Catégorie : propTech

  • Un projet de recherche promeut l’économie circulaire dans la construction

    Un projet de recherche promeut l’économie circulaire dans la construction

    Selon un communiqué, des chercheurs de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich(EPFZ) travaillent sur la réutilisation de matériaux de construction usagés. Dans le cadre d’un cours interdisciplinaire basé sur des projets et développé par la professeure Catherine De Wolf, les futurs ingénieurs en architecture ou en informatique cherchent des moyens de recycler judicieusement les matériaux de construction afin d’économiser les ressources et de les utiliser plus longtemps.

    Ils mettent leurs connaissances en pratique lors de visites de chantiers, d’ateliers ou dans l’atelier. Les chercheurs de l’ETH passent environ 70 pour cent de leur temps sur le terrain. « Ils apprennent à démonter soigneusement des matériaux de bâtiments existants, à les documenter numériquement, à les intégrer dans de nouveaux projets et enfin à les mettre en œuvre », explique-t-on. L’expérience du démontage d’un bâtiment et de la réutilisation de ces matériaux de démolition, qui sinon finiraient à la décharge, pour de nouveaux processus de construction, montre « comment les méthodes de construction durables peuvent être mises en pratique ». Dans le cours Digital Creativity for Circular Construction, les participants travaillent en équipes sur des projets réalisables pour des commanditaires et des utilisateurs externes. Le balayage laser, l’intelligence artificielle et la réalité augmentée sont utilisés pour saisir la substance des bâtiments.

    Les travaux des étudiants ont été présentés à la Kunsthalle de Zurich, à la foire d’art Art Genève et à la Biennale d’architecture de Venise, et ont été utilisés par des commanditaires et des utilisateurs externes.

  • BIM et jumeaux numériques les partenaires numériques des bâtiments

    BIM et jumeaux numériques les partenaires numériques des bâtiments

    Le BIM, Building Information Modeling, remplace les plans statiques 2D par un modèle de bâtiment numérique commun dans lequel l’architecture, la technique et les coûts interagissent en temps réel. Tous les éléments de construction sont saisis en tant qu’objets BIM avec les dimensions, les performances, les prix, la garantie et les informations d’entretien, de la maçonnerie à la porte, du capteur à la pompe.

    Au lieu d’envoyer des plans de part et d’autre, tous les participants travaillent dans le même modèle 3D, détectent rapidement les collisions et découvrent le bâtiment virtuellement avant que la première pelleteuse n’arrive. Cela permet de réduire les risques d’erreur, de mieux planifier les délais et de poser les bases de budgets clairs au lieu d’avenants ultérieurs.

    Du modèle BIM au Building Twin
    Le jumeau numérique est créé en cours d’exploitation à partir du modèle BIM. Le Building Twin, qui reprend jusqu’à 95 % des informations de planification et les associe aux données en direct du bâtiment. Il constitue la « Single Source of Truth » pour les surfaces, la technique et les capteurs et permet de visualiser en temps réel les performances, l’occupation et les états de confort.

    Les plateformes Building Twin basées sur le cloud permettent de surveiller virtuellement les bâtiments, de simuler des scénarios et de faire évoluer rapidement de nouvelles applications, du monitoring énergétique à la suite de services centrés sur l’utilisateur avec des analyses IA. Le plan rigide devient ainsi un système apprenant qui évolue en fonction des exigences des exploitants, des locataires et des villes.

    Création de valeur dans l’exploitation plutôt que seulement sur le chantier
    Environ 80 % des coûts du cycle de vie d’un bâtiment sont liés à l’exploitation. C’est précisément là que le BIM, en interaction avec les jumeaux numériques, déploie son plus grand levier. Les Facility Managers accèdent dans le modèle 3D aux cycles de maintenance, aux manuels d’utilisation, aux données du fabricant et de garantie, planifient les transformations avec précision et réduisent les temps d’arrêt et les déplacements.

    Les données structurées sur les produits et les données en direct permettent d’anticiper la maintenance, de regrouper les achats ou d’automatiser les réactions comme la fermeture des stores en cas d’alerte météo. Parallèlement, la base de données transparente soutient les objectifs ESG, la décarbonisation et l’économie circulaire, du suivi de l’énergie et de l’eau à la réutilisation à valeur ajoutée des matériaux lors du démantèlement.

    Des écosystèmes numériques comme modèle d’avenir
    Les jumeaux numériques relient les bâtiments, les campus et les quartiers en écosystèmes intelligents dans lesquels l’énergie, l’utilisation et la mobilité sont harmonisées. Ils fournissent des informations sur le confort, la santé, l’utilisation et les émissions et aident à piloter des stratégies « net zero », de nouveaux environnements de travail et des éléments urbains à usage mixte sur la base de données.

    Pour les propriétaires et les exploitants, la BIM et les jumeaux numériques deviennent ainsi des facteurs de différenciation sur le marché. Celui qui comprend numériquement son propre parc immobilier peut mieux prioriser les investissements, gérer les risques et prouver le « retour sur investissement » des rénovations, transformations et services. Dans un secteur tiraillé entre la pression de la décarbonisation et les attentes des utilisateurs, ils deviennent la clé pour faire passer l’immobilier du statut d’objet statique à celui d’infrastructure capable d’apprendre et d’évoluer.

  • Plus d’IA ne résout pas les problèmes de données

    Plus d’IA ne résout pas les problèmes de données

    L’erreur commence par l’investissement
    C’est un schéma familier : une entreprise reconnaît le potentiel de l’intelligence artificielle, passe en revue les solutions, choisit un outil – et se lance. L’attente : la nouvelle technologie élimine d’une manière ou d’une autre les problèmes de données existants. La réalité : Elle ne le fait pas. Elle les rend plus visibles.

    Ce n’est pas un hasard. C’est la conséquence d’un mauvais ordre.

    Les données sont collectées – mais pas rendues utilisables
    Dans la plupart des entreprises immobilières, il existe des données. Données sur les objets, données sur les locataires, indicateurs d’exploitation, historiques d’entretien – elles existent. Le problème n’est pas leur absence, mais leur constitution. Elles sont dispersées dans les systèmes, gérées de manière incohérente, définies de manière contradictoire ou ne peuvent tout simplement pas être reliées entre elles. Pour le même indicateur, il existe parfois trois versions différentes – dans trois systèmes différents.

    Dans ces conditions, celui qui met en place un modèle d’IA n’obtient pas de réponses. Il obtient des sorties qui renforcent les imprécisions existantes – de manière automatisée et à grande vitesse. L’IA reconnaît des modèles dans les données. Si les données sont incohérentes, le modèle apprend de l’incohérence. Si elles sont incomplètes, il opère sur une base lacunaire.

    Une nouvelle couche de complexité
    Ce qui se produit dans la pratique n’est pas un gain d’efficacité. C’est une nouvelle couche de complexité : des résultats d’IA auxquels personne ne fait confiance. Des départements spécialisés qui vérifient manuellement les résultats. Des projets qui s’enlisent. Beaucoup d’efforts, peu d’effets, une frustration croissante.

    Fatal : de nombreuses entreprises réagissent en mettant à jour leurs outils. Le cycle recommence.

    Un Data Hub n’est pas un outil – c’est une structure
    La solution ne réside pas dans de meilleurs modèles. Elle réside dans une décision structurelle : la création d’une base de données commune et harmonisée. Un hub de données n’est pas un système supplémentaire qui s’ajoute à l’environnement informatique existant. C’est tout le contraire : il remplace la fragmentation par une disponibilité centrale. Il intègre des sources de données distribuées, élimine les silos et les incohérences et crée la base pour des applications d’intelligence artificielle évolutives et des rapports automatisés.

    L’important n’est pas de savoir où se trouvent les données. Ce qui compte, c’est la manière dont elles deviennent utilisables : définies de manière uniforme, avec une assurance qualité, accessibles pour différents cas d’application. Ce n’est que sur cette base que l’IA peut faire ce qu’elle promet.

    La qualité des données n’est pas un travail préparatoire – c’est une tâche permanente
    Même avec un Data Hub, un défi central subsiste : La qualité des données n’est pas un projet de nettoyage unique avant la mise en service. C’est un processus continu. Si l’on considère la qualité des données comme un avant-projet, on constatera après le lancement que le véritable problème ne fait que commencer.

    La base de données est complétée par un catalogue de données : Il documente de manière transparente quelles données existent, d’où elles proviennent et quel est leur degré de fiabilité. Il crée le langage commun qui relie les départements spécialisés et la technologie – et redonne le contrôle à l’organisation.

    Dans le webinaire : de la base de données à l’IA évolutive
    Nous montrons comment les entreprises immobilières peuvent aborder concrètement cette transformation – de l’architecture des données à l’utilisation productive de l’IA en passant par l’assurance qualité – dans notre webinaire gratuit « L’architecture IA optimale : comment le hub de données, la qualité des données et le catalogue de données font la différence ». Avec des aperçus pratiques, des solutions concrètes et du temps pour vos questions.

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  • Un matériau à base d’algues bleues stocke le CO2 sur les façades des bâtiments

    Un matériau à base d’algues bleues stocke le CO2 sur les façades des bâtiments

    Des chercheurs de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich(ETH) créent un matériau organique qui extrait le dioxyde de carbone de l’atmosphère. Selon un communiqué, ce matériau de construction imprimable en 3D devrait contribuer à l’avenir à réduire l’empreinte climatique des bâtiments et des infrastructures. A l’intérieur, des algues bleues photosynthétiques, appelées cyanobactéries, se développent et forment de la biomasse et des minéraux solides contenant du carbone, fixant ainsi deux fois le dioxyde de carbone.

    Une équipe de recherche interdisciplinaire dirigée par Mark Tibbitt, professeur d’ingénierie macromoléculaire à l’ETH Zurich, a réussi à intégrer de manière stable les bactéries photosynthétiques dans un gel imprimable. Ce nouveau matériau peut être formé à volonté par impression 3D et n’a besoin pour sa croissance que de la lumière du soleil et d’eau de mer artificielle contenant des nutriments facilement disponibles, en plus du CO2, peut-on lire dans le communiqué.

    « En tant que matériau de construction, il pourrait à l’avenir aider à stocker le CO2 directement dans les bâtiments », explique Tibbitt, cité dans le communiqué. Dans ce contexte, ce nouveau matériau absorbe beaucoup plus de CO2 qu’il n’en fixe par sa croissance. « Cela est dû au fait que le matériau peut stocker le carbone non seulement dans la biomasse, mais aussi sous forme de minéraux – une propriété particulière des algues bleues », explique Tibbitt.

    L’objectif des chercheurs est d’utiliser à l’avenir ce matériau comme revêtement pour les façades, puis de fixer le dioxyde de carbone tout au long du cycle de vie d’un bâtiment. L’équipe a fait ses premières expériences à la Biennale de Venise et à la Triennale de Milan. Le projet a ainsi pu passer de l’échelle du laboratoire à celle de l’architecture. Les résultats ont été publiés dans la revue « Nature Communications ».

  • Réseau routier numérisé pour le district de Horgen

    Réseau routier numérisé pour le district de Horgen

    A partir de la mi-juillet 2025 , iNovitas de Baden saisira les espaces routiers du district de Horgen. L’entreprise crée une image numérique tridimensionnelle du réseau routier public, peut-on lire dans un communiqué. Les données obtenues à partir du modèle doivent constituer une base pour les secteurs de l’administration, de l’approvisionnement et de la planification. L’image numérique réduit le travail de contrôle et d’inspection et doit ainsi fournir une organisation efficace pour l’entretien et la planification directement depuis le bureau.

    Les routes communales et cantonales d’Adliswil, Kilchberg, Langnau am Albis, Rüschlikon, Thalwil et Oberrieden seront numérisées. La commune de Horgen avait déjà confié à iNovitas des travaux correspondants à une date antérieure. L’enregistrement se fait exclusivement sur les routes publiques. Les personnes et les plaques d’immatriculation sont rendues anonymes, ce qui permet de protéger les droits de la personnalité, précise le communiqué. Les images et les données géographiques saisies sont mises à disposition via la plateforme infra3D basée sur le web et ne sont accessibles qu’aux spécialistes autorisés ou aux services administratifs disposant d’une autorisation correspondante.

  • Une start-up PropTech fait avancer la numérisation de la gestion immobilière

    Une start-up PropTech fait avancer la numérisation de la gestion immobilière

    Selon un communiqué, Bewy reçoit 150 000 francs de subventions de la part de Venture Kick. Cette start-up proptech zurichoise développe une solution logicielle d’intelligence artificielle (IA) destinée à la gestion immobilière, qui optimise l’efficacité des processus et offre un meilleur service tant aux propriétaires qu’aux locataires.

