Par 24 voix contre 18, le Conseil des Etats a adopté mercredi une motion du conseiller national Jürg Grossen. Le Conseil fédéral doit créer des directives contraignantes afin de garantir l’accès aux stations de recharge privées dans les logements en location ou en propriété. Les stations de recharge lente sont un levier central pour la transition de la mobilité et de l’énergie, ont argumenté les partisans.
La décarbonisation nécessite des infrastructures Flavia Wasserfallen a souligné que le manque d’infrastructures de recharge était l’une des principales raisons de la stagnation des ventes de véhicules électriques. « Les voitures doivent être rechargées là où elles se trouvent », a-t-elle déclaré. Thierry Burkart a lui aussi plaidé pour un cadre étatique, « les voitures thermiques ne se seraient jamais imposées sans stations-service »
Droit de propriété contre objectif climatique La majorité de la Commission de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’énergie du Conseil des Etats s’est opposée à une obligation légale. Elle a mis en garde contre une intervention trop importante dans la garantie de la propriété et l’autonomie privée. Daniel Fässler a fait valoir que le marché devait déterminer où telle ou telle infrastructure de recharge devait être installée.
LeConseil fédéral face à sesresponsabilités Le Conseil fédéral s’est également prononcé contre la motion. Selon le gouvernement, la situation n’est pas clairement réglée dans le droit actuel de la location et de la propriété par étage. Néanmoins, il doit maintenant élaborer des propositions pour mettre en œuvre la demande.
Échec des approches d’encouragement passées Dans le cadre de la dernière révision de la loi sur le CO₂, le Conseil fédéral voulait allouer jusqu’à 30 millions de francs par an à l’infrastructure de recharge dans les immeubles d’habitation et sur les parkings publics. Cette mesure avait toutefois échoué à l’époque en raison de l’opposition du Parlement.
Selon une enquête menée par l’Office de l’économie auprès de plus de 400 entreprises du canton de Zurich, 82 % d’entre elles évaluent positivement le site, 22 % se déclarant même « très satisfaites » et 60 % « plutôt satisfaites ». Cette forte approbation s’appuie principalement sur trois facteurs, l’excellente infrastructure de transport, la qualité de vie élevée et la disponibilité d’une main-d’œuvre qualifiée et bien formée. La stabilité économique et la fiabilité politique ont également été citées comme avantages du site.
L’infrastructure convainc Parmi les 24 facteurs d’implantation évalués, l’infrastructure (71 %) et la qualité de vie (55 %) ont été les plus souvent cités comme points positifs. Le marché du travail suit avec 43 %. D’un autre côté, 90 % des entreprises considèrent l’environnement des coûts, notamment les loyers, les salaires et les charges, comme un inconvénient évident. De même, 64 % critiquent l’environnement fiscal. Zurich occupe l’une des dernières places au niveau national en ce qui concerne la charge fiscale des entreprises.
Projets de délocalisation dans une entreprise sur quatre Un quart des entreprises interrogées ont envisagé de quitter le canton de Zurich au cours des cinq dernières années ou prévoient concrètement de le faire. Le principal moteur est la charge fiscale élevée. Selon les statistiques, plus d’un pour cent des entreprises zurichoises transfèrent chaque année leur siège dans d’autres cantons. Une tendance qui correspond à l’estimation de nombreuses entreprises.
Bien positionné en comparaison européenne Les résultats se reflètent également dans une étude comparative européenne de l’Office de l’économie. En comparaison avec d’autres régions économiques européennes, Zurich convainc surtout par son paysage éducatif, sa performance économique et sa qualité de vie. L’étude estime qu’il est nécessaire d’agir sur des thèmes tels que la dynamique du marché du travail, la promotion de l’innovation et la densité réglementaire.
Un site avec des atouts – mais sous pression Le canton de Zurich reste un site économique de premier plan avec d’excellentes infrastructures, une qualité de vie élevée et un marché du travail compétent. Parallèlement, les réactions des entreprises signalent clairement que l’environnement des coûts et de la fiscalité nécessite des ajustements afin de stopper les tendances à l’exode et de garantir la compétitivité à long terme. Pour les décideurs, cela signifie qu’il faut continuer à développer activement la politique d’implantation avant que les points forts ne soient masqués par des faiblesses structurelles.
Par 166 voix contre 2, le Conseil national a approuvé le 14 juin 2025 un prêt fédéral sans intérêt pour la rénovation du siège de l’Organisation internationale pour les migrations. Cette décision fait suite à un vote positif du Conseil des Etats en mars dernier. L’OIM, qui fait partie du système des Nations Unies, joue un rôle de premier plan dans la politique migratoire mondiale. Le site actuel dans le quartier des Morillons à Genève date du début des années 1980 et ne répond pas aux normes énergétiques, fonctionnelles et de sécurité.
Investissement d’importance stratégique L’approbation du Parlement est intervenue malgré l’annonce récente par l’OIM de la suppression d’environ 20% de ses quelque 1000 postes à Genève. Cette décision est motivée par l’arrêt de l’aide des Etats-Unis, l’un des principaux donateurs de l’organisation. Le ministre des Affaires étrangères Ignazio Cassis a toutefois souligné devant le Conseil que le projet de construction était raisonnablement dimensionné, même avec un effectif réduit, soit environ 600 collaborateurs à l’avenir. Par cet engagement, la Suisse poursuit une stratégie claire de politique d’accueil visant à renforcer la Genève internationale à long terme.
Structure de financement et calendrier Le prêt de 44,7 millions de francs accordé par la Confédération ne porte pas d’intérêts et doit être remboursé en l’espace de 50 ans. Les fonds sont versés à la FIPOI (Fondation des immeubles pour les organisations internationales), qui est responsable du projet. Le canton de Genève participe également à hauteur de 21,6 millions de francs. La Confédération et le canton assument ainsi environ deux tiers du coût total. En 2022 déjà, le Parlement avait soutenu un avant-projet à hauteur de 5,7 millions de francs pour les travaux de planification. Le début des travaux est prévu pour janvier 2026 et l’emménagement pour 2029.
Genève, un site stratégique pour les organisations internationales Le soutien de la Confédération doit être compris comme faisant partie de la politique d’accueil supérieure. Genève accueille aujourd’hui plus de 40 organisations internationales et est considérée comme l’un des principaux sites multilatéraux au monde. La Suisse a pour objectif de consolider ce rôle. Notamment dans un contexte de plus en plus concurrentiel pour les sièges internationaux. La modernisation de l’infrastructure est un moyen essentiel de fidéliser durablement des organisations comme l’OIM à Genève.
Signal de continuité malgré les incertitudes En approuvant clairement la construction du nouveau siège de l’OIM, la Suisse affirme une fois de plus son rôle d’Etat hôte des organisations internationales. Malgré les incertitudes géopolitiques et les réductions internes à l’OIM, le projet envoie un signal fort quant à l’attractivité de la place économique suisse et à sa fiabilité. Un aspect qui revêt une importance égale pour les spécialistes et les cadres de la diplomatie, des organisations internationales et de la construction.
Dans le cadre du renouvellement du tracé de la ligne de tramway BLT, une nouvelle clôture de sécurité s’est avérée nécessaire. Au lieu d’une solution conventionnelle, le projet mise sur une valeur ajoutée fonctionnelle. Une clôture solaire installée verticalement. La combinaison d’une infrastructure de sécurité avec des modules photovoltaïques bifaciaux permet d’utiliser deux fois plus les surfaces existantes sans utiliser de terrain supplémentaire, un avantage décisif en milieu urbain.
Haute performance le long du rail Au total, plus de 400 modules bifaciaux à haute performance seront installés, capables de capter le rayonnement solaire de chaque côté et de le convertir en électricité. La puissance maximale prévue est de 194 kWp. L’intégration se fait sur un système de support spécialement conçu en gris basalte, qui s’intègre harmonieusement dans le paysage urbain. Ce système a été développé en coopération avec la société Next2Sun, spécialisée dans les solutions photovoltaïques verticales.
Énergie durable à partir de la clôture La mise en œuvre se fait par étapes. Alors que la première phase de construction de la clôture est déjà terminée, l’installation des modules photovoltaïques commence maintenant. Le projet est réalisé dans le cadre d’une collaboration entre Solarzaun GmbH, BLT et Alpsteinzaun Tor AG. L’intégration dans le chantier existant de rénovation du tramway a permis une mise en œuvre sans problème.
Recherche et perspectives La communauté scientifique accompagne également le projet. Le professeur Hartmut Nussbaumer de la ZHAW voit dans la clôture solaire un modèle d’avenir pour les solutions énergétiques urbaines. Il souligne en particulier la production d’énergie à des moments de la journée où les installations photovoltaïques classiques, par exemple sur les toits, sont moins efficaces. Le système complète ainsi les stratégies photovoltaïques conventionnelles et améliore la sécurité d’approvisionnement saisonnière.
Un modèle qui donne le ton pour les villes du monde entier Avec la plus longue clôture solaire du monde, Bâle envoie un signal fort en faveur d’une combinaison intelligente des infrastructures de mobilité et d’énergie. Le projet allie innovation technique et intégration urbaine et servira probablement de modèle pour des approches similaires dans d’autres régions. Pour les professionnels et les cadres du développement urbain, de la planification énergétique et de la gestion des infrastructures, ce modèle offre des idées concrètes pour un avenir durable dans les zones urbaines.
