Catégorie : Durabilité

  • Zurich préfère la rénovation à la construction

    Zurich préfère la rénovation à la construction

    Immobilien Stadt Zürich(IMMO) a publié son premier rapport sur le développement durable. Comme l’indique un communiqué, la durabilité occupe une place de choix dans la gestion de portefeuille d’IMMO. Conformément à une stratégie de durabilité présentée au printemps, l’entreprise met tout en œuvre pour atteindre l’objectif zéro net de la ville d’ici 2035. Outre l’optimisation de l’exploitation, l’accent est mis sur le remplacement des chauffages fossiles. Comme le montre le rapport, le portefeuille d’IMMO ne produit actuellement plus qu’un tiers des émissions par rapport à 2007. La réduction des émissions est également favorisée par l’extension des installations solaires et la construction de stations de recharge pour promouvoir l’e-mobilité.

    En outre, IMMO s’efforce de réduire les émissions grises. Pour ce faire, la priorité est donnée à la conservation du patrimoine bâti et à sa transformation durable plutôt qu’à la construction de nouveaux bâtiments. En outre, la planification prévoit la déperméabilisation des surfaces, la création d’espaces verts et la préservation de la biodiversité, en accord avec les changements urbanistiques. Ainsi, les aménagements correspondants avec plantation d’arbres sur le terrain de l’école Gabler devraient être achevés à l’automne 2024.

    Le rapport sur le développement durable sera désormais présenté tous les deux ans, précise le communiqué.

  • Kilchberg passe un contrat pour un réseau de chaleur sur l’eau du lac

    Kilchberg passe un contrat pour un réseau de chaleur sur l’eau du lac

    La société AEW Energie AG d’Aarau a été choisie par la commune de Kilchberg pour le développement du projet de réseau de chaleur à eau de mer de Kilchberg, informe AEW dans un communiqué. Le contrat a été attribué dans le cadre d’une procédure de soumission. L’entreprise énergétique argovienne se chargera de la construction, de l’exploitation et du financement du réseau de chaleur.

    Dans un premier temps, AEW va vérifier l’étendue du projet existant et contacter les clients clés. Sur cette base, le calcul de rentabilité sera à nouveau analysé. Parallèlement, AEW veut acquérir des clients. Ce n’est qu’ensuite que l’entreprise prendra la décision finale de mise en œuvre.

    « La décision finale d’investissement est attendue pour l’été 2025 », écrit AEW. Si tout se passe comme prévu, les premières livraisons de chaleur pourraient avoir lieu au printemps 2027. D’ici là, la commune et l’entreprise souhaitent tenir la population informée des étapes importantes du projet.

  • Nouvelle publication spécialisée: «Stockage d’énergie pour l’immobilier: une utilisation efficace des énergies renouvelables»

    Nouvelle publication spécialisée: «Stockage d’énergie pour l’immobilier: une utilisation efficace des énergies renouvelables»

    Lien vers le whitepaper

    La Suisse souhaite atteindre zéro émission nette d’ici à 2050. Pour y parvenir, elle doit donc remplacer les énergies fossiles par des énergies renouvelables. Toutefois, le rendement des installations dépend des conditions météorologiques, de l’heure de la journée et de la saison. Pour concilier l’offre et la demande, il faut donc recourir à des solutions de stockage, qui améliorent par ailleurs le bilan carbone puisque l’on a moins besoin de mazout et de gaz pour couvrir les pics de charge.

    Stockage de l’électricité: les batteries permettent plus de flexibilité
    Les accumulateurs peuvent stocker provisoirement et localement l’énergie solaire excédentaire pour ensuite alimenter les consommateurs et les consommatrices dans leur ménage, les voitures électriques ou les pompes à chaleur. Cela augmente considérablement l’autoconsommation et, de fait, la rentabilité des installations photovoltaïques. Outre les exploitants, le stockage profite également au réseau électrique. Ainsi, en cas de surproduction, il n’est pas nécessaire par exemple de déconnecter une installation solaire en raison d’une menace de surcharge du réseau. À l’inverse, si la demande est supérieure à l’offre, les pics de charge peuvent être couverts grâce à l’énergie stockée localement, ce qui stabilise le réseau et réduit les coûts. La batterie lithium-ion fait aujourd’hui office de stockage d’électricité standard, les alternatives comme les batteries sodium-ion ou les batteries au sodium ne s’étant pas encore établies. Il en va de même pour la charge bidirectionnelle, qui utilise la batterie d’un véhicule électrique comme système de stockage d’électricité local.

    Accumulateurs de chaleur: sondes géothermiques et réservoirs
    Transformer l’énergie solaire en énergie thermique constitue une alternative au stockage des excédents de l’énergie solaire. La chaleur est ainsi stockée pendant des semaines voire des mois, afin d’être réutilisée pour le chauffage et l’eau chaude en cas de besoin. Les accumulateurs de chaleur viennent ainsi compléter les systèmes de chauffage renouvelables comme les pompes à chaleur ou les réseaux thermiques. Certains types d’accumulateurs peuvent également servir de puits de chaleur en été, afin de refroidir les bâtiments en consommant peu d’énergie. Les plus répandus en Suisse sont les accumulateurs de chaleur à sondes géothermiques et les accumulateurs thermiques à réservoir. Les accumulateurs de glace, quant à eux, constituent une variante intéressante, car moins encombrante.

    Hydrogène et méthane: le stockage saisonnier
    L’énergie solaire excédentaire peut également être stockée de manière saisonnière en étant transformée en un gaz neutre en CO2 comme l’hydrogène ou le méthane («Power-to-Gas»). En cas de besoin, le gaz peut servir à produire de la chaleur ou de l’électricité, ou faire office de carburant pour les véhicules. L’hydrogène est produit par l’électrolyse de l’eau, le rendement de cette transformation pouvant atteindre 80%. Une transformation ultérieure en méthane présente l’avantage que celui-ci peut être injecté dans le réseau de gaz naturel et ne nécessite pas d’infrastructure séparée. Bien qu’il dépende des procédés utilisés, le rendement global se situe aujourd’hui entre 50 et 70% dans le meilleur des cas et n’est pas encore rentable.

    Retrouvez des informations plus détaillées ainsi que des exemples tirés de la pratique dans la nouvelle publication spécialisée d’ewz «Stockage d’énergie pour l’immobilier: une utilisation efficace des énergies renouvelables».

  • La population soutient la production d’électricité durable

    La population soutient la production d’électricité durable

    Le 18 août, les électeurs de Spiringen ont clairement approuvé l’installation solaire de Sidenplangg avec 68,8% des voix. La participation s’est élevée à 55,3 %. Par son vote, l’électorat saisit une grande opportunité et montre qu’il s’engage pour une production d’électricité durable, écrit le conseil municipal dans un communiqué.

    EWA-energieUri se réjouit également de ce oui. Il est « reconnaissant que la population de Spiringen soutienne aussi clairement notre projet », déclare Werner Jauch, président de la direction du producteur d’énergie uranais, cité dans son propre communiqué. La corporation d’Uri, propriétaire du terrain, doit maintenant approuver le projet. La demande de permis de construire pourra ensuite être déposée.

    L’installation doit être construite dans le Schächental sur 12 hectares, à une altitude de 1800 à 2000 mètres au-dessus du niveau de la mer, sur un terrain qui est déjà utilisé aujourd’hui pour des paravalanches. Avec une puissance de 8 mégawatts, environ 12,5 gigawattheures devraient être produits chaque année, dont jusqu’à 45% en hiver. L’investissement s’élève à environ 39 millions de francs. La première partie de l’installation devrait être raccordée au réseau fin 2025.

    Outre EWA-energieUri et la commune, aventron AG, une entreprise commune des entreprises régionales suisses dont le siège est à Münchenstein BL, participe également au projet.

