Catégorie : Durabilité

  • Protection solaire durable au village olympique

    Protection solaire durable au village olympique

    Le cabinet d’architectes français KOZ est l’un des principaux architectes chargés de la construction du village olympique de Paris. Pour l’ombrage du quartier Belvédères du village, KOZ a fait appel à l’entreprise thurgovienne Griesser. Ce développeur international de produits de protection solaire pour les bâtiments a équipé plusieurs bâtiments de Belvédères avec trois solutions de protection solaire différentes.

    D’une part, 265 stores à lamelles du modèle Lamisol 70 ont été utilisés, explique Griesser dans un communiqué. D’autre part, sept stores à lamelles du modèle Grinotex III ont été installés. La protection solaire a été complétée par 108 volets roulants du modèle Tradi PUR. Associées, les solutions de protection solaire créent un climat intérieur agréable et contribuent à économiser de l’énergie de chauffage et de refroidissement.

    « Griesser s’est imposé avec ses produits de qualité », déclare le cabinet d’architectes KOZ, cité dans le communiqué. « De plus, les produits de protection solaire ont déjà fait leurs preuves dans d’autres projets que nous avons réalisés » Pour le village olympique, KOZ a ainsi opté pour une teinte rose métallique pour les stores à lamelles et les volets roulants, spécialement développée par Griesser pour le projet.

  • Le canton de Zurich propose des zones pour l’exploitation de l’énergie éolienne

    Le canton de Zurich propose des zones pour l’exploitation de l’énergie éolienne

    Le Conseil d’Etat zurichois veut créer les bases de planification pour une utilisation accrue de l’énergie éolienne dans le canton. Pour ce faire, il a, selon un communiqué, mis en consultation l’inscription de 20 zones très favorables et de 15 zones favorables. Les zones très appropriées se trouvent principalement dans le nord-est du canton, entre Cholfirst, Stammerberg, Zünikon et Bergbuck. D’autres zones au sud du Knonauer Amt, sur le Pfannenstiel et dans l’Oberland sont considérées comme bien adaptées. Au total, le canton a examiné 52 zones potentielles.

    La consultation durera jusqu’au 31 octobre. Ensuite, le Conseil d’Etat élaborera la proposition correspondante à l’intention du Grand Conseil. Les éoliennes ne peuvent être installées que dans des zones inscrites comme appropriées dans le plan directeur.

    Le Conseil d’Etat propose également des mesures visant à faire participer les communes et la population à la construction des installations. Ainsi, les communes et les particuliers doivent pouvoir participer volontairement aux investissements. Inversement, les exploitants d’installations doivent volontairement faire participer les communes aux recettes.

    En revanche, le Conseil d’État ne voit guère de potentiel de développement de l’hydroélectricité dans le canton. Seules les chutes du Rhin permettraient d’utiliser 20 pour cent de l’eau pour une centrale souterraine. Il propose une inscription en ce sens dans le plan directeur.

  • Holcim acquiert un recycleur belge de déchets de construction

    Holcim acquiert un recycleur belge de déchets de construction

    Holcim continue de développer la construction circulaire comme moteur de croissance rentable. Après le groupe Cand-Landi en Suisse, Land Recovery au Royaume-Uni et Mendiger Basalt en Allemagne, le producteur de matériaux de construction a réalisé sa quatrième acquisition cette année avec l’entreprise familiale Mark Desmedt, fondée en 1989 et qui est, selon Holcim, le premier recycleur de matériaux de démolition de construction en Belgique.

    Selon un communiqué de Holcim, Mark Desmedt recycle plus de 500 000 tonnes par an. De plus, l’entreprise est stratégiquement située entre Bruxelles et Anvers, ce qui lui permet de desservir les deux plus grandes agglomérations du pays. Cela permettra à Holcim d’élargir sa gamme de produits ECOCycle pour des solutions de construction circulaire en Belgique et de soutenir sa croissance rentable.

    Avec cette acquisition, Holcim se rapproche de son objectif de recycler 10 millions de tonnes de déchets de construction par an. « Avec l’équipe de Mark Desmedt, nous accélérons notre vision de la construction circulaire dans les principales régions métropolitaines où nous sommes présents, afin de construire des villes à partir des villes », a déclaré Miljan Gutovic, CEO de Holcim, cité dans le communiqué.

  • Galliker met en service la station de recharge superlative de Designwerk

    Galliker met en service la station de recharge superlative de Designwerk

    Galliker Transport AG dispose désormais d’une station de recharge de tous les superlatifs : dans le cadre de l’Innovation Day by Galliker, le logisticien d’Altishofen a mis en service le premier Stationary Battery Backed Mega Charger de Designwerk, informe Designwerk Technologies AG dans un communiqué. L’installation pilote du système de recharge rapide sur batterie dispose d’une capacité totale de 1 mégawattheure et est alimentée par l’électricité solaire produite par Galliker lui-même.

    « L’utilisation de la station de recharge avec batterie de secours nous permet d’utiliser l’électricité solaire produite pendant la journée pour recharger efficacement nos véhicules utilitaires électriques 24 heures sur 24 », explique Felix Felder, responsable de la gestion de la flotte chez Galliker Transport AG, cité dans le communiqué. « Ce faisant, le Mega Charger peut contribuer à la stabilité de notre réseau d’aires en lissant les pics de charge »

    La station de chargement a la taille d’un conteneur standard. L’installation pilote chez Galliker est équipée de deux points de charge d’une puissance de 420 kilowatts de courant continu chacun. La version maximale du Mega Charger peut accueillir une capacité totale allant jusqu’à 2 mégawattheures.

    « La mise en service du Mega Charger chez Galliker est une étape importante dans le développement d’une infrastructure de charge pérenne pour les poids lourds », explique Thorben Maier, responsable des ventes et du service après-vente de la technologie de charge de Designwerk Technologies AG. « Notre technologie permet aux entreprises de logistique de couvrir de manière durable un grand nombre de scénarios de charge, les accumulateurs tampons permettant de soulager le réseau électrique »

  • Piles à l’état solide en roche

    Piles à l’état solide en roche

    Des chercheurs de la DTU ont mis au point un matériau innovant qui pourrait remplacer le lithium dans les batteries : Le silicate de potassium, un minéral très répandu extrait de roches ordinaires. Selon les scientifiques, cette batterie à l’état solide pourrait constituer, d’ici une dizaine d’années, une alternative écologique, efficace et sûre aux batteries lithium-ion actuelles.

    Défis des batteries lithium-ion actuelles
    Les batteries lithium-ion actuellement utilisées dans les voitures électriques ont leurs limites. La capacité, la sécurité et la disponibilité du lithium sont limitées. Non seulement l’extraction du lithium est coûteuse, mais elle se fait souvent dans des conditions douteuses. De plus, ce métal est relativement rare, ce qui rend sa mise à l’échelle difficile et entrave la transition vers une mobilité électrique durable.

    Compte tenu de l’intérêt croissant pour les voitures électriques, le besoin de nouvelles batteries plus performantes et plus respectueuses de l’environnement augmente. Cela nécessite le développement de nouveaux matériaux pour l’anode, la cathode et l’électrolyte, ainsi que des concepts de batteries innovants. Les chercheurs du monde entier s’efforcent de trouver ces nouvelles « recettes » afin de réduire les émissions de carbone du secteur des transports.

    Unepercée avec le silicate de potassium comme électrolyte solide
    Le chercheur Mohamad Khoshkalam de la DTU a breveté un matériau superionique à base de silicate de potassium. Ce minéral est l’un des plus courants sur Terre et se trouve dans les pierres ordinaires. L’un des grands avantages de ce nouveau matériau est son insensibilité à l’air et à l’humidité, ce qui le rend idéal pour une utilisation dans les batteries.

    Ce matériau blanc laiteux et très fin peut conduire les ions à environ 40 degrés Celsius tout en restant résistant à l’humidité. Ces propriétés facilitent considérablement la mise à l’échelle et la production des futures batteries. Comme le matériau peut être produit dans une atmosphère ouverte et à température ambiante, il réduit considérablement les coûts de production. De plus, il ne nécessite pas de métaux coûteux et polluants comme le cobalt, utilisés dans les batteries lithium-ion actuelles.