Le projet de réaménagement de la gare de Locarno-Muralto a été rejeté de justesse, avec une participation de 31%. 33’723 voix contre 33’621 voix pour. Le projet a donc été stoppé avec une très faible avance de 102 voix. Un résultat qui montre à quel point les interventions urbanistiques peuvent être controversées, même pour des projets d’infrastructure d’importance régionale.
Investissements prévus pour plus de clarté et de mobilité Le projet aurait consisté en une revalorisation complète du nœud de communication pour un montant total de 16 millions de francs. Le canton du Tessin aurait pris en charge environ 7 millions de francs. Il était prévu de mettre davantage l’accent sur les piétons et les cyclistes et d’organiser plus efficacement les quais de bus. L’objectif était d’améliorer l’accès multimodal à la gare et de rendre les transports publics plus clairs et plus accessibles.
Opposition de l’environnement commercial Le projet a reçu des vents contraires, notamment de la part des entreprises commerciales et de restauration situées autour de Viale Cattori. Ceux-ci craignaient que l’augmentation de la fréquence des bus, plus de 250 par jour, n’affecte la qualité de vie sur la promenade du lac. La suppression des accès directs aux magasins et aux restaurants pour les véhicules motorisés a également été considérée comme un inconvénient majeur. Les opposants ont fait valoir que cela pourrait compromettre l’attractivité économique de la zone.
Projet d’infrastructure avec conflit d’objectifs local Le rejet du réaménagement de la gare de Locarno illustre de manière exemplaire les tensions entre le tournant de la mobilité, le développement urbain et les intérêts économiques locaux. Malgré des avantages évidents en termes de trafic et d’aménagement, le projet n’a pas pu s’imposer. Principalement en raison des inconvénients redoutés pour le site commercial existant. Pour les futurs projets d’infrastructure ayant un impact sur l’urbanisme, cela servira d’avertissement pour que les groupes d’intérêt concernés soient impliqués dans le dialogue à un stade précoce et de manière approfondie.
Avec ce projet, la ville de Shanghai démontre sa capacité à concilier protection du patrimoine et développement urbain. Le complexe Huayanli, construit entre 1920 et 1930, fait partie du quartier de Zhangyuan, dont l’histoire remonte à plus de 140 ans. Avec une superficie totale de 4 030 mètres carrés et trois bâtiments en brique et en bois, il est non seulement important d’un point de vue architectural, mais constitue également un témoignage significatif de l’identité urbaine.
Le déplacement temporaire est nécessaire pour construire en dessous un complexe souterrain de trois étages de plus de 53 000 mètres carrés. Il comprendra des espaces culturels et commerciaux, plus de 100 places de parking et sera relié à trois lignes de métro. Un projet ambitieux dans un environnement historique densément construit.
Travail de précision robotisé dans le cœur historique Compte tenu de l’étroitesse des ruelles et du manque d’espace, l’équipe de construction a fait appel à une combinaison de technologies de pointe et de robotique sur mesure. Au total, 432 robots automoteurs déplacent l’ensemble à une vitesse d’environ 10 mètres par jour. Une prouesse logistique qui permet de minimiser les perturbations tout en assurant une précision maximale.
En outre, des robots miniaturisés ont été utilisés pour les travaux de fondation, se déplaçant à travers des portes et des couloirs étroits grâce à un contrôle à distance. Avec l’aide de la modélisation des données du bâtiment (BIM) et de la numérisation de nuages de points, des modèles 3D précis de l’existant ont été créés afin d’identifier rapidement les collisions potentielles et les défis statiques.
Déplacement de terre intelligent et interventions peu invasives Les robots de déplacement de terre avec bras de préhension pliables, développés en interne, constituent une autre innovation technique. Ceux-ci peuvent se déplacer dans des espaces de moins de 1,2 mètre de large et utilisent des algorithmes d’apprentissage en profondeur pour distinguer le son des obstacles. Cela permet au projet de construction d’avancer avec une grande efficacité et un risque minimal pour le patrimoine historique, malgré l’étroitesse des lieux.
Zhang Yi, directeur général de la filiale de Shanghai Construction No 2 en charge de la rénovation urbaine, explique la démarche : « Nous avons conçu plusieurs voies de transport sinueuses pour les déblais et mis en place un système de convoyeurs comme dans une usine. Cela permet de réduire les perturbations tout en atteignant des vitesses de travail élevées »
Combinaison de l’ancien et du nouveau Le projet est plus qu’une simple prouesse technique. Il est exemplaire d’une vision urbaine qui considère le patrimoine historique non pas comme un obstacle mais comme une ressource. Une fois les travaux terminés, le complexe Huayanli retrouvera son emplacement d’origine. Mais au-dessus d’une infrastructure moderne qui le reliera aux immeubles, aux centres commerciaux et aux quartiers résidentiels environnants. L’intégration de mesures de conservation en surface avec des installations souterraines modernes offre un modèle de revitalisation durable des quartiers historiques dans les métropoles en pleine croissance. Pour Shanghai et pour les urbanistes et ingénieurs internationaux, ce projet est une étape importante. Il montre comment l’identité culturelle et la modernisation urbaine peuvent se combiner en un tout harmonieux.
ImmoScout24 a publié un communiqué sur l’indice d’achat ImmoScout24 actuel. Cet indice est calculé chaque mois par la place de marché immobilière appartenant à SMG Swiss MarketplaceGroupAG, en collaboration avec le cabinet de conseil IAZI, spécialisé dans l’immobilier. L’indice d’achat actuel montre une augmentation des prix en mai par rapport à avril, tant pour les appartements en copropriété que pour les maisons individuelles.
La hausse des prix des appartements (0,8 %) a été nettement plus forte que celle des maisons individuelles (0,3 %). Les spécialistes ont toutefois constaté de nettes différences au sein des différentes régions. « Le choix est actuellement particulièrement vaste dans la région lémanique », déclare Martin Waeber, Managing Director Real Estate de SMG Swiss Marketplace Group, cité dans le communiqué. « En revanche, c’est dans la grande région de Zurich, l’une des trois zones les plus peuplées de Suisse, que l’offre est la plus restreinte »
C’est dans la grande région de Zurich que les prix des maisons individuelles ont augmenté le plus fortement, de 3,9% sur un mois. A l’autre bout de l’échelle, on trouve la Suisse orientale. Les prix y ont baissé de 2,1% par rapport à avril. Pour les appartements en copropriété, la Suisse orientale est en revanche en tête avec une hausse de 2,7%. Le Plateau suisse est le dernier de la classe avec une baisse de 0,7%.
ImmoScout24 est une division de SMG Swiss Marketplace Group AG. Ce dernier regroupe les places de marché numériques de TX Group, Ringier et La Mobilière.
L’UBS Alpine Property Focus 2025 évalue l’évolution du marché des appartements de vacances dans l’espace alpin. Cinq destinations suisses arrivent en tête du classement des prix. Engadin/St.Moritz GR s’assure la première place avec au moins 22’300 francs suisses par mètre carré. Le top 5 est complété par Verbier VS, Zermatt VS, Gstaad BE et Andermatt UR. Les prix des appartements de vacances alpins ont augmenté de 2,3 % l’année dernière, dans un contexte de forte demande.
L’émergence de formes de travail hybrides après 2020 a déclenché la forte demande actuelle, selon un communiqué de presse d ‘UBS. Depuis 2020, le prix des appartements de vacances alpins a augmenté d’environ 30 pour cent. En 2024, la hausse des prix dans l’espace alpin a été contenue. Les prix ont augmenté en moyenne de 4 % dans les destinations françaises et italiennes et de 3 % dans les stations suisses. En Autriche, ils ont baissé de 3 pour cent.
« À court terme, l’évolution des prix dans l’espace alpin devrait continuer à ralentir au cours des prochains trimestres », explique Maciej Skoczek, économiste immobilier chez UBS et auteur principal de l’étude. Les appartements de vacances alpins bénéficient d’une forte demande, mais les perspectives économiques modérées et l’inflation pèsent sur les ménages, ajoute l’économiste.
L’étude évalue positivement les perspectives de l’immobilier suisse. Ceux-ci jouissent d’une grande popularité en tant que placements sûrs dans un contexte de turbulences géopolitiques. La baisse des taux d’intérêt hypothécaires et la faible offre de logements de vacances soutiennent en outre les prix suisses.
L’étude identifie des risques pour le marché des appartements de vacances dans les interventions réglementaires : L’assouplissement de la loi sur les résidences secondaires devrait détendre la situation de l’offre, tandis que le durcissement prévu de la Lex Koller réglementera davantage l’acquisition de terrains pour les étrangers, selon UBS. Ces interventions freinent l’évolution des prix dans le segment du luxe.
Selon un communiqué du canton d’Argovie, la start-up Voltiris d’Epalinges a installé sa plus grande installation solaire à ce jour sur une serre de la société Meier Gemüse AG à Rütihof. L’installation solaire est basée sur une technologie de filtrage dans laquelle les ondes lumineuses utilisées pour la production d’électricité sont filtrées et redirigées vers un panneau solaire, tandis que la lumière nécessaire à la photosynthèse peut entrer librement dans la serre. De cette manière, les plantes peuvent être cultivées sans perte de rendement, tout en produisant de l’énergie renouvelable. Le canton d’Argovie a soutenu l’installation solaire à hauteur de 50 000 francs.
