Catégorie : Durabilité

  • Des chercheurs plaident pour un changement de paradigme dans la planification des bâtiments et de l’énergie

    Des chercheurs plaident pour un changement de paradigme dans la planification des bâtiments et de l’énergie

    Matthias Sulzer, du Laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche(Empa), et son collègue Michael Wetter, du Lawrence Berkeley National Laboratory en Californie, militent pour un changement de paradigme dans la planification des bâtiments et des systèmes énergétiques. « En raison de la complexité et de la flexibilité requise des futurs systèmes énergétiques ainsi que de l’urgence d’un changement, les processus de planification actuels ne sont pas adaptés », explique dans un communiqué de l’Empa le professeur Sulzer, qui dirige le département Urban Energy Systems de l’Empa et mène en parallèle des recherches au Lawrence Berkeley National Laboratory. « Il y a peu ou pas d’interaction entre les disciplines pour concevoir des bâtiments ou des infrastructures énergétiques comme un système global »

    Sulzer et Wetter plaident pour que la conception dite « basée sur la plate-forme » (platform-based design), développée pour l’automatisation de la production de puces, soit appliquée à la planification de systèmes de bâtiments et d’énergie. La méthodologie se base sur différents niveaux d’abstraction permettant d’analyser et d’optimiser globalement des systèmes qui s’influencent mutuellement. À chaque niveau, des modèles universels sont créés, qui indiquent comment définir et construire un système. Les différents modèles peuvent ensuite être combinés individuellement dans la pratique. Un tel changement de paradigme pourrait « révolutionner nos processus de planification, de construction et d’exploitation et favoriser la numérisation et l’automatisation, qui sont essentielles pour atteindre nos objectifs ambitieux de décarbonisation », estime Sulzer.

  • La SAK et Tisca mettent en service une installation photovoltaïque

    La SAK et Tisca mettent en service une installation photovoltaïque

    Gallisch-Appenzellische Kraftwerke AG(SAK) de Saint-Gall et le fabricant de textile Tisca de Bühler AR ont mis en service une grande installation photovoltaïque. Comme l’indique un communiqué, la SAK a installé des panneaux solaires d’une surface de 4250 mètres carrés sur les toits reconstruits des halles de production de Tisca sur le site d’Urnäsch. Pour Tisca, la construction ainsi que l’entretien de l’installation solaire ne nécessitaient aucune participation aux frais, mais l’entreprise est liée au refinancement par un contrat photovoltaïque. Tisca reçoit de l’électricité solaire à un prix fixe à partir de l’énergie électrique produite sur sa propre propriété. Les deux entreprises contribuent ainsi à la mise en œuvre de la stratégie énergétique 2050.

    « Dans le cadre du contrat photovoltaïque, le propriétaire d’un bâtiment commercial ou industriel met son toit à disposition pour un développement photovoltaïque. La SAK finance et assume la responsabilité de la planification, de la construction et de l’entretien », explique Ralph Egeter, responsable du développement de projets à la SAK, cité dans le communiqué. « Une fois le projet terminé, les entreprises peuvent utiliser l’électricité solaire produite simultanément par l’installation en autoconsommation à un prix fixe dans leur propre entreprise. En compensation de l’utilisation de leur toit, les entreprises reçoivent une quantité définie d’énergie solaire à un tarif nul, en fonction de la taille de l’installation. Avec cet engagement, nous donnons au commerce et à l’industrie une occasion simple et avantageuse d’investir dans l’avenir énergétique de la Suisse orientale »

    SAK a installé au total trois systèmes photovoltaïques chez Tisca. Celle qui vient d’être mise en service est actuellement la plus grande du canton d’Appenzell Rhodes-Extérieures.

  • L’UIOM Linth reçoit un prix spécial pour son projet de capture du CO2

    L’UIOM Linth reçoit un prix spécial pour son projet de capture du CO2

    L’usine d’incinération des ordures ménagères de Linth(KVA Linth) a reçu un prix spécial d’InfraWatt. L’association vaudoise pour la valorisation énergétique des eaux usées, des déchets, des rejets thermiques et de l’eau potable a ainsi récompensé le projet de l’UIOM Linth de construire d’ici 2029 une grande installation de captage et de stockage du dioxyde de carbone, peut on lire dans un communiqué de presse.

    De telles installations CCS (Carbon Capture and Storage) permettent de filtrer le dioxyde de carbone de l’air de combustion et de l’acheminer vers des réservoirs spécialement conçus à cet effet. Dans ce cas, le CO2 capté dans l’installation de l’UIOM Linth est comprimé et liquéfié à basse température avant d’être transporté dans des wagons-citernes. L’installation de captage de l’UIOM Linth devrait atteindre un rendement de 90%, ce qui correspond à environ 15,5 tonnes de CO2 capté par heure. A l’achèvement de l’installation en 2029, 120 000 tonnes de dioxyde de carbone pourront ainsi être captées et stockées chaque année pour 8000 heures de fonctionnement.

    Le projet est élaboré en collaboration avec l’UIOM Linth et le Centre pour l’utilisation durable des déchets et des ressources. Toutes les étapes de développement seront rendues accessibles de manière transparente à toutes les UIOM de Suisse, qui pourront alors mettre en œuvre les technologies correspondantes.

  • Stockage durable du CO2 dans les centrales à béton

    Stockage durable du CO2 dans les centrales à béton

    L’usine de gravier et de béton de Ch. Gerster AG est la première entreprise du Liechtenstein à proposer le procédé de Neustark pour le stockage du CO2. Le CO2 est minéralisé sur place dans les granulés de béton de Gerster, appelés Granulit, qui sont eux-mêmes obtenus à partir de béton de démolition. Ce granulat entre également dans la composition du béton recyclé Rainulit de Gerster. « Nous présentons ainsi une solution pour réduire les émissions de CO2 dans le secteur de la construction », indique Gerster dans un communiqué.

    Dans l’installation développée par l’entreprise bernoise ClimateTech Neustark, le CO2 gazeux d’origine biologique réagit avec la chaux qui s’est formée lors de la production du ciment. Ce processus de minéralisation produit à nouveau du calcaire. Comme le CO2 ne serait libéré qu’à une température de plus de 700 degrés, il reste lié de manière permanente dans le calcaire et est donc durablement éliminé de l’air. Selon un communiqué de Neustark, l’installation de Ch. Gerster AG peut stocker durablement 100 tonnes de CO2 par an.

    Avec désormais 19 installations de captage et de stockage, Neustark transforme le plus grand flux de déchets au monde – le béton de démolition – et d’autres déchets minéraux en puits de carbone. Selon ses propres informations, la société issue de l’École polytechnique fédérale de Zurich(EPFZ) a jusqu’à présent éliminé durablement 1719 tonnes de CO2 de l’air. Son objectif est d’atteindre 1 million de tonnes en 2030.

  • La révolution du ciment grâce à la structure nacrée

    La révolution du ciment grâce à la structure nacrée

    Contrairement au verre, au bois et à l’acier, le ciment est par nature fragile et peu flexible s’il n’est pas renforcé. Cela limite considérablement ses possibilités d’utilisation dans les structures porteuses. Bien qu’il existe déjà des méthodes pour améliorer la ténacité à la rupture et la ductilité du ciment, par exemple en ajoutant des renforts en polymère, en verre ou en métal, celles-ci n’augmentent que très peu l’absorption d’énergie et la résistance à la rupture.

    Un matériau composite inspiré de la nacre
    L’équipe de l’université de Princeton a découvert que l’alternance de couches de polymère fin et de pâte de ciment à motifs augmentait la ductilité. Le composite mis au point imite la structure de la nacre, une substance que l’on trouve dans certains coquillages et qui est connue pour sa solidité et sa flexibilité. La nacre est composée à plus de 95 % de carbonate de calcium et jusqu’à 5 % de matière organique. Cette combinaison unique confère à la nacre sa remarquable résistance mécanique.

    Mécanismes de la structure de la nacre
    La nacre est un biominéral composé de plaquettes d’aragonite reliées par un biopolymère souple. Cette structure de mortier de brique 3D permet aux plaquettes de glisser et de se déformer, ce qui absorbe l’énergie et augmente la ténacité. Cette synergie entre les composants durs et souples est essentielle pour obtenir les propriétés mécaniques remarquables de la nacre.

    Application des principes aux composites cimentaires
    Les chercheurs de l’université de Princeton ont utilisé des matériaux de construction traditionnels comme le ciment Portland et des polymères pour développer un composite similaire. Ils ont superposé des plaques de ciment-colle avec du polyvinylsiloxane, un polymère flexible, pour créer des poutres multicouches. Celles-ci ont été soumises à un test de flexion entaillé en trois points pour vérifier leur résistance à la fissuration. Les résultats ont montré que ces matériaux composites ont atteint une ténacité à la rupture 17 fois supérieure et une ductilité 1791 pour cent supérieure à celle du ciment solide.

    Perspectives d’avenir et optimisation
    Les chercheurs prévoient d’explorer différents matériaux souples pour des infrastructures plus résistantes et d’optimiser les formes des rainures pour une meilleure intégration des défauts. Ils prévoient également de développer des méthodes de production par des procédés intégrés de stratification au laser ou de fabrication additive. Ces avancées pourraient révolutionner l’industrie de la construction et élargir considérablement l’utilisation du ciment dans les structures porteuses.

    Le composite cimentaire récemment développé, inspiré de la structure de la nacre, offre une solution prometteuse pour améliorer les propriétés mécaniques du ciment. Avec une résistance à la fissuration et une ductilité exceptionnelles, ce composite représente une innovation majeure qui a le potentiel de transformer durablement l’industrie de la construction.

