Catégorie : Durabilité

  • Formation continue pour des compétences modernes en matière de sécurité incendie

    Formation continue pour des compétences modernes en matière de sécurité incendie

    L’Académie AFC, située dans le Technopark de Zurich et leader, selon ses propres indications, dans la formation et la formation continue dans les domaines de la protection incendie, de la sécurité et de la technique du bâtiment, a développé le concept de recyclage BSV 2026 qui, selon un communiqué, prépare les spécialistes aux nouvelles prescriptions de protection incendie BSV 2026.

    Dans le module A de la formation continue, l’Académie donne un aperçu des principales nouveautés de la BSV 2026 au niveau des spécialistes de la protection incendie et s’exerce à établir des plans et des concepts conformes aux prescriptions. En revanche, le module B, au niveau des experts en protection incendie, enseigne l’application pratique des nouvelles exigences et des méthodes de documentation.

    Selon l’Académie AFC, les nouvelles prescriptions de protection incendie BSV 2026 marquent un changement fondamental dans la protection incendie suisse et augmentent considérablement les exigences. Les preuves basées sur le risque remplacent ainsi les solutions standard et rendent indispensables des connaissances approfondies sur les contextes structurels, techniques et organisationnels. La protection incendie devenant une partie intégrante de l’architecture, de l’utilisation, de l’exploitation et de la technique, il est nécessaire de travailler ensemble à tous ces niveaux – la pensée interdisciplinaire devient donc décisive, selon l’Académie. A l’avenir, il faudra en outre communiquer clairement : les exigences concrètes en matière de documentation, d’assurance qualité et d’exécution doivent être clairement communiquées aux maîtres d’ouvrage, aux autorités et aux partenaires de projet.

    L’Académie AFC propose depuis 2016 des programmes de formation en protection incendie, construction durable, sécurité et technique du bâtiment.

  • Bâle-Campagne octroie des concessions hydroélectriques

    Bâle-Campagne octroie des concessions hydroélectriques

    Le canton de Bâle-Campagne a inscrit dans son plan directeur cantonal six sites pour de nouvelles petites centrales hydroélectriques sur la Birs et l’Ergolz, informe la direction des travaux publics et de la protection de l’environnement de Bâle-Campagne dans un communiqué. Le choix a été fait conformément à une directive du Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication. En Suisse, les petites centrales hydroélectriques sont des installations d’une puissance maximale de 10 mégawatts qui utilisent l’énergie de petits cours d’eau pour produire de l’électricité de manière décentralisée.

    L’Office cantonal de la protection de l’environnement et de l’énergie(AUE) est responsable de l’attribution des concessions. Les emplacements exacts des centrales hydroélectriques prévues peuvent être consultés dans le communiqué. Les entreprises intéressées sont invitées à soumettre une Request for Information en ligne. L’AUE définira ensuite les procédures d’attribution pour chaque site.

    Le canton de Bâle-Campagne s’est fixé pour objectif de couvrir 70% de sa consommation d’énergie, hors mobilité, par des sources renouvelables d’ici 2030. Les six petites centrales hydroélectriques prévues doivent contribuer à la réalisation de cet objectif.

  • Un nouvel ensemble résidentiel marque l’espace urbain de Winterthur

    Un nouvel ensemble résidentiel marque l’espace urbain de Winterthur

    Cham Swiss Properties prévoit de construire la tour Rocket et les trois immeubles d’habitation Tigerli dans la Lokstadt de Winterthour pour former un ensemble urbain. Rocket & Tigerli, comme la société immobilière appelle le projet de construction, offriront à l’avenir, selon un communiqué, de la place pour 300 logements locatifs, dont 30 pour cent dans le segment à bas prix. Ainsi, l’ensemble avec la tour de 100 mètres ne marque pas seulement la ligne d’horizon de Winterthur, mais atténue également la pénurie de logements dans la ville.

    Un permis de construire a été accordé par la ville de Winterthur dès avril 2025, mais avec plusieurs conditions. Ainsi, la ville a exigé l’abandon de l’utilisation prévue de l’hôtel dans le « Rocket » au profit de la construction de logements locatifs. Suite à la révision, la société de construction prévoit maintenant 5000 mètres carrés d’espace de vie supplémentaire et consacre le rez-de-chaussée, au lieu d’un check-in à l’hôtel, à des espaces de vente et de restauration ouverts au public. Le dernier étage sera également réutilisé pour créer un espace panoramique et un espace pour les événements et la restauration.

    , est confiant malgré les défis liés à la réaffectation :

    « Une zone publique dans un immeuble d’habitation présente des défis en termes d’intimité et de sécurité. Mais nous sommes confiants de pouvoir mettre en œuvre une bonne solution afin que toute la population puisse profiter de la vue à 100 mètres de hauteur », déclare Thomas Aebischer, CEO de Cham Swiss Properties, cité dans le communiqué.

    Le concept de durabilité de la tour a également été amélioré : au lieu d’une construction hybride en bois, Rocket est désormais réalisé avec des alternatives équivalentes en termes de CO2, qui offrent des avantages en termes de rentabilité, de planification et de disponibilité des matériaux. La certification selon le standard SNBS Gold reste prévue.

    L’entrée en vigueur du permis de construire est attendue pour 2026 et la construction devrait commencer à la mi-2027. L’achèvement est prévu pour 2030.

  • L’argile fait son grand retour

    L’argile fait son grand retour

    L’argile a fait ses preuves depuis des millénaires, elle est composée d’argile, de limon et de sable locaux, elle peut être utilisée sans processus de combustion à forte consommation d’énergie et elle est disponible de manière presque illimitée. Contrairement au béton, dont la fabrication avec la cuisson du calcaire génère des émissions de CO₂ considérables, l’argile marque des points avec une dépense énergétique minimale lors de l’extraction et de la transformation. Selon les estimations de différentes sources, la production de béton génère en moyenne 800 à 900 kg de CO₂ par tonne, alors que l’argile n’en produit souvent qu’un dixième, et généralement pas du tout, à condition qu’elle soit séchée naturellement

    Le pavillon d’argile à Horw
    Dans le cadre de « Think Earth », l’ETH Zurich, la HSLU et des entreprises industrielles coopèrent pour mettre en œuvre de manière innovante l’argile et le bois comme matériaux de base. Le pavillon en argile de Horw constitue une étape importante : des éléments en argile et en bois sont combinés sous forme hybride avec de l’Oulesse recyclé, un matériau de démolition mixte développé par Oxara. Les prototypes sont le fruit d’un échange étroit avec l’industrie du bâtiment et les étudiants. L’objectif est d’obtenir des éléments modulaires préfabriqués en terre crue d’une résistance fiable, polyvalents et démontables, pour des logements à plusieurs étages et une architecture flexible

    Avantages, défis et potentiel de recyclage
    L’argile est non seulement économe en énergie, mais elle est également capable de stocker le CO₂, en particulier lorsque des additifs organiques sont ajoutés – elle peut même avoir un effet positif sur le climat. Les matériaux de construction en argile peuvent être facilement séparés et réutilisés lors de la déconstruction des bâtiments. Le processus de recyclage n’est pas coûteux et permet une véritable économie circulaire.

    L’argile est déjà disponible en abondance au niveau régional sous forme de terre d’excavation ou de sous-produit (« gâteau de filtre ») issu du lavage du gravier et des déblais. Jusqu’à présent, une utilisation à grande échelle échoue principalement en raison du manque de normalisation et de maturité du marché. Les partenaires du projet « Think Earth » y travaillent désormais intensivement

    Les solutions hybrides de construction en terre sont encore plus coûteuses que les constructions conventionnelles en béton, mais les progrès réalisés dans la fabrication industrielle, le mélange des matériaux et l’assurance qualité les mettent de plus en plus à la portée du plus grand nombre

    De la niche à la norme ?
    Les chercheurs de la HSLU et de l’ETH Zurich travaillent à la standardisation et à la normalisation des nouveaux éléments de construction hybrides en argile, de sorte qu’une entrée sur le marché dans les dix prochaines années devient réaliste. L’industrie montre un grand intérêt. En particulier parce que les « déchets » d’excavation deviennent une matière première centrale. Avec l’argile, le bois et les technologies hybrides intelligentes, on dispose d’un principe de construction qui préserve les ressources naturelles, offre des avantages climatiques tout en permettant une diversité architecturale. L’argile connaît un renouveau en termes d’innovation et d’image. « Think Earth » et le pavillon d’argile montrent comment la recherche et le secteur de la construction fournissent ensemble des solutions pour le tournant de la construction. La faible empreinte écologique, le potentiel de recyclage et la santé de l’habitat sont plus qu’une tendance – ils marquent la voie vers une culture de la construction urbaine au 21e siècle.