    Potentiel et perspectives
    Le développement de la batterie au silicate de potassium à l’état solide pourrait représenter un tournant majeur dans l’industrie des voitures électriques. L’utilisation de matériaux largement répandus et respectueux de l’environnement permettrait de réduire la dépendance aux métaux rares et polluants. Cela permettrait non seulement de réduire les coûts de production, mais aussi d’améliorer la durabilité et l’efficacité des batteries.

    Les chercheurs de la DTU sont convaincus que leur découverte pourra être mise sur le marché dans les années à venir. Si elles y parviennent, les batteries à l’état solide à base de roche pourraient avoir un impact décisif sur l’avenir de la mobilité électrique et contribuer largement à la réduction des émissions de carbone.

    Cette technologie révolutionnaire démontre une fois de plus que les approches innovantes et les résultats de la recherche sont essentiels pour relever les défis du monde moderne et trouver des solutions durables.

  • Durabilité et qualité de vie en harmonie

    Durabilité et qualité de vie en harmonie

    Dans une nouvelle étude publiée dans le « Journal of Cleaner Production », des chercheurs de l’Empa montrent qu’il est possible de vivre correctement pour plus de dix milliards de personnes dans les limites de la planète. En utilisant une approche technique et le modèle dit du « donut », ils ont calculé que l’humanité peut vivre de manière durable sans pour autant renoncer à un niveau de vie décent. Hauke Schlesier et Harald Desing du laboratoire « Technologie et société » de l’Empa, ainsi que Malte Schäfer de l’Université technique de Braunschweig, ont mis en évidence ce potentiel.

    Le beignet comme modèle de durabilité
    Le modèle du beignet, composé de deux cercles concentriques, sert de base à l’étude. Le cercle extérieur représente les limites planétaires telles que la biodiversité, le climat et l’utilisation des terres. Le cercle intérieur symbolise les besoins humains fondamentaux. L’espace entre les cercles, le beignet, représente l’utilisation durable des ressources naturelles pour atteindre un niveau de vie décent. Cette base théorique vient d’être confirmée empiriquement.

    Utiliser les ressources de manière efficace
    L’étude montre qu’une vie écologique est possible pour plus de dix milliards de personnes, mais que des changements profonds sont nécessaires. Il est particulièrement urgent d’agir dans le système énergétique et dans l’agriculture. L’abandon total des combustibles fossiles et le passage à une alimentation à base de plantes sont essentiels. Une gestion durable du phosphore et de l’azote ainsi que l’abandon des changements d’affectation des sols sont d’autres mesures essentielles.

    Un niveau de vie équilibré
    L’égalisation des niveaux de vie est un élément essentiel de la transformation. Alors que le Sud mondial bénéficierait d’une augmentation considérable du niveau de vie, la consommation de ressources devrait être réduite dans le Nord mondial. Cela concerne notamment la surface habitable et la mobilité individuelle, sans pour autant réduire le bien-être. Les transports publics et les soins de santé pourraient être développés sans nuire de manière significative à l’environnement.

    Unemarge de manœuvre étroite pour la durabilité
    Les chercheurs soulignent que le beignet de la vie durable existe, mais qu’il est très étroit. Cependant, les progrès technologiques et l’évolution vers une économie circulaire offrent un potentiel de marge de manœuvre écologique supplémentaire. « Notre modèle est basé sur l’état actuel de la technologie. Les innovations futures pourraient élargir le beignet », explique Schlesier.

    L’étude de l’Empa apporte une preuve puissante que la durabilité et la qualité de vie sont compatibles. Elle montre la voie vers une vie écologique et socialement équitable pour tous les habitants de notre planète.

  • Une nouvelle maison pour les seniors Greencity 2026

    Une nouvelle maison pour les seniors Greencity 2026

    Au sud de Zurich, un projet résidentiel visionnaire voit le jour, offrant aux personnes âgées un environnement vivant et sûr. Le projet, situé sur l’îlot B6 à Greencity, combine un engagement privé et urbain. Losinger Marazzi AG développe le projet pour les fondations d’investissement de Pensimo Management AG, qui mettront à disposition un total de 179 logements pour les personnes âgées. Sur ce total, la fondation Alterswohnungen der Stadt Zürich (SAW) prend en charge 60 appartements, tandis que les 119 appartements restants sont loués par Pensimo à des locataires* âgés de 55 ans et plus. Cette collaboration représente un nouveau partenariat et permet à tous les locataires d’accéder aux services de SAW.

    Un cœur vert pour Greencity
    L’îlot B6 est le dernier chapitre du développement durable du quartier Greencity. Depuis 2014, Losinger Marazzi transforme le site de l’ancienne usine de papier Sihl en premier site à 2000 watts de Suisse. La cour intérieure du nouveau bâtiment sera aménagée avec des espaces verts, des arbres et des sièges, invitant à la détente. Des arcades au rez-de-chaussée créent des zones d’accès protégées à des espaces commerciaux qui pourraient offrir sur 3500 mètres carrés des installations telles qu’un centre médical, un centre de fitness, une boulangerie ou un café, selon René Büchi, gestionnaire de portefeuille responsable chez Pensimo.

    Services complets de SAW
    La fondation Alterswohnungen de la ville de Zurich met à la disposition de tous les locataires un ensemble complet de services. Celui-ci comprend un numéro d’urgence 24h/24, une conciergerie étendue, un service de blanchisserie, un service social et diverses manifestations dans le lotissement. Si nécessaire, les locataires peuvent également bénéficier d’une aide ménagère et de soins ambulatoires. Andrea Martin-Fischer, directrice de Suisse Rando, souligne : « Notre objectif est de permettre aux locataires de vivre de manière autonome et en toute sécurité jusqu’à un âge avancé »

    La durabilité en point de mire
    Les objectifs de durabilité de Greencity sont systématiquement appliqués au nouveau projet de logements pour personnes âgées. Herbert Heinen, chef de projet chez Losinger Marazzi, explique : « Une structure porteuse optimisée, des murs légers, une façade en bois et un concept énergétique utilisant 100% d’énergies renouvelables réduisent considérablement les émissions de CO2 et rapprochent le bâtiment de l’objectif zéro net en exploitation » De plus, Pensimo et Losinger Marazzi visent la certification avec le label SNBS Gold. Le début de la construction a été préparé pour mars 2024 et le bâtiment, conçu par le cabinet d’architectes JSWD de Cologne, devrait être achevé fin 2026.

    Avec ce projet pionnier, Greencity pose de nouveaux jalons en matière de logement durable et adapté aux personnes âgées et montre comment les partenariats privés et publics peuvent créer des solutions d’avenir.

  • Commerce et énergie solaire : le développement du Papieri-Areal progresse

    Commerce et énergie solaire : le développement du Papieri-Areal progresse

    Le promoteur immobilier HIAG élargit l’utilisation transitoire du site Papieri à Biberist. Ainsi, d’ici la fin de l’année, environ 6000 mètres carrés de surface dans la partie ouest seront aménagés pour une utilisation commerciale, comme l’a expliqué le développeur de projets de HIAG Dominik Ulrich dans le cadre d’une manifestation du réseau Standort Schweiz. Parmi les utilisateurs de ces surfaces supplémentaires figure notamment la société Padelta AG. L’entreprise veut y exploiter huit terrains modernes pour le padel, la variante mexicaine du tennis. L’offre de loisirs est complétée par le parc de trampolines de Jump Factory. En février, Speed-E GmbH a déjà emménagé sur le site avec son atelier et son showroom de vélos électriques.

    Dans la partie industrielle est du site, HIAG Solar AG, une coentreprise de HIAG et aventron, a mis en service mi-avril une installation solaire d’une puissance de 620 kilowatts-crête sur le toit d’un nouveau bâtiment qui sera achevé fin 2023. L’électricité qui y sera produite sera utilisée sur place par la start-up Librec, qui entend y recycler des batteries lithium-ion à l’échelle industrielle. La deuxième installation photovoltaïque sur le site est déjà en cours de planification.

    Le site d’environ 270 000 mètres carrés au bord de l’Aar a été utilisé comme usine de papier de 1862 à 2011. HIAG a repris le site en 2012. Le plan directeur de 2015 prévoit une utilisation mixte avec une part de logements dans la partie ouest du site et une utilisation commerciale et industrielle dans la partie est. Actuellement, le promoteur immobilier travaille sur le plan de zonage partiel qui englobe l’ensemble du périmètre du site. Les utilisations intermédiaires occupent déjà environ 30 % du site. Parmi les grands utilisateurs, on trouve notamment Sieber Transport et Vigier.

