Catégorie : Régions

  • Zurich mise sur l’avenir

    Zurich mise sur l’avenir

    Le regard tourné vers le nord, et plus précisément vers Copenhague, sert d’exemple au canton de Zurich. La capitale danoise a prouvé de manière impressionnante qu’il est possible d’atteindre des objectifs climatiques ambitieux, sans faire de concessions. Avec une réduction de 80% des émissions de CO2 depuis 2012, Copenhague a réalisé une performance remarquable. Inspiré par cet exemple, le canton de Zurich s’efforce d’atteindre la neutralité en matière de gaz à effet de serre d’ici 2040, ou au plus tard d’ici 2050. Cet objectif, sur lequel les électeurs zurichois seront appelés à se prononcer le 28 septembre 2025, est un engagement clair en faveur d’une politique climatique durable. Il ne s’agit pas seulement de définir un objectif, mais de poursuivre résolument la réduction effective des émissions de CO2. Une entreprise qui exige de la détermination et de la force d’innovation.

    Des succès grâce à des mesures ciblées
    Parallèlement à la protection du climat, le canton de Zurich investit massivement dans la préservation et la promotion de la biodiversité. Des revalorisations écologiques, des renaturations et un entretien proche de la nature permettent de reconquérir l’espace vital de la flore et de la faune. Les contrôles d’efficacité démontrent de manière impressionnante la rapidité avec laquelle la nature s’adapte et s’épanouit. La revalorisation de ruisseaux dans le cadre du programme « Zürcher Vielfältige Gewässer » (cours d’eau zurichois diversifiés), qui a permis une réintroduction rapide des libellules, en est un exemple remarquable. L’entretien adapté des talus le long des routes cantonales a également des effets. La vie y bat son plein, les insectes et les petits animaux y retrouvent un habitat approprié. Ces succès prouvent que l’engagement en faveur de la biodiversité est payant et que la nature réagit rapidement grâce à des mesures ciblées.

    Poser des jalons pour un avenir durable
    Le canton de Zurich pose des jalons pour un avenir durable en révisant plusieurs lois et en introduisant de nouveaux instruments.

    Ordonnance sur la protection contre le bruit
    La consultation sur la révision de l’ordonnance sur la protection contre le bruit, dont l’entrée en vigueur est prévue pour le 1er avril 2026, est ouverte jusqu’au 6 octobre 2025. Il s’agit d’une conséquence directe des modifications de la loi sur la protection de l’environnement adoptées en septembre 2024.

    Carte SIG « Plans des zones centrales« 
    Une nouvelle carte numérique offre dès à présent une vue d’ensemble complète des plans complémentaires « zones centrales » en vigueur et de leurs éléments, sur la base du cadastre RDPPF.

    Ordonnance sur le CO2
    Le Conseil fédéral a mis en vigueur l’ordonnance sur le CO2 révisée avec un effet partiellement rétroactif au 1er janvier 2025. Elle fixe des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre jusqu’en 2030 et concrétise des mesures d’adaptation au changement climatique ainsi que des mesures d’encouragement pour les technologies respectueuses du climat.

    Lutte contre les organismes envahissants
    Une consultation est ouverte jusqu’au 13 octobre 2025 sur une révision de la loi sur la protection de l’environnement visant à donner aux cantons davantage de pouvoirs pour lutter contre les organismes exotiques envahissants.

    Prescriptions en matière de stationnement
    Une modification de la loi sur l’aménagement du territoire et la construction à partir du 1er août 2025 permettra de réduire les places de stationnement au cas par cas, à condition qu’il n’y ait pas de transfert dans l’espace public.

    ÖKOPROFIT
    Ce programme éprouvé aide avec succès les entreprises à se lancer dans la gestion environnementale afin de réduire les coûts, d’optimiser l’efficacité des ressources et d’améliorer le bilan environnemental. Le canton de Zurich s’efforce de susciter l’intérêt d’autres cantons pour ÖKOPROFIT.

    Bâtiments classés
    Un projet de loi, actuellement en consultation, vise à simplifier la construction et la modernisation énergétique des bâtiments classés.

    Dépôt en couches géologiques profondes
    Les demandes d’autorisation générale pour le dépôt en couches géologiques profondes et l’installation d’emballage du combustible, déposées par la Nagra, sont désormais accessibles au public après avoir été examinées et améliorées.

    Développement de la grande hydroélectricité
    Un rapport du Conseil fédéral du 13 juin 2025 met en lumière le potentiel considérable, mais aussi les incertitudes liées aux renouvellements et aux extensions de la grande hydroélectricité.

    Zurich est prête à relever les défis du changement climatique et à saisir les opportunités d’un avenir plus durable. Il est temps d’agir ou comme on dit au Danemark « Så kom nu i gang ! »

  • Construire l’avenir, c’est prendre ses responsabilités

    Construire l’avenir, c’est prendre ses responsabilités

    Monsieur Binkert, vous êtes actif dans le développement immobilier depuis des décennies. Qu’est-ce qui vous motive personnellement et quelle est votre vision de l’avenir de l’architecture et du développement immobilier ?Le développement immobilier est aussi un développement spatial. Avec chaque construction, nous modifions notre environnement, l’espace qui nous entoure. Ce changement doit être une amélioration, pas une détérioration. La question qui me préoccupe est celle des règles que nous devons respecter pour que notre environnement bâti reste durable, vivable et viable. Je vois l’avenir du développement immobilier dans une planification créative et globale qui associe les besoins de la société aux possibilités technologiques, tout en plaçant l’homme et l’environnement au centre.

    Quel projet vous a particulièrement marqué ?
    Chaque projet élargit l’horizon de l’expérience – mais Greencity Zurich a été un tournant pour moi. C’est là que nous avons développé pour la première fois pour Losinger Marazzi des règles concrètes sur la manière dont un quartier doit être conçu, construit et exploité pour être considéré comme réellement durable. Ce projet m’a montré à quel point la durabilité peut avoir un impact profond lorsqu’elle est pensée et mise en œuvre de manière systématique. Le fait qu’il ait permis à Losinger Marazzi de devenir le premier « entrepreneur général vert » de Suisse a été un signe fort que le développement durable peut également être un modèle de réussite économique.

    En tant que président de l’association 2000-Watt-Smart-Cities, vous vous engagez pour des villes durables et énergétiquement efficaces. Comment intégrez-vous concrètement les aspects de durabilité dans vos projets ?
    Dans Greencity Zurich, nous avons développé pour la première fois des règles complètes pour la planification, la construction et l’exploitation d’un quartier durable. Cela a donné naissance au label « 2000-Watt-Areal », qui a permis de certifier plus de 50 quartiers urbains dans toute la Suisse. Aujourd’hui, nous continuons à le développer sous l’autorisation de l’Office fédéral de l’énergie – dans l’optique de la Smart City. Nous avons ainsi récemment pu certifier le premier projet en Inde.

    Le plus grand défi reste l’équilibre entre la durabilité environnementale, sociale et économique, en particulier au niveau international. En Chine, les exigences sociales sont difficiles à mettre en œuvre, au Brésil, la compréhension de l’environnement fait souvent défaut, et dans les Émirats, l’économie n’est pas un problème. En Suisse aussi, il faut de l’empathie, de la compréhension et du souffle pour imposer des solutions viables et durables.

    Vous avez une expérience internationale, notamment aux États-Unis et en Inde. Quelles différences et similitudes voyez-vous entre la Suisse et ces pays en matière de développement urbain ?
    La principale différence réside dans le rythme de croissance : les pays émergents dont la population augmente rapidement ont besoin de beaucoup de nouveaux espaces rapidement et à moindre coût, souvent au détriment de la qualité. La durabilité y est une promesse d’avenir, souvent accueillie avec scepticisme. La durabilité coûte cher à court terme, mais ne rapporte qu’à long terme, mais elle couvre alors plusieurs fois les coûts selon nos hypothèses.

    Dans le monde occidental – où la croissance stagne ou recule – d’autres valeurs sont mises en avant : l’équité sociale, l’économie circulaire, la biodiversité. Le développement durable y est de plus en plus perçu comme une condition préalable à la qualité de vie. L’exigence selon laquelle l’Occident doit également prendre en charge le développement durable dans les pays émergents pousse toutefois des pays prospères comme la Suisse à leurs limites.

    Quelles tendances voyez-vous dans le développement futur des villes et des sites et comment imaginez-vous les formes d’habitat de demain, notamment au regard des changements démographiques, de l’urbanisation croissante et de la densification ?
    Nous sommes à un tournant. Le secteur de la construction doit impérativement rattraper son retard dans des domaines tels que la numérisation, l’automatisation et l’intelligence artificielle. Nous continuons à construire « brick and mortar », comme à l’époque romaine. Pourtant, si les besoins humains fondamentaux n’ont guère changé, les possibilités techniques, elles, ont bien évolué. Les mégatendances – changement démographique, santé, avenir du travail, crise climatique – exigent de nouvelles réponses à la question de savoir comment nous habitons. Nous devons avoir le courage de remettre en question le statu quo, d’explorer de nouvelles voies et d’essayer des solutions qui n’existaient pas dans le passé.

    Le « bétonnage de la Suisse » ne peut pas continuer ainsi. Ce qui fonctionnait encore dans une Suisse de 6 millions d’habitants à la mobilité limitée conduit aujourd’hui à l’effondrement. Nous devons nous considérer davantage comme une partie de l’univers, dans lequel nous ne sommes qu’une espèce parmi d’autres, et non comme des dominateurs. Nous constatons chaque jour les conséquences de notre gestion à courte vue des ressources limitées, de la diminution de la biodiversité et du gaspillage d’énergie.

    À l’avenir, nous nous rapprocherons les uns des autres, nous ferons de la place pour les autres, nous vivrons de manière plus efficace et suffisante. Pour que cela ne nuise pas à notre qualité de vie, nous devons mieux utiliser les possibilités technologiques qui s’offrent à nous aujourd’hui et celles que nous développerons demain. Nous vivrons de manière plus urbaine qu’aujourd’hui, nous satisferons les besoins de la vie quotidienne à distance de marche, nous serons mieux connectés.

    Nous avons désormais atteint 9 millions d’habitants en Suisse. Le secteur immobilier parle depuis longtemps d’une Suisse à 10 millions d’habitants. Sommes-nous, selon vous, suffisamment préparés à cette éventualité et où voyez-vous encore un besoin de rattrapage ?
    L’idée d’une Suisse à 10 millions d’habitants est elle aussi déjà dépassée. Si nous voulons permettre à notre société vieillissante de vivre confortablement, nous avons besoin d’une main-d’œuvre jeune et bien formée supplémentaire, nous avons donc besoin d’une Suisse de 12 millions ! Nous devons proposer des solutions durables aux flux migratoires attendus de réfugiés climatiques et de réfugiés de guerre, mais sans mettre en péril notre culture et notre histoire. Plus nous nous préparons rapidement et efficacement, plus nous serons en mesure d’en tirer profit.

