Catégorie : Business

  • Les entreprises suisses commencent l’année avec plus d’optimisme

    Les entreprises suisses commencent l’année avec plus d’optimisme

    L’indicateur KOF de la marche des affaires a augmenté en janvier pour le deuxième mois consécutif et signale une situation de départ nettement plus favorable qu’il y a un an. La situation des affaires s’est nettement améliorée, en particulier dans l’industrie manufacturière, ce qui indique une reprise de la demande et de l’utilisation des capacités.

    les services financiers et d’assurance, le commerce de gros, l’hôtellerie-restauration et la construction enregistrent également des indicateurs de la marche des affaires en hausse, tandis que le commerce de détail connaît au moins une légère progression. Dans les autres services, la situation reste largement stable, seul le secteur de la conception de projets signale un léger ralentissement. Dans l’ensemble, on constate donc une amélioration largement étayée dans toute l’économie suisse.

    l’industrie en tant qu’ancre du moral
    L’optimisme prévaut dans de nombreuses branches en ce qui concerne les six prochains mois. L’industrie manufacturière, en particulier, s’attend à une nouvelle amélioration de l’activité et confirme ainsi son rôle d’ancre du moral en début d’année.

    en outre, les attentes se sont éclaircies dans le commerce de détail, la construction, les services financiers et d’assurance ainsi que dans le domaine des projets. En revanche, l’hôtellerie-restauration, le commerce de gros et les autres services se montrent un peu plus réservés quant aux mois à venir, tout en restant majoritairement dans un cadre d’attentes modérément positives.

    plus de recrutements
    De nombreuses entreprises prévoient d’embaucher du personnel supplémentaire. C’est particulièrement visible dans l’hôtellerie-restauration, qui souhaite étoffer ses effectifs, mais qui a de plus en plus de mal à trouver des collaborateurs adéquats.

    les secteurs de la construction et de l’étude de projets sont ceux qui font le plus souvent état d’une pénurie de main-d’œuvre qualifiée, ce qui met davantage l’accent sur les goulets d’étranglement existants. Pour les cadres et les responsables RH, cela signifie que la concurrence pour la main-d’œuvre qualifiée continue de s’intensifier dans plusieurs secteurs clés.

    une dynamique modérée sans nouveaux signaux inflationnistes
    Malgré l’embellie conjoncturelle, les attentes salariales restent stables. Comme lors de l’enquête d’octobre, les entreprises tablent en moyenne sur une hausse des salaires bruts de 1,3% pour les douze prochains mois, avec des augmentations supérieures à la moyenne dans l’hôtellerie-restauration, les projets et la construction.

    les entreprises ne s’attendent pas non plus à un renversement de tendance pour les prix à la consommation. Le taux d’inflation attendu est désormais de 0,9%, ce qui correspond pratiquement au niveau de l’enquête d’octobre (1,0%). Pour la politique monétaire et salariale, il en résulte une image d’évolution modérée et bien ancrée des prix et des salaires.

    large base dans l’économie réelle
    L’enquête s’appuie sur quelque 4500 entreprises des secteurs de l’industrie manufacturière, de la construction et des services centraux, ce qui correspond à un taux de réponse d’environ 56%.

    pour les cadres, l’indicateur KOF de la marche des affaires fournit ainsi une image robuste du climat. L’économie privée suisse aborde l’année 2026 avec une large assise, une confiance prudente et sans dynamique inflationniste apparente, tout en subissant une pression croissante sur le marché du travail dans les secteurs importants de la construction et des services.

  • Lucerne investit 300 millions dans son site

    Lucerne investit 300 millions dans son site

    Le point de départ du projet est la crainte de voir disparaître l’avantage dont bénéficiait jusqu’à présent la place économique suisse, à savoir un faible taux d’imposition des bénéfices des entreprises, en raison de l’imposition minimale de l’OCDE. Les groupes internationaux devront à l’avenir payer plus d’impôts, ce qui risque d’entraîner la délocalisation des meilleurs contribuables et des emplois. Le paquet adopté doit atténuer ces effets et maintenir l’attractivité du site de Lucerne par d’autres leviers.

    Le Grand Conseil a adapté à cet effet la loi sur la promotion économique et la politique régionale. Un volume annuel de mesures d’environ 300 millions de francs en faveur de la promotion économique est désormais ancré dans la loi. Le canton crée ainsi un cadre planifiable permettant de financer de manière ciblée des projets stratégiques et des améliorations structurelles.

    Innovation, fiscalité, surfaces, administration
    Les mesures en faveur de l’économie se concentrent sur plusieurs axes. La promotion de l’innovation est au centre de ces mesures. Autrement dit, le soutien aux entreprises, aux projets et aux structures qui augmentent la création de valeur et la viabilité. Cela est complété par une amélioration de la charge fiscale dans d’autres domaines, afin de compenser partiellement la perte de l’avantage de l’impôt sur le bénéfice.

    L’accent est également mis sur la viabilisation et la disponibilité de surfaces économiques et résidentielles. Lucerne veut s’assurer qu’il y a suffisamment de surfaces appropriées pour les entreprises, les services et les logements. Une administration « orientée client » est tout aussi importante. Les processus doivent être plus rapides, plus transparents et plus proches de l’économie, afin que les investissements ne soient pas bloqués par des obstacles bureaucratiques. Pour la population, des mesures supplémentaires visent à alléger la charge fiscale, à mieux concilier vie professionnelle et vie familiale ainsi qu’à favoriser la culture et la numérisation.

    Nouvelles règles pour les petits commerces et les boutiques de chargement
    Des adaptations dans le commerce de détail font également partie du projet. Les magasins en libre-service sans personnel de vente d’une surface maximale de 30 mètres carrés pourront à l’avenir ouvrir tous les jours de 5 à 22 heures. Une limitation aux magasins à la ferme a été rejetée de justesse. La réglementation s’applique ainsi plus largement et facilite les nouveaux concepts de magasins automatisés.

    En outre, les boutiques des stations de recharge rapide sont en partie assimilées aux boutiques des stations-service. Ceux qui exploitent au moins quatre stations de recharge de 150 kilowatts chacune et une puissance de recharge totale simultanée d’au moins 300 kilowatts peuvent profiter d’horaires d’ouverture étendus. Le canton soutient ainsi le développement de l’e-mobilité et associe l’infrastructure de recharge à des offres de service sur place.

    Débat politique programmé
    Le projet est politiquement controversé. L’UDC et le PS ont annoncé un référendum. Aussi bien en raison de l’orientation fondamentale du paquet que de l’extension des heures d’ouverture des magasins et de la politique d’implantation en faveur des grandes entreprises. L’orientation de la stratégie d’implantation de Lucerne devrait ainsi être portée dans un débat public.

    Dans la pratique, cela signifie que les entreprises, les investisseurs et les communes recevront un signal clair indiquant que le canton est prêt à investir des moyens substantiels dans le développement du site. L’entrée en vigueur définitive du paquet de mesures et la forme qu’il prendra dépendront toutefois aussi du débat politique et d’une éventuelle votation.

  • La densification du parc immobilier résidentiel est impopulaire auprès de la population

    La densification du parc immobilier résidentiel est impopulaire auprès de la population

    Les immeubles plus hauts dans les villes pourraient atténuer la pénurie de logements, mais ils sont impopulaires auprès de la population. C’est ce qui ressort d’un sondage réalisé par le portail de comparaison Comparis. Selon ce sondage, 50 % des personnes interrogées par Comparis se sont prononcées contre la construction d’immeubles de plus de six étages. En revanche, 45 % des 1 039 adultes interrogés dans toute la Suisse en novembre 2025 y étaient favorables.

    Selon l’expert immobilier Harry Büsser de Comparis, la construction d’immeubles plus hauts dans les zones urbaines pourrait être « une voie politique vers plus d’espace habitable ». « Laissons les citadins prendre l’ascenseur plutôt que la voiture », déclare-t-il dans un communiqué sur l’étude. Celle-ci met en évidence un dilemme : la hausse des loyers touche tout le monde, mais les mesures possibles pour y remédier sont majoritairement rejetées. Ainsi, 68 % des personnes interrogées sont opposées à une densification impliquant moins d’espaces verts et des distances plus courtes. 66 % rejettent la création de nouvelles zones constructibles au détriment des terres agricoles ou des espaces verts. Seule la limitation des recours a obtenu une majorité relative : 47 % y sont favorables, 43 % y sont opposés.

    L’étude montre également que les mesures visant à créer des logements supplémentaires sont évaluées différemment selon le sexe et l’âge. Alors que 54 % des hommes sont favorables à des bâtiments plus hauts, la proportion de femmes est de 36 %. Les constructions plus denses ont été approuvées par 33 % des hommes contre 22 % des femmes. 39 % des hommes interrogés se sont prononcés en faveur de nouvelles zones à bâtir, contre 21 % des femmes. Büsser suppose que cela s’explique par la différence des rôles et des activités. Les femmes assument souvent la majeure partie des tâches familiales et de voisinage. Les changements dans leur environnement résidentiel seraient donc « davantage perçus comme une perte de qualité de vie ».

    La pénurie croissante de logements touche particulièrement les 18-35 ans (65 %) et les citadins (66 %). Selon Comparis, cela explique pourquoi l’approche consistant à construire en hauteur a reçu le plus grand soutien parmi eux : 52 % des personnes interrogées dans le groupe de population jeune seraient d’accord avec une construction de plus de six étages. L’enquête a également révélé que les immeubles plus hauts ne sont acceptés qu’en ville (54 %). Dans les agglomérations, seuls 39 % y sont favorables.