  • Changement de paradigme dans la planification énergétique

    Changement de paradigme dans la planification énergétique

    De nombreux pays se sont engagés à atteindre la neutralité climatique d’ici 2050. Pour les systèmes de construction et d’énergie, cela implique une transition rapide des énergies fossiles vers les énergies renouvelables et une plus grande interconnexion entre les différents secteurs. Les bâtiments, la mobilité, l’industrie ainsi que l’électricité, la chaleur et les combustibles synthétiques doivent interagir et être planifiés de manière intégrée. Matthias Sulzer de l’Empa et Michael Wetter du Lawrence Berkeley National Laboratory affirment que les processus de planification actuels ne répondent pas à cette complexité et qu’un changement de paradigme est donc nécessaire.

    Processus de planification actuels – une pensée en silo
    Les processus de planification actuels sont organisés par disciplines, ce qui conduit à des résultats inefficaces et sous-optimaux. Les ingénieurs et les architectes travaillent les uns après les autres, au lieu de collaborer de manière interdisciplinaire. Cette approche linéaire, de type « cascade », laisse peu de place aux itérations et à l’optimisation du système global. Sulzer souligne que cette approche n’est plus suffisante pour répondre aux exigences des futurs systèmes énergétiques flexibles.

    Inspiration de l’industrie des puces
    Sulzer et Wetter proposent une approche de planification inspirée de l’industrie des puces. Alberto Sangiovanni-Vincentelli, scientifique en électronique et en informatique, a révolutionné la fabrication des puces avec son « Platform-based Design ». Ce concept utilise différents niveaux d’abstraction pour analyser et optimiser les systèmes de manière globale et crée des modèles universels pouvant être combinés de manière modulaire. Ce modèle pourrait également être appliqué aux systèmes de construction et d’énergie afin d’automatiser et de modulariser la planification.

    Avantages d’un processus de planification basé sur des modèles
    Un processus de planification basé sur des modèles impliquerait l’utilisation de modèles non seulement pour l’analyse, mais aussi pour la spécification et la construction de systèmes. Ces plans pourraient être combinés de manière modulaire afin de déterminer clairement la conception et la fonctionnalité d’un système. Cela révolutionnerait les processus de planification, de construction et d’exploitation et favoriserait la numérisation et l’automatisation nécessaires pour atteindre les objectifs ambitieux de décarbonisation.

    Projet pilote à l’Empa
    Le projet européen GOES, dirigé par l’Empa, est une première étape vers l’application de la « conception basée sur une plate-forme » dans le secteur de l’énergie. Sur le campus de l’Empa à Dübendorf, une installation pilote de 144 sondes géothermiques est développée comme première application de ce concept. L’objectif est de définir les différents niveaux d’abstraction de la prise de décision et de standardiser les interfaces.

    La mise en œuvre d’un processus de planification automatisé et modulaire est essentielle pour atteindre la neutralité climatique d’ici 2050. Sulzer et Wetter sont convaincus que ce changement de paradigme améliorera considérablement la flexibilité et l’efficacité des systèmes énergétiques. Cette approche offre une solution prometteuse pour relever les défis de la décarbonisation et garantir la sécurité d’approvisionnement.

  • Vision Territorial Transfrontalière 2050

    Vision Territorial Transfrontalière 2050

    L’agglomération genevoise est confrontée à la tâche complexe de gérer efficacement l’espace disponible tout en faisant face à une croissance démographique continue. La transition écologique nécessite une approche innovante qui tienne compte des spécificités géographiques et d’accessibilité des régions afin de gérer au mieux les effets de la croissance démographique.

    Dans toutes les régions concernées, les mesures doivent être adaptées avec précision aux conditions locales et soutenues par la population dans son ensemble afin de respecter les engagements environnementaux. Ces mesures sont adaptables et peuvent être transférées d’une région à l’autre grâce à un dialogue continu.

    C’est dans ce contexte que les cantons de Genève et de Vaud, en collaboration avec le Pôle métropolitain Genevois français, ont pris l’initiative de lancer une démarche de transition écologique sous le nom de «Vision territoriale transfrontalière 2050». Cette vaste démarche exploratoire vise à redéfinir l’aménagement du territoire et à l’adapter aux défis écologiques.
    L’aménagement du territoire joue un rôle central dans le développement de la région pour répondre aux besoins des 400 000 personnes supplémentaires attendues d’ici 2050. Cela représente un défi, en particulier compte tenu de l’espace limité à Genève et de la nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre.

    Des stratégies sont actuellement en cours d’élaboration à Genève pour faire face à cette augmentation tout en maintenant un cadre de vie de qualité et durable. Les objectifs de ces stratégies comprennent la réduction des émissions de gaz à effet de serre, l’adaptation au changement climatique et la protection de la biodiversité.

    Le projet «Vision Territoriale Transfrontalière 2050» a déjà donné lieu à une feuille de route participative qui a été adoptée par le Conseil d’État fin 2021. Basée sur l’état d’urgence climatique, le plan climat cantonal et la charte «Grand Genève en transition» de 2022, cette feuille de route définit les étapes et les méthodes des travaux préparatoires qui seront intégrés dans les prochains documents d’aménagement du territoire.

    Cette approche axée sur le projet et la pratique implique fortement les acteurs locaux, notamment les communes et les associations, et favorise un ancrage local profond qui facilite la mise en œuvre ultérieure. Les scénarios spatiaux développés par des équipes transdisciplinaires permettent d’élaborer progressivement une vision commune. La pertinence de cette vision est évaluée localement dans le cadre de groupes de discussion et, si elle est concluante, elle peut être mise en œuvre à plus grande échelle. Cette approche itérative conduit à un développement dynamique des concepts territoriaux, qui sont continuellement affinés et adaptés aux besoins régionaux. Ainsi, la vision globale donne naissance à un projet de territoire cohérent et commun qui renforce les identités locales.

    La version finale de la vision territoriale transfrontalière 2050 devrait être disponible cet été 2024. D’ores et déjà, un bilan intermédiaire permet de tirer les premières conclusions et de dessiner les contours de la vision. Dans les stratégies d’aménagement du territoire, des concepts tels que le «plafond écologique» et le «fondement social», inspirés de la théorie du donut de Kate Raworth, sont centraux. Ce changement de perspective place le monde vivant et ses écosystèmes au premier plan de la planification. D’autres aspects, tels que la densification et le réaménagement des espaces urbains, favorisent les trajets courts et l’utilisation efficace des ressources, ce qui, au final, réduit le besoin de mobilité et contribue à un développement urbain durable.

    Cette approche globale et spécifique à la région garantit que le Grand Genève joue un rôle de premier plan dans l’aménagement durable du territoire, non seulement en tant que partie de la Suisse, mais aussi dans un contexte européen plus large. La Vision 2050 transfrontalière apporte ainsi une contribution décisive à l’adaptation et à l’amélioration continues du projet de territoire suisse.

  • Andreas Bühler dirige Zürioberland

    Andreas Bühler dirige Zürioberland

    La promotion économique de Zürioberland a un nouveau président : Lors de la 2e assemblée générale du 6 juin, le maire de Hinwil Andreas Bühler a été élu pour succéder à Ruedi Rüfenacht, informe Zürioberland dans un communiqué. Rüfenacht quitte son poste conformément aux statuts suite à sa démission en tant que président de la ville de Wetzikon. Le comité directeur de Zürioberland est convaincu « qu’Andreas Bühler, en tant que bâtisseur de ponts couronné de succès et Zurichois pur sang, est la personne idéale pour ce poste », indique le communiqué.

    L’assemblée générale a été suivie du Zürioberland Forum. Mikula Gehrig, responsable du développement du site et directeur de The Valley à Kemptthal, y a présenté la transformation de l’ancien site Maggi en un campus de recherche et de services. Selon le communiqué, Gehrig a souligné à cette occasion l’importance d’une vision à long terme pour un tel projet.

    Dans un discours d’inspiration, le neuroscientifique et psychologue Lutz Jäcke a appelé les quelque 150 participants au forum à oser un changement de perspective pour acquérir de nouvelles connaissances. Dominic Käslin, membre du comité consultatif du réseau d’innovation de Suisse orientale INOS et professeur à la Haute école spécialisée des Grisons, a animé un atelier sur le thème de la négociation. Il a permis d’analyser les styles de négociation, de discuter de solutions pratiques et d’expérimenter des stratégies pour des négociations réussies.

  • Publication d’une étude sur la propriété du logement en Suisse

    Publication d’une étude sur la propriété du logement en Suisse

    Houzy, une plateforme pour les propriétaires de logements basée à Zurich, a commandé et publié une étude récente. Comme l’indique un communiqué, l’entreprise souhaitait collecter des données sur le comportement actuel et futur des propriétaires de logements en Suisse. Pour cette étude représentative, 80 000 ménages ont été interrogés en ligne par Houzy. 1906 propriétaires de maisons et d’appartements ont répondu au questionnaire entre janvier et fin mars 2024. Parmi eux, les trois quarts étaient des propriétaires de maisons et un quart des propriétaires d’appartements.

    L’étude se concentre sur les domaines de la rénovation, du chauffage et de l’approvisionnement en énergie. Il en ressort que 69,4 % de tous les propriétaires de logements ont fait appel à des services d’artisans l’année dernière. Le volume moyen des commandes s’élevait à 15 000 francs suisses.

    Outre les rénovations, l’attention s’est également portée sur les chauffages alternatifs. 5 % des propriétaires prévoient de moderniser leur système de chauffage en 2024 et de trouver des alternatives aux combustibles fossiles. A cet égard, 33,5 % des ménages qui se chauffent encore au fioul et 8,85 % de ceux qui se chauffent au gaz prévoient de changer de système de chauffage. Un dixième des propriétaires suisses prévoient d’installer des panneaux solaires cette année afin de produire au moins une partie de l’électricité dont ils ont besoin.

    Les intentions de vendre leur logement ont également été examinées. Un septième des propriétaires interrogés ont fait part de telles intentions. vingt pour cent d’entre eux souhaitent vendre leur logement en 2024. En extrapolant, cela signifie que 3,2% des maisons et appartements en Suisse seront mis sur le marché cette année, selon le communiqué.

