Catégorie : International

  • Les micro-usines dotées d’IA transforment le secteur du logement

    Les micro-usines dotées d’IA transforment le secteur du logement

    Les récents incendies de forêt dans le sud de la Californie ont dévasté des milliers d’hectares et détruit plus de 16 000 bâtiments. C’est précisément là qu’intervient la micro-usine de Cosmic à Pacific Palisades. Elle produit des panneaux muraux modulaires d’une précision millimétrique, qui sont livrés et assemblés directement sur le chantier. Cela permet de réduire le temps de construction jusqu’à 70 pour cent. D’ici 2027, 100 nouvelles maisons devraient voir le jour, résistantes au feu, efficaces sur le plan énergétique et autonomes en matière d’approvisionnement en eau.

    La technologie comme moteur de la construction
    Le cœur de la solution est la combinaison du robot industriel IRB 6710 d’ABB, du logiciel numérique jumeau RobotStudio® et du modèle d’information du bâtiment (BIM) basé sur l’IA de Cosmic. Cela permet de simuler, d’optimiser et de surveiller en temps réel des processus de construction entièrement numériques. Les systèmes de vision par ordinateur analysent en permanence la fabrication, détectent les erreurs et assurent une qualité constante. Grâce à l’intégration de la robotique, de l’automatisation et de l’IA, l’ensemble du processus, des autorisations à l’assemblage en passant par la fabrication, est regroupé dans une plate-forme de bout en bout.

    Durabilité et réduction des coûts
    Les avantages ne se limitent pas à la vitesse et à la précision. Les maisons issues de la micro-usine sont résistantes au feu, équipées de panneaux solaires et de batteries de stockage, et disposent d’une autonomie en eau grâce à des systèmes de recyclage. Le prix se situe entre 550 et 700 dollars le mètre carré, bien en dessous des coûts habituels à Los Angeles, qui sont de 800 à 1 000 dollars. Parallèlement, les déchets de matériaux diminuent tandis que la qualité de la construction augmente. Pour de nombreux propriétaires qui luttent contre la sous-assurance et les coûts élevés de reconstruction après une catastrophe, cela représente un réel soulagement.

    Potentiel de croissance dans le secteur de la construction
    Les experts prévoient que le marché mondial des robots de construction augmentera de 20 % par an jusqu’en 2030. La coopération entre ABB et Cosmic démontre comment cette dynamique peut être mise en œuvre de manière automatisée, locale, durable et rentable. Cela ouvre non seulement une nouvelle voie pour les secours en cas de catastrophe, mais aussi un modèle pour la construction future de logements dans le monde entier.

  • Le plus grand projet de construction d’Europe prend forme

    Le plus grand projet de construction d’Europe prend forme

    L’ambitieux projet Ellinikon est en cours de réalisation sur le site de l’aéroport désaffecté d’Hellinikon, au sud d’Athènes. La Grèce y construit une nouvelle ville à partir de zéro, qui servira de modèle pour un développement urbain durable et numériquement connecté. Dans quelques années, cette zone devrait devenir un lieu de vie pour plus de 10 000 personnes, un lieu de travail pour jusqu’à 80 000 employés et une destination pour des millions de touristes. L’objectif est de créer une ville qui réponde aux exigences écologiques, technologiques et sociales du 21e siècle.

    De l’aéroport fantôme à l’espoir
    Le site de l’ancien aéroport international Hellenikon, autrefois la porte d’entrée du monde, était inutilisé et en mauvais état depuis des décennies. Avec la crise de la dette, le projet a commencé à bouger. en 2014, Lamda Development a remporté le contrat de location et de développement du site pour 915 millions d’euros sur 99 ans. La planification a été confiée à des cabinets d’architectes renommés, dont Foster Partners de Londres. Depuis 2020, les excavatrices roulent et tout devrait être terminé en 2036.

    Une ville des courtes distances
    Ellinikon est conçue comme une ville dite « à 15 minutes ». Tout ce dont on a besoin pour vivre, école, cabinet médical, épicerie, terrain de sport ou café, doit être accessible en 15 minutes à pied ou à vélo. Les planificateurs souhaitent ainsi réduire considérablement le trafic individuel motorisé. Les transports en commun, la micro-mobilité avec des scooters électriques, le vélo en libre-service et un réseau moderne de voies piétonnes et cyclables remplacent la voiture classique.

    Le plus grand parc côtier d’Europe
    Au cœur de la nouvelle zone urbaine, un parc est en train de voir le jour et devrait faire référence. 2,6 millions de mètres carrés d’espaces verts, soit plus que le Hyde Park de Londres. Le parc Ellinikon offre un espace pour la promenade, le sport, les événements culturels et l’observation de la nature. Environ 80 % de l’eau utilisée provient de sources naturelles déjà présentes sur le site.

    Réutiliser au lieu de gaspiller
    Avant que les gratte-ciel ne s’élèvent vers le ciel, il a d’abord fallu creuser profondément. Plus de 300 piliers en béton armé, d’une profondeur allant jusqu’à 55 mètres, soutiennent les fondations du nouveau symbole de la Riviera Tower. Le béton des anciennes pistes d’atterrissage sera recyclé sur place et réutilisé pour les routes et la stabilisation des pentes. L’un des principaux objectifs du projet est de parvenir à zéro émission nette. Les bâtiments seront certifiés selon la norme LEED.

    Le plus haut bâtiment résidentiel de Grèce
    207 mètres de haut, 53 étages, 169 appartements, la Riviera Tower sera le plus haut bâtiment du pays. Outre la Riviera Tower, un autre gratte-ciel sera construit, la Vouliagmenis Mixed Use Tower, d’une hauteur de 150 mètres. Elle comprendra des bureaux, un hôtel pour les voyageurs d’affaires et sera directement reliée à deux stations de métro.

    Smart City Ellinikon
    Ellinikon se veut une ville intelligente. Les données, les capteurs, la mise en réseau et les services numériques y jouent un rôle central. Un éclairage public intelligent, des capteurs pour la qualité de l’air et le bruit, des applications pour la navigation, la réservation et le paiement, ainsi que des réseaux 5G et à fibre optique pour une connectivité élevée ne sont que quelques exemples. Les réseaux électriques intelligents, l’architecture éco-énergétique et les analyses microclimatiques devraient permettre d’optimiser la consommation d’énergie.

    Engagement social et tourisme
    Ellinikon ne doit pas seulement être chic, mais aussi social. Dès 2023, le premier bâtiment achevé a été livré, un centre pour les personnes handicapées. D’autres équipements publics sont en projet, comme des jardins d’enfants, des écoles, une clinique, des centres culturels et des installations sportives. Deux grands centres commerciaux, le Vouliagmenis Mall et le Riviera Galleria, devraient attirer une clientèle internationale. Mais le complexe de casinos, réalisé en collaboration avec Hard Rock International, devrait être encore plus spectaculaire.

    Un coup de pouce économique pour la Grèce
    Le projet devrait contribuer à long terme à 2,4 % du produit intérieur brut de la Grèce. 70 000 à 80 000 nouveaux emplois directs et indirects sont prévus et le tourisme devrait croître de plus d’un million de visiteurs supplémentaires par an. Les recettes fiscales attendues s’élèvent à 14 milliards d’euros sur la durée du projet.

    La suite des événements
    La première grande phase de construction devrait être achevée d’ici 2026/2027. Les infrastructures centrales telles que les voies de communication, les premiers bâtiments résidentiels, les espaces verts et les établissements d’enseignement devraient alors être en place. L’achèvement complet suivra d’ici 2036. Ellinikon ne doit pas seulement être un nouveau quartier d’Athènes, mais une vitrine de ce à quoi le développement urbain peut ressembler à l’avenir.

  • La lumière contrôle l’électricité dans les métaux

    La lumière contrôle l’électricité dans les métaux

    Une équipe de chercheurs de l’Université de Minnesota Twin Cities a réalisé une avancée majeure. Elle a mis au point une méthode permettant d’influencer le flux d’électricité dans des couches métalliques extrêmement fines à température ambiante à l’aide de la lumière. Cette nouvelle approche pourrait contribuer à rendre les capteurs optiques et les dispositifs d’information quantiques beaucoup plus efficaces à l’avenir. Les résultats intermédiaires des chercheurs ont été publiés dans la prestigieuse revue « Science Advances ».