  • Impulsion pour le développement durable des sites

    Impulsion pour le développement durable des sites

    Avec l’harmonisation des labels, la Suisse a fait un pas en avant. Minergie-Areal se concentre sur l’efficacité énergétique, le confort et la mobilité respectueuse du climat et, grâce à un processus de certification strict, est idéal pour les sites de petite taille et de taille raisonnable. Elle fixe des objectifs clairs, notamment en matière de qualité des bâtiments et de surveillance. SNBS-Areal est convaincant pour les grands sites complexes de plus de 10 000 m² et couvre les aspects sociaux, économiques et environnementaux de manière équivalente. Avec 30 critères vérifiés et une large prise en compte de la durabilité, il sert également de base pour le reporting ESG et les plans d’affectation spéciaux

    L’exemple de Kraftwerk1 à Zurich
    Kraftwerk1 montre la valeur de l’auto-organisation, de la diversité et de la solidarité dans l’espace urbain. La démocratie, l’habitat sans voiture, les modèles de location sociale et les espaces flexibles garantissent une durabilité vécue. La structure coopérative associe l’appropriation individuelle à la cohésion du quartier et à une forte responsabilité environnementale

    Cycle de vie, coûts et suffisance comme leviers
    A long terme, les coûts baissent là où les cycles de vie des produits sont prolongés, le recyclage encouragé et les ressources utilisées de manière optimale. Beat Salzmann explique comment la gestion du cycle de vie et l’économie circulaire influencent la planification financière. Les bâtiments durables sont des investissements pour l’avenir. La suffisance, comme l’explique Boris Szélpal, signifie une réduction ciblée et une utilisation consciente des matériaux et de l’énergie. Elle élargit la compréhension de la durabilité à l’aspect du renoncement volontaire, au développement d’espaces de vie et de structures sociales résilients

    Le développement durable d’un site est un processus coordonné. Les normes apportent de la clarté, les coopératives font vivre les valeurs et la suffisance ouvre la voie à des quartiers résilients offrant une qualité de vie élevée et un faible impact environnemental. L’avenir réside dans l’équilibre entre confort et indulgence et dans l’ouverture d’esprit pour développer de nouveaux modèles de manière cohérente

  • Le premier pare-vapeur incombustible au monde est présenté

    Le premier pare-vapeur incombustible au monde est présenté

    Ampack AG, qui se présente comme le premier fournisseur de solutions d’étanchéité pour l’enveloppe des bâtiments en Europe centrale, présente sa nouvelle gamme de membranes de toiture et de façade incombustibles, de rubans adhésifs et de pare-vapeur. Selon un communiqué de l’entreprise, le pare-vapeur est le premier de ce type au monde. Les produits ne contribuent pas à la charge d’incendie et constituent donc une alternative ignifuge aux films de construction traditionnels de classe B ou E, qui libèrent des fumées toxiques en cas d’incendie.

    La gamme comprend le lé haute performance Ampatex A primo plus, « le premier véritable pare-vapeur incombustible au monde avec une valeur sd de 50 m ». Selon Ampack AG, la membrane réfléchit la chaleur, maintient les isolations de manière sûre dans le compartiment et offre pour la première fois une protection contre l’humidité dans le bâtiment.

    Avec Ampatop A silver plus et Ampatop A black, Ampack présente en outre deux membranes pour toitures et façades. Selon les indications de l’entreprise, le silver plus est idéal pour les façades ventilées et l’utilisation sous des installations photovoltaïques, tandis que l’Ampatop A black se révèle être une solution particulièrement « stylée » pour les structures ventilées et les bâtiments équipés de systèmes de production d’énergie. Les rubans adhésifs Ampacoll A Tape silver et Ampacoll A Tape black, adaptés au système, complètent les produits de protection incendie en tant que raccords et collages de surfaces durablement étanches.

    La gamme de produits devrait à l’avenir établir de nouvelles normes de protection contre l’incendie dans les immeubles de grande hauteur, les bâtiments spéciaux et les façades ventilées, offrir une sécurité de planification aux acteurs de la construction et donner un signal clair en matière de sécurité dans la construction.

  • Des normes de durabilité élevées confirmées pour les portefeuilles immobiliers

    Des normes de durabilité élevées confirmées pour les portefeuilles immobiliers

    Trois véhicules de placement immobilier de l’Helvetia ont obtenu d’excellentes évaluations lors du Global Real Estate Sustainability Benchmark(GRESB) de cette année, informe le groupe Helvetia dans un communiqué. Le fonds immobilier coté Helvetia (CH) Swiss Property Fund de l’Helvetia Asset Management AG et le groupe de placement immobilier Suisse romande de l’Helvetia Fondation de placement ont obtenu chacun une note de 5 étoiles, avec 90 points sur 100 possibles. Le groupe de placement immobilier Suisse de l’Helvetia Fondation de placement s’est qualifié pour le deuxième meilleur rating 4 étoiles avec 89 points.

    Les excellents résultats du GRESB 2025 des trois véhicules de placement immobilier confirment notre stratégie d’investissement durable, dans laquelle l’immobilier joue un rôle central », explique André Keller, Group Chief Investment Officer de l’Helvetia, cité dans le communiqué. « Investir de manière responsable dans des placements de capitaux porteurs d’avenir et axés sur les valeurs est pour nous une préoccupation stratégique majeure »

    Le groupe d’entreprises s’est fixé pour objectif d’atteindre zéro émission nette dans ses portefeuilles de placement d’ici 2050. Au total, 3,4 milliards de francs suisses sont investis dans les trois véhicules de placement immobilier primés par le GRESB.

  • L’école secondaire de Seuzach génère un courant intergénérationnel

    L’école secondaire de Seuzach génère un courant intergénérationnel

    L’EKZ encourage la construction de grandes installations solaires par le biais de son propre fonds d’entreprise. Dernièrement, l’installation d’un système solaire sur le toit de l’école secondaire de Seuzach a été soutenue à hauteur de 30 000 francs, informe EKZ dans un article sur LinkedIn. Les panneaux de l’installation ont été mis en place vers la fin septembre. Les élèves de l’école secondaire ont pu mettre la main à la pâte dans le cadre de l’Impact Day de myblueplanet.

    La participation des élèves fait partie intégrante de la méthode de travail du fonds EKZ : « Les projets menés avec les écoles permettent de sensibiliser la jeune génération à une production d’électricité respectueuse du climat », indique EKZ dans la description du fonds. L’électricité non consommée par les écoles est vendue par EKZ à ses propres clients en tant qu’électricité intergénérationnelle. Une partie des recettes est reversée au fonds d’EKZ pour financer la construction d’autres installations solaires.

  • Panneaux solaires à l’épreuve

    Panneaux solaires à l’épreuve

    L’augmentation des phénomènes météorologiques extrêmes, tels que les fortes pluies, les orages et la grêle, pose des défis importants aux installations photovoltaïques. Les chutes de grêle sur les installations en toiture et au sol causent chaque année des dommages importants et des pertes d’exploitation. Les normes de certification courantes pour les modules solaires ne répondent souvent pas aux exigences des fortes tempêtes de grêle, car elles sont limitées à quelques impacts uniformes.

    Tests pratiques avec le protocole HRC
    Le test HRC va au-delà des procédures de test existantes. Il bombarde les modules solaires avec des grêlons de tailles et de vitesses différentes jusqu’à la rupture. Il en résulte une courbe de charge qui correspond aux énergies d’impact réelles d’une tempête. Les fabricants et les exploitants savent à partir de quel point le verre est défaillant et quels modèles sont particulièrement résistants.

    Cherif Kedir du RETC souligne : « Notre test comble le manque de connaissances et fournit des données exploitables sur l’ensemble du spectre d’énergie et de taille des impacts de grêle réels. La taille rigoureuse de l’échantillon assure une caractérisation approfondie » C’est la première fois que la résistance à la grêle est évaluée quantitativement et peut être comparée.

    Conséquences pour le développement, l’exploitation et l’assurance
    Le protocole HRC offre aux fabricants la possibilité d’optimiser les modules solaires de manière ciblée contre la grêle. Les développeurs de projets disposent de nouvelles bases de décision pour l’analyse coûts/bénéfices des types de modules, des angles de montage et des systèmes de suivi. Le test soutient également la stratégie « Hail Stow », dans laquelle les modules sont placés hydrauliquement dans une position à faible risque en cas de tempête.

    Les assureurs peuvent désormais dimensionner les couvertures et les primes en fonction des résultats empiriques des tests plutôt que de se baser sur des estimations. Cela réduit l’incertitude et favorise l’acceptation des installations photovoltaïques dans les zones particulièrement exposées.

    Plus de sécurité grâce à l’innovation
    Le test HRC marque un progrès pour l’industrie solaire. Grâce à des tests pratiques et à des données transparentes, la sécurité et la valeur des installations solaires augmentent. Les fabricants et les exploitants gagnent en sécurité de planification et les assureurs disposent d’une base de calcul solide. Cela ouvre la voie à des systèmes photovoltaïques plus résilients, capables de faire face à l’évolution du climat.

  • Plus solide que l’acier, plus léger que le bois

    Plus solide que l’acier, plus léger que le bois

    L’idée repose sur une transformation ciblée de la microstructure du bois. Le point de départ reste les principaux composants naturels. La cellulose, qui assure la résistance à la traction en tant que structure de support fibreuse, et la lignine, qui maintient les fibres ensemble en tant qu’adhésif naturel. Au cours du processus de fabrication, une partie de la lignine est éliminée chimiquement, ce qui permet de comprimer la cellulose de manière dense. Il en résulte un matériau extrêmement compact, à fibres orientées, d’une densité élevée et d’un poids relativement faible.

    Les tests montrent que Superwood est environ douze fois plus solide que le bois non traité et peut même atteindre une résistance à la traction supérieure à celle de l’acier dans certaines combinaisons. Dans le même temps, le matériau reste biodégradable et est basé sur une ressource renouvelable. Un équilibre rare entre performance et durabilité.

    Applications dans la construction
    Pour le secteur de la construction, Superwood pourrait devenir un gamechanger. Sa combinaison de légèreté, de capacité de charge et d’origine écologique le rend intéressant pour les structures porteuses, les systèmes de façade ou les éléments modulaires légers. Le matériau se travaille comme le bois, mais il présente une meilleure résistance à l’humidité et à la déformation.

    Inventwood travaille sur des projets pilotes avec des partenaires constructeurs et architectes, par exemple pour des systèmes de murs préfabriqués ou des constructions hybrides bois-béton. Les chercheurs voient également un grand potentiel dans le domaine des infrastructures, par exemple pour les ponts, les toits ou les constructions transportables.

