Catégorie : Global

  • Acquisition d’une entreprise de construction au Pérou

    Acquisition d’une entreprise de construction au Pérou

    Selon un communiqué de l’entreprise,Holcim a finalisé l’acquisition de Compañía Minera Luren. Avec cette entreprise basée à Lima et spécialisée dans les solutions de construction spéciales, le groupe de matériaux de construction basé à Zoug estime être bien placé pour développer ses activités au Pérou et accélérer sa croissance en Amérique latine. Holcim s’attend à ce que cette acquisition crée des « synergies importantes » au Pérou et en Amérique latine. En effet, comme il est indiqué, le portefeuille de produits complète « dans une large mesure » les activités existantes de Holcim au Pérou.

    L’entreprise familiale Compañía Minera Luren, fondée en 1956, produit sous sa marque La Casa des systèmes de maçonnerie et d’autres matériaux de construction spéciaux, notamment des minéraux pour des applications industrielles. L’entreprise est spécialisée dans les systèmes muraux qui combinent une isolation à haute efficacité énergétique et des mortiers spéciaux.

    « L’acquisition de Compañía Minera Luren va élargir le portefeuille de produits de Holcim », a déclaré Oliver Osswald, directeur de la région Amérique latine. Leurs systèmes de murs permettraient à Holcim « d’offrir à sa clientèle des solutions complètes et totalement intégrées, des fondations et des revêtements de sol aux murs et aux toitures ».

  • Une étape importante pour la construction moderne en terre

    Une étape importante pour la construction moderne en terre

    La base est la nouvelle norme DIN 18940, qui réglemente pour la première fois de manière exhaustive la maçonnerie porteuse en argile. La méthode de pose en couche mince permet d’économiser plus d’un tiers du temps de travail par rapport à la méthode de pose en couche épaisse et réduit la consommation de matériaux. Outre la mise en œuvre, l’argile marque également des points sur le plan écologique. Elle n’est pas cuite, est entièrement recyclable et assure un climat intérieur sain grâce à ses propriétés de régulation de l’humidité.

    Production neutre en CO₂ et système de construction circulaire
    Chez GIMA, la production des briques d’argile est neutre en CO₂. Le séchage se fait à l’aide d’électricité solaire et de chaleur résiduelle. La structure du mur est entièrement déconstructible. Pour les murs extérieurs, une construction à double paroi est recommandée : Brique d’argile comme couche porteuse, enduit d’argile à l’intérieur, façade suspendue à l’extérieur. Tous les matériaux peuvent être triés et recyclés.

    Formats et possibilités d’utilisation
    Les briques GIMA atteignent la classe de résistance à la compression 5 et sont disponibles dans des largeurs de 115 à 365 mm, adaptées aux formats courants de briques de mur. Elles peuvent être mises en œuvre avec des outils conventionnels et des procédés connus.

    Projet pilote « GreenConceptLehm »
    Le premier projet a déjà été réalisé à Meissen avec le nouveau système. Les entrepreneurs et les scientifiques font l’éloge du climat intérieur sain et de la recyclabilité. Cela montre que la construction en argile est prête à être utilisée à grande échelle dans l’industrie moderne de la construction.

  • Le groupe de construction mise sur la croissance grâce à des solutions durables

    Le groupe de construction mise sur la croissance grâce à des solutions durables

    Holcim considère le développement durable comme un moteur de croissance rentable. Selon un communiqué ad hoc sur sa nouvelle stratégie NextGen Growth 2030, le groupe de matériaux de construction veut faire passer à 50 % la part de son chiffre d’affaires réalisée par sa division de solutions de construction durable. En moyenne, le chiffre d’affaires devrait croître de 3 à 5 % par an et le résultat d’exploitation de 6 à 10 %. En 2024, l’entreprise a réalisé un chiffre d’affaires de 16,3 milliards de francs suisses et une marge Ebit de 17,4 pour cent, sans les activités en Amérique du Nord.

    Selon son CEO Miljan Gutovic, Holcim se voit « idéalement positionné pour profiter des mégatendances importantes qui façonnent l’avenir de la construction, de l’urbanisation à la rénovation énergétiquement efficace. Le développement du secteur à forte valeur ajoutée Building Solutions est un élément central de la transformation de Holcim. Elle nous permet de dégager des potentiels de croissance significatifs afin d’augmenter la valeur ajoutée pour les actionnaires »

    En Europe, en Australie et en Afrique du Nord, le groupe de construction entend profiter de la demande croissante pour ses produits et solutions durables. En Europe, l’accent sera plutôt mis sur le recyclage des matériaux de construction et de démolition. D’ici 2030, Holcim veut atteindre 20 millions de tonnes. En Amérique latine, l’entreprise veut profiter des tendances d’industrialisation et de la demande de méga-projets de construction et, dans la région Asie, Moyen-Orient et Afrique, de la forte croissance générale de ses marchés.

    L’activité nord-américaine appelée Amrize, qui a généré 11,7 milliards de dollars l’année dernière, devrait être introduite en bourse aux États-Unis et en Suisse d’ici le milieu de l’année. Après la scission, Holcim prévoit de réaliser quelques petites acquisitions d’ici 2030 sur une capacité totale d’allocation de capital estimée entre 18 et 22 milliards de francs. Le capital excédentaire sera utilisé pour des acquisitions stratégiques importantes et des rachats d’actions.

  • Système d’ascension modulaire pour les infrastructures exigeantes

    Système d’ascension modulaire pour les infrastructures exigeantes

    Une équipe d’experts de HighStep Systems AG a accompagné l’installation d’un système de protection contre les chutes HighStep sur un mât de drapeau à Bakou. Il s’agit du plus haut mât de drapeau d’Europe avec une hauteur de 162 mètres, selon une description de projet de l’entreprise dont le siège est à Dietikon ZH. Un ascenseur HighStep permet désormais une ascension sûre et confortable, même dans des conditions environnementales difficiles, comme des vents violents. Ce projet marque un nouveau chapitre dans la mission de l’entreprise visant à rendre les infrastructures verticales plus sûres, indépendamment de leur emplacement, des conditions météorologiques ou de l’altitude.

    « Les forces qui s’exercent sur une telle structure sont énormes », explique-t-on. « Les vents forts en altitude, les tensions sur les matériaux, les différences de température et l’énorme masse du drapeau lui-même – tout cela fait du pylône l’un des sites les plus exigeants pour tout type d’accès en hauteur » Contrairement aux systèmes d’échelles classiques, le système HighStep permet aux employés de rester mobiles et en sécurité.

    Le système HighStep est modulaire et se compose de deux éléments : d’une part, un rail en aluminium comme support du système et, d’autre part, un appareil d’accès dans les variantes HighStep Easy et HighStep Lift. Ce dernier est portable et est utilisé à Bakou.

    Selon l’entreprise, plusieurs milliers de ses installations sont en service dans le monde, principalement en Europe, mais aussi dans des pays asiatiques comme la Chine et l’Inde. Dans les applications, l’accent est mis sur les pylônes électriques, les éoliennes, les tours de transmission ainsi que les installations industrielles.

  • L’investissement direct, moteur de la croissance

    L’investissement direct, moteur de la croissance

    Les investissements directs sont une composante essentielle de l’économie mondiale. Ils consistent en une participation au capital d’entreprises étrangères dans le but d’influencer durablement leurs activités. L’accent est mis sur le contrôle stratégique, l’accès au marché et la sécurisation des ressources. Contrairement aux investissements de portefeuille, qui visent en premier lieu à obtenir des revenus du capital, les investissements directs ont des conséquences économiques de grande portée pour les pays d’origine et de destination.

