Catégorie : Régions

  • Pourquoi 2026 pourrait être une année de grève de la construction

    Pourquoi 2026 pourrait être une année de grève de la construction

    La convention nationale pour environ 80’000 travailleurs du secteur principal de la construction règle les salaires, les temps de travail et de déplacement, les suppléments ainsi que la protection contre le licenciement et expire fin 2025. Après plusieurs rondes de négociations infructueuses, Unia et Syna avertissent qu’en l’absence d’accord, une situation de vide conventionnel s’installe et qu’un conflit social national est probable

    Parallèlement, les journées de protestation, récemment organisées dans plusieurs villes du Tessin, accentuent la pression sur les employeurs et signalent une forte propension à la grève au sein de la base. Lors d’une grande enquête, environ 90% des 20 000 travailleurs du bâtiment se sont prononcés en faveur de mesures de grève si aucun compromis viable n’était trouvé

    Revendications des syndicats
    Les syndicats se concentrent sur trois thèmes : des horaires de travail plus favorables à la famille, des temps de déplacement plus sûrs sur le plan juridique et la garantie du pouvoir d’achat. Ils demandent notamment un maximum de huit heures par jour, une pause goûter payée, la prise en compte intégrale du temps de trajet pour se rendre sur le chantier, une compensation garantie du renchérissement ainsi que des augmentations de salaire réelles après des années de baisse des salaires réels

    La pratique actuelle, selon laquelle les temps de déplacement ne sont souvent payés que partiellement ou pas du tout, a été critiquée par le Seco comme n’étant pas conforme au droit du travail impératif, ce qui augmente la pression pour que ce point soit clarifié de manière contraignante dans la nouvelle convention. Du point de vue des syndicats, l’amélioration des conditions est en même temps une réponse à la pénurie de main-d’œuvre qualifiée qui touche le secteur principal de la construction depuis des années

    Position des entrepreneurs
    La Société Suisse des Entrepreneurs fait référence à des salaires minimaux déjà élevés dans toute l’Europe et propose une adaptation automatique au renchérissement sur les salaires minimaux ainsi que des augmentations de salaire supplémentaires par le biais d’allocations dans les années à venir. Parallèlement, elle insiste sur une plus grande flexibilité, des horaires de travail journaliers et annuels, davantage d’horaires flexibles, le travail de certains samedis sans supplément et des adaptations en cas d’intempéries

    Du point de vue de la fédération, les revendications des syndicats font grimper les coûts salariaux de 12 à 15% et mettent en péril la compétitivité du secteur, en particulier face à l’augmentation des coûts de la construction et à l’incertitude des commandes. En ce qui concerne la protection contre le licenciement des travailleurs âgés, la fédération signale certaines concessions, mais les lie à un accord sur le paquet salarial

    Escalade ou compromis ?
    Les syndicats avertissent que le modèle de flexibilité des employeurs se traduira par des heures de présence plus longues, jusqu’à 50 heures par semaine, davantage d’heures supplémentaires sans supplément et une plus grande insécurité en cas de baisse des commandes, avec des risques particuliers pour les travailleurs âgés du bâtiment. A l’inverse, la Société suisse des entrepreneurs critique les journées de protestation comme une violation de l’obligation contractuelle de paix et reproche aux syndicats de bloquer une CN durable avec des revendications maximales

    C’est à la table des négociations que se décidera dans les prochaines semaines si 2026 débutera effectivement par une grève nationale de la construction. C’est là qu’il faudra transformer des positions fermes en un compromis viable pour un secteur qui subit simultanément la pression des coûts et de la main-d’œuvre qualifiée.

  • Basel Area est devenu un supercluster des sciences de la vie

    Basel Area est devenu un supercluster des sciences de la vie

    Concrètement, Basel Area Business & Innovation s’efforce d’une part d’attirer dans la région de Bâle des entreprises étrangères en phase d’expansion. D’autre part, l’organisation à but non lucratif soutient les start-up innovantes lors de leur création. Dans ces deux domaines d’activité, l’accent est mis sur les industries leaders de la région que sont les sciences de la vie, les technologies de la santé et les technologies de production.

    Le troisième pilier de Basel Area Business & Innovation est le Switzerland Innovation Park Basel Area, qui héberge également ses propres programmes d’accélération BaseLaunch et DayOne. Le parc d’innovation offre à un grand nombre de start-ups une infrastructure de pointe et une large gamme de services sur ses trois sites, le Main Campus à Allschwil, le Novartis Campus à Bâle et le canton du Jura, afin qu’elles puissent se concentrer sur la recherche et les projets prometteurs.

    La région de Bâle a connu un développement économique considérable au cours des dernières décennies. La transformation constante du site économique a été décisive. La production de rubans de soie au 19e siècle a donné naissance à l’industrie chimique et pharmaceutique. A la fin du 20e siècle, la chimie et la pharmacie ont finalement pris des chemins différents et les groupes pharmaceutiques Roche et Novartis ont par la suite marqué le site de leur empreinte. Au cours des 20 dernières années, de petites start-up agiles dans le domaine des biotechnologies ainsi que des institutions de recherche privées sont venues enrichir l’écosystème. Aujourd’hui, la région de Bâle est considérée comme le site le plus important d’Europe pour la pharmacie et les biotechnologies et comme un véritable supercluster des sciences de la vie, dans lequel les secteurs de la santé et des technologies médicales sont également fortement représentés.

    Actuellement, l’écosystème des sciences de la vie de la région de Bâle se compose de plus de 800 entreprises, de plus de 1 000 groupes de recherche et d’environ 35 000 professionnels. Fait unique en Europe, l’ensemble de la chaîne de valeur est représentée dans la région de Bâle. De la recherche fondamentale dans les instituts universitaires à la mise sur le marché, la fabrication et la distribution de médicaments, en passant par le développement d’innovations en laboratoire par des start-up ou les départements de recherche et développement des entreprises pharmaceutiques établies.

    En outre, la région de Bâle offre la possibilité de réaliser des études cliniques dans les hôpitaux locaux et d’être approvisionnée en substances actives par divers fournisseurs pharmaceutiques. Ainsi, les CDMO Lonza, Bachem, Primopus, Celonic, Corden Pharma et ten23 health sont présents dans la région de Bâle. Les prestataires de services nécessaires au fonctionnement de l’industrie des sciences de la vie sont également présents en nombre suffisant sur place, par exemple dans les domaines de la logistique, du conseil ou des TIC.

    Le paysage académique a évolué parallèlement à la croissance de l’industrie. Alors que l’Université de Bâle met depuis longtemps l’accent sur les sciences de la vie, le Department of Biosystems Science and Engineering de l’ETH Zurich est venu s’y ajouter il y a quelques années. Il étend les capacités de recherche des instituts financés par le secteur privé, comme par exemple l’Institut Friedrich Miescher, l’Institut de biologie humaine de Roche et le Botnar Institute of Immune Engineering.

    Enfin, l’infrastructure est également un atout que Basel Area peut sortir de sa manche. Des surfaces de laboratoires supplémentaires ont été construites ces dernières années et d’autres suivront dans les années à venir. Les entreprises qui ont besoin de laboratoires ont désormais le choix entre de nombreux fournisseurs, comme Superlabs, iCITY Reinach, Tech Park Basel ou Switzerland Innovation Park Basel Area. Il est également facile de trouver des espaces de bureaux avec salles de réunion, que ce soit dans un espace de coworking, dans un bureau privé ou dans un bureau paysager.

    En bref, la région de Bâle se distingue par une densité unique d’entreprises et de professionnels dans le domaine des sciences de la vie. Aucun autre site au monde n’a autant à offrir dans un espace aussi restreint.

    En savoir plus :
    www.baselarea.swiss
    www.baselsupercluster.com

  • Bâle construit son avenir de manière responsable

    Bâle construit son avenir de manière responsable

    Monsieur Hess, vous accompagnez l’espace économique de Bâle depuis de nombreuses années dans différentes fonctions. Quels sont les jalons ou les évolutions marquantes qui vous sont restés particulièrement en mémoire au cours de cette période ?
    Aujourd’hui, la politique et l’administration s’intéressent beaucoup plus aux besoins de l’économie qu’au début de mon activité pour le canton. Les exemples visibles de cette confiance mutuelle sont le développement des sites de Novartis, Roche ou Lonza et les milliards de francs d’investissements réalisés par ces entreprises et d’autres sur le site. Outre l’entretien des entreprises existantes, Bâle-Ville a également renforcé massivement la promotion de l’innovation. Près de 68 millions de francs sont alloués sur huit ans depuis 2024 à neuf programmes dans les domaines des sciences de la vie, de l’innovation numérique et de l’économie durable. Le dernier né est le « Bâle Standortpaket ». Selon la situation budgétaire, le canton investit ici entre 150 et 500 millions de francs par an pour renforcer l’attractivité du site. La quasi-totalité de ces fonds est destinée aux entreprises de Bâle-Ville.

    Bâle est considérée comme l’un des sites économiques les plus dynamiques de Suisse.
    Comment jugez-vous la situation économique actuelle du canton de Bâle-Ville ?
    Grâce à notre structure sectorielle, Bâle-Ville se porte bien sur le plan économique. Même la politique économique erratique des États-Unis n’a pas encore laissé de traces, même si elle pose des défis à nos entreprises. La position actuelle de la place économique se reflète par exemple dans l’indicateur de compétitivité cantonal de l’UBS, où Bâle-Ville occupe cette année encore la deuxième place de tous les cantons suisses. Ou encore la note triple A que l’agence de notation S&P a de nouveau attribuée au canton. Ces deux éléments nous encouragent à poursuivre sur notre lancée, en tant que partenaire innovant et fiable de l’économie.

    Quelle est l’orientation actuelle de la promotion économique en matière de sites urbains et de construction de logements ?
    Le plan directeur cantonal prévoit de viser un nombre d’habitants et d’employés de 220 000 d’ici 2035. Les gens ont besoin de logements, mais aussi de surfaces pour travailler et, dans l’idéal, de trajets courts entre le domicile et le lieu de travail. Nous nous efforçons de mettre à la disposition des entreprises du canton de Bâle-Ville des surfaces disponibles en nombre suffisant et de qualité, ce qui constitue un avantage pour le site. Une attention particulière est accordée à la garantie des surfaces de production et à l’optimisation de l’offre de surfaces pour les scale-ups.

