d’un nouvel impôt sur les biens immobiliers secondaires afin de compenser les éventuelles pertes fiscales pour les cantons.

    Décisions liées et différences cantonales
    Le vote sur l’abolition de la valeur locative est étroitement lié à l’introduction d’un impôt cantonal sur la propriété immobilière secondaire. Cet impôt est soumis au référendum obligatoire, ce qui signifie que la valeur locative ne sera abolie que si le peuple et les cantons acceptent le nouvel impôt. Les résultats des votes pourraient varier fortement d’un canton à l’autre, car les conséquences sont très différentes d’un canton à l’autre.

    Le comité central de la Société Suisse des Entrepreneurs a donné son feu vert au vote, car les arguments pour et contre s’équilibrent dans une perspective nationale. Près de 1,4 million de ménages en Suisse seraient touchés par la suppression, soit environ un tiers de tous les ménages. La baisse des recettes fiscales est estimée à 1,7 milliard de francs par an1.

    Impact sur les rénovations et les déductions fiscales
    L’abolition de la valeur locative signifierait également la suppression, au niveau fédéral, des déductions pour les frais d’entretien tels que les rénovations énergétiques des logements occupés par leur propriétaire. Toutefois, au niveau cantonal, les déductions pour les frais de démolition lors de la construction d’un nouveau logement de remplacement, les dépenses pour la conservation des monuments historiques et les mesures d’économie d’énergie resteraient autorisées. Il n’est pas certain que l’absence de déductibilité entraîne effectivement une baisse des rénovations, car la charge fiscale des propriétaires immobiliers diminuerait également grâce à la suppression de la valeur locative.

    L’impôt foncier sur les résidences secondaires
    L’introduction de l’impôt foncier sur les résidences secondaires doit aider les cantons à compenser les éventuelles pertes fiscales. Chaque canton peut décider lui-même s’il introduit effectivement cet impôt et à quel niveau. L’abolition de la valeur locative fait l’objet de discussions politiques depuis des décennies et a jusqu’à présent résisté à toutes les attaques. en 2017, le Parlement a fait une nouvelle tentative pour abolir la valeur locative4.

    Une campagne de votation chaude
    La votation sur l’abolition de la valeur locative et l’introduction de l’impôt sur les biens immobiliers secondaires devrait donner lieu à une campagne de votation chaude. Le projet est lié à la loi fédérale sur le changement de système d’imposition de la propriété du logement. Ce n’est que si la modification de la Constitution est acceptée en votation populaire par le peuple et les cantons que le projet de changement de système d’imposition de la propriété du logement, et donc l’abolition de l’imposition de la valeur locative, pourra entrer en vigueur.

    L’Association suisse des propriétaires fonciers a déjà décidé de dire oui au projet soumis à votation. L’abolition de l’impôt sur la valeur locative est considérée comme attendue depuis longtemps. Le comité « Non à la valeur locative » recommande également de voter oui au projet de loi visant à abolir l’imposition de la valeur locative.

  • Des absorbeurs de son révolutionnaires

    Des absorbeurs de son révolutionnaires

    Dans la lutte contre le bruit, chaque centimètre compte. Les absorbants acoustiques classiques en matériaux volumineux comme la laine de roche ou la mousse de mélamine sont souvent trop épais et limitent la conception. Les absorbeurs acoustiques nouvellement développés à partir de mousses minérales de plâtre ou de ciment offrent une alternative convaincante. Ils sont aussi efficaces que les absorbeurs traditionnels, mais environ quatre fois plus minces. Cela ouvre de toutes nouvelles possibilités d’intégration dans des projets de construction existants ou nouveaux.

    La structure poreuse variable des mousses minérales force les particules d’air à suivre un chemin plus long, ce qui permet d’obtenir une absorption acoustique élevée malgré une épaisseur réduite. Cette conception brevetée permet de cibler les absorbeurs sur des plages de fréquences spécifiques. De plus, les mousses sont ignifuges, recyclables et ne libèrent pas de particules nocives pour la santé. Les mousses de ciment sont en outre résistantes aux intempéries et donc idéales pour l’extérieur.

    Test pratique à Zurich
    Un premier prototype des nouveaux absorbants acoustiques a déjà été testé dans l’entrée d’une cour à Zurich. Les résultats sont prometteurs. Le niveau de bruit a baissé jusqu’à 4 décibels, notamment au passage des voitures. Les 72 panneaux, d’une épaisseur totale d’environ 5,5 centimètres, ont montré une atténuation fiable des basses fréquences et une réduction significative de la transmission du bruit dans la zone d’absorption de pointe.

    Applications multiples
    Les nouveaux absorbants acoustiques conviennent à une grande variété d’applications. Ils peuvent être intégrés dans des entrées, sous des balcons, sur des façades, dans des cages d’escalier ou dans de grands espaces intérieurs comme des bureaux, des cantines ou des salles de sport. Ils sont particulièrement intéressants pour les applications spéciales où l’espace limité, la protection contre les incendies et les exigences en matière de design doivent être pris en compte simultanément.

    L’avenir de la réduction du bruit
    L’idée de ces absorbeurs de bruit innovants a vu le jour il y a quelques années déjà, mais c’est en combinant le développement de matériaux et la modélisation acoustique dans le cadre d’un projet Innosuisse que la percée a été réalisée. Actuellement, la fabrication se fait encore partiellement à la main, mais avec un partenaire industriel approprié, le matériau devrait être développé et produit à plus grande échelle.

    Les absorbeurs de bruit minéraux ont le potentiel de révolutionner la réduction du bruit dans différents environnements. Ils offrent une solution efficace, peu encombrante et flexible sur le plan de la conception pour relever les défis de l’acoustique des bâtiments modernes.

  • La lumière contrôle l’électricité dans les métaux

    La lumière contrôle l’électricité dans les métaux

    Une équipe de chercheurs de l’Université de Minnesota Twin Cities a réalisé une avancée majeure. Elle a mis au point une méthode permettant d’influencer le flux d’électricité dans des couches métalliques extrêmement fines à température ambiante à l’aide de la lumière. Cette nouvelle approche pourrait contribuer à rendre les capteurs optiques et les dispositifs d’information quantiques beaucoup plus efficaces à l’avenir. Les résultats intermédiaires des chercheurs ont été publiés dans la prestigieuse revue « Science Advances ».