    Le communiqué indique que cette initiative s’inscrit dans un contexte d’inefficacité généralisée de la gestion immobilière dans la région DACH. Une mauvaise communication, un entretien négligé, des coûts imprévus ainsi qu’un service locatif insuffisant entraînent ainsi souvent un mécontentement chez les propriétaires et les locataires. Bewy apporte une solution grâce à des processus internes automatisés, une communication améliorée et une transparence en temps réel. Cela devrait permettre de réduire les coûts de gestion jusqu’à 30 % et d’améliorer considérablement l’expérience utilisateur. Ces nouveaux fonds serviront à poursuivre le développement de la plateforme et à accélérer son expansion en Suisse. Pour son expansion, Bewy suit une stratégie de fusions-acquisitions (M&A) visant à racheter des agences de gestion immobilière de petite et moyenne taille sans solution de succession.

    « En tant que programme de start-up leader en Suisse, Venture Kick est un accélérateur important pour Bewy. Le processus de financement est simple et efficace, tout en ouvrant l’accès à un réseau précieux et en renforçant la crédibilité », déclare le cofondateur Luca Serratore dans le communiqué.

    Actuellement, Bewy est présente à Zoug, Zurich, en Argovie et à Lucerne, et gère une vingtaine de clients, parmi lesquels des particuliers, des family offices individuels ainsi que des sociétés immobilières telles que Swiss Prime Site. L’équipe fondatrice, composée de Luca Serratore, Marcandrea Hunkeler, Gilles Baumann et Katrin Leuppi, réunit une expérience dans les domaines des start-ups, du conseil et de l’immobilier. Venture Kick, qui soutient les start-ups, est une initiative de la Kick Foundation for Innovation & Entrepreneurship et est financée par un consortium du secteur privé.

  • Plateforme numérique facilite l’analyse et le développement des constructions

    Plateforme numérique facilite l’analyse et le développement des constructions

    La ZHAW a mis en ligne sa plateforme dkon.ch. Celle-ci permet aux étudiants, aux spécialistes et aux personnes intéressées d’analyser, de comparer et de développer eux-mêmes des constructions de bâtiments. Selon un communiqué de la haute école, cet outil numérique leur fournit des informations sur l’impact des différentes décisions de construction sur l’environnement, les coûts et le mode de construction. Les utilisateurs peuvent démonter, tourner et réassembler des éléments de construction dans l’espace virtuel.

    Ils peuvent ainsi voir de quels matériaux se compose une construction et comment ceux-ci interagissent. Le lien avec les données d’évaluation écologique permet de comparer les variantes de manière ciblée. Selon la ZHAW, cela ouvre de nouvelles possibilités dans la planification : « Si l’on souhaite par exemple réduire l’utilisation du béton ou examiner des matériaux alternatifs, on peut comparer directement différentes solutions. Les modifications de la construction sont immédiatement visibles et leurs effets sont compréhensibles »

    Selon les informations fournies, l’une des particularités de cette plateforme réside dans l’intégration de bâtiments de référence réels. Leurs constructions, matériaux et processus de construction peuvent être analysés en détail. « Grâce à dkon.ch, il existe un lien direct entre l’enseignement et l’application », explique Andri Gerber, chef de projet et codirecteur de l’Institut de conception constructive de la ZHAW. « Le savoir n’est pas transmis de manière isolée, mais rendu tangible dans le contexte de projets de construction réels et concrets »

    La plateforme est également utile pour les spécialistes qui doivent intégrer des exigences complexes et développer des solutions durables, poursuit Gerber. C’est pourquoi dkon.ch est « un outil qui peut être utilisé aussi bien dans la formation que dans la pratique professionnelle ».

  • Zurich teste l’IA dans la procédure d’autorisation de construire

    Zurich teste l’IA dans la procédure d’autorisation de construire

    Le canton de Zurich oblige toutes les communes à utiliser la plateforme eBaugesucheZH à partir d’avril 2027. La base de la numérisation est ainsi posée, mais ce n’est que la base. Le traitement du contenu des demandes continue de se faire dans différents systèmes, selon la commune ou le canton. Ce paysage de systèmes qui s’est développé historiquement entraîne des ruptures de médias, des cycles de coordination manuels et des incohérences de données.

    Ce que montre l’étude de la FHNW
    La direction des travaux publics a chargé l’Institut de la construction numérique de la FHNW de réaliser une étude de potentiel tout au long de la chaîne de processus. quinze champs d’action ont été identifiés, de la première information numérique à la réception des travaux. Le plus grand potentiel à court terme se situe au tout début. Des chatbots pour le premier conseil, un accompagnement structuré de la saisie et des contrôles préalables automatisés pourraient immédiatement améliorer la qualité des demandes déposées et réduire considérablement les demandes de précisions. De nombreuses améliorations peuvent déjà être obtenues avec des systèmes basés sur des règles, sans IA générative.

    Prototype avec la ville de Kloten
    Le sandbox d’innovation pour l’IA de l’Office de l’économie a testé un contrôle préalable basé sur l’IA pour la procédure de déclaration, en collaboration avec des partenaires pratiques et technologiques, dont la ville de Kloten. Pour les projets simples tels que les installations solaires ou les pompes à chaleur, un système basé sur des règles clarifie automatiquement l’admissibilité et le choix de la procédure, une IA vérifie ensuite l’exhaustivité et la qualité des données saisies. 3336 tests ont été évalués. Les résultats sont encourageants, même si l’interprétation fiable de plans complexes reste un défi à relever.

    L’homme reste responsable
    Les deux études s’accordent à dire qu’une automatisation complète n’est actuellement pas réaliste. Lorsque les logiques de décision sont clairement définies, les systèmes basés sur des règles sont préférables à l’IA générative. La souveraineté décisionnelle des autorités reste du ressort de l’homme. Les questions juridiques concernant la protection des données, la responsabilité, la transparence et les plans de construction protégés par des droits d’auteur comme matériel d’entraînement à l’IA doivent être examinées de manière approfondie avant toute mise en œuvre.

    Les résultats sont maintenant intégrés dans le développement de eBaugesucheZH. Certaines applications doivent être testées dans des communes pilotes. Zurich montre ainsi comment une utilisation soigneuse et progressive de l’IA peut fonctionner dans un domaine administratif complexe.

  • Comment la Suisse forme-t-elle les professionnels PropTech de demain ?

    Comment la Suisse forme-t-elle les professionnels PropTech de demain ?

    L’interdisciplinarité comme clé
    Les PropTech ne sont pas un domaine d’études classique. La compétence résulte plutôt de la combinaison de différentes disciplines. En Suisse, les offres de formation associent des thèmes tels que l’économie immobilière, la construction, l’informatique, l’analyse des données, la durabilité et le management.

    Cette interdisciplinarité reflète la réalité du secteur. Les professionnels de la PropTech doivent comprendre les solutions techniques, classer les cadres réglementaires et penser en même temps en termes économiques. Les institutions de formation suisses y répondent par des programmes modulaires et des formats axés sur la pratique.

    Les hautes écoles comme moteur de l’innovation
    L’ETH Zurich et l’EPFL Lausanne constituent le fondement académique de nombreux développements technologiques. Les filières d’études et les programmes de recherche en génie civil, architecture, informatique et science des données fournissent un savoir-faire qui est directement intégré dans les solutions PropTech.

    Les hautes écoles spécialisées comme la HSLU, la ZHAW ou l’OST complètent cette offre avec un fort lien avec la pratique. Des projets en collaboration avec des entreprises, des startups et des institutions publiques permettent aux étudiants de traiter des problèmes réels. Il en résulte un transfert direct des connaissances vers l’application.

    Formation continue pour la pratique immobilière
    Outre la formation académique, la formation continue en cours d’emploi gagne fortement en importance. De nombreux spécialistes de l’administration, de l’évaluation, du développement ou de la gestion doivent rattraper ou approfondir leurs compétences numériques.

    En Suisse, il existe un nombre croissant de programmes CAS et MAS axés sur la numérisation, le BIM, l’analyse des données, la durabilité et la gestion immobilière. Ces programmes s’adressent de manière ciblée aux praticiens et leur transmettent des connaissances applicables dans leur quotidien professionnel.

    Collaboration avec le secteur
    L’un des principaux facteurs de réussite est l’étroite collaboration entre les institutions de formation et le secteur immobilier. Les entreprises interviennent en tant que partenaires pratiques, mettent à disposition des cas d’utilisation ou participent à l’élaboration du contenu des cours.

    Ainsi, les contenus de formation restent actuels et proches du marché. Les étudiants et les participants à la formation continue bénéficient d’un aperçu réel des processus de transformation en cours et construisent très tôt des réseaux pertinents.

    Entrepreneuriat et promotion des start-ups
    De nombreuses offres de formation intègrent des éléments entrepreneuriaux. Les incubateurs, les programmes d’innovation et les initiatives étudiantes encouragent l’esprit de création d’entreprise et le goût de l’expérimentation. Les étudiants sont encouragés à développer leurs propres idées et à les poursuivre en tant que startups.
    Ce lien entre la formation et l’entrepreneuriat est un moteur important pour la scène PropTech suisse. De nombreuses entreprises à succès sont issues de projets universitaires et ont pu s’établir sur le marché grâce à un soutien ciblé.

    Défis et perspectives
    Malgré la solidité du paysage éducatif, la pénurie de main-d’œuvre qualifiée reste un défi. La demande de spécialistes dans les domaines de l’analyse de données, du développement de logiciels, du BIM et de l’ESG dépasse l’offre.

    Parallèlement, le besoin de profils hybrides, alliant technique et pratique immobilière, augmente. Les établissements d’enseignement sont donc confrontés à la nécessité de développer en permanence leurs programmes et de s’adresser à de nouveaux groupes cibles.

  • Le Smart Building devient un facteur de localisation

    Le Smart Building devient un facteur de localisation

    Les bâtiments intelligents deviennent un facteur d’implantation lorsqu’ils rendent tout d’abord la performance ESG visible et gérable. Grâce aux capteurs, à l’automatisation et à l’exploitation basée sur les données, il est possible d’optimiser de manière mesurable la consommation d’énergie et de ressources, les émissions de CO², le climat intérieur et l’efficacité des surfaces et de prouver ces chiffres clés pour la finance verte, les notations et la réglementation. Des projets phares tels que The Edge à Amsterdam, Taipei 101, Roche Bâle ou The Crystal à Londres montrent comment la technologie Smart Building est associée à des indicateurs de durabilité et à des certifications clairs et déploie ainsi ses effets au-delà de l’objet individuel.

    Le smart building comme aimant à talents
    Les bâtiments intelligents transforment l’environnement de travail et d’innovation. Les bâtiments centrés sur l’utilisateur, avec une qualité d’air élevée, une lumière naturelle abondante, des surfaces flexibles, des applications et des services, deviennent un facteur magnétique pour les talents et pour les entreprises qui exigent des environnements de travail modernes et sains. Dans de tels bâtiments intelligents, la technologie fusionne avec la qualité du lieu de travail. Des paramètres de confort personnalisables à la gestion intelligente des surfaces, elle renforce directement la marque employeur et l’attractivité d’un site pour les entreprises à forte intensité de connaissances et de technologies.

    Du bâtiment individuel au campus en réseau
    La stratégie de site et de campus se caractérise par des bâtiments intelligents. Dans les quartiers et les structures de campus, les données de nombreux bâtiments intelligents sont agrégées. Il en résulte des réseaux contrôlables d’énergie, de mobilité et d’utilisation qui positionnent une ville ou une région comme un site performant et durable, bien au-delà de l’objet individuel. Le débat se déplace ainsi. Les bâtiments intelligents ne sont plus seulement une mise à niveau technique, mais un levier stratégique pour rendre les sites viables, résistants à la réglementation et compétitifs au niveau international.