    Avantages de la Suisse
    La Suisse est l’un des lieux d’investissement les plus attrayants au monde. Des facteurs tels que la sécurité juridique, une économie stable, une main-d’œuvre hautement qualifiée et une infrastructure bien développée rendent le pays particulièrement intéressant pour les multinationales. De nombreux groupes internationaux comme ABB ou Novartis y ont leur siège social, tandis que des entreprises mondiales comme Google ou Liebherr ont des filiales en Suisse.

    Interconnexion mondiale et effets économiques
    En tant qu’investisseur et lieu d’investissement, la Suisse profite des flux de capitaux internationaux. Les entreprises suisses se développent à l’étranger par le biais d’investissements directs, tandis que les investisseurs étrangers investissent dans des entreprises suisses. Cela favorise non seulement l’échange de savoir-faire et de technologies, mais renforce également le dynamisme économique. Le secteur pharmaceutique en particulier joue un rôle clé dans les flux d’investissements bilatéraux, notamment entre la Suisse et les Etats-Unis.

    Les investissements directs et leur impact sur la croissance
    Les investissements directs ont un impact mesurable sur la performance économique. Les revenus du capital provenant des investissements suisses à l’étranger sont réinjectés dans l’économie nationale et influencent positivement la consommation et les investissements. Parallèlement, les investissements directs étrangers en Suisse génèrent de l’emploi et des gains de productivité. en 2022, les entreprises sous contrôle étranger représentaient environ 24% de la valeur ajoutée brute totale, tandis que 11% des emplois dépendaient directement d’elles.

    Le défi de la réglementation croissante
    Ces dernières années, les investissements directs ont fait l’objet d’une réglementation politique croissante. Les ajustements fiscaux et les contrôles des investissements visent à créer de la transparence et à prévenir l’évasion fiscale. Parallèlement, le débat sur le renforcement du contrôle des acquisitions par des investisseurs étrangers, notamment au regard des intérêts de sécurité nationale, prend de l’ampleur. Ces développements pourraient affecter le potentiel de croissance des futurs investissements directs.

    Les investissements directs, un facteur de stabilisation et de croissance
    La Suisse profite largement des investissements directs, tant en tant que pays d’origine que de destination. Ils favorisent l’innovation, renforcent la puissance économique et assurent la prospérité. Toutefois, l’intervention croissante de la réglementation pourrait poser des défis à long terme pour les flux d’investissement mondiaux et la croissance économique.

  • Une levée de fonds réussie permet l’expansion de l’activité de détection du béton

    Une levée de fonds réussie permet l’expansion de l’activité de détection du béton

    Selon un communiqué de presse, DuraMon AG de Dietikon a conclu avec succès en février un tour de financement de 1,6 million de francs suisses pour l’extension d’amorçage. Le tour a été mené par le capital-risqueur et le fonds de capital-investissement QBIT Capital à Zurich, qui avait déjà mené le tour de financement d’amorçage de DuraMon en juin 2023. Sika à Baar, un investisseur clé depuis juin 2023, a prolongé son engagement en entrant à nouveau en tant que partenaire stratégique aux côtés de Helbling Equities et d’autres, ajoute le communiqué. Le nouveau capital crée les conditions nécessaires à la mise à l’échelle et à l’expansion au-delà de la région DACH.

    DuraMon est une spin-off de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Zurich(ETH) spécialisée dans une nouvelle technologie de capteurs qui assure une surveillance stable à long terme de la corrosion des infrastructures en béton telles que les ponts, les tunnels et les parkings à étages et à étages. Cela permet de détecter et de comprendre à un stade précoce les processus de détérioration des structures en béton, peut-on lire dans le communiqué. Il est ainsi possible de déterminer le type de réparation approprié au bon moment et au bon endroit dans la structure, ce qui permet aux maîtres d’ouvrage d’optimiser leurs stratégies de maintenance et de réduire les coûts de réparation.

    Le financement nouvellement assuré permettra à DuraMon d’automatiser et d’optimiser des processus internes importants, à savoir l’analyse automatisée des données et l’installation de capteurs, indique le communiqué. L’accent sera également mis sur le développement de la clientèle et l’extension de la portée du marché de DuraMon au-delà de la région DACH vers d’autres pays européens.

  • Acquisition d’un fournisseur américain de produits de finition pour le bâtiment

    Acquisition d’un fournisseur américain de produits de finition pour le bâtiment

    Sika poursuit ses plans d’expansion aux États-Unis et a racheté HPS North America, Inc. de Florence, dans l’État de l’Alabama. Selon un communiqué de presse, le fournisseur de produits, qui comprennent des solutions d’auto-nivellement et d’étanchéité, a poursuivi avec succès son développement sur le marché américain.

    Les produits sont vendus par le biais d’un réseau de distribution bien établi et sont destinés à être utilisés pour les sols. Ils comprennent des produits de la marque Schönox, que Sika Allemagne fabrique. Sika détenait déjà une participation minoritaire dans HPS North America.

    Grâce à cette acquisition, l’entreprise spécialisée dans les spécialités chimiques, dont le siège social est à Baar, dispose d’une « plate-forme solide pour poursuivre son expansion dans le segment en pleine croissance du Building Finishing » et s’attend à des gains d’efficacité considérables.

    « L’intégration de l’activité de HPS dans notre organisation américaine nous permet de poursuivre à plein régime le développement de nos relations commerciales et de nos réseaux de distribution sur le marché du Building Finishing », a déclaré Mike Campion, directeur régional Americas de Sika, cité dans le communiqué.

  • Une nouvelle technologie stocke durablement le CO₂ dans le béton recyclé

    Une nouvelle technologie stocke durablement le CO₂ dans le béton recyclé

    Neustark et la coentreprise RECULAR du groupe Oettinger et de peterbeton s’associent pour le stockage durable de CO2 dans le béton recyclé. RECULAR, dont le siège est à Baden-Baden, a testé la technologie de Neustark pour la séquestration du CO2 dans des granulés de béton de démolition au cours des derniers mois dans une installation pilote dans la région de Karlsruhe, informe Neustark dans un communiqué. Le 26 février, les partenaires ont présenté la technologie et les premiers résultats de l’installation pilote lors d’un événement.

    Le projet pilote constitue la base d’une nouvelle collaboration entre Neustark, le groupe Oettinger et peterbeton. « Nous pouvons stocker en moyenne 10 kilogrammes de CO2 par tonne de matériau de démolition, ce qui en fait un puits de carbone », a déclaré Thomas Karcher, directeur général de peterbeton, cité dans le communiqué. Son entreprise est responsable dans le projet de la transformation et de la diffusion du béton recyclé enrichi en CO2. Le groupe Oettinger se charge de l’approvisionnement et du traitement du béton de démolition.

    « Nous apprécions beaucoup de travailler avec nos partenaires Oettinger et peterbeton pour ouvrir la première installation de stockage de CO2 de ce type à Karlsruhe et la troisième en Allemagne », explique Valentin Gutknecht, cofondateur et co-PDG de Neustark. « Ce projet montre comment les technologies innovantes et la coopération locale peuvent façonner l’avenir » Actuellement, 29 installations utilisant la technologie de Neustark sont en service en Europe. En outre, Neustark participe à la planification ou à la construction de 30 autres installations.

  • Protection solaire pour l’architecture historique en Espagne

    Protection solaire pour l’architecture historique en Espagne

    Le fabricant de protections solaires Griesser, basé à Aadorf, participe à la reconstruction et à la transformation de l’ancien couvent de San Agustín, classé monument historique, à Badajoz, dans le sud-ouest de l’Espagne. Celui-ci sera transformé en une école d’arts appliqués. Comme l’indique un communiqué, le bâtiment aux lignes droites offre de bonnes conditions pour un établissement d’enseignement. Dans le passé, l’ancien couvent a déjà été utilisé comme caserne, tribunal ou école.