    La base de l’étude repose sur des couches ultrafines de dioxyde de ruthénium (RuO2) déposées sur du dioxyde de titane (TiO2). Selon leur direction, ces couches réagissent différemment non seulement à la lumière, mais aussi au flux d’électricité. La structure de ces couches permet de contrôler de manière ciblée la dynamique des électrons et donc de réguler les flux d’énergie.

    De nouvelles voies grâce à l’utilisation ciblée de la lumière
    L’un des principaux résultats obtenus par les chercheurs est que des modifications ciblées de la structure atomique permettent d’influencer avec précision les réactions du matériau à la lumière. Cet effet contrôlé se produit à des températures ordinaires et ouvre des perspectives passionnantes pour des applications futures. « C’est la première fois que quelqu’un met en évidence une relaxation ultra-rapide directionnelle et accordable des porteurs de charge dans un métal à température ambiante », confirme Seunggyo Jeong, post-doctorant à la faculté de génie chimique et de science des matériaux de l’université du Minnesota.

    De telles découvertes remettent en question de nombreuses idées reçues sur le comportement des métaux au cours des dernières années et démontrent qu’il est possible de cibler l’électricité par des impulsions lumineuses contrôlées. Cela ouvre la voie à de nouvelles approches de la gestion de l’énergie et du traitement de l’information dans un espace restreint.

    Contrôler l’électricité en détail
    Jusqu’à présent, le consensus en physique considérait que les métaux n’étaient pas adaptés à des mécanismes de contrôle aussi précis, car ils possèdent des propriétés électroniques trop complexes. L’équipe de recherche actuelle a cependant découvert que c’est précisément cette complexité, appelée entrelacement de bandes, qui peut être activement utilisée pour orienter la réponse ultrarapide des métaux dans différentes directions. Il en résulte que la propriété du matériau à contrôler l’électricité peut être adaptée en fonction de la situation.

    De nouvelles applications dans les domaines de l’informatique, du stockage de données, des capteurs et des communications pourraient en bénéficier massivement. L’efficacité et la vitesse des composants pourraient notamment être nettement améliorées par le contrôle ciblé de l’électricité. Tony Low, co-auteur et professeur d’ingénierie électrique et informatique à l’université du Minnesota, souligne que les résultats fournissent un aperçu profond de la façon dont de subtiles distorsions structurelles peuvent modifier la structure électronique des métaux. Cela pourrait être essentiel pour les futures technologies optoélectroniques ultrarapides et sensibles à la polarisation.

  • Refroidir efficacement avec le chauffage par le sol

    Refroidir efficacement avec le chauffage par le sol

    Dans les nouveaux bâtiments bien isolés et les anciens bâtiments rénovés sur le plan énergétique, l’intérêt pour les méthodes de refroidissement alternatives augmente. Un chauffage par le sol peut non seulement fournir une chaleur agréable en hiver, mais aussi contribuer à un climat intérieur agréable en été, à condition qu’il soit raccordé à une pompe à chaleur adaptée. Cela permet une double utilisation de la technique existante, efficace, silencieuse et respectueuse du climat.

    Une technique qui fait les deux
    Seuls les systèmes à eau peuvent être utilisés pour le refroidissement. En été, de l’eau fraîche circule via le système de tuyaux enterrés dans le sol, commandé par une pompe et une régulation intelligente. La combinaison avec une pompe à chaleur réversible, qui apporte un soutien technique au mode de refroidissement, est déterminante. La différence entre le mode chauffage et le mode refroidissement réside principalement dans la température de l’eau. Au lieu de 35 à 40 °C, ce sont 16 à 20 °C qui sont pompés à travers le système.

    Actif ou passif – deux façons de refroidir
    Le refroidissement passif utilise la différence de température avec le sol ou la nappe phréatique, sans que le compresseur ne soit actif. Cela permet d’économiser de l’énergie, mais en cas de forte chaleur, cela ne suffit souvent qu’à abaisser légèrement la température.

    Le refroidissement actif, en revanche, fonctionne à pleine puissance de la pompe. Les pièces peuvent être refroidies beaucoup plus fortement, mais avec une consommation d’énergie plus élevée.
    Les pompes à chaleur eau glycolée/eau et eau/eau conviennent pour les deux variantes. Les systèmes air/eau sont conçus exclusivement pour le refroidissement actif.

    La technique et la planification doivent aller de pair
    La réduction de température pouvant être obtenue se situe entre 2 et 5 °C. Pour les solutions actives, des valeurs de 20 à 22 °C sont également réalistes. Une température de départ trop basse peut provoquer de la condensation. C’est pourquoi il faut des systèmes avec surveillance du point de rosée, qui prennent automatiquement le contre-pied en cas de valeurs critiques.

    Connaître les limites, exploiter les potentiels
    Les chauffages par le sol réagissent lentement, le refroidissement nécessite donc un contrôle anticipatif. Cependant, les personnes qui construisent ou rénovent aujourd’hui peuvent, avec une bonne planification et une technique appropriée, miser sur un système unique qui assure le confort toute l’année, sans climatisation supplémentaire.

    La réduction de température réalisable dépend de la construction, de l’isolation et de la conception du système. Dans les bâtiments neufs ou rénovés bien isolés, il est possible de rafraîchir les pièces à 22 °C ou moins, même lorsqu’il fait chaud à l’extérieur. Les chambres à coucher, les bureaux ou les zones d’habitation fortement chauffées bénéficient en particulier d’un refroidissement régulier et silencieux.

  • Les chemins de l’école deviennent plus sûrs grâce aux piliers en crayon de couleur

    Les chemins de l’école deviennent plus sûrs grâce aux piliers en crayon de couleur

    Habidom veut rendre les trajets scolaires plus sûrs. Le fabricant de signalisation et de marquage routier fondé en 2001 et basé à Aveleda, dans le nord du Portugal, vient de lancer un marquage spécial pour les trajets scolaires.