    La base de l’étude repose sur des couches ultrafines de dioxyde de ruthénium (RuO2) déposées sur du dioxyde de titane (TiO2). Selon leur direction, ces couches réagissent différemment non seulement à la lumière, mais aussi au flux d’électricité. La structure de ces couches permet de contrôler de manière ciblée la dynamique des électrons et donc de réguler les flux d’énergie.

    De nouvelles voies grâce à l’utilisation ciblée de la lumière
    L’un des principaux résultats obtenus par les chercheurs est que des modifications ciblées de la structure atomique permettent d’influencer avec précision les réactions du matériau à la lumière. Cet effet contrôlé se produit à des températures ordinaires et ouvre des perspectives passionnantes pour des applications futures. « C’est la première fois que quelqu’un met en évidence une relaxation ultra-rapide directionnelle et accordable des porteurs de charge dans un métal à température ambiante », confirme Seunggyo Jeong, post-doctorant à la faculté de génie chimique et de science des matériaux de l’université du Minnesota.

    De telles découvertes remettent en question de nombreuses idées reçues sur le comportement des métaux au cours des dernières années et démontrent qu’il est possible de cibler l’électricité par des impulsions lumineuses contrôlées. Cela ouvre la voie à de nouvelles approches de la gestion de l’énergie et du traitement de l’information dans un espace restreint.

    Contrôler l’électricité en détail
    Jusqu’à présent, le consensus en physique considérait que les métaux n’étaient pas adaptés à des mécanismes de contrôle aussi précis, car ils possèdent des propriétés électroniques trop complexes. L’équipe de recherche actuelle a cependant découvert que c’est précisément cette complexité, appelée entrelacement de bandes, qui peut être activement utilisée pour orienter la réponse ultrarapide des métaux dans différentes directions. Il en résulte que la propriété du matériau à contrôler l’électricité peut être adaptée en fonction de la situation.

    De nouvelles applications dans les domaines de l’informatique, du stockage de données, des capteurs et des communications pourraient en bénéficier massivement. L’efficacité et la vitesse des composants pourraient notamment être nettement améliorées par le contrôle ciblé de l’électricité. Tony Low, co-auteur et professeur d’ingénierie électrique et informatique à l’université du Minnesota, souligne que les résultats fournissent un aperçu profond de la façon dont de subtiles distorsions structurelles peuvent modifier la structure électronique des métaux. Cela pourrait être essentiel pour les futures technologies optoélectroniques ultrarapides et sensibles à la polarisation.

  • Une nouvelle dynamique de croissance grâce à un partenariat stratégique

    Une nouvelle dynamique de croissance grâce à un partenariat stratégique

    Avec la participation stratégique d’un investisseur entrepreneurial, l’entreprise pose les jalons de la prochaine étape de sa croissance. Le nouveau partenariat associe la force du capital à l’expertise technologique et opérationnelle. L’objectif est de consolider la présence de l’entreprise sur son marché domestique et de l’étendre à l’international, notamment dans les domaines clés de la numérisation, du développement durable et de l’intelligence artificielle.

    Stratégie orientée vers l’avenir avec une orientation claire
    Trois moteurs structurels sont au cœur de la nouvelle stratégie de croissance : la transformation numérique du secteur immobilier, le rôle croissant du secteur dans la protection du climat et le besoin croissant d’espaces de vie durables et connectés. Parallèlement, l’ADN de l’entreprise, qui a fait ses preuves, est préservé, l’équipe opérationnelle et tous les partenaires restent à bord et continuent à gérer l’entreprise.

    Mise à l’échelle technologique et expansion internationale
    L’internationalisation commence par la présence existante en Allemagne et doit être développée par des acquisitions ciblées. Parallèlement, le portefeuille de services numériques sera élargi, par le développement de produits propres, l’automatisation des processus clients avec « Agentic AI » et le renforcement de l’équipe. Le partenariat stratégique crée la marge de manœuvre nécessaire à cet effet, sur le plan technologique, personnel et géographique.

    De nouvelles opportunités pour le site allemand
    De nouvelles opportunités s’offrent également à l’équipe en Allemagne. En tant que site agile au sein du groupe, elle bénéficie de la stabilité de l’entreprise et des opportunités qu’apporte un partenaire de croissance stratégique. La combinaison d’une structure éprouvée et d’un dynamisme frais devrait ouvrir la voie à une expansion réussie dans un environnement de marché en forte évolution.

  • L’hypothèque légale des artisans et des entrepreneurs – un risque (presque) incontrôlable

    L’hypothèque légale des artisans et des entrepreneurs – un risque (presque) incontrôlable

    Conditions pour l’inscription
    Tout entrepreneur qui a fourni des travaux et des matériaux ou du travail seul sur un immeuble peut inscrire une hypothèque légale des artisans et des entrepreneurs directement sur l’immeuble (cf. art. 837 du Code civil). Les entrepreneurs, qui ne sont généralement payés qu’a posteriori, disposent ainsi d’un moyen de garantie. Une relation contractuelle entre l’entrepreneur et le propriétaire foncier n’est pas nécessaire. Néanmoins, le droit à l’inscription d’un droit de gage est toujours dirigé contre le propriétaire foncier. Le droit d’inscription ne peut pas être exclu à l’avance par contrat.

    En principe, les travaux qui sont directement liés à la construction et qui entraînent une modification physique de celle-ci donnent droit à une hypothèque. Le législateur et la jurisprudence ont toutefois étendu les travaux éligibles aux travaux de démolition, de montage d’échafaudages, de sécurisation de fouilles ou autres. En revanche, les fournisseurs de matériaux de construction sans prestation de montage ne sont pas protégés, sauf s’il s’agit de matériaux spécialement fabriqués pour l’ouvrage (inutilisables autrement). Il est en outre nécessaire que le droit de gage soit inscrit au registre foncier dans les quatre mois suivant l’achèvement des travaux (« dernier coup de marteau »).

    La procédure
    La procédure se déroule en plusieurs étapes. Tout d’abord, le tribunal du lieu où se trouve le terrain à bâtir décide en procédure sommaire de l’inscription provisoire. Les conditions d’une inscription provisoire sont très peu exigeantes, l’entrepreneur doit seulement démontrer qu’il a effectué ou qu’il effectuera des travaux donnant droit à une hypothèque sur ce terrain et que le délai d’inscription est respecté. Dans un délai fixé par le tribunal, la revendication définitive doit ensuite être mise en œuvre dans le cadre d’une procédure ordinaire afin que le droit de gage soit définitivement établi. Dans le cas contraire, l’inscription est annulée. Dans ce cas, l’entrepreneur qui a procédé à l’inscription doit satisfaire à des exigences de preuve nettement plus élevées.

    Possibilités d’action pour les propriétaires fonciers
    Pour les propriétaires fonciers, l’inscription d’une hypothèque légale des artisans et des entrepreneurs constitue un risque sérieux. Dans le pire des cas – en cas d’inscription définitive de l’hypothèque légale des artisans et des entrepreneurs – la réalisation forcée du bien immobilier peut avoir lieu. Mais souvent, l’inscription provisoire entraîne déjà des difficultés dans la vente d’unités d’habitation ou de terrains, car les banques ne veulent pas donner de garantie de financement. Pour faire face à ce risque, il existe plusieurs possibilités d’action : D’une part, la copropriété peut régler la créance invoquée, ce qui peut conduire à des doubles paiements injustifiés dans le cas de relations de sous-traitance. D’autre part, il est possible de racheter le droit de gage, aussi bien dans la procédure définitive que dans la procédure provisoire, en fournissant une garantie suffisante, par exemple sous la forme d’une garantie bancaire irrévocable ou du dépôt d’une somme d’argent. Si le propriétaire foncier n’a pas de relation contractuelle directe avec l’entrepreneur, il est recommandé d’impliquer le véritable débiteur (par exemple le vendeur, l’entrepreneur, l’EG, etc.) dans la procédure par le biais d’une dénonciation de litige.

    Conclusion
    L’hypothèque légale des artisans et des entrepreneurs constitue un moyen de garantie efficace en faveur des prestataires de services impliqués dans la construction. Pour les propriétaires fonciers concernés, il est recommandé de demander un conseil juridique à temps, de respecter systématiquement les délais et de prendre rapidement les mesures appropriées pour défendre leurs intérêts.