    Sur la voie de l’exploitation industrielle
    Le chemin entre le laboratoire et la production de masse a été long. L’entreprise Inventwood qui s’en est suivie en a fait un produit commercialisable. L’évolutivité du procédé, qui peut désormais être appliqué à de grands éléments en bois, a été déterminante.

    L’entreprise voit dans Superwood une alternative durable aux matériaux à fortes émissions tels que l’acier, l’aluminium ou le béton. Sa fabrication nécessite moins d’énergie et le CO₂ capturé reste stocké dans le matériau. Superwood pourrait ainsi contribuer à la décarbonisation du secteur de la construction.

    Le bois, un matériau de haute technologie
    L’industrialisation de Superwood permet de boucler la boucle entre le matériau de construction traditionnel et la science moderne des matériaux. Le bois ordinaire devient un matériau haute performance qui se redéfinit en termes de stabilité et de durabilité.

    S’il devient disponible à plus grande échelle, ce matériau pourrait transformer radicalement la construction en bois internationale, des gratte-ciel urbains aux infrastructures modulaires. L’avenir de la construction, semble-t-il, reste le bois – mais en plus intelligent.

  • Lucerne présente son plan directeur au public

    Lucerne présente son plan directeur au public

    Selon les prévisions, la population de Lucerne devrait augmenter d’environ 120 000 personnes d’ici le milieu du siècle et atteindre la barre des 560 000 habitants. Pour maîtriser cette croissance de manière ordonnée, la stratégie de développement territorial ancre des objectifs clairs dans le plan directeur. La priorité doit être donnée à des structures d’urbanisation compactes, efficaces et s’appuyant sur les transports publics.

    Le plan garantit une utilisation mesurée du sol et harmonise les intentions de développement du canton avec celles de la Confédération et des communes. Il doit servir de base à l’harmonisation spatiale de l’habitat, du travail et de la mobilité.

    Focalisation sur le développement interne et le logement abordable
    L’élément central de la révision est la création de logements sans mettre en péril les précieuses terres cultivables. Le plan directeur met l’accent sur la densification vers l’intérieur, par exemple en fixant des densités minimales et des taux de construction plus élevés dans les zones bien desservies par les transports, et permet des extensions ponctuelles des zones à bâtir là où elles sont utiles pour la construction de logements à prix modérés.

    Les « zones centrales » sont des instruments de planification permettant de développer de manière ciblée des sites centraux à forte densité. Les communes doivent à l’avenir pouvoir fixer leur offre de logements de manière contraignante. Des mesures complémentaires sont nécessaires dans d’autres domaines politiques, comme la politique foncière ou les programmes d’aide à la construction de logements d’utilité publique.

    Zones d’activités et développement économique
    En ce qui concerne les zones d’activités économiques, le plan directeur renforce la marge de manœuvre locale. Les communes ont la possibilité d’étendre leurs propres zones d’activités afin d’encourager les nouvelles implantations à vocation régionale et de renforcer le lien entre habitat et travail.

    Le canton joue un rôle de coordination avec le programme des pôles de développement. En outre, le plan directeur pose les bases d’une politique foncière active visant à préserver les surfaces d’intérêt cantonal. Comme les zones d’activités stratégiques ou les projets d’infrastructure, de manière plus ciblée.

    Intégration des objectifs supérieurs de durabilité
    La révision du plan directeur relie les thèmes pertinents pour le territoire aux stratégies supérieures. Les aspects relatifs à la protection du climat, à la production d’énergie et au développement de la mobilité issus de projets cantonaux tels que « Zukunft Mobilität Kanton Luzern » ou le rapport de planification sur le climat et l’énergie sont ancrés dans l’espace. La planification prend ainsi en compte les développements écologiques, économiques et sociaux de manière intégrée.

    Procédure et responsabilité politique
    Depuis la révision de la loi sur l’aménagement du territoire et les constructions en 2018, le Grand Conseil est davantage impliqué dans la planification directrice. Il définit les objectifs stratégiques dans la stratégie de développement territorial, tandis que le Conseil d’État est responsable de la coordination opérationnelle et de la définition spatiale concrète dans les cartes du plan directeur.

    La révision actuelle se base sur les retours de la participation 2023 ainsi que sur l’examen préliminaire de la Confédération 2024. Après la mise à l’enquête publique, toutes les contributions seront évaluées avant que la version corrigée ne soit transmise au Grand Conseil, probablement à l’été 2026, puis soumise au Conseil fédéral pour approbation.

  • La production utilise de l’aluminium quasiment exempt de CO2

    La production utilise de l’aluminium quasiment exempt de CO2

    Selon un communiqué, le fabricant de protection solaire Griesser Holding AG a utilisé 95 pour cent d’aluminium vert durable pour la production de ses gammes de volets à Nenzing en septembre. En utilisant l’aluminium vert sur son site autrichien, Griesser Holding AG économise jusqu’à 30 pour cent de CO2 par kilogramme d’aluminium et atteint un nouveau record d’émissions de CO2 de 3,3 kilogrammes par kilogramme d’aluminium produit. L’aluminium durable est composé à 65 pour cent de déchets pré-consommation et post-consommation et à 35 pour cent d’aluminium primaire, explique l’entreprise. La part d’aluminium primaire est produite en Europe à l’aide d’énergies renouvelables, ce qui entraîne des émissions de CO2 jusqu’à cinq fois inférieures à celles de la production traditionnelle.

    Le passage à l’aluminium vert a déjà commencé à Nenzing en novembre 2024. « C’est dans notre gamme de volets que nous utilisons les plus grandes quantités d’aluminium. Avec le changement de matériau à Nenzing, il nous a donc été possible d’obtenir rapidement un grand effet », déclare Urs Neuhauser, CEO du groupe Griesser, cité dans le communiqué.

    La qualité et la durabilité restent garanties chez Griesser Holding AG, indique l’entreprise. Les délais de garantie actuels s’appliquent à tous les produits Green Aluminium. Comme pour le reste de la gamme Griesser, les variantes de modèles plus verts sont également certifiées EPD (Environmental Product Declaration/déclaration environnementale de produit).

    Griesser Holding AG est spécialisée dans la fabrication de solutions de protection solaire pour fenêtres et terrasses et est, selon ses propres indications, le leader européen en matière de protection solaire esthétique et de haute qualité.

  • Préserver les ressources et prolonger le cycle de vie des bâtiments

    Préserver les ressources et prolonger le cycle de vie des bâtiments

    Les professeures de l’ETH Catherine De Wolf et Maria Conen militent pour un changement radical dans le secteur de la construction. Au lieu de sacrifier les vieux bâtiments inefficaces sur le plan énergétique, elles plaident pour leur conservation, leur rénovation et leur extension. Outre les aspects écologiques, ils mettent l’accent sur les facteurs sociaux et culturels. Les bâtiments abritent des identités et des histoires dont la préservation est essentielle à la vie urbaine. La durabilité devient ainsi un lien entre l’environnement, la société et l’architecture.

    Réutilisation des matériaux de construction
    Un bon exemple est la réutilisation des éléments en verre des escaliers roulants extérieurs du Centre Pompidou à Paris comme cloisons de bureau. Le démontage, le tri et la réintégration, qui demandent beaucoup d’efforts, sont coûteux mais offrent d’énormes avantages environnementaux grâce à des économies significatives de CO₂ et à la réduction des déchets.

    Les matériaux de construction comme le bois et le béton recèlent un grand potentiel de réutilisation jusqu’ici inexploité. Alors que le bois est souvent purement et simplement brûlé, des panneaux de béton pourraient être découpés et servir d’éléments de mur. Les poutres en acier sont certes recyclées, mais elles sont généralement fondues, ce qui consomme beaucoup d’énergie, au lieu d’être réutilisées de manière indéformable. Les défis sont la faisabilité technique, les coûts et la complexité de la planification.

    Numérisation et passeports matériaux pour l’optimisation
    Des instruments numériques tels que les passeports matériaux faciliteront à l’avenir l’aperçu de l’origine, de la composition et de la durée d’utilisation des composants. Ainsi, la réutilisation et le démantèlement seront plus efficaces et plus transparents. L’harmonisation de telles normes fait l’objet de recherches afin de créer des solutions contraignantes dans le secteur.

    Barrières juridiques et normatives
    Un autre obstacle est constitué par les normes qui prévalent aujourd’hui et qui sont principalement conçues pour les bâtiments neufs et ne prennent pas suffisamment en compte les rénovations et le contexte des bâtiments existants. Cela rend les rénovations et les travaux sur l’existant plus difficiles d’un point de vue énergétique. La législation et la réglementation doivent être assouplies à l’avenir afin d’encourager la construction circulaire.

    L’économie circulaire, précurseur de la réduction du CO₂
    Le secteur de la construction est responsable d’environ 50 % de l’épuisement des ressources et de quantités considérables d’émissions de CO₂. L’économie circulaire les atténue considérablement en réduisant les coûts des matériaux, les déchets et la consommation d’énergie grâce à la réutilisation et à la construction modulaire. La déconstruction par des assemblages vissés ou emboîtés plutôt que collés est à cet égard une clé.

    Défis et perspectives d’avenir
    Le principal défi réside dans le coût du démontage et de la réutilisation, ainsi que dans la recherche d’acheteurs pour les matériaux réutilisés. L’absence de structures de marché complètes rend difficile une mise en œuvre à grande échelle. C’est là qu’interviennent des initiatives telles que les places de marché numériques et l’intégration de compétences d’ingénierie spécialisées.

    La construction modulaire et les concepts d’utilisation flexibles, tels que l’utilisation comme musée de bâtiments moins bien isolés, montrent des perspectives d’avenir viables. C’est surtout la jeune génération d’étudiants et de chercheurs des EPF et d’autres instituts qui pousse à l’innovation, ce qui laisse espérer une industrie de la construction plus durable.

