Catégorie : Durabilité

  • La Confédération soutient 33 projets modèles pour l’aménagement du territoire de demain

    La Confédération soutient 33 projets modèles pour l’aménagement du territoire de demain

    Les projets pilotes sont considérés comme un terrain d’expérimentation pour les communes, les régions et les organisations privées qui souhaitent relever les défis actuels avec de nouvelles méthodes. Il s’agit par exemple du vieillissement de la population, de la pénurie de logements, du manque d’espaces pour le sport et l’activité physique, du recul de la biodiversité ou des lacunes dans l’approvisionnement de base des régions rurales. Ce qui est demandé, ce sont des projets courageux, directement réalisables, dont les expériences peuvent servir de modèle à d’autres régions. Cet instrument de promotion existe depuis 25 ans, soutenu entre-temps par neuf services fédéraux de quatre départements sous la direction de l’Office fédéral du développement territorial ARE.

    33 projets, six thèmes prioritaires
    Pour la génération de programmes 2025-2030, 33 projets ont été sélectionnés et dotés d’un total de 4,274 millions de francs. Outre un soutien financier, les projets bénéficient d’un accompagnement technique et d’un soutien au transfert de connaissances, notamment lorsque les solutions ont fait leurs preuves. D’un point de vue thématique, les projets se répartissent sur six axes.

    • Renforcement des fonctions de centre dans les régions rurales et de montagne
    • Amélioration de la qualité de vie grâce à la biodiversité et à des paysages attrayants
    • planification de l’urbanisation favorable au sport et à l’activité physique
    • systèmes alimentaires régionaux plus durables
    • habitat durable par la réutilisation et la transformation du parc immobilier existant
    • Participation à la conception d’offres de services locales

    Un large soutien au sein de la Confédération
    Outre l’ARE, l’Office fédéral des routes, l’Office fédéral de l’environnement, l’Office fédéral de la santé publique, l’Office fédéral de la culture, l’Office fédéral du sport, l’Office fédéral de l’agriculture, l’Office fédéral du logement et le Secrétariat d’État à l’économie participent à ce projet. Ces offices fédéraux apportent leurs compétences spécialisées et veillent à ce que les projets pilotes réussis rayonnent également dans d’autres régions et programmes. Certains projets antérieurs ont déjà été récompensés par des prix prestigieux tels que le Prix Wakker. Les nouveaux projets démarreront début 2026 et devront montrer comment le développement territorial durable peut être concrètement organisé sur place.

  • Une politique d’implantation en mutation

    Une politique d’implantation en mutation

    Bâle-Ville a réagi aux évolutions internationales dans le domaine de la fiscalité et de la promotion de la place économique en révisant la loi sur la promotion de la place économique, qui a été clairement approuvée par le Grand Conseil et les électeurs en 2025. Le cœur du paquet de mesures bâloises en faveur de la place économique est constitué de deux fonds dans lesquels le Conseil d’Etat peut verser entre 150 et 500 millions de francs par an, selon la situation financière du canton. 80 pour cent des fonds sont destinés à la promotion de l’innovation, 20 pour cent aux domaines de la société et de l’environnement. L’encouragement a lieu dès l’année en cours pour un montant maximal de 300 millions de francs.

    Plus-value sociale grâce au congé parental
    L’un des éléments est le soutien du congé parental volontaire au-delà de la mesure légale. Les entreprises qui accordent volontairement à leurs collaborateurs un congé parental allant au-delà de la loi sur les allocations pour perte de gain peuvent se faire rembourser jusqu’à trois semaines de coûts salariaux supplémentaires pour chacune des mères et chacun des pères. Cette réglementation renforce la compatibilité entre travail et famille et favorise une culture du travail moderne et inclusive. Un facteur qui prend de plus en plus d’importance dans la concurrence internationale entre les sites.

    Le tournant énergétique, un avantage pour le site
    Le volet environnemental du programme soutient les entreprises de Bâle-Ville qui investissent de manière ciblée dans la décarbonisation et l’efficacité énergétique dans le canton et en Suisse. Les contributions sont accordées en fonction des économies de carbone réalisées ou de l’énergie économisée. Le canton peut prendre en charge jusqu’à 40% des coûts d’investissement des mesures mises en œuvre. La réduction de l’intensité des émissions directes de gaz à effet de serre au niveau mondial est également éligible. Le paquet de sites bâlois complète et renforce les autres mesures de la stratégie cantonale de protection du climat avec un objectif de zéro net d’ici 2037. Bâle-Ville pose ainsi des jalons dans toute la Suisse pour une politique climatique orientée vers la pratique, qui allie responsabilité et raison économique.

    La force d’innovation de Bâle pour la Suisse
    La partie la plus importante du paquet de sites bâlois est le domaine de l’innovation. Le canton de Bâle-Ville participe aux frais de personnel des entreprises de la ville pour la recherche et le développement. Selon leur taille, les entreprises bénéficient de taux d’aide échelonnés jusqu’à 28 % et de contributions supplémentaires pour les amortissements des installations de recherche et développement et de production de haute technologie. En outre, le canton soutient également les dépenses des entreprises pour les études cliniques en Suisse. Le canton renforce ainsi son profil de site d’innovation de premier plan et de hub des sciences de la vie en Europe.

    Un nouvel équilibre entre économie et société
    Le paquet de sites bâlois est plus qu’un programme de promotion. Il s’agit d’une orientation stratégique visant à concilier compétitivité, durabilité et responsabilité sociale. L’intégration étroite de l’économie et de la politique donne naissance à un modèle qui rayonne au-delà de Bâle – comme exemple d’une promotion économique moderne et orientée vers l’avenir.

  • Chauffage renouvelable avec le chauffage urbain

    Chauffage renouvelable avec le chauffage urbain

    Le chauffage urbain est un élément important de la stratégie climatique de Bâle. Plus de 6500 ménages et entreprises sont approvisionnés en chaleur écologique par 130 kilomètres de conduites de chauffage à distance. Celle-ci provient en grande partie de l’utilisation de la chaleur résiduelle des usines de traitement des ordures ménagères et des centrales à bois, ce qui réduit considérablement les émissions de CO². D’ici 2037, le réseau atteindra 180 kilomètres et alimentera une grande partie de la ville. Le circuit fonctionne efficacement en chauffant l’eau chaude de manière centralisée, en l’acheminant vers les clients, en l’y prélevant et en la réinjectant dans les installations.

    Une production innovante
    Un plan directeur constitue la base pour qu’à partir de 2035, seules des sources renouvelables et des rejets thermiques soient utilisés pour la production de chaleur. Pour faire face à l’augmentation des ventes de chaleur due à l’accroissement de la clientèle, IWB mise sur une grande pompe à chaleur qui utilisera et distinguera autrefois les rejets de chaleur issus du traitement des eaux usées.

    Décarbonisation et développement coordonné
    Le mandat politique est clair. D’ici 2037, le canton de Bâle-Ville doit atteindre la neutralité climatique. IWB investit plus de 450 millions de francs dans l’extension du réseau de chauffage urbain et de l’infrastructure correspondante. Parallèlement, le réseau de gaz sera mis hors service par étapes. Pour les immeubles chauffés au gaz, le changement est planifié suffisamment tôt et de manière transparente. Les propriétaires sont informés au moins trois à quatre ans avant la mise hors service et peuvent demander des subventions pour le remplacement du chauffage. Une solution transitoire peut en outre être mise en place pour assurer la transition jusqu’au raccordement au chauffage urbain.

    La planification de l’extension du réseau est une prouesse logistique et organisationnelle. L’extension du chauffage urbain est coordonnée avec la rénovation des routes, la végétalisation, le renouvellement des conduites d’électricité et d’eau ainsi qu’avec des mesures de planification du trafic. Dans les quartiers densément peuplés, des temps de construction optimisés et des processus de travail efficaces sont décisifs. De la planification à la réalisation, le Département des travaux publics et des transports, IWB et les Transports publics bâlois travaillent en partenariat et en étroite coordination.

    Des solutions de raccordement attrayantes pour les propriétaires
    Qu’il s’agisse d’un raccordement individuel, multiple ou collectif, le chauffage à distance peut être obtenu selon les souhaits du client. Les modèles de raccordement coopératifs gagnent en importance, en particulier dans le centre-ville de Bâle, mais aussi dans les quartiers denses. Dans le cas d’un raccordement multiple, les bâtiments voisins sont reliés par des conduites de porte à porte, tandis que dans le cas d’un raccordement collectif, plusieurs immeubles partagent une station de chauffage centrale, ce qui permet de gagner de la place et de réduire les coûts. Chaque immeuble reste techniquement indépendant, mais profite de conditions intéressantes et d’une exploitation efficace.

    Bâle, modèle de la transition thermique urbaine
    Avec l’extension ambitieuse du chauffage urbain et l’abandon progressif des combustibles fossiles, Bâle-Ville mise sur un approvisionnement en chaleur respectueux du climat dans l’environnement urbain. La combinaison d’une production renouvelable, de réseaux intelligents, d’une extension coordonnée et de modèles de raccordement coopératifs fait de cette transformation un exemple de réussite d’une politique énergétique porteuse d’avenir. Pour Bâle, la région et la Suisse.

  • Un centre commercial modernisé renforce l’utilisation et l’efficacité énergétique

    Un centre commercial modernisé renforce l’utilisation et l’efficacité énergétique

    Halter AG, dont le siège est à Schlieren, a terminé la modernisation et le réaménagement du Signy Centre à Signy-Avenex. La rénovation comprenait deux bâtiments avec des surfaces administratives et commerciales, trois étages avec une cinquantaine de magasins ainsi que cinq niveaux de parking avec un total d’environ 1100 places. Comme l ‘indique Halter, le projet a débuté en 2023 et vient de s’achever avec la remise officielle aux clients.