  • Lauréat du concours d’architecture pour l’école de Confignon

    Lauréat du concours d’architecture pour l’école de Confignon

    Le projet gagnant «Cé Qu’É Lainô» se distingue par une stratégie innovante de fragmentation du vaste programme scolaire. Cette approche permet une grande flexibilité dans les phases d’utilisation future des salles de classe, des gymnases et de l’espace jeunesse. La disposition astucieuse des bâtiments facilite l’accès aux différentes activités prévues dans cette école et contribue à l’animation de la future place centrale du quartier, qui servira de lieu de rencontre social.

    Intégration et conditions d’implantation
    Le projet intègre de manière optimale les différentes contraintes du site, y compris la nécessité de créer une présence architecturale marquante au cœur du quartier. Les bureaux participants ont dû prendre en compte des aspects tels que l’organisation interne du programme, les choix de construction, l’intégration dans le futur quartier des Cherpines et le dialogue avec les principaux espaces publics. La gestion de la mobilité et l’aménagement paysager étaient également particulièrement importants. En outre, il s’agissait d’accueillir un grand nombre d’élèves et d’enseignants et de leur offrir un cadre de vie favorisant la transmission des connaissances.

    Des objectifs énergétiques ambitieux et la durabilité
    Le programme de la nouvelle école s’inscrit dans un concept énergétique ambitieux, qui mise sur le raccordement au chauffage urbain, alimenté par des sources d’énergie renouvelables. La ventilation naturelle et une installation solaire photovoltaïque à grande échelle sur le toit, combinée à la végétalisation, doivent permettre de répondre à la norme de très haute performance énergétique (THPE). Ces mesures soutiennent le développement durable de l’ensemble du projet.

    Un concours complet
    Conformément à la norme SIA 142, le concours d’architecture a été organisé dans le cadre d’une procédure ouverte en deux étapes. Lors de la première étape, l’accent a été mis sur le concept d’aménagement du périmètre, notamment sur la définition des espaces extérieurs, les principes de durabilité et l’organisation fonctionnelle des composantes du programme. La deuxième étape a permis de définir le projet architectural pour le programme éducatif et sportif ainsi que pour les aménagements extérieurs. Au total, 46 projets ont été présentés.

    Perspectives d’avenir pour le quartier des Cherpines
    Après la première phase de construction au Rolliet et l’arrivée des premières entreprises dans l’écoparc des Cherpines, l’école secondaire II de Confignon posera la première pierre de la deuxième phase du projet des Cherpines. L’école donnera corps à la Place des Cherpines et fera vivre l’espace dès son ouverture en accueillant 1 400 élèves et enseignants. La construction de l’école constituera le premier front bâti de cet espace public, tandis que les autres îlots du quartier résidentiel seront construits au fur et à mesure.

    Un développement continu
    Le concours s’est déroulé parallèlement à l’élaboration du projet de Plan localisé de quartier, situé entre l’écoparc industriel et les terrains de sport. Le PLQ devrait être présenté au Conseil d’État d’ici début 2025.

  • Développement urbain du grand projet des Communaux d’Ambilly

    Développement urbain du grand projet des Communaux d’Ambilly

    Le grand projet Communaux d’Ambilly, désormais connu sous le nom de quartier Belle-Terre, comprend l’urbanisation d’une zone de 36 hectares dans la commune de Thônex. Environ 2400 nouveaux logements devraient y être construits d’ici 2030.
    Cette opération d’urbanisation offre l’une des rares opportunités foncières importantes de la première couronne de la rive gauche de l’agglomération genevoise. Grâce à la proximité des gares du Léman Express de Chêne-Bourg et d’Annemasse, la zone sera parfaitement connectée à l’ensemble de l’agglomération et de la région.

    Les étapes du développement
    La première étape du projet, basée sur un Plan localisé de quartier (PLQ) adopté en 2011, a permis la construction d’environ 670 logements ainsi que des commerces, des services de proximité, un groupe scolaire et de vastes espaces publics. Cette phase comprenait également la création d’un alignement central de 180 arbres de haute tige. L’accès au site est assuré par deux nouvelles rues : la Chaussée des Cornouillers et l’Allée Belle-Terre.
    Actuellement, la deuxième phase est en préparation et prévoit le développement de 1000 logements supplémentaires et de nouveaux services d’ici 2028. La troisième phase devrait permettre la construction de 1000 logements supplémentaires d’ici 2030. Ces développements seront soutenus par le développement des transports en commun, notamment d’une ligne de BHNS (bus à haut niveau de service), et par l’extension des infrastructures scolaires.

    Une planification participative
    Un aspect central du projet Belle-Terre est le processus de planification participative. Celui-ci permet aux habitants et aux usagers actuels et futurs du quartier de faire part de leurs expériences et de leurs idées dans le développement du projet. Cette approche participative favorise le bien vivre ensemble et le développement durable du quartier.

    Une approche respectueuse de l’environnement
    Le quartier de Belle-Terre accorde une grande importance à la durabilité et à la protection de l’environnement. 50 % des surfaces sont dédiées à la nature, plus de 450 nouveaux arbres sont plantés et une forêt participative est mise en place. La géothermie et les panneaux solaires couvrent 90 % des besoins en énergie, tandis que les fossés, les toitures végétalisées et les surfaces perméables optimisent le cycle de l’eau. Un impressionnant 95 % des matériaux d’excavation ont été réutilisés sur place, ce qui réduit considérablement l’impact environnemental.
    L’aménagement du quartier comprend un mélange harmonieux de cours rurales et de promenades plantées qui créent des continuités paysagères et relient le quartier à la rivière Seymaz et à la lisière de la forêt de Belle-Idée.

  • Matériaux transformatifs dans l’industrie du bâtiment

    Matériaux transformatifs dans l’industrie du bâtiment

    En tant que l’une des principales sources d’émissions de CO² en Suisse et au Liechtenstein, le secteur de la construction est soumis à une pression croissante pour introduire des pratiques durables. Mikaël Genty, conseiller de la Fondation Suisse pour le Climat, souligne la nécessité de nouvelles technologies pour atteindre les objectifs climatiques de l’Accord de Paris sur le climat. Parmi les développements prometteurs figure l’entreprise Terrabloc, qui transforme les matériaux d’excavation en matériaux de construction écologiques tels que des briques et des cloisons. Cette initiative contribue à réduire les déchets de construction et à les transformer en matériaux de construction précieux.

    Amélioration de l’efficacité grâce à des technologies d’isolation modernes
    Un autre élément clé pour un secteur de la construction durable est une isolation efficace. La start-up FenX, une spin-off de l’ETH Zurich, a développé une technologie qui transforme les déchets industriels en une mousse isolante durable et recyclable. Cette innovation améliore non seulement l’efficacité énergétique des bâtiments, mais favorise également l’économie circulaire dans l’industrie du bâtiment.

    Une révolution dans l’industrie du béton
    La spin-off de l’ETH Oxara présente une alternative d’avenir au béton, qui ne nécessite pas de ciment à forte teneur en CO². Ce béton innovant est fabriqué à partir de matériaux d’excavation et pourrait changer fondamentalement l’industrie du béton. Parallèlement, la PME bernoise neustark travaille sur un procédé qui utilise le béton comme réservoir de CO² en fixant le dioxyde de carbone sous forme de calcaire dans du béton recyclé. Cette technologie n’aborde pas seulement le problème des émissions de CO², mais contribue également au développement de technologies à émissions négatives, qui jouent un rôle de plus en plus important dans la politique climatique de la Confédération.

    En soutenant ces projets et technologies innovants, la Fondation Suisse pour le Climat entend accélérer la transition vers un secteur de la construction plus durable et apporter ainsi une contribution essentielle à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. La recherche et le développement continus dans ces domaines promettent non seulement une réduction de la pollution, mais aussi une amélioration de la qualité de vie grâce à des environnements d’habitation et de travail plus durables.

