Catégorie : Personnes

  • Logiciel de surveillance des gisements de CO2

    Logiciel de surveillance des gisements de CO2

    Edoardo Pezzulli, post-doctorant et Pioneer Fellow à l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich(EPFZ), a développé un logiciel permettant de surveiller en permanence le stockage du dioxyde de carbone dans les réservoirs et de réduire ses risques. Selon un communiqué, le mathématicien s’efforce maintenant de commercialiser sa technologie. Pour cela, il a fondé la start-up Storra Dynamics GmbH avec l’ingénieur mécanique Michael Liem.

    « Quiconque stocke du CO2 a une responsabilité sociale », déclare Pezzulli, cité dans le communiqué. « Les installations doivent être sûres pendant des générations. Avec notre système de surveillance, nous voulons prouver que les risques sont limités et qu’une exploitation au plus haut niveau de sécurité est possible » En effet, un tel stockage comporte des incertitudes géologiques. Il faut d’abord analyser la quantité de dioxyde de carbone qui peut être injectée dans le site, puis surveiller le gaz stocké pour s’assurer qu’il reste bien piégé. Le logiciel nouvellement développé doit ensuite fonctionner comme un jumeau numérique, en simulant les conditions de pression, de température et de charge dans le site de stockage.

    Actuellement, Pezzuli participe au projet pilote et de démonstration CITru dans la commune de Trüllikon. Sous la direction de l’ETH, il y étudie la faisabilité d’une injection de dioxyde de carbone par un puits désaffecté créé par la Nagra (Société coopérative nationale pour le stockage des déchets radioactifs). Le scientifique est responsable de l’évaluation des risques et de l’élaboration du plan de surveillance.

  • Nouveau bâtiment à Sursee pour l’équipe de cyclisme

    Nouveau bâtiment à Sursee pour l’équipe de cyclisme

    Selon un article de la « Luzerner Zeitung », l’équipe Tudor Pro Cycling, actuellement basée à Schenkon, s’apprête à déménager à Sursee. Elle souhaiterait y investir 18 millions de francs dans un nouveau quartier général de six étages. L’initiateur de ce projet est la société Sette Immo AG qui, par le biais de son groupe Sette Sports, entretient non seulement l’équipe professionnelle mais aussi une équipe de jeunes. Fabian Cancellara, ancien cycliste de course, n’est pas seulement chef d’équipe au sein de l’équipe Tudor Pro Cycling, mais il est également actif au sein de Sette Immo AG.

    En septembre 2026, le nouveau siège de l’équipe devrait être achevé et accueillir des entrepôts, des ateliers, des salles d’entraînement et de réunion. Des bureaux pour l’administration et des salles de repos pour les coureurs devraient également voir le jour, ainsi qu’une salle d’exposition de l’équipe. Un système photovoltaïque sera également installé sur le toit.

    Actuellement, l’équipe sponsorisée par l’horloger Tudor de Genève participe au Tour de France jusqu’à la fin du mois.

  • Des suiveurs forts plutôt que des patrons faibles

    Des suiveurs forts plutôt que des patrons faibles

    L’hypothèse classique est que ceux qui sont performants sont promus. Mais le principe dit de Peter explique déjà pourquoi les bons employés progressent souvent jusqu’à l’incompétence. Les chercheurs Christian Zehnder, Benjamin Tur et Matthieu Légeret apportent une nouvelle perspective. Ils affirment que lorsqu’un cadre progresse, ce ne sont pas seulement ses compétences qui comptent, mais aussi la perte de sa contribution en tant que suiveur.

    Un conflit d’objectifs avec des conséquences
    Lorsqu’une personne dotée de compétences élevées en matière d’équipe devient un leader, le groupe perd souvent un collaborateur productif et engagé au niveau opérationnel. Dans certains cas, il peut donc être stratégiquement plus intelligent de promouvoir une personne moins compétente, simplement pour préserver le bon fonctionnement de l’équipe.

    Le leadership n’est pas toujours la clé du succès
    « Nos recherches montrent que, dans certaines circonstances, il peut être optimal de confier des rôles de leadership à des personnes moins compétentes », explique Zehnder. Selon lui, c’est notamment le cas lorsque la fonction de direction est chronophage mais peu décisive sur le plan opérationnel et lorsque le meilleur suiveur est indispensable au travail quotidien.

    Rôle de la culture d’entreprise
    Un élément central est la valorisation des bons rôles de suiveur. Les systèmes de récompense pourraient être conçus de manière à ce que les personnes les plus performantes souhaitent rester à des niveaux hiérarchiques inférieurs sans que cela soit perçu comme un blocage de leur carrière. Il faut également une communication interne qui explique pourquoi chaque promotion n’est pas synonyme de contribution maximale à l’organisation.

    Repenser le leadership signifie augmenter l’efficacité
    L’étude appelle à un changement radical de la stratégie de gestion des talents. L’idée classique de promotion n’est pas toujours la meilleure solution pour l’entreprise. Il est parfois plus efficace de laisser les compétences là où elles sont le plus utiles, même si cela signifie que ce ne sont pas les meilleurs qui sont au sommet. Le véritable succès peut résider dans la force de ceux qui ne dirigent pas.

  • Construire l’avenir, c’est prendre ses responsabilités

    Construire l’avenir, c’est prendre ses responsabilités

    Monsieur Binkert, vous êtes actif dans le développement immobilier depuis des décennies. Qu’est-ce qui vous motive personnellement et quelle est votre vision de l’avenir de l’architecture et du développement immobilier ?Le développement immobilier est aussi un développement spatial. Avec chaque construction, nous modifions notre environnement, l’espace qui nous entoure. Ce changement doit être une amélioration, pas une détérioration. La question qui me préoccupe est celle des règles que nous devons respecter pour que notre environnement bâti reste durable, vivable et viable. Je vois l’avenir du développement immobilier dans une planification créative et globale qui associe les besoins de la société aux possibilités technologiques, tout en plaçant l’homme et l’environnement au centre.

    Quel projet vous a particulièrement marqué ?
    Chaque projet élargit l’horizon de l’expérience – mais Greencity Zurich a été un tournant pour moi. C’est là que nous avons développé pour la première fois pour Losinger Marazzi des règles concrètes sur la manière dont un quartier doit être conçu, construit et exploité pour être considéré comme réellement durable. Ce projet m’a montré à quel point la durabilité peut avoir un impact profond lorsqu’elle est pensée et mise en œuvre de manière systématique. Le fait qu’il ait permis à Losinger Marazzi de devenir le premier « entrepreneur général vert » de Suisse a été un signe fort que le développement durable peut également être un modèle de réussite économique.

    En tant que président de l’association 2000-Watt-Smart-Cities, vous vous engagez pour des villes durables et énergétiquement efficaces. Comment intégrez-vous concrètement les aspects de durabilité dans vos projets ?
    Dans Greencity Zurich, nous avons développé pour la première fois des règles complètes pour la planification, la construction et l’exploitation d’un quartier durable. Cela a donné naissance au label « 2000-Watt-Areal », qui a permis de certifier plus de 50 quartiers urbains dans toute la Suisse. Aujourd’hui, nous continuons à le développer sous l’autorisation de l’Office fédéral de l’énergie – dans l’optique de la Smart City. Nous avons ainsi récemment pu certifier le premier projet en Inde.

    Le plus grand défi reste l’équilibre entre la durabilité environnementale, sociale et économique, en particulier au niveau international. En Chine, les exigences sociales sont difficiles à mettre en œuvre, au Brésil, la compréhension de l’environnement fait souvent défaut, et dans les Émirats, l’économie n’est pas un problème. En Suisse aussi, il faut de l’empathie, de la compréhension et du souffle pour imposer des solutions viables et durables.

    Vous avez une expérience internationale, notamment aux États-Unis et en Inde. Quelles différences et similitudes voyez-vous entre la Suisse et ces pays en matière de développement urbain ?
    La principale différence réside dans le rythme de croissance : les pays émergents dont la population augmente rapidement ont besoin de beaucoup de nouveaux espaces rapidement et à moindre coût, souvent au détriment de la qualité. La durabilité y est une promesse d’avenir, souvent accueillie avec scepticisme. La durabilité coûte cher à court terme, mais ne rapporte qu’à long terme, mais elle couvre alors plusieurs fois les coûts selon nos hypothèses.

    Dans le monde occidental – où la croissance stagne ou recule – d’autres valeurs sont mises en avant : l’équité sociale, l’économie circulaire, la biodiversité. Le développement durable y est de plus en plus perçu comme une condition préalable à la qualité de vie. L’exigence selon laquelle l’Occident doit également prendre en charge le développement durable dans les pays émergents pousse toutefois des pays prospères comme la Suisse à leurs limites.

    Quelles tendances voyez-vous dans le développement futur des villes et des sites et comment imaginez-vous les formes d’habitat de demain, notamment au regard des changements démographiques, de l’urbanisation croissante et de la densification ?
    Nous sommes à un tournant. Le secteur de la construction doit impérativement rattraper son retard dans des domaines tels que la numérisation, l’automatisation et l’intelligence artificielle. Nous continuons à construire « brick and mortar », comme à l’époque romaine. Pourtant, si les besoins humains fondamentaux n’ont guère changé, les possibilités techniques, elles, ont bien évolué. Les mégatendances – changement démographique, santé, avenir du travail, crise climatique – exigent de nouvelles réponses à la question de savoir comment nous habitons. Nous devons avoir le courage de remettre en question le statu quo, d’explorer de nouvelles voies et d’essayer des solutions qui n’existaient pas dans le passé.

    Le « bétonnage de la Suisse » ne peut pas continuer ainsi. Ce qui fonctionnait encore dans une Suisse de 6 millions d’habitants à la mobilité limitée conduit aujourd’hui à l’effondrement. Nous devons nous considérer davantage comme une partie de l’univers, dans lequel nous ne sommes qu’une espèce parmi d’autres, et non comme des dominateurs. Nous constatons chaque jour les conséquences de notre gestion à courte vue des ressources limitées, de la diminution de la biodiversité et du gaspillage d’énergie.

    À l’avenir, nous nous rapprocherons les uns des autres, nous ferons de la place pour les autres, nous vivrons de manière plus efficace et suffisante. Pour que cela ne nuise pas à notre qualité de vie, nous devons mieux utiliser les possibilités technologiques qui s’offrent à nous aujourd’hui et celles que nous développerons demain. Nous vivrons de manière plus urbaine qu’aujourd’hui, nous satisferons les besoins de la vie quotidienne à distance de marche, nous serons mieux connectés.

    Nous avons désormais atteint 9 millions d’habitants en Suisse. Le secteur immobilier parle depuis longtemps d’une Suisse à 10 millions d’habitants. Sommes-nous, selon vous, suffisamment préparés à cette éventualité et où voyez-vous encore un besoin de rattrapage ?
    L’idée d’une Suisse à 10 millions d’habitants est elle aussi déjà dépassée. Si nous voulons permettre à notre société vieillissante de vivre confortablement, nous avons besoin d’une main-d’œuvre jeune et bien formée supplémentaire, nous avons donc besoin d’une Suisse de 12 millions ! Nous devons proposer des solutions durables aux flux migratoires attendus de réfugiés climatiques et de réfugiés de guerre, mais sans mettre en péril notre culture et notre histoire. Plus nous nous préparons rapidement et efficacement, plus nous serons en mesure d’en tirer profit.