    © Edge

    The Edge à Amsterdam est considéré comme un prototype d’immeuble de bureaux intelligent, dans lequel l’architecture, la technique et les données ont été pensées dès le départ comme un système numérique. Sur près de 40’000 mètres carrés, une infrastructure IoT extrêmement dense avec environ 28’000 entrées et sorties met en réseau des capteurs, des lampes LED avec leur propre adresse IP, l’automatisation du bâtiment et une application Workplace. Les collaborateurs réservent leurs postes de travail sur la base de leurs activités dans le modèle 3D, reçoivent des profils d’éclairage et de confort personnalisés et travaillent dans des surfaces très flexibles et orientées vers la lumière du jour. Grâce à une enveloppe efficace, à la géothermie, à de grandes surfaces photovoltaïques, à l’utilisation de l’eau de pluie et à la mobilité électrique, The Edge présente un bilan énergétique positif et réduit les émissions de CO² de plusieurs dizaines de millions de kilogrammes sur dix ans. Les données d’utilisation, de confort et d’énergie collectées en permanence constituent la base d’une maintenance prédictive, d’une optimisation du nettoyage et des surfaces et rendent la performance ESG mesurable et contrôlable en cours d’exploitation, au lieu de se contenter de la rapporter. En tant qu’objet BREEAM avec un statut de benchmark international, The Edge montre comment un seul Smart Building peut marquer le monde du travail et le profil d’Amsterdam en tant qu’espace économique innovant et durable.
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    Taipei 101 à Taipei montre comment une super tour emblématique peut être transformée en un immeuble de grande hauteur vert et « sain » grâce à la technologie du Smart Building. Un système intégré de gestion du bâtiment et de l’énergie surveille et contrôle l’éclairage, le CVC, les pompes et les ascenseurs, complété par des analyses basées sur le cloud pour améliorer l’efficacité. Une double façade, un rétrofit LED, un traitement de l’air optimisé ainsi que des robinets à faible consommation d’eau, la récupération de l’eau de pluie et un système d’eau de refroidissement amélioré réduisent considérablement la consommation d’énergie et d’eau. Le Green-Retrofit a fait de Taipei 101 une pionnière LEED Platinum dans le parc immobilier. en 2025, la tour a de nouveau atteint le niveau LEED v5 O M Platinum avec le score maximal ainsi que le niveau WELL v2 Core Platinum. Sur plusieurs années, quelque 160 millions de kWh d’électricité ont ainsi pu être économisés, tout en améliorant considérablement la qualité de l’air, le confort et la santé des utilisateurs. Un projet phare mondial en ESG pour les bâtiments existants.
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    © F. Hoffmann-La Roche AG

    Roche Campus Basel/Kaiseraugst poursuit sur le campus de Bâle/Kaiseraugst une stratégie de smart building et de smart campus, dans laquelle une dorsale IoT continue relie les bâtiments existants et les nouveaux bâtiments. Les capteurs, l’automatisation des bâtiments et les plateformes de données sont utilisés de manière à ce que l’efficacité énergétique, l’expérience utilisateur et l’optimisation de l’exploitation convergent vers une infrastructure numérique évolutive. Les cas d’application concrets sont la mesure de l’occupation et de la présence, la navigation intérieure, les plans d’étage géoréférencés et les flux logistiques ou matériels intelligents. De grands bâtiments neufs comme le bâtiment 2, BSN8/11 et le centre pRED servent de supports dans lesquels les capteurs, l’automatisation et l’architecture des données sont intégrés dès le début. Le campus devient ainsi un levier ESG stratégique. La surveillance de l’énergie, l’optimisation des surfaces et de l’exploitation soutiennent la décarbonisation, les environnements de travail centrés sur l’utilisateur améliorent l’orientation et la qualité du service. Une gestion cohérente des données et du cycle de vie crée la transparence pour le FM et la gouvernance. Ainsi, Roche renforce en même temps le site des sciences de la vie de Bâle avec des bâtiments de référence visibles au niveau international et une logique de durabilité clairement systémique.
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    © ArchDaily

    The Crystal à Londres est un projet phare de smart building compact, mais développé de manière cohérente, avec un lien ESG clair. Construit en 2012 dans les Royal Docks pour Siemens comme centre d’exposition et de conférence, il couvre environ 6 300 mètres carrés et est considéré comme l’un des bâtiments les plus durables au monde avec LEED Platinum et BREEAM Outstanding. Entièrement vitré, ce bâtiment de deux étages combine un concept all-electric sans combustibles fossiles avec une façade en verre finement ajustée et un système de gestion de bâtiment intégré. Le photovoltaïque sur le toit, les sondes géothermiques avec pompes à chaleur, l’éclairage LED, le traitement de l’eau de pluie et de l’eau noire ainsi que la robinetterie efficace en eau réduisent considérablement la consommation d’énergie et d’eau. Le BMS met en réseau le chauffage, le refroidissement, la ventilation, l’éclairage et la sécurité, adapte le fonctionnement en temps réel à l’occupation et aux conditions météorologiques et permet de mesurer, de benchmarker et d’ajuster finement tous les systèmes. Il en résulte un bâtiment presque auto-optimisant qui sert également de lieu d’apprentissage accessible au public pour la durabilité urbaine et qui, grâce à une représentation transparente des performances, est devenu un cas de référence international pour l’architecture intelligente orientée ESG.
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  • Une start-up fait progresser la mise à l’échelle des solutions de transformation du CO₂ en matières premières

    Une start-up fait progresser la mise à l’échelle des solutions de transformation du CO₂ en matières premières

    La start-up DeltaSpark, basée à Zurich, a reçu un financement de 150 000 francs de la part de Venture Kick. L’entreprise compte utiliser ces nouveaux capitaux pour développer sa technologie et son procédé de captage du dioxyde de carbone, selon un communiqué publié par l’organisme de soutien aux start-ups basé à Schlieren.

    Ce procédé utilise un processus électrocatalytique pour traiter un mélange de dioxyde de carbone absorbé et de minéraux ajoutés, de manière à produire de l’hydrogène, de l’oxygène et de l’acide sulfurique vert. Une grande partie du CO2 reste liée aux minéraux, qui peuvent ensuite servir de matériaux de construction.

    DeltaSpark, une spin-off de l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), propose cette technologie sous forme de service auprès de grands émetteurs tels que les cimenteries ou les usines d’incinération des déchets. Les 150 000 francs désormais financés serviront à accélérer les projets pilotes payants et à préparer un prochain tour de financement d’amorçage.

    « Venture Kick est bien plus qu’un simple financement », déclare Luc Bondaz, PDG de DeltaSpark, dans le communiqué. « Grâce à un accompagnement ciblé, le programme nous a aidés à affiner notre business plan pour nos segments de clientèle cibles. Cela nous a permis de mieux comprendre les besoins de nos clients, de préciser notre proposition de valeur et de développer une stratégie de commercialisation claire. »

  • Quand les cantons passent du statut de frein à celui de facteur d’implantation

    Quand les cantons passent du statut de frein à celui de facteur d’implantation

    Dans plusieurs cantons, le permis de construire numérique n’est plus une vision d’avenir, mais fait partie du quotidien. Les demandes de permis de construire sont soumises via des plateformes centrales, distribuées numériquement et examinées dans le cadre de processus standardisés. Cela soulage les administrations, les planificateurs et les maîtres d’ouvrage et rend les procédures plus compréhensibles pour tous les participants.

    Les précurseurs misent sur des solutions cantonales claires et sur la coopération. Les plateformes communes réduisent les coûts, regroupent le savoir-faire et empêchent les solutions isolées. En même temps, il s’avère que la numérisation n’a d’effet que si elle n’est pas pensée comme un projet informatique, mais comme un changement de l’ensemble du processus, du dépôt de la demande à la décision.

    Qui autorise déjà par voie numérique
    Plusieurs cantons ont mis en place des plates-formes à l’échelle du canton, par le biais desquelles les demandes de permis de construire sont déposées et traitées électroniquement. Berne avec « eBau », Zurich avec « eBaugesucheZH », les Grisons avec ebau.gr.ch ou le Valais avec « eConstruction » montrent à quoi ressemble une procédure gérée numériquement, parfois de manière obligatoire ou avec des délais de transition. D’autres cantons, comme Soleure ou Argovie, misent sur la solution commune open source Inosca et introduisent leurs systèmes par étapes.

    Le degré de numérisation diffère néanmoins sensiblement. Dans certains cantons, le dépôt numérique est obligatoire, dans d’autres, les canaux analogiques et numériques fonctionnent en parallèle ou il n’existe que des communes pilotes. Il n’existe pas de vue d’ensemble complète et actualisée au jour le jour dans toute la Suisse et toutes les plateformes ne reproduisent pas déjà le processus de bout en bout de manière entièrement numérique.

    La politique entre vitesse et protection juridique
    Sur le plan politique, la procédure de permis de construire fait l’objet de tirs croisés. D’un côté, il y a la pénurie de logements, les objectifs énergétiques et climatiques, de l’autre, le fédéralisme, le droit d’opposition et les directives techniques complexes. Les associations économiques exigent des délais plus courts et plus d’obligations, les communes et les cantons insistent sur leurs propres compétences et leurs ressources limitées.

    La numérisation met ces tensions à nu. Elle met en évidence le nombre de services touchés par un dossier, les points de blocage et les différences de pratique entre les cantons. Mais elle ne remplace pas les décisions politiques. Limiter les oppositions, harmoniser les procédures ou raccourcir les délais reste une question de pouvoir, pas une question de logiciel.

    Coûts, avantages et risques
    Pour les administrations, le passage aux procédures numériques est un tour de force. Les nouvelles applications spécialisées, les interfaces, les formations et la gestion du changement coûtent du temps et de l’argent. Les petites communes, en particulier, sont tributaires de plateformes cantonales et de solutions communes pour supporter la charge.

    En contrepartie, il y a des effets tangibles. Moins d’interruption d’un processus, moins de saisies multiples, des processus plus rapides. Les effets indirects sont encore plus importants. Chaque semaine d’autorisation raccourcie réduit les coûts de projet et de financement, augmente la prévisibilité et rend un site plus attrayant. En même temps, le traitement des données reste sensible. La transparence, la protection des données et l’acceptation doivent être équilibrées proprement.

    De l’e-dossier à l’examen intelligent
    La numérisation des permis de construire n’en est qu’à ses débuts. À court terme, il s’agit d’introduire des plateformes cantonales sur l’ensemble du territoire, d’éliminer les ruptures de médias et de gérer les demandes de permis de construire de manière numérique de bout en bout. Parallèlement, les attentes augmentent. Les planificateurs veulent des interfaces numériques, les investisseurs des délais fiables, les communes davantage de possibilités de contrôle.

    À moyen terme, les contrôles automatisés de plausibilité et de régularité, l’intégration des données de planification et de construction ainsi que l’assistance assistée par l’IA seront au centre de l’attention. Ils peuvent accélérer les procédures, forcer la standardisation et orienter les ressources vers les cas où il faut vraiment prendre des décisions politiques ou techniques. La question de savoir si le permis de construire en Suisse passera du statut de frein à celui d’avantage stratégique pour la place économique se décidera en fonction de la cohérence avec laquelle la politique et l’administration piloteront ce changement et de leur volonté de bousculer les règles, les rôles et les routines.

  • Des données à l’IA dans le monde de l’immobilier

    Des données à l’IA dans le monde de l’immobilier

    C’est précisément pour cette raison qu’il vaut la peine de regarder en arrière. Car au cours des 30 dernières années, la manière dont les biens immobiliers sont planifiés, exploités et gérés a fondamentalement changé.

    Il y a 30 ans, de nombreux processus étaient encore étonnamment analogiques. Les données étaient rangées dans des classeurs et des documents papier, les décisions étaient fortement basées sur l’expérience et moins sur des analyses systématiques. Bientôt, une phase s’est ouverte au cours de laquelle le secteur a évolué pas à pas : les processus sont devenus plus numériques, les données plus importantes, les bâtiments et les entreprises de plus en plus interconnectés.

    C’est dans ce contexte qu’est né pom, spin-off de l’EPF de Zurich, au milieu des années 1990, avec l’idée d’intégrer davantage les tâches, les données et les processus dans le secteur de la construction et de l’immobilier. Trente ans plus tard, pom fête son anniversaire et la question de base est toujours très actuelle : comment penser ensemble de manière judicieuse l’immobilier, l’organisation et la technologie ?

    Sur le plan technologique, nous sommes aujourd’hui à un nouveau tournant. La numérisation de l’immobilier continue de progresser : les technologies cloud, l’IoT et les modèles numériques permettent de représenter les bâtiments de manière toujours plus précise. Ce que l’on appelle le Digital Twin devient de plus en plus une réalité et crée de nouvelles possibilités d’automatisation des processus.

    Parallèlement, la manière dont les entreprises travaillent évolue. L’intelligence artificielle va modifier de nombreux processus dans les années à venir, notamment là où de grandes quantités d’informations doivent être traitées et où les décisions doivent encore être prises manuellement aujourd’hui. Des données différentes peuvent être analysées plus facilement, des résultats prêts à l’emploi peuvent être générés automatiquement et les décisions peuvent être massivement accélérées, même avec la participation de l’homme. Les systèmes d’assistance, appelés agents, font partie du travail quotidien.

    Parallèlement, un coup d’œil sur le secteur révèle une zone de tension intéressante : le développement technologique progresse rapidement, mais la mise en œuvre dans les entreprises est nettement plus lente.

    Depuis 2016, pom Consulting AG mesure chaque année le degré de maturité numérique du secteur de la construction et de l’immobilier dans le cadre de l’étude Digital Real Estate & Construction. Actuellement, l’indice Digital Real Estate se situe à 4,3 points sur 10 – une légère amélioration par rapport à l’année précédente, mais définitivement pas un saut quantique.

    Sans surprise, l’intelligence artificielle occupe une place de plus en plus importante. Selon l’étude actuelle, Artificial Intelligence & Machine Learning fait à nouveau partie des technologies les plus utilisées, avec Platforms & Portals et Data Analytics. L’évaluation de l’IA est toutefois nettement plus différenciée que les années précédentes : Environ deux tiers des personnes interrogées y voient une grande utilité. Lors de l’enquête de l’année dernière, ils étaient encore 75%. L’utilisation plus fréquente de l’IA rend certes les possibilités de la technologie, mais aussi ses limites, nettement plus visibles et donc les attentes plus réalistes.