    Quels sont les défis posés par la rareté des surfaces et la forte demande ? Comment Bâle-Ville les résout-il ?
    Un défi majeur à Bâle-Ville est la concurrence des surfaces dans l’espace disponible, limité par les frontières cantonales et nationales. Nous entendons souvent les acteurs du développement de projets immobiliers dire qu’il n’y a pas de problème à Bâle pour construire en hauteur. Il est également important d’utiliser au mieux le potentiel des zones de transformation afin de créer plus d’espace pour les logements et les bureaux.

    Quels sont les principaux enseignements du « Basler Standortpaket » pour le développement des sites ?
    Le paquet de sites bâlois est attractif pour les développeurs de sites et les investisseurs, car les entreprises imposables à Bâle-Ville qui engagent des dépenses dans la recherche et le développement, le congé parental ainsi que la protection du climat et l’efficacité énergétique peuvent bénéficier de subventions substantielles. Cela facilite l’implantation et favorise la croissance des entreprises sur les sites du canton.

    Comment le canton de Bâle-Ville accompagne-t-il et soutient-il la transformation de sites industriels en quartiers d’habitation et de travail modernes ?
    Par un échange actif et systématique avec les entreprises et les propriétaires fonciers. Au sein de l’AWA, nous ne sommes pas seulement au courant des étapes de développement potentielles et confidentielles d’une entreprise, mais nous pouvons également lui fournir les surfaces de développement dont elle a besoin.

    Quel rôle jouent aujourd’hui les investisseurs et les développeurs pour le site de Bâle ?
    Les deux jouent un rôle important. Ils investissent dans des terrains sous-utilisés, parfois en friche, afin de les développer et de générer une valeur ajoutée substantielle pour le site de Bâle. Mais en raison de leur taille, les sites de transformation sont également au centre de l’attention du public. Toutes les parties prenantes doivent tenir compte de cette responsabilité.

    Comment la promotion des start-ups et des sciences de la vie contribue-t-elle au développement immobilier ?
    Un exemple concret : le canton gère le Tech Park Basel depuis 14 ans. Nous y proposons des laboratoires et des bureaux de petite taille à des conditions de location intéressantes. Les start-up qui sortent du Tech Park Basel cherchent ensuite des surfaces plus grandes à des conditions commerciales. Nous produisons donc un pipeline de startups matures et bien financées (généralement des biotechs) au profit du marché immobilier privé non subventionné.

    Quelles sont les tendances futures que vous voyez pour Bâle d’ici 2030, notamment en ce qui concerne la numérisation et les nouvelles formes de travail ?
    La qualité de l’emploi est beaucoup plus importante aujourd’hui qu’auparavant. La numérisation pourrait encore accroître la flexibilité de la location d’espaces. Notre expérience montre que certaines entreprises recherchent des espaces à louer où une salle de réunion, par exemple, peut être réservée de manière flexible via une application. Bien que Bâle dispose d’une offre de surfaces saine, il n’est pas encore facile de trouver de tels espaces de bureaux auprès des agences immobilières.

    Ils prendront une retraite bien méritée dans les années à venir.
    Quelles sont les compétences les plus importantes pour votre succession ?
    Les compétences sont importantes. Mais les qualités personnelles sont encore plus importantes. Parmi celles-ci, on trouve l’esprit d’entreprise, l’enthousiasme, la volonté d’apprendre, la persévérance et le plaisir de travailler ensemble au sein d’une équipe formidable pour développer chaque jour le site. J’ai de toute façon un peu de mal avec le terme « retraite ». J’aime mon travail d’ »entrepreneur public » et je souhaite continuer à m’engager dans des domaines qui me tiennent à cœur personnellement après avoir quitté mon poste actuel en mai 2027.

  • Les solutions décentralisées de traitement des eaux usées gagnent en importance

    Les solutions décentralisées de traitement des eaux usées gagnent en importance

    En Suisse, comme dans d’autres pays européens, les eaux usées des ménages sont éliminées et traitées de manière centralisée. Les eaux usées provenant des toilettes, de la cuisine, des lave-linge et des lave-vaisselle se mélangent. Le recyclage est donc beaucoup plus difficile. Afin d’endiguer cette difficulté, les chercheurs de l’Institut de recherche sur l’eau Eawag de Dübendorf travaillent sur des solutions décentralisées possibles, peut on lire dans un communiqué de presse.

    Ces solutions consistent à séparer les différents flux d’eaux usées sur leur lieu de production. Ils pourraient ensuite être traités sur place ou à proximité et les ressources telles que l’eau propre, les nutriments et l’énergie pourraient être récupérées. Pour permettre aux architectes et aux concepteurs de bâtiments de se faire une idée des technologies et des applications pratiques, l’Institut de recherche sur l’eau a lancé une boîte à outils. Elle présente entre autres différents exemples de mise en œuvre. Ces exemples vont de solutions pour des ménages individuels au traitement des eaux usées de quartiers entiers. La boîte à outils contient trois groupes de fiches d’information sur la définition des objectifs, le choix de la stratégie et les technologies d’application possibles.

  • Un nouveau pont de tuyaux renforce le réseau régional de chauffage urbain

    Un nouveau pont de tuyaux renforce le réseau régional de chauffage urbain

    BRUGG Pipes de Kleindöttingen, qui fait partie du BRUGG Group AG basé à Brugg, a livré des tuyaux de chauffage à distance pré-isolés pour une traversée de l’autoroute A4. L’élément de pont entre Holzhäusern et Rotkreuz a été levé fin octobre, peut-on lire dans un communiqué. Lors du montage, deux conduites adaptées aux ouvrages d’art et d’une longueur de 48 mètres ont été installées. Elles pèsent 4,9 tonnes sans eau.

    Le pont de tuyaux relie les sections existantes aux nouvelles sections du réseau de chaleur d’Ennetsee. Il est prévu de raccorder d’autres quartiers et sites commerciaux de Rotkreuz ZG, Cham ZG et des régions voisines au réseau de chauffage urbain. Le maître d’ouvrage du projet est WWZ. L’entreprise B S AG était responsable de la planification et de la direction des travaux du pont, avec l’aide de Hodel SHLK AG en tant que constructeur de tuyaux. « Je suis ravi de la manière dont WWZ, B S, Hodel SHLK et les autres partenaires ont réalisé ce projet en partenariat et avec la plus grande précision. Une telle pose de nos tuyaux avec un pont dédié n’est définitivement pas courante. Je suis d’autant plus heureux que l’installation se soit déroulée avec succès et que nos systèmes de tuyaux pré-isolés soutiennent désormais l’extension du réseau de chaleur Ennetsee ainsi que la décarbonisation », déclare Martin Rigaud, CEO de BRUGG Pipes, cité dans le communiqué.

    WWZ utilise comme source de chaleur les rejets thermiques de l’usine d’incinération des ordures ménagères Renergia à Perlen (LU). D’ici l’automne 2026, Cham devrait également être approvisionnée en chaleur à distance par ce projet. Au total, l’extension de l’interconnexion devrait permettre d’économiser environ 12 000 tonnes de dioxyde de carbone par an.

  • Les prix de l’immobilier restent élevés

    Les prix de l’immobilier restent élevés

    Les prix de l’immobilier restent sur une tendance haussière en 2026. Les prévisions de la Banque cantonale de Zurich(ZKB) tablent sur une hausse des prix de 4,5 pour cent. L’abolition de la valeur locative n’a pas d’influence sur cette évolution, et les baby-boomers ne changent rien à la situation, peut-on lire dans un communiqué sur la dernière étude Immobilien aktuell.

    Sur le marché du logement en général, la pression sur les propriétaires, les locataires et les artisans augmente en raison de la pénurie de logements et de l’immigration. La Suisse est tributaire de l’immigration, mais l’arrivée de nouveaux habitants « renforce la demande de logements sur des marchés déjà tendus ». Une personne sur quatre s’installe dans les cinq plus grandes villes – une sur dix à Zurich.

    En raison d’un engorgement de la demande de logements locatifs, les experts de la ZKB s’attendent à ce que la situation reste tendue. Le taux de vacance des logements a atteint un niveau record et a un impact particulier sur le comportement des jeunes adultes en matière de déménagement. En 2023, les personnes âgées de 21 à 25 ans seraient 15% moins nombreuses à déménager qu’en 2020. « Beaucoup restent à l’hôtel maman parce qu’il n’y a pas de logement adapté disponible », explique-t-on.

    Le changement démographique n’aura pas d’effet sur la baisse des prix. « D’ici 2035, les baby-boomers augmenteront probablement l’offre de maisons individuelles d’environ 14%, et de 10% pour les propriétés par étage », explique-t-on. « L’évolution démographique modifiera certes le marché, mais ne provoquera pas d’effondrement des prix », explique Ursina Kubli, responsable de la recherche immobilière à la ZKB, citée dans le communiqué. Les prix des résidences secondaires ont augmenté de 40% en 2019 et 2024, mais restent à un niveau élevé après un léger recul en 2025.

    Les prévisions de la ZKB s’appuient sur des études portant sur l’abolition de la valeur locative, la limitation de l’offre de logements locatifs, une éventuelle vague de ventes par la génération des baby-boomers, les influences du marché par l’immigration et le changement du marché des logements de vacances.

  • La technologie vidéo améliore la sécurité sur les chantiers

    La technologie vidéo améliore la sécurité sur les chantiers

    Zurich North America et Zurich Resilience Solutions (ZRS), le gestionnaire de risques de l’assureur Zurich, exigent désormais l’utilisation de la technologie Arrowsight pour tous les projets de fin de chantier assurés par Zurich dans la ville de New York. Arrowsight, basée à Katonah dans l’État de New York, se concentre sur la modification du comportement basée sur la vidéo et l’analyse de coaching pour améliorer la sécurité sur les chantiers et réduire les accidents du travail.

    Cette collaboration, annoncée dans un communiqué, fait suite à un programme pilote de trois ans dans le cadre duquel l’analyse vidéo et le coaching Arrowsight ont été appliqués à huit grands projets de construction ainsi qu’à un projet complexe de génie civil. Par rapport à douze projets de construction sur lesquels les technologies de sécurité n’ont pas été utilisées, les travaux Arrowsight ont enregistré 50 pour cent de déclarations d’accidents du travail en moins.

