Catégorie : immoNews

  • Développement commun pour le domaine d’activité Silbern

    Développement commun pour le domaine d’activité Silbern

    Selon un communiqué publié le 14 janvier 2026, des représentants de la politique, de l’économie, de Regiowerk et de la protection de la nature ont lancé l’alliance Zukunft Silbern. Ensemble, les membres de l’alliance souhaitent développer la zone de travail de Silbern pour en faire un site économique durable, facilement accessible et écologiquement responsable.

    La base conceptuelle de cette coopération novatrice a été élaborée pendant deux ans par les groupes d’intérêt Regiowerk fürs Limmattal (Limeco),Natur- und Vogelschutzverein Dietikon, IG Silbern, la ville de Dietikon et le canton de Zurich dans le cadre d’un processus de médiation dirigé par le Dr Joris Van Wezemael, privat-docent. Il est sociologue de l’architecture et enseigne à l’Institut pour le développement spatial et paysager de l’École polytechnique fédérale de Zurich. Ses contributions scientifiques ont permis de faire évoluer les concepts de prise de décision collective en matière d’aménagement du territoire et d’urbanisme.

    Avant la création de l’alliance, les différents groupes d’intérêt étaient d’accord dans leur analyse : la zone de Silbern est certes un site important pour la production, le commerce et les achats. Mais sur le plan urbanistique et spatial, elle n’a guère évolué depuis de nombreuses années et n’a pas exploité tout son potentiel. L’alliance souhaite désormais développer la région de manière à offrir aux entreprises des conditions attractives, à améliorer l’accessibilité et à renforcer les espaces naturels et les habitats.

    Selon les informations disponibles, les partenaires ont développé une meilleure compréhension mutuelle et un respect réciproque au cours du processus qui a conduit à la création de l’alliance Zukunft Silbern. « Cela a permis de jeter les bases nécessaires à la réussite des projets et à la promotion de Silbern dans son ensemble », indique le communiqué.

  • Les seniors vendent tardivement leur logement et déménagent dans un logement plus petit après leur départ

    Les seniors vendent tardivement leur logement et déménagent dans un logement plus petit après leur départ

    Le baromètre immobilier de la Banque cantonale de Zurich (ZKB) a analysé les tendances et les comportements en matière de logement sur le marché immobilier zurichois pour le quatrième trimestre 2025, comme l’indique un communiqué. Le baromètre montre que les seniors ne quittent généralement leur maison individuelle (EFH) de leur plein gré qu’à un âge très avancé – et continuent souvent à vivre dans des logements spacieux.

    Les transferts de propriété ont lieu tardivement : en règle générale, la probabilité de vendre une maison n’augmente de manière significative qu’à partir de 85 ans. L’âge moyen des propriétaires actuels de maisons individuelles est de 62 ans. Les déménagements à un âge avancé concernent généralement des couples, seuls 22 % d’entre eux touchant des ménages composés d’une seule personne. 44 % des personnes qui quittent leur maison individuelle restent ensuite dans la même commune.

    Les anciens propriétaires de maisons individuelles déménagent certes dans des logements plus petits, mais ils ne vivent pas pour autant à l’étroit. Plus de 60 % des 60-70 ans emménagent dans des appartements de quatre pièces ou plus. Plus le déménagement est tardif, plus la réduction de la surface habitable est importante, mais celle-ci reste souvent généreuse. « Le désir de réduire son espace de vie à un âge avancé est surestimé. Pour parler franchement, personne ne veut se retrouver soudainement à se marcher dessus dans un petit appartement. C’est du moins ce que pourraient ressentir ceux qui sont habitués à vivre dans une maison individuelle spacieuse », explique Ursina Kubli, responsable de la recherche immobilière à la ZKB.

    Selon le baromètre, les prix de l’immobilier résidentiel ont continué d’augmenter dans le canton de Zurich. Dans la région de Land, les prix ont augmenté de 4,2 %, contre seulement 2,3 % dans la région de Regio. À l’échelle nationale, les loyers ont augmenté de 2,3 % en 2025, contre seulement 2,2 % dans la ville de Zurich. La croissance des loyers urbains est donc exceptionnellement inférieure à la moyenne suisse.

    Pour 2026, la ZKB prévoit une nouvelle hausse des prix de l’immobilier. Les conditions de financement favorables ont stimulé la demande, tandis que l’offre n’a pas augmenté de manière significative, explique M. Kubli.

  • Nidwald regroupe ses forces de feu bleu

    Nidwald regroupe ses forces de feu bleu

    Le site de 33’000 mètres carrés de la Kreuzstrasse est aujourd’hui entièrement construit. De nombreux bâtiments présentent un besoin de rénovation considérable, notamment les bâtiments de la police cantonale et de la prison. A cela s’ajoutent des défauts d’exploitation tels que l’absence de voies d’évacuation ou une séparation insuffisante entre les accès publics et les entrées du personnel.

    Sur la base d’une étude largement étayée, le Conseil d’État a décidé de réorganiser entièrement le site et de le couvrir de nouvelles constructions de remplacement. L’objectif est de créer un centre de compétences moderne en matière de sécurité qui améliore les processus fonctionnels, augmente la sécurité et est plus économique à long terme que des rénovations ponctuelles.

    Organisations à feu bleu regroupées
    Aujourd’hui, le site abrite la police, la prison, le centre de sécurité routière, l’inspection des routes, l’office de la justice et le ministère public. En raison de sa situation centrale, on étudie la possibilité de transférer à la Kreuzstrasse des organisations à lumière bleue supplémentaires, notamment les pompiers de base et les services de secours. Il s’agit ainsi de créer un site avec des trajets courts, des processus coordonnés et des compétences claires.

    Une planification test réalisée a montré que ce regroupement sur le site existant est réaliste. Elle confirme que les exigences spatiales des utilisations actuelles et des organisations supplémentaires peuvent être mises en œuvre sur la surface, sans obérer les possibilités de développement du site.

    Prison en vue des besoins futurs
    Dans le cadre de la planification test, l’orientation future de la prison cantonale a également été analysée en profondeur. La demande de places de détention en Suisse est élevée, notamment pour les détenus nécessitant des soins dans le cadre de l’exécution des peines et mesures. Dans ce contexte, Nidwald examine comment dimensionner et orienter fonctionnellement la nouvelle offre carcérale pour qu’elle réponde à long terme aux besoins.

    Plan d’aménagement et projet indicatif
    Le Landrat a approuvé un crédit de planification de 1,63 million de francs pour le plan d’aménagement et le projet indicatif. La planification se poursuit avec un cercle d’utilisateurs clairement défini, à savoir la police cantonale, le service de sauvetage, le corps de sapeurs-pompiers, l’Office de la justice, le Ministère public, la prison, l’Inspection des routes, le centre de sécurité routière et certaines unités administratives.

    Le plan d’aménagement doit créer un cadre juridiquement contraignant pour les prochaines étapes de planification. Il détermine quelles utilisations sont autorisées à quel endroit, comment la desserte, les espaces libres et la classification urbanistique doivent être aménagés et quelles étapes sont possibles.

    Adaptations dans la procédure et projets partiels ouverts
    Dans un premier temps, plusieurs équipes de planificateurs ont participé au mandat d’étude pour le plan d’aménagement et le projet indicatif. Au cours de l’année 2025, il est toutefois apparu que la desserte par un aménagement modéré du giratoire existant ne suffirait pas au vu des nouvelles prévisions de trafic. Parallèlement, une nouvelle option pour le centre de sécurité routière est entrée en jeu. Obwald prévoit de construire un nouveau bâtiment à Sarnen et des synergies d’un site utilisé en commun avec des halls de contrôle et des pistes d’essai sont à l’étude.

    Afin de pouvoir réagir de manière plus flexible à ces changements, il a été décidé de mettre fin au mandat d’étude sous sa forme actuelle et de poursuivre le projet indicatif uniquement avec une équipe de planification. En octobre 2025, le Landrat a en outre exigé une plus grande sécurité de planification, notamment pour les deux projets partiels « centre de sécurité routière » et « prison », avant que le plan d’aménagement et le projet indicatif ne soient définitivement achevés.

    Prochaines étapes et calendrier
    Le plan d’aménagement s’étendra sur les trois communes d’implantation de Stans, Buochs et Oberdorf. Les assemblées communales correspondantes ou les votes aux urnes pour la prise de décision sont prévus, selon l’état actuel, pour l’année 2027.

    Les premières demandes de crédit pour les concours d’architecture des différents bâtiments du centre de compétences de sécurité sont attendues au plus tôt à partir de 2028. D’ici là, il s’agit de clarifier les questions en suspens concernant la viabilisation, l’orientation de la prison et le centre de sécurité routière.

  • Les réseaux mobiles doivent recevoir une alimentation de secours

    Les réseaux mobiles doivent recevoir une alimentation de secours

    Le Conseil fédéral renforce les exigences en matière de sécurité en cas de panne des réseaux de téléphonie mobile. A l’avenir, les opérateurs devront installer une alimentation électrique de secours sur les sites et antennes importants afin de maintenir l’exploitation pendant au moins quatre heures en cas de coupure de courant.

    La sécurité de la population est au centre des préoccupations. Les appels d’urgence, la téléphonie classique et l’accès à Internet doivent fonctionner même en cas de panne du réseau électrique régulier. Les programmes radio diffusés par Internet en tant que canal d’information en situation de crise en font également expressément partie.

    Echelonnement jusqu’en 2034
    Les nouvelles directives ne s’appliquent pas de la même manière à tous les services et pas immédiatement. A partir de 2031, les appels d’urgence devront être possibles pendant au moins quatre heures. D’autres services de téléphonie mobile, comme le trafic général de données, ne devront être sécurisés sur cette période qu’à partir de 2034.

    Afin de ne pas surcharger les réseaux en cas de pénurie, les opérateurs bénéficient en outre d’une marge de manœuvre claire. Ils pourront limiter la transmission de vidéos et de programmes TV afin de garantir des capacités pour des services prioritaires tels que les appels d’urgence, les liaisons vocales et les offres d’information centralisées.

