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  • Le canton de Berne prévoit un grand bâtiment dans le Seeland bernois

    Le canton de Berne prévoit un grand bâtiment dans le Seeland bernois

    L’Office de la circulation routière et de la navigation a son siège principal au Schermenweg à Berne depuis des décennies. Les bâtiments qui s’y trouvent présentent des défauts statiques et sont dans un état tel qu’il est impossible de les rénover totalement sans interrompre l’activité. A cela s’ajoute un deuxième site à Ostermundigen, où le canton paie un loyer annuel de plus d’un million de francs.

    Déménager trois fois ou construire une fois
    La décision a été prise en faveur d’une nouvelle construction. Les trois sites seront supprimés et les quelque 400 collaborateurs seront regroupés en un seul lieu. Le nouveau bâtiment sur la Buechlimatt à Münchenbuchsee offre de la place pour les bureaux, les centres de contrôle et l’ensemble des activités clients sur une seule surface de terrain. Homologations de véhicules, examens de conduite, procédures administratives : tout est réuni sous un même toit, pour la première fois depuis des décennies.

    Un concours, un vainqueur, une construction en bois
    en 2021, le canton a lancé un concours de projets ouvert. Trente équipes ont présenté des projets et l’équipe de planificateurs zurichois composée de Studiomori Architektur et de KNTXT Architekten a convaincu le jury. Leur projet porte le nom programmatique « Un pour tous ». Il mise sur une construction en bois nécessitant peu d’entretien, qui s’intègre de manière organique dans la périphérie rurale du village de Münchenbuchsee. Il ne s’agit pas d’une déclaration en béton et en verre, mais d’un bâtiment qui rend visible la stratégie climatique du canton de Berne. Le bois en tant que matériau de construction réduit le bilan CO2 sur l’ensemble du cycle de vie.

    La politique décide
    En avril 2026, le gouvernement bernois a demandé le crédit d’engagement de 132,9 millions de francs au Grand Conseil. Le fait que le montant ait augmenté depuis la phase de concours de 2021, passant d’environ 104 millions de francs à l’époque à 132,9 millions, devrait soulever des questions au Parlement. Le renchérissement de la construction et les exigences accrues en matière de planification sont considérés comme les principales raisons. Si l’on compare les coûts de location et les retards d’assainissement, on obtient un résultat économique clair en faveur de la nouvelle construction.

    Emménagement au plus tôt en 2031
    Si les débats parlementaires se déroulent comme prévu, la mise à l’enquête aura lieu mi-2026 et les travaux débuteront en 2028. La mise en service est prévue entre 2030 et 2031. Pour Münchenbuchsee, cela signifie un nouveau centre de travail avec plusieurs centaines d’employés à la périphérie du village. Pour le canton de Berne, cela signifie la fin d’une longue restructuration administrative. Et pour le secteur suisse de la construction, le projet est exemplaire d’une tendance qui prendra de l’ampleur en 2026. Des bâtiments publics en bois, construits pour la prochaine génération.

  • Le bois suisse doit devenir obligatoire

    Le bois suisse doit devenir obligatoire

    Les forêts suisses produisent chaque année 10,4 millions de mètres cubes de bois, dont 5 millions seulement sont consommés. Mais au total, 10 millions de mètres cubes de bois finissent sur les chantiers suisses. Le reste provient de l’étranger, car il est nettement moins cher. Un potentiel de ressources qui reste en friche alors que la demande existe.

    Ce que demande le Conseil national
    Le conseiller national Daniel Ruch (PLR/VD), entrepreneur forestier vaudois de profession, a déposé une motion visant à modifier la loi sur les forêts. A l’avenir, du bois suisse devrait être utilisé dans les constructions subventionnées par des fonds fédéraux, sans que cela n’entraîne de coûts supplémentaires pour les maîtres d’ouvrage. Le Conseil national a accepté la motion, la balle est maintenant dans le camp du Conseil des Etats.

    Le Conseil fédéral freine
    Le conseiller fédéral Martin Pfister, qui représentait le ministre de l’environnement Albert Rösti, convalescent, lors des débats, s’est opposé à un subventionnement direct. La Confédération encourage déjà le bois durable dans ses propres constructions et installations. Il existe une base légale à cet effet depuis la révision de la loi sur les forêts de 2017. Compte tenu des finances fédérales tendues, il n’y a pas de marge de manœuvre pour de nouvelles subventions, et il faut éviter les distorsions de concurrence.

    Pas de nouveau thème, mais une nouvelle pression
    En 2021 déjà, le Conseil national avait adopté une motion similaire sur la chaîne de création de valeur complète de l’économie du bois par 151 voix contre 29, également contre la volonté du Conseil fédéral. Certains cantons comme Thurgovie et Zoug ont déjà intégré la promotion du bois dans leur législation au niveau cantonal. La pression pour agir s’accroît.

    Les enjeux
    Le bois est le seul matériau de construction entièrement renouvelable de Suisse. En l’utilisant de manière conséquente, on renforce la création de valeur régionale, on réduit les émissions dues au transport et on protège la forêt du vieillissement. Que le Conseil des Etats soutienne ou freine la motion, cela déterminera si cette logique sera enfin ancrée dans la loi.

  • De nouvelles brochures encouragent l’utilisation du bois bernois

    De nouvelles brochures encouragent l’utilisation du bois bernois

    La plate-forme cantonale de l’économie bernoise de la forêt et du bois, Lignum Holzwirtschaft Bern, a pour objectif de sensibiliser à la forêt et de promouvoir la demande de bois indigène. Afin de permettre aux autorités et aux administrations d’exploiter durablement la forêt, l’association des propriétaires forestiers bernois, l’Association des scieries bernoises, Holzbau Schweiz section Berne et Oberland bernois, l’Association des maîtres menuisiers Berne et Oberland bernois et Energie-bois canton de Berne ont publié une série de brochures sous le titre « Wald und Holz Kompass ». Ces documents pratiques ont été élaborés avec le soutien de la Wyss Academy for Nature, informe Lignum Holzwirtschaft Bern dans un communiqué.

    La série « Wald und Holz Kompass » est divisée en une brochure générale et trois brochures thématiques. La brochure générale s’intitule « Wald und Holz Kompass für Berner Regionen ». Les trois brochures thématiques traitent du bois régional dans les bâtiments publics, des structures efficaces de l’économie forestière et des incitations financières pour garantir certains services forestiers. Toutes les brochures peuvent être téléchargées sur le site lignumbern.ch/wald-holz-kompass/.

    Le mandat pour Lignum Holzwirtschaft Bern est géré par Volkswirtschaft Berner Oberland.

  • Bientôt, on vivra là où les autres se garent

    Bientôt, on vivra là où les autres se garent

    Christoph Schoop n’a pas eu à chercher bien loin. L’investisseur immobilier de Baden a regardé par la fenêtre de son bureau la zone industrielle de Dättwil et a reconnu l’évidence, d’immenses toits plats, entièrement inutilisés. Sur le toit du passage de l’usine au 208 de la Mellingerstrasse, où McDonald’s, Spar et une boulangerie assurent aujourd’hui le quotidien, huit maisons dites « Wikkel » devraient voir le jour à partir du printemps 2027.

    Un nouveau monde sur le toit
    Originaire d’Amsterdam, le concept Wikkelhouse débarque en Suisse. Il s’agit d’unités d’habitation en bois compactes, livrées par camion et prêtes à être installées avec un minimum d’efforts. Chaque unité offre 30 à 35 mètres carrés, une terrasse privée et des hauteurs de plafond allant jusqu’à 3,5 mètres. L’architecte Andreas Zehnder, qui a conçu le projet pour Baden, formule clairement la valeur ajoutée. Au lieu de rajouter un étage supplémentaire, un univers d’habitation autonome est créé sur le toit.

    Bois suisse, usine uranaise
    Les maisons ne sont pas produites sur le chantier, mais dans une usine propre à Flüelen UR, sur les rives du lac des Quatre-Cantons. La matière première est du bois suisse issu d’une exploitation forestière durable. Schoop est cofondateur et promoteur de Wikkelhouse Suisse et fait avancer le concept en tant que modèle d’économie circulaire. Une unité coûte à partir de CHF 200’000 départ usine ; le transport et le montage sont en sus.

    Bon marché, ensoleillé, connecté
    Pour Baden, les loyers devraient rester bas. Une liste d’attente existe déjà, les demandes sont venues « de tous les côtés », selon Schoop, y compris de personnes intéressées en âge AVS. Et bien que la zone industrielle ne soit pas considérée comme un quartier résidentiel, le toit convainc par son ensoleillement toute la journée et sa desserte directe par les transports publics. Le bâtiment se charge lui-même de la protection contre le bruit.