    Nous sommes mal préparés aux changements de paradigmes exogènes. Nous sommes conscients de l’attraction des grandes villes, mais nous ne proposons pas d’alternatives. Nous continuons à travailler avec des plans de zonage alors qu’ils ne sont plus en mesure de refléter notre production et notre mode de vie. Nous avons les yeux rivés sur les pôles d’attraction que sont Zurich, Bâle et Genève, au lieu de percevoir et d’exploiter les qualités dormantes de petites villes comme Lenzbourg, Brugg, Wetzikon ou Glaris. Il y a là un besoin urgent de rattrapage.

    Notre vision de la Smart City Switzerland n’est pas celle d’une mégapole avec une agglomération tentaculaire – bien au contraire : nous proposons de redevenir plus petits. Ce ne sont pas les grandes villes suisses qui doivent croître, mais les villes moyennes et les petites villes bien connectées qui doivent être densifiées et urbanisées – avec beaucoup d’espaces verts entre elles. L’urbanisation passe par l’amélioration de l’offre, la revalorisation culturelle, mais aussi et surtout par la création de nouveaux emplois. Et là où la recherche sur l’urbanisation identifie des lacunes dans le réseau urbain, nous devons également avoir le courage de construire de nouvelles villes.

    Quels rôles et quelle vision à long terme voyez-vous pour l’espace économique de Glaris et quels sont les projets clés qui marqueront les années à venir ?
    Glaris Nord est l’épine dorsale économique du canton – avec sa situation, son infrastructure et sa proximité avec la zone économique de Zurich, il offre un énorme potentiel pour la production et les services. Glaris Sud, en revanche, marque des points avec la nature, les loisirs et la qualité de vie. Ces deux espaces devraient être beaucoup plus pensés dans le sens d’une symbiose fonctionnelle. La vision Glaris 2030 présente des perspectives claires à cet égard, mais elle doit être portée plus largement. Des projets clés à Näfels-Mollis et Niederurnen-Oberurnen seraient des catalyseurs idéaux, mais ils n’ont pas été suffisamment exploités jusqu’à présent – même pas dans le plan directeur communal récemment établi. Les directives cantonales et fédérales étroites concernant le dimensionnement des zones à bâtir freinent le développement – il faut ici une marge de manœuvre pour des solutions orientées vers l’avenir.

    L’un des travaux de master de vos étudiants analyse Glaris Nord comme un sous-centre potentiel de la région économique de Zurich. Comment évaluez-vous le potentiel de développement de cette région, notamment en termes d’infrastructures, de secteurs, d’emplois
    et d’habitat ?

    Le potentiel de Glaris Nord est impressionnant. Nos études sur la Smart City Switzerland montrent qu’il y aurait de la place des deux côtés du lac de Walenstadt pour une ville de taille moyenne – mais que celle-ci soit créée à Glaris Nord, à Ausserschwyz ou dans le Sarganserland dépend en fin de compte de la volonté politique des habitants.
    Le travail de master de la HSLU mentionné ci-dessus étudie la relation entre la grande ville de Zurich et les sous-centres environnants (nœuds de deuxième centralité). La situation actuelle du brain-drain et des mercenaires salariaux qui font la navette entre la région rurale de Glaris et la ville de Zurich est comparée à la vision de la ville de Glaris Nord à 15 minutes. Le travail de master confirme l’interdépendance de l’aménagement du territoire et de la promotion économique, de la densification et de la diversité des utilisations, des emplois et des logements.

    Du point de vue de la planification et de la politique, que doit-il se passer pour que Glaris ne se contente pas de s’agrandir, mais participe également à son développement ?
    Dans la perspective de Smart City Switzerland, l’Office fédéral du développement territorial ARE doit revoir l’aménagement du territoire à l’échelle nationale et créer de nouveaux espaces libres pour le développement urbain densifié. Sur cette base, il est possible de densifier les villes existantes, voire de développer de nouvelles villes régionales (nœuds de deuxième centralité) et de petites villes (nœuds de troisième centralité).

    Pour Glaris, cela signifie concrètement qu’il faut faire du lobbying actif à Berne pour positionner Glaris Nord en tant que site économique. C’est la seule façon pour le canton de se libérer du rôle de suiveur passif dans la péréquation financière. Il faut faire un choix clair entre l’attente et la participation active. Pour participer, il faut investir – dans la planification et le développement, les infrastructures, le marketing local et le travail de persuasion politique.

    Quel rôle joue le plan directeur cantonal dans ce contexte et quelles sont les possibilités d’influence au niveau communal ?
    Le plan directeur cantonal reflète la situation actuelle et la pense de manière linéaire. Il ne reflète pas les changements de paradigme qui nous attendent dans les années à venir. Le plan directeur n’offre pas non plus une flexibilité suffisante pour répondre aux nouveaux défis exogènes et endogènes.

    Les possibilités d’influencer le plan directeur supérieur sont limitées. La commune dépend du canton, et le canton dépend de la Confédération. De plus, l’exigence de stabilité du plan rend toute innovation difficile. Les temps de réaction sont trop longs. Pourtant, des leviers existent : les projets pilotes et les pôles de développement (PDD) permettent de tester des idées innovantes et d’expérimenter de nouveaux modèles urbains.

    La 105e immoTable d’aujourd’hui à Glaris apporte une contribution importante à la discussion urgente et nécessaire sur la volonté de Glaris de devenir le site de l’avenir.

  • Penser circulairement, construire ensemble

    Penser circulairement, construire ensemble

    Le Circular Time Lab de la Haute école de Lucerne réunit théorie et pratique, conception et artisanat, enseignement et développement urbain. Il s’agit d’un projet interdisciplinaire du centre de compétences Typologie & planification en architecture et du cursus d’architecture de la HSLU. En collaboration avec des apprentis d’entreprises de construction en bois de la région, les étudiants développent des structures qui sont non seulement architecturalement attrayantes, mais aussi entièrement réutilisables.

    L’accent est mis sur l’apprentissage et la création en commun. Les étudiants se familiarisent avec les processus artisanaux et les possibilités techniques, tandis que les apprenants participent aux processus de conception. Le résultat est une compréhension approfondie de la construction respectueuse des ressources, qui ferme les cycles et préserve la valeur des matériaux.

    Une architecture à vivre – au cœur de Lucerne
    Les résultats de cette collaboration sont visibles depuis juin 2025 dans deux lieux centraux du canton de Lucerne, sur l’île près de la gare et sur le site Viscosi à Emmenbrücke. Là, des bâtiments en bois aérés, recouverts de tissus colorés, invitent à s’attarder, à observer et à faire une pause. Elles offrent une protection contre le soleil et la pluie tout en incitant à la réflexion.

    Les structures sont plus que de simples interventions esthétiques dans l’espace urbain. Elles sont des déclarations construites pour une culture de la construction qui prend ses responsabilités. Leur conception ouverte invite les gens au dialogue et rend la durabilité visible et tangible. L’ »été lucernois » devient ainsi un terrain d’expérimentation pour une architecture qui ne vise pas la durée, mais l’impact.

    Cycle plutôt que déconstruction
    La réutilisation est au cœur du Circular Time Lab. Les pavillons en bois ne sont pas conçus comme des constructions uniques, mais comme des structures temporaires ayant un avenir. Dès la première construction, il a été fait appel à des éléments en bois existants. Tous les assemblages sont amovibles, toutes les dimensions sont conservées. Le démontage suit à l’automne 2025, et en 2026, un nouveau pavillon avec une nouvelle fonction est construit à partir des mêmes éléments.

    Cette approche itérative permet non seulement de préserver les ressources, mais aussi d’entraîner la pensée planificatrice. En effet, la construction circulaire exige de la créativité et de la précision. Comment une vieille poutre s’intègre-t-elle dans un nouveau projet ? Comment créer de la beauté sans gaspillage ? Ces questions accompagnent les participants du Circular Time Lab tout au long du processus et renforcent leurs compétences pour la construction durable de demain.

    Faire partie d’un réseau international
    Le projet lucernois s’inscrit dans le programme de recherche européen BAUHALPS, Building Circular in the Alps. treize institutions partenaires de six pays développent ensemble de nouvelles stratégies pour la construction circulaire dans l’espace alpin. Le Circular Time Lab sert de laboratoire réel vivant. C’est un lieu d’expérimentation, d’échange et de recherche appliquée.

    La coopération ouvre aux étudiants et aux apprenants non seulement de nouvelles perspectives, mais aussi des réseaux internationaux. Ainsi, un projet local de construction en bois devient un élément constitutif du changement transnational, une impulsion qui rayonne bien au-delà de Lucerne.

    L’avenir commence à petite échelle
    Les structures en bois de l’été lucernois peuvent sembler petites à première vue. Pourtant, elles portent en elles de grandes idées, la collaboration, l’économie circulaire, l’éducation et la responsabilité. Le Circular Time Lab montre comment la construction durable peut être ancrée dans l’éducation et rendue visible dans l’espace public. Car pour réutiliser les matériaux, il faut d’abord repenser les idées.

  • La marque Fribourg.swiss renforce sa position internationale

    La marque Fribourg.swiss renforce sa position internationale

    Le canton de Fribourg renforce son profil dans la concurrence mondiale. Avec fribourg.swiss, la Promotion économique mise sur une marque plus claire et plus compréhensible au niveau international. La nouvelle plateforme s’adresse de manière ciblée aux entreprises, aux investisseurs et aux acteurs de l’innovation en Suisse et à l’étranger. Grâce à l’extension officielle du domaine « .swiss », l’appartenance aux standards de qualité suisses est soulignée, de manière compacte, accessible et forte en termes de marque.

    Rendre l’excellence visible
    « fribourg.swiss est notre vitrine stratégique vers l’extérieur », explique Jerry Krattiger, directeur du WIF. Elle est centrée sur les entreprises, les institutions de formation et de recherche ainsi que les centres de compétences qui marquent le canton de Fribourg sur le plan économique. Des thèmes tels que la bioéconomie, l’industrie 4.0, les sciences de la vie ou le transfert de technologie montrent la diversité et la capacité d’avenir du site.

    Communication multicanale pour une portée maximale
    La nouvelle marque est déjà active sur tous les canaux orientés vers l’extérieur, du site web aux newsletters en passant par les activités internationales sur LinkedIn. Le contenu est diffusé dans le monde entier via les ambassades, les consulats et les réseaux professionnels. Parallèlement, la nouvelle identité de marque renforce également la perception interne des atouts économiques et crée une conscience commune au sein du canton.

    Visibilité et identification
    Avec fribourg.swiss, le canton de Fribourg ouvre un nouveau chapitre dans la promotion de son site. Un qui mise sur la clarté numérique, la portée internationale et l’ancrage régional. Le dynamisme économique du canton sera ainsi plus visible et plus largement reconnu, en Suisse comme à l’étranger.

  • Une installation solaire alpine pour la Suisse centrale voit le jour à Spiringen

    Une installation solaire alpine pour la Suisse centrale voit le jour à Spiringen

    APV Sidenplangg AG, une entreprise partenaire du prestataire de services énergétiques uranais energieUri AG d’Altdorf et du producteur de courant vert aventron AG de Münchenstein BL, construit la première installation solaire alpine de Suisse centrale, comme l’indique un communiqué. L’installation se trouve dans la région de Sidenplangg, au-dessus du village de Spiringen, dans le Schächental uranais.