  • Les modules Meyer Burger récompensés en tant que « Top Performer

    Les modules Meyer Burger récompensés en tant que « Top Performer

    PVEL a placé les modules haute performance de Meyer Burger dans la catégorie la plus élevée de sa liste actuelle des meilleurs performers. C’est ce qu’a annoncé le 5 juin le laboratoire indépendant nord-américain de tests de fiabilité et de performance des modules solaires lors de la publication de son 10e Annual PV Module Reliability Scorecard.

    Selon Meyer Burger, ces tests portent sur le portefeuille de produits actuel de Meyer Burger et sur le futur module utilitaire qui sera fabriqué sur le site de Goodyear en Arizona. Ces tests sont effectués dans sept catégories différentes, notamment en ce qui concerne les effets de la température et de l’humidité, l’impact de la charge mécanique et de la grêle, ainsi que tous les mécanismes de dégradation pertinents.

    Meyer Burger a rejoint seulement huit autres fabricants dans la liste des fabricants ayant obtenu les meilleures notes dans les sept catégories. Selon Meyer Burger, PVEL effectue des tests qui vont bien au-delà des normes IEC et UL.

    « Nous pouvons être fiers d’avoir obtenu un si bon résultat dès notre première participation au test PVEL », a déclaré Madlen Apel, responsable de la gestion des produits. « Ce succès reflète de manière impressionnante notre souci de la qualité et notre leadership technologique dans l’industrie et témoigne de manière indépendante de la confiance dans nos produits pour tous nos clients et investisseurs »

  • Cycle et protection du matériau naturel qu’est le bois

    Cycle et protection du matériau naturel qu’est le bois

    Le bois, l’homme et la nature en circuit
    Le cycle naturel ne connaît pas le gaspillage. Les arbres morts sont décomposés par des champignons, des micro-organismes et des insectes. La chaleur et un taux d’humidité du bois supérieur à 20% accélèrent ce processus. En l’absence de ces facteurs, la décomposition peut prendre des siècles. Les objets funéraires égyptiens en bois ont résisté à 3500 ans, tout comme de nombreuses maisons en bois en Suisse qui ont des centaines d’années. Un exemple de bâtiment ancien en bois en Europe est la maison Nideröst de Schwyz, vieille de 800 ans, dont le cœur date de 1176.
    Prévention du bois
    Pour protéger le bois des parasites et des champignons, il est essentiel de maintenir son humidité en dessous de 20% et de le garder sec. La protection constructive du bois permet au bois d’être utilisé dans des environnements humides en le laissant sécher rapidement après avoir été mouillé. La protection commence dès la conception par des mesures contre les effets de l’humidité. Les auvents et les plinthes bien conçues protègent efficacement contre l’humidité, et des détails précis sur les fenêtres et les balcons sont essentiels pour une durabilité à long terme.

    Résistance naturelle vs. protection chimique
    En cas d’exposition accrue, vous pouvez opter pour une essence de bois avec une résistance naturelle. Le bois de cœur, qui est conservé avec des substances naturelles, est plus durable que l’aubier, qui est enrichi en sucres et en nutriments. Il existe des peintures de protection transparentes à opaques, particulièrement nécessaires pour les éléments extérieurs tels que les fenêtres. Dans les zones protégées et les intérieurs où l’humidité du bois est inférieure à 20%, aucune protection chimique du bois n’est nécessaire. Cependant, si le taux d’humidité dépasse la résistance naturelle et qu’il n’existe pas de solutions constructives, il reste en dernier recours l’utilisation de produits chimiques de préservation du bois. Aujourd’hui, les imprégnations sous pression colorées sans chrome constituent une solution écologique pour la protection chimique du bois.

    Modification de la structure moléculaire
    Le traitement du bois vise à modifier la structure moléculaire du matériau de manière à ce qu’il soit plus difficile pour les micro-organismes et les insectes de dégrader le bois. De même, l’absorption d’eau est réduite. Le bois thermique est obtenu par un chauffage intensif à des températures comprises entre 170°C et 250°C pendant 24 à 48 heures. Le bois acétylé est obtenu par imprégnation sous pression avec de l’anhydride acétique, tandis que le bois furfurylé est obtenu avec de l’alcool furfurylique. Le bois thermique a une odeur de fumée après sa fabrication, tandis que le bois acétylé a une odeur d’acide acétique. Le bois modifié présente des propriétés statiques, optiques et hygroscopiques modifiées.

    Les façades comme bouclier
    L’enveloppe extérieure d’un bâtiment, également connue sous le nom de façade, ne sert pas seulement à décorer, mais aussi et surtout à protéger. En fonction de l’emplacement et de l’orientation du bâtiment, la façade est exposée à différentes influences climatiques. Une façade réalisée dans les règles de l’art protège la structure du bâtiment des dommages causés par les effets mécaniques et l’humidité, évacue l’eau et assure ainsi un séchage rapide des éléments en bois. Les façades ventilées favorisent également le séchage du revêtement de façade et de la structure porteuse.

    Processus de pré-grisonnement
    Les rayons UV et les radicaux libres décomposent la lignine et la cellulose du bois, ce qui entraîne le lessivage de la lignine et laisse apparaître de la cellulose claire. Sur les façades exposées aux intempéries, un film microscopique de champignons gris se forme, ce qui entraîne une coloration grise irrégulière. C’est pourquoi les façades sont souvent pré-grisées afin de garantir une couleur grise uniforme.

    Traitements pour les façades en bois
    Les traitements de pré-grisonnement se sont avérés être une méthode efficace pour que les façades directement exposées aux intempéries s’adaptent dès le départ à la couleur vieillie. Cela permet de combler les grandes différences de couleur pendant le processus de vieillissement des surfaces non traitées. Il existe plusieurs variantes de traitements pré-grisonnants aux propriétés différentes. Dans les endroits particulièrement protégés et fortement exposés au soleil, les traitements prégrisonnants ont tendance à redevenir bruns au fil du temps.

    Vieillissement naturel des façades en bois
    Dans le prégrisonnement naturel, les éléments de façade sont placés horizontalement au soleil et exposés à la pluie. Les fabricants spécialisés accélèrent ce processus à l’aide d’enzymes supplémentaires. Ce processus s’étend sur environ six mois.

    Des lasures aux peintures suédoises
    L’utilisation de lasures fait partie des traitements semi-transparents du bois. Si elles ne forment pas une couche fermée, elles sont considérées comme non filmogènes. Les peintures font partie des traitements opaques. Les vernis sont particulièrement fermés à la diffusion, tandis que les peintures suédoises sont considérées comme particulièrement ouvertes à la diffusion. Pour garantir une bonne liaison entre le traitement de surface et la surface du bois, l’application doit être effectuée mécaniquement en usine. C’est pourquoi les coffrages de façade à surface sciée ou structurée sont particulièrement adaptés. L’imprégnation sous pression avec ajout de couleur fait également partie des traitements semi-transparents et n’est pas filmogène. Les traitements techniques incolores tels que l’hydrofugation de finition, l’imprégnation ou le traitement anti-UV peuvent prolonger les périodes d’entretien et l’aptitude à l’emploi.

    Protection à long terme
    Il est important d’entretenir régulièrement les façades en bois peintes afin de garantir leur longévité. Les instructions d’entretien d’un professionnel sont extrêmement utiles à cet égard. Les intervalles d’entretien dépendent de différents facteurs tels que le produit utilisé, la protection du bois, l’emplacement et l’environnement.

    Diversité des façades de maisons en bois
    Toutes les maisons en bois ne révèlent pas de l’extérieur si elles sont réellement en bois ou non. Dans le domaine de la construction en bois, toutes les formes architecturales sont envisageables. Outre le bois, les façades des bâtiments en bois peuvent être recouvertes de verre, de métal, de panneaux de ciment enduits ou de systèmes composites d’isolation thermique enduits. Les combinaisons de matériaux peuvent être particulièrement esthétiques dans les constructions en bois.

  • Un nouvel acteur sur le marché britannique du recyclage

    Un nouvel acteur sur le marché britannique du recyclage

    Holcim acquiert la société de recyclage de ballast Land Recovery, basée dans le comté de Cheshire au Royaume-Uni. Avec ses 85 employés, elle utilise le ballast ferroviaire et les matériaux de démolition pour la production de béton prêt à l’emploi, d’éléments préfabriqués et d’asphalte.

    Comme l’indique un communiqué de presse, cette acquisition élargit l’accès de Holcim aux gravats. Land Recovery en a traité 300 000 tonnes l’année dernière.

    « Land Recovery renforce la position de leader de Holcim dans la construction circulaire », a déclaré Miljan Gutovic, CEO de Holcim, cité dans le communiqué. « Cela nous rapproche de l’objectif du groupe de recycler 10 millions de tonnes de déchets de construction en 2024 »

    Land Recovery a été fondée en 1982 par la famille Beecroft. Avec quatre sites au Royaume-Uni, l’entreprise propose notamment la fourniture de ballast primaire pour le transport ferroviaire, la manutention et le traitement de ballast usagé, ainsi que son recyclage dans de nouvelles solutions de construction.

    Cette transaction fait suite à l’acquisition par Holcim, l’année dernière, de Sivyer Logistics, un producteur de matériaux de démolition recyclés pour le marché de la construction londonien.

  • La Fondation Suisse pour le Climat soutient dix projets

    La Fondation Suisse pour le Climat soutient dix projets

    La Fondation Suisse pour le Climat a sélectionné dix projets innovants en lien avec le climat parmi les nombreuses propositions reçues lors de son premier cycle de financement en 2024. Ils seront soutenus à hauteur de plus de 1,3 million de francs suisses, informe la fondation dans un communiqué. « Nous enregistrons un nombre croissant de demandes de haute qualité avec un réel potentiel pour la protection du climat », a déclaré le directeur général Vincent Eckert.