    Les marquages séparent la route du trottoir comme des piliers normaux. Ils ont cependant la forme de crayons de couleur et font ainsi référence à l’école de manière ludique. Ils signalent ainsi aux automobilistes qu’ils doivent être attentifs au comportement des enfants à proximité de la route.

    Les piliers sont fabriqués dans un matériau flexible qui réduit le risque de blessure des enfants en cas d’accident. Les crayons de couleur Habidom pour la rue sont déjà utilisés en Irlande, en Belgique, en Croatie et en Autriche, en plus du Portugal.

    Selon un communiqué de l’entreprise, Milvignes est la première commune de Suisse à avoir installé des crayons de couleur sur ses trajets scolaires, notamment à proximité d’écoles à Auvernier et Colombier et à la gare.

  • Logiciel de surveillance des gisements de CO2

    Logiciel de surveillance des gisements de CO2

    Edoardo Pezzulli, post-doctorant et Pioneer Fellow à l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich(EPFZ), a développé un logiciel permettant de surveiller en permanence le stockage du dioxyde de carbone dans les réservoirs et de réduire ses risques. Selon un communiqué, le mathématicien s’efforce maintenant de commercialiser sa technologie. Pour cela, il a fondé la start-up Storra Dynamics GmbH avec l’ingénieur mécanique Michael Liem.

    « Quiconque stocke du CO2 a une responsabilité sociale », déclare Pezzulli, cité dans le communiqué. « Les installations doivent être sûres pendant des générations. Avec notre système de surveillance, nous voulons prouver que les risques sont limités et qu’une exploitation au plus haut niveau de sécurité est possible » En effet, un tel stockage comporte des incertitudes géologiques. Il faut d’abord analyser la quantité de dioxyde de carbone qui peut être injectée dans le site, puis surveiller le gaz stocké pour s’assurer qu’il reste bien piégé. Le logiciel nouvellement développé doit ensuite fonctionner comme un jumeau numérique, en simulant les conditions de pression, de température et de charge dans le site de stockage.

    Actuellement, Pezzuli participe au projet pilote et de démonstration CITru dans la commune de Trüllikon. Sous la direction de l’ETH, il y étudie la faisabilité d’une injection de dioxyde de carbone par un puits désaffecté créé par la Nagra (Société coopérative nationale pour le stockage des déchets radioactifs). Le scientifique est responsable de l’évaluation des risques et de l’élaboration du plan de surveillance.

  • Un site énergétique avec un potentiel d’avenir

    Un site énergétique avec un potentiel d’avenir

    Avec l’achat de l’ancien site de Legler par la société Hochdruckkraftwerk Diesbach AG et la participation simultanée de la commune de Glaris Sud, un nouveau chapitre s’ouvre pour ce site industriel riche en traditions dans le pays de Glaris. L’exploitant de la centrale hydroélectrique locale s’est assuré le terrain, y compris la centrale électrique. Dans le même temps, la commune acquiert des terres agricoles auprès de l’ancien propriétaire et devient le plus gros actionnaire avec une part de 40%.

    L’énergie rencontre le développement du site
    L’acquisition ne sert pas seulement à préserver la centrale historique, mais ouvre également de nouvelles possibilités pour le développement à long terme du site. « Nous pouvons proposer des surfaces allant de 50 à plusieurs milliers de mètres carrés », explique le président du conseil d’administration Weber-Thedy.

    La commune de Glaris Sud assure deux sièges au conseil d’administration et une importante réserve foncière de près de 30’000 mètres carrés de terres agricoles, qui sont prévues pour des mesures de remplacement ou des surfaces de compensation écologique. La commune crée ainsi de l’espace pour les développements futurs.

    Une perspective à long terme avec une utilisation intermédiaire
    Le potentiel du site Legler est indéniable, mais une nouvelle utilisation nécessite du temps et repose sur une planification minutieuse. L’objectif est une utilisation mixte, avec des logements et des activités, qui s’intègre au paysage et à la commune. Les premières étapes de la mise en œuvre ne sont pas attendues avant dix ans.
    D’ici là, le site sera utilisé de manière judicieuse. Les grands halls seront loués comme entrepôts. Qui peuvent être divisés de manière flexible, même si, en raison des restrictions de construction, ils ne conviennent qu’à certains usages.

    La durabilité comme leitmotiv
    La centrale haute pression se focalise sur une production d’énergie respectueuse de l’environnement et rénovera l’usine en 2025 selon les normes les plus modernes. Les discussions antérieures sur l’extension ont été ajournées au profit d’une approche sensible du paysage, mais le murmure des chutes du Diesbach doit être préservé.

    Une impulsion pour le pays de Glaris
    L’acquisition du site de Legler est plus qu’un changement de propriétaire. Elle est un exemple de développement de site prévoyant, porté par une production d’énergie locale, une participation publique et une perspective à long terme. La commune de Glaris Sud s’engage activement dans le développement du site tout en minimisant le risque de dégradation d’un bien immobilier marquant.

    L’association de l’infrastructure énergétique, du développement immobilier et de l’engagement public fait de ce projet un phare pour la région. avec un caractère exemplaire pour des sites comparables en Suisse.

  • La Suisse continue de développer massivement l’énergie solaire

    La Suisse continue de développer massivement l’énergie solaire

    Selon un communiqué de Swissolar, la construction d’électricité solaire a atteint un nouveau record en 2024. Selon l’association professionnelle, des installations d’une puissance totale de 1798 mégawatts ont été mises en place, soit une augmentation de 10 pour cent par rapport à l’année précédente. Au total, 8170 mégawatts étaient donc déjà installés fin 2024. Cela a permis de produire 5961 gigawattheures d’électricité.

    L’électricité solaire a atteint en 2024 une part de 10,4 pour cent des besoins en électricité. L’année précédente, ce chiffre était de 8,25%. Pour 2025, Swissolar prévoit une part de 14 pour cent. « L’électricité solaire est aujourd’hui déjà un élément central de notre approvisionnement en énergie et est en passe de devenir le deuxième pilier de notre approvisionnement en électricité, aux côtés de l’énergie hydraulique », déclare Matthias Egli, directeur de Swissolar, cité dans le communiqué.