    Compromis après les critiques du secteur
    A l’origine, le Conseil fédéral prévoyait des exigences nettement plus strictes. Les réseaux de téléphonie mobile auraient dû rester stables même en cas de pannes de courant pouvant durer jusqu’à trois jours et de déconnexions répétées. Lors de la consultation, les entreprises de télécommunication et les associations économiques ont critiqué ces directives, les jugeant difficilement applicables et trop coûteuses.

    Dans le cadre d’un dialogue dirigé par le conseiller fédéral Albert Rösti, les opérateurs de téléphonie mobile et l’administration se sont mis d’accord sur la solution qui vient d’être adoptée. Elle augmente le niveau de protection des réseaux sans surcharger le secteur avec des scénarios maximaux et se situe dans le cadre de ce que demandent également d’autres pays européens.

    Examen d’un durcissement plus poussé
    La révision partielle de l’ordonnance sur les services de télécommunication ne clôt pas encore le débat sur la sécurité de l’approvisionnement. Dans une deuxième étape, le département compétent examine dans quelle mesure un durcissement plus poussé des réseaux est réalisable pour des scénarios tels que des pénuries d’électricité ou des pannes de plusieurs jours.

    Plusieurs départements fédéraux collaborent à cet effet, notamment l’économie, la formation et la recherche ainsi que la défense, la protection de la population et les sports. D’ici fin 2027 au plus tard, il sera possible de déterminer si des mesures supplémentaires sont nécessaires et, le cas échéant, de quelle manière, afin que la Suisse reste approvisionnée en services de téléphonie mobile de la manière la plus fiable possible, même dans des situations extraordinaires.

  • Gagner en qualité, alléger les procédures

    Gagner en qualité, alléger les procédures

    Depuis la révision de la loi sur l’aménagement du territoire, l’utilisation mesurée du sol est considérée comme un garde-fou, mais dans la pratique, les procédures restent souvent lentes et lourdes. Les intérêts s’affrontent, les compétences ne sont pas toujours claires et les oppositions peuvent bloquer des projets pendant des années.

    Si l’on veut faire avancer le développement interne, il faut donc commencer plus tôt. Les porteurs de projet, les planificateurs, les autorités, les politiques et les personnes chargées de la mise en œuvre devraient entamer un dialogue structuré avant même la demande de permis de construire. Cela permet de clarifier les conflits, de définir la qualité et d’orienter dès le départ la procédure vers un objectif réaliste.

    Cinq facteurs pour de meilleures procédures
    Des représentants de la Confédération, des cantons, des communes et du secteur de la construction ont identifié cinq facteurs de réussite dans le cadre d’un dialogue de plusieurs années. Il faut de l’attitude, un dialogue précoce et structuré, des compétences claires, l’acceptation et l’utilité quotidienne des projets ainsi qu’une intégration stratégique propre.

    Ce qui fait souvent défaut, ce n’est pas tant le savoir technique que l’application conséquente au quotidien. La fiabilité entre les acteurs, la volonté de mettre en œuvre et des outils qui aident à piloter de manière pragmatique des procédures complexes. Des outils de travail correspondants ont été présentés lors de la Swissbau en janvier 2026 et mis ensuite à disposition en ligne. Comme soutien concret pour « rendre la construction plus simple ».

    Contribution du secteur de la construction
    Le secteur de la construction s’implique activement dans la recherche de solutions. Par exemple dans le cadre du plan d’action contre la pénurie de logements du conseiller fédéral Guy Parmelin et sur la base d’études de l’ARE et de l’OFL. Ce travail a débouché sur un concept de procédure d’autorisation de construire en deux phases. L’utilisation et l’architecture sont d’abord clarifiées, puis viennent les aspects techniques et les normes.

    Ce modèle doit être accompagné d’une numérisation conséquente tout au long du processus. L’objectif est d’augmenter la sécurité de la planification, d’éviter les boucles, de clarifier les interfaces et de réduire ainsi aussi bien la durée de la procédure que la charge de travail pour tous les participants. Le concept se veut une base de discussion et rend le point de vue du secteur tangible pour les autorités, les politiques et le public.

    ISOS, protection des sites et autonomie des communes
    La gestion de l’ISOS et de la protection des monuments et des sites constitue un autre point fort. Lors des dialogues au niveau fédéral, il a été établi que les cantons et les communes peuvent s’écarter des objectifs de conservation de l’ISOS dans l’accomplissement de leurs propres tâches, par exemple pour la construction de logements, si des intérêts prépondérants sont en jeu. Cela renforce la marge de manœuvre communale et facilite les arbitrages sur place.

    Une adaptation de l’ordonnance est prévue d’ici l’automne 2026 afin de concentrer l’application directe de l’ISOS sur les cas réellement pertinents pour le site. En parallèle, on examine comment une nouvelle répartition des tâches entre la Confédération et les cantons pourrait faire évoluer la pratique. Un postulat de commission du Conseil national allant dans ce sens a été transmis. Le secteur de la construction accompagne étroitement ce processus et demande que la protection et le développement trouvent un équilibre viable.

    Procédures d’autorisation rapides, numériques et de qualité
    Le cap est fixé, le secteur s’engage pour des procédures d’autorisation de construire allégées, numériques et plus rapides, en mettant clairement l’accent sur des procédures en deux étapes, des outils de travail pratiques et une coopération fiable.

    Car le développement vers l’intérieur de la Suisse ne réussira que si tous les acteurs tirent à la même corde. Avec des processus transparents, des compétences claires et des projets qui convainquent tant par leur qualité que par la création de l’espace de vie et de travail dont nous avons urgemment besoin.

  • Plus d’espace habitable grâce au système

    Plus d’espace habitable grâce au système

    Le secteur de la construction et de l’immobilier est sous pression. Les coûts de construction augmentent, la main-d’œuvre qualifiée fait défaut, la population continue de croître et les objectifs climatiques fixent des limites claires aux émissions de CO₂. La construction en série concentre les réponses à ces défis.

    Grâce à la préfabrication industrielle et aux processus standardisés, les temps de construction sont réduits, les processus sont plus prévisibles et les projets plus rentables. Le chantier devient un lieu de montage, avec moins de bruit, moins de nuisances pour le voisinage et une meilleure qualité d’exécution.

    Ce qui caractérise la construction en série
    La construction en série considère le bâtiment comme un produit et non comme un prototype unique. Un système est développé de manière intensive, réfléchi et utilisé dans de nombreux projets. Les éléments sont en grande partie créés en usine et montés sur place. Cela permet des coûts précis et une amélioration constante grâce à l’expérience acquise. Les zones problématiques classiques telles que les raccords, les ponts thermiques et acoustiques peuvent être atténuées de manière ciblée.

    Du préfabriqué au « momentTesla« 
    Les méthodes de construction en série ont une histoire, des premiers systèmes en bois des années 1920 aux lotissements en préfabriqué de l’Est, en passant par les « bâtiments Göhner » en Suisse. Si l’efficacité était élevée, la qualité de la conception l’était souvent moins et l’image en souffre encore aujourd’hui.

    Actuellement, le sujet connaît une nouvelle vague. Les systèmes hybrides combinent des modules spatiaux et des éléments 2D, offrent une plus grande flexibilité pour les différentes parcelles et réglementations et font à nouveau intervenir davantage l’architecture et l’urbanisme. Des projets comme le « Woodie » à Hambourg, orienté vers les étudiants, montrent que la construction en série et la qualité architecturale ne s’excluent pas nécessairement.

    Les points forts : Temps, coûts, qualité, climat
    Les systèmes en série réduisent les temps de construction et augmentent la sécurité des coûts. Comme les éléments de construction et les détails sont standardisés, le budget et les délais peuvent être fixés tôt et de manière fiable.

    Parallèlement, la production industrielle ouvre de nouvelles perspectives en matière de durabilité. Les directives relatives à la réduction des émissions de CO₂, au choix des matériaux et à l’efficacité énergétique peuvent être inscrites de manière cohérente dans le système. Grâce à des passeports de matériaux et des plateformes, les composants installés sont documentés et donc visibles en tant que ressources pour des transformations ou des démantèlements ultérieurs.

    L’acceptation décide de l’avenir
    Le grand défi est la perception. Dans l’esprit de beaucoup, la construction en série est synonyme d’architecture monotone et de quartiers sociaux à problèmes. Tant que les projets actuels ne convaincront que partiellement sur le plan de la conception, ce scepticisme persistera.

    Pour être largement acceptés, les bâtiments doivent offrir plus que de l’efficacité. De bons plans, une qualité de séjour élevée, des espaces extérieurs différenciés et une intégration soignée dans l’espace urbain. La standardisation doit être comprise comme une base sur laquelle la diversité peut se développer.

    La construction en série peut devenir un élément central du tournant de la construction, plus rapide, plus planifiable, plus respectueux des ressources et pensé de manière circulaire. Les conditions techniques sont réunies, tout comme les projets pilotes réussis.

    La question de savoir si cette approche connaîtra son « moment Tesla » dépend maintenant de la capacité du secteur et des villes à associer des processus industriels à une qualité d’habitat et d’aménagement élevée, et à montrer ainsi que la répétition n’est pas synonyme d’uniformité, mais peut constituer la base de quartiers diversifiés et porteurs d’avenir.

  • Choix des matériaux contre la chaleur urbaine

    Choix des matériaux contre la chaleur urbaine

    La Suisse se dirige vers des étés plus chauds, davantage de jours de canicule et des événements météorologiques extrêmes plus fréquents. Les villes et les zones densément peuplées, en particulier, se réchauffent plus que leurs environs et se refroidissent plus lentement la nuit, c’est le fameux effet d’îlot de chaleur. Il est directement lié au mode de construction : un scellement dense, des surfaces sombres et des structures massives emmagasinent la chaleur et ne la restituent qu’avec un certain retard.

    Comme les bâtiments et les infrastructures restent en place pendant des décennies, les matériaux utilisés aujourd’hui façonnent le microclimat de demain. Le choix des matériaux devient donc une décision stratégique. Il influence non seulement les besoins énergétiques et le confort dans le bâtiment, mais aussi la santé et la qualité de séjour dans l’espace public.

    Ce que la nouvelle édition apporte
    C’est là qu’intervient la deuxième édition élargie du catalogue de matériaux. L’ouvrage de référence de l’Office fédéral du logement montre comment différents matériaux de construction influencent la température extérieure et quelle contribution ils apportent à un climat urbain thermorésistant.

