Catégorie : Standorte

  • Extension de la gare de Bâle CFF Ouest

    Extension de la gare de Bâle CFF Ouest

    La gare de Bâle CFF atteint depuis longtemps ses limites. Plus de 140 900 personnes l’utilisent chaque jour, et la tendance est à la hausse. Avec le projet Basel SBB West, les partenaires préparent la gare à ce développement. Il prévoit une extension complète à l’ouest du site, où l’arrêt des trains sera déplacé plus à l’ouest et où des accès supplémentaires au trafic urbain seront créés. Deux projets partiels étroitement liés en constituent le cœur : l’accès au quai Margarethen et la construction du nouveau pont Margarethen.

    Le nouveau pont voyageurs de l’accès aux quais Margarethen sera parallèle au pont Margarethen existant. Il aura une largeur d’environ 16,5 mètres, disposera d’escaliers, d’escalators et d’ascenseurs et desservira tous les quais. Pour ce faire, les CFF prolongent plusieurs quais vers l’ouest et adaptent le tracé des voies. Le projet répond ainsi à la croissance attendue du trafic ferroviaire tout en soulageant la passerelle existante de la gare centrale.

    Lien entre le rail et la ville
    Outre la planification ferroviaire, l’intégration urbaine joue un rôle central. Le canton de Bâle-Ville prévoit un nouveau nœud de transport multimodal à l’ouest de la gare, près de la zone de la Markthalle. C’est là que le passage entre le train, le tram, le bus et le vélo devrait être encore plus efficace à l’avenir. Cette réorganisation permettra de désengorger la Centralbahnplatz, qui est très fréquentée, et d’instaurer un régime de circulation plus équilibré dans le centre-ville.

    L’accès aux quais de Margarethen est plus qu’un simple pont. Il devient un lien entre les nouveaux axes de circulation urbains et le réseau ferroviaire. Il offre espace, lumière et orientation. Des caractéristiques qui sont particulièrement importantes dans les zones de circulation très fréquentées.

    Un nouveau pont Margarethenbrücke avec un effet de signal
    Le deuxième sous-projet est consacré à la rénovation du pont Margarethenbrücke. Le pont existant appartient aux CFF et ne répond aux exigences de sécurité actuelles qu’avec des restrictions pour le trafic lourd. De plus, il ne répond pas aux futures exigences des CFF et du canton, tant du côté ferroviaire que du côté routier. La nouvelle construction doit donc être non seulement plus performante sur le plan statique, mais aussi nettement plus large, 27 mètres contre 16,3 mètres aujourd’hui. Cela permettra de créer de l’espace pour un arrêt de tram accessible au milieu du pont ainsi que des voies piétonnes et cyclables plus larges.

    Un pont auxiliaire temporaire est prévu pendant la durée des travaux. Une intégration ultérieure de cette solution provisoire dans le nouveau bâtiment est à l’étude. Cette solution devrait minimiser les interruptions de chantier et assurer la mobilité urbaine pendant toute la phase de réalisation.

    Le projet gagnant de Penzel Valier
    Dans le cadre d’un mandat d’étude, un comité d’évaluation composé d’experts indépendants et de représentants des CFF et du canton a évalué au printemps 2025 les propositions de six équipes de planification interdisciplinaires. C’est le bureau Penzel Valier qui a été retenu. Son projet convainc par un toit généreux et extensible de manière flexible, qui recouvre aussi bien le nouvel arrêt de tram sur le pont Margarethen que les quais. Il en résulte un espace en forme de hall qui caractérise la partie ouest de la gare.

    Le toit remplit plusieurs fonctions à la fois. Il apporte la lumière du jour sur les quais, protège des intempéries et permet l’installation de panneaux photovoltaïques et d’éléments de verdure. D’un point de vue urbanistique, il permet de créer un lien harmonieux entre la gare CFF, le hall de la gare française SNCF, classé monument historique, et les quartiers voisins de Gundeldingen et de St Johann.

    La halle SNCF elle-même est conservée dans le contexte de la partie française de la gare et dans sa fonction de couverture des quais. Il s’agissait là d’une exigence centrale de la conservation du patrimoine. Le hall sera ainsi déplacé vers l’ouest afin de libérer de l’espace pour la nouvelle disposition des voies.

    Planification, financement et horizon temporel
    L’accès aux quais de Margarethen fait partie de l’étape nationale d’aménagement ferroviaire 2035, et la Confédération a déjà approuvé l’approfondissement de la planification et l’avant-projet. Alors que l’accès aux quais de Margarethen est financièrement assuré, la mise en œuvre du nouveau pont de Margarethen fait encore l’objet d’une décision concernant les fonds. Les deux projets peuvent être construits indépendamment l’un de l’autre sur le plan technique, mais ils doivent si possible être réalisés simultanément.

    Les exigences de planification sont élevées. Elles tiennent compte de l’exploitation ferroviaire en cours, de la protection des bâtiments historiques et de l’intégration dans le trafic urbain dense. Le début des travaux est actuellement prévu pour 2034 au plus tôt. Selon les estimations, le volume du projet pour les deux éléments (accès aux quais et pont) se situe dans une fourchette basse à moyenne de plusieurs centaines de millions.

    Plus qu’une infrastructure – une nouvelle entrée pour Bâle
    Avec Bâle CFF Ouest, la ville se dote non seulement d’une plaque tournante des transports d’importance stratégique, mais aussi d’une nouvelle porte d’entrée dans l’espace urbain. Le déplacement du trafic ferroviaire vers l’ouest crée des espaces pour une gestion plus claire du trafic, une meilleure qualité de séjour et une sécurité accrue pour les cyclistes et les piétons. Les voyageurs bénéficieront à l’avenir de trajets plus courts, d’espaces généreux et d’une orientation intuitive.

    L’interaction entre le train, le tram, le bus et le vélo sera plus efficace, plus durable et plus agréable. Parallèlement, le projet constitue la base structurelle de futures extensions telles que l’éventuelle gare souterraine de Bâle CFF. Dans son ensemble, Bâle CFF Ouest représente donc une nouvelle génération de gares, ouvertes, connectées et tournées vers l’avenir.

  • La cinquième génération du projet d’agglomération de Bâle

    La cinquième génération du projet d’agglomération de Bâle

    Un nouvel élan pour le territoire et les transports
    Le programme marque une étape décisive dans la planification commune du paysage, de l’urbanisation et des transports au-delà des frontières nationales. L’Allemagne, la France et la Suisse tirent à la même corde pour rendre la mobilité dans la région trinationale plus efficace, plus sûre et plus respectueuse du climat. Dans les années à venir, onze nouvelles plates-formes de transport seront construites le long du RER trinational et Bâle-Ville investit dans une flotte de bus entièrement électrifiée. Environ 200 millions de francs sont prévus pour la revalorisation des espaces routiers communaux et la promotion des déplacements à pied et à vélo.

    Une mobilité d’avenir
    Au fond, il s’agit de bien plus que de simples infrastructures. Le projet d’agglomération est une réponse coordonnée aux besoins complexes de mobilité d’une région qui emprunte quotidiennement des axes de transport internationaux très fréquentés. La planification intégrée des transports publics, des transports individuels et des voies piétonnes et cyclables doit permettre de réduire les nuisances du trafic et les émissions de CO². La priorité est donnée au développement d’un système de transport durable qui améliore la qualité de vie et l’attractivité du site.

    Un large soutien politique
    Esther Keller, conseillère d’Etat et présidente d’Agglo Basel, souligne le succès de la coopération transfrontalière, qui existe depuis plus de 15 ans. Isaac Reber, directeur des travaux publics de Bâle-Campagne, voit dans la multitude de petits et moyens projets la colonne vertébrale du progrès. Jean-Marc Deichtmann de Saint-Louis et Marion Dammann de Lörrach soulignent également l’horizon stratégique. Cela va des plateformes multimodales aux participations citoyennes qui renforcent la protection du climat et la qualité du territoire.

    Regard sur la sixième génération
    Les travaux pour le projet d’agglomération de 6e génération ont déjà commencé. Le dépôt auprès de la Confédération est prévu pour 2029, la phase de construction débutera à partir de 2032. L’association Agglo Basel poursuit la coordination et veille à ce que l’espace, les transports et le paysage dans la région des trois frontières ne soient pas pensés séparément, mais comme un projet d’avenir cohérent.

  • Comment l’ancien marché immobilier freine la nouvelle Chine

    Comment l’ancien marché immobilier freine la nouvelle Chine

    Pendant des années, le secteur immobilier a été le principal moteur de la croissance chinoise. Construire, vendre, construire encore. Telle était la formule simple qui a parfois soutenu jusqu’à un tiers de la performance économique. En imposant des règles plus strictes pour limiter l’endettement, les dirigeants ont mis un frein à ce modèle, déclenchant une crise insidieuse mais persistante.

    Evergrande a été le point d’inflexion visible en 2021. L’ancienne star du secteur a manqué le paiement des intérêts, est devenue une figure d’avertissement mondiale et a brusquement fait comprendre à quel point le modèle de croissance était vulnérable. Depuis lors, des promoteurs comme Country Garden et maintenant Vanke, un groupe longtemps considéré comme stable, sont sous pression. C’est le signe que le secteur immobilier n’a pas encore touché le fond.

    Déflation, choc patrimonial et ménages inquiets
    La crise immobilière ronge profondément l’économie réelle. L’immobilier résidentiel est le principal réservoir de richesse des ménages chinois. Lorsque les prix chutent en série, le sentiment de sécurité s’érode. Ceux qui considèrent leur propre appartement comme une prévoyance vieillesse deviennent réticents à consommer, à investir et à prendre de grandes décisions dans la vie.

    En conséquence, la consommation intérieure est faible. La croissance du commerce de détail est nettement inférieure aux taux précédents et la conjoncture est confrontée à des pressions déflationnistes persistantes. La baisse ou la stagnation des prix peut sembler attrayante à court terme, mais elle augmente le poids réel de la dette et prolonge le processus d’assainissement du système immobilier et financier.

    Les provinces dans l’ombre de la dette
    La situation des gouvernements locaux est particulièrement délicate. Les provinces et les villes ont accumulé une dette colossale en vendant des terrains à des promoteurs et à des sociétés de financement hors bilan. Les ventes de terres ont été le principal poste de recettes, mais elles n’ont jamais suffi à soutenir durablement le boom de la construction et les programmes d’infrastructure financés à crédit. Maintenant que les ventes s’effondrent, les dettes cachées apparaissent au grand jour.

    De nombreuses régions sont soumises à une diète forcée et silencieuse. Les investissements sont reportés, les dépenses réduites, les nouvelles infrastructures retardées. Avec des conséquences directes sur la croissance, l’emploi et les entreprises locales. La crise est donc moins un crash bruyant qu’une pression lente qui affaiblit le système pendant des années et réduit les marges de manœuvre.

    L’ancienne économie tirée par l’immobilier rencontre la nouvelle puissance technologique
    Parallèlement, la Chine se met en scène comme une superpuissance high-tech. Les constructeurs de voitures électriques, les entreprises d’intelligence artificielle et les groupes Internet qui se réinventent représentent la « nouvelle Chine ». La politique mise sur une stratégie technologique à long terme axée sur l’électromobilité, les semi-conducteurs, l’IA, les énergies renouvelables et la robotique.