    Dans le cadre de la rénovation, les installations techniques et les dispositifs de sécurité du Signy Centre ont été modernisés. De plus, Halter a réaménagé le centre commercial et ses espaces extérieurs. Selon l’entreprise, les transformations achevées améliorent le confort et la sécurité des employés ainsi que des clients du centre commercial. De plus, le bilan énergétique et environnemental du site a pu être amélioré.

    Les entreprises Burckhardt et ARFOLIA, qui se sont chargées respectivement de l’architecture et de l’aménagement paysager, ont également participé au projet. Alors que sd ingénierie a participé en tant qu’ingénieur civil, Caeli Ingénierie a joué le rôle d’ingénieur technique. L’ingénieur en protection incendie était en dernier lieu srg engineering.

  • Le prix économique récompense la compétence industrielle et l’ancrage régional en Thurgovie

    Le prix économique récompense la compétence industrielle et l’ancrage régional en Thurgovie

    La société GLATZ AG de Frauenfeld a remporté le prix de l’économie thurgovienne 2026, décerné chaque année par la Chambre de commerce et d’industrie de Thurgovie, l’Union des arts et métiers de Thurgovie, la Banque cantonale de Thurgovie et le Département de l’intérieur et de l’économie.

    Selon un communiqué, l’entreprise familiale a convaincu le jury par la combinaison d’une activité commerciale intergénérationnelle, d’une compétitivité internationale et d’une loyauté régionale, explique le communiqué. Avec ses structures de parasols brevetées, un taux d’intégration verticale élevé, un atelier de couture interne et des normes de qualité sans compromis, GLATZ AG serait le créateur de tendances en matière de solutions d’ombrage – et ce à une époque où le marché international à bas prix évince de nombreux concurrents. Les grands parasols de Frauenfeld, qui résistent à des vents allant jusqu’à 115 kilomètres par heure, sont ainsi exportés de Thurgovie vers plus de 50 pays.

    « Depuis plus de 130 ans, l’entreprise est solidement enracinée en Thurgovie – et porte en même temps la qualité et l’esprit d’innovation de la place industrielle thurgovienne dans le monde entier », déclare Thomas Koller, président du jury du prix de l’économie thurgovienne.

    Le déménagement dans le nouveau siège social de la Langfeldstrasse à Frauenfeld en 2024 témoigne du fait que GLATZ AG restera enracinée en Thurgovie. Le nouveau bâtiment, qui réunit sous un même toit la recherche et le développement, la production, l’administration et un centre de formation moderne, a également été construit en mettant l’accent sur la durabilité. Ainsi, des installations photovoltaïques, des systèmes de chauffage et de refroidissement efficaces sur le plan énergétique et des trajets de transport raccourcis réduisent l’empreinte carbone.

    La cérémonie de remise des prix aura lieu le 15 avril 2026 dans les locaux de GLATZ AG à Frauenfeld.

  • La construction en bois établit un nouveau standard pour les bâtiments cantonaux

    La construction en bois établit un nouveau standard pour les bâtiments cantonaux

    L’architecte Markus Schietsch s’ est vu décerner par « Hochparterre » un prix d’architecture Hase d’argent pour sa nouvelle construction du bâtiment cantonal AVS à Unterentfelden. Le prix a été décerné le 2 décembre au Museum für Gestaltung de Zurich. Il récompense la qualité architecturale du bâtiment ainsi que la mise en œuvre cohérente d’un mode de construction durable.

    Le nouveau bâtiment, qui abrite actuellement des laboratoires et des bureaux pour 80 collaborateurs, a été inauguré le 25 octobre 2024 après deux ans et demi de travaux. Les travaux de construction avaient été planifiés et réalisés par Immobilien Aargau.

    « Cette distinction confirme la voie que nous avons choisie », a déclaré le conseiller d’État Dr Markus Dieth, cité dans un communiqué. « Le canton d’Argovie investit dans des bâtiments durables, économiques et de haute qualité, qui tiennent également compte de la construction rentable. Je félicite chaleureusement Markus Schietsch et le département immobilier d’Argovie pour ce succès »

    Selon Schietsch, cette distinction montre « qu’une planification minutieuse, une attitude architecturale claire et le courage d’utiliser des matériaux durables comme le bois sont aujourd’hui plus que jamais nécessaires ». La directrice de l’office et chimiste cantonale, le Dr Alda Breitenmoser, souligne que le nouveau bâtiment offre des « conditions de travail optimales » pour la protection des consommateurs : « L’architecture soutient nos processus de travail, crée un climat intérieur agréable et montre que l’administration moderne peut être à la fois écologique et fonctionnelle »

    Début novembre 2025, le nouveau siège de l’AVS a déjà été récompensé par le réseau bois Pro Holz Aargau pour sa construction en bois.

  • Développer le recyclage des matériaux de construction en Europe

    Développer le recyclage des matériaux de construction en Europe

    Holcim AG, dont le siège est à Zoug, veut élargir considérablement son portefeuille dans le domaine du recyclage des matériaux de construction en Europe. Selon un communiqué, l’entreprise internationale de matériaux de construction a acquis deux entreprises de démolition en Angleterre et en Allemagne et se prépare à en racheter une troisième dans le nord-ouest de la France. Ces trois entreprises recyclent jusqu’à présent 1,3 million de tonnes de déchets de construction par an.

    Parmi les nouvelles acquisitions figurent Thames Materials de l’ouest de Londres et A&S Recycling GmbH de Hanovre. Holcim n’a pas encore précisé le nom de cette dernière, qui opère dans le nord-ouest de la France. Avec Thames Materials, Holcim opère désormais dans la région de Londres. Holcim y avait déjà acquis en 2023 l’entreprise de logistique Sivyer Logistics, située dans l’est de Londres. A&S Recyling traite les matériaux de démolition dans le nord de l’Allemagne avec trois sites dans le Land allemand de Basse-Saxe. Avec l’acquisition de l’entreprise française, Holcim porte à 28 le nombre de recycleurs qu’il gère dans le pays.

    « Les acquisitions de Thames Materials, de A&S Recycling GmbH et d’une entreprise de recyclage dans le nord-ouest de la France vont renforcer notre position de leader dans le domaine de la construction circulaire et contribuer à notre objectif NextGen Growth 2030 de recycler plus de 20 millions de tonnes de matériaux de démolition de construction par an », a déclaré Milan Gutovic, CEO de Holcim, cité dans le communiqué.

  • Le béton chaud de Pompéi

    Le béton chaud de Pompéi

    Le béton romain constitue l’épine dorsale de nombreuses constructions, des installations portuaires aux aqueducs, qui ont résisté au vent, aux intempéries et aux tremblements de terre pendant plus de 2000 ans. L’équipe d’Admir Masic au MIT étudie depuis des années les raisons de la durabilité exceptionnelle de ce matériau de construction en s’appuyant sur des analyses chimiques de mortiers anciens. Dès 2023, l’équipe a formulé l’hypothèse selon laquelle les Romains n’utilisaient pas la chaux sous forme de pâte prête à l’emploi, mais la mélangeaient à sec avec des cendres volcaniques sous forme de chaux vive avant d’y ajouter de l’eau.

    Pompéi, un chantier préservé
    Les recherches les plus récentes se basent sur un site unique à Pompéi. Un chantier « gelé » par l’éruption du Vésuve en 79 après JC, avec des murs à moitié construits, des tas de matériaux et des outils. Dans des échantillons prélevés dans les tas secs prémélangés, dans des murs en construction et dans des éléments de construction finis, les chercheurs ont trouvé non seulement les fameux clastes de chaux blanche, mais aussi des fragments intacts de chaux vive dans le mélange sec. Cela suggère que la réaction d’extinction, c’est-à-dire la réaction de la chaux vive avec l’eau, n’a eu lieu qu’au moment du mélange et du durcissement effectifs du béton, et non pas au préalable, comme le montrent les descriptions classiques.

    Contradiction avec Vitruve et comment elle se résout
    Au 1er siècle av. J.-C., Vitruve a décrit dans le « De architectura » que la chaux était d’abord éteinte avec de l’eau, puis mélangée à des agrégats. La technique de mélange à chaud identifiée aujourd’hui s’en écarte en ce sens que la chaux, en tant que chaux vive, est combinée à des cendres volcaniques en phase sèche et que l’eau n’est ajoutée qu’ensuite. Les analyses isotopiques des mortiers démontrent les évolutions caractéristiques de la carbonatation qui correspondent à ce processus et se distinguent des mortiers contenant de la chaux préalablement éteinte. Plutôt que de « réfuter » complètement Vitruve, les spécialistes interprètent plutôt les découvertes comme le fait que sa description ne reflète pas tout le spectre de la pratique romaine. Des variantes régionales ou temporelles, comme le malaxage à chaud, semblent avoir été plus répandues qu’on ne l’a longtemps cru.

    Le béton auto-cicatrisant, un modèle pour demain
    Le processus de mélange à chaud produit une chaleur considérable lorsque la chaux vive et l’eau entrent en contact, ce qui emprisonne des particules de chaux réactives dans la structure du béton. Si des microfissures se forment ultérieurement, ces particules peuvent se détacher à nouveau, réagir avec l’eau qui s’infiltre et combler à nouveau les fissures. Un mécanisme d’auto-cicatrisation qui explique de manière plausible la longévité des constructions romaines. Ces nouvelles connaissances sont prises en compte dans le développement de bétons modernes et durables. L’objectif est de réduire la proportion de liants à forte teneur en CO₂, de prolonger massivement la durée de vie des ouvrages et de réduire ainsi la consommation de ressources du secteur de la construction. Tout à fait dans l’esprit d’un modèle antique que l’on commence seulement à comprendre complètement sur le plan chimique.