  • BRUGG Pipes ouvre une unité de production aux États-Unis

    BRUGG Pipes ouvre une unité de production aux États-Unis

    BRUGG Pipes est sur le point de livrer les premières couronnes de son système de tuyauterie flexible CALPEX PUR-KING, informe l’entreprise de Kleindöttingen, appartenant au BRUGG Group AG de Brugg, dans un communiqué. Les couronnes ont été fabriquées dans le nouveau hall de production de BRUGG Pipes et Rovanco Piping Systems à Joliet, dans l’État américain de l’Illinois. Pour l’entrée en production aux États-Unis, BRUGG Pipes et Rovanco avaient convenu en avril dernier d’établir une coentreprise à Joliet.

    Les entreprises partenaires ont investi environ 20 millions de dollars dans la nouvelle usine. Sous la direction du Suisse Pirim Dahinden, entre 3000 et 5000 pieds du système de tubes CALPEX PUR-KING y seront fabriqués chaque année. BRUGG Pipes est spécialisée dans la production de systèmes de tuyauterie pour les liquides, les gaz et la chaleur.

    « Avec la nouvelle production aux États-Unis, nous augmentons la sécurité de planification pour nos clients, réduisons les délais de livraison et les coûts de transport et ne sommes en outre pas concernés par d’éventuels droits de douane américains », déclare Martin Rigaud, CEO de BRUGG Pipes, cité dans le communiqué. « Cela nous donne un avantage concurrentiel décisif dans la situation actuelle du marché » Selon les informations fournies par BRUGG Pipes, environ 80% des matières premières traitées dans la nouvelle usine proviennent des États-Unis.

  • Une expansion internationale axée sur les marchés émergents

    Une expansion internationale axée sur les marchés émergents

    Dans le cadre de sa stratégie « local-for-local » , Sika renforce sa présence en Chine, au Brésil et au Maroc. En Chine, l’entreprise mondiale de spécialités chimiques pour la construction et l’industrie a agrandi son site existant dans la région métropolitaine de Suzhou, informe Sika dans un communiqué correspondant. Ce site produit des solutions de collage et d’étanchéité en polyuréthane pour les secteurs de l’automobile, de la construction et de l’industrie.

    Au Brésil, Sika a agrandi son site près de Belo Horizonte. Dans cette région industrielle stratégique du pays, selon le communiqué, Sika produit des adjuvants pour le béton prêt à l’emploi, le ciment et l’industrie minière. L’entreprise a construit une nouvelle usine de mortiers et d’adjuvants près d’Agadir. C’est à partir de cette usine que Sika prévoit d’approvisionner le sud du Maroc et les marchés voisins.

    « Ces investissements de site reflètent la confiance que nos clients nous accordent et notre engagement à long terme sur nos marchés », a déclaré le PDG de Sika, Thomas Hasler, cité dans le communiqué. « En augmentant nos capacités de production locales, nous améliorons non seulement notre flexibilité, mais nous créons également une base résiliente et durable pour notre croissance future aux côtés de nos clients et partenaires de longue date » Sika s’attend à ce que le secteur de la construction dans les trois pays présente une croissance annuelle de plus de 4 pour cent jusqu’en 2028.

  • La Suisse est le pays le plus compétitif du monde en 2025

    La Suisse est le pays le plus compétitif du monde en 2025

    La Suisse est à nouveau en tête des pays les plus compétitifs au monde. Pour la première fois depuis des années, elle retrouve la première place du prestigieux IMD World Competitiveness Ranking. Alors qu’elle occupait la deuxième place l’année dernière, elle dépasse désormais Singapour et confirme ainsi sa position de référence internationale en matière de performance économique dans un environnement complexe.

    Selon le rapport, ce succès est principalement dû à la grande efficacité des institutions gouvernementales, à l’infrastructure de premier ordre et à la stabilité sociale. Dans les deux catégories, efficacité des autorités et infrastructures, la Suisse s’assure à nouveau la première place. Ces qualités deviennent de plus en plus cruciales alors que l’économie mondiale est confrontée à des changements disruptifs, à des réorganisations commerciales et à des déplacements géopolitiques.

    Défis malgré la première place
    Malgré l’excellent classement général, le rapport révèle également des points faibles. La performance économique recule à la 13e place et l’efficacité des entreprises à la 6e, ce qui indique que la concurrence mondiale laisse des traces en Suisse également. Les raisons, une pression croissante sur les coûts, une complexité réglementaire et un accès de plus en plus difficile aux marchés étrangers.

    C’est précisément dans le contexte des tendances protectionnistes qu’il est clair que la Suisse doit diversifier ses relations commerciales de manière ciblée. La garantie de l’accès aux marchés internationaux et l’évitement des dépendances unilatérales deviennent davantage au centre de la politique d’implantation.

    Stratégie pour une compétitivité durable
    Les auteurs du classement soulignent que l’efficacité, l’agilité et l’orientation vers l’avenir sont des piliers centraux de la compétitivité à long terme. La Suisse marque des points dans ce domaine grâce à son système juridique fiable, ses finances publiques solides, ses établissements d’enseignement stables et ses écosystèmes d’innovation forts.

    Mais elle doit également faire face à des défis importants. La réforme du système de retraite, la garantie de la viabilité des finances publiques et la promotion de l’innovation durable détermineront la viabilité de la place économique. Le rapport appelle à ne pas considérer la force structurelle comme un acquis, mais à la développer par une politique prévoyante et des investissements ciblés.

    Perspective internationale
    Derrière la Suisse, Singapour arrive en deuxième position, surtout convaincante en matière d’efficacité du gouvernement, mais perdant du terrain dans le domaine de l’efficacité des entreprises. Hong Kong gagne deux places et occupe désormais la troisième position, signe du succès du repositionnement de la région administrative spéciale.

    La progression de l’Allemagne à la 19e place, après plusieurs années difficiles, est également remarquable. Le Canada gagne huit places et montre que des réformes ciblées peuvent avoir un impact. Ces changements internationaux illustrent la dynamique de la concurrence mondiale entre les sites.

    La Suisse reste leader, mais pas immobile
    Le World Competitiveness Ranking 2025 souligne que la Suisse est un leader mondial en matière de qualité de la localisation, mais elle ne doit pas se reposer sur ses lauriers. Une vision politique, une ouverture stratégique et des investissements dans des structures d’avenir sont désormais nécessaires. Les années à venir montreront si la Suisse peut non seulement conserver sa position de leader, mais aussi la renforcer dans un environnement volatile.

  • Shanghai pose un complexe de Shikumen avec des robots

    Shanghai pose un complexe de Shikumen avec des robots

    Avec ce projet, la ville de Shanghai démontre sa capacité à concilier protection du patrimoine et développement urbain. Le complexe Huayanli, construit entre 1920 et 1930, fait partie du quartier de Zhangyuan, dont l’histoire remonte à plus de 140 ans. Avec une superficie totale de 4 030 mètres carrés et trois bâtiments en brique et en bois, il est non seulement important d’un point de vue architectural, mais constitue également un témoignage significatif de l’identité urbaine.

    Le déplacement temporaire est nécessaire pour construire en dessous un complexe souterrain de trois étages de plus de 53 000 mètres carrés. Il comprendra des espaces culturels et commerciaux, plus de 100 places de parking et sera relié à trois lignes de métro. Un projet ambitieux dans un environnement historique densément construit.

    Travail de précision robotisé dans le cœur historique
    Compte tenu de l’étroitesse des ruelles et du manque d’espace, l’équipe de construction a fait appel à une combinaison de technologies de pointe et de robotique sur mesure. Au total, 432 robots automoteurs déplacent l’ensemble à une vitesse d’environ 10 mètres par jour. Une prouesse logistique qui permet de minimiser les perturbations tout en assurant une précision maximale.

    En outre, des robots miniaturisés ont été utilisés pour les travaux de fondation, se déplaçant à travers des portes et des couloirs étroits grâce à un contrôle à distance. Avec l’aide de la modélisation des données du bâtiment (BIM) et de la numérisation de nuages de points, des modèles 3D précis de l’existant ont été créés afin d’identifier rapidement les collisions potentielles et les défis statiques.