  • Des décisions fondées sur des données pour des stratégies immobilières écologiques

    Des décisions fondées sur des données pour des stratégies immobilières écologiques

    Empirasouhaite utiliser la Real Estate Decision Intelligence (REDI) de la société zurichoiseOptimIafin de renforcer la prise de décision basée sur les données dans les domaines des investissements, des fonds, de la gestion de fortune et de la gestion durable. Selon un communiqué, l’objectif est de mettre en place une approche intégrée qui combine de manière holistique la performance financière, l’impact climatique et les exigences réglementaires. La plateforme REDI d’OptimI aide Empira à prendre des décisions d’investissement éclairées, à développer des stratégies de décarbonisation scientifiquement fondées au niveau des fonds et des actifs, et à planifier des stratégies d’investissement et de rénovation efficaces en termes de capital.

    Empira utilise notamment cette plateforme dans le cadre de son fonds Transition to Green, qui cible les biens immobiliers énergivores présentant un potentiel de repositionnement et tire parti des incitations gouvernementales en faveur des rénovations écologiques et d’une gestion complète des actifs afin de créer des biens immobiliers résidentiels et commerciaux durables et de grande qualité.

    « L’intelligence décisionnelle numérique est aujourd’hui indispensable pour obtenir à la fois des rendements stables et une décarbonisation crédible, et ce dès la réception d’un premier mémorandum d’investissement », déclare Torsten Bergmann, vice-président Investment Advisory chez Empira. « Optiml nous offre la profondeur analytique dont nous avons besoin pour obtenir un impact cohérent et évolutif sur l’ensemble de nos fonds et soutient notre stratégie de transition vers le vert grâce à des processus décisionnels fiables. »

    Selon le communiqué, l’introduction de la solution OptimI souligne la tendance du secteur à l’optimisation des actifs basée sur les données, dans laquelle la durabilité et la performance financière sont évaluées de manière holistique. Le secteur immobilier est responsable d’environ 40 % des émissions totales de CO2 liées à l’énergie dans le monde. Les acteurs du secteur sont donc de plus en plus tenus de présenter des stratégies de décarbonisation crédibles et financièrement solides.

  • Le directeur financier prend temporairement la direction opérationnelle

    Le directeur financier prend temporairement la direction opérationnelle

    Un changement est intervenu à la tête de la marque Griesser : Stefan Leitner a pris la direction par intérim. L’ancien directeur financier du groupe Griesser, spécialisé dans les solutions de protection solaire, succède à Urs Neuhauser, qui quittera l’entreprise d’un commun accord le 12 janvier 2026, comme l’indique le groupe Griesser dans un communiqué. « Urs Neuhauser a accompagné l’entreprise au cours des sept dernières années et a contribué à divers développements. Nous l’en remercions », a déclaré Walter Strässle, président du conseil d’administration. Stefan Leitner bénéficie du soutien de M. Strässle et des représentants de la famille propriétaire. Cela garantit la continuité et la stabilité au sein de la direction, selon le communiqué.

    Cette solution provisoire marque le début du processus de succession. La procédure de recrutement d’un nouveau directeur général a déjà été lancée. Dans l’intervalle, Griesser poursuit le développement de solutions de protection solaire, la proximité avec ses clients et la croissance durable sur les marchés existants et nouveaux dans le domaine de la production de solutions de protection solaire.

    Selon l’entreprise, ses 140 ans d’histoire sont le résultat d’un esprit pionnier, d’une qualité irréprochable et d’une vision à long terme. Forte de ces atouts, l’entreprise familiale envisage l’avenir avec confiance.

  • Le droit des cartels laisse une marge de manœuvre pour les coopérations

    Le droit des cartels laisse une marge de manœuvre pour les coopérations

    L’économie suisse soutient une législation stricte en matière de cartels. Il s’agit d’empêcher les restrictions à la concurrence et de garantir une concurrence loyale. Dans la pratique, cependant, les autorités de la concurrence se sont progressivement éloignées de ce principe. Au lieu d’examiner les effets réels sur le marché, elles ont principalement évalué la forme d’un accord. Certains accords ont ainsi été automatiquement considérés comme illicites, même s’il était prouvé qu’ils n’avaient aucun effet néfaste.

    Cela a entraîné une grande insécurité juridique, en particulier pour les PME, les bureaux d’études et les entreprises du secteur de la construction. Les groupements d’achat, les projets de recherche communs ou les pools d’assurance ont été pris pour cible, alors qu’ils permettaient souvent des gains d’efficacité et de meilleures performances sur le marché. Avec la révision qui vient d’être adoptée, le Parlement réagit à cette situation déplorable et demande un retour à la volonté initiale du législateur.

    Nouvelle logique d’examen à l’art. 5 de la loi sur les cartels
    La précision apportée à l’art. 5, al. 1 bis, de la loi sur les cartels est au cœur de la révision. À l’avenir, il ne suffira plus de qualifier un accord d’« entente dure ». Il faudra toujours procéder à une évaluation globale de l’importance, qui tiendra compte d’éléments qualitatifs et quantitatifs . Tels que la structure du marché, les parts de marché et les conditions-cadres concrètes dans chaque cas particulier.

    La nature de l’accord reste importante, car elle donne des indications sur un potentiel de nuisance typique. Cependant, il est désormais clairement établi qu’il faut vérifier si ce potentiel se concrétise réellement dans l’environnement de marché réel. Dans la pratique, cela signifie que les autorités de la concurrence ne peuvent plus sanctionner les coopérations uniquement en raison de leur forme, mais doivent justifier pourquoi et où elles affectent réellement la concurrence. L’entrée en vigueur des modifications matérielles est prévue pour le 1er janvier 2027.

    Plus de marge de manœuvre pour les coopérations
    La révision permet d’atteindre un équilibre délicat. Les coopérations qui ne posent pas de problème en matière de concurrence, voire qui sont bénéfiques, sont retirées de la ligne de mire sans affaiblir le pouvoir de la COMCO. Pour les bureaux d’études, les sociétés d’ingénierie et les autres acteurs du secteur de la construction, cela apporte plus de clarté. En particulier lorsque la coopération est autorisée, dans le cas d’achats groupés, de projets de normalisation ou de partage de ressources.

    Dans le même temps, la mission fondamentale du droit des cartels reste inchangée. Les cartels durs, les ententes sur les prix ou les ententes sur les marchés continueront d’être sévèrement poursuivis. La révision ne détourne pas l’attention de la protection de la concurrence, mais la recentre sur son essence même. L’effet plutôt que la forme, les comportements abusifs plutôt que les soupçons généraux.

    Réforme institutionnelle des autorités de concurrence
    La révision matérielle ne marque pas la fin du processus. En 2026 et 2027, la réforme institutionnelle passera au premier plan. Il s’agit ici de déterminer comment les procédures antitrust sont menées et dans quelle mesure elles sont conformes à l’État de droit.

    Plusieurs éléments sont au centre de cette question. Premièrement, la séparation institutionnelle entre l’enquête et la décision doit être renforcée. La Commission de la concurrence sera transformée en une instance plus proche d’un tribunal, dotée de ses propres ressources spécialisées, tandis que le secrétariat agira en tant qu’autorité de poursuite indépendante.

    Deuxièmement, il est prévu de créer une instance de recours spécialisée qui regroupera les affaires de cartels, garantira l’expertise et accélérera les procédures. Troisièmement, un conseiller-auditeur indépendant (« hearing officer ») sera nommé pour veiller au respect des droits procéduraux et servir de point de contact neutre pour les parties, sans intervenir lui-même dans les décisions matérielles.

    Quatrièmement, il convient d’accroître la transparence en publiant les opinions dissidentes et en rendant visibles les divergences d’opinion, ce qui rendra l’évolution du droit plus compréhensible. Selon la CEDH, les procédures antitrust sont considérées comme des procédures pénales, elles portent profondément atteinte aux droits des entreprises concernées et sont donc soumises à des exigences élevées en matière d’État de droit. C’est précisément dans ce domaine que Bauenschweiz continue de voir un besoin considérable de réforme.

    Bauenschweiz insiste sur le renforcement de l’État de droit
    Construction Suisse salue le fait que le Conseil fédéral reconnaisse la nécessité d’une réforme dans l’application de la loi, mais rejette le projet actuel de réforme institutionnelle. Du point de vue de l’association faîtière, celui-ci ne comble pas suffisamment les lacunes essentielles. En particulier, l’indépendance de l’instance décisionnelle, la séparation claire entre l’enquête et le jugement ainsi que la protection des garanties procédurales ne sont pas encore suffisamment assurées.

    Un cadre juridique en matière de cartels qui empiète fortement sur les libertés entrepreneuriales nécessite des institutions solides, des procédures compréhensibles et une confiance dans l’équité. C’est la seule façon de sanctionner systématiquement les infractions à la concurrence sans freiner inutilement la propension à investir et les coopérations judicieuses.

    Le message du Conseil fédéral sur la réforme institutionnelle est attendu pour l’été 2026, et les débats parlementaires devraient débuter au troisième ou quatrième trimestre. Construction Suisse souhaite à nouveau s’impliquer, en collaboration avec une alliance économique. L’objectif est d’ancrer un droit des cartels qui protège la concurrence, évalue les coopérations de manière différenciée et satisfait systématiquement aux exigences de l’État de droit.