  • Modernisation des chemins de fer dans l’espace alpin sensible

    Modernisation des chemins de fer dans l’espace alpin sensible

    STRABAG AG réalise l’étape d’assainissement encore en suspens sur la ligne du Zentralbahn entre Meiringen et Brienzwiler dans l’Oberland bernois. La ligne à voie étroite est à voie unique et longe la Hasliaare, qui fait partie de la zone inondable de l’Aar. Selon un communiqué, la nouvelle construction nécessite « une précision maximale pour la logistique et la coordination » afin de respecter plusieurs réserves naturelles. Les travaux préparatoires ont débuté en mars 2025 et la phase intensive de dix semaines est en cours depuis octobre 2025.

    Des pluies intenses se sont produites à plusieurs reprises dans la région, inondant le remblai ferroviaire, y compris la superstructure, et causant des dommages à l’infrastructure ferroviaire et aux terres cultivées voisines. En 2022 et 2023, STRABAG y a déjà effectué des travaux de construction de voies (lot 1 et lot 3). Le projet de modernisation s’achève à présent par une transformation totale de l’exigeant tronçon central, le lot 2, sur une longueur de 2600 mètres et au cœur de la réserve naturelle de Sytenwald. Le remblai doit être surélevé. Afin de permettre l’écoulement des eaux de surface et des eaux de ruissellement, un drainage planifié continu de la ligne sera réalisé. La zone le long de l’Hasliaare sera dotée d’un nouveau mur de protection contre les inondations.

    Selon le communiqué, la particularité de la technique de construction réside dans « l’étroitesse de l’espace et l’absence locale de pistes de construction redondantes dans certains tronçons entre la Hasliaare, le tracé de la voie ferrée et plusieurs réserves naturelles », ce qui exige des précautions particulières pour l’écologie et la protection du paysage. D’une part, STRABAG construit 30 nouvelles fondations pour les pylônes de la caténaire du côté aval, et d’autre part, 37 passages doivent assurer la continuité écologique du site. Cela signifie la protection des animaux sauvages et des petits animaux lors de la traversée du tronçon.

    La construction du nouveau pont du Hüsenbach en béton fibré à ultra-haute résistance et longue durée de vie (BFUP) est un élément particulièrement exigeant. Lors de la construction du pont, une attention particulière a été portée à la population de truites qui s’y trouve en période de frai.

  • La technologie des ascenseurs renforce le développement de la destination Andermatt

    La technologie des ascenseurs renforce le développement de la destination Andermatt

    En tant que partenaire d’Andermatt Swiss Alps, le fabricant finlandais d’ascenseurs et d’escaliers roulants KONE a réalisé une centaine d’installations depuis 2011, selon un communiqué. Dans le cadre du projet de développement de Samih Sawiri pour la destination, 1,7 milliard de francs ont été investis ; des partenariats à long terme ont été mis en place. Des ascenseurs de personnes et de charges de KONE fonctionnent désormais dans des hôtels de luxe, des villas et des immeubles d’appartements sur place. L’entreprise, dont le siège suisse est à Brüttisellen, est également responsable de nouveaux escaliers mécaniques et d’un trottoir roulant à la gare d’Andermatt.

    Selon le communiqué, les ascenseurs de personnes installés sont en grande partie des modèles KONE MonoSpace 500 DX et KONE MonoSpace 700 DX, et les monte-charges sont des TranSys DX. De plus, des ascenseurs ont été fabriqués sur mesure pour l’hôtel cinq étoiles Chedi Andermatt.

    La durabilité a joué un rôle important dans tous les projets en termes d’efficacité énergétique, de récupération et de durée de vie, explique-t-on. Cela correspond non seulement à l’initiative Andermatt Responsible, mais aussi aux principes de KONE. Il est indiqué que KONE a été classé parmi les 20 entreprises les plus durables d’Europe par le magazine spécialisé « Corporate Knights » 2025.

    Selon Jan-Eric Mahnkopf d’Andermatt Swiss Alps, un projet de cette envergure et de cette durée ne peut être mené à bien qu’avec des partenariats solides et à long terme. « Avec KONE, nous avons à nos côtés un partenaire à la pointe de la technologie et en même temps flexible, qui répond de manière fiable depuis des années à nos exigences élevées en matière de qualité, de design et d’efficacité », déclare Mahnkopf, cité comme chef de projet de construction.

    Selon KONE, cette vision à long terme a l’avantage d’optimiser la planification et la logistique, d’avoir toujours suffisamment de matériel et de personnel sur place. « Les équipes collaboratives sont parfaitement rodées, on connaît les besoins et les exigences du partenaire », explique Lukas Lehmann, le directeur des ventes KONE responsable.

  • Construire en circulaire avec des roseaux

    Construire en circulaire avec des roseaux

    La maison de Marina Rosa et Jacobus van Hoorne, conçue par Gilbert Berthold, architecte et assistant scientifique à la HESB, se distingue délibérément dans un lotissement de maisons individuelles au bord du lac de Neusiedl. Il combine une construction en bois conséquente avec un toit de roseaux marquant et mise ainsi sur des matières premières locales et renouvelables avec une faible empreinte écologique. Les nombreuses récompenses reçues, du prix de la maîtrise d’ouvrage de la Zentralvereinigung österreichischer Architektinnen au prix d’architecture du Burgenland en passant par le prix du nouveau venu « Häuser des Jahres », soulignent le caractère exemplaire du projet.

    Le roseau, un matériau de construction très performant
    Jacobus van Hoorne, à l’origine physicien des particules au CERN, a repris l’entreprise de son père, coupeur de roseaux et couvreur de roseaux, et l’a transformée en laboratoire d’innovation. En collaboration avec Berthold, il a mis au point une structure de toit qui répond à des exigences strictes en matière de protection contre l’incendie et qui a été approuvée par les autorités à la suite d’essais d’incendie en conditions réelles. Une étape importante pour le roseau dans les nouvelles constructions, même dans les zones densément peuplées. Les pans de toiture légèrement incurvés suivent la logique du matériau. Chaque degré d’inclinaison supplémentaire prolonge la durée de vie du toit, la construction rend visibles et lisibles les qualités du matériau naturel.

    Géométrie, matériau et espace comme une unité
    Le plan de la maison suit un parcours en forme de S, résultant de la rotation de l’espace de vie central. Le cœur est un atrium de deux étages, inondé de lumière, qui s’ouvre sur le jardin et est étroitement lié à l’espace extérieur par des terrasses. Des espaces fonctionnels organisés de manière compacte créent une marge de manœuvre pour de vastes zones de détente. L’interaction entre le toit en roseaux et la façade en chêne naturel relie le corps du bâtiment au paysage. Le toit devient l’élément déterminant de la conception et une interprétation contemporaine de l’artisanat traditionnel.

    Laboratoire réel pour les matériaux biosourcés
    Pour Gilbert Berthold, le projet a marqué le début de son indépendance et a également constitué un terrain d’essai réel pour la construction durable. La maison sert aujourd’hui à la fois de lieu de vie, d’objet d’étude et de salle d’exposition. Elle fournit des données sur l’efficacité énergétique, le climat intérieur et le comportement à long terme des matériaux de construction biosourcés. Dans le contexte de la HESB, elle s’intègre dans la recherche sur les matériaux à base de plantes tels que la paille, le lin, le chanvre ou le mycélium et montre que le roseau peut exister non seulement comme matériau isolant, mais aussi dans un rôle architectural principal.

    Symbole d’une culture de la construction régénérative
    Le projet illustre comment la construction circulaire peut être mise en œuvre dès aujourd’hui avec des ressources régionales. Il montre aux étudiants et aux professionnels que l’architecture régénérative n’est pas une vision d’avenir, mais une réalité construite. Avec le roseau comme symbole fort d’une culture de la construction qui repense la nature, la technique et la société.

  • Schlieren reste Cité de l’énergie or

    Schlieren reste Cité de l’énergie or

    Schlieren a obtenu pour la deuxième fois après 2021 le titre de Cité de l’énergie Gold, comme l’indique un communiqué de la ville. La distinction a une validité de quatre ans. C ‘est un grand honneur de recevoir à nouveau le label Cité de l’énergie Gold et cela montre que nous sommes sur la bonne voie en tant que ville », a déclaré Beat Kilchenmann, conseiller municipal et chef du département Travaux, approvisionnement et installations, cité dans le communiqué.

    Le label Cité de l’énergie or sert à récompenser les objectifs particulièrement ambitieux en matière d’énergie et de protection du climat. La ville cite à cet égard les mesures concrètes qui ont été définies dans différents champs d’action dans le cadre de la stratégie « zéro net » adoptée en 2023 avec l’année cible 2040. Ces mesures ont servi de programme d’activités pour la recertification en tant que Cité de l’énergie Or. Il s’agit notamment de l’extension du réseau de chauffage urbain, de l’utilisation d’énergie renouvelable dans les immeubles de la ville et du renforcement de l’économie circulaire.

  • Walensee : le projet solaire de falaise est abandonné

    Walensee : le projet solaire de falaise est abandonné

    La paroi rocheuse sur le côté nord du Walensee ne recevra pas d’installation solaire dans un avenir proche. Comme l’indiquent les partenaires du projet EKZ et SAK dans un communiqué, ils ne poursuivent pas le projet solaire Felsenstrom.

    Les fournisseurs d’électricité des cantons de Zurich, Saint-Gall et des deux Appenzell justifient leur décision d’une part par des retards dans la procédure d’autorisation. Les modifications apportées au projet suite à des oppositions nécessiteraient une nouvelle mise à l’enquête publique. D’autre part, le montage de modules librement suspendus sur la paroi raide serait difficile, coûteux et prendrait beaucoup de temps.

    Les partenaires du projet ne s’attendent donc plus à pouvoir achever le projet d’ici fin 2030. Ce serait pourtant la condition sine qua non pour qu’il puisse bénéficier des facilités et des subventions accordées dans le cadre de Solarexpress.

    L’installation devrait être construite sur le site de l’ancienne carrière Schnür. Les modules solaires, d’une surface de 44 000 mètres carrés, devaient produire environ 12 gigawattheures d’électricité par an, selon l’avis public de construction de septembre 2024.