    La technologie seule ne décide donc pas du succès. Le facteur décisif reste l’organisation : la qualité des données, la capacité de mise en œuvre, des responsabilités claires – et la volonté de remettre en question les méthodes de travail existantes.

    C’est peut-être là que réside le véritable parallèle avec les 30 dernières années.

    A l’époque aussi, il ne s’agissait pas seulement de nouvelles technologies, mais aussi de nouveaux modes de pensée. L’intelligence artificielle pourrait ainsi devenir la prochaine grande étape de développement de la branche – non pas parce qu’elle change tout, mais parce qu’elle aide à mieux maîtriser la complexité croissante des biens immobiliers et des organisations.

  • Zurich reste la première ville intelligente au monde

    Zurich reste la première ville intelligente au monde

    Zurich occupe également la première place dans la septième édition de l’IMD Smart City Index. Oslo occupe la deuxième place, devant Genève qui, selon un communiqué, se classe également en troisième position cette année. Lausanne a gagné trois places par rapport à 2025 et se classe désormais 7e. Pour établir cet indice, le World Competitiveness Center (WCC) de l’IMD Business School a interrogé des citoyens dans 148 villes au total.

    Comme le montre l’indice, les citoyens évaluent la qualité de leur ville notamment en fonction de sa transparence politique et des possibilités de participation qui leur sont offertes. La « smartness » ne concerne donc pas seulement l’introduction des technologies les plus récentes, mais aussi une perception plus forte d’une bonne gouvernance urbaine et de la mise en place de services numériques. Les villes dans lesquelles les habitants ont le sentiment d’être écoutés obtiennent de bien meilleurs résultats, indique le communiqué.

    « Les centres urbains les plus avancés, où les citoyens se sentent le plus heureux, ne sont pas nécessairement ceux qui se distinguent par des horizons urbains utopiques, des réseaux de capteurs visibles ou une simple sophistication technologique », déclare Arturo Bris, directeur du WCC, dans le communiqué. « Elles se distinguent par leur capacité à coordonner efficacement les structures administratives, les priorités en matière de durabilité, les décisions d’investissement public et, ce qui est peut-être le plus important, la confiance des citoyens. »

    Derrière Zurich, Oslo et Genève, Londres, Copenhague et Dubaï occupent les places quatre à six. Derrière Lausanne, Canberra, Singapour et Abu Dhabi complètent le top 10.

  • Une start-up fait progresser l’électrification des processus industriels

    Une start-up fait progresser l’électrification des processus industriels

    SolidWatts annonce la clôture d’un tour de table de financement d’amorçage. La start-up vaudoise, fondée fin 2022, a ainsi levé 1,8 million de francs. Selon un communiqué, les investisseurs existants Evercurios VC (Athènes), Kickfund (Bâle) et Axel Carbon Capital (Milan) ont renouvelé leur engagement. Uni.Fund et Investing for Purpose, tous deux basés à Athènes, Loggerhead Ventures de Thessalonique et l’investisseur britannique Almanac Ventures ont rejoint le portefeuille.

    Lors du développement de sa plateforme haute fréquence à semi-conducteurs, le Dr Markus Aicheler, CTO et fondateur de SolidWatts, alors encore post-doctorant au CERN, s’est inspiré des travaux pionniers du Centre de recherche nucléaire de Genève dans le domaine de la technologie haute fréquence (HF) à semi-conducteurs. Alors que le CERN utilise cette technologie pour des applications scientifiques, le scientifique a reconnu son potentiel pour remplacer les combustibles fossiles dans l’industrie. La HF permet un chauffage diélectrique à haute puissance « avec une efficacité et une échelle qui la rendent pour la première fois utilisable directement dans des processus conventionnels basés sur les combustibles fossiles », indique la start-up soutenue par la Fondation Suisse pour le Climat dans son communiqué.

    « Cet investissement est une formidable validation de notre mission, qui consiste à transformer en profondeur la consommation énergétique de l’industrie », déclare M. Aicheler. « Il nous permet d’amener la technologie HF aux niveaux de puissance et d’efficacité dont l’industrie a réellement besoin. » Ce financement de démarrage servira à étendre la plateforme SolidWatts à des niveaux de puissance supérieurs et à mener des projets pilotes avec des partenaires industriels et des clients qui souhaitent réduire activement leur consommation et leurs coûts énergétiques grâce à l’électrification des processus de chauffage.

    « SolidWatts façonne l’avenir de la résilience industrielle », déclare George Georgiadis, associé chez Evercurious VC et représentant du groupe d’investisseurs. « Sa technologie améliore l’efficacité et offre une voie claire pour sortir de la dépendance aux combustibles fossiles. » Le groupe soutient « un innovateur fondé en Europe et prêt à conquérir le monde ».

  • La robotique dans le secteur de la construction gagne en importance grâce à de nouveaux investissements

    La robotique dans le secteur de la construction gagne en importance grâce à de nouveaux investissements

    Le groupe spécialisé Sika, basé à Baar, a de nouveau investi dans Mesh AG après l’année 2022. La jeune entreprise Mesh est spécialisée dans la construction robotisée, l’armature et le coffrage et, selon un communiqué de Sika, elle a conclu un tour de table d’un montant total de 2,9 millions d’euros. Outre Sika, ABB Robotics et la Shimizu Corporation de Tokyo ont notamment participé à ce tour de table.

    MESH a été fondée en 2022 en tant que spin-off de l’École polytechnique fédérale de Zurich. Avec des partenaires tels que Sika, Mesh a développé entre 2019 et 2021 le premier procédé robotisé permettant de fabriquer des formes complexes sans coffrage. « Dans la production robotisée, peu importe que quelque chose soit droit ou courbé : la complexité est gratuite, c’est-à-dire qu’elle n’entraîne pas de coûts supplémentaires », explique Ammar Mirjan, PDG et cofondateur de Mesh, dans une interview publiée par Sika. « Cela offre aux architectes et aux maîtres d’ouvrage de nouvelles libertés de conception. »

    Selon Sika, plus d’un million d’éléments d’armature ont déjà été installés en Suisse à l’aide de la technologie Mesh. Ces solutions ont notamment été utilisées dans le cadre de grands projets ambitieux tels que le nouveau tunnel routier du Gothard.

    « En prenant une participation dans Mesh, nous investissons dans l’une des technologies les plus innovantes au monde en matière de fabrication robotisée dans la production industrielle en série », déclare Ivo Schädler, responsable Construction chez Sika, dans le communiqué. « En combinaison avec notre expertise en matière de matériaux, nous créons de nouvelles possibilités pour améliorer considérablement l’efficacité, la qualité et la durabilité dans le secteur de la construction. »

    Selon Ammar Mirjan, le partenariat avec Sika et d’autres leaders internationaux du secteur marque « pour Mesh un tournant décisif dans son évolution d’innovateur régional vers un fournisseur mondial de technologies ». Il qualifie ce tour de table de jalon essentiel pour stimuler la croissance en combinant la fabrication numérique avec des solutions matérielles de pointe « et exploiter ensemble de nouveaux potentiels commerciaux à travers le monde ».

  • Les PropTech restent invisibles et indispensables

    Les PropTech restent invisibles et indispensables

    Monsieur Schwyter, vous comptez parmi les pionniers de la scène PropTech suisse. Comment a commencé votre parcours sur le marché immobilier numérique ?
    Après mon passage chez Homegate, la question s’est posée de savoir comment j’allais continuer à utiliser mes connaissances. La numérisation du secteur immobilier s’est imposée comme une évidence. Mais avant la pandémie, ce sujet n’intéressait pas grand monde. Ce n’est que Covid-19 qui a donné une énorme impulsion. C’est à partir de là que la numérisation a été largement acceptée et que j’ai trouvé ma place dans le milieu des PropTech.

    Quelles sont les premières expériences chez Homegate qui marquent encore aujourd’hui votre vision des PropTech ?
    Avant tout, le plaisir d’expérimenter et de développer ensemble de nouvelles approches. Nous voulions créer des solutions qui feraient avancer le secteur dans son ensemble. Cette attitude m’accompagne encore aujourd’hui. Être ouvert, travailler de manière interdisciplinaire et tester avec courage.

    Si l’on fait abstraction du langage marketing, à quel point le secteur immobilier suisse est-il réellement numérique ?
    Depuis des années, le Digital Real Estate Index de Pom est inférieur à cinq sur une échelle de zéro à dix. Cela montre clairement que le secteur a un grand potentiel de progression. Il y a des progrès, mais pas de poussée continue de la numérisation. Dans l’ensemble, nous sommes plutôt au début d’une transformation numérique professionnelle.

    Où se situe la Suisse en comparaison internationale ? Précurseur ou retardataire ?
    La Suisse compte environ 480 entreprises PropTech, de petite taille mais de qualité et très diversifiées. L’Allemagne se situe nettement au-dessus avec plus de 1 200 entreprises. Nous avons des domaines dans lesquels nous sommes très bons et d’autres dans lesquels il existe un potentiel de développement. Globalement, je nous qualifierais d’écosystème solide et bien développé.

    Quels sont, selon vous, les segments de PropTech les plus avancés ?
    Solutions de plateforme au sens large, c’est-à-dire pas seulement les places de marché, comme les plateformes de données, les plateformes de services, les écosystèmes. C’est là que nous voyons la professionnalisation et la maturité les plus fortes.

    Selon vous, quel type de startups va disparaître en premier et pourquoi ?
    Les startups qui ne couvrent qu’une étape de processus isolée et qui ne sont pas intégrables. Les entreprises immobilières ont besoin de solutions qui relient plusieurs étapes de processus ou qui s’intègrent sans peine dans des systèmes existants. Les produits en silo ne seront guère viables à l’avenir, ni sur le plan technique ni sur le plan économique.

    Où voyez-vous des obstacles à la numérisation dans les entreprises immobilières suisses ?
    Le secteur est fortement organisé en petites structures. Une entreprise de 20 ou 30 collaborateurs est déjà considérée comme grande. Beaucoup n’ont ni compétences informatiques internes ni budget pour des projets de numérisation de grande envergure. Pour les fournisseurs, cela signifie en outre une charge de travail élevée. Au lieu de s’occuper de cinq gros clients, ils en gèrent des centaines de petits. Cette structure freine la numérisation.

    Quelles sont les trois mégatendances qui marqueront le paysage PropTech dans les prochaines années et pourquoi ?
    Très clairement, les données, la durabilité et l’intelligence artificielle. Les données sont la base de toute décision fondée. La durabilité n’est pas possible sans données, notamment en matière d’ESG, et l’IA est une tendance qui polarise fortement. Mais l’impact ne se produit que lorsque la qualité des données et l’organisation sont bonnes.

    Y a-t-il des technologies qui sont prêtes à être commercialisées depuis longtemps au niveau international mais qui ne sont pas encore arrivées en Suisse ?
    Non. Tout ce qui est pertinent au niveau international est en principe disponible en Suisse avec une qualité élevée. Le défi ne réside pas dans la technologie, mais dans son application et son intégration cohérentes.

    Que faut-il pour que les administrations soient plus ouvertes à la technologie et plus audacieuses ?
    Une stratégie de numérisation claire, car sans image cible, toute introduction d’outil n’est que pur activisme. Les entreprises doivent comprendre que la numérisation est un processus de culture et de transformation et non un projet informatique. Les collaborateurs doivent être accompagnés et motivés, surtout dans un environnement où le taux de fluctuation est élevé.

    À quoi reconnaît-on la qualité d’une entreprise PropTech ?
    À l’équipe. La question décisive est la suivante : les personnes ont-elles les capacités, la persévérance et l’ouverture d’esprit nécessaires pour mettre réellement en œuvre une idée ? Les marchés tournent, les produits changent et seule une équipe forte peut porter ce changement. L’équipe est donc au-dessus de l’idée.

    Quelles approches parviennent à représenter l’ensemble du cycle de vie ?
    Pas de produits tout-en-un isolés, mais des cycles intégrés. Si l’analyse de l’état, la planification de la rénovation et le Facility Management sont reliés par des flux de données propres, on obtient un véritable cycle de vie. L’intégration est la clé.

    Dans quelles phases voyez-vous le plus grand potentiel inexploité ?
    Très clairement dans le domaine Construction Technology. La manière dont nous construisons, les matériaux que nous utilisons, le fonctionnement des processus de planification et de construction, tout cela va connaître de grands changements. Dans l’exploitation et la commercialisation, nous sommes déjà bien plus avancés.

    Le cadre réglementaire est-il plutôt un moteur ou un frein ?
    Les startups souhaitent moins d’obstacles et certaines choses ont été améliorées. Mais des thèmes comme le traitement fiscal des parts de fondateurs restent complexes. Dans l’ensemble, nous devrions plutôt réduire la réglementation. L’innovation ne naît pas de nouvelles directives, mais de la marge de manœuvre entrepreneuriale.

    Quelles mesures politiques seraient nécessaires pour que le secteur se numérise plus rapidement ?
    Je suis clairement favorable à moins d’État. Le secteur immobilier se numérisera de lui-même pour des raisons économiques. Si les entreprises peuvent gagner plus de mandats et améliorer la qualité avec les mêmes collaborateurs, elles utiliseront des solutions numériques. Sans aucune nouvelle directive politique.