  • Là où l’immobilier perd de son rayonnement

    Là où l’immobilier perd de son rayonnement

    Parmi les cantons présentant les plus grands risques démographiques figurent le Tessin, Berne, Neuchâtel, le Jura, Appenzell Rhodes-Extérieures, Nidwald, Obwald, les Grisons, Glaris et Schaffhouse. Ils réunissent environ 23 pour cent du volume total des hypothèques en Suisse et sont donc tout sauf des régions périphériques. En même temps, elles sont structurellement moins bien équipées pour affronter l’avenir.

    Le cœur du problème réside dans la structure d’âge. La croissance démographique se joue surtout dans les groupes de plus de 65 ans. Des personnes qui déménagent rarement et qui ne demandent guère d’espace de logement supplémentaire. Parallèlement, le nombre d’actifs, c’est-à-dire les ménages qui acquièrent typiquement un logement ou qui concluent de nouveaux baux, diminue. Il en résulte une baisse de la demande, une plus grande patience lors de la vente et des baisses de prix croissantes. Ce phénomène est particulièrement sensible sur les marchés où l’on trouve beaucoup de maisons individuelles et d’objets de vacances, comme dans certaines régions du Tessin, des Grisons ou du Jura.

    La démographie bat l’imagination en matière de prix
    L’étude esquisse un marché qui devrait se différencier nettement au cours des 20 prochaines années. Alors que les propriétaires des cantons concernés s’attendent encore en de nombreux endroits à une poursuite de la hausse des prix, la démographie dessine une autre image. Si peu de jeunes ménages prennent la relève et que l’immigration reste faible, la poussée de la demande qui justifie les évaluations actuelles fera défaut.

    Pour les propriétaires, cela signifie une durée de détention plus longue, des risques de vente plus élevés et, selon la situation, des baisses de prix plus marquées. Les maisons individuelles anciennes situées dans des communes périphériques, qui ne répondent plus aux attentes des nouvelles générations d’acheteurs en termes d’énergie et de qualité, sont particulièrement exposées. Là où une offre importante arrive simultanément sur le marché, par exemple à la suite d’une succession, la pression sur les prix peut rapidement augmenter.

    Les cantons en plein essor comme contrepoids
    De l’autre côté, on trouve les cantons en pleine croissance que sont Zurich, Vaud, Lucerne, Genève, Thurgovie, Argovie, Saint-Gall, le Valais, Fribourg, Zoug et Bâle-Ville. Selon l’analyse, ils devraient absorber près de 86 pour cent de la future croissance démographique. Les deux tiers du volume des hypothèques se concentrent déjà dans ces cantons, et la tendance est à la hausse.

    L’immigration y rencontre le dynamisme économique, des centres urbains et des marchés du travail forts. Pour le marché immobilier, cela signifie une demande toujours élevée, des prix qui ont tendance à rester stables, voire à augmenter, et des risques structurels moindres, malgré la numérisation, le retournement des taux d’intérêt et l’augmentation des réglementations. La polarisation entre cantons « perdants » et « gagnants » devrait donc encore s’accentuer.

    Conséquences pour les banques et les investisseurs
    Pour les banques, les assurances et les caisses de pension, la perspective démographique est plus qu’une note en bas de page. Jusqu’à présent, les risques régionaux ne sont pas suffisamment représentés dans de nombreux portefeuilles. Les établissements régionaux qui se concentrent fortement sur leur canton d’origine sont particulièrement exposés à des risques accrus dans les régions en déclin. Surtout lorsqu’une grande partie du portefeuille est constituée de maisons individuelles situées à la campagne.

    Ce ne sont pas seulement la situation, l’état et la capacité financière qui comptent, mais aussi la question de savoir combien d’acheteurs potentiels seront encore sur place dans 10, 15 ou 20 ans. Si l’on veut gérer les hypothèques et les placements immobiliers à long terme, il faut systématiquement penser ensemble la démographie, la demande de logements et la structure économique locale.

    Ce que les propriétaires peuvent faire maintenant
    Pour les propriétaires des cantons concernés, il vaut la peine de jeter un regard lucide sur leur propre bien, comme l’emplacement, le groupe cible, l’état énergétique, une éventuelle réaffectation. Ceux qui gèrent activement, modernisent et réfléchissent à temps à des alternatives, ont un net avantage sur ceux qui espèrent seulement que les prix continueront à augmenter.

    Le marché ne bascule pas partout. Dans de nombreuses villes des cantons « perdants », les logements resteront rares, tandis que les zones rurales seront soumises à une pression plus forte. La précision avec laquelle les acteurs du marché comprennent les différences au sein d’un même canton et la rapidité avec laquelle ils adaptent leurs stratégies à la nouvelle réalité démographique seront décisives.

  • ABB encaisse et Oerlikon construit

    ABB encaisse et Oerlikon construit

    ABB vend un terrain d’environ 7000 mètres carrés près de la gare de Zurich-Oerlikon à la société de services immobiliers Pensimo. La vente génère au premier trimestre 2026 un bénéfice de cession opérationnel d’environ 290 millions de francs avant impôts. ABB n’a plus besoin de ce terrain comme réserve foncière stratégique et permet ainsi le développement du quartier de Neu-Oerlikon.

    Environ 500 logements sont prévus sur le terrain, ainsi qu’une tour et des surfaces commerciales. L’ancienne zone industrielle doit se transformer dans les prochaines années en un quartier à usage mixte avec des logements, des services, des emplois ainsi que des offres culturelles et commerciales. En raison du prix élevé des terrains, il faut s’attendre à des loyers plutôt élevés. Tout au plus peut-on envisager de louer certains logements à prix coûtant, par exemple dans le cadre d’un développement de zone densifié.

    Nouveau siège d’ABB à Oerlikon
    Parallèlement à la vente du terrain, ABB renforce sa présence à Oerlikon. Le groupe prévoit de construire un nouveau siège social à proximité immédiate, dans lequel quelque 500 collaborateurs devraient emménager en 2031. Le projet comprend un bâtiment existant rénové et classé monument historique et un nouveau bâtiment de six étages en bois composite, conçu par le bureau Christ & Gantenbein.

    Avec une surface brute de plancher d’environ 10 800 mètres carrés, des environnements de travail modernes seront créés, y compris un auditorium, un salon et une cafétéria, un foyer et un espace d’exposition ainsi que des espaces de détente et de fitness. Le volume d’investissement est d’environ 80 millions de francs. Le CEO d’ABB, Morten Wierod, souligne ainsi son attachement à la Suisse et à la ville de Zurich. La présidente de la ville Corine Mauch parle d’un futur quartier encore plus « coloré et vivant » autour de la gare d’Oerlikon.

    Fort dernier trimestre 2025
    Sur le plan opérationnel, ABB a nettement progressé au dernier trimestre 2025. Le chiffre d’affaires comparable a augmenté de 9% pour atteindre 9,05 milliards de dollars US. Les entrées de commandes ont été particulièrement dynamiques : sur une base comparable, elles ont augmenté de 32 pour cent pour atteindre 10,32 milliards de dollars US, dépassant ainsi pour la première fois la barre des 10 milliards en un trimestre.

    La marge opérationnelle EBITA s’est améliorée, passant de 16,6 à 17,6 %, et le bénéfice net ajusté a augmenté de 29 % pour atteindre 1,27 milliard de dollars. Sur l’ensemble de l’année 2025, le bénéfice net est passé à 4,73 milliards de dollars, soit environ 20 pour cent de plus que l’année précédente. Le dividende doit être augmenté de 0,90 à 0,94 franc par action ; en même temps, ABB annonce un nouveau programme de rachat d’actions.

    Perspectives et nouveau programme de rachat
    Pour le premier trimestre 2026, ABB prévoit une croissance comparable du chiffre d’affaires de 7 à 10 pour cent ainsi qu’une nouvelle hausse de la marge. Pour l’ensemble de l’année, le management table sur une croissance de 6 à 9 pour cent et sur une rentabilité légèrement plus élevée. Les analystes estiment que l’activité des centres de calcul et le secteur de l’électrification sont des moteurs importants, les commandes y ayant augmenté d’environ un tiers.

    De plus, ABB lance un nouveau programme de rachat d’actions d’un volume pouvant atteindre 2 milliards de dollars US, qui doit durer jusqu’au 27 janvier 2027. Un programme précédent allant jusqu’à 1,5 milliard de dollars US est arrivé à échéance. Cela renforce l’attractivité de l’action et signale la confiance dans sa propre capacité bénéficiaire.

    L’action ABB à un niveau record
    En bourse, les chiffres et les perspectives ont été récompensés par des hausses de cours. L’action ABB a augmenté de 8,46 pour cent à 66,38 francs, le nouveau record absolu étant de 67,22 francs. La forte entrée de commandes, l’amélioration de la marge, l’augmentation du dividende et le programme de rachat d’actions plus important ont clairement dépassé les attentes auparavant prudentes.

    Pour le site de Zurich-Oerlikon, la combinaison de la vente du terrain, de la construction du nouveau siège du groupe et du développement prévu du quartier implique un net changement structurel. D’un site industriel, on passe à un quartier d’habitation et de travail dense et urbain, avec des investissements élevés, mais aussi la perspective d’une nouvelle hausse des loyers.