  • Des conseils immobiliers avec une vision à long terme : Expertise sur l’ensemble du cycle de vie

    Des conseils immobiliers avec une vision à long terme : Expertise sur l’ensemble du cycle de vie

    Ceux qui possèdent ou planifient des biens immobiliers connaissent de nombreux défis du marché, tels que la prévention des logements vacants et la détermination des loyers en fonction du marché, sans négliger l’offre et la demande. C’est précisément là qu’intervient la Banque Migros avec son approche de conseil unique en son genre, qui allie vision économique, données de marché et solutions personnalisées – pour les propriétaires qui veulent plus que de simples hypothèques, mais un conseil personnalisé et sur mesure, adapté à leur bien. L’approche de conseil se compose de différents modules qui peuvent être traités en fonction de la situation et indépendamment les uns des autres avec le client ou la cliente.

    En collaboration avec CSL Immobilien AG, un partenaire de la Banque Migros, une gamme complète de services est proposée, couvrant l’ensemble du cycle de vie des biens immobiliers. Les clients bénéficient de services de maîtrise d’ouvrage et d’une gestion professionnelle de leurs biens immobiliers. Cette offre est complétée par des analyses de recherche et de marché approfondies du marché immobilier suisse, ce qui permet aux propriétaires de prendre des décisions éclairées en collaboration avec la Banque Migros.

    Des outils d’analyse complets pour des décisions adaptées et fondées
    Ainsi, le dialogue immobilier permet de comparer les valeurs vénales, les prix d’achat, les revenus locatifs nets, les rendements et les taux de vacance avec les données de marché de CSL Immobilien AG. Cela permet d’évaluer le positionnement du portefeuille du client. Il s’applique à l’immobilier de bureau, commercial et résidentiel. L’analyse de l’immobilier résidentiel au niveau de l’unité d’habitation aide à vérifier et à gérer la performance du bien. Les unités d’habitation sont ainsi comparées aux données du marché et analysées en termes de taille, de prix et d’opportunités. Cela permet de déterminer à l’avance le positionnement des projets avec les clients, d’examiner le parc ancien en fonction des besoins du marché et des normes et d’en déduire les raisons des logements vacants.

    Analyse de l’évolution des taux d’intérêt : aperçu des futurs coûts hypothécaires
    Lorsque l’on achète une maison ou un appartement en copropriété, il faut aussi se projeter dans l’avenir. Les taux d’intérêt des hypothèques sont aujourd’hui relativement avantageux – mais qu’en sera-t-il dans dix ans ? Le bien immobilier sera-t-il encore supportable avec le revenu prévu à ce moment-là ? L’analyse de l’évolution des taux d’intérêt permet de simuler le portefeuille d’hypothèques avec différents scénarios de taux d’intérêt définis, 10 ans dans le futur. Ces coûts d’intérêt estimés permettent de comparer directement les stratégies de couverture possibles, par exemple le remplacement d’une hypothèque ou la conclusion d’un produit de suivi. Les propriétaires peuvent ainsi restructurer leur portefeuille et l’adapter aux attentes du marché.

    La durabilité, clé de l’augmentation de la valeur des biens immobiliers
    Pour les propriétaires de biens immobiliers anciens en particulier, la durabilité est un sujet important qui a une influence directe sur la valeur du bien. L’analyse de durabilité permet de montrer les avantages qu’il y a à rénover des biens immobiliers sur une base durable. Les émissions de CO2, les coûts énergétiques et les besoins en énergie d’un bien immobilier sont déterminés et un plan de modernisation présente les mesures de rénovation qui ont une influence positive sur ces valeurs. Des rénovations bien ciblées sont essentielles pour maintenir, voire augmenter, la valeur d’un bien immobilier tout au long de son cycle de vie. Il est conseillé de demander conseil à des experts avant d’entreprendre une rénovation afin de trouver les solutions les meilleures et les plus rentables. Les questions relatives à la rénovation sont exigeantes, en particulier lorsqu’il s’agit d’énergies alternatives. Dans le cas de biens immobiliers particulièrement anciens, il faut en outre décider s’il vaut la peine de rénover ou s’il vaut mieux construire du neuf. Cette décision dépend de plusieurs facteurs, dont l’état du bâtiment, les moyens financiers et les idées personnelles. Dans tous les cas, il est important de mettre en place une stratégie de rénovation à long terme qui aide à réduire les coûts et à prolonger la durée de vie de la maison.

    Un partenariat solide et des synergies
    La Banque Migros travaille en étroite collaboration avec CSL-Immobilien. Les deux entreprises sont autonomes sur le plan opérationnel. Grâce à ce partenariat stratégique, CSL Immobilier bénéficie d’une expansion nationale et d’un accès à de nouveaux marchés, tandis que la Banque Migros peut développer de manière ciblée son offre dans le domaine immobilier. Ensemble, ils couvrent l’ensemble du cycle de vie des biens immobiliers grâce à une palette de services élargie, du financement à la commercialisation en passant par le conseil aux maîtres d’ouvrage. Cette collaboration crée en outre des synergies importantes, notamment dans les domaines du conseil et du financement. Un résultat concret est le développement commun du service de courtage numérique Nextkey, qui rend la vente de biens immobiliers efficace et conviviale. Il en résulte une offre globale qui accompagne les clients dans toutes les phases liées à la propriété du logement.

    Un service complet pour les propriétaires de biens immobiliers
    Aujourd’hui, les personnes qui possèdent ou prévoient d’acquérir un bien immobilier ont besoin de plus qu’une simple solution de financement. Il faut un partenaire qui ait une vue d’ensemble du cycle de vie d’un bien. Avec son approche de conseil, la Banque Migros se positionne précisément dans ce domaine – en tant qu’accompagnateur global, et pas seulement en tant que prêteur hypothécaire. En collaboration avec CSL-Immobilien, elle propose des solutions sur mesure aux propriétaires qui souhaitent développer leurs biens immobiliers de manière durable, rentable et orientée vers l’avenir. Qu’il s’agisse d’analyses de la valeur du marché, de durabilité, de rendement ou d’évolution des taux d’intérêt, des outils modulaires et des données de marché fondées sur la pratique permettent d’aborder les questions individuelles de manière compétente et prévoyante. Cela renforce non seulement la qualité des décisions des clients, mais aussi la valeur et la pérennité de leurs biens immobiliers. La Banque Migros est ainsi synonyme d’un nouveau type de conseil immobilier – en réseau, en partenariat et avec une vision à long terme.

    « Aujourd’hui, quiconque possède ou planifie un bien immobilier a besoin de plus qu’une simple solution de financement. Ce qu’il faut, c’est un partenaire qui a une vue d’ensemble du cycle de vie d’un objet »

    « Celui qui achète une maison ou un appartement en copropriété doit également jeter un coup d’œil sur l’avenir. Les taux d’intérêt des hypothèques sont aujourd’hui relativement avantageux – mais qu’en sera-t-il dans dix ans ? »

    Pour plus d’informations, voir : migrosbank.ch/potentiel

  • Le Parlement veut accélérer la construction de grandes centrales électriques pour les énergies renouvelables

    Le Parlement veut accélérer la construction de grandes centrales électriques pour les énergies renouvelables

    Le Parlement fédéral a clairement adopté le décret dit  » d’accélération  » lors du vote final. Selon un communiqué, 185 membres du Conseil national ont voté pour, deux contre et neuf se sont abstenus. Au Conseil des Etats, 44 membres ont voté en faveur du décret, il n’y a eu ni vote contre ni abstention.

    Le décret avait été proposé par le Conseil fédéral en 2023. Celui-ci doit permettre d’accélérer la construction de grandes centrales pour les énergies renouvelables. Ainsi, la voie de recours doit être raccourcie et donc les possibilités d’opposition et de recours limitées. Les cantons doivent concentrer la procédure d’approbation des plans au niveau cantonal pour la construction de centrales solaires et éoliennes d’intérêt national. Le processus de planification pour l’extension des réseaux électriques doit être raccourci.

    L’Association des entreprises électriques suisses(AES) se félicite de l’adoption du décret d’accélération. « La procédure concentrée au niveau cantonal et la réduction du nombre d’instances sont des leviers importants sur la voie d’un approvisionnement en énergie renouvelable », a déclaré le directeur de l’AES Michael Frank, cité dans un communiqué. « Pour les producteurs d’électricité, le compromis signifie plus de sécurité de planification et de rapidité – exactement ce dont nous avons besoin maintenant »

    swisscleantech regrette que le débat se soit trop longtemps concentré sur la tentative de supprimer le droit de recours des associations. Selon l’association pour la transition énergétique, la suppression du droit de recours pour 16 projets hydroélectriques a entraîné beaucoup d’incertitude. Mais au final, ce qui compte, c’est d’accélérer le développement des énergies renouvelables, écrit-elle dans un communiqué.

  • Lancement de l’examen du potentiel géothermique dans la région de Burgdorf

    Lancement de l’examen du potentiel géothermique dans la région de Burgdorf

    Selon un communiqué, Localnet AG et CKW veulent évaluer le potentiel d’utilisation de la géothermie pour la production d’énergie dans la région de Burgdorf. Pour ce faire, le fournisseur d’énergie local apporte sa connaissance de Burgdorf et la filiale lucernoise d’Axpo son expérience des projets géothermiques en cours.

    Si l’examen s’avère positif, les deux entreprises prévoient d’informer la population des prochaines étapes avant la fin de l’année. « Il me tient à cœur que la population soit informée de ce projet de manière transparente dès le début », déclare le maire Stefan Berger, cité dans le communiqué. « Mais il est en tout cas judicieux d’examiner soigneusement le potentiel géothermique de notre région. Cela correspond également aux objectifs de notre stratégie de propriétaire d’un approvisionnement énergétique durable et d’une sécurité d’approvisionnement à long terme »

    Localnet fournit dans la région 11 500 clients en électricité, 2 500 en gaz et 350 autres en chaleur.