    Nous sommes mal préparés aux changements de paradigmes exogènes. Nous sommes conscients de l’attraction des grandes villes, mais nous ne proposons pas d’alternatives. Nous continuons à travailler avec des plans de zonage alors qu’ils ne sont plus en mesure de refléter notre production et notre mode de vie. Nous avons les yeux rivés sur les pôles d’attraction que sont Zurich, Bâle et Genève, au lieu de percevoir et d’exploiter les qualités dormantes de petites villes comme Lenzbourg, Brugg, Wetzikon ou Glaris. Il y a là un besoin urgent de rattrapage.

    Notre vision de la Smart City Switzerland n’est pas celle d’une mégapole avec une agglomération tentaculaire – bien au contraire : nous proposons de redevenir plus petits. Ce ne sont pas les grandes villes suisses qui doivent croître, mais les villes moyennes et les petites villes bien connectées qui doivent être densifiées et urbanisées – avec beaucoup d’espaces verts entre elles. L’urbanisation passe par l’amélioration de l’offre, la revalorisation culturelle, mais aussi et surtout par la création de nouveaux emplois. Et là où la recherche sur l’urbanisation identifie des lacunes dans le réseau urbain, nous devons également avoir le courage de construire de nouvelles villes.

    Quels rôles et quelle vision à long terme voyez-vous pour l’espace économique de Glaris et quels sont les projets clés qui marqueront les années à venir ?
    Glaris Nord est l’épine dorsale économique du canton – avec sa situation, son infrastructure et sa proximité avec la zone économique de Zurich, il offre un énorme potentiel pour la production et les services. Glaris Sud, en revanche, marque des points avec la nature, les loisirs et la qualité de vie. Ces deux espaces devraient être beaucoup plus pensés dans le sens d’une symbiose fonctionnelle. La vision Glaris 2030 présente des perspectives claires à cet égard, mais elle doit être portée plus largement. Des projets clés à Näfels-Mollis et Niederurnen-Oberurnen seraient des catalyseurs idéaux, mais ils n’ont pas été suffisamment exploités jusqu’à présent – même pas dans le plan directeur communal récemment établi. Les directives cantonales et fédérales étroites concernant le dimensionnement des zones à bâtir freinent le développement – il faut ici une marge de manœuvre pour des solutions orientées vers l’avenir.

    L’un des travaux de master de vos étudiants analyse Glaris Nord comme un sous-centre potentiel de la région économique de Zurich. Comment évaluez-vous le potentiel de développement de cette région, notamment en termes d’infrastructures, de secteurs, d’emplois
    et d’habitat ?

    Le potentiel de Glaris Nord est impressionnant. Nos études sur la Smart City Switzerland montrent qu’il y aurait de la place des deux côtés du lac de Walenstadt pour une ville de taille moyenne – mais que celle-ci soit créée à Glaris Nord, à Ausserschwyz ou dans le Sarganserland dépend en fin de compte de la volonté politique des habitants.
    Le travail de master de la HSLU mentionné ci-dessus étudie la relation entre la grande ville de Zurich et les sous-centres environnants (nœuds de deuxième centralité). La situation actuelle du brain-drain et des mercenaires salariaux qui font la navette entre la région rurale de Glaris et la ville de Zurich est comparée à la vision de la ville de Glaris Nord à 15 minutes. Le travail de master confirme l’interdépendance de l’aménagement du territoire et de la promotion économique, de la densification et de la diversité des utilisations, des emplois et des logements.

    Du point de vue de la planification et de la politique, que doit-il se passer pour que Glaris ne se contente pas de s’agrandir, mais participe également à son développement ?
    Dans la perspective de Smart City Switzerland, l’Office fédéral du développement territorial ARE doit revoir l’aménagement du territoire à l’échelle nationale et créer de nouveaux espaces libres pour le développement urbain densifié. Sur cette base, il est possible de densifier les villes existantes, voire de développer de nouvelles villes régionales (nœuds de deuxième centralité) et de petites villes (nœuds de troisième centralité).

    Pour Glaris, cela signifie concrètement qu’il faut faire du lobbying actif à Berne pour positionner Glaris Nord en tant que site économique. C’est la seule façon pour le canton de se libérer du rôle de suiveur passif dans la péréquation financière. Il faut faire un choix clair entre l’attente et la participation active. Pour participer, il faut investir – dans la planification et le développement, les infrastructures, le marketing local et le travail de persuasion politique.

    Quel rôle joue le plan directeur cantonal dans ce contexte et quelles sont les possibilités d’influence au niveau communal ?
    Le plan directeur cantonal reflète la situation actuelle et la pense de manière linéaire. Il ne reflète pas les changements de paradigme qui nous attendent dans les années à venir. Le plan directeur n’offre pas non plus une flexibilité suffisante pour répondre aux nouveaux défis exogènes et endogènes.

    Les possibilités d’influencer le plan directeur supérieur sont limitées. La commune dépend du canton, et le canton dépend de la Confédération. De plus, l’exigence de stabilité du plan rend toute innovation difficile. Les temps de réaction sont trop longs. Pourtant, des leviers existent : les projets pilotes et les pôles de développement (PDD) permettent de tester des idées innovantes et d’expérimenter de nouveaux modèles urbains.

    La 105e immoTable d’aujourd’hui à Glaris apporte une contribution importante à la discussion urgente et nécessaire sur la volonté de Glaris de devenir le site de l’avenir.

  • Changement de direction pour une société immobilière de Schlieren

    Changement de direction pour une société immobilière de Schlieren

    La société Geistlich Immobilia AG annonce un changement à sa tête : Début juillet, Ladina Esslinger a pris la direction du promoteur immobilier issu du groupe Geistlich, informe Geistlich Immobilia dans un communiqué. L’ancienne directrice du développement de projets reprend la direction opérationnelle de Martin Geistlich. L’ancien directeur général reste toutefois actif dans l’entreprise en tant que président du conseil d’administration.

    La société Geistlich Immobilia AG prend en charge, au sein du groupe Geistlich, le réaménagement de l’ancien site de l’entreprise à Schlieren. Le quartier amRietpark y est en cours de construction sur plus de 125 000 mètres carrés. Autour d’un parc de 600 mètres de long, quelque 650 appartements ainsi que des surfaces commerciales et des bureaux seront aménagés. Actuellement, Geistlich Immobilia s’occupe de la réalisation du projet Lymhof.

    « Notre objectif est de réaliser des projets qui renforcent à long terme Schlieren en tant que lieu d’habitation et d’activité économique, avec une véritable valeur ajoutée pour les personnes qui y vivent, ainsi que pour les entreprises locales et nouvelles », déclare Esslinger, citée dans le communiqué. La nouvelle directrice de Geistlich Immobilia AG a étudié l’architecture à l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich et obtenu un Executive Master of Business Administration à l’Université de Saint-Gall.

  • Mettre fin à un bail : Entre conciliation, prolongation et expulsion

    Mettre fin à un bail : Entre conciliation, prolongation et expulsion

    Audience de conciliation sur la résiliation du bail
    Si le bailleur résilie le logement loué, le locataire peut contester la résiliation auprès de l’autorité de conciliation dans les 30 jours suivant la réception et demander une prolongation. Si les parties ne parviennent pas à s’entendre, l’autorité de conciliation peut proposer une décision ou délivrer au locataire l’autorisation d’agir devant le tribunal des baux et loyers.

    Prolongation du bail
    Si le congé est valable, l’autorité de conciliation propose en général une prolongation du bail, qui est de quatre ans maximum pour les locaux d’habitation. Le droit du bail stipule à l’article 272a CO quand une prolongation est exclue. En outre, le Tribunal fédéral a confirmé à plusieurs reprises que le locataire doit prouver qu’il a entrepris des recherches concrètes pour trouver un logement de remplacement avant l’audience de conciliation. Sans efforts de recherche concrets, il n’y a pas de droit à la prolongation.

    Dans le cas d’une dernière prolongation, le bail prend fin définitivement, une nouvelle prolongation n’est pas possible. En revanche, dans le cas d’une première prolongation, le locataire peut demander une deuxième prolongation jusqu’à 60 jours avant l’expiration de la première prolongation. Si le bailleur souhaite une dernière prolongation, cela doit être explicitement mentionné dans l’accord, sinon une première prolongation s’applique.

    Titre d’expulsion
    Si les parties se mettent d’accord sur une date de départ définitive, le bailleur doit insister pour obtenir un titre d’expulsion dans l’accord. Le bailleur peut ainsi demander l’expulsion directement au maire de la commune si le locataire ne quitte pas les lieux à la date convenue.

    Recommandations pour les bailleurs
    Si une prolongation est exclue, il peut néanmoins être judicieux pour le bailleur, dans certaines circonstances, d’accorder une courte prolongation finale. Cela permet d’éviter une longue procédure judiciaire avec une « prolongation à froid » correspondante. Dans un accord, le bailleur doit veiller à ce que la dernière prolongation soit clairement formulée et doit insister sur la nécessité d’un mandat d’expulsion.

  • Le CEO devient associé dans un groupe de construction

    Le CEO devient associé dans un groupe de construction

    Le groupe ERNE accueille son CEO Giuseppe Santagada en tant qu’associé. Le CEO, en poste depuis le début de l’année 2024, entre également dans le groupe de construction et d’immobilier de Laufenburg en tant qu’actionnaire minoritaire, informe le groupe ERNE dans un communiqué. L’entreprise familiale est détenue par la quatrième génération de la famille fondatrice.

    « Depuis le premier jour, la collaboration avec Giuseppe Santagada se déroule dans un esprit de partenariat, d’engagement et d’égalité », indiquent Daniel et Christoph Erne, président et vice-président du conseil d’administration, cités dans le communiqué. Le docteur en économie contribue au développement stratégique du groupe grâce à sa vision entrepreneuriale et à son expérience de direction. « Son admission en tant qu’actionnaire minoritaire est l’expression de notre confiance mutuelle et de notre responsabilité envers nos collaborateurs, nos clients, nos partenaires et notre famille »

    Les sociétés du groupe ERNE sont spécialisées dans l’ensemble du secteur de la construction, de l’extraction des matières premières à la déconstruction, l’élimination et le recyclage, en passant par la planification et la réalisation de projets. Outre son siège social à Laufenburg, l’entreprise dispose d’autres sites en Suisse ainsi qu’en Allemagne et est active en Suisse, en Allemagne et au Luxembourg.

  • Nouvelle direction pour le SVIT Suisse

    Nouvelle direction pour le SVIT Suisse

    Avec la transmission de la présidence d’Andreas Ingold à Michel Molinari, le SVIT Suisse a réalisé un important changement de génération. Molinari, jusqu’ici vice-président et CEO de BLKB Fund Management AG, prend ainsi la responsabilité d’une association comptant plus de 2600 membres. Dans le même temps, Cécile Berger-Meyer et David Zumsteg ont été élus à la présidence. Leurs prédécesseurs, Andreas Ingold et Jean-Jacques Morard, ont été nommés membres d’honneur pour leur engagement de longue date.

    Une association en mouvement
    2024 a été une année intense, avec un positionnement politique ciblé, des projets stratégiques comme la coopération DACH et le commentaire sur le droit de bail. La réédition réussie de « SVITPedia » ainsi qu’une forte demande de formation montrent que le SVIT Suisse est dynamique et capable de s’adapter. La certification « eduQua » a été renouvelée, des cours et des examens ont été organisés avec succès dans toutes les régions du pays.