  • Le financement participatif favorise le développement d’une énergie solaire flexible

    Le financement participatif favorise le développement d’une énergie solaire flexible

    La société Solarify GmbH continue d’élargir son offre destinée aux investisseurs privés dans le domaine de la transition énergétique. Selon un communiqué, l’entreprise basée à Wabern propose désormais un financement participatif dans une nouvelle génération de centrales solaires reliées à des batteries de stockage. Celles-ci permettent de fournir l’électricité solaire de manière différée.

    Solarify.ch réagit ainsi à une modification de la rémunération de l’électricité solaire. À l’avenir, les tarifs de rachat seront calculés sur une base horaire. De plus, les prix du marché seront redéfinis chaque trimestre. Les accumulateurs permettent de réagir de manière flexible aux prix lors de la livraison.

    L’entreprise utilise déjà des installations solaires avec des batteries de stockage, par exemple sur le centre d’accueil pour demandeurs d’asile de Tannental dans la commune de Muri près de Berne et sur le toit de Condecta AG à Berne.

    « Avec cette nouvelle génération, nous pouvons exploiter les installations solaires de manière utile pour le réseau et le système », déclare le PDG Roger Langenegger dans le communiqué. « Au lieu de solliciter les réseaux à midi, l’électricité est consommée localement ou vendue de manière ciblée aux moments où la demande est plus forte. »

    Solarify.ch permet aux particuliers d’investir dans la transition énergétique. Fondée en 2016, l’entreprise a réalisé 160 projets solaires dans toute la Suisse et investi 26 millions de francs.

  • Réorganisation de la direction sur le marché des cuisines et de la ventilation

    Réorganisation de la direction sur le marché des cuisines et de la ventilation

    La poursuite de l’intégration de WESCO AG, basée à Wettingen, dans le groupe Franke, dont le siège est à Aarburg, entraîne une réorganisation de la direction : Gregory Oswald reviendra chez Franke Home Solutions le 1er février 2026 en tant que directeur général pour le marché DACH. En tant que directeur de cette division du groupe Franke, M. Oswald sera désormais responsable à la fois de la marque Franke et des marques WESCO berbel et Wesco – « une base importante pour une collaboration plus étroite, tandis que les marques continueront à opérer de manière indépendante sur le marché », indique un communiqué.

    La division Home Solutions de Franke est un fournisseur mondial de systèmes et de solutions intelligents pour les cuisines privées. Avec 4200 employés dans plus de 30 pays, elle réalise un chiffre d’affaires net de 932 millions de francs suisses. Âgé de 45 ans, Gregory Oswald a déjà dirigé cette division de 2022 à 2024. Il a ensuite pris la direction du groupe WESCO, qui a été racheté par Franke en septembre 2024. Fondé en 1962, le groupe WESCO a son siège à Wettingen. Cette entreprise familiale est spécialisée dans les hottes aspirantes et les systèmes de ventilation.

    Corrado Mura, PDG par intérim et président de Franke Home Solutions, explique que « la connaissance approfondie du marché DACH ainsi que de la gestion des produits et des marques acquise par Gregory Oswald à des postes clés au sein de Franke Home Solutions » est déterminante pour le développement futur de l’entreprise. « Sa longue expérience nous aidera à regrouper de manière optimale nos compétences et à poursuivre notre croissance de manière durable. »

  • Le transport aérien entre croissance et coûts climatiques

    Le transport aérien entre croissance et coûts climatiques

    En 2024, l’aviation civile aura généré une valeur ajoutée directe de 9,8 milliards de francs en Suisse. Ce chiffre comprend les entreprises implantées dans les aéroports et leurs fournisseurs. C’est ce que révèle un rapport élaboré par INFRAS AG pour le compte de l’Office fédéral de l’aviation civile (OFAC). Avec 68 %, plus des deux tiers de la valeur ajoutée directe reviennent à l’aéroport de Zurich et au complexe immobilier voisin The Circle. Genève suit avec 19 %, Bâle avec 12 %.

    La valeur ajoutée totale, qui inclut également les retombées indirectes, par exemple via le tourisme en Suisse, s’élève à 24,8 milliards de francs.

    L’aviation civile est également un moteur pour l’emploi. Elle permet directement l’emploi de 49 100 équivalents temps plein, et même 150 200 équivalents temps plein au total.

    Grâce à son aéroport, la région de Zurich est la région la plus accessible d’Europe. La Suisse du Nord-Ouest occupe la sixième place, notamment grâce à l’aéroport de Bâle, et la région lémanique la septième place, grâce à l’aéroport de Genève. Les autres régions du pays figurent également parmi les 15 régions les plus accessibles parmi les 284 régions étudiées en Europe.

    Le rapport estime les coûts externes de l’aviation civile à 6,1 milliards de francs, dont 4,6 milliards sont liés au climat et 1,1 milliard aux processus en amont et en aval.

  • Les investissements dans les infrastructures prennent de l’ampleur en Europe

    Les investissements dans les infrastructures prennent de l’ampleur en Europe

    L’entreprise de construction Impleniaremporte d’importants projets d’infrastructure en Allemagne et en Norvège, comme l’indique un communiqué. Le contrat comprend le nouveau pont sur la Peene à Wolgast, la reconstruction du pont sur le Main à Marktbreit, la première phase de construction du tunnel Riederwald à Francfort-sur-le-Main et la construction du nouveau pont Lågen en Norvège.

    Pour le nouveau pont sur la Peene à Wolgast, Implenia dirige un consortium avec DSD Brückenbau, Victor Buyck Steel Construction et Stahl Technologie Niesky. Ce pont à haubans d’environ 1,4 kilomètre de long reliera à l’avenir l’autoroute A20 à l’île d’Usedom. Avec une hauteur libre de 42 mètres et des pylônes de 70 mètres, il compte parmi les plus grands ponts de ce type en Europe. Les travaux ont débuté en décembre 2025 et devraient se poursuivre jusqu’en 2030.

    Implenia est le chef de file technique d’un consortium avec Plauen Stahl Technologie pour la construction du nouveau pont sur le Main à Marktbreit sur l’autoroute A7. Le nouveau pont sera construit selon la méthode de construction par poussage en continu et sera un pont à caissons composites en acier d’environ 925 mètres de long et 31 mètres de large. La construction se déroule sans interruption du trafic et s’achèvera vers 2033. La construction du nouveau tunnel Riederwald à Francfort-sur-le-Main vient compléter les nouveaux contrats en Allemagne. Dans le cadre d’un consortium avec Wayss & Freytag Ingenieurbau et Bickhardt Bau, Implenia réalise l’élément central du raccordement entre deux tronçons autoroutiers importants. Le tunnel, long d’environ 1,1 kilomètre, sera construit selon la méthode à ciel ouvert. Les travaux ont commencé en 2025 et dureront environ trois ans.

    En Norvège, Implenia construit le pont Lågen sur la nouvelle autoroute E6 Roterud-Storhove pour le compte du groupe AF. Ce pont à quatre voies en béton de 552 mètres de long enjambe la rivière Lågen au nord de Lillehammer. Des exigences environnementales strictes visant à protéger les oiseaux nicheurs, les zones de reproduction et la biodiversité minimisent l’impact sur cette zone deltaïque sensible.

  • Nouvel équilibre des forces dans les solutions d’aménagement modulaires

    Nouvel équilibre des forces dans les solutions d’aménagement modulaires

    Selon un communiqué, le groupe Condecta reprend du groupe allemand ALHO, basé à Friesenhagen, l’ensemble du parc suisse de location FAGSI ainsi que toutes les activités associées en Suisse. Cette reprise inclut également le site de Wikon, dans le canton de Lucerne. L’entreprise de Winterthour reprend ainsi l’ensemble du parc suisse de conteneurs de location FAGSI. FAGSI est une marque du groupe ALHO spécialisée dans la vente et la location de bâtiments modulaires et temporaires pour les villes, les communes et l’industrie, en particulier les bureaux, les écoles, les crèches et les logements temporaires haut de gamme.

    Le site de Wikon dispose d’une surface de production et de stockage d’environ 12 000 mètres carrés ainsi que d’une flotte de location de 1 150 conteneurs FAGSI. Il est prévu de le transformer en centre de compétence pour les solutions d’espace mobiles haut de gamme. Selon Condecta, « cela permettra de créer les bases nécessaires pour réaliser efficacement des projets plus importants et plus complexes à partir d’une source unique, ce qui représente une valeur ajoutée évidente pour les clients des secteurs de l’industrie, de l’administration, de l’éducation et de la santé ». Selon les informations disponibles, les relations avec les clients existants, les projets en cours et les contrats de location seront poursuivis sans interruption. Les interlocuteurs et les processus resteront également les mêmes.

    « La reprise des activités suisses de FAGSI est une étape importante pour le développement de Condecta », déclare Olivier W. Annaheim, PDG de Condecta. « Nous renforçons notre activité principale, élargissons notre offre haut de gamme et investissons de manière ciblée dans des compétences supplémentaires. Le site de Wikon jouera un rôle central dans le développement de la qualité, de la performance et de la fiabilité des livraisons en Suisse. »

  • La technique du bâtiment dépasse les frontières régionales

    La technique du bâtiment dépasse les frontières régionales

    Le groupe Burkhalter, prestataire global de services dans les domaines du chauffage, du froid, de la ventilation, de la climatisation, du sanitaire et de l’électrotechnique, annonce dans uncommuniquéle rachat de BZ-Dépannage Sàrl. L’entreprise de Lonay est spécialisée dans les installations sanitaires, le chauffage, la maintenance et les réparations. Elle a réalisé en 2025 un chiffre d’affaires annuel de 2,7 millions de francs.