    L’installation photovoltaïque alpine couvre une surface de 10,7 hectares à une altitude de 1800 à 2000 mètres au-dessus du niveau de la mer. L’alimentation en énergie est assurée par un poste de transformation existant. L’installation aura une puissance de 8 mégawatts et produira 12,5 gigawattheures d’électricité solaire renouvelable par an à partir de 2029. Les coûts d’investissement s’élèvent à 40 millions de francs, dont 31 millions de francs resteront sous forme de contrats pour des entreprises régionales dans le canton d’Uri, selon le communiqué.

    Selon le communiqué, les projets de l’initiative nationale Solarexpress sont essentiels pour la sécurité et l’indépendance de l’approvisionnement en électricité de la Suisse. Pour cela, la Suisse a notamment besoin de développer sa production d’électricité en hiver. L’altitude et le profil de production rendent les installations solaires alpines comme celle de Spiringen particulièrement adaptées à la production d’électricité en hiver, puisqu’elles produisent trois fois plus d’électricité pendant le semestre d’hiver que leurs homologues de plaine.

    « Nous sommes heureux de mettre en œuvre la première installation solaire alpine de Suisse centrale en collaboration avec notre partenaire energieUri. Ce projet souligne la collaboration fructueuse entre le Plateau et les cantons de montagne ainsi que l’engagement commun en faveur de la production d’énergie renouvelable suisse », a déclaré Dominik Baier, président du conseil d’administration d’aventron AG.

  • Le parlement de la ville de Zoug soutient le plan d’urbanisme Metalli

    Le parlement de la ville de Zoug soutient le plan d’urbanisme Metalli

    Le plan d’aménagement Metalli est entré dans le processus d’approbation politique, informe le groupe Zug Estates dans un communiqué. La société immobilière, qui se concentre sur l’espace économique et de vie de Zoug, prévoit de transformer l’avenue commerçante existante en un quartier vivant. Il est prévu de créer des logements supplémentaires et de nouveaux espaces publics verts.

    Le conseil municipal de la ville de Zoug avait déjà approuvé le plan d’aménagement Metalli le 8 avril. Le 17 juin, le plan d’aménagement a également été approuvé en premier lieu par le Grand Conseil de la ville de Zoug. Les plans vont maintenant être mis à l’enquête publique avant de revenir au Grand Conseil pour une deuxième lecture, probablement au printemps 2026. Ensuite, Zug Estates pourra lancer le processus de planification proprement dit avec un concours d’architecture.

    Le plan d’aménagement Metalli prévoit la création de 160 nouveaux logements, dont 130 viendront s’ajouter à l’offre de logements existante. Pour ce faire, des surélévations de bâtiments existants et une nouvelle tour sont prévues. Une nouvelle place reliée à la zone de la gare servira de porte d’entrée à Metalli. En outre, Zug Estates prévoit d’aménager une terrasse publique sur le toit, semblable à un parc.

    « Avec le projet Lebensraum Metalli, nous reprenons des qualités éprouvées et préservons l’architecture caractéristique de Metalli avec ses toits en verre, ses arcades et sa matérialisation typique », explique Peter Wicki, responsable du développement de projets chez Zug Estates, cité dans le communiqué. « Grâce à la revalorisation et à la modernisation ciblées de l’infrastructure ainsi qu’à l’augmentation de l’attractivité de l’allée commerçante, l’espace de vie Metalli est en outre une chance pour le maintien et le développement du commerce de détail ainsi que de la gastronomie »

  • Argovie façonne l’avenir avec un modèle de développement

    Argovie façonne l’avenir avec un modèle de développement

    Le canton d’Argovie est un espace dynamique offrant une qualité de vie élevée et une grande attractivité économique. Afin de garantir cet atout à long terme, le Conseil d’État a adopté le modèle de développement (ELB) 2025-2034. Celui-ci formule des objectifs et des lignes d’action clairs qui répondent aux principaux défis de notre époque, à savoir la croissance démographique, le changement climatique, la numérisation et la pénurie de main-d’œuvre qualifiée.

    L’ambition centrale est de façonner activement le développement du canton, et ce en étroite collaboration avec les communes, les entreprises, les instituts de recherche et la population. L’idée directrice « Ensemble pour l’Argovie » résume bien cette approche collaborative. Ce n’est qu’en travaillant ensemble que les ambitions dans les domaines de l’économie, de la société, de l’environnement et de l’administration peuvent être réalisées avec succès.

    Trois axes stratégiques pour une région forte
    Penser la promotion économique de manière globale et l’intensifier
    L’Argovie veut continuer à se positionner comme un site attractif pour les entreprises, la recherche et l’innovation. Pour ce faire, des conditions-cadres ciblées sont créées afin de maintenir et de développer la création de valeur et l’emploi dans le canton.

    Aménager l’espace, garantir les bases
    Entre habitat, travail, mobilité et nature, un aménagement du territoire intelligent est essentiel. L’objectif est d’anticiper les conflits d’utilisation et de protéger les ressources naturelles.

    Renforcer les structures communales performantes
    Les pouvoirs publics doivent agir de manière efficace, coopérative et proche des citoyens. Les fusions de communes, la coopération intercommunale et les services basés sur le numérique en constituent la base.

    Ces priorités sont étayées par 30 orientations concrètes, intégrées dans le plan des tâches et des finances et réexaminées chaque année.

    La durabilité nécessite une marge de manœuvre
    Le cadre financier pour la mise en œuvre de la stratégie est assuré. Même si des déficits structurels sont attendus à partir de 2026, la réserve de compensation bien remplie permet de poursuivre toutes les mesures prévues jusqu’en 2034. Les allègements fiscaux sont examinés en fonction de la situation et au regard de la situation financière globale. La marge de manœuvre du canton est ainsi préservée à long terme.

    De la vision à la mise en œuvre
    La mise en œuvre de l’ELB se fera par étapes et sera étroitement liée à la planification à moyen terme. De nombreux projets sont déjà en cours dans le cadre de l’agenda de développement existant, de la construction énergétiquement efficace aux modèles de logement intégratifs en passant par la promotion de l’innovation. À l’avenir, de nouveaux projets seront lancés de manière ciblée, classés par ordre de priorité et dotés de ressources appropriées.

    Les progrès réalisés seront présentés chaque année de manière transparente. Il s’agit d’une étape importante pour une politique d’implantation basée sur des faits et sur la confiance. Le Conseil d’État s’engage ainsi en faveur d’une gestion agile et axée sur le dialogue du développement cantonal, en étroite concertation avec tous les acteurs concernés.

    Le modèle de développement 2025-2034 est bien plus qu’un instrument de planification politique. C’est une promesse puissante faite à une population qui mise sur la qualité de vie. Aux entreprises qui recherchent la fiabilité et l’innovation et aux communes qui veulent participer à la construction de leur avenir en toute confiance. L’Argovie se positionne ainsi comme un canton moderne avec une boussole claire. Fort sur le plan économique, responsable sur le plan écologique et ancré dans la société.

  • Le fonds climatique des services municipaux de Winterthur octroie des subventions

    Le fonds climatique des services municipaux de Winterthur octroie des subventions

    Le fonds climatique des services industriels de Winterthur attribue cette année 70’000 francs à des projets respectueux de l’environnement, peut on lire dans un communiqué de presse. Le fonds climatique soutient déjà depuis 2007 des projets de protection du climat, d’efficacité énergétique et de réduction des émissions de CO2.

    Une somme de 30’000 francs a été attribuée à la société Next Gas GmbH, basée à Kloten. Elle développe des réacteurs à biogaz pour les petites et moyennes exploitations agricoles. Il s’agit d’exploiter le potentiel du lisier pour produire de la chaleur et de l’électricité de manière décentralisée. Les subventions doivent servir à financer un projet pilote dans le cadre duquel le procédé de fermentation de Next Gas sera testé sans interruption de l’exploitation.

    Un projet pilote de l’association Soily est soutenu à hauteur de 20 000 francs. Il s’agit de tester un compost spécial contenant un mélange idéal de micro-organismes dans des exploitations de la région de Winterthur. Pour cela, un champ d’essai de 50 mètres carrés sera d’abord créé.

    SimpleTrain GmbH, dont le siège est à Wallisellen, propose une plate-forme en ligne pour les voyages internationaux en train. La plateforme élargie doit également permettre des réservations pour des trajets qui n’étaient pas connectés jusqu’à présent. Avec le soutien du fonds climatique Stadtwerk Winterthur, des itinéraires concrets comme celui de Winterthur à Barcelone via Lyon seront proposés. SimpleTrain reçoit également un soutien de 20 000 francs pour ce projet.

    Le fonds est financé entre autres par des contributions volontaires des clients de l’électricité à hauteur de 2 centimes par kilowattheure acheté. Pour un ménage moyen de quatre personnes, cela représente un montant de 8 francs par mois, peut-on lire dans le communiqué.

  • Erlenpark Näfelsschafft de nouveaux logements

    Erlenpark Näfelsschafft de nouveaux logements

    Sur le site « Feld » de Näfels, d’une superficie de plus de 16 000 m², la commune de Glaris Nord réalise, en collaboration avec FT3 Architekten AG, un ensemble résidentiel tourné vers l’avenir. Dix immeubles collectifs comprenant environ 98 appartements seront construits dans trois groupes de bâtiments disposés en ligne. Les appartements ont une taille comprise entre 1½ et 5½ pièces et s’adressent à des personnes de toutes les phases de la vie – des célibataires aux seniors en passant par les familles. La diversité de l’offre de logements doit favoriser la mixité sociale et animer le quartier.

    Une cour intérieure calme au cœur du lotissement
    La géométrie particulière de la parcelle conduit à une disposition en losange des bâtiments, qui entourent une cour intérieure végétalisée d’environ 6 800 m². Celle-ci fait office de centre du lotissement sans voitures et offre un espace de rencontre et de détente – à l’abri du bruit des axes de circulation environnants. Les bâtiments d’habitation disposés en quinconce assurent en outre une structure rythmique et créent une qualité architecturale ainsi qu’un ensoleillement optimal des appartements.

    Sans voiture et avec un accès central
    L’une des principales caractéristiques du projet est sa conception systématiquement sans circulation. L’accès et toutes les installations de stationnement sont regroupés en un point central, ce qui permet de préserver l’ensemble de l’environnement résidentiel de la circulation motorisée. Cela améliore la sécurité, crée des espaces libres attrayants et agréables à vivre et répond aux exigences actuelles en matière d’habitat et d’urbanisme.

    Un signal pour le développement du site et la culture du bâtiment
    Le président de la commune, Fritz Staub, voit dans l’Erlenpark un signal fort pour le développement de la commune. Peu après l’entrée en vigueur de la révision totale du plan d’affectation NUP II, le projet montre de manière exemplaire comment des projets de construction de logements de qualité et peu gourmands en surface peuvent être mis en œuvre dans le canton de Glaris. Le premier coup de pioche a été donné en avril 2025. La première étape de construction sera achevée à l’été 2027, la deuxième et la troisième étape suivront à l’automne 2028.