    Quelles sont les pierres d’achoppement culturelles et organisationnelles que vous rencontrez le plus souvent ?
    L’idée fausse que la numérisation est un sujet d’outils. En réalité, il s’agit de processus, de collaboration et de rôles. Beaucoup sous-estiment le changement culturel. Un taux de fluctuation élevé rend en outre difficile l’établissement d’une culture numérique.

    Quelles sont les évolutions qui changeront irrémédiablement le secteur ?
    Tout ce qui simplifie ou automatise les tâches répétitives et génère ainsi des gains de productivité. Que l’on appelle cela numérisation ou augmentation de l’efficacité n’a que peu d’importance. L’IA est une composante, mais pas la seule.

    Si vous deviez créer une nouvelle PropTech aujourd’hui, ce serait dans quel domaine ?
    Probablement dans le domaine de la commercialisation, car il y a là un grand potentiel créatif. En même temps, je souhaite que les solutions existantes puissent se développer davantage. Nous avons suffisamment de bons prestataires, il n’est pas nécessaire d’en ajouter d’autres.

    Où se situera PropTech Suisse en 2030 ?
    PropTech sera indispensable, mais pas sous les feux de la rampe. Ce n’est pas « sexy » comme les thèmes du climat ou de l’énergie. Les PropTech ne font pas les gros titres, mais elles permettent au secteur de fonctionner de manière numérique, basée sur les données et efficace. C’est précisément pour cette raison que les PropTech joueront un rôle central à long terme.

  • Comment les systèmes numériques réorganisent le développement urbain

    Comment les systèmes numériques réorganisent le développement urbain

    Les villes modernes doivent gérer simultanément le transport, l’approvisionnement en énergie, le logement, l’infrastructure, l’administration et l’adaptation au climat. Et ce, alors que la population augmente et que les ressources se raréfient. Les approches « smart city » considèrent la ville comme un écosystème dans lequel la mobilité, l’énergie, les bâtiments, le climat et la gouvernance sont interdépendants. Les capteurs, les espaces de données et les plateformes numériques créent de la transparence, fournissent des informations en temps réel et améliorent la base des décisions à long terme. Ce qui est décisif, ce n’est pas la numérisation de silos individuels, mais l’interaction des systèmes.

    La Suisse dans le groupe de tête international
    Dans l’IMD Smart City Index, Zurich occupe depuis des années une place de choix et se trouve à nouveau en tête du classement mondial en 2025. Genève et Lausanne se classent également dans le top 10, ce qui souligne la force de l’approche suisse avec une qualité de données élevée, une infrastructure bien développée et un environnement de recherche solide. Parallèlement, des villes de taille moyenne comme Saint-Gall, Winterthour ou Lugano développent leurs propres stratégies de villes intelligentes, plateformes de données et projets pilotes. Souvent en se concentrant sur la mobilité, l’administration et l’énergie.

    Modèles internationaux et voies différentes
    Singapour est considérée comme une référence en matière de stratégies numériques nationales intégrées, dans lesquelles la mobilité, l’énergie, l’administration et la santé sont reliées par des données et des plateformes. Copenhague combine les technologies de la smart city avec une politique de durabilité cohérente et une mobilité à faibles émissions, tandis qu’Helsinki marque des points avec des approches de données ouvertes étendues et une administration numérique. Des villes comme Dubaï, Londres ou Amsterdam mettent l’accent sur des aspects différents. Des grands programmes d’infrastructure à la gouvernance éthique des données en passant par la mobilité axée sur les données. Elles ont toutefois en commun une volonté politique claire et des stratégies à long terme.

    Gouvernance, données et réalité fédérale
    La smart city n’est qu’en partie une question technique. Sans espaces de données solides, sans compétences clarifiées, sans règles de protection des données et sans processus décisionnels transparents, les projets restent fragmentaires. Dans la Suisse fédérale, s’ajoute le fait que les communes, les villes, les cantons et la Confédération doivent coordonner leurs rôles. Pour de nombreuses communes, Smart City est donc avant tout synonyme de modernisation des processus, de collaboration interministérielle et de nouvelle conception du développement urbain. Les UrbanTech et PropTech relient ici l’administration, le secteur immobilier, les systèmes d’énergie et de mobilité. Plus ces systèmes sont étroitement couplés, plus le levier pour un développement urbain durable est important.

    La technologie comme moyen, pas comme objectif
    Les smart cities les plus performantes du monde ne se distinguent pas par le nombre de leurs capteurs, mais par leur gestion de la complexité. Elles utilisent la technologie de manière ciblée pour améliorer la qualité de vie, la résilience et l’efficacité. Elles intègrent des solutions numériques dans des objectifs sociaux et écologiques. La Smart City est donc moins un projet informatique qu’un projet de développement urbain dans lequel la technologie reste un outil. Ce qui est décisif, c’est la manière dont les villes prennent des décisions plus intelligentes, plus inclusives et plus durables à l’aide de données et de systèmes numériques.

    Qu’est-ce qu’une Smart City exactement ?
    Smart City – définition précise :

    Une Smart City est une ville qui utilise les technologies numériques, les données et les systèmes en réseau pour améliorer la qualité de vie, la durabilité, l’efficacité et la participation. Elle intègre l’énergie, la mobilité, les bâtiments, l’administration et l’environnement dans un modèle commun de données et d’organisation et utilise ces informations pour gérer intelligemment les services, l’infrastructure et la planification urbaine.
    Ce qui est décisif, ce n’est pas la technologie elle-même, mais la capacité à l’utiliser de manière responsable, sûre et ciblée, dans l’intérêt de l’ensemble de la population.

    Les smart cities promettent efficacité, durabilité et de meilleurs services urbains. En même temps, elles comportent des risques qui doivent être soigneusement abordés. Les domaines suivants sont particulièrement critiques :
    Protection des données et surveillance

    Les capteurs, les caméras, les données de mobilité et les infrastructures en réseau génèrent d’énormes quantités de données sur le comportement, les mouvements et l’utilisation de la population. Sans règles claires, il peut en résulter un risque de surveillance, que ce soit par l’État ou le secteur privé.

    Le pouvoir des algorithmes
    Lorsque des systèmes basés sur des données dirigent des décisions, par exemple dans le domaine des transports, de l’administration ou de l’utilisation de l’énergie, le risque de processus opaques ou difficilement compréhensibles apparaît. Le manque d’explications ou des modèles invérifiables peuvent affaiblir la confiance de la population.

    Contrôle démocratique
    Les décisions relatives aux villes intelligentes se situent souvent à l’interface entre l’administration, les fournisseurs de technologies et les exploitants d’infrastructures. Les critiques mettent en garde contre le fait que les décisions importantes en matière de développement urbain pourraient être de plus en plus influencées par des systèmes techniques ou des entreprises privées.

    Inégalités sociales
    La numérisation est coûteuse. Les villes disposant de moins de ressources risquent de prendre du retard. Une « fracture numérique » peut également apparaître au sein d’une ville. Entre ceux qui peuvent utiliser tous les services et ceux qui en sont exclus. Que ce soit pour des raisons financières, techniques ou sociales.

    Complexité et dépendance
    Plus une ville est intelligente, plus elle est dépendante de systèmes numériques, de plateformes et de partenaires technologiques externes. Les pannes, les cyberattaques ou les défaillances techniques peuvent avoir des conséquences importantes sur l’infrastructure, la sécurité ou l’approvisionnement.

    Absence de normes et de gouvernance
    En l’absence de modèles de gouvernance clairs, des solutions isolées, des systèmes incompatibles et des responsabilités mal définies apparaissent. Cela peut réduire à néant les gains d’efficacité et compliquer les investissements à long terme.

    Gadgets urbains intelligents internationaux qui ont fait les gros titres
    Smart Lamp Posts, lampadaires connectés (Barcelone, Los Angeles, Londres)
    Lampadaires intelligents équipés de capteurs pour le trafic, le bruit, la météo, la qualité de l’air et la détection des places de parking.
    Ils ont fait sensation parce qu’ils sont déguisés en infrastructure inoffensive, mais collectent de grandes quantités de données.
    – Symbole de la technologie « visible invisible » des villes intelligentes.

    « Quayside Project » Sidewalk Labs Mâts à capteurs (Toronto)
    Alphabet/Google a planifié un quartier avec un environnement entièrement sensoriel.
    Température, mouvement, mobilité, déchets, énergie, tout devait être mesuré en temps réel.
    – A été stoppé suite à des critiques sur la protection des données. Discuté dans le monde entier.

    « Lampposts-as-a-Platform » (Singapour)
    Singapour a équipé des lampadaires de caméras, de microphones et de modules IoT, en tant qu’infrastructure pour la conduite autonome et les systèmes de sécurité.
    – Connu internationalement pour sa surveillance et son efficacité basées sur l’IA.

    Smart Waste Bins, poubelles solaires (Bigbelly, New York, Berlin, Vienne)
    Compacter les déchets, signaler les niveaux de remplissage et servir en partie de points d’accès WLAN.
    – A fait la une des journaux parce que certains modèles pouvaient collecter secrètement des données (« WLAN Tracking »).

    Parkings intelligents, parkings à capteurs (San Francisco, Amsterdam)
    Des capteurs au sol signalent les places de parking libres en temps réel.
    – Connu grâce au projet SFpark, qui a permis de réduire le trafic de manière mesurable.

    Autonomous Delivery Robots (Londres, Tallinn, San Francisco)
    Robots transportant des denrées alimentaires et des colis.
    – Médiatiques, car ils sont considérés comme de « nouveaux usagers de la route » sur les trottoirs.

    Feux de circulation basés sur l’IA (Hangzhou, Tel Aviv, Los Angeles)
    Les caméras et l’IA contrôlent les feux de circulation de manière dynamique, réduisant les temps d’embouteillage jusqu’à 30 %.
    – Le système « City Brain » d’Alibaba à Hangzhou est particulièrement connu.

    Programmes de drones pour le sauvetage et la logistique (Rwanda, Dubaï, Zurich)
    Des drones livrent des médicaments, des défibrillateurs et du matériel médical.
    – Connu pour Zipline (Rwanda) et la logistique médicale par drone en Suisse.

    Smart Benches avec fonction de charge et capteurs (Prague, New York, Dubaï)
    Des modules solaires chargent les smartphones, des capteurs intégrés mesurent les valeurs environnementales.
    – Viral, car ils allient design, énergie et technologie.

    Informations citoyennes holographiques et cartes AR (Séoul, Tokyo, Shanghai)
    Écrans AR interactifs pour la navigation, la participation ou l’administration.
    – Les premiers prototypes ont été célébrés lors de salons et partagés à l’échelle mondiale.

    Sound Traffic Light, systèmes radars pour le bruit (Paris)
    Des caméras et des microphones mesurent les véhicules trop bruyants et déclenchent automatiquement des amendes.
    – Grand écho médiatique grâce au respect de la vie privée contre la lutte contre le bruit.

    Police robotisée et véhicules de sécurité autonomes (Dubaï)
    Dubaï a été l’une des premières villes à présenter des robots de surveillance de type « Robocop ».
    – Sujet médiatique mondial, à la fois futuriste et controversé.

    Top 20 Smart Cities 2025 – Classement international

    1.Zurich (Suisse)
    Combinaison supérieure de qualité de vie, de gestion numérique, de mobilité et d’efficacité énergétique.

    2.Oslo (Norvège)
    Leader en matière de protection du climat, de solutions de mobilité autonome et de gouvernance numérique.

    3.Singapour (Singapour)
    Smart Nation comme principe directeur de l’État, mobilité & administration totalement intégrées.

    4.Genève (Suisse)
    Gouvernance internationale, gestion intelligente de la mobilité, haute qualité de service urbain.

    5.Copenhague (Danemark)
    Leader mondial du développement urbain durable et de la planification de la mobilité en réseau.

    6.Lausanne (Suisse)
    Forte recherche (EPFL), planification urbaine innovante, espaces de données sur la mobilité et l’énergie.

    7.Helsinki (Finlande)
    Données ouvertes, administration numérique et normes de transparence parmi les plus élevées au monde.

    8.Londres (Royaume-Uni)
    Données de mobilité, zones pilotes d’IA, économie de partage et première scène mondiale de GovTech.

    9.Abu Dhabi (EAU)
    Numérisation massive de l’administration, mobilité intelligente & infrastructure automatisée.

    10.Amsterdam (Pays-Bas)
    Pionnier en matière d’éthique des données, d’économie circulaire et de projets de villes intelligentes axés sur les citoyens.

    11.Stockholm (Suède)
    Forte infrastructure IoT, efficacité énergétique, accès numérique aux services publics.

    12.Séoul (Corée du Sud)
    Gouvernance intelligente, systèmes de feux de signalisation à IA, infrastructure urbaine hautement connectée.