L’installation solaire de Rütihof s’étend sur une surface d’environ un hectare et fournit environ 234 kilowatts d’électricité grâce à quelque 1730 panneaux solaires. « En tant que startup suisse, nous sommes fiers que la première et la plus grande installation au monde équipée de notre système AGRI-PV spectral ait commencé à fonctionner ici, dans le canton d’Argovie », déclare Dominik Blaser, ingénieur produit en chef et cofondateur de Voltiris, cité dans le communiqué.
Grâce à la technologie de filtrage, les modules photovoltaïques de Voltiris peuvent être utilisés à l’intérieur des serres sans faire d’ombre, contrairement aux installations solaires traditionnelles. Grâce à une disposition concave du filtre, la lumière est également concentrée et peut ainsi atteindre le module photovoltaïque avec une intensité quatre fois supérieure. Cela permet d’obtenir un rendement énergétique supérieur à celui d’un ensoleillement classique.
L’installation solaire s’inscrit en outre dans le cadre de la stratégie énergétique cantonale, qui prévoit d’atteindre l’objectif « zéro net » en 2050 et de renforcer la sécurité d’approvisionnement.
« La présente installation montre de manière exemplaire comment l’agriculture et la production d’énergie peuvent être combinées de manière judicieuse », déclare Markus Dieth, conseiller d’État et directeur de l’agriculture, cité dans le communiqué.
La construction du projet Madrisa Solar de Repower, des Elektrizitätswerke des Kantons Zürich(EKZ) et de la commune de Klosters a commencé, selon un communiqué identique des partenaires. Une installation solaire d’une puissance de production de 12 mégawatts est en cours de construction à environ 2000 mètres d’altitude au-dessus de Klosters. Elle devrait fournir environ 17 gigawattheures d’électricité par an. Plus de 40% de cette énergie devrait être produite en hiver. L’électricité produite sera achetée par EKZ pour les clients de sa propre zone d’approvisionnement et pour les remontées mécaniques de Klosters-Madrisa.
Après que la population de la commune de Klosters se soit prononcée en octobre 2023 en faveur de Madrisa Solar, les premiers travaux préparatoires ont débuté à l’automne 2024. La planification et la mise en œuvre de Madrisa Solar ont été confiées principalement à des entreprises régionales. Environ 15% de l’installation devraient être mis en service d’ici fin 2025. La mise en service complète est prévue pour fin 2027.
« Après une phase de planification intensive et une procédure d’autorisation exigeante impliquant de nombreuses parties, nous sommes très satisfaits de ce démarrage », a déclaré Michael Roth, responsable Production & Réseau chez Repower et membre de la direction. Paul Sidler, responsable des énergies renouvelables chez EKZ, décrit Madrisa Solar comme « un engagement supplémentaire en faveur d’un approvisionnement en électricité sûr et durable en Suisse. De plus, ce projet pionnier complexe apporte une contribution importante à l’électricité hivernale dont nous avons un besoin urgent »
Holcim a fait l’acquisition de la société canadienne Langley Concrete Group Inc. Jaime Hill, directeur de la région Amérique du Nord chez Holcim, décrit cette étape stratégique dans un communiqué de son entreprise comme « une extension naturelle de notre stratégie de croissance ». Celle-ci combine les compétences techniques de Langley Concrete Group dans les éléments préfabriqués en béton avec ses propres activités. En outre, l’élargissement du portefeuille augmente également la portée de Holcim.
L’acquisition comprend deux sites de production ultramodernes dans la province de Colombie-Britannique, situés dans les villes de Chilliwack et Duncan. De là, la région sera approvisionnée en produits en béton sec et humide pour des applications d’infrastructures de surface et souterraines, notamment des regards, des tuyaux, des caissons et d’autres composants pour des applications municipales, commerciales et industrielles.
Le président de Langley Concrete, Mark Omelaniec, se dit fier de ce que sa famille a construit en 75 ans. La famille est « convaincue que Holcim est le bon partenaire pour continuer, car les opportunités de croissance en Colombie-Britannique demeurent. Cette transition offre des opportunités à long terme à notre équipe et à notre clientèle »
DB InfraGO AG a confié à Implenia la construction du tronçon urbain du RER Nordmain à Francfort. Concrètement, l’entreprise de construction et d’immobilier d’Opfikon doit réaliser pour la filiale de la Deutsche Bahn le tronçon souterrain du RER allant de Konstablerwache à Fechenheim en passant par la nouvelle station de RER Francfort (Main) Est (profonde). Le volume de la commande se chiffre à plus de 200 millions d’euros, informe Implenia dans un communiqué correspondant.
Le contrat comprend la fouille de départ en auge et la fouille pour la station souterraine du RER Francfort (Main) Est (profond), une série de fouilles secondaires et d’ouvrages d’art, ainsi que deux tubes de tunnel d’environ 1,2 km de long. Ils seront creusés à la machine. En outre, Implenia réalisera d’importantes mesures de rétention d’eau et fournira une série de prestations de génie civil spécial. Les travaux devraient commencer début 2026 et s’achever en 2031.
« La poursuite du développement d’une infrastructure de transport fonctionnelle est essentielle pour le développement durable de nos villes », déclare Erwin Scherer, Head Division Civil Engineering d’Implenia, cité dans le communiqué. « Je me réjouis qu’Implenia puisse contribuer, grâce à sa longue expérience et à sa vaste expertise, à l’amélioration des transports publics dans la région densément peuplée de Rhin-Main »
KONE a remplacé les ascenseurs obsolètes d’un concurrent dans le quartier Im Tiergarten de la ville de Zurich pour 466 appartements locatifs en état d’occupation. En l’espace de 18 mois, le fabricant d’ascenseurs de Brüttisellen a installé 46 de ses ascenseurs MonoSpace 500DX dans l’un des plus grands complexes résidentiels de Zurich.
Selon un communiqué de l’entreprise, ce modèle s’adapte de manière flexible et au millimètre près à la cage d’ascenseur existante. La charge utile de la plupart des ascenseurs de personnes a été augmentée de 320 à 480 kilogrammes. De plus, les nouvelles cabines sont nettement plus grandes. Selon KONE, elles sont surveillées 24 heures sur 24 et font l’objet d’une maintenance prédictive via la gestion numérique des installations de l’entreprise. Cela devrait permettre de réduire d’environ 30 pour cent les interventions en cas de panne.
La copropriété avait décidé de ne pas résilier les contrats de location et de réaliser d’autres mesures de rénovation dans des locaux occupés. Selon KONE, le calendrier serré a pu être respecté grâce à un concept logistique spécial avec livraison de nuit et à une concertation étroite avec le propriétaire et les occupants.
Le remplacement complet et réussi de l’immeuble Im Tiergarten est l’un des plus grands projets de modernisation d’ascenseurs de KONE en Europe à ce jour. Selon Christian Herbst, directeur de la modernisation KONES pour l’Allemagne, l’Autriche et la Suisse, il montre « que nous sommes bien positionnés pour répondre à une demande de plus en plus importante sur le marché : la modernisation efficace, même d’un grand nombre d’installations, en étroite coordination avec les partenaires et dans des conditions difficiles comme la rénovation en état d’occupation ».
Lorsqu’en 1942, l’historien de l’art et diplomate Gustav Schneeli était à la recherche d’un lieu pour créer son propre musée, il a trouvé à Glaris un terrain propice. L’association artistique de Glaris, qui réfléchissait depuis des décennies à l’idée d’avoir sa propre maison, a vu l’opportunité de collaborer. Schneeli a mis à disposition ses œuvres influencées par le symbolisme et l’impressionnisme et a promis 250 000 francs pour une fondation. C’est la première pierre de l’actuel Kunsthaus.
Clarté architecturale et vision à long terme Après la mort de Schneeli en 1944, l’architecte Hans Leuzinger a développé un projet d’une cohérence remarquable. Il est passé d’approches classiques à de nombreuses variantes et à une gestion fine de la lumière. Des influences scandinaves, des visites minutieuses des lieux et une vision créatrice ont formé un bâtiment qui se distançait délibérément d’une volonté de représentation monumentale et s’intégrait avec sensibilité dans la vallée glaronnaise.
Obstacles politiques, négociations patientes La mise en œuvre a été loin d’être linéaire. Des litiges sur le site, des retards dus à la guerre, des voix critiques de l’administration et de la communauté des héritiers ainsi que la menace d’un retrait de la fondation ont remis le projet en question à plusieurs reprises. Ce n’est que grâce à l’habileté diplomatique, à la force de persuasion architecturale et à un engagement sans faille que la construction a pu commencer le dernier jour possible, le 15 juillet 1950.
L’art et l’architecture, signes des temps L’ouverture en 1952 n’a pas seulement été une réussite architecturale, mais aussi un signal fort pour le site culturel de Glaris. Dans un bâtiment sobre mais expressif se manifeste une attitude culturelle dont les effets se font encore sentir aujourd’hui. Les recherches de l’architecte Reto Fuchs montrent ce chef-d’œuvre et l’histoire mouvementée de sa construction. Le Kunsthaus Glarus est le symbole d’une architecture magistrale, du courage d’une attitude et de l’idée de penser la culture en grand dans l’espace rural.