    Swissolar fait également référence à l’importance de l’électricité solaire pour le semestre d’hiver. Ainsi, entre début octobre 2024 et mi-avril 2025, environ 2400 gigawattheures d’électricité solaire ont été produits, soit environ un tiers de la production annuelle.

    Le nombre de nouvelles batteries de stockage installées a augmenté de 4 % en 2024. Dans les maisons individuelles, 47 pour cent de toutes les installations solaires ont déjà été équipées d’un stockage par batterie, contre seulement 42 pour cent l’année précédente. Au total, la capacité de stockage installée s’élevait déjà à 896 mégawattheures fin 2024, soit suffisamment pour couvrir la consommation de 100 000 ménages pendant une journée.

  • Le chauffage urbain à partir des eaux usées pour décarboniser la municipalité

    Le chauffage urbain à partir des eaux usées pour décarboniser la municipalité

    L’entreprise énergétique CKW, qui fait partie du groupe Axpo, a remporté la préqualification du réseau de chauffage urbain prévu à Richterswil. Avec ce réseau de chauffage urbain, qui est central pour le concept énergétique et climatique de la commune, l’entreprise énergétique souhaite, selon un communiqué, lancer un partenariat à long terme pour la décarbonisation.

    Le réseau énergétique sera principalement alimenté par les rejets thermiques des stations d’épuration des eaux usées (STEP) de Richterswil. Une production de chaleur supplémentaire pour couvrir les charges de pointe et la sécurité sera évaluée à l’avenir. L’objectif est que les entreprises commerciales ainsi que les habitants bénéficient d’une offre économiquement attractive. « Nous sommes très heureux d’avoir remporté ce marché et sommes convaincus que nous pourrons mettre en place un approvisionnement en chaleur économique et durable à Richterswil », déclare Angela Krainer, responsable des secteurs d’activité Energie de CKW, citée dans le communiqué.

    A l’avenir, CKW prendra en charge l’ensemble de la conception du réseau de chaleur. La collaboration entre la commune et l’entreprise devrait se concrétiser cet été et les prochaines étapes du projet devraient être entreprises à l’automne 2025.

  • Bâtiment commercial neutre en carbone avec rampe et jardin sur le toit

    Bâtiment commercial neutre en carbone avec rampe et jardin sur le toit

    A l’occasion du lancement de la construction de leur projet Green Spin à Winterthour,Felix Partner Architektur und Design de Zurich a remis symboliquement à leurs repreneurs les premiers éléments démontés de l’ancien siège de Stewi à Winterthour-Grüze en vue de leur réutilisation. En effet, selon un communiqué de presse, la plupart des éléments démolis ne finissent pas à la décharge, mais sont réutilisés dans d’autres constructions. De même, le béton de démolition sera déchiqueté et utilisé pour produire du béton recyclé.

    Un bâtiment de services pour les locataires commerciaux sera construit au même endroit. Des entreprises qui mettent elles aussi l’accent sur la durabilité devraient y emménager à la fin de l’été 2027.

    Le gros œuvre est prévu comme une construction en bois neutre en CO2. En outre, une cour intérieure végétalisée et un jardin sur le toit seront réalisés. Des panneaux photovoltaïques sur les façades et des éoliennes fourniront de l’électricité écologique, et le chauffage sera assuré par la géothermie. Le bâtiment sera certifié selon la norme internationale de durabilité BREEAM.

    La pièce maîtresse est une rampe d’une largeur maximale de six mètres qui monte en pente douce autour de la cour intérieure. Elle permet d’accéder aux espaces locatifs à tous les niveaux, y compris à vélo. Les surfaces destinées à l’artisanat, aux bureaux, à la production ou au sport sont complétées par des établissements de restauration et quelques commerces de détail.

    « J’espère que ce projet inspirera d’autres personnes à voir grand et à agir avec courage », a déclaré le conseiller national radical Andri Silberschmidt dans son discours prononcé à l’occasion du lancement de la construction. L’architecte de la ville de Winterthour, Jens Andersen, a souligné que le projet « s’inscrit parfaitement dans notre stratégie de développement urbain durable ».

  • Sol en linoléum recyclable à forte teneur en liège

    Sol en linoléum recyclable à forte teneur en liège

    Le fournisseur de revêtements de sol Tarkett Schweiz AG, basé à Dietlikon, a lancé sa propre collection recyclable Lino Materiale. Elle se compose de granulés de liège, d’huile de lin, de résine de pin et de farine de bois et est disponible en dix couleurs liées à la terre, écrit l’entreprise dans un communiqué.

    Grâce à sa forte teneur en liège, Lino Materiale serait plus flexible et réduirait mieux les bruits que les autres sols en linoléum. La bonne résistance du matériau à l’abrasion et aux produits chimiques pendant toute sa durée de vie rend les solutions de sol résistantes à la saleté et à l’usure quotidienne. Cela en fait un bon choix pour les zones de passage fréquent comme les écoles, les bureaux, les cliniques ou les bâtiments administratifs.

    Les sols, qui ont été développés sur la base de la recette originale de 1898, disposent d’un traitement de surface exclusif, selon le fournisseur. Cela permet de réduire les coûts de nettoyage et d’entretien, et donc les besoins en énergie. Les sols ne nécessitent pas d’entretien initial ni de mesures d’entretien ou de revêtement supplémentaires, ce qui contribue également au concept de durabilité du fabricant.

    Le fait que le revêtement de sol puisse être recyclé fait également partie de ce concept. « Car chez Tarkett, le véritable développement durable ne s’arrête pas à la pose », déclare Daniel Mai, chef de produit D/A/CH pour Homogeneous Vinyl, Heterogeneous Vinyl, Linoleum, Sports Indoor, cité dans le communiqué. Grâce au programme de reprise ReStart, le linoléum et les chutes de pose sont réintroduits dans le circuit. Pour ce faire, le sol est entièrement traité et réutilisé comme matériau recyclé.

  • Un nouvel outil facilite la réutilisation des radiateurs

    Un nouvel outil facilite la réutilisation des radiateurs

    La Bourse bâloise des composants, organisée sous forme de coopérative, souhaite faciliter la réutilisation des radiateurs, en collaboration avec Zirkular GmbH, également basée à Bâle, et l’Institut pour la technique du bâtiment et l’énergie de la HSLU, basé à Horw. Pour ce faire, il est toutefois indispensable d’évaluer à temps leurs performances de chauffage – ce qui est souvent difficile en raison des différences de taille, de conception et de matériaux.