    Déplacement de terre intelligent et interventions peu invasives
    Les robots de déplacement de terre avec bras de préhension pliables, développés en interne, constituent une autre innovation technique. Ceux-ci peuvent se déplacer dans des espaces de moins de 1,2 mètre de large et utilisent des algorithmes d’apprentissage en profondeur pour distinguer le son des obstacles. Cela permet au projet de construction d’avancer avec une grande efficacité et un risque minimal pour le patrimoine historique, malgré l’étroitesse des lieux.

    Zhang Yi, directeur général de la filiale de Shanghai Construction No 2 en charge de la rénovation urbaine, explique la démarche : « Nous avons conçu plusieurs voies de transport sinueuses pour les déblais et mis en place un système de convoyeurs comme dans une usine. Cela permet de réduire les perturbations tout en atteignant des vitesses de travail élevées »

    Combinaison de l’ancien et du nouveau
    Le projet est plus qu’une simple prouesse technique. Il est exemplaire d’une vision urbaine qui considère le patrimoine historique non pas comme un obstacle mais comme une ressource. Une fois les travaux terminés, le complexe Huayanli retrouvera son emplacement d’origine. Mais au-dessus d’une infrastructure moderne qui le reliera aux immeubles, aux centres commerciaux et aux quartiers résidentiels environnants. L’intégration de mesures de conservation en surface avec des installations souterraines modernes offre un modèle de revitalisation durable des quartiers historiques dans les métropoles en pleine croissance. Pour Shanghai et pour les urbanistes et ingénieurs internationaux, ce projet est une étape importante. Il montre comment l’identité culturelle et la modernisation urbaine peuvent se combiner en un tout harmonieux.

  • Une acquisition en Amérique du Nord renforce le portefeuille d’éléments préfabriqués en béton

    Une acquisition en Amérique du Nord renforce le portefeuille d’éléments préfabriqués en béton

    Holcim a fait l’acquisition de la société canadienne Langley Concrete Group Inc. Jaime Hill, directeur de la région Amérique du Nord chez Holcim, décrit cette étape stratégique dans un communiqué de son entreprise comme « une extension naturelle de notre stratégie de croissance ». Celle-ci combine les compétences techniques de Langley Concrete Group dans les éléments préfabriqués en béton avec ses propres activités. En outre, l’élargissement du portefeuille augmente également la portée de Holcim.

    L’acquisition comprend deux sites de production ultramodernes dans la province de Colombie-Britannique, situés dans les villes de Chilliwack et Duncan. De là, la région sera approvisionnée en produits en béton sec et humide pour des applications d’infrastructures de surface et souterraines, notamment des regards, des tuyaux, des caissons et d’autres composants pour des applications municipales, commerciales et industrielles.

    Le président de Langley Concrete, Mark Omelaniec, se dit fier de ce que sa famille a construit en 75 ans. La famille est « convaincue que Holcim est le bon partenaire pour continuer, car les opportunités de croissance en Colombie-Britannique demeurent. Cette transition offre des opportunités à long terme à notre équipe et à notre clientèle »

  • Extension de l’infrastructure du RER à Francfort

    Extension de l’infrastructure du RER à Francfort

    DB InfraGO AG a confié à Implenia la construction du tronçon urbain du RER Nordmain à Francfort. Concrètement, l’entreprise de construction et d’immobilier d’Opfikon doit réaliser pour la filiale de la Deutsche Bahn le tronçon souterrain du RER allant de Konstablerwache à Fechenheim en passant par la nouvelle station de RER Francfort (Main) Est (profonde). Le volume de la commande se chiffre à plus de 200 millions d’euros, informe Implenia dans un communiqué correspondant.

    Le contrat comprend la fouille de départ en auge et la fouille pour la station souterraine du RER Francfort (Main) Est (profond), une série de fouilles secondaires et d’ouvrages d’art, ainsi que deux tubes de tunnel d’environ 1,2 km de long. Ils seront creusés à la machine. En outre, Implenia réalisera d’importantes mesures de rétention d’eau et fournira une série de prestations de génie civil spécial. Les travaux devraient commencer début 2026 et s’achever en 2031.

    « La poursuite du développement d’une infrastructure de transport fonctionnelle est essentielle pour le développement durable de nos villes », déclare Erwin Scherer, Head Division Civil Engineering d’Implenia, cité dans le communiqué. « Je me réjouis qu’Implenia puisse contribuer, grâce à sa longue expérience et à sa vaste expertise, à l’amélioration des transports publics dans la région densément peuplée de Rhin-Main »

  • Lancement de l’introduction en bourse des activités nord-américaines

    Lancement de l’introduction en bourse des activités nord-américaines

    La nouvelle société nord-américained’Holcim, Amrize, devrait être cotée en bourse pour la première fois le 23 juin. C’est ce que vient d’annoncer le groupe de matériaux de construction zougois. Les autorisations nécessaires ont été obtenues.

    La séparation des activités au nord du continent américain avait été annoncée par Holcim lors de la journée des investisseurs en mars 2025. Cette décision a été prise en raison des programmes d’investissement de plusieurs milliards de dollars du gouvernement américain pour les huit à dix prochaines années, dont Holcim souhaite exploiter pleinement le potentiel par le biais de sa filiale basée à Chicago.

    L’actionnariat recevra une action Amrize par action Holcim détenue. La scission devrait être fiscalement neutre en Suisse et exonérée d’impôts aux États-Unis. Les actions Amrize commenceront à être négociées à la même date à la Bourse de New York et à celle de Zurich. Là, elles seront intégrées au Swiss Market Index (SMI) et au Swiss Leader Index (SLI).

    Selon les informations fournies, la société a obtenu un financement externe de 3,4 milliards de dollars sous forme d’obligations, une ligne de crédit de 2 milliards de dollars et un programme de billets de trésorerie de 2 milliards de dollars. En outre, Amrize dispose d’un crédit-relais de 1,7 milliard de dollars.

    Avec plus de 1 000 sites et 19 000 employés, Amrize deviendra le plus grand fournisseur de solutions de construction, en se concentrant exclusivement sur le marché nord-américain. Selon la stratégie NextGen Growth 2030 de Holcim, Amrize devrait réaliser quelques petites acquisitions d’ici 2030 à partir d’une capacité totale d’allocation de capital estimée entre 18 et 22 milliards de francs. Le capital excédentaire devrait être utilisé pour des acquisitions stratégiques majeures et des rachats d’actions. Le siège opérationnel sera situé à Chicago et le siège de la société restera à Zoug.

  • Les Pays-Bas testent un train de recyclage pour une construction routière durable

    Les Pays-Bas testent un train de recyclage pour une construction routière durable

    Les graviers, le sable, le gravier et le bitume à base de pétrole utilisés dans les routes en asphalte sont les mêmes matériaux que ceux qui composent les nouvelles routes. La seule différence réside dans le fait que l’asphalte a déjà été chauffé et posé.

    C’est pourquoi les fonctionnaires néerlandais de l’Office des infrastructures Rijkswaterstaat à Utrecht, qui fait partie du ministère de l’Infrastructure et de la Gestion des eaux, ont investi dans le train de recyclage de l’asphalte (ART ou Asphalt Recycling Train). Il s’agit d’une machine semblable à un véhicule qui réutilise les anciennes routes sur place au lieu de les démolir et de les jeter, puis d’utiliser de nouveaux matériaux et d’émettre ainsi plus de carbone. Cela permet de poser un nouvel asphalte au même endroit.

    « Avec l’ART, nous pouvons rénover les routes d’une manière beaucoup plus durable », a déclaré Fredy Sierra-Fernandez, cité dans un communiqué de presse, qui développe l’ART au sein du ministère. « Pour l’instant, nous testons une seule machine pour voir ce qu’elle peut faire dans la pratique »

    L’ART desserre la couche de roulement usée des routes, chauffe l’ancien asphalte, récupère le matériau fondu, le mélange et le malaxe, puis applique à nouveau l’asphalte renouvelé sur la route. La machine compacte également la route de manière à obtenir une surface lisse.

    Fernandez étudie maintenant le comportement des routes après ce procédé. Depuis juin et à partir d’octobre dernier, il observe une route provinciale dans le Gelderland, à l’est des Pays-Bas, et un tronçon de l’autoroute A2 après y avoir utilisé l’ART.