    Mais cette nouvelle économie repose sur des fondations issues de l’ancienne structure économique tirée par l’immobilier. Sans une demande intérieure stable, des canaux de crédit fiables et la confiance des ménages, le secteur de la tech ne peut pas non plus déployer pleinement sa dynamique. La voie du succès ne passe donc pas par un démantèlement ordonné du secteur immobilier, mais à travers lui.

    Des objectifs de croissance en boomerang
    Pékin maintient des objectifs de croissance ambitieux. L’objectif d’ »environ 5% » est réalisable, car l’État et les entreprises d’État prennent des contre-mesures à de nombreux endroits. Pour les cadres locaux conscients, le signal reste clair : les chiffres doivent être corrects, au besoin avec d’autres projets qui ne portent guère de fruits sur le plan économique.

    Il en résulte de nouveaux projets d’infrastructure et de construction qui soutiennent certes le PIB à court terme, mais ne résolvent pas les problèmes structurels. Au contraire, ils prolongent le cycle de la dette. Il en résulte une tension entre le récit officiel de la croissance et le besoin réel de deleveraging dans le complexe immobilier et la dette locale.

    Ce qui est en jeu jusqu’en 2026
    Les années à venir détermineront si la Chine parviendra à passer d’un modèle basé sur l’endettement et l’immobilier à une trajectoire de croissance basée sur l’innovation. Si le pays parvient à maîtriser la contraction du secteur immobilier tout en renforçant la consommation, la productivité et les secteurs d’avenir, il pourra rester solide malgré les creux. Si ce numéro d’équilibriste échoue, nous risquons d’assister à un scénario de croissance durablement faible, avec des poussées déflationnistes récurrentes et une méfiance croissante des investisseurs.

    La crise immobilière n’est pas un problème marginal, mais le test central de la capacité de la Chine à corriger sa trajectoire économique. Il sera décisif de savoir si les dirigeants politiques et l’administration trouveront le courage de relativiser les objectifs de croissance à court terme en faveur d’un modèle plus viable, moins axé sur l’immobilier, et donc de ne pas laisser l’ancienne Chine écraser la nouvelle.

  • Marché de l’immobilier en 2026 : des taux d’intérêt bas, un boom de l’IA et un manque de surfaces disponibles

    Marché de l’immobilier en 2026 : des taux d’intérêt bas, un boom de l’IA et un manque de surfaces disponibles

    Selon les estimations, la Banque nationale suisse maintient son taux directeur à 0% pour 2026 et signale que les obstacles à un retour dans la zone des taux négatifs restent élevés. Les prévisions d’inflation conditionnelle d’environ 0,3% pour 2026 et 0,6% pour 2027 se situent clairement dans la zone de stabilité des prix et soutiennent un scénario de croissance modérée. Pour le marché immobilier, cela signifie que les financements à court terme, en particulier les hypothèques SARON, restent attractifs, tandis que les hypothèques fixes longues ne profitent que timidement de l’assouplissement de la politique monétaire.

    L’immobilier en tant qu’investissement
    Wüest Partner observe que les immeubles de rapport avec des logements locatifs sont encore devenus nettement plus chers en 2025, ce qui reflète une disposition à payer élevée et une forte confiance dans la classe d’actifs. Parallèlement, les prix des logements collectifs ont atteint un niveau très élevé, tandis que les perspectives de rendement et les risques réglementaires freinent l’imagination. Pour 2026, on s’attend donc à un tassement de la dynamique des prix, tant pour les immeubles de rendement résidentiels que pour les immeubles commerciaux. Là, avec une différenciation claire en fonction de la situation, de la qualité de l’objet et du profil ESG. Les placements indirects tels que les sociétés anonymes et les fonds continuent de profiter de l’environnement de taux bas, mais portent déjà en eux des attentes élevées sous forme de primes supérieures à la moyenne.

    Poussée dans la transformation, construction modérée
    La combinaison de taux d’intérêt bas et d’une dynamique des prix de la construction en perte de vitesse stabilise la volonté d’investir dans la construction. Pour 2026, on s’attend à une croissance nominale des investissements dans la construction d’environ 3,4% dans le neuf et de 8,5% dans la transformation, cette dernière bénéficiant d’un coup de pouce supplémentaire grâce aux effets d’anticipation liés à l’abolition prévue de la valeur locative. De nombreux propriétaires devraient privilégier les rénovations et les réhabilitations énergétiques tant que les frais d’entretien sont encore entièrement déductibles fiscalement. A moyen terme, l’activité de construction pourrait à nouveau se ralentir quelque peu, le nombre de nouveaux logements dans les demandes de permis de construire ayant récemment diminué.

    Marché de la location et de l’accession à la propriété
    Après les fortes hausses de loyer des années 2023 et 2024, la croissance des loyers proposés a nettement ralenti. Pour 2026, on s’attend à une croissance modérée dans la moyenne nationale. Parallèlement, les baisses du taux d’intérêt de référence hypothécaire apportent un soulagement pour les loyers existants. Cela pourrait entraîner une légère baisse des loyers moyens dans le parc existant. Dans le secteur de la propriété, la demande reste intacte malgré des niveaux de prix plus élevés. Pour 2026, on s’attend à des augmentations de prix de l’ordre de 3 % pour les maisons individuelles et juste en dessous pour les appartements en copropriété, mais à un rythme moins soutenu que les années précédentes.

    Perspectives d’investissement 2026
    La Zürcher Kantonalbank s’attend à une croissance économique mondiale modérée en 2026, soutenue par une baisse de la pression inflationniste et une amélioration des conditions de financement. Les progrès de l’intelligence artificielle stimulent les investissements et donnent un élan supplémentaire aux actions américaines en particulier, mais les incertitudes sur les marchés financiers restent élevées. Dans ce contexte, il est recommandé d’opter pour une large diversification des classes d’actifs et des devises, avec des priorités choisies. Les obligations d’entreprises, l’immobilier suisse et les petites capitalisations sont considérés comme attractifs, complétés par des obligations d’entreprises mondiales et de l’or en tant que compléments stabilisateurs. Les placements immobiliers directs et indirects restent donc un élément important pour les investisseurs orientés vers le long terme. Ils sont intégrés dans un portefeuille qui profite à la fois de la croissance tirée par l’IA et de l’environnement de taux bas persistant.

  • Combien de passé la densification peut-elle supporter ?

    Combien de passé la densification peut-elle supporter ?

    Le lotissement Brunnergut a été construit en deux étapes au milieu des années 1950 et au début des années 1960 et marque la transition vers une ville fonctionnaliste et automobile. Il s’agit de l’un des premiers ensembles d’habitation de Winterthur avec parking souterrain, qui a remplacé la villa Malabar et a remodelé tout un cœur d’îlot entre les rues Lind, Kreuz-, Sulzberg et St-Georgen. La demande de permis de construire de 1954 avait déjà déclenché une vive controverse. Des débats précoces sur la densité, le trafic et l’image de la ville, comme ceux qui occupent aujourd’hui toute l’agglomération

    en 2016, la ville de Winterthur a inscrit Brunnergut à l’inventaire des bâtiments dignes de protection, puis en 2018 à l’inventaire cantonal des monuments historiques d’importance supracommunale. Il était donc clair que le lotissement n’était pas seulement considéré comme une architecture du quotidien, mais aussi comme un ensemble ayant un poids culturel et social à prendre en compte dans toute planification ultérieure

    Ping-pong juridique autour de la protection
    Avec la libération cantonale de 2024, la direction des travaux publics a voulu assouplir à nouveau le statut de protection. En se basant sur une expertise de la commission cantonale de conservation des monuments historiques et sur des compléments ultérieurs. Le Patrimoine zurichois a contesté cette décision, le tribunal des recours en matière de construction a exigé dès cette procédure une expertise complémentaire ou supérieure et a critiqué les lacunes de l’évaluation technique

    Parallèlement, le conseil municipal de Winterthur prévoyait de retirer Brunnergut de l’inventaire communal. Patrimoine zurichois a déposé un nouveau recours contre cette décision. Dans sa décision du 6 novembre 2025, le tribunal des recours en matière de construction constate que la ville s’est appuyée de manière unilatérale et inadmissible sur l’expertise de la KDK et que les faits n’ont pas été suffisamment clarifiés pour une suppression de l’inventaire. Les juges exigent une expertise d’un spécialiste indépendant, qui n’a pas encore été impliqué. Un signal clair pour des exigences plus élevées en matière de motivation des décisions de désaffectation

    Plus qu’une question technique de conservation du patrimoine
    Les critiques ne portent pas seulement sur des défauts de forme, mais aussi sur des lacunes de fond. Des plans imprécis, une réflexion insuffisante sur les qualités indiquées dans la fiche d’inventaire et une appréciation trop succincte de l’importance sociale et économique. Concrètement, le tribunal critique le fait que le rôle de la cité en tant qu’exemple précoce de modernité dense d’après-guerre orientée vers la voiture et en tant que partie de l’histoire de l’habitat de Winterthur n’a pas été sérieusement pris en compte dans la comparaison avec d’autres installations

    Pour l’urbanisme et l’immobilier, Brunnergut est donc bien plus qu’un cas isolé. La procédure montre à quel point les décisions d’inventaire doivent aujourd’hui être étayées juridiquement et professionnellement si elles veulent résister à la pénurie de logements, à la pression de la densification et aux débats politiques enflammés sur les oppositions et la protection du patrimoine

    Ce que ce cas signifie pour les projets futurs
    Patrimoine zurichois considère cette décision comme un renforcement de la notion d’inventaire. Les inventaires ne sont pas de simples listes, mais des instruments de planification dont la suppression doit répondre à des exigences élevées. Pour des villes comme Winterthur, cela signifie que celui qui veut supprimer la protection doit expliquer de manière transparente pourquoi les arguments liés à la culture architecturale, à l’urbanisme et à l’histoire sociale pèsent moins lourd que les intérêts de la densification, de la rénovation ou du rendement

    Pour les investisseurs, les propriétaires et les planificateurs, l’importance d’un inventaire bien documenté et d’une intégration précoce de la protection du patrimoine augmente donc. Surtout pour les lotissements de l’après-guerre, qui ont longtemps été considérés comme un patrimoine « ordinaire ». Brunnergut montre que la seconde moitié du XXe siècle est de plus en plus considérée comme faisant partie du patrimoine architectural et que la voie vers une nouvelle utilisation ou une construction de remplacement passera à l’avenir plus souvent par des expertises indépendantes et des concepts de protection soigneusement équilibrés

  • Un projet de site moderne dans le Sittertobel mise sur les énergies renouvelables

    Un projet de site moderne dans le Sittertobel mise sur les énergies renouvelables

    Les sociétés Sitter Projekt AG et Mettler Entwickler AG réalisent la Sitter Valley dans le Sittertobel saint-gallois. Les deux entreprises saint-galloises veulent y développer sur 50 000 mètres carrés une zone destinée à accueillir des bureaux, des commerces et des industries, avec jusqu’à 600 emplois.