    Une construction moderne et ambitieuse
    La planification et la réalisation par FT3 Architekten AG suivent une approche architecturale claire. Côté rue, les bâtiments se présentent fermés et compacts, tandis qu’ils s’ouvrent sur la cour intérieure avec des balcons généreux. L’échelonnement des étages favorise l’éclairage naturel et confère aux bâtiments une structure claire. L’Erlenpark est donc un exemple réussi de construction moderne et de qualité dans le Glarnerland. Un projet qui a valeur de signal pour le développement des sites dans les centres à caractère rural.

  • Repenser la biomasse

    Repenser la biomasse

    La zone de travail de Biäsche réunit des qualités d’emplacement qui sont rares sous cette forme. Juste devant la porte, il y a l’accès à l’autoroute, une gare de marchandises et des espaces de loisirs proches de la nature. Entre les frontières communales, les axes de circulation et l’espace naturel se trouve une zone qui doit être pensée de manière économique, planifiée intelligemment et utilisée de manière durable. Les parcelles sont en mains publiques, privées et cantonales. Une constellation qui nécessite un développement intégratif.

    De la surface à la fonction
    Actuellement, la maturité en matière de planification et de construction fait défaut. En l’absence de développement et de planification de la construction, le potentiel reste inexploité. C’est pourquoi une procédure de planification test a examiné différents scénarios d’utilisation et stratégies d’aménagement. L’objectif était de créer un espace économique clairement positionné et commercialisable, prêt à accueillir des entreprises à faible taux d’émissions et à forte valeur ajoutée. Il est essentiel d’échelonner ce développement. Seuls des concepts flexibles et connectables permettront de développer le site de manière viable à long terme.

    Un site, de nombreux intérêts
    Dans le sous-secteur d’Unterflechsen, la commune de Glaris Nord détient 3,8 hectares de zones d’activités non construites. Le canton de Glaris possède 2,7 ha supplémentaires dans la zone adjacente de Mittelflechsen. Il existe des intérêts concrets pour cette zone. Un élevage de saumons et un nouvel établissement pénitentiaire sont en discussion. La surface est complétée par des terrains privés ainsi que par des utilisations existantes. Cette diversité fait de la coordination spatiale une tâche clé en matière de planification.

    L’infrastructure comme moteur de développement
    Du point de vue des transports, Biäsche est idéalement situé. La zone est desservie par les axes de transport nationaux des CFF et de l’OFROU. Toutefois, pour que le développement soit viable, il faut que le TIM, les transports publics, les déplacements à pied et à vélo ainsi que les infrastructures d’approvisionnement et d’élimination soient coordonnés et planifiés à l’avance. C’est la seule façon de créer un site qui soit à la fois économiquement attractif et écologiquement responsable.

    Le projet indicatif, clé du progrès
    Après l’achèvement de la planification test du développement du site de Biäsche en juin 2023, les concepts d’Ernst Niklaus Fausch Partner AG et de Studio Vulkan Landschaftsarchitektur AG seront développés dans le cadre d’une phase de synthèse jusqu’en août 2025 pour aboutir à un projet indicatif. Le projet indicatif résume, dans le sens d’une synthèse, les paramètres de développement du site considérés comme corrects par les signataires et montre dans les grandes lignes comment le site doit se développer à court, moyen et long terme. Il sert de base à la procédure de plan de quartier et de périmètre qui s’ensuit.

  • Les experts demandent une réforme des procédures de construction

    Les experts demandent une réforme des procédures de construction

    Une étude réalisée pour le compte de l’Office fédéral du développement territorial et de l’Office fédéral du logement résume bien la situation. Les oppositions (60 %) et les recours (61 %) sont considérés par les acteurs suisses du logement comme les principaux obstacles à la réalisation de nouveaux projets. L’enquête approfondie menée auprès de plus de 440 experts du secteur de la construction, de l’architecture, du droit et de l’administration a clairement montré que le système actuel est en grande partie trop vulnérable aux retards et aux abus.

    Les recours dits abusifs, en particulier, suscitent le mécontentement. Souvent, elles ne servent pas à protéger des intérêts légitimes, mais à bloquer délibérément des projets de construction, parfois pour des motifs de chantage.

    Conséquences massives pour le marché et la société
    Les conséquences sur le marché du logement sont importantes. Environ 80% des responsables de la construction interrogés ont indiqué que les oppositions et les recours retardaient la mise sur le marché des logements. 71 pour cent ont signalé des augmentations significatives des coûts, ce qui se traduit en fin de compte par des loyers et des prix d’achat plus élevés.

    En période de grave pénurie de logements, cette évolution est particulièrement explosive sur le plan politique et social. Les appels à des contre-mesures décisives se multiplient.

    Les experts demandent des interventions ciblées dans la procédure de recours
    Les auteurs de l’étude proposent des mesures de grande envergure que la Confédération, les cantons et les communes devraient mettre en œuvre afin d’accélérer les processus de planification et d’autorisation. Une recommandation centrale, le droit de recours devrait être limité aux « personnes directement et particulièrement concernées ». Les riverains ayant un intérêt général ne seraient plus automatiquement légitimés.

    De plus, les objections recevables devraient à l’avenir être limitées à des intérêts concrets et individuels. Il est également question de supprimer l’effet suspensif des recours en matière de droit de la construction afin de lutter contre les retards arbitraires.

    Allégement systémique des autorités
    Un autre levier concerne la structure des instances de recours. Une réduction des niveaux de recours, une meilleure coordination entre les autorités compétentes et des délais clairement définis pourraient accélérer sensiblement les procédures. Il serait en outre décisif que les services chargés de délivrer les autorisations disposent de suffisamment de personnel, en particulier dans les villes où l’activité de construction est importante.

    Décisions politiques à venir
    L’étude a été élaborée dans le cadre du plan d’action national contre la pénurie de logements. L’ARE et l’OFL examinent à présent les mesures proposées afin de les transmettre au DETEC et au DEFR. Sur cette base, le Conseil fédéral décidera des propositions dont la mise en œuvre est recommandée.

    Ce qui est certain, c’est que sans ajustements profonds dans la procédure de recours, nous risquons de nous retrouver dans une situation de blocage pendant encore des années. Pour un développement durable du logement, il faut maintenant une volonté politique de réforme structurelle.

  • Un fonds pour renforcer l’enseignement et la formation professionnels

    Un fonds pour renforcer l’enseignement et la formation professionnels

    En 2024, le fonds cantonal pour la formation professionnelle a mis à disposition un total de 23,1 millions de francs. Un signal fort de l’importance de la formation professionnelle. Sur ce montant, 22,2 millions ont été consacrés aux cours interentreprises, aux procédures de qualification et aux formations continues pour les formateurs. Ces mesures allègent la charge des entreprises formatrices, encouragent la qualité de la formation et renforcent l’attractivité de l’offre de places d’apprentissage.

    Impulsions pour de nouvelles voies dans la formation
    Avec 0,9 million de francs, 17 projets innovants ont été soutenus de manière ciblée. Il s’agit notamment du salon des métiers de Zurich, de concours d’apprentissage dans le Züri-Oberland et de nouveaux réseaux d’entreprises formatrices dans les secteurs de l’informatique et de la restauration. Des projets d’intégration sociale, tels que des journées pratiques pour les personnes ayant fui leur pays, ont également bénéficié d’un soutien. Cette diversité montre que le fonds ne se contente pas de promouvoir ce qui a fait ses preuves, mais qu’il encourage activement de nouveaux formats porteurs d’avenir.

    Un fonds stable au rayonnement croissant
    Malgré des dépenses élevées, le Fonds pour la formation professionnelle reste financièrement stable. Fin 2024, il présentera un solde solide de 15,4 millions de francs. Ce coussin financier garantit un soutien continu à la formation professionnelle, même en période de défis économiques. De plus, le modèle zurichois attire l’attention au-delà des frontières cantonales et est de plus en plus considéré comme une bonne pratique pour d’autres régions de Suisse alémanique.

    Soutien social pour le système dual
    « La formation professionnelle offre des perspectives, une orientation et une stabilité dans un environnement dynamique », souligne Ruth Köfler-Apitzsch, directrice du bureau. Selon elle, le fonds est un partenaire fiable pour tous ceux qui s’engagent en faveur d’une formation initiale forte et donc d’une base stable du marché du travail suisse.

  • Bâle-Ville teste le béton neutre en CO2 dans les zones de rencontre

    Bâle-Ville teste le béton neutre en CO2 dans les zones de rencontre

    Le département de la construction et des transports du canton de Bâle-Ville teste actuellement de nouveaux meubles pour les zones de rencontre de Bâle dans la Birkenstrasse et la Göschenenstrasse. Selon le communiqué de presse, un béton neutre en CO2 et un béton à teneur réduite en ciment sont testés pour leur production. Les nouveaux bancs sont en outre équipés de petites tables et de possibilités de fixation pour des voiles d’ombrage, tandis que les bacs de plantation pour les grands arbustes devraient à l’avenir fournir de l’ombre. Pendant la phase de test d’un an, les riverains pourront donner leur avis en continu.

    Comme le mobilier des zones de rencontre doit être à la fois robuste et durable, il a jusqu’à présent été fabriqué principalement en béton. Or, le ciment, liant habituellement présent dans le béton, génère d’importantes émissions de CO2 lors de sa production. Les nouveaux matériaux actuels devraient résoudre ce problème. On utilise d’une part un béton neutre en CO2, mélangé à du charbon végétal. Celui-ci stocke le CO2 et le retire ainsi durablement de l’atmosphère. D’autre part, un mélange de béton traditionnel et de béton sans ciment est testé. Un liant minéral composé de gravats de béton et de briques broyés doit ici réduire la part de ciment, et donc les émissions de CO2.

    Les nouveaux bacs à plantes offrent en outre suffisamment de place pour accueillir des arbustes de cinq mètres de haut ou des plantes grimpantes plus grandes. Ainsi, un arbre en bois de fer et une glycine, tous deux considérés comme résistants au climat, seront plantés. La partie restante des bacs peut être plantée par les habitants eux-mêmes.

    Depuis 2002, plus de 90 zones de rencontre ont été aménagées dans les quartiers résidentiels de Bâle. Le nouveau mobilier s’explique par le souhait des riverains de disposer de plus de possibilités de végétalisation et d’ombrage ainsi que d’une meilleure qualité de séjour dans les zones.

  • Une expansion internationale axée sur les marchés émergents

    Une expansion internationale axée sur les marchés émergents

    Dans le cadre de sa stratégie « local-for-local » , Sika renforce sa présence en Chine, au Brésil et au Maroc. En Chine, l’entreprise mondiale de spécialités chimiques pour la construction et l’industrie a agrandi son site existant dans la région métropolitaine de Suzhou, informe Sika dans un communiqué correspondant. Ce site produit des solutions de collage et d’étanchéité en polyuréthane pour les secteurs de l’automobile, de la construction et de l’industrie.

    Au Brésil, Sika a agrandi son site près de Belo Horizonte. Dans cette région industrielle stratégique du pays, selon le communiqué, Sika produit des adjuvants pour le béton prêt à l’emploi, le ciment et l’industrie minière. L’entreprise a construit une nouvelle usine de mortiers et d’adjuvants près d’Agadir. C’est à partir de cette usine que Sika prévoit d’approvisionner le sud du Maroc et les marchés voisins.