Le fonds immobilier Swiss Life REF (CH) ESG Swiss Properties a réalisé un résultat de 30,3 millions de francs au premier semestre de l’exercice 2024/25, clos le 31 mars 2025, informe Swiss Life Asset Management SA dans un communiqué. Le produit net s’est élevé à 27,4 millions de francs. La valeur nette d’inventaire par part a reculé de 113,73 francs à 112,37 francs par rapport à la fin de l’exercice 2023/24.
Outre les loyers, la vente de cinq immeubles d’une valeur de marché d’environ 60 millions de francs a contribué à ce solide résultat. Un gain en capital d’environ 2,9 millions de francs a été réalisé dans ce domaine. En outre, le fonds a pu profiter d’un portefeuille de logements acquis en juillet 2024, dont la rentabilité nette a été supérieure d’environ 0,4 point de pourcentage à la rentabilité du portefeuille existant.
En revanche, la perte d’un locataire important à Zurich a eu un impact négatif sur le résultat. Concrètement, cela a fait grimper le taux de perte de loyers à 3,8 %. Les surfaces concernées ont toutefois déjà été relouées avec effet en octobre 2025.
Au cours du deuxième semestre de l’exercice en cours, Swiss Life Asset Manager entend continuer à optimiser les revenus et les dépenses courantes de son fonds immobilier. Aucune vente importante d’immeubles ou augmentation de capital n’est prévue, informe le gestionnaire d’actifs appartenant au groupe Swiss Life.
Les services municipaux de Winterthur ont clôturé leur exercice 2024 au-delà des attentes. Selon son communiqué, cela s’explique par la baisse des prix du marché pour l’achat de gaz et par une diminution des dépenses liées à la réserve hivernale imposée par la Confédération. Ainsi, le chiffre d’affaires s’est élevé à 311 millions de francs et le bénéfice à 26 millions de francs.
Le réseau d’eau a connu moins de ruptures de conduites et l’exploitation de l’usine de traitement des ordures ménagères s’est déroulée en grande partie sans interruption. En ce qui concerne le chauffage urbain, il a fallu acheter nettement moins de pétrole et de gaz pour couvrir les pics de consommation. De plus, le nombre de clients qui se sont raccordés aux réseaux de chaleur a augmenté. Suite au financement de la caisse de pension de la ville décidé par les électeurs de Winterthur, des provisions antérieures ont pu être dissoutes.
En ce qui concerne les défis actuels et futurs, les services municipaux citent l’augmentation des coûts des moyens d’exploitation et des prestations externes dans tous les secteurs d’activité et la pénurie croissante de main-d’œuvre qualifiée. Parallèlement, l’augmentation de l’autoproduction d’électricité solaire par les particuliers et les entreprises constitue, selon les informations fournies, un défi car elle entraîne une diminution de l’achat d’électricité par les services municipaux de Winterthur. De plus, les quantités achetées sont plus difficiles à prévoir, car elles dépendent davantage des conditions météorologiques.
Le renouvellement de l’usine de traitement des ordures ménagères ainsi que les projets de transformation et d’extension de la station d’épuration des eaux usées et des réseaux de chaleur entraîneront des coûts élevés pour le fournisseur d’énergie. Pour cela, un important crédit-cadre est nécessaire, qui sera probablement voté à la fin de l’année prochaine. En outre, des préparatifs complexes pour le regroupement juridique et financier des réseaux de chaleur seraient en cours. Les coûts liés aux obligations environnementales et aux mesures d’amélioration de l’efficacité énergétique occupent également de plus en plus les services municipaux de Winterthur.
Il n’aura fallu que neuf mois pour transformer la ferme Gütsch de Lauerz (SZ), classée monument historique, en une maison individuelle moderne. C’est ce qu’annonce Strüby dans un communiqué de presse. L’entreprise avait la maîtrise d’ouvrage pour la mise en œuvre des vastes mesures de transformation et de rénovation. Strüby a pu apporter sa force et son expérience dans le traitement des bâtiments classés monuments historiques lors du développement du projet, de l’architecture, de l’ingénierie et de la mise en œuvre, est-il précisé.
La collaboration précoce et étroite, constructive et orientée vers les solutions avec le service cantonal des monuments historiques et sa directrice Monika Twerenbold a fait ses preuves, « de sorte que le résultat a été extrêmement satisfaisant pour toutes les parties concernées », selon Kilian Boog, responsable du secteur Transformation chez Strüby Unternehmungen.
L’extérieur et l’intérieur ont beaucoup évolué, le bâtiment en blocs datant de la fin du Moyen-Âge (1492/93) ayant « en grande partie retrouvé son caractère d’origine ». En combinaison avec des éléments modernes, un « bijou » architectural a vu le jour, qui « regorge d’histoire et d’histoires et fascine par sa symbiose entre l’ancien et le nouveau ».
Le bardage en bois, le toit et les fenêtres ont été rénovés. L’enveloppe extérieure a fait l’objet d’une rénovation énergétique, tandis qu’à l’intérieur, la technique de chauffage a été remplacée par une pompe à chaleur à haute efficacité énergétique et des panneaux photovoltaïques. Lors de la planification de l’espace, l’accent a été mis sur la mise en valeur des « détails artisanaux existants, des traces d’utilisation intéressantes, des symboles religieux protégeant des mauvais esprits et des éléments décoratifs ». Le plan et la hauteur des pièces sont restés inchangés.
Depuis 1996, le tribunal d’arrondissement de Saint-Gall est réparti sur deux sites. Une solution qui n’a jamais été prévue pour durer. Alors que les bureaux sont installés dans l’immeuble Bohl 1, les séances du tribunal se tiennent à la Neugasse 3/5. Cette division ne complique pas seulement les procédures de travail, mais ne répond plus aux exigences actuelles en matière de sécurité et de fonctionnalité. Avec le déménagement prévu dans l’immeuble Schützengasse 1, le tribunal devrait enfin disposer d’un domicile moderne et cohérent.
Un bâtiment pour l’avenir Propriété du canton de Saint-Gall, le bâtiment Schützengasse 1 sera entièrement remis en état et rénové sur le plan énergétique en vue de sa nouvelle utilisation. L’étude de faisabilité a confirmé que le bâtiment était parfaitement adapté aux besoins d’un tribunal moderne. Le regroupement de tous les services sur un seul site permettra non seulement de simplifier les processus de travail, mais aussi de mettre en œuvre les exigences de sécurité de manière moderne. La solution actuelle de location à la Neugasse 3/5 devient ainsi obsolète, ce qui présente des avantages financiers à long terme pour le canton.
Aperçu du financement et des coûts Le coût total du projet s’élève à environ 27 millions de francs. Ce montant comprend 8,5 millions de francs pour le transfert de l’immeuble du patrimoine financier au patrimoine administratif. Les coûts proprement dits de la remise en état et de la réaffectation du bâtiment s’élèvent à 19,5 millions de francs, selon une estimation sommaire des coûts. Cet investissement est complété par un versement unique d’indemnisation de la ville de Saint-Gall d’un montant de 780 000 francs. La suppression des frais de location de la Neugasse 3/5 assure en outre un allègement durable des finances cantonales.
Début des travaux et calendrier Le projet de construction devrait démarrer en 2027. L’achèvement et l’emménagement sont prévus pour fin 2028. Le tribunal d’arrondissement de Saint-Gall disposera ainsi dans un avenir proche d’un bâtiment qui non seulement répondra aux exigences actuelles, mais tiendra également compte des évolutions futures dans le domaine de la justice.
Le plus grand tribunal d’arrondissement du canton Avec environ 3 300 procédures judiciaires par an, le tribunal d’arrondissement de Saint-Gall est le plus important des sept tribunaux d’arrondissement du canton. Il traite des affaires dans les domaines du droit civil et du droit pénal et dispose d’une équipe bien rodée de 43 collaborateurs permanents. Il s’agit notamment de juges d’arrondissement, de greffiers, de greffiers-adjoints et d’auditeurs. En outre, 14 juges d’arrondissement à temps partiel participent au traitement des affaires. Pour ces tâches étendues, il faut une infrastructure qui réponde aux exigences actuelles en matière d’efficacité, de sécurité et de flexibilité.
La sécurité, partie intégrante Outre le regroupement des sites, c’est surtout le dispositif de sécurité qui constitue un élément central du projet. Les établissements judiciaires doivent aujourd’hui répondre à des normes élevées afin de garantir l’intégrité des procédures et la protection de toutes les parties. Le nouvel immeuble sera réaménagé de manière à répondre à ces exigences et à prendre en compte tous les aspects liés à la sécurité.
Un gain pour tous les participants Le déménagement prévu du tribunal d’arrondissement de Saint-Gall ne représente pas seulement une revalorisation pour le site judiciaire, mais aussi un investissement durable dans la qualité et la pérennité du système judiciaire cantonal. L’optimisation des processus, la modernisation de l’infrastructure et l’assainissement énergétique sont autant d’étapes vers un fonctionnement efficace et respectueux des ressources. Parallèlement, les parties à la procédure bénéficient d’un environnement moderne qui permet des négociations et des procédures dans un cadre approprié.