  • Genève en route vers la Smart City 3.0

    Genève en route vers la Smart City 3.0

    Avec l’initiative «Smart Geneva», le canton de Genève a pour objectif de devenir une Smart City 3.0, à l’instar de ce qui se pratique déjà dans les pays scandinaves. Contrairement aux approches top-down, il s’agit ici de parvenir à un changement durable et intelligent par la mise en réseau et la promotion de projets concrets. Patrick Montier, Smart City Manager du canton de Genève, souligne l’importance d’une approche participative: «Il s’agit de créer un écosystème qui stimule l’innovation en encourageant les projets innovants et en facilitant l’accès aux ressources et au financement».

    Coordination et mise en réseau des projets
    Jusqu’à présent, les projets de smart city à Genève étaient certes prometteurs, mais dispersés et peu coordonnés. Cela doit désormais changer. Les acteurs privés, étatiques et scientifiques seront mis en réseau via une plateforme en ligne et différents événements afin de former une communauté vivante. Une base de données centrale doit rassembler et rendre accessibles les informations sur les expériences de la Smart City et les expériences réalisées.

    Promotion par le canton et intégration de la communauté
    Pour le lancement de l’initiative, le canton de Genève a sélectionné neuf projets qui seront notamment soutenus sur le plan de la communication. On peut citer par exemple un projet d’agriculture urbaine, une plateforme de crowdfunding et un planificateur d’itinéraires pour les pendulaires à vélo. Une plateforme de télémédecine de l’hôpital universitaire HUG et des projets pilotes avec des arrêts de bus en réseau en font également partie.

    La technologie au service de la protection du climat
    La vision de Smart City 3.0 met la technologie au service du territoire pour répondre aux défis de l’urbanisation et du réchauffement climatique. «Notre vision utilise les technologies numériques à bon escient, en veillant par exemple à utiliser les capteurs avec parcimonie, car ils peuvent être très gourmands en énergie», explique Montier. Elle vise à maximiser les bénéfices pour l’environnement, la mobilité, la santé, l’économie circulaire et le bien-être des habitants.

    Perspectives d’avenir et intégration régionale
    L’un des objectifs à long terme de l’initiative est d’intégrer également la zone frontalière française dans la stratégie de la Smart City. Les responsables promettent que Genève sera une Smart City à part entière d’ici 2030. La mise en œuvre de l’initiative «Smart Geneva» représente un pas important vers un développement urbain durable et innovant qui répond aux besoins des habitants tout en relevant les défis du changement climatique.

  • Connaissances sur l’intelligence artificielle et les cyber-risques

    Connaissances sur l’intelligence artificielle et les cyber-risques

    Dans un monde numérique en rapide évolution, il est essentiel pour les cadres d’élargir continuellement leurs connaissances afin de répondre aux exigences du monde des affaires moderne. C’est exactement ce qu’offrent les nouvelles formations en ligne proposées par l’Office cantonal de l’économie et de l’innovation de Genève.

    Ces cours en ligne, également connus sous le nom de MOOC (Massive Open Online Courses), permettent aux cadres d’en apprendre davantage sur le potentiel, les applications et les limites de l’intelligence artificielle en entreprise. Des thèmes tels que l’analyse de données, la publicité ciblée et la rédaction de textes sont abordés dans trois modules d’apprentissage afin de donner aux participants un aperçu complet des possibilités offertes par l’IA.

    En outre, une autre formation traite de l’impact des cyber-risques sur les entreprises. Les participants apprennent les bases d’une stratégie efficace de gestion des risques de sécurité et peuvent ainsi prendre des mesures préventives pour contrer d’éventuelles attaques. La formation met en lumière les définitions des cyber-risques et explique comment ceux-ci peuvent avoir un impact sur les activités d’une entreprise.

    Ces nouvelles formations leur permettent d’élargir leurs compétences, de renforcer leurs équipes et de protéger leur entreprise de manière optimale. Investir dans l’apprentissage tout au long de la vie et se pencher sur les possibilités offertes par l’IA et les défis posés par les cyber-risques sont des facteurs de réussite essentiels pour une gestion d’entreprise innovante et compétitive.

    En outre, les formations numériques peuvent aider à développer des solutions innovantes et à pérenniser leur entreprise. En actualisant continuellement leurs connaissances et en acquérant de nouvelles compétences, les dirigeants sont mieux armés pour réagir aux changements dans le secteur et pour positionner leur entreprise avec succès.

  • Alpiq vend sept centrales photovoltaïques à Panneaux Solaires

    Alpiq vend sept centrales photovoltaïques à Panneaux Solaires

    Alpiq a annoncé la vente de sept centrales photovoltaïques en toiture à PS Panneaux Solaires SA. Le fournisseur d’électricité, dont le siège est à Lausanne, souhaite introduire davantage d’énergie solaire dans le réseau énergétique, raison pour laquelle les centrales seront vendues en tant qu’unité, selon un communiqué de presse. Situées dans les cantons de Fribourg, Soleure et Vaud, les installations atteignent une puissance totale de 5,5 mégawatts crête.

    Alpiq souhaite se concentrer davantage sur son activité principale, à savoir les solutions de centrales électriques hautement flexibles, est-il précisé. Il faut donc renoncer à la planification, à la construction et à l’exploitation d’installations photovoltaïques « qui ne sont pas proches de l’activité principale ». « Le défi est d’intégrer dans le système énergétique la production d’électricité à partir de l’énergie éolienne et solaire, qui dépend des conditions météorologiques », a déclaré Amédée Murisier, directeur de la division Suisse et membre de la direction générale d’Alpiq, cité dans le communiqué. PS Panneaux Solaires SA, société d’exploitation du Gefiswiss Energy Transition Fund, est « l’acquéreur idéal pour continuer à exploiter les sept installations qui produiront encore de l’électricité solaire pendant de nombreuses années », est-il précisé.

    La transition énergétique exige des solutions flexibles pour une meilleure sécurité d’approvisionnement. Avec son portefeuille, Alpiq entend promouvoir aussi bien l’utilisation des énergies renouvelables que le développement de solutions de stockage et la production d’électricité en hiver. Avec son parc de centrales hautement flexibles, l’entreprise se considère, selon ses propres termes, en position de « précurseur de la transition énergétique ».

    Alpiq détient surtout des participations dans des centrales hydroélectriques, comme les centrales de pompage-turbinage de Nant de Drance et FMHL. Leurs grandes batteries efficaces, d’une puissance de 1400 mégawatts, seraient un moyen idéal pour stocker à court terme, à la journée ou à la semaine, la part croissante d’électricité photovoltaïque dans les réseaux.

  • Holcim étend l’utilisation de l’intelligence artificielle dans ses usines

    Holcim étend l’utilisation de l’intelligence artificielle dans ses usines

    Holcim étend l’utilisation de l’intelligence machine basée sur l’IA à plus de 100 usines dans le monde au cours des quatre prochaines années, selon un communiqué. L’IA doit permettre d’anticiper les incidents et d’éviter les pannes afin d’améliorer la résilience opérationnelle, d’accroître l’efficacité et d’augmenter les capacités pour les clients.

    Pour ce faire, le distributeur international de matériaux de construction s’est associé à C3 AI, un fournisseur de plates-formes d’IA de pointe, basé à Redwood City, en Californie. Holcim a également annoncé qu’il testerait si sa solution de maintenance prédictive de pointe pouvait être améliorée par l’IA générative.

    Dans le cadre de ce déploiement, les équipes de maintenance de Holcim seront équipées de cette technologie prédictive pour la gestion et l’optimisation des actifs en temps réel. Elle sera également utilisée là où la qualité des produits et l’optimisation des processus sont en jeu, ainsi que pour les véhicules autonomes et la vision par ordinateur.

    Tout cela fait partie du programme Plants of Tomorrow de Holcim, qui vise à moderniser un réseau mondial de plus de 140 usines intégrées et stations de broyage dans plus de 40 pays. Selon les informations fournies, cette initiative comprend également l’utilisation de drones sans pilote pour l’inspection et des systèmes de contrôle intelligents pour une consommation d’énergie efficace.