  • Un nouvel élan d’innovation pour les systèmes de chauffage durable

    Un nouvel élan d’innovation pour les systèmes de chauffage durable

    EBP Schweiz AG prend une participation dans Nullpunkt AG par l’intermédiaire de son investisseur en capital-risque EBP Ventures. Cette jeune entreprise d’Oberengstringen a développé un nouveau système de pompe à chaleur à accumulation de glace et l’a lancé sur le marché en août dernier, après une phase d’essai avec un prototype l’année dernière. « Avec cet investissement, EBP Suisse ne renforce pas seulement son propre réseau d’innovation, mais apporte également une contribution concrète à la transition énergétique dans le secteur du bâtiment », déclare Simon Hess, partenaire et responsable de la technique énergétique chez EBP Suisse, cité dans un article correspondant de la société de conseil et d’ingénierie zurichoise sur LinkedIn.

    Le système de Nullpunkt AG se compose d’un échangeur de chaleur extérieur, d’un accumulateur de glace et d’une pompe à chaleur. L’échangeur de chaleur extérieur extrait l’énergie de l’air ambiant pendant la journée. Celle-ci est utilisée pour faire fondre la glace dans l’accumulateur de glace. Si cette eau gèle à nouveau, elle libère de l’énergie thermique. Celle-ci est extraite du réservoir par la pompe à chaleur et utilisée pour chauffer la maison. Par rapport à d’autres systèmes de stockage de glace, l’installation de Nullpunkt présente une conception plus compacte, « une efficacité énergétique élevée et un rapport qualité-prix intéressant », écrit EBP.

    Chez Nullpunkt, le développement d’installations plus puissantes et de sources de régénération supplémentaires est actuellement au programme. « Un partenaire compétent comme EBP nous apportera également l’impulsion technique nécessaire pour établir durablement Nullpunkt sur le marché », déclare Thomas Degelo, PDG de Nullpunkt, cité dans l’article.

  • Feuille de route politique pour la neutralité climatique de la Suisse

    Feuille de route politique pour la neutralité climatique de la Suisse

    Le rapport final de POLIZERO cible la politique climatique suisse avec une clarté inhabituelle. Les dix prochaines années seront décisives pour l’économie, l’approvisionnement énergétique et la société. L’équipe de recherche a modélisé de nombreuses trajectoires. L’abandon des technologies fossiles, l’expansion massive du chauffage urbain et des capacités solaires ainsi que l’introduction rapide de l’électromobilité constituent les fondements de l’objectif « net zero ».

    Un regard sur l’Europe montre que c’est justement en période d’incertitude qu’une harmonisation ciblée avec les normes européennes devient un facteur de réussite. En particulier, l’intégration dans un marché commun de l’énergie et des réglementations harmonisées renforcent la sécurité de l’approvisionnement et accélèrent l’innovation.

    De la stratégie à la mise à l’échelle
    La fenêtre pour des choix décisifs se referme. A partir de 2035, l’accent sera mis sur la montée en puissance des technologies respectueuses du climat. Les modélisations montrent que l’éolien, la bioénergie, les carburants synthétiques et le captage du CO₂ dans l’industrie et les déchets seront au centre des préoccupations. En investissant et en imposant des contraintes, par exemple pour le remplacement des anciens systèmes de chauffage, la Suisse peut réduire sa dépendance vis-à-vis des importations d’énergie en hiver tout en permettant une mutation industrielle.

    Les mesures d’encouragement et les incitations à l’innovation agissent comme une aide au démarrage, mais sont complétées par la suite de manière ciblée par des instruments réglementaires plus stricts et le développement du commerce des émissions. Une politique ferme mais adaptable reste nécessaire pour faire face aux incertitudes géopolitiques et aux surprises technologiques.

    Mise en œuvre flexible, perspective claire
    L’étude recommande une approche équilibrée plutôt que des mesures individuelles radicales. Si la Suisse parvient à combiner des initiatives propres crédibles avec une coordination cohérente de l’UE, les chances d’atteindre l’objectif net zéro sont intactes. Il est essentiel que toute stratégie reste flexible. La capacité d’adaptation est d’autant plus importante que les marchés mondiaux et la recherche évoluent rapidement.

    Pour réaliser la neutralité climatique, il ne faut pas une recette parfaite, mais une direction clairement définie et de la persévérance politique. Les étapes décisives doivent être franchies dès maintenant. Pour une Suisse qui marque l’Europe de son empreinte en matière de protection du climat et de capacité d’innovation.

  • Une technique ancienne repensée

    Une technique ancienne repensée

    Aujourd’hui, quand on pense à la construction moderne, on voit du verre, du béton et de l’acier. Mais un matériau de construction qui existe depuis des millénaires revient en force : la terre battue. Elle a permis de construire des villes, des châteaux et des temples entiers, et nombre de ces constructions sont toujours debout.

    La terre battue combine des matières premières régionales, une utilisation circulaire et un climat intérieur sain. Elle conserve la chaleur, équilibre l’humidité et ne nécessite que peu d’énergie pour sa fabrication. Ce matériau de construction répond ainsi aux exigences centrales du tournant de la construction, à savoir la préservation des ressources, la protection du climat et la santé de l’habitat.

    Joschua Gosslar, de l’Institut de conception des structures porteuses de l’Université technique de Braunschweig, parle d’une « renaissance de l’argile » qui allie l’artisanat traditionnel à la précision technique.

    Comment fonctionne la terre battue
    La terre battue est obtenue à partir d’argile, de sable, de gravier et d’eau. Ce mélange est placé en couches dans un coffrage et compacté. Autrefois à la main, aujourd’hui souvent à la machine. Il en résulte des murs massifs, structurés par couches, avec une grande capacité d’accumulation de chaleur.

    Grâce à son comportement ouvert à la diffusion, ce matériau de construction contribue à un climat intérieur équilibré. Cependant, sans protection structurelle contre les intempéries, l’argile perd de sa résistance. De grands débords de toit, des enduits hydrofuges ou des séparations constructives sont donc indispensables.

    Des projets de recherche tels que HyRaEarth travaillent sur des solutions durables contre la sensibilité à l’humidité, par exemple grâce à des revêtements hydrophobes respectueux de l’environnement.

    Robotique sur le chantier
    Le traitement de la terre battue est complexe, avec de nombreuses étapes de travail, une forte intensité artisanale et de longs délais de construction. C’est pourquoi des chercheurs de l’université technique de Braunschweig développent une unité de fabrication robotisée qui applique des murs en pisé de manière additive. Couche par couche, avec précision et sans coffrage traditionnel.

    Le système combine un coffrage mobile avec une unité de compactage qui se déplace automatiquement vers le haut. L’objectif est de créer une unité de production mobile qui travaille sur place avec des matériaux d’excavation. « L’argile est entièrement réversible », explique Gosslar. « Elle peut être réutilisée après cent ans, comme matériau de construction pour une nouvelle maison »

    La recherche applique ainsi les principes de l’impression 3D à la construction en terre et en argile, créant ainsi la base de méthodes de construction industrielles et néanmoins artisanales.

    Projets pionniers internationaux
    Dans le monde entier, des cabinets d’architectes montrent ce qui peut être réalisé à partir de la terre. Casa Franca à Paris a été compactée avec 550 tonnes de terre excavée pour former des murs porteurs qui rendent la climatisation superflue. L’hôpital Bayalpata au Népal a utilisé de l’argile locale, réduisant ainsi les coûts de construction de 40 % et renforçant la culture architecturale régionale. Le centre d’herboristerie Ricola de Herzog & de Meuron à Laufen a utilisé des panneaux préfabriqués en terre battue, combinés à des panneaux photovoltaïques et à une domotique moderne. Un immeuble d’habitation à Desert Wash Home, aux États-Unis, s’intègre topographiquement dans le cours d’eau naturel.
    Ces projets prouvent que l’argile n’est plus depuis longtemps un matériau de niche, mais qu’il a fait son entrée dans la construction de bâtiments contemporains dans le monde entier.

    Valeurs techniques et normes
    Les performances matérielles de la terre battue sont désormais bien documentées. Sa densité brute se situe entre 1’700 et 2’400 kg/m³, sa résistance à la compression entre 1,5 et 2,5 N/mm² – certains essais atteignent jusqu’à 10 N/mm². Ces valeurs lui confèrent une capacité de charge statique, mais nécessitent de nouvelles méthodes de calcul, car le module d’élasticité est nettement inférieur à celui du béton.

    Les constructions en argile sont légalement réglementées par la série de normes DIN 18940 à 18948 ainsi que par les règles de construction en argile de l’association faîtière de l’argile. Elles garantissent la qualité du produit, mais limitent également son utilisation.

  • La ville de Zurich récompense les meilleurs projets de construction 2025

    La ville de Zurich récompense les meilleurs projets de construction 2025

    Les projets primés, réalisés entre 2021 et 2024, contribuent à l’identité et à la qualité de vie de la ville de Zurich grâce à leur qualité architecturale, à une utilisation responsable des ressources et à un lien social fort. Du vendredi 3 octobre au 9 novembre 2025, les constructions primées seront présentées dans le cadre d’une exposition thématique au Zentrum Architektur Zürich.

    Une centaine de projets, dix récompenses
    « La qualité et la diversité de la centaine de projets présentés étaient impressionnantes », a déclaré Corine Mauch, maire de la ville. Les œuvres présentées créent des espaces urbains vivants avec une grande qualité de séjour, favorisent les échanges sociaux et marquent l’identité des quartiers. Un jury interdisciplinaire d’experts, présidé par le conseiller municipal André Odermatt, a sélectionné les dix constructions les plus remarquables parmi ce large éventail.