    Avec l’acquisition de BZ-Dépannage Sàrl, le groupe Burkhalter fait son entrée sur le marché de la technique du bâtiment en Suisse romande. Dans le cadre de la stratégie du groupe visant à gagner de nouvelles parts de marché, d’autres entreprises de technique du bâtiment devraient être acquises à l’avenir, selon le communiqué. BZ-Dépannage Sàrl continuera à fonctionner comme une société indépendante du groupe Burkhalter Holding AG, sur son site actuel et sous la direction actuelle de Nicolas Barraud. Tous les employés seront repris.

    Au 31 décembre 2024, le groupe Burkhalter, dont le siège est à Zurich, employait au total 5323 collaborateurs, dont 983 apprentis, répartis dans 84 sociétés du groupe sur 166 sites en Suisse et dans la Principauté du Liechtenstein. Burkhalter Holding AG est cotée à la SIX Swiss Exchange.

  • La stratégie de plateforme renforce les compétences dans les domaines de la construction et de l’environnement

    La stratégie de plateforme renforce les compétences dans les domaines de la construction et de l’environnement

    La société TIC Holding Schweiz AG, dont le siège se trouve à Baar, a racheté HSE Conseils, basée à Laténa. Selon un communiqué, son directeur général, Marc Dutoit, restera en fonction. TIC Holding est une plateforme de construction et de technologie financée par Winterberg Investment X et gérée par Winterberg Advisory GmbH, basée à Munich.

    HSE Conseils est le spécialiste leader dans les secteurs de l’industrie, des matériaux de construction, de la construction, de l’environnement et de la sécurité au travail dans le canton de Neuchâtel et sur six autres sites dans les cantons de Vaud, Valais, Genève, Fribourg et Jura, poursuit le communiqué. Elle propose une gamme complète de services aux entreprises de construction, aux responsables immobiliers, aux planificateurs, aux entreprises et aux institutions publiques. Cela comprend le diagnostic et l’analyse des polluants accrédités par le Service d’accréditation suisse (SAS) (notamment l’amiante, les polychlorobiphényles et le plomb), la gestion de l’environnement et des déchets, les concepts de sécurité et de santé ainsi que les mesures de la qualité de l’air intérieur. Son domaine d’activité comprend également des conseils en matière de sécurité, ainsi que des formations et des conseils sur la sécurité dans la construction, de l’évaluation des risques au concept d’assainissement.

    « Avec HSE, nous couvrons désormais les secteurs de l’industrie, des matériaux de construction, de la construction, de l’environnement et de la sécurité au travail », déclare Ralph Nowak, membre du conseil d’administration de TIC Holding Suisse et partenaire chez Winterberg, dans le communiqué. « Il s’agit d’une étape importante pour le développement de notre TIC Holding Suisse – les trois plateformes soulignent notre position de groupe indépendant leader dans ces domaines dans toute la Suisse. » Marc Dutoit mise sur une forte croissance pour HSE Conseils grâce à cette fusion et sur de nombreuses synergies avec les autres membres du groupe. « Notre structure, l’ensemble de l’équipe et tous les interlocuteurs de nos clients restent inchangés et nous continuons à fournir une qualité et une fiabilité maximales », déclare M. Dutoit.

  • Les seniors vendent tardivement leur logement et déménagent dans un logement plus petit après leur départ

    Les seniors vendent tardivement leur logement et déménagent dans un logement plus petit après leur départ

    Le baromètre immobilier de la Banque cantonale de Zurich (ZKB) a analysé les tendances et les comportements en matière de logement sur le marché immobilier zurichois pour le quatrième trimestre 2025, comme l’indique un communiqué. Le baromètre montre que les seniors ne quittent généralement leur maison individuelle (EFH) de leur plein gré qu’à un âge très avancé – et continuent souvent à vivre dans des logements spacieux.

    Les transferts de propriété ont lieu tardivement : en règle générale, la probabilité de vendre une maison n’augmente de manière significative qu’à partir de 85 ans. L’âge moyen des propriétaires actuels de maisons individuelles est de 62 ans. Les déménagements à un âge avancé concernent généralement des couples, seuls 22 % d’entre eux touchant des ménages composés d’une seule personne. 44 % des personnes qui quittent leur maison individuelle restent ensuite dans la même commune.

    Les anciens propriétaires de maisons individuelles déménagent certes dans des logements plus petits, mais ils ne vivent pas pour autant à l’étroit. Plus de 60 % des 60-70 ans emménagent dans des appartements de quatre pièces ou plus. Plus le déménagement est tardif, plus la réduction de la surface habitable est importante, mais celle-ci reste souvent généreuse. « Le désir de réduire son espace de vie à un âge avancé est surestimé. Pour parler franchement, personne ne veut se retrouver soudainement à se marcher dessus dans un petit appartement. C’est du moins ce que pourraient ressentir ceux qui sont habitués à vivre dans une maison individuelle spacieuse », explique Ursina Kubli, responsable de la recherche immobilière à la ZKB.

    Selon le baromètre, les prix de l’immobilier résidentiel ont continué d’augmenter dans le canton de Zurich. Dans la région de Land, les prix ont augmenté de 4,2 %, contre seulement 2,3 % dans la région de Regio. À l’échelle nationale, les loyers ont augmenté de 2,3 % en 2025, contre seulement 2,2 % dans la ville de Zurich. La croissance des loyers urbains est donc exceptionnellement inférieure à la moyenne suisse.

    Pour 2026, la ZKB prévoit une nouvelle hausse des prix de l’immobilier. Les conditions de financement favorables ont stimulé la demande, tandis que l’offre n’a pas augmenté de manière significative, explique M. Kubli.

  • Les institutions de prévoyance misent sur l’habitat durable

    Les institutions de prévoyance misent sur l’habitat durable

    La fondation de placement Vertina, dont le siège est à Baden, a reçu des souscriptions d’un montant de 74,3 millions de francs pour son groupe de placement Vertina Wohnen. L’objectif visé était de 50 millions de francs. Ce groupe de placement se concentre sur le développement et la réalisation d’immeubles résidentiels durables en Suisse. Sa part résidentielle s’élève actuellement à 99 %.

    Selon un communiqué, le produit de l’émission constitue un élément important pour le financement et la réalisation de deux projets résidentiels à Zurich et Kloten (ZH) ainsi que pour l’acquisition d’autres biens immobiliers. « Cette combinaison renforce la base du portefeuille, élargit les possibilités d’investissement et soutient la croissance à long terme de la fondation de placement », indique-t-on.

    Suite à cette levée de fonds réussie, le cercle des investisseurs s’est élargi à 47 institutions de prévoyance. « La forte demande confirme notre stratégie de création de valeur à long terme et notre approche de gestion active et holistique », déclare Marco Uehlinger, président du conseil de fondation. « Nous sommes convaincus que cela nous permettra de créer une valeur ajoutée durable pour nos investisseurs. »

  • Les investisseurs institutionnels s’intéressent aux biens immobiliers commerciaux durables

    Les investisseurs institutionnels s’intéressent aux biens immobiliers commerciaux durables

    Swiss Life Asset Managers souhaite lancer le fonds immobilier Swiss Life REF (CH) ESG Diversified Commercial Switzerland, comme l’indique un communiqué. Le fonds coté en bourse devrait démarrer avec des biens immobiliers Core et Core Plus situés dans des micro-emplacements supérieurs à la moyenne dans les grandes villes et régions métropolitaines suisses.

    Les biens immobiliers seront détenus directement par le fonds, ce qui promet aux investisseurs domiciliés fiscalement en Suisse une exonération fiscale sur la distribution annuelle et les actifs investis dans le fonds. Le fonds devrait ainsi offrir une grande stabilité de rendement, selon le communiqué. Le portefeuille du fonds prévu repose en outre sur une stratégie ESG (environnement, social, gouvernance) intégrée, qui encourage des pratiques durables dans les biens immobiliers qu’il contient pendant toute la durée de détention.

    « Notre objectif est de lancer, dans le contexte actuel du marché, un nouveau fonds immobilier à haut rendement avec des biens immobiliers loués de manière stable et bien situés, en procédant à une sélection rigoureuse, en adoptant des hypothèses prudentes et en examinant de manière approfondie les risques décisifs », déclare Paolo Di Stefano, responsable Real Estate Switzerland chez Swiss Life Asset Managers. « L’émission initiale prévue à la valeur nette d’inventaire (majorée de la commission d’émission) offre aux investisseurs une opportunité intéressante de participer à un portefeuille immobilier important et bien établi, qui répond déjà à nos exigences élevées en matière de durabilité. »

    Le projet est actuellement en cours d’approbation par l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (FINMA). Le lancement du fonds à la valeur nette d’inventaire est prévu pour le 1er avril 2026.