  • HIAG accueille l’entreprise de technologies propres Grensol en tant que locataire

    HIAG accueille l’entreprise de technologies propres Grensol en tant que locataire

    L’entreprise immobilière HIAG a réussi à convaincre une autre entreprise cleantech de louer son site Papieri à Biberist. Comme l’indique un communiqué, Grensol AG recycle de précieuses ressources à faibles émissions telles que l’hydrogène, la suie industrielle, les métaux et le verre des voitures en fin de vie. En recyclant dans le cadre de l’économie circulaire, l’entreprise évite en même temps l’incinération et la mise en décharge des déchets, qui émettent des substances nocives. Pour son engagement, Grensol a reçu le 19 juin le W.A. de Vigier Award, l’un des prix d’encouragement les plus convoités de Suisse. Grensol va construire sa première installation pilote en Suisse sur le site de Papieri, sur une surface de 860 mètres carrés.

    « Nous sommes très heureux qu’une deuxième entreprise de technologies propres, Grensol AG, ait déjà décidé de construire son installation innovante sur notre Papieri-Areal », a déclaré Raphael Schibli, Asset Manager responsable chez HIAG, cité dans le communiqué. « Cela montre bien que le Papieri-Areal offre des conditions idéales pour que des entreprises de divers secteurs puissent s’épanouir »

    Auparavant, la start-up Librec AG s’était déjà établie sur le site. L’entreprise s’est spécialisée dans le recyclage de batteries électriques.

  • Future Perfect lance un projet de construction circulaire

    Future Perfect lance un projet de construction circulaire

    L’association Future Perfect réalise, en collaboration avec l’association professionnelle Plavenir, l’association des enseignants des métiers du dessin Constructa et l’éditeur de matériel pédagogique LernMedien-Architektur GmbH, un projet visant à intégrer la construction circulaire dans la formation professionnelle initiale en aménagement du territoire et en construction. Le projet Future Perfect Zirkuläres Bauen vise à transmettre des compétences en matière de réutilisation et de recyclage des matériaux et des éléments de construction, explique Future Perfect dans un communiqué. Un test est prévu pour le semestre de printemps 2025. A partir du semestre d’automne 2025, les offres pour les écoles devraient être disponibles de manière régulière.

    Le projet s’adresse aussi bien aux apprenants qu’aux enseignants de l’aménagement du territoire et de la construction. Les enseignants recevront une formation d’une journée pour s’initier à la construction circulaire et à l’utilisation des outils pédagogiques numériques de Future Perfect. Les apprenants auront accès à des cours numériques pour l’enseignement de base, des séminaires de perfectionnement, des travaux de projet et des concours de projets. Le projet est soutenu financièrement par la Fondation Minerva et l’Office fédéral de l’environnement.

  • La géothermie profonde a un fort potentiel à Bâle-Campagne

    La géothermie profonde a un fort potentiel à Bâle-Campagne

    La géothermie profonde pourrait potentiellement fournir entre 200 et 1800 gigawattheures de chaleur utilisable par an dans le canton de Bâle-Campagne. Cela représente entre 10 et 100 pour cent des besoins énergétiques futurs pour le chauffage des locaux et l’eau chaude. C’est la conclusion de l’étude Rapport sur le potentiel de la géothermie profonde dans le canton de Bâle-Campagne. Elle a été commandée par l’Office de la protection de l’environnement et de l’énergie et fait suite au postulat 2022/346 de Rolf Blatter.

    Selon un communiqué de presse du canton, le potentiel réel dépend de différentes conditions techniques et économiques et ne peut donc être chiffré plus précisément qu’avec une exploration plus poussée. Comme Bâle-Campagne fait partie des cantons les plus diversifiés sur le plan géologique, le nombre de situations qui se prêtent à une exploitation géothermique est d’autant plus grand.

    Aucune estimation du potentiel de la géothermie profonde dans le canton n’était disponible jusqu’à présent. Selon les données, la géothermie proche de la surface avec des sondes géothermiques, très répandue, contribue à environ 100 gigawattheures de la chaleur environnementale utilisée. Avec la nouvelle loi sur le CO2, la Confédération va promouvoir la géothermie hydrothermale pour le chauffage à partir du 1er janvier 2025.

  • Le logement intergénérationnel : un défi et une opportunité

    Le logement intergénérationnel : un défi et une opportunité

    Les formes de logement communautaire prennent de plus en plus d’importance en raison de l’évolution des structures de vie et des familles, ainsi que de l’augmentation de la mobilité et du vieillissement démographique. Dans ce contexte, les échanges intergénérationnels sont considérés comme positifs pour l’état physique et émotionnel et peuvent contribuer à retarder ou à éviter le déménagement dans des centres de soins et de retraite.

    Étude sur les projets de logement intergénérationnel
    Des chercheurs de l’ETH Wohnforum – ETH Case, de la Haute école spécialisée bernoise et d’age-research.net ont examiné six projets de logement intergénérationnel sous l’angle de leurs opportunités et de leurs limites. Ces projets se distinguent par leur taille, leurs promoteurs, leurs formes d’organisation et leurs conceptions architecturales. Quatre des projets s’adressent à des personnes de tous âges, deux sont spécialement conçus pour des personnes de 50 ans et plus.

    Le projet de recherche « L’habitat intergénérationnel dans une perspective à long terme – de l’intention à la mise en œuvre vécue » examine le développement conceptuel, organisationnel et quotidien de l’habitat intergénérationnel. Les résultats montrent que ces projets de logement constituent une bonne alternative aux formes de logement traditionnelles pour les personnes orientées vers la communauté. Ces projets créent des logements abordables et adaptés aux besoins des différentes générations et favorisent le soutien et la communauté dans le logement. Ils réduisent le risque d’isolement social et favorisent la participation sociale. Ces projets de logement peuvent également servir de modèles pour une planification urbaine globale et intégrée et contribuer au développement de quartiers vivants.

    Recommandations pour les promoteurs et les autorités
    Le rapport contient des recommandations d’action concrètes pour les promoteurs et les pouvoirs publics. Il est important que la participation soit adaptée tout au long du projet afin de permettre des rencontres intergénérationnelles. Les espaces communs doivent être accessibles à bas seuil et l’environnement résidentiel doit disposer de structures de soins et de transports proches et facilement accessibles.

    La Confédération, les cantons et les communes disposent de différentes mesures pour soutenir le logement intergénérationnel. Les communes pourraient privilégier les projets de logement intergénérationnel lors de l’attribution de terrains à bâtir. Des programmes d’aide tels que des prêts à faible taux d’intérêt, des subventions à l’investissement ou des allègements fiscaux pourraient également aider. Une étroite collaboration entre les autorités, les promoteurs immobiliers d’utilité publique, les bureaux d’architecture et de planification ainsi que les spécialistes sociaux est essentielle. Les concours d’architecture avec des équipes de planification et des jurys interdisciplinaires peuvent également donner de précieuses impulsions.

    Une forme d’habitat porteuse d’avenir mais exigeante
    Malgré ses nombreux atouts, la mise en œuvre de projets de logements intergénérationnels est exigeante. Elle nécessite une planification et une réalisation participatives et adaptées aux besoins, qui exigent des organismes responsables et des communes un degré de participation plus élevé que les projets de logement conventionnels. Les projets de logement intergénérationnel réagissent avec souplesse à l’évolution des exigences et des besoins dans une société diversifiée.

    Outre l’OFL, ce vaste projet a été soutenu par la fondation Age, la fondation Beisheim, la fondation Walder ainsi que par Max Pfister Baubüro AG.

  • Comment réussir une Suisse à 10 millions d’habitants

    Comment réussir une Suisse à 10 millions d’habitants

    M. Lardi a souligné la nécessité d’améliorer les conditions-cadres afin de lutter contre la pénurie de logements. Il a présenté quatre exigences clés. Les rénovations énergétiques et les surélévations peuvent créer de la surface utile supplémentaire sans consommer de nouveaux espaces. Il ne s’agit pas de construire des gratte-ciel, mais de surélever modérément les bâtiments existants. Transformer les bureaux en logements, car la séparation stricte entre zones résidentielles et zones de travail est dépassée. Les zones mixtes pourraient réduire la circulation et créer des logements. Les erreurs de réglementation dans le droit du logement locatif et les privilèges fiscaux entraînent une répartition inéquitable de la surface habitable. Une libéralisation pourrait libérer des logements plus anciens et stabiliser les prix. Les recours et les longues procédures d’autorisation sont les principaux obstacles. Elles devraient être rationalisées afin de créer plus rapidement de nouveaux logements.