    Le catalogue compare les matériaux courants utilisés à l’extérieur tels que les revêtements de sol, les façades et, depuis peu, les toitures et les végétalisations à l’état sec et humide. Outre l’effet sur la température ambiante, il tient compte de propriétés supplémentaires telles que la réflexion du rayonnement solaire, la durée de vie et, pour les revêtements, la capacité d’infiltration. Il en résulte une image globale qui réunit les aspects thermiques, fonctionnels et de gestion de l’eau.

    Méthode actualisée, résultats comparables
    La nouvelle édition se base sur des simulations effectuées par la Haute école spécialisée du Nord-Ouest de la Suisse pour le compte de l’Office fédéral de l’énergie et de l’OFL. Les matériaux déjà présents dans la première édition ont également été recalculés à l’aide d’un logiciel de simulation amélioré.

    Ainsi, tous les résultats sont basés sur une même méthodologie et peuvent être directement comparés entre eux. Pour les planificateurs, cela signifie qu’ils peuvent comparer les variantes sur le plan qualitatif et quantitatif et mieux justifier leurs décisions vis-à-vis des mandants et des autorités.

    Outil pour la planification et la mise en œuvre
    Le catalogue de matériaux est conçu comme un ouvrage de référence orienté vers la pratique pour les nouvelles constructions et les rénovations dans les zones densément bâties. Il aide les planificateurs spécialisés et les maîtres d’ouvrage à intégrer très tôt dans leurs processus l’effet du choix des matériaux sur le développement de la chaleur, de l’idée de projet à la planification détaillée.

    En combinaison avec d’autres instruments pour un développement urbain adapté au climat, le catalogue devient un élément de base pour des quartiers résistants à la chaleur. Il aide à éclaircir les surfaces de manière ciblée, à utiliser la capacité d’évaporation, à améliorer l’infiltration et donc à rendre le climat urbain plus résistant au changement climatique, étape par étape.

  • Des startups qui bouleversent la construction

    Des startups qui bouleversent la construction

    Tobias Hofmeier (Swissbau) et Moritz Kistenmacher (Startup Academy) ont offert le cadre permettant aux jeunes entreprises d’obtenir une visibilité, un accès à des partenaires et un environnement professionnel. Dans le Village de l’innovation du Swissbau Lab, les startups représentaient près de la moitié des quelque 70 partenaires. Un signal clair de l’importance que revêt l’innovation entrepreneuriale pour Swissbau.

    Pour Swissbau, les startups ne sont pas un phénomène marginal, mais une pièce maîtresse de son programme d’innovation. Sous la devise « donner ensemble de nouvelles impulsions », il s’agissait de relever ensemble des défis tels que les objectifs climatiques, l’efficacité des ressources, la pression sur la productivité et la pénurie de main-d’œuvre qualifiée. Ces thèmes sont centraux et l’innovation est la clé qui permet aux startups de continuer à apporter du rythme et du courage pour des approches radicalement nouvelles.

    Dans le cadre du Challenge, la Startup Academy Suisse a accompagné de manière particulièrement étroite les jeunes entreprises du secteur de la construction et de l’immobilier. Certaines startups qui, il y a quelques années encore, pitchaient dans l’Innovation Lab, sont aujourd’hui présentes sur le salon avec des stands plus grands. C’est précisément cette évolution, du prototype précoce à l’acteur établi du marché, que le Challenge met en route et dont les effets se font sentir bien au-delà des dates du salon.

    La politique et la promotion économique comme vent arrière
    L’importance a été soulignée par le mot de bienvenue du conseiller d’Etat Kaspar Sutter, chef du Département de l’économie, des affaires sociales et de l’environnement du canton de Bâle-Ville. Le canton a parrainé le Swissbau et, avec Basel Circular, il aide les entreprises à passer à des modèles d’affaires qui fonctionnent en circuit fermé. Il était logique que le Circular Award soit décerné ici pour la première fois et cela montre clairement que l’économie circulaire et les objectifs climatiques sont aujourd’hui au cœur de la politique de construction.

    Sutter a souligné à quel point le site de Bâle est axé sur la promotion de l’innovation, avec des programmes qui soutiennent concrètement les entreprises et les branches. Son message a des répercussions au-delà de la Swissbau. Les start-up sont essentielles à tout écosystème économique ; sans elles, les nouveaux domaines technologiques ne seraient guère envisageables. Une situation comparable se dessine dans le secteur de la construction. Ce n’est qu’avec l’arrivée de nouveaux acteurs aux idées neuves que le secteur pourra maîtriser les changements technologiques et réglementaires.

    Le canton de Bâle-Campagne mise lui aussi délibérément sur l’innovation avec sa promotion économique. Thomas Kübler, directeur de la promotion économique de Bâle-Campagne, a parlé lors de la finale de conditions-cadres qui doivent faciliter la croissance et la mise à l’échelle des start-up. Le partenariat répété lors du Swissbau Startup Challenge montre que l’on ne se contente pas de tisser des réseaux ponctuels, mais que l’on construit des écosystèmes à long terme. Une base dont le secteur profite également après le salon.

    La construction est essentielle pour l’économie suisse, mais elle génère de fortes émissions de CO₂ et de grandes quantités de déchets. Bâle-Ville poursuit un objectif ambitieux de zéro net en 2037. De tels objectifs augmentent durablement la pression et la demande de solutions telles que celles présentées par les finalistes et développées dans des projets et des applications pilotes.

    Six finalistes, six réponses au tournant de la construction
    Les six startups Aconitum Swiss, Benetics, Impact Build, Moduvo, Planlabs et Talpa Inspection ont participé à la finale. Elles représentaient différents leviers de transformation, de l’optimisation numérique des processus à la communication de chantier repensée, en passant par les matériaux circulaires.

    Leur approche a en commun d’améliorer concrètement les pratiques de la construction et de l’immobilier et d’obtenir moins de gaspillage, plus d’efficacité et de meilleures données. Les idées présentées sur la scène du Swissbau Lab, ne sont pas des visions dans le vide, mais des solutions qui peuvent être intégrées dès aujourd’hui dans les projets, les chantiers et les bureaux d’études et qui y déploient leurs effets.

    Des intérieurs sans plastique
    Aconitum Swiss a développé un matériau biologique en collagène polymère qui se passe de plastique et permet ainsi de réduire l’énergie, les ressources et les déchets. L’objectif est de fournir des solutions durablement plus saines pour l’homme et l’environnement. La fondatrice, Dr Vlada Snus, va plus loin et utilise du cuir recyclé ainsi que des matériaux de construction upcyclés tels que du béton concassé, du sable, du verre recyclé et de vieilles tuiles pour produire des panneaux acoustiques poreux. Ces panneaux améliorent l’acoustique des pièces, filtrent les polluants atmosphériques, les virus et les bactéries et contribuent à la régulation de la température et de l’humidité. Le système est recyclable, réduit la consommation de plastique et est déjà utilisé dans les affaires B2B en Suisse, en Europe et au Moyen-Orient – avec un potentiel de diffusion plus large.

    Communication sur le chantier sans paperasserie
    Benetics s’est attaqué à un thème récurrent sur les chantiers, la communication et la documentation. Au lieu d’une planche à pince, de plans sur papier, de notes et d’un historique chaotique des discussions, la startup mise sur une plate-forme basée sur le cloud avec une application pour smartphone. Le responsable donne ses instructions sur son téléphone portable, une IA structure automatiquement les informations et classe une tâche claire dans le système sous tâche, responsabilité, délai, étapes nécessaires, photos.

    C’est un avantage, surtout dans un secteur à caractère international. Les collaborateurs reçoivent leurs tâches dans leur propre langue. La charge administrative diminue, les erreurs dues à des malentendus sont réduites et les données sont intégrées proprement dans les systèmes existants. Cela a déjà été démontré dans les cas d’application présentés et à l’avenir, encore plus de chantiers pourront profiter du fait que les personnes sur place se concentrent à nouveau davantage sur ce qui compte, la construction.

    Robotique et matériaux terreux
    Impact Build repense les éléments de construction à partir de la base des matériaux. La start-up de l’ETH veut fabriquer des éléments de mur sans coffrages classiques, avec une fabrication robotisée et des ressources locales. Le procédé « Impact Printing » projette à grande vitesse des masses denses de matériaux d’excavation et de gravats les unes sur les autres, de sorte que les couches se lient sur toute leur surface et donnent naissance à des éléments porteurs.

    Les éléments ainsi produits peuvent être découpés, détaillés, revêtus et combinés de manière modulaire. Ils régulent l’humidité et la température, sont naturellement résistants au feu et efficaces sur le plan acoustique, et ce avec des coûts de matériel, de travail et de transport plus faibles. Avec le Circular Award derrière lui, Impact Build renforce maintenant sa position pour amener les usines robotisées mobiles à proximité des chantiers, réduire les émissions et déployer progressivement le modèle à l’échelle internationale.

    Murs intérieurs en circuit
    Moduvo a pris pour cible le mur en plâtre en tant que produit jetable. L’objectif est de rendre les cloisons intérieures recyclables sans pour autant bouleverser complètement la pratique. La startup a développé des systèmes de cloisons préfabriquées à base de bois qui peuvent être montées rapidement et transformées ou réutilisées tout aussi facilement. Idéal pour les bureaux dont les plans changent souvent. Le système est complété par un système modulaire à ossature bois qui peut être mis en œuvre de manière similaire à la construction sèche classique. Les artisans n’ont pas besoin d’apprendre des techniques totalement nouvelles et pourtant, les règles du jeu changent fondamentalement avec moins de déchets, moins d’énergie grise, de meilleurs coûts de cycle de vie. La startup est ainsi bien positionnée pour réagir aux directives actuelles et futures en matière d’économie circulaire et de protection du climat et pour rendre les constructions neuves et existantes aptes à répondre aux exigences futures.