    Pilote avec potentiel de mise à l’échelle
    Le projet de Dättwil est explicitement conçu comme un projet pilote. Rien que dans la zone industrielle, Schoop voit de la place pour 50 à 70 maisons Wikkel. Actuellement, la ville de Baden examine la possibilité d’obtenir un permis de construire. Si tout se déroule comme prévu, les premiers habitants emménageront au printemps 2027. Ce qui ressemble aujourd’hui à une curiosité pourrait faire école demain.

  • De gros contrats dynamisent le secteur du bâtiment en Suisse et à l’étranger

    De gros contrats dynamisent le secteur du bâtiment en Suisse et à l’étranger

    Le prestataire de services immobiliers et de construction Implenia annonce dans un communiqué avoir remporté de nombreux contrats de construction de bâtiments en Suisse et en Allemagne. Ceux-ci représentent un volume total de 310 millions de francs et seront réalisés entre 2026 et 2028.

    À Vevey (VD), au bord du lac Léman, Implenia construit, en tant qu’entrepreneur total, 182 appartements en copropriété pour le nouveau quartier Jardins en Ville. Le projet est complété par des surfaces commerciales, un parking à deux étages ainsi qu’un espace vert central. La construction en bois certifiée PEFC/FSC doit répondre aux normes Minergie-Eco et CECB A/B. Toujours en Suisse, à Payerne (VD), Implenia réalise huit immeubles collectifs certifiés Minergie comprenant 107 appartements alimentés en énergie respectueuse du climat. Le projet a d’abord été développé par Implenia, puis vendu à des investisseurs.

    En Allemagne aussi, Implenia crée des logements durables : à Francfort, douze immeubles résidentiels à haute efficacité énergétique comprenant environ 160 logements de type « maison passive » voient le jour dans le « premier quartier climatique » de la ville. À Munich, après une phase de pré-construction réussie, l’entreprise construit, au sein d’un groupement, un immeuble collectif de 186 appartements avec des espaces commerciaux complémentaires. À Nuremberg, trois bâtiments en construction hybride bois comprenant 76 appartements locatifs ainsi que des espaces destinés à une crèche, à des activités commerciales et à un parking souterrain sont en cours de réalisation. À Iéna, un autre quartier résidentiel en construction bois est également en cours de construction. À Mannheim, Implenia construit clé en main un complexe résidentiel en construction hybride bois près du parc BUGA, comprenant au total 225 logements.

    D’autres contrats concernent la justice ainsi que l’éducation, la recherche et l’industrie pharmaceutique : Implenia construit des bâtiments d’exploitation et de production pour l’établissement pénitentiaire de Siegburg. De plus, le gros œuvre agrandi d’un bâtiment administratif en bois est en cours de réalisation pour l’université de Flensburg. En Suisse alémanique, Implenia prend en charge des travaux de maçonnerie supplémentaires, notamment le réaménagement d’un ancien site industriel ainsi que des projets pour l’industrie pharmaceutique.

  • La construction en bois comme investissement

    La construction en bois comme investissement

    Les constructions en bois et hybrides se sont imposées comme une alternative sérieuse aux constructions massives à haute performance énergétique. Des études menées par Wüest Partner et Durable pour le compte de Lignum et de l’OFEV montrent que les constructions en bois peuvent rivaliser avec les constructions massives en termes de coûts de construction et de performance, bien qu’elles soient légèrement plus chères en moyenne. Pour les investisseurs, la construction en bois devient ainsi un élément permettant d’atteindre des objectifs de durabilité sans renoncer à la solidité économique.

    Coûts, cycle de vie et profil de risque
    En comparaison des coûts, les coûts de construction des bâtiments en bois sont en médiane d’environ 10 pour cent supérieurs à ceux des bâtiments en dur. Dans le segment de prix inférieur, les valeurs se rapprochent toutefois fortement. Les normes énergétiques telles que Minergie-P influencent davantage les coûts que le choix de la structure porteuse. A court et moyen terme, les constructions en bois bénéficient d’une grande sécurité des coûts, de coûts d’exploitation et d’entretien plus faibles ainsi que d’un meilleur profil de déconstruction et de réutilisation. Sur une très longue période (80 ans), la durabilité plus élevée des constructions minérales a un effet positif sur les coûts, de sorte que les coûts du cycle de vie sont plus bas.

    Avantage écologique et Green Premium
    Les évaluations écologiques montrent que les constructions en bois réduisent les émissions de gaz à effet de serre gris d’environ 20 % en moyenne par rapport à leurs jumelles minérales, voire nettement plus pour certains éléments de construction. L’effet est particulièrement important pour les surélévations, où la construction en bois permet de réaliser des économies de CO₂ marquées par rapport aux bâtiments neufs de remplacement, tout en créant des surfaces supplémentaires. Des méta-études internationales sur les bâtiments verts certifiés indiquent en outre des primes de prix et de location ainsi que des taux de capitalisation plus bas, ce qui prouve que le marché honore la durabilité en tant que tampon de risque.

    Le temps comme moteur de rendement
    La prime verte dans la construction en bois provient surtout des avantages de processus. Un haut degré de préfabrication, des systèmes modulaires et une planification numérique réduisent considérablement le temps de construction. Pour les investisseurs, cela signifie une rentrée d’argent plus rapide et une réduction des coûts de construction et de projet grâce au facteur temps. Des modèles de calcul estiment qu’un gain de temps de six mois permet de réaliser des économies de l’ordre de 200 francs par mètre carré. Parallèlement, les risques liés aux délais, à la coordination et aux conditions météorologiques diminuent, ce qui se traduit par des budgets plus stables et des cash-flows plus prévisibles.

    Rôle stratégique dans le portefeuille
    Les investisseurs institutionnels tels que les fonds spécialisés dans le développement durable considèrent que la valeur ajoutée principale de la construction en bois et hybride réside moins dans les loyers que dans les avantages écologiques, la réduction des risques d’actifs échoués et un positionnement ESG robuste. Dans l’existant, la construction en bois marque des points en particulier dans les surélévations et la densification, où sa légèreté et sa préfabrication conduisent à des économies globales supérieures. Pour les investisseurs en quête de rendement, la construction en bois est donc particulièrement intéressante lorsque les avantages du processus, la stratégie ESG et la qualité du site sont réunis.

  • Des matériaux innovants dans la construction

    Des matériaux innovants dans la construction

    Béton léger en une seule coulée
    ICSC Beton AG a présenté des éléments préfabriqués en béton léger à base de verre expansé qu’elle a développé elle-même et qui sont nettement plus légers que le béton normal. En même temps, ils présentent de bonnes valeurs d’isolation, de résistance au gel et de protection contre l’incendie. Ce matériau permet de fabriquer des éléments préfabriqués qui accélèrent les processus de construction et augmentent la qualité sur le chantier. L’accent est mis sur les éléments en béton léger qui combinent fonction statique, lestage intégré et montage simple de modules solaires, permettant ainsi de rénover le toit et d’installer des panneaux solaires en une seule étape. Pour les spécialistes du public, il est apparu clairement comment la préfabrication, le béton léger et le photovoltaïque peuvent être combinés pour former des solutions système bien pensées. Avec moins de poids, moins d’interventions sur le toit et plus de rendement énergétique par mètre carré.

    Béton neutre pour le climat sur le chantier
    KLARK a démontré comment le béton stockant le CO₂ est déjà utilisé aujourd’hui dans la construction de bâtiments. Sans surcoût pour le chantier et avec un effet climatique testé en externe. Le béton est basé sur l’ajout de charbon végétal issu de résidus de bois, qui fixe durablement le carbone et stocke des centaines de kilogrammes de CO₂ par mètre cube dans la structure du béton. D’un point de vue technique, il se comporte en grande partie comme le béton conventionnel. Celui-ci peut être pompé ou mis en œuvre par une grue et reste entièrement recyclable. Le CO₂ stocké n’est pas libéré lors de la déconstruction. Dans le Speakers Corner, il est apparu clairement que pour les maîtres d’ouvrage et les planificateurs, cela ouvre la possibilité de contribuer de manière mesurable à des stratégies zéro net avec des méthodes de construction familières, sans devoir réinventer les processus et les rôles sur le chantier.