    Responsabilité socio-spatiale et écologique
    L’évaluation a dépassé le cadre de l’architecture pure. Des aspects socio-spatiaux tels que l’inclusion, les possibilités de rencontre et l’utilisation responsable des ressources naturelles ont également été pris en compte dans les processus de décision. « Tous ces projets ont en commun le fait qu’ils assument une responsabilité, pour les personnes, la nature et l’identité de la ville. Ils façonnent la façon dont nous percevons Zurich et créent des souvenirs durables », a déclaré André Odermatt.

    L’espace libre, clé de la qualité de vie urbaine
    La conseillère municipale Simone Brander a particulièrement souligné l’importance des espaces libres, même les plus petits et les plus discrets : « Ces espaces intermédiaires déterminent de manière décisive le fonctionnement d’une ville et de ses quartiers et la manière dont nous les vivons »

    Le prix du public va au nouveau bâtiment de l’hôpital universitaire pour enfants
    Le prix du public a été déterminé par un vote en ligne et a été attribué avec environ 300 voix au projet de nouveau bâtiment de l’hôpital universitaire pour enfants de Zurich. Avec son architecture moderne en bois et en béton, le bâtiment crée une atmosphère chaleureuse et établit de nouvelles normes architecturales et fonctionnelles dans le domaine de la construction de bâtiments de santé.

    Projets récompensés
    Immeuble de bureaux et de commerces Binzstrasse
    Maître d’ouvrage : Swiss Life Asset Management AG
    Architecture : EM2N Architekten AG
    Architecture paysagère : Balliana Schubert Landschaftsarchitekten AG

    Réhabilitation complète de l’ensemble résidentiel « Im Birkenhof »
    Maître d’ouvrage : Ville de Zurich

    Architecture : Romero Schaefle Partner Architekten AG
    Architecture paysagère : Westpol Landschaftsarchitektur GmbH

    Rénovation complète de la gare centrale de Zurich, aile sud
    Maître d’ouvrage : CFF SA, Immobilien Development
    Architecture : Aebi & Vincent Architectes SIA AG

    Rénovation complète du bâtiment Q, Werkstadt Areal
    Maître d’ouvrage : CFF Immobilier SA
    Architecture : Baubüro in situ ag
    Transformation de l’utilisation : denkstatt sàrl

    Haus im Garten
    Maître d’ouvrage : Irma Peter
    Architecture : Loeliger Strub Architektur
    Architecture paysagère : Permatur

    Ensemble d’immeubles WolkenWerk et Messeturm
    Maître d’ouvrage : Leutschenbach AG, Nyffenegger Immobilien AG
    Architecture : Staufer & Hasler Architekten AG, von Ballmoos Partner Architekten AG
    Architecture paysagère : Mavo GmbH

    Kongresshaus et Tonhalle Zurich – Remise en état
    Maître d’ouvrage : Fondation du Kongresshaus Zurich
    Architecture : ARGE Boesch Diener
    Architecture paysagère : Vogt Landschaftsarchitekten AG

    Nouveau bâtiment de l’hôpital universitaire pour enfants de Zurich (prix du public)
    Maître d’ouvrage : Hôpital pour enfants de Zurich – Fondation Eleonorenstiftung
    Architecture : Herzog & de Meuron
    Architecture paysagère : August Margrith Künzel Landschaftsarchitekten AG

    Bâtiments sportifs provisoires
    Maître d’ouvrage : Canton de Zurich, Direction des travaux publics Hochbauamt
    Architecture : pool Architekten
    Architecture paysagère : Balliana Schubert Landschaftsarchitekten AG

    Complexe scolaire Allmend
    Maître d’ouvrage : Ville de Zurich
    Architecture : Studio Burkhardt – Studio d’architecture ETH SIA
    Architecture paysagère : Ganz Landschaftsarchitekten

    Des bâtiments sportifs provisoires et des bâtiments scolaires ont également été reconnus pour leur utilisation du bois et leur conception durable.

    Exposition et podium
    L’exposition au ZAZ Bellerive offre la possibilité de découvrir en détail tous les projets de construction récompensés. Le 5 novembre 2025, un podium y sera également organisé sur le thème « Weiterbauen : Stratégies pour l’existant ». D’éminents experts en architecture, en planification et en développement immobilier discuteront des perspectives de densification urbaine et d’utilisation durable du patrimoine bâti existant.

    Un prix avec une tradition et un sens de l’avenir
    La distinction pour les bonnes constructions de la ville de Zurich n’est décernée que tous les cinq ans et constitue le prix d’architecture urbain le plus prestigieux. En prenant délibérément en compte des critères durables et sociaux, il promeut une culture de la construction qui caractérise Zurich non seulement aujourd’hui, mais qui rendra également la ville agréable à vivre pour les générations futures.

  • Changement de paradigme dans la planification immobilière

    Changement de paradigme dans la planification immobilière

    La société AFC AG, active dans les domaines de la protection incendie, de la construction durable et de la simulation de bâtiments, présente le concept LessTech qu’elle a spécialement développé et qui analyse les bâtiments en fonction de leurs exigences fonctionnelles. Selon un communiqué de presse, la société issue de l’École polytechnique fédérale de Zurich(EPFZ), dont le siège se trouve dans le Technopark de Zurich, souhaite ainsi changer de paradigme dans le développement immobilier : s’éloigner des solutions techniques surdimensionnées pour se tourner vers des bâtiments robustes, économiques et durables. Cela doit permettre une plus grande contrôlabilité dans la construction, une meilleure sécurité de planification et d’investissement ainsi qu’une réduction des coûts d’exploitation.

    La méthode LessTech utilise pour cela des instruments numériques tels que la simulation thermique des bâtiments et l’analyse CFD des flux d’air, afin de vérifier à un stade précoce l’impact des mesures de construction. LessTech apporte également des nouveautés dans le domaine clé de la sécurité incendie : grâce à des simulations précoces et à une collaboration interdisciplinaire, AFC crée des solutions adaptées à une sécurité maximale, affirme l’entreprise. « Avec LessTech, nous créons un changement de paradigme dans la conception des bâtiments : moins de technique, moins de complexité – mais plus d’impact, de stabilité et de rendement. La simplicité est la clé de l’immobilier du futur », déclare Daniel Gubler, CO-CEO de l’AFC AG, à propos des avantages du concept.

    En complément, l’instrument de précision LessTech améliore également la conformité ESG (Environnement, Social, Gouvernance) des bâtiments : « L’élément de construction le plus durable est celui qui n’a pas besoin d’être construit », fait savoir AFC AG. Avec le label Pre-Check, AFC aide également les maîtres d’ouvrage et les investisseurs à choisir le label de durabilité approprié (par exemple SNBS, Minergie, LEED ou BREEAM).

    Fondée en 1995, AFC AG développe des concepts de durabilité, d’efficacité énergétique et de sécurité, des solutions globales et orientées vers l’avenir pour des bâtiments sûrs, efficaces en énergie et respectueux du climat. Ses clients sont, entre autres, l’aéroport de Zurich AG et les CFF.

  • Points forts et gagnants du Real Estate Award 2025

    Points forts et gagnants du Real Estate Award 2025

    Le conseiller fédéral Guy Parmelin a ouvert l’événement avec un message de bienvenue concis et motivant. Il a rendu hommage à la force d’innovation et au courage des acteurs pour relever les défis et a souligné à quel point le secteur immobilier est essentiel pour l’avenir de la Suisse, sa prospérité et la qualité de sa localisation – en particulier en période de changement global.

    Visions et aperçus de Samih Sawiris
    Un autre moment fort a été la discussion au coin du feu avec Samih Sawiris, entrepreneur et développeur urbain de renommée internationale. Sawiris a donné un aperçu exclusif des tâches complexes et des visions de ses projets, notamment dans le centre touristique alpin d’Andermatt. Son approche durable et partenariale du développement d’hôtels, d’immeubles résidentiels et d’infrastructures a impressionné le public et mis en évidence la valeur des investissements à long terme pour la transformation régionale.

    Réseautage, divertissement et atmosphère inspirante
    L’événement a offert une large place au réseautage et à l’échange de connaissances. Les visiteurs ont profité d’un programme-cadre varié avec des temps forts culinaires, un accompagnement musical par le groupe « Three of a kind » et des interventions humoristiques de l’humoriste Benjamin Delahaye. Le mélange d’échanges professionnels, de rencontres sociales et de divertissements a créé une atmosphère réussie pour le transfert de connaissances et la cohésion de la branche.

    Un jury exigeant garantit l’objectivité et la qualité
    La sélection des lauréats a été effectuée par un jury prestigieux composé de professionnels expérimentés du secteur, à savoir André Robert Spathelf, Karin Aeberhard, Daniel Löhr, Anita Horner et Gaétan Kameni. Le jury a complété le vote du public par une évaluation professionnelle approfondie afin de garantir un résultat transparent et équilibré.

    Les lauréats 2025 – Innovation, durabilité et leadership
    Les lauréats récompensés par des trophées reflètent la diversité et l’orientation vers l’avenir du secteur.

    Commercialisation: Avendo AG a convaincu avec une plateforme innovante qui met en réseau numériquement les propriétaires immobiliers, les agents et les locataires et optimise le processus de location.

    Numérique: Evorest AG a mérité le prix pour une solution numérique de dépôt de loyer avec des options d’investissement attrayantes, qui a également été très appréciée par le public.

    Durabilité: Mobimo AG a été récompensée pour ses projets de rénovation respectueux des ressources, réalisés de manière exemplaire dans le quartier zurichois de Friesenberg.