    « L’amélioration de la sécurité des travailleurs tout en réduisant les risques et les fraudes potentielles grâce à notre équipement vidéo à faible coût est une étape importante pour le secteur. Le fait que la fréquence et le coût des sinistres aient diminué à ce point est le résultat direct du respect des règles de sécurité au travail – de 70 pour cent avant l’introduction d’Arrowsight à 97 à 100 pour cent après l’utilisation de notre technologie », a déclaré Adam Aronson, fondateur et PDG d’Arrowsight, cité dans le communiqué. « Depuis 2024, nous travaillons avec Zurich et Arrowsight sur un projet majeur à New York et nous sommes très satisfaits du faible nombre de sinistres que nous avons enregistrés jusqu’à présent », a déclaré Deborah Broom, vice-présidente de la gestion des risques chez Tutor Perini Corp, une entreprise de construction impliquée.

    Arrowsight sera le fournisseur exclusif de la technologie de chantier basée sur les caméras pour Zurich North America à travers les États-Unis. Zurich Resilience Solutions devient le fournisseur exclusif de services de gestion des risques pour Arrowsight.

  • Le gaz renouvelable renforce l’approvisionnement local

    Le gaz renouvelable renforce l’approvisionnement local

    Depuis le mois d’octobre, une partie du gaz d’épuration de la station d’épuration des eaux usées (STEP) de l’association des eaux usées d’Argovie et des environs(AVAU) dans le quartier de Telli à Aarau est également utilisée pour l’approvisionnement local en chaleur. Selon un communiqué, Green Power Aarau AG traite le gaz qui est ensuite injecté dans le réseau de gaz naturel d’Eniwa AG.

    Le gaz naturel fossile est ainsi remplacé par du gaz renouvelable. Les quantités sont pour l’instant encore gérables, précise le communiqué. Elles devraient toutefois être considérablement augmentées avec l’extension de la STEP.

    « Avec ce projet, nous montrons comment le sous-produit qu’est le gaz d’épuration peut devenir une source d’énergie précieuse », déclare Hans-Kaspar Scherrer, CEO d’Eniwa et président du conseil d’administration de Green Power Aarau AG, cité dans le communiqué. « La collaboration entre AVAU, Green Power Aarau et Eniwa est un exemple fort de la façon dont l’économie circulaire fonctionne concrètement dans la région » Selon Scherrer, les trois entreprises contribuent ensemble à un approvisionnement énergétique durable et à la réduction des émissions de CO2, tout en renforçant la création de valeur locale.

  • La première installation solaire alpine de Suisse centrale est raccordée au réseau

    La première installation solaire alpine de Suisse centrale est raccordée au réseau

    selon un communiqué,energieUri a mis en service la première installation solaire alpine de Suisse centrale sur le Sidenplangg, dans la commune de Spiringen. L’installation, située à une altitude de 1800 à 2000 mètres, devrait produire 12,5 gigawattheures d’électricité par an pour une puissance totale de 8 mégawatts. Près de la moitié de cette énergie sera produite en hiver.

    Actuellement, l’installation fournit 13 % de l’électricité visée. Elle est donc éligible à la subvention dans le cadre du Solarexpress. Les travaux devraient reprendre au printemps et s’achever fin 2028.

    Le fournisseur d’énergie uranais energieUri AG, en tant qu’initiateur, et aventron AG, dont le siège est à Münchenstein BL, participent à APV Sidenplangg AG. « De tels projets de centrales créent et garantissent des emplois hautement qualifiés dans la région – que ce soit pour la planification, la réalisation ou l’exploitation future ainsi que la gestion de l’énergie par energieUri », déclare Werner Jauch. CEO d’energieUri et président du conseil d’administration de APV Sidenplangg AG, cité dans le communiqué.

  • Récompense pour la construction durable d’un hôpital

    Récompense pour la construction durable d’un hôpital

    L’hôpital cantonal de Baden(KSB) a été récompensé lors du World Architecture Festival à Miami, dans l’Etat américain de Floride. L’architecture du nouveau bâtiment du KSB a reçu un prix dans la catégorie Health, peut on lire dans un communiqué de presse. Le World Architecture Festival s’est tenu du 12 au 14 novembre.

    Lors de cet événement organisé au Miami Beach Convention Center, 160 jurés internationaux ont voté pour 460 projets. L’hôpital réalisé par Nickl & Partner Architekten Schweiz ainsi que d’autres partenaires de planification a été récompensé pour son langage formel clair, sa construction durable et l’accent mis systématiquement sur un environnement propice à la guérison des patients, peut-on lire dans le communiqué. « Cette distinction est une confirmation impressionnante de notre vision : construire un hôpital qui allie l’excellence médicale et un fonctionnement efficace à une architecture de pointe », a déclaré Pascal Cotrotzo, CEO du KSB, cité dans le communiqué. « Nous sommes fiers que notre nouveau bâtiment à Miami soit reconnu au niveau international. Nos remerciements vont à tous ceux qui ont rendu possible ce projet d’envergure « 

    En juin 2025, le KSB avait déjà reçu le European Healthcare Design Award à Londres. Afin de mettre pleinement en valeur l’ensemble du nouveau bâtiment, il est prévu d’aménager un espace vert en lien avec la ville sur le site de l’ancien hôpital. Le KSB attire l’attention sur une plainte déposée par la Ligue argovienne du patrimoine contre la démolition de l’ancien bâtiment ainsi que sur une pétition munie de 7000 signatures contre cette plainte.

  • Un nouveau tracker rend le paysage suisse du Power-to-X visible

    Un nouveau tracker rend le paysage suisse du Power-to-X visible

    L’électricité renouvelable peut être stockée dans des vecteurs énergétiques chimiques tels que l’hydrogène, le carburant synthétique et le méthane (Power-to-X). Selon un communiqué du Swiss Power-to-X Collaborative Innovation Network SPIN, plus de 50 projets dans ce domaine sont déjà en cours en Suisse.

    SPIN lance donc, en collaboration avec la Coalition for Green Energy & Storage(CGES), un tracker qui permet d’avoir une vue d’ensemble des projets connus en Suisse. La carte qui en résulte met en évidence les projets qui, au-delà des essais en laboratoire, sont déjà devenus des projets de démonstration, voire des applications commerciales. SPIN collecte les données, CGES les visualise.

    « Le tracker facilite la collaboration en fournissant une base de données structurée qui favorise les synergies entre les acteurs et aide à la prise de décision », expliquent Christoph Sutter et Antonello Nesci, codirecteurs du CGES, cités dans le communiqué.

    Martin Bäumle voit dans les technologies Power-to-X la clé de la défossilisation de l’économie. « Avec le tracker, nous créons de la transparence, renforçons la collaboration et aidons à transformer des idées prometteuses en solutions évolutives », a déclaré le conseiller national (Verts libéraux/ZH) et coprésident de SPIN. « Des données fiables peuvent aider les décideurs politiques à adapter les réglementations et les investisseurs à identifier de nouvelles opportunités »

    La carte sera présentée lors de l’événement annuel du CGES, qui aura lieu le 21 novembre chez Swissgrid à Aarau. Le CGES est une coalition de partenaires issus du monde des affaires, de la science et du secteur public pour les énergies vertes, créée par le domaine des EPF.

  • La construction logistique moderne mise sur l’efficacité et la durabilité

    La construction logistique moderne mise sur l’efficacité et la durabilité

    La société Transstahl AG, qui appartient à Pestalozzi, doit à l’avenir pouvoir effectuer les transports de marchandises longues et encombrantes de manière encore plus efficace et flexible dans toute la Suisse. C’est pourquoi le groupe Pestalozzi construit un nouveau centre logistique à Pieterlen, dont le premier coup de pioche vient d’être donné, selon un communiqué. Outre des représentants de Pestalozzi et de Transstahl, Beat Rüfli, président de la commune de Pieterlen, et Simon Enderli, directeur de la promotion économique du canton de Berne, ainsi que d’autres invités ont participé à cette cérémonie.

    Le centre logistique mesurera 100 mètres de long, 30 mètres de large et 12 mètres de haut. Un chauffage à haute efficacité énergétique est prévu, ainsi qu’une installation photovoltaïque et des stations de recharge pour les camions et les voitures électriques. Une grande partie des matériaux utilisés proviennent de l’assortiment du groupe Pestalozzi, spécialisé dans la technique de l’acier et la domotique.

    « Avec ce premier coup de pioche, nous investissons dans le développement de notre groupe d’entreprises et nous affirmons clairement notre attachement à la place industrielle suisse et à la collaboration partenariale avec les communes et les régions », déclare Matthias Pestalozzi, cité dans le communiqué. Il est propriétaire et délégué du conseil d’administration du groupe Pestalozzi.

  • La double utilisation de l’espace augmente la production d’énergie solaire

    La double utilisation de l’espace augmente la production d’énergie solaire

    Selon un communiqué, la STEP du lac de Thoune a inauguré HORIZON, le plus grand toit mobile pliable solaire du monde. Il a été réalisé par l’entreprise cleantech dhp Technology de Zizers. Avec une puissance installée de 3,6 mégawatts crête et environ 3 gigawattheures d’électricité, l’installation devrait alimenter 700 foyers.

    Comme l’indique ARA Thunersee, l’installation de plus de 20’000 mètres carrés est basée sur une technologie de l’entreprise dhp Technology. Le CEO de dhp, Gian Andri Diem, voit un grand potentiel dans la production d’énergie sur des surfaces existantes. « Nous créons ainsi du progrès sans utiliser d’espace supplémentaire », a-t-il été cité.

    Selon la description du projet de dhp, une utilisation efficace de l’espace est importante pour progresser dans la transition énergétique grâce au photovoltaïque. Les stations d’épuration, les zones logistiques, les usines hydrauliques et les parkings se prêtent particulièrement bien à la production d’énergie solaire grâce à des surfaces jusqu’ici inutilisées. Selon Ingo Schoppe, directeur de la STEP du lac de Thoune, une « utilisation intelligente des surfaces » contribue activement à la sécurité de l’approvisionnement, à la rentabilité et à la protection du climat.