    Dans le communiqué, la Fondation pour le climat présente brièvement cinq des projets. Ainsi, le projet Grabowski de la société Borobotics GmbH de Winterthur est soutenu. Elle a développé un robot de forage pour les forages géothermiques dans des espaces restreints.

    La société VentoStream AG de Liestal est soutenue dans le développement de sa mini-éolienne. « Notre technologie est trois fois plus efficace et plus économique que les éoliennes traditionnelles », estime Manuel Bernsau, PDG de VentoStream. La conception innovante permet en outre d’éviter les ombres, les oiseaux et les chutes de glace.

    La société HILLBOT GmbH de Risch ZG a développé une tondeuse légère. Grâce à elle, « une exploitation agricole moyenne peut économiser 4 tonnes de CO2 par an », indique Amadeo Knüsel, l’initiateur du projet, cité dans le communiqué.

    SolidWatts de Pully VD est soutenu dans le développement de générateurs de micro-ondes qui produisent des micro-ondes à grande échelle. Ils peuvent produire efficacement de la chaleur dans les matériaux des processus industriels.

    Terrabloc SA développe des blocs d’argile innovants pour la production de plafonds. L’entreprise genevoise a déjà été soutenue par la Fondation pour le climat en 2019 et 2020.

  • Nouvelles maisons multifamiliales en bois avec la technologie innovante TS3

    Nouvelles maisons multifamiliales en bois avec la technologie innovante TS3

    Il ne faut que quelques minutes en voiture pour séparer le centre-ville de Zurich de Zollikerberg, un quartier de la commune de Zollikon. Alors que l’on se trouvait tout juste sur la Sechseläutenplatz, devant l’opéra, de vastes prairies et des champs d’autocueillette s’ouvrent peu après. A un jet de pierre de la Forchstrasse, qui relie directement la ville à la campagne, deux immeubles d’habitation en bois ont été achevés l’année dernière – sur le terrain d’une ferme qui est toujours habitée et exploitée.

    Harmonie entre tradition et modernité
    Autrefois, des moutons paissaient régulièrement dans la grande prairie de la propriété. Aujourd’hui, deux bâtiments de quatre étages abritant au total 22 appartements de location se dressent au-dessus de l’herbe. Les deux immeubles collectifs forment un ensemble harmonieux qui pourrait éventuellement être complété ultérieurement par un troisième corps de bâtiment si une densification s’avérait nécessaire. Au début de la planification, il n’était pas encore clair s’il s’agissait de bâtiments en bois ou en dur. Les maîtres d’ouvrage n’avaient pas donné de consignes spécifiques lorsqu’ils ont lancé un concours privé en 2018. Le hasard a toutefois favorisé la construction en bois : le bureau zurichois Merkli Degen Architekten, qui a été invité à participer au concours et l’a remporté, travaillait à l’époque avec Timbatec AG. Le célèbre bureau d’ingénieurs suisse a alors développé, en collaboration avec la Haute école spécialisée de Bienne et l’EPF de Zurich, une nouvelle technologie d’assemblage permettant de franchir des portées plus importantes avec des panneaux en bois lamellé-croisé – et ce, sans poutres ou piliers intermédiaires supplémentaires.

    L’avenir de la construction
    Il devrait donc être possible à l’avenir de réaliser avec le bois ce qui n’était possible jusqu’à présent qu’avec le béton armé. En 2018, la technologie d’assemblage TS3 n’en était qu’à ses débuts, mais elle est désormais bien établie. Les panneaux en bois massif, qui peuvent former des planchers entiers, ouvrent des possibilités entièrement nouvelles pour la construction en bois.
    « C’est par pur hasard que nous avons découvert TS3 », raconte Ueli Degen, l’un des fondateurs de Merkli Degen Architekten. « A l’origine, nous parlions avec les ingénieurs de Timbatec d’un autre projet de construction en bois »

    Ils nous ont parlé de la création de leur dernier système d’assemblage et nous ont présenté un exemple correspondant. Cette technologie révolutionnaire ne nous a plus quittés depuis. À un moment donné, nous avons eu l’idée d’utiliser TS3 pour le projet de construction de Zollikerberg. Des études et des comparaisons approfondies ont été menées avant de décider s’il fallait utiliser le bois ou la construction en dur. Finalement, c’est le projet en bois qui s’est imposé et qui a été réalisé plus tard par l’entreprise Holzbau Oberholzer GmbH. L’utilisation d’un bâtiment en bois a permis de créer un lien harmonieux avec la ferme existante, également en bois.

    La combinaison d’une construction en bois et de la technologie TS3 promettait en outre d’être une solution économiquement intéressante, qui réduirait également considérablement le temps de construction. Il a néanmoins fallu un certain temps avant que les maîtres d’ouvrage ne se décident pour la construction en bois. Il y a cinq ans, lorsque les bâtiments ont été conçus, il fallait encore beaucoup de persuasion pour imposer une construction en bois de cette taille.

  • Croissance économique considérable. Qualité de vie en hausse

    Croissance économique considérable. Qualité de vie en hausse

    Le développement économique du canton de Zurich est impressionnant. Au cours des 40 dernières années, le produit intérieur brut (PIB) corrigé de l’inflation a plus que doublé, passant de 74 à 159 milliards de francs. Par habitant, la performance économique est passée de 65.000 à 101.000 francs, cette augmentation de la valeur ajoutée ayant été principalement convertie en salaires plus élevés. De plus, le temps de travail moyen a diminué de près d’un demi-après-midi par semaine depuis 1991, ce qui a entraîné une augmentation continue de la richesse des Zurichois. Le progrès technologique et l’innovation ont été les moteurs de cette évolution.

    Une qualité de vie en hausse – des évolutions différenciées
    La croissance économique ne se résume pas à une augmentation des revenus et des loisirs. Les recettes fiscales ont augmenté, ce qui a permis d’améliorer la qualité de vie dans le canton de Zurich dans de nombreux domaines. L’OCDE utilise les « indicateurs régionaux Well-Being » et le « Better-Life-Index » pour mesurer la qualité de vie à travers onze catégories différentes. Zurich a enregistré des améliorations dans l’éducation, l’emploi, l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée, la santé et la technologie. Dans le domaine de la sécurité et du logement, les résultats ont été mitigés, tandis que la satisfaction subjective de la vie est restée constamment élevée.

    Baisse de l’impact environnemental malgré la croissance
    Contrairement au lien traditionnel entre croissance économique et consommation de ressources, les 30 dernières années montrent un découplage dans les régions riches. Dans le canton de Zurich, le PIB réel a augmenté de 69% depuis 1990, alors que la qualité de l’environnement s’est améliorée dans la plupart des domaines. La consommation de matériaux, le taux de recyclage, la qualité de l’air et de l’eau ainsi que l’empreinte environnementale se sont améliorés. On observe un découplage relatif en ce qui concerne les quantités d’ordures ménagères, l’imperméabilisation des sols et la biodiversité. Les émissions de gaz à effet de serre, en particulier, ont été réduites de 17% depuis 1990, malgré une croissance économique constante.

    Expérience de pensée sur les effets d’une croissance zéro
    Dans le cadre du monitoring économique, le bureau de recherche INFRAS a modélisé les effets possibles d’un scénario sans croissance économique jusqu’en 2050. Ce scénario montre que la croissance zéro entraînerait une baisse significative des revenus et une augmentation du risque de pauvreté. Parallèlement, les défis financiers augmenteraient, car il y aurait moins de recettes fiscales et de fonds disponibles pour les assurances sociales, ce qui entraînerait des conflits de répartition. Bien que la qualité de l’environnement en bénéficierait dans certains domaines, les coûts seraient élevés et les ressources financières disponibles pour la protection de l’environnement seraient moindres.

    Le canton de Zurich démontre que la croissance économique, la qualité de vie et la protection de l’environnement peuvent être combinées avec succès. L’amélioration continue dans différents domaines de la vie montre que le progrès technologique et le développement durable peuvent aller de pair. L’expérience de pensée sur la croissance zéro met en évidence l’importance d’une croissance équilibrée pour atteindre les objectifs économiques, sociaux et environnementaux.

  • Insolight lance la première centrale agri-photovoltaïque en France

    Insolight lance la première centrale agri-photovoltaïque en France

    La société lausannoise Insolight, spécialisée dans les solutions agri-photovoltaïques, a mis en service sa première centrale agri-photovoltaïque en France. Selon un communiqué de presse, la serre photovoltaïque pour la production de fraises se trouve sur le domaine agricole La ferme Etchélécu à Sames dans le département français des Pyrénées-Atlantiques.

    L’installation, qui compte 15 000 plants de fraises, couvre 3000 mètres carrés de panneaux photovoltaïques semi-transparents et d’écrans d’ombrage dynamiques. La transmission de la lumière est ainsi régulée : si la lumière passe devant les cellules photovoltaïques, elle profite à la croissance des plantes. En revanche, la focalisation optique des rayons lumineux sur les cellules photovoltaïques génère du courant électrique.

    Avec une capacité installée de 190 kilowatts, il est possible de produire environ 260 mégawattheures d’énergie propre, ce qui est suffisant pour alimenter environ 50 foyers, selon le communiqué. « En combinant la technologie solaire et l’agriculture, nous permettons aux producteurs de contribuer à la transition énergétique et à l’agriculture durable tout en répondant à leurs besoins énergétiques », a déclaré Mathieu Ackermann, directeur technique d’Insolight, cité dans le communiqué.

    Selon les propriétaires de l’exploitation agricole, Jacques et Nathalie Etchélécu, la solution Insolight permet d’avoir des ombrières qui rendent possible deux mois supplémentaires par an pour la production de fraises.