    Techniques du bâtiment sur simple pression d’un bouton
    Planlabs est intervenu là où beaucoup de temps de planification et de matériel sont engagés, comme pour les techniques du bâtiment. La plateforme basée sur le cloud automatise la planification de la ventilation, du chauffage/refroidissement et de l’électricité. Toutes les installations sont prises en compte simultanément avec des composants réels du fabricant, des normes locales, un dimensionnement automatique et un contrôle des collisions. L’objectif est de réduire le surdimensionnement, d’améliorer la coordination des systèmes et de réduire considérablement le temps de planification. Il est possible d’envisager rapidement des variantes et de définir plus précisément les objectifs de durabilité. Ce qui a été présenté en finale donne aux planificateurs plus de liberté pour le travail conceptuel et la qualité et crée la base pour que les projets futurs soient planifiés de manière plus robuste, plus efficace en termes de ressources et mieux documentés.

    Système d’alerte précoce pour les dommages dus à la corrosion
    Talpa Inspection développe une nouvelle sonde d’inspection qui permet de détecter rapidement les dommages dus à la corrosion sur les ouvrages en béton avant qu’ils ne deviennent des problèmes de sécurité. L’équipe spin-off de l’ETH Zurich remplace les mesures ponctuelles sur site et les protocoles papier coûteux par un procédé numérique. La sonde saisit systématiquement des données d’état qui sont visualisées dans un Digital Twin 3D de l’ouvrage. Le risque de corrosion peut ainsi être localisé avec précision dans l’espace et les exploitants d’infrastructures savent où et quand intervenir pour rénover les ponts et autres ouvrages de manière ciblée et prolonger leur durée de vie. En remportant le Swissbau Startup Challenge, Talpa Inspection a reçu un coup de pouce supplémentaire pour mettre cette technologie plus largement en pratique.

    Countdown 2030
    Countdown 2030 est un regroupement de professionnels du secteur de la construction autour des startups. La « Reduction Roadmap Switzerland » est au cœur de cette démarche. Elle déduit d’un budget global de CO₂ des contingents nationaux et sectoriels qui doivent être déclinés jusqu’au niveau communal. Les communes peuvent ainsi orienter les projets de construction et le développement local de manière ciblée en fonction du budget climatique. Le Danemark sert de modèle. Dans ce pays, des obligations contraignantes en matière d’écobilan et des objectifs de réduction ambitieux ont déjà conduit à des innovations, des substitutions de matériaux et des changements d’affectation. Le message du Swissbau Lab est que sans contingents de CO₂ clairs, une réglementation raisonnable et l’interaction entre la politique, l’administration et le marché, le tournant de la construction ne réussira pas. Mais avec eux, de nouvelles marges de manœuvre s’ouvrent pour les solutions qui ont précisément été présentées en finale.

    Circular Award Le circuit comme leitmotiv
    Avec le Circular Award, powered by Basel Circular, un prix a été décerné pour la première fois à Swissbau, spécialement pour les modèles d’entreprise qui fonctionnent en circuit fermé. Basel Circular, un partenariat du canton de Bâle-Ville et d’autres institutions de promotion, aide les entreprises à passer de modèles linéaires à des modèles circulaires.

    Lors de la finale, la directrice de projet Stefanie Sendes a clairement indiqué que le secteur de la construction était responsable de la plus grande partie des déchets produits en Suisse. Sa remarque reste d’actualité : l’économie circulaire est bien plus que le recyclage. La réutilisation, la réparabilité, les produits modulaires et la suffisance tout au long de la chaîne de création de valeur sont des éléments décisifs, et c’est précisément là qu’interviennent de nombreuses startups présentées.

    Les gagnants 2026
    Le Circular Award a été décerné à Impact Build, une distinction qui souligne le potentiel des composants fabriqués de manière robotique à partir de matériaux recyclés. Ici, la préservation des ressources, l’évolutivité industrielle et la qualité de la conception se rencontrent directement et créent une base pour les projets concrets des prochaines années.

    Dans le Swissbau Startup Challenge lui-même, les places trois, deux et une ont été attribuées. Impact Build s’est assuré la troisième place, Benetics a atteint la deuxième place avec sa communication de chantier basée sur l’IA et Talpa Inspection a remporté la finale en tant que vainqueur principal. Cet ordre reste un instantané, mais la véritable course commence maintenant, lorsque les solutions font leurs preuves sur le marché.

    Au final, le Swissbau Startup Challenge s’est révélé être bien plus qu’une scène pour les pitchs. Il a fonctionné comme un laboratoire pour le tournant de la construction et comme un point de rencontre entre les startups, les entreprises établies, la politique et l’administration. Le fait que le secteur de la construction soit le gagnant n’est pas seulement valable si l’on regarde rétrospectivement les journées du salon, mais surtout si les innovations présentées trouvent maintenant leur chemin dans le quotidien des planificateurs, des exécutants et des exploitants.

  • Vue de la zone de feu

    Vue de la zone de feu

    Les incendies dans les grands bâtiments, les tunnels ou les sites industriels sont une course contre la montre. Les forces d’intervention doivent souvent s’aventurer dans des structures enfumées et instables sans savoir exactement ce qui les attend. Le FireDrone doit combler cette lacune et vole dans les zones dangereuses en tant que plateforme de reconnaissance résistante à la chaleur et fournit des informations sur la situation en temps réel sur l’écran.

    Au lieu d’envoyer des hommes dans des zones menacées d’effondrement, le robot volant se charge de l’exploration. Il détecte les substances dangereuses, aide à localiser les personnes disparues et montre les foyers d’incendie là où la visibilité et l’accès sont limités. Ainsi, le risque pour les forces d’intervention diminue et la qualité des décisions augmente.

    Plus de sécurité pour les pompiers et l’industrie
    Les fumées toxiques, l’effondrement d’éléments de construction ou les explosions font partie des plus grands risques lors d’interventions en cas d’incendie. La recherche est particulièrement pénible et dangereuse dans des structures complexes comme les parkings, les halls industriels ou les tunnels. C’est là que le drone montre sa force, car il peut survoler rapidement et de manière ciblée de telles zones sans subir de dommages.

    Le drone résistant à la chaleur ouvre également de nouvelles options dans l’industrie. Aujourd’hui, les installations avec des fours, des raffineries ou des processus thermiques doivent souvent être arrêtées pendant des heures ou des jours avant qu’une inspection ne soit possible. Le drone doit par exemple pouvoir inspecter des cimenteries ou des aciéries ainsi que des usines d’incinération des déchets en cours de fonctionnement. Cela permet de réduire les temps d’arrêt, de diminuer les coûts et d’économiser de l’énergie.

    Enveloppe en aérogel pour 200 degrés
    Là où les drones traditionnels échouent à environ 40 degrés Celsius, celui-ci reste en l’air. Son noyau est une isolation brevetée en aérogel ultraléger. Ce matériau est presque entièrement composé d’air, intégré dans une structure en polyimide résistant à la chaleur, et protège l’électronique sensible contre des températures allant jusqu’à 200 degrés Celsius.

    La nouvelle génération renonce aux structures composites complexes avec des fibres de verre et mise sur un aérogel de polyimide pur qui peut être moulé dans des formes tridimensionnelles. L’enveloppe est ainsi créée pratiquement d’une seule coulée et s’adapte parfaitement aux composants.

    La nouvelle variante d’aérogel combine une résistance thermique élevée avec une flexibilité mécanique et est complétée par une gestion thermique interne qui surveille et refroidit activement l’électronique.

    Images thermiques en temps réel, même sans GPS
    Lors de son utilisation, le drone fournit des images thermiques haute résolution directement sur la télécommande. Une caméra infrarouge rend visibles les foyers d’incendie, les nids de chaleur ou les personnes cachées, même à travers une épaisse fumée. Plusieurs équipes d’intervention peuvent suivre les images simultanément et se faire ainsi une idée de la situation indépendamment de la première équipe présente dans le bâtiment.

    Le drone peut être équipé de façon modulaire de caméras ou de capteurs supplémentaires. De plus, il est possible de mesurer la température extérieure ou de détecter des gaz qui se dégagent en cas d’incendie. Un autre point fort est l’utilisation en intérieur. Comme le GPS tombe souvent en panne dans les bâtiments, les tunnels ou les installations industrielles couvertes, le système fonctionne avec des fonctions d’assistance et de localisation spécialement développées qui assurent des vols stables même sans signal satellite.

    Du laboratoire au véhicule d’intervention
    Le passage du prototype à la solution opérationnelle passe par des tests en conditions réelles. Le drone a déjà été testé sur des terrains d’entraînement pour les pompiers ainsi que dans des installations industrielles en activité, notamment à la cimenterie de Siggenthal. L’objectif est que les pilotes puissent utiliser le drone en toute sécurité dans des situations extrêmes après un entraînement minimal.

    Avec le FireDrone Nest prévu, la spin-off va encore plus loin. La station d’amarrage et de maintenance mobile, isolée thermiquement, doit être intégrée dans des véhicules de pompiers ou des systèmes modernes de protection contre les incendies. Après une intervention, le drone se pose automatiquement, est sécurisé, contrôlé et préparé pour le vol suivant. Ainsi, un projet de recherche se transforme en un système fiable pour le quotidien des pompiers et de l’industrie.

    Spin-off avec le vent en poupe
    Le drone représente une ligne de développement qui a commencé dans les laboratoires Empa de « Sustainability Robotics » et « Building Energy Materials and Components ». Aujourd’hui, une spin-off de l’Empa et de l’EPFL pousse la technologie vers une application commerciale. L’équipe est soutenue par différents programmes d’encouragement et fondations qui permettent de passer de l’idée au produit.

    Pour les chercheurs, il est clair que la combinaison de la nouvelle technologie des matériaux, de la robotique et des essais pratiques ouvre un nouveau chapitre dans la lutte contre les incendies. Il s’agit maintenant de faire passer le drone de l’environnement de test à des interventions réelles, afin qu’il puisse à l’avenir voler là où les hommes ont intérêt à garder leurs distances.

  • Logements coopératifs pour un nouveau quartier urbain à Bâle

    Logements coopératifs pour un nouveau quartier urbain à Bâle

    Selon un communiqué, la coopérative d’habitation bâloise (BWG)et Vivanta AG, une filiale de la fondation de placement UTILITA pour l’immobilier d’utilité publique, commenceront à construire deux immeubles d’habitation sur le site Wolf à Bâle à partir de 2028. Au printemps 2025, elles ont remporté le concours à l’unanimité du jury. Les CFF, propriétaires du terrain de l’ancienne gare de marchandises, ont désormais attribué deux parcelles en droit de superficie. La BWG prévoit de construire environ 150 appartements coopératifs. L’offre de Vivanta prévoit environ 120 logements à prix abordable.