    Clarté stratégique et opérationnel fort
    L’évolution positive de l’association au cours des huit dernières années est due à des décisions stratégiques claires et à la professionnalisation des structures. La séparation de la stratégie et de l’opérationnel, l’introduction d’un modèle de CEO et la réorientation des plates-formes Forum, Campus et Summit créent une base stable. Un plan de mesures stratégiques pour le positionnement a été élaboré et est en cours de mise en œuvre. L’objectif est d’accroître encore la visibilité et l’efficacité de l’association.

    Pertinence politique renforcée
    L’assemblée des délégués 2025 a montré une fois de plus la pertinence politique croissante du SVIT Suisse. Les délégués ont approuvé une motion visant à ne plus conclure à l’avenir de contrats de sponsoring avec Swiss Marketplace Group AG. De même, les contrats en cours seront résiliés jusqu’à leur échéance. L’association donne ainsi un signe d’indépendance et de représentation claire des intérêts du secteur.

    Visibilité, présence, cohérence
    Avec sa nouvelle direction et une position renforcée, le SVIT Suisse veut continuer à développer son rôle d’association professionnelle et sectorielle de premier plan. Les trois piliers stratégiques, formation, politique, réseautage, constituent la base stable d’un engagement orienté vers l’avenir. L’assemblée des délégués, qui s’inscrit dans le cadre du Swiss Real Estate Forum, a offert à cet effet la scène adéquate en 2025 également, avec des impulsions inspirantes de personnalités du monde politique, sportif et économique.

  • Comment l’association des locataires sabote la construction de logements

    Comment l’association des locataires sabote la construction de logements

    L’initiative de l’association des locataires, pour laquelle la collecte de signatures a commencé le 3 juin 2025, sonne à première vue comme un bienfait : des loyers plus bas, plus de protection pour les locataires, plus de droit de regard. Mais si l’on ne se laisse pas aveugler par les titres ronflants, on se rend compte que cette initiative s’attaque aux symptômes – et renforce les causes.

    Bien sûr, la hausse des loyers proposés est une charge réelle, en particulier dans les centres urbains. Mais l’impression qu’il s’agit d’une conspiration des bailleurs n’est pas suffisante. Les chiffres sont clairs : selon l’Office fédéral du logement, il manque jusqu’à 10 000 logements par an – alors que le nombre de ménages augmente d’environ 50 000 unités. Le fait que les loyers proposés augmentent n’est pas surprenant – c’est la conséquence d’un excédent de demande croissant.

    Et c’est précisément là que réside le problème de l’initiative. Elle veut corriger administrativement la formation des prix au lieu de supprimer les goulets d’étranglement structurels sur le marché du logement. Le plafonnement des rendements peut sembler populaire à court terme, mais à long terme, il prive la construction de logements d’importantes incitations à l’investissement. Les investisseurs privés – dont les fonds de pension et les compagnies d’assurance – supportent aujourd’hui une grande partie de la construction de nouveaux logements. Réduire leur rentabilité, c’est effrayer les capitaux et risquer une nouvelle pénurie.

    Le mythe de l’investisseur avide de rendement ne tient pas la route. Plus de la moitié des logements locatifs en Suisse appartiennent à des caisses de pension, des assurances ou des institutions de prévoyance – donc, en fin de compte, à la population elle-même. Ceux qui réduisent leur rendement mettent en danger notre prévoyance vieillesse. Le marché du logement n’est pas un terrain de jeu pour des expériences socio-romantiques, mais un système complexe qui doit faire coïncider l’offre et la demande. Si vous annulez ce mécanisme, vous ne résoudrez pas les problèmes – vous les aggraverez.

    Le droit de préemption pour la construction de logements d’utilité publique est également délicat. Il signifie en fait une expropriation avec un détour bureaucratique – et un pas de plus vers un marché du logement dirigé par l’État. Je vous mets en garde : une telle intervention peut être motivée par des raisons idéologiques, mais dans la pratique, elle entraîne surtout des retards et de l’inefficacité. La construction de logements d’utilité publique a sa raison d’être, mais elle ne remplace pas le volume dirigé par le marché dont nous avons désespérément besoin.

    Au lieu de cela, il faut des solutions réalistes. Avec son Agenda du logement, le SVIT Suisse a formulé 20 exigences concrètes : des procédures d’autorisation plus rapides et coordonnées, la réduction des oppositions, la promotion de la densification et de logements à la surface efficace. Le droit du bail lui-même doit être plus différencié : Il protège trop les locataires en place et pas assez ceux qui cherchent un logement de toute urgence. Ce n’est ni juste ni efficace.

    En bref, la pénurie de logements ne sera pas résolue par plus de réglementation, mais par plus de logements. Ceux qui entravent la construction de nouveaux logements, que ce soit par conviction idéologique ou par un faux sentiment de justice, ne font en fin de compte qu’élargir le fossé entre l’offre et la demande – et nuisent ainsi précisément à ceux qu’ils prétendent protéger.

  • Perspectives et points de vue des leaders de l’industrie immobilière

    Perspectives et points de vue des leaders de l’industrie immobilière

    Le secteur immobilier est confronté à des défis dynamiques : des ajustements réglementaires à la numérisation, en passant par les questions de durabilité et de pénurie de main-d’œuvre qualifiée. Parallèlement, le besoin d’opinions fondées, d’aperçus pratiques et de conseils d’orientation ne cesse de croître.

    Avec la nouvelle immoColumn sur immo-invest.ch, nous créons un espace d’expertise, d’expérience et de discussion. Dans des articles réguliers, des experts de différents domaines du secteur partagent leurs points de vue et donnent de précieuses impulsions.

    Des thèmes variés pour un secteur interconnecté
    La chronique immo couvre toute la gamme du monde de l’immobilier, notamment :

    • La construction, la gestion et la planification/développement
      Des thèmes centraux comme les processus de construction, la gestion durable ou les nouveaux concepts d’utilisation
    • Finance, technologie du bâtiment et énergie
      Des questions de financement aux technologies du bâtiment d’avenir en passant par l’efficacité énergétique
    • PropTech/numérique et marketing
      Innovations numériques, nouvelles approches de commercialisation et processus intelligents
    • Mobilité/transports et promotion du site
      Impulsion pour les régions et nouvelles possibilités pour la mobilité et l’hébergement
    • Pouvoirs publics, associations et fournisseurs
      Cadre politique, groupes d’intérêt et partenaires tout au long de la chaîne de valeur
    • Vendeurs/agents immobiliers, publicité et fournisseurs
      Acteurs qui façonnent le marché et le soutiennent avec des produits et services innovants

    Grâce à cette diversité thématique, nous souhaitons refléter les perspectives de tous les secteurs de l’immobilier et contribuer à leur développement.

    Qui écrit ?
    Les chroniques sont rédigées par des personnalités éminentes du secteur immobilier, qui enrichissent la branche de leur expérience et de leurs connaissances. Il s’agit exclusivement de cadres supérieurs de niveau C ou ayant un niveau de responsabilité comparable, qui apportent des perspectives pratiques.

    La chronique immo est publiée en continu sur immo-invest.ch et est diffusée via nos canaux tels que la newsletter immo, LinkedIn et dans le cadre.

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  • Le site économique et l’espace de vie du canton de Glaris – Une véritable légende de la vie

    Le site économique et l’espace de vie du canton de Glaris – Une véritable légende de la vie

    Le canton de Glaris a une longue tradition industrielle. Quelles impulsions donnez-vous pour renforcer la compétitivité économique et créer des emplois durables ?
    Le canton de Glaris a toujours été très favorable à l’économie. Nous avons été l’un des premiers cantons suisses à légiférer sur la promotion économique (1978). De plus, Glaris est un pionnier suisse en matière de législation sociale avec la loi sur les fabriques (1864) et l’assurance vieillesse obligatoire (1916). Dans ce contexte, le pays de Glaris est traditionnellement un lieu d’implantation moderne pour les entreprises, avec des avantages compétitifs pour les employeurs et les employés qui peuvent n’apparaître qu’au second coup d’œil. Par exemple, le Glarnerland est suffisamment grand pour offrir suffisamment d’espace aux entreprises, mais aussi suffisamment petit pour que les décisions soient prises rapidement et sans bureaucratie. Le point de contact pour l’économie apporte un soutien pragmatique et fiable aussi bien aux créateurs d’entreprise qu’aux entreprises existantes ou à celles qui souhaitent s’implanter. Dans nos trois grandes communes fusionnées de manière exemplaire dans toute la Suisse, les investisseurs trouvent des biens immobiliers à des prix avantageux et les employeurs des collaborateurs bien formés et motivés qui aiment vivre dans un environnement intact avec les avantages d’un cadre moderne.

    Comment le Département de l’économie encourage-t-il les idées commerciales numériques innovantes ?
    Les possibilités offertes par la transformation numérique servent d’une part à redessiner les processus et les produits, mais elles constituent d’autre part la base de l’économie circulaire. Il s’agit à la fois d’améliorer l’efficacité des ressources et la gestion des données. Ainsi, les collaborateurs de demain sauront quels matériaux ont été utilisés et selon quels processus. Les chaînes d’approvisionnement constituent une autre opportunité : Les nouveaux processus numériques permettent une chaîne d’approvisionnement plus robuste, plus efficace et plus transparente. Dans ce contexte, nous soutenons la transformation numérique dans l’économie glaronnaise avec des crédits de numérisation. Le programme de soutien dispose de deux millions de francs jusqu’à fin 2027. Les projets innovants qui prennent en compte les nouvelles technologies dans les processus et la production, qui créent de nouveaux produits et modèles commerciaux et qui mettent en place des coopérations sont encouragés. Concrètement, nous réalisons une analyse de la situation actuelle dans les entreprises participantes avec l’expertise du réseau d’innovation de Suisse orientale (INOS). Cette analyse est financée par la nouvelle politique régionale (NPR) et comprend un état des lieux, y compris un plan de mesures et une feuille de route pour la mise en œuvre. Ces bases sont nécessaires pour la demande de soutien financier jusqu’à 100’000 francs pour les projets individuels et 300’000 francs pour les projets interentreprises et/ou sectoriels.

    Selon vous, comment le secteur immobilier va-t-il évoluer dans le domaine de l’industrie et du commerce ?
    La pression de l’agglomération se fait sentir dans le pays de Glaris. La croissance démographique est toutefois modérée, ce qui va dans le sens d’un développement durable. En ce qui concerne les surfaces industrielles et commerciales, la commune de Glaris Nord dispose de capacités particulièrement élevées, qui sont actuellement exploitées sur le site de Bilten avec plusieurs projets. Grâce à une gestion active des surfaces, nous misons sur un développement durable avec des projets qualitatifs dans l’industrie et le commerce.

    Quelles tendances voyez-vous dans l’évolution de l’offre et de la demande en matière de logement ?
    Les projets de nouvelles constructions dans le secteur résidentiel sont en grande partie réalisés dans les communes de Glaris et de Glaris Nord. Cela est également lié aux plans d’affectation qui, grâce à la fusion des communes, peuvent adopter une vision globale et progressiste. A Glaris Sud, le plan d’affectation est encore dans un processus politique exigeant, qui est également suivi par le canton.