    Développement de projet et innovation: la fondation Umwelt Arena Spreitenbach a été récompensée pour le développement d’une boîte hybride à méthanol pour le stockage d’électricité en été.

    Personnalité immobilière de l’année: Beatrice Bichsel, en tant que manager stratégique de premier plan, a reçu le trophée en verre de cristal pour son développement précurseur au sein des CFF et son engagement pour un développement urbain moderne autour des gares.

    Le Real Estate Award 2025 était bien plus qu’une simple remise de prix. Il consolide son rôle de phare de l’innovation, de la durabilité et de l’excellence dans le secteur suisse de l’immobilier et de la construction. L’esprit d’innovation, la responsabilité sociale et les compétences professionnelles déterminent les succès d’aujourd’hui et ouvrent la voie à un secteur de la construction prospère et durable pour l’avenir.

  • De nouveaux modèles de location pour des environnements de travail dynamiques

    De nouveaux modèles de location pour des environnements de travail dynamiques

    La marque Lista Office LO du Lista Office Group AG veut apporter de la flexibilité aux entreprises dynamiques. Pour ce faire, l’équipementier de bureau de Degersheim a élargi son offre à un modèle de location de mobilier de bureau. Avec Furniture as a Service, la clientèle se voit proposer « une solution qui préserve les ressources et qui peut être recyclée pour les besoins d’équipement à court terme ou qui évoluent rapidement », explique Lista Office LO dans un communiqué.

    Dans ce communiqué, l’entreprise décrit sa nouvelle offre comme « résolument orientée vers les besoins », « résolument orientée vers le budget » et « résolument adaptée au circuit ». Le renforcement de l’économie circulaire est au cœur de la réflexion. Chez Lista Office LO, chaque meuble loué est contrôlé après sa restitution, remis en état « et proposé à nouveau à la location dans un état comme neuf ». Les pièces qui ne sont plus utilisables sont recyclées.

    Sous le mot-clé orienté vers les besoins, l’entreprise cite les avantages du mobilier de location pour des utilisations temporaires. L’aménagement de l’espace souhaité peut être mis en place rapidement moyennant des frais de location mensuels et peut également être modifié rapidement si nécessaire. Pour le budget de l’entreprise, le modèle de location offre une plus grande marge de manœuvre économique par rapport à l’achat d’équipement de bureau, écrit Lista Office LO.

  • Köniz teste un approvisionnement en électricité 100% renouvelable

    Köniz teste un approvisionnement en électricité 100% renouvelable

    Le fournisseur d’énergie bernois FMB teste de nouvelles solutions d’approvisionnement en électricité à partir d’énergies renouvelables. Un projet pilote de trois ans fournira des données en temps réel sur la demande et la consommation d’électricité dans le quartier de Mittelhäusern de la commune de Köniz, peut on lire dans un communiqué de presse.

    Le choix de la zone test résulte d’une étude de faisabilité lancée par la commune de Köniz. Le test se concentre sur l’approvisionnement en électricité des 950 habitants de la commune. Dans la zone d’approvisionnement interconnectée, l’approvisionnement en électricité doit être réalisé à partir d’énergies renouvelables. Après la phase de test, tous les clients en énergie auront la possibilité d’acheter de l’énergie 100% renouvelable, plus écologique et moins chère qu’auparavant, selon le communiqué.

    Mittelhäusern pourrait devenir la première localité suisse à couvrir l’ensemble de ses besoins énergétiques, à savoir l’électricité, la chaleur, la mobilité et les processus, à partir de sources renouvelables, précise FMB. Un projet de suivi séparé est toutefois prévu pour les domaines de la chaleur et de la mobilité.

    L’objectif principal de l’étude est de fournir à BKW Power Grid des données et des expériences en matière de capteurs et d’actionneurs en temps réel dans le cadre d’une expérience pratique. L’objectif est de garantir une alimentation électrique stable et efficace à tout moment. L’objectif est d’améliorer la compréhension de l’ensemble du système électrique intelligent (Smart Grid).

  • Une mission héliportée pour un approvisionnement énergétique respectueux du climat

    Une mission héliportée pour un approvisionnement énergétique respectueux du climat

    La Clinique Valmont à Montreux a été équipée par BRUGG Pipes d’un système de chauffage respectueux du climat. Il s’agit d’une pompe à chaleur air-air Siemens qui est reliée à la clinique par une conduite de chauffage à distance, explique BRUGG Pipes dans un communiqué. La puissance de chauffage de l’installation y est estimée à 321 kilowatts. Grâce à ce nouveau système de chauffage durable, la clinique, qui fait partie du Swiss Medical Network, pourra à l’avenir éviter l’émission de quelque 263 tonnes de CO2 par an.

    BRUGG Pipes a emprunté des voies inhabituelles pour la livraison de la conduite de chauffage urbain. « Comme l’espace était limité et qu’il fallait gravir une pente entre le lieu de déchargement et le lieu d’installation, nous avons utilisé un hélicoptère pour transporter les quatre tronçons pesant chacun environ 700 kilogrammes », explique René Hilty, chef de projet en planification de construction spécialisée de l’entreprise appartenant à BRUUG GROUP AG de Brugg, cité dans le communiqué. La pompe à chaleur Siemens pèse même 2,8 tonnes. Elle sera transportée le 30 septembre par un hélicoptère Super Puma.

  • La circularité, clé d’un avenir de la construction respectueux du climat

    La circularité, clé d’un avenir de la construction respectueux du climat

    CircularHub, plateforme de connaissances et d’échanges sur la construction circulaire, invite le 2 octobre 2025 à la MasterClass sur la circularité dans le secteur de la construction et de l’immobilier, selon une annonce. L’objectif est d’aider les professionnels et les dirigeants à transformer activement le secteur de la construction, grand consommateur de ressources, et de contribuer à la réalisation des objectifs suisses de zéro net.

    Au cours de l’événement, le rôle de la circularité dans la durabilité et les points forts des stratégies de conception circulaire et des modèles commerciaux, les exemples de meilleures pratiques et les approches suisses existantes seront discutés. Les participants bénéficieront d’une préparation individuelle au moyen d’un document de briefing et d’un entretien téléphonique de suivi optionnel avec des spécialistes de CircularHub. « Les solutions pour un tournant circulaire sont depuis longtemps sur la table. Il s’agit maintenant de diffuser largement les connaissances, les compétences et la volonté dans la pratique – et c’est précisément la raison d’être de la MasterClass », explique Marloes Fischer, CEO de CircularHub et conférencière principale de l’événement. Outre le contenu technique, la MasterClass permet une mise en réseau active des professionnels et des cadres, qui peuvent échanger avec des experts et des décideurs et prendre des impulsions.

    Selon CircularHub, le secteur suisse de la construction et de l’immobilier, qui émet beaucoup de CO2 et consomme beaucoup de ressources, est confronté à de profonds changements. La plateforme s’efforce donc d’aider les acteurs du secteur à trouver des solutions innovantes et à transformer l’industrie de la construction en une économie circulaire.

  • Des matériaux de construction éprouvés réinterprétés

    Des matériaux de construction éprouvés réinterprétés

    Les matériaux de construction durables comme l’argile, le bois et la paille séduisent par leur bilan climatique positif. Pendant leur croissance, ils absorbent le CO₂ et le stockent à long terme. La Suisse produit chaque année environ cinquante millions de tonnes de matériaux d’excavation contenant de l’argile, un potentiel qui n’est exploité que de manière limitée, car la majeure partie est mise en décharge. Si ces sols pouvaient être utilisés comme matériaux de construction, le cycle des matériaux serait directement bouclé. Cela permet d’économiser des ressources, de réduire les coûts de transport et d’élimination. Le bois est également durable. Les forêts suisses fournissent un matériau de construction robuste et à forte croissance qui représente aujourd’hui jusqu’à dix-sept pour cent des structures porteuses des nouvelles constructions, en particulier dans les logements urbains et les surélévations.

    Préfabrication et construction hybride
    La redécouverte moderne des matériaux traditionnels repose sur des méthodes de fabrication high-tech. Les modules préfabriqués, l’utilisation ciblée de robots et l’ajout d’additifs naturels permettent des processus plus rapides et plus efficaces. Aujourd’hui, l’argile peut être utilisée sous forme d’argile liquide, coulée dans des coffrages comme le béton, ou sous forme d’argile pilée avec des armatures pour les bâtiments à plusieurs étages. Si l’on combine l’argile et le bois dans des éléments hybrides de mur ou de façade, on obtient des structures solides et respectueuses du climat. Les chercheurs travaillent à l’optimisation des matériaux afin de rendre l’argile et la paille encore plus performantes. Par exemple, en ajoutant des additifs naturels tels que la chaux vive ou des armatures innovantes.

    Défis et perspectives de développement
    La pénétration du marché suisse de l’argile et de la paille est encore faible, principalement en raison du manque de développement industriel, d’une standardisation insuffisante et de coûts de démarrage élevés. Le bois, en revanche, est déjà largement accepté, bien que l’industrie forestière soit aux prises avec le changement climatique. Les conifères sont sous pression, les feuillus gagnent en importance, mais nécessitent de nouvelles technologies de transformation. Parallèlement, les normes environnementales doivent être garanties et la biodiversité doit être préservée dans les forêts afin de maintenir le stockage du CO₂. Des projets de recherche étudient comment rendre le bois plus résistant aux agressions environnementales au moyen de substances biologiques comme la gomme-laque ou les tanins végétaux.

    Circulation, santé et acceptation
    Les matériaux de construction innovants offrent non seulement des avantages environnementaux, mais aussi des avantages pour la santé. Les matériaux naturels améliorent l’environnement intérieur, réduisent les risques d’allergie et évitent la pollution. Leur production est souvent peu gourmande en énergie et les éléments de construction peuvent être recyclés en fin de vie. Des plateformes web telles que l’ »Atlas of Regenerative Materials » mettent en réseau les entreprises et les projets afin de renforcer l’acceptation et la confiance dans les bâtiments biosourcés.