    « Ces investissements de site reflètent la confiance que nos clients nous accordent et notre engagement à long terme sur nos marchés », a déclaré le PDG de Sika, Thomas Hasler, cité dans le communiqué. « En augmentant nos capacités de production locales, nous améliorons non seulement notre flexibilité, mais nous créons également une base résiliente et durable pour notre croissance future aux côtés de nos clients et partenaires de longue date » Sika s’attend à ce que le secteur de la construction dans les trois pays présente une croissance annuelle de plus de 4 pour cent jusqu’en 2028.

  • HORTUS établit une nouvelle référence en matière de construction durable

    HORTUS établit une nouvelle référence en matière de construction durable

    HORTUS est un bâtiment qui a été construit sur le campus principal du Switzerland Innovation Park Basel Area et qui vise à établir de nouveaux standards en matière de construction durable. Le projet a été développé par SENN, Herzog & de Meuron et ZPF Ingenieure. HORTUS n’est pas seulement conçu pour être compatible avec le climat, il compensera également son énergie grise en l’espace d’une génération et fonctionnera ensuite comme un bâtiment à énergie positive, selon les indications des participants.

    Le cœur du concept est une réduction conséquente de l’utilisation de l’énergie dans la construction et l’exploitation. Des matériaux tels que l’argile, le bois et le papier recyclé ont été utilisés avec un minimum de ressources. Le sous-sol a été délibérément évité. Parallèlement, une surface photovoltaïque d’environ 5’000 m² sur la façade et le toit assure une production maximale d’énergie propre.

    Économie circulaire au niveau des éléments de construction
    Une attention particulière a été portée à la réutilisation. Chaque élément utilisé a été conçu avec une seconde utilisation prévue. HORTUS suit ainsi les principes de l’économie circulaire jusque dans les moindres détails. Les éléments préfabriqués en argile et en bois, fabriqués directement sur place dans une usine de campagne, permettent une déconstruction ou une réutilisation efficace.

    Les matériaux naturels assurent un climat intérieur équilibré, soutenu par une cour intérieure verdoyante conçue par le célèbre architecte paysagiste Piet Oudolf.

    Une infrastructure pour l’innovation
    Le bâtiment offre environ 10 000 m² de surface utile, principalement pour des entreprises du secteur des TIC et des sciences de la vie. Les espaces de bureaux sont déjà entièrement loués à l’ouverture. Le seul espace encore disponible est l’espace de coworking. Celui-ci s’adresse aux start-ups, aux équipes de projet ou aux utilisateurs individuels qui souhaitent profiter de la proximité de l’un des plus grands écosystèmes des sciences de la vie en Europe.

    L’espace de coworking et les bureaux disposent de cuisines communes, d’un jardin et d’une infrastructure informatique. Au rez-de-chaussée, des services de restauration et un espace de fitness complètent l’infrastructure. L’objectif est de réunir l’innovation et la vie quotidienne en un seul lieu.

    Une partie d’une zone de développement plus vaste
    Ce n’est pas le premier bâtiment sur le campus. Le Main Campus HQ est déjà en service. D’autres bâtiments, ALL, HOPE et SCALE, sont en cours de construction ou de planification. D’ici 2029, Allschwil devrait devenir le plus grand site d’un parc d’innovation suisse, axé sur les sciences de la vie, la santé numérique et la transformation industrielle.

    Avec actuellement environ 1 200 collaborateurs répartis dans 92 entreprises et 12 groupes de recherche, le site est déjà un centre important de recherche appliquée et de développement en Suisse.

  • Des nouvelles cabines pour l’Elsigenalpbahn

    Des nouvelles cabines pour l’Elsigenalpbahn

    La société Elsigenalpbahnen AG a inauguré ce week-end ses nouvelles cabines lors d’une cérémonie d’ouverture, comme l’indique un communiqué de presse de l’organisation touristique Adelboden-Lenk-Kandersteg. Des trajets gratuits, des visites, de la musique et une tombola ont été proposés aux invités. Environ 900 invités ont assisté à la cérémonie d’inauguration le week-end des 14 et 15 juin et ont pu effectuer des trajets inauguraux gratuits à 1800 mètres d’altitude. De plus, des visites de la salle des machines et de la maison de montagne ont été proposées. De plus, une sélection de photos a montré l’histoire et la transformation de l’infrastructure du téléphérique.

    L’impulsion pour les nouvelles cabines est venue du renouvellement nécessaire de la concession. La SA aurait de toute façon dû effectuer des travaux sur la protection incendie et la structure métallique des pylônes. Les cabines vieilles de 40 ans ont alors été remplacées en une seule fois. En raison de leur poids propre plus élevé, les nouvelles cabines transportent au maximum 37 passagers, contre 40 auparavant. Elles offrent toutefois plus d’espace, car les barres de traction ont été supprimées à l’intérieur. Le personnel dans la station amont n’est plus nécessaire grâce au fonctionnement automatisé, aux caméras et à l’interphone.

    Avec l’inauguration de l’Elsigenalpbahn, tous les téléphériques alpins d’Adelboden, de Kandersteg et de Frutigen ont désormais démarré la saison d’été. Le Betelberg est déjà desservi, le Stand-Xpress Metsch suivra le 25 juin. La région Adelboden-Lenk-Kandersteg, dans le canton de Berne, compte chaque année plus de 2 millions de nuitées en tant que destination alpine.

  • La Suisse est le pays le plus compétitif du monde en 2025

    La Suisse est le pays le plus compétitif du monde en 2025

    La Suisse est à nouveau en tête des pays les plus compétitifs au monde. Pour la première fois depuis des années, elle retrouve la première place du prestigieux IMD World Competitiveness Ranking. Alors qu’elle occupait la deuxième place l’année dernière, elle dépasse désormais Singapour et confirme ainsi sa position de référence internationale en matière de performance économique dans un environnement complexe.

    Selon le rapport, ce succès est principalement dû à la grande efficacité des institutions gouvernementales, à l’infrastructure de premier ordre et à la stabilité sociale. Dans les deux catégories, efficacité des autorités et infrastructures, la Suisse s’assure à nouveau la première place. Ces qualités deviennent de plus en plus cruciales alors que l’économie mondiale est confrontée à des changements disruptifs, à des réorganisations commerciales et à des déplacements géopolitiques.

    Défis malgré la première place
    Malgré l’excellent classement général, le rapport révèle également des points faibles. La performance économique recule à la 13e place et l’efficacité des entreprises à la 6e, ce qui indique que la concurrence mondiale laisse des traces en Suisse également. Les raisons, une pression croissante sur les coûts, une complexité réglementaire et un accès de plus en plus difficile aux marchés étrangers.

    C’est précisément dans le contexte des tendances protectionnistes qu’il est clair que la Suisse doit diversifier ses relations commerciales de manière ciblée. La garantie de l’accès aux marchés internationaux et l’évitement des dépendances unilatérales deviennent davantage au centre de la politique d’implantation.

    Stratégie pour une compétitivité durable
    Les auteurs du classement soulignent que l’efficacité, l’agilité et l’orientation vers l’avenir sont des piliers centraux de la compétitivité à long terme. La Suisse marque des points dans ce domaine grâce à son système juridique fiable, ses finances publiques solides, ses établissements d’enseignement stables et ses écosystèmes d’innovation forts.

    Mais elle doit également faire face à des défis importants. La réforme du système de retraite, la garantie de la viabilité des finances publiques et la promotion de l’innovation durable détermineront la viabilité de la place économique. Le rapport appelle à ne pas considérer la force structurelle comme un acquis, mais à la développer par une politique prévoyante et des investissements ciblés.

    Perspective internationale
    Derrière la Suisse, Singapour arrive en deuxième position, surtout convaincante en matière d’efficacité du gouvernement, mais perdant du terrain dans le domaine de l’efficacité des entreprises. Hong Kong gagne deux places et occupe désormais la troisième position, signe du succès du repositionnement de la région administrative spéciale.

    La progression de l’Allemagne à la 19e place, après plusieurs années difficiles, est également remarquable. Le Canada gagne huit places et montre que des réformes ciblées peuvent avoir un impact. Ces changements internationaux illustrent la dynamique de la concurrence mondiale entre les sites.

    La Suisse reste leader, mais pas immobile
    Le World Competitiveness Ranking 2025 souligne que la Suisse est un leader mondial en matière de qualité de la localisation, mais elle ne doit pas se reposer sur ses lauriers. Une vision politique, une ouverture stratégique et des investissements dans des structures d’avenir sont désormais nécessaires. Les années à venir montreront si la Suisse peut non seulement conserver sa position de leader, mais aussi la renforcer dans un environnement volatile.

  • Le parc résidentiel de Glaris Sud pose de nouveaux jalons

    Le parc résidentiel de Glaris Sud pose de nouveaux jalons

    Au cœur du pays de Glaris, niché dans le paysage alpin et directement relié à Zurich par le RER, un projet précurseur prend forme. Le parc résidentiel de Glaris Sud est prêt à être réalisé. Le permis de construire a été délivré, le concept est prêt et l’environnement est idéalement desservi. Le site abrite déjà un centre de santé et de prévention bien établi, un café, un salon de coiffure et de beauté ainsi que des espaces événementiels polyvalents. Les écoles, les commerces, les services de soins à domicile et le train pour Braunwald se trouvent à distance de marche. L’emplacement combine un habitat proche de la nature et un accès urbain.

    Un projet pionnier pour de nouveaux modes de vie
    Le projet se concentre sur l’habitat intergénérationnel, complété par des offres de co-living et de co-working. Les 51 logements s’inscrivent dans un concept global axé sur la mixité sociale, les rencontres et le partage. Le parc résidentiel est exploité de manière neutre en termes d’émissions de CO2. L’énergie est produite sur place. Le concept répond à des défis clés tels que l’évolution démographique, la protection du climat et le besoin croissant de modes de vie et de travail flexibles, tout en offrant des perspectives attrayantes aux investisseurs qui misent sur des projets à valeur ajoutée et socialement pertinents.

    L’expérience rencontre la vision
    Derrière ce projet se trouve la société Hacontex AG de Zollikon. L’entreprise, qui a ses racines dans l’industrie textile, s’est transformée de manière conséquente au cours des dernières décennies. Aujourd’hui, Hacontex est active dans la production d’énergie durable et le développement immobilier. Le directeur général Hans-Peter Keller et son équipe misent sur le courage entrepreneurial, l’ancrage régional et la vision économique. Avec des projets dans l’agglomération zurichoise, dans le canton de Schwyz et dans le pays de Glaris, l’entreprise aborde des thèmes orientés vers l’avenir, toujours à la croisée de la nature, de la technique et de la société.

    Un projet qui a valeur de signal
    Le parc résidentiel de Glaris Sud est plus qu’un projet immobilier. C’est une impulsion pour la région et un modèle de transformation durable de l’espace rural. Au milieu des montagnes, un lieu est créé pour toutes les générations, pour le travail, la santé, la communauté et l’innovation. La combinaison d’une infrastructure moderne, d’un ancrage local et d’une responsabilité écologique fait de ce projet un objectif d’investissement avec une valeur ajoutée à long terme.