  • Une nouvelle centrale thermique renforce l’approvisionnement énergétique de Villmergen

    Une nouvelle centrale thermique renforce l’approvisionnement énergétique de Villmergen

    Après environ deux ans de travaux et 15 millions de francs investis, le réseau de chaleur AEW de Villmergen fournit une chaleur durable aux entreprises locales, selon un communiqué. Le réseau de chaleur, qui combine la chaleur renouvelable issue du vieux bois régional et du bois utilisé en cascade avec une technique moderne de stockage et de régulation, renforce la sécurité d’approvisionnement régionale dans le cadre de la stratégie énergétique 2050, précise le communiqué.

    Au centre de la centrale thermique se trouve une chaudière à bois usagé efficace d’une puissance de 2000 kilowatts. Il est également prévu d’installer une autre chaudière à bois usagé, des pompes à chaleur et une chaudière de pointe, qui fourniront une puissance totale pouvant atteindre 10 000 kilowatts.

    Un accumulateur de chaleur moderne d’un volume de 160 000 litres assure l’efficacité de l’exploitation, tandis qu’une installation photovoltaïque d’une production annuelle de 220 mégawattheures (MWh) produit de l’électricité durable. 145 MWh de l’électricité produite sont utilisés pour l’autoconsommation de l’installation. Grâce à la technologie Power-to-Heat, l’installation transforme l’électricité excédentaire en chaleur et s’adapte ainsi aux fluctuations du système énergétique. Cela permet une utilisation particulièrement efficace de l’énergie, tout en soutenant la stabilité du réseau électrique, explique AEW.

    Une fois terminée, la centrale thermique fournira jusqu’à 14 500 MWh de chaleur par an et couvrira les besoins d’environ 700 maisons individuelles. Cela permet d’économiser environ 710 000 mètres cubes de gaz naturel et 1500 tonnes de CO2 par an, explique Daniel Wernli, responsable de la production de chaleur chez AEW.

    De la planification à l’exploitation en passant par la construction, AEW a délibérément fait appel à des entreprises de la région. La population locale sera également impliquée : au printemps 2026, AEW organisera une journée portes ouvertes dans le réseau de chaleur et expliquera comment le bois régional produit de la chaleur durable.

  • Norman Gobbi met l’accent sur la durabilité au Tessin

    Norman Gobbi met l’accent sur la durabilité au Tessin

    Monsieur Gobbi, vous êtes depuis peu responsable de la construction dans le canton du Tessin. Quelles sont vos premières priorités dans ce domaine ?
    « Dans mon nouveau rôle de chef de la division Construction, que j’occupe depuis le 1er septembre, la priorité est d’initier des contacts avec tous les principaux acteurs du secteur de la construction au Tessin, afin de comprendre leur vision de la situation actuelle et des perspectives – à court, moyen et long terme. »

    Comment comptez-vous rendre l’aménagement du territoire tessinois plus durable, notamment dans l’équilibre délicat entre densification et protection du paysage ?
    « Le canton du Tessin a une conformation géographique très différente de celle des cantons du Plateau. Tout est concentré dans les quelques mètres carrés des fonds de vallée, déjà fortement anthropisés au cours du XXe siècle : il est donc très difficile de concilier toutes les fonctions que le territoire doit remplir, tout en garantissant le plus haut degré possible de durabilité et de qualité de vie. La clé réside dans une planification tournée vers l’avenir, ainsi que dans la patience nécessaire pour remédier, étape par étape, aux erreurs héritées du passé. »

    Quel rôle le changement climatique joue-t-il dans votre politique immobilière ? Existe-t-il des projets concrets de construction résistante au climat dans le canton ?
    « Le Tessin s’étend de 200 à plus de 3 000 mètres au-dessus du niveau de la mer et est donc particulièrement exposé aux effets du changement climatique. Le Conseil d’État en est conscient et a inscrit l’atténuation de ces phénomènes parmi les objectifs de son programme à long terme. »

    Quelle est votre position sur la promotion de l’utilisation du bois et de la construction modulaire dans les bâtiments publics ?
    « Plus de 50 % de la surface de notre canton est couverte de forêts. Il est donc évident que nous avons intérêt à promouvoir l’utilisation de cette ressource abondante et de qualité. L’État est là et jouera son rôle : j’attends aussi des impulsions créatives de la part de notre Académie d’architecture et, bien sûr, une sensibilité croissante de la part du secteur privé. »

    Au Tessin, l’espace habitable devient de plus en plus rare et cher. Quelles stratégies comptez-vous adopter pour créer des logements abordables ?
    « Notre constitution confie la gestion de ces questions, en premier lieu, aux communes : je considère que c’est un choix judicieux, car les autorités locales ont une connaissance approfondie de ce qui se passe sur le territoire et peuvent donc réagir rapidement aux changements dans le contexte du logement. Cela dit, le canton suit le dossier de très près et est prêt à intervenir au niveau réglementaire lorsque cela s’avère opportun. »

    Comment le canton entend-il collaborer avec les communes pour assurer un aménagement du territoire cohérent et uniforme ?
    « La nouvelle loi fédérale a complètement changé le paradigme, et le Tessin l’a intégré dans son plan directeur : il est clair que – pour les raisons liées à la conformation du territoire que j’ai évoquées – le sujet de la densification est particulièrement délicat pour notre canton. La mise en œuvre de cette stratégie nécessitera un large débat tant au sein des institutions qu’au sein de la société dans son ensemble. »

    En Suisse alémanique et en Suisse romande, la promotion économique est très active. Combien d’énergie le canton et les districts économiques investissent-ils dans leur positionnement et que font-ils concrètement ?
    « Le Tessin s’efforce constamment de se positionner comme une région dynamique et ouverte à l’innovation. Nous sommes à un peu moins de deux heures des pôles économiques de Zurich et de Milan, et à l’avenir nous pouvons aspirer à accueillir des réalités qui veulent rester connectées au dynamisme de ces métropoles sans nécessairement devoir en subir les inconvénients en termes de qualité de vie. »

    Quelles leçons tirez-vous de votre expérience en tant que directeur de la sécurité pour votre nouveau rôle dans l’industrie de la construction ?
    l’attention portée à la sécurité est un « état d’esprit », et elle est utile dans toutes les situations de la vie – en particulier dans les professions où les gens sont exposés à des risques d’accidents graves, voire mortels. Il sera donc prioritaire pour moi de sensibiliser à ces questions et d’œuvrer en faveur d’un secteur de la construction où les gens peuvent travailler sans jamais avoir à craindre pour leur sécurité. »

    Comment gérez-vous la transition d’un domaine fortement axé sur la sécurité à un domaine plus technique ?
    notre système de milice nous encourage à être des « amateurs éclairés », en évitant une spécialisation excessive et en gardant à l’esprit que le travail de l’État n’est pas constitué de compartiments étanches, mais d’organes interconnectés qui doivent travailler dans un dialogue constant

    Considérez-vous votre nouveau rôle comme une tâche à long terme ou plutôt comme une solution temporaire jusqu’à la fin de la législature en 2027 ?
    « Comme je l’ai dit à maintes reprises, la gestion du territoire est ma grande passion après les institutions. »

  • L’électricité du parquet

    L’électricité du parquet

    Au lieu d’utiliser du chêne, qui se raréfie, le projet mise sur le bois de peuplier, un arbre feuillu à croissance rapide et tolérant au climat, qui n’est jusqu’à présent guère utilisé sur le marché du parquet. Grâce à la « chimie verte » et à l’incorporation de lignine issue de l’industrie papetière, le bois de peuplier tendre est densifié et durci, de sorte que ses propriétés mécaniques et sa qualité de surface sont comparables à celles du parquet en chêne

    Ce développement répond ainsi à deux défis à la fois. La sécurisation de l’approvisionnement en bois dans des conditions de changement climatique et le remplacement des revêtements de sol à base de pétrole par des produits biosourcés et recyclables. Pour les fabricants, cela ouvre également la possibilité de transformer des essences régionales, jusqu’ici « secondaires », en parquets design de haute qualité

    Parquet Capteur et source d’énergie
    La deuxième étape de l’innovation réside dans l’intégration de la fonctionnalité piézoélectrique. Lorsque le bois est déformé élastiquement pendant la marche, il se produit une tension électrique qui, à l’état naturel, est trop faible pour être utilisable en pratique. En incorporant du sel de Rochelle, un sous-produit de la production de vin à fort effet piézoélectrique, dans une matrice de bois spécialement structurée, on obtient une structure hybride qui fournit des tensions nettement plus élevées tout en restant recyclable

    Cette technologie « salt-in-wood » permet d’obtenir des lames de parquet qui agissent elles-mêmes comme des capteurs. Elles détectent les séquences de pas, la présence ou les modèles de mouvement et peuvent, en perspective, générer suffisamment d’énergie pour alimenter localement des capteurs ou des signaux sans fil

    Applications de la maison intelligente à l’aéroport
    A court terme, les chercheurs visent des applications de capteurs dans la maison intelligente, par exemple pour la surveillance de l’accès aux portes et aux fenêtres ou pour le contrôle de l’éclairage et de la climatisation en fonction de la présence. A moyen terme, l’attention se porte sur les surfaces très fréquentées comme les aéroports, les gares, les centres commerciaux ou encore les lieux culturels comme le Tanzhaus de Zurich, où des millions de pas par an offrent un potentiel de conversion énergétique considérable

    Le grand défi réside désormais dans la mise à l’échelle. Les processus des matériaux, l’intégration des capteurs, la durabilité et les coûts doivent être industrialisés de manière à ce que le « Piezo-Parkett » passe du stade de démonstrateur à celui de famille de produits commercialisables. Un objectif qui a le vent en poupe grâce à des partenariats industriels et des récompenses telles que la nomination au « Evergreen Prize for Innovation ».