  • Des capitaux frais pour la décarbonisation de l’immobilier

    Des capitaux frais pour la décarbonisation de l’immobilier

    L’éditeur de logiciels Optiml a levé 4 millions de dollars lors d’un tour de table de pré-amorçage. Selon un communiqué publié sur Linkedin, l’entreprise veut continuer à soutenir le marché de l’immobilier avec des logiciels pour les étapes de la décarbonisation dans le secteur. En tant que prestataire de services (Software-as-a-Service/SaaS), Optiml veut développer des programmes qui facilitent la gestion des données et fournissent des outils pour les décisions relatives aux actifs et aux portefeuilles. Pour ce faire, l’entreprise tient compte de l’évolution constante des réglementations et des conditions de marché, indique le communiqué. Grâce à des logiciels assistés par l’intelligence artificielle, les sociétés immobilières et les propriétaires peuvent planifier leurs travaux de réhabilitation et de rénovation en fonction du marché, tout en intégrant des objectifs de décarbonisation des biens.

    Le logiciel de rénovation et de décarbonisation de l’émanation de l’École polytechniquefédérale de Zurich(EPFZ), fondée en 2022, repose sur des années de recherche au sein du groupe de durabilité et de technologie de l’EPFZ (SusTec). Il utilise des algorithmes d’optimisation basés sur la science.

  • Le canton de Zurich veut rendre obligatoires les installations solaires sur les grands toits

    Le canton de Zurich veut rendre obligatoires les installations solaires sur les grands toits

    « Pour garantir un approvisionnement en électricité sûr en Suisse et atteindre l’objectif de zéro émission nette de gaz à effet de serre, la production d’électricité à partir d’énergies renouvelables locales doit être développée rapidement et de manière significative », c’est ainsi que la chancellerie d’Etat du canton de Zurich introduit un communiqué concernant un projet de révision partielle de la loi sur l’énergie. Concrètement, le canton de Zurich veut rendre obligatoire la mise en place d’installations solaires sur les toits appropriés à partir d’une surface de 300 mètres carrés. Le canton estime que cela permettrait d’exploiter environ 60% d’un potentiel annuel total de 6 térawattheures d’électricité solaire provenant des toits.

    L’installation de panneaux solaires sur les grands toits doit être obligatoire aussi bien pour les nouveaux bâtiments que pour les bâtiments existants. Les bâtiments existants pourront être équipés lors de la rénovation de leur toit, mais au plus tard d’ici 2040. En outre, l’obligation ne s’appliquera que « si l’installation solaire est rentable sur toute sa durée de vie ». Le projet de loi correspondant a été mis en consultation jusqu’à fin novembre.

    Outre l’obligation d’installer des panneaux solaires, la révision partielle prévoit de promouvoir les technologies de stockage saisonnier de l’énergie. Elle sera financée par un fonds d’encouragement géré par les gestionnaires du réseau électrique et alimenté par une taxe maximale de 0,5 centime par kilowattheure d’électricité. Il est prévu de lancer des appels d’offres concurrentiels, dont bénéficieront les projets produisant le plus d’électricité en hiver par franc de subvention, et de soutenir les technologies de stockage saisonnier encore en cours de développement.

  • L’immobilier durable : prêt pour l’avenir

    L’immobilier durable : prêt pour l’avenir

    Les immeubles résidentiels et commerciaux ont besoin d’énergie, et ce de manière significative. Ainsi, le parc immobilier suisse est responsable de 25% de la demande finale d’énergie en Suisse et d’un tiers des du pays. C’est pourquoi l’immobilier joue également un rôle clé dans la transition énergétique. Mais la recherche d’une plus grande durabilité dans le secteur du bâtiment n’est pas seulement judicieuse d’un point de vue écologique, mais aussi économique. Les investissements visant à améliorer l’efficacité énergétique et à passer des énergies fossiles aux énergies renouvelables ont un effet d’accroissement de la valeur. Et les bâtiments durables sont commercialisables à long terme. La Banque Migros propose aux entreprises une analyse gratuite pour identifier le potentiel d’optimisation de leur portefeuille immobilier.

    Analyse gratuite de portefeuilles immobiliers
    Un bien immobilier durable présente des avantages écologiques, sociaux et économiques à long terme. Ce que cela signifie concrètement pour un immeuble résidentiel donné doit être évalué individuellement. La durabilité environnementale consiste généralement à améliorer l’efficacité énergétique du bâtiment et à réduire les émissions.

    En collaboration avec ses clients, la Banque Migros examine les immeubles d’habitation sous l’angle de la durabilité, du rendement, du potentiel et de la viabilité commerciale. Un outil a été développé en collaboration avec des spécialistes de l’immobilier. Celui-ci montre quels investissements ont une influence sur les économies et les coûts résultant de ces investissements et quelles émissions de CO2 du portefeuille immobilier sont à prévoir. Souvent, une rénovation énergétique ou un remplacement anticipé du chauffage ont un impact positif sur la rentabilité.

    Les opportunités des bâtiments durables
    Si l’efficacité énergétique des bâtiments augmente, les coûts énergétiques diminuent. Cela est directement perceptible. Bien entendu, les investissements – par exemple dans la rénovation du bâtiment – doivent être amortis. Cependant, le coût élevé de l’énergie fait que la période d’amortissement est souvent courte. Une efficacité énergétique accrue peut en outre augmenter la valeur marchande du bien immobilier. Le gain d’attractivité est également perceptible dans les immeubles locatifs. Il existe une forte demande pour des bâtiments durables avec de faibles charges. Les locataires sont prêts à payer plus cher pour un logement durable.

  • Une technologie avancée de transformation du bois présentée en Suisse

    Une technologie avancée de transformation du bois présentée en Suisse

    Le conseiller fédéral Guy Parmelin a visité le 15 août 2024 le centre de production agrandi de l’entreprise Strüby à Root. A cette occasion, il a assisté à une première mondiale avec sa délégation composée du Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche et de l’Office fédéral du logement, peut-on lire dans un communiqué de l’entreprise de construction en bois basée à Seewen.

    En présence des visiteurs, les premiers éléments en bois massif ont été fabriqués sur la machine d’empilage de planches entièrement automatisée, unique au monde selon Strüby. Elle avait été fabriquée pour Strüby par la société Weinig du Bade-Wurtemberg, spécialisée dans les machines à bois. Strüby souhaite ainsi augmenter fortement la production de plafonds en bois naturel.

    La délégation s’est montrée impressionnée par l’usine de quatre hectares et par l’offre de Strüby, poursuit le communiqué. Celle-ci s’étend du développement de projets au service après-vente et à l’entretien des bâtiments, en passant par l’architecture, l’ingénierie, la production et la réalisation.

  • Oxara, KIBAG et Holcim Suisse s’associent

    Oxara, KIBAG et Holcim Suisse s’associent

    Selon un communiqué de presse,Oxara, KIBAG et Holcim Suisse s’associent pour établir le substitut du ciment Oxacrete Oulesse sur l’ensemble du marché suisse de la construction. La production de ciment génère environ 5 pour cent des émissions annuelles de gaz à effet de serre en Suisse, précise le communiqué. La collaboration entre Oxara, dont le siège est à Dietikon, KIBAG à Zurich et Holcim à Zoug répond au besoin urgent de technologies évolutives, circulaires et décarbonisantes, ajoute-t-il. Après avoir validé la technologie Oulesse et évalué le potentiel commercial de cette solution, Oxara, KIBAG et Holcim prévoient maintenant d’entrer officiellement sur le marché ensemble.