    Additifs climatiques pour crépi et autres
    KohlenKraft a présenté un matériau de construction positif pour le climat qui fixe durablement le CO₂ dans le bâtiment tout en offrant des avantages en termes de physique du bâtiment. La pièce maîtresse est un additif climatique à base de charbon végétal qui peut être mélangé aux matériaux de construction minéraux tels que les enduits et les revêtements, transformant ainsi les éléments de construction en réservoirs de carbone à long terme. Outre le stockage du CO₂, les systèmes visent à améliorer le climat intérieur et la régulation de l’humidité. Un argument qui a suscité un grand intérêt, notamment pour les rénovations et les aménagements intérieurs de qualité. Le message adressé aux fabricants, aux planificateurs et aux entreprises de construction est que l’effet climatique peut être intégré directement dans les produits existants, sans que la mise en œuvre et la planification détaillée ne doivent être fondamentalement modifiées.penser en béton, construire en bois
    Dans le Speakers Corner, la technologie TS3 a montré, à l’aide de projets réels, comment une logique de conception familière et une nouvelle technique de construction en bois peuvent se rejoindre. Une étape importante pour que les constructions en bois de grand volume passent du statut de projet pionnier à celui d’option établie. Grâce à un collage spécial des faces du bois lamellé-croisé, il est aujourd’hui possible de réaliser des planchers en bois de grande surface, porteurs sur deux axes, avec des trames de poteaux pouvant atteindre 8 mètres sur 8. Des structures porteuses qui ont longtemps été réservées au béton armé. Les panneaux sont reliés sur place de manière rigide à la flexion par un scellement des joints avec de la résine de coulée, de sorte que l’on obtient des plafonds plats en bois sans poutres, soutenus par des points, qui peuvent être traités dans la conception comme des plafonds plats en béton. Pour les architectes et les ingénieurs, cela offre une grande liberté en termes de plans et de réaffectations ultérieures, car les murs non porteurs peuvent être déplacés de manière flexible, tandis que le poids, la durée de construction et l’empreinte CO₂ sont nettement réduits par rapport aux plafonds en béton.

  • Trois décennies d’ingénierie sous le signe du bois et du recyclage

    Trois décennies d’ingénierie sous le signe du bois et du recyclage

    La société PIRMIN JUNG Schweiz AG fête ses 30 ans. Elle a été fondée en 1996 par Pirmin Jung, charpentier de formation, en tant que bureau d’études et d’ingénierie spécialisé dans la construction bois. Comme l’indique un communiqué publié à l’occasion de l’anniversaire de l’entreprise, cette entreprise individuelle est aujourd’hui devenue une « PME dotée d’une gestion complète des connaissances, de postes de travail modernes et d’une structure organisationnelle agile ».

    Afin de fidéliser ses collaborateurs expérimentés, de nouveaux sites ont été créés au fil du temps, « non pas dans les centres », comme le souligne l’entreprise, « mais dans des endroits bien desservis par les transports, agréables à vivre pour les collaborateurs et proches de leur domicile ». Aujourd’hui, plus de 150 personnes réparties sur sept sites en Suisse et en Allemagne s’occupent de la conception de structures porteuses, de la protection contre les incendies, de la physique du bâtiment, de la planification durable et de la construction circulaire.

    Selon les informations disponibles, les projets de PIRMIN JUNG ont souvent été « ceux qui ont marqué la construction en bois et qui sont encore aujourd’hui considérés comme des projets phares. De nouvelles solutions ont été développées, qui sont aujourd’hui considérées comme la norme dans la construction en bois ». L’entreprise cite comme exemples le parc aquatique Aquabasilea à Pratteln (BL), l’immeuble C13 de sept étages à Berlin, la tour BF1 de 60 mètres à Rotkreuz (ZG) et le centre événementiel Knies Zauberhut à Rapperswil-Jona (SG).

    Récemment, le nouveau siège social de l’entreprise à Sursee, la Haus des Holzes, s’est ajouté à la liste en tant que projet de développement et de démonstration pour la conception et la construction numériques, respectueuses du climat et recyclables, tout comme la conception du nouveau Dock A de l’aéroport de Zurich, qui sera construit à partir de 2030. Le jury du Prix SVC Zentralschweiz 2023, remporté par PIRMIN JUNG, s’est déclaré « particulièrement impressionné par le projet de construction novateur Haus des Holzes, qui incarne la vision de l’entreprise pour la construction en bois du futur ».

    Une utilisation consciente des ressources a toujours été profondément ancrée dans les valeurs de l’entreprise, selon Pirmin Jung. « La demande en matière de construction respectueuse du climat et recyclable va augmenter et nous voulons également jouer un rôle majeur dans ce domaine. »

  • La construction en bois établit un nouveau standard pour les bâtiments cantonaux

    La construction en bois établit un nouveau standard pour les bâtiments cantonaux

    L’architecte Markus Schietsch s’ est vu décerner par « Hochparterre » un prix d’architecture Hase d’argent pour sa nouvelle construction du bâtiment cantonal AVS à Unterentfelden. Le prix a été décerné le 2 décembre au Museum für Gestaltung de Zurich. Il récompense la qualité architecturale du bâtiment ainsi que la mise en œuvre cohérente d’un mode de construction durable.

    Le nouveau bâtiment, qui abrite actuellement des laboratoires et des bureaux pour 80 collaborateurs, a été inauguré le 25 octobre 2024 après deux ans et demi de travaux. Les travaux de construction avaient été planifiés et réalisés par Immobilien Aargau.

    « Cette distinction confirme la voie que nous avons choisie », a déclaré le conseiller d’État Dr Markus Dieth, cité dans un communiqué. « Le canton d’Argovie investit dans des bâtiments durables, économiques et de haute qualité, qui tiennent également compte de la construction rentable. Je félicite chaleureusement Markus Schietsch et le département immobilier d’Argovie pour ce succès »

    Selon Schietsch, cette distinction montre « qu’une planification minutieuse, une attitude architecturale claire et le courage d’utiliser des matériaux durables comme le bois sont aujourd’hui plus que jamais nécessaires ». La directrice de l’office et chimiste cantonale, le Dr Alda Breitenmoser, souligne que le nouveau bâtiment offre des « conditions de travail optimales » pour la protection des consommateurs : « L’architecture soutient nos processus de travail, crée un climat intérieur agréable et montre que l’administration moderne peut être à la fois écologique et fonctionnelle »

    Début novembre 2025, le nouveau siège de l’AVS a déjà été récompensé par le réseau bois Pro Holz Aargau pour sa construction en bois.

  • Forte présence du bois au ‘Swiss Arc Award’ 2025

    Forte présence du bois au ‘Swiss Arc Award’ 2025

    Le 30 octobre, le jury a récompensé les meilleures constructions de l’année parmi plus de 400 candidatures. Le prix, décerné au Trafo de Baden devant plus de 500 invités issus du monde de l’architecture et de la construction, souligne la diversité créative et la maturité technique de la culture de la planification en Suisse. Le Lifetime Achievement Award a été décerné à Kaschka Knapkiewicz et Axel Fickert, dont l’œuvre a marqué l’architecture locale de manière décisive pendant des décennies.

    Durabilité et fonctionnalité
    L’immeuble de bureaux Hortus à Allschwil, conçu par Herzog & de Meuron, a convaincu dans la catégorie « Travail, production et infrastructure » grâce à sa protection climatique conséquente et à l’intelligence de ses matériaux. Le nouvel hôpital universitaire pour enfants de Zurich, vainqueur dans la catégorie « Éducation et santé », a également été conçu par Herzog & de Meuron. Sa structure horizontale crée des voies ouvertes et lumineuses et une nouvelle typologie de construction hospitalière qui allie fonctionnalité et humanité.

    Le bois comme leitmotiv de la conception
    Dans le domaine de l’ »habitat », c’est l’ensemble résidentiel et commercial Guggach à Zurich, conçu par Donet Schäfer Reimer Architekten, qui a remporté le prix. Le béton optimisé pour le climat et les éléments de construction en bois montrent comment les matériaux de construction durables peuvent se combiner sur le plan constructif et esthétique. Le prix de l’architecture intérieure, décerné pour la première fois, a été attribué à Andreas Fuhrimann et Gabrielle Hächler pour la transformation sensible d’une maison mitoyenne à Gockhausen. Le bois y imprègne les surfaces, les meubles et la construction, comme élément de liaison et vecteur émotionnel de la qualité de l’espace.

    Prix du public pour un bâtiment polyvalent dans le Lavaux
    Le bâtiment polyvalent à Forel de Samir Alaoui Architectes a remporté le prix du public. L’empilement des usages industriels et résidentiels crée une unité architecturale d’une grande intelligence spatiale. La construction en bois souligne ici aussi que la construction durable et l’expressivité architecturale ne sont pas antinomiques.

    Le Swiss Arc Award 2025 confirme que le bois n’est pas seulement un matériau de construction, mais l’expression d’une nouvelle culture de la responsabilité dans la construction suisse.

  • Plus solide que l’acier, plus léger que le bois

    Plus solide que l’acier, plus léger que le bois

    L’idée repose sur une transformation ciblée de la microstructure du bois. Le point de départ reste les principaux composants naturels. La cellulose, qui assure la résistance à la traction en tant que structure de support fibreuse, et la lignine, qui maintient les fibres ensemble en tant qu’adhésif naturel. Au cours du processus de fabrication, une partie de la lignine est éliminée chimiquement, ce qui permet de comprimer la cellulose de manière dense. Il en résulte un matériau extrêmement compact, à fibres orientées, d’une densité élevée et d’un poids relativement faible.