    Comment pouvez-vous vous assurer que l’évolution du marché immobilier correspond aux besoins de la population ?
    Les personnes qui vivent dans l’un de nos 29 villages, localités ou quartiers apprécient les particularités de leur lieu de résidence. Celles-ci se manifestent par exemple dans la situation géographique ou dans la vie associative. On ne vit pas du tout de la même manière à Elm ou à Braunwald qu’au chef-lieu du canton ou à Näfels. Et là encore, différemment du Kerenzerberg ou du Walensee. Cela crée une identité et un lien, et les gens restent donc ici. Cela correspond au rythme modéré de la croissance démographique et à la relative stabilité des prix de l’immobilier.

    Comment pouvez-vous vous assurer que votre marché immobilier se développe durablement ?
    Grâce à notre combinaison unique de proximité avec la nature et la ville, à notre taille raisonnable et à notre espace économique et de vie compact, le Glarnerland marque des points. L’essentiel est donc de gérer ces avantages avec soin – ce sont nos ressources, notre capital.

    Quels sont les projets d’infrastructure de l’OFROU et des CFF prévus et quels sont les potentiels d’amélioration que vous identifiez ?
    Le Glarnerland est perçu comme une région rurale, mais sa situation entre Zurich et Coire lui permet de bénéficier d’excellentes liaisons de transport. La ville de Zurich et l’aéroport ne sont qu’à une heure de voiture ou de train, l’un des principaux axes nord-sud traverse le canton, et les avions et hélicoptères privés peuvent décoller et atterrir à Mollis.

    Bien entendu, le canton de Glaris se penche également sur les exigences croissantes en matière de mobilité. Ces dernières années, le canton a mis en œuvre trois des quatre grands projets de construction de routes afin de desservir notamment le pôle de développement de l’aérodrome de Mollis dans une perspective d’avenir. Le quatrième projet visant à optimiser la desserte de la zone industrielle au sud de la commune de Glaris est en phase de planification. Le centre de nos efforts est l’étroite collaboration avec la Confédération pour les projets de contournement visant à désengorger l’axe principal actuel. Nous avons reçu l’assurance de la part de la Confédération que les contournements de Netstal et de Glaris seront réunis en un projet global sous la direction de l’OFROU. L’objectif est de soulager globalement le canton de Glaris des problèmes de circulation routière.

    En ce qui concerne les transports publics, nous disposons depuis la Landsgemeinde 2025 d’une nouvelle base légale pour l’offre future de transports publics. Aujourd’hui déjà, notre région est bien desservie par des liaisons directes vers Zurich et Rapperswil, ainsi que par des variantes de correspondance à Ziegelbrücke vers Saint-Gall, Coire et Zurich. Notre population et nos entreprises ont besoin de ce confort et de la cadence semi-horaire continue décidée lors de la Landsgemeinde 2025. Nous nous engageons résolument en ce sens auprès de la Confédération et en collaboration avec les CFF et le SOB. Nous coopérons activement avec les entreprises afin de rendre les trajets domicile-travail en transports publics plus attrayants pour les employés – le Bonus-Pass, par exemple, incite à passer de la voiture aux transports publics.

    Les courtes distances dans et entre nos localités jouent également un rôle central dans la mobilité. Par exemple, il ne faut que 20 minutes pour se rendre à vélo de Näfels (Glaris Nord) ou de Schwanden (Glaris Sud) au chef-lieu du canton. La loi cantonale sur les pistes cyclables, adoptée par la Landsgemeinde en 2024, tient également compte de la tendance au vélo.

    Comment la promotion économique contribue-t-elle à présenter Glaris comme une région où il fait bon vivre et qui est tournée vers l’avenir ?
    Le canton de Glaris atteint le troisième plus haut niveau d’attractivité financière en matière de logement : outre des coûts de logement peu élevés, nous offrons une charge fiscale modérée et des primes d’assurance maladie relativement faibles. Ce sont nos grands atouts en termes de facteurs financiers. A cela s’ajoute la grande qualité de l’habitat, qui combine les avantages de la campagne avec des offres urbaines. Cela se voit dès le premier coup d’œil en arrivant dans le canton de Glaris. Avec les impressionnantes montagnes, les témoins des débuts de l’industrialisation marquent le paysage et la vie dans notre canton. Les sites industriels historiques, les villas des fabricants et les cités ouvrières du XIXe siècle, et justement le paysage, ne sont pas pour rien dans le décor de films et de séries télévisées. Dans la vie quotidienne des gens, cela se traduit par un environnement contrasté et vivant avec des lotissements contemporains pour les professionnels et les familles qui apprécient la vie, le travail, la culture et les loisirs dans nos communes modernes.
    C’est dans cette optique que Glaris mène depuis plus de dix ans un marketing cantonal actif et ciblé. Cette année, nous profitons de notre rôle d’hôte de la Fête fédérale de lutte suisse et des jeux alpestres (ESAF) pour mettre en avant le canton de Glaris en tant que centre de vie. Avec ce grand événement à venir, le regard de toute la Suisse se tourne vers le pays de Glaris. Sous le slogan « Vraiment fabuleux », les thèmes du travail, de l’habitat et des loisirs sont au cœur de la campagne. Le visage de la campagne est le cuisinier et influenceur glaronnais Noah Bachofen, très apprécié. Lui et son collègue sont accompagnés dans leur mission de création d’un film d’image authentique sur le pays de Glaris. La campagne vise à rendre visible et savoureux le mode de vie unique de Glaris.

    Pourquoi les professionnels restent-ils dans la région et quelle est la contribution de la promotion économique ?
    Bien sûr, une bonne campagne ne suffit pas à elle seule. Les promotions communales apportent une grande contribution à la qualité de vie élevée. Elles développent leur espace d’habitation et de loisirs avec de nouveaux projets et en collaboration avec des investisseurs – les pôles de développement à la desserte optimale des gares de Näfels/Mollis et de Glaris en sont des exemples. Les communes veillent à proposer des écoles modernes et des offres complémentaires pour les familles, exploitent des installations sportives et offrent au commerce de détail, à la restauration, aux soins médicaux, à l’industrie, à l’artisanat et à la culture un espace pour un quotidien vivant et fonctionnel. Le canton assure le fonctionnement de l’école cantonale, de l’école de sport ainsi que des écoles professionnelles, de l’hôpital cantonal, de la sécurité et des services sociaux. Les structures administratives légères permettent un échange efficace et direct entre les services cantonaux et les responsables au niveau communal.

    Quelle est votre vision à long terme pour le site économique de Glaris ?
    Dans les années à venir, il est essentiel pour le canton de Glaris que le développement initié soit mis en œuvre de manière coordonnée. Il s’agit de soutenir et d’accompagner les initiatives privées, tout en créant les bonnes conditions-cadres pour les entreprises et les professionnels. Si nous y parvenons, le canton de Glaris sera un canton de Landsgemeinde sûr, interconnecté et économiquement fort, avec une classe moyenne forte, entourée d’une nature intacte.

    Des structures efficaces et tournées vers l’avenir sont essentielles pour le succès d’une entreprise. Il en va de même pour les pouvoirs publics. Glaris est le seul canton à avoir systématiquement adapté ses propres structures aux nouvelles conditions. Avec l’administration très efficace d’aujourd’hui, nous sommes prêts pour l’avenir.

  • L’Empa gagne un constructeur de ponts

    L’Empa gagne un constructeur de ponts

    Matthias Sulzer n’est pas un chercheur typique. Son parcours l’a mené de l’artisanat à la création d’entreprise, en passant par des études d’ingénieur, pour finalement revenir à la recherche. Aujourd’hui, il est à la tête du département Ingénierie de l’Empa, où il contribue à façonner l’environnement construit de demain. Son bureau est aussi structuré que sa façon de penser. Sur un poster qu’il a lui-même dessiné, une route de montagne montre les étapes d’un développement stratégique. Pour Sulzer, les visualisations ne sont pas seulement des outils de travail, mais l’expression d’une pensée pragmatique et ciblée.

    Très tôt, il a compris que des changements durables ne pouvaient être réalisés que si la recherche et la pratique collaboraient étroitement. Dès la création de son entreprise, il a misé sur la coopération scientifique. Cette attitude l’a conduit plus tard à l’Empa en tant que chercheur principal, où il a dirigé des projets d’innovation nationaux et traduit les connaissances scientifiques en applications concrètes.

    L’innovation comme lien entre la pensée systémique et la responsabilité
    Aujourd’hui, Sulzer s’intéresse à un large éventail de sujets, de la robotique durable à la décarbonisation de systèmes énergétiques entiers, en passant par de nouveaux matériaux. Son travail est particulièrement impressionnant dans le contexte du changement climatique. En effet, l’environnement construit est responsable d’une grande partie de la consommation de ressources. Pour Sulzer, il ne s’agit pas seulement d’un enjeu technologique, mais d’un enjeu de société. Sa vision va du cycle fermé des matériaux à la récupération du carbone atmosphérique. Pour lui, la protection du climat commence en laboratoire, mais elle se termine dans l’application.

    Son département couvre toute l’échelle de la recherche, du développement de matériaux moléculaires à l’évaluation des stratégies énergétiques nationales. Qu’il s’agisse de drones pour la réparation d’infrastructures ou d’implants biocompatibles, le travail des équipes de l’Empa est aussi varié que pertinent. Selon M. Sulzer, il est crucial que les différentes disciplines travaillent ensemble. Là où auparavant des experts isolés travaillaient côte à côte, on mise aujourd’hui sur un véritable travail d’équipe.

    Une recherche qui renforce les personnes
    Pour Sulzer, ce n’est toutefois pas la technologie qui est au centre, mais les personnes. Selon lui, la recherche ne doit pas se mesurer uniquement à l’excellence, mais doit permettre à la prochaine génération d’assumer des responsabilités. Il se considère comme un facilitateur qui crée des espaces d’excellence scientifique. Et il croit en la valeur ajoutée des équipes, dans lesquelles les forces individuelles se combinent pour former une intelligence collective. Là où les frontières disciplinaires sont dépassées, de nouvelles solutions voient le jour, dont l’impact dépasse souvent le cadre de la recherche.

    Avec Matthias Sulzer, l’Empa ne gagne pas seulement un chef de département spécialisé, mais aussi une personnalité dirigeante qui allie science, esprit d’entreprise et responsabilité sociale. A une époque où les développements technologiques ne suffisent plus, Sulzer mise sur l’attitude, la coopération et une vision claire. Une recherche qui agit par les hommes, pour les hommes.

  • L’adaptation de la stratégie entraîne des changements de personnel

    L’adaptation de la stratégie entraîne des changements de personnel

    Jacques Mauron tire les conséquences de la restructuration stratégique de Groupe E et démissionne de son poste de directeur général. Selon un communiqué, le conseil d’administration a nommé Alain Sapin, directeur de l’énergie électrique du fournisseur d’énergie fribourgeois, directeur général ad interim. Mauron travaillait chez Groupe E depuis 2004, et en était le directeur général depuis novembre 2019.

    Groupe E avait indiqué en avril qu’il souhaitait revoir ses activités dans le domaine du photovoltaïque et des pompes à chaleur dans son canton et dans d’autres parties de la Suisse romande. L’entreprise réagissait ainsi à une baisse continue des ventes dans ce domaine depuis 2023. Elle souhaite maintenant adapter la structure de la direction Technique et Infrastructure afin de donner plus d’autonomie à chacune de ses filiales.