    Vote populaire important
    La construction de nouveaux logements nécessite également un renouvellement continu des infrastructures de transport. Le programme de développement stratégique des routes nationales est ici d’une importance capitale. Ce projet, qui comprend six grands projets d’élimination des goulets d’étranglement, sera soumis au vote en novembre 2024. La Société suisse des entrepreneurs est favorable à un oui au projet et demande une offre de mobilité performante combinant tous les modes de transport. M. Lardi a également souligné l’importance de la nouvelle loi sur la protection de l’environnement, qui adapte les critères de protection contre le bruit et permet la construction de logements qui étaient jusqu’à présent bloqués pour des raisons de protection contre le bruit.

    Illustres invités
    Parmi les moments forts de la manifestation, on peut citer l’intervention de Bertrand Piccard, qui a souligné le rôle du secteur de la construction dans la lutte contre le changement climatique. L’économiste Martin Neff a expliqué comment une population croissante influence la prospérité d’un pays et comment il est possible de créer davantage de logements en réduisant les réglementations. L’ingénieur civil Pirmin Muff a présenté des approches pratiques de mise en œuvre pour le secteur de la construction. Le conseiller d’État Martin Neukom a transmis le message de bienvenue du canton de Zurich, hôte de l’événement.

    Anniversaire du HGC et Bau-Party
    Un apéritif de réseautage, un dîner et la légendaire Bau-Party ont clôturé ce grand événement animé par Mascha Santschi. L’animation musicale a été assurée par la chanteuse Joya Marleen, âgée de 21 ans et originaire de Saint-Gall, l’une des stars montantes de la scène musicale suisse.

  • Meier Tobler Group AG cède Lüftungshygiene AG à Hälg Group

    Meier Tobler Group AG cède Lüftungshygiene AG à Hälg Group

    La société Meier Tobler Lüftungshygiene AG, fondée en 2009, s’est établie comme une entreprise indépendante employant 25 personnes sur deux sites. Malgré son succès, elle est restée une activité de niche au sein de Meier Tobler. En raison d’une concentration croissante sur ses activités principales, Meier Tobler a décidé de vendre l’entreprise à Hälg Group en juin 2024. Roger Basler, CEO de Meier Tobler, a déclaré : « Nous sommes heureux d’avoir trouvé l’acquéreur idéal en la personne de Hälg Group. Leur orientation stratégique convient parfaitement et nous sommes convaincus que nos collaborateurs seront parfaitement intégrés dans l’équipe Hälg »

    Entreprise leader dans le nettoyage de la ventilation
    Le Hälg Group poursuit une stratégie de croissance ciblée et constate un besoin croissant de solutions d’hygiène et d’air pur. Il est déjà actif dans le domaine du nettoyage de la ventilation sur ses sites de Berne, Zurich et Saint-Gall. L’acquisition de Meier Tobler Lüftungshygiene AG permet à l’entreprise d’élargir considérablement son équipe d’experts et d’exploiter des synergies supplémentaires. L’objectif est de prendre la tête du marché du nettoyage de la ventilation. Sandro Keller, CEO de la technique du bâtiment chez Hälg Group, explique : « Cette acquisition nous permet de presque tripler nos capacités dans le nettoyage de la ventilation et de renforcer notre organisation. Nous élargissons ainsi considérablement notre savoir-faire et serons à l’avenir en mesure de prendre en charge des mandats importants »

    Hälg Group regroupe son expertise
    Afin d’exploiter pleinement son potentiel et de se positionner de manière optimale sur le marché, Hälg Group regroupe ses activités dans une nouvelle unité organisationnelle. Sous l’égide de Service Suisse, Hälg & Co. AG Lüftungsreinigung, dirigée par Cyrill Rohner, proposera ses services dans toute la Suisse. Tous les collaborateurs de Meier Tobler Lüftungshygiene AG seront repris.

    Cyrill Rohner, membre de la direction de la technique du bâtiment chez Hälg Group, se réjouit de ce renforcement : « Nous voulons nous développer dans le service et voyons pour cela des possibilités dans le nettoyage de ventilation. En renforçant l’équipe et en regroupant nos forces au sein de l’unité organisationnelle Hälg & Co. AG Lüftungsreinigung, nous allons exploiter ce potentiel et faire valoir nos atouts de manière ciblée »

  • Neuchâtel équipe trois monuments historiques de 33 300 tuiles solaires

    Neuchâtel équipe trois monuments historiques de 33 300 tuiles solaires

    Selon un communiqué de presse, les toits de trois bâtiments classés de la ville de Neuchâtel seront désormais utilisés pour la production d’énergie durable. Pour ce faire, le Collège des Parcs de la ville ainsi que les bâtiments scolaires et universitaires cantonaux Beaux-Arts et A.-L. Breguet seront équipés d’un total de 33’300 tuiles solaires de Freesuns. Le projet de rénovation est soutenu par le centre de recherche et de développement CSEM. Pour la ville et le canton, il s’agit d’un pas supplémentaire vers la transition énergétique.

    Selon le communiqué, le collège peut produire lui-même 150’000 kilowattheures d’électricité par an, ce qui correspond à la consommation de 50 ménages suisses. Sur les bâtiments cantonaux, la puissance installée est de 130 kilowatts crête pour A.-L. Breguet et de 95 kilowatts crête pour les Beaux-Arts.

    Les conditions architecturales ont nécessité des solutions spéciales : Au Collège des Parcs, les tuiles devaient être installées de manière à suivre les lignes courbes du toit sans l’endommager.

    La conversion de bâtiments historiques à l’énergie solaire pourrait servir d’exemple à d’autres cantons et communes. Les tuiles pourraient « permettre de trouver un équilibre entre la préservation culturelle et le développement durable », selon Deborah Learoyd, directrice générale de Freesuns.

    Les projets de rénovation montrent « de manière exemplaire comment nous pouvons combiner les tuiles, le photovoltaïque, la transition énergétique et la préservation du patrimoine architectural », selon Matthieu Despeisse, Group Leader Solar Modules au CSEM.

    Les travaux devraient s’achever entre septembre et novembre 2024. Le CSEM et Freesuns envisagent de poursuivre leur coopération.

  • 69 millions de dollars garantis pour la technologie de stockage du CO2

    69 millions de dollars garantis pour la technologie de stockage du CO2

    Neustark a réussi à obtenir un financement de 69 millions de dollars. Comme l’indique un communiqué, la société ClimateTech de Berne a été soutenue par le fonds de financement Decarbonization Partners, un partenariat entre BlackRock et Temasek, avec le soutien de Blume Equity. UBS a initié un financement par emprunt. Les financeurs précédents, Siemens Financial Services, Verve Ventures, ACE Ventures et Holcim, ont également participé à ce nouveau tour de table.

    Avec les fonds acquis, Neustark veut renforcer sa position en Europe et gagner de nouveaux marchés en Amérique et en Asie.

    Neustark, une émanation de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Zurich(EPFZ), a développé un procédé qui transforme le CO2 en calcaire qui se fixe sur les pores et la surface des granulats de béton. Les granulés ainsi carbonatés peuvent ensuite être utilisés dans la construction de routes ou pour la production de béton recyclé. Selon l’entreprise, Neustark exploite actuellement 19 centrales utilisant cette technologie en Allemagne, au Liechtenstein, en Autriche et en Suisse. D’ici 2030, l’entreprise prévoit de stocker et d’entreposer un million de tonnes de dioxyde de carbone provenant de l’air.

  • Prix pour une économie circulaire innovante dans le secteur de la construction

    Prix pour une économie circulaire innovante dans le secteur de la construction

    Des chercheurs de la Haute école de Lucerne(HSLU) ont remporté, avec l’Université technique de Munich(TUM), le Sustainability Challenge de la Société allemande pour la construction durable(DGNB). Comme l’indique un communiqué, le projet circularWOOD a remporté la première place dans la catégorie Recherche. Dans le cadre de la journée de la durabilité de la DGNB, Sonja Geier, directrice adjointe du centre de compétence Typologie & planification en architecture(CCTP) à la HSLU, a reçu le prix avec Sandra Schuster de la TUM le 18 juin 2024 à Stuttgart.