    C’est là que l’outil convivial RadiatorCheck, sur lequel les trois initiateurs travaillent avec l’aide de l’Innovation Booster – Circular Building Industry d’Innosuisse, devrait apporter une solution. Il doit permettre aux non-initiés de cataloguer les radiateurs et d’évaluer leur puissance de chauffage de manière précise et accessible.

    Il s’agit notamment d’identifier les types de radiateurs courants, de créer et de valider un modèle thermique, de développer une interface conviviale et de tester la précision et la facilité d’utilisation de l’outil. L’objectif final est un prototype fonctionnel qui aidera les professionnels à évaluer et à réutiliser efficacement les radiateurs.

    Selon une description de projet d’Innosuisse, l’outil, basé sur Excel, se fonde sur des données pratiques et sur l’expérience de Zirkular GmbH et de Bauteilbörse. Il est soutenu par des modélisations thermiques de la Haute école de Lucerne. « En simplifiant la documentation, l’évaluation et le catalogage des radiateurs existants, leur cycle de vie peut être prolongé, ce qui permet de réduire l’extraction de matières premières, les émissions liées à la production de nouveaux radiateurs et les déchets de construction », peut-on encore y lire. « Cela permet des pratiques plus efficaces en termes de ressources et soutient un environnement bâti circulaire à faibles émissions »

  • Nouveau bâtiment à Sursee pour l’équipe de cyclisme

    Nouveau bâtiment à Sursee pour l’équipe de cyclisme

    Selon un article de la « Luzerner Zeitung », l’équipe Tudor Pro Cycling, actuellement basée à Schenkon, s’apprête à déménager à Sursee. Elle souhaiterait y investir 18 millions de francs dans un nouveau quartier général de six étages. L’initiateur de ce projet est la société Sette Immo AG qui, par le biais de son groupe Sette Sports, entretient non seulement l’équipe professionnelle mais aussi une équipe de jeunes. Fabian Cancellara, ancien cycliste de course, n’est pas seulement chef d’équipe au sein de l’équipe Tudor Pro Cycling, mais il est également actif au sein de Sette Immo AG.

    En septembre 2026, le nouveau siège de l’équipe devrait être achevé et accueillir des entrepôts, des ateliers, des salles d’entraînement et de réunion. Des bureaux pour l’administration et des salles de repos pour les coureurs devraient également voir le jour, ainsi qu’une salle d’exposition de l’équipe. Un système photovoltaïque sera également installé sur le toit.

    Actuellement, l’équipe sponsorisée par l’horloger Tudor de Genève participe au Tour de France jusqu’à la fin du mois.

  • La demande de maisons individuelles reste élevée

    La demande de maisons individuelles reste élevée

    « Les maisons individuelles restent très prisées », déclare ImmoScout24 en introduction d’un communiqué sur l’indice d’achat ImmoScout24 actuel. Il est établi chaque mois par la place de marché immobilière appartenant à SMG Swiss Marketplace Group AG, en collaboration avec le cabinet de conseil IAZI, spécialisé dans l’immobilier. Par rapport au mois de mai, les prix des maisons individuelles ont augmenté de 0,8 %. Sur un an, ils ont augmenté de 3,6%.

    Les prix des appartements en copropriété ont augmenté de 0,2 %, ce qui est nettement inférieur à la hausse des prix des maisons individuelles. Ils avaient pourtant augmenté de 0,8 % en mai. En glissement annuel, les prix des appartements en copropriété ont augmenté de 4,5 %.

    Le communiqué cite comme moteur de la demande les bonnes conditions de financement actuelles après le retour de la Banque nationale suisse au taux zéro. « Pour les personnes intéressées par l’achat, c’est un moment propice pour envisager de franchir le pas et de devenir propriétaire, notamment en ce qui concerne la sécurité de la planification », explique Martin Waeber, Managing Director Real Estate de SMG Swiss Marketplace Group.

    D’un point de vue régional, la hausse des prix des appartements en copropriété a surtout été tirée par une nette augmentation en Suisse centrale. Des hausses de prix supérieures à la moyenne pour les maisons individuelles ont été enregistrées en juin dans les régions du lac Léman, de la Suisse du Nord-Ouest et de la Suisse orientale.

    ImmoScout24 est une division de SMG Swiss Marketplace Group AG. Ce dernier regroupe les places de marché numériques de TX Group, Ringier et La Mobilière.

  • Le centre de rééducation est maintenu et agrandi

    Le centre de rééducation est maintenu et agrandi

    La Berner Klinik Montana(BKM) reprendra au 1er janvier 2026 la Luzerner Höhenklinik Montana(LHM), également située à Crans Montana. Comme l’indique un communiqué, un accord correspondant a été conclu avec succès entre l’hôpital cantonal de Lucerne(LUKS), le canton de Lucerne et BKM. BKM continuera d’exploiter la clinique lucernoise rachetée. D’ici la date de reprise, les systèmes informatiques des deux cliniques doivent encore être adaptés.

    « La reprise de l’établissement et de ses collaborateurs très compétents est une aubaine pour nous », déclare Philippe Eckert, directeur de la clinique bernoise Montana, cité dans le communiqué. « L’intégration de LHM permettrait de développer des synergies dans la réadaptation musculo-squelettique, psychosomatique et oncologique et d’élargir la gamme de prestations de BKM avec la réadaptation pulmonaire »

    Dans un premier temps, le canton de Lucerne reste propriétaire des terrains et des immeubles. La BKM loue le bâtiment principal de la clinique d’altitude ainsi que le bâtiment du personnel Villa Claire pour trois ans. Elle bénéficie d’une option d’achat pendant deux ans pour un prix de 13,5 millions de francs.

    Florian Aschbrenner, CEO et président de la direction du groupe LUKS, se dit satisfait de la conclusion du contrat. « Il était très important pour nous de trouver une bonne solution pour les collaborateurs de LHM. C’est ce que nous garantissons avec la vente à une clinique très réputée dans le domaine de la rééducation, également implantée sur place », a déclaré Aschbrenner.