    Outre la construction d’installations de production d’énergie renouvelable et un catalogue d’options phytosanitaires, Insolight propose, selon le communiqué de l’entreprise, des solutions complètes allant du développement de projets et de l’assistance administrative aux systèmes de récupération d’eau, aux modèles d’entreprise ad hoc et à la valorisation des fruits.

  • Inauguration d’une installation photovoltaïque chez Limeco

    Inauguration d’une installation photovoltaïque chez Limeco

    Selon un communiqué de presse, Limeco, l’usine régionale de la vallée de la Limmat dont le siège est à Dietikon, a inauguré une installation photovoltaïque sur le toit de la station d’épuration des eaux usées(STEP). Selon ses propres informations, 624 panneaux solaires d’une capacité de 265,2 kilowatts crête produisent autant d’électricité solaire que 70 ménages consommant 3600 kilowattheures par an.

    Sur une surface de 1220 mètres carrés, 252 000 kilowattheures d’électricité verte seront produits, en premier lieu pour les besoins propres de la STEP et de l’usine de traitement des ordures ménagères. Les excédents d’énergie seront mis à la disposition de la collectivité par le biais d’une injection dans le réseau public.

    L’objectif est de faire progresser le développement de l’approvisionnement en énergie renouvelable. Limeco prévoit de passer à des sources d’énergie neutres en CO2 pour l’ensemble de la vallée de la Limmat d’ici 2050.

  • Première utilisation de panneaux en béton CPC dans la construction de bâtiments

    Première utilisation de panneaux en béton CPC dans la construction de bâtiments

    La Haute école des sciences appliquées de Zurich(ZHAW) utilise pour la première fois dans le bâtiment les plaques de béton CPC (Carbon Prestressed Concrete) qu’elle a développées. Il s’agit de plaques de béton armées de carbone précontraint. Comme l’indique un communiqué, ces éléments de construction d’un nouveau genre ont donné naissance à un laboratoire d’innovation à Winterthur, qui fait office de lieu d’information et de manifestation pour la construction durable. Les panneaux en béton de carbone sont non seulement recyclables, mais ils ont également un impact environnemental bien moindre que le béton armé traditionnel dès leur fabrication. « Grâce à la nouvelle construction légère en béton, nous réduisons l’empreinte carbone d’un facteur deux à quatre et économisons jusqu’à 75 pour cent de matériaux par rapport à une construction traditionnelle », déclare Josef Kurath, cofondateur de CPC AG, une émanation de la ZHAW, et concepteur des plaques de béton carbone, cité dans le communiqué.

    Les plaques de béton carbone utilisées à cet effet sont actuellement fabriquées, traitées, découpées au millimètre près et assemblées en éléments de construction dans la première usine CPC de Holcim en Allemagne. Ce travail préliminaire permet de gagner du temps lors du montage sur site, car les travaux d’armature coûteux sur place ne sont plus nécessaires. « Il en résulte des délais de construction beaucoup plus courts, ce qui est un avantage, notamment pour les chantiers urbains », poursuit M. Kurath. Il est également possible d’agrandir ou de modifier des bâtiments à tout moment. « Notre système de construction en béton carbone fonctionne comme un Lego, mais comme une version moderne de celui-ci, avec des éléments de construction sur mesure » Et même en cas de déconstruction, le CPC présente des avantages par rapport aux matériaux de construction traditionnels : 90 pour cent des matériaux utilisés ont pu être réutilisés.

  • Développement des installations solaires à Zurich

    Développement des installations solaires à Zurich

    ewz, le fournisseur d’énergie de la ville de Zurich, poursuit le développement de ses installations solaires. Comme l’indique un communiqué, l’entreprise met en ligne sur son site Internet 14 nouveaux sites auxquels les citoyens peuvent participer. Avec 250 francs par mètre carré, il est possible d’acquérir une participation dans les 11 000 mètres carrés supplémentaires. Les participants reçoivent chaque année 80 kilowattheures d’électricité solaire zurichoise sur la facture d’ewz. Avec les nouvelles surfaces, ewz dispose de 55 installations solaires sur le territoire de la ville de Zurich. Les nouvelles surfaces ajoutées devraient produire 1 246 000 kilowattheures d’énergie électrique par an. Cela correspond à la consommation d’électricité de 500 ménages moyens.

    « Avec la stratégie solaire, nous avons l’objectif ambitieux de produire davantage d’électricité solaire dans la ville de Zurich », déclare le conseiller municipal Michael Baumer, chef des services industriels, cité dans le communiqué. « C’est pourquoi j’ai saisi l’opportunité d’acquérir moi-même une participation solaire. Ce n’est qu’ensemble que nous ferons de Zurich une ville solaire – chaque mètre carré compte ! »

    Par ailleurs, ewz propose aux propriétaires de logements des solutions solaires pour leur propre toit. Ainsi, d’ici juillet, 950 modules solaires seront installés sur quatre immeubles d’habitation à Guggach. L’installation devrait produire 423 000 kilowattheures et alimenter les 197 ménages en électricité solaire.

  • Perspectives professionnelles dans la construction en bois en Suisse

    Perspectives professionnelles dans la construction en bois en Suisse

    L’importance de l’industrie de la construction en bois
    L’industrie de la construction en bois joue un rôle crucial en Suisse, notamment dans le domaine de la construction durable et de la rénovation énergétique des bâtiments. La construction en bois est une méthode respectueuse de l’environnement et neutre en termes de climat, qui garantit une consommation d’énergie minimale tant pendant la phase de construction (énergie grise) que pendant l’exploitation ultérieure des bâtiments. L’industrie de la construction en bois apporte une contribution essentielle à la construction de l’avenir de la Suisse.

    Perspectives professionnelles et options de formation continue
    Une fois leur formation initiale terminée, de nombreuses options s’offrent aux charpentiers qualifiés : Ils peuvent travailler dans l’entreprise en tant que professionnels hautement qualifiés, acquérir de l’expérience au laminage ou à l’étranger, ou suivre une formation continue pour devenir contremaître, contremaître, technicien ou ingénieur, jusqu’au niveau de la maîtrise. Si le baccalauréat professionnel n’a pas été obtenu pendant la formation initiale, il peut être obtenu à temps plein dans l’année qui suit la fin de la formation initiale. Cela permet une transition en douceur vers une école supérieure ou une haute école spécialisée sans examen. Le plan de carrière de la construction en bois en Suisse offre la possibilité d’un apprentissage tout au long de la vie, d’une formation continue et d’une spécialisation individuelles, ainsi que de diverses formations continues. Les formations de conseiller en énergie, de chef de projet pour les installations solaires ou d’artisan dans la conservation du patrimoine ne sont que quelques exemples. Une carrière dans la construction en bois offre donc la possibilité de se développer et de s’orienter individuellement selon ses propres souhaits et besoins.

    Charpentier / Charpentière CFC
    Les charpentiers de niveau CFC s’occupent principalement de bois et maîtrisent les activités de la construction en bois. Ils travaillent en tant que généralistes dans l’entreprise ainsi que dans le gros œuvre et le second œuvre. Ils connaissent les exigences du secteur de la construction et travaillent avec d’autres artisans impliqués dans la construction.

    Travailleur/euse du bois AFP
    Votre début de carrière avec de bonnes perspectives. Le métier de travailleur du bois AFP (attestation fédérale de formation professionnelle) est une formation initiale autonome de deux ans dans le secteur du bois. Elle comprend des activités variées dans l’industrie de transformation du bois ainsi que dans la construction en bois.

    Technicien(ne) diplômé(e)
    ESTechnique du bois
    Les techniciens en construction bois ES planifient de manière autonome des constructions en bois à l’aide de plans de projet et dirigent leur réalisation. Ils assument des tâches de direction dans l’entreprise ou dirigent un département. En tant que chef d’équipe sur le chantier, ils coordonnent l’intervention avec les autres artisans.

    Maturité professionnelle et études d’économie d’entreprise/d’entrepreneur
    La maturité professionnelle et les études d’économie d’entreprise EPD sont des formations indépendantes du secteur. Alors que la maturité professionnelle approfondit principalement les connaissances générales, les études de gestion d’entreprise transmettent des connaissances pour des activités entrepreneuriales à des postes de cadres supérieurs.

    Maître charpentier avec diplôme fédéral
    Les maîtres charpentiers dirigent une entreprise de construction en bois ou un département plus important. Ils assument la responsabilité globale de la gestion technique, économique et personnelle, de l’organisation et du développement de l’entreprise. Ils sont en contact étroit avec les clients, les fournisseurs et les architectes.

    Technicien(ne) diplômé(e)
    ESConduite de travaux Construction en bois
    Les diplômés occupent des postes de concepteur ou de chef d’entreprise dans une entreprise de construction en bois. Grâce à leurs vastes compétences, ils sont des « généralistes de la construction en bois moderne » : de l’établissement de l’offre au contrôle de l’exécution et au décompte, en passant par la planification et la réalisation.

    Master of Science in Wood Engineering
    Ce cursus unique en Europe associe la pratique à la recherche et au développement. La formation permet aux étudiants d’être actifs dans la construction en bois et dans toutes les étapes de transformation de la filière bois d’un point de vue technique, managérial et écologique.

    Bachelor of Science in Wood Engineering
    Le concept de formation couvre un large spectre – de la matière première aux structures porteuses, aux meubles ou aux bâtiments efficaces sur le plan énergétique, en passant par les produits semi-finis. L’accent est mis sur des solutions intelligentes et innovantes pour la construction moderne en bois ainsi que sur des produits et des processus durables utilisant le bois.