    Le bois, matière première neutre en CO2 et de haute qualité écologique, rencontre un succès croissant dans le secteur de la construction Le projet de recherche circularWOOD vise à intégrer cette matière première importante dans une économie circulaire. « Aujourd’hui, le bois ne reste pas assez longtemps dans le cycle des matériaux », explique Sonja Geier, citée dans le communiqué. La construction en circuit fermé avec le bois, matériau de construction neutre en CO2, permet d’apporter une contribution importante à la réalisation des objectifs de protection du climat, précise le communiqué.

  • L’acquisition élargit l’offre dans la construction et le recyclage

    L’acquisition élargit l’offre dans la construction et le recyclage

    Holcim acquiert la société romande Cand-Landi Holding. Cette entreprise, qui appartient à la même famille depuis 128 ans et dont le chiffre d’affaires net consolidé s’élève à 70 millions de francs, est active dans différents domaines, allant du recyclage et de la gestion des déchets aux granulats et au béton prêt à l’emploi.

    Selon un communiqué de presse de Holcim, cette acquisition permettra à Holcim de trouver de nouvelles sources de matières premières et de combustibles alternatifs et d’accélérer ainsi la décarbonisation de l’usine Holcim d’Eclépens VD. De plus, l’acquisition permettra à Holcim d’augmenter de 100 000 tonnes par an la transformation des déchets de construction en nouvelles solutions de construction.

    Après un partenariat de longue date entre les deux entreprises, Holcim entend par cette acquisition proposer à sa clientèle des offres encore plus complètes en matière de construction, de logistique et d’économie circulaire. Les services à « forte valeur ajoutée » dans la logistique ferroviaire et le réseau du groupe Cand-Landi devraient contribuer à la diversification des activités de Holcim.

    « L’acquisition du groupe Cand-Landi va faire progresser la décarbonisation et l’économie circulaire en Suisse, un marché phare pour l’innovation chez Holcim », résume Miljan Gutovic, CEO de Holcim. « Je me réjouis d’accueillir l’ensemble des 250 collaborateurs du groupe Cand-Landi et d’investir ensemble dans notre prochain chapitre de croissance »

  • Nouveau master sur le changement urbain

    Nouveau master sur le changement urbain

    A partir du semestre d’automne 2025, la Faculté d’architecture, d’ingénierie civile et environnementale(ENAC) de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne(EPFL) proposera un master sur les défis du changement urbain. Un master en systèmes urbains doit permettre aux étudiants de l’ENAC de devenir des spécialistes de l’adaptation des villes et des zones environnantes au changement climatique, peut on lire dans un communiqué de presse de l’EPFL.

    Face au changement climatique, la Suisse doit se doter d’experts en gestion urbaine au sens large, explique-t-on à l’EPFL. Le nouveau master a été développé en collaboration avec des professionnels. Il offre aux diplômés du bachelor ENAC en génie civil et en ingénierie de l’environnement la possibilité de se spécialiser dans le changement durable des villes et des zones environnantes, poursuit le communiqué. Le master est également ouvert à d’autres disciplines connexes, y compris l’architecture, à condition qu’elles en fassent la demande.

    Le programme comporte trois spécialisations : Mobilité et transport dans un climat changeant, Transitions durables dans les systèmes urbains et Santé et bien-être dans l’environnement urbain.

    À la fin du programme, les étudiants obtiennent un Master of Science MSc in Urban Systems de l’EPFL. Ce diplôme leur permet de porter le titre d’ingénieur qualifié EPF.

  • La Suisse, pionnière de l’économie circulaire dans le secteur de la construction

    La Suisse, pionnière de l’économie circulaire dans le secteur de la construction

    Le secteur suisse de la construction subit une transformation vers une conomie circulaire. Actuellement, environ 21% des entreprises ont intégré
    des activités commerciales circulaires dans leur modèle. Ces mesures visent
    principalement à réduire la consommation de matériaux et l’impact environnemental du processus de production. Une étude approfondie démontre que la Suisse est particulièrement bien placée, en raison de sa capacité d’innovation, pour mettre en oeuvre avec succès des mesures circulaires et s’assurer ainsi des avantages concurrentiels évidents.

    Bien que les progrès en matière d’économie circulaire varient d’un secteur à l’autre, ce sont surtout l’électronique, l’industrie pharmaceutique et l’industrie automobile qui font figure de pionniers en Suisse. Le secteur de la construction est toutefois confronté à des défis spécifiques : La mise en oeuvre est complexe d’un point de vue organisationnel et très
    différente d’une région à l’autre en termes de disponibilité des ressources financières et de la demande. Un autre obstacle est le niveau de sensibilisation souvent faible et les inquiétudes concernant
    la rentabilité de telles mesures.

    Les avantages écologiques de l’économie circulaire dans la construction sont pourtant évidents. En Suisse, ce secteur génère plus de 80 % de tous les
    déchets et est responsable d’environ la moitié des émissions de CO² d’un bâtiment moyen. Des mesures de planification précoces permettent de minimiser considérablement ces effets négatifs. Cela comprend la prise en compte du cycle de vie des matériaux et de leur déconstruction, en utilisant des matériaux recyclables et modulaires.

    Les avantages économiques commencent également à se faire sentir. Malgré
    des coûts initialement plus élevés, la valeur marchande de ces bâtiments dépasse celle des objets comparables. Les initiatives politiques telles que les initiatives parlementaires soutiennent l’économie circulaire dans la conception et la déconstruction des bâtiments. La planification stratégique par les maîtres d’ouvrage, l’utilisation de produits recyclables et les innovations technologiques telles que le béton absorbant le CO² sont essentielles pour promouvoir cette pratique durable. La Circular Building Initiative (CBI) Booster d’Innosuisse joue un rôle clé en réunissant différents acteurs et en encourageant les projets circulaires.

    Cette approche globale sera décisive pour transformer durablement le secteur de la construction et renforcer encore la Suisse en tant que région modèle pour l’économie circulaire dans la construction.

  • Efficacité des ressources grâce à la moyenne tension dans le photovoltaïque

    Efficacité des ressources grâce à la moyenne tension dans le photovoltaïque

    La transformation du système énergétique nécessite des quantités considérables de matières premières telles que le cuivre et l’aluminium. Une approche prometteuse pour économiser ces ressources est le passage de la basse tension à la moyenne tension dans la production d’énergie renouvelable. L’Institut Fraunhofer pour les systèmes énergétiques solaires (ISE) identifie un énorme potentiel d’économies grâce à des tensions de système plus élevées, en particulier pour les grandes centrales photovoltaïques, et prévoit de lancer les premiers projets pilotes ainsi qu’une large commercialisation.

    Avantages de tensions de système plus élevées
    Une augmentation de la tension de système de 800 VAC à 1.500 VAC entraîne une réduction de la section des câbles d’environ 75 pour cent. Cela facilite la pose et le raccordement, ce qui réduit les coûts d’installation. Andreas Hensel, chef de groupe « Electronique haute performance et ingénierie des systèmes » à l’Institut Fraunhofer ISE, souligne les économies possibles : « Après la baisse de 90 pour cent des coûts des modules photovoltaïques depuis 2010, l’installation et les composants d’équilibre du système offrent désormais les plus grands leviers d’économie »

    De plus, le passage à la moyenne tension permet d’augmenter la puissance des sous-systèmes. Avec une tension de 1.500 V, il est déjà possible d’obtenir 10 à 12 MVA dans un transformateur au lieu des 3 à 5 MVA habituels aujourd’hui. Cela réduit le nombre de transformateurs et de postes électriques nécessaires, ce qui diminue encore les coûts de construction et d’installation.

    Avancées technologiques et premiers succès
    Les progrès dans le domaine de la moyenne tension ont été rendus possibles par le développement de composants en carbure de silicium à haute barrière et à haute vitesse de commutation. Les composants SiC jusqu’à 3,3 kV sont désormais prêts à être commercialisés. Dans le cadre du projet « MS-LeiKra », le Fraunhofer ISE a développé et mis en service avec succès en 2023 le premier onduleur à chaîne MS-PV au monde. L’onduleur atteint une tension de sortie de 1 500 VAC pour une puissance de 250 kVA. « Sur le plan technologique, les jalons sont posés et il s’agit maintenant de savoir qui seront les premiers acteurs de ce marché prometteur », explique Christian Schöner, chef de projet « Moyenne tension » au Fraunhofer ISE. Une première installation photovoltaïque pilote basée sur cet onduleur est déjà en cours de planification.