    Le toit solaire pliant s’étend sur plusieurs bassins d’épuration et utilise doublement les surfaces d’infrastructure existantes – pour le traitement des eaux usées au sol et pour la production d’électricité solaire au-dessus. L’électricité qui y est produite est destinée au traitement des eaux usées et à l’approvisionnement local.

    Inspiré de la technique suisse des téléphériques, le toit est capable de réagir à des conditions météorologiques extrêmes. Ainsi, il se replie automatiquement en cas de tempête, de neige ou de grêle. Cela permet d’assurer la sécurité de fonctionnement et la production d’énergie sans avoir à intervenir dans les processus en cours.

  • Un nouvel élan pour la région du Schwarzbubenland

    Un nouvel élan pour la région du Schwarzbubenland

    Le Forum Schwarzbubenland a nommé un nouveau responsable de la promotion économique pour les districts de Dorneck et Thierstein. Comme l’association le fait savoir, elle a confié ce mandat au conseiller national Christian Imark. Elle souhaite ainsi répondre encore mieux aux besoins d’une situation économique dynamique, explique-t-elle.

    D’une part, le promoteur du site doit aider de nouvelles entreprises à s’installer afin de renforcer la base économique. D’autre part, il doit aider les entreprises locales à relever les défis actuels et à se développer. Enfin, Imark devra intensifier la collaboration entre les milieux économiques, éducatifs et politiques.

    « En tant que personnalité expérimentée du monde politique et économique, Christian Imark apporte le bagage idéal pour faire connaître notre région, la positionner avec succès et lui donner de nouvelles impulsions », déclare Dieter Künzli, président du Forum Schwarzbubenland, cité dans le communiqué.

    Christian Imark (né en 1982) est membre du Conseil national depuis 2015 pour l’Union démocratique du centre (UDC). Il est également propriétaire d’Airboxx GmbH, une entreprise spécialisée dans la location de tentes de fête et basée à Fehren SO. Son mandat de promotion économique représente un taux d’occupation de 30 pour cent.

    Imark remplace Karoline Sutter, qui a repris la promotion économique en 2022. A l’époque, le mandat comprenait encore la promotion économique du Schwarzbubenland et du Laufental bâlois voisin. Sutter avait repris le mandat avec Rita Stoffel-Meury.

  • Cluster éducatif Polyfeld Muttenz

    Cluster éducatif Polyfeld Muttenz

    Le canton de Bâle-Campagne regroupe au Polyfeld le BBZ BL, le Gymnasium Muttenz et le Zentrum für Brückenangebote en un campus commun de niveau secondaire II. L’étape 1 se concentre sur la déconstruction et la réaffectation de la tour existante, qui a été dénoyautée de haut en bas, dépolluée et entièrement déconstruite dans sa partie centrale. Sur une surface d’environ 20 mètres par 20 mètres, les murs centraux, les escaliers, la dalle et les fondations ont été retirés de manière contrôlée.

    Pour que la tour élancée reste stable pendant les travaux de transformation et de construction, un contreventement temporaire a été installé à chaque étage avec de lourds cadres en acier. Parallèlement, la construction du nouveau noyau du bâtiment et la réalisation du nouvel escalier principal ont débuté. Il s’agit d’une construction préfabriquée suspendue en béton apparent, qui doit devenir le centre esthétique du BBZ.

    Béton apparent, bâtiment d’ateliers et salle de sport triple
    Tous les nouveaux bâtiments de l’étape 1 sont construits en béton apparent de haute qualité, avec un concept de coffrage et de bétonnage adapté au projet pour des surfaces uniformes. Le bâtiment d’atelier d’environ 55 mètres de long et 26 mètres de large est construit en trois étapes, de sorte que les murs, les poteaux, les murs parasismiques et les plafonds peuvent être traités en parallèle par étage.

    Le nouveau gymnase triple reçoit une structure complexe de poutres en béton précontraint qui sont montées par étapes, étayées provisoirement et précontraintes après le bétonnage de la dalle. Cela permet de diviser ultérieurement le gymnase en trois petites unités de manière flexible. Un escalier extérieur en colimaçon, dont le coffrage a été spécialement conçu, apporte une touche architecturale. Le réfectoire adjacent est une construction préfabriquée qui combine le béton apparent avec un plafond en bois composite et relie les différentes parties du bâtiment de manière fonctionnelle.

    Construction d’un centre deformationen sciences de la vie au Polyfeld
    Parallèlement au projet de campus cantonal, le Polyfeld se dote d’un nouveau centre de formation en sciences de la vie, dont le contenu sera encore plus pointu. Le Landrat de Bâle-Campagne a accordé une contribution d’environ deux millions de francs à cet effet. Environ 1,7 million pour la construction du nouveau site de formation à la Birsfelderstrasse 46 et environ 390’000 francs pour des équipements de laboratoire spéciaux. Le nouveau bâtiment aura une surface nette de plancher d’environ 19’500 mètres carrés. Une surface utile imputable d’environ 1’400 mètres carrés sera subventionnée par le canton.

    Le projet est porté par l’association de formation Aprentas, qui souhaite regrouper ses sites actuels de la Lachmattstrasse et de Schweizerhalle dans le nouveau bâtiment. Aprentas, initialement issue de l’environnement de Novartis, propose des cours interentreprises pour les formations CFC en chimie, biologie et technologie chimique et pharmaceutique. Le soutien cantonal renforce le site de formation des sciences de la vie de Muttenz et complète le campus secondaire II de Polyfeld par une infrastructure de formation clairement profilée et orientée vers la pratique pour l’industrie régionale.

  • Espace économique de Bâle – Facts and Figures

    Espace économique de Bâle – Facts and Figures

    Vivre et travailler dans la région de Bâle, c’est faire partie de l’un des espaces métropolitains les plus dynamiques d’Europe. Entre campus pharmaceutique, icônes architecturales et écosystème de start-up en pleine expansion, la région se révèle être un puissant moteur pour la Suisse. La région métropolitaine de Bâle compte parmi les sites économiques les plus performants du pays. Avec un taux d’exportation exceptionnellement élevé et des entreprises leaders au niveau international dans les domaines des sciences de la vie, des technologies médicales, de la chimie et des TIC. Plus de 30 000 personnes y travaillent dans la recherche, le développement et la production de technologies d’avenir.

    Avec des sites comme uptownBasel ou Klybeckplus, la région de Bâle voit naître une nouvelle ère de création de valeur, en réseau, respectueuse du climat et tournée vers l’international. Les entreprises trouvent des voies courtes vers la recherche, les talents trouvent de nouveaux horizons professionnels et les promotions du site des cantons de Bâle-Ville et Bâle-Campagne, ainsi que Basel Area, accompagnent les entreprises de l’idée à l’expansion. Qu’il s’agisse de la promotion de l’innovation, du développement de la main-d’œuvre qualifiée ou de projets de nouvelles constructions conformes aux normes ESG, la région investit de manière ciblée dans la croissance durable.

    Saviez-vous que..

    • sur le site bicantonal de Dreispitz, un quartier urbain est en train de naître, qui combine nouvellement travail, habitat et culture ?
    • le site Klybeckplus sera développé selon le standard SNBS et offrira à 15 000 personnes un espace de vie et de travail ?
    • le site BaseLink à Allschwil est un centre de recherche biomédicale de renommée mondiale ?
    • Bâle est l’une des meilleures régions du monde pour les sciences de la vie ?
    • les solutions énergétiques innovantes de la région contribuent à la décarbonisation de la Suisse ?
    • des start-ups du monde entier s’y installent en raison de la proximité de la recherche de pointe et des capitaux ?

    Là où économie et qualité de vie vont de pair
    Bâle est forte de sa pensée transfrontalière. La coopération trinationale avec l’Alsace et le Bade du Sud crée un espace économique transfrontalier doté d’une forte capacité d’innovation. La région bénéficie d’une connexion internationale via l’EuroAirport, d’une logistique ferroviaire performante et d’une connexion avec les océans via les ports rhénans suisses. En coulisses, des organismes de promotion économique engagés accompagnent les entreprises dans leurs démarches d’implantation, de recherche de terrains, d’obtention d’autorisations et de mise en réseau. De la start-up au groupe industriel, Bâle offre tout d’une seule main. Bâle n’est pas l’un ou l’autre. Bâle est un tout. C’est ici que l’avenir se construit aujourd’hui.

    L’espace économique de Bâle en chiffres

    Bâle-Ville

    ÉCONOMIE – CHIFFRES CLÉS
    Entreprises16’000
    Secteurs leadersChimie/pharmacie, sciences de la vie, services financiers, commerce, logistique, santé publique
    Emplois / salariés200’000
    Emplois 1er secteur (agriculture)100
    Employés 2ème secteur (industrie/construction)34’000
    Employés 3ème secteur (services)166’000
    PIB/habitant en CHF (2022)209’782
    Taux de chômage (2024)3,7%
    Créations de start-ups1’304 (2024)

    IMMOBILIER – CHIFFRES CLÉS
    Taux de vacance des logements0,9%
    Taux de vacance bureaux/bureaux d’affaires1%
    Unités de logement en projet/en construction11’000
    Immeubles de bureaux et commerciaux en cours de planification/construction10-15 projets par an
    Projets de nouvelles constructions40-50
    Coûts moyens de construction pour les commerces en CHF3’000 – 4’800/m²

    SITE – CHIFFRES CLÉS
    Superficie en km²37
    Nombre d’habitants (2024)207’515
    Croissance de la population par rapport à l’année précédente0,58%
    Districts Nombre3
    Communes Nombre3
    Unités de logement138’000
    Universités4
    Arrêts Transports publics régionaux et longue distanceplus de 100