    La route de Gelderland est en bon état. Le tronçon de l’autoroute A2 est un peu plus usé, mais reste suffisant. « Nous continuerons jusqu’à ce que nous soyons satisfaits à 100 pour cent », a déclaré Fernandez. Des tests dans d’autres régions sont prévus pour avril et mai 2025.

    Le gouvernement néerlandais espère que d’ici 2030, trois ou quatre ART seront en service dans tout le pays afin de créer une économie circulaire pour l’asphalte.

    L’ART a été récompensé par le prix InfraTech Innovatieprijs 2025.

  • Une nouvelle usine renforce la production de produits chimiques pour la construction en Asie centrale

    Une nouvelle usine renforce la production de produits chimiques pour la construction en Asie centrale

    Sika AG poursuit sa croissance au Kazakhstan avec la mise en service d’un nouveau site de production. Située dans la ville d’Oust-Kamenogorsk, à l’est du pays, l’usine réunit des lignes de production de mortiers et d’adjuvants pour béton ainsi qu’un laboratoire.

    Selon un communiqué de presse, il s’agit de la quatrième usine de produits Sika issus de la chimie de spécialité pour la construction et l’industrie. La région connaît une forte activité de construction. L’industrie minière, en particulier, connaît une forte croissance. Les entreprises implantées dans les secteurs de la chimie, de l’énergie et de l’automobile sont également en pleine expansion. Par conséquent, la demande de logements augmente.

    L’entreprise de produits chimiques pour la construction annonce qu’elle participera également à des projets de grande envergure. Le Kazakhstan est l’un des pays les plus riches en matières premières au monde. Selon les prévisions, l’industrie du bâtiment au Kazakhstan devrait connaître une croissance annuelle de 4,2 % jusqu’en 2028. Les investissements dans les projets énergétiques, les réservoirs d’eau, les infrastructures de transport et les parcs industriels sont les moteurs de cette croissance. Selon les estimations, le volume des projets de construction à l’échelle du pays s’élèverait à 160 milliards de francs.

  • Ouverture d’une nouvelle usine en Équateur

    Ouverture d’une nouvelle usine en Équateur

    Sika AG renforce sa présence en Équateur. En plus de son site existant dans la zone économique de Guayaquil, l’entreprise mondiale de spécialités chimiques pour la construction et l’industrie a ouvert une deuxième usine de mortier à Quito le 3 avril, informe Sika dans un communiqué. Avec ce nouveau site dans la capitale équatorienne, l’entreprise souhaite optimiser sa chaîne d’approvisionnement nationale en réduisant les distances de transport et les émissions de CO2.

    De plus, Sika mise sur le fait de profiter de l’activité croissante de la construction en Équateur. « Notre nouvelle usine de Quito arrive à un moment crucial, car l’activité de construction en Équateur connaît une forte reprise », a déclaré Mike Champion, directeur régional Amériques de Sika, cité dans le communiqué. « Sika est bien positionné pour fournir des solutions innovantes de haute qualité aux marchés en croissance du nord et du sud du pays et pour répondre à la demande croissante » Selon le communiqué, Sika a déjà établi une position de leader en Équateur dans la distribution de colles à carrelage et de mortiers.

  • Acquisition d’une entreprise de construction au Pérou

    Acquisition d’une entreprise de construction au Pérou

    Selon un communiqué de l’entreprise,Holcim a finalisé l’acquisition de Compañía Minera Luren. Avec cette entreprise basée à Lima et spécialisée dans les solutions de construction spéciales, le groupe de matériaux de construction basé à Zoug estime être bien placé pour développer ses activités au Pérou et accélérer sa croissance en Amérique latine. Holcim s’attend à ce que cette acquisition crée des « synergies importantes » au Pérou et en Amérique latine. En effet, comme il est indiqué, le portefeuille de produits complète « dans une large mesure » les activités existantes de Holcim au Pérou.

    L’entreprise familiale Compañía Minera Luren, fondée en 1956, produit sous sa marque La Casa des systèmes de maçonnerie et d’autres matériaux de construction spéciaux, notamment des minéraux pour des applications industrielles. L’entreprise est spécialisée dans les systèmes muraux qui combinent une isolation à haute efficacité énergétique et des mortiers spéciaux.

    « L’acquisition de Compañía Minera Luren va élargir le portefeuille de produits de Holcim », a déclaré Oliver Osswald, directeur de la région Amérique latine. Leurs systèmes de murs permettraient à Holcim « d’offrir à sa clientèle des solutions complètes et totalement intégrées, des fondations et des revêtements de sol aux murs et aux toitures ».

  • Une étape importante pour la construction moderne en terre

    Une étape importante pour la construction moderne en terre

    La base est la nouvelle norme DIN 18940, qui réglemente pour la première fois de manière exhaustive la maçonnerie porteuse en argile. La méthode de pose en couche mince permet d’économiser plus d’un tiers du temps de travail par rapport à la méthode de pose en couche épaisse et réduit la consommation de matériaux. Outre la mise en œuvre, l’argile marque également des points sur le plan écologique. Elle n’est pas cuite, est entièrement recyclable et assure un climat intérieur sain grâce à ses propriétés de régulation de l’humidité.

    Production neutre en CO₂ et système de construction circulaire
    Chez GIMA, la production des briques d’argile est neutre en CO₂. Le séchage se fait à l’aide d’électricité solaire et de chaleur résiduelle. La structure du mur est entièrement déconstructible. Pour les murs extérieurs, une construction à double paroi est recommandée : Brique d’argile comme couche porteuse, enduit d’argile à l’intérieur, façade suspendue à l’extérieur. Tous les matériaux peuvent être triés et recyclés.

    Formats et possibilités d’utilisation
    Les briques GIMA atteignent la classe de résistance à la compression 5 et sont disponibles dans des largeurs de 115 à 365 mm, adaptées aux formats courants de briques de mur. Elles peuvent être mises en œuvre avec des outils conventionnels et des procédés connus.

    Projet pilote « GreenConceptLehm »
    Le premier projet a déjà été réalisé à Meissen avec le nouveau système. Les entrepreneurs et les scientifiques font l’éloge du climat intérieur sain et de la recyclabilité. Cela montre que la construction en argile est prête à être utilisée à grande échelle dans l’industrie moderne de la construction.

  • Le groupe de construction mise sur la croissance grâce à des solutions durables

    Le groupe de construction mise sur la croissance grâce à des solutions durables

    Holcim considère le développement durable comme un moteur de croissance rentable. Selon un communiqué ad hoc sur sa nouvelle stratégie NextGen Growth 2030, le groupe de matériaux de construction veut faire passer à 50 % la part de son chiffre d’affaires réalisée par sa division de solutions de construction durable. En moyenne, le chiffre d’affaires devrait croître de 3 à 5 % par an et le résultat d’exploitation de 6 à 10 %. En 2024, l’entreprise a réalisé un chiffre d’affaires de 16,3 milliards de francs suisses et une marge Ebit de 17,4 pour cent, sans les activités en Amérique du Nord.

    Selon son CEO Miljan Gutovic, Holcim se voit « idéalement positionné pour profiter des mégatendances importantes qui façonnent l’avenir de la construction, de l’urbanisation à la rénovation énergétiquement efficace. Le développement du secteur à forte valeur ajoutée Building Solutions est un élément central de la transformation de Holcim. Elle nous permet de dégager des potentiels de croissance significatifs afin d’augmenter la valeur ajoutée pour les actionnaires »

    En Europe, en Australie et en Afrique du Nord, le groupe de construction entend profiter de la demande croissante pour ses produits et solutions durables. En Europe, l’accent sera plutôt mis sur le recyclage des matériaux de construction et de démolition. D’ici 2030, Holcim veut atteindre 20 millions de tonnes. En Amérique latine, l’entreprise veut profiter des tendances d’industrialisation et de la demande de méga-projets de construction et, dans la région Asie, Moyen-Orient et Afrique, de la forte croissance générale de ses marchés.

    L’activité nord-américaine appelée Amrize, qui a généré 11,7 milliards de dollars l’année dernière, devrait être introduite en bourse aux États-Unis et en Suisse d’ici le milieu de l’année. Après la scission, Holcim prévoit de réaliser quelques petites acquisitions d’ici 2030 sur une capacité totale d’allocation de capital estimée entre 18 et 22 milliards de francs. Le capital excédentaire sera utilisé pour des acquisitions stratégiques importantes et des rachats d’actions.