    Les services municipaux de Saint-Gall alimenteront le site en énergie pour le chauffage et le refroidissement. Selon un communiqué, ils misent sur un approvisionnement énergétique combiné avec une chaudière à granulés de bois et une pompe à chaleur air/eau réversible. Le chauffage aux granulés de bois sera principalement utilisé pendant les mois d’hiver. La première livraison de chaleur devrait avoir lieu au cours de l’hiver 2026/2027.

    La Sitter Valley devrait également être équipée de panneaux photovoltaïques. Ceux-ci contribueront à l’approvisionnement en électricité du site.

  • Le site du futur au nord de Bâle crée des espaces de vie et de travail

    Le site du futur au nord de Bâle crée des espaces de vie et de travail

    Le site de Klybeck, situé au coin des trois pays de Bâle, doit devenir un quartier moderne sur les rives du Rhin. Comme l’indique un communiqué, les partenaires de planification que sont le canton de Bâle-Ville, Swiss Life et Rhystadt ont initié à cet effet le projet indicatif klybeckplus, qui constitue la base du plan d’affectation.

    Le site d’une trentaine d’hectares doit devenir un quartier mixte composé d’immeubles d’habitation, de bâtiments d’exploitation et de parcs. Il est prévu de créer des logements pour 8500 personnes. Selon la planification, un tiers des logements sera mis à la disposition d’organismes d’utilité publique à loyer modéré. En outre, 7500 emplois devraient être créés. Les deux propriétaires, Swiss Life et Rhystadt, investiront 3 milliards de francs pour les transformations, selon le communiqué.

    « Le projet indicatif concrétisé, tel qu’il est maintenant disponible, offre de bonnes conditions pour réaliser l’énorme potentiel du site et créer beaucoup de valeur ajoutée, et surtout à long terme, pour la population et toute la région », déclare Christian Mutschler de Rhystadt, cité dans le communiqué. Jürgen Friedrichs de Swiss Life ajoute : « Le projet indicatif montre comment les multiples objectifs, de l’habitat à l’espace libre, peuvent être réunis tout en garantissant la faisabilité en termes de construction, d’aménagement du territoire et d’économie » Le président du gouvernement, Conradin Cramer, se dit convaincu que le projet permettra de créer « un nouveau morceau de ville attrayant pour le bien-être de la population ».

  • La rénovation crée un espace moderne pour la recherche et l’enseignement à Zurich

    La rénovation crée un espace moderne pour la recherche et l’enseignement à Zurich

    La tour Careum a été officiellement inaugurée mi-novembre après environ deux ans et demi de travaux de rénovation. Selon un communiqué de la fondation Careum, responsable du projet, l’ancienne tour des sœurs de l’hôpital universitaire de Zurich(USZ) est ainsi devenue un lieu de travail et de rencontre moderne pour la formation et la santé. Cela permet de créer à Zurich, sur 17 étages, plus d’espace pour l’extension prévue dans le domaine de la médecine, est-il précisé. L’inauguration a eu lieu en présence de la directrice de l’éducation du canton de Zurich, Silvia Steiner, et de la directrice de la médecine universitaire de Zurich, Beatrice Beck Schimmer, entre autres.

    La Fondation Careum a conclu avec l’USZ un contrat de location de 40 ans avec option de prolongation. Elle dispose désormais de 6000 mètres carrés de surface utile avec la possibilité de 350 postes de travail. La fondation elle-même, qui propose des formations dans le domaine de la santé, utilisera trois des 17 étages. Les Editions Careum et le Centre Careum pour les compétences en matière de santé occuperont par exemple des locaux. Les autres surfaces sont louées à des instituts de médecine universitaire de Zurich, précise-t-on.

    « Nous élargissons ainsi notre campus et créons un espace supplémentaire pour la mise en réseau et l’inspiration entre les disciplines et les institutions. Conformément à l’objectif de notre fondation, nous utilisons le potentiel du quartier universitaire de Zurich pour continuer à promouvoir la formation et la recherche dans le domaine de la santé et contribuer aux soins de santé », a déclaré Hans Werner, président de la fondation Careum, cité dans le communiqué.

    Selon une documentation, le caractère historique a joué un rôle central dans la rénovation. Ainsi, deux étages ont été laissés dans leur état d’origine. Selon le communiqué, les spécialistes responsables de Bhend & Schlauri Architekten ont travaillé en étroite collaboration avec le service des monuments historiques de la ville de Zurich.

  • Opposition à la construction : le Conseil fédéral veut être plus ferme

    Opposition à la construction : le Conseil fédéral veut être plus ferme

    Une étude commandée par l’Office fédéral du logement et l’Office fédéral du développement territorial montre que les oppositions et les recours sont la raison la plus fréquente pour laquelle les projets de construction de logements sont retardés ou même empêchés. Cela fait grimper les coûts, freine la construction et contribue à aggraver la pénurie de logements. Les cas les plus problématiques sont ceux où les recours ne servent pas à protéger les intérêts publics, mais à garantir des avantages privés ou à être utilisés comme moyen de pression. Comme par exemple lorsque de l’argent est exigé pour le retrait d’un recours

    Nouvelles règles contre les abus de droit
    La motion « Sanctionner les recours abusifs en matière de construction » vise à charger le Conseil fédéral de créer une base permettant d’obliger les opposants sans intérêt digne de protection ou avec une intention clairement abusive à payer des frais et, le cas échéant, des dommages et intérêts. Le Conseil fédéral est prêt à examiner les possibilités de sanctions existantes et à explorer dans quelle mesure il peut, sur la base de l’article 75 de la Constitution, fixer dans la loi sur l’aménagement du territoire des garde-fous concernant la légitimation à faire opposition et les conséquences des oppositions abusives. L’organisation concrète des procédures doit rester du ressort des cantons, mais s’inscrire dans un cadre légal fédéral

    Délimitation délicate et risques ouverts
    Les juristes soulignent combien il est difficile, dans la pratique, de qualifier clairement une opposition d’abusive. Des compensations financières pour le retrait d’un recours peuvent par exemple être légitimes si les voisins renoncent à la vue, à la tranquillité ou à d’autres positions. En outre, des acteurs tels que Patrimoine suisse mettent en garde contre le fait que des obstacles plus stricts et des menaces de sanctions pourraient affaiblir la protection des sites et des monuments historiques. En particulier dans les cantons sans droit de recours des associations, où les voisins font souvent office de dernière instance de protection. Le Parlement devra donc procéder à un exercice d’équilibre. Accélérer les procédures et limiter les abus, sans pour autant dévaloriser les oppositions légitimes et la participation démocratique.

  • Tous les bâtiments du monde en modèle 3D

    Tous les bâtiments du monde en modèle 3D

    Le GlobalBuildingAtlas comprend environ 2,75 milliards de modèles numériques de bâtiments, ce qui en fait la plus grande collection de données spatiales explicites sur la construction à ce jour. Il couvre tous les bâtiments pour lesquels des images satellites appropriées sont disponibles en 2019. Les modèles 3D ont une résolution spatiale de 3×3 mètres, ce qui est environ 30 fois plus fin que les ensembles de données globales précédents. L’atlas a été développé par une équipe dirigée par le professeur Xiaoxiang Zhu, titulaire de la chaire de science des données dans l’observation de la Terre à la TUM, qui combine la télédétection, l’intelligence artificielle et la recherche urbaine axée sur les données dans une approche globale

    Modèles 3D détaillés et couverture mondiale
    Sur les 2,75 milliards d’entrées, il existe des modèles LoD1-3D standardisés pour environ 2,68 milliards d’entre elles, qui représentent la forme de base et la hauteur des bâtiments dans une géométrie simplifiée. Cela permet de calculer les volumes, d’analyser les structures urbaines et de comparer les modèles d’urbanisation dans le monde entier. La couverture systématique de régions jusqu’alors sous-représentées, telles que l’Afrique, l’Amérique du Sud et les zones rurales, est particulièrement importante car elles sont désormais couvertes avec la même précision que les métropoles denses

    Outil pour la planification, le climat et le risque
    Les données permettent d’étudier les dynamiques de croissance dans les villes à croissance rapide, d’identifier les quartiers à forte densité où l’habitat est potentiellement tendu et de déterminer plus précisément les besoins en infrastructures. Les chercheurs et les administrations peuvent ainsi développer des indicateurs qui montrent où le développement des transports, des réseaux d’énergie et d’eau, des logements supplémentaires ou des mesures d’adaptation au climat sont particulièrement urgents. Parallèlement, le GlobalBuildingAtlas crée un système de référence uniforme à l’échelle mondiale qui permet d’effectuer des analyses sur l’urbanisation, la consommation d’énergie et les risques de catastrophes sur la base de données comparables.

  • Bassersdorf prévoit la prochaine étape de sa croissance

    Bassersdorf prévoit la prochaine étape de sa croissance

    Aujourd’hui, environ 90 personnes travaillent sur le site de Pöschen, Gmeindwisen, sur plus de 90’000 mètres carrés. Au cours des 20 prochaines années, 600 à 800 nouveaux emplois devraient y être créés, ainsi que des logements pour environ 1 200 personnes.
    Avec le changement d’affectation de toutes les parcelles, il est prévu d’accueillir 100 à 200 emplois supplémentaires et environ 300 habitants de plus. La base de ce projet est le changement de zonage en une zone résidentielle et commerciale de cinq étages avec obligation de plan d’aménagement, qui est en vigueur depuis février 2024. Le développement se fera par étapes et sur plusieurs décennies, les entreprises commerciales existantes conserveront leur place.

    Circulation, transports publics et concept « pauvre en voitures »
    La circulation a été au centre du dialogue avec la population. Les questions portaient sur le stationnement, la desserte et l’avenir de la gare routière. L’équipe de planification a souligné l’orientation claire vers les transports publics. Le quartier ne doit pas accueillir de trafic de transit, les voitures des habitants seront garées dans des parkings souterrains et aucun nouveau parking-relais n’est prévu. Malgré le développement de la zone, la route de contournement prévue reste possible. Les responsables prévoient d’attirer des habitants plus jeunes et davantage orientés vers les transports publics.

    Espaces verts, vie de quartier et échelonnement
    Les quelque 50 personnes présentes ont particulièrement apprécié les vastes espaces verts et libres, les places et les voies de communication. Le projet gagnant structure la zone en voisinages clairement identifiables, avec une barre anti-bruit le long de la Zürichstrasse, des usages orientés vers les postes de travail vers les voies ferrées et, entre les deux, des quartiers résidentiels variés. Cette structure facilite la mise en œuvre par étapes. La réalisation complète est prévue dans dix à quinze ans.

    Soutien politique et participation
    Le président de la commune Christian Pfaller et les propriétaires fonciers ont réaffirmé leur soutien au projet gagnant et à la construction à long terme d’un quartier polyvalent et durable. Comme la commune ne possède pas de terrain, elle est tributaire d’une approche coopérative avec les propriétaires. Un bâtiment scolaire n’est pas nécessaire. Il est prévu de créer une école maternelle et des structures d’accueil de jour, dans lesquelles la commune souhaite s’engager. Avec le règlement de construction et de zone 2022, le corps électoral a approuvé le principe de la transformation en zone mixte, mais a en même temps ancré une obligation de plan d’aménagement. L’événement participatif actuel fait partie de ce processus de compréhension. Les réactions sont maintenant intégrées dans le projet indicatif, qui constitue la base du plan d’aménagement public, lequel sera probablement rediscuté l’année prochaine.