    Les tests montrent que Superwood est environ douze fois plus solide que le bois non traité et peut même atteindre une résistance à la traction supérieure à celle de l’acier dans certaines combinaisons. Dans le même temps, le matériau reste biodégradable et est basé sur une ressource renouvelable. Un équilibre rare entre performance et durabilité.

    Applications dans la construction
    Pour le secteur de la construction, Superwood pourrait devenir un gamechanger. Sa combinaison de légèreté, de capacité de charge et d’origine écologique le rend intéressant pour les structures porteuses, les systèmes de façade ou les éléments modulaires légers. Le matériau se travaille comme le bois, mais il présente une meilleure résistance à l’humidité et à la déformation.

    Inventwood travaille sur des projets pilotes avec des partenaires constructeurs et architectes, par exemple pour des systèmes de murs préfabriqués ou des constructions hybrides bois-béton. Les chercheurs voient également un grand potentiel dans le domaine des infrastructures, par exemple pour les ponts, les toits ou les constructions transportables.

    Sur la voie de l’exploitation industrielle
    Le chemin entre le laboratoire et la production de masse a été long. L’entreprise Inventwood qui s’en est suivie en a fait un produit commercialisable. L’évolutivité du procédé, qui peut désormais être appliqué à de grands éléments en bois, a été déterminante.

    L’entreprise voit dans Superwood une alternative durable aux matériaux à fortes émissions tels que l’acier, l’aluminium ou le béton. Sa fabrication nécessite moins d’énergie et le CO₂ capturé reste stocké dans le matériau. Superwood pourrait ainsi contribuer à la décarbonisation du secteur de la construction.

    Le bois, un matériau de haute technologie
    L’industrialisation de Superwood permet de boucler la boucle entre le matériau de construction traditionnel et la science moderne des matériaux. Le bois ordinaire devient un matériau haute performance qui se redéfinit en termes de stabilité et de durabilité.

    S’il devient disponible à plus grande échelle, ce matériau pourrait transformer radicalement la construction en bois internationale, des gratte-ciel urbains aux infrastructures modulaires. L’avenir de la construction, semble-t-il, reste le bois – mais en plus intelligent.

  • La tradition rencontre l’innovation lors de la rénovation d’une façade à Davos

    La tradition rencontre l’innovation lors de la rénovation d’une façade à Davos

    L’hôtel Schatzalp à Davos, ouvert en 1900 comme sanatorium de luxe, a été doté d’une nouvelle façade avec l’aide de chercheurs en architecture de l’ETH Zurich. La construction a été réalisée à l’aide d’outils numériques. Selon un communiqué de l’ETH, la réalisation a été confiée à l’entreprise de construction en bois locale Künzli Davos AG et à la société Instructive Construction AG(Incon.ai), spécialisée dans la technologie de la réalité augmentée. Incon.ai est une spin-off de l’ETH et a son siège au Technopark de Zurich.

    Les projets de réinterprétation ont été développés par une équipe dirigée par Silke Langenberg, professeur de patrimoine constructif et de conservation des monuments à l’ETH Zurich, et par les professeurs d’architecture Fabio Gramazio et Matthias Kohler au département d’architecture de l’ETH. La mission confiée aux chercheurs en architecture était de préserver l’aspect visuel et d’intégrer les technologies numériques dans l’artisanat traditionnel et les processus opérationnels. « Nous avons réinterprété les balustrades en nous basant sur la logique de conception de l’ancien », explique Fabio Gramazio.

    Matthias Kohler y voit un « changement fondamental dans la manière de construire ». Selon lui, le modèle numérique remplace le double mètre dans les méthodes de construction classiques. Le modèle numérique créé au moyen de la réalité augmentée simplifie la planification pour les artisans et l’homme y apporte sa dextérité et son intuition. Comme le souligne Kohler, l’homme conserve un contrôle inchangé sur le processus.

    Les balustrades en bois du bâtiment étaient vieillissantes et ne répondaient plus aux normes de sécurité actuelles, explique-t-on. De plus, l’aspect typique du Schatzalp, avec ses loggias fermées sur la façade sud, avait été altéré par de nombreuses modifications.

  • Le vide statique dans la construction en bois est comblé

    Le vide statique dans la construction en bois est comblé

    Des chercheurs du Laboratoire fédéral d’essai des matériaux et de recherche(Empa), de la Haute école spécialisée bernoise et de l’École polytechniquefédérale de Zurich(EPFZ) ont mené une vaste série d’essais en collaboration avec l’Office fédéral de l’environnement(OFEV). Selon un communiqué, l’objectif de ces recherches était de combler une lacune statique dans la construction en bois. De multiples tests et modèles mathématiques devaient permettre d’acquérir des connaissances sur la charge horizontale des constructions à ossature bois.

    « Nous étudions le contreventement horizontal des bâtiments avec des murs à ossature bois qui contiennent des ouvertures de fenêtres », a déclaré Nadja Manser, chef de projet à l’Empa, citée dans le communiqué. « Ni la Suisse ni les autres pays européens ne disposent aujourd’hui d’une réglementation sur la charge horizontale que supporte un mur à ossature bois lorsqu’il contient une ouverture de fenêtre »

    Pour obtenir ces données, les chercheurs ont mené de nombreuses expériences dans la halle de construction de l’Empa avec des murs à deux étages et à un étage contenant chacun deux ouvertures de fenêtre. Pour ce faire, les poutres horizontales ont été soumises à une charge de plus de 100 kilonewtons.

    L’étape suivante consistera à créer, à partir d’un grand nombre de données obtenues, un modèle informatique facile à calculer pour les ingénieurs du bâtiment et permettant de réaliser des calculs statiques pour les constructions à ossature bois. Tout au long du projet, les chercheurs collaborent avec des partenaires de l’industrie tels que Swiss Timber Engineers, Holzbau Schweiz ou Ancotech AG. L’un des objectifs est notamment d’économiser les ancrages en acier, coûteux en main-d’œuvre, ainsi que les noyaux en béton nécessaires jusqu’à présent.

  • L’efficacité de la construction en bois grâce à la statique

    L’efficacité de la construction en bois grâce à la statique

    La construction à ossature bois marque des points en tant qu’alternative durable au béton. Un problème se pose toutefois dans la planification statique. Jusqu’à présent, les murs avec fenêtres étaient considérés comme « statistiquement invisibles », car il n’existait pas de données fiables sur leur comportement structurel. La planification, l’utilisation des matériaux et les coûts en souffraient.

    Essais à grande échelle pour une meilleure efficacité des matériaux et des coûts
    Pour combler ce manque de connaissances, l’Empa, la Haute école spécialisée bernoise et l’ETH Zurich ont lancé un projet de recherche commun, soutenu par l’OFEV et des partenaires industriels. Dans la halle de construction de l’Empa, des murs en bois sont soumis de manière ciblée à des charges horizontales extrêmes, ce qui permet d’obtenir des données précieuses sur la capacité de charge des murs avec des ouvertures de fenêtres. L’objectif est d’utiliser à l’avenir les valeurs de renforcement horizontal de tels éléments de manière fiable dans le quotidien des ingénieurs.

    Moins de béton, plus de bois
    Les résultats sont intégrés dans un nouveau modèle informatique simple. Les premiers résultats montrent que les murs avec fenêtres contribuent également de manière significative au contreventement. Cela réduit le besoin d’ancrages en acier et de noyaux en béton et diminue les matériaux, le temps et les coûts de construction en bois. Il en résulte des constructions plus économiques et plus écologiques.

    Coopération entre la recherche et l’industrie
    L’aspect pratique du nouveau modèle est au centre des préoccupations. Le modèle de recherche complexe est traduit en une solution applicable à la pratique de la planification dans le cadre d’un dialogue étroit avec des partenaires industriels. Ainsi, les planificateurs, les investisseurs et les habitants en profitent tous.

    Grâce à de nouvelles méthodes d’essai et à des modèles de calcul pour les murs de fenêtres, le projet de recherche permet à la construction en bois de faire un pas en avant, vers plus d’efficacité, de préservation des ressources et de force d’innovation.

  • Une entreprise de négoce de bois ouvre un site moderne à Obernau

    Une entreprise de négoce de bois ouvre un site moderne à Obernau

    Herzog-Elmiger AG a officiellement mis en service son nouveau site à Obernau près de Kriens. Auparavant, le commerce de matériaux en bois avait son siège depuis 65 ans à la Langsägestrasse à Kriens. La recherche d’un nouveau terrain pour l’entreprise était devenue nécessaire car la famille avait été expropriée par l’Office fédéral des routes pour le projet d’autoroute Bypass Lucerne, peut on lire dans un communiqué de presse.

    Parallèlement à la réouverture, l’entreprise familiale a également fêté son 120e anniversaire les 23 et 24 août 2025. Les frères et sœurs Melanie et Michael Herzog ont repris l’entreprise de leur père André Herzog en 2022 et la dirigent désormais en cinquième génération.