    Bâle-Campagne

    ÉCONOMIE – CHIFFRES CLÉS
    Entreprises21’700
    Secteurs leadersConstruction de machines, chimie/pharmacie, industrie alimentaire, commerce, santé publique
    Emplois / salariés142’000
    Emplois du 1er secteur (agriculture)1’000
    Emplois du 2e secteur (industrie/construction)28’400
    Employés 3ème secteur (services)112’100
    PIB/habitant en CHF (2022)77’693
    Taux de chômage (2024)2,3%
    Créations de start-ups1’000 -1’200
    IMMOBILIER – CHIFFRES CLÉS
    Taux de vacance des logements1,2%
    Taux de vacance bureaux/bureaux d’affaires1%
    Unités de logement en cours de planification/constructionpar an environ 2.000
    Immeubles de bureaux et commerciaux en projet/construction12 à 18 projets par an
    Projets de nouvelles constructions30-45
    Coûts moyens de construction pour les commerces en CHF2’200 – 3’800/m²
    SITE – CHIFFRES CLÉS
    Superficie en km²518
    Nombre d’habitants (2024)303’285
    Croissance de la population par rapport à l’année précédente0,70%
    Districts Nombre5
    Communes Nombre86
    Unités de logement140’000
    Universités1
    Arrêts Transports publics régionaux et longue distanceenviron 215
  • Bâle planifie de manière cohérente en respectant le climat et en s’orientant vers l’avenir

    Bâle planifie de manière cohérente en respectant le climat et en s’orientant vers l’avenir

    Madame Keller, comment jugez-vous les progrès réalisés jusqu’à présent en matière de développement urbain durable et quelles sont vos priorités pour les années à venir ?
    Nous avons déjà fait beaucoup de choses – mais il reste encore beaucoup à faire ! Nous avons posé des jalons importants avec notre plan directeur sur le climat urbain et notre stratégie de lutte contre le changement climatique, ainsi que le plan d’action qui l’accompagne. Nous nous attaquons notamment à la végétalisation et à la désimperméabilisation ainsi qu’à la réduction des émissions de CO2. Outre la réduction des émissions directes dues à l’exploitation, mon département s’occupe également des émissions indirectes dues à la construction de bâtiments. Nous étudions actuellement de nouvelles approches, comme une taxe d’incitation sur les émissions indirectes lors de la construction. Nous densifions et réutilisons les bâtiments existants et voulons à l’avenir simplifier la construction dans l’existant par le biais d’une modification de la législation. Telles sont les lignes directrices de la manière dont nous entendons faire progresser la durabilité dans le développement urbain au cours des prochaines années.

    Par quelles mesures renforcez-vous la culture du bâti à Bâle et encouragez-vous une construction de qualité et tournée vers l’avenir ?
    La culture du bâti est très importante pour nous : les Bâlois doivent se sentir bien dans leur ville. C’est bien sûr une base essentielle pour atteindre les objectifs climatiques, et c’est pourquoi une culture du bâti tournée vers l’avenir est extrêmement importante. Une culture du bâti de qualité est source d’identification et de qualité de vie. La conservation et la poursuite de la construction dans l’existant, l’entretien des méthodes de construction traditionnelles ainsi que l’utilisation de technologies et de constructions d’avenir y contribuent largement. La culture du bâti est durable et la planification durable doit faire partie intégrante de la culture du bâti. Cela se reflète d’ailleurs très bien dans notre « Boussole bâloise », où la culture du bâti est l’un des premiers points mentionnés et abordés.

    Quelle contribution le département de la construction et des transports peut-il apporter dans le domaine de l’économie circulaire afin d’atteindre l’objectif zéro net d’ici 2037 ?
    Bâle-Ville a une stratégie ambitieuse pour promouvoir l’économie circulaire dans le secteur de la construction. Cela signifie que nous voulons concevoir des bâtiments et des produits de construction de manière à ce qu’ils puissent être utilisés le plus longtemps possible et qu’ils soient composés de matériaux réutilisés ou recyclés. Une priorité importante est de continuer à construire et à utiliser les bâtiments existants plutôt que de les démolir et de les reconstruire. Cela permet non seulement de réduire les déchets, mais aussi de diminuer les émissions de gaz à effet de serre qui sont normalement générées par la production de nouveaux matériaux de construction. De plus, les nouveaux bâtiments doivent être construits de manière à être démontables et à pouvoir être utilisés comme matériaux de construction pour une prochaine construction à la fin de leur utilisation (Design for Disassembly). De plus, Bâle-Ville encourage l’utilisation de matériaux recyclés dans le processus de construction, comme par exemple l’asphalte recyclé pour les revêtements routiers. Nous travaillons à la création d’un cadre légal pour faciliter la construction circulaire et nous investissons dans les infrastructures nécessaires à la réutilisation et au recyclage des matériaux de construction. Par exemple, le canton a créé son propre entrepôt de matériaux de construction : Les matériaux de déconstruction cantonaux sont enregistrés dans un catalogue de composants en ligne et mis à disposition pour être réutilisés dans d’autres projets. Grâce à ces mesures, nous voulons non seulement améliorer notre bilan climatique, mais aussi encourager l’innovation dans le domaine de la construction.

    Quelles sont les prochaines étapes du projet « asphalte vert » et comment évaluez-vous le potentiel de cette innovation en matière de protection du climat ?
    L’utilisation de l’asphalte vert sur les chantiers routiers bâlois se développe bien. Au sein de la ville, l’asphalte vert a été et est encore utilisé sur au moins huit chantiers plus ou moins importants. On peut citer par exemple la Burgfelderstrasse, la Freiburgerstrasse ou encore le Eselweg. D’autres projets sont actuellement en cours, pour lesquels l’utilisation de l’asphalte vert est prévue. Toutefois, l’asphalte vert ne réduit pas directement les émissions de CO2. Mais grâce au charbon végétal, l’asphalte vert absorbe plus de CO2 de l’atmosphère qu’il n’en libère lors de sa production. Nous pouvons ainsi réduire l’impact de la construction routière sur le climat. Ce n’est toutefois pas encore une réussite. Il y a toujours des fabricants et des associations critiques. Nous devons continuer à chercher le dialogue et à montrer les opportunités.

    Quels sont actuellement les plus grands défis en matière d’entretien et de modernisation des infrastructures publiques à Bâle ?
    Les défis sont multiples. Un aspect central est la nécessité de rénover régulièrement les infrastructures existantes, telles que les routes, les ponts et les voies de tramway, afin de garantir un approvisionnement fiable en eau et en énergie. Parallèlement, IWB étend le réseau de chauffage urbain de 60 kilomètres au total d’ici 2037, à la demande du canton de Bâle-Ville. Cela nécessite une coordination étroite avec les autres travaux d’assainissement afin de minimiser les nuisances pour les riverains tout en profitant de l’occasion pour effectuer des aménagements en faveur du climat urbain et des transports actifs. Car le changement climatique est également un défi. D’une part, nous devons préparer la ville aux vagues de chaleur et aux phénomènes météorologiques extrêmes. Pour éviter les îlots de chaleur, il s’agit de désensabler les surfaces d’asphalte et de créer des espaces verts et aquatiques dans l’espace public. D’autre part, le canton s’est fixé un objectif ambitieux en matière de protection du climat, à savoir zéro net d’ici 2037. C’est pourquoi nous misons par exemple de plus en plus sur la rénovation des bâtiments et la réaffectation de l’existant et misons sur la suffisance, la réduction de l’énergie grise ainsi que la minimisation de la consommation d’énergie d’exploitation.

    Dans quelle mesure la numérisation, par exemple avec de nouvelles applications pour les passagers, fait-elle partie de votre stratégie pour augmenter l’attractivité des transports publics à Bâle ?
    La numérisation est très importante pour les transports publics. Les passagers souhaitent s’informer sur les horaires ou les perturbations éventuelles via une application et y acheter facilement leur billet. La numérisation est également essentielle lorsqu’il s’agit de partager et de combiner différents véhicules. Beaucoup d’entre nous combinent le trajet en tram ou en bus avec un véhicule de location : selon l’endroit où nous habitons, nous nous rendons à l’arrêt ou de là à notre destination avec un vélo, une trottinette ou une voiture empruntés. Aujourd’hui déjà, nous réservons ou payons la plupart de ces véhicules de location par voie numérique. L’objectif doit être d’avoir des solutions numériques qui relient toutes ces offres de manière confortable. Nous n’avons pas encore réussi la grande percée, il y a de nombreux acteurs et défis sur cette voie. Mais nous travaillons sur des solutions.

    Quels sont actuellement les plus grands défis de la coordination transfrontalière avec le canton de Bâle-Campagne et les pays voisins en ce qui concerne les transports publics ?
    Dans notre région, nous sommes tous habitués à franchir quotidiennement des frontières cantonales ou nationales. En conséquence, nous planifions beaucoup de choses ensemble par-delà les frontières, notamment en matière de mobilité. De nombreuses lignes de tram et de bus circulent à la fois dans la région de Bâle et à Bâle. Nous avons également deux lignes de tram transfrontalières – l’une de Bâle à Saint-Louis (F) et l’autre de Bâle à Weil am Rhein (D). Ces lignes connaissent un grand succès et sont bien utilisées, mais le financement de l’entretien et de l’exploitation des tronçons dans les pays voisins constitue un défi. Le plus grand défi actuel n’est cependant pas tant la coordination au sein de la région que le fait que nous ne soyons pas suffisamment perçus en tant que région par la Confédération. Les discussions actuelles autour de l’extension urgente du réseau ferroviaire à Bâle en sont la preuve. Je suis reconnaissant que nous tirions tous à la même corde dans la région et que nous luttions ensemble pour un RER trinational digne de ce nom. Un système de RER continu a un grand potentiel de transfert des trajets de la route vers le rail.

    Quel est votre calendrier concret pour la conversion de l’ensemble de la flotte de bus à la propulsion électrique d’ici 2027 et quels sont les défis qui restent à relever ?
    Cette conversion est en cours et sur la bonne voie. Près de la moitié des bus BVB roulent déjà à l’électricité. Les Transports publics bâlois vont convertir l’ensemble de leur flotte de bus en bus électriques d’ici 2027. Les BVB apportent ainsi une contribution essentielle pour permettre à Bâle d’atteindre ses objectifs climatiques ambitieux.

    Vous êtes très impliqué dans les instances nationales. Quelles sont les tendances ou les meilleures pratiques des autres villes et régions qui vous inspirent particulièrement pour Bâle ?
    L’échange avec d’autres villes est toujours enrichissant. Toutes sont confrontées aux mêmes défis, par exemple les conflits d’objectifs liés au manque d’espace. J’observe avec intérêt les essais pilotes de transports publics autonomes menés dans d’autres villes. En tant que présidente de la Conférence des villes pour la mobilité, il est important pour moi que nous prenions rapidement les bonnes décisions dans ce domaine et que nous soyons prêts à relever de nouveaux défis tels que les véhicules autonomes. Ces nouveaux développements doivent être bénéfiques pour toutes les parties. Pour cela, il faut toutefois certaines conditions-cadres.