  • Le marché suisse des bureaux sous pression

    Le marché suisse des bureaux sous pression

    Les surfaces de bureaux disponibles en Suisse se maintiennent à 2,12 millions de mètres carrés. Une valeur stable en surface. Mais elle cache une évolution inquiétante. Avec 425 000 mètres carrés, les ventes trimestrielles moyennes en 2025 sont nettement inférieures à celles de l’année précédente (2024 : 540 000 m²). Cela correspond à une baisse d’environ 21%. Les entreprises hésitent, prennent des décisions plus lentes ou se retirent des processus de location.

    L’emploi ne suit pas – les coûts augmentent
    La cause est la faible dynamique du marché du travail. La croissance de l’emploi dans les secteurs de bureaux typiques est passée de 0,3 pour cent, déjà maigre, en 2024 à 0,1 pour cent au troisième trimestre 2025. La situation est particulièrement dramatique dans l’industrie. Les pertes d’emplois y sont passées de moins 0,2 pour cent (2024) à moins 1,1 pour cent (2025). Les droits de douane élevés sur les importations américaines et le franc fort pèsent également sur les entreprises suisses. La réduction prévue des droits de douane pourrait y remédier, mais elle doit encore faire ses preuves.

    Maintenir les centres, la périphérie sous pression
    La polarisation spatiale sur le marché des bureaux s’accentue. Dans les cinq plus grands centres suisses, la disponibilité reste faible, à l’exception de Bâle. Les centres-villes affichent des taux moyens de 3,7% et les zones urbaines environnantes de 3,6%. En revanche, les banlieues se battent avec 9 pour cent de logements vacants. On constate un écart entre l’est et l’ouest. Les banlieues de Suisse occidentale ont connu une activité de construction nettement plus importante que la Suisse alémanique.

    Risques pour 2026
    Si les ventes de surfaces se maintiennent à ce faible niveau, le taux de vacance risque d’augmenter l’année prochaine. La stabilité d’aujourd’hui peut rapidement devenir le frein de demain si la croissance de l’emploi et la volonté d’investir des entreprises ne reviennent pas.

  • Bâle mise sur l’économie circulaire

    Bâle mise sur l’économie circulaire

    BaselCircular n’est pas une initiative de promotion classique, mais constitue la base d’un nouvel écosystème d’innovation dans la région. En tant que partenariat public-privé, l’initiative développe, en collaboration avec l’économie bâloise, des structures qui associent le savoir, la recherche et l’entrepreneuriat. L’accent est mis sur la mise en réseau des entreprises établies, des start-ups et des universités. Elles forment un système qui encourage l’innovation, partage les connaissances et rend les modèles commerciaux circulaires commercialisables – selon le principe « Enabling the Enabler ».

    Connaissance, technologie et coopération
    La création de plateformes numériques pour le partage des connaissances et la coopération constitue un champ d’action central. Des outils pratiques et des systèmes experts sont développés en collaboration avec la Haute école spécialisée du Nord-Ouest de la Suisse et d’autres partenaires scientifiques. Des outils basés sur l’IA sont prévus pour faciliter l’adaptation de solutions circulaires par les entreprises. L’échange personnel reste toutefois décisif, car la technologie sert ici à renforcer la collaboration humaine.

    Impulsion pour la prochaine génération
    Le réseau veut encourager les jeunes à devenir des entrepreneurs dans le domaine de l’économie circulaire. Des programmes de soutien aux créateurs d’entreprise sont développés en collaboration avec des établissements d’enseignement. Les organismes de soutien aux start-ups déjà existants sont aidés à intégrer fermement la durabilité dans leurs concours et formations.

    Façonner l’avenir
    Une enquête menée auprès des entreprises bâloises a révélé que les connaissances et les degrés de mise en œuvre de l’économie circulaire varient fortement. BaselCircular y répond par des offres sur mesure et des coopérations étroites, dans un premier temps dans les secteurs de la construction et des sciences de la vie. D’autres domaines thématiques viendront s’y ajouter à partir de 2025. C’est un signal clair que Bâle renforce activement son rôle de pôle d’innovation et poursuit résolument sa transformation vers une économie efficace dans l’utilisation des ressources.

  • Transparence en trois dimensions – comment les données géographiques peuvent aider le secteur immobilier

    Transparence en trois dimensions – comment les données géographiques peuvent aider le secteur immobilier

    La densification, l’adaptation au climat et la densité croissante de la réglementation posent de nouveaux défis au secteur immobilier. Parallèlement, les géodonnées numériques offrent une vision globale de l’espace. Avec le visualiseur 3D MapBS 3D, le cadastre RDPPF et les informations foncières, le canton de Bâle-Ville dispose d’outils numériques qui aident les propriétaires, les maîtres d’ouvrage et les investisseurs à aiguiser leur regard sur le canton et ses terrains.

    MapBS 3D – Ville et bâtiments comme jumeaux numériques
    Ce qui n’était autrefois visible que sur des plans peut aujourd’hui être expérimenté en trois dimensions dans le navigateur :

    – Bâle sous la forme d’un modèle numérique de ville en 3D avec les bâtiments
    des bâtiments, du terrain et des arbres.
    – Des vues aériennes en 3D et des vues aériennes obliques pour une vision
    vue photoréaliste du canton.
    – Les bâtiments peuvent être filtrés en fonction de leur hauteur, par exemple,
    et les données peuvent être obtenues librement et intégrées dans des applications
    être intégrées dans vos propres applications.
    – La boîte à outils permet par exemple de simuler l’ombrage au cours de l’année ou les axes de visibilité.

    Un site devient ainsi spatialement compréhensible. La question de savoir si une surélévation est réaliste, comment une nouvelle construction s’intègre dans la silhouette ou quels axes visuels sont concernés – les premières réponses sont à portée de clic.

    On voit rapidement comment un terrain s’intègre dans le contexte urbain et où se cachent les potentiels. MapBS 3D est donc un outil précieux – non seulement pour les planificateurs, mais aussi pour les décideurs.

    Le cadastre RDPPF – La sécurité juridique en un clic
    Quiconque développe ou acquiert doit savoir ce qui est en vigueur. Le cadastre RDPPF – abréviation de restrictions de droit public à la propriété foncière – regroupe les prescriptions pertinentes relatives à un terrain : zones à bâtir, zones protégées, protection contre le bruit ou les eaux, etc.

    A Bâle-Ville, le cadastre comprend actuellement plus de vingt domaines thématiques, consultables en ligne ou sous forme d’extraits PDF. Dans tous les cas, il est toujours à jour. Il est ainsi possible d’identifier les risques à un stade précoce et de vérifier efficacement le cadre juridique – un avantage à ne pas sous-estimer à une époque où les processus de planification sont complexes.

    Que peut-on faire de plus ?
    Si les thèmes RDPPF sont affichés dans MapBS 3D à l’aide de l’outil « Ajouter une couche », un espace de décision numérique est créé.

    D’autres thèmes intéressants sont également disponibles dans le WebGIS cantonal MapBS. L’outil « Informations foncières » permet d’obtenir directement des informations sur un terrain et ses bâtiments. Ces mêmes informations peuvent également être intégrées de manière automatisée dans vos propres applications grâce à une API.

    Tout cela permet de vérifier, par exemple, si une intention de construction est conforme au plan de zonage ou si le bruit rend une utilisation résidentielle éventuellement défavorable. Cela permet de clarifier les choses et d’éviter les malentendus. Les connaissances complexes deviennent ainsi spatialement visibles, et l’on identifie mieux les qualités de la situation, les risques et les marges de développement.

    Qu’est-ce qui est prévu pour l’avenir ?
    Avec twinbs, le canton de Bâle-Ville souhaite rendre les géoinformations encore plus transparentes et fiables. Le plein potentiel des données spatiales doit être mis à profit. Le service de géoinformation recueille régulièrement les réactions des utilisateurs. Si vous avez des questions sur MapBS 3D, le cadastre RDPPF ou les géodonnées en général, n’hésitez pas à les contacter directement.

  • Dynamique de l’avenir économique au Tessin

    Dynamique de l’avenir économique au Tessin

    L’urbanisation de Pian Faloppia était un projet d’avenir stratégique. Des liaisons de transport modernes, un réseau électrique à haut débit et un approvisionnement en eau avancé créent un cadre optimal qui convainc en particulier les entreprises ayant des exigences en matière d’innovation. La planification spécifique du site de la communauté de communes de Balerna a été élaborée en étroite collaboration avec les propriétaires et les entrepreneurs afin de renforcer durablement l’espace urbain.

    Dynamique d’innovation et compétence en matière de réseau
    Le centre abrite des entreprises actives dans la mécanique de précision, l’industrie horlogère, la technologie solaire et la logistique avancée. L’interaction entre la recherche, l’industrie et l’entrepreneuriat est un facteur de réussite décisif. Les entreprises implantées profitent des liens avec les centres de recherche et les universités ainsi que de l’accès à une main-d’œuvre qualifiée, ce qui crée une dynamique économique performante et orientée vers l’avenir.

    Une gestion clairvoyante et des synergies
    Avec le rôle nouvellement créé d’Area Manager, Pian Faloppia mise sur un suivi actif et le développement de la qualité du site. Ce poste regroupe les structures de développement régional et assure une mise en réseau ciblée entre les entreprises, les autorités et les autres acteurs. Il en résulte des synergies qui renforcent continuellement l’espace économique et garantissent des conditions-cadres attrayantes pour l’implantation d’entreprises.

    La qualité de vie comme argument de localisation
    Le site ne convainc pas seulement par ses avantages économiques, mais aussi par sa qualité de vie élevée. La diversité des offres de loisirs et de culture ainsi que l’environnement naturel garantissent des conditions attrayantes pour les spécialistes et les cadres. Le climat tempéré et la stabilité suisse offrent une sécurité de planification supplémentaire pour les développements à long terme. Le centre de développement de Pian Faloppia est un exemple de développement régional orienté vers l’avenir dans le Tessin. L’orientation conséquente vers l’innovation durable, la mise en réseau et la synergie crée un espace économique attractif qui offre des perspectives aussi bien aux entreprises qu’au personnel qualifié.

  • Schlieren reste Cité de l’énergie or

    Schlieren reste Cité de l’énergie or

    Schlieren a obtenu pour la deuxième fois après 2021 le titre de Cité de l’énergie Gold, comme l’indique un communiqué de la ville. La distinction a une validité de quatre ans. C ‘est un grand honneur de recevoir à nouveau le label Cité de l’énergie Gold et cela montre que nous sommes sur la bonne voie en tant que ville », a déclaré Beat Kilchenmann, conseiller municipal et chef du département Travaux, approvisionnement et installations, cité dans le communiqué.

    Le label Cité de l’énergie or sert à récompenser les objectifs particulièrement ambitieux en matière d’énergie et de protection du climat. La ville cite à cet égard les mesures concrètes qui ont été définies dans différents champs d’action dans le cadre de la stratégie « zéro net » adoptée en 2023 avec l’année cible 2040. Ces mesures ont servi de programme d’activités pour la recertification en tant que Cité de l’énergie Or. Il s’agit notamment de l’extension du réseau de chauffage urbain, de l’utilisation d’énergie renouvelable dans les immeubles de la ville et du renforcement de l’économie circulaire.