    Dans le cadre de la transformation actuelle, les cloîtres seront également intégrés à l’école. Leurs arcades seront largement vitrées et nécessiteront une protection solaire. Griesser fournit à cet effet son système Solomatic 80. Les stores à lamelles sur mesure offrent d’une part un bon ombrage et permettent d’autre part un bon apport de lumière naturelle. Tant le design classique des lamelles que leur couleur RAL 7022, un ton gris proche de l’anthracite, s’intègrent dans l’image historique du bâtiment.

    De plus, l’entrée de la lumière du jour est contrôlée de manière automatisée. L’ »atmosphère harmonieuse » qui en résulte doit permettre d’augmenter « la capacité de concentration et le bien-être des étudiants ».

  • Une plateforme robotisée apporte sécurité et efficacité sur les chantiers

    Une plateforme robotisée apporte sécurité et efficacité sur les chantiers

    Les travaux tels que le perçage, le ponçage, la pulvérisation de matériaux isolants ou le levage de matériaux lourds comportent des risques élevés. Selon des chiffres récents, en 2024, rien qu’en Europe, 30 personnes sont mortes sur des chantiers en l’espace de quatre mois.

    Avec le soutien du projet CONCERT financé par l’UE, l’IIT a développé une plateforme robotique modulaire innovante. « Notre objectif était de créer une solution flexible et adaptable qui optimise les processus de construction, réduit la charge de travail des personnes et améliore la sécurité », explique Nikolaos Tsagarakis, coordinateur du projet à l’IIT.

    Un robot pour aider, pas pour remplacer
    Bien que le robot CONCERT puisse travailler de manière autonome, il a été conçu en premier lieu comme un système d’assistance pour les ouvriers du bâtiment. Pendant que la machine effectue des tâches répétitives ou dangereuses, les professionnels peuvent se concentrer sur des tâches plus complexes. Cela améliore non seulement la sécurité au travail, mais aussi l’efficacité sur les chantiers.

    « Plutôt que d’utiliser un robot différent pour chaque tâche, nous avons développé une solution entièrement reconfigurable qui peut être adaptée directement sur le chantier », poursuit Tsagarakis.

    Intégration transparente dans le chantier numérique
    Le robot a été testé avec succès dans les conditions réelles du chantier. Il a non seulement démontré ses performances, mais aussi sa flexibilité, en s’adaptant aux demandes spontanées de l’équipe de construction.

    L’un de ses principaux avantages est d’être lié aux modèles numériques de données du bâtiment (BIM). Cela permet de contrôler le robot directement via une tablette, sans que les ouvriers aient à manipuler de lourds outils électriques.

    Une percée pour la robotique de construction
    Avec la première plateforme de robots de construction reconfigurables et polyvalents, CONCERT a ouvert une nouvelle ère dans l’automatisation numérique des chantiers.

    La solution a non seulement le potentiel pour une large application industrielle, mais elle dépasse également le niveau de maturité technologique habituel dans les projets de recherche. « La flexibilité de la plate-forme la rend utilisable pour de nombreuses autres tâches de construction », ajoute Tsagarakis. Les développements futurs permettront d’élargir encore les domaines d’application.

  • L’économie vaudoise entre reprise et incertitude

    L’économie vaudoise entre reprise et incertitude

    Les tensions économiques mondiales se sont accrues au cours des derniers mois. L’OCDE et le Secrétariat d’État suisse à l’économie (SECO) évoquent les risques, notamment ceux liés à la nouvelle administration américaine et aux relations ambiguës entre la Suisse et l’UE. Alors que la croissance de l’économie américaine est plus forte que prévu, l’économie européenne reste affaiblie par des défis structurels. La force du franc suisse freine les secteurs orientés vers l’exportation, tandis que la demande intérieure reste un pilier stable de l’économie.

    Le secteur de la construction profite de la baisse des taux d’intérêt
    La Banque nationale suisse (BNS) a assoupli sa politique monétaire en abaissant son taux directeur de 1,75% à 0,5%. Cette mesure crée un climat d’investissement favorable, notamment dans le secteur de la construction qui bénéficie d’une baisse des coûts de financement. Les prévisions pour l’ensemble du pays tablent sur une croissance de 1,5 % cette année et une accélération à 1,7 % l’année prochaine.

    Evolution sectorielle image contrastée
    Alors que l’économie industrielle continue d’être mise au défi, d’autres secteurs présentent des évolutions mitigées. Le commerce de détail et l’hôtellerie-restauration luttent contre un climat des affaires morose, tandis que le secteur des services enregistre des impulsions positives. Une croissance particulièrement forte est prévue pour l’industrie chimique et pharmaceutique, les services aux entreprises et le secteur financier. L’industrie des machines et l’horlogerie pourraient également profiter de la reprise économique à moyen terme.

    Stabilisation avec des incertitudes
    L’économie vaudoise s’apprête à vivre une année d’opportunités, mais aussi de défis. Alors que des secteurs clés devraient bénéficier d’une reprise soutenue, les incertitudes géopolitiques et monétaires demeurent des facteurs de risque. L’évolution des relations commerciales internationales et de la conjoncture intérieure sera déterminante, de même que la capacité des entreprises à réagir avec souplesse aux changements.

  • Le poids croissant des milliards pour les réassureurs

    Le poids croissant des milliards pour les réassureurs

    En 2024, les conséquences économiques des catastrophes naturelles ont atteint des proportions alarmantes. Munich Re chiffre le total des dommages mondiaux à 320 milliards de dollars, dont 140 milliards de dollars couverts par les assurances. L’année écoulée compte ainsi parmi les plus coûteuses depuis le début des relevés. Les ouragans, les inondations et les incendies de forêt en particulier ont entraîné des coûts élevés et illustrent les risques croissants liés au changement climatique.

    Les catastrophes les plus coûteuses de l’année
    L’ouragan Hélène a causé les dommages les plus importants avec 56 milliards de dollars, dont seulement 16 milliards de dollars étaient assurés. L’ouragan Milton a causé des dommages à hauteur de 38 milliards de dollars, avec une couverture d’assurance de 25 milliards de dollars.

    Le tremblement de terre survenu au Japon le jour de l’an 2024 a également causé des ravages considérables, avec 15 milliards de dollars de dommages. Les inondations au Brésil, à Valence et à Dubaï ont renforcé les défis mondiaux.

    Le changement climatique, moteur des phénomènes météorologiques extrêmes
    Des études montrent que le changement climatique augmente la fréquence et l’intensité des phénomènes météorologiques extrêmes. Bien que le nombre de tempêtes tropicales n’augmente pas, leur pouvoir destructeur s’accroît. 93 pour cent du total des dommages mondiaux et 97 pour cent des dommages assurés ont été causés par des catastrophes météorologiques.

    L’augmentation des risques entraîne une hausse des primes d’assurance. Les régions particulièrement vulnérables, où la couverture d’assurance est faible, sont confrontées à d’énormes défis. Les catastrophes naturelles ont coûté la vie à environ 11 000 personnes en 2024. Moins que les années précédentes, mais toujours de manière significative.

    Le secteur de l’assurance sous pression
    Le coût des catastrophes naturelles est largement supérieur à la moyenne des dernières décennies. La moyenne sur 30 ans du total des dommages s’élève à 181 milliards de dollars et la moyenne sur 10 ans à 236 milliards de dollars. Le montant des dommages de 320 milliards de dollars en 2024 montre l’augmentation de la menace.