La nouvelle société nord-américained’Holcim, Amrize, devrait être cotée en bourse pour la première fois le 23 juin. C’est ce que vient d’annoncer le groupe de matériaux de construction zougois. Les autorisations nécessaires ont été obtenues.
La séparation des activités au nord du continent américain avait été annoncée par Holcim lors de la journée des investisseurs en mars 2025. Cette décision a été prise en raison des programmes d’investissement de plusieurs milliards de dollars du gouvernement américain pour les huit à dix prochaines années, dont Holcim souhaite exploiter pleinement le potentiel par le biais de sa filiale basée à Chicago.
L’actionnariat recevra une action Amrize par action Holcim détenue. La scission devrait être fiscalement neutre en Suisse et exonérée d’impôts aux États-Unis. Les actions Amrize commenceront à être négociées à la même date à la Bourse de New York et à celle de Zurich. Là, elles seront intégrées au Swiss Market Index (SMI) et au Swiss Leader Index (SLI).
Selon les informations fournies, la société a obtenu un financement externe de 3,4 milliards de dollars sous forme d’obligations, une ligne de crédit de 2 milliards de dollars et un programme de billets de trésorerie de 2 milliards de dollars. En outre, Amrize dispose d’un crédit-relais de 1,7 milliard de dollars.
Avec plus de 1 000 sites et 19 000 employés, Amrize deviendra le plus grand fournisseur de solutions de construction, en se concentrant exclusivement sur le marché nord-américain. Selon la stratégie NextGen Growth 2030 de Holcim, Amrize devrait réaliser quelques petites acquisitions d’ici 2030 à partir d’une capacité totale d’allocation de capital estimée entre 18 et 22 milliards de francs. Le capital excédentaire devrait être utilisé pour des acquisitions stratégiques majeures et des rachats d’actions. Le siège opérationnel sera situé à Chicago et le siège de la société restera à Zoug.
Dans le lotissement de maisons individuelles mitoyennes de Winterthur, Eigenheimquartier, des négociations sont en cours pour l’aménagement et le développement de 120 copropriétés. Les urbanistes OSRI de Lucerne, l’association Eigenheimquartier Winterthur et le service cantonal de conservation des monuments historiques participent au processus. Les résultats devraient conduire à une plus grande sécurité juridique et à des autorisations de construire plus rapides pour les immeubles historiques, selon un communiqué d’OSRI.
La cité, appelée « Kolonie Selbsthilfe » dans le langage courant, date de l’après Première Guerre mondiale. Il a été construit en réaction à la grande crise du logement et compte parmi les plus importants ensembles de petites maisons du canton de Zurich, avec un caractère résidentiel historiquement significatif, selon l’OSRI.
Son apparence est marquée par un « langage formel généralement simple ». Afin de préserver l’uniformité, les négociations en cours sont régies par un guide de conception élaboré à la demande du service cantonal de conservation des monuments historiques et avec la participation des propriétaires fonciers. Ce document doit définir les critères qui doivent être appliqués lors du réaménagement des 90 maisons individuelles et 28 maisons à deux logements existantes. Concrètement, il s’agit des questions suivantes : les rangées de maisons doivent-elles un jour retrouver une couleur uniforme ? Quelle forme peuvent avoir les lucarnes ? De combien la hauteur du faîte peut-elle augmenter après l’isolation du toit ?
OSRI est responsable des délais, de la documentation et de la communication dans ce processus. En automne, il est prévu de donner la parole aux habitants. Leurs résultats seront présentés et soumis au débat lors d’une réunion d’information et de dialogue.
Selon un communiqué, l’entreprise de construction STRABAG AG, dont le siège est à Schlieren, assume avec son département Bâtiment « des tâches centrales dans le cadre de la rénovation complète du Landhaus de Soleure ». Outre les mesures de modernisation de l’infrastructure technique du bâtiment (sanitaire, ventilation, éclairage et technique de scène), l’accent est mis sur la modernisation du système de chauffage.
Celui-ci sera converti à une production d’énergie respectueuse des ressources au moyen d’une pompe à chaleur. L’eau de l’Aar sera utilisée comme source de chaleur pour alimenter le Landhaus ainsi que les bâtiments publics voisins tels que l’auberge de jeunesse, l’école Kollegium et le théâtre municipal.
L’emplacement entre la vieille ville et la rivière Aare nécessite une attention logistique. Ainsi, les livraisons de matériaux et l’évacuation des déchets devraient avoir lieu le matin, afin que la promenade puisse être utilisée comme lieu de promenade à partir de midi.
De plus, il faut tenir compte des exigences élevées de la protection des monuments. La maison de campagne classée monument historique ressemble à une « œuvre d’art architecturale sinueuse avec six niveaux, chacun ayant son propre besoin de rénovation ». La procédure exige du « doigté » pour préserver le caractère historique et la substance du bâtiment. Les escaliers originaux en calcaire de Soleure, en particulier, doivent être conservés dans leur caractère unique, explique-t-on. Des dispositifs de protection spéciaux ont été mis en place à cet effet.
Les électeurs soleurois avaient approuvé la remise en état en octobre 2023. Les travaux de construction sont en cours depuis janvier 2025. La fin des travaux est prévue pour octobre 2026. En janvier, le chantier devrait être interrompu par égard pour les Journées cinématographiques de Soleure 2026.
Le Conseil des Etats a adopté lundi à une large majorité la proposition du Conseil fédéral de modifier le Code civil. Désormais, les propriétaires devraient pouvoir récupérer eux-mêmes leur bien immobilier dans un « délai raisonnable » après avoir été informés d’une occupation. Jusqu’à présent, la condition était « immédiatement ». Cette modification donne aux propriétaires plus de flexibilité et de marge de manœuvre en cas d’occupation illégale.
Expulsion rapide même en cas d’occupants inconnus En outre, la deuxième innovation centrale de la loi doit permettre aux propriétaires d’obtenir plus rapidement une expulsion, notamment lorsque le nombre ou l’identité des occupants n’est pas clair. L’objectif est d’éviter que des occupations illégales ne se poursuivent à long terme et que les propriétaires ne doivent supporter des coûts consécutifs élevés.
Voix controversées du Conseil des États Le projet n’a toutefois pas fait l’unanimité. Carlo Sommaruga, conseiller aux Etats socialiste de Genève, a critiqué le renforcement de la loi, le jugeant superflu puisque de nombreux squats sont de toute façon réglés par des conventions d’occupation temporaire. Selon Sommaruga, la hausse des loyers et la pénurie de logements sont bien plus pertinentes dans ce contexte.
Poursuite du processus au Parlement Bien que l’objet présente encore une petite divergence entre les deux chambres, la voie est en principe ouverte pour une position plus forte des propriétaires en cas de squat. Le projet retourne maintenant au Conseil national pour être mis au point.
La quantité croissante d’électricité solaire produite en été recèle un énorme potentiel, jusqu’ici inexploité pendant les mois d’hiver. Dans le projet pilote de Bassersdorf, l’électricité solaire excédentaire est transformée en méthanol par le biais du Power-to-X et stockée dans la Hybridbox® compacte. Cette centrale énergétique innovante fournit de l’électricité et de la chaleur en toute fiabilité en hiver, même lorsque les systèmes de chauffage conventionnels atteignent leurs limites.
Le méthanol, clé de la sécurité de l’approvisionnement énergétique « Le méthanol vert nous permet de stocker localement les excédents d’électricité et de les utiliser en hiver en produisant peu d’émissions, un élément décisif pour un approvisionnement énergétique sûr », explique Boris Meier de l’OST. Le méthanol est liquide, facile à stocker et respectueux du climat, ce qui fait de l’Hybridbox® un système énergétique flexible qui s’adapte intelligemment à tous les besoins. La combinaison avec le photovoltaïque, le stockage sur batterie et la pompe à chaleur permet d’atteindre une efficacité maximale.
Alimentation de secours et contrôle des coûts Le système est également convaincant en cas de panne de courant. Le méthanol stocké localement garantit une alimentation ininterrompue du bâtiment. De plus, l’auto-approvisionnement élevé assure des coûts d’exploitation stables à long terme, un avantage certain face à la hausse des prix de l’énergie. En particulier dans les zones non raccordées au gaz ou au chauffage urbain, le système offre une véritable alternative aux anciens systèmes de chauffage au fioul ou au gaz.
Un partenariat réussi pour une construction durable Ce projet commun montre comment une coopération pratique fonctionne. « La combinaison de l’efficacité énergétique, de la sécurité d’approvisionnement et de la réduction des émissions de CO2 fait de la Methanol Hybridbox® une solution d’avenir », déclare Roger Balmer.
Rendrela durabilité tangible Les bâtiments sont responsables d’environ un tiers des émissions de CO2 en Suisse. Une raison suffisante pour explorer de nouvelles voies. Le projet de Bassersdorf ne fournit pas seulement une solution technique convaincante, il rend également le cycle énergétique tangible pour les visiteurs de la nouvelle exposition « Construction durable » à l’Umwelt Arena. Les maîtres d’ouvrage, les investisseurs et les personnes intéressées peuvent y découvrir comment l’habitat climatiquement neutre de demain peut être réalisé dès aujourd’hui. Un modèle qui peut rayonner bien au-delà de Bassersdorf.