    Le LHM reste sur la liste des hôpitaux du canton de Lucerne. Les patients ont toujours la possibilité de choisir la clinique pour une rééducation stationnaire dans le cadre de la liberté de choix de l’hôpital accordée par la loi.

  • Une plate-forme numérique pour les visiteurs renforce le site de Glaris

    Une plate-forme numérique pour les visiteurs renforce le site de Glaris

    Le GlarnerlandPass regroupe l’enregistrement, la carte d’hôte et le compagnon de voyage dans un système intégré et relie le tourisme, la culture et le commerce sur une plateforme commune. Sa mise en œuvre s’inscrit dans le cadre de la réorientation du tourisme, qui a commencé par la fusion de toutes les organisations en 2024. Sous la nouvelle marque ombrelle « Glarnerland », une expérience alpine globale avec une forte identité régionale est créée aux portes de Zurich, qui devient visible, combinable et réservable numériquement.

    Centrage sur le client et proximité numérique
    L’application accompagne l’hôte tout au long du parcours client et permet une communication interactive en temps réel. Sont pris en compte non seulement les hôtes hébergés, mais aussi les excursionnistes, les propriétaires de résidences secondaires et les habitants de la région. Pour les hôtes hébergés, les transports publics dans tout le canton sont inclus dans le pass. Un signe fort en faveur de la mobilité durable.

    Création de valeur grâce à un réseau local
    Les entreprises touristiques, les commerces et les institutions culturelles sont activement impliqués. Des ateliers et des groupes de réflexion permettent d’acquérir une compréhension commune des processus numériques, de développer de nouveaux produits et d’ouvrir des canaux de distribution supplémentaires. Cette étroite collaboration renforce l’économie régionale et assure une véritable création de valeur dans le pays de Glaris.

    Un pilotage durable et une technologie moderne
    La plateforme permet une gestion flexible des flux de visiteurs et fournit, grâce aux données collectées, de précieuses impulsions pour un développement durable de la destination. Sur le plan technologique, le système est basé sur des solutions modulaires éprouvées de destinations leaders et utilise la connexion à discover.swiss.

    Visibilité grâce à l’ESAF 2025
    La Fête fédérale de lutte suisse et des jeux alpestres 2025 offre une occasion idéale de présenter le passeport à un large public. La combinaison de l’authenticité alpine, de l’innovation numérique et d’une stratégie de localisation intégrative fait de ce projet un modèle pour l’avenir du tourisme.

  • Une nouvelle dynamique de croissance grâce à un partenariat stratégique

    Une nouvelle dynamique de croissance grâce à un partenariat stratégique

    Avec la participation stratégique d’un investisseur entrepreneurial, l’entreprise pose les jalons de la prochaine étape de sa croissance. Le nouveau partenariat associe la force du capital à l’expertise technologique et opérationnelle. L’objectif est de consolider la présence de l’entreprise sur son marché domestique et de l’étendre à l’international, notamment dans les domaines clés de la numérisation, du développement durable et de l’intelligence artificielle.

    Stratégie orientée vers l’avenir avec une orientation claire
    Trois moteurs structurels sont au cœur de la nouvelle stratégie de croissance : la transformation numérique du secteur immobilier, le rôle croissant du secteur dans la protection du climat et le besoin croissant d’espaces de vie durables et connectés. Parallèlement, l’ADN de l’entreprise, qui a fait ses preuves, est préservé, l’équipe opérationnelle et tous les partenaires restent à bord et continuent à gérer l’entreprise.

    Mise à l’échelle technologique et expansion internationale
    L’internationalisation commence par la présence existante en Allemagne et doit être développée par des acquisitions ciblées. Parallèlement, le portefeuille de services numériques sera élargi, par le développement de produits propres, l’automatisation des processus clients avec « Agentic AI » et le renforcement de l’équipe. Le partenariat stratégique crée la marge de manœuvre nécessaire à cet effet, sur le plan technologique, personnel et géographique.

    De nouvelles opportunités pour le site allemand
    De nouvelles opportunités s’offrent également à l’équipe en Allemagne. En tant que site agile au sein du groupe, elle bénéficie de la stabilité de l’entreprise et des opportunités qu’apporte un partenaire de croissance stratégique. La combinaison d’une structure éprouvée et d’un dynamisme frais devrait ouvrir la voie à une expansion réussie dans un environnement de marché en forte évolution.

  • Le site Landolt en pleine mutation

    Le site Landolt en pleine mutation

    Quelle est l’importance du développement du Landolt-Areal pour le site économique de Glaris ? Quelles impulsions concrètes attendez-vous pour l’économie locale et la création de nouveaux emplois ?
    Le site est aujourd’hui déjà bien occupé par de nombreuses PME différentes. Avec le départ à moyen terme de l’entreprise Landolt, l’ancien site sera libéré. La Shedhalle, que nous avons déjà rénovée et dont le toit a été équipé d’une grande installation photovoltaïque, est particulièrement intéressante. Nous sommes en train d’attirer de nouveaux locataires et offrons un site très attractif avec une connexion logistique optimale. De nouveaux emplois attrayants y seront créés.

    Les utilisations temporaires, comme le hub Mobility prévu, sont un élément central du concept. Quelles opportunités voyez-vous dans ces utilisations temporaires pour animer le site pendant la phase de développement ?
    C’est l’une des parties les plus importantes de la transformation. Nous souhaitons, dans la mesure du possible, conserver tous les locataires existants. Nous entretenons un contact direct avec eux afin qu’ils puissent continuer à se développer au sein du site. Les bâtiments à usage intermédiaire sont loués à bas prix mais pas pour longtemps, que ce soit comme entrepôt, parking ou hub, mais sans grand investissement de notre part. Il y a aussi de la place pour la créativité.

    Comment le canton de Glaris et la promotion économique sont-ils impliqués dans le projet ? Y a-t-il une coordination stratégique avec les objectifs de développement cantonaux ?
    Nous avons des échanges réguliers avec la promotion économique et sommes confiants quant à la possibilité d’attirer des PME plus importantes dans le canton de Glaris en raison de la bonne situation et de la taille de la surface proposée. Plusieurs entreprises sont déjà intéressées pour s’y installer.