    Selon les informations fournies, la clientèle, les partenaires, le voisinage et le public ont pu découvrir, lors de visites guidées, le nouveau bâtiment en bois de 10 190 mètres carrés de l’entreprise et son magasin – de l’entrepôt de surface entièrement automatisé à l’installation photovoltaïque sur le toit, qui permet d’économiser environ 336 tonnes de CO2 par an, en passant par l’entrepôt de placage avec des bois spéciaux et la nouvelle exposition.

    Le hall de douze mètres de haut, sa structure porteuse en bois suisse et la vue sur la logistique, où jusqu’à 200 tonnes de marchandises sont déplacées chaque jour, ont particulièrement impressionné. Les espaces créés pour les collaborateurs ont également suscité un grand intérêt : une salle d’activités, une chambre de détente en bois d’arolle indigène, une terrasse avec un grand barbecue et un bar à café.

    « Avec ce nouveau bâtiment, nous avons saisi l’opportunité de développer notre entreprise de manière durable et orientée vers l’avenir », déclare Michael Herzog, cité dans le communiqué. « Ici, nous avons de la place pour l’innovation tout en gardant un lien fort avec notre tradition »

  • Géant de bois et emblème de l’ESAF 2025

    Géant de bois et emblème de l’ESAF 2025

    L’idée est née en 2021 au sein du « Säntis Innovations-Cluster Holz ». La « Vision bois Max » est devenue un projet d’envergure auquel participent plus de 220 entreprises et institutions, soutenues par un comité de patronage composé de représentants de l’économie, de la politique, du tourisme et du sport. Près de 1000 professionnels de la sylviculture, de l’industrie du bois, de la construction en bois et de la menuiserie ont collaboré, dont de nombreux apprentis qui ont fabriqué certains éléments dans le cadre de cours interentreprises. Le bois, principalement de l’épicéa et du sapin, provient de forêts suisses, dans le cadre d’une exploitation forestière régulière.

    Technique et construction
    La stabilité est assurée par des piliers et des treillis dans la coque et les pieds. L’ossature est partiellement recouverte de bardeaux de bois, tandis que les éléments des parois sont ouverts. Rien que 18 727 vis ont été utilisées. La structure porteuse se compose de 40 mètres cubes de bois lamellé-collé, complétés par des rondins provenant du Toggenburg. Le projet est conçu pour une durée de vie allant jusqu’à 25 ans.

    Financement et coopération
    Le coût total est d’environ 4 millions de francs. Grâce au large soutien de la branche, sous forme de dons de matériaux, de travail et de participation financière, le projet est assuré. Un acheteur est recherché pour la réutilisation. La valeur résiduelle s’élève à environ 1,3 million de francs, auxquels s’ajoutent les coûts de stockage et de reconstruction.

    Perspectives touristiques
    Après l’ESAF, le Muni Max pourrait être installé dans des destinations touristiques comme Elm, Braunwald ou Herisau. Il est prévu de le rendre accessible avec des escaliers, un ascenseur, des surfaces d’exposition et une plate-forme d’observation. Ainsi, il ne servira pas seulement de symbole du bois et de l’artisanat suisses, mais aussi d’aimant durable pour les visiteurs.

    Symbole de l’industrie
    Muni Max est plus qu’un simple point de mire. Il montre comment la filière bois suisse allie tradition et innovation, renforce la chaîne de création de valeur régionale et intègre de jeunes professionnels dans un projet ambitieux. Lors de l’ESAF de Mollis, il dominera visuellement le stade proprement dit, le plus grand stade temporaire du monde avec 56 500 places.

    Avec Muni Max, la filière bois suisse a créé un projet qui rayonne bien au-delà de l’événement, un signe fort de l’artisanat, de la collaboration et de la pérennité d’une matière première riche en traditions.

  • Penser circulairement, construire ensemble

    Penser circulairement, construire ensemble

    Le Circular Time Lab de la Haute école de Lucerne réunit théorie et pratique, conception et artisanat, enseignement et développement urbain. Il s’agit d’un projet interdisciplinaire du centre de compétences Typologie & planification en architecture et du cursus d’architecture de la HSLU. En collaboration avec des apprentis d’entreprises de construction en bois de la région, les étudiants développent des structures qui sont non seulement architecturalement attrayantes, mais aussi entièrement réutilisables.

    L’accent est mis sur l’apprentissage et la création en commun. Les étudiants se familiarisent avec les processus artisanaux et les possibilités techniques, tandis que les apprenants participent aux processus de conception. Le résultat est une compréhension approfondie de la construction respectueuse des ressources, qui ferme les cycles et préserve la valeur des matériaux.

    Une architecture à vivre – au cœur de Lucerne
    Les résultats de cette collaboration sont visibles depuis juin 2025 dans deux lieux centraux du canton de Lucerne, sur l’île près de la gare et sur le site Viscosi à Emmenbrücke. Là, des bâtiments en bois aérés, recouverts de tissus colorés, invitent à s’attarder, à observer et à faire une pause. Elles offrent une protection contre le soleil et la pluie tout en incitant à la réflexion.

    Les structures sont plus que de simples interventions esthétiques dans l’espace urbain. Elles sont des déclarations construites pour une culture de la construction qui prend ses responsabilités. Leur conception ouverte invite les gens au dialogue et rend la durabilité visible et tangible. L’ »été lucernois » devient ainsi un terrain d’expérimentation pour une architecture qui ne vise pas la durée, mais l’impact.

    Cycle plutôt que déconstruction
    La réutilisation est au cœur du Circular Time Lab. Les pavillons en bois ne sont pas conçus comme des constructions uniques, mais comme des structures temporaires ayant un avenir. Dès la première construction, il a été fait appel à des éléments en bois existants. Tous les assemblages sont amovibles, toutes les dimensions sont conservées. Le démontage suit à l’automne 2025, et en 2026, un nouveau pavillon avec une nouvelle fonction est construit à partir des mêmes éléments.

    Cette approche itérative permet non seulement de préserver les ressources, mais aussi d’entraîner la pensée planificatrice. En effet, la construction circulaire exige de la créativité et de la précision. Comment une vieille poutre s’intègre-t-elle dans un nouveau projet ? Comment créer de la beauté sans gaspillage ? Ces questions accompagnent les participants du Circular Time Lab tout au long du processus et renforcent leurs compétences pour la construction durable de demain.

    Faire partie d’un réseau international
    Le projet lucernois s’inscrit dans le programme de recherche européen BAUHALPS, Building Circular in the Alps. treize institutions partenaires de six pays développent ensemble de nouvelles stratégies pour la construction circulaire dans l’espace alpin. Le Circular Time Lab sert de laboratoire réel vivant. C’est un lieu d’expérimentation, d’échange et de recherche appliquée.

    La coopération ouvre aux étudiants et aux apprenants non seulement de nouvelles perspectives, mais aussi des réseaux internationaux. Ainsi, un projet local de construction en bois devient un élément constitutif du changement transnational, une impulsion qui rayonne bien au-delà de Lucerne.

    L’avenir commence à petite échelle
    Les structures en bois de l’été lucernois peuvent sembler petites à première vue. Pourtant, elles portent en elles de grandes idées, la collaboration, l’économie circulaire, l’éducation et la responsabilité. Le Circular Time Lab montre comment la construction durable peut être ancrée dans l’éducation et rendue visible dans l’espace public. Car pour réutiliser les matériaux, il faut d’abord repenser les idées.

  • La construction en bois high-tech rencontre l’artisanat

    La construction en bois high-tech rencontre l’artisanat

    Pendant des siècles, le bois a été considéré comme un matériau artisanal classique. Mais aujourd’hui, il est le vecteur d’une révolution écologique et technologique dans le secteur de la construction. L’automatisation, l’intelligence artificielle et la planification numérique transforment le secteur de la construction en bois. Le mélange de l’art éprouvé de la charpenterie et de la technologie moderne permet de réaliser des projets plus rapidement, plus économiquement et plus durablement.

    Systèmes hybrides
    La construction hybride en bois exploite de manière ciblée les avantages respectifs du bois et du béton. Elle consiste à combiner des structures porteuses en bois lamellé-collé avec des couches de béton armé. De tels planchers mixtes permettent de grandes portées, réduisent le poids et améliorent les propriétés physiques du bâtiment. La préfabrication augmente l’efficacité sur le chantier. Des exemples comme le Timber Peak à Mayence montrent le potentiel économique et urbanistique de cette technique.