Avec le livre blanc « Retrofitting the Future », le CRML à HEC Lausanne, en collaboration avec E4S, présente une base solide pour évaluer les progrès réalisés dans le secteur du bâtiment. L’analyse de plus de 45’000 permis de construire délivrés en 2024 ouvre une image précise de la manière dont le secteur immobilier suisse progresse vers la neutralité climatique et des obstacles qu’il rencontre encore.
Beaucoup de potentiel, peu d’efficacité énergétique L’enquête montre que des tendances significatives se dessinent en matière de rénovation des bâtiments. Mais seule une petite partie des rénovations vise directement à améliorer l’efficacité énergétique. La transition vers des bâtiments à faibles émissions a certes commencé, mais elle n’est pas encore suffisante pour atteindre les objectifs climatiques ambitieux.
Défi financier pour les fonds immobiliers Le rapport met également en évidence le rôle des véhicules d’investissement immobilier (REIV). Pour atteindre les objectifs climatiques d’ici 2050, ceux-ci devraient mobiliser en moyenne 13% de leurs actifs nets, soit un total de 28,3 milliards de francs suisses, pour des travaux de rénovation énergétique. Certains acteurs du marché devront investir bien au-delà de cette moyenne, comme le soulignent les auteurs.
Perspective basée sur les données pour l’avenir « En combinant des données actuelles et des typologies de projets détaillées, nous créons un pont entre l’analyse théorique et la base d’action concrète », explique le Dr Nathan Delacrétaz, co-auteur du livre blanc. Avec les professeurs Eric Jondeau et Fabio Alessandrini, il donne ainsi une impulsion décisive à la transition immobilière dont la Suisse a tant besoin.
La phase de soumission des projets et programmes visant à améliorer l’efficacité électrique dans les secteurs de l’industrie et des services ainsi que dans les ménages est ouverte depuis novembre 2024. Avec 49 demandes rien que jusqu’à la mi-avril 2025, l’intérêt est supérieur d’environ 30 % à celui de l’année précédente. Un record qui souligne le potentiel d’économies d’énergie durables.
Flexibilité pour les entreprises – sans papier et planifiable La demande numérique simple et le traitement rapide en seulement quatre semaines facilitent l’intégration des projets d’efficacité dans leur planification opérationnelle. Depuis cette année, il est également possible de soumettre à tout moment des projets de plus grande envergure, avec une subvention pouvant aller jusqu’à six millions de francs – une étape importante pour des projets ambitieux tels que le remplacement de grandes installations de production ou le regroupement de petites mesures.
Économies concrètes Un projet dans le commerce de détail a déjà reçu une promesse de financement pouvant aller jusqu’à six millions de francs. Le remplacement des meubles frigorifiques existants permettra d’économiser chaque année des quantités d’électricité équivalentes à la consommation de 4 500 ménages. Dans l’industrie également, les projets vont du remplacement de presses à l’optimisation de machines d’imprimerie en passant par des souffleries plus efficaces dans les stations d’épuration des eaux usées.
Les appels d’offres concurrentiels, un instrument d’avenir Le programme ProKilowatt est financé par l’Office fédéral de l’énergie et mis en œuvre par CimArk SA à Sion. La contribution d’encouragement, financée par un supplément sur les réseaux à haute tension, crée des impulsions pour une économie économe en électricité et compétitive. La prochaine échéance pour les demandes de projets est fixée au 2 novembre 2025, une date importante pour toutes les entreprises qui souhaitent réduire leurs coûts énergétiques grâce à des mesures innovantes tout en contribuant à la transition énergétique.
Das Hochhaus „Rocket“ mit 100 Metern Höhe und die drei angrenzenden Wohngebäude „Tigerli“ sollen in der Lokstadt nicht nur Wohnen und Arbeiten ermöglichen, sondern auch städtebauliche Akzente setzen. Die Stadt Winterthur hat Anfang April 2025 die Baubewilligung erteilt. Allerdings mit strengen Auflagen, die vor allem die öffentliche Nutzung von Erd- und Dachgeschoss betreffen. Cham Swiss Properties AG, hervorgegangen aus der Fusion von Ina Invest und Cham Group, nimmt diese Auflagen ernst und will in enger Abstimmung mit den Behörden Optimierungen vornehmen.
Formaler Rekurs als Zwischenschritt Obwohl es von externen Seiten keine Einsprachen gab, hat die Eigentümerin selbst einen Rekurs gegen die Baubewilligung eingelegt. Hintergrund ist die Notwendigkeit, die Detailvorgaben der Stadt zu präzisieren und in einem konstruktiven Dialog mit dem Amt für Städtebau und dem Amt für Baubewilligungen abzustimmen. CEO Thomas Aebischer erklärt: „Das ist eine Formalie. Entscheidend ist für uns der inhaltliche Austausch, damit Rocket & Tigerli der städtebaulichen Bedeutung vollauf gerecht werden.“
Zentrale Punkte der Nachbesserung sind eine attraktive, öffentlich zugängliche Dachterrasse und publikumsorientierte Nutzungen im Erdgeschoss, wie Cafés und Gastronomieangebote am Dialogplatz. Diese Anpassungen sollen die Aufenthaltsqualität und die Einbindung in die Lokstadt fördern.Ein Ziel, das auch der Stadt Winterthur wichtig ist. Der Rekurs schafft die rechtliche Grundlage, um diese Punkte sorgfältig zu prüfen, ohne den laufenden Projektplan zu gefährden.
Keine Verzögerung trotz Rekurs Cham Swiss Properties zeigt sich zuversichtlich, dass der Zeitplan eingehalten wird. Bereits jetzt ist klar; Rocket & Tigerli bleiben Meilensteine für den urbanen Holzbau in der Schweiz. Das Ensemble nutzt das Potenzial des zukunftsweisenden Holzhybridbaus und steht für nachhaltige Stadtentwicklung mit hoher architektonischer Qualität. Bis Ende 2028 soll das Projekt abgeschlossen sein, mit Wohnungen im Hochhaus und Hotelnutzungen in den unteren Geschossen.
Bedeutung für Winterthur Für die Stadt Winterthur bedeutet das Projekt nicht nur ein neues Wahrzeichen, sondern auch zusätzliche Impulse für das Quartier Lokstadt. Als Teil einer umfassenden Transformation stärkt Rocket & Tigerli die Position der Stadt als attraktiver Wohn- und Wirtschaftsstandort und unterstreicht die Bedeutung nachhaltiger, innovativer Bauvorhaben.
Le site Jenny de Fritz Caspar Jenny AG, qui s’étend sur environ 30 hectares, est profondément ancré dans l’histoire industrielle du pays de Glaris. Là où la production textile a eu lieu depuis 1834, un site aux multiples facettes est aujourd’hui en train de naître avec de nouvelles perspectives. La proximité de la gare de Ziegelbrücke, la taille du site et les infrastructures existantes en font un lieu clé pour le développement économique et urbain du canton.
Une planification visionnaire et participative Dans le cadre d’un processus en plusieurs étapes, un plan directeur stratégique a été élaboré, sur la base d’une planification test complète réalisée par quatre équipes interdisciplinaires. Les conclusions qui en ont été tirées constituent la base d’un développement à long terme adapté à l’aménagement du territoire régional, aux potentiels économiques et à la diversité sociale. Le projet gagnant de Blättler Dafflon Architekten avec Tony Fretton Architects et Studio Vulkan a convaincu par son lien fort entre la nature, la culture du bâtiment et les espaces ouverts.
Une utilisation diversifiée comme stratégie de site Aujourd’hui déjà, le site réunit différentes utilisations. De la Carlsberg Supply Company à l’école professionnelle cantonale de Glaris, en passant par des formes créatives de travail et d’habitation comme le loft Z25. Le plan directeur s’appuie sur cette diversité et l’élargit à de nouvelles offres de formation, de services et de logements. Un projet d’hôtel est également à l’étude. L’objectif est d’établir durablement le Jenny-Areal en tant que lieu économique, d’habitation et d’apprentissage et de le faire vivre de manière durable.
La culture du bâti comme élément identitaire Le traitement respectueux du patrimoine architectural est central pour le développement. Le site fait partie de l’inventaire des sites construits à protéger en Suisse. Les bâtiments existants présentant un intérêt architectural et historique doivent être conservés et intégrés de manière ciblée. Le centre équestre classé monument historique, par exemple, doit être un élément marquant du nouveau concept de site et contribuer à l’identité du lieu.
Le cadre juridique en ligne de mire La mise en œuvre du plan directeur requiert un plan d’affectation adapté. Actuellement, le projet attend l’entrée en vigueur du plan d’affectation II de la commune de Glaris Nord. Les premières étapes du changement de zonage ont été franchies, mais des conditions juridiques centrales doivent encore être remplies. L’achèvement de ce processus permettra d’exploiter pleinement le potentiel de développement du Jenny-Areal. Une étape décisive pour l’avenir du site.
En 2025, le taux moyen d’imposition des bénéfices des entreprises en Suisse est passé de 14,6% à 14,4%. Le canton de Zoug reste en tête du classement avec seulement 11,85%, tandis que Berne (20,54%), Zurich (19,61%) et le Valais (17,12%) occupent les premières places du classement fiscal. A première vue, c’est un signe d’attractivité de la place économique, mais la dynamique est plus nuancée.