    Les CFF développent un nouveau quartier urbain d’environ 160 000 mètres carrés sur le site Wolf. La première étape du développement débutera en 2028 avec les deux bâtiments mentionnés à l’ouest du site. Le projet gagnant Janus, conçu par les cabinets d’architectes M-AP de Lausanne et Experience de Paris, sera réalisé pour le nouveau bâtiment MF02. Le nouveau bâtiment MF03, dont le nom de projet est Binaria, a été conçu par la société bâloise Parabase GmbH et la société zurichoise Confirm AG.

    Les rapports du jury pour les deux bâtiments sur les terrains MF02 et MF03 montrent clairement qu’outre les exigences architecturales, sociales et économiques du projet, la recyclabilité et la conservation des ressources figuraient également parmi les critères d’évaluation centraux. Il y est indiqué : « La réparabilité, l’entretien et le démontage futur (Design for Disassembly) doivent être garantis par le choix de matériaux appropriés et leur assemblage. »

    Selon la description du projet, un ensemble immobilier en bordure de rue doit créer une qualité de vie urbaine. Les espaces verts et les espaces libres sont aménagés selon le principe de la ville éponge. Ils doivent permettre un microclimat agréable et une gestion naturelle des eaux pluviales. Selon l’appel d’offres, les sources d’énergie renouvelables disponibles sur le chantier, telles que la récupération de chaleur à partir des eaux usées, les sondes géothermiques et les installations photovoltaïques, doivent être « pleinement exploitées ».

  • Le canton de Zurich présente son plan d’aménagement pour le centre énergétique de la vallée de la Limmat

    Le canton de Zurich présente son plan d’aménagement pour le centre énergétique de la vallée de la Limmat

    Selon un communiqué, le canton de Zurich mettra à la disposition du public à partir du 20 janvier les documents relatifs au plan d’aménagement du futur centre énergétique de la vallée de la Limmat (LEZ) de Limeco. Les personnes intéressées pourront consulter ces documents pendant 60 jours dans la commune, à l’Office cantonal du développement territorial et sur Internet, et donner leur avis sur le projet. Les responsables de l’entreprise régionale et du canton répondront également aux questions lors d’une réunion d’information publique qui se tiendra le 21 janvier à la Heimstrasse 46 à Dietikon.

    Limeco doit reconstruire son incinérateur d’ordures ménagères (KVA) et sa station d’épuration des eaux usées (ARA) dans les années à venir. L’entreprise régionale souhaite regrouper les deux installations dans le nouveau centre énergétique situé sur le site de l’actuel KVA. Le LEZ doit également produire de l’énergie sous forme d’électricité, de chauffage urbain et de gaz. L’actuelle STEP d’Antoniloch doit être supprimée d’ici 2050, car elle est située dans une réserve naturelle et ornithologique d’importance nationale.

    Le cabinet d’architectes zurichoisPenzel Valier a remporté en janvier 2025 l’appel d’offres pour la conception globale du centre énergétique.

  • Les institutions de prévoyance misent sur l’habitat durable

    Les institutions de prévoyance misent sur l’habitat durable

    La fondation de placement Vertina, dont le siège est à Baden, a reçu des souscriptions d’un montant de 74,3 millions de francs pour son groupe de placement Vertina Wohnen. L’objectif visé était de 50 millions de francs. Ce groupe de placement se concentre sur le développement et la réalisation d’immeubles résidentiels durables en Suisse. Sa part résidentielle s’élève actuellement à 99 %.

    Selon un communiqué, le produit de l’émission constitue un élément important pour le financement et la réalisation de deux projets résidentiels à Zurich et Kloten (ZH) ainsi que pour l’acquisition d’autres biens immobiliers. « Cette combinaison renforce la base du portefeuille, élargit les possibilités d’investissement et soutient la croissance à long terme de la fondation de placement », indique-t-on.

    Suite à cette levée de fonds réussie, le cercle des investisseurs s’est élargi à 47 institutions de prévoyance. « La forte demande confirme notre stratégie de création de valeur à long terme et notre approche de gestion active et holistique », déclare Marco Uehlinger, président du conseil de fondation. « Nous sommes convaincus que cela nous permettra de créer une valeur ajoutée durable pour nos investisseurs. »

  • Modernisation et mobilité des bâtiments : pourquoi nous devons nous appuyer sur l’infrastructure existante ?

    Modernisation et mobilité des bâtiments : pourquoi nous devons nous appuyer sur l’infrastructure existante ?

    Cela est particulièrement évident pour les ascenseurs et escaliers roulants vieillissants. Environ 10 millions de ces installations sont en service dans le monde, la plupart dans des centres urbains densément peuplés. Ils sont plus vulnérables aux pannes et aux risques de sécurité. Souvent, les ascenseurs vieillissants limitent également la liberté de mouvement des personnes handicapées, par exemple à cause de portes battantes difficiles à ouvrir.

    La modernisation n’est pas seulement une question de sécurité ou de confort. Elle est également l’un des instruments les plus efficaces pour réduire les émissions. Le secteur de la construction est déjà responsable d’environ 40 % des émissions de CO₂ dans le monde, un chiffre qui pourrait doubler en 25 ans si rien n’est fait. La Commission européenne estime que 85 à 95 % des bâtiments qui existeront en 2050 sont déjà en place aujourd’hui. Le remplacement de ces bâtiments n’est pas une option. La clé de la réduction des émissions de CO₂ n’est donc pas la construction de nouveaux bâtiments, mais la mise à niveau des systèmes plus anciens, mais qui fonctionnent encore.

    Pour tous ceux qui veulent garder leurs bâtiments et leurs villes vivants, la modernisation est un investissement nécessaire dans la résilience, la durabilité et le bien-être général. Aujourd’hui, des systèmes en réseau et pilotés par des données peuvent détecter l’usure, prédire les besoins de maintenance et prolonger la durée de vie des installations – rendant ainsi les villes non seulement plus sûres, mais aussi plus intelligentes et plus écologiques.

    Pour de nombreux propriétaires de bâtiments, la modernisation reste un défi. Des coûts d’investissement élevés, de longs temps d’arrêt et l’incertitude de savoir par où commencer sont des préoccupations fréquentes. Souvent, une modernisation partielle s’avère être un juste milieu raisonnable. Elle combine les avantages des nouvelles technologies avec la réutilisation de composants intacts et réduit ainsi considérablement les coûts et les interruptions de fonctionnement – sans avoir à supporter les efforts et les temps d’arrêt d’une rénovation complète. Dans le domaine des ascenseurs, cela permet d’économiser jusqu’à 90 % de CO₂ par rapport à un remplacement complet.

    On ne peut pas redessiner nos villes, mais on peut les faire évoluer. En modernisant les systèmes de mobilité qui transportent des millions de personnes chaque jour, nous créons des environnements urbains plus sûrs, plus inclusifs et plus respectueux du climat – et prêts à relever les défis des prochaines décennies.

  • Les investisseurs institutionnels s’intéressent aux biens immobiliers commerciaux durables

    Les investisseurs institutionnels s’intéressent aux biens immobiliers commerciaux durables

    Swiss Life Asset Managers souhaite lancer le fonds immobilier Swiss Life REF (CH) ESG Diversified Commercial Switzerland, comme l’indique un communiqué. Le fonds coté en bourse devrait démarrer avec des biens immobiliers Core et Core Plus situés dans des micro-emplacements supérieurs à la moyenne dans les grandes villes et régions métropolitaines suisses.

    Les biens immobiliers seront détenus directement par le fonds, ce qui promet aux investisseurs domiciliés fiscalement en Suisse une exonération fiscale sur la distribution annuelle et les actifs investis dans le fonds. Le fonds devrait ainsi offrir une grande stabilité de rendement, selon le communiqué. Le portefeuille du fonds prévu repose en outre sur une stratégie ESG (environnement, social, gouvernance) intégrée, qui encourage des pratiques durables dans les biens immobiliers qu’il contient pendant toute la durée de détention.

    « Notre objectif est de lancer, dans le contexte actuel du marché, un nouveau fonds immobilier à haut rendement avec des biens immobiliers loués de manière stable et bien situés, en procédant à une sélection rigoureuse, en adoptant des hypothèses prudentes et en examinant de manière approfondie les risques décisifs », déclare Paolo Di Stefano, responsable Real Estate Switzerland chez Swiss Life Asset Managers. « L’émission initiale prévue à la valeur nette d’inventaire (majorée de la commission d’émission) offre aux investisseurs une opportunité intéressante de participer à un portefeuille immobilier important et bien établi, qui répond déjà à nos exigences élevées en matière de durabilité. »

    Le projet est actuellement en cours d’approbation par l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (FINMA). Le lancement du fonds à la valeur nette d’inventaire est prévu pour le 1er avril 2026.

  • L’aménagement intérieur allie design et technologie

    L’aménagement intérieur allie design et technologie

    La société Christinger AG, basée à Brugg, a aidé la société SV Group AG, basée à Dübendorf, à aménager l’intérieur de son nouvel hôtel à Zurich. Le Moxy Zurich est un établissement de 162 chambres situé à côté du stade du Letzigrund. Selon uncommuniqué, Christinger a pris en charge une partie de l’aménagement intérieur du projet avec des images grand format, des inscriptions et divers éléments de signalisation. L’équipe de Christinger a utilisé des outils d’intelligence artificielle (IA) pour de nombreux éléments de la conception graphique.

    Le Moxy est situé au 537 Badenerstrasse et a ouvert ses portes fin 2025. Selon un communiqué du groupe SV, l’hôtel allie un design tendance à une hospitalité dynamique et un style de vie urbain.