  • Système d’ascension modulaire pour les infrastructures exigeantes

    Système d’ascension modulaire pour les infrastructures exigeantes

    Une équipe d’experts de HighStep Systems AG a accompagné l’installation d’un système de protection contre les chutes HighStep sur un mât de drapeau à Bakou. Il s’agit du plus haut mât de drapeau d’Europe avec une hauteur de 162 mètres, selon une description de projet de l’entreprise dont le siège est à Dietikon ZH. Un ascenseur HighStep permet désormais une ascension sûre et confortable, même dans des conditions environnementales difficiles, comme des vents violents. Ce projet marque un nouveau chapitre dans la mission de l’entreprise visant à rendre les infrastructures verticales plus sûres, indépendamment de leur emplacement, des conditions météorologiques ou de l’altitude.

    « Les forces qui s’exercent sur une telle structure sont énormes », explique-t-on. « Les vents forts en altitude, les tensions sur les matériaux, les différences de température et l’énorme masse du drapeau lui-même – tout cela fait du pylône l’un des sites les plus exigeants pour tout type d’accès en hauteur » Contrairement aux systèmes d’échelles classiques, le système HighStep permet aux employés de rester mobiles et en sécurité.

    Le système HighStep est modulaire et se compose de deux éléments : d’une part, un rail en aluminium comme support du système et, d’autre part, un appareil d’accès dans les variantes HighStep Easy et HighStep Lift. Ce dernier est portable et est utilisé à Bakou.

    Selon l’entreprise, plusieurs milliers de ses installations sont en service dans le monde, principalement en Europe, mais aussi dans des pays asiatiques comme la Chine et l’Inde. Dans les applications, l’accent est mis sur les pylônes électriques, les éoliennes, les tours de transmission ainsi que les installations industrielles.

  • L’investissement direct, moteur de la croissance

    L’investissement direct, moteur de la croissance

    Les investissements directs sont une composante essentielle de l’économie mondiale. Ils consistent en une participation au capital d’entreprises étrangères dans le but d’influencer durablement leurs activités. L’accent est mis sur le contrôle stratégique, l’accès au marché et la sécurisation des ressources. Contrairement aux investissements de portefeuille, qui visent en premier lieu à obtenir des revenus du capital, les investissements directs ont des conséquences économiques de grande portée pour les pays d’origine et de destination.

    Avantages de la Suisse
    La Suisse est l’un des lieux d’investissement les plus attrayants au monde. Des facteurs tels que la sécurité juridique, une économie stable, une main-d’œuvre hautement qualifiée et une infrastructure bien développée rendent le pays particulièrement intéressant pour les multinationales. De nombreux groupes internationaux comme ABB ou Novartis y ont leur siège social, tandis que des entreprises mondiales comme Google ou Liebherr ont des filiales en Suisse.

    Interconnexion mondiale et effets économiques
    En tant qu’investisseur et lieu d’investissement, la Suisse profite des flux de capitaux internationaux. Les entreprises suisses se développent à l’étranger par le biais d’investissements directs, tandis que les investisseurs étrangers investissent dans des entreprises suisses. Cela favorise non seulement l’échange de savoir-faire et de technologies, mais renforce également le dynamisme économique. Le secteur pharmaceutique en particulier joue un rôle clé dans les flux d’investissements bilatéraux, notamment entre la Suisse et les Etats-Unis.

    Les investissements directs et leur impact sur la croissance
    Les investissements directs ont un impact mesurable sur la performance économique. Les revenus du capital provenant des investissements suisses à l’étranger sont réinjectés dans l’économie nationale et influencent positivement la consommation et les investissements. Parallèlement, les investissements directs étrangers en Suisse génèrent de l’emploi et des gains de productivité. en 2022, les entreprises sous contrôle étranger représentaient environ 24% de la valeur ajoutée brute totale, tandis que 11% des emplois dépendaient directement d’elles.

    Le défi de la réglementation croissante
    Ces dernières années, les investissements directs ont fait l’objet d’une réglementation politique croissante. Les ajustements fiscaux et les contrôles des investissements visent à créer de la transparence et à prévenir l’évasion fiscale. Parallèlement, le débat sur le renforcement du contrôle des acquisitions par des investisseurs étrangers, notamment au regard des intérêts de sécurité nationale, prend de l’ampleur. Ces développements pourraient affecter le potentiel de croissance des futurs investissements directs.

    Les investissements directs, un facteur de stabilisation et de croissance
    La Suisse profite largement des investissements directs, tant en tant que pays d’origine que de destination. Ils favorisent l’innovation, renforcent la puissance économique et assurent la prospérité. Toutefois, l’intervention croissante de la réglementation pourrait poser des défis à long terme pour les flux d’investissement mondiaux et la croissance économique.

  • Une levée de fonds réussie permet l’expansion de l’activité de détection du béton

    Une levée de fonds réussie permet l’expansion de l’activité de détection du béton

    Selon un communiqué de presse, DuraMon AG de Dietikon a conclu avec succès en février un tour de financement de 1,6 million de francs suisses pour l’extension d’amorçage. Le tour a été mené par le capital-risqueur et le fonds de capital-investissement QBIT Capital à Zurich, qui avait déjà mené le tour de financement d’amorçage de DuraMon en juin 2023. Sika à Baar, un investisseur clé depuis juin 2023, a prolongé son engagement en entrant à nouveau en tant que partenaire stratégique aux côtés de Helbling Equities et d’autres, ajoute le communiqué. Le nouveau capital crée les conditions nécessaires à la mise à l’échelle et à l’expansion au-delà de la région DACH.

    DuraMon est une spin-off de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Zurich(ETH) spécialisée dans une nouvelle technologie de capteurs qui assure une surveillance stable à long terme de la corrosion des infrastructures en béton telles que les ponts, les tunnels et les parkings à étages et à étages. Cela permet de détecter et de comprendre à un stade précoce les processus de détérioration des structures en béton, peut-on lire dans le communiqué. Il est ainsi possible de déterminer le type de réparation approprié au bon moment et au bon endroit dans la structure, ce qui permet aux maîtres d’ouvrage d’optimiser leurs stratégies de maintenance et de réduire les coûts de réparation.

    Le financement nouvellement assuré permettra à DuraMon d’automatiser et d’optimiser des processus internes importants, à savoir l’analyse automatisée des données et l’installation de capteurs, indique le communiqué. L’accent sera également mis sur le développement de la clientèle et l’extension de la portée du marché de DuraMon au-delà de la région DACH vers d’autres pays européens.

  • Acquisition d’un fournisseur américain de produits de finition pour le bâtiment

    Acquisition d’un fournisseur américain de produits de finition pour le bâtiment

    Sika poursuit ses plans d’expansion aux États-Unis et a racheté HPS North America, Inc. de Florence, dans l’État de l’Alabama. Selon un communiqué de presse, le fournisseur de produits, qui comprennent des solutions d’auto-nivellement et d’étanchéité, a poursuivi avec succès son développement sur le marché américain.

    Les produits sont vendus par le biais d’un réseau de distribution bien établi et sont destinés à être utilisés pour les sols. Ils comprennent des produits de la marque Schönox, que Sika Allemagne fabrique. Sika détenait déjà une participation minoritaire dans HPS North America.

    Grâce à cette acquisition, l’entreprise spécialisée dans les spécialités chimiques, dont le siège social est à Baar, dispose d’une « plate-forme solide pour poursuivre son expansion dans le segment en pleine croissance du Building Finishing » et s’attend à des gains d’efficacité considérables.

    « L’intégration de l’activité de HPS dans notre organisation américaine nous permet de poursuivre à plein régime le développement de nos relations commerciales et de nos réseaux de distribution sur le marché du Building Finishing », a déclaré Mike Campion, directeur régional Americas de Sika, cité dans le communiqué.

  • Une nouvelle technologie stocke durablement le CO₂ dans le béton recyclé

    Une nouvelle technologie stocke durablement le CO₂ dans le béton recyclé

    Neustark et la coentreprise RECULAR du groupe Oettinger et de peterbeton s’associent pour le stockage durable de CO2 dans le béton recyclé. RECULAR, dont le siège est à Baden-Baden, a testé la technologie de Neustark pour la séquestration du CO2 dans des granulés de béton de démolition au cours des derniers mois dans une installation pilote dans la région de Karlsruhe, informe Neustark dans un communiqué. Le 26 février, les partenaires ont présenté la technologie et les premiers résultats de l’installation pilote lors d’un événement.