    La construction étant prête, le coup d’envoi est imminent. On recherche maintenant un investisseur qui partage la vision et qui a le courage de miser sur un projet qui ne se contente pas de promettre l’avenir, mais qui le construit.

  • D’un site industriel à un quartier de jardins

    D’un site industriel à un quartier de jardins

    Le quartier Kartoni montre comment un développement urbain visionnaire peut réussir. Sur un ancien site industriel, un quartier résidentiel verdoyant d’environ 150 logements, complété par des services et des activités culturelles, est en train de voir le jour. Ce qui n’est aujourd’hui qu’une esquisse de planification doit se développer en plusieurs étapes en un espace de vie diversifié, ouvert à toutes les générations et à tous les projets de vie. Le cadre historique de Glaris ne constitue pas seulement le cadre, mais il est aussi repensé à travers une architecture moderne et une construction durable.

    Un nouveau lien entre la ville et la campagne
    Glaris est plus que le chef-lieu du canton, c’est un mode de vie. À seulement une heure de Zurich ou de Saint-Gall, Glaris offre à la fois une densité urbaine et une détente proche de la nature. Le quartier Kartoni renforce cette qualité. Il jette un pont entre le quartier d’Ennenda et le centre-ville, créant de nouvelles voies et de nouveaux lieux de rencontre, tant sur le plan spatial que social. La fusion des communes intervenue en 2011 prend ainsi une dimension architecturale tangible.

    L’eau comme élément de liaison
    La Linth deviendra à l’avenir l’artère vitale du quartier. Là où les surfaces imperméables dominaient auparavant, un espace public riverain avec un accès direct à l’eau est créé. Le canal renaturé s’entrelace avec le paysage fluvial et crée un pendant ludique à l’aménagement structuré du Volksgarten tout proche. Le lieu devient un point de rencontre pour les promenades, la détente et le partage.

    Quartier jardin sans voiture
    Le quartier Kartoni mise sur une solution souterraine en matière de mobilité. Juste après le pont de la Linth, une voie d’accès mène à un vaste parking souterrain, ce qui permet à l’ensemble du quartier de rester sans voiture en surface. Il en résulte un quartier-jardin, ouvert, verdoyant et traversé par des chemins. L’aménagement sans voiture favorise non seulement le calme et la sécurité, mais envoie aussi un signal fort en faveur d’une nouvelle façon de vivre ensemble dans des espaces denses.

    Le courage de l’étape et un plan avec une vision
    Le développement du quartier ne suit pas un calendrier rigide, mais réagit avec souplesse aux conditions politiques, économiques et sociales. Actuellement, plusieurs axes de planification sont menés en parallèle : de la tour Hänggi à l’intégration d’une école de musique en passant par des espaces d’habitation. Le plan de lotissement déjà approuvé est ainsi adapté aux nouvelles exigences, notamment en ce qui concerne le projet voisin de Dorfbach à Ennenda.

  • L’OST anticipe l’IA

    L’OST anticipe l’IA

    L’intelligence artificielle est plus qu’une tendance à l’OST. Elle fait partie intégrante de l’enseignement et de la recherche. Le recteur Daniel Seelhofer a souligné que l’OST construit des ponts ciblés entre l’excellence scientifique et les applications pratiques. Aujourd’hui, plus de 20 instituts de recherche de l’OST travaillent sur l’IA, souvent en collaboration avec des entreprises, des administrations ou le secteur de la santé. Depuis 2021, ce thème fait partie intégrante de tous les programmes d’études.

    L’importance de cette orientation a été soulignée par la conseillère d’État saint-galloise Bettina Surber. Elle a fait l’éloge de l’OST en tant que source d’impulsion pour la Suisse orientale et a assuré l’université du soutien politique du canton.

    Du béton au langage des enfants en passant par les soins
    Plusieurs courtes présentations et films ont montré à quel point l’éventail des applications de l’IA à l’OST est large.

    Construction durable
    L’IA permet d’optimiser les mélanges de béton avec un pourcentage de ciment réduit pour répondre à des exigences spécifiques.

    L’éthique en point de mire
    Comment réussir une utilisation équitable de l’IA ?

    Gestion autonome des données
    Un « compte de données » numérique devrait permettre aux citoyens de mieux contrôler leurs informations.

    Sport et intelligence
    Des exergames entraînent l’intelligence de jeu de hockeyeurs professionnels sous contrainte physique.

    Manger sainement avec l’aide du numérique
    Une application intelligente crée des plans de menus personnalisés – en tenant compte des allergies, des préférences et des objectifs de santé.

    Agriculture robotisée
    Des robots agricoles effectuent de manière autonome des tâches d’entretien telles que l’irrigation ou le contrôle des parasites.

    Conseils en matière de soins par chatbot
    Un système d’assistance numérique pour les aidants familiaux a été créé en collaboration avec la ville de Saint-Gall.

    Comprendre le langage des enfants
    Une IA aide les professionnels à interpréter les expressions des enfants.

    Deux tables rondes ont abordé les dimensions sociales de l’IA. Le présentateur de la SRF Florian Inhauser a animé les discussions. Les questions de la protection des données, de la responsabilité et de l’inclusion ont été abordées. La discussion a montré que le développement technologique à lui seul ne suffit pas. Il faut des lignes directrices éthiques claires et un dialogue social.

    L’IA comme outil, pas comme une fin en soi
    La deuxième journée universitaire de l’OST a mis en évidence de manière impressionnante que l’intelligence artificielle est déjà présente dans de nombreux domaines de la vie – et qu’elle y apporte de réelles améliorations. Ce qui est déterminant, c’est la manière dont elle est utilisée de manière responsable. L’OST se positionne comme un acteur central pour associer l’innovation à l’utilité sociale.

  • La Suisse lance le recyclage des tuyaux au niveau national

    La Suisse lance le recyclage des tuyaux au niveau national

    Chaque année, environ 85 000 tonnes de tuyaux en plastique sont utilisées en Suisse, dont beaucoup ont une durée de vie allant jusqu’à 100 ans. Malgré leur potentiel en termes de matériaux, il manquait jusqu’à présent un processus systématique de récupération et de recyclage. C’est précisément là qu’intervient le projet « Swiss Plastic Pipe Recycling », initié par l’Association suisse des recycleurs de plastique et l’Association des tuyaux et éléments de tuyauterie en plastique.

    L’objectif est de réintégrer systématiquement dans le circuit des matériaux recyclables les tuyaux issus de projets de construction, de travaux de conduites industrielles ou de déconstructions – grâce à un système standardisé et pratique.

    Large alliance de l’économie et de la pratique de la construction
    Le projet est soutenu par un réseau solide. Des entreprises du secteur de la construction, de la technique du bâtiment, de la transformation des matières plastiques et du recyclage travaillent ensemble pour établir le recyclage des tuyaux à grande échelle en Suisse. Parmi les partenaires du projet, on trouve notamment le groupe Burkhalter, Geberit, Georg Fischer, Meier Tobler, Debrunner Acifer, HakaGerodur, Eberhard, InnoRecycling, MCAM Symalit.

    Tous sont unis par l’objectif de rendre le système de reprise économiquement viable, écologiquement judicieux et facilement accessible aux utilisateurs.

    Le matériau propre est une nouvelle source de recyclage
    Alors que jusqu’à présent, les plastiques d’emballage recyclés étaient principalement utilisés pour fabriquer de nouveaux tubes en plastique, SPPR se concentre sur un potentiel de matériau jusqu’ici peu exploité, les tubes déconstruits. Ces derniers, s’ils sont livrés purs, peuvent servir de source de matières premières de haute qualité, notamment pour les tubes de protection de câbles et les tubes d’infrastructure.

    Les plastiques d’emballage étant appelés à devenir de plus en plus des emballages à l’avenir, il faut des sources supplémentaires de recyclats techniques, une nécessité évidente pour le secteur.

    Plus de 40 points de collecte déjà en service
    L’une des pièces maîtresses du projet est la mise en place d’un réseau de collecte à grande échelle. Plus de 40 points de collecte sont d’ores et déjà disponibles en Suisse. Actuellement, l’accent est mis sur les tuyaux en PE utilisés dans le génie civil, mais l’extension à d’autres matériaux et applications est prévue.

    Grâce à une carte interactive sur le site web du projet, les entreprises trouvent rapidement le point de collecte le plus proche. Ceux-ci acceptent les types de tuyaux définis, à condition que les matériaux soient livrés propres et triés.

    Durabilité avec système
    Avec SPPR, l’ASPR, VKR et les entreprises participantes apportent une contribution concrète à la stratégie de la Suisse en matière d’économie circulaire et de climat. Le recyclage des tuyaux à longue durée de vie réduit les émissions de CO₂, diminue l’utilisation de matières plastiques primaires et favorise la création de valeur régionale.

    Le projet renforce durablement le marché suisse des matières recyclées et montre comment des initiatives industrielles concrètes peuvent avoir un effet systémique.

  • Zurich et Argovie planifient la mise en réseau mobile

    Zurich et Argovie planifient la mise en réseau mobile

    La vallée de la Limmat se développe rapidement, notamment grâce à de nouveaux projets de transport. Pour faire face stratégiquement à cette dynamique, les cantons de Zurich et d’Argovie, en collaboration avec trois associations régionales de planification, lancent un instrument de planification transcantonal :. Le concept global de transport régional Limmattal.

    Le concept a pour principe directeur « Limmattal ist zukunftstauglich unterwegs » et vise à créer un équilibre durable, performant et respectueux de l’environnement entre l’urbanisation et le développement des transports. L’horizon de planification s’étend jusqu’en 2050.

    L’interconnexion multimodale comme ligne directrice
    L’accent est mis sur l’amélioration de l’interconnexion régionale, la promotion de solutions multimodales et l’intégration de concepts logistiques. Les régions voisines, telles que la vallée de la Furt ou la ville de Zurich, sont également prises en compte.

    Les résultats du concept serviront de base aux prochains projets d’agglomération et seront concrètement mis en œuvre dans les communes et les cantons à partir de 2027/2028. D’ici fin 2026, des objectifs, des stratégies et des mesures seront développés en plusieurs phases.

    Processus structuré avec participation régionale
    Le projet est dirigé par un groupe de pilotage composé de représentants des cantons et des associations régionales d’aménagement. Une large participation des communes ainsi que des séances d’information publiques garantissent la transparence et l’acceptation.

    La directrice de projet Sarah Hug (canton de Zurich) et le directeur de projet Dominik Kramer (canton d’Argovie) coordonnent le processus participatif. Des séances d’information publiques sont prévues, entre autres, le 5 novembre 2025 et le 13 mai 2026.

    Stratégie de mobilité avec effet de signal
    Le rGVK Limmattal est un projet modèle de coopération intercantonale dans l’une des zones de développement les plus importantes de Suisse sur le plan économique. Il montre comment les intérêts régionaux et suprarégionaux peuvent être réunis dans une stratégie commune pour une mobilité durable.