    « Moxy est synonyme d’hospitalité simple, de design moderne et d’une bonne dose de joie de vivre », déclare Marco Meier, directeur général de SV Hotel, dans le communiqué. « Avec le nouveau Moxy Zurich, nous créons un lieu qui rassemble les gens, qu’ils soient en voyage d’affaires ou d’agrément. »

  • La force régionale compense la faiblesse du marché asiatique

    La force régionale compense la faiblesse du marché asiatique

    Sika annonce ses résultats annuels provisoires pour 2025. Selon un communiqué, l’entreprise table pour 2025 sur un chiffre d’affaires de 11,2 milliards de francs, ce qui correspond à une croissance de 0,6 % en monnaies locales. Le chiffre d’affaires en francs a reculé de 4,8 %, l’effet des devises étrangères s’élevant à 5,4 %.

    La croissance organique s’est élevée à -0,4 %. Les activités au Moyen-Orient et en Afrique ont connu une évolution particulièrement forte, avec une croissance à deux chiffres. Dans la région EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique), le chiffre d’affaires a augmenté de 2,2 % au total. Dans la région Amériques, Sika a également progressé de 2,2 %, malgré un « shutdown » du gouvernement américain au quatrième trimestre. Dans la région Asie/Pacifique, en revanche, le chiffre d’affaires a baissé de 5,2 %, principalement en raison d’un recul à deux chiffres dans le secteur de la construction en Chine. Hors Chine, la région a enregistré une croissance positive.

    « Malgré des conditions macroéconomiques difficiles, nous avons enregistré une croissance modérée en 2025 et continué à renforcer notre position sur le marché », a déclaré le PDG Thomas Hasler dans le communiqué. L’entreprise commence la nouvelle année « avec une structure de coûts allégée et une feuille de route claire en matière d’investissements afin d’accélérer l’innovation et la numérisation ».

    Le programme d’efficacité et d’investissement Fast Forward, grâce auquel Sika optimise ses réseaux de production et ses structures organisationnelles, sera essentiel pour les années à venir. Pour 2025, l’entreprise prévoit une marge EBITDA légèrement supérieure à 19 %, malgré des coûts de programme uniques d’environ 90 millions de francs.

    Lors de l’assemblée générale du 24 mars 2026, Barbara Frei et Lukas Gähwiler devraient être élus au conseil d’administration.

  • Un contrat de fourniture à long terme renforce l’industrie éolienne mondiale

    Un contrat de fourniture à long terme renforce l’industrie éolienne mondiale

    Gurit Holding AG a conclu un contrat de livraison à long terme avec l’un des « principaux fabricants mondiaux d’éoliennes », selon un communiqué. L’accord a une durée de cinq ans et devrait augmenter le chiffre d’affaires net de Gurit d’environ 250 millions de francs suisses, en fonction de la demande du client.

    Le contrat prévoit la livraison continue de matériaux de base utilisant la technologie Gurit OptiCore et comprend des engagements en termes de volume pour des plateformes terrestres et maritimes dans plusieurs régions du monde. Selon le communiqué, cet accord renforce la position de leader mondial de Gurit dans le domaine des solutions techniques de base pour l’énergie éolienne, tout en contribuant à la réalisation des objectifs du client en matière de réduction du poids de ses pales de rotor. Le client bénéficie ainsi d’une meilleure efficacité de production et d’une réduction des coûts d’exploitation globaux.

    « Ce nouveau contrat à long terme important souligne notre forte position sur le marché mondial et le partenariat durable que nous avons établi avec des clients stratégiques », déclare Tobias Lühring, PDG du groupe Gurit. « Il reflète la confiance dans les solutions innovantes de Gurit et notre capacité à créer de la valeur ajoutée à long terme. Grâce à notre présence mondiale, nous servons des clients sur tous les marchés importants tout en optimisant nos capacités et notre efficacité. Nous sommes fiers de soutenir le secteur des énergies renouvelables et de contribuer à sa croissance future. »

    La société Gurit Holding AG, dont le siège est à Wattwil, est spécialisée dans le développement et la fabrication de matériaux composites haute performance, de solutions d’outillage et de services de core kitting (préparation de matériaux sur mesure). Son portefeuille de produits comprend des matériaux de base structurels, des profilés, des préimprégnés (produits semi-finis), des résines, des adhésifs et des services d’ingénierie.

  • Les prix des maisons individuelles et des appartements en copropriété continuent d’augmenter

    Les prix des maisons individuelles et des appartements en copropriété continuent d’augmenter

    Les prix des logements occupés par leur propriétaire ont continué d’augmenter au quatrième trimestre 2025, selon un communiqué de Raiffeisen sur son nouvel indice des prix de transaction. Les prix des maisons individuelles ont augmenté de 0,2 % par rapport au trimestre précédent, tandis que ceux des appartements en copropriété ont augmenté de 1,2 %. Par rapport au quatrième trimestre 2024, les maisons individuelles coûtaient ainsi 5,7 % de plus à la fin de 2025 et les appartements en copropriété 3,8 % de plus.

    Par rapport à l’année précédente, les maisons individuelles ont enregistré la plus forte hausse de prix dans les régions de Berne (8 %) et de Suisse orientale (6,9 %), tandis que les prix sont restés un peu plus stables dans le nord-ouest de la Suisse (3,0 %). Les propriétés par étage ont particulièrement renchéri en Suisse centrale (6,7 %) et en Suisse orientale (4,3 %), tandis que les prix n’ont que légèrement augmenté dans la région de Berne (0,8 %) et ont même baissé au bord du lac Léman (-0,5 %).

    Ventilés par type de commune, les centres ( 5,4 %) et les communes touristiques ( 5,3 %) ont enregistré la plus forte hausse des prix des maisons individuelles, tandis que les centres urbains ont connu la plus faible augmentation moyenne, avec 4,5 %. En ce qui concerne les propriétés par étage, les communes touristiques ont enregistré une hausse particulièrement importante (4,6 %), tandis que les centres ont affiché la dynamique des prix la plus faible, avec une croissance moyenne des prix de 1,2 %.

    « Contrairement au marché des logements locatifs, où la croissance des loyers s’est récemment quelque peu calmée en raison du recul de l’immigration, la dynamique des prix sur le marché des logements en propriété, qui est davantage influencé par la demande intérieure, reste élevée », explique Fredy Hasenmaile, économiste en chef chez Raiffeisen Suisse.

  • Unir nos forces pour développer la production d’électricité renouvelable

    Unir nos forces pour développer la production d’électricité renouvelable

    Swiss Renewables AG, dont le siège est à Zoug, et aventron AG, dont le siège est à Münchenstein, souhaitent se rapprocher. Selon un communiqué, les deux producteurs d’énergies renouvelables examinent la possibilité d’une collaboration plus étroite. Ils souhaitent ainsi exploiter les synergies et mieux exploiter le potentiel de développement de la production d’électricité renouvelable.

    Les deux entreprises sont des filiales de services industriels municipaux et régionaux suisses. Aventron a été fondée en 2005 par l’ancienne Elektra Birseck Münchenstein, aujourd’hui Primeo Energie. En 2010, Energie Wasser Bern (ewb) et, en 2013, la ville de Winterthur via ses services industriels municipaux ont pris des participations dans l’entreprise. Ensemble, ils détiennent aujourd’hui 63,3 % de l’entreprise. Aventron détient des participations dans des installations hydrauliques, éoliennes et solaires d’une puissance installée de 826 mégawatts en Suisse, en France, en Italie, en Allemagne, en Espagne et en Norvège.

    Fondée en 2011, Swisspower Renewables est une filiale de Swisspower. Onze membres de Swisspower, dont ewb et les services industriels de Winterthour, ainsi que UBS Clean Energy Infrastructure Switzerland 2 en tant qu’investisseur financier stratégique, y détiennent des participations. Swisspower est un regroupement de 20 services industriels. Swisspower Renewables dispose d’installations hydrauliques, éoliennes et solaires en Allemagne et en Italie d’une puissance installée de 311 mégawatts.

  • Développement des Building Solutions grâce à des acquisitions en Europe occidentale

    Développement des Building Solutions grâce à des acquisitions en Europe occidentale

    Le fabricant de matériaux de construction Holcim, basé à Zoug, a racheté Alkern, un fabricant français d’éléments préfabriqués en béton situé à Harnes. L’objectif de cette acquisition est de faire progresser les objectifs NextGen Growth 2030 de Holcim, selon lesquels le secteur Building Solutions devrait représenter 50 % du chiffre d’affaires net d’ici 2030.

    Alkern, qui emploie plus de 1 000 personnes et compte 50 usines en France et en Belgique, a réalisé un chiffre d’affaires net annuel de 250 millions d’euros. Outre des éléments préfabriqués en béton, l’entreprise propose également des solutions pour l’environnement bâti. Cette acquisition complète ainsi le portefeuille de Holcim, qui comprend déjà des éléments préfabriqués en béton, ainsi que des systèmes de gestion des murs, des sols et de l’eau.

    « La position de leader d’Alkern dans le domaine des éléments préfabriqués en béton en France, ainsi que ses systèmes de gestion des murs, des sols et de l’eau, complètent notre portefeuille et élargissent notre offre de solutions de construction de haute qualité. Nous souhaitons la bienvenue aux 1 000 employés d’Alkern chez Holcim et nous réjouissons de créer ensemble une valeur ajoutée supplémentaire tout en poursuivant l’objectif « NextGen Growth 2030 », déclare Dragan Maksimovic, directeur régional Europe occidentale chez Holcim.

    Selon Holcim, l’acquisition aura un impact positif sur le bénéfice par action (BPA) et le flux de trésorerie disponible dès la première année. À partir de la troisième année, des synergies annuelles d’environ 11 millions d’euros et une amélioration du rendement du capital investi (ROIC) sont attendues.

    Holcim, qui se présente comme le leader de la construction durable, a réalisé un chiffre d’affaires de 16,2 milliards d’euros en 2024. L’entreprise de Zoug propose des matériaux et des solutions de construction de bout en bout, des fondations et revêtements de sol aux toitures et murs.

  • Winterthour introduit de nouvelles directives pour des achats durables

    Winterthour introduit de nouvelles directives pour des achats durables

    À Winterthour, de nouvelles directives relatives à l’achat de biens et de services entreront en vigueur le 1er juillet 2026. Comme l’indique la ville dans un communiqué, outre les exigences légales et les principes sociaux et économiques déjà en vigueur, les critères écologiques et sociaux auront une grande importance pour les futurs achats supérieurs à 50 000 francs dans tous les départements municipaux. Ceux-ci doivent être « vérifiés de manière aussi concrète et compréhensible que possible » à l’aide de 13 catégories.