    Ce remaniement stratégique s’accompagne d’une réduction des effectifs. En avril, l’entreprise prévoyait encore le licenciement de 188 des 2600 collaborateurs. En mai, le nombre de licenciements a pu être réduit à 168 après une consultation avec les partenaires sociaux.

    L’ancien chef de la direction technique et des infrastructures, Michel Beaud, a entre-temps quitté Groupe E. Sa succession est désormais assurée par intérim par Johann Ruffieux, directeur des achats et du commerce.

  • Extension de la direction des projets de centres de données

    Extension de la direction des projets de centres de données

    Green Datacenter AG élargit sa direction. Début mai, Markus Meier a rejoint l’entreprise et la direction, informe le fournisseur argovien de centres de données et de services connexes dans un communiqué. En tant que Chief Construction Officer (CCO), Meier sera responsable de tous les projets de construction de Green Datacenter réalisés par l’entreprise ou pour le compte de clients.

    « Avec Markus Meier, nous renforçons l’organisation avec une personnalité dirigeante expérimentée, afin de continuer à mettre en œuvre l’extension continue de nos infrastructures à haute disponibilité avec une qualité et une efficacité élevées », déclare Roger Süess, CEO de Green, cité dans le communiqué. Le nouveau CCO est diplômé en conduite de travaux et apporte, selon le communiqué, plus de 25 ans d’expérience dans la gestion de projets de construction. Parmi les étapes professionnelles de Meier, on cite le directeur de l’entreprise de construction Erne AG et le chef de chantier de Zurich chez Implenia.

    Actuellement, Green réalise un nouveau centre de données à Lupfig et deux centres de données à Dielsdorf. « Notre croissance suit un plan stratégique clair », explique Süess. « Nous établissons de nouvelles normes et renforçons durablement le site numérique suisse »

  • Tanja Zimmermann prend la présidence

    Tanja Zimmermann prend la présidence

    Le 6 mai 2025, Tanja Zimmermann a été élue nouvelle présidente du conseil de fondation du Technopark de Zurich. Elle succède à Lothar Thiele, qui dirigeait cet organe depuis 2019. Avec ce changement, le site d’innovation se dote non seulement d’une nouvelle direction, mais aussi d’un signe clair de diversité et d’orientation vers l’avenir.

    Impulsions de la recherche et de la technologie
    Le parcours de Zimmermann est marqué par la recherche interdisciplinaire et la création de ponts ciblés entre la science et l’économie. En tant que directrice de l’Empa, elle promeut depuis des années des innovations durables à l’interface entre le laboratoire et le marché. Elle met désormais ce savoir-faire au service du développement stratégique du Technopark, un écosystème qui met en réseau les start-up, les instituts de recherche et les entreprises.

    Le Technopark, un atelier du futur
    Pour Zimmermann, le Technopark de Zurich est un lieu où les idées grandissent et deviennent réalité. « C’est un lieu où la recherche visionnaire et l’action entrepreneuriale se rencontrent. C’est le terreau idéal pour l’innovation », dit-elle. En tant que nouvelle présidente, elle souhaite créer des conditions générales ciblées qui favorisent les développements d’avenir et renforcent les synergies.

    Un engagement clair en faveur de la force d’innovation de la Suisse
    Avec l’élection de Tanja Zimmermann, le Technopark Zurich envoie un signal fort en faveur de la compétence stratégique, de l’orientation durable et de la promotion d’un site économique porteur d’avenir.

  • Nouveau directeur de la filière Real Estate Management à la HWZ – Focus sur la numérisation et l’IA

    Nouveau directeur de la filière Real Estate Management à la HWZ – Focus sur la numérisation et l’IA

    Facchinetti apporte une vaste expérience en matière de numérisation, d’innovation et de PropTech. « Nous sommes convaincus qu’il apportera une grande valeur ajoutée aux étudiants grâce à son vaste réseau et à ses connaissances spécialisées », déclare Markus Streckeisen, principal responsable des programmes Real Estate de la HWZ.

    Le nouveau directeur de la filière sera désormais responsable de trois programmes CAS axés sur la pratique, qui peuvent être suivis individuellement ou de manière modulaire sur plusieurs années jusqu’au diplôme de master :

    • CAS Smart Real Estate Business (lancement : mars 2025)
    • CAS Smart Real Estate AI, Data & Value (début : septembre 2025)
    • CAS Smart Real Estate Life Cycle Management (début : septembre 2025)

    « Je me réjouis de pouvoir transmettre, en collaboration avec des experts de la pratique, des compétences orientées vers l’avenir et nécessaires pour relever les défis de notre époque », a déclaré Facchinetti.

    Le programme de formation continue en cours d’emploi, situé au centre de la gare centrale de Zurich, s’adresse aux professionnels et aux cadres qui souhaitent renforcer leurs compétences numériques dans le secteur de l’immobilier – pratique, moderne et à l’épreuve du temps.

  • Le professeur Nora Dainton prend la direction de l’Institut de la construction numérique FHNW

    Le professeur Nora Dainton prend la direction de l’Institut de la construction numérique FHNW

    En assurant la direction par intérim de l’institut, le professeur Nora Dainton assume une double responsabilité. Elle dirige l’Institut de la construction numérique tout en restant directrice du programme MSc in Virtual Design and Construction. Cette combinaison permet d’associer étroitement la recherche, l’enseignement et le développement stratégique. « Je me réjouis de participer activement à l’avenir de la construction numérique avec nos étudiants et nos collègues spécialisés », souligne-t-elle.

    Depuis 2021, le professeur Dainton travaille à l’institut, où elle façonne le contenu et l’orientation stratégique du programme de master VDC. Un programme qui met l’accent sur les processus numériques dans la construction et l’immobilier.

    Pont entre la recherche et la pratique
    L’une des principales préoccupations du professeur Dainton est la recherche appliquée en étroite collaboration avec des partenaires de terrain. En tant que lien entre l’industrie, l’enseignement et la recherche, elle souhaite accompagner activement la transition numérique dans le secteur de la construction. Elle se concentre sur les nouveaux processus de planification et de construction, les formes d’organisation innovantes et les outils numériques qui améliorent l’efficacité, la durabilité et la qualité du processus de construction.

    Son rôle interinstitutionnel au sein de l’université lui permet également de contribuer au niveau stratégique au développement des départements et à l’évolution de l’université.

    Passage de témoin avec perspective
    Le professeur Dainton succède au professeur Manfred Huber, qui a développé et marqué de son empreinte l’Institut de la construction numérique pendant plus de huit ans. À partir d’août 2025, le professeur Huber assumera une nouvelle fonction de direction en tant que directeur du département Technique & Architecture de la Haute école de Lucerne.

    Cette transition marque une nouvelle étape pour l’institut, qui se positionne comme une force de proposition au niveau régional, national et international pour la transformation numérique dans le secteur de la construction.

  • Avenir de la promotion économique dans le canton de Zurich

    Avenir de la promotion économique dans le canton de Zurich

    Depuis plus de 15 mois, vous codirigez avec Markus Müller la promotion économique du canton de Zurich.
    Quels enseignements avez-vous tirés ?
    Le site de Zurich se distingue par sa taille économique au sein de la Suisse. Cela exige aussi que nous nous engagions fortement non seulement dans des thèmes cantonaux, mais aussi sur la scène nationale et parfois internationale. Nous nous engageons ainsi pour la Suisse en tant que lieu d’implantation de l’IA ou faisons profiter des partenaires internationaux de nos connaissances sur les applications de l’IA dans l’économie.

    Parallèlement, je trouve que l’étroite collaboration entre l’économie, la science et l’administration ainsi que la politique permet d’atteindre les objectifs lorsqu’il s’agit de créer des conditions-cadres durablement attrayantes.

    Pourriez-vous nous donner un bref aperçu des priorités actuelles de la promotion économique dans le canton de Zurich ?
    Les principales priorités sont les suivantes :

    Comme je viens de l’évoquer, le développement de facteurs d’implantation attractifs à long terme. Grâce à un dialogue étroit avec les milieux économiques et scientifiques, nous identifions les tendances à un stade précoce et donnons des impulsions ciblées pour le développement du site.

    La promotion de l’innovation et le renforcement de nos secteurs clés que sont la finance, les TIC, les sciences de la vie, l’alimentation, les technologies propres et les hautes technologies.

    La préservation et le renforcement de la diversité de la structure sectorielle. Dans ce contexte, nous accompagnons également les entreprises qui souhaitent s’implanter ici – de la recherche de sites aux autorisations.

    C’est sur ces trois piliers que reposent nos projets, programmes ou initiatives.

    Quelles sont les visions à long terme de la promotion économique cantonale en ce qui concerne le développement du site ?
    L’attractivité d’un site économique dépend d’un grand nombre de facteurs divers. Ceux-ci vont des réglementations adaptées aux groupes cibles et des prestations numériques des autorités à une forte capacité d’innovation en passant par un aménagement des surfaces économiques tourné vers l’avenir.Nous poursuivons l’objectif d’être un site économique et d’innovation attractif, leader et tourné vers l’avenir pour les entreprises et la population, avec un rayonnement international.

    Zurich est l’un des lieux de résidence les plus chers au monde. Les prix élevés de l’immobilier et des loyers deviennent de plus en plus pénalisants, y compris pour les entreprises. Que peut faire la promotion économique pour y remédier ?
    Nous nous engageons à différents niveaux non seulement pour l’attractivité et la prospérité de l’espace économique, mais aussi pour une qualité de vie élevée et excellente. A cet égard, la disponibilité de logements joue également un rôle. Une application concrète se trouve par exemple dans notre Innovation Sandbox pour l’intelligence artificielle. Dans la phase actuelle, nous accompagnons l’utilisation de l’IA dans les demandes de permis de construire. Grâce aux résultats obtenus, nous espérons trouver des approches permettant de réduire les retards de construction et de rationaliser les processus d’autorisation de construire.

    L’aide au logement se situe également au niveau de l’office. Elle encourage la mise à disposition de logements locatifs à prix modérés grâce à des prêts attractifs.

    Le vieillissement de la population a un impact sur le secteur immobilier et le marché du travail. Quelle est l’importance de ce fait pour le canton de Zurich et comment pouvez-vous y répondre ?
    Le thème des décalages démographiques et de l’écart qui se creuse sur le marché du travail nous préoccupe depuis longtemps à différents niveaux. Au cours des prochaines années, de nombreux travailleurs expérimentés partiront à la retraite – ce qui renforce la concurrence pour les talents.

    D’une part, nous élaborons différents projets dans le domaine du recrutement et du maintien du personnel qualifié ainsi que de la participation au marché du travail. Parallèlement, nous sommes actuellement en train de développer de nouvelles approches transversales sur le thème de la démographie, qui devraient avoir un impact à plus long terme. Une chose est claire : relever le défi de la démographie doit être pensé de manière systémique, ce qui implique de réunir autour de la table de nombreuses parties prenantes.

    Comment voyez-vous le rôle du canton dans l’espace économique de la Greater Zurich Area ?
    La Greater Zurich Area est l’un des sites économiques les plus innovants d’Europe – et le canton de Zurich y joue un rôle central. En tant que site d’innovation de premier plan, nous créons les conditions générales dont les entreprises ont besoin pour se développer avec succès. Ainsi, les autres cantons de la Greater Zurich Area profitent également de notre position forte.