  • Bâle CFF Ouest pose de nouveaux jalons

    Bâle CFF Ouest pose de nouveaux jalons

    Das gemeinsame Projekt von SBB, Bund und Kanton Basel-Stadt zielt auf einen Ausbau des Bahnhofs Basel SBB mit höherer Kapazität und verbesserten Verbindungen in Richtung Westen. Kernstücke sind zwei Grossprojekte, die neue Margarethenbrücke und der Perronzugang Margarethen. Ein interdisziplinäres Gremium hat Ende Mai 2025 das überzeugendste Konzept im Rahmen eines Studienauftrags gekürt.

    Das Siegerprojekt des Zürcher Teams Penzel Valier bringt eine innovative architektonische Lösung. Ein leichtes, ausgedehntes Dach überspannt künftig Tramhaltestelle und Perrons. Es schafft nicht nur eine neue Bahnhofshalle mit hoher Aufenthaltsqualität, sondern bietet auch Platz für Begrünung und Photovoltaik.

    Verbindung von Funktion und Gestaltung
    Die neue Brücke und der Perronzugang fügen sich harmonisch in das städtische Umfeld ein. Dank schlanker Tragwerke können die Anschlüsse zu den umliegenden Quartieren tief gehalten werden. Die Halle SNCF, ein denkmalgeschütztes Element, bleibt erhalten und wird sorgfältig in das neue Gefüge integriert.

    Ein differenziertes Wärmemanagement und die geplante Flexibilität bei späteren Erweiterungen zeigen, das Projekt denkt in Etappen und bietet langfristige Perspektiven für die Mobilität der Region.

    Umsetzung in Etappen, mit Fokus auf Qualität
    Die neue Infrastruktur wird frühestens ab 2034 realisiert. Grund dafür ist die komplexe Ausgangslage. Neben dem laufenden Bahn- und Stadtverkehr sind auch denkmalpflegerische Auflagen und ein möglicher zukünftiger Tiefbahnhof zu berücksichtigen.

    Beide Teilprojekte, die Brücke und der Zugang, können unabhängig gebaut werden, doch Bund, Kanton und SBB streben eine gemeinsame Umsetzung an. Die voraussichtlichen Kosten liegen je Projekt im dreistelligen Millionenbereich. Während der Zugang Margarethen bereits finanziert ist, steht die Finanzierung der Brücke noch aus.

    Neue Mobilitätsdrehscheibe mit Symbolkraft
    Mit Basel SBB West entsteht nicht nur zusätzliche Bahninfrastruktur, das Projekt schafft neue Räume für Stadtentwicklung, nachhaltige Mobilität und Aufenthaltsqualität. Es ist ein Musterbeispiel für die Integration von Verkehr, Architektur und Städtebau in einem historischen Kontext. Die öffentliche Ausstellung des Siegerprojekts findet vom 19. bis 28. Juni 2025 statt, ein öffentlicher Infoanlass folgt am 25. Juni.

  • Les associations lancent un projet national de recyclage des canalisations

    Les associations lancent un projet national de recyclage des canalisations

    L’Association suisse des recycleurs de plastique(ASRP), basée à Batzenheid, et l’Association des tubes et tuyaux en plastique(VKR), basée à Aarau, ont lancé le projet Swiss Plastic Pipe Recycling(SPPR). L’objectif est de recycler pour la première fois les tuyaux en plastique à grande échelle et de les réintroduire dans le cycle des matériaux. Les acteurs de la chaîne de valeur des tuyaux soutiennent le projet.

    Selon un communiqué de presse, l’élément central est la mise en place d’un réseau de points de collecte dans toute la Suisse. Actuellement, il existe déjà plus de 40 points de collecte. Selon les initiateurs, la collecte centralisée des tubes permet d’améliorer la qualité des matériaux et d’assurer une traçabilité efficace et transparente tout au long de la chaîne de valorisation.

    Chaque année, environ 85 000 tonnes de tuyaux en plastique sont utilisées en Suisse. trente pour cent de ces tuyaux sont déjà fabriqués à partir de plastique recyclé, provenant principalement d’emballages plastiques recyclés. Cependant, à l’avenir, ces derniers seront recyclés dans la production de nouveaux emballages, ce qui nécessitera de nouvelles sources de matières premières.

    Les tuyaux en plastique se prêtent certes à un recyclage de qualité, mais il a longtemps manqué un système de reprise à l’échelle nationale. Swiss Plastic Pipe Recycling doit donc, grâce à la collecte centralisée des tubes, exploiter un nouveau potentiel de matériaux et de nouvelles sources de matières premières nécessaires de toute urgence pour des recyclats de haute qualité.

    Les entreprises participant au projet sont le groupe Burkhalter à Zurich , Debrunner Acifer à Saint-Gall, Eberhard à Kloten ZH, HakaGerodur à Gossau SG, InnoRecycling à Eschlikon TG, MCAM Symalit à Lenzbourg, Meier Tobler à Schwerzenbach ZH, Geberit à Rapperswil-Jona et Georg Fischer à Schaffhouse. Avec le projet Swiss Plastic Pipe Recycling, l’ASPR veut en outre soutenir les objectifs suisses en matière d’économie circulaire. Le recyclage du plastique permet de préserver les ressources primaires et de réduire les émissions de CO2.

  • Dietikon lance la construction d’un sentier de découverte des ruisseaux à Grunschen

    Dietikon lance la construction d’un sentier de découverte des ruisseaux à Grunschen

    La ville de Dietikon s’attaque à la construction d’un sentier de découverte des ruisseaux le long du cours d’eau de la Reppisch dans le parc Grunschen. Les travaux de construction débuteront le 7 juillet, informe la municipalité dans un communiqué. L’installation Kneipp naturelle, avec une profondeur d’eau maximale de 20 centimètres, devrait être achevée dès la fin de l’été.

    Les coûts de construction sont estimés dans le communiqué à 160’000 francs. Sur ce montant, environ 110’000 francs sont pris en charge par l’Office de l’eau, de l’énergie et de l’air du canton de Zurich. Les 50’000 francs restants sont pris en charge par la ville de Dietikon.

    Le sentier de découverte du ruisseau sera équipé d’une main courante en acier inoxydable et de trois entrées et sorties permettant de marcher avec ou contre le courant. Des racines et des blocs erratiques seront placés sur les berges pour permettre de s’asseoir. Des blocs erratiques seront également placés dans l’eau afin de créer différents courants. Ils peuvent également servir d’abris pour les jeunes poissons.

  • Mai montre une hausse minime des loyers

    Mai montre une hausse minime des loyers

    La plate-forme immobilière homegate.ch a publié son indice mensuel des loyers en collaboration avec la Banque cantonale de Zurich (ZKB ). Selon un communiqué, l’indice a augmenté de 0,1 % par rapport au mois précédent pour atteindre 130,5 points. Cela signifie que les loyers annoncés ont fait « une pause » en mai.

    Par rapport à l’année précédente, les loyers annoncés ont augmenté de 1,7% dans l’ensemble du pays. Selon les régions, une hausse des loyers annoncés de plus de 5 pour cent a été enregistrée.

    Les résultats montrent des différences significatives entre les cantons et les villes. Au niveau cantonal, on a observé, en comparaison annuelle, « pour la première fois depuis longtemps, une hausse continue des loyers proposés », peut-on lire dans le communiqué de presse.

    Les cantons de Zoug (plus 7,1 %) et de Nidwald (plus 6,9 %) ont été les plus touchés par la hausse des loyers au cours des douze derniers mois. Selon le communiqué de presse, les valeurs y sont également plus élevées par rapport au mois précédent – de 1,4 pour cent à Zoug et de 1,1 pour cent à Nidwald. C’est toutefois dans le canton des Grisons et dans les deux cantons d’Appenzell que la hausse par rapport au mois précédent a été la plus forte (plus 1,5 %). En revanche, le canton de Schwyz a enregistré des baisses de prix, comme le mois précédent. Avec un recul de 2,1 pour cent, les loyers proposés y reviennent à leur niveau de décembre 2024, indique le rapport.

    Parmi les villes, la Greater Zurich Area est considérée comme la plus constante, comme c’était le cas en mai 2024. Les loyers proposés ont augmenté « de manière relativement régulière », de 4,4% au total. En revanche, Genève a enregistré une baisse en glissement annuel – les prix étaient inférieurs de 0,6 pour cent à ceux du mois de mai précédent. La plus forte hausse des prix a été enregistrée dans la ville de Lugano, avec une augmentation significative de 5,2 pour cent. Cette évolution peut toutefois être attribuée à une baisse sélective en mai 2024.

    Homegate est une division de SMG Swiss Marketplace Group AG. Celle-ci réunit les places de marché numériques de TX Group, Ringier et La Mobilière.

  • La gare de Schlieren fait peau neuve

    La gare de Schlieren fait peau neuve

    La place de la gare de Schlieren a été transformée en une zone de rencontre moderne qui crée un espace de détente, de rencontre et de mobilité visible. Au centre se trouve une place spacieuse avec un arbre marquant comme emblème vert. Devant la bibliothèque municipale, une fontaine avec des bancs invite à la détente et de nouvelles surfaces de séjour ont également été créées près du passage souterrain ouest des CFF et devant les restaurants.

    Un élément central est la priorité claire accordée aux piétons, grâce à la zone de rencontre. Les trottoirs sont devenus inutiles, tout l’espace appartient à la vie publique. Près de 70 nouvelles places de stationnement pour vélos encouragent en outre le passage du vélo aux transports publics.

    Des espaces verts pour le climat urbain
    La mise en œuvre du principe de la ville éponge a permis d’adopter une approche innovante en matière d’adaptation au climat. 1 200 m² ont été désensablés afin de permettre une meilleure infiltration de l’eau de pluie. Des arbres nouvellement plantés et environ 500 m² d’espaces verts supplémentaires apportent de la fraîcheur grâce à l’ombre et à l’évaporation, notamment lors des chaudes journées d’été.

    La plantation n’est pas seulement écologique, elle est aussi esthétique. Le paysage urbain semble plus vivant et plus accueillant.

    Inauguration festive pour la population
    Les vendredi et samedi 20 et 21 juin 2025, la nouvelle zone de rencontre sera inaugurée lors d’une fête de deux jours. Le coup d’envoi sera donné par un discours officiel du conseiller municipal Stefano Kunz le vendredi à 17 heures, accompagné par l’Harmonie de Schlieren. Ensuite, la fête de rue débutera avec des offres culinaires et de la musique live, notamment de l’artiste de country Tobey Lucas.

    Le samedi, les festivités se poursuivront à partir de 11 heures. Des musiciens locaux se produiront sur la scène près de la place de la gare, notamment le groupe de professeurs de l’école de musique de Schlieren, Patrick Harbor, le chœur de l’école de musique et Valerù et son groupe.

    Pendant les festivités, la Bahnhofstrasse sera fermée à la circulation. La ville appartient aux gens pendant ce week-end.

    Un projet qui a valeur de signal
    La zone de rencontre est un exemple de développement urbain tourné vers l’avenir, qui allie qualité de séjour, résilience climatique et mobilité. Ce qui a été lancé en 2021 par un référendum représente désormais un nouveau chapitre de l’aménagement urbain de Schlieren.