  • La force régionale compense la faiblesse du marché asiatique

    La force régionale compense la faiblesse du marché asiatique

    Sika annonce ses résultats annuels provisoires pour 2025. Selon un communiqué, l’entreprise table pour 2025 sur un chiffre d’affaires de 11,2 milliards de francs, ce qui correspond à une croissance de 0,6 % en monnaies locales. Le chiffre d’affaires en francs a reculé de 4,8 %, l’effet des devises étrangères s’élevant à 5,4 %.

    La croissance organique s’est élevée à -0,4 %. Les activités au Moyen-Orient et en Afrique ont connu une évolution particulièrement forte, avec une croissance à deux chiffres. Dans la région EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique), le chiffre d’affaires a augmenté de 2,2 % au total. Dans la région Amériques, Sika a également progressé de 2,2 %, malgré un « shutdown » du gouvernement américain au quatrième trimestre. Dans la région Asie/Pacifique, en revanche, le chiffre d’affaires a baissé de 5,2 %, principalement en raison d’un recul à deux chiffres dans le secteur de la construction en Chine. Hors Chine, la région a enregistré une croissance positive.

    « Malgré des conditions macroéconomiques difficiles, nous avons enregistré une croissance modérée en 2025 et continué à renforcer notre position sur le marché », a déclaré le PDG Thomas Hasler dans le communiqué. L’entreprise commence la nouvelle année « avec une structure de coûts allégée et une feuille de route claire en matière d’investissements afin d’accélérer l’innovation et la numérisation ».

    Le programme d’efficacité et d’investissement Fast Forward, grâce auquel Sika optimise ses réseaux de production et ses structures organisationnelles, sera essentiel pour les années à venir. Pour 2025, l’entreprise prévoit une marge EBITDA légèrement supérieure à 19 %, malgré des coûts de programme uniques d’environ 90 millions de francs.

    Lors de l’assemblée générale du 24 mars 2026, Barbara Frei et Lukas Gähwiler devraient être élus au conseil d’administration.

  • Un contrat de fourniture à long terme renforce l’industrie éolienne mondiale

    Un contrat de fourniture à long terme renforce l’industrie éolienne mondiale

    Gurit Holding AG a conclu un contrat de livraison à long terme avec l’un des « principaux fabricants mondiaux d’éoliennes », selon un communiqué. L’accord a une durée de cinq ans et devrait augmenter le chiffre d’affaires net de Gurit d’environ 250 millions de francs suisses, en fonction de la demande du client.

    Le contrat prévoit la livraison continue de matériaux de base utilisant la technologie Gurit OptiCore et comprend des engagements en termes de volume pour des plateformes terrestres et maritimes dans plusieurs régions du monde. Selon le communiqué, cet accord renforce la position de leader mondial de Gurit dans le domaine des solutions techniques de base pour l’énergie éolienne, tout en contribuant à la réalisation des objectifs du client en matière de réduction du poids de ses pales de rotor. Le client bénéficie ainsi d’une meilleure efficacité de production et d’une réduction des coûts d’exploitation globaux.

    « Ce nouveau contrat à long terme important souligne notre forte position sur le marché mondial et le partenariat durable que nous avons établi avec des clients stratégiques », déclare Tobias Lühring, PDG du groupe Gurit. « Il reflète la confiance dans les solutions innovantes de Gurit et notre capacité à créer de la valeur ajoutée à long terme. Grâce à notre présence mondiale, nous servons des clients sur tous les marchés importants tout en optimisant nos capacités et notre efficacité. Nous sommes fiers de soutenir le secteur des énergies renouvelables et de contribuer à sa croissance future. »

    La société Gurit Holding AG, dont le siège est à Wattwil, est spécialisée dans le développement et la fabrication de matériaux composites haute performance, de solutions d’outillage et de services de core kitting (préparation de matériaux sur mesure). Son portefeuille de produits comprend des matériaux de base structurels, des profilés, des préimprégnés (produits semi-finis), des résines, des adhésifs et des services d’ingénierie.

  • Les prix des maisons individuelles et des appartements en copropriété continuent d’augmenter

    Les prix des maisons individuelles et des appartements en copropriété continuent d’augmenter

    Les prix des logements occupés par leur propriétaire ont continué d’augmenter au quatrième trimestre 2025, selon un communiqué de Raiffeisen sur son nouvel indice des prix de transaction. Les prix des maisons individuelles ont augmenté de 0,2 % par rapport au trimestre précédent, tandis que ceux des appartements en copropriété ont augmenté de 1,2 %. Par rapport au quatrième trimestre 2024, les maisons individuelles coûtaient ainsi 5,7 % de plus à la fin de 2025 et les appartements en copropriété 3,8 % de plus.

    Par rapport à l’année précédente, les maisons individuelles ont enregistré la plus forte hausse de prix dans les régions de Berne (8 %) et de Suisse orientale (6,9 %), tandis que les prix sont restés un peu plus stables dans le nord-ouest de la Suisse (3,0 %). Les propriétés par étage ont particulièrement renchéri en Suisse centrale (6,7 %) et en Suisse orientale (4,3 %), tandis que les prix n’ont que légèrement augmenté dans la région de Berne (0,8 %) et ont même baissé au bord du lac Léman (-0,5 %).

    Ventilés par type de commune, les centres ( 5,4 %) et les communes touristiques ( 5,3 %) ont enregistré la plus forte hausse des prix des maisons individuelles, tandis que les centres urbains ont connu la plus faible augmentation moyenne, avec 4,5 %. En ce qui concerne les propriétés par étage, les communes touristiques ont enregistré une hausse particulièrement importante (4,6 %), tandis que les centres ont affiché la dynamique des prix la plus faible, avec une croissance moyenne des prix de 1,2 %.

    « Contrairement au marché des logements locatifs, où la croissance des loyers s’est récemment quelque peu calmée en raison du recul de l’immigration, la dynamique des prix sur le marché des logements en propriété, qui est davantage influencé par la demande intérieure, reste élevée », explique Fredy Hasenmaile, économiste en chef chez Raiffeisen Suisse.

  • Unir nos forces pour développer la production d’électricité renouvelable

    Unir nos forces pour développer la production d’électricité renouvelable

    Swiss Renewables AG, dont le siège est à Zoug, et aventron AG, dont le siège est à Münchenstein, souhaitent se rapprocher. Selon un communiqué, les deux producteurs d’énergies renouvelables examinent la possibilité d’une collaboration plus étroite. Ils souhaitent ainsi exploiter les synergies et mieux exploiter le potentiel de développement de la production d’électricité renouvelable.

    Les deux entreprises sont des filiales de services industriels municipaux et régionaux suisses. Aventron a été fondée en 2005 par l’ancienne Elektra Birseck Münchenstein, aujourd’hui Primeo Energie. En 2010, Energie Wasser Bern (ewb) et, en 2013, la ville de Winterthur via ses services industriels municipaux ont pris des participations dans l’entreprise. Ensemble, ils détiennent aujourd’hui 63,3 % de l’entreprise. Aventron détient des participations dans des installations hydrauliques, éoliennes et solaires d’une puissance installée de 826 mégawatts en Suisse, en France, en Italie, en Allemagne, en Espagne et en Norvège.

    Fondée en 2011, Swisspower Renewables est une filiale de Swisspower. Onze membres de Swisspower, dont ewb et les services industriels de Winterthour, ainsi que UBS Clean Energy Infrastructure Switzerland 2 en tant qu’investisseur financier stratégique, y détiennent des participations. Swisspower est un regroupement de 20 services industriels. Swisspower Renewables dispose d’installations hydrauliques, éoliennes et solaires en Allemagne et en Italie d’une puissance installée de 311 mégawatts.

  • Développement des Building Solutions grâce à des acquisitions en Europe occidentale

    Développement des Building Solutions grâce à des acquisitions en Europe occidentale

    Le fabricant de matériaux de construction Holcim, basé à Zoug, a racheté Alkern, un fabricant français d’éléments préfabriqués en béton situé à Harnes. L’objectif de cette acquisition est de faire progresser les objectifs NextGen Growth 2030 de Holcim, selon lesquels le secteur Building Solutions devrait représenter 50 % du chiffre d’affaires net d’ici 2030.

    Alkern, qui emploie plus de 1 000 personnes et compte 50 usines en France et en Belgique, a réalisé un chiffre d’affaires net annuel de 250 millions d’euros. Outre des éléments préfabriqués en béton, l’entreprise propose également des solutions pour l’environnement bâti. Cette acquisition complète ainsi le portefeuille de Holcim, qui comprend déjà des éléments préfabriqués en béton, ainsi que des systèmes de gestion des murs, des sols et de l’eau.

    « La position de leader d’Alkern dans le domaine des éléments préfabriqués en béton en France, ainsi que ses systèmes de gestion des murs, des sols et de l’eau, complètent notre portefeuille et élargissent notre offre de solutions de construction de haute qualité. Nous souhaitons la bienvenue aux 1 000 employés d’Alkern chez Holcim et nous réjouissons de créer ensemble une valeur ajoutée supplémentaire tout en poursuivant l’objectif « NextGen Growth 2030 », déclare Dragan Maksimovic, directeur régional Europe occidentale chez Holcim.

    Selon Holcim, l’acquisition aura un impact positif sur le bénéfice par action (BPA) et le flux de trésorerie disponible dès la première année. À partir de la troisième année, des synergies annuelles d’environ 11 millions d’euros et une amélioration du rendement du capital investi (ROIC) sont attendues.