    Concrètement, cela signifie que les décisions relatives à l’attribution des marchés publics seront prises en fonction de leur impact sur le climat, l’efficacité énergétique, la conservation des ressources, la prévention des polluants et l’économie circulaire. La raison en est le concept énergétique et climatique de la législature 2022.

    L’achat de biens et de services a notamment un impact important sur le bilan climatique. Cela permettrait de réduire considérablement les effets négatifs sur le climat et l’environnement dans ce secteur.

    La ville espère que les effets positifs attendus sur la protection du climat et des ressources lui permettront également d’accroître son efficacité économique à long terme. Avec un volume de 400 millions de francs en 2024 pour les marchés publics, Winterthur compte « parmi les principaux donneurs d’ordre régionaux du secteur privé ».

    Le passage de critères d’aptitude et d’attribution à des critères de coût du cycle de vie, de qualité et de durabilité crée davantage d’engagement et de transparence. « Nous apportons ainsi une contribution importante à la réalisation des objectifs climatiques et encourageons une économie durable », déclare Katrin Cometta, conseillère municipale et cheffe du département Sécurité et environnement.

  • Une nouvelle ligne à double voie soulage le trafic entre Zurich et Winterthour

    Une nouvelle ligne à double voie soulage le trafic entre Zurich et Winterthour

    Les CFF ont chargé le consortium (ARGE) composé des entreprises de construction Implenia, basée à Opfikon, et Marti, basée à Zurich, de construire une nouvelle ligne à double voie. Dans le cadre du projet MehrSpur Zürich-Winterthur, la Confédération et les CFF prévoient la construction d’une nouvelle ligne ainsi que l’extension des gares de Dietlikon, Bassersdorf, Wallisellen et Winterthur Töss. Selon un communiqué, Implenia et Marti se chargeront, à parts égales, de la construction de cinq des six lots du projet. Le montant total du contrat s’élève à environ 1,7 milliard de francs, la part d’Implenia s’élevant à environ 830 millions de francs. La durée des travaux est estimée à environ dix ans.

    Dans le cadre de ce projet, Implenia et Marti se chargeront de la construction du tunnel de Brütten (lot 240), du tronçon de Winterthur (lots 140 et 141), du tronçon de Dietlikon (lot 340) et du tronçon de Wallisellen (lot 540). La nouvelle ligne à double voie traversant le tunnel de Brütten doit permettre de remédier au goulet d’étranglement de 8,3 kilomètres sur le réseau ferroviaire entre Zurich et Winterthour. Une partie de ce goulet d’étranglement est constituée d’une bifurcation en direction de l’aéroport de Zurich. Pour l’extension souterraine à double voie, il est prévu de construire un tunnel à voie unique d’un diamètre d’environ dix mètres dans chaque sens.

    Selon le communiqué, ce projet d’infrastructure est axé sur les besoins de mobilité des générations futures et s’inscrit donc dans la stratégie d’Implenia. « Nous sommes ravis qu’Implenia, en collaboration avec notre partenaire Marti, puisse mettre à profit sa longue expérience et son expertise approfondie dans la construction d’infrastructures afin de préparer cette section importante à l’augmentation du trafic et aux exigences futures », a déclaré Jens Vollmar, PDG d’Implenia, dans le communiqué.

  • Disparition d’un prix de l’énergie porteur d’espoir pour l’avenir

    Disparition d’un prix de l’énergie porteur d’espoir pour l’avenir

    L’Office fédéral de l’énergie décerne pour la 19e et dernière fois le prix suisse de l’énergie Watt d’Or, qui n’est pas doté. L’objectif est de faire connaître les réalisations exceptionnelles dans le domaine de l’énergie ainsi que les avantages des technologies énergétiques innovantes. Dans le cadre de la cérémonie de remise des prix, les lauréats seront récompensés dans les catégories technologies énergétiques, énergies renouvelables, mobilité économe en énergie et bâtiments et espaces, comme l’indique un communiqué.

    Le tracteur électrique Rigitrac SKE 40 e-direct, prêt à être produit en série et homologué au niveau européen, a convaincu dans la catégorie mobilité économe en énergie. La société Rigitrac Traktorenbau AG, basée à Küssnacht am Rigi (SZ), a développé ce véhicule spécialement pour les travaux où les gaz d’échappement et le bruit sont indésirables, par exemple pour les travaux d’entretien des services communaux, dans les tunnels maraîchers ou lors de manifestations sportives en salle.

    Dans la catégorie Technologies énergétiques, c’est l’Innovation Lab de Gaznat, à Aigle (VD), qui l’emporte. En collaboration avec des chercheurs de l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) et des start-ups, il développe des technologies pour le couplage sectoriel, la décarbonisation et le stockage saisonnier jusqu’à leur maturité commerciale. Le projet repose sur le concept GreenGas, qui combine à Aigle la cogénération, le photovoltaïque, l’électrolyse, le stockage d’hydrogène, le captage du CO2, la méthanisation et le réseau de gaz de Gaznat.

    Une installation solaire alpine en façade de la société endigo Holding AGde Fiesch VS a remporté la victoire dans la catégorie des énergies renouvelables. La construction légère en bois avec une façade à lamelles, installée à Fiesch, reflète les valeurs du groupe endigo : proche de la nature, orienté vers l’avenir et les systèmes, et techniquement compétent.

    Dans la catégorie Bâtiments et espaces, le jury a récompensé le site Hobelwerk à Oberwinterthur, développé par la coopérative de construction mehr als wohnen,Lemon Consult AG et Low-Tech Lab, toutes trois basées à Zurich. Les partenaires ont créé un quartier résidentiel et commercial économe en énergie, durable et socialement bien pensé, qui servira à l’avenir de modèle pour la construction de logements sociaux en Suisse.

    55 candidatures ont été soumises pour le Watt d’Or, et 17 contributions ont été nominées pour la finale.

  • Les eGates modernes font avancer la modernisation des terminaux

    Les eGates modernes font avancer la modernisation des terminaux

    Dans un communiqué,Dormakabaannonce un carnet de commandes bien rempli dans le secteur aéroportuaire allemand. L’entreprise spécialisée dans les techniques de fermeture fournit, remplace et entretient plus de 650 portiques de contrôle Argus Air, appelés eGates, dans les aéroports de Francfort, Munich et Düsseldorf. Le volume des commandes se chiffre en dizaines de millions d’euros.

    À partir du printemps 2026, de nouveaux portiques à capteurs Argus Air Boarding seront mis en service à Francfort (terminal 1) et Munich (terminal 2). Ces solutions d’accès permettent aux passagers de Lufthansa et des compagnies aériennes Star Alliance d’embarquer facilement en libre-service. À Francfort, dormakaba fournit également des portiques de contrôle d’accès pour le nouveau terminal 3 et a équipé tous les passages sécurisés du terminal de portes de sécurité.

    « Nous continuons à constater une très forte demande pour nos solutions de contrôle d’accès dans le secteur aéroportuaire », déclare Till Reuter, PDG, dans le communiqué. « Nous sommes ravis que de nombreux clients de longue date continuent à faire confiance à nos systèmes pour la modernisation de leurs terminaux. Le remplacement d’anciennes installations par des solutions modernes montre que les exigences en matière de sécurité, d’efficacité et de confort des passagers ne cessent d’augmenter. »

    Les eGates de dormakaba relient les données de reconnaissance biométrique aux cartes d’embarquement et aux pièces d’identité et comparent ces informations avec celles contenues dans des bases de données. Selon les informations fournies par l’entreprise, les capteurs identifient de manière fiable les personnes autorisées, empêchent l’échange d’autorisations d’accès et les doubles accès, et font la distinction entre les personnes et les bagages.

    Au cours de l’exercice 2024/2025, dormakaba a réalisé un chiffre d’affaires net de 2,9 milliards de francs suisses avec 15 000 employés dans le monde entier.

  • La région de Zimmerberg regroupe le traitement des eaux usées dans une nouvelle installation

    La région de Zimmerberg regroupe le traitement des eaux usées dans une nouvelle installation

    La société STRABAG AG participe au projet ARA (station d’épuration des eaux usées) Zimmerberg. L’entreprise de construction de Schlieren construit le gros œuvre de la nouvelle station de pompage Scheller à Horgen sur l’ancien site Gasi. Selon un communiqué, l’objectif de ces travaux est de remplacer les anciennes stations d’épuration de Horgen et Thalwil par une nouvelle installation.

    Les deux stations existantes sont « vieillissantes ». Au lieu d’exploiter les deux stations de pompage individuellement, ce qui entraînerait des coûts d’investissement élevés pour une modernisation complète, les deux communes ont décidé d’unir leurs forces et de créer une « station d’épuration commune et moderne » pour la région de Zimmerberg. Dès que la station d’épuration commune sera mise en service, l’ARA Horgen existante sera démantelée. Les surfaces inutilisées ainsi libérées au bord du lac seront ouvertes au public et développées sur le plan urbanistique.

    Les communes participantes de Horgen, Oberrieden, Rüschlikon et Thalwil se sont déjà regroupées en septembre 2020 au sein du syndicat intercommunal ARA Zimmerberg. L’ARA Zimmerberg prévoit de pouvoir traiter à partir de 2029 les eaux usées de jusqu’à 78 000 habitants et de l’industrie de la région de Zimmerberg.

  • Données en temps réel contre le stress thermique dans la construction et l’énergie

    Données en temps réel contre le stress thermique dans la construction et l’énergie

    TrueWindSpeed s’adresse au secteur de la construction et de l’énergie dans la région du Golfe lors de la Semaine du développement durable d’Abu Dhabi. En tant qu’exposant au SWISS Pavilion, la start-up genevoise présentera son Heatector du 11 au 15 janvier 2026. La station de mesure environnementale connectée fournit des données entièrement automatisées et spécifiques à un site pour les conditions climatiques extrêmes. Le capteur de haute précision mesure l’indice WBGT (Wet Bulb Globe Temperature, température limite de refroidissement) sur le lieu d’utilisation afin d’évaluer avec précision la charge thermique. En fournissant des données en temps réel et des alertes automatisées, il aide les entreprises à respecter les règles de sécurité et à optimiser leur productivité.