  • Les solutions décentralisées de traitement des eaux usées gagnent en importance

    Les solutions décentralisées de traitement des eaux usées gagnent en importance

    En Suisse, comme dans d’autres pays européens, les eaux usées des ménages sont éliminées et traitées de manière centralisée. Les eaux usées provenant des toilettes, de la cuisine, des lave-linge et des lave-vaisselle se mélangent. Le recyclage est donc beaucoup plus difficile. Afin d’endiguer cette difficulté, les chercheurs de l’Institut de recherche sur l’eau Eawag de Dübendorf travaillent sur des solutions décentralisées possibles, peut on lire dans un communiqué de presse.

    Ces solutions consistent à séparer les différents flux d’eaux usées sur leur lieu de production. Ils pourraient ensuite être traités sur place ou à proximité et les ressources telles que l’eau propre, les nutriments et l’énergie pourraient être récupérées. Pour permettre aux architectes et aux concepteurs de bâtiments de se faire une idée des technologies et des applications pratiques, l’Institut de recherche sur l’eau a lancé une boîte à outils. Elle présente entre autres différents exemples de mise en œuvre. Ces exemples vont de solutions pour des ménages individuels au traitement des eaux usées de quartiers entiers. La boîte à outils contient trois groupes de fiches d’information sur la définition des objectifs, le choix de la stratégie et les technologies d’application possibles.

  • Le gaz renouvelable renforce l’approvisionnement local

    Le gaz renouvelable renforce l’approvisionnement local

    Depuis le mois d’octobre, une partie du gaz d’épuration de la station d’épuration des eaux usées (STEP) de l’association des eaux usées d’Argovie et des environs(AVAU) dans le quartier de Telli à Aarau est également utilisée pour l’approvisionnement local en chaleur. Selon un communiqué, Green Power Aarau AG traite le gaz qui est ensuite injecté dans le réseau de gaz naturel d’Eniwa AG.

    Le gaz naturel fossile est ainsi remplacé par du gaz renouvelable. Les quantités sont pour l’instant encore gérables, précise le communiqué. Elles devraient toutefois être considérablement augmentées avec l’extension de la STEP.

    « Avec ce projet, nous montrons comment le sous-produit qu’est le gaz d’épuration peut devenir une source d’énergie précieuse », déclare Hans-Kaspar Scherrer, CEO d’Eniwa et président du conseil d’administration de Green Power Aarau AG, cité dans le communiqué. « La collaboration entre AVAU, Green Power Aarau et Eniwa est un exemple fort de la façon dont l’économie circulaire fonctionne concrètement dans la région » Selon Scherrer, les trois entreprises contribuent ensemble à un approvisionnement énergétique durable et à la réduction des émissions de CO2, tout en renforçant la création de valeur locale.

  • La première installation solaire alpine de Suisse centrale est raccordée au réseau

    La première installation solaire alpine de Suisse centrale est raccordée au réseau

    selon un communiqué,energieUri a mis en service la première installation solaire alpine de Suisse centrale sur le Sidenplangg, dans la commune de Spiringen. L’installation, située à une altitude de 1800 à 2000 mètres, devrait produire 12,5 gigawattheures d’électricité par an pour une puissance totale de 8 mégawatts. Près de la moitié de cette énergie sera produite en hiver.

    Actuellement, l’installation fournit 13 % de l’électricité visée. Elle est donc éligible à la subvention dans le cadre du Solarexpress. Les travaux devraient reprendre au printemps et s’achever fin 2028.

    Le fournisseur d’énergie uranais energieUri AG, en tant qu’initiateur, et aventron AG, dont le siège est à Münchenstein BL, participent à APV Sidenplangg AG. « De tels projets de centrales créent et garantissent des emplois hautement qualifiés dans la région – que ce soit pour la planification, la réalisation ou l’exploitation future ainsi que la gestion de l’énergie par energieUri », déclare Werner Jauch. CEO d’energieUri et président du conseil d’administration de APV Sidenplangg AG, cité dans le communiqué.

  • Récompense pour la construction durable d’un hôpital

    Récompense pour la construction durable d’un hôpital

    L’hôpital cantonal de Baden(KSB) a été récompensé lors du World Architecture Festival à Miami, dans l’Etat américain de Floride. L’architecture du nouveau bâtiment du KSB a reçu un prix dans la catégorie Health, peut on lire dans un communiqué de presse. Le World Architecture Festival s’est tenu du 12 au 14 novembre.

    Lors de cet événement organisé au Miami Beach Convention Center, 160 jurés internationaux ont voté pour 460 projets. L’hôpital réalisé par Nickl & Partner Architekten Schweiz ainsi que d’autres partenaires de planification a été récompensé pour son langage formel clair, sa construction durable et l’accent mis systématiquement sur un environnement propice à la guérison des patients, peut-on lire dans le communiqué. « Cette distinction est une confirmation impressionnante de notre vision : construire un hôpital qui allie l’excellence médicale et un fonctionnement efficace à une architecture de pointe », a déclaré Pascal Cotrotzo, CEO du KSB, cité dans le communiqué. « Nous sommes fiers que notre nouveau bâtiment à Miami soit reconnu au niveau international. Nos remerciements vont à tous ceux qui ont rendu possible ce projet d’envergure « 

    En juin 2025, le KSB avait déjà reçu le European Healthcare Design Award à Londres. Afin de mettre pleinement en valeur l’ensemble du nouveau bâtiment, il est prévu d’aménager un espace vert en lien avec la ville sur le site de l’ancien hôpital. Le KSB attire l’attention sur une plainte déposée par la Ligue argovienne du patrimoine contre la démolition de l’ancien bâtiment ainsi que sur une pétition munie de 7000 signatures contre cette plainte.

  • Un nouveau tracker rend le paysage suisse du Power-to-X visible

    Un nouveau tracker rend le paysage suisse du Power-to-X visible

    L’électricité renouvelable peut être stockée dans des vecteurs énergétiques chimiques tels que l’hydrogène, le carburant synthétique et le méthane (Power-to-X). Selon un communiqué du Swiss Power-to-X Collaborative Innovation Network SPIN, plus de 50 projets dans ce domaine sont déjà en cours en Suisse.

    SPIN lance donc, en collaboration avec la Coalition for Green Energy & Storage(CGES), un tracker qui permet d’avoir une vue d’ensemble des projets connus en Suisse. La carte qui en résulte met en évidence les projets qui, au-delà des essais en laboratoire, sont déjà devenus des projets de démonstration, voire des applications commerciales. SPIN collecte les données, CGES les visualise.

    « Le tracker facilite la collaboration en fournissant une base de données structurée qui favorise les synergies entre les acteurs et aide à la prise de décision », expliquent Christoph Sutter et Antonello Nesci, codirecteurs du CGES, cités dans le communiqué.

    Martin Bäumle voit dans les technologies Power-to-X la clé de la défossilisation de l’économie. « Avec le tracker, nous créons de la transparence, renforçons la collaboration et aidons à transformer des idées prometteuses en solutions évolutives », a déclaré le conseiller national (Verts libéraux/ZH) et coprésident de SPIN. « Des données fiables peuvent aider les décideurs politiques à adapter les réglementations et les investisseurs à identifier de nouvelles opportunités »

    La carte sera présentée lors de l’événement annuel du CGES, qui aura lieu le 21 novembre chez Swissgrid à Aarau. Le CGES est une coalition de partenaires issus du monde des affaires, de la science et du secteur public pour les énergies vertes, créée par le domaine des EPF.

  • La double utilisation de l’espace augmente la production d’énergie solaire

    La double utilisation de l’espace augmente la production d’énergie solaire

    Selon un communiqué, la STEP du lac de Thoune a inauguré HORIZON, le plus grand toit mobile pliable solaire du monde. Il a été réalisé par l’entreprise cleantech dhp Technology de Zizers. Avec une puissance installée de 3,6 mégawatts crête et environ 3 gigawattheures d’électricité, l’installation devrait alimenter 700 foyers.

    Comme l’indique ARA Thunersee, l’installation de plus de 20’000 mètres carrés est basée sur une technologie de l’entreprise dhp Technology. Le CEO de dhp, Gian Andri Diem, voit un grand potentiel dans la production d’énergie sur des surfaces existantes. « Nous créons ainsi du progrès sans utiliser d’espace supplémentaire », a-t-il été cité.

    Selon la description du projet de dhp, une utilisation efficace de l’espace est importante pour progresser dans la transition énergétique grâce au photovoltaïque. Les stations d’épuration, les zones logistiques, les usines hydrauliques et les parkings se prêtent particulièrement bien à la production d’énergie solaire grâce à des surfaces jusqu’ici inutilisées. Selon Ingo Schoppe, directeur de la STEP du lac de Thoune, une « utilisation intelligente des surfaces » contribue activement à la sécurité de l’approvisionnement, à la rentabilité et à la protection du climat.

    Le toit solaire pliant s’étend sur plusieurs bassins d’épuration et utilise doublement les surfaces d’infrastructure existantes – pour le traitement des eaux usées au sol et pour la production d’électricité solaire au-dessus. L’électricité qui y est produite est destinée au traitement des eaux usées et à l’approvisionnement local.

    Inspiré de la technique suisse des téléphériques, le toit est capable de réagir à des conditions météorologiques extrêmes. Ainsi, il se replie automatiquement en cas de tempête, de neige ou de grêle. Cela permet d’assurer la sécurité de fonctionnement et la production d’énergie sans avoir à intervenir dans les processus en cours.