    Holcim, qui se présente comme le leader de la construction durable, a réalisé un chiffre d’affaires de 16,2 milliards d’euros en 2024. L’entreprise de Zoug propose des matériaux et des solutions de construction de bout en bout, des fondations et revêtements de sol aux toitures et murs.

  • Winterthour introduit de nouvelles directives pour des achats durables

    Winterthour introduit de nouvelles directives pour des achats durables

    À Winterthour, de nouvelles directives relatives à l’achat de biens et de services entreront en vigueur le 1er juillet 2026. Comme l’indique la ville dans un communiqué, outre les exigences légales et les principes sociaux et économiques déjà en vigueur, les critères écologiques et sociaux auront une grande importance pour les futurs achats supérieurs à 50 000 francs dans tous les départements municipaux. Ceux-ci doivent être « vérifiés de manière aussi concrète et compréhensible que possible » à l’aide de 13 catégories.

    Concrètement, cela signifie que les décisions relatives à l’attribution des marchés publics seront prises en fonction de leur impact sur le climat, l’efficacité énergétique, la conservation des ressources, la prévention des polluants et l’économie circulaire. La raison en est le concept énergétique et climatique de la législature 2022.

    L’achat de biens et de services a notamment un impact important sur le bilan climatique. Cela permettrait de réduire considérablement les effets négatifs sur le climat et l’environnement dans ce secteur.

    La ville espère que les effets positifs attendus sur la protection du climat et des ressources lui permettront également d’accroître son efficacité économique à long terme. Avec un volume de 400 millions de francs en 2024 pour les marchés publics, Winterthur compte « parmi les principaux donneurs d’ordre régionaux du secteur privé ».

    Le passage de critères d’aptitude et d’attribution à des critères de coût du cycle de vie, de qualité et de durabilité crée davantage d’engagement et de transparence. « Nous apportons ainsi une contribution importante à la réalisation des objectifs climatiques et encourageons une économie durable », déclare Katrin Cometta, conseillère municipale et cheffe du département Sécurité et environnement.

  • Une nouvelle ligne à double voie soulage le trafic entre Zurich et Winterthour

    Une nouvelle ligne à double voie soulage le trafic entre Zurich et Winterthour

    Les CFF ont chargé le consortium (ARGE) composé des entreprises de construction Implenia, basée à Opfikon, et Marti, basée à Zurich, de construire une nouvelle ligne à double voie. Dans le cadre du projet MehrSpur Zürich-Winterthur, la Confédération et les CFF prévoient la construction d’une nouvelle ligne ainsi que l’extension des gares de Dietlikon, Bassersdorf, Wallisellen et Winterthur Töss. Selon un communiqué, Implenia et Marti se chargeront, à parts égales, de la construction de cinq des six lots du projet. Le montant total du contrat s’élève à environ 1,7 milliard de francs, la part d’Implenia s’élevant à environ 830 millions de francs. La durée des travaux est estimée à environ dix ans.

    Dans le cadre de ce projet, Implenia et Marti se chargeront de la construction du tunnel de Brütten (lot 240), du tronçon de Winterthur (lots 140 et 141), du tronçon de Dietlikon (lot 340) et du tronçon de Wallisellen (lot 540). La nouvelle ligne à double voie traversant le tunnel de Brütten doit permettre de remédier au goulet d’étranglement de 8,3 kilomètres sur le réseau ferroviaire entre Zurich et Winterthour. Une partie de ce goulet d’étranglement est constituée d’une bifurcation en direction de l’aéroport de Zurich. Pour l’extension souterraine à double voie, il est prévu de construire un tunnel à voie unique d’un diamètre d’environ dix mètres dans chaque sens.

    Selon le communiqué, ce projet d’infrastructure est axé sur les besoins de mobilité des générations futures et s’inscrit donc dans la stratégie d’Implenia. « Nous sommes ravis qu’Implenia, en collaboration avec notre partenaire Marti, puisse mettre à profit sa longue expérience et son expertise approfondie dans la construction d’infrastructures afin de préparer cette section importante à l’augmentation du trafic et aux exigences futures », a déclaré Jens Vollmar, PDG d’Implenia, dans le communiqué.

  • Énergie grise Une passe décisive pour la protection des locataires

    Énergie grise Une passe décisive pour la protection des locataires

    L’énergie grise dans son contexte
    La force de l’argument provient de l’affirmation absolue selon laquelle « la conservation de l’existant et donc de l’énergie grise est toujours préférable à la démolition ». Selon une enquête menée dans les milieux professionnels, la grande majorité des planificateurs spécialisés, des architectes et des prestataires de services du secteur immobilier sont d’accord avec cette position. Toutefois, près de la moitié des propriétaires immobiliers partagent également cette opinion, même s’ils émettent des réserves.

    Interrogés plus précisément, les personnes interrogées nuancent leur position. Une mauvaise substance du bâtiment ou une mauvaise efficacité énergétique, une structure d’utilisation non moderne, une utilisation non activable pour la réalisation de davantage de logements ou la rentabilité peuvent s’opposer à la conservation. Le secteur souligne à juste titre qu’il n’existe pas de vérité absolue et que le traitement de chaque immeuble doit être pondéré entre les aspects écologiques, économiques et sociaux.

    Une réglementation pour deux préoccupations différentes
    Parallèlement à l’intensification du discours sur la préservation de l’énergie grise, le ton s’est durci sur la protection des locataires. Diverses initiatives au niveau cantonal et fédéral veulent éviter que les locataires ne doivent quitter leur logement en raison de rénovations importantes ou du remplacement de bâtiments. Ces initiatives adoptent elles aussi un point de vue intransigeant : il vaut toujours mieux ne pas expulser de locataires que d’en expulser. Le canton de Bâle-Ville montre à quelle vitesse les réglementations agissent. Trois ans à peine après l’introduction de l’initiative pour la protection du logement, le nombre de démolitions a déjà diminué et, par conséquent, le nombre d’immeubles délogés. La protection du logement agit principalement par le biais de la rentabilité, les prix réglementés pour les nouveaux logements rendant les remplacements et les rénovations moins intéressants financièrement pour les maîtres d’ouvrage. Par conséquent, moins de projets sont réalisés.

    Discussion prudente sur les coûts sociaux et sociétaux
    Si l’affirmation absolue concernant la conservation de l’énergie grise n’est pas correcte, l’affirmation générale selon laquelle il vaut toujours mieux ne pas désencombrer un logement que de le désencombrer n’est pas non plus valable. Si cette affirmation peut être vraie pour le locataire concerné, elle ne l’est pas lorsqu’il s’agit de fournir des logements à l’ensemble de la population. Les extensions et les remplacements peuvent créer davantage de logements pour davantage de personnes, et ce souvent dans des endroits déjà bien desservis et approvisionnés. Sans intervention sur la structure des bâtiments, il n’est pas possible de remédier aux déficits structurels des logements.

    Ce qu’il faudrait, c’est une discussion plus objective sur la manière de résoudre au mieux le conflit d’objectifs entre la protection des individus et l’intérêt de la société. Dans certains cas, il peut être judicieux de retarder le remplacement ou d’améliorer le parc existant pour un cycle de vie supplémentaire, dans d’autres cas, l’utilité sociale d’avoir plus de logements l’emporte. La discussion devrait porter sur la manière d’atténuer au mieux les effets sociaux de l’expulsion. Les réglementations devraient être orientées vers la recherche de solutions pour les cas difficiles.

    Il faut un discours équilibré
    Les considérations absolues occultent le fait que les décisions sont souvent complexes et nécessitent une pesée des intérêts divergents. Les solutions durables s’inscrivent généralement au milieu d’arguments différents.

    Les représentants du secteur devraient être conscients que les déclarations globales réduisent la marge de manœuvre pour les discussions spécifiques au contexte. Si la branche se range sans réfléchir derrière le maintien de l’énergie grise ou contre les déconstructions, la porte se ferme à la discussion sur des réglementations modérées.

  • Zurich renforce le tournant énergétique avec un programme de 60 millions de francs

    Zurich renforce le tournant énergétique avec un programme de 60 millions de francs

    Les bâtiments font partie des plus gros consommateurs d’énergie dans le canton de Zurich. Environ 40 pour cent des besoins en énergie et un tiers des émissions de CO₂ sont imputables à ce secteur. Ces dernières années, les choses ont toutefois beaucoup évolué. Les innovations techniques, la taxe sur le CO₂ et les prescriptions cantonales portent leurs fruits.

    Avec le programme de promotion de l’énergie, le canton crée des incitations supplémentaires pour remplacer les chauffages fossiles, isoler les enveloppes des bâtiments ou moderniser les systèmes de distribution de chaleur. La demande de subventions reste élevée, alimentée par la révision de la loi sur l’énergie de 2022.

    Cadre financier jusqu’en 2029
    Pour la poursuite du programme, le Conseil d’État demande maintenant au Grand Conseil 60 millions de francs. Ces moyens doivent être complétés par des parts provenant de la taxe sur le CO₂ et du programme d’impulsion national. Pour autant que les prestations de la Confédération ne soient pas réduites, il en résulte un budget total pouvant atteindre 286 millions de francs pour les années 2026 à 2029.

    L’accent est mis sur les mesures dans le domaine du bâtiment. Les offres de conseil et d’information sont également soutenues, notamment pour les propriétaires qui souhaitent assainir leurs biens immobiliers sur le plan énergétique ou qui cherchent des alternatives avant l’interdiction des chauffages électriques prévue par la loi à partir de 2030.