    Oxacrete Oulesse permet de rendre le secteur de la construction plus durable en encourageant la réutilisation des matériaux de déconstruction et en fermant les cycles, ajoutent-ils. Cela permet de réduire considérablement l’impact environnemental des matériaux de construction et de servir jusqu’à 10 pour cent du marché suisse du béton. Des matériaux de déconstruction sont utilisés pour la fabrication d’Oxacrete Oulesse et le liant offre une alternative à faible teneur en carbone au ciment traditionnel.

    « Ce partenariat est une nouvelle étape dans la réalisation de nos objectifs de durabilité », a déclaré Clemens Wögerbauer, Head Commercial and Sustainability chez Holcim Suisse. Holcim a déjà développé en 2022 un cadre pour la décarbonisation de l’industrie du ciment avec des experts de la science, de la société civile et de l’industrie. Celui-ci est né d’un partenariat avec la Science Based Targets Initiative(SBTi) britannique. « Nous avons à nos côtés des partenaires visionnaires et innovants qui correspondent parfaitement à notre mission : Combiner l’économie circulaire avec la décarbonisation », poursuit Wögerbauer.

  • Innovation écologique dans la construction

    Innovation écologique dans la construction

    Griesser passe à un aluminium encore plus durable. Jusqu’à présent, le développeur international d’installations de protection solaire pour les bâtiments d’Aadorf utilisait de l’aluminium composé à 64 pour cent de matière première primaire et à 36 pour cent d’aluminium recyclé, informe Griesser dans un communiqué. Désormais, Griesser utilise de l’aluminium qui n’est plus composé qu’à 35 pour cent de matière première primaire. Les 65 pour cent restants sont obtenus à partir de la ferraille ou des déchets de consommation générés lors du processus de fabrication de l’aluminium.

    « Notre vision du climat prévoit une décarbonisation complète d’ici 2050 », déclare Urs Neuhauser, CEO de Griesser, cité dans le communiqué. « C’est dans le domaine des matériaux, l’aluminium, que nous avons le plus grand levier pour réduire fortement notre empreinte carbone » L’aluminium utilisé jusqu’à présent par Griesser présentait une empreinte d’environ 4,7 kilogrammes de CO2 par kilogramme d’aluminium produit. En passant à l’aluminium encore plus durable, cette valeur sera réduite de 30 pour cent pour atteindre 3,3 kilogrammes de CO2 par kilogramme d’aluminium. Le communiqué mentionne une moyenne européenne de 6,7 kilogrammes et une moyenne mondiale de 16,7 kilogrammes comme valeurs de référence.

    Pour réduire son empreinte, Griesser travaille avec deux fournisseurs européens. Ils proposent de l’aluminium certifié à faible teneur en carbone. Outre l’utilisation d’aluminium recyclé, l’aluminium est produit en Europe avec de l’énergie provenant de sources renouvelables et des technologies modernes, explique Griesser. Par rapport à la production traditionnelle, le processus de production présente ainsi des émissions de CO2 « jusqu’à cinq fois inférieures ».

  • Premier véritable substitut à zéro émission pour le ciment Portland

    Premier véritable substitut à zéro émission pour le ciment Portland

    La production de ciment est responsable d’environ sept pour cent des émissions mondiales de CO2, principalement en raison des processus à haute température et à forte consommation d’énergie et de l’utilisation de calcaire. Un nouveau procédé pourrait révolutionner ce processus. La startup Sublime Systems a mis au point un ciment neutre en CO2 qui s’appuie sur des processus électrochimiques. Inspirée des techniques utilisées par les Romains, qui créaient des structures stables sans recourir à une chaleur extrême, Sublime Systems combine un savoir-faire ancien avec une technologie de pointe.

    Projets de construction avec du ciment durable
    Sublime Systems a déjà franchi une étape importante. Trois tonnes de ce nouveau ciment ont été utilisées dans le plus grand immeuble de bureaux climatiquement neutre de Boston. La première usine de production commerciale de l’entreprise, située à Holyoke, dans le Massachusetts, devrait être opérationnelle en 2026 et avoir une capacité de 30 000 tonnes par an. Cette usine servira de modèle pour la mise à l’échelle de la technologie, l’objectif étant de construire à l’avenir des usines d’une capacité annuelle de plusieurs millions de tonnes dans le monde entier.

    L’électrochimie plutôt que les procédés à haute température
    L’idée de Sublime Systems est née dans le laboratoire du professeur Chiang au MIT. Leah Ellis et Andres Blades ont étudié les processus chimiques de fabrication du ciment et ont ensuite mis au point un procédé qui utilise l’électricité plutôt que la chaleur. Cette technologie innovante permet d’éviter les étapes de la production de ciment traditionnelle, qui génèrent beaucoup de CO2, et offre une véritable solution à zéro émission.

    L’avenir de la production de ciment
    Sublime Systems se considère comme le pionnier d’une production de ciment respectueuse du climat. Avec cette nouvelle méthode, l’entreprise démontre que des alternatives durables sont possibles sans compromettre les performances du matériau. Grâce à des partenariats avec des sociétés immobilières comme WS Development, le ciment est déjà utilisé dans des projets de construction réels, ce qui prouve le potentiel de la technologie.

  • Un système modulaire en bois redonne vie à des bâtiments vides

    Un système modulaire en bois redonne vie à des bâtiments vides

    En Suisse, de nombreux bâtiments et friches industrielles sont vides et offrent un grand potentiel pour des utilisations temporaires. Ces utilisations temporaires contribuent à redonner de l’attrait aux espaces inutilisés tout en préservant les terrains à bâtir et les ressources. Cependant, ces bâtiments vides ne sont souvent pas utilisables immédiatement, car ils ne sont constitués que d’enveloppes en acier ou en béton et n’offrent pas les conditions climatiques ou acoustiques nécessaires à leur utilisation.

    Pour relever ce défi, des chercheurs de la Haute école spécialisée bernoise ont développé, en collaboration avec des partenaires, un système de construction modulaire en bois. L’objectif est de rendre ces friches rapidement et facilement utilisables pour différentes utilisations telles que des ateliers, des magasins, des espaces de co-working ou des logements.

    Système modulaire pour une utilisation flexible
    Le système modulaire est basé sur des modules préfabriqués qui peuvent être assemblés en espaces selon les besoins. Un générateur numérique visualise alors la composition des modules en 3D. Tous les composants sont fabriqués dans une chaîne de production numérique, puis assemblés en différentes solutions modulaires.

    Le premier résultat de ce projet est un prototype de module de pièce d’une surface de 3,6 mètres sur 3,6 mètres. Il se compose d’une structure portante et d’éléments préfabriqués pour le sol, les murs et le toit. Ce prototype est déjà utilisé dans l’ancienne usine « Dispo » à Nidau, où un physiothérapeute a installé son cabinet.

    Défis et solutions
    Le plus grand défi lors du développement du système modulaire a été de créer un module facile et rapide à monter. Deux personnes sans connaissances techniques préalables doivent être en mesure de monter le module en une journée et de le démonter tout aussi rapidement. C’est surtout l’assemblage des éléments muraux qui a posé des défis techniques à l’équipe, mais ils ont réussi à les résoudre en utilisant des filets de vis courts. Ils ont ainsi réussi à mettre au point une fixation solide mais facile à défaire.

    Perspectives d’avenir pour le système modulaire
    Le projet est maintenant sur le point de passer à la phase suivante. Sur la base de l’expérience acquise avec le prototype, les modules seront encore optimisés. Des tests et des mesures sont prévus pour amener le système à un stade de production en série. En collaboration avec des partenaires de l’industrie, le système modulaire devrait bientôt être disponible à plus grande échelle et offrir un espace pour de nouvelles utilisations dans toute la Suisse.