    Les demandes d’assurance croissantes augmentent les primes et les évaluations des risques. Les régions à haut risque de catastrophe pourraient devenir plus difficiles à assurer à l’avenir. Parallèlement, des mesures de protection gouvernementales sont nécessaires pour protéger les particuliers et les entreprises contre les conséquences financières des événements climatiques extrêmes.

    La prévention comme clé

    L’augmentation du coût des événements climatiques extrêmes nécessite des investissements dans des infrastructures résilientes au climat. Tobias Grimm, climatologue en chef chez Munich Re, souligne : « Tout le monde paie le prix de l’aggravation des phénomènes météorologiques extrêmes, et en particulier les personnes vivant dans des pays peu assurés et ayant une faible capacité financière à reconstruire » Le secteur de l’assurance et les politiques sont appelés à développer des stratégies durables pour renforcer la résilience. Seules des mesures préventives permettront de réduire à long terme le fardeau des catastrophes climatiques.

  • Une révolution dans la technologie des matériaux

    Une révolution dans la technologie des matériaux

    Les résines époxy sont indispensables pour de nombreuses applications industrielles, des adhésifs aux revêtements en passant par les matériaux composites. Alors que les résines époxy traditionnelles à deux composants nécessitent un mélange précis et une mise en œuvre rapide, les résines époxy monocomposantes offrent une manipulation simplifiée et une qualité constante.

    Mais les solutions précédentes présentaient des faiblesses. Elles ne pouvaient souvent être stockées qu’à basse température et présentaient des propriétés ignifuges insuffisantes. Cela limitait leurs possibilités d’utilisation dans des secteurs critiques pour la sécurité, comme la construction, l’électronique et les télécommunications.

    Percée coréenne
    Une équipe de recherche de l’Institut coréen de science et de technologie, en collaboration avec l’université de Sungkyunkwan, a surmonté ces obstacles. Sous la direction du Dr Jaewoo Kim et du professeur Chongmin Koo, ils ont mis au point la « Epoxy/MXene One-Component Solution », une combinaison de résine époxy, d’un nouveau durcisseur latent et du nanomatériau bidimensionnel MXene.

    Cette innovation permet une stabilité au stockage de plus de 180 jours à 60 °C, un progrès important par rapport aux produits précédents qui perdent déjà leurs propriétés en 40 jours à une température ambiante de 25 °C.

    Le MXène, clé de la stabilité et de la sécurité
    Le MXène, un nanomatériau de pointe, améliore non seulement la résistance thermique et mécanique, mais contribue également de manière décisive à l’ignifugation (classe V0) et à la conductivité électrique de la nouvelle résine époxy. Cela ouvre la voie à de nombreuses applications dans l’industrie de haute performance, notamment pour les matériaux de blindage électromagnétique, les revêtements industriels et les adhésifs.

    Applications industrielles et potentiel futur
    La combinaison d’une durabilité prolongée, de caractéristiques de sécurité améliorées et d’une facilité d’utilisation rend la nouvelle résine époxy monocomposante particulièrement attrayante pour les industries ayant des exigences élevées en matière de stabilité des matériaux et de protection contre l’incendie.

    Domaines d’application envisageables

    • Électronique : revêtements de protection pour les composants et les cartes de circuits imprimés
    • Industrie du bâtiment : adhésifs ignifuges pour les applications de sécurité
    • Télécommunications : matériaux haute performance pour les antennes et les boîtiers de blindage

    Grâce à cette innovation, l’équipe de recherche sud-coréenne pourrait avoir un impact durable sur la technologie des matériaux et établir de nouvelles normes pour les résines époxy monocomposant.

  • Renforcer le financement de l’innovation en Europe

    Renforcer le financement de l’innovation en Europe

    Les start-ups technologiques sont essentielles à l’avancée des innovations de rupture. Mais les obstacles financiers freinent leur croissance, comme le montre une nouvelle étude de l’OEB. La comparaison avec les Etats-Unis montre que l’Europe manque de capitaux privés, en particulier dans les phases de financement ultérieures. Cela oblige de nombreuses entreprises innovantes à chercher des investisseurs en dehors de l’Europe.

    Un nouveau système d’évaluation
    Avec le TIS, l’OEB a mis au point un indicateur précis permettant d’évaluer la spécialisation des investisseurs dans les technologies brevetées. Basé sur plus de 1000 valeurs individuelles, le TIS indique la proportion d’entreprises actives dans le domaine des brevets dans le portefeuille d’un investisseur. Cela permet aux start-ups de cibler les investisseurs qui sont particulièrement favorables à l’innovation.

    Les investisseurs publics, un pilier central
    L’étude montre que les institutions publiques jouent un rôle majeur dans la promotion de l’innovation. Des programmes tels que le Conseil européen de l’innovation, les agences nationales de financement comme Innosuisse ou Bpifrance et la Banque européenne d’investissement offrent un soutien essentiel dans les premières phases de financement. Cependant, il n’y a pas de suivi continu de la part des investisseurs privés, ce qui rend difficile le passage à l’échelle des technologies innovantes.

    Comparaisondes modèles de financement européens et américains
    Alors qu’en Europe, 62 % des investisseurs privés se concentrent sur les financements en début de phase, la proportion est nettement plus élevée parmi les 100 plus grands investisseurs américains qui se concentrent sur les financements en fin de phase. 98 des 100 premiers investisseurs américains sont privés et plus de la moitié d’entre eux sont spécialisés dans le financement de la croissance. Ces différences illustrent le fossé qui existe dans la structure du capital européen.

    Nouveaux outils numériques pour trouver des investisseurs
    Afin de faciliter l’accès des start-ups aux capitaux, l’OEB élargit ses outils numériques. Le Deep Tech Finder a été complété par un filtre qui permet de trouver des investisseurs ciblés en fonction de la phase de financement, de la localisation et du domaine technologique. Les start-ups peuvent ainsi identifier efficacement les investisseurs appropriés et améliorer leurs chances de financement.

    Pistes pour un écosystème d’innovation plus fort
    L’étude souligne la nécessité d’agir pour mieux relier le financement public et privé de l’innovation en Europe. Avec de nouveaux outils numériques tels que le TIS et le Deep Tech Finder, l’OEB donne une impulsion décisive pour combler le déficit de financement et maintenir les start-ups sur le marché européen à long terme.

  • Production d’énergie à partir de parkings souterrains avec une nouvelle solution géothermique

    Production d’énergie à partir de parkings souterrains avec une nouvelle solution géothermique

    CIEC est devenu fournisseur officiel de la solution Enerdrape pour la production de chaleur. La filiale d’ENGIE basée à Paris et spécialisée dans les solutions thermiques souhaite utiliser les panneaux géothermiques de la start-up vaudoise pour produire de l’énergie dans des infrastructures souterraines.

    Un premier projet doit maintenant être mis en œuvre dans le 11e arrondissement de Paris, annonce Enerdrape sur LinkedIn. Il s’agit d’y installer 130 panneaux qui produiront 40 mégawattheures d’énergie thermique à raison de 23 kilowatts par an.

    Les panneaux Enerdrape sont installés dans le sous-sol des bâtiments, par exemple dans les parkings souterrains. Ils y absorbent l’énergie du sous-sol, qui est ensuite acheminée par une pompe à chaleur vers les bâtiments où elle est utilisée pour le chauffage et le refroidissement.

  • Une technologie révolutionnaire pour le monde informatique

    Une technologie révolutionnaire pour le monde informatique

    La complexité croissante des réseaux neuronaux pose d’énormes défis aux technologies informatiques classiques. Le matériel électronique atteint de plus en plus ses limites. C’est là qu’intervient le développement révolutionnaire du MIT. Il s’agit d’un processeur photonique qui utilise la lumière au lieu des électrons pour effectuer des calculs et qui ouvre une nouvelle ère dans le traitement à grande vitesse.