  • Un nouveau bâtiment pour remplacer un centre commercial obsolète

    Un nouveau bâtiment pour remplacer un centre commercial obsolète

    Une étude de faisabilité et de potentiel a révélé que le centre commercial Migros de la zone « Im Funken » à Zofingue était obsolète en termes d’utilisation et d’exploitation. Selon un communiqué de la ville de Zofingen, une conservation partielle examinée n’est pas une option, de sorte qu’une nouvelle construction de remplacement doit maintenant être planifiée. Ce nouveau bâtiment est au centre des plans d’un « quartier mixte pour les achats, l’habitat et le travail », planifié par Migros Aare, la ville de Zofingue et l’entreprise immobilière Zofimmo AG.

    L’étude ayant permis de poser un « premier jalon », il s’agit maintenant de développer des « projets viables et concrets » par le biais d’un mandat d’étude confié à plusieurs équipes. Dans une étape ultérieure, ces projets devront être garantis juridiquement par des instruments de planification communaux appropriés ou un plan d’aménagement.

    Les résultats du mandat d’étude devraient être disponibles d’ici fin 2026, et la construction pourrait débuter au plus tôt en 2029. Pendant la phase de construction éventuelle, une solution provisoire permettrait de continuer à faire des achats. Une fois les travaux terminés, des logements seraient construits sur l’actuel parking le long des voies ferrées. Des surfaces commerciales et résidentielles sont également envisagées sur la partie verte du site, en face de la vieille ville, mais le caractère vert doit être conservé.

  • 27 ans d’engagement pour la transformation de Schlieren

    27 ans d’engagement pour la transformation de Schlieren

    Depuis 1998, soit plus de 27 ans, Albert Schweizer marque de son empreinte le développement économique de la ville de Schlieren. Durant cette période, il n’a pas seulement implanté des entreprises et organisé des espaces, mais il a également mené des dialogues entre les entreprises, la politique et l’administration. Toujours avec une philosophie claire, des réseaux et de la confiance plutôt qu’une optimisation aveugle des chiffres.

    « Schlieren a connu une croissance rapide, mais contrôlée, avec une promotion économique qui ne s’appuie pas uniquement sur les chiffres, mais sur les réseaux et la confiance », décrit parfaitement cette approche d’Albert Schweizer. Une ville industrielle classique est devenue un site technologique dynamique.

    De l’industrie à la biotechnologie
    La capacité de Schweizer à transformer systématiquement les opportunités en projets a fait la différence. Il a organisé des espaces, défait des nœuds, lancé des fêtes et créé les conditions pour que les entreprises s’installent et se développent à Schlieren. La transformation d’anciennes friches industrielles en centres de biotechnologie et de technologie médicale est particulièrement impressionnante. Un changement stratégique qui a repositionné Schlieren.

    Retraite bien méritée
    Au printemps prochain, en 2026, Albert Schweizer prendra une retraite bien méritée. Pour la ville de Schlieren, c’est la fin d’une époque, mais dont les traces demeurent – dans les réseaux qu’il a créés, dans les projets qu’il a initiés et dans la culture de la promotion économique qu’il a contribué à façonner.

    « Nous sommes fiers de la manière dont Schlieren s’est développée », déclare Markus Bärtschiger, maire de la ville, en rendant lui aussi hommage aux réalisations d’Albert Schweizer.

    Avec le départ à la retraite d’Albert Schweizer, ce n’est pas seulement un promoteur de site expérimenté qui s’en va, mais aussi l’architecte du Schlieren moderne. Sa distinction est un aboutissement mérité d’une carrière influente, qui montre que le développement durable vient des hommes – de ceux qui ne se contentent pas de gérer l’économie, mais qui construisent la confiance.

  • ImmoTable Basel – Des superclusters, de nouveaux ponts et la sortie de l’antiquité numérique

    ImmoTable Basel – Des superclusters, de nouveaux ponts et la sortie de l’antiquité numérique

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    Christof Klöpper, CEO de Basel Area Business & Innovation, a ouvert le bal. Il a dressé le portrait d’une région qui est bien plus qu’un « simple » site pharmaceutique. Certes, le supercluster des sciences de la vie reste le leader mondial, mais l’écosystème de l’innovation s’est diversifié.

    Soutenu par les trois cantons de Bâle-Campagne, Bâle-Ville et le Jura, il se focalise sur les start-ups internationales et sur un partenariat public-privé fortement impulsé par l’industrie. Le message de Klöpper était clair : la mission ne consiste pas seulement à promouvoir le site de manière classique, mais à fournir activement des infrastructures d’innovation à un écosystème en croissance constante.

    Bâle-Ville et le levier de 500 millions
    Julian Kamasa, de l’Office de l’économie et du travail, a souligné comment le canton de Bâle-Ville entend renforcer sa position de leader en matière d’innovation, en s’appuyant sur quelque 800 entreprises des sciences de la vie et de nombreuses start-ups. Au cœur de cette offensive se trouve le nouveau « paquet de sites bâlois », avec lequel le canton jouera un rôle de pionnier au niveau suisse à partir de 2025.

    Avec un budget annuel de 150 à 500 millions de francs, des investissements ciblés seront encouragés. 80 pour cent des fonds sont alloués à un fonds d’innovation qui récompense notamment les activités de recherche et de développement sur le site. Les 20 pour cent restants soutiennent des objectifs sociaux et écologiques tels que le congé parental ou les mesures de protection du climat.

    Le message clé est clair. Ceux qui font de la recherche substantielle à Bâle en profitent le plus. Grâce à ce levier financier, le canton entend consolider sa position de leader européen dans le domaine de la santé, développer des compétences tech ciblées et transformer l’économie dans le sens d’une économie circulaire. Le grand potentiel des sites de transformation urbaine joue un rôle clé dans ce processus.

    Un coup de pouce urbanistique
    Les choses se sont concrétisées lors de l’exposé de Marko Kern (CFF) et Marc Février (canton de Bâle-Ville), qui ont présenté le projet gagnant pour le nouveau pont Margarethenbrücke et l’accès aux quais. Un projet clé pour la mobilité future. Compte tenu de l’augmentation massive du nombre de passagers due à l’étape d’extension 2035 des CFF et du souhait de disposer de plus d’espace pour le tramway et les vélos, l’ancien pont doit être remplacé.

    Après une procédure de mandat d’étude, dans laquelle la halle SNCF classée monument historique représentait un défi particulier, le projet de Penzel Valier AG a convaincu. Il prévoit un pont élancé et surélevé avec une toiture verte. Celui-ci crée plus d’espace pour tous les usagers de la route et intègre un nouvel arrêt de tramway accessible au milieu du pont.

    Les avantages du projet sont multiples. Il améliore les correspondances à la gare CFF, désengorge la Centralbahnplatz, optimise les liaisons cyclistes et piétonnes entre Gundeldingen et le centre-ville et crée une nette plus-value urbanistique avec plus de 11 000 nouvelles places de stationnement pour vélos et des espaces verts supplémentaires. Les coûts, qui se chiffrent en centaines de millions d’euros, sont supportés conjointement par la Confédération et le canton, le projet étant considéré comme un exemple parfait de collaboration réussie.

    Sortir de « l’antiquité numérique« 
    Isabel Gehrer (pom+) a tendu un miroir critique au secteur. Son exposé « De l’antiquité numérique au secteur d’avenir » a montré le décalage entre la Suisse, championne du monde de l’innovation, et un secteur de la construction et de l’immobilier qui, en termes de maturité numérique, reste provocateur dans l’ »antiquité numérique ».

    Alors que la Suisse occupe à nouveau la première place du Global Innovation Index 2025 et que Bâle accueille trois des dix premiers investisseurs, Roche, Novartis et Syngenta, le secteur immobilier investit nettement moins dans l’innovation que les autres secteurs. Seul le BIM s’est véritablement imposé.

    Gehrer a fait référence au concept de « prime verte » de Bill Gates. Les solutions durables doivent devenir si efficaces qu’elles ne coûtent plus de supplément de prix. Elle a cité comme exemple de réussite l’industrie automobile, où les coûts des batteries ont baissé de 80% depuis 2010, rendant les voitures électriques accessibles au plus grand nombre.

    Sa solution s’articule autour de quatre points. Assurer l’infrastructure de recherche par une meilleure mise en réseau des universités et de l’économie, augmenter l’intensité de la recherche et du développement, mobiliser du capital-risque pour les PropTechs et pratiquer la Strategic Foresight afin d’utiliser les zones de transformation comme Klybeckplus comme espaces d’expérimentation. Son appel au secteur : « Faisons-le réel »

    Prix de l’immobilier 2026
    Pour conclure l’ImmoTable, Mara Schlumpf s’est tournée vers l’année à venir. Le prochain Real Estate Award aura lieu le 22 octobre 2026 au Trafo de Baden et réunira environ 300 décideurs du secteur. Le gala combine des remises de prix et un réseautage de haut niveau. Des projets et des entreprises exceptionnels seront récompensés dans cinq catégories, telles que la durabilité, le numérique, la commercialisation, le développement de projet et l’innovation, ainsi que la personnalité immobilière de l’année. Le groupe cible comprend les développeurs de projets, les entreprises immobilières et de construction, les investisseurs, les politiques et les médias. Pour les partenaires, le prix offre une visibilité exclusive et l’accès à un réseau de premier ordre.

    L’événement immoTable a démontré de manière éclatante que Bâle dispose du capital, de l’infrastructure et de la volonté politique nécessaires au changement. C’est maintenant au secteur immobilier lui-même d’utiliser les moyens et les espaces mis à disposition avec l’esprit d’innovation nécessaire et de faire le saut de l’antiquité numérique vers le futur.

  • Entre stabilité, protection du logement et pression de la croissance

    Entre stabilité, protection du logement et pression de la croissance

    Ambiance actuelle du secteur immobilier bâlois
    La situation de départ est ambivalente. D’une part, Bâle jouit d’une grande stabilité économique et d’une base solide dans l’économie réelle, comme le confirment les analyses de marché actuelles. D’autre part, la production de logements à proprement parler est en difficulté. En comparaison internationale, par exemple avec Paris, San Francisco ou Londres, le coût du logement est certes encore modéré par rapport aux salaires à Bâle. Mais l’ambiance est morose. La production de logements ne se porte pas bien. Ce n’est pas tant le manque d’investisseurs qui est en cause, mais plutôt la complexité des processus de planification et les obstacles que l’on rencontre chez soi.

    Défi de la protection du logement
    L’un des thèmes centraux du débat est la « protection du logement » bâloise. Cette loi, conçue à l’origine pour garantir la compatibilité sociale des rénovations et protéger les locataires, s’avère être un frein à l’investissement dans la pratique.