    L’innovation comme moteur
    La combinaison du savoir-faire traditionnel, de la recherche moderne et de la préfabrication numérique crée de nouvelles opportunités pour la construction durable. Ce n’est qu’en couplant les matériaux naturels, les structures circulaires et la responsabilité écologique que le secteur de la construction peut apporter une contribution positive à la protection du climat. Les opportunités n’ont jamais été aussi nombreuses et le matériau de construction du futur se trouve dans le sol, la forêt et les champs de la Suisse.

  • Comment la SIA établit de nouvelles normes en matière de marchés publics

    Comment la SIA établit de nouvelles normes en matière de marchés publics

    Les alliances de projet gagnent en importance et ne sont pas seulement pilotées par de grands donneurs d’ordre comme les CFF et l’OFROU, mais sont à l’ordre du jour dans tout le secteur. La nouvelle loi fédérale sur les marchés publics (LMP) donne plus de place à l’évaluation de la qualité dans les appels d’offres. La concurrence purement axée sur les prix passe peu à peu à l’arrière-plan. Néanmoins, la charge administrative reste élevée et les offres de dumping restent un sujet qui n’est pas encore parfaitement maîtrisé.

    Observation du marché et surveillance des adjudications
    Une autre étape importante est le développement de l’observation du marché et de la surveillance des adjudications grâce à la coopération avec Bauenschweiz. Les observatoires SIA des concours et des appels d’offres collectent des données quantitatives et qualitatives. Au niveau des communes en particulier, l’outil en ligne « Achats de planification », spécialement développé à cet effet, facilite la mise en œuvre des nouvelles directives et offre une sécurité de planification.

    Potentiel pour l’ensemble du secteur
    Les projets pilotes et l’association pro-alliance.ch marquent le souhait de la branche d’adopter des formes d’organisation partenariales et centrées sur le projet. La SIA encourage activement l’échange de connaissances et accompagne les nouvelles alliances, dans le but de placer le travail en commun et la réussite des projets au-dessus des modèles classiques de concurrence.

    Mise à jour des règlements de concours
    Les règlements SIA 142 et SIA 143 relatifs aux concours et aux mandats d’étude ont été entièrement révisés et introduits depuis août. Désormais, l’accent est mis davantage sur des aspects tels que les droits d’auteur, les procédures de rémunération, l’équité et la transparence. La révision a été élaborée en collaboration avec les maîtres d’ouvrage publics et augmente l’acceptation des deux côtés.

    Critères de durabilité et rémunération au centre
    Outre les aspects écologiques, des postes tels que la durabilité économique, macroéconomique, sociale et culturelle prennent plus de poids dans les processus d’achat. Le contenu, la définition et la mise en œuvre de la durabilité sont continuellement développés dans des groupes de travail et avec des formats d’événements tels que les « concours post-fossile ». Un autre thème prioritaire est la rémunération appropriée des services de planification. Les plateformes numériques et les nouveaux barèmes d’honoraires doivent renforcer l’équité et la transparence afin que les bureaux d’études soient à l’avenir rémunérés conformément au marché et de manière compréhensible.

  • Surélévation et extension faciles

    Surélévation et extension faciles

    L’évolution des constructions existantes présente des avantages évidents. Elle permet d’économiser des ressources, de réduire les émissions de CO2 et de diminuer le volume des déchets de construction. Contrairement à la démolition, l’image du quartier est préservée et il en résulte souvent des nouveaux loyers moins élevés, ce qui garantit des logements à prix avantageux. La culture architecturale locale en profite également, car les structures établies et les éléments identitaires sont conservés, ce qui renforce le sentiment de communauté.

    Des obstacles importants freinent les transformations
    Actuellement, des réglementations obsolètes, des procédures complexes et un manque de sécurité juridique entravent de nombreux projets d’extension. Les bâtiments anciens, en particulier, ne sont pas conformes aux dernières réglementations, de sorte que de nombreux propriétaires reculent devant l’effort et préfèrent construire du neuf.

    La révision de la loi apporte des simplifications
    Le nouveau projet de la direction de la construction prévoit des simplifications ciblées. La disposition d’allègement, § 220a P-PBG, en est la pièce maîtresse : elle permet aux propriétaires de déroger à certaines prescriptions, notamment en ce qui concerne les distances aux limites, la hauteur des façades et le nombre d’étages pleins. L’objectif est de mieux intégrer le bâtiment développé dans les règlements de construction existants et d’offrir une plus grande marge de manœuvre lors de la transformation, tout en garantissant la sécurité juridique.

    Densification et meilleure utilisation
    Il sera plus facile de réaliser des unités de logement supplémentaires dans les immeubles d’habitation en particulier. La réglementation favorise la possibilité pour les terrains d’exploiter tout leur potentiel conformément au règlement de zonage de la commune, tout en préservant l’existant. Il s’agit d’une étape importante vers une plus grande densification et une utilisation intelligente du sol en ville et à la campagne.

    Autres simplifications et mises à jour
    La révision reprend également des demandes du Grand Conseil. Ainsi, les procédures pour les installations solaires et les monte-escaliers sont simplifiées. Les prescriptions obsolètes en matière de protection contre les incendies et de hauteurs minimales seront supprimées. Cela facilitera la transformation d’immeubles de bureaux en logements et donnera une impulsion aux projets de construction innovants.

    Une chance pour Zurich
    Les facilités prévues pour la transformation et l’extension des bâtiments existants permettent un développement urbain durable, écologique, social et culturel. La révision de la loi apporte de la clarté et incite les propriétaires à exploiter le potentiel de l’existant plutôt que de construire de nouveaux bâtiments.

  • PFAS dans les déchets de construction

    PFAS dans les déchets de construction

    Chaque année, la Suisse produit environ 7,4 millions de tonnes de déchets de construction minéraux, et les quantités ne cessent d’augmenter avec les démolitions, les rénovations et les nouvelles constructions. L’amiante et les PCB ne sont pas les seuls à poser problème, les PFAS (substances alkyles per- et polyfluorées) le sont également. Ces produits chimiques sont considérés comme cancérigènes et s’accumulent dans le corps humain.

    Une étude de l’université de Berne a détecté jusqu’à sept substances PFAS dans 20 échantillons de matériaux de démolition, parfois à des concentrations allant jusqu’à 5 microgrammes par kilogramme. Bien que les quantités soient jugées faibles, l’équipe de recherche recommande des analyses plus approfondies. Les décharges ne sont généralement pas étanches, les PFAS peuvent être lessivés et ainsi atteindre les eaux souterraines, où ils polluent la chaîne alimentaire et l’eau potable.

    Mesures et nouvelles normes
    L’association suisse des matériaux de construction Kreislauf Schweiz ainsi que l’Office fédéral de l’environnement travaillent en collaboration avec les cantons et des laboratoires indépendants pour déterminer la pollution par les PFAS dans les gravières, les centrales à béton et les bâtiments existants. L’étude est sur le point d’être achevée. Les résultats seront intégrés dans un guide pratique sur la gestion des PFAS. Le gouvernement fédéral prévoit d’ici 2026 des valeurs limites pour les PFAS dans les sites contaminés et les déchets, que les entreprises de construction devront respecter à l’avenir.

    Dans le domaine du génie civil, l’Office fédéral des routes a recommandé d’éviter dans un premier temps les substances contenant des PFAS. En raison de l’absence de bases légales, l’Astra ne peut pas encore imposer d’interdictions, mais travaille sur des listes de contrôle pour les produits de construction sans PFAS.

    Danger pour la santé et économie circulaire
    L’Office fédéral de la santé publique surveille le problème des PFAS dans les espaces intérieurs et met en garde contre leur persistance. Les PFAS se lient longtemps aux matériaux et deviennent problématiques lorsqu’ils sont poncés ou inhalés, mais ils sont jusqu’à présent moins pertinents dans l’environnement résidentiel, car la source principale reste la nourriture. Selon les autorités, le risque d’exposition est plus important dans les déchets de construction et les décharges. En effet, l’eau de pluie entraîne les PFAS dans les eaux souterraines et donc dans la chaîne alimentaire. Les eaux d’infiltration font certes l’objet d’un traitement technique, mais le risque de pollution incontrôlée demeure.

    L’association des matériaux de construction souligne que la recyclabilité des matériaux de démolition est menacée par les nouvelles valeurs limites. Dans le même temps, le secteur souhaite maintenir les produits chimiques hors du circuit. L’enlèvement et l’élimination dans les règles de l’art sont possibles, mais exige de la Confédération des directives claires et applicables.

    Les PFAS dans les sols suisses
    Une étude suisse récente montre que les PFAS sont désormais détectables dans tous les sols supérieurs, même dans les zones forestières et montagneuses isolées. Des sources ponctuelles telles que les terrains d’exercice d’extinction et les usines de galvanisation augmentent localement la pollution. Les sols agricoles en particulier contiennent des niveaux élevés de PFAS, souvent causés par les boues d’épuration utilisées comme engrais. La multiplicité des applications rend l’origine difficile à déterminer.

    Débat politique sur les PFAS
    Après la détection de PFAS dans la viande du canton de Saint-Gall et les premières interdictions, le Parlement s’est également saisi du problème. Les autorités et le secteur travaillent ensemble à un ensemble de mesures visant à protéger la population et l’environnement. Le ministre de l’Environnement Albert Rösti réaffirme la gravité de la situation. Le gouvernement entend réagir en fixant des valeurs limites, en élaborant des guides et en rationalisant les contrôles.