En effet, certains cantons ont même légèrement augmenté leur taux d’imposition. Genève, par exemple, est passé de 14 à 14,7%, et Bâle-Ville passera à 14,53% en 2026. Cela s’explique par l’introduction de l’imposition minimale globale de 15% pour les entreprises aux bénéfices élevés. Les cantons considérés jusqu’à présent comme des lieux à faible fiscalité s’adaptent afin d’atténuer la menace d’un impôt complémentaire et de conserver eux-mêmes des recettes. Pour les investisseurs, cela signifie que si l’avantage fiscal demeure, la flexibilité est de mise pour pouvoir réagir aux différences cantonales et aux adaptations futures.
La place économique reste compétitive On constate également une légère baisse des taux d’imposition maximaux pour les particuliers. De 32,7 à 32,5 % en moyenne. Genève (-1,7 point de pourcentage) et Schwyz (-0,61) ont particulièrement baissé leurs taux. Mais le classement reste stable. Schwyz (21,98%), Zoug (22,68%) et Nidwald (24,1%) restent en tête. Genève, Vaud et Berne restent les cantons les plus chers pour les hauts revenus. Pour les promoteurs immobiliers et les travailleurs hautement qualifiés, ces différences de localisation en matière d’impôt sur le revenu restent un facteur déterminant, en particulier pour les projets internationaux.
Impôt minimum mondial Stabilité en Suisse, incertitudes internationales Plus de 50 pays dans le monde ont déjà mis en œuvre l’impôt minimum de 15% pour les grandes entreprises. Pourtant, les États-Unis, initialement à l’origine de l’initiative, n’ont jusqu’à présent pas intégré les prescriptions de l’OCDE dans leur législation nationale. Au contraire, la nouvelle administration américaine remet de plus en plus en question le projet. Des experts comme Stefan Kuhn de KPMG Suisse soulignent que ces incertitudes pourraient, dans le pire des cas, conduire à un retour de la concurrence fiscale ou à des impôts spéciaux numériques. Pour la Suisse, le signal est néanmoins clair, l’impôt minimum mondial devient ici aussi une réalité. La stabilité de la mise en œuvre et la prévisibilité restent un avantage pour la place économique face aux développements internationaux incertains.
Les cantons renforcent l’attractivité de leur site grâce à des projets ciblés Parallèlement aux adaptations fiscales, de nombreux cantons investissent dans des projets de promotion économique. Lucerne, Bâle-Ville, Zoug et d’autres ont déjà adopté des programmes qui soutiennent les entreprises établies et les nouvelles implantations. Pour les promoteurs immobiliers, cela signifie des opportunités pour de nouveaux projets, des incitations à investir dans des espaces commerciaux et des logements, ainsi qu’une base solide pour des modèles commerciaux viables à long terme.
Dans le même temps, il est clair que ce n’est pas la politique fiscale qui détermine l’attractivité d’un site, mais aussi les mesures d’accompagnement telles que l’infrastructure, le maintien de la main-d’œuvre qualifiée et la numérisation. C’est là que les développeurs et les investisseurs trouvent de nouveaux espaces pour des projets innovants,
notamment dans un environnement de marché marqué par des exigences croissantes en matière de durabilité et d’efficacité des ressources.
Politique industrielle et droits de douane Outre la fiscalité, les questions de commerce international gagnent à nouveau en importance. Les discussions sur les droits de douane américains, les accords commerciaux bilatéraux et la politique industrielle stratégique font progresser la réindustrialisation dans le monde entier. Pour les sites suisses, cela signifie que la demande de surfaces de production et de logistique appropriées pourrait augmenter. Parallèlement, la protection des industries stratégiques bénéficie à nouveau d’un soutien politique accru, ce qui pourrait ouvrir de nouveaux champs d’investissement dans le domaine de la haute technologie et de la production industrielle.
La Suisse reste forte – les yeux rivés sur l’Irlande et l’Asie En comparaison internationale, la Suisse continue à faire jeu égal avec d’autres places européennes de premier plan. L’Irlande impose les bénéfices des entreprises à 12,5 %, la Hongrie à 9 %. Guernesey, les Bahamas et les îles Caïmans restent des paradis fiscaux à faible taux d’imposition (0%), mais rien de comparable pour la Suisse. Au lieu de cela, la place est en concurrence avec des métropoles attrayantes comme Hong Kong (16,5%) ou Singapour (17%), qui attirent par des programmes d’encouragement supplémentaires. La Chine, l’Inde et le Brésil continuent également de miser sur d’autres stratégies fiscales avec des taux élevés (25-34%), mais offrent de manière sélective de faibles charges effectives pour les industries stratégiques. La Suisse reste compétitive et complète cet avantage par un cadre politique et juridique stable.
Le canton de Glaris a une longue tradition industrielle. Quelles impulsions donnez-vous pour renforcer la compétitivité économique et créer des emplois durables ? Le canton de Glaris a toujours été très favorable à l’économie. Nous avons été l’un des premiers cantons suisses à légiférer sur la promotion économique (1978). De plus, Glaris est un pionnier suisse en matière de législation sociale avec la loi sur les fabriques (1864) et l’assurance vieillesse obligatoire (1916). Dans ce contexte, le pays de Glaris est traditionnellement un lieu d’implantation moderne pour les entreprises, avec des avantages compétitifs pour les employeurs et les employés qui peuvent n’apparaître qu’au second coup d’œil. Par exemple, le Glarnerland est suffisamment grand pour offrir suffisamment d’espace aux entreprises, mais aussi suffisamment petit pour que les décisions soient prises rapidement et sans bureaucratie. Le point de contact pour l’économie apporte un soutien pragmatique et fiable aussi bien aux créateurs d’entreprise qu’aux entreprises existantes ou à celles qui souhaitent s’implanter. Dans nos trois grandes communes fusionnées de manière exemplaire dans toute la Suisse, les investisseurs trouvent des biens immobiliers à des prix avantageux et les employeurs des collaborateurs bien formés et motivés qui aiment vivre dans un environnement intact avec les avantages d’un cadre moderne.
Comment le Département de l’économie encourage-t-il les idées commerciales numériques innovantes ? Les possibilités offertes par la transformation numérique servent d’une part à redessiner les processus et les produits, mais elles constituent d’autre part la base de l’économie circulaire. Il s’agit à la fois d’améliorer l’efficacité des ressources et la gestion des données. Ainsi, les collaborateurs de demain sauront quels matériaux ont été utilisés et selon quels processus. Les chaînes d’approvisionnement constituent une autre opportunité : Les nouveaux processus numériques permettent une chaîne d’approvisionnement plus robuste, plus efficace et plus transparente. Dans ce contexte, nous soutenons la transformation numérique dans l’économie glaronnaise avec des crédits de numérisation. Le programme de soutien dispose de deux millions de francs jusqu’à fin 2027. Les projets innovants qui prennent en compte les nouvelles technologies dans les processus et la production, qui créent de nouveaux produits et modèles commerciaux et qui mettent en place des coopérations sont encouragés. Concrètement, nous réalisons une analyse de la situation actuelle dans les entreprises participantes avec l’expertise du réseau d’innovation de Suisse orientale (INOS). Cette analyse est financée par la nouvelle politique régionale (NPR) et comprend un état des lieux, y compris un plan de mesures et une feuille de route pour la mise en œuvre. Ces bases sont nécessaires pour la demande de soutien financier jusqu’à 100’000 francs pour les projets individuels et 300’000 francs pour les projets interentreprises et/ou sectoriels.
Selon vous, comment le secteur immobilier va-t-il évoluer dans le domaine de l’industrie et du commerce ? La pression de l’agglomération se fait sentir dans le pays de Glaris. La croissance démographique est toutefois modérée, ce qui va dans le sens d’un développement durable. En ce qui concerne les surfaces industrielles et commerciales, la commune de Glaris Nord dispose de capacités particulièrement élevées, qui sont actuellement exploitées sur le site de Bilten avec plusieurs projets. Grâce à une gestion active des surfaces, nous misons sur un développement durable avec des projets qualitatifs dans l’industrie et le commerce.
Quelles tendances voyez-vous dans l’évolution de l’offre et de la demande en matière de logement ? Les projets de nouvelles constructions dans le secteur résidentiel sont en grande partie réalisés dans les communes de Glaris et de Glaris Nord. Cela est également lié aux plans d’affectation qui, grâce à la fusion des communes, peuvent adopter une vision globale et progressiste. A Glaris Sud, le plan d’affectation est encore dans un processus politique exigeant, qui est également suivi par le canton.
Comment pouvez-vous vous assurer que l’évolution du marché immobilier correspond aux besoins de la population ? Les personnes qui vivent dans l’un de nos 29 villages, localités ou quartiers apprécient les particularités de leur lieu de résidence. Celles-ci se manifestent par exemple dans la situation géographique ou dans la vie associative. On ne vit pas du tout de la même manière à Elm ou à Braunwald qu’au chef-lieu du canton ou à Näfels. Et là encore, différemment du Kerenzerberg ou du Walensee. Cela crée une identité et un lien, et les gens restent donc ici. Cela correspond au rythme modéré de la croissance démographique et à la relative stabilité des prix de l’immobilier.