    Y a-t-il quelque chose que vous souhaiteriez voir à Bâle ? Quelque chose qui vous a impressionné ou inspiré dans d’autres villes du monde ?
    Lorsque l’on regarde les villes asiatiques, on est parfois impressionné par la vitesse de réalisation des projets, notamment dans le secteur du bâtiment et du génie civil. D’un autre côté, je suis très reconnaissant que nous ayons en Suisse des processus démocratiques, certes longs, mais qui permettent aux gens de s’impliquer et d’avoir une influence. Je suis convaincu que cette participation – que ce soit par le biais du Parlement ou directement par la population – est une clé pour une meilleure acceptation et donc pour la cohésion sociale.

  • La Rasude Lausanne

    La Rasude Lausanne

    La Rasude fait partie des six pôles de transformation urbaine de Lausanne et se situe directement à la gare ainsi qu’à l’un des principaux nœuds de transports publics de Suisse romande. Du point de vue de la ville, c’est l’endroit idéal pour une densification qui combine des trajets courts, une forte densité d’utilisation et une meilleure qualité de vie. Le plan d’affectation définit à cet effet les utilisations autorisées, les volumes des bâtiments et les exigences en matière d’environnement, de mobilité et de protection du patrimoine

    Poursuivre la construction dans l’existant au lieu de la tabula rasa
    Environ 70% des bâtiments existants seront conservés, dont le bâtiment marquant de l’avenue de la Gare conçu par Alphonse Laverrière, dont la protection a été expressément assurée dans un projet révisé suite aux critiques de la Confédération et des experts. Certains bâtiments comme « Gare 45 » et « Horizon » peuvent être surélevés de deux étages, auxquels s’ajoutent deux nouveaux corps de bâtiment. L’un le long des voies, l’autre au centre du quartier, dont les hauteurs sont définies de manière à respecter la ligne d’horizon et les références visuelles existantes et à ne pas dépasser la tour Edipresse

    Habitat, travail et mixité sociale
    Environ 30 % des surfaces de plancher sont prévues pour l’habitat, dont au moins 20 % de logements d’utilité publique. Au total, près de 500 personnes devraient ainsi pouvoir vivre dans un quartier aujourd’hui inoccupé. Parallèlement, une mixité d’usages sera créée avec des bureaux, un hôtel, des commerces, des structures d’accueil pour la petite enfance, des espaces culturels et de loisirs ainsi que des services de proximité. Environ 500 mètres carrés seront réservés à des acteurs culturels et à des usages publics, à des loyers contrôlés et modérés

    Espace public, végétalisation et mobilité
    Le complexe aujourd’hui fermé et fortement imperméabilisé sera transformé en un quartier ouvert, orienté vers les piétons. Environ la moitié du site sera à l’avenir disponible en tant qu’espace public, dont une grande partie avec des arbres et des espaces verts, complétée par des toitures végétalisées, des installations photovoltaïques et le raccordement à des sources de chaleur renouvelables, afin d’améliorer sensiblement le bilan CO₂. L’accès en surface se fera principalement à pied et à vélo, tandis qu’un parking souterrain d’environ 275 places de stationnement pour voitures et environ 1200 places pour vélos regroupera les offres de mobilité nécessaires en sous-sol

    Processus politique et perspectives
    Le plan est ouvert à la consultation publique jusqu’au 18 décembre. Les objections et les recours seront pris en compte dans la suite de la révision, avant que la voie décisionnelle ne passe par le conseil municipal et le canton. Des concours d’architecture et d’espaces publics sont prévus en parallèle, avec des formats participatifs, afin d’assurer la qualité de la réalisation. Le début des travaux est actuellement envisagé à partir de 2029 environ, avec une mise en service échelonnée du nouveau quartier entre 2031 et 2033. A condition que d’éventuels référendums politiques ne modifient pas le calendrier.

  • Du Werkhof au quartier climatiquement résilient

    Du Werkhof au quartier climatiquement résilient

    Le point de départ du développement est le retrait du dépôt de CKW dans le contexte de la transformation à grande échelle autour de la Seetalplatz. En 2022, le projet « Habitat – Quartier im Hain » s’est imposé sur la base d’un mandat d’étude en deux étapes de CKW et de la ville de Lucerne. Le traitement soigneux des bâtiments existants a été déterminant. En particulier le Shedhalle, ainsi que l’intégration cohérente des espaces libres et de la gestion des eaux de pluie.

    Les idées du projet gagnant ont ensuite été appliquées à l’ensemble du périmètre du plan d’aménagement et ancrées dans le droit de l’urbanisme. Il en résulte une figure d’ensemble coordonnée qui relie les terrains privés et l’ancien site du Werkhof en un tout urbanistique.

    Urbanisme, mixité des usages et ville-éponge
    Pour des raisons de bruit et d’espace urbain, la partie nord-est de la zone est caractérisée par de grands corps de bâtiments à usage mixte et de type fermé. C’est là que se concentrent l’habitat, le travail, les services et les utilisations du rez-de-chaussée le long des rues et des places. La partie ouest mise sur des immeubles d’habitation ouverts, des espaces verts continus et des chemins qui relient les quartiers voisins.

    L’élément central est une cuvette topographique à l’ouest, une ancienne plaine alluviale. Elle sert d’espace de rétention pour l’eau de pluie et constitue la base du « bosquet urbain » qui caractérise le quartier avec ses arbres, ses surfaces d’infiltration et son microclimat rafraîchissant. La gestion des eaux de pluie, l’aménagement d’espaces libres adaptés au climat et le principe de la ville-éponge deviennent ainsi des éléments porteurs de l’identité du quartier.

    Mixité sociale et diversité
    Au terme des travaux, Reussbühl West comptera environ 700 à 800 logements supplémentaires, dont au moins 20 % d’utilité publique. Ils seront complétés par des locaux polyvalents et environ 15 000 à 18 000 mètres carrés d’espaces de travail pour les commerces et les services. Les locations de courte durée resteront limitées aux surfaces déjà disponibles aujourd’hui et ne seront autorisées que dans l’îlot C9. Un signal délibéré en faveur des structures résidentielles et de quartier à long terme.

    La Shedhalle existante sera ouverte à des utilisations orientées vers le public et fera office d’adresse pour la culture, les loisirs ou les petits commerces. Avec les utilisations du rez-de-chaussée des nouveaux bâtiments, il en résulte un environnement mixte, animé toute la journée, qui associe étroitement l’habitat, le travail et les offres publiques.

    Base juridique de planification et perspective temporelle
    Le plan d’aménagement « Reussbühl West » définit les principaux éléments de la figure urbaine et de la répartition des usages de manière contraignante pour les propriétaires fonciers et permet une mise en œuvre par étapes. Il est mis à la disposition du public du 24 novembre au 23 décembre 2025. Les oppositions et les négociations seront prises en compte dans la suite du processus, avant que le plan ne soit soumis au Grand Conseil de la ville.

    Avec le plan d’aménagement « Reussbühl Ost » déjà en vigueur, il crée un cadre juridique de planification pour un quartier revalorisé à usage mixte, avec un total d’environ 1000 logements supplémentaires et 15 à 20% de surfaces commerciales. La densification se fera par étapes. Aujourd’hui déjà, les premiers logements d’utilité publique et les nouvelles surfaces commerciales sont en cours de construction à Reussbühl Ost, marquant ainsi la transition entre le site à caractère industriel et l’élément urbain de la prochaine génération.

  • Le jumeau numérique rend l’invisible visible

    Le jumeau numérique rend l’invisible visible

    Au cœur du projet se trouve un copilote numérique qui agit comme un assistant intelligent et aide à la prise de décision en matière de restauration. Grâce à des scans laser et des relevés photogrammétriques, un jumeau 3D précis de la cathédrale est créé, complété par des données détaillées sur chaque pierre. L’âge, la composition des matériaux et l’état sont documentés de manière scientifique

    Parallèlement, les charges mécaniques dans la structure sont simulées à l’aide de méthodes telles que Thrust Network Analysis. Les dommages ne sont pas seulement visibles, ils sont également localisés dans l’espace et leur évolution est compréhensible. Les technologies XR présentent aux restaurateurs, aux ingénieurs et aux architectes des hologrammes interactifs directement sur l’ouvrage original

    Le climat comme défi
    L’équipe de l’ETH Zurich met en corrélation les extrêmes météorologiques locaux, comme la pluie provoquée par le vent, avec les images réelles des dégâts sur les grès. Des capteurs mesurent l’humidité et le microclimat ; les données ainsi obtenues sont intégrées dans des modèles qui prévoient les évolutions futures en cas de changement climatique croissant. Il en résulte des stratégies pour la conservation à long terme de la structure des bâtiments, adaptées aux contraintes climatiques individuelles du site

    Nouvelles normes pour les bâtiments dans le monde entier
    Le projet « Heritage  » est un modèle de numérisation pour la protection du patrimoine. La combinaison du jumeau numérique, de la XR et de l’IA est transposable aux ponts, châteaux et autres monuments historiques. L’application publique pour l’anniversaire de la cathédrale communique la restauration de manière transparente et participative aux visiteurs. La protection du patrimoine n’est pas seulement plus efficace, elle devient accessible à tous.

  • Nouveau quartier de la gare de Winterthur

    Nouveau quartier de la gare de Winterthur

    Le projet Stellwerk 2, qui combine habitat, travail et mobilité dans un espace restreint, est en cours de construction sur un terrain de 2 000 mètres carrés seulement, à proximité de la gare. Le nouveau bâtiment comprend 66 appartements urbains et environ 2’000 mètres carrés d’espace pour les bureaux, l’éducation et la santé. Au rez-de-chaussée, une vaste zone de vente de 700 mètres carrés accueillera des usages orientés vers le public. L’objectif est d’utiliser au mieux les terrains ferroviaires existants, sans imperméabilisation supplémentaire.