    13.Dubaï (EAU)
    L’une des villes les plus axées sur la technologie au monde : transport autonome, impression 3D, GovTech.

    14.Vienne (Autriche)
    Excellence administrative, smart living, innovation sociale et résilience urbaine.

    15.Barcelone (Espagne)
    Capteurs urbains, plates-formes de mobilité, mouvement Open Data et Civic Tech.

    16.Prague (République tchèque)
    Montée en puissance en Europe : mobilité intelligente, administration numérique, initiatives open data.

    17.Tokyo (Japon)
    Mobilité autonome, robotique, infrastructure intelligente à l’échelle d’une mégapole.

    18.Tallinn (Estonie)
    Champion du monde de l’e-gouvernement, administration basée sur la blockchain, identité numérique.

    19.Canberra (Australie)
    Administration numérique et systèmes de mobilité de très haut niveau.

    20.Vancouver (Canada)
    Urbanisme durable, mobilité intelligente, forte scène de la technologie et de l’innovation.

  • Un panorama de l’immobilier numérique

    Un panorama de l’immobilier numérique

    PropTech désigne des solutions numériques, technologiques et basées sur les données qui améliorent, automatisent ou transforment les processus, les produits ou les modèles commerciaux du secteur immobilier. Il s’agit notamment de plateformes logicielles, d’analyses IA, de systèmes de construction intelligents, de modèles de transaction numériques, d’outils de rénovation et d’évaluation basés sur les données, de solutions d’optimisation énergétique ainsi que de technologies immersives telles que les visualisations 3D, la réalité augmentée et les jumeaux numériques. Les PropTech s’étendent ainsi à l’ensemble du cycle de vie d’un bien immobilier. De la planification et du développement à la rénovation et à la transaction, en passant par la gestion.

    Frontières floues du terme
    La notoriété croissante des PropTech s’accompagne d’un désir croissant de nombreuses start-ups de faire partie de ce domaine. Des entreprises de domaines voisins comme les FinTech, les GreenTech, les Bau-Tech, les InsurTech ou des fournisseurs de logiciels génériques se positionnent de plus en plus comme PropTech, même si l’immobilier n’est qu’un thème marginal. Cela a pour conséquence que des outils sont encadrés a posteriori comme des solutions immobilières et que le secteur apparaît plus grand sur les cartes, les rapports et les classements qu’il ne l’est au sens strict. La PropTech Map Switzerland montre ainsi non seulement la force de l’écosystème, mais aussi son flou conceptuel.

    Clusters, catégories et hotspots régionaux
    La carte révèle une nette concentration géographique. Les entreprises PropTech sont particulièrement bien représentées dans les régions de Zurich, Zoug, Lausanne et Bâle. Tous ces lieux sont dotés de hautes écoles, de parcs technologiques et d’une forte densité économique. De nombreuses entreprises sont des spin-offs de l’ETH et de l’EPFL, ce qui souligne la forte concentration de la scène suisse sur la recherche et la technologie. En termes de contenu, la map couvre un large éventail allant de la gestion des actifs, de la construction et du développement aux outils énergétiques et climatiques, aux applications blockchain, aux plateformes financières et aux services logiciels spécialisés, en passant par les places de marché numériques, les plateformes de location et de vente et les technologies 3D et de smart building.

    Croissance, internationalisation et professionnalisme accru
    L’augmentation continue du nombre d’inscriptions montre que des dizaines de nouvelles entreprises viennent s’ajouter chaque année, complétées par des acteurs du marché établis qui élargissent leur modèle d’affaires au numérique, ainsi que par des fournisseurs internationaux qui s’ouvrent au marché suisse. De nombreuses PropTechs opèrent depuis longtemps au-delà des frontières nationales et étendent leurs solutions aux marchés européens et mondiaux. Parallèlement, l’écosystème se professionnalise. La PropTech Map ne reproduit pas seulement les logos, mais aussi l’orientation thématique et le positionnement des entreprises. La Map devient ainsi un point de repère central pour les investisseurs, les entreprises immobilières, les administrations et les universités.

    Vous trouverez ici la PropTech Map Switzerland

  • Proptech dans le cycle de vie

    Proptech dans le cycle de vie

    Planification, développement et financement
    Au cours de cette phase, les terrains et les idées de bâtiments sont examinés, évalués et financés. Les proptechs fournissent des données sur le marché et le site, des évaluations automatisées et des analyses ESG pour permettre aux investisseurs et aux propriétaires de prendre des décisions plus rapides et mieux informées. Les plateformes numériques relient les développeurs de projets, les financiers et les conseillers, réduisent les ruptures de médias et rendent les risques, le rendement et l’impact carbone visibles à un stade précoce.

    Construction et réalisation
    Il s’agit ici de la réalisation efficace du projet. Les solutions Proptech apportent leur soutien avec des modèles BIM, une planification numérique des travaux, un contrôle des délais et des coûts ainsi qu’un suivi des chantiers. Cela permet de réduire les erreurs de planification, de rendre les avenants plus transparents et d’optimiser l’utilisation des matériaux. Les outils de collaboration numériques relient les architectes, les entrepreneurs et les maîtres d’ouvrage en temps réel et créent une base de données propre pour l’exploitation ultérieure.

    Exploitation et services
    C’est dans l’exploitation que se décide la rentabilité et l’attrait réels d’un objet. Les Proptechs fournissent des plateformes pour la location, l’exploitation, le facility management et les services aux utilisateurs. Les capteurs et l’IoT rendent la consommation visible et permettent une maintenance prédictive. Pour les propriétaires, les gérants et les utilisateurs, de nouveaux services voient le jour, des portails de location numériques aux fonctions intelligentes des bâtiments, en passant par les systèmes de réservation, qui augmentent le confort et l’efficacité.

    Rénovation et changement d’affectation
    C’est dans l’existant que se trouve le plus grand levier. Les outils Proptech aident à analyser l’état, à calculer des scénarios et à établir des priorités pour les rénovations. Ils montrent quelles mesures sont les plus avantageuses en termes d’énergie, de finances et de réglementation. Les feuilles de route de rénovation basées sur des données aident les propriétaires à planifier leurs investissements sur plusieurs années et à utiliser les subventions de manière optimale. Parallèlement, les modèles numériques permettent de mieux planifier les changements d’affectation et les densifications.

    Décarbonisation et déconstruction
    La décarbonisation traverse certes toutes les phases, mais elle a besoin de ses propres instruments. Les solutions Proptech enregistrent les émissions de carbone sur l’ensemble du cycle de vie, simulent le chemin net-zéro, comparent les portefeuilles de bâtiments et fournissent des rapports pour la taxonomie, le climat et les rapports ESG. Lors de la déconstruction, les passeports numériques des matériaux et les données sur le cycle de vie aident à préserver les matériaux plutôt que de les éliminer. Ainsi, le cycle de vie se transforme de plus en plus en un cycle de valorisation.

    Tout au long du cycle de vie d’un bien immobilier, Proptech déplace l’attention. Loin des décisions individuelles, on passe à une gestion continue basée sur les données. Les solutions numériques relient des phases et des acteurs distincts. Elles permettent de visualiser rapidement les coûts, les risques et les émissions. Les investissements peuvent ainsi être mieux planifiés et classés par ordre de priorité. La réflexion sur le cycle de vie se transforme en un processus d’optimisation permanent pour la rentabilité, l’expérience utilisateur et les objectifs climatiques. Le secteur de la construction et de l’immobilier pense depuis des années en termes de cycles de vie. Proptech rend désormais ces concepts basés sur les données et évolutifs.

  • Le partenariat en matière de données transforme les processus décisionnels dans la gestion de portefeuille immobilier

    Le partenariat en matière de données transforme les processus décisionnels dans la gestion de portefeuille immobilier

    OPTIML et Scaler ont conclu un partenariat stratégique. Selon un communiqué, l’objectif est de combiner l’infrastructure de données immobilières durables de Scaler avec l’intelligence décisionnelle d’OPTIML. Cela devrait fournir aux gestionnaires de portefeuille une base décisionnelle fondée sur des données, vérifiable et dynamique pour les décisions de refinancement et d’allocation de capitaux, tout en leur indiquant un ordre judicieux pour les investissements durables dans leur portefeuille.

    Pour ce faire, les nouveaux partenaires entendent mettre à profit leur expertise respective. Scaler propose une infrastructure de données pour les bâtiments et les portefeuilles, qui comprend des données opérationnelles, techniques et de durabilité. Le logiciel propriétaire Real Estate Decision Intelligence (REDI) d’OPTIML, une spin-off de l’École polytechnique fédérale de Zurich (ETH), combine ces données avec des modèles numériques de bâtiments de qualité technique.

    Outre l’optimisation des investissements et de leur ordre de priorité, les partenaires citent comme autres avantages de leur collaboration l’harmonisation des flux de données sur les actifs et les portefeuilles à travers les systèmes et les régions, l’amélioration de l’analyse des scénarios de modernisation et d’investissement, ainsi que le renforcement du reporting aux autorités de surveillance et aux investisseurs grâce à des résultats vérifiables et pertinents pour la prise de décision.

    « En associant l’infrastructure de données de Scaler à l’intelligence décisionnelle d’OPTIML, nous offrons aux gestionnaires de portefeuille un système intégré dans lequel chaque décision d’investissement repose sur des données de performance réelles et est optimisée en continu à mesure que les conditions évoluent », explique Luc Van De Boom, cofondateur et directeur informatique de Scaler. Ce partenariat comble le fossé entre les données opérationnelles et les décisions d’investissement institutionnelles, explique le Dr Evan Petkov, cofondateur et PDG d’OPTIML : « Les données seules ne constituent pas un avantage. Les investisseurs ont besoin d’optimisation et de gouvernance pour transformer ces données en mesures concrètes. Ensemble, nous offrons aux professionnels de l’immobilier un système décisionnel dynamique pour la plus grande classe d’actifs au monde. »

  • Les groupements destinés à la consommation propre continuent de gagner en importance

    Les groupements destinés à la consommation propre continuent de gagner en importance

    Grâce à l’acquisition de Blockstrom AG, ista swiss ag est désormais en mesure de proposer des solutions de facturation pour les groupements d’autoconsommation (ZEV). En effet, comme l’indique un communiqué, elle a racheté le prestataire de services énergétiques Blockstrom le 4 mars 2026. Les co-directeurs généraux Claudio Wyss, Marcel Lack et Urs Martin Springer continueront d’exercer leurs fonctions au sein de l’entreprise. Le site de Berne est maintenu.

    Springer a fondé Blockstrom en 2017 avec Marcel Lack. L’entreprise a développé des solutions pour les communautés qui produisent elles-mêmes leur électricité sur place et peuvent la fournir aussi bien aux consommateurs finaux qu’au réseau de distribution. Springer voit dans cette acquisition avant tout des opportunités de croissance : « Le marché des ZEV a atteint sa maturité », déclare-t-il. « Au cours des prochaines années, un volume important sera plus déterminant qu’un développement rapide des produits. Ista swiss ag est pour nous le partenaire idéal pour ancrer plus largement nos solutions sur le marché et poursuivre notre expansion. »

    Blockstrom mise pour cela sur une approche résolument numérique. Celle-ci, selon la description que l’entreprise fait d’elle-même, « garantit des processus efficaces et un taux d’erreur minimal : toutes les consommations d’énergie sont enregistrées à l’aide de compteurs intelligents, transmises via Internet, visualisées en temps réel et stockées dans le cloud. » Désormais, la clientèle de Blockstrom a également accès à l’offre d’ista swiss, notamment pour la facturation de la consommation d’eau et de chaleur.

    Avec l’acquisition de Blockstrom, ista swiss renforce encore son expertise en tant que fournisseur complet de solutions énergétiques modernes et intégrées, explique Guillaume Dubois, directeur général d’ista swiss. « Les propriétaires et les gestionnaires disposent désormais d’un interlocuteur unique pour toutes les questions liées à l’énergie – de la mesure à la facturation, en passant par la surveillance, la gestion des données énergétiques, les véhicules à zéro émission (VZE) et la mobilité électrique. »

  • Une stratégie multidomaine renforce notre position face à la concurrence numérique

    Une stratégie multidomaine renforce notre position face à la concurrence numérique

    L’entreprise familiale Schoop Co., basée à Baden et spécialisée dans l’horticulture, la couverture et les installations solaires, mise désormais sur une stratégie multi-domaines. Le site web principal de l’entreprise a été divisé en sections dédiées à l’horticulture, à la couverture et au photovoltaïque, ainsi qu’à son propre portail de recrutement. Selon un communiqué de l’entreprise, cette répartition sur quatre domaines vise à améliorer la portée et la visibilité sur le web.

    Selon Schoop Co., les moteurs de recherche et les assistants d’intelligence artificielle (IA) privilégient les sites web au profil clairement défini. La stratégie multi-domaines, avec ses quatre sites web spécialisés, vise donc à permettre aux clients et aux demandeurs d’emploi de trouver plus rapidement la page Schoop qui leur convient.