    L’innovation et le biogaz en ligne de mire
    Outre les rénovations classiques des bâtiments, le canton encouragera davantage l’innovation à l’avenir. Un million de francs par an est mis à disposition pour chacun des projets pilotes qui testent de nouvelles technologies et de nouveaux procédés pour une utilisation ou un stockage efficace de l’énergie. Par ailleurs, 250 000 francs par an seront consacrés à la promotion du biogaz issu d’installations agricoles. Une source d’énergie prometteuse pour les processus industriels à haute température.

    Le programme de promotion de l’énergie allie ainsi protection du climat et création de valeur régionale. Il renforce l’innovation et agit en même temps comme un levier sur la voie du zéro net dans le parc immobilier zurichois.

  • Le marché immobilier en pleine tension

    Le marché immobilier en pleine tension

    Avec la baisse des taux d’intérêt de la Banque nationale suisse à 0 % à l’été 2025, les conditions de financement reviennent à des niveaux historiquement bas. Les acheteurs en profitent, tout comme les investisseurs institutionnels qui transfèrent des capitaux vers des immeubles de rapport. De ce fait, les prix augmentent à nouveau, surtout pour les immeubles collectifs.

    Parallèlement, la baisse du taux d’intérêt de référence entraîne des réductions de loyers pour les anciens contrats. Mais la demande dépasse nettement l’offre. Cela pousse encore plus le marché du logement locatif vers la pénurie.

    La propriété gagne, la conservation perd
    L’abolition de la valeur locative modifie le paysage de la propriété. Sans charge fiscale, l’intérêt pour l’achat augmente, en particulier dans la catégorie des revenus moyens. Mais la suppression de la déduction forfaitaire pour l’entretien freine les investissements dans l’entretien des bâtiments. Certains cantons étudient déjà des impôts alternatifs pour compenser le manque à gagner. La décision de réforme a donc un double effet. Elle stimule le marché, mais comporte des risques pour le patrimoine bâti.

    L’activité de construction s’effondre
    En 2025, la production de bâtiments a nettement diminué. A Zurich d’environ 35 %, au Tessin même de 80 %. Les raisons en sont les incertitudes politiques, la hausse des coûts de construction et la complexité des procédures d’autorisation. Cela se répercute directement sur les prix des loyers, qui continuent d’augmenter dans de nombreuses régions.

    Il en résulte une pénurie structurelle qui persistera en 2026. Même une légère baisse du nombre d’immigrants n’y changera pas grand-chose. Les membres de la SIV, en particulier, voient dans cette pénurie le principal moteur des prix de l’année.

    La politique change la donne
    Les cantons et les villes expérimentent des adaptations du droit de la construction, des quartiers sans voitures aux prescriptions plus strictes en matière de publication des pré-loyers. Pour les développeurs de projets, cela signifie plus d’incertitude, des procédures plus longues, des risques croissants.

    Les investisseurs deviennent plus sélectifs, le choix du site gagne en importance. Le marché se fragmente de plus en plus en fonction des exigences locales.

    Risques climatiques et nouveaux critères d’évaluation
    Avec la circulaire FINMA 2026/1, la durabilité devient une obligation. Les banques et les assureurs doivent intégrer explicitement les risques climatiques et naturels dans leurs évaluations des risques.
    Les sites exposés perdent en attractivité, les objets stables et résilients au climat gagnent. Pour les investisseurs institutionnels, cela signifie qu’il faut repenser les modèles d’évaluation et les portefeuilles.

    Le logement a le vent en poupe, le commerce sous pression
    L’évaluation de la SIV montre une image clairement divisée du marché. Le marché du logement reste robuste malgré le tournant des taux d’intérêt. La demande est forte, les taux de vacance continuent de baisser et devraient bientôt passer sous la barre des 1,2 %. Des augmentations de loyer sont réalistes, en particulier pour les nouvelles locations. La pression sur le marché se maintient.

    En revanche, le secteur commercial est soumis à une pression croissante. De nombreuses entreprises cèdent des surfaces de bureaux, ce qui entraîne une légère augmentation du taux de vacance. Les nouveaux bâtiments modernes et conformes aux normes ESG s’affirment, tandis que les biens plus anciens perdent de leur attrait et qu’il faut faire des concessions sur les prix.
    Le commerce de détail présente également un tableau mitigé. Les commerces de proximité restent stables, mais les surfaces de mode et d’électronique luttent contre une baisse de la fréquentation et de la rentabilité.
    En ce qui concerne les hypothèques, les propriétaires profitent du faible niveau des taux d’intérêt. Dans l’ensemble, les coûts de financement baissent nettement. Parallèlement, les dépenses d’énergie et d’entretien augmentent et restent donc un facteur de coût fixe.

    Malgré les incertitudes politiques et économiques, les membres de la SIV s’attendent pour la plupart à une hausse des prix et à des revenus stables dans le segment du logement et à une nouvelle baisse de l’activité de construction.

    La différenciation comme facteur clé
    En 2026, le marché reste robuste mais sélectif. La qualité, l’emplacement et l’aptitude au climat déterminent le succès. Alors que le logement est considéré comme une classe d’actifs sûre, le commerce devient un défi. Les investisseurs et les propriétaires sont confrontés à la tâche de lire plus précisément les environnements de marché et d’intégrer à temps les dynamiques réglementaires.

  • Un nouvel investisseur mise sur la continuité et une perspective à long terme

    Un nouvel investisseur mise sur la continuité et une perspective à long terme

    L’hôtel Bernerhof Gstaad a de nouveaux propriétaires. Brigitte et Thomas Frei ont cédé leur participation majoritaire dans la société Hotel Berner AG au gestionnaire de fortune RMG THE RISK MANAGEMEMT GROUP (SUISSE) SA de Genève et à la société d’investissement et de participation Holdingstone SA de Zoug, selon un communiqué. Le prix de vente n’a pas été divulgué.

    En trois décennies, le couple Frei a fait du Bernerhof un hôtel gastronomique réputé. Il dispose de 46 chambres et suites de différentes catégories et de quatre restaurants primés. « Après toutes ces années passées à la tête du Bernerhof, nous sommes heureux de transmettre cet héritage vivant à un groupe animé par une vision positive et ambitieuse pour le Bernerhof et pour Gstaad », ont déclaré les époux Frei. Ils se réjouissent tout particulièrement que François Grohens ait pris la direction opérationnelle début décembre.

    Âgé de 55 ans, François Grohens a déjà travaillé au Bernerhof de 2002 à 2011, avant de rejoindre le Park Gstaad. Il y a occupé le poste de directeur pendant les six dernières années. Après avoir travaillé aux États-Unis et sur des bateaux de croisière, le Français s’est installé en Suisse en 1997, puis à Gstaad en 2000. Selon les informations disponibles, son objectif est de « préserver le Bernerhof comme un lieu chaleureux et familier pour les habitués, tout en séduisant de nouveaux clients par la qualité du service, des restaurants et l’atmosphère animée ».

    Jean-Guillaume Pieyre, fondateur et PDG de RMG, remercie Brigitte et Thomas Frei « pour la confiance qu’ils nous accordent ». Avec Emmanuel Kilchenmann, vice-président de Holdingstone, il souhaite faire avancer un projet « qui respecte Gstaad et sa région et partage la vision d’un centre villageois animé tout au long de l’année ».

  • Une contribution financière ouvre la voie à la création d’un centre national pour l’association

    Une contribution financière ouvre la voie à la création d’un centre national pour l’association

    La ville de Thoune prévoit de participer à la réalisation du Swiss Football Home, qui doit voir le jour sous la forme d’un campus de football de l’ASF à Thoune Sud. Selon un communiquéde la ville, la contribution d’investissement de 4 millions de francs s’inscrit dans le cadre d’un concept de financement global qui comprend, outre l’autofinancement de l’ASF, des fonds de la Confédération, du canton de Berne et des financements tiers. Les 4 millions de francs à fonds perdu seront utilisés pour les coûts de construction, les installations extérieures et la planification du projet. Le conseil municipal se prononcera sur le crédit lors de sa séance du 16 janvier. Cette participation financière de la ville est soumise à différentes conditions, notamment la garantie et la viabilité du financement global du Swiss Football Home et la fixation des contributions cantonales.

    Le Swiss Football Home servira à l’avenir de nouveau centre pour l’Association suisse de football et comprendra des bâtiments ainsi que plusieurs terrains de football. Environ 150 employés travailleront à l’avenir sur le campus, qui fera partie du pôle sportif et de loisirs de Thoune Sud. Selon le communiqué, le Swiss Football Home aura un impact fiscal positif à long terme sur la ville de Thoune et la promotion économique de la région. La création de 150 emplois et le regroupement des équipes nationales constituent notamment une opportunité unique pour le site.

    D’autres projets sportifs privés ont déjà été lancés dans le pôle Thun Süd, tels qu’un centre de sports de raquette en salle et en plein air, une installation d’escalade et de bloc et une salle de sports de balle. La ville explique que la large utilisation sportive du site, situé à proximité immédiate de la Stockhorn Arena du FC Thun, apporte de nombreuses synergies. « Les retombées économiques à long terme pour la ville de Thoune grâce à l’implantation du Swiss Football Home dépasseront largement l’investissement initial », a déclaré le maire Raphael Lanz.