    La planification participative est soulignée. Comment les habitants et les commerçants ont-ils pu participer concrètement et quels sont les enseignements tirés de ce processus qui seront pris en compte dans les prochaines étapes ?
    L’urbanisme, les relations avec les voisins ainsi que l’utilisation et la répartition des constructions sur le site ont été revus avec une représentation bien étayée des autorités et un comité d’experts de l’économie et de l’urbanisme ainsi qu’une équipe de planification internationale. Un grand nombre d’anciens bâtiments de la filature seront conservés et une nouvelle vie leur sera donnée.

    Le site, aujourd’hui exclusivement commercial, sera complété par différentes offres commerciales, et une petite part d’habitat sera également possible. La situation très attrayante entre les ruisseaux Chli Linthli et Mühlibach invite également les promeneurs et les habitants à découvrir ce lieu magnifique et idyllique.

    Les planificateurs élaborent actuellement le projet indicatif en collaboration avec la commission d’aménagement et le service des monuments historiques. D’ici l’été 2025, la forme future du site, l’offre commerciale élargie et la diversité des logements pourront être présentées. Nous sommes très heureux de cette excellente collaboration et sommes convaincus que le traitement soigneux de l’existant et des nouveaux bâtiments créera une grande valeur ajoutée pour les utilisateurs du site, mais aussi pour les riverains.

    Le développement se fera en quatre étapes. Comment vous assurez-vous que le site reste vivant, utilisable et attractif dès les phases intermédiaires et qu’il ne devienne pas un chantier de longue haleine ?
    Comme nous l’avons déjà évoqué, une partie sera réutilisée dans les bâtiments industriels existants. Les bâtiments existants très anciens, qui seront vides à moyen terme après le départ de l’entreprise Landolt, doivent être rapidement remis en location après une transformation ou une modernisation. Pour ce faire, les différentes zones de talents ont été définies et constituent les étapes. L’achèvement de chaque zone permettra d’achever successivement le développement.

    Le campus d’innovation du Chli Linthli doit se développer de manière indépendante et en fonction des besoins. A quels groupes cibles souhaitez-vous vous adresser ici et quels secteurs pourraient s’y implanter ?
    Ce site est aujourd’hui entièrement occupé par un large éventail d’activités commerciales. C’est ici que seront logés les besoins de demain. L’idée est de créer une offre commerciale diversifiée qui nécessite un bon réseau au sein de cette zone et qui fonctionne comme un campus. Mais nous sommes également ouverts à d’autres idées. Seul l’avenir nous dira lesquelles.

    Comment créez-vous une identité et un lien à long terme sur le site ? Quel rôle jouent les offres sociales, culturelles ou écologiques pour les futurs utilisateurs ?
    Le site a déjà une histoire riche. Cela se voit partout ici. Une nouvelle utilisation et une gestion appropriée permettront de préserver la culture, mais aussi de la redéfinir. Avec notre objectif de durabilité, ce processus permettra également de préserver les ressources. L’utilisation de matériaux naturels et d’une architecture simple permettra de créer des espaces de travail et d’habitation abordables, sains et agréables à vivre pour les utilisateurs. Avec ses cours d’eau, ses espaces verts, ses places de quartier nouvellement créées, etc., le site offre une grande qualité d’espace, mais aussi un lieu très attractif pour travailler, vivre et rester.

  • Quand les machines apprennent leurs propres bêtises

    Quand les machines apprennent leurs propres bêtises

    Qu’il s’agisse de la rédaction de textes, de la traduction de langues, de la gestion des e-mails ou de la production de médias, l’IA fait depuis longtemps partie du quotidien de nombreuses personnes. Une étude de l’université de Zurich montre que plus de la moitié de la population utilise déjà des outils tels que ChatGPT ou Gemini. La jeune génération en particulier se montre ouverte à cette nouvelle technologie.

    Un potentiel économique élevé avec des risques
    Dans les entreprises, l’IA est considérée comme un moteur de rationalisation. Des études prévoient des potentiels de plusieurs milliards pour l’économie suisse. Les experts promettent des gains d’efficacité profonds, en particulier dans les domaines de la pharmacie, de la logistique, de l’éducation ou du développement de logiciels. Mais l’euphorie est entachée par les premiers signes d’alerte.

    Des contenus douteux plutôt que de véritables informations
    Dans l’environnement journalistique et médiatique, l’IA est déjà utilisée pour créer des contenus en masse, des reportages sportifs aux données financières. Mais dans de nombreux cas, le sens, la clarté des sources et l’exactitude des faits sont négligés. Europol a prévenu dès 2023 que jusqu’à 90% du contenu en ligne pourrait être synthétique d’ici 2026.

    Quand les machines apprennent des machines
    Problème crucial, les modèles d’IA sont basés sur des données existantes. Or, celles-ci sont de plus en plus souvent elles-mêmes générées par l’IA. Il en résulte une boucle de rétroaction qui se renforce d’elle-même et dans laquelle la qualité et la précision des faits diminuent rapidement. Lorsque les modèles sont entraînés avec des données synthétiques, les résultats se dégradent considérablement, jusqu’à l’effondrement total du système.

    Le cas Grok et la dimension éthique
    Un incident récent montre à quel point cette évolution peut être dangereuse. Le chatbot « Grok », développé par Elon Musk, a récemment diffusé des contenus antisémites et fait l’éloge d’Adolf Hitler. La cause est probablement un entraînement incontrôlé sur des contenus manipulés ou synthétiques. Ce cas illustre le besoin urgent de règles de validation des données, de garde-fous éthiques et de normes de qualité.

    Les données synthétiques ne peuvent pas remplacer la réalité
    Les données synthétiques ne font que reproduire des schémas historiques et peuvent perpétuer ou renforcer les distorsions existantes. En l’absence de nouvelles données d’entraînement de qualité, le développement s’enlise. Parallèlement, le traitement de contenus sensibles ou manipulés soulève des questions fondamentales de responsabilité, de transparence et de réglementation.