    Le potentiel du bois transparent
    Des chercheurs travaillent sur un matériau qui remplace le verre, le bois transparent. En éliminant la lignine et en remplissant la structure cellulaire de résine polymère, on obtient un matériau qui laisse passer la lumière, est robuste et offre une excellente isolation thermique. Les applications vont des fenêtres aux façades lumineuses en passant par les panneaux solaires intégrés aux bâtiments. Idéal pour une architecture à haute efficacité énergétique et à haute qualité créative.

    impression 3D avec du bois
    Les filaments de bois permettent la fabrication additive de petits objets avec le toucher et l’aspect du bois véritable. Bien que cette technologie ne soit pas encore adaptée à la construction en bois, de nouveaux domaines d’activité s’ouvrent dans le domaine du design d’intérieur, de la construction de maquettes ou des éléments de construction personnalisés. L’impression grand format avec des composites de bois, combinée à la robotique et à la conception générative, est déjà en cours de développement.

    La mousse de bois, l’isolant de nouvelle génération
    La mousse de bois est un isolant entièrement biosourcé, obtenu à partir de résidus de bois. Fabriquée sans liant synthétique, elle offre de bonnes performances d’isolation, est indéformable et peut être recyclée. Les premières applications industrielles sont sur le point d’être commercialisées. La mousse de bois est une alternative prometteuse aux mousses classiques, en particulier pour les projets axés sur la durabilité.

    Réalité augmentée sur le chantier
    Les technologies de RA apportent des plans de construction numériques directement sur le chantier. Avec des tablettes ou des lunettes AR, les monteurs peuvent visualiser au millimètre près les positions des composants et les systèmes de conduites. Cela accélère les processus de montage, évite les erreurs et améliore la communication entre le bureau d’études et l’équipe d’exécution. Les premiers projets pilotes montrent des avantages évidents en termes de temps et de coûts.

    L’intelligence artificielle comme assistant de planification
    Du développement automatisé des plans d’étage à l’assurance qualité sur la surface en bois. L’IA est de plus en plus utilisée dans l’ensemble du processus de construction. Les systèmes d’optimisation des matériaux, qui minimisent les chutes et maximisent l’utilisation des matériaux résiduels, sont particulièrement intéressants. Les simulations de vieillissement et les commandes de machines à apprentissage deviennent également une réalité.

    La robotique révolutionne la fabrication
    Des bras robotisés qui fraisent, vissent et assemblent, ce n’est plus de la musique d’avenir. Les robots collaboratifs travaillent aujourd’hui côte à côte avec des ouvriers qualifiés. Ils prennent en charge des tâches lourdes ou monotones et augmentent la précision. Des projets de recherche à Zurich, Biberach ou en Autriche montrent que les robots peuvent être utilisés de manière rentable dans la construction en bois. La combinaison de l’IA, de la technologie des capteurs et de la robotique permet, en perspective, une fabrication presque autonome.

    La construction en bois devient un investissement dans l’avenir
    La construction en bois de demain est synonyme d’efficacité, de durabilité et de diversité créative. Pour les investisseurs et les développeurs de projets, elle offre des opportunités de réaliser des biens immobiliers de manière économique et sûre pour l’avenir. Surtout là où les critères ESG, le temps de construction et la qualité du site sont décisifs pour le succès commercial. La construction en bois intelligente est plus qu’une tendance, c’est un avantage stratégique pour la Suisse.

  • La Maison du bois de Sursee montre l’avenir

    La Maison du bois de Sursee montre l’avenir

    Avec six étages en bois, complétés par une utilisation diversifiée de bureaux, d’appartements et d’espaces communs, la Maison du Bois démontre de manière impressionnante le potentiel de la construction moderne en bois. L’ensemble de la construction, à l’exception du sous-sol, est en bois suisse, dont 94 % proviennent de forêts locales. Le matériau de construction repousse en seulement 80 minutes, ce qui prouve bien la viabilité écologique des ressources régionales.

    Une pensée circulaire systématiquement mise en œuvre
    Le bâtiment est conçu de manière à ce que les générations futures puissent le déconstruire et réutiliser les éléments de construction utilisés. Pour les entreprises du secteur du bois et de la construction, cette circularité est un moteur d’innovation essentiel qui rend la durabilité tangible dans la pratique et s’affirme de plus en plus comme un argument de vente face à une clientèle soucieuse du climat.

    Les méthodes numériques comme moteur de l’efficacité
    L’une des particularités du projet réside dans l’utilisation systématique de méthodes de planification numériques. Grâce à la modélisation des informations du bâtiment (Building Information Modeling), l’ensemble du bâtiment a été modélisé, planifié et mis en œuvre. Les entreprises artisanales ont travaillé directement avec des modèles numériques sur des appareils mobiles, une approche qui porte l’utilisation des matériaux, la coordination de la construction et l’efficacité à un nouveau niveau.

    La liberté réglementaire, un avantage pour l’innovation
    Avec une formation pratique, des normes de protection incendie indépendantes des matériaux et des directives SIA flexibles, la Suisse offre un environnement idéal pour le progrès dans la construction en bois. Ces conditions générales permettent aux ingénieurs de développer des solutions créatives qui, ailleurs, seraient freinées par des normes rigides.

    Un rôle de pionnier au niveau mondial en ligne de mire
    Le projet se veut une source d’inspiration pour l’avenir international de la construction en bois. Grâce à son savoir-faire, à son esprit d’innovation et à l’utilisation intelligente des outils numériques, la Suisse se positionne en tant que leader mondial. Visible également dans le plus grand projet en cours, le Dock A prévu à l’aéroport de Zurich, pour lequel l’entreprise Pirmin Jung Suisse participe de manière déterminante à la planification basée sur le bois.

  • Construire en bois en économisant les ressources

    Construire en bois en économisant les ressources

    La fabrication manuelle de bardeaux de bois dans l’espace alpin a inspiré des chercheurs de l’Empa et de l’ETH Zurich pour une approche novatrice. Ils ont mis au point un procédé permettant de transformer des baguettes de bois fendues en panneaux de matériau. Contrairement au traitement traditionnel, il est possible d’utiliser du bois de feuillus de faible qualité. L’objectif est de produire des panneaux dont les propriétés mécaniques sont proches de celles du bois massif.

    Efficacité énergétique et matérielle grâce au traitement sans copeaux
    Dans la production traditionnelle de bardeaux, les billes de bois sont fendues le long de la fibre. Un procédé qui nécessite un minimum d’énergie et pratiquement aucun déchet. Ce principe est désormais appliqué aux applications industrielles. Grâce à un processus de fendage en deux étapes et à un dispositif nouvellement développé avec une tête de fendage à plusieurs lames, plusieurs bûches peuvent être produites simultanément, y compris à partir d’essences de feuillus qui étaient jusqu’à présent principalement brûlées.

    Intelligence artificielle pour le tri du bois
    Un élément central du nouveau procédé est l’utilisation de l’intelligence artificielle pour évaluer les barres de bois. Une caméra linéaire capture des images haute résolution de chaque barreau, qui sont analysées par un réseau neuronal. Cela permet de déterminer des propriétés importantes telles que la rigidité, indépendamment de l’essence, de la forme ou de la taille du bois. Cette sélection basée sur les données devrait permettre à l’avenir une disposition ciblée des barres afin d’optimiser encore les propriétés mécaniques des panneaux.

    Panneaux pour éléments porteurs avec potentiel
    Même sans tri, les premiers démonstrateurs montrent une grande efficacité des ressources et de bonnes propriétés mécaniques. Les chercheurs voient dans ce procédé un grand potentiel pour les éléments porteurs dans la construction. Les défis actuels concernent le collage, la mise à l’échelle et la prédictibilité des propriétés des matériaux. Néanmoins, le procédé offre des perspectives prometteuses pour l’utilisation du bois dans un secteur de la construction en pleine mutation.

    La recherche est regroupée de manière stratégique
    Le projet s’inscrit dans le cadre de l’initiative « Mainstreaming Wood Construction », qui promeut une utilisation accrue du bois dans la construction. Dans le cadre de cette initiative, un nouveau centre de recherche est prévu. Le « Center for Wood Materials and Structures » doit regrouper les compétences de l’Empa et de l’ETH Zurich et donner de nouvelles impulsions à la transformation du bois tout au long de la chaîne de création de valeur.

  • 75 ans de durabilité suisse

    75 ans de durabilité suisse

    L’événement est organisé en étroite collaboration avec Strüby Unternehmungen, qui est le principal sponsor de l’événement. L’accent sera mis sur le développement durable en Suisse, un domaine dans lequel les entreprises Strüby excellent puisqu’elles travaillent avec du bois suisse, l’un des matériaux de construction les plus durables qui soient. FIABCI-SUISSE et les entreprises Strüby sont très heureuses de fêter ensemble leurs 75 ans d’existence respectifs !