  • Zug Estates place son troisième Green Bond

    Zug Estates place son troisième Green Bond

    Zug Estates Holding AG a franchi une nouvelle étape importante dans sa stratégie financière durable. Après le lancement réussi d’obligations vertes en 2019 et la conversion complète de son portefeuille d’obligations en obligations vertes en 2022, la société a maintenant placé une nouvelle obligation verte de 100 millions de CHF. L’émission, qui sera libérée le 30 septembre 2024, dispose d’un coupon de 1,65% et d’une échéance de sept ans. Cela porte à environ 45% la part des obligations non garanties par rapport à l’ensemble des financements portant intérêt.

    Plus de flexibilité pour les investissements durables
    En prévision de l’émission, Zug Estates a étendu son cadre d’obligations vertes existant en un cadre de financement vert. Cette nouveauté permet à l’entreprise d’accéder à d’autres instruments financiers verts en plus des obligations vertes. Zug Estates étend ainsi sa flexibilité en matière de financement de projets durables et envoie un signal fort pour l’avenir de l’investissement vert.

    En vertu des nouveaux critères de sélection stricts, les bâtiments et les sites sont classés verts s’ils émettent moins de 1 kg d’équivalent CO2 par m² de surface de référence énergétique ou s’ils disposent de certificats de durabilité renommés tels que BREEAM, DGNB/SGNI, SNBS ou Minergie. Malgré ces exigences, 95% de l’ensemble du portefeuille de Zug Estates peut être classé comme immeuble vert, ce qui témoigne de la stratégie cohérente de l’entreprise en matière de durabilité écologique.

    Le Suurstoffi Modèle d’immobilier durable
    Une grande partie des immeubles verts de Zug Estates se trouve sur le site du Suurstoffi. Cette zone de développement ultramoderne, exploitée pratiquement sans émissions de CO2, a également été attribuée aux obligations vertes existantes ainsi qu’à celle qui vient d’être lancée. Au 30 juin 2024, la valeur de marché des immeubles Suurstoffi affectés aux Green Bonds s’élèvera à 418,4 millions de CHF. Ce site est un exemple remarquable de la mise en œuvre des stratégies de développement durable de Zoug Estates et pose de nouveaux jalons dans le domaine de la construction et de l’exploitation durables de biens immobiliers.

    Confirmation par des agences de notation internationales
    Zug Estates obtient pour son Green Finance Framework une haute reconnaissance de la part d’ISS Corporate Solutions, l’une des principales agences de recherche et de notation ESG au monde. Cette Second Party Opinion (SPO) renforce la confiance des investisseurs dans la stratégie de durabilité de l’entreprise. En outre, Zug Estates a été classé « C  » et a obtenu le statut « Prime » par ISS (International Shareholder Services) le 23 août 2024. Cela souligne l’importance que Zug Estates accorde à la durabilité environnementale, sociale et de gouvernance.

    Placement réussi du Green Bond
    Le placement du nouveau Green Bond de Zug Estates a suscité un grand intérêt de la part des investisseurs institutionnels. Ceux-ci apprécient notamment le fait que les fonds soient directement investis dans des biens immobiliers qui répondent aux exigences de durabilité les plus élevées et qui sont déjà exploités presque entièrement sans émissions de CO2. UBS SA et la Banque Cantonale de Bâle ont agi en tant que joint lead manager de l’émission. L’admission au négoce à la SIX Swiss Exchange a été demandée, ce qui renforce encore l’attractivité du Green Bond.

    La durabilité comme stratégie d’avenir
    Avec le placement de son troisième Green Bond et l’extension de son Green Finance Framework, Zug Estates prouve une fois de plus son rôle de leader dans le domaine du financement immobilier durable. L’entreprise montre comment une orientation écologique cohérente peut non seulement augmenter la valeur du portefeuille, mais aussi contribuer de manière significative à la réduction des émissions de CO2 et à la promotion du développement durable. Zug Estates établit ainsi un nouveau standard pour l’ensemble du secteur immobilier.

  • La Landsgemeinde décide de l’aménagement de Braunwald

    La Landsgemeinde décide de l’aménagement de Braunwald

    La future desserte de Braunwald sera déterminée par la Landsgemeinde de 2025. Après d’intenses discussions politiques et publiques, une révision de la loi sur les transports publics permet aux citoyens de décider de la variante de desserte. Le Conseil d’Etat favorise la modernisation du funiculaire, qui est la solution la plus économique, avec un faible risque de procédure et une durée de construction plus courte.

    La solution favorisée
    Après une longue phase d’évaluation, le Conseil d’Etat a opté pour un nouveau funiculaire, l’option jugée la plus rentable et la plus praticable. Il entraîne des coûts d’investissement de 24 millions de francs et des coûts d’exploitation de 3 millions de francs par an. Comparé à une télécabine, dont la construction serait presque deux fois plus chère et dont la procédure serait plus longue (jusqu’à dix ans), le funiculaire présente de nets avantages. Un funiculaire automatisé permettrait en outre une utilisation indépendante de l’horaire.

    Adaptations légales pour intégrer la Landsgemeinde
    Le Conseil d’État a décidé d’inscrire la desserte de Braunwald dans un nouvel article de la loi sur les transports publics, ce qui permettra d’en discuter et de voter lors de la Landsgemeinde 2025. La population aura ainsi le dernier mot sur cette décision importante en matière d’infrastructure. Si la Landsgemeinde devait voter en faveur d’une télécabine alternative, le Conseil d’État lancerait les adaptations de planification correspondantes.

    Investissements et perspectives d’avenir
    Les investissements prévus de 24 millions de francs pour la construction du funiculaire et de 3 millions de francs pour son exploitation créent une desserte durable et orientée vers l’avenir pour Braunwald. Le Conseil d’Etat s’attend à ce que la décision de la Landsgemeinde permette de franchir une étape importante vers une mobilité économique et respectueuse de l’environnement, qui renforcera la région à long terme et favorisera le tourisme.

  • Hydrogène vert : une étude identifie le Canada comme un site de premier choix

    Hydrogène vert : une étude identifie le Canada comme un site de premier choix

    Des chercheurs de l’Institut Paul Scherrer(PSI) se sont penchés sur la question de savoir où l’hydrogène pourrait être produit de manière efficace et rentable, dans le but de stopper le changement climatique et de ne plus émettre de nouveaux gaz à effet de serre à l’avenir. Selon un communiqué, les chercheurs ont rassemblé des données et des prévisions géographiques et économiques afin de décrire la mise en place d’une économie de l’hydrogène. Pour cela, ils ont analysé quatre scénarios avec des besoins en hydrogène compris entre 111 et 614 mégatonnes par an. L’étude est actuellement publiée dans la revue scientifique « Nature Communications« .

    Il existe différentes technologies pour la production d’hydrogène. Dans le cas de l’électrolyse à membrane électrolytique polymère (PEM), l’hydrogène est extrait de l’eau dans un électrolyseur. Le grand avantage de ce procédé est que l’énergie nécessaire à la conversion peut être obtenue à partir d’électricité verte. Il reste à résoudre la question de savoir où la forte demande d’électricité verte a le plus de chances d’être satisfaite.

    « Pour ce faire, nous avons surtout utilisé des critères économiques », explique Tom Terlouw, doctorant au PSI et premier auteur de l’étude, cité dans le communiqué. « En d’autres termes, où la production est-elle la plus avantageuse ? » Deux axes principaux se sont dégagés : Où y a-t-il suffisamment de vent ou de soleil pour répondre à l’énorme demande d’électricité verte ? Et où y a-t-il suffisamment d’espace libre pour installer les équipements nécessaires à la production ? Le Canada s’est avéré être le meilleur choix. « Il y a beaucoup d’espaces libres qui sont très venteux et donc idéaux pour installer des éoliennes », ajoute Terlouw. Le centre des États-Unis, certaines parties de l’Australie, le Sahara, le nord de la Chine et le nord-ouest de l’Europe sont également des zones idéales. Les pays d’Europe centrale, comme la Suisse, sont en revanche moins appropriés, car ils ne disposent pas de surfaces libres ni d’un ensoleillement suffisant. En outre, les chercheurs soulignent que même la production d’hydrogène vert génère des émissions résiduelles de gaz à effet de serre dues à la production et au transport des matériaux nécessaires. Pour compenser ces émissions résiduelles, il faudrait filtrer des quantités correspondantes de dioxyde de carbone dans l’atmosphère, précise l’étude.