    Au cœur du système se trouve un réseau neuronal optique entièrement intégré qui combine des opérations linéaires et non linéaires. Alors que les calculs linéaires sont effectués par des multiplications matricielles basées sur la lumière, la nouvelle technologie surmonte l’obstacle des opérations non linéaires. Cela a été résolu par des unités fonctionnelles optiques non linéaires spéciales qui combinent efficacement l’optique et l’électronique.

    Vitesse et efficacité à l’échelle nanoseconde
    Le processeur photonique traite les tâches de classification en moins d’une demi-nanoseconde. Une vitesse qui établit de nouvelles normes. Cette technologie réduit considérablement les temps de latence tout en étant extrêmement efficace sur le plan énergétique. Ce n’est qu’au moment de la sortie finale que les signaux optiques sont convertis en courants électriques. Cette combinaison permet d’atteindre des niveaux de précision impressionnants, supérieurs à 96 % pour l’apprentissage et à plus de 92 % pour l’inférence.

    Intégration évolutive pour la pratique
    Un avantage décisif des puces photoniques réside dans leur évolutivité. Elles peuvent être intégrées dans des systèmes existants par des processus de fabrication commerciaux. Le MIT ouvre ainsi de nouvelles perspectives non seulement pour les applications d’IA, mais aussi pour les domaines à forte consommation d’énergie comme le Big Data et les centres de données. Les puces photoniques d’IA du MIT marquent une percée technologique dans le monde de l’informatique. En utilisant la lumière comme support de calcul, il devient possible de réaliser des calculs d’IA ultra-rapides, peu gourmands en énergie et évolutifs – un pas vers un nouvel avenir du traitement des données.

  • Partners Group acquiert Empira Group

    Partners Group acquiert Empira Group

    Avec cette acquisition, Partners Group renforce sa position d’investisseur immobilier mondial. Fondé en 2014, Empira Group possède un portefeuille dans le secteur résidentiel d’une valeur brute de développement d’environ 14 milliards d’euros. Ses compétences s’étendent du développement de projets et de la gestion de fonds aux stratégies d’investissement durable visant la décarbonisation et le logement abordable. Une fois la transaction finalisée, Empira opérera sous sa marque en tant que plateforme paneuropéenne au sein de Partners Group.

    Focalisation sur les investissements transformateurs
    Cette acquisition intervient à un moment crucial pour le secteur immobilier, qui se concentre de plus en plus sur l’excellence opérationnelle et les investissements transformateurs. Avec cette acquisition, Partners Group poursuit sa stratégie de développement de sa profondeur verticale dans des secteurs clés tels que le logement et la logistique. L’objectif est de proposer des solutions innovantes pour répondre à la demande croissante de logements locatifs durables et abordables.

    Ensemble pour une nouvelle ère
    Le partenariat associe l’expertise à la plateforme mondiale de Partners Group. Karim Habra, co-responsable mondial de l’immobilier chez Partners Group, souligne : « Les capacités opérationnelles nous permettent d’aller au-delà des approches traditionnelles et d’inaugurer une nouvelle ère de transformation des actifs » Lahcen Knapp, fondateur d’Empira Group, ajoute : « Notre vision commune nous permettra de développer et de gérer efficacement l’immobilier résidentiel pour une nouvelle ère »

    Synergies sectorielles
    Avec cette acquisition, le groupe s’appuie sur ses récents investissements stratégiques dans des sociétés telles que Trinity Investments et Citivale. Son portefeuille immobilier représente désormais une valeur d’inventaire brute de 43 milliards de dollars, soutenue par 15,9 milliards de dollars d’actifs sous gestion.

  • Lancement d’un concours mondial de design durable

    Lancement d’un concours mondial de design durable

    Depuis le 1er octobre 2024, les projets peuvent être soumis au Prix de la Fondation Holcim 2025. Ce concours récompense les projets de design durable qui en sont à un stade avancé de planification ou qui sont déjà en cours de construction. Une condition : la construction ne doit pas être achevée avant le 11 février 2025. Le montant total des prix s’élève à 1 million de dollars, qui seront répartis entre 20 projets gagnants dans le monde entier.

    Critères d’évaluation et régions
    Les candidatures seront évaluées par des jurys d’experts renommés, composés d’architectes, d’ingénieurs et d’urbanistes. Les projets seront évalués en fonction des quatre objectifs principaux de la Holcim Foundation en matière de construction durable : créer des lieux où il fait bon vivre, protéger la planète, promouvoir les communautés et assurer la durabilité économique. Les jurys opèrent dans cinq régions : Asie-Pacifique, Europe, Amérique latine, Moyen-Orient & Afrique et Amérique du Nord. Les jurys sont présidés par des personnalités de premier plan telles que Sou Fujimoto (Asie-Pacifique) et Jeanne Gang (Amérique du Nord).

    Remise des prix et reconnaissance
    Quatre projets seront récompensés par région, chacun recevant 40.000 USD, l’un d’entre eux recevant également une prime spéciale de 40.000 USD. Les gagnants seront invités à la cérémonie de remise des prix qui se tiendra à Venise le 20 novembre 2025, les frais de voyage étant pris en charge par la Holcim Foundation.

    Participez maintenant !
    La participation est gratuite et la date limite de soumission est le 11 février 2025. Vous trouverez des informations détaillées et la possibilité de soumettre votre candidature sur le site officiel – awards.holcimfoundation.org. Saisissez cette opportunité de faire partie du changement et de promouvoir des projets durables !

  • Lancement de projets de construction durable en Belgique et à l’étranger

    Lancement de projets de construction durable en Belgique et à l’étranger

    La société de construction et d’immobilier Implenia, établie dans le quartier Glattpark d’Opfikon, a remporté plusieurs appels d’offres pour des contrats de construction de bâtiments. Comme l’indique un communiqué, les commandes représentent un volume total de 160 millions de francs.

    L’entreprise construira à Berne le nouveau bâtiment administratif du Fonds national suisse(FNS). Cette construction durable sera réalisée en bois local et en béton recyclé, conformément aux normes de construction durable en Suisse (SNBS). Implenia a également remporté plusieurs contrats en Allemagne.

    À Mayence, Implenia a été chargée, en collaboration avec ses partenaires Gemünden et Apleona, de construire un nouveau bâtiment de recherche de 10 000 mètres carrés pour TRON. Cet institut de recherche développe de nouveaux diagnostics et principes actifs pour les traitements immunothérapeutiques.

    À Leipzig, Implenia construit, en collaboration avec son partenaire GP Günter Papenburg AG, un ensemble résidentiel de sept à huit étages sur neuf propriétés contiguës. Outre 202 unités d’habitation, de nombreux locaux commerciaux et annexes seront construits. Les bâtiments seront construits à très basse consommation d’énergie, conformément à la norme Efficient House 55, et l’ensemble du complexe sera livré clé en main.

    Trois immeubles d’habitation de 101 unités seront construits à Munich et devraient être livrés d’ici 2026. En outre, Implenia réalisera une nouvelle étape d’un projet déjà en cours à Heilbronn et a été chargée d’une phase de pré-construction à Siegburg.

  • Une plateforme blockchain renforce le commerce immobilier en Espagne

    Une plateforme blockchain renforce le commerce immobilier en Espagne

    La bourse espagnole Bolsas y Mercados Españoles(BME), une société du groupe SIX, devient l’un des principaux actionnaires d’OpenBrick, selon son communiqué de presse. Cette société madrilène, fondée par Grupo Lar, Renta 4 Banco et ioBuilders, développe une plateforme utilisant la technologie blockchain. Celle-ci relie les émetteurs, les investisseurs et les intermédiaires financiers à une multitude de projets immobiliers dont les titres négociables peuvent être acquis sur un marché primaire et ensuite échangés sur un marché secondaire. Outre BME, Garrigues et Teras Capital sont de nouveaux partenaires stratégiques.