  • Outil numérique pour le développement de sites

    Outil numérique pour le développement de sites

    Le développement de sites est l’une des tâches les plus exigeantes de la planification communale. Les petites communes en particulier sont confrontées à des obstacles structurels. Les ressources manquent, l’accès aux outils informatiques est plus limité et le manque de normes rend difficile la prise de décisions fondées. Le guide numérique est un outil modulaire, convivial et techniquement précis qui comble cette lacune.

    Interaction des connaissances et de la technologie
    Le projet réunit le savoir-faire interdisciplinaire des instituts de développement territorial (IRAP) et de gestion de l’information et des processus (IPM). Le cœur du projet est un guide assisté numériquement qui structure systématiquement les processus de planification et permet des analyses automatisées. La recherche, l’évaluation et le développement de variantes peuvent ainsi être organisés de manière plus efficace. Les communes disposent d’un outil qui améliore la qualité de la planification, quelle que soit leur taille.

    Les zones d’emploi en point de mire
    Alors que jusqu’à présent, le développement interne se concentrait surtout sur les zones résidentielles et mixtes, ce projet met l’accent sur les zones d’emploi de manière ciblée. C’est précisément en période de pénurie de surfaces que le développement stratégique de ces zones détermine la pérennité des entreprises et des sites. Le guide numérique fournit à cet égard une solution unique en Suisse à ce jour.

    La participation grâce à la chambre d’écho garantit la qualité
    Afin de garantir une application pratique, une chambre de résonance a été mise en place. Ce comité composé de spécialistes des administrations communales et de bureaux d’études apporte une expertise précieuse. Lors de la première réunion, qui s’est tenue le 24 janvier 2025 à Saint-Gall, les participants ont discuté des exigences fondamentales et ont défini la marche à suivre. Le dialogue entre la recherche et la pratique est ainsi ancré très tôt.

    Planifier et décider efficacement et durablement pour l’avenir
    La solution logicielle finale doit être facile à utiliser. Elle permet une évaluation objective et systématique des scénarios de développement selon des critères de durabilité pertinents et favorise ainsi des décisions politiques et administratives fondées. Le processus de conception créatif est préservé, complété par l’efficacité numérique et des valeurs de comparaison solides.

    Horizon temporel et perspective
    Le projet, qui a débuté en juin 2024 et se poursuivra jusqu’en mai 2026, se veut une contribution à un aménagement du territoire contemporain basé sur le numérique. La vision est celle d’une plateforme nationale de compétences qui rend le développement territorial tangible, évolutif et de haute qualité.

  • Participation des propriétaires « Ziegelbrückstrasse » à Glaris Nord

    Participation des propriétaires « Ziegelbrückstrasse » à Glaris Nord

    La commune de Glaris Nord souhaite inciter les maîtres d’ouvrage à mettre en œuvre des processus participatifs dans le cadre de projets de construction complexes. Son « Guide de la participation et de la communication pour les processus de planification » esquisse, pour différentes situations de planification, la manière dont les besoins de la population et des futurs utilisateurs peuvent être anticipés à un stade précoce. Afin de montrer l’exemple, la commune a initié un processus participatif pour la zone de densification architecturale « Ziegelbrückstrasse » entre la gare de Ziegelbrücke, le Jennyareal et le centre du village de Niederurnen : elle a impliqué les propriétaires concernés entre octobre 2024 et février 2025 dans l’élaboration d’une image directrice qui a servi de base à l’élaboration d’un plan-cadre pour la zone.

    Concevoir un cadre pour le développement
    Le schéma directeur devait permettre de définir les dimensions des constructions et la mixité des usages. Comme la zone fait partie des zones de densification et de revalorisation marquant l’image de la ville, il s’agissait également de discuter des points clés qualitatifs d’un développement qui tienne compte du caractère et de l’histoire de la zone. La commune a également considéré que les pouvoirs publics avaient un rôle à jouer et a donc fixé ses attentes en matière d’aménagement et de valorisation de la route cantonale qui traverse la zone. Elle s’est ainsi dotée d’une base largement étayée pour les échanges avec le canton, qui est responsable de la rénovation de la route.

    L’image directrice élaborée en commun a servi de base à la commune pour un plan-cadre contraignant pour les autorités. Le plan-cadre définit à son tour les lignes directrices de la manière dont il sera possible de construire à l’avenir le long de la Ziegelbrückstrasse, en vertu du nouveau plan d’affectation contraignant pour les propriétaires. En participant au plan directeur, les propriétaires impliqués ont contribué à définir comment et ce qu’ils pourront construire à l’avenir sur leurs terrains.

    Un processus participatif allégé
    Les propriétaires de la zone ont été invités à participer à deux soirées avec la municipalité. La première soirée était consacrée à l’information et à la participation, la seconde à la présentation des résultats. Plus de 56 propriétaires de 127 parcelles ont saisi l’occasion et ont participé aux événements eux-mêmes ou avec un représentant.

    Lors du premier atelier, ils ont eu un aperçu de l’instrument de planification prévu et ont été consultés sur différentes variantes concernant les possibilités de développement futur. En classant les variantes par ordre de priorité, ils ont pu influencer la décision relative à l’image directrice souhaitée. Lors du deuxième atelier, la municipalité a présenté le plan-cadre élaboré sur la base de la variante souhaitée.

    Un effort qui en vaut la peine pour la commune
    Les processus participatifs sont coûteux en temps, en argent et en capital politique. Pour la commune, cette démarche coûteuse en valait la peine, car elle augmentait les chances de voir les propriétaires devenir actifs : En étant informés à l’avance d’un plus grand nombre de possibilités de construction, ils peuvent adapter leur planification des investissements et harmoniser les éventuelles intentions déjà existantes avec les intentions de développement de la commune.

    La discussion autour du schéma directeur contribue à orienter les propriétaires vers une vision commune de l’avenir de la zone de densification et de développement et à leur faire comprendre que des thèmes tels que l’adressage des bâtiments sur la rue, la granularité des constructions, la formation du socle ou la matérialisation ne sont pas seulement des affaires privées, mais ont également un impact sur l’image du quartier et influencent ainsi l’attractivité et la valeur du site pour tous.

    Le processus participatif a donné à la commune l’occasion d’attirer l’attention sur ses conseils en matière de construction et d’augmenter la probabilité que les propriétaires fonciers ayant l’intention d’investir discutent et coordonnent leurs plans avec la commune à un stade précoce, avant qu’ils n’aient élaboré un avant-projet ou un projet de construction difficilement adaptable. Dans le meilleur des cas, le processus incite certains propriétaires à voir plus grand et à coopérer avec d’autres propriétaires fonciers ou à aborder ensemble des questions telles que la mise à disposition de places de stationnement lors de projets de construction.

    La commune a également pu profiter de ces manifestations pour harmoniser les revalorisations sur le domaine public avec les besoins et les idées des propriétaires et pour tester l’acceptation de mesures telles que des parties centrales végétalisées sur la route ou une réduction de la vitesse sur certains tronçons de route.

    Une plus grande sécurité de planification pour les propriétaires fonciers
    Les processus participatifs coûtent également du temps aux participants. Dans le cas de la Ziegelbrückstrasse, l’effort des propriétaires en valait la peine, ne serait-ce que parce qu’en participant au plan-cadre contraignant pour les autorités, ils ont pu influencer les décisions sur des sujets qui engagent les propriétaires fonciers : la question fondamentale de l’aménagement de la densité et de la mixité des usages possibles avec le nouveau plan d’affectation. Le plan-cadre offre en outre aux propriétaires une plus grande sécurité en matière de planification, car il renforce l’égalité de traitement dans le processus d’autorisation.

    Dans le cadre du processus, les propriétaires ont pu mieux comprendre quelles sont les attentes de la commune en matière de développement architectural et ont pu s’inspirer des contributions qu’ils peuvent apporter à la valorisation du quartier en plus des développements architecturaux – par exemple en aménageant les jardins et les abords des rues ou en réalisant de petits projets de rénovation. Enfin, en ayant l’occasion de s’informer sur les projets de leurs voisins lors de la manifestation, les propriétaires sont davantage assurés qu’ils ne sont pas les seuls à agir avec leurs investissements.

  • Smart City Aarau connectée, centrée sur l’utilisateur et respectueuse de l’environnement

    Smart City Aarau connectée, centrée sur l’utilisateur et respectueuse de l’environnement

    Aarau est confrontée à des évolutions sociales et technologiques complexes. Pour y répondre de manière orientée vers l’avenir, la ville adopte une approche connectée, créative et efficace avec sa stratégie Smart City. L’accent est mis sur les avantages concrets pour les groupes cibles et les pratiques respectueuses de l’environnement. Les technologies numériques ne sont utilisées que lorsqu’elles apportent une réelle valeur ajoutée.

    Cinq principes de base pour un impact intelligent
    En se basant sur les expériences de la première période stratégique de 2021 à 2025 et sur les modèles éprouvés d’autres villes, Aarau a défini cinq approches à fort impact.

    Travailler en réseau : Les projets s’imbriquent les uns dans les autres et sont mis en œuvre de manière collaborative.

    Aller à la rencontre des besoins : Le dialogue avec la population permet de trouver des solutions qui sont réellement nécessaires.

    Faire des tests : L’innovation passe aussi par l’expérimentation. Les essais pilotes permettent de minimiser les risques et de rendre les idées utilisables dans la pratique.

    Protection de l’environnement : la durabilité est une obligation. Tous les projets tiennent compte des aspects environnementaux et utilisent des ressources renouvelables.

    La technologie comme moyen de parvenir à une fin : l’utilisation de la technologie est ciblée et n’intervient que si elle contribue à la solution.

    L‘équipe Smart City en tant que facilitatrice
    L’équipe Smart City de la ville soutient les employés dans la phase d’idéation et de projet. Elle aide à identifier les groupes cibles, à affiner les idées de projet et à développer des solutions testables. Des formats tels que des entretiens de démarrage, des ateliers ou l’accompagnement de projets complexes jusqu’à leur mise en œuvre sont disponibles. Le mot d’ordre est de mettre en œuvre des projets ayant une réelle utilité pour Aarau ou de les abandonner délibérément.

    Un soutien ciblé et des outils intelligents
    L’équipe Smart City agit également en arrière-plan. Elle observe les tendances, met les acteurs en réseau et encourage le transfert de connaissances via des formats tels que la « Smart City Newsroom ». En outre, elle soutient financièrement des projets par le biais du crédit d’investissement Smart City et aide à créer des espaces de participation.

    Mesurer l’impact et apprendre
    La stratégie s’appuie sur le modèle d’impact IOOI et mesure non seulement les outputs mais aussi les outcomes et les impacts à long terme. L’objectif est que d’ici 2034, tous les professionnels de la ville appliquent des méthodes centrées sur l’utilisateur, planifient leurs projets en réseau, les mettent en œuvre en préservant les ressources et intègrent judicieusement les technologies numériques.

    Smart City Aarau voit plus loin
    La ville d’Aarau réinterprète la smart city comme une méthode de développement d’une urbanité durable et agréable à vivre. L’homme est au centre, pas la technique. Ainsi, la complexité se transforme en innovation et les idées en solutions d’avenir concrètes pour Aarau.