  • Feu vert pour une installation solaire alpine

    Feu vert pour une installation solaire alpine

    Le fournisseur d’énergie grison Repower, la commune de Klosters et la société Klosters-Madrisa Bergbahnen AG veulent construire ensemble une installation solaire alpine près du téléphérique. Les électeurs de la commune de Klosters avaient approuvé le projet le 22 octobre 2023.

    Selon un communiqué, le gouvernement grison a également approuvé la construction de l’installation par Madrisa Solar AG. Le site est déjà bien desservi par l’infrastructure touristique existante et raccordé au réseau électrique.

    L’installation, située dans la région de Züg à une altitude d’environ 2000 mètres et sur une surface de 156’821 mètres carrés, devrait comprendre 25’000 modules solaires et présenter une puissance totale de 10,8 mégawatts-crête. La production d’électricité devrait dépasser les 15’000 mégawattheures.

    Les remontées mécaniques exploitent déjà cinq installations solaires avec une production annuelle de 294 mégawattheures. Celles-ci couvrent jusqu’à 20 pour cent de leurs propres besoins en électricité.

  • Une organisation d’achat produit sa propre électricité à Saint-Gall

    Une organisation d’achat produit sa propre électricité à Saint-Gall

    Selon un communiqué de presse, l’organisation d’achat de la branche suisse de l’automobile et des véhicules à moteur(ESA) a complété son réseau par une troisième installation pour son propre approvisionnement en électricité. Le jeudi 15 août, une installation photovoltaïque a été mise en service sur le site de l’ESA à Saint-Gall. Il y a quatre mois, l’ESA a lancé les deux premières installations à son siège de Berthoud et il y a un mois à Giubiasco.

    Avec environ 1800 modules et quelque 3500 mètres carrés, l’installation photovoltaïque de Saint-Gall est actuellement la deuxième plus grande installation de l’ESA. La quantité d’électricité qui sera produite à l’avenir couvrira à peu près la consommation annuelle de 150 ménages. L’installation de Berthoud couvre 200 foyers, celle de Giubiasco environ 25 foyers.

    L’organisation d’achat ESA a été fondée en 1930. En tant que coopérative, elle appartient à environ 7000 copropriétaires de la branche automobile et des véhicules à moteur. Elle emploie environ 670 collaborateurs, dont une soixantaine d’apprentis, sur onze sites répartis dans toute la Suisse.

  • Forage désaffecté de Trüllikon : le potentiel de stockage de CO2 est à l’étude

    Forage désaffecté de Trüllikon : le potentiel de stockage de CO2 est à l’étude

    Selon un communiqué de l’Office fédéral de l’énergie(OFEN), le forage profond désaffecté de Trüllikon-1 est transféré de la Nagra à swisstopo. L’Office fédéral de topographie veut y étudier le potentiel et les enjeux d’une injection de CO2 dans le sous-sol.

    Le forage avait été réalisé par la Nagra dans le cadre de la recherche d’un site de stockage définitif approprié pour les déchets radioactifs. Selon une étude menée en 2023 par swisstopo en collaboration avec l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich et l’Université de Berne, il est en très bon état et se prête à la réalisation d’un test d’injection de CO2 en toute sécurité.

    Le test d’injection pourrait durer de 2025 à 2030 au maximum dans le cadre d’un projet pilote. Selon l’OFEN, la question de savoir si le test sera réalisé n’est toutefois pas encore tranchée. Mais swisstopo est déjà en contact avec le conseil communal de Trüllikon et les propriétaires fonciers, est-il précisé dans le communiqué. En outre, l’éventuel projet pilote ne constitue pas une décision préalable quant à l’opportunité de stocker du CO2 dans le sous-sol en Suisse.

  • Réservez dès maintenant votre billet pour le 17e Congrès suisse de la finance et de l’immobilier à Zurich

    Réservez dès maintenant votre billet pour le 17e Congrès suisse de la finance et de l’immobilier à Zurich

    Le 20 novembre 2024, à l’occasion de son 30e anniversaire, le CIFI SA présentera un programme de congrès diversifié et inspirant et se révèlera une fois de plus être une plateforme d’expertise centrale pour les thèmes pertinents des secteurs financier et immobilier. Les invités auront l’occasion unique de réseauter en exclusivité avec des experts et des décideurs de premier plan issus de secteurs étroitement liés et auront la chance de bénéficier d’un précieux avantage en termes de connaissances.

    Les défis mondiaux tels que le changement climatique et les inégalités économiques exigent des approches innovantes et des actions collectives dans un monde de plus en plus interconnecté. L’association de stratégies globales et d’initiatives locales permet de trouver des solutions durables et efficaces – c’est ce qui sera au centre du 17e Congrès suisse de la finance et de l’immobilier.

    Sous le slogan « Perspectives mondiales, solutions locales », des intervenants de haut niveau mettront en lumière les tendances et les prévisions sur des sujets tels que la situation sécuritaire mondiale, les stratégies ESG et l’architecture urbaine.

    Parmi les orateurs principaux, Christof Franzen, journaliste et envoyé spécial de la SRF, présentera un aperçu de la situation sécuritaire mondiale, en mettant l’accent sur la Russie et la Suisse, et Jens Korte, journaliste économique et expert boursier renommé, analysera l’impact des élections américaines.
    Le Dr Anna Braune, directrice de la recherche et du développement de la Deutsche Gesellschaft für Nachhaltiges Bauen, DGNB e.V., se consacrera au thème de la durabilité dans la construction et présentera des concepts d’avenir pour les nouveaux bâtiments.
    Oona Horx-Strathern, futurologue de renom, présentera des visions pour une nouvelle architecture urbaine et Anja Blacha, sportive de l’extrême et entrepreneure, fournira des inspirations pour une ascension qui allie sport extrême et entrepreneuriat.

    Ce dialogue sur l’avenir sera complété par des informations de qualité et des données précises sur le marché immobilier suisse, qui soutiendront les activités quotidiennes des professionnels de l’immobilier. Donato Scognamiglio, co-fondateur et président du conseil d’administration de CIFI SA, présentera les derniers chiffres, tendances et prévisions concernant l’immobilier suisse.

    Vous trouverez ici tous les détails du programme : immokongress.ch

  • Les projets agri-photovoltaïques et de stockage d’énergie de Thurgovie reçoivent des subventions

    Les projets agri-photovoltaïques et de stockage d’énergie de Thurgovie reçoivent des subventions

    Quatre projets bénéficient du soutien de la Fondation pour l’énergie EKT. Dans le cadre du deuxième cycle d’attribution, 20 demandes ont été soumises au conseil de la fondation pour examen, selon un communiqué. Tous les projets visent à assurer un approvisionnement énergétique durable et à mettre en œuvre les objectifs climatiques. Ils ont convaincu par leur orientation pratique élevée et leur lien avec le canton de Thurgovie. De plus, ce sont de « bons exemples de la manière dont l’économie thurgovienne et l’agriculture thurgovienne peuvent profiter de l’EKT », selon Fabian Etter, président du conseil de fondation.