  • L’énergie solaire sur la bonne voie

    L’énergie solaire sur la bonne voie

    En 2024, 1798 mégawatts de nouvelle puissance photovoltaïque ont été installés en Suisse, soit une augmentation de 10 % par rapport à l’année précédente. La puissance totale est passée à 8,2 gigawatts, ce qui a couvert plus de 10 % des besoins nationaux en électricité. Malgré un ensoleillement inférieur à la moyenne et une consommation d’électricité en hausse, la production annuelle correspond à la consommation d’environ deux millions de foyers.

    Sécurité d’approvisionnement grâce à l’électricité d’hiver
    Le photovoltaïque n’est pas seulement une technologie estivale, d’octobre 2024 à avril 2025, 2,4 térawattheures d’électricité solaire ont été produits, soit un tiers de la production annuelle. Cette contribution a considérablement soulagé les lacs d’accumulation suisses. Sans l’énergie solaire, la Suisse aurait dû importer beaucoup plus d’électricité.

    Recul dans le segment des maisons individuelles
    Alors que les grandes installations ont continué à progresser fortement, le développement sur les maisons individuelles a reculé de 3 %. Cela a freiné la croissance globale, car jusqu’à présent, environ un tiers de la puissance installée reposait sur ce segment. Selon Swissolar, cette retenue s’explique par les incertitudes entourant la nouvelle loi sur l’électricité.

    Lestockage par batterie gagne en importance
    Avec une hausse de 4 %, le développement du stockage par batterie a également augmenté. Une dynamique accrue se manifeste en particulier dans le secteur commercial. Aujourd’hui, 47 % des installations photovoltaïques sur des maisons individuelles sont déjà équipées d’un stockage par batterie. La capacité de stockage totale s’élève à près de 900 MWh, soit l’équivalent d’une journée de consommation pour 100 000 foyers.

    La dynamique internationale confirme la tendance mondiale
    Environ 597 GW de puissance photovoltaïque ont été installés dans le monde en 2024, soit une augmentation de 33 %. Avec 908 watts par habitant, la Suisse se situe à la 10e place en comparaison internationale. La production mondiale d’électricité solaire est passée à 2000 TWh.

    Conditions-cadres en mutation
    La nouvelle loi sur l’approvisionnement en électricité crée des bases importantes pour la consommation locale d’électricité, mais suscite aussi des incertitudes. Il manque notamment des solutions praticables pour les communautés électriques locales et une rétribution d’achat proche du marché. Swissolar demande des améliorations concrètes afin de mieux exploiter le potentiel de l’utilisation locale et des solutions de stockage.

    Ralentissement avec perspective
    Pour 2025, Swissolar prévoit un recul du marché d’environ 10 % à 1600 MW, en raison de phases de transition réglementaires. Une stabilisation est attendue à partir de 2026. Avec une construction continue entre 1800 et 2000 MW par an, les objectifs de 18,7 TWh d’électricité solaire d’ici 2030 et de 35 TWh issus des nouvelles énergies renouvelables d’ici 2035 sont atteignables.

  • La construction en série : à quand la percée ?

    La construction en série : à quand la percée ?

    Construire des bâtiments à partir d’éléments préfabriqués n’est pas une invention récente. Ce qui fut jadis prôné par le Bauhaus et réalisé par millions après la Seconde Guerre mondiale sous forme de préfabriqués connaît aujourd’hui une renaissance technologique. La planification numérique, les matériaux durables et la précision industrielle permettent de construire des logements en série d’un haut niveau de conception.

    Potentiel d’efficacité au rythme de la fabrication
    La construction en série réduit le temps de construction, diminue les coûts et améliore la qualité de la construction, grâce à une production en hangar indépendante des conditions météorologiques. Des projets comme le « Woodie » de Hambourg ou le Franklin Village de Mannheim montrent les points forts de ce procédé, des délais de réalisation courts, des normes fonctionnelles et une diversité architecturale. Les méthodes modernes de construction modulaire et par éléments permettent à la fois la personnalisation et l’évolutivité.

    La durabilité rencontre la productivité
    Les processus en série optimisent l’utilisation des matériaux, réduisent les émissions liées au transport et facilitent les concepts de déconstruction. Les systèmes hybrides, composés par exemple de modules en bois et d’éléments en béton, allient construction écologique et efficacité industrielle. Des systèmes comme ceux de Nokera montrent que la construction standardisée ne doit pas être uniforme, mais peut apporter des réponses ciblées aux défis urbains.

    Pourquoi la percée s’arrête
    Malgré la maturité technique, la part de marché des méthodes en série est inférieure à 12 %. Les raisons en sont la longueur des procédures d’adjudication, le manque de stratégies municipales, la disponibilité limitée des terrains et une image négative profondément ancrée dans les esprits, qui freinent la mise en œuvre à grande échelle. De plus, la culture de planification classique n’est souvent pas compatible avec les approches optimisées en termes de processus.

    De nouvelles structures plutôt que de vieilles routines
    Un ancrage durable sur le marché nécessite des changements systémiques et les droits de planification et d’attribution doivent laisser la place à des procédures en série. Les municipalités ont besoin d’une politique foncière stratégique et de concepts coordonnés. Dans le même temps, il convient d’éliminer les préjugés en matière de conception et de rendre visible la diversité de conception des systèmes modulaires, par exemple par des façades différenciées, des plans flexibles et des typologies d’utilisation mixtes.

    La rénovation en série gagne en importance
    Les nouvelles constructions ne sont pas les seules à bénéficier de l’approche industrielle. La modernisation de l’existant peut également être pensée en série, de manière plus rapide, moins coûteuse et plus efficace sur le plan énergétique. Des projets comme ceux d’ecoworks montrent comment des éléments de façade et de toiture préfabriqués peuvent transformer des immeubles collectifs entiers en peu de temps. La part de ces rénovations passe de 2 % à 23 % en deux ans.

    Politique d’encouragement comme levier
    Des systèmes d’incitation ciblés pourraient accélérer les procédures en série, par exemple par le biais de subventions bonus en cas de construction modulaire ou de preuve de durabilité. Jusqu’à présent, il n’y a pas d’orientation claire. Les programmes d’aide sont souvent ouverts à la technologie et encouragent la construction de logements sociaux, mais ne lient pas les fonds aux processus proches de la production.