    Les critiques portent sur le fait que la protection du logement part d’une bonne intention, mais qu’elle réduit en fait l’offre. Si les rénovations sont rendues non rentables par des exigences excessives, elles n’ont tout simplement pas lieu. Certes, des adaptations ont déjà été apportées au règlement, par exemple pour faciliter les rénovations énergétiques, mais l’incertitude demeure. Il y a moins de nouveaux logements sur le marché, alors que l’immigration se poursuit. Cela aggrave précisément la pénurie que l’on voulait combattre. Aujourd’hui, les personnes qui cherchent un logement, que ce soit pour des raisons familiales, un changement d’emploi ou un déménagement, se heurtent à un marché asséché et à des prix élevés. La réglementation protège donc le parc immobilier existant, mais pénalise ceux qui souhaitent entrer sur le marché.

    Leçons à tirer pour les autres cantons
    En regardant au-delà des frontières, on constate que Bâle sert actuellement plus d’avertissement que de modèle en matière de réglementation. L’introduction de dispositions de protection strictes rappelle les erreurs du passé (politique de taux d’intérêt et de réglementation il y a 40 ans). La leçon à tirer pour les autres cantons est donc qu’il ne faut pas restreindre artificiellement l’offre lorsque celle-ci augmente.

    Un autre phénomène est le changement d’affectation des bureaux. Ce qui était difficilement envisageable il y a quatre ans en raison des attentes en matière de rendement devient soudainement attrayant en raison de la hausse des taux d’intérêt et de l’évolution des marchés des bureaux. Mais ces transformations ne créent généralement pas de logements à bas prix, mais plutôt des offres à prix élevés.

    Bâle dans la Suisse des 10 millions
    La Suisse s’agrandit et Bâle suit le mouvement. La ville dispose d’un énorme potentiel grâce à d’anciens sites industriels (par exemple Klybeck Plus) et à des zones de transformation. Les investisseurs seraient prêts à développer et à densifier ces zones. Mais le problème est la durée. Les processus de planification, comme celui du site de Klybeck, s’étendent sur 5 à 6 ans avant que la moindre construction ne soit possible.

    Pour une Suisse de 10 millions d’habitants, la densification vers l’intérieur n’a pas d’alternative. Des compromis doivent être trouvés, comme dans le cas de l’initiative « Cardinaux du climat ». Les terrains de plus de 30 000 m² doivent pouvoir être construits de manière plus dense, mais doivent en contrepartie répondre à des critères écologiques et sociaux stricts. Il est important de comprendre les investisseurs, en particulier les fonds de pension. Celles-ci gèrent des fonds fiduciaires pour la prévoyance vieillesse et ne peuvent pas simplement subventionner le logement de manière croisée. La sécurité de la planification est ici la monnaie la plus forte.

    Avenir et solutions
    Quel est l’avenir ? Le secteur demande avant tout une accélération et une flexibilité. Comme en Allemagne, nous devrions discuter du turbo de la planification et il faudrait des mécanismes permettant de raccourcir drastiquement les procédures d’autorisation. L’immobilier du futur doit être flexible. Ce qui est aujourd’hui un bureau doit pouvoir être demain un appartement et après-demain peut-être à nouveau un bureau ou un espace logistique. Les monostructures fragmentées ne sont plus d’actualité. La peur de la croissance doit faire place à une volonté d’aménagement. La qualité résulte d’une bonne densification interne et d’une mixité des usages, pas de l’immobilisme.

    Les moyens et le capital seraient disponibles pour atténuer la pénurie de logements à Bâle. Ce qui manque, c’est un environnement réglementaire qui permette les investissements au lieu de les décourager et un processus de planification qui suive le rythme des changements sociaux.

  • Norman Gobbi met l’accent sur la durabilité au Tessin

    Norman Gobbi met l’accent sur la durabilité au Tessin

    Monsieur Gobbi, vous êtes depuis peu responsable de la construction dans le canton du Tessin. Quelles sont vos premières priorités dans ce domaine ?
    « Dans mon nouveau rôle de chef de la division Construction, que j’occupe depuis le 1er septembre, la priorité est d’initier des contacts avec tous les principaux acteurs du secteur de la construction au Tessin, afin de comprendre leur vision de la situation actuelle et des perspectives – à court, moyen et long terme. »

    Comment comptez-vous rendre l’aménagement du territoire tessinois plus durable, notamment dans l’équilibre délicat entre densification et protection du paysage ?
    « Le canton du Tessin a une conformation géographique très différente de celle des cantons du Plateau. Tout est concentré dans les quelques mètres carrés des fonds de vallée, déjà fortement anthropisés au cours du XXe siècle : il est donc très difficile de concilier toutes les fonctions que le territoire doit remplir, tout en garantissant le plus haut degré possible de durabilité et de qualité de vie. La clé réside dans une planification tournée vers l’avenir, ainsi que dans la patience nécessaire pour remédier, étape par étape, aux erreurs héritées du passé. »

    Quel rôle le changement climatique joue-t-il dans votre politique immobilière ? Existe-t-il des projets concrets de construction résistante au climat dans le canton ?
    « Le Tessin s’étend de 200 à plus de 3 000 mètres au-dessus du niveau de la mer et est donc particulièrement exposé aux effets du changement climatique. Le Conseil d’État en est conscient et a inscrit l’atténuation de ces phénomènes parmi les objectifs de son programme à long terme. »

    Quelle est votre position sur la promotion de l’utilisation du bois et de la construction modulaire dans les bâtiments publics ?
    « Plus de 50 % de la surface de notre canton est couverte de forêts. Il est donc évident que nous avons intérêt à promouvoir l’utilisation de cette ressource abondante et de qualité. L’État est là et jouera son rôle : j’attends aussi des impulsions créatives de la part de notre Académie d’architecture et, bien sûr, une sensibilité croissante de la part du secteur privé. »

    Au Tessin, l’espace habitable devient de plus en plus rare et cher. Quelles stratégies comptez-vous adopter pour créer des logements abordables ?
    « Notre constitution confie la gestion de ces questions, en premier lieu, aux communes : je considère que c’est un choix judicieux, car les autorités locales ont une connaissance approfondie de ce qui se passe sur le territoire et peuvent donc réagir rapidement aux changements dans le contexte du logement. Cela dit, le canton suit le dossier de très près et est prêt à intervenir au niveau réglementaire lorsque cela s’avère opportun. »

    Comment le canton entend-il collaborer avec les communes pour assurer un aménagement du territoire cohérent et uniforme ?
    « La nouvelle loi fédérale a complètement changé le paradigme, et le Tessin l’a intégré dans son plan directeur : il est clair que – pour les raisons liées à la conformation du territoire que j’ai évoquées – le sujet de la densification est particulièrement délicat pour notre canton. La mise en œuvre de cette stratégie nécessitera un large débat tant au sein des institutions qu’au sein de la société dans son ensemble. »

    En Suisse alémanique et en Suisse romande, la promotion économique est très active. Combien d’énergie le canton et les districts économiques investissent-ils dans leur positionnement et que font-ils concrètement ?
    « Le Tessin s’efforce constamment de se positionner comme une région dynamique et ouverte à l’innovation. Nous sommes à un peu moins de deux heures des pôles économiques de Zurich et de Milan, et à l’avenir nous pouvons aspirer à accueillir des réalités qui veulent rester connectées au dynamisme de ces métropoles sans nécessairement devoir en subir les inconvénients en termes de qualité de vie. »

    Quelles leçons tirez-vous de votre expérience en tant que directeur de la sécurité pour votre nouveau rôle dans l’industrie de la construction ?
    l’attention portée à la sécurité est un « état d’esprit », et elle est utile dans toutes les situations de la vie – en particulier dans les professions où les gens sont exposés à des risques d’accidents graves, voire mortels. Il sera donc prioritaire pour moi de sensibiliser à ces questions et d’œuvrer en faveur d’un secteur de la construction où les gens peuvent travailler sans jamais avoir à craindre pour leur sécurité. »

    Comment gérez-vous la transition d’un domaine fortement axé sur la sécurité à un domaine plus technique ?
    notre système de milice nous encourage à être des « amateurs éclairés », en évitant une spécialisation excessive et en gardant à l’esprit que le travail de l’État n’est pas constitué de compartiments étanches, mais d’organes interconnectés qui doivent travailler dans un dialogue constant

    Considérez-vous votre nouveau rôle comme une tâche à long terme ou plutôt comme une solution temporaire jusqu’à la fin de la législature en 2027 ?
    « Comme je l’ai dit à maintes reprises, la gestion du territoire est ma grande passion après les institutions. »

  • Zurich réajuste sa politique de logement et de transport

    Zurich réajuste sa politique de logement et de transport

    Le contre-projet à l’initiative « Davantage de logements abordables » a été accepté par environ 51% des votants. Le crédit pour l’aide cantonale au logement passe de 180 à 360 millions de francs. Les coopératives et les maîtres d’ouvrage d’utilité publique obtiennent ainsi des moyens supplémentaires pour réaliser des projets dans le segment des logements à prix modérés, sans intervenir directement dans les contrats de propriété

    L’initiative de préemption proprement dite est nettement rejetée par près de 60% des votants, bien que la pénurie de logements soit largement reconnue. Les électeurs acceptent ainsi le diagnostic d’un marché tendu, mais rejettent l’instrument d’un droit de préemption systématique des communes, jugé trop intrusif pour la liberté de propriété et de contrat

    Le canton reprend le flambeau de la vitesse
    L’initiative sur la mobilité est acceptée avec près de 57% de oui et consacre le 50 km/h comme règle sur les grands axes, le 30 km/h restant possible sur de courts tronçons et dans des cas exceptionnels et justifiés. A l’avenir, ce ne sont plus Zurich et Winterthur qui décideront des réductions de vitesse sur les routes principales, mais le canton. Un changement de pouvoir qui fixe des limites étroites aux politiques urbaines en matière de circulation

    Les électeurs renforcent ainsi le contrôle cantonal du trafic motorisé et affaiblissent les tentatives communales de mettre en œuvre plus largement des objectifs de bruit et de sécurité au moyen de la limitation à 30 km/h. Pour les planificateurs et les investisseurs, cela signifie une plus grande clarté de la réglementation au niveau du réseau, mais moins de marge de manœuvre pour des expériences de politique de transport et de développement urbain à l’échelle du quartier

    Les droits numériques et la réduction des primes échouent
    L’initiative « Pour un droit fondamental à l’intégrité numérique » ne recueille guère de soutien, avec environ 25% de voix favorables. Le contre-projet, plus modéré, est également rejeté avec un peu plus de 55% de non. Ni un droit explicite à une « vie sans téléphone portable » ni des garanties constitutionnelles supplémentaires contre la surveillance et l’analyse des données ne convainquent. Le canton ne se voit donc pas confier de mission constitutionnellement valorisée dans l’espace numérique

    L’augmentation de la réduction des primes cantonales est également rejetée, bien qu’environ 1,3 milliard de francs soient déjà versés dans ce pot commun. Le non à 50 millions de francs supplémentaires par an signale une retenue en matière de politique financière et laisse les ménages à faible revenu dans l’étau de la hausse des coûts de la santé et de la stagnation des prestations de transfert

    Signaux pour le marché du logement et la planification
    Pour la pratique de la construction de logements dans le canton de Zurich, le paquet signifie plus de subventions, mais pas de nouveaux instruments de contrainte en matière de planification comme un droit de préemption général. Les communes et les coopératives doivent ainsi axer davantage leurs stratégies sur la coopération, la mobilisation de terrains constructibles et l’accélération des procédures d’autorisation, plutôt que sur une intervention directe sur le marché

    En somme, le vote révèle une ligne de tension entre les villes et les campagnes. La pénurie de logements est reconnue, mais les incitations financières et le contrôle cantonal sont préférés à une intervention profonde dans les droits de propriété ou la mobilité quotidienne. Pour les acteurs de l’immobilier, de la planification et de la politique, cela ouvre un champ dans lequel la mise en œuvre de l’augmentation des aides au logement devient un levier décisif.