    Alors que Schoop Gartenbau se spécialise dans la conception, l’entretien et l’aménagement de jardins, Schoop Dach est l’interlocuteur privilégié pour la rénovation, la construction et l’entretien de toitures de tous types, ainsi que pour les toitures végétalisées, les terrasses et les dispositifs de protection contre les chutes. Chez Schoop Photovoltaik, les clients bénéficient quant à eux de services liés aux installations solaires, du conseil à la planification en passant par le montage professionnel. Enfin, Schoop Carrière s’adresse aux demandeurs d’emploi qui souhaitent faire carrière chez Schoop dans les domaines des toitures plates, de la technologie solaire ou de l’horticulture.

  • Intelligence artificielle : indispensable, mais..

    Intelligence artificielle : indispensable, mais..

    Que ce soit l’anglais « AI » ou l’allemand « KI », l’intelligence artificielle est actuellement omniprésente. L’évaluation de ses effets dépend fortement de la perspective de chacun : Pour certains, les opportunités prédominent, pour d’autres, ce sont les risques qui priment. Il est toutefois indéniable que la technologie est venue pour rester.

    Pour nous, en tant que plateforme immobilière numérique, l’ouverture à l’innovation technologique fait depuis toujours partie de notre ADN. Avec ImmoScout24 et Homegate, nous contribuons activement à façonner le marché immobilier depuis plus de deux décennies. Notre principe est ici aussi valable : L’IA ne doit pas être une fin en soi, mais doit agir comme un « facilitateur » sans précédent. En effet, le véritable potentiel de ces deux lettres réside dans le développement accéléré ainsi que dans l’extension et la valorisation intelligentes de produits innovants, qui peuvent créer une véritable valeur ajoutée et générer des gains d’efficacité au quotidien.

    Dans le secteur de l’immobilier professionnel en particulier, les avantages de l’IA se manifestent par une intégration productive dans des processus existants et bien établis. Alors que cela nous permet, en tant que plates-formes, de développer de manière plus agile des produits proches du marché, cela crée de nouveaux gains d’efficacité pour les courtiers et les gestionnaires dans leur travail quotidien. Ce qui compte, ce n’est pas la technologie en soi, mais sa contribution réelle.

    Deux exemples tirés de l’écosystème SMG Real Estate illustrent ce point :

    • Notre système de création de textes d’annonces basé sur l’IA permet d’économiser en moyenne 14 minutes par annonce. Extrapolé à l’ensemble d’un portefeuille ou d’une offensive de commercialisation, il en résulte un gain de productivité substantiel. Le temps gagné peut être investi de manière ciblée là où il fait la plus grande différence – dans le conseil, la négociation et la relation client. Les personnes qui passent elles-mêmes des annonces sur ImmoScout24 ou Homegate en tant que particuliers peuvent, grâce à cette nouvelle fonction intelligente, compenser en partie leur manque d’expérience en matière de commercialisation.
    • Le nouveau « Insight Hub » pour les professionnels de l’immobilier fournit, grâce à l’IA, des réponses à des questions jusqu’ici difficiles à cerner concernant le potentiel et la performance des annonces. Chaque semaine, les courtiers et les gérants reçoivent un aperçu des annonces présentant le plus grand potentiel d’amélioration, avec des recommandations d’action concrètes et le gain de visibilité escompté.

    Ceci n’est qu’un petit extrait, auquel s’ajoutent de nombreux développements actuels chez SMG Real Estate, dont « Agentic AI », un compagnon numérique pour les professionnels de l’immobilier dans leur travail quotidien – de la transcription de notes d’entretien à la connexion CRM sans faille. Mais nous y reviendrons dans un avenir proche. Parallèlement, l’innovation technologique nécessite des investissements continus – en particulier dans la cybersécurité. Car l’IA ne profite pas seulement aux bons acteurs. Les mécanismes de protection les plus modernes, l’authentification à deux facteurs, les contrôles d’accès intégrés, etc. sont essentiels pour sécuriser les données et empêcher efficacement les tentatives de fraude. La confiance reste la monnaie centrale sur le marché de l’immobilier, et plus particulièrement sur le marché numérique.

    Mais grâce à ces investissements ciblés et continus dans les applications d’intelligence artificielle, nous, SMG Real Estate, continuons à jouer activement notre rôle de « Digital Shaper » du secteur immobilier suisse. Notre objectif est et reste avant tout de rendre les professionnels de l’immobilier non seulement plus efficaces, mais aussi durablement plus performants. C’est aussi notre vision : « Next-Gen Swiss Real Estate – digital and simple »

  • L’élite numérique : les 10 premières PropTechs de Suisse 2020-2025

    L’élite numérique : les 10 premières PropTechs de Suisse 2020-2025

    1. properti
    properti est l’un des leaders suisses de la médiation immobilière numérique. L’entreprise combine l’expertise d’agents immobiliers expérimentés avec sa propre plateforme (Propchain®), sur laquelle les biens immobiliers peuvent être listés, négociés et mis en relation avec des partenaires de services. properti couvre ainsi différents segments : L’immobilier de luxe, l’immobilier de rendement et l’immobilier commercial. La numérisation des processus de courtage permet aux clients de trouver plus rapidement les biens qui leur conviennent et aux courtiers de travailler plus efficacement. La startup a été distinguée à plusieurs reprises comme #1 PropTech de Suisse et montre comment les secteurs classiques peuvent être transformés par la technologie numérique. Le modèle commercial est évolutif, tant au niveau national qu’international, et la plateforme sert de hub central pour tous les acteurs de l’intermédiation immobilière. Sous la direction du CEO Levent Künzi, l’entreprise connaît une croissance continue et s’établit comme leader en matière d’innovation.

    2. PriceHubble
    PriceHubble utilise le big data et l’intelligence artificielle pour fournir des évaluations immobilières et des analyses de localisation précises. L’entreprise traite des millions de points de données et génère des prévisions de marché qui aident les investisseurs, les courtiers et les banques à prendre des décisions. Avec des bureaux à Zurich, Berlin, Paris et Tokyo, PriceHubble a une présence internationale et montre que les PropTechs suisses sont pertinentes à l’échelle mondiale. Des partenariats stratégiques, par exemple avec Check24 ou WealthPark, renforcent encore sa position sur le marché. Le Fintech Germany Award 2023 dans la catégorie PropTech souligne sa force d’innovation. L’entreprise a pu étendre considérablement sa présence sur le marché grâce à un financement de série B de 34 millions d’USD. PriceHubble est un exemple parfait de la manière dont les solutions axées sur les données révolutionnent le secteur immobilier.

    3. Crowdhouse
    Crowdhouse est la plateforme leader pour le crowdinvesting dans l’immobilier de rendement suisse. Les investisseurs peuvent acquérir des parts de biens immobiliers à partir de CHF 100’000 et profiter ainsi du marché immobilier suisse sans posséder directement les objets. La plateforme gère plus de 1’600 investisseurs et un volume immobilier de 2,1 milliards de CHF. Le taux d’investisseurs récurrents de 55 % est particulièrement fort, ce qui indique une confiance et une performance stable. Crowdhouse numérise et simplifie ainsi considérablement le processus d’investissement dans l’immobilier. Elle offre des informations détaillées sur les objets, des rendements prévisionnels et une transparence dans la gestion. La startup a ainsi créé un modèle évolutif qui profite aussi bien aux investisseurs qu’aux développeurs de projets.

    4. Flatfox
    Flatfox numérise le processus de location d’appartements et de maisons en Suisse. La plateforme permet aux propriétaires, aux agents immobiliers et aux régies de créer des annonces, de gérer les personnes intéressées et de centraliser la communication. en 2021, Flatfox a été rachetée par La Mobilière, ce qui souligne sa position sur le marché et sa pertinence. Via la plateforme, les courtiers peuvent utiliser tous les grands portails immobiliers suisses de manière connectée, ce qui réduit considérablement la charge de travail. Flatfox résout ainsi un problème classique du secteur immobilier : la communication fragmentée et inefficace entre les locataires, les agents immobiliers et les gérants. La combinaison d’une plateforme intuitive et d’une intégration dans les systèmes existants fait le succès de l’entreprise.

    5. Houzy
    Houzy propose un écosystème numérique complet pour les propriétaires de logements. La plateforme aide les utilisateurs à évaluer, à rénover, à planifier et à se connecter avec des artisans et des prestataires de services. Elle est gratuite pour les utilisateurs, tandis que les partenaires paient pour les mises en relation. Avec plus de 100’000 utilisateurs enregistrés et 3’500 à 5’000 nouveaux utilisateurs par mois, la plateforme montre un énorme potentiel de croissance. Des investisseurs comme UBS et la Baloise soulignent la confiance dans le modèle commercial. Houzy facilite aux propriétaires la gestion de tâches complexes qui prenaient auparavant beaucoup de temps et étaient difficiles à gérer, et combine des outils numériques avec des services pratiques. La startup a ainsi établi une position de leader dans le segment suisse des maisons individuelles.

    6. Archilyse
    Archilyse est une spin-off de l’ETH qui convertit automatiquement les plans 2D en modèles BIM 3D et les analyse numériquement. Plus de 100 caractéristiques qualitatives telles que les axes visuels, la luminosité ou la consommation d’énergie sont évaluées. Les architectes, les investisseurs et les promoteurs immobiliers peuvent ainsi évaluer objectivement la qualité d’un projet. Avec une croissance YoY-ARR de plus de 250 %, Archilyse fait preuve d’une grande évolutivité. Le logiciel résout un problème d’information fondamental en architecture : la comparaison objective des objets. L’entreprise allie profondeur technologique et application pratique et montre comment les outils numériques peuvent révolutionner les processus de planification et d’évaluation.

    7. viboo
    viboo développe des thermostats basés sur l’IA et des solutions domotiques intelligentes pour les bâtiments non résidentiels. L’objectif est de minimiser la consommation d’énergie sans compromettre le confort. Des projets pilotes montrent des économies d’énergie allant jusqu’à 22 % et une réduction de 13 tonnes de CO² par école. Plus de 5’000 thermostats sont déjà en service, soutenus par des financements de 3,3 millions d’euros. L’entreprise combine une recherche approfondie de l’ETH et de l’Empa avec des solutions pratiques pour le marché. viboo montre comment les Climate- et PropTech peuvent être combinées dans la pratique. Grâce à des économies mesurables et à une gestion intelligente, la startup s’établit comme leader en Suisse.

    8. Scandens
    Scandens est une solution logicielle basée sur l’IA pour la planification de la rénovation et des investissements dans les bâtiments. Elle simule automatiquement plus de 500 combinaisons de rénovation et optimise simultanément la rentabilité et la réduction des émissions de CO². La startup s’attaque à un problème central en Suisse : le taux trop faible de rénovation des bâtiments. Grâce à des partenariats, par exemple avec HEV Zurich, la solution est également accessible aux propriétaires privés. En tant que spin-off de l’ETH, Scandens combine profondeur technologique et pertinence pratique. L’entreprise montre comment l’IA peut rendre la planification de la rénovation plus efficace et durable.

    9. vyzn
    vyzn développe un logiciel 3D/BIM basé sur le web pour l’analyse de la durabilité dans les projets de construction et de rénovation. La plateforme prend en charge des certifications telles que Minergie ou SNBS et analyse l’ensemble du cycle de vie d’un bâtiment, de la construction à la démolition en passant par l’utilisation. vyzn permet aux planificateurs et aux architectes de concilier coûts, durabilité et qualité. La solution a été reconnue au niveau international, notamment en tant que demi-finaliste des EXPO REAL Impact Awards. En tant que spin-off de l’ETH, vyzn montre la combinaison de la recherche académique et de l’application pratique. La start-up se positionne clairement dans un segment de marché en pleine croissance pour une planification de construction durable et efficace.

    10. Immowise
    Immowise numérise la gestion des copropriétés et des assemblées de propriétaires. La plate-forme assiste les propriétaires et les administrations dans la planification budgétaire, la communication des messages, les devis et les assemblées. Elle facilite ainsi les processus jusqu’ici fragmentés et réduit considérablement les charges administratives. Depuis sa création en 2021, Immowise s’est étendue de la Suisse romande à la Suisse alémanique. Avec des solutions pratiques et une focalisation claire sur le marché immobilier suisse, Immowise offre un gain d’efficacité et de transparence aux communautés de propriétaires. L’entreprise montre comment les outils numériques peuvent révolutionner les tâches administratives classiques.

  • L’IA comme facteur de compétitivité dans le secteur immobilier

    L’IA comme facteur de compétitivité dans le secteur immobilier

    Pourquoi la percée est possible maintenant
    Les analyses de marché actuelles montrent une image claire : l’IA est arrivée dans le secteur. Dans le cadre d’une analyse de marché à l’échelle du secteur, 55 solutions d’IA ont été examinées et 24 cas d’application concrètement utilisables pour le secteur de la construction et de l’immobilier en ont été déduits. L’étude a montré que la plupart des solutions se trouvent dans la phase d’utilisation et d’exploitation.