    Les étages supérieurs seront occupés par des unités compactes d’une à trois pièces et demie. Les chambres d’amis et les espaces communs favorisent les formes d’habitat flexibles et l’interaction sociale. Une approche qui répond à l’évolution des styles de vie urbains. Le projet a été développé par le bureau zurichois Esch Sintzel Architekten, qui a remporté en 2021 le concours organisé par les CFF en étroite coopération avec la ville.

    Plaque tournante pour les deux-roues et la vie quotidienne
    Le poste d’aiguillage 2 n’est pas seulement construit pour y vivre et y travailler, mais aussi pour permettre le mouvement. Au sous-sol, 360 nouvelles places de stationnement pour vélos seront créées, avec des possibilités de chargement pour les vélos électriques, des zones pour les vélos-cargos et des casiers. Avec les 150 places récemment créées dans le bâtiment existant, la capacité de la station de vélos voisine passe à environ 510 unités. Un nouveau passage relie le nouveau bâtiment à l’installation existante sous le poste d’aiguillage 1.

    Pour Christa Meier, conseillère municipale, ce projet est emblématique de la transformation de la ville en une ville de la mobilité : le poste d’aiguillage deviendra le véritable hub de vélos de Winterthur et renforcera le rôle de la gare en tant que centre multimodal.

    Réalisation par étapes
    Avec Stellwerk 2, CFF Immobilier et la ville de Winterthur montrent comment la densification urbaine et le changement de mode de transport peuvent s’imbriquer. Un lieu où l’habitat, le travail et la mobilité durable se fondent en une nouvelle unité urbaine.

  • Nouveau coup de pioche à Bergdietikon

    Nouveau coup de pioche à Bergdietikon

    Le premier coup de pioche pour le centre de soins et de retraite Hintermatt, l’Oase, a été donné le 5 novembre, comme l’informe la commune de Bergdietikon dans un communiqué. Lorsqu’il sera achevé à l’été 2028, le centre pour personnes âgées de Bergdietikon pourra proposer 66 appartements pour seniors et 44 places de soins.

    Le projet avait déjà reçu l’aval de l’assemblée communale en 2012, et la vente du terrain avait également été approuvée. Il s’en est suivi 13 ans de planification et de conflits juridiques. Le premier coup de pioche qui vient d’être donné est un « moment décisif » dans la réalisation du projet qui, selon la commune de Bergdietikon, « est enfin mis en œuvre après une longue phase d’oppositions et de litiges juridiques ».

    Pour la commune, le projet est particulièrement important dans la mesure où il ne répond pas seulement aux besoins de la population âgée. L’infrastructure locale doit également être enrichie par des offres accessibles au public.

  • Bellinzone transformée

    Bellinzone transformée

    Les ateliers historiques des CFF, cœur de l’histoire industrielle du Tessin, laissent place à un quartier qui servira de modèle pour un développement urbain durable, une mixité d’usage innovante et des espaces de vie de grande qualité. L’importance politique, économique et urbanistique du projet dépasse largement les frontières de Bellinzone.

    Continuité historique
    Les Offices CFF ont marqué le centre-ville pendant plus d’un siècle, fournissant des milliers d’emplois et une identité industrielle distincte. La relocalisation et le remplacement des installations industrielles des CFF à Arbedo-Castione d’ici 2028 constituent une rare opportunité de développement dans la position la plus centrale de Bellinzone. Plus de 100 000 mètres carrés seront libérés pour un réaménagement urbain complet, avec un équilibre entre tradition, innovation et développement urbain stratégique.

    Processus directeur participatif
    Le réaménagement du site repose entièrement sur des processus participatifs. Le processus de développement a débuté par un concours international d’urbanisme. Cinq équipes d’urbanistes européens se sont affrontés et c’est finalement le projet « Porta del Ticino – Urban Living Lab » qui a convaincu par son audace en matière d’espaces verts, de multifonctionnalité et de densité attractive. Des consultations publiques et un large dialogue avec les habitants ont permis d’assurer une large acceptation et un soutien politique. Un sondage représentatif a révélé que 65% de la population soutient le modèle gagnant. Les jeunes générations, en particulier, formulent des attentes élevées en matière d’innovation et de qualité de vie.

    Structure urbaine, mixité et phases de développement
    Le concept du plan directeur prévoit une tripartition linéaire claire du site. Deux zones périphériques regroupent des logements, mais aussi des coopératives, des fonctions administratives et de recherche, des universités, des commerces et des offres hôtelières. Au centre, la vaste Almenda est un espace public vert et de rencontre qui sert de point focal social, culturel et écologique. La période de mise en œuvre pour la réalisation du quartier s’étend sur plusieurs années, afin de construire pas à pas des paysages vivants et résilients pour l’habitat, le travail et la recherche. Cela garantit une gestion flexible de la dynamique du marché et évite les logements vacants ou une orientation excessive vers le rendement immobilier.

    La remarquable « cathédrale », un bâtiment classé datant de 1919, restera un aimant culturel et sera transformée en lieu de rencontre et de manifestation. Une perspective digne pour un emblème de la culture industrielle du travail.

    Un laboratoire réel du changement urbain
    Le plan d’aménagement s’engage à respecter les normes de durabilité les plus élevées, avec l’objectif d’atteindre le standard de construction durable suisse (SNBS). Les sources de chauffage fossiles sont exclues, le photovoltaïque et les espaces verts couvrent l’ensemble du territoire, la récupération des eaux de pluie dans l’esprit de la « ville éponge », le chauffage urbain à haute efficacité énergétique et la promotion active de la mobilité électrique en font partie intégrante. Un plan énergétique soutient l’objectif de couvrir une grande partie des besoins en électricité du quartier sur place. De larges corridors verts, la biodiversité, le jardinage urbain, une construction respectueuse des ressources et une mobilité à faibles émissions complètent le profil écologique.

    Une attention particulière est accordée aux modèles de logement intergénérationnels, aux établissements d’enseignement et de recherche, à la promotion des start-ups et au nouveau parc d’innovation qui permettra à Bellinzone

    Un modèle et un rayonnement régional
    Le projet associe des valeurs socioculturelles, des infrastructures durables, des innovations entrepreneuriales et des qualités de vie et d’habitat ambitieuses pour créer un nouveau « moteur » urbain de la région. Grâce à la combinaison d’une gouvernance participative, d’une offre d’utilisation diversifiée et d’espaces libres résilients, Bellinzona pose des jalons exemplaires pour le développement urbain suisse et européen des prochaines décennies.

  • Réorientation de la promotion économique à Schlieren

    Réorientation de la promotion économique à Schlieren

    Christina Doll dirigera le poste de promotion économique de la ville de Schlieren à partir du 1er décembre. Selon un communiqué de la ville, cette femme de 44 ans reprend le poste d’Albert Schweizer, qui part à la retraite après 27 ans d’activité au sein de la ville.

    Ce changement de poste s’accompagne d’une intensification de la promotion économique. Christina Doll occupera cette fonction à 80 pour cent. Son prédécesseur, M. Schweizer, occupait ce poste à 30 pour cent en plus de son activité de directeur immobilier. Selon le conseil municipal, l’augmentation du temps de travail est nécessaire « pour développer avec succès le site économique de Schlieren ». Les entreprises doivent à l’avenir avoir un interlocuteur direct pour leurs demandes.

    La géographe économique, diplômée de l’université de Hanovre, est réputée avoir un bon réseau grâce à sa longue expérience dans la promotion économique. Dernièrement, elle s’est distinguée en tant que directrice adjointe lors de la mise en place de la région de l’aéroport de Zurich en tant que réseau économique et développement du site. En dehors de son activité professionnelle, cette femme de 44 ans a été invitée à donner des cours dans différentes universités sur la manière dont les organisations peuvent mieux exploiter leur potentiel de développement grâce à des méthodes participatives et à l’utilisation de l’intelligence collective. Elle est lauréate de la bourse EMBA Digital Leadership de la Hochschule für Wirtschaft Zürich 2022.

  • Le nouveau siège social renforce l’avenir de l’entreprise hydroélectrique à Kriens

    Le nouveau siège social renforce l’avenir de l’entreprise hydroélectrique à Kriens

    ANDRITZ Hydro déménage dans un nouveau siège social, mais reste basé à Kriens. Comme l’indique un communiqué, la recherche et le développement, les ventes, la gestion de projets et l’administration, soit environ 130 collaborateurs, déménageront au Schappe Center, près du site reconstruit de l’ancienne usine de machines Bell. Un nouveau quartier sera construit sur le site de l’entreprise précédente.

    En déménageant dans ce centre d’entreprise moderne, ANDRITZ Hydro veut assurer ses options pour une croissance future, selon le communiqué. Le déménagement de la direction de l’entreprise au Schappe Center devrait être achevé d’ici fin 2026. Au printemps, l’entreprise avait déjà fait savoir que le déménagement de son atelier de service du centre de Kriens vers la zone industrielle de Buchrain, située à une dizaine de kilomètres au nord de Lucerne, était prévu pour 2028. L’entreprise propose des services tels que des équipements électromécaniques et des prestations de service pour les centrales hydroélectriques dans le monde entier, pour des centrales hydroélectriques nouvelles ou existantes, qu’il s’agisse de petites centrales hydroélectriques ou de grandes installations.

    « Pour nous, c’est une bonne solution », a déclaré le directeur du site, Claudio Nold, cité dans le communiqué. « Nous pouvons ainsi continuer à travailler et à nous développer dans des conditions optimales » Pour Logis Suisse, le propriétaire foncier du site de Bell, le transfert du siège d’ANDRITZ Hydro est également un atout pour développer l’ancien site industriel en un nouveau quartier urbain, précise le communiqué.

  • Modernisation de l’approvisionnement en eau potable dans le Kopfholz

    Modernisation de l’approvisionnement en eau potable dans le Kopfholz

    L’entreprise de construction STRABAG, basée à Schlieren, a commencé la démolition et la reconstruction du réservoir de Kopfholz pour le compte des communes de Horgen, Thalwil, Rüschlikon et Kilchberg. Selon un communiqué de STRABAG, ce projet de modernisation doit assurer l’approvisionnement en eau potable de la région jusqu’en 2050. Afin d’assurer la continuité de l’approvisionnement en eau, trois étapes de construction sont prévues pour le remplacement prévu. La première étape de construction doit être réalisée d’ici février 2026, la fin du projet étant prévue pour mars 2027.