    Coopération pour une percée
    En avril, un consortium européen a été formé, réunissant des représentants de tous les métiers impliqués dans une centrale photovoltaïque à grande échelle. L’objectif est d’étudier et de surmonter ensemble les conditions technologiques et normatives nécessaires au passage à la moyenne tension. « En tant que consortium puissant, nous pouvons aborder ensemble les obstacles existants et obtenir une optimisation pour la centrale complète », explique Christian Schöner.

    Perspectives d’avenir et domaines d’application
    Les centrales photovoltaïques à grande échelle ne sont qu’un début. La technologie de la moyenne tension offre également un potentiel pour les infrastructures de charge, les réseaux industriels, les pompes à chaleur à grande échelle, le stockage sur batterie, les électrolyseurs et les éoliennes. Des tensions de système plus élevées permettent non seulement de réaliser d’importantes économies de matériaux, de coûts et de surface, mais aussi de nouvelles architectures de systèmes de centrales électriques hybrides régénératives. Celles-ci peuvent être reliées entre elles via la moyenne tension et assurer ainsi un approvisionnement énergétique efficace et durable.

  • Faciliter la construction dans les zones bruyantes

    Faciliter la construction dans les zones bruyantes

    Dans le cadre de la révision de la loi sur la protection de l’environnement, la CEATE-N souhaite simplifier la construction dans les zones exposées au bruit. En principe, dans les nouveaux logements, au moins la moitié des pièces sensibles au bruit doivent disposer d’une fenêtre respectant les valeurs limites de bruit. Des allègements sont possibles si des aérations contrôlées sont installées ou si un espace extérieur calme et privatif est disponible. Ces réglementations visent à créer un équilibre entre la densification et la protection contre le bruit.

    Positions du Conseil national et du Conseil des États
    Le Conseil des États propose que, pour les logements équipés d’une ventilation contrôlée, les valeurs limites ne doivent plus être respectées à aucune fenêtre ouverte. La CEATE-N estime toutefois que la version du Conseil national est plus équilibrée, car elle offre une solution pragmatique pour faire face à la pénurie de logements. Elle souligne que les permis de construire ne seront accordés que si les bâtiments répondent à des exigences renforcées en matière d’isolation acoustique et que les mesures visant à limiter les émissions de bruit restent obligatoires.

    Pas de réduction des prescriptions de protection contre le bruit dans les zones de bruit des avions
    La CEATE-N renonce à des valeurs limites spécifiques pour le bruit des avions et se rallie au Conseil des Etats. Ainsi, aucune autre adaptation légale ne devrait être nécessaire pour permettre des constructions à proximité des aéroports. La commission ne prévoit pas de restrictions supplémentaires pour les communes en ce qui concerne l’abaissement de la limite de vitesse.

    Assainissement des sites contaminés et taxe d’incitation sur les COV
    Dans le domaine de l’assainissement des sites contaminés, la CEATE-N maintient que les propriétaires doivent prendre en charge les frais d’investigation et d’assainissement des aires de jeux et des jardins privés. En outre, la commission propose d’étudier des alternatives à la taxe d’incitation sur les COV et demande au Conseil fédéral de procéder à une analyse approfondie.

    Loi sur la géoinformation et recherche énergétique
    La CEATE-N a décidé de renvoyer le projet de modification de la loi sur la géoinformation au Conseil fédéral pour un examen approfondi. Dans le domaine de la recherche énergétique, il est prévu d’harmoniser la période de crédit du programme SWEETER avec la période de validité de quatre ans du message FRI.

    Approbation de la réserve d’électricité
    La commission entre sans opposition en matière sur la modification de la loi sur l’approvisionnement en électricité et souligne l’importance d’un approvisionnement en électricité sûr, même dans des situations extrêmes. Elle examinera de manière approfondie le concept de réserve d’électricité et analysera différentes variantes afin de garantir la sécurité de l’approvisionnement tout en minimisant l’impact sur l’environnement et les coûts.

    La CEATE-N recommande en outre au Conseil fédéral de mettre en place des incitations plus fortes pour la création de communautés locales d’électricité et de les décharger des redevances d’utilisation du réseau. La séance a été présidée par le conseiller national Christian Imark et s’est déroulée en partie en présence du conseiller fédéral Albert Rösti.

  • Un projet modèle pour la Suisse Revalorisation écologique de la Sihl

    Un projet modèle pour la Suisse Revalorisation écologique de la Sihl

    Il y a plus d’un siècle, les rivières et les ruisseaux ont été rectifiés et aménagés en de nombreux endroits de Suisse afin d’assurer une protection contre les inondations et de gagner du terrain supplémentaire. En l’état actuel des connaissances, on se rend compte que cela a eu des conséquences néfastes pour la nature. Ces cours d’eau autrefois dynamiques et diversifiés sont devenus des bandes d’eau écologiquement appauvries et monotones. La situation est similaire dans la forêt de la Sihl, dont les habitats semi-naturels pour la faune et la flore ont en grande partie disparu. La migration des poissons est également considérablement entravée par ces mesures de construction. Le projet de revitalisation actuel s’attaque à ce problème afin de redonner à l’espace fluvial sa dynamique et sa diversité.

    Focalisation sur le tronçon du projet dans la forêt de la Sihl
    Le cœur du projet de revitalisation est l’espace fluvial situé près du terminus de la Sihlwald du chemin de fer Sihltal-Zurich-Uetliberg et du centre des visiteurs du Wildnispark Zurich. D’une longueur d’environ 1,8 kilomètre, ce tronçon joue un rôle clé dans la planification de la revitalisation du canton de Zurich et bénéficie de la plus haute priorité. L’objectif est de revaloriser cette zone fluviale sur le plan écologique et de créer ainsi de nouveaux habitats de qualité qui revêtent une grande importance, notamment pour la faune et la flore.

    Grâce à la revitalisation prévue, les responsables espèrent jouer un rôle de pionnier dans le développement naturel des cours d’eau, tout en augmentant la valeur récréative de proximité pour la population. Cette approche intégrative doit servir de modèle pour des projets similaires dans d’autres régions de Suisse.

    Plus de dynamique, plus de structure, plus d’habitats
    Les aménagements actuels des berges de la Sihl seront en grande partie supprimés. De nouveaux éléments structurels tels que des îles, de grosses pierres ainsi que davantage de branches et de rhizomes rendront la rivière plus diversifiée et plus dynamique qu’aujourd’hui. Grâce à une nouvelle rampe à poissons, la Sihl sera plus accessible aux poissons et autres organismes aquatiques. De plus, de nouveaux étangs ainsi que des prairies humides et maigres sont prévus. Toutes ces mesures créent de nouveaux habitats variés pour les animaux et les plantes et augmentent ainsi la biodiversité.

    Sur la rive droite du fleuve, une zone sera désormais réservée à la nature. Cette zone de tranquillité dans une zone de loisirs très appréciée permettra aux animaux de trouver des refuges protégés. Le martin-pêcheur, par exemple, qui est très sensible aux perturbations pendant la période de reproduction, en profitera.

    Renforcement de la qualité de séjour
    La revitalisation rend également l’espace fluvial plus attrayant pour les gens. Des possibilités de séjour au bord de la rivière et des étangs accessibles offrent aux visiteurs un aperçu de la nature.

    Afin de créer une zone de tranquillité pour la nature sur la rive droite, le chemin actuel en aval du centre d’accueil sera déplacé sur la rive gauche. Les voies piétonnes et cyclables y seront désormais séparées. Les deux usagers auront ainsi plus d’espace. Le long du nouveau chemin piétonnier varié sur la rive gauche, la végétation sera régulièrement éclaircie. Cela permet d’avoir des vues intéressantes sur la rive sauvage opposée. De petits sentiers mènent à la rivière et à des sièges naturels au bord de l’eau. Le pont situé près du centre des visiteurs sera démonté.

    Projet commun du canton et des CFF
    La revitalisation de la Sihl est un projet commun du canton de Zurich et des CFF. Elle fait partie des mesures environnementales prises dans le cadre de la nouvelle concession pour la centrale hydroélectrique d’Etzelwerk des CFF. En outre, le fonds naturemade star d’ewz ainsi que la Confédération apportent des contributions financières.