    TrueWindSpeed a conçu Heatector de manière à ce que la station de mesure puisse être utilisée rapidement et facilement. La durée de vie de la batterie est calculée pour que la station puisse fonctionner de manière autonome pendant cinq ans. Heatector est désormais prêt pour la phase d’industrialisation.

    La chaleur extrême est un risque professionnel majeur reconnu par l’Organisation internationale du travail et l’Organisation mondiale de la santé, argue TrueWindSpeed dans un communiqué. Au-delà des risques pour la santé, le stress thermique devrait réduire les heures de travail mondiales de 2,2 % en 2030 et coûter 2,4 billions de dollars à l’économie mondiale. Heatector vise à convertir ce risque en données gérables et vérifiables pour les rapports ESG. ESG signifie environnement, social et gouvernance d’entreprise. En outre, cette technologie « protège la dignité des travailleurs, prévient les accidents graves et garantit la justice sociale face au changement climatique », explique TrueWindSpeed à propos de sa technologie.

    « Dans un monde qui se réchauffe, il ne suffit plus de se fier aux applications météorologiques générales pour garantir la sécurité », déclare Guillaume Locher, fondateur de l’entreprise et ingénieur diplômé de l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), dans le communiqué. « Nous fournissons les données précises sur le terrain qui sont nécessaires pour transformer les risques liés à la chaleur en sécurité et en résilience mesurables pour les travailleurs. »

  • Faire du marketing numérique. Vendre de manière plus économique.

    Faire du marketing numérique. Vendre de manière plus économique.

    Depuis plus de deux décennies, le secteur immobilier suisse profite de la performance de marques établies telles que ImmoScout24, Homegate et Flatfox, que SMG Real Estate continue de développer. De telles plateformes font partie intégrante du quotidien des personnes à la recherche d’un appartement ou d’une maison, ainsi que des professionnels de l’immobilier. Le résultat dans la pratique est d’autant plus clair : Dans une analyse du cabinet de conseil McKinsey, plus de 90 % des agents immobiliers interrogés considèrent les places de marché immobilier comme le canal de commercialisation de loin le plus rentable. Sans leur utilisation, la vente réussie d’un bien immobilier serait, selon les personnes interrogées, prolongée d’environ 25 jours en moyenne.

    Pour permettre cette efficacité, SMG Real Estate combine l’accès direct à quelques-unes des plateformes immobilières les plus importantes de Suisse avec une gamme de produits et de services basés sur les données qui ne cesse de croître. L’objectif est de générer davantage de leads qualifiés, de raccourcir les délais de commercialisation et de réduire encore les coûts par demande de contact. Pour les courtiers et les gérants, il en résulte un avantage concurrentiel durable : l’acquisition de nouveaux mandats est plus efficace, les contrats sont conclus plus rapidement et les ventes et les locations sont réalisées avec un bien meilleur rapport coûts/bénéfices que par le biais d’autres canaux de marketing.

    Outre leur grande portée, les plateformes de SMG convainquent également par des indicateurs économiques solides. Cela est particulièrement évident en ce qui concerne les coûts par demande de contact : selon McKinsey, les plates-formes exploitées par SMG Real Estate présentent le meilleur rapport qualité-prix du secteur par rapport à leurs concurrents les plus proches. Concrètement, les coûts par demande de contact qualifiée sont en moyenne trois à quatre fois inférieurs. Plus de la moitié des acheteurs interrogés en Suisse ont trouvé le bien immobilier de leur choix sur ImmoScout24 ou Homegate.

    Le nombre important de contacts générés, mais aussi leur qualité, sont des facteurs de succès décisifs. L’analyse de McKinsey montre en outre que les annonces sur les plateformes immobilières spécialisées génèrent en moyenne deux fois plus de demandes de contact qualifiées que les offres comparables sur d’autres canaux. Moins de pertes de diffusion et des temps de commercialisation plus courts ont en outre un effet positif sur le succès et le rendement par annonce.

    Outre les chances élevées de commercialisation, l’efficacité opérationnelle est un moteur tout aussi essentiel du succès économique. Sur les plateformes de SMG Real Estate, la rédaction automatisée et assistée par IA des textes d’annonce réduit le temps nécessaire à chaque annonce d’environ 14 minutes en moyenne. En complément, des algorithmes de matching intelligents, des formats de commercialisation personnalisés, des recommandations concrètes basées sur des analyses de données ainsi que des solutions modernes de cybersécurité sont utilisés. Les offres immobilières atteignent ainsi les personnes intéressées de manière plus rapide, plus ciblée et plus sûre.

    Dans l’ensemble, il s’avère que la commercialisation numérique de biens immobiliers déploie ses plus grands avantages économiques là où une grande portée, des données pertinentes, une automatisation intelligente et une grande efficacité se combinent de manière conséquente. Il en résulte davantage de contacts qualifiés, des délais de commercialisation plus courts, des coûts réduits par demande et une augmentation durable de la rentabilité pour les acteurs de l’immobilier.

    En savoir plus

  • Le canton de Zurich veut utiliser les grands toits pour produire de l’électricité solaire

    Le canton de Zurich veut utiliser les grands toits pour produire de l’électricité solaire

    Le Conseil d’État zurichois souhaite améliorer la sécurité de l’approvisionnement en électricité grâce à l’énergie solaire et aux systèmes de stockage à long terme. À cette fin, il a présenté le 6 janvier, selon un communiqué, deux projets de modification de la loi cantonale sur l’énergie.

    Le premier projet prévoit que les toits d’une superficie supérieure à 300 mètres carrés doivent être entièrement équipés d’une installation solaire. Cette obligation s’applique aux nouvelles constructions et à la rénovation des toits existants. Le Conseil d’État estime le potentiel d’utilisation complète de tous les toits appropriés à environ 6 térawattheures d’électricité par an. Cela correspond à environ deux tiers de la consommation actuelle d’électricité dans le canton. Selon le Conseil d’État, environ 60 % de ce potentiel provient des grands toits.

    Le deuxième projet prévoit le développement du stockage à long terme. À l’avenir, les gestionnaires de réseau électrique devront promouvoir conjointement cette mesure. Cette promotion sera financée par une taxe sur la consommation d’électricité qui ne dépassera pas 0,5 centime par kilowattheure. Le fonds de promotion correspondant sera géré par les services électriques du canton de Zurich (EKZ). Le Conseil d’État souhaite ainsi rendre utilisable l’excédent d’électricité solaire produit en été pour la saison hivernale.

    Les deux projets sont désormais soumis au Grand Conseil pour délibération.

  • La mensuration officielle suisse se dote d’une nouvelle stratégie jusqu’en 2040

    La mensuration officielle suisse se dote d’une nouvelle stratégie jusqu’en 2040

    Les institutions participant à la mensuration officielle en Suisse ont défini une nouvelle orientation stratégique jusqu’en 2040. Selon un communiqué de l’Office fédéral de topographie swisstopo, la Confédération, les cantons, les communes et les institutions chargées de la mise à jour des données placent les utilisateurs au centre du système. Swisstopo coordonnera la mise en œuvre de la nouvelle stratégie.

    Selon les informations fournies, celle-ci vise à garantir « une mensuration officielle plus transparente, plus moderne et plus facile à utiliser pour l’ensemble de la société ». Cela permettrait de garantir la sécurité juridique, notamment dans le cadre de décisions ayant trait à l’espace. En outre, le nouveau système devrait garantir et améliorer à l’avenir la protection des droits de propriété par le registre foncier ainsi que le soutien à l’innovation et à une planification fondée.

    La vision stratégique prévoit également l’intégration de nouvelles technologies, en particulier l’intelligence artificielle et la modélisation tridimensionnelle. Les vues en 3D peuvent ainsi remplacer les plans de répartition en deux dimensions dans le cas de la propriété par étages. Les restrictions de hauteur peuvent également être prises en compte de manière plus fiable, par exemple en ce qui concerne les droits de passage ou de transit.

    En outre, ces technologies permettent également de documenter des faits passés. Cela peut être déterminant en cas de litige ou pour évaluer la situation juridique. « Ainsi, selon swisstopo, la nouvelle vision vise à faciliter l’échange de connaissances et l’utilisation des données par toutes les parties concernées : citoyens, géomètres, spécialistes des SIG, administrations publiques, entreprises et instituts de recherche ». Le terme SIG désigne les systèmes d’information géographique.

  • Une start-up valaisanne fait avancer la planification du chauffage urbain en Europe

    Une start-up valaisanne fait avancer la planification du chauffage urbain en Europe

    Les solutions logicielles de la start-up valaisanne Urbio, qui aide les fournisseurs d’énergie à passer à l’énergie propre et facilite la création de plans énergétiques et de réseaux de chauffage urbain, seront désormais disponibles partout en Europe. La start-up a déjà soutenu plus de 200 projets en Suisse, en Allemagne, en France et en Belgique.

    Selon un communiqué, cette expansion européenne s’explique par le potentiel considérable du chauffage urbain. Le chauffage urbain pourrait ainsi couvrir 50 % des besoins thermiques totaux de l’Europe à partir de sources renouvelables, alors que cette part n’est actuellement que de 10 %, voire moins dans certaines grandes économies. Sébastien Cajot, PDG d’Urbio, identifie les obstacles : « Nous constatons toujours les mêmes faiblesses lors des premières phases de planification : l’incertitude est grande, les données fiables sont rares et le financement est difficile. Il en résulte que les énergies fossiles restent la solution standard pour la plupart des propriétaires immobiliers. » C’est là qu’Urbio intervient, explique le PDG : « Collecter des données, les analyser et dimensionner les infrastructures énergétiques : avec Urbio, ce processus est numérisé dans une seule application. Grâce à la conception générative, nos algorithmes proposent les solutions les mieux adaptées en fonction des besoins énergétiques préalablement définis. La solution comprend actuellement la planification énergétique pour certaines zones, des études de faisabilité pour le chauffage urbain et l’intégration directe avec des outils tiers tels que des sites web ou des CRM. »

    Dès à présent, les acteurs du secteur peuvent créer leur compte sur urb.io et découvrir des exemples de projets déjà réalisés. La première application du projet de la solution logicielle est gratuite.