Comment pouvez-vous vous assurer que votre marché immobilier se développe durablement ? Grâce à notre combinaison unique de proximité avec la nature et la ville, à notre taille raisonnable et à notre espace économique et de vie compact, le Glarnerland marque des points. L’essentiel est donc de gérer ces avantages avec soin – ce sont nos ressources, notre capital.
Quels sont les projets d’infrastructure de l’OFROU et des CFF prévus et quels sont les potentiels d’amélioration que vous identifiez ? Le Glarnerland est perçu comme une région rurale, mais sa situation entre Zurich et Coire lui permet de bénéficier d’excellentes liaisons de transport. La ville de Zurich et l’aéroport ne sont qu’à une heure de voiture ou de train, l’un des principaux axes nord-sud traverse le canton, et les avions et hélicoptères privés peuvent décoller et atterrir à Mollis.
Bien entendu, le canton de Glaris se penche également sur les exigences croissantes en matière de mobilité. Ces dernières années, le canton a mis en œuvre trois des quatre grands projets de construction de routes afin de desservir notamment le pôle de développement de l’aérodrome de Mollis dans une perspective d’avenir. Le quatrième projet visant à optimiser la desserte de la zone industrielle au sud de la commune de Glaris est en phase de planification. Le centre de nos efforts est l’étroite collaboration avec la Confédération pour les projets de contournement visant à désengorger l’axe principal actuel. Nous avons reçu l’assurance de la part de la Confédération que les contournements de Netstal et de Glaris seront réunis en un projet global sous la direction de l’OFROU. L’objectif est de soulager globalement le canton de Glaris des problèmes de circulation routière.
En ce qui concerne les transports publics, nous disposons depuis la Landsgemeinde 2025 d’une nouvelle base légale pour l’offre future de transports publics. Aujourd’hui déjà, notre région est bien desservie par des liaisons directes vers Zurich et Rapperswil, ainsi que par des variantes de correspondance à Ziegelbrücke vers Saint-Gall, Coire et Zurich. Notre population et nos entreprises ont besoin de ce confort et de la cadence semi-horaire continue décidée lors de la Landsgemeinde 2025. Nous nous engageons résolument en ce sens auprès de la Confédération et en collaboration avec les CFF et le SOB. Nous coopérons activement avec les entreprises afin de rendre les trajets domicile-travail en transports publics plus attrayants pour les employés – le Bonus-Pass, par exemple, incite à passer de la voiture aux transports publics.
Les courtes distances dans et entre nos localités jouent également un rôle central dans la mobilité. Par exemple, il ne faut que 20 minutes pour se rendre à vélo de Näfels (Glaris Nord) ou de Schwanden (Glaris Sud) au chef-lieu du canton. La loi cantonale sur les pistes cyclables, adoptée par la Landsgemeinde en 2024, tient également compte de la tendance au vélo.
Comment la promotion économique contribue-t-elle à présenter Glaris comme une région où il fait bon vivre et qui est tournée vers l’avenir ? Le canton de Glaris atteint le troisième plus haut niveau d’attractivité financière en matière de logement : outre des coûts de logement peu élevés, nous offrons une charge fiscale modérée et des primes d’assurance maladie relativement faibles. Ce sont nos grands atouts en termes de facteurs financiers. A cela s’ajoute la grande qualité de l’habitat, qui combine les avantages de la campagne avec des offres urbaines. Cela se voit dès le premier coup d’œil en arrivant dans le canton de Glaris. Avec les impressionnantes montagnes, les témoins des débuts de l’industrialisation marquent le paysage et la vie dans notre canton. Les sites industriels historiques, les villas des fabricants et les cités ouvrières du XIXe siècle, et justement le paysage, ne sont pas pour rien dans le décor de films et de séries télévisées. Dans la vie quotidienne des gens, cela se traduit par un environnement contrasté et vivant avec des lotissements contemporains pour les professionnels et les familles qui apprécient la vie, le travail, la culture et les loisirs dans nos communes modernes. C’est dans cette optique que Glaris mène depuis plus de dix ans un marketing cantonal actif et ciblé. Cette année, nous profitons de notre rôle d’hôte de la Fête fédérale de lutte suisse et des jeux alpestres (ESAF) pour mettre en avant le canton de Glaris en tant que centre de vie. Avec ce grand événement à venir, le regard de toute la Suisse se tourne vers le pays de Glaris. Sous le slogan « Vraiment fabuleux », les thèmes du travail, de l’habitat et des loisirs sont au cœur de la campagne. Le visage de la campagne est le cuisinier et influenceur glaronnais Noah Bachofen, très apprécié. Lui et son collègue sont accompagnés dans leur mission de création d’un film d’image authentique sur le pays de Glaris. La campagne vise à rendre visible et savoureux le mode de vie unique de Glaris.
Pourquoi les professionnels restent-ils dans la région et quelle est la contribution de la promotion économique ? Bien sûr, une bonne campagne ne suffit pas à elle seule. Les promotions communales apportent une grande contribution à la qualité de vie élevée. Elles développent leur espace d’habitation et de loisirs avec de nouveaux projets et en collaboration avec des investisseurs – les pôles de développement à la desserte optimale des gares de Näfels/Mollis et de Glaris en sont des exemples. Les communes veillent à proposer des écoles modernes et des offres complémentaires pour les familles, exploitent des installations sportives et offrent au commerce de détail, à la restauration, aux soins médicaux, à l’industrie, à l’artisanat et à la culture un espace pour un quotidien vivant et fonctionnel. Le canton assure le fonctionnement de l’école cantonale, de l’école de sport ainsi que des écoles professionnelles, de l’hôpital cantonal, de la sécurité et des services sociaux. Les structures administratives légères permettent un échange efficace et direct entre les services cantonaux et les responsables au niveau communal.
Quelle est votre vision à long terme pour le site économique de Glaris ? Dans les années à venir, il est essentiel pour le canton de Glaris que le développement initié soit mis en œuvre de manière coordonnée. Il s’agit de soutenir et d’accompagner les initiatives privées, tout en créant les bonnes conditions-cadres pour les entreprises et les professionnels. Si nous y parvenons, le canton de Glaris sera un canton de Landsgemeinde sûr, interconnecté et économiquement fort, avec une classe moyenne forte, entourée d’une nature intacte.
Des structures efficaces et tournées vers l’avenir sont essentielles pour le succès d’une entreprise. Il en va de même pour les pouvoirs publics. Glaris est le seul canton à avoir systématiquement adapté ses propres structures aux nouvelles conditions. Avec l’administration très efficace d’aujourd’hui, nous sommes prêts pour l’avenir.
C’est précisément chez les « best agers », les personnes âgées de 45 à 79 ans, que le désir de changer de cadre de vie est le plus fort. Le départ des enfants ou le passage à la retraite créent de nouveaux espaces de liberté. Mais les offres de logement adaptées à cette phase de la vie sont rares. De nombreux Best Agers restent donc dans des logements qui ne correspondent plus à leurs besoins. Des plateformes d’échange numériques, des conseils neutres en matière de logement ou des séances d’information ciblées pourraient aider à concrétiser ces souhaits de déménagement, mais de telles offres font jusqu’à présent défaut sur l’ensemble du territoire.
Défis pour les jeunes familles Les jeunes générations sont également concernées. Chez les jeunes familles, le souhait d’emménager dans une maison individuelle est très répandu. Mais les prix élevés de l’immobilier, la pénurie d’offres et les exigences strictes en matière de financement font que ce rêve s’éloigne pour beaucoup. Pour les jeunes adultes en particulier, l’accession à la propriété reste difficilement abordable.
Des modèles innovants pour s’en sortir L’étude met en lumière des modèles alternatifs tels que la location-vente, la petite propriété, la propriété temporaire ou les solutions de droit de superficie. Ces concepts pourraient ouvrir de nouvelles perspectives. Permettre d’accéder plus facilement à la propriété ou mieux adapter le changement de logement à l’étape de la vie. Mais jusqu’à présent, ces modèles sont peu répandus en Suisse, souvent encore inconnus ou difficiles à mettre en œuvre sur le plan juridique.
Des impulsions politiques et économiques sont nécessaires Pour que les choses changent, il faut de nouvelles impulsions politiques et économiques. Des stratégies communales en matière de logement, des programmes de soutien ciblés et des projets pilotes pourraient contribuer à accroître la mobilité résidentielle. Il est tout aussi important de mettre en place des modèles de financement innovants qui permettent aux ménages à faibles revenus et aux jeunes familles d’accéder à des logements adaptés.
Rôle central des municipalités Les municipalités ont un rôle clé à jouer. Elles pourraient établir de manière ciblée de nouvelles formes de logement et des offres de conseil permettant aux personnes de changer plus facilement leur situation de logement. Ainsi, les logements peuvent être mieux utilisés et adaptés aux besoins croissants, un facteur décisif pour un développement urbain durable. La « série d’études sur le logement » fournit ainsi des connaissances importantes et des points d’appui concrets pour tous les acteurs du secteur du logement. Il est clair que la mobilité résidentielle est plus qu’un besoin individuel. Elle est un facteur clé pour un développement durable de l’habitat en Suisse.
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