    L’un des projets de recherche concerne l’agri-photovoltaïque. Il s’agit d’étudier les moyens d’utiliser doublement les terres agricoles, à la fois pour la production de cultures et d’électricité solaire. Une installation expérimentale avec des modules photovoltaïques semi-transparents du Centre de compétence agricole d’Arenenberg devrait fournir des informations sur l’adéquation des variétés, la protection contre les intempéries, l’irrigation et la gestion de la lumière.

    Deux autres projets sont soutenus, qui concernent le stockage de l’énergie, car il s’agit d’un élément central de la transformation de l’approvisionnement énergétique. Le premier est mené au centre de collecte des carcasses d’animaux de la ville de Frauenfeld, qui participe au projet pilote. Le prototype étudié est une pompe à chaleur à sorption. Elle permet de stocker thermochimiquement, pendant les mois d’été, la chaleur résiduelle générée par le refroidissement et l’énergie électrique de l’installation photovoltaïque. Le deuxième projet de stockage d’énergie est une étude préliminaire qui explore les opportunités et les conditions générales de l’utilisation de batteries de sable modulaires comme stockage de chaleur.

    La Fondation pour l’énergie EKT voit d’autres approches innovantes pour la transition énergétique dans le projet Thurgauer Energienutzung aus dem Untergrund 2023 (Utilisation de l’énergie du sous-sol en Thurgovie 2023). Le montant de la subvention est attribué en combinaison avec un prêt et doit soutenir les bases et les travaux de planification nécessaires à la demande de subventions auprès du canton et de la Confédération. L’objectif de la recherche est d’acquérir des connaissances sur l’utilisation des sources d’énergie géothermiques.

  • Contrôle des émissions de HFC-23

    Contrôle des émissions de HFC-23

    Les hydrofluorocarbures (HFC) font partie des gaz à effet de serre les plus puissants, et le HFC-23 est le plus puissant d’entre eux. Un kilogramme de HFC-23 provoque dans l’atmosphère le même réchauffement que 12.000 kilogrammes de CO₂ et reste dans l’atmosphère pendant environ 200 ans. Dans le cadre de l’amendement de Kigali au Protocole de Montréal, plus de 150 pays se sont engagés à réduire drastiquement les émissions de HFC-23. Les principales sources de ce gaz sont la production industrielle de réfrigérants et de polytétrafluoroéthène (PTFE), plus connu sous le nom de téflon.

    Depuis 2020, les fabricants de téflon sont tenus de détruire le HFC-23 avant qu’il ne soit rejeté dans l’atmosphère. Les émissions déclarées montrent des progrès. en 2020, les données officielles indiquent que seulement 2.000 tonnes de HFC-23 ont été émises dans le monde. Cependant, les mesures réelles indiquent environ 16.000 tonnes, ce qui révèle un écart considérable.

    Nouvelles connaissances grâce aux mesures de gaz traceur
    Pour expliquer cette différence, des chercheurs de l’Empa, de l’Université de Bristol et du TNO ont étudié les émissions de HFC-23 d’une usine de téflon aux Pays-Bas. Leurs résultats, publiés dans la revue scientifique Nature, reposent sur une méthode innovante. Les chercheurs ont libéré un gaz traceur qui n’est pas présent dans l’atmosphère et qui se dégrade rapidement. Ils ont enregistré les concentrations de HFC-23 à 25 kilomètres de distance et les ont comparées aux valeurs du traceur. De cette manière, ils ont pu calculer avec précision les émissions réelles de l’usine.

    Les résultats montrent que les émissions de l’usine sont plus élevées que les chiffres déclarés, mais qu’elles restent faibles. « Les mesures de confinement fonctionnent bien, mais il y a un potentiel d’optimisation », explique Martin Vollmer de l’Empa. Le co-auteur Kieran Stanley de l’Université de Bristol résume : « Les résultats sont encourageants et montrent que les émissions de HFC-23 peuvent être considérablement réduites avec les bonnes mesures »

    Défis mondiaux pour la réduction du HFC-23
    L’étude met en évidence le fait que le contrôle du HFC-23 est techniquement possible, mais qu’il n’est pas appliqué de manière cohérente partout. « Les émissions élevées mesurées dans l’atmosphère indiquent que les mesures rapportées ne correspondent pas toujours à la réalité », avertit Vollmer. Les chercheurs appellent à des vérifications indépendantes des émissions provenant de la production de polymères fluorés et de réfrigérants afin de combler les lacunes dans la compréhension des sources d’émissions et de s’assurer que les accords internationaux sur le climat sont respectés.

    Prochaines étapes de la recherche
    En octobre 2024, une autre étude sera menée à Séoul pour mesurer les émissions de substances halogénées dans la capitale sud-coréenne. Cette méthode pourrait également être utile pour la surveillance d’autres gaz à effet de serre. « Une surveillance continue et des mesures précises nous permettront de mieux identifier les sources d’émission et de concevoir des mesures de réduction des émissions plus efficaces », explique Arnoud Frumau de TNO.

  • Bâle-Ville veut développer le chauffage urbain et la végétalisation

    Bâle-Ville veut développer le chauffage urbain et la végétalisation

    Le Conseil d’Etat du canton de Bâle-Ville a développé un concept global d’extension du réseau de chauffage urbain et l’a présenté sous forme de conseil. Comme il ressort d’un communiqué, les routes, les conduites et les voies de tram doivent être entièrement rénovées dans ce cadre. Parallèlement, de nombreux espaces publics du centre-ville seront rendus imperméables.

    Ce vaste réaménagement offre également une opportunité unique de végétaliser de grandes surfaces, précise le communiqué. Pour mettre en œuvre les plans, le canton examine, en accord avec le concept climatique de la ville, les possibilités de nouvelles plantations d’arbres à chaque rénovation à venir. Outre les plantations à effectuer maintenant, le projet prévoit de poser les conduites de chauffage urbain et autres lors des rénovations de manière à ce que des plantations puissent encore être effectuées ultérieurement. En outre, la planification et la réalisation doivent tenir compte de la nécessité d’optimiser le flux de circulation dans la ville et de garantir l’accès des forces de sécurité telles que les pompiers ou les services médicaux d’urgence.

    Pour la mise en œuvre de l’ensemble du projet, le Conseil d’Etat a proposé au Grand Conseil un budget annuel de 4,1 millions de francs sur 13 ans, soit un total de 51 millions de francs.

  • Innovation durable dans la construction

    Innovation durable dans la construction

    Selon un communiqué publié sur LinkedIn, la start-up Oxara de Dietikon a réalisé l’aménagement intérieur d’un bâtiment scolaire à Confignon avec son béton d’argile Nossim. Ce matériau durable réduit non seulement considérablement les émissions de CO2, mais confère également à l’espace une esthétique unique et chaleureuse, est-il précisé. Les travaux ont été réalisés avec l’entreprise de construction Marti Construction de Lausanne.

    La société Oxara, créée en 2019, a développé une technologie de granulats pour la production de Cleancrete, un béton sans ciment. Les agrégats et les liants d’Oxara permettent de produire du béton sans ciment pour les murs, les sols et les éléments en fonte, ainsi que des briques et des blocs sans ciment pour la maçonnerie traditionnelle.

    Sur son site de Dietikon, Oxara dispose d’une capacité de production de 300 tonnes d’agrégats par an.

  • Coup d’envoi du « FORUM UZH

    Coup d’envoi du « FORUM UZH

    Les travaux de construction du « FORUM UZH », un projet précurseur de l’université de Zurich, ont commencé. Le nouveau bâtiment créera des espaces d’enseignement et de recherche tournés vers l’avenir, afin de répondre aux exigences croissantes de l’enseignement supérieur moderne. Le projet est un élément central de l’extension urbanistique de la zone universitaire de Zurich. Outre les espaces d’apprentissage et de travail, il comprendra des cafétérias accessibles au public, des bibliothèques et des espaces commerciaux.