    Le marché servira de canal de financement en dehors des banques. Les acteurs de l’immobilier pourront y obtenir des fonds plus rapidement et à moindre coût pour développer leurs projets. BME, via le dépositaire central espagnol Iberclear, jouera le rôle d’opérateur de la plateforme et sera responsable de la gestion du système de négociation et de règlement dans le cadre du régime pilote DLT (Distributed Ledger Technology) de l’Autorité européenne des marchés financiers.

    OpenBrick a obtenu l’autorisation de devenir un bac à sable de la Commission nationale des marchés financiers(CNMV) en février 2023, avec une évaluation préliminaire positive. Selon les informations fournies, la société prévoit d’obtenir la licence d’exploitation de l’UE via BME 2025. Le premier projet démarre avec le gestionnaire immobilier madrilène Alquiler Seguro.

    « Avec cet investissement, SIX se positionne comme un acteur clé de l’agenda numérique de l’UE et de l’évolution des marchés financiers », a déclaré Javier Hernani, Head Securities Services et membre du comité exécutif de SIX. SIX est convaincu « qu’il s’agit de la première étape d’un long et fructueux parcours ».

  • Lancement du projet de recherche européen TIMBERHAUS pour la promotion de la construction en bois

    Lancement du projet de recherche européen TIMBERHAUS pour la promotion de la construction en bois

    Le projet de recherche européen TIMBERHAUS a été lancé début novembre à Copenhague, informe l’Empa dans un communiqué. Il est l’un des 19 partenaires issus de dix pays au total qui participent à ce projet financé par l’UE et le Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation pour promouvoir la construction en bois en Europe. En l’espace de quatre ans, il s’agit de développer des technologies et des constructions innovantes en bois qui permettront de réduire considérablement les émissions de CO2 dans le secteur de la construction.

    Le secteur de la construction produit 40% des émissions de CO2 dans le monde, écrit l’Empa. L’utilisation du bois pourrait y remédier. Actuellement, les ressources forestières européennes, composées pour moitié de feuillus, ne sont utilisées que de manière « très inefficace » et limitées à quelques espèces de conifères pour la construction, explique le coordinateur du projet Anders Kjellow de l’Institut technologique danois. « Avec TIMBERHAUS, nous essayons de relever ce défi afin d’augmenter l’utilisation durable du bois dans la construction »

    L’Empa contribue au projet avec des prototypes innovants créés à l’aide d’outils numériques tels que l’apprentissage automatique et l’intelligence artificielle. « Les prototypes serviront d’exemples pratiques de la manière dont nous pouvons utiliser efficacement un plus large éventail de ressources en bois », a déclaré Mark Schubert, chercheur à l’Empa, cité dans le communiqué. « Notre objectif est de fournir au secteur de la construction des produits réalisables et performants qui répondent aux normes de construction actuelles tout en promouvant les principes de l’économie circulaire et en soutenant les objectifs climatiques européens »

  • 62. Réunion de l’EEE dans l’Espace économique européen

    62. Réunion de l’EEE dans l’Espace économique européen

    Le Comité parlementaire mixte de l’EEE sert de plate-forme d’échange entre les parlements des États de l’EEE/AELE (Norvège, Islande et Liechtenstein) et de l’UE. La Suisse, membre de l’AELE mais pas de l’EEE, joue un rôle d’observateur au sein de cet organe. Cela permet à la délégation suisse de suivre les développements importants au sein de l’EEE et de participer activement aux débats sur les questions de politique étrangère et économique.

    Point fort des discussions
    Les développements actuels au sein de l’Espace économique européen seront au centre de la rencontre. Il s’agit notamment du fonctionnement de l’accord EEE, de la sécurité et de la compétitivité de l’Europe, ainsi que des priorités en matière de subventions de l’EEE et de la Norvège visant à réduire les inégalités sociales et économiques. L’accent sera également mis sur les relations entre la Suisse et l’Union européenne, sur lesquelles la délégation suisse informera le Comité.

    Délégation suisse
    La délégation AELE/UE sera représentée par le conseiller national Thomas Aeschi (UDC, ZG) en tant que président, le conseiller aux États Damian Müller (PRD, LU) en tant que vice-président, ainsi que les conseillers nationaux Hans-Peter Portmann (PRD, ZH) et Nicolas Walder (Verts, GE).

    Importance pour la Suisse
    La participation au Comité permet à la Suisse de se tenir informée des développements européens et d’entretenir des contacts importants. Dans les domaines de la compétitivité et de la coopération internationale en particulier, le rôle d’observateur offre un aperçu précieux de thèmes qui sont également d’une importance capitale pour la Suisse.

    La réunion d’Oslo renforce les liens entre la Suisse et les pays de l’EEE ainsi que l’UE. Le rôle d’observateur de la Suisse souligne l’importance de l’EEE pour la politique étrangère et économique suisse et permet de participer à des débats pertinents.

  • Nouvelle usine de minéralisation du CO2 en Allemagne

    Nouvelle usine de minéralisation du CO2 en Allemagne

    Neustark et son partenaire Heinrich Feess GmbH & Co. KG ont mis en service à Kirchheim unter Teck une installation de stockage permanent de CO2 dans le béton de démolition. L’installation chez le recycleur de gravats du Bade-Wurtemberg est déjà la deuxième installation réalisée par neustark en Allemagne, informe la ClimateTech de Berne dans un communiqué. Chaque année, environ 1000 tonnes de CO2 peuvent être absorbées dans le béton de démolition.

    La technologie de neustark utilise le CO2 généré par la production locale de biométhane. Il est directement capturé et liquéfié pour le transport. Dans l’usine près de Stuttgart, le CO2 est ajouté au béton de démolition dans un silo hermétiquement fermé. En peu de temps, il s’y combine sous forme de calcaire dans l’agrégat, écrit neustark. Cette technologie réduit à quelques heures le processus de minéralisation qui, dans la nature, dure plusieurs décennies.

    « Nous avons opté pour cette nouvelle technologie parce qu’elle s’intègre parfaitement dans notre processus de recyclage et de production de béton sur site », déclare Walter Feess, directeur senior du recycleur de déchets de construction, cité dans le communiqué. Pour Valentin Gutknecht, cofondateur et co-CEO de neustark, la nouvelle installation est un pas de plus vers l’objectif de la ClimateTech de pouvoir capter durablement environ 1 million de tonnes de CO2 par an en 2030. « Il est maintenant urgent de répondre à la demande des pouvoirs publics pour des matériaux de construction carbonatés dans le secteur du bâtiment et de la construction routière, et de mettre en place des réglementations légales appropriées pour soutenir les efforts vers plus de durabilité », estime Gutknecht.

  • Des centrales électriques sous-marines au fond de la mer

    Des centrales électriques sous-marines au fond de la mer

    Les centrales d’accumulation par pompage sont une méthode éprouvée de stockage de l’énergie, mais elles sont limitées sur terre. Le projet StEnSea transpose ce principe au fond de la mer, où l’espace et les conditions sont idéales pour cette technologie. Le prototype consiste en une sphère creuse en béton qui stocke ou produit de l’électricité grâce à l’afflux et au reflux d’eau.

    Essai sur le terrain et fonctionnement
    Une sphère de trois mètres a été testée avec succès dans le lac de Constance. Une sphère de béton de 400 tonnes et de neuf mètres de diamètre doit maintenant être ancrée au large de Long Beach, en Californie. La sphère est pompée à vide pour stocker de l’énergie et produit de l’électricité en faisant refluer de l’eau pour alimenter une turbine de pompage.