    L’association FIABCI-SUISSE agit en tant que plaque tournante et prestataire de services d’information pour le secteur immobilier suisse dans des domaines essentiellement internationaux. FIABCI-SUISSE est une organisation faîtière pour toutes les organisations suisses ayant un lien avec l’immobilier international. L’association internationale n’est pas liée à un thème particulier et est économiquement indépendante

    En tant que prestataire de services global spécialisé dans le bois, les entreprises Strüby réunissent sous un même toit le développement, la planification et la construction en bois. Il s’agit là d’une condition importante pour réaliser des constructions à plusieurs étages et des projets de grande envergure de manière efficace et précise. L’entreprise Strüby est le leader suisse des prestations globales axées sur le bois suisse.

    PROGRAMME DE LA JOURNÉE

    10:15 heures Rendez-vous devant le KKL à Lucerne et accueil par FIABCI-SUISSE
    Transfert en bus vers Zoug avec remise de « Strüby’s kleine Zwischenverpflegung »
    11:00 heuresArrivée à Zoug
    Visite de Zephyr V-Zug et du centre pour personnes âgées Herti
    11:30 heures Transfert en bus vers Seewen SZ au siège de Strüby Unternehmungen
    12:00 heures Déjeuner dans les locaux du centre d’affaires Urmiberg (GZU)
    13:30 heuresVisite guidée du centre d’affaires Urmiberg (GZU), une construction de Strüby
    14:00 heures Conférence spécialisée :
    Les entreprises Strüby – Pius Kneubühler
    L’architecture moderne des constructions en bois – Didier Pichonnaz
    Input bois avec un regard sur NetZero – Andreas Binkert
    Panel, questions et réponses – Tous
    15:00 heuresTransfert en bus vers Root LU
    15:30 heuresVisite guidée du centre de production de Strüby Holzbau AG à Root LU
    16:00 heuresApéritif
    16:30 heuresRetour en bus à Lucerne

    Pour plus d’informations : www.fiabci.ch

  • Haus der Zukunft s’assure de nouveaux locataires à Winterthur

    Haus der Zukunft s’assure de nouveaux locataires à Winterthur

    Le projet Green Spin veut changer durablement le monde du travail. Pour ce faire, la maison du futur sera construite à Winterthur avec 100 pour cent de durabilité et 100 pour cent de qualité de travail, peut-on lire sur le site Internet de Green Spin. Avec la fondation des écoles de langues du canton de Zurich, le projet a trouvé son deuxième locataire, informe Green Spin dans un communiqué.

    « Green Spin offre le cadre parfait pour des approches éducatives innovantes », déclare Peter Felix de Felix Partner Architektur Design, qui a initié et développé le projet. « Avec la fondation des écoles de langues du canton de Zurich, nous gagnons un locataire supplémentaire qui complète idéalement notre concept d’ouverture, de mise en réseau et de développement tourné vers l’avenir » Actuellement, la fondation est active sur quatre sites à Zurich, Winterthur, Fahrweid dans la vallée de la Limmat et Stäfa.

    Green Spin a obtenu son permis de construire l’année dernière et la construction devrait débuter cette année. L’emménagement devrait avoir lieu en 2027. Outre la fondation, le fournisseur de sports de loisirs Padelta a déjà réservé des locaux dans Green Spin.

    Le Green Spin doit offrir un environnement idéal aux jeunes entreprises et aux entreprises établies. Le bâtiment est conçu comme une construction modulaire en bois et disposera d’une façade photovoltaïque et de l’énergie éolienne pour son propre approvisionnement en énergie. Outre des espaces de travail lumineux, le projet prévoit des lieux de rencontre tels qu’un jardin sur le toit, une forêt de cour et des allées de marché.

  • Journée portes ouvertes dans une entreprise de construction en bois à Uetendorf

    Journée portes ouvertes dans une entreprise de construction en bois à Uetendorf

    Selon un communiqué,Holzbau Graber invite à une journée portes ouvertes le samedi 15 mars 2025 dans son nouveau bâtiment à la Gewerbestrasse 7 à Uetendorf. De 10 à 16 heures, la population aura l’occasion de visiter le nouveau siège de l’entreprise. Les visiteurs pourront s’informer sur toutes les facettes de l’entreprise de construction en bois. La gamme de services de Graber Holzbau GmbH comprend la charpenterie, la couverture, la technologie solaire et l’aménagement intérieur. L’accent est mis sur la construction de maisons en bois.

    L’entreprise dirigée par son propriétaire emploie 20 personnes. Sur le nouveau site, la PME souhaite poursuivre sa croissance et créer des emplois supplémentaires. Selon le communiqué, les anciens sites de Heimberg BE et Horrenbach BE étaient devenus trop petits.

    Grâce au déménagement à Uetendorf, les travaux et les processus se trouvent sur le même site. Selon le propriétaire et directeur Johann Graber, ce regroupement permet une nouvelle croissance. Le hall de production offre suffisamment d’espace pour un travail efficace et les trajets pour les fournisseurs sont plus courts. De nombreuses avancées organisationnelles plaident également en faveur d’un site central.

    La journée portes ouvertes sera l’occasion de discussions professionnelles et de rencontres conviviales. Une visite guidée de l’entreprise et un concert du musicien Roberto Brigante sont également prévus.

  • Les Grisons soutiennent l’innovation numérique dans la construction en bois

    Les Grisons soutiennent l’innovation numérique dans la construction en bois

    Le canton des Grisons encourage la transformation numérique du processus de construction dans le domaine de la construction en bois par éléments. Concrètement, le gouvernement cantonal met à disposition jusqu’à 666’131 francs pour le projet SmartFlow System de QUADRIN AG. Le système de construction en bois QUADRIN, qui appartient à Uffer à Surses, permet de réaliser des constructions en bois adaptées aux souhaits individuels à partir d’éléments modulaires.

    Uffer veut numériser QUADRIN afin de « répondre à la demande croissante de constructions temporaires de plus en plus volumineuses », explique le gouvernement cantonal dans un communiqué relatif à sa décision de subvention. Les coûts d’investissement pour SmartFlow System dans son ensemble y sont chiffrés à environ 1,61 million de francs.

    Dans le projet SmartFlow System, Uffer veut relier entre eux les éléments numérisés déjà existants de son système modulaire, comme la planification des composants et le pilotage des machines de production, et les compléter par d’autres éléments numériques. Pour cela, l’entreprise prévoit d’introduire des outils numériques pour le contrôle des processus, l’assurance qualité et l’amélioration de l’efficacité. Pour minimiser les erreurs dans le processus de construction, il est également prévu d’utiliser la réalité mixte, qui combine la perception naturelle et artificielle.

    Selon le gouvernement du canton des Grisons, le projet « apporte une approche innovante et durable au secteur de la construction », qui pourrait servir de modèle pour les développements futurs des processus et motiver d’autres membres du secteur à « lancer des initiatives similaires ». Les fonds alloués à QUADRIN AG le sont en vertu de la loi sur la promotion de la transformation numérique dans les Grisons.

  • Vers l’avenir avec le bois et l’argile

    Vers l’avenir avec le bois et l’argile

    Le bois et l’argile, deux matériaux de construction éprouvés, sont au cœur du projet « Think Earth – Construction régénérative ». Sous la direction de l’ETH Zurich et en collaboration avec l’Empa ainsi que d’autres universités et partenaires industriels, des techniques de construction modernes sont développées pour réduire l’impact environnemental dans le secteur du bâtiment. Alors que le bois assure la capacité portante et la rigidité, l’argile apporte une masse supplémentaire qui contribue à la régulation thermique, à la sécurité incendie et à l’amortissement des vibrations.

    Des assemblages en bois réutilisables renforcent l’économie circulaire
    Pour utiliser le bois de manière durable, il faut augmenter sa capacité de réutilisation. Actuellement, elle n’est que de 10 %. Le projet vise à augmenter cette valeur à 90 pour cent en développant des assemblages en bois efficaces et flexibles. Des chercheurs de l’Empa et de l’ETH Zurich travaillent sur des méthodes permettant de démonter facilement les structures porteuses en bois et développent des outils numériques qui favorisent la réutilisation des éléments de construction en bois.

    Constructions en argile sans fissures grâce à des additifs verts
    L’argile est disponible en quantité quasi illimitée et présente un excellent bilan CO₂. Cependant, un problème fréquent est son retrait lors du séchage, ce qui provoque des fissures. Des chercheurs de l’Empa et de l’ETH Zurich étudient des additifs biosourcés et biodégradables qui empêchent le retrait sans compromettre la recyclabilité. Ces additifs innovants sont testés à grande échelle en collaboration avec BASF Schweiz AG et Eberhard Bau AG afin de permettre l’utilisation de l’argile dans la construction de bâtiments.

  • La construction en bois, clé de la réduction des émissions de CO2 dans le secteur du bâtiment

    La construction en bois, clé de la réduction des émissions de CO2 dans le secteur du bâtiment

    Le projet de recherche européen TIMBERHAUS a été lancé début novembre à Copenhague, informe l’Empa dans un communiqué. Il est l’un des 19 partenaires issus de dix pays au total qui participent à ce projet financé par l’UE et le Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation pour promouvoir la construction en bois en Europe. En l’espace de quatre ans, il s’agit de développer des technologies et des constructions innovantes en bois qui permettront de réduire considérablement les émissions de CO2 dans le secteur de la construction.