    La raison est évidente : l’exploitation génère de grandes quantités de données, les processus sont répétitifs, la pression en matière d’efficacité est élevée et les objectifs de durabilité sont ambitieux. C’est là que l’IA apporte déjà une valeur ajoutée mesurable.

    En revanche, dans la phase de planification, les solutions d’IA ne sont jusqu’à présent disponibles que de manière isolée. C’est d’autant plus surprenant que cette phase présente un grand potentiel d’utilisation de l’IA, par exemple pour des thèmes tels que la consommation d’énergie et les coûts d’exploitation.

    Trois domaines d’utilité qui peuvent faire la différence
    PLANIFICATION & DÉVELOPPEMENT
    Encore peu utilisée, mais d’une grande importance stratégique. L’IA peut optimiser les plans de construction et de ressources ou soutenir les processus opérationnels sur les chantiers. À une époque où l’efficacité opérationnelle est de plus en plus importante, de tels outils pourraient faire toute la différence.

    EXPLOITATION & GESTION
    Le terrain de jeu actuel de l’IA. De la gestion automatisée des installations techniques à la communication numérique avec les clients, en passant par l’optimisation des processus de nettoyage et de gestion des déchets. Les contrôles des contrats et la gestion des données sont également de plus en plus assistés par l’IA. Cela permet dès aujourd’hui d’obtenir une poussée de productivité mesurable.

    PORTEFEUILLE, INVESTISSEMENT & GESTION STRATÉGIQUE
    Pour les propriétaires, les investisseurs et les gestionnaires de portefeuille, la valeur ajoutée se situe davantage au niveau du pilotage et de l’analyse : les modèles d’évaluation basés sur des données, les analyses de portefeuille ou la mise en évidence des potentiels d’économie de CO2 permettent de prendre des décisions fondées et donc d’optimiser le pilotage stratégique des portefeuilles immobiliers.

    Ce dont les projets d’IA réussis ont vraiment besoin
    L’intelligence artificielle ne s’improvise pas. Trois facteurs déterminent le succès ou l’échec :

    • Base de données & gouvernance : sans données propres et structurées, les outils d’IA restent inefficaces. Les entreprises doivent analyser la qualité de leurs données, leurs processus et leur infrastructure informatique et les optimiser si nécessaire.
    • Ancrage stratégique : ce n’est pas la technologie qui doit pousser à l’utilisation de l’IA, mais un objectif stratégique clair comme l’augmentation de l’efficacité, la réduction des coûts, la durabilité ou l’optimisation du portefeuille.
    • Attentes réalistes & stratégie d’introduction adaptée : de nombreuses solutions identifiées en sont encore au stade pilote. Une approche progressive, par exemple via des plateformes low-code ou des outils éprouvés, peut aider à acquérir une première expérience et à passer ensuite à l’échelle.

    Conclusion : façonner l’avenir plutôt que d’attendre
    L’intelligence artificielle ouvre de nombreuses opportunités au secteur immobilier : elle peut rendre les processus plus efficaces et les décisions plus fondées, réduire les coûts d’exploitation, promouvoir la durabilité et gérer les portefeuilles de manière stratégique. Pour les organisations qui investissent aujourd’hui délibérément et stratégiquement dans l’IA, elle devient un facteur de différenciation, à travers toutes les phases du cycle de vie de l’immobilier. Mais la clé ne réside pas dans la technologie, mais dans une vision claire, une base de données solide et une mise en œuvre appropriée.

  • L’agenda numérique relie les événements dans la vallée de la Limmat

    L’agenda numérique relie les événements dans la vallée de la Limmat

    La société Limmatstadt AG a lancé, en collaboration avec les communes et les associations économiques de la vallée de la Limmat, un agenda numérique commun des manifestations. Les manifestations économiques, culturelles, sportives, associatives et communales sont enregistrées de manière centralisée, puis diffusées automatiquement sur différents canaux et regroupées sur le site Internet de Limmatstadt. Selon un communiqué, cette initiative vise à accroître la visibilité de la région, à exploiter les synergies, à réduire les charges administratives et à renforcer et développer la vallée de la Limmat en tant qu’espace économique et lieu de vie.

    « Grâce à l’agenda numérique des événements, nous mettons en avant tout ce que la vallée de la Limmat a à offrir, tout en renforçant la coopération dans la région », explique Stephanie Kiener, directrice générale de Limmatstadt, dans le communiqué.

    L’agenda repose sur la plateforme guidle. Les organisateurs enregistrent leurs événements une seule fois de manière centralisée. Ceux-ci apparaissent ensuite dans l’agenda régional et, selon la connexion, sur les pages des communes concernées et des plateformes partenaires et médiatiques. Cette solution garantit ainsi transparence et visibilité et permet de simplifier les processus et d’utiliser efficacement les ressources sans chevauchements.

    L’agenda numérique des événements a été soutenu et financé par les communes d’Aesch, Dietikon, Geroldswil, Oetwil an der Limmat, Oberengstringen, Schlieren, Spreitenbach, Uitikon, Unterengstringen, Urdorf et Weiningen, ainsi que par les associations économiques Industrie- und Handelsverein Dietikon et Wirtschaftskammer Schlieren.

    « Grâce au nouvel agenda numérique des manifestations, la vallée de la Limmat se rapproche encore davantage – visible, connectée et forte ensemble », indique le communiqué.

  • L’IA et les capteurs transforment la production de béton

    L’IA et les capteurs transforment la production de béton

    Sika AG a conclu un partenariat commercial avec la société canadienne Giatec Scientific Inc. L’offre de Giatec en matière de technologies numériques dans le secteur de la construction doit être intégrée dans le portefeuille mondial de produits de Sika, comme l’indique la société de Zug spécialisée dans la chimie de spécialité dans un communiqué. L’objectif de cet accord commercial est de promouvoir la numérisation dans l’industrie du béton à l’échelle mondiale.

    Giatec Scientific Inc., dont le siège social est situé à Ottawa, dans la province de l’Ontario, est un fournisseur mondial de capteurs, de solutions logicielles et de systèmes d’analyse de données basés sur l’intelligence artificielle (IA). Les domaines d’application des technologies numériques dans le secteur de la construction sont en augmentation. C’est ce que montrent les chiffres de la société mondiale d’études de marché et de conseil Fortune Business Insights, selon le communiqué. Selon ces chiffres, le marché mondial de l’IA dans le secteur de la construction devrait passer de 4,7 milliards de francs en 2026 à 27,5 milliards de francs en 2034. Cela correspond à un taux de croissance moyen de 24,8 % par an.

    Sika et Giatec souhaitent unir leurs forces afin de fournir à leurs clients des données de haute qualité sur le béton en temps réel, selon le communiqué. « En combinant les technologies les plus avancées, nous ouvrons à nos clients du monde entier de nouvelles possibilités en termes d’efficacité, de qualité et de durabilité. Dans le même temps, nous renforçons notre capacité à créer une valeur ajoutée supplémentaire grâce à des innovations numériques », déclare Ivo Schädler, responsable du secteur Construction et membre de la direction du groupe.

    Un contrôle qualité assisté par IA et une optimisation des formulations de béton offriraient à l’industrie de la construction la possibilité d’optimiser avec précision la quantité de ciment et d’agrégats utilisés. Cela permettrait d’augmenter l’efficacité, de réduire les coûts et de diminuer les émissions de CO2 tout en améliorant les performances sur les chantiers.

  • Un opérateur télécom renforce l’infrastructure numérique régionale

    Un opérateur télécom renforce l’infrastructure numérique régionale

    Depuis le 23 février, la société Datapark AG, dont le siège se trouve à Wil, appartient à EKT Holding AG, dont le siège se trouve à Arbon. Le fournisseur d’énergie thurgovien examine également la fusion avec EKT et l’intégration de Datapark dans son secteur d’activité Digital Services. Les onze emplois à Wil seront maintenus.

    En tant que fournisseur d’accès Internet, Datapark dispose de sa propre dorsale qui fait partie de l’Internet en Suisse orientale. Elle propose des services aux câblo-opérateurs, notamment la planification de réseaux, la connexion Internet, la mise en réseau de sites et les systèmes de gestion de la clientèle.

    Datapark a été fondée en 1997 par André Otto et reprise en 2020 par Martin Kaiser. Ce dernier règle désormais sa propre succession avec le rachat de l’entreprise par EKT Holding. « L’intégration dans le groupe EKT offre plusieurs avantages », déclare-t-il dans le communiqué. « D’une part, nous pouvons continuer à développer nos atouts en matière d’exploitation, de technologie réseau et de solutions spécialisées et, d’autre part, nous bénéficions de la forte position du groupe EKT sur le marché. Ensemble, nous créons pour nos clients une offre numérique encore plus performante et ancrée dans la région. »

    Andreas Plüer souhaite la bienvenue à Datapark au sein du groupe EKT. « Avec cette entreprise traditionnelle, nous gagnons un partenaire qui, depuis des années, fait référence en matière de technologie réseau, d’exploitation et de service à la clientèle en Suisse orientale », déclare le directeur du département Digital Services d’EKT dans le communiqué. Après le rachat, le groupe EKT emploie 200 personnes.

  • La numérisation dans le secteur immobilier : des progrès avec des vents contraires

    La numérisation dans le secteur immobilier : des progrès avec des vents contraires

    Le degré de maturité numérique du secteur a légèrement baissé en 2025. C’est ce que montre le Digital Real Estate Index 2025 : sur une échelle de 1 à 10, le degré de numérisation du secteur immobilier se situe actuellement à 4,0 points, un recul par rapport à l’année précédente (2024 : 4,6 points). Les raisons de cette situation sont multiples. Complexité croissante, qualité insuffisante des données, pression sur les coûts. Cette évolution touche presque toutes les tailles d’entreprises et tous les rôles, mais à des degrés divers.

    Le fossé numérique se creuse
    Un « digital divide » est particulièrement visible en ce qui concerne la taille des entreprises. Bien que le recul touche toutes les catégories, ce sont surtout les petites entreprises qui luttent le plus contre les efforts et le financement de la numérisation. Les moyennes et grandes entreprises peuvent partiellement maintenir leur avance.

    Rôles en mutation
    De grandes différences apparaissent entre les différents rôles. Les prestataires de services de Facility Management et les exploitants ont même pu légèrement augmenter leur maturité numérique. Il en va autrement des planificateurs, des entreprises de construction ainsi que des propriétaires et des investisseurs : Ici, la désillusion se répand en ce qui concerne la maturité numérique. En particulier, l’utilisation continue de la modélisation des informations du bâtiment (BIM) tout au long du cycle de vie reste un grand défi. Les utilisateurs et les locataires sont plus critiques que l’année précédente quant à leur maturité numérique.

    Un sentiment de stagnation plutôt qu’une ambiance de renouveau
    La perception du secteur coïncide de plus en plus avec les valeurs mesurées. L’année dernière déjà, on avait pu observer une augmentation des estimations critiques. Une tendance qui se manifeste encore plus fortement cette année. Une grande partie des personnes interrogées parlent de stagnation plutôt que de grands progrès.

    Les technologies : Utilité reconnue, utilisation limitée
    L’intelligence artificielle a trouvé sa place dans la conscience du secteur. Dans le classement des technologies numériques les plus utiles, l’Artificial Intelligence & Machine Learning occupe la troisième place. Ce n’est guère surprenant au vu de l’évolution rapide et de la présence croissante de l’IA sous la forme de Large Language Models (LLM). L’utilisation effective est toutefois à la traîne : moins d’un cinquième des personnes interrogées ont déjà recours à cette technologie. Il en va de même pour l’analyse des données. Le secteur y voit également une grande utilité et s’efforce de l’utiliser de plus en plus, mais le potentiel n’est toujours pas épuisé. Les plateformes et les portails restent en tête des technologies.

    Conclusion : maturité signifie aussi réflexion
    Le recul actuel de la maturité numérique ne marque pas un retour en arrière, mais une phase de mise en perspective. En effet, le secteur immobilier a compris que la maturité numérique ne résulte pas de l’achat d’outils, mais de leur utilité mesurable. Après une première poussée de numérisation, la désillusion suit, déclenchée par des efforts d’intégration élevés, l’absence de normes et des stratégies de données insuffisantes. Parallèlement, la compréhension de son propre degré de maturité s’est accrue.

    Le regard devient ainsi plus critique, mais aussi plus lucide. On se rend de plus en plus compte que de nombreuses initiatives numériques échouent parce qu’elles sont mises en œuvre comme des projets purement informatiques et que les facteurs organisationnels et humains ne sont pas suffisamment pris en compte. Sans une gouvernance claire, des compétences adaptées et une implication conséquente des collaborateurs, la valeur ajoutée reste limitée.

    Une attitude plus réaliste ouvre la possibilité de concevoir les étapes futures de manière plus ciblée, plus efficace et plus fructueuse à long terme. De véritables progrès sont réalisés lorsque la transformation numérique n’est plus considérée comme un projet avec une date de fin, mais qu’elle est reconnue comme une tâche de gestion durable.