    Le concept du nouveau bâtiment est placé sous le signe de la durabilité. La construction hybride bois-béton réduit considérablement les émissions de CO2 et assure une grande qualité de séjour. La végétalisation de la toiture, combinée à une installation photovoltaïque, apporte une contribution positive au climat urbain. La création d’une place urbaine avec des plantations permet de valoriser davantage l’espace urbain.

    La durabilité en point de mire
    Le « FORUM UZH » s’oriente vers les normes de durabilité les plus élevées. Avec l’obtention du certificat Minergie-P et de la certification SGNI en or, le bâtiment est un précurseur en matière de construction écologique. La combinaison de matériaux de construction respectueux de l’environnement et de techniques efficaces sur le plan énergétique en fait un projet modèle qui jouera un rôle important dans le paysage urbain de Zurich. La construction avance comme prévu, avec une occupation du bâtiment à partir de la mi-2030.

  • Les biofilms dans les lavabos, des lieux de reproduction pour les agents pathogènes

    Les biofilms dans les lavabos, des lieux de reproduction pour les agents pathogènes

    Les lavabos ne sont pas seulement des éléments quotidiens de nos foyers, mais aussi des foyers potentiels de microbes dangereux. Selon l’université de Flinders, des « biofilms », des dépôts visqueux de micro-organismes pouvant causer de graves infections, se forment dans les canalisations et autour des robinets. Ces microbes ne proviennent pas uniquement de l’eau, mais sont souvent introduits par le lavage des mains des patients ou du personnel.

    Des conclusions surprenantes de l’étude
    L’étude, publiée dans la revue Science of the Total Environment, révèle que les lavabos des ménages présentent une plus grande diversité de bactéries que ceux des hôpitaux. La présence plus fréquente de bactéries Legionella dans les échantillons domestiques, qui peuvent provoquer la dangereuse maladie du légionnaire, est particulièrement inquiétante. Ces bactéries se développent dans les systèmes d’eau chaude et représentent un risque important pour la santé.

    Mesures d’hygiène : La clé de la prévention des infections
    L’étude souligne l’importance de mesures de nettoyage et de désinfection approfondies dans les salles d’eau afin de minimiser le risque d’infection. Ceci est particulièrement crucial dans les hôpitaux où sont soignés les patients dont le système immunitaire est affaibli. Mais l’hygiène des salles d’eau ne doit pas non plus être négligée dans les foyers, notamment dans le cadre de soins à domicile.

    Harriet Whiley, professeur associé à l’université Flinders, souligne qu’un nettoyage régulier et approfondi est nécessaire pour empêcher la formation de biofilms et ainsi protéger la santé des personnes.

  • La technologie des capteurs révolutionne l’optimisation du climat intérieur

    La technologie des capteurs révolutionne l’optimisation du climat intérieur

    Alors que les vagues de chaleur sont pénibles, de nombreuses entreprises cherchent des solutions pour rendre la température ambiante des bureaux et des espaces de travail agréable et efficace sur le plan énergétique. Agnes Psikuta, chercheuse à l’Empa, s’appuie pour cela sur une technologie de capteurs avancée. Ses « mannequins intelligents » appelés ANDI et HVAC, équipés d’un grand nombre de capteurs, analysent le climat intérieur en temps réel et aident à amener durablement les lieux de travail à une température de confort.

    Le mannequin intelligent « HVAC » mesure en détail la température de l’air, l’humidité et le mouvement de l’air dans les bureaux et analyse les sources de chaleur afin de mieux comprendre l’interaction entre le chauffage, le refroidissement et la circulation de l’air. ANDI, quant à lui, enregistre le bilan thermique global d’une personne type dans ces conditions. Ces mesures permettent de climatiser les bâtiments de manière plus efficace, sans pour autant perdre en confort.

    Potentiel d’optimisation pour les bureaux et les salles d’opération
    Les données collectées doivent non seulement aider à réduire les besoins énergétiques dans les bureaux, mais aussi contribuer à améliorer les conditions climatiques dans les salles d’opération. Les mesures précises effectuées par HVAC et ANDI aident à positionner idéalement les lampes chauffantes afin de protéger les patients de l’hypothermie sans surchauffer l’équipe chirurgicale.

  • La banque mise sur le zéro net d’ici 2030 dans ses propres opérations

    La banque mise sur le zéro net d’ici 2030 dans ses propres opérations

    La ZKB veut réduire ses émissions opérationnelles à zéro d’ici 2030. Depuis 2010, la banque cantonale a déjà réduit ses émissions de gaz à effet de serre d’environ 70%, explique Marit Kruthoff, du service mandat de prestations de la ZKB, dans une interview sur le blog de la banque cantonale. L’objectif global est de réduire continuellement lesémissions d’équivalent CO2(CO2e) et d’augmenter la performance écologique de l’entreprise. D’ici 2030, la ZKB veut limiter ses émissions opérationnelles à un maximum de 1’800 tonnesde CO2epar an.

    La ZKB veut éliminer ces émissions résiduelles inévitables par le biais de son Removal-Portfilio. Le CO2 est retiré de l’atmosphère et stocké durablement, par exemple dans les plantes, les sols, les océans ou le ciment. La ZKB mise pour cela « sur la combinaison des trois fournisseurs neustark, climeworks et Bioenergie Frauenfeld », explique Kruthoff.

    Climeworks, une spin-off de l’École polytechnique fédérale de Zurich basée à Zurich, exploite des installations qui permettent d’éliminer directement le CO2 de l’atmosphère et de stocker durablement le CO2 capturé dans l’air. Bioenergie Frauenfeld, basée dans le chef-lieu de Thurgovie, utilise la pyrolyse pour produire du biochar et du gaz à partir du bois. La chaleur résiduelle qui en résulte est utilisée comme chauffage urbain. Neustark, basée à Berne, a développé une technologie de stockage du CO2 dans le béton de démolition. Ces trois entreprises produisent des émissions négatives avec leurs technologies. La chaleur résiduelle qui en résulte est utilisée comme chauffage urbain. La société bernoise Neustark a mis au point une technologie de stockage du CO2 dans le béton de démolition. Ces trois entreprises produisent des émissions négatives avec leurs technologies.

  • Le canton de Glaris définit les zones d’habitation et d’extraction dans son plan directeur

    Le canton de Glaris définit les zones d’habitation et d’extraction dans son plan directeur

    Dans le cadre du plan d’affectation communal de Glaris Nord, le département de la construction et de l’environnement du canton de Glaris a officiellement inscrit la zone d’habitation de la commune dans le plan directeur cantonal. Cela fait suite à un examen approfondi du taux d’occupation des zones résidentielles, mixtes et centrales, qui répondent désormais aux strictes exigences fédérales et cantonales en matière de dimensionnement des zones à bâtir. Cette fixation soutient l’objectif d’éviter le mitage et de préserver le paysage, tout en offrant aux propriétaires fonciers de Glaris Nord une sécurité de planification et juridique à long terme, ce qui est d’une importance considérable pour le développement économique du canton.

    Extension de la zone d’extraction Haltengut à Mollis
    En plus de la fixation de la zone d’urbanisation, la zone d’extraction Haltengut dans le quartier de Mollis a été étendue dans le plan directeur cantonal. Cette mesure est le résultat d’une coordination minutieuse du plan d’affectation par la commune de Glaris Nord, qui a démontré la compatibilité du projet avec l’environnement. L’extension de la zone d’extraction contribue à l’approvisionnement et à l’élimination des déchets en fonction des besoins et représente une collaboration importante entre le canton et la commune en matière d’aménagement du territoire.