    La puissance du prototype est de 0,5 MW et sa capacité de 0,4 MWh. L’équipe Fraunhofer prévoit de faire évoluer le système vers des sphères de 30 mètres de diamètre, pouvant atteindre une puissance de 30 MW et une capacité de 120 MWh.

    Avantages et applications
    Les profondeurs d’eau de 600 à 800 mètres sont idéales pour cette technologie de stockage. La pression et l’épaisseur des parois permettent des constructions rentables. Il existe des sites potentiels dans le monde entier, par exemple au large de la Norvège, du Portugal ou de la côte américaine. La technologie est également adaptée aux lacs profonds ou aux mines à ciel ouvert inondées.

    Le potentiel de stockage mondial est estimé à 817.000 GWh, ce qui est nettement supérieur à la capacité des centrales conventionnelles d’accumulation par pompage. Les applications vont de l’arbitrage à la stabilisation des réseaux électriques par une réserve de régulation.

    Rentabilité et mise à l’échelle
    Avec un coût de stockage d’environ 4,6 centimes d’euro par kilowattheure et une durée de vie de la sphère en béton pouvant atteindre 60 ans, cette technologie est rentable. L’efficacité par cycle de stockage est de 75 à 80%. Un parc pilote de six sphères pourrait atteindre 520 cycles de stockage par an.

    Perspectives pour la transition énergétique
    Bernhard Ernst, chef de projet au Fraunhofer IEE, souligne l’importance de la technologie StEnSea : « Avec la transition énergétique mondiale, les besoins de stockage augmentent énormément. Nos réservoirs sphériques sous-marins constituent une solution économique pour des périodes de stockage courtes à moyennes »

    Les ballons sphériques StEnSea offrent une technologie d’avenir pour le stockage de l’énergie. Avec ce test au large des côtes californiennes, l’équipe Fraunhofer fait un pas important vers la mise à l’échelle et la commercialisation. Cette technologie a le potentiel de révolutionner durablement le stockage de l’énergie dans le monde entier.

  • Architecture accessible

    Architecture accessible

    « L’architecture peut être brutale », déclare Anna Puigjaner, professeur à l’ETH Zurich. Les escaliers, les couloirs étroits et les concepts de logement standardisés excluent de nombreuses personnes. Ils séparent ceux qui peuvent et ceux qui ne peuvent pas. Les normes de l’architecture, souvent adaptées à la famille nucléaire classique, ne tiennent guère compte de la diversité des modes de vie. Or, en Suisse, seul un quart des personnes vivent au sein d’une famille nucléaire, tandis que les formes alternatives de logement telles que les familles monoparentales, les familles recomposées ou les couples sans enfants sont largement ignorées.

    Rendre le travail de soin visible
    Une approche centrale de Puigjaner est d’intégrer le travail de soin de l’espace privé dans l’infrastructure publique. L’architecture actuelle fait des soins, des tâches ménagères et des activités quotidiennes un défi pour de nombreuses personnes, en particulier les personnes âgées ou celles souffrant de problèmes de santé. Puigjaner demande que le travail de soin, comme la cuisine, la lessive ou la garde d’enfants, soit plus accessible au public afin de réduire les dépendances.

    Des exemples comme les « Manzanas del Cuidado » à Bogotá montrent comment les bibliothèques ont été transformées en centres de soins multifonctionnels. On y trouve des cuisines, des services de garde d’enfants et des services de blanchisserie sous un même toit. À Tokyo et Singapour, les cuisines publiques favorisent les échanges sociaux et réduisent les coûts des soins.

    Une architecture qui relie
    Puigjaner plaide pour une architecture qui favorise les rencontres et intègre des habitudes qui normalisent le soutien. Un environnement dans lequel les gens peuvent cuisiner ensemble ou s’entraider crée des interdépendances plutôt que de renforcer les dépendances. Une telle approche aide non seulement les personnes âgées, mais aussi tous ceux qui se trouvent dans différentes situations de vie.

    L’avenir de l’architecture inclusive
    « Notre environnement bâti ne devrait pas créer de barrières, mais plutôt ouvrir des possibilités », déclare Puigjaner. Cela nécessite de repenser la conception des villes et des bâtiments. Les infrastructures publiques telles que les centres communautaires, les logements inclusifs et les quartiers multifonctionnels pourraient non seulement réduire l’isolement social, mais aussi briser les structures de pouvoir existantes.

    L’architecture a le pouvoir d’éliminer les barrières et de promouvoir la participation sociale. En intégrant le travail de soin dans les infrastructures publiques et en créant des espaces inclusifs, une nouvelle architecture plus fédératrice peut voir le jour et permettre à chacun de mener une vie plus indépendante et plus épanouie.

  • Expansion sur le marché du mortier grâce à une acquisition au Pérou

    Expansion sur le marché du mortier grâce à une acquisition au Pérou

    Sika a racheté Chema au Pérou, un fabricant de produits pour la pose de carrelage. Cette acquisition permet à l’entreprise de chimie de spécialités basée à Baar d’élargir ses canaux de distribution sur le marché péruvien du mortier et d’augmenter sa production dans le domaine de la finition des bâtiments, comme l’indique un communiqué de presse.

    Cette acquisition ouvre à Sika des canaux de distribution supplémentaires et des sites de production complémentaires. Elle s’accompagne d’importantes opportunités de ventes croisées avec des produits complémentaires tels que les mastics, les adhésifs et les membranes liquides. « L’élargissement de l’offre de produits et la présence géographique nous permettront de mieux servir les clients nouveaux et existants dans tout le pays avec des solutions complètes », a déclaré Mike Campion, directeur régional pour les Amériques.

    Chema est présent depuis plus de 50 ans dans la distribution de produits de carrelage de haute qualité et faciles à utiliser, avec quatre usines de fabrication modernes et sept entrepôts dans le monde. « Sa large clientèle apprécie l’efficacité de son organisation logistique et la fiabilité de ses livraisons, associées à une offre de produits et de solutions de premier ordre », est-il précisé.

  • L’ESA renforce le nouveau centre d’innovation de l’Institut Paul Scherrer

    L’ESA renforce le nouveau centre d’innovation de l’Institut Paul Scherrer

    L’ESA a franchi une étape décisive dans le renforcement de la recherche et du développement spatial en Suisse avec l’ouverture de l’ESDI. Situé à proximité immédiate du PSI dans le parc Innovaare, l’ESDI doit servir de plaque tournante pour les nouvelles technologies de pointe qui sont importantes à la fois pour la recherche spatiale et pour les applications industrielles en Suisse et en Europe.

    Focalisation sur la recherche quantique et sur les matériaux au Phi-Lab
    Un élément central de l’ESDI est le Phi-Lab, dirigé par Jennifer Wadsworth et spécialisé dans la promotion de projets de recherche innovants. À partir de 2025, des programmes ciblés dans le domaine de la recherche quantique et des matériaux y recevront un soutien financier. Wadsworth souligne la possibilité que le Phi-Lab réunisse diverses équipes issues de l’industrie, des start-ups et de la recherche afin de résoudre des défis technologiques complexes qui sont difficilement réalisables avec des mesures de soutien conventionnelles.

    Avantages du site grâce au parc Innovaare et au PSI
    L’emplacement de l’ESDI dans le parc Innovaare, une nouvelle plaque tournante pour les innovations de haute technologie, permet d’accéder à des installations de fabrication avancées. De plus, le PSI voisin apporte une expertise dans des domaines tels que la technologie du vide et la radioprotection, déjà adaptée aux conditions spatiales grâce à l’utilisation des accélérateurs de particules du PSI. Cette synergie offre à l’IESD et à ses partenaires une infrastructure pour le développement de prototypes et les tests dans des conditions spatiales réalistes.