  • Sika se fixe des objectifs ambitieux de réduction des émissions

    Sika se fixe des objectifs ambitieux de réduction des émissions

    La Science Based Targets Initiative a validé les objectifs de réduction des émissions à court et long terme de Sika, informe le groupe mondial de spécialités chimiques pour la construction et l’industrie automobile basé à Baar dans un communiqué. Sika veut réduire ses émissions dans les scopes 1, 2 et 3 de 30,4 pour cent d’ici 2032. D’ici 2050, les émissions directes et indirectes devraient avoir chuté de 90 pour cent. Parallèlement, le groupe maintient sa stratégie de croissance.

    Pour atteindre ses objectifs, Sika s’est fixé une série de mesures. Ainsi, l’efficacité des matériaux et l’économie circulaire doivent être améliorées par la formation et le développement des compétences. Sika veut réduire les émissions tout au long de la chaîne de création de valeur, notamment par le biais de partenariats avec des fournisseurs importants. En outre, l’accent est mis sur l’utilisation rapide de sources d’énergie alternatives et le développement de nouvelles solutions technologiques pour la construction et l’industrie.

    « En collaborant activement avec nos partenaires, fournisseurs et clients, nous encourageons les initiatives de l’industrie visant à atténuer le changement climatique et à créer de nouvelles opportunités commerciales », a déclaré Patricia Heidtman, Chief Innovation and Sustainability Officer chez Sika, citée dans le communiqué. « Cela renforce notre conviction que nous sommes sur la bonne voie et que nous proposons des solutions durables qui répondent aux besoins actuels sans compromettre l’avenir »

  • Les femmes dans la construction en bois

    Les femmes dans la construction en bois

    Approches et défis
    La professeure Katrin Künzi Hummel de la Haute école spécialisée bernoise (HESB) s’intéresse depuis longtemps aux femmes dans la construction en bois. Se basant sur son expérience pratique et sur des études scientifiques, elle a présenté dans son exposé différentes approches sur la manière dont les entreprises de construction en bois peuvent promouvoir le changement. Elle a souligné que les métiers de la construction en bois ne devraient pas se limiter à la fabrication technique, car ils ont également un aspect créatif. Cela doit être davantage mis en avant pour attirer les femmes. Le secteur et les entreprises devraient repenser leur communication, car le contenu, le langage et les images reflètent souvent des stéréotypes masculins. Pour attirer les femmes vers les métiers de la construction en bois, il est important de montrer des modèles tels que « Zimmerin on Tour » pour montrer ce qui est possible. Lorsque les femmes travaillent dans des entreprises de construction en bois, leurs exemples peuvent servir de modèles de carrière. Outre le souhait d’exercer un métier d’avenir, la conciliation du travail et de la vie de famille joue également un rôle important pour de nombreuses femmes. Les entreprises devraient donc envisager des options telles que des horaires de travail plus flexibles, le travail à temps partiel ou le travail en équipe, et pas seulement pour attirer des femmes qualifiées.

    Défis pour les charpentières
    Il est apparu clairement lors de la table ronde de l’événement sectoriel que les charpentières avaient toujours du mal à entrer dans le secteur. Camille Seidler, aujourd’hui ingénieure en construction bois chez Pirmin Jung AG, a critiqué le manque de soutien pendant son apprentissage de charpentière. Lara Zwiefelhofer, connue comme « charpentière en tournée » pour Holzbau Schweiz, a eu de meilleures expériences avec ses employeurs, mais a souligné que les femmes devaient faire plus pour être acceptées. Astrid Späti a montré par son exemple que l’initiative personnelle est nécessaire. Elle est entrée dans les opérations de Späti Holzbau AG et a créé elle-même ses domaines de responsabilité. Späti a souligné que les femmes ont certes accès au secteur, mais qu’elles travaillent principalement dans le domaine administratif. Elle a souligné l’importance du réseau entre les charpentières et les femmes cadres pour l’échange de connaissances. Jürg Hugener, responsable du groupe spécialisé dans la construction en bois à l’école professionnelle artisanale de Wetzikon, s’est réjoui de l’augmentation du nombre d’apprenties dans son secteur, mais a souligné la nécessité d’un soutien de la part du personnel enseignant et des entreprises pour que la formation soit positive pour les femmes.
    La construction en bois, un métier traditionnel, est en train de changer lentement mais sûrement. Longtemps dominés par les hommes, les différents métiers de la construction en bois s’ouvrent de plus en plus aux multiples talents et compétences des femmes. Toutefois, les statistiques montrent que le chemin vers un meilleur équilibre entre hommes et femmes dans les métiers artisanaux tels que la charpente est encore long. Au cours des trois dernières années, seulement 1 à 2 pour cent des femmes ont terminé un apprentissage de charpentier.

    Encourager les femmes dans le métier de charpentier
    A la fin de la discussion, des conseils pour les futures charpentières et des suggestions pour les entreprises ont été discutés. Lara Zwiefelhofer et Camille Seidler ont encouragé à commencer simplement. Les femmes devraient avoir confiance dans le fait qu’elles ont les mêmes compétences manuelles que les hommes. Mais cela demande aussi de la persévérance et le courage de communiquer ouvertement ses besoins. Il a été demandé aux entreprises d’adopter une culture d’équipe valorisante et de promouvoir la communication, ainsi que d’investir dans des outils techniques modernes. Astrid Späti a conclu la discussion en soulignant l’importance d’un meilleur réseau pour les femmes dans la construction en bois. Jürg Hugener a soutenu cette idée et a demandé aux entreprises de soutenir activement les femmes qui entrent dans la profession.

  • Construire durablement avec des panneaux en béton de carbone réutilisables

    Construire durablement avec des panneaux en béton de carbone réutilisables

    L’introduction par la ZHAW de dalles de béton renforcées par des fibres de carbone marque un progrès important dans la construction de bâtiments. Ces panneaux, préfabriqués et découpés en usine, peuvent être rapidement assemblés sur place. « Notre système de construction en béton de carbone fonctionne de la même manière que les Lego, mais comme une version moderne de ceux-ci, avec des éléments de construction sur mesure », explique Josef Kurath, chercheur à la ZHAW. Ce système permet non seulement de réduire considérablement les délais de construction, mais aussi d’adapter et d’étendre les bâtiments de manière flexible.

    Durabilité et réutilisation
    Un exemple parfait de l’application de cette technologie est le pavillon de 120 mètres carrés de Winterthur, qui sert de laboratoire d’innovation pour la construction durable. Grâce à un nouveau modèle de partage, environ 90 pour cent des matériaux utilisés peuvent être réutilisés, ce qui représente un progrès considérable par rapport aux méthodes traditionnelles, qui ne permettent de réutiliser qu’environ 10 pour cent. Sachant que le ciment est responsable de huit pour cent des émissions de gaz à effet de serre dans le monde, ce développement représente une contribution importante à la réduction de l’empreinte écologique.

    Lafibre de carbone au cœur duprojet
    Les panneaux de béton CPC (Carbon Prestressed Concrete) se distinguent par leur durabilité et leur respect de l’environnement. « Grâce à cette nouvelle méthode de construction légère en béton, nous réduisons l’empreinte carbone d’un facteur deux à quatre et économisons jusqu’à 75% de matériaux par rapport à une construction traditionnelle », explique Kurath. La combinaison de fibres de carbone précontraintes et de béton offre d’excellentes propriétés structurelles : le carbone absorbe les forces de traction, tandis que le béton absorbe les forces de compression et transversales. Ainsi, aucune fissure n’apparaît sous la charge, et les panneaux conservent leur forme et leur capacité de charge tout en étant moins épais.

    Production industrielle et perspectives d’avenir
    Les plaques CPC sont fabriquées par Holcim dans sa première usine en Allemagne, tandis que les fibres de carbone sont produites en Suisse, à l’avenir avec du carbone biosourcé. « Les plaques développées devraient à l’avenir être produites dans notre pays et le nouveau système de construction devrait pouvoir être largement utilisé dans le bâtiment – le marché suisse est justement prédestiné à cela », explique Kurath. La poursuite des recherches se concentre sur l’optimisation des panneaux pour l’isolation acoustique et la protection contre l’incendie, ainsi que sur les constructions antisismiques. Des techniques d’assemblage innovantes permettent de réaliser des plans horizontaux quasiment infinis sans éléments de liaison supplémentaires, ce qui augmente encore la flexibilité et l’efficacité de la construction.

  • Le Conseil fédéral adapte quatre ordonnances clés dans le processus d’assainissement et de recyclage

    Le Conseil fédéral adapte quatre ordonnances clés dans le processus d’assainissement et de recyclage

    La Suisse compte environ 38 000 sites contenant des substances dangereuses pour l’environnement, dont près de 4 000 doivent être assainis. La nouvelle ordonnance sur les sites contaminés, qui entrera en vigueur le 1er juin 2024, permet de réutiliser les matériaux d’excavation traités sur le site à assainir. Cette solution est plus avantageuse sur le plan écologique que la pratique actuelle, qui nécessitait des transports et des traitements de matériaux importants. La remise en place doit garantir qu’un nouvel assainissement ne sera pas nécessaire et le site sera surveillé à long terme.

    Règlement sur la réduction des risques liés aux produits chimiques : adaptations pour les fluides frigorigènes et les batteries
    Un règlement révisé sur la réduction des risques liés aux produits chimiques entrera en vigueur le 1er janvier 2025, conformément aux normes européennes et aux derniers développements techniques. Les fluides frigorigènes particulièrement nocifs pour le climat utilisés dans les nouvelles installations et les nouveaux appareils seront ainsi limités afin d’atteindre les objectifs du Protocole de Montréal et de protéger la couche d’ozone. En outre, à partir du 1er juillet 2024, l’ordonnance réglemente la reprise et l’élimination des piles fortement endommagées et le remboursement de la taxe d’élimination anticipée en cas d’exportation. Ces adaptations offrent aux entreprises une plus grande sécurité juridique et contribuent à une élimination durable.