    Procédure d’approbation au niveau fédéral
    Les mises à jour du plan directeur cantonal 2018 ont été soumises à l’Office fédéral du développement territorial pour approbation, après consultation des cantons voisins. En fixant les zones d’habitat et d’extraction, le canton de Glaris a achevé une étape importante de la procédure d’approbation du plan d’affectation communal de Glaris Nord. Ces décisions sont désormais contraignantes et créent un cadre clair pour le développement futur de la région.

  • Le monde varié du bois

    Le monde varié du bois

    Utilisation du bois
    Après un certain temps, l’arbre atteint sa limite de croissance. C’est le moment idéal pour abattre l’arbre – il est prêt à être récolté. Selon l’espèce d’arbre, la durée jusqu’à la maturité de la récolte varie entre 60 et 150 ans. D’ici là, l’arbre a eu le temps de se reproduire par graines dans les trouées de la forêt. Les plantes de la jeune forêt qui sont les mieux adaptées aux conditions climatiques locales s’imposent. De cette manière, la forêt reste saine grâce à la sélection naturelle. Lors de l’éclaircissement, les arbres convoités et qui ont bien poussé sont laissés sur place comme arbres d’avenir. L’abondance de lumière dans les trouées créées par les arbres abattus permet à une multitude d’arbustes et de plantes annuelles de s’installer au sol – la biodiversité augmente dans une forêt ainsi gérée.

    La forêt majestueuse de la Suisse
    Environ un tiers de la superficie totale de la Suisse est recouvert de forêts protégées. Cette forêt offre une protection contre les catastrophes naturelles, constitue un habitat pour la faune et la flore, un lieu de détente et de loisirs et une source de bois. La durabilité est un principe fondamental qui exige que la forêt remplisse toutes ces fonctions à long terme, sans récolter plus de bois qu’il n’en pousse. Dans la forêt suisse, il pousse toutes les dix minutes suffisamment de bois pour construire une maison individuelle. Les forêts suisses sont composées d’environ 60% de conifères et de 40% de feuillus. Une grande partie du bois abattu est transformée en bois de sciage et de rabotage, tandis que 10% sont utilisés pour la fabrication de papier et de panneaux à base de bois. Un quart est utilisé directement comme bois de chauffage. En Suisse, environ 10 millions de mètres cubes de bois poussent chaque année, dont seulement la moitié est utilisée. Le bois est un matériau durable qui se régénère lui-même et joue un rôle important dans l’équilibre écologique. Il est donc judicieux et recommandé d’utiliser notre propre bois.

    Caractéristiques du bois
    Le bois est un matériau à la fois léger et solide, capable de supporter quatorze fois plus de poids que l’acier par rapport à son poids. En raison de sa structure cellulaire naturelle, les propriétés statiques du bois dépendent de la direction. Le bois est le plus résistant dans le sens longitudinal, car il peut supporter des forces de traction cent fois plus élevées et des forces de compression quatre fois plus importantes dans ce sens que dans le sens transversal. La compréhension de ces propriétés statiques est essentielle pour la construction en bois. De plus, le toucher chaud et agréable du bois confère aux pièces une atmosphère particulière. Les fibres du bois utilisé réagissent en permanence à l’humidité de l’air et contribuent ainsi à un climat intérieur équilibré.

    Diversité des essences de bois – différences en forêt et dans l’habitat
    Tous les bois ne sont pas identiques. Les caractéristiques et l’apparence du bois varient en fonction de l’essence – il existe une large palette allant du léger au lourd, du tendre au dur et du clair au foncé. Chaque essence de bois possède donc des caractéristiques spécifiques qui conviennent à différents usages. Par exemple, le bois de cœur du châtaignier ou du chêne, conservé avec des tanins naturels, convient particulièrement bien à l’extérieur, tandis que le frêne à fibres longues est utilisé pour les pièces fortement sollicitées. Les bois à fibres fines comme le hêtre ou l’érable sont utilisés dans la fabrication de meubles. La promotion de différentes espèces d’arbres par l’utilisation de différentes essences de bois contribue à augmenter la biodiversité. Chaque arbre pousse individuellement, c’est pourquoi son bois peut avoir plus ou moins de nœuds, des cernes plus ou moins larges, être légèrement plus clair ou plus foncé et avoir poussé courbé ou droit. Chaque tronc et chaque section sont utilisés en fonction de leurs qualités. Les troncs sélectionnés de haute qualité sont transformés dans les scieries en une variété de produits sciés tels que des poutres, des planches, des lattes, des poteaux et du bois lamellé-collé. Le bois qui est tordu et asymétrique ou les troncs de petit diamètre sont transformés en panneaux de particules et de fibres dans des usines de panneaux. Les meilleures qualités sont transformées en placage. Il est essentiel, tant d’un point de vue écologique qu’économique, de déterminer à l’avance avec le fournisseur la qualité appropriée pour chaque application.

    Matériaux en bois
    Les grands formats de panneaux à base de bois ont largement contribué au développement de la construction moderne en bois. La production de matériaux en bois suit un principe simple : le bois est broyé en planches, copeaux ou fibres, puis mis en forme à l’aide de colle. On obtient ainsi des produits aux caractéristiques uniformes, d’une épaisseur et d’une taille déterminées. Les matériaux à base de bois offrent ainsi une valeur ajoutée et ouvrent de nombreuses possibilités de conception avec le bois. Matériau de construction économique pour les besoins quotidiens, les panneaux à base de bois sont indispensables et disponibles dans un large choix chez les marchands de bois et les magasins de bricolage.

  • Une clé pour lutter contre la pénurie de logements dans la ville de Zurich

    Une clé pour lutter contre la pénurie de logements dans la ville de Zurich

    La pénurie de logements dans la ville de Zurich est alarmante. Avec un taux de vacance de seulement 0,06%, il existe un besoin massif de nouveaux logements. Une initiative interpartis s’attaque précisément à ce problème et demande l’adaptation des règles de construction afin de pouvoir surélever les bâtiments existants sur l’ensemble du territoire. Cette mesure pourrait contribuer à créer rapidement des logements supplémentaires et à contrer l’énorme pression sur le marché du logement zurichois.

    La construction en bois, une solution idéale pour les surélévations
    En raison de son faible poids, la construction en bois se prête particulièrement bien aux surélévations. Par rapport aux matériaux de construction massifs, le bois permet d’agrandir des bâtiments existants sans imposer de contraintes importantes aux structures sous-jacentes. Il est même possible de réaliser des surélévations de plusieurs étages sans qu’il soit nécessaire de procéder à des renforcements statiques importants. De plus, le bois marque des points grâce à ses excellentes propriétés énergétiques, ce qui permet de réaliser des économies significatives sur les coûts de chauffage.

    Synergie entre gain d’espace et efficacité énergétique
    Les surélévations offrent non seulement un espace de vie supplémentaire, mais aussi la possibilité de rénover l’ensemble de l’enveloppe du bâtiment et d’en optimiser l’efficacité énergétique. Cela améliore l’efficacité énergétique de l’ensemble du bâtiment, ce qui se traduit par une réduction des coûts d’exploitation à long terme. Le nouvel espace créé, généralement de grande qualité et donc facile à louer, contribue à amortir l’investissement dans la surélévation et la rénovation énergétique.

    L’initiative bénéficie d’un large soutien
    L’initiative « Davantage de logements par surélévation – compatible avec le développement durable du quartier » a déjà reçu un large soutien. Plus de 4000 signatures ont été déposées avant même la fin du délai de collecte, ce qui souligne le grand intérêt de la population pour cette solution. La mise en œuvre de cette initiative pourrait constituer une étape importante pour lutter efficacement contre la pénurie de logements à Zurich tout en encourageant les pratiques de construction durable.