    Renforcement du paysage suisse de l’innovation
    L’ESDI permettra à l’ESA d’approfondir sa collaboration avec les acteurs suisses de l’innovation. Le soutien du Secrétariat d’État suisse à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI) et du domaine des EPF garantit le développement durable de ce projet. La cérémonie d’ouverture prévue au printemps 2025 marquera le lancement officiel d’une ère de liens plus étroits entre l’ESA, la recherche et l’industrie suisses, qui pourraient s’étendre bien au-delà du secteur spatial.

    Partenariat de longue date entre l’ESA et le PSI
    Le lien entre l’ESA et le PSI est une longue tradition. Depuis des années déjà, des tests de matériaux sont effectués au PSI dans le cadre de la recherche spatiale. La mission JUICE, qui utilise le détecteur RADEM développé par le PSI pour analyser les conditions de rayonnement dans le système de Jupiter, en est un exemple. Thierry Strässle, chef d’état-major au PSI, voit dans l’IESD un rôle décisif pour la Suisse : « L’IESD sera un nœud central pour la recherche spatiale et l’écosystème high-tech de la Suisse »

  • Un nouveau partenariat renforce les technologies de construction au Mexique

    Un nouveau partenariat renforce les technologies de construction au Mexique

    Leica Geosystems, qui fait partie d’Hexagon, et Dimanor ont annoncé leur nouveau partenariat. Les deux entreprises ont convenu que Dimanor, un fournisseur de solutions d’ingénierie dans les secteurs de l’agriculture, de l’exploitation minière et de la construction, basé à Mexico, étendrait son portefeuille aux solutions de guidage d’engins de Leica Geosystems. La présence de Dimanor au Mexique s’étend aux États de Baja California Nord et Sud, Sonora, Sinaloa, Chihuahua, Nayarit, Jalisco, Michoacán, Guerrero, Estado de México, Hidalgo et Mexico. Dans ces régions, les clients de l’industrie lourde ont accès aux technologies de construction de Leica Geosystems.

    « L’intégration des solutions avancées de guidage d’engins de Leica Geosystems dans notre offre est une étape stratégique pour améliorer encore l’efficacité et la productivité des projets de notre clientèle », a déclaré Ricardo Ortega, chef de produit, à propos de la motivation de son entreprise à conclure un partenariat avec Leica Geosystems.

    Evandro Manffra, responsable du segment de la construction lourde de Leica Geosystems en Amérique latine, décrit Dimanor comme un partenaire idéal : « Ensemble, nous sommes impatients de rendre nos solutions de guidage d’engins de pointe accessibles à un public plus large au Mexique et d’améliorer l’efficacité et la précision des projets de construction dans toute la région »

  • Les investissements dans l’économie circulaire et la décarbonisation renforcent la stratégie carbone

    Les investissements dans l’économie circulaire et la décarbonisation renforcent la stratégie carbone

    Holcim reçoit une subvention du Fonds d’innovation de l’UE pour un nouveau projet de grande envergure dans le domaine des technologies propres. Cela porte à sept le nombre de projets CCUS financés par l’UE pour Holcim. Selon un communiqué de presse du fabricant de matériaux de construction, ce nouveau projet de capture et de stockage de CO2 (CCUS) sur son site de Martres-Tolosane, dans le sud-ouest de la France, est une installation hautement évolutive basée sur des technologies matures et des partenariats étroits.

    En 2017, Holcim avait déjà annoncé un investissement de 100 millions d’euros dans la durabilité de cette cimenterie. Entre 2021 et 2023, Holcim a investi 200 millions d’euros supplémentaires dans la décarbonisation de ses sites industriels français et a débloqué 60 millions supplémentaires en mai dernier pour la poursuivre.

    Selon Holcim, ces investissements auront un effet de levier sur le développement de nouvelles filières et de nouveaux emplois dans le domaine de l’économie circulaire d’une part, et d’autre part, à moyen terme, dans le domaine du captage, du stockage et de la valorisation du CO2. A cet effet, une nouvelle plateforme pilote, véritable banc d’essai industriel d’open innovation, sera installée dans l’usine de Martres-Tolosane. Elle sera dédiée à l’amélioration des nouvelles technologies de captage du CO2.

    « Holcim est en bonne voie pour faire du ciment et du béton net zéro une réalité à grande échelle au cours de cette décennie », a déclaré le PDG Miljan Gutovic, cité dans le communiqué. « Ce soutien du fonds européen pour l’innovation témoigne de la force de nos équipes d’ingénieurs, de la maturité de nos technologies et de partenariats avancés tout au long de la chaîne de valeur »

  • Construction du plus grand bâtiment du monde

    Construction du plus grand bâtiment du monde

    Avec une hauteur et une largeur de 400 mètres chacune, le Mukaab dépassera de près de vingt fois l’Empire State Building de New York. Les travaux de construction ont maintenant commencé dans l’État du désert et le mégaprojet devrait être achevé d’ici 2030. Le cube offrira une grande variété de logements, de commerces et de loisirs, renforçant ainsi la position de Riyad en tant que métropole touristique émergente. L’Arabie saoudite investit 50 milliards de dollars dans le nord-ouest de la capitale pour y créer un nouveau paysage urbain.

    Réalité virtuelle et intelligence artificielle
    L’extérieur du Mukaab sera équipé de la technologie de réalité virtuelle afin de transporter les visiteurs dans des paysages fascinants. A l’intérieur, l’intelligence artificielle créera des hologrammes et des simulations qui projetteront différents lieux et époques à une échelle époustouflante. Le bâtiment deviendra ainsi une sorte de parc d’attraction numérique qui devrait attirer des visiteurs du monde entier.

    Projets prestigieux et défis
    Mukaab fait partie de la « Vision 2030 » du prince héritier Mohammed bin Salman, qui vise à faire de l’Arabie saoudite une destination touristique et un centre économique mondial. La ville de Neom et le mégaprojet linéaire « The Line » font également partie de ce plan ambitieux. Cependant, les plans de « The Line » ont déjà été considérablement réduits en raison d’obstacles logistiques et financiers. Au lieu de 170 kilomètres de long, l’ouvrage ne fera que 2,4 kilomètres d’ici 2030. Il n’est pas certain qu’il atteigne un jour la capacité prévue de 9 millions de personnes.

    La tour de Jeddah – une longue histoire de construction
    Un autre mégaprojet, la tour de Jeddah, était initialement prévu pour être le plus haut bâtiment du monde. Après des années de retard, sa hauteur a été réduite de 1600 mètres à 1007 mètres. La construction a commencé en 2013, mais après une pause de cinq ans, le projet n’avance que lentement. Ce n’est qu’en 2029 au plus tôt que la tour de Jeddah pourrait voir son achèvement et devenir le nouveau détenteur du record.

    Critiques et controverses
    Le Mukaab a déjà suscité la controverse. Le design de l’énorme cube rappelle à beaucoup la Kaaba de La Mecque, le sanctuaire central de l’Islam. Cette ressemblance suscite des critiques dans le royaume conservateur, où certains citoyens considèrent la construction comme irrespectueuse.

    Reste à savoir si le projet Moukaab sera réalisé dans les temps ou s’il rencontrera des difficultés comme d’autres mégaprojets saoudiens. L’ampleur et l’ambition de ces projets de construction témoignent toutefois de la mutation que connaît l’Arabie saoudite. Une transformation qui devrait faire du pays un site touristique et économique mondial et qui s’étend bien au-delà de l’ère du pétrole.