    Selon le communiqué, les communes exploitent un système d’approvisionnement en eau commun depuis 1905. Ce lien se poursuit avec le projet qui, du point de vue des communes, « donne un signal fort en faveur d’un approvisionnement en eau durable, sûr et orienté vers l’avenir ». Pour Rüschlikon, la capacité de stockage devrait passer de 1000 à 1600 mètres cubes, et pour Kilchberg de 1500 à 2800 mètres cubes.

    Le communiqué fait état d’un défi particulier pour les équipes d’exécution des quatre maîtres d’ouvrage : la construction sans interruption de l’exploitation. « Le réservoir alimente plus de 6000 foyers en eau potable, l’approvisionnement doit être assuré à tout moment », explique Beat Spörndli, chef de chantier, génie civil et construction routière Nord-Est. Il souligne également « les exigences élevées en matière de coordination et d’hygiène sur le chantier ». Outre le respect des normes SIA (Société suisse des ingénieurs et des architectes), l’utilisation d’un béton spécial pour l’eau potable est une condition préalable. Comme la construction est soumise à la loi sur les denrées alimentaires, il faut garantir un stockage de l’eau exempt de germes. L’étroite collaboration entre les communes a permis de coordonner la planification, de limiter les interventions dans les zones forestières et de créer des synergies dans les appels d’offres et le déroulement des travaux.

  • Un nouveau centre de compétences renforce la logistique et les solutions au sol dans l’Oberhasli

    Un nouveau centre de compétences renforce la logistique et les solutions au sol dans l’Oberhasli

    SHARKGROUP AG, un spécialiste des solutions de sol basé dans l’Oberhasli, s’installe dans son nouveau centre de compétences à Oberhasli, en collaboration avec la société Planzer Transport AG de Dietik. Comme Planzer l’a indiqué dans une publication LinkedIn, les deux entreprises vont désormais regrouper leurs compétences sous un même toit. Alors que Planzer prend en charge la logistique de SHARKGROUP sur les 4000 mètres carrés d’entrepôt, le nouveau site permet à SHARKGROUP de poursuivre sa croissance et d’élargir son offre.

    Le centre de compétences a une superficie de 10 000 mètres carrés et possède une installation solaire de 3000 mètres carrés sur son toit. Il permet également aux entreprises de bénéficier de trajets courts et de transports réduits en CO2, ce qui constitue un pas en avant vers une logistique durable.

    Comme l’explique SHARKGROUP dans un communiqué, ce nouveau site permet à l’entreprise de renforcer encore sa présence dans la région de Zurich et de permettre une meilleure disponibilité de sa gamme de produits. En outre, l’augmentation des capacités et des surfaces d’exposition offre davantage d’espace pour un suivi et des services personnalisés. « Nous sommes fiers de la croissance de notre groupe et de pouvoir offrir à l’avenir à nos clients encore plus de proximité et de service », déclare Moritz Mühlebach, directeur général de SHARKGROUP. « Ce projet est l’expression de notre vision d’entreprise et de notre ambition de participer activement à l’évolution du secteur »

  • Transformation d’un aérodrome militaire en site d’innovation civile

    Transformation d’un aérodrome militaire en site d’innovation civile

    La reconversion civile de l’aérodrome militaire de St.Stephan, dans le haut Simmental, progresse. Selon un communiqué, l’Office fédéral de l’aviation civile(OFAC) a autorisé le changement d’affectation en aérodrome civil. Les bâtiments et installations qui ne sont plus nécessaires pourront ainsi être démolis et l’infrastructure pour les opérations aériennes civiles mise en place. L’OFAC a en même temps accordé à Prospective Concepts Aeronautics AG(PCA) une autorisation d’exploitation illimitée et approuvé le règlement d’exploitation.

    L’Office cantonal des affaires communales et de l’aménagement du territoire devrait approuver début 2026 le plan de construction du site, qui a été adopté par l’assemblée communale en 2024. Ensuite , armasuisse Immobilier devrait transférer le site de la propriété de la Confédération à la commune de St. Stephan. PCA utilisera l’aérodrome en droit de superficie.

    A l’avenir, l’aérodrome devrait être utilisé à la fois à des fins civiles et commerciales. Les vols devraient être principalement déclenchés par des entreprises de développement, de fabrication et de maintenance.

    Des vols occasionnels de tourisme et d’affaires sont également prévus. L’exploitation aérienne est réglementée par la fiche sectorielle Transports, partie Infrastructure (PSIA), que le Conseil fédéral a adoptée le 30 août 2023.

    L’aérodrome a été créé en 1941 pendant la Seconde Guerre mondiale. Il est situé à proximité des domaines skiables de Gstaad-Zweisimmen-St.Stephan et d’Adelboden-Lenk.

  • Cérémonie d’ouverture : Innovations dans le second œuvre – projet phare Globus Bâle

    Cérémonie d’ouverture : Innovations dans le second œuvre – projet phare Globus Bâle

    La Suisse est en train de se transformer pour atteindre ses objectifs en matière d’énergie, de climat, d’économie circulaire et de densification. Le secteur du second œuvre et de l’enveloppe du bâtiment ainsi que ses métiers jouent un rôle décisif dans ce processus et permettent au parc immobilier de se développer. Avec 36 milliards de chiffre d’affaires, c’est le secteur le plus puissant de l’industrie de la construction. C’est ce que le groupe de base Second œuvre et Enveloppe des édifices de Construction Suisse souhaite mettre en avant lors de l’ouverture. L’objet totalement rénové Globus Bâle, qui ouvrira ses portes fin 2025, en est un exemple. Outre un aperçu du projet, les invités discuteront de l’importance du second œuvre, du développement des professionnels et des besoins des femmes entrepreneurs et des jeunes professionnels sur le marché.

    Programme (état au 23.10.2025)

    10.15 hMise en bouche avec un petit clip sur GAG au Globus Basel
    10.17 hAccueil par l’animatrice Sonja Hasler
    10.20 hEntretien avec le président de Construction Suisse, le conseiller aux États Hans Wicki, et le président des groupes de base , Peter Meier
    10.30 hMessage de bienvenue de la conseillère d’État Esther Keller, cheffe du Département des travaux publics et des transports du canton de Bâle-Ville
    10.40 hDiscussion animée avec les responsables du projet « Globus Basel – des défis urbanistiques au projet phare »
    Andrin Sennhauser, Confirm
    Jean-Luc von Aarburg, Miller & Maranta
    10.55 hTable ronde avec Beat Hanselmann, président de Gebäudehüllenplaner, Sandra Sollberger, conseillère nationale, entrepreneuse et membre du comité de l’ASCM et le duo de sœurs Ladina et Alisa Oppliger, Gold et Silver Swisskills 2025 en construction de façades
    11.30 hApéro riche

    Pour plus d’informations, cliquez ici :
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  • La politique du logement à Genève sous pression

    La politique du logement à Genève sous pression

    Depuis 1983, la loi sur la démolition, la transformation et la rénovation des immeubles d’habitation à Genève contrôle rigoureusement le marché du logement. Avec pour objectif de protéger les locataires, de garantir la qualité de vie et d’endiguer la spéculation. Les loyers après transformation et rénovation sont plafonnés par décret et les projets soumis à autorisation sont étroitement réglementés

    L’étude de Ters (FHNW) et Kholodilin (DIW Berlin) analyse pour la première fois de manière dynamique l’impact de ces interventions. Le résultat montre que le rationnement des logements et le contrôle des loyers freinent significativement la construction de nouveaux logements. Les investisseurs privés et institutionnels déplacent davantage de capitaux vers la rénovation. À court terme, les dépenses de modernisation augmentent, alors que les véritables augmentations de la surface habitable ne se produisent pas. Parallèlement, les logements vacants continuent de diminuer, le taux d’occupation augmente et le marché devient encore plus étroit. Les coûts d’entrée augmentent, en particulier pour les nouveaux locataires, tandis que les locataires existants bénéficient de loyers stables, souvent bon marché, et d’une longue durée de location

    Une nouvelle dynamique dans le parc existant
    Les investisseurs institutionnels sont particulièrement touchés. Les retards dans les projets, la baisse des valeurs résiduelles et la complexité des procédures d’autorisation rendent la construction de nouveaux bâtiments peu attrayante. L’étude montre qu’un choc réglementaire réduit le volume des nouveaux investissements jusqu’à 600 millions de CHF. Cela représente environ 1% du PIB total de Genève. Pour le parc immobilier urbain, cela signifie en premier lieu que les investissements vont principalement dans des mises à niveau à court terme, dictées par la conformité, plutôt que dans des rénovations en profondeur ou de nouvelles unités

    Le contrôle des loyers agit en premier lieu par le biais du canal des prix. Il protège les locataires existants contre les augmentations, mais fait baisser le rendement pour les propriétaires et freine les nouveaux projets. Les rénovations deviennent plus attractives que les nouvelles constructions, ce qui encourage la modernisation mais ne crée guère de nouveaux logements

    Effet de verrouillage et inégalité des chances
    Un effet secondaire inattendu de la réglementation est ce que l’on appelle l’effet de verrouillage. Les locataires restent beaucoup plus longtemps dans leur logement pour des raisons de coût, ce qui limite la mobilité et renforce la mauvaise répartition des logements. Parallèlement, les différences de loyers sur le marché s’accentuent. Les nouveaux arrivants paient des loyers élevés sur le marché, tandis que les locataires de longue durée en profitent. La qualité et l’état des logements restent souvent à un niveau bas, car les rénovations en profondeur sont difficiles à envisager d’un point de vue économique

    Recherche d’un équilibre entre protection et offre
    L’étude montre que les réglementations genevoises protègent les locataires contre les flambées de prix, mais qu’elles pèsent sur les nouvelles constructions, aggravant ainsi la pénurie de logements à moyen terme. Les investisseurs se tournent vers le maintien du parc immobilier et les modernisations ponctuelles, tandis que les impulsions de croissance par de nouvelles constructions font défaut. Pour la politique, cela signifie qu’il est indispensable de trouver un équilibre durable entre protection et renouvellement du marché. De nouveaux permis de densification et une réglementation différenciée des loyers pourraient y remédier.