  • Basel Area est devenu un supercluster des sciences de la vie

    Basel Area est devenu un supercluster des sciences de la vie

    Concrètement, Basel Area Business & Innovation s’efforce d’une part d’attirer dans la région de Bâle des entreprises étrangères en phase d’expansion. D’autre part, l’organisation à but non lucratif soutient les start-up innovantes lors de leur création. Dans ces deux domaines d’activité, l’accent est mis sur les industries leaders de la région que sont les sciences de la vie, les technologies de la santé et les technologies de production.

    Le troisième pilier de Basel Area Business & Innovation est le Switzerland Innovation Park Basel Area, qui héberge également ses propres programmes d’accélération BaseLaunch et DayOne. Le parc d’innovation offre à un grand nombre de start-ups une infrastructure de pointe et une large gamme de services sur ses trois sites, le Main Campus à Allschwil, le Novartis Campus à Bâle et le canton du Jura, afin qu’elles puissent se concentrer sur la recherche et les projets prometteurs.

    La région de Bâle a connu un développement économique considérable au cours des dernières décennies. La transformation constante du site économique a été décisive. La production de rubans de soie au 19e siècle a donné naissance à l’industrie chimique et pharmaceutique. A la fin du 20e siècle, la chimie et la pharmacie ont finalement pris des chemins différents et les groupes pharmaceutiques Roche et Novartis ont par la suite marqué le site de leur empreinte. Au cours des 20 dernières années, de petites start-up agiles dans le domaine des biotechnologies ainsi que des institutions de recherche privées sont venues enrichir l’écosystème. Aujourd’hui, la région de Bâle est considérée comme le site le plus important d’Europe pour la pharmacie et les biotechnologies et comme un véritable supercluster des sciences de la vie, dans lequel les secteurs de la santé et des technologies médicales sont également fortement représentés.

    Actuellement, l’écosystème des sciences de la vie de la région de Bâle se compose de plus de 800 entreprises, de plus de 1 000 groupes de recherche et d’environ 35 000 professionnels. Fait unique en Europe, l’ensemble de la chaîne de valeur est représentée dans la région de Bâle. De la recherche fondamentale dans les instituts universitaires à la mise sur le marché, la fabrication et la distribution de médicaments, en passant par le développement d’innovations en laboratoire par des start-up ou les départements de recherche et développement des entreprises pharmaceutiques établies.

    En outre, la région de Bâle offre la possibilité de réaliser des études cliniques dans les hôpitaux locaux et d’être approvisionnée en substances actives par divers fournisseurs pharmaceutiques. Ainsi, les CDMO Lonza, Bachem, Primopus, Celonic, Corden Pharma et ten23 health sont présents dans la région de Bâle. Les prestataires de services nécessaires au fonctionnement de l’industrie des sciences de la vie sont également présents en nombre suffisant sur place, par exemple dans les domaines de la logistique, du conseil ou des TIC.

    Le paysage académique a évolué parallèlement à la croissance de l’industrie. Alors que l’Université de Bâle met depuis longtemps l’accent sur les sciences de la vie, le Department of Biosystems Science and Engineering de l’ETH Zurich est venu s’y ajouter il y a quelques années. Il étend les capacités de recherche des instituts financés par le secteur privé, comme par exemple l’Institut Friedrich Miescher, l’Institut de biologie humaine de Roche et le Botnar Institute of Immune Engineering.

    Enfin, l’infrastructure est également un atout que Basel Area peut sortir de sa manche. Des surfaces de laboratoires supplémentaires ont été construites ces dernières années et d’autres suivront dans les années à venir. Les entreprises qui ont besoin de laboratoires ont désormais le choix entre de nombreux fournisseurs, comme Superlabs, iCITY Reinach, Tech Park Basel ou Switzerland Innovation Park Basel Area. Il est également facile de trouver des espaces de bureaux avec salles de réunion, que ce soit dans un espace de coworking, dans un bureau privé ou dans un bureau paysager.

    En bref, la région de Bâle se distingue par une densité unique d’entreprises et de professionnels dans le domaine des sciences de la vie. Aucun autre site au monde n’a autant à offrir dans un espace aussi restreint.

    En savoir plus :
    www.baselarea.swiss
    www.baselsupercluster.com

  • Bâle construit son avenir de manière responsable

    Bâle construit son avenir de manière responsable

    Monsieur Hess, vous accompagnez l’espace économique de Bâle depuis de nombreuses années dans différentes fonctions. Quels sont les jalons ou les évolutions marquantes qui vous sont restés particulièrement en mémoire au cours de cette période ?
    Aujourd’hui, la politique et l’administration s’intéressent beaucoup plus aux besoins de l’économie qu’au début de mon activité pour le canton. Les exemples visibles de cette confiance mutuelle sont le développement des sites de Novartis, Roche ou Lonza et les milliards de francs d’investissements réalisés par ces entreprises et d’autres sur le site. Outre l’entretien des entreprises existantes, Bâle-Ville a également renforcé massivement la promotion de l’innovation. Près de 68 millions de francs sont alloués sur huit ans depuis 2024 à neuf programmes dans les domaines des sciences de la vie, de l’innovation numérique et de l’économie durable. Le dernier né est le « Bâle Standortpaket ». Selon la situation budgétaire, le canton investit ici entre 150 et 500 millions de francs par an pour renforcer l’attractivité du site. La quasi-totalité de ces fonds est destinée aux entreprises de Bâle-Ville.

    Bâle est considérée comme l’un des sites économiques les plus dynamiques de Suisse.
    Comment jugez-vous la situation économique actuelle du canton de Bâle-Ville ?
    Grâce à notre structure sectorielle, Bâle-Ville se porte bien sur le plan économique. Même la politique économique erratique des États-Unis n’a pas encore laissé de traces, même si elle pose des défis à nos entreprises. La position actuelle de la place économique se reflète par exemple dans l’indicateur de compétitivité cantonal de l’UBS, où Bâle-Ville occupe cette année encore la deuxième place de tous les cantons suisses. Ou encore la note triple A que l’agence de notation S&P a de nouveau attribuée au canton. Ces deux éléments nous encouragent à poursuivre sur notre lancée, en tant que partenaire innovant et fiable de l’économie.

    Quelle est l’orientation actuelle de la promotion économique en matière de sites urbains et de construction de logements ?
    Le plan directeur cantonal prévoit de viser un nombre d’habitants et d’employés de 220 000 d’ici 2035. Les gens ont besoin de logements, mais aussi de surfaces pour travailler et, dans l’idéal, de trajets courts entre le domicile et le lieu de travail. Nous nous efforçons de mettre à la disposition des entreprises du canton de Bâle-Ville des surfaces disponibles en nombre suffisant et de qualité, ce qui constitue un avantage pour le site. Une attention particulière est accordée à la garantie des surfaces de production et à l’optimisation de l’offre de surfaces pour les scale-ups.

    Quels sont les défis posés par la rareté des surfaces et la forte demande ? Comment Bâle-Ville les résout-il ?
    Un défi majeur à Bâle-Ville est la concurrence des surfaces dans l’espace disponible, limité par les frontières cantonales et nationales. Nous entendons souvent les acteurs du développement de projets immobiliers dire qu’il n’y a pas de problème à Bâle pour construire en hauteur. Il est également important d’utiliser au mieux le potentiel des zones de transformation afin de créer plus d’espace pour les logements et les bureaux.

    Quels sont les principaux enseignements du « Basler Standortpaket » pour le développement des sites ?
    Le paquet de sites bâlois est attractif pour les développeurs de sites et les investisseurs, car les entreprises imposables à Bâle-Ville qui engagent des dépenses dans la recherche et le développement, le congé parental ainsi que la protection du climat et l’efficacité énergétique peuvent bénéficier de subventions substantielles. Cela facilite l’implantation et favorise la croissance des entreprises sur les sites du canton.

    Comment le canton de Bâle-Ville accompagne-t-il et soutient-il la transformation de sites industriels en quartiers d’habitation et de travail modernes ?
    Par un échange actif et systématique avec les entreprises et les propriétaires fonciers. Au sein de l’AWA, nous ne sommes pas seulement au courant des étapes de développement potentielles et confidentielles d’une entreprise, mais nous pouvons également lui fournir les surfaces de développement dont elle a besoin.

    Quel rôle jouent aujourd’hui les investisseurs et les développeurs pour le site de Bâle ?
    Les deux jouent un rôle important. Ils investissent dans des terrains sous-utilisés, parfois en friche, afin de les développer et de générer une valeur ajoutée substantielle pour le site de Bâle. Mais en raison de leur taille, les sites de transformation sont également au centre de l’attention du public. Toutes les parties prenantes doivent tenir compte de cette responsabilité.

    Comment la promotion des start-ups et des sciences de la vie contribue-t-elle au développement immobilier ?
    Un exemple concret : le canton gère le Tech Park Basel depuis 14 ans. Nous y proposons des laboratoires et des bureaux de petite taille à des conditions de location intéressantes. Les start-up qui sortent du Tech Park Basel cherchent ensuite des surfaces plus grandes à des conditions commerciales. Nous produisons donc un pipeline de startups matures et bien financées (généralement des biotechs) au profit du marché immobilier privé non subventionné.

    Quelles sont les tendances futures que vous voyez pour Bâle d’ici 2030, notamment en ce qui concerne la numérisation et les nouvelles formes de travail ?
    La qualité de l’emploi est beaucoup plus importante aujourd’hui qu’auparavant. La numérisation pourrait encore accroître la flexibilité de la location d’espaces. Notre expérience montre que certaines entreprises recherchent des espaces à louer où une salle de réunion, par exemple, peut être réservée de manière flexible via une application. Bien que Bâle dispose d’une offre de surfaces saine, il n’est pas encore facile de trouver de tels espaces de bureaux auprès des agences immobilières.

    Ils prendront une retraite bien méritée dans les années à venir.
    Quelles sont les compétences les plus importantes pour votre succession ?
    Les compétences sont importantes. Mais les qualités personnelles sont encore plus importantes. Parmi celles-ci, on trouve l’esprit d’entreprise, l’enthousiasme, la volonté d’apprendre, la persévérance et le plaisir de travailler ensemble au sein d’une équipe formidable pour développer chaque jour le site. J’ai de toute façon un peu de mal avec le terme « retraite ». J’aime mon travail d’ »entrepreneur public » et je souhaite continuer à m’engager dans des domaines qui me tiennent à cœur personnellement après avoir quitté mon poste actuel en mai 2027.

  • Les prix de l’immobilier restent élevés

    Les prix de l’immobilier restent élevés

    Les prix de l’immobilier restent sur une tendance haussière en 2026. Les prévisions de la Banque cantonale de Zurich(ZKB) tablent sur une hausse des prix de 4,5 pour cent. L’abolition de la valeur locative n’a pas d’influence sur cette évolution, et les baby-boomers ne changent rien à la situation, peut-on lire dans un communiqué sur la dernière étude Immobilien aktuell.