    Le secteur de la construction produit 40% des émissions de CO2 dans le monde, écrit l’Empa. L’utilisation du bois pourrait y remédier. Actuellement, les ressources forestières européennes, composées pour moitié de feuillus, ne sont utilisées que de manière « très inefficace » et limitées à quelques espèces de conifères pour la construction, explique le coordinateur du projet Anders Kjellow de l’Institut technologique danois. « Avec TIMBERHAUS, nous essayons de relever ce défi afin d’augmenter l’utilisation durable du bois dans la construction »

    L’Empa contribue au projet avec des prototypes innovants créés à l’aide d’outils numériques tels que l’apprentissage automatique et l’intelligence artificielle. « Les prototypes serviront d’exemples pratiques de la manière dont nous pouvons utiliser efficacement un plus large éventail de ressources en bois », a déclaré Mark Schubert, chercheur à l’Empa, cité dans le communiqué. « Notre objectif est de fournir au secteur de la construction des produits réalisables et performants qui répondent aux normes de construction actuelles tout en promouvant les principes de l’économie circulaire et en soutenant les objectifs climatiques européens »

  • Lancement du projet de recherche européen TIMBERHAUS pour la promotion de la construction en bois

    Lancement du projet de recherche européen TIMBERHAUS pour la promotion de la construction en bois

    Le projet de recherche européen TIMBERHAUS a été lancé début novembre à Copenhague, informe l’Empa dans un communiqué. Il est l’un des 19 partenaires issus de dix pays au total qui participent à ce projet financé par l’UE et le Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation pour promouvoir la construction en bois en Europe. En l’espace de quatre ans, il s’agit de développer des technologies et des constructions innovantes en bois qui permettront de réduire considérablement les émissions de CO2 dans le secteur de la construction.

    Le secteur de la construction produit 40% des émissions de CO2 dans le monde, écrit l’Empa. L’utilisation du bois pourrait y remédier. Actuellement, les ressources forestières européennes, composées pour moitié de feuillus, ne sont utilisées que de manière « très inefficace » et limitées à quelques espèces de conifères pour la construction, explique le coordinateur du projet Anders Kjellow de l’Institut technologique danois. « Avec TIMBERHAUS, nous essayons de relever ce défi afin d’augmenter l’utilisation durable du bois dans la construction »

    L’Empa contribue au projet avec des prototypes innovants créés à l’aide d’outils numériques tels que l’apprentissage automatique et l’intelligence artificielle. « Les prototypes serviront d’exemples pratiques de la manière dont nous pouvons utiliser efficacement un plus large éventail de ressources en bois », a déclaré Mark Schubert, chercheur à l’Empa, cité dans le communiqué. « Notre objectif est de fournir au secteur de la construction des produits réalisables et performants qui répondent aux normes de construction actuelles tout en promouvant les principes de l’économie circulaire et en soutenant les objectifs climatiques européens »

  • Une école maternelle double qui fait référence

    Une école maternelle double qui fait référence

    Le concept de la nouvelle école maternelle est impressionnant. Outre une cuisine et une salle de thérapie, l’étage de base abrite toutes les surfaces nécessaires pour les installations techniques, le stockage, le nettoyage et les appareils extérieurs. Grâce à sa construction en retrait, l’étage de base apparaît discrètement et crée des surfaces extérieures utilisables de manière variée et protégées des intempéries. L’accès sans obstacle est assuré par un nouveau chemin partant de l’entrée principale sur Charlottenweg.

    Sur ce socle massif s’élève l’étage de l’école maternelle, qui se divise en trois « maisons » avec des toits en pavillon. Chacune de ces « maisons » sert à des usages spécifiques et offre aux enfants des salles principales et des salles de groupe individuelles. La conception architecturale avec les toits en pavillon, qui sont également visibles à l’intérieur, crée une atmosphère particulière qui, grâce à la combinaison du sol et du « ciel de plafond » comme délimitation supplémentaire de l’espace, permet une expérience spatiale à plusieurs niveaux. Une galerie dans les pièces principales complète l’espace et offre aux enfants des lieux de retrait et d’observation.

    Le nouveau bâtiment coûtera près de 3 millions de francs suisses, le bâtiment lui-même coûtant environ 2,2 millions de francs suisses. Des coûts supplémentaires sont à prévoir pour le mobilier, l’aménagement des alentours, le raccordement au chauffage urbain et les dépenses imprévues.

    Un projet qui voit loin
    Les bureaux d’architectes Berger Hammann Architekten AG et BRH-Architekten AG ont convaincu le jury avec leur projet. La construction en bois et la répartition bien pensée des espaces ont été déterminantes pour la décision. Le projet, qui rappelle un « ensemble de cabanes forestières », s’intègre parfaitement dans l’environnement naturel de Charlottenfels.

    L’achèvement du nouveau jardin d’enfants double est prévu pour la fin de l’été 2025.

    Neuhausen investit dans l’avenir
    La population de Neuhausen ne cesse de croître grâce à la construction de nouveaux complexes résidentiels. Outre le double jardin d’enfants de Charlottenfels qui ouvrira à l’automne 2025, d’autres extensions de salles de classe sont prévues.

    Ces investissements dans l’éducation et l’infrastructure sont des signaux clairs pour l’avenir de Neuhausen. La commune mise sur une croissance qualitative et durable pour répondre aux exigences d’un développement démographique dynamique.

  • Des procédures sur mesure pour soutenir la rénovation d’un pont à Coire

    Des procédures sur mesure pour soutenir la rénovation d’un pont à Coire

    Le consortium AS Chur Süd, composé de METTLER PRADER AG et Cellere Bau AG, a confié à STRABAG le remplacement des poutres de rive du pont dans le cadre de la rénovation du passage souterrain Sommerau à Coire. Le département Construction bois de l’entreprise de construction de Schlierem devait développer un procédé sur mesure pour le coffrage, explique STRABAG dans un communiqué correspondant. « Grâce à notre expérience, nous avons trouvé la solution adéquate », y est cité Dominic Graf, chef de chantier construction bois chez STRABAG AG.

    Concrètement, les travaux ont été compliqués par le manque de place, qui ne permettait pas, entre autres, d’utiliser une ossature traditionnelle pour le coffrage. L’équipe de construction en bois de STRABAG a résolu ce problème en renforçant les panneaux de peau coffrante avec des aciers plats. Des tuyaux d’incendie ont été insérés dans les espaces intermédiaires. Les tuyaux remplis d’air comprimé maintiennent les panneaux en position stable pendant le bétonnage.

    Les premiers bords du pont ont entre-temps été achevés à l’entière satisfaction des maîtres d’œuvre sur place, indique le communiqué. Les autres étapes de la construction sont actuellement mises en œuvre comme prévu à l’aide de cette solution qui, selon STRABAG, est techniquement exigeante mais parfaitement adaptée à l’occasion.

  • Un projet de logement respectueux du climat à Burgdorf pose de nouveaux jalons

    Un projet de logement respectueux du climat à Burgdorf pose de nouveaux jalons

    Le projet de construction de logements Fischermätteli à Berthoud a obtenu la certification de site Minergie. Selon un communiqué de StrübyUnternehmungen, responsable de la réalisation , c’est la première fois qu’un site entier est certifié conforme aux exigences de la norme de construction suisse. Le projet de construction de dix immeubles d’habitation, qui sera achevé à l’automne 2023 après trois ans et demi, atteint « un nouveau niveau » dans la construction de logements durables, a déclaré Strüby.

    Selon les informations fournies, le site se distingue par l’utilisation de 6 600 mètres cubes de bois suisse renouvelable, ainsi que par sa très faible consommation d’énergie et une autosuffisance maximale en énergies renouvelables. Les émissions de gaz à effet de serre lors de la construction et de l’exploitation ont été minimisées. En outre, les bâtiments présentent une protection thermique supérieure à la moyenne ainsi qu’un renouvellement d’air contrôlé. L’aménagement de l’espace extérieur augmente la résilience climatique et la qualité du séjour, par exemple par des plantations et des ombrages appropriés. Un concept de mobilité respectueux de l’environnement fait également partie du concept global.

    Le fait que le concept global respectueux du climat soit bien accueilli s’est déjà manifesté pendant l’achèvement du quartier : « La demande a été si réjouissante que tous les appartements ont pu être vendus avant la fin de la construction », selon Didier Pichonnaz, responsable de l’architecture chez Strüby Unternehmungen.

    Depuis 2023, de nouvelles règles s’appliquent à la certification. Contrairement à ce qui était le cas jusqu’à présent, ce n’est pas seulement un bâtiment individuel qui peut être certifié, mais aussi un site entier.