    En tant que moteur économique de la Suisse, le canton de Zurich est également le plus grand bailleur de fonds de la Greater Zurich Area. Notre directrice, la conseillère d’État Walker Späh, est également présidente du conseil de fondation de la Greater Zurich Area. En outre, le canton de Zurich est activement représenté dans la Greater Zurich Area par les deux villes de Winterthur et de Zurich. Nous pouvons ainsi faire valoir nos intérêts de manière optimale et coordonner les activités du site économique Greater Zurich Area avec les nôtres.

    Comment se déroule la coopération avec les autres cantons au sein de la Greater Zurich Area ?
    Quels sont les projets communs en cours ?
    La coopération au sein de l’organisation du site économique Greater Zurich Area se concentre principalement sur les questions d’implantation. Nous travaillons en étroite collaboration avec d’autres cantons dans le cadre de diverses autres constellations et commissions. Par exemple, dans l’espace métropolitain de Zurich, mais aussi à un niveau géographique plus petit, comme dans la vallée de la Limmat. Tous les cantons ne sont pas toujours membres de la Greater Zurich Area.

    Les projets actuels de collaboration sont par exemple la 2e phase de l’Innovation Sandbox pour l’intelligence artificielle, dans laquelle le projet de permis de construire mentionné est également subordonné, ou encore le repositionnement de la promotion économique régionale de Limmatstadt, dans laquelle nous pensons et cherchons des solutions au-delà des frontières cantonales dans des espaces fonctionnels.

  • Le site économique de Zurich – prêt pour l’avenir ?

    Le site économique de Zurich – prêt pour l’avenir ?

    Vous dirigez l’Office de l’économie du canton de Zurich. Quelles sont les tâches que vous assumez dans le cadre de cette fonction et comment pouvez-vous influencer le développement économique ?
    Le canton de Zurich est un site économique de premier plan au rayonnement international. En tant qu’Office de l’économie, nous contribuons à ce qu’il reste compétitif à l’avenir, à ce qu’il encourage l’innovation et à ce qu’il génère une valeur ajoutée durable.

    Grâce à une équipe solide, disposant d’une expertise diversifiée dans différents domaines et de connaissances techniques approfondies, nous renforçons la place économique et accompagnons les entreprises dans différentes phases. Nous utilisons nos connaissances et notre expérience de manière ciblée pour analyser les conditions économiques, les développer et réagir aux nouveaux défis. En étroite collaboration avec les milieux économiques et scientifiques, nous analysons les facteurs d’implantation et donnons des impulsions afin de positionner Zurich comme un site attractif pour les entreprises. Parallèlement, nous assumons des tâches centrales d’exécution : Nous veillons à ce que les procédures d’autorisation se déroulent sans accroc et créons ainsi une sécurité de planification pour les entreprises et la main-d’œuvre. En garantissant le respect des conditions de travail et des dispositions légales, nous contribuons à un marché du travail attractif et responsable. Nous mettons également l’accent sur la promotion d’un logement abordable, un facteur décisif pour l’attractivité du site. Nous disposons ainsi de nombreux leviers efficaces pour façonner activement le changement.

    Dans ce contexte, j’attache une importance particulière à une orientation service marquée. Une bonne compréhension de nos parties prenantes et de leurs besoins constitue la base de notre travail. En effet, ce n’est qu’en connaissant les défis et les préoccupations des entreprises que nous pouvons leur apporter un soutien ciblé et renforcer durablement la place économique de Zurich.

    En bref, nous créons des conditions-cadres attrayantes pour un environnement économique qui profite à la fois aux entreprises et à la population.

    Comment jugez-vous la situation économique dans le canton de Zurich ?
    Le canton de Zurich est globalement très solide sur le plan économique et compte parmi les régions économiques les plus innovantes d’Europe. Pour l’année en cours, on prévoit une croissance économique modérée de 1,1%. Une forte capacité d’innovation, des universités de premier ordre et une étroite collaboration entre l’économie et la science rendent le site particulièrement attractif. Les entreprises bénéficient d’une main-d’œuvre qualifiée et bien formée, d’une excellente infrastructure et d’un fort réseau international.

    En même temps, nous sommes confrontés à des défis importants : A court et moyen terme, les récentes tensions géopolitiques pourraient avoir un impact sur le site de Zurich. La question de notre positionnement stratégique par rapport à nos voisins européens, notamment en ce qui concerne notre relation avec l’UE, y est étroitement liée.

    A long terme, les changements démographiques joueront un rôle central. Le vieillissement de la société, l’augmentation du nombre de départs à la retraite et la disponibilité de main-d’œuvre qualifiée seront des facteurs déterminants pour la compétitivité de la place économique. Il s’agit ici de prendre des mesures à temps afin de garantir le pool de personnel qualifié.

    Cependant, grâce à sa stabilité économique, à sa capacité d’innovation et à sa qualité de vie, le canton de Zurich est, selon moi, bien placé pour rester performant à long terme.

    Dans quels domaines le canton de Zurich a-t-il encore un potentiel économique inexploité ?
    Le canton de Zurich dispose d’une forte capacité d’innovation. Néanmoins, certains domaines présentent encore un potentiel inexploité : dans le domaine de l’intelligence artificielle, le canton de Zurich a franchi une étape importante avec l’ »Innovation Sandbox for Künstliche Intelligenz », afin de renforcer l’écosystème dynamique de l’IA. Mais d’un point de vue macroéconomique, il reste de grandes opportunités pour ancrer l’IA encore plus largement dans différents secteurs. Les PME en particulier pourraient augmenter leur productivité et développer de nouveaux domaines d’activité grâce à une utilisation ciblée de l’IA. Un soutien pratique est nécessaire pour donner aux PME l’accès et les connaissances nécessaires à la technologie de l’IA.

    Un autre potentiel économique réside dans la mise à l’échelle des start-ups. Zurich offre un excellent environnement pour la création d’entreprises. Cependant, de nombreuses start-ups sont confrontées au défi de développer leur activité au-delà de la phase initiale. Il existe un besoin de financement supplémentaire et de structures de soutien ciblées pour aider les start-ups à se développer et à se lancer sur le marché international.

    Dans le domaine de la santé numérique également, nous n’exploitons pas encore tout le potentiel existant. La pression croissante des coûts dans le système de santé, le vieillissement de la société et la pénurie croissante de personnel qualifié rendent une transformation plus urgente que jamais. Pourtant, la place économique de Zurich possède tous les ingrédients pour réussir dans ce domaine : des universités de premier plan, des acteurs forts dans le secteur de la santé et des entreprises innovantes. Avec le « digital health center Bülach », nous avons créé un hub d’innovation qui apporte une contribution importante en encourageant l’innovation et en jetant des ponts entre la science et l’économie.

    Du point de vue du canton de Zurich, quelles sont les conditions-cadres politico-économiques déterminantes pour le succès du site économique de la Greater Zurich Area ?
    L’accès à une main-d’œuvre hautement qualifiée est un facteur clé de succès. Le canton de Zurich dispose d’excellentes universités et d’instituts de recherche qui attirent des talents du monde entier. Pour qu’il en soit toujours ainsi à l’avenir, les établissements d’enseignement supérieur doivent également rester attractifs pour les étudiants étrangers, à la fois en offrant des conditions de formation de premier ordre et en facilitant l’accès au marché du travail après les études.

    Les conditions fiscales jouent également un rôle crucial. Un environnement fiscal compétitif est essentiel pour que le canton de Zurich reste attractif. Actuellement, l’environnement fiscal est de plus en plus perçu comme un facteur négatif par les entreprises. Le canton de Zurich se situe à l’avant-dernière place des cantons en termes de charge fiscale des entreprises, ce qui constitue un risque pour la compétitivité à long terme.

    Notre relation avec l’Europe est un autre facteur clé de la réussite économique. L’accès au marché européen est crucial pour de nombreuses entreprises, en particulier pour les secteurs orientés vers l’exportation. Parallèlement, les entreprises implantées sur la place économique de Zurich bénéficient des réglementations légères et pragmatiques de la Suisse.

    Quel est l’attrait de la Greater Zurich Area pour les investisseurs en comparaison internationale avec d’autres régions métropolitaines européennes ?
    La Greater Zurich Area compte parmi les sites économiques les plus attractifs d’Europe et s’affirme au niveau international comme un site de premier plan pour les entreprises et les investisseurs. Elle convainc par une combinaison unique de potentiel économique, de force d’innovation et de conditions cadres favorables aux entreprises. En même temps, la région offre un environnement économique stable, transparent et fiable avec des conditions fiscales et réglementaires attrayantes.

    Les entreprises bénéficient d’un environnement de premier ordre pour la recherche et le développement – marqué par une étroite collaboration entre les universités, les start-ups et les entreprises d’envergure mondiale.

    Un autre avantage clé pour les investisseurs est le mélange de secteurs dans la région. Depuis longtemps, Zurich n’est plus seulement la plus importante place financière de Suisse, mais aussi un lieu d’innovation dynamique et diversifié. La forte présence des TIC, de la haute technologie, de l’espace et de la robotique, des sciences de la vie, de l’alimentation et des technologies propres assure une forte densité d’innovation et minimise le risque de dépendance. Pour les investisseurs, cela signifie non seulement la stabilité, mais aussi des possibilités de diversification intéressantes.

    La Suisse n’est ni membre de l’UE, ni un lieu d’implantation peu coûteux. Pourquoi une entreprise internationale devrait-elle néanmoins choisir la Greater Zurich Area ?
    La zone économique de la Greater Zurich Area offre aux entreprises un package global unique qui va bien au-delà des facteurs de coût. Elle combine un environnement favorable aux affaires et politiquement stable avec des talents de premier ordre, une recherche de pointe et une qualité de vie élevée – des facteurs essentiels à la réussite durable des entreprises.

    La Suisse est le premier pays au monde en termes de capacité d’innovation, d’attraction et de rétention des talents. Grâce à un excellent système éducatif, des universités de renommée internationale et une qualité de vie élevée, elle parvient à attirer des professionnels du monde entier. Les entreprises bénéficient d’un marché du travail hautement qualifié qui contribue de manière décisive à la compétitivité.

    Il y a cependant un domaine où le potentiel est encore inexploité : la disponibilité de surfaces attrayantes et viables pour les entreprises, afin de garantir le succès des implantations et des expansions.

    Quels sont les avantages stratégiques de la Suisse en tant que plaque tournante pour les activités commerciales européennes ou mondiales ?
    En tant que site économique, la Suisse offre une combinaison unique de stabilité, de force d’innovation et de réseau international. Grâce à sa situation centrale au cœur de l’Europe, elle constitue un point de départ idéal pour les entreprises à vocation mondiale ou européenne.

    Son excellente accessibilité est un avantage décisif : l’aéroport de Zurich offre des liaisons directes avec les principales métropoles économiques du monde entier et fait de la zone économique Greater Zurich Area un carrefour stratégique pour les activités commerciales internationales.

    Les récentes implantations montrent que le canton de Zurich est déjà un site recherché par les entreprises actives au niveau mondial. Des entreprises tech internationales comme « OpenAI », « Anthropic » ou « Boston Dynamics » ont ouvert des sites à Zurich – preuve de l’attractivité du site et de son potentiel en tant que hub pour des secteurs d’avenir. La forte densité d’entreprises leaders crée un écosystème dynamique qui ouvre également de nouvelles opportunités aux PME locales.