    Prolongation des dispositions transitoires dans les conventions-programmes
    Depuis 2008, la Confédération et les cantons définissent ensemble des objectifs environnementaux et les subventions correspondantes dans des conventions-programmes. Pour la période 2025-2028, les dispositions transitoires de l’ordonnance sur la protection des eaux et de l’ordonnance sur les forêts sont prolongées de quatre ans afin de permettre la poursuite et l’achèvement des projets entamés. Ces modifications entreront en vigueur le 1er janvier 2025 et assureront la continuité des mesures environnementales importantes.

    Les adaptations décidées par le Conseil fédéral renforcent la protection de l’environnement et optimisent le cadre réglementaire. Ces mesures soulignent l’engagement de la Suisse en faveur du développement durable et de la gestion efficace des ressources, tout en offrant plus de clarté et de sécurité aux secteurs concernés.

  • Les microbes comme centrales électriques

    Les microbes comme centrales électriques

    Dans une approche sans précédent, l’équipe du professeur Boghossian a appliqué les propriétés de microbes exotiques vivant dans des conditions anaérobies et produisant de l’électricité comme sous-produit de leur métabolisme à la bactérie E. coli, largement répandue et bien étudiée. Cette innovation pourrait ouvrir la porte à des applications innovantes dans différents secteurs.

    De la nature au laboratoire
    Les modèles naturels de la recherche, les microbes anaérobies, utilisent des voies métaboliques uniques pour céder des électrons aux métaux et produire ainsi de l’électricité. Ce mécanisme a été implémenté avec succès dans E. coli, ce qui prédispose la bactérie à de multiples applications technologiques. Le transfert était complexe et nécessitait l’insertion de protéines spéciales provenant des microbes électriquement actifs dans E. coli, ce qui a permis d’introduire la capacité de production d’électricité dans le laboratoire.

    Applications potentielles et avantages pratiques
    L’E. coli modifié pourrait être utilisé dans des piles à combustible, dans le traitement des eaux usées ou comme biocapteur. L’application potentielle dans le traitement des eaux usées est particulièrement intéressante, car les bactéries pourraient non seulement aider à purifier l’eau, mais aussi produire de l’électricité en tant que sous-produit. Ces avantages doubles constituent une option attrayante pour une économie circulaire dans laquelle les déchets sont utilisés à bon escient.

    Recherche innovante et collaboration industrielle
    Soutenue par l’environnement innovant de l’EPFL et la possibilité de travailler de manière interdisciplinaire, l’équipe du professeur Boghossian continue d’explorer les applications pratiques des bactéries « électriques ». Le développement d’un prototype pour l’industrie alimentaire, en collaboration avec une start-up récemment créée, montre le potentiel commercial de cette technologie. Cet engagement offre non seulement des solutions scientifiques, mais aussi des solutions industrielles durables qui peuvent contribuer à réduire l’empreinte carbone.

    Perspectives et intérêt mondial
    Alors que la technologie est encore en phase de développement, un intérêt croissant se dessine déjà, tant dans le monde académique que dans l’industrie. Le travail du professeur Boghossian et de son équipe est un exemple éclatant de la façon dont la recherche fondamentale innovante peut avoir un impact transformateur sur notre avenir énergétique.

  • Un approvisionnement en chaleur orienté vers l’avenir dans les quartiers du centre-ville de Zurich

    Un approvisionnement en chaleur orienté vers l’avenir dans les quartiers du centre-ville de Zurich

    Dans le cadre d’une initiative stratégique visant à décarboniser l’approvisionnement énergétique, la ville de Zurich identifie des quartiers clés dans lesquels le chauffage traditionnel doit être remplacé par des alternatives durables. Malgré le défi que représente le fait que les sources d’énergie renouvelables disponibles localement, telles que les pompes à chaleur, ne suffisent pas à couvrir les besoins, une étude complète propose des solutions.

    Concept pour les zones urbaines denses
    Les quartiers de Hard, Wiedikon et Sihlfeld-Werd, en particulier, sont au centre de la planification énergétique. Ces zones, qui représentent environ sept pour cent de la surface urbanisée de la ville, nécessitent une approche innovante en raison de la densité des constructions en îlots. Le concept d’approvisionnement développé prévoit la mise en place de réseaux thermiques qui représenteront environ un quart des nouvelles installations de la ville d’ici 2040.

    Nouvelles centrales thermiques nécessaires
    Des centrales thermiques performantes, comparables à la capacité de l’usine de traitement des ordures ménagères existante de Hagenholz, sont nécessaires pour couvrir les besoins en chaleur évalués à 282 GWh/an. Des chaudières supplémentaires seront utilisées pour couvrir la charge de pointe, particulièrement nécessaire les jours extrêmement froids.

    Extension modulaire et sources de chaleur innovantes
    Le concept implique l’utilisation de sources d’énergie diversifiées telles que la chaleur des eaux usées, l’eau des rivières, la biomasse du bois et la chaleur résiduelle des centres de données, qui sont récupérées en dehors de la zone d’approvisionnement et acheminées vers les quartiers par un nouveau réseau principal à construire. La mise en œuvre se fera par étapes modulaires, des centrales de distribution indépendantes étant réalisées en temps voulu afin de garantir un raccordement rapide des consommateurs finaux.

    Il s’agit maintenant de planifier et de mettre en œuvre ce projet d’avenir afin de raccorder les premiers immeubles au réseau au plus tôt dans les années 2030. Le remplacement des 1 500 chauffages fossiles actuels dans ces zones contribuera de manière décisive à la réalisation des objectifs climatiques de Zurich.

  • Capacité portante et utilisabilité des bâtiments en bois

    Capacité portante et utilisabilité des bâtiments en bois

    Les bâtiments en bois ont déjà prouvé leur capacité de charge dans le passé : J.-C., le palais de Cnossos en Crète a été construit avec des colonnes en bois et du bois de cèdre inséré horizontalement dans les murs. Il a survécu à un grave tremblement de terre vers 1400 avant J.-C., pratiquement intact. Les colonnes et les charpentes des temples grecs, ainsi que les colombages des murs en briques d’argile, étaient en bois jusqu’en 600 avant JC.

    Respect des normes SIA sur les structures porteuses
    Les constructions modernes en bois garantissent la sécurité structurale et l’aptitude à l’emploi grâce au respect des normes SIA sur les structures porteuses. Les planificateurs spécialisés et les entreprises de construction en bois s’en portent garants. Grâce à des analyses dans différentes situations de dimensionnement, des événements inhabituels tels que l’incendie et les tremblements de terre sont également étudiés. La diversité des bois de construction, des matériaux en bois et des moyens d’assemblage, combinée à des moyens de planification et de production modernes, permet au concepteur de concevoir une structure porteuse optimisée pour chaque nouveau projet de construction.

    Recherche et prévisibilité
    L’inflammabilité du bois est très répandue, mais son comportement en cas d’incendie est bien étudié et prévisible. Ce matériau de construction se caractérise par des propriétés de résistance similaires à haute température et par une faible conductivité thermique due à la couche de carbone isolante et à la vapeur d’eau qui s’en échappe. La sécurité incendie efficace des constructions en bois est confirmée par des tests d’incendie approfondis. Grâce à un dimensionnement approprié ou en combinaison avec d’autres matériaux, des résistances au feu allant jusqu’à 240 minutes peuvent être atteintes sans problème. Contrairement aux constructions en acier et en béton armé, les constructions en bois restent stables même à des températures extrêmement élevées.

    Normes de protection incendie pour les éléments de construction en bois en Suisse
    Les éléments de construction en bois résistants au feu et protégés par des panneaux incombustibles sont considérés comme incombustibles selon les réglementations suisses en matière de protection incendie. Cela montre la reconnaissance par les autorités de protection incendie des résultats d’études approfondies qui démontrent que la combustibilité d’un matériau de construction n’est pas le critère décisif, mais que c’est plutôt la réalisation correcte d’une construction du point de vue de la protection incendie qui a une plus grande influence sur son comportement au feu. La réglementation actuelle permet d’utiliser le bois dans différentes applications de construction sans aucune restriction, et même dans les immeubles de grande hauteur sous certaines conditions. Le bois trouve donc de larges possibilités d’application dans toutes les catégories de bâtiments et d’utilisations.

    Des surfaces en bois sûres àl’intérieur
    Les exigences relatives aux constructions dans des zones sensibles du point de vue de la sécurité, telles que les voies d’évacuation verticales, sont satisfaites par des éléments de construction en bois appropriés avec des revêtements ignifuges incombustibles. Les surfaces en bois visibles sont autorisées à l’intérieur, à l’exception des issues de secours.

    Respect des exigences de qualité
    Grâce au projet de recherche et développement « Sécurité incendie et bois » en cours depuis 2001, des bases techniques et méthodologiques complètes ainsi que des constructions sûres pour les éléments de construction en bois ont été élaborées. Un système d’assurance qualité spécifique au secteur définit les normes de qualité pertinentes en matière de protection incendie pour le bois dans la construction. En Suisse, les bâtiments en bois de haute qualité sont construits dans le strict respect des exigences de qualité. La Documentation Lignum sur la protection contre l’incendie sert de ligne directrice et présente les nombreuses possibilités d’utilisation du bois afin de garantir une mise en œuvre correcte des éléments de construction en bois dans les petits, grands ou hauts bâtiments. Elle correspond à l’état actuel de la technique en matière de protection incendie, conformément à la réglementation suisse.

  • Une voie naturelle vers une meilleure qualité de vie

    Une voie naturelle vers une meilleure qualité de vie

    Sensation de chaleur chez l’homme
    Le bois peut absorber l’humidité de l’air et la restituer, il agit donc comme un tampon pour les variations d’humidité de l’air. L’homme ne ressent pas en premier lieu la température, mais l’entrée et la sortie de la chaleur. La pierre et le métal isolent mal et extraient rapidement la chaleur de notre corps – ils donnent une sensation de froid. En revanche, le bois isole bien et extrait lentement la chaleur de notre corps – à température de surface égale, il est donc plus chaud au toucher. C’est l’essence même de la valeur U. Plus cette valeur U est faible, moins la chaleur traverse le matériau et plus les coûts de chauffage sont faibles. Les éléments de construction en bois atteignent toujours une valeur U plus faible grâce à l’isolation thermique intégrée dans la couche porteuse.