  • Bâle planifie de manière cohérente en respectant le climat et en s’orientant vers l’avenir

    Bâle planifie de manière cohérente en respectant le climat et en s’orientant vers l’avenir

    Madame Keller, comment jugez-vous les progrès réalisés jusqu’à présent en matière de développement urbain durable et quelles sont vos priorités pour les années à venir ?
    Nous avons déjà fait beaucoup de choses – mais il reste encore beaucoup à faire ! Nous avons posé des jalons importants avec notre plan directeur sur le climat urbain et notre stratégie de lutte contre le changement climatique, ainsi que le plan d’action qui l’accompagne. Nous nous attaquons notamment à la végétalisation et à la désimperméabilisation ainsi qu’à la réduction des émissions de CO2. Outre la réduction des émissions directes dues à l’exploitation, mon département s’occupe également des émissions indirectes dues à la construction de bâtiments. Nous étudions actuellement de nouvelles approches, comme une taxe d’incitation sur les émissions indirectes lors de la construction. Nous densifions et réutilisons les bâtiments existants et voulons à l’avenir simplifier la construction dans l’existant par le biais d’une modification de la législation. Telles sont les lignes directrices de la manière dont nous entendons faire progresser la durabilité dans le développement urbain au cours des prochaines années.

    Par quelles mesures renforcez-vous la culture du bâti à Bâle et encouragez-vous une construction de qualité et tournée vers l’avenir ?
    La culture du bâti est très importante pour nous : les Bâlois doivent se sentir bien dans leur ville. C’est bien sûr une base essentielle pour atteindre les objectifs climatiques, et c’est pourquoi une culture du bâti tournée vers l’avenir est extrêmement importante. Une culture du bâti de qualité est source d’identification et de qualité de vie. La conservation et la poursuite de la construction dans l’existant, l’entretien des méthodes de construction traditionnelles ainsi que l’utilisation de technologies et de constructions d’avenir y contribuent largement. La culture du bâti est durable et la planification durable doit faire partie intégrante de la culture du bâti. Cela se reflète d’ailleurs très bien dans notre « Boussole bâloise », où la culture du bâti est l’un des premiers points mentionnés et abordés.

    Quelle contribution le département de la construction et des transports peut-il apporter dans le domaine de l’économie circulaire afin d’atteindre l’objectif zéro net d’ici 2037 ?
    Bâle-Ville a une stratégie ambitieuse pour promouvoir l’économie circulaire dans le secteur de la construction. Cela signifie que nous voulons concevoir des bâtiments et des produits de construction de manière à ce qu’ils puissent être utilisés le plus longtemps possible et qu’ils soient composés de matériaux réutilisés ou recyclés. Une priorité importante est de continuer à construire et à utiliser les bâtiments existants plutôt que de les démolir et de les reconstruire. Cela permet non seulement de réduire les déchets, mais aussi de diminuer les émissions de gaz à effet de serre qui sont normalement générées par la production de nouveaux matériaux de construction. De plus, les nouveaux bâtiments doivent être construits de manière à être démontables et à pouvoir être utilisés comme matériaux de construction pour une prochaine construction à la fin de leur utilisation (Design for Disassembly). De plus, Bâle-Ville encourage l’utilisation de matériaux recyclés dans le processus de construction, comme par exemple l’asphalte recyclé pour les revêtements routiers. Nous travaillons à la création d’un cadre légal pour faciliter la construction circulaire et nous investissons dans les infrastructures nécessaires à la réutilisation et au recyclage des matériaux de construction. Par exemple, le canton a créé son propre entrepôt de matériaux de construction : Les matériaux de déconstruction cantonaux sont enregistrés dans un catalogue de composants en ligne et mis à disposition pour être réutilisés dans d’autres projets. Grâce à ces mesures, nous voulons non seulement améliorer notre bilan climatique, mais aussi encourager l’innovation dans le domaine de la construction.

    Quelles sont les prochaines étapes du projet « asphalte vert » et comment évaluez-vous le potentiel de cette innovation en matière de protection du climat ?
    L’utilisation de l’asphalte vert sur les chantiers routiers bâlois se développe bien. Au sein de la ville, l’asphalte vert a été et est encore utilisé sur au moins huit chantiers plus ou moins importants. On peut citer par exemple la Burgfelderstrasse, la Freiburgerstrasse ou encore le Eselweg. D’autres projets sont actuellement en cours, pour lesquels l’utilisation de l’asphalte vert est prévue. Toutefois, l’asphalte vert ne réduit pas directement les émissions de CO2. Mais grâce au charbon végétal, l’asphalte vert absorbe plus de CO2 de l’atmosphère qu’il n’en libère lors de sa production. Nous pouvons ainsi réduire l’impact de la construction routière sur le climat. Ce n’est toutefois pas encore une réussite. Il y a toujours des fabricants et des associations critiques. Nous devons continuer à chercher le dialogue et à montrer les opportunités.

    Quels sont actuellement les plus grands défis en matière d’entretien et de modernisation des infrastructures publiques à Bâle ?
    Les défis sont multiples. Un aspect central est la nécessité de rénover régulièrement les infrastructures existantes, telles que les routes, les ponts et les voies de tramway, afin de garantir un approvisionnement fiable en eau et en énergie. Parallèlement, IWB étend le réseau de chauffage urbain de 60 kilomètres au total d’ici 2037, à la demande du canton de Bâle-Ville. Cela nécessite une coordination étroite avec les autres travaux d’assainissement afin de minimiser les nuisances pour les riverains tout en profitant de l’occasion pour effectuer des aménagements en faveur du climat urbain et des transports actifs. Car le changement climatique est également un défi. D’une part, nous devons préparer la ville aux vagues de chaleur et aux phénomènes météorologiques extrêmes. Pour éviter les îlots de chaleur, il s’agit de désensabler les surfaces d’asphalte et de créer des espaces verts et aquatiques dans l’espace public. D’autre part, le canton s’est fixé un objectif ambitieux en matière de protection du climat, à savoir zéro net d’ici 2037. C’est pourquoi nous misons par exemple de plus en plus sur la rénovation des bâtiments et la réaffectation de l’existant et misons sur la suffisance, la réduction de l’énergie grise ainsi que la minimisation de la consommation d’énergie d’exploitation.

    Dans quelle mesure la numérisation, par exemple avec de nouvelles applications pour les passagers, fait-elle partie de votre stratégie pour augmenter l’attractivité des transports publics à Bâle ?
    La numérisation est très importante pour les transports publics. Les passagers souhaitent s’informer sur les horaires ou les perturbations éventuelles via une application et y acheter facilement leur billet. La numérisation est également essentielle lorsqu’il s’agit de partager et de combiner différents véhicules. Beaucoup d’entre nous combinent le trajet en tram ou en bus avec un véhicule de location : selon l’endroit où nous habitons, nous nous rendons à l’arrêt ou de là à notre destination avec un vélo, une trottinette ou une voiture empruntés. Aujourd’hui déjà, nous réservons ou payons la plupart de ces véhicules de location par voie numérique. L’objectif doit être d’avoir des solutions numériques qui relient toutes ces offres de manière confortable. Nous n’avons pas encore réussi la grande percée, il y a de nombreux acteurs et défis sur cette voie. Mais nous travaillons sur des solutions.

    Quels sont actuellement les plus grands défis de la coordination transfrontalière avec le canton de Bâle-Campagne et les pays voisins en ce qui concerne les transports publics ?
    Dans notre région, nous sommes tous habitués à franchir quotidiennement des frontières cantonales ou nationales. En conséquence, nous planifions beaucoup de choses ensemble par-delà les frontières, notamment en matière de mobilité. De nombreuses lignes de tram et de bus circulent à la fois dans la région de Bâle et à Bâle. Nous avons également deux lignes de tram transfrontalières – l’une de Bâle à Saint-Louis (F) et l’autre de Bâle à Weil am Rhein (D). Ces lignes connaissent un grand succès et sont bien utilisées, mais le financement de l’entretien et de l’exploitation des tronçons dans les pays voisins constitue un défi. Le plus grand défi actuel n’est cependant pas tant la coordination au sein de la région que le fait que nous ne soyons pas suffisamment perçus en tant que région par la Confédération. Les discussions actuelles autour de l’extension urgente du réseau ferroviaire à Bâle en sont la preuve. Je suis reconnaissant que nous tirions tous à la même corde dans la région et que nous luttions ensemble pour un RER trinational digne de ce nom. Un système de RER continu a un grand potentiel de transfert des trajets de la route vers le rail.

    Quel est votre calendrier concret pour la conversion de l’ensemble de la flotte de bus à la propulsion électrique d’ici 2027 et quels sont les défis qui restent à relever ?
    Cette conversion est en cours et sur la bonne voie. Près de la moitié des bus BVB roulent déjà à l’électricité. Les Transports publics bâlois vont convertir l’ensemble de leur flotte de bus en bus électriques d’ici 2027. Les BVB apportent ainsi une contribution essentielle pour permettre à Bâle d’atteindre ses objectifs climatiques ambitieux.

    Vous êtes très impliqué dans les instances nationales. Quelles sont les tendances ou les meilleures pratiques des autres villes et régions qui vous inspirent particulièrement pour Bâle ?
    L’échange avec d’autres villes est toujours enrichissant. Toutes sont confrontées aux mêmes défis, par exemple les conflits d’objectifs liés au manque d’espace. J’observe avec intérêt les essais pilotes de transports publics autonomes menés dans d’autres villes. En tant que présidente de la Conférence des villes pour la mobilité, il est important pour moi que nous prenions rapidement les bonnes décisions dans ce domaine et que nous soyons prêts à relever de nouveaux défis tels que les véhicules autonomes. Ces nouveaux développements doivent être bénéfiques pour toutes les parties. Pour cela, il faut toutefois certaines conditions-cadres.

    Y a-t-il quelque chose que vous souhaiteriez voir à Bâle ? Quelque chose qui vous a impressionné ou inspiré dans d’autres villes du monde ?
    Lorsque l’on regarde les villes asiatiques, on est parfois impressionné par la vitesse de réalisation des projets, notamment dans le secteur du bâtiment et du génie civil. D’un autre côté, je suis très reconnaissant que nous ayons en Suisse des processus démocratiques, certes longs, mais qui permettent aux gens de s’impliquer et d’avoir une influence. Je suis convaincu que cette participation – que ce soit par le biais du Parlement ou directement par la population – est une clé pour une meilleure acceptation et donc pour la cohésion sociale.