    Quelle est l’importance des infrastructures modernes et de la mise en réseau numérique pour les entreprises actives à l’international ?
    La Greater Zurich Area offre aux entreprises internationales une infrastructure de premier ordre et une connectivité numérique sans faille, des facteurs clés pour la compétitivité et la croissance durable.

    Grâce à l’aéroport de Zurich, qui jouit d’une réputation internationale, à un réseau ferroviaire et routier ultramoderne et à des liaisons directes avec les principaux centres économiques européens, les entreprises bénéficient d’une mobilité et d’une accessibilité maximales. La Suisse occupe la première place du dernier classement de l’IMD pour son infrastructure, ce qui souligne la grande qualité et la fiabilité des conditions d’implantation.

    En outre, la région convainc également par son infrastructure numérique avancée. Des réseaux performants et des technologies de pointe créent des conditions optimales pour l’innovation, les modèles commerciaux axés sur les données et l’utilisation de technologies d’avenir telles que l’intelligence artificielle ou le cloud computing.

    Grâce à cette combinaison d’excellence physique et numérique, l’espace économique de la Greater Zurich Area offre aux entreprises le cadre idéal pour se positionner avec succès au niveau mondial.

  • Construire entre ville et campagne

    Construire entre ville et campagne

    Alors qu’à la campagne, il y a encore de l’espace disponible et que les processus de construction sont souvent moins compliqués, la réalité urbaine est marquée par des contraintes de densité, des réglementations et des procédures d’autorisation fastidieuses. A la campagne, les lignes de communication sont plus courtes et les processus plus directs. En revanche, dans les villes, des projets complexes comme « The Circle » à l’aéroport de Zurich exigent une coordination sophistiquée et de la patience.

    La pénurie de main-d’œuvre qualifiée ne connaît pas de frontières
    Qu’elle soit rurale ou urbaine, la lutte pour les apprentis qualifiés est perceptible dans toute la Suisse. Il est à noter que les jeunes des régions rurales sont souvent plus doués pour les travaux manuels. Notamment parce qu’ils sont très tôt en contact avec des travaux pratiques. Néanmoins, le recrutement reste un défi, en particulier dans les zones urbaines, où les carrières académiques ou commerciales dominent.

    L’enracinement régional comme facteur de succès
    Qu’il s’agisse d’entreprises familiales traditionnelles à Schwyz ou d’entreprises de construction ancrées localement en Thurgovie, le secteur principal de la construction reste un pilier fort de l’économie régionale dans les deux cantons. Dans les campagnes en particulier, les entrepreneurs ne sont pas seulement actifs sur le plan économique, mais aussi sur le plan social, en tant que membres d’associations, présidents de comités d’organisation et promoteurs de la vie locale.

    Les recours freinent partout le progrès
    L’idylle rurale ne protège pas des obstacles juridiques : Même en dehors des villes, les projets de construction sont régulièrement retardés par des oppositions. Les appels à une procédure plus claire, plus rapide et juridiquement sûre se multiplient. Du point de vue de la pratique, cela aurait dû être fait depuis longtemps.

    Des situations de départ différentes en matière de commandes
    Alors que le canton de Schwyz enregistre actuellement un volume de commandes solide avec une activité de construction croissante et des projets de grande envergure, la situation est tendue en Thurgovie. Les investissements non obligatoires y sont reportés pour des raisons d’économie, avec des conséquences directes pour les entreprises de construction locales.

    Pleins feux sur la durabilité et la qualité
    Les exigences en matière de nouvelles constructions évoluent rapidement. L’efficacité énergétique, la durabilité et la construction adaptée au climat dominent les exigences des projets. Parallèlement, la pression des délais sur les chantiers augmente, tandis que la complexité juridique s’accroît. Le souhait du secteur, plus de qualité plutôt que de dumping sur les prix et un retour aux valeurs durables à long terme.

  • Changement de direction à la Chambre suisse des courtiers

    Changement de direction à la Chambre suisse des courtiers

    Avec l’élection de Patrizia Wachter Tanner, la Chambre suisse des courtiers réagit aux exigences croissantes du marché immobilier. Cette économiste d’entreprise, titulaire d’un master en Real Estate Management, succède à Kurt Bosshard, qui ne s’est pas représenté après dix ans d’activité engagée au sein du comité. Wachter Tanner dirige Prefera Immobilien AG à Sargans ainsi qu’Alfina Prefera Immobilien AG à Coire et apporte au comité une longue expérience de direction, une connaissance du secteur et un esprit d’entreprise.

    Son élection par acclamation est l’expression de la confiance des membres dans ses compétences professionnelles et son engagement en faveur des intérêts du secteur. Parallèlement, Kurt Bosshard, CEO de Bosshard Immobilien AG à Ascona, a été chaleureusement applaudi pour son départ. Son engagement de longue date en faveur de la professionnalisation du secteur du courtage a été salué par la présidence qui l’a remercié et reconnu.

    La qualité crée la confiance
    La SMK est synonyme de qualité contrôlée dans le courtage immobilier et gagne ainsi encore en importance. Avec actuellement 127 membres à la fin de l’exercice 2024, une tendance claire se dessine. De plus en plus d’agents immobiliers professionnels souhaitent faire partie du réseau et se soumettre à son code de qualité exigeant. L’adhésion implique une gestion rigoureuse de la qualité, qui est régulièrement contrôlée lors d’audits. C’est ainsi que naît la confiance, tant pour les vendeurs que pour les acheteurs potentiels.

    C’est précisément dans un environnement de marché de plus en plus volatil et très différent d’une région à l’autre que le besoin de conseils avisés augmente. Le label de la CSM est un signal fiable pour le marché. Celui qui le porte offre une compétence professionnelle vérifiée, de la transparence et de la fiabilité dans un secteur d’activité sensible.

    Positionnement stratégique pour l’avenir
    Avec son nouveau comité directeur, dirigé par le président Ruedi Tanner, la SMK donne un signe de constance et de renouvellement à la fois. La combinaison d’une longue expérience dans le secteur et d’impulsions fraîches crée la base d’un positionnement fort dans un environnement de marché exigeant. « Grâce à leur expertise certifiée et à leurs conseils qualifiés, les membres de la Chambre suisse des courtiers créent des plus-values décisives pour le succès de leurs clients, explique Ruedi Tanner.

    La CSM reste donc le principal réseau de courtiers de qualité en Suisse et un garant central de crédibilité, d’expertise et de succès durable sur le marché.

  • Le nouveau CEO prend la tête du spécialiste du climat intérieur

    Le nouveau CEO prend la tête du spécialiste du climat intérieur

    Le groupe Condair, basé à Pfäffikon, a nommé Martin Plüss au poste de CEO avec effet immédiat, selon un communiqué. Dans ses nouvelles fonctions, ce manager expérimenté devra faire avancer les stratégies de croissance de l’entreprise spécialisée dans la climatisation des locaux.

    Avant de rejoindre le Condair Group, Martin Plüss était CEO de Gilgen Door Systems AG, une filiale internationale de la société japonaise Nabtesco Corporation. Plüss dispose en outre de 20 ans d’expérience dans des entreprises internationales du secteur de la technique du bâtiment.

    « Nous sommes heureux d’accueillir Martin en tant que notre nouveau CEO », a déclaré Silvan G.-R. Meier, propriétaire et président du conseil d’administration de Condair, cité dans le communiqué. « Ses compétences en matière de technologie et de fabrication, ses aptitudes marquées en matière d’organisation et de formation d’équipes ainsi que son sens stratégique nous permettront de progresser de manière décisive dans le développement de notre présence sur le marché et de notre leadership technologique »

    Le nouveau CEO se dit ravi de sa mission et convaincu que « nous allons construire sur les fondations de l’entreprise et emprunter une voie fructueuse vers l’avenir ».

  • Fusion avec des chiffres solides Ina Invest et Cham Group

    Fusion avec des chiffres solides Ina Invest et Cham Group

    Au cours du dernier exercice, Cham Group a enregistré une augmentation remarquable de la valeur de son portefeuille immobilier de 184,7 millions de francs, pour un total de 703,2 millions de francs. Cette évolution positive est due à plusieurs facteurs. Les progrès réalisés dans le développement de la planification et de la construction du quartier, une forte demande pour les surfaces en cours de construction et un environnement de taux d’intérêt avantageux. Ces facteurs ont permis d’augmenter de manière significative le potentiel de revenus de Cham Group.

    Le bénéfice net de Cham Group s’est élevé à 168,2 millions de francs, contre 15,6 millions de francs l’année précédente. De plus, les revenus locatifs ont augmenté de 9,8 pour cent pour atteindre 8,1 millions de francs. Le résultat d’exploitation avant réévaluation s’est élevé à 6,7 millions de francs. Avec un ratio de fonds propres de 73,5 pour cent et un dividende inchangé de 12 francs par action, Cham Group affiche une base financière solide.

    Une force opérationnelle malgré des facteurs exceptionnels
    Au cours du dernier exercice, Ina Invest a affiché des chiffres noirs sur le plan opérationnel, mais a dû enregistrer une perte nette de 17,4 millions de francs. Cette perte est principalement due à un paiement de 34,7 millions de francs à Implenia, dans le cadre de la fusion prévue avec Cham Group. Sans cet effet unique et en tenant compte des variations de la valeur de marché, l’EBIT s’est établi à 20,4 millions de francs.

    Le portefeuille immobilier d’Ina Invest est estimé à 862 millions de francs à la fin 2024, avec des réévaluations de 15,4 millions de francs. Les revenus locatifs sont restés constants à 15,4 millions de francs. Malgré les défis, Ina Invest prévoit de verser un dividende de 20 centimes par action.

    Fusion en Cham Swiss Properties AG
    La fusion prévue entre Ina Invest et Cham Group créera une nouvelle société immobilière avec un portefeuille combiné d’environ 1,6 milliard de francs. L’entreprise fusionnée aura une part résidentielle d’environ 60% et un ratio de fonds propres d’environ 57%. Ce regroupement promet de combiner les forces des deux entreprises et d’offrir un portefeuille immobilier diversifié et durable.

    Les actionnaires des deux sociétés voteront sur la fusion lors des assemblées générales du 31 mars. L’approbation des actionnaires sera déterminante pour la réalisation des objectifs stratégiques de la nouvelle Cham Swiss Properties AG.

    Un avenir solide
    La fusion d’Ina Invest et de Cham Group offre l’opportunité de créer une société immobilière de premier plan en Suisse. Avec un portefeuille de qualité et durable ainsi qu’une base financière solide, les deux entreprises sont bien placées pour avancer ensemble vers l’avenir. Les synergies résultant de ce rapprochement pourraient conduire à de nouvelles plus-values et à une amélioration de la position sur le marché.

    Le secteur de l’immobilier suivra de près les développements autour de Cham Swiss Properties AG, car cette fusion est le signe d’une tendance à la consolidation et à la réorientation stratégique dans un marché très concurrentiel.

    Cet article plus complet offre un aperçu détaillé et prospectif de la fusion imminente d’Ina Invest et de Cham Group, ainsi que de leurs performances financières et de leur orientation stratégique.

  • Un nouveau membre du conseil d’administration renforce la croissance de la plateforme immobilière durable

    Un nouveau membre du conseil d’administration renforce la croissance de la plateforme immobilière durable

    Optiml a annoncé que le professeur Dr Alexander von Erdély a rejoint l’équipe en tant qu’investisseur providentiel. Âgé de 55 ans, ce docteur en ingénierie civile a plus de 30 ans d’expérience de direction dans le secteur immobilier. Il y a trois mois, il a pris ses fonctions de président du conseil d’administration de l’Office fédéral allemand des tâches immobilières, qui compte dans son portefeuille quelque 18 000 biens immobiliers appartenant à l’État fédéral.