    Sur le marché du logement en général, la pression sur les propriétaires, les locataires et les artisans augmente en raison de la pénurie de logements et de l’immigration. La Suisse est tributaire de l’immigration, mais l’arrivée de nouveaux habitants « renforce la demande de logements sur des marchés déjà tendus ». Une personne sur quatre s’installe dans les cinq plus grandes villes – une sur dix à Zurich.

    En raison d’un engorgement de la demande de logements locatifs, les experts de la ZKB s’attendent à ce que la situation reste tendue. Le taux de vacance des logements a atteint un niveau record et a un impact particulier sur le comportement des jeunes adultes en matière de déménagement. En 2023, les personnes âgées de 21 à 25 ans seraient 15% moins nombreuses à déménager qu’en 2020. « Beaucoup restent à l’hôtel maman parce qu’il n’y a pas de logement adapté disponible », explique-t-on.

    Le changement démographique n’aura pas d’effet sur la baisse des prix. « D’ici 2035, les baby-boomers augmenteront probablement l’offre de maisons individuelles d’environ 14%, et de 10% pour les propriétés par étage », explique-t-on. « L’évolution démographique modifiera certes le marché, mais ne provoquera pas d’effondrement des prix », explique Ursina Kubli, responsable de la recherche immobilière à la ZKB, citée dans le communiqué. Les prix des résidences secondaires ont augmenté de 40% en 2019 et 2024, mais restent à un niveau élevé après un léger recul en 2025.

    Les prévisions de la ZKB s’appuient sur des études portant sur l’abolition de la valeur locative, la limitation de l’offre de logements locatifs, une éventuelle vague de ventes par la génération des baby-boomers, les influences du marché par l’immigration et le changement du marché des logements de vacances.

  • La construction logistique moderne mise sur l’efficacité et la durabilité

    La construction logistique moderne mise sur l’efficacité et la durabilité

    La société Transstahl AG, qui appartient à Pestalozzi, doit à l’avenir pouvoir effectuer les transports de marchandises longues et encombrantes de manière encore plus efficace et flexible dans toute la Suisse. C’est pourquoi le groupe Pestalozzi construit un nouveau centre logistique à Pieterlen, dont le premier coup de pioche vient d’être donné, selon un communiqué. Outre des représentants de Pestalozzi et de Transstahl, Beat Rüfli, président de la commune de Pieterlen, et Simon Enderli, directeur de la promotion économique du canton de Berne, ainsi que d’autres invités ont participé à cette cérémonie.

    Le centre logistique mesurera 100 mètres de long, 30 mètres de large et 12 mètres de haut. Un chauffage à haute efficacité énergétique est prévu, ainsi qu’une installation photovoltaïque et des stations de recharge pour les camions et les voitures électriques. Une grande partie des matériaux utilisés proviennent de l’assortiment du groupe Pestalozzi, spécialisé dans la technique de l’acier et la domotique.

    « Avec ce premier coup de pioche, nous investissons dans le développement de notre groupe d’entreprises et nous affirmons clairement notre attachement à la place industrielle suisse et à la collaboration partenariale avec les communes et les régions », déclare Matthias Pestalozzi, cité dans le communiqué. Il est propriétaire et délégué du conseil d’administration du groupe Pestalozzi.

  • Un nouvel élan pour la région du Schwarzbubenland

    Un nouvel élan pour la région du Schwarzbubenland

    Le Forum Schwarzbubenland a nommé un nouveau responsable de la promotion économique pour les districts de Dorneck et Thierstein. Comme l’association le fait savoir, elle a confié ce mandat au conseiller national Christian Imark. Elle souhaite ainsi répondre encore mieux aux besoins d’une situation économique dynamique, explique-t-elle.

    D’une part, le promoteur du site doit aider de nouvelles entreprises à s’installer afin de renforcer la base économique. D’autre part, il doit aider les entreprises locales à relever les défis actuels et à se développer. Enfin, Imark devra intensifier la collaboration entre les milieux économiques, éducatifs et politiques.

    « En tant que personnalité expérimentée du monde politique et économique, Christian Imark apporte le bagage idéal pour faire connaître notre région, la positionner avec succès et lui donner de nouvelles impulsions », déclare Dieter Künzli, président du Forum Schwarzbubenland, cité dans le communiqué.

    Christian Imark (né en 1982) est membre du Conseil national depuis 2015 pour l’Union démocratique du centre (UDC). Il est également propriétaire d’Airboxx GmbH, une entreprise spécialisée dans la location de tentes de fête et basée à Fehren SO. Son mandat de promotion économique représente un taux d’occupation de 30 pour cent.

    Imark remplace Karoline Sutter, qui a repris la promotion économique en 2022. A l’époque, le mandat comprenait encore la promotion économique du Schwarzbubenland et du Laufental bâlois voisin. Sutter avait repris le mandat avec Rita Stoffel-Meury.

  • Frauenfeld intègre le parking de la vieille ville dans le Smart Parking

    Frauenfeld intègre le parking de la vieille ville dans le Smart Parking

    La ville de Frauenfeld étend son système de stationnement intelligent au parking de la vieille ville. C’est ce que vient d’annoncer la ville. Pour cela, il a été équipé de capteurs qui indiquent les places de parking libres dans l’application Regio Frauenfeld. Le projet pilote avait été lancé en 2023 et poursuivi en 2024 après une évaluation complète. Il comprend désormais un total de six parcs et 24 caméras.

    L’occupation y est enregistrée toutes les deux minutes et rendue visible sur l’application. Cela devrait permettre aux usagers de la route de trouver plus rapidement une place de stationnement libre et de bénéficier d’une circulation plus fluide.

    Le parking de la vieille ville est le seul à ne pas être équipé de caméras. Il appartient à Wohnpark Promenade AG et est géré par Tobler Immobilien AG. Une période d’essai d’un an a été convenue avec les responsables des deux sociétés. Le parking souterrain offre 66 places de stationnement dans un emplacement central.

    Après la rénovation du centre commercial Passage, son parking d’environ 260 places sera également mis en service. Les travaux de construction devraient être terminés fin 2027.

    Le concept de parking intelligent de Frauenfeld est basé sur un projet d’innovation Sandbox pour l’intelligence artificielle dans le canton de Zurich. Dans ce cadre, la société Parquery AG de Zurich, une émanation de l’École polytechnique fédérale de Zurich(EPFZ), a permis, grâce à son système de reconnaissance d’images, de saisir et d’analyser efficacement l’occupation des places de stationnement en temps réel.

  • Extension du site de l’entreprise pour une croissance future

    Extension du site de l’entreprise pour une croissance future

    L’entreprise HKG d’Aarau, spécialisée dans la technique du bâtiment et le conseil en énergie, s’installe dans de nouveaux locaux à Baden. A partir du 1er mars 2026, elle sera installée au 14a de la Täfernstrasse, dans le quartier de Dättwil à Baden. Actuellement, HKG est encore à la recherche de collaborateurs supplémentaires pour le nouveau site, comme il ressort d’un communiqué. Les nouveaux bureaux y sont décrits comme « un lieu de travail ultramoderne avec de la lumière, de l’espace et une atmosphère où l’on se sent bien » ainsi que comme « un lieu de travail du futur » avec une terrasse sur le toit, des zones de concentration et une infrastructure moderne.

    Fondée en 1978, la holding Herzog Kull Group opère dans différents domaines de l’ingénierie électrique. Cela comprend l’ingénierie électrique, l’automatisation des bâtiments, l’informatique des bâtiments et la sécurité, ainsi que le conseil, l’énergie, la numérisation et la planification globale. Alors que le siège de Herzog Kull Group Holding se trouve à Rotkreuz, des sociétés appartenant au groupe comme HKG Engineering et HKG Consulting sont basées à Aarau.

  • Cluster éducatif Polyfeld Muttenz

    Cluster éducatif Polyfeld Muttenz

    Le canton de Bâle-Campagne regroupe au Polyfeld le BBZ BL, le Gymnasium Muttenz et le Zentrum für Brückenangebote en un campus commun de niveau secondaire II. L’étape 1 se concentre sur la déconstruction et la réaffectation de la tour existante, qui a été dénoyautée de haut en bas, dépolluée et entièrement déconstruite dans sa partie centrale. Sur une surface d’environ 20 mètres par 20 mètres, les murs centraux, les escaliers, la dalle et les fondations ont été retirés de manière contrôlée.

    Pour que la tour élancée reste stable pendant les travaux de transformation et de construction, un contreventement temporaire a été installé à chaque étage avec de lourds cadres en acier. Parallèlement, la construction du nouveau noyau du bâtiment et la réalisation du nouvel escalier principal ont débuté. Il s’agit d’une construction préfabriquée suspendue en béton apparent, qui doit devenir le centre esthétique du BBZ.

    Béton apparent, bâtiment d’ateliers et salle de sport triple
    Tous les nouveaux bâtiments de l’étape 1 sont construits en béton apparent de haute qualité, avec un concept de coffrage et de bétonnage adapté au projet pour des surfaces uniformes. Le bâtiment d’atelier d’environ 55 mètres de long et 26 mètres de large est construit en trois étapes, de sorte que les murs, les poteaux, les murs parasismiques et les plafonds peuvent être traités en parallèle par étage.

    Le nouveau gymnase triple reçoit une structure complexe de poutres en béton précontraint qui sont montées par étapes, étayées provisoirement et précontraintes après le bétonnage de la dalle. Cela permet de diviser ultérieurement le gymnase en trois petites unités de manière flexible. Un escalier extérieur en colimaçon, dont le coffrage a été spécialement conçu, apporte une touche architecturale. Le réfectoire adjacent est une construction préfabriquée qui combine le béton apparent avec un plafond en bois composite et relie les différentes parties du bâtiment de manière fonctionnelle.

    Construction d’un centre deformationen sciences de la vie au Polyfeld
    Parallèlement au projet de campus cantonal, le Polyfeld se dote d’un nouveau centre de formation en sciences de la vie, dont le contenu sera encore plus pointu. Le Landrat de Bâle-Campagne a accordé une contribution d’environ deux millions de francs à cet effet. Environ 1,7 million pour la construction du nouveau site de formation à la Birsfelderstrasse 46 et environ 390’000 francs pour des équipements de laboratoire spéciaux. Le nouveau bâtiment aura une surface nette de plancher d’environ 19’500 mètres carrés. Une surface utile imputable d’environ 1’400 mètres carrés sera subventionnée par le canton.

    Le projet est porté par l’association de formation Aprentas, qui souhaite regrouper ses sites actuels de la Lachmattstrasse et de Schweizerhalle dans le nouveau bâtiment. Aprentas, initialement issue de l’environnement de Novartis, propose des cours interentreprises pour les formations CFC en chimie, biologie et technologie chimique et pharmaceutique. Le soutien cantonal renforce le site de formation des sciences de la vie de Muttenz et complète le campus secondaire II de Polyfeld par une infrastructure de formation clairement profilée et orientée vers la pratique pour l’industrie régionale.