  • La Rasude Lausanne

    La Rasude Lausanne

    La Rasude fait partie des six pôles de transformation urbaine de Lausanne et se situe directement à la gare ainsi qu’à l’un des principaux nœuds de transports publics de Suisse romande. Du point de vue de la ville, c’est l’endroit idéal pour une densification qui combine des trajets courts, une forte densité d’utilisation et une meilleure qualité de vie. Le plan d’affectation définit à cet effet les utilisations autorisées, les volumes des bâtiments et les exigences en matière d’environnement, de mobilité et de protection du patrimoine

    Poursuivre la construction dans l’existant au lieu de la tabula rasa
    Environ 70% des bâtiments existants seront conservés, dont le bâtiment marquant de l’avenue de la Gare conçu par Alphonse Laverrière, dont la protection a été expressément assurée dans un projet révisé suite aux critiques de la Confédération et des experts. Certains bâtiments comme « Gare 45 » et « Horizon » peuvent être surélevés de deux étages, auxquels s’ajoutent deux nouveaux corps de bâtiment. L’un le long des voies, l’autre au centre du quartier, dont les hauteurs sont définies de manière à respecter la ligne d’horizon et les références visuelles existantes et à ne pas dépasser la tour Edipresse

    Habitat, travail et mixité sociale
    Environ 30 % des surfaces de plancher sont prévues pour l’habitat, dont au moins 20 % de logements d’utilité publique. Au total, près de 500 personnes devraient ainsi pouvoir vivre dans un quartier aujourd’hui inoccupé. Parallèlement, une mixité d’usages sera créée avec des bureaux, un hôtel, des commerces, des structures d’accueil pour la petite enfance, des espaces culturels et de loisirs ainsi que des services de proximité. Environ 500 mètres carrés seront réservés à des acteurs culturels et à des usages publics, à des loyers contrôlés et modérés

    Espace public, végétalisation et mobilité
    Le complexe aujourd’hui fermé et fortement imperméabilisé sera transformé en un quartier ouvert, orienté vers les piétons. Environ la moitié du site sera à l’avenir disponible en tant qu’espace public, dont une grande partie avec des arbres et des espaces verts, complétée par des toitures végétalisées, des installations photovoltaïques et le raccordement à des sources de chaleur renouvelables, afin d’améliorer sensiblement le bilan CO₂. L’accès en surface se fera principalement à pied et à vélo, tandis qu’un parking souterrain d’environ 275 places de stationnement pour voitures et environ 1200 places pour vélos regroupera les offres de mobilité nécessaires en sous-sol

    Processus politique et perspectives
    Le plan est ouvert à la consultation publique jusqu’au 18 décembre. Les objections et les recours seront pris en compte dans la suite de la révision, avant que la voie décisionnelle ne passe par le conseil municipal et le canton. Des concours d’architecture et d’espaces publics sont prévus en parallèle, avec des formats participatifs, afin d’assurer la qualité de la réalisation. Le début des travaux est actuellement envisagé à partir de 2029 environ, avec une mise en service échelonnée du nouveau quartier entre 2031 et 2033. A condition que d’éventuels référendums politiques ne modifient pas le calendrier.

  • Du Werkhof au quartier climatiquement résilient

    Du Werkhof au quartier climatiquement résilient

    Le point de départ du développement est le retrait du dépôt de CKW dans le contexte de la transformation à grande échelle autour de la Seetalplatz. En 2022, le projet « Habitat – Quartier im Hain » s’est imposé sur la base d’un mandat d’étude en deux étapes de CKW et de la ville de Lucerne. Le traitement soigneux des bâtiments existants a été déterminant. En particulier le Shedhalle, ainsi que l’intégration cohérente des espaces libres et de la gestion des eaux de pluie.

    Les idées du projet gagnant ont ensuite été appliquées à l’ensemble du périmètre du plan d’aménagement et ancrées dans le droit de l’urbanisme. Il en résulte une figure d’ensemble coordonnée qui relie les terrains privés et l’ancien site du Werkhof en un tout urbanistique.

    Urbanisme, mixité des usages et ville-éponge
    Pour des raisons de bruit et d’espace urbain, la partie nord-est de la zone est caractérisée par de grands corps de bâtiments à usage mixte et de type fermé. C’est là que se concentrent l’habitat, le travail, les services et les utilisations du rez-de-chaussée le long des rues et des places. La partie ouest mise sur des immeubles d’habitation ouverts, des espaces verts continus et des chemins qui relient les quartiers voisins.

    L’élément central est une cuvette topographique à l’ouest, une ancienne plaine alluviale. Elle sert d’espace de rétention pour l’eau de pluie et constitue la base du « bosquet urbain » qui caractérise le quartier avec ses arbres, ses surfaces d’infiltration et son microclimat rafraîchissant. La gestion des eaux de pluie, l’aménagement d’espaces libres adaptés au climat et le principe de la ville-éponge deviennent ainsi des éléments porteurs de l’identité du quartier.

    Mixité sociale et diversité
    Au terme des travaux, Reussbühl West comptera environ 700 à 800 logements supplémentaires, dont au moins 20 % d’utilité publique. Ils seront complétés par des locaux polyvalents et environ 15 000 à 18 000 mètres carrés d’espaces de travail pour les commerces et les services. Les locations de courte durée resteront limitées aux surfaces déjà disponibles aujourd’hui et ne seront autorisées que dans l’îlot C9. Un signal délibéré en faveur des structures résidentielles et de quartier à long terme.

    La Shedhalle existante sera ouverte à des utilisations orientées vers le public et fera office d’adresse pour la culture, les loisirs ou les petits commerces. Avec les utilisations du rez-de-chaussée des nouveaux bâtiments, il en résulte un environnement mixte, animé toute la journée, qui associe étroitement l’habitat, le travail et les offres publiques.

    Base juridique de planification et perspective temporelle
    Le plan d’aménagement « Reussbühl West » définit les principaux éléments de la figure urbaine et de la répartition des usages de manière contraignante pour les propriétaires fonciers et permet une mise en œuvre par étapes. Il est mis à la disposition du public du 24 novembre au 23 décembre 2025. Les oppositions et les négociations seront prises en compte dans la suite du processus, avant que le plan ne soit soumis au Grand Conseil de la ville.

    Avec le plan d’aménagement « Reussbühl Ost » déjà en vigueur, il crée un cadre juridique de planification pour un quartier revalorisé à usage mixte, avec un total d’environ 1000 logements supplémentaires et 15 à 20% de surfaces commerciales. La densification se fera par étapes. Aujourd’hui déjà, les premiers logements d’utilité publique et les nouvelles surfaces commerciales sont en cours de construction à Reussbühl Ost, marquant ainsi la transition entre le site à caractère industriel et l’élément urbain de la prochaine génération.

  • L’architecture de terre comme modèle pour la construction de demain

    L’architecture de terre comme modèle pour la construction de demain

    Les habitations dans les mines et les grottes du plateau de lœss chinois remontent à des formes d’habitat du néolithique et sont considérées comme des fossiles vivants de l’histoire de l’habitat. Malgré la durée de vie limitée de certaines constructions, le principe de la maison à cour enterrée a perduré pendant des millénaires et a marqué la vie de millions de personnes.

    Historiquement, les cours souterraines servaient surtout à la population rurale, mais plus tard, des acteurs politiques comme Mao Zedong ou Xi Jinping ont également vécu temporairement dans de telles maisons troglodytes. Les structures d’habitat vont de fermes isolées à des réseaux de villages souterrains cohérents et presque invisibles.

    Le lœss comme matériau de construction et support physique
    Un sol de lœss à la fois solide et facile à travailler constitue la base de cette architecture. Les pièces d’habitation et les locaux annexes sont taillés directement dans le sol naturel, généralement sans structures de soutien coûteuses ni matériaux de construction industriels. Les coûts de construction sont nettement inférieurs à ceux des maisons conventionnelles.

    La cour centrale, qui peut atteindre dix mètres de profondeur et huit à douze mètres de côté, sert à la fois d’accès, de source de lumière et d’espace de ventilation. Des rampes ou des escaliers permettent d’accéder au niveau de la cour, tandis que des fosses sceptiques recueillent les eaux de pluie et évitent les inondations.

    L’inertie thermique, une machine à climatiser
    La force de Dikengyuan réside dans l’utilisation systématique de l’inertie thermique de la masse terrestre. En été, la couverture de terre empêche la chaleur de pénétrer et stabilise la température intérieure à environ 14 degrés Celsius, tandis qu’en hiver, la chaleur géothermique accumulée fait office de tampon contre les basses températures extérieures.

    Les maisons fonctionnent ainsi comme des systèmes de climatisation largement passifs, qui se passent de chauffage et de climatisation. Ce type de construction n’est donc pas une relique folklorique, mais un modèle précoce et très efficace de construction énergétiquement efficace et adaptée au climat local.

    Impulsion pour une architecture efficace sur le plan énergétique aujourd’hui
    Pour les cadres et les professionnels de la planification et de l’immobilier, les dikengyuan ouvrent des pistes de réflexion importantes. Matériaux locaux, techniques réduites, physique de construction robuste et intégration des bâtiments dans le sol comme enveloppe climatique. Face à l’objectif zéro net et à la raréfaction des ressources, ils montrent à quoi peuvent ressembler des formes d’habitat résilientes et peu coûteuses, au-delà d’une domotique très complexe.

    Le défi consiste à traduire ces principes en typologies, normes et processus de construction contemporains, des bâtiments partiellement enterrés aux solutions hybrides dans un contexte urbain dense. C’est ainsi que l’architecture millénaire de la terre devient un laboratoire pour la construction orientée vers l’avenir et résiliente au climat.