    Le projet pilote constitue la base d’une nouvelle collaboration entre Neustark, le groupe Oettinger et peterbeton. « Nous pouvons stocker en moyenne 10 kilogrammes de CO2 par tonne de matériau de démolition, ce qui en fait un puits de carbone », a déclaré Thomas Karcher, directeur général de peterbeton, cité dans le communiqué. Son entreprise est responsable dans le projet de la transformation et de la diffusion du béton recyclé enrichi en CO2. Le groupe Oettinger se charge de l’approvisionnement et du traitement du béton de démolition.

    « Nous apprécions beaucoup de travailler avec nos partenaires Oettinger et peterbeton pour ouvrir la première installation de stockage de CO2 de ce type à Karlsruhe et la troisième en Allemagne », explique Valentin Gutknecht, cofondateur et co-PDG de Neustark. « Ce projet montre comment les technologies innovantes et la coopération locale peuvent façonner l’avenir » Actuellement, 29 installations utilisant la technologie de Neustark sont en service en Europe. En outre, Neustark participe à la planification ou à la construction de 30 autres installations.

  • Protection solaire pour l’architecture historique en Espagne

    Protection solaire pour l’architecture historique en Espagne

    Le fabricant de protections solaires Griesser, basé à Aadorf, participe à la reconstruction et à la transformation de l’ancien couvent de San Agustín, classé monument historique, à Badajoz, dans le sud-ouest de l’Espagne. Celui-ci sera transformé en une école d’arts appliqués. Comme l’indique un communiqué, le bâtiment aux lignes droites offre de bonnes conditions pour un établissement d’enseignement. Dans le passé, l’ancien couvent a déjà été utilisé comme caserne, tribunal ou école.

    Dans le cadre de la transformation actuelle, les cloîtres seront également intégrés à l’école. Leurs arcades seront largement vitrées et nécessiteront une protection solaire. Griesser fournit à cet effet son système Solomatic 80. Les stores à lamelles sur mesure offrent d’une part un bon ombrage et permettent d’autre part un bon apport de lumière naturelle. Tant le design classique des lamelles que leur couleur RAL 7022, un ton gris proche de l’anthracite, s’intègrent dans l’image historique du bâtiment.

    De plus, l’entrée de la lumière du jour est contrôlée de manière automatisée. L’ »atmosphère harmonieuse » qui en résulte doit permettre d’augmenter « la capacité de concentration et le bien-être des étudiants ».

  • Une plateforme robotisée apporte sécurité et efficacité sur les chantiers

    Une plateforme robotisée apporte sécurité et efficacité sur les chantiers

    Les travaux tels que le perçage, le ponçage, la pulvérisation de matériaux isolants ou le levage de matériaux lourds comportent des risques élevés. Selon des chiffres récents, en 2024, rien qu’en Europe, 30 personnes sont mortes sur des chantiers en l’espace de quatre mois.

    Avec le soutien du projet CONCERT financé par l’UE, l’IIT a développé une plateforme robotique modulaire innovante. « Notre objectif était de créer une solution flexible et adaptable qui optimise les processus de construction, réduit la charge de travail des personnes et améliore la sécurité », explique Nikolaos Tsagarakis, coordinateur du projet à l’IIT.

    Un robot pour aider, pas pour remplacer
    Bien que le robot CONCERT puisse travailler de manière autonome, il a été conçu en premier lieu comme un système d’assistance pour les ouvriers du bâtiment. Pendant que la machine effectue des tâches répétitives ou dangereuses, les professionnels peuvent se concentrer sur des tâches plus complexes. Cela améliore non seulement la sécurité au travail, mais aussi l’efficacité sur les chantiers.

    « Plutôt que d’utiliser un robot différent pour chaque tâche, nous avons développé une solution entièrement reconfigurable qui peut être adaptée directement sur le chantier », poursuit Tsagarakis.

    Intégration transparente dans le chantier numérique
    Le robot a été testé avec succès dans les conditions réelles du chantier. Il a non seulement démontré ses performances, mais aussi sa flexibilité, en s’adaptant aux demandes spontanées de l’équipe de construction.

    L’un de ses principaux avantages est d’être lié aux modèles numériques de données du bâtiment (BIM). Cela permet de contrôler le robot directement via une tablette, sans que les ouvriers aient à manipuler de lourds outils électriques.

    Une percée pour la robotique de construction
    Avec la première plateforme de robots de construction reconfigurables et polyvalents, CONCERT a ouvert une nouvelle ère dans l’automatisation numérique des chantiers.

    La solution a non seulement le potentiel pour une large application industrielle, mais elle dépasse également le niveau de maturité technologique habituel dans les projets de recherche. « La flexibilité de la plate-forme la rend utilisable pour de nombreuses autres tâches de construction », ajoute Tsagarakis. Les développements futurs permettront d’élargir encore les domaines d’application.

  • L’économie vaudoise entre reprise et incertitude

    L’économie vaudoise entre reprise et incertitude

    Les tensions économiques mondiales se sont accrues au cours des derniers mois. L’OCDE et le Secrétariat d’État suisse à l’économie (SECO) évoquent les risques, notamment ceux liés à la nouvelle administration américaine et aux relations ambiguës entre la Suisse et l’UE. Alors que la croissance de l’économie américaine est plus forte que prévu, l’économie européenne reste affaiblie par des défis structurels. La force du franc suisse freine les secteurs orientés vers l’exportation, tandis que la demande intérieure reste un pilier stable de l’économie.

    Le secteur de la construction profite de la baisse des taux d’intérêt
    La Banque nationale suisse (BNS) a assoupli sa politique monétaire en abaissant son taux directeur de 1,75% à 0,5%. Cette mesure crée un climat d’investissement favorable, notamment dans le secteur de la construction qui bénéficie d’une baisse des coûts de financement. Les prévisions pour l’ensemble du pays tablent sur une croissance de 1,5 % cette année et une accélération à 1,7 % l’année prochaine.

    Evolution sectorielle image contrastée
    Alors que l’économie industrielle continue d’être mise au défi, d’autres secteurs présentent des évolutions mitigées. Le commerce de détail et l’hôtellerie-restauration luttent contre un climat des affaires morose, tandis que le secteur des services enregistre des impulsions positives. Une croissance particulièrement forte est prévue pour l’industrie chimique et pharmaceutique, les services aux entreprises et le secteur financier. L’industrie des machines et l’horlogerie pourraient également profiter de la reprise économique à moyen terme.

    Stabilisation avec des incertitudes
    L’économie vaudoise s’apprête à vivre une année d’opportunités, mais aussi de défis. Alors que des secteurs clés devraient bénéficier d’une reprise soutenue, les incertitudes géopolitiques et monétaires demeurent des facteurs de risque. L’évolution des relations commerciales internationales et de la conjoncture intérieure sera déterminante, de même que la capacité des entreprises à réagir avec souplesse aux changements.

  • Le poids croissant des milliards pour les réassureurs

    Le poids croissant des milliards pour les réassureurs

    En 2024, les conséquences économiques des catastrophes naturelles ont atteint des proportions alarmantes. Munich Re chiffre le total des dommages mondiaux à 320 milliards de dollars, dont 140 milliards de dollars couverts par les assurances. L’année écoulée compte ainsi parmi les plus coûteuses depuis le début des relevés. Les ouragans, les inondations et les incendies de forêt en particulier ont entraîné des coûts élevés et illustrent les risques croissants liés au changement climatique.

    Les catastrophes les plus coûteuses de l’année
    L’ouragan Hélène a causé les dommages les plus importants avec 56 milliards de dollars, dont seulement 16 milliards de dollars étaient assurés. L’ouragan Milton a causé des dommages à hauteur de 38 milliards de dollars, avec une couverture d’assurance de 25 milliards de dollars.

    Le tremblement de terre survenu au Japon le jour de l’an 2024 a également causé des ravages considérables, avec 15 milliards de dollars de dommages. Les inondations au Brésil, à Valence et à Dubaï ont renforcé les défis mondiaux.