    Isolation thermique efficace en hiver
    Afin de conserver l’énergie thermique à l’intérieur en hiver et d’éviter qu’elle ne s’échappe vers l’extérieur, une couche étanche à l’air est appliquée sur la face intérieure des murs extérieurs. Cette couche doit également bloquer le transport de l’humidité de l’intérieur vers l’extérieur afin d’éviter la formation de condensation nuisible dans les murs extérieurs – elle agit donc comme un frein à la diffusion. Le label énergétique Minergie-P exige même un test d’infiltrométrie pour vérifier l’étanchéité à l’air de la maison une fois construite.

    Aération optimale des pièces
    La méthode la plus efficace pour aérer les pièces est pendant la nuit. Vient ensuite, en hiver, le rayonnement thermique estimé du soleil, qui doit être protégé lors des chaudes journées d’été. Pour les fenêtres, il existe des éléments d’ombrage mobiles ou des vitres à revêtement spécial. La capacité de stockage de la chaleur vient en quatrième position après l’influence des sources de chaleur internes. Pour les bâtiments en bois, elle peut être atteinte avec un double revêtement en plâtre.

    Protection efficace contre le bruit
    Dans le domaine de la construction, on distingue tout d’abord la physique du bâtiment et l’acoustique des locaux. La physique du bâtiment se concentre sur l’isolation acoustique par les éléments de construction, tandis que l’acoustique des pièces vise à absorber la réverbération par les surfaces afin de rendre la parole ou la musique audibles de manière claire et précise. Les constructions modernes en bois offrent une protection efficace contre les bruits indésirables. Les bruits d’impact provenant des appartements voisins doivent être particulièrement pris en compte, en particulier dans les immeubles collectifs.

    Les bruitsaériens et les bruits solidiens en ligne de mire
    En acoustique du bâtiment, on distingue les bruits aériens et les bruits solidiens. Le bruit de la rue, par exemple, peut pénétrer dans le logement sous forme de bruit aérien à travers les murs extérieurs. Les bruits d’impact sont une forme de bruit solidien dont il faut tenir compte, en particulier dans les constructions de plafonds. Dans la construction en bois, les constructions à plusieurs parois permettent d’atteindre des valeurs d’isolation acoustique aussi élevées que celles des éléments massifs à une seule paroi, mais avec une masse nettement plus faible. Une construction à plusieurs coques offre une isolation acoustique particulièrement bonne lorsque le couplage des coques est faible. Les facteurs importants sont une masse surfacique des coques suffisamment importante, un espacement important entre les coques, l’absence de résonance des cavités et une liaison élastique des coques avec la structure. Les mesures visant à améliorer l’isolation acoustique des constructions de plafonds en bois comprennent le lestage du plafond brut avec une masse supplémentaire et l’utilisation d’une structure de plancher appropriée avec une chape lourde et une isolation phonique souple. Un faux-plafond suspendu peut également améliorer l’isolation acoustique. Dans la construction en bois, les voies acoustiques secondaires n’ont qu’une faible influence, comme le montrent les études du projet ‘Schallschutz im Holzbau’. Les constructions de plafond optimisées obtiennent de bons résultats aussi bien pour les voies acoustiques secondaires que pour la transmission directe du bruit par le plafond de l’étage. Des mesures simples permettent de réduire les transmissions par trajets secondaires dans les constructions de murs à ossature bois de manière à ce qu’elles soient nettement inférieures à la transmission directe du son par le plafond de l’étage.

    Acoustique des pièces dans les logements
    Dans les grandes pièces ou les pièces très occupées, il est important de prendre en compte le temps de réverbération pour l’acoustique des pièces. Un temps de réverbération trop long peut nuire au confort. Auparavant, les mesures relatives à l’acoustique des pièces étaient principalement prises dans les bâtiments publics et les bureaux paysagers. Aujourd’hui, les habitations privées font également l’objet d’une attention particulière, car elles présentent également de grands volumes et des surfaces dures réfléchissant le son. Pour obtenir un temps de réverbération optimal, une partie du revêtement de la pièce doit être dotée de panneaux acoustiques. L’acoustique de la pièce peut être améliorée par des panneaux acoustiques sur les plafonds suspendus ou les revêtements muraux. Ceux-ci sont souvent constitués de panneaux de bois traités en surface qui absorbent différentes fréquences grâce à différentes perforations ou fentes.

    Protection efficace contre l’électrosmog
    La Suisse est de plus en plus imprégnée de rayonnements non ionisants, également connus sous le nom d’ »électrosmog ». Dans les zones fortement contaminées, des mesures doivent être prises, quel que soit le type de construction. Les fenêtres peuvent être efficacement protégées par des vitrages thermo-isolants ou des films solaires. Lors de la conception du cadre, il est possible d’insérer en même temps un tissu métallique afin de bloquer ultérieurement à l’intérieur les rayons électromagnétiques des installations électriques de la maison. Comme les rayons électromagnétiques induisent du courant, tous les blindages doivent être reliés à la terre.

    Influence sur le climat intérieur
    La qualité de l’air dans une pièce dépend principalement de l’utilisation de matériaux peu polluants et d’un renouvellement d’air adéquat. Alors que les odeurs telles que le parfum, le bois d’arolle ou les huiles essentielles sont perçues comme agréables, les odeurs de produits de nettoyage, de fumée de cigarette ou de gaz d’échappement sont désagréables pour l’homme. Les composés organiques volatils sont nombreux et peuvent être nocifs pour l’homme et l’environnement à certaines concentrations. Si une pièce n’est pas suffisamment aérée, les composés organiques volatils peuvent s’accumuler à des concentrations gênantes ou irritantes. La kératine, une substance contenue dans la laine de mouton, agit comme un catalyseur des composés organiques volatils et est aujourd’hui utilisée pour réguler l’humidité et améliorer la qualité de l’air intérieur.

  • Autorisation accordée pour un complexe de bâtiments de services durables

    Autorisation accordée pour un complexe de bâtiments de services durables

    Green Spin obtient l’autorisation de construire un complexe de bureaux durables. Selon un communiqué, des entreprises spécialisées dans le développement durable devraient s’y installer d’ici trois ans. Les futures unités auront des surfaces locatives modulaires de 35 à 1400 mètres carrés sur une surface totale de 31 000 mètres carrés. Outre des locaux pour l’artisanat, les bureaux et la production, le futur quartier accueillera également des entreprises de restauration et quelques commerces de détail. Green Spin a été initié et développé par Felix Partner Architektur Design de Zurich.

    Le cabinet d’architecture promet une architecture fonctionnelle avec une façade photovoltaïque et des éoliennes pour l’électricité écologique, ainsi qu’un système de chauffage fonctionnant avec la géothermie. L’emplacement est proche du centre, bien desservi par les transports publics et le réseau cyclable de la ville. L’accent est mis sur une rampe d’accès à vélo d’une largeur maximale de six mètres, qui monte doucement autour de la cour intérieure. Elle permet d’accéder aux surfaces louées à tous les niveaux, ce qui permet de se rendre directement devant le bureau ou le magasin à vélo.

    Le bâtiment est certifié selon la norme internationale de construction durable BREEAM et répond aux normes ESG de reporting en matière de durabilité ainsi qu’aux normes de niveau Scope1 et Scope2 du Greenhouse Gas Protocol.

  • L’Université de Berne rend la Postgasse encore plus verte

    L’Université de Berne rend la Postgasse encore plus verte

    L’Université de Berne avait lancé le projet « La ruelle la plus verte du monde » en 2023 avec une action de végétalisation dans la Postgasse. Une deuxième journée de plantation a maintenant eu lieu le 25 mai. « Notre objectif était et est toujours d’augmenter la biodiversité, d’améliorer localement le climat urbain et d’améliorer la qualité de vie des habitants avec le moins de mesures de construction possible », explique Matthias Erb, initiateur du projet et professeur à l’Institut des sciences végétales de l’Université de Berne, cité dans un communiqué.

    Le projet est soutenu par la ville de Berne et des partenaires de l’économie bernoise, ce qui permettrait aux habitants de la Postgasse d’aménager leur quartier en grande partie gratuitement. en 2023, huit arbres, 23 petits arbustes et plus de 300 jeunes plants ont été plantés. Cette année, des plantes, de la terre et des pots ont été livrés à la Postgasse afin de poursuivre le verdissement. Tous les résidents ont été invités à participer aux travaux de jardinage. Boum, une entreprise spin-off de l’université de Berne, a fourni des bacs à plantes avec fonction d’arrosage.

    Après la plantation en 2023, l’Institut géographique de l’Université de Berne a effectué des mesures qui ont révélé une baisse locale de la température de surface. Pour que l’impact sur la température de l’air soit perceptible, il faudrait encore que la végétalisation progresse de manière significative, indique le communiqué. « J’ai bon espoir que la poursuite de la végétalisation nous permettra de lutter contre la perte de biodiversité et, au moins localement, contre les effets de la chaleur extrême », a déclaré Adrian Métry, responsable du projet, cité dans le communiqué. Un sondage a révélé que 78% des habitants perçoivent la ruelle comme nettement plus verte après la première action de végétalisation, ce qui améliore la qualité de vie. Un tiers des personnes interrogées ont constaté un effet positif sur le climat. 53 % des personnes interrogées ont déclaré que le projet les avait fait réfléchir sur des sujets tels que le changement climatique et la communauté. 94 % des personnes interrogées ont déclaré qu’elles étaient d’accord pour que le projet soit poursuivi avec des activités de jardinage en commun.