  • Modernisation de l’approvisionnement en eau potable dans le Kopfholz

    Modernisation de l’approvisionnement en eau potable dans le Kopfholz

    L’entreprise de construction STRABAG, basée à Schlieren, a commencé la démolition et la reconstruction du réservoir de Kopfholz pour le compte des communes de Horgen, Thalwil, Rüschlikon et Kilchberg. Selon un communiqué de STRABAG, ce projet de modernisation doit assurer l’approvisionnement en eau potable de la région jusqu’en 2050. Afin d’assurer la continuité de l’approvisionnement en eau, trois étapes de construction sont prévues pour le remplacement prévu. La première étape de construction doit être réalisée d’ici février 2026, la fin du projet étant prévue pour mars 2027.

    Selon le communiqué, les communes exploitent un système d’approvisionnement en eau commun depuis 1905. Ce lien se poursuit avec le projet qui, du point de vue des communes, « donne un signal fort en faveur d’un approvisionnement en eau durable, sûr et orienté vers l’avenir ». Pour Rüschlikon, la capacité de stockage devrait passer de 1000 à 1600 mètres cubes, et pour Kilchberg de 1500 à 2800 mètres cubes.

    Le communiqué fait état d’un défi particulier pour les équipes d’exécution des quatre maîtres d’ouvrage : la construction sans interruption de l’exploitation. « Le réservoir alimente plus de 6000 foyers en eau potable, l’approvisionnement doit être assuré à tout moment », explique Beat Spörndli, chef de chantier, génie civil et construction routière Nord-Est. Il souligne également « les exigences élevées en matière de coordination et d’hygiène sur le chantier ». Outre le respect des normes SIA (Société suisse des ingénieurs et des architectes), l’utilisation d’un béton spécial pour l’eau potable est une condition préalable. Comme la construction est soumise à la loi sur les denrées alimentaires, il faut garantir un stockage de l’eau exempt de germes. L’étroite collaboration entre les communes a permis de coordonner la planification, de limiter les interventions dans les zones forestières et de créer des synergies dans les appels d’offres et le déroulement des travaux.

  • La durabilité bien ancrée, le dialogue stagne

    La durabilité bien ancrée, le dialogue stagne

    En 2025, la part des critères de durabilité dans les marchés publics est passée à 47,6%. Une augmentation de 136 pour cent par rapport à l’année précédente. Cela signifie que l’accent n’est plus mis sur les prix, mais sur la qualité et le cycle de vie.

    Parallèlement, les autres critères qualitatifs stagnent à 53,1 %. La part des procédures de dialogue (1,1 %) et des variantes autorisées (12,2 %) a presque diminué de moitié par rapport à 2024. Cette évolution indique une tendance à la simplification de la procédure, mais aussi une incertitude croissante de nombreux acheteurs quant à l’utilisation de formats ouverts et créatifs.

    Nouvelle perspective sur le changement culturel
    Pour la première fois, le rapport met en lumière les « moteurs du changement culturel ». La nouvelle évaluation mesure quels indicateurs ont le plus augmenté depuis la révision du droit des marchés publics au niveau fédéral et cantonal, pondérés par la qualité du modèle et le nombre d’observations. L’accent mis sur des données fiables vise à montrer où un changement durable est réellement mesurable.

    La Confédération et Bâle-Ville en tête
    La Confédération se montre particulièrement dynamique. A la fin du deuxième trimestre 2025, elle atteignait 46 points de qualité de modèle, avec des valeurs maximales pour la qualité, la durabilité et la plausibilité de l’offre. Derrière la Confédération, on trouve Bâle-Ville (34 points) qui, malgré une mise en œuvre plus tardive de la réforme, enregistre des progrès supérieurs à la moyenne. L’augmentation des variantes, contrairement à la tendance nationale à la baisse, y est remarquable.

    Moins d’indicateurs, plus de focalisation
    Le rapport actuel a également été allégé sur le plan méthodologique. Il comprend désormais sept indicateurs au lieu de dix. L’innovation et la fiabilité des prix sont supprimées, faute de données fiables, et les concours de projets et d’idées sont évalués ensemble. L’accent est ainsi clairement mis sur les facteurs qui soutiennent réellement le changement culturel. Durabilité, qualité et transparence.

    Tendance à la consolidation plutôt qu’à l’ouverture
    Les résultats les plus récents indiquent une phase de consolidation. La durabilité s’est établie, mais l’aspect dialogique du nouveau droit des marchés publics n’est utilisé qu’avec réticence. Alors que certaines collectivités territoriales comme Bâle-Ville expérimentent de manière ciblée, on constate au niveau national un retour aux schémas traditionnels.

    Le secteur se trouve donc à un moment où la réforme est désormais vécue de manière approfondie. Un véritable changement de culture ne se déploiera pleinement que lorsque le dialogue, la diversité des variantes et l’évaluation qualitative seront considérés comme des parties intégrantes de l’achat stratégique.

  • Le Tessin montre la voie vers un approvisionnement en électricité moderne

    Le Tessin montre la voie vers un approvisionnement en électricité moderne

    Le système énergétique européen est sur le point de connaître la plus grande transformation de son histoire. Les transports, l’industrie et les bâtiments sont électrifiés, la demande en électricité augmente massivement et la production devient plus décentralisée et volatile. Pour la Suisse, cela signifie adapter ses réseaux en profondeur. Le Tessin a pris les devants très tôt. Dès 2013, le canton a réuni les grands acteurs, Swissgrid, Azienda Elettrica Ticinese (AET) et les CFF, pour penser ensemble les réseaux électriques et l’aménagement du territoire.

    L’analyse a clairement montré que l’infrastructure construite dans les années 1950 était inefficace. Chaque institution avait construit des lignes pour elle-même, sans tenir compte de la vision globale ou des paysages. Résultat : un patchwork de tracés traversant des zones sensibles. Aujourd’hui, des planifications communes permettent de regrouper plusieurs lignes sur un seul trajet, ce qui a pour effet de rendre superflus 140 kilomètres de lignes.

    Projets de portée nationale
    Trois grands projets, Airolo – Lavorgo dans la Leventina, All’Acqua – Vallemaggia – Magadino et Lavorgo – Magadino dans la Riviera et le Piano di Magadino, sont au cœur de la mise en œuvre. Ils constituent l’épine dorsale d’un approvisionnement sûr pour les prochaines générations. Parallèlement, ils créent les conditions nécessaires au démantèlement des anciennes lignes, ce qui allège considérablement le paysage.

    La lenteur des procédures comme frein
    En Suisse, la construction de nouvelles lignes à haute tension dure souvent plus de 15 ans. Toutefois, une étroite concertation au Tessin a permis de développer la confiance, la coordination et des propositions communes qui devraient accélérer les procédures fédérales. Les communes et la population sont activement impliquées afin de parvenir à des solutions bénéficiant d’un large soutien.

    Conjuguerprotection des paysages et sécurité de l’approvisionnement
    Le Tessin réunit des habitats sensibles, des villages historiques et des paysages touristiques importants avec des lacs et des montagnes. L’équilibre entre la sécurité de l’approvisionnement et la protection du paysage y est maîtrisé de manière exemplaire. Au lieu de planifier unilatéralement des lignes électriques, le territoire est considéré comme un système global. Une approche qui augmente l’acceptation et réduit les conflits.

    Le Conseil fédéral veut étendre le modèle
    Le processus innovant n’est pas passé inaperçu. Le Conseil fédéral a reconnu les avantages et a proposé dans un projet d’étendre le modèle tessinois à d’autres cantons. Ainsi, ce qui n’était qu’un travail de pionnier régional pourrait devenir un modèle de réussite national, avec un effet de signal pour l’ensemble de la transition énergétique.

    Le Tessin montre comment la modernisation d’infrastructures critiques peut réussir avec une efficacité technique, un respect du paysage et une capacité à réunir une majorité politique. Le démantèlement de 140 kilomètres de lignes n’est que le succès le plus visible. Ce qui compte, c’est la nouvelle façon de penser, qui renforce à la fois la sécurité d’approvisionnement et la qualité de vie.

  • Lancement d’un réseau énergétique durable à Urdorf

    Lancement d’un réseau énergétique durable à Urdorf

    Le premier coup de pioche officiel a marqué le début de la construction du réseau énergétique d’Urdorf dans la commune d’Urdorf. En collaboration avec Energie360°, il devrait, selon le fournisseur d’énergie, approvisionner à partir de l’automne 2026 jusqu’à 150 immeubles de particuliers et d’institutions communales en énergie thermique régionale pour le chauffage et l’eau chaude.

    Pour ce faire, une solution énergétique est mise en œuvre, qui utilise l’énergie de chauffage issue de copeaux de bois et la chaleur résiduelle de l’usine de traitement des ordures ménagères (UTOM) de Dietikon. Cette stratégie de chauffage respectueuse du climat réduit la dépendance à l’égard des énergies fossiles et les fluctuations de prix, indique Energie360°. A Urdorf, il est possible d’économiser environ 4000 tonnes de CO2 par an.

    Plus de 1500 ménages pourraient profiter de ce raccordement, est-il précisé. En faisant le pas vers un approvisionnement énergétique durable, la commune remplit un « rôle de modèle dans le domaine de l’énergie et de l’environnement », selon la présidente de la commune Sandra Rottensteiner.

    L’interconnexion est un élément pertinent de la planification énergétique régionale sur la voie d’une commune climatiquement neutre. Urdorf veut atteindre l ‘objectif de la neutralité climatique d’ici 2050. La chaleur produite à partir de copeaux de bois et d’UIOM est considérée comme une alternative régionale respectueuse du climat à la chaleur produite à partir d’énergies fossiles.

    Energie360° propose une séance d’information aux citoyens. Le lundi 10 novembre 2025 à partir de 18 heures, les personnes intéressées pourront découvrir l’état actuel du réseau énergétique d’Urdorf et s’informer sur la manière dont elles peuvent se raccorder à l’immeuble. Cette soirée d’information aura lieu à l’Embrisaal (Im Embi 8) à Urdorf.