    Le changement climatique, moteur des phénomènes météorologiques extrêmes
    Des études montrent que le changement climatique augmente la fréquence et l’intensité des phénomènes météorologiques extrêmes. Bien que le nombre de tempêtes tropicales n’augmente pas, leur pouvoir destructeur s’accroît. 93 pour cent du total des dommages mondiaux et 97 pour cent des dommages assurés ont été causés par des catastrophes météorologiques.

    L’augmentation des risques entraîne une hausse des primes d’assurance. Les régions particulièrement vulnérables, où la couverture d’assurance est faible, sont confrontées à d’énormes défis. Les catastrophes naturelles ont coûté la vie à environ 11 000 personnes en 2024. Moins que les années précédentes, mais toujours de manière significative.

    Le secteur de l’assurance sous pression
    Le coût des catastrophes naturelles est largement supérieur à la moyenne des dernières décennies. La moyenne sur 30 ans du total des dommages s’élève à 181 milliards de dollars et la moyenne sur 10 ans à 236 milliards de dollars. Le montant des dommages de 320 milliards de dollars en 2024 montre l’augmentation de la menace.

    Les demandes d’assurance croissantes augmentent les primes et les évaluations des risques. Les régions à haut risque de catastrophe pourraient devenir plus difficiles à assurer à l’avenir. Parallèlement, des mesures de protection gouvernementales sont nécessaires pour protéger les particuliers et les entreprises contre les conséquences financières des événements climatiques extrêmes.

    La prévention comme clé

    L’augmentation du coût des événements climatiques extrêmes nécessite des investissements dans des infrastructures résilientes au climat. Tobias Grimm, climatologue en chef chez Munich Re, souligne : « Tout le monde paie le prix de l’aggravation des phénomènes météorologiques extrêmes, et en particulier les personnes vivant dans des pays peu assurés et ayant une faible capacité financière à reconstruire » Le secteur de l’assurance et les politiques sont appelés à développer des stratégies durables pour renforcer la résilience. Seules des mesures préventives permettront de réduire à long terme le fardeau des catastrophes climatiques.

  • Une révolution dans la technologie des matériaux

    Une révolution dans la technologie des matériaux

    Les résines époxy sont indispensables pour de nombreuses applications industrielles, des adhésifs aux revêtements en passant par les matériaux composites. Alors que les résines époxy traditionnelles à deux composants nécessitent un mélange précis et une mise en œuvre rapide, les résines époxy monocomposantes offrent une manipulation simplifiée et une qualité constante.

    Mais les solutions précédentes présentaient des faiblesses. Elles ne pouvaient souvent être stockées qu’à basse température et présentaient des propriétés ignifuges insuffisantes. Cela limitait leurs possibilités d’utilisation dans des secteurs critiques pour la sécurité, comme la construction, l’électronique et les télécommunications.

    Percée coréenne
    Une équipe de recherche de l’Institut coréen de science et de technologie, en collaboration avec l’université de Sungkyunkwan, a surmonté ces obstacles. Sous la direction du Dr Jaewoo Kim et du professeur Chongmin Koo, ils ont mis au point la « Epoxy/MXene One-Component Solution », une combinaison de résine époxy, d’un nouveau durcisseur latent et du nanomatériau bidimensionnel MXene.

    Cette innovation permet une stabilité au stockage de plus de 180 jours à 60 °C, un progrès important par rapport aux produits précédents qui perdent déjà leurs propriétés en 40 jours à une température ambiante de 25 °C.

    Le MXène, clé de la stabilité et de la sécurité
    Le MXène, un nanomatériau de pointe, améliore non seulement la résistance thermique et mécanique, mais contribue également de manière décisive à l’ignifugation (classe V0) et à la conductivité électrique de la nouvelle résine époxy. Cela ouvre la voie à de nombreuses applications dans l’industrie de haute performance, notamment pour les matériaux de blindage électromagnétique, les revêtements industriels et les adhésifs.

    Applications industrielles et potentiel futur
    La combinaison d’une durabilité prolongée, de caractéristiques de sécurité améliorées et d’une facilité d’utilisation rend la nouvelle résine époxy monocomposante particulièrement attrayante pour les industries ayant des exigences élevées en matière de stabilité des matériaux et de protection contre l’incendie.

    Domaines d’application envisageables

    • Électronique : revêtements de protection pour les composants et les cartes de circuits imprimés
    • Industrie du bâtiment : adhésifs ignifuges pour les applications de sécurité
    • Télécommunications : matériaux haute performance pour les antennes et les boîtiers de blindage

    Grâce à cette innovation, l’équipe de recherche sud-coréenne pourrait avoir un impact durable sur la technologie des matériaux et établir de nouvelles normes pour les résines époxy monocomposant.

  • Renforcer le financement de l’innovation en Europe

    Renforcer le financement de l’innovation en Europe

    Les start-ups technologiques sont essentielles à l’avancée des innovations de rupture. Mais les obstacles financiers freinent leur croissance, comme le montre une nouvelle étude de l’OEB. La comparaison avec les Etats-Unis montre que l’Europe manque de capitaux privés, en particulier dans les phases de financement ultérieures. Cela oblige de nombreuses entreprises innovantes à chercher des investisseurs en dehors de l’Europe.

    Un nouveau système d’évaluation
    Avec le TIS, l’OEB a mis au point un indicateur précis permettant d’évaluer la spécialisation des investisseurs dans les technologies brevetées. Basé sur plus de 1000 valeurs individuelles, le TIS indique la proportion d’entreprises actives dans le domaine des brevets dans le portefeuille d’un investisseur. Cela permet aux start-ups de cibler les investisseurs qui sont particulièrement favorables à l’innovation.

    Les investisseurs publics, un pilier central
    L’étude montre que les institutions publiques jouent un rôle majeur dans la promotion de l’innovation. Des programmes tels que le Conseil européen de l’innovation, les agences nationales de financement comme Innosuisse ou Bpifrance et la Banque européenne d’investissement offrent un soutien essentiel dans les premières phases de financement. Cependant, il n’y a pas de suivi continu de la part des investisseurs privés, ce qui rend difficile le passage à l’échelle des technologies innovantes.

    Comparaisondes modèles de financement européens et américains
    Alors qu’en Europe, 62 % des investisseurs privés se concentrent sur les financements en début de phase, la proportion est nettement plus élevée parmi les 100 plus grands investisseurs américains qui se concentrent sur les financements en fin de phase. 98 des 100 premiers investisseurs américains sont privés et plus de la moitié d’entre eux sont spécialisés dans le financement de la croissance. Ces différences illustrent le fossé qui existe dans la structure du capital européen.

    Nouveaux outils numériques pour trouver des investisseurs
    Afin de faciliter l’accès des start-ups aux capitaux, l’OEB élargit ses outils numériques. Le Deep Tech Finder a été complété par un filtre qui permet de trouver des investisseurs ciblés en fonction de la phase de financement, de la localisation et du domaine technologique. Les start-ups peuvent ainsi identifier efficacement les investisseurs appropriés et améliorer leurs chances de financement.

    Pistes pour un écosystème d’innovation plus fort
    L’étude souligne la nécessité d’agir pour mieux relier le financement public et privé de l’innovation en Europe. Avec de nouveaux outils numériques tels que le TIS et le Deep Tech Finder, l’OEB donne une impulsion décisive pour combler le déficit de financement et maintenir les start-ups sur le marché européen à long terme.

  • Production d’énergie à partir de parkings souterrains avec une nouvelle solution géothermique

    Production d’énergie à partir de parkings souterrains avec une nouvelle solution géothermique

    CIEC est devenu fournisseur officiel de la solution Enerdrape pour la production de chaleur. La filiale d’ENGIE basée à Paris et spécialisée dans les solutions thermiques souhaite utiliser les panneaux géothermiques de la start-up vaudoise pour produire de l’énergie dans des infrastructures souterraines.

    Un premier projet doit maintenant être mis en œuvre dans le 11e arrondissement de Paris, annonce Enerdrape sur LinkedIn. Il s’agit d’y installer 130 panneaux qui produiront 40 mégawattheures d’énergie thermique à raison de 23 kilowatts par an.

    Les panneaux Enerdrape sont installés dans le sous-sol des bâtiments, par exemple dans les parkings souterrains. Ils y absorbent l’énergie du sous-sol, qui est ensuite acheminée par une pompe à chaleur vers les bâtiments où elle est utilisée pour le chauffage et le refroidissement.