    Auparavant, von Erdély était le PDG pour l’Allemagne de CBRE, le plus grand fournisseur mondial de services et d’investissements dans l’immobilier commercial, dont le siège social est à Dallas et le siège suisse à Zoug. En tant que « défenseur passionné des intérêts de l’ESG, de la durabilité et de l’innovation », il est, selon l’entreprise spin-off de l’École polytechnique fédérale de Zurich, « un modèle dans son engagement à faire avancer le progrès dans le domaine de l’immobilier et du développement urbain ».

    Le nouveau membre du conseil d’administration doit aider Optiml à faire passer sa plate-forme Real Estate Decision Intelligence à l’échelle supérieure. Celle-ci fournit aux gestionnaires immobiliers, aux investisseurs et aux conseillers des outils leur permettant d’atteindre leurs objectifs en matière de rentabilité et de durabilité. Elle fournit des informations précieuses sur les portefeuilles et les valeurs des bâtiments, des stratégies optimales de décarbonisation et d’investissement, ainsi que des plans d’action détaillés pour une rénovation nette zéro et la conformité aux réglementations ESG.

    Selon un rapport de startupticker.ch, dix nouveaux clients de la région DACH et du Royaume-Uni sont actuellement intégrés à la plateforme. En outre, l’entreprise zurichoise serait en train d’adapter sa solution aux particularités réglementaires et aux cadres de calcul des Etats-Unis. L’acquisition du premier client aux Etats-Unis, un Real Estate Investment Trust, est considérée par le CCO et cofondateur Nico Dehnert comme « une étape importante sur notre chemin de croissance ».

  • L’empathie comme compétence de leadership

    L’empathie comme compétence de leadership

    Les secteurs de la construction et de l’immobilier, ainsi que d’autres secteurs économiques, sont confrontés à des défis de plus en plus complexes. Les dirigeants qui ne se contentent pas de gérer des processus fonctionnels, mais qui prennent également en compte les aspects sociaux et éthiques, sont plus demandés que jamais. Dans le cadre d’un séminaire pratique de deux jours à la FHNW, le professeur Peter Gruber transmet des techniques éprouvées permettant d’utiliser l’empathie de manière ciblée dans la gestion quotidienne.

    L’empathie s’apprend
    Selon le professeur Gruber, il existe deux formes d’empathie : l’empathie émotionnelle et intuitive et l’empathie rationnelle et professionnelle. Cette dernière est essentielle pour les cadres afin de comprendre les collaborateurs sans se laisser submerger par les émotions. Il est essentiel, en particulier dans les postes de direction, de développer consciemment cette compétence afin de favoriser des relations solides et une culture d’entreprise saine.

    Leadership versus management : une différence fondamentale
    Alors que le management se base principalement sur des chiffres, des données et des faits, un leadership réussi comprend également des dimensions psychologiques, sociales et éthiques. Gruber souligne que « le principal outil d’un dirigeant est la conversation, pas la feuille Excel » Diriger, ce n’est pas seulement exiger des performances, c’est aussi percevoir les collaborateurs comme des personnes et les encourager.

    Un leadership respectueux comme facteur de réussite
    Le leadership moderne est à la fois axé sur la performance et sur les personnes. Les entreprises qui misent sur une culture du travail respectueuse et porteuse de sens bénéficient à long terme de collaborateurs motivés et d’un climat de travail positif. Le plaisir au travail augmente lorsque les collaborateurs reconnaissent le sens de leur activité, travaillent dans un climat de sincérité et sont encouragés.

    Un séminaire avec une valeur ajoutée pratique
    Le séminaire pratique « Diriger avec empathie » aura lieu les 17 et 18 septembre 2025 à la FHNW à Brugg. Il s’adresse aux cadres qui souhaitent développer de manière ciblée leurs compétences sociales et mettre en œuvre un leadership durable et efficace.

  • Présentation de la nouvelle équipe de direction pour l’activité de construction américaine

    Présentation de la nouvelle équipe de direction pour l’activité de construction américaine

    Le producteur de matériaux de construction Holcim, dont le siège est à Zoug, va entièrement séparer sa filiale aux Etats-Unis et la coter à la Bourse de New York sous le nom de Holcim United States. Selon le communiqué de presse, Jan Jenisch a été nommé président et CEO désigné de la société envisagée. Jenisch est actuellement président du conseil d’administration de Holcim et dirigera le projet d’introduction en bourse à New York. Il a été CEO de Holcim de 2017 à 2024 et sera président du conseil d’administration jusqu’à l’assemblée générale de Holcim le 14 mai. Pour lui succéder, Kim Fausing a été proposé, selon un autre communiqué. Le Danois est membre du conseil d’administration depuis 2020 et président et CEO du groupe danois Danfoss depuis 2017.

    En vue du projet de cotation en bourse de ses activités nord-américaines, Holcim a également désigné les futurs membres de son conseil d’administration. Le conseil d’administration sera composé de dix membres et entrera en vigueur à la fin du premier semestre 2025, après la réalisation du projet de scission, sous réserve de l’approbation des actionnaires et des autorisations habituelles, indique le communiqué de l’entreprise. « Nous franchissons aujourd’hui une étape importante sur la voie de l’introduction en bourse des activités nord-américaines de Holcim en tant que société indépendante », a déclaré Jan Jenisch, cité dans le communiqué.

    Outre Jenisch, le conseil d’administration de Holcim a nommé neuf membres indépendants au conseil d’administration de la société américaine : Theresa Drew, Nicholas Gangestad, Dwight Gibson, Holli Ladhani, Michael E. McKelvy, Jürg Oleas, Robert S. Rivkin, Katja Roth Pellanda et Cristina A. Wilbur. Les futurs membres sont des cadres très expérimentés disposant d’une solide expertise dans des secteurs clés tels que la construction, l’industrie manufacturière, les opérations industrielles et les services financiers, indique le communiqué de Holcim.

  • Le nouveau CEO prendra la tête du fournisseur de la construction à partir de janvier 2025

    Le nouveau CEO prendra la tête du fournisseur de la construction à partir de janvier 2025

    A partir du 1er janvier, le groupe Arbonia sera à nouveau dirigé par un CEO qui n’est pas également membre du conseil d’administration. Comme le communique l’entreprise, le conseil d’administration a nommé Claudius Moor au poste de CEO. Ce Suisse né en 1983 travaille pour Arbonia depuis 2015, en tant que CEO de la division Portes depuis 2020. Auparavant, il a notamment été responsable de la stratégie du groupe et du développement de l’entreprise chez le fournisseur de bâtiments dont le siège est à Arbon.

    Alexander von Witzleben restera président du conseil d’administration « jusqu’à nouvel ordre ». Cet Allemand né en 1963 préside le conseil d’administration depuis 2015, a également été délégué du conseil d’administration et CEO ad interim jusqu’en 2022 et président exécutif du conseil d’administration depuis cette date.

    « Nous sommes très heureux d’accueillir Claudius Moor dans son nouveau rôle de CEO d’Arbonia », a déclaré Alexander von Witzleben, cité dans le communiqué. « Avec sa connaissance approfondie du secteur, son engagement et sa grande passion pour le business des portes, il a toutes les qualités requises pour conduire Arbonia vers un avenir positif »

  • Zoug reste Zoug – une ville où il fait bon vivre, visionnaire, vibrante

    Zoug reste Zoug – une ville où il fait bon vivre, visionnaire, vibrante

    Comment se porte l’économie de la ville de Zoug ?
    Dans de nombreuses publications spécialisées et dans les médias, le site de Zoug est loué pour son économie diversifiée – services, commerce, mais aussi industrie de transformation et artisanat. La croissance reste supérieure à la moyenne de 1,2% de l’économie suisse et se montre jusqu’à présent résiliente face aux perturbations mondiales ou techniques. En raison de ses résultats financiers positifs, la ville de Zoug constitue, avec les ménages privés et l’économie florissante, un pilier important pour la poursuite de la croissance dans les années à venir.

    Comment la ville de Zoug prévoit-elle de rendre sa croissance économique durable au cours des prochaines années, en particulier compte tenu de l’accent mis sur la finance et la crypto-industrie ?
    La durabilité signifie également que nous prenons soin des entreprises locales et que ce sont des partenaires et des employeurs fiables. C’est pourquoi il est important de maintenir une forte sécurité juridique en Suisse et à Zoug. Nous devons offrir un enseignement de qualité, avoir de courtes distances à parcourir avec la ville et le canton, entretenir nos superbes zones de loisirs et assurer de bonnes liaisons routières et ferroviaires avec Lucerne et Zurich.

    Zoug connaît une forte demande de logements et de surfaces commerciales. Quelles solutions à long terme la ville envisage-t-elle pour encourager la construction de logements tout en préservant la qualité de vie ?
    Il y a de nombreuses années déjà, nous avons demandé des conditions-cadres par le biais d’une « letter of intent » pour le plan d’aménagement V-Zug-Areal /Technologiecluster et également pour le plan d’aménagement LG-Areal. Dans ces deux cas, nous avons défini 10’000 m2 de logements à prix modérés et de surfaces commerciales à prix modérés. De même, il existe depuis plus de 10 ans une étroite collaboration avec les coopératives de construction de Zoug. Récemment, nous avons également acheté un espace juste à côté de la gare pour 65 millions. Celle-ci doit servir à la construction de logements à prix modérés. Le mélange de logements doit encore être défini et fera finalement l’objet d’une votation populaire. Ici aussi, il est prévu de le céder en droit de superficie. En effet, les coopératives de construction savent ce dont les Zougois ont besoin en matière de logements. En outre, la ville de Zoug élabore, en étroite collaboration avec les propriétaires fonciers, des plans d’aménagement dans les zones de densification cantonales qui autorisent une forte densité. Le règlement communal sur les immeubles de grande hauteur constitue une base juridique importante à cet égard. Dans le cadre de ces mesures, une attention accrue est accordée à la qualité des espaces libres sur les sites eux-mêmes, mais aussi des autres espaces publics. Dans l’esprit d’une « ville des courtes distances », les espaces libres du centre-ville et les infrastructures de loisirs, mais aussi les espaces naturels et paysagers, doivent être facilement accessibles, en particulier par les transports publics, à pied et à vélo.

    Quels sont les nouveaux projets et initiatives prévus par la ville de Zoug pour faire avancer le développement urbain durable ?
    Il y a beaucoup de nouveaux projets dans la ville de Zoug. Tous doivent aujourd’hui prendre en compte de manière égale les aspects sociaux, économiques et environnementaux. En ce sens, chacun de nos projets devrait déjà soutenir un développement urbain durable. Vous me permettrez peut-être de citer deux exemples dans lesquels nous jouons également un rôle de pionnier. Par exemple, un projet stratégique interne est en cours pour vérifier si nous sommes bien organisés et suffisamment en forme pour relever les défis futurs du développement durable. Ou encore dans le domaine de l’adaptation au climat : nous installons actuellement des capteurs de température sur l’ensemble du territoire afin d’identifier les îlots de chaleur de notre ville et de prendre des mesures ciblées.

    La question du logement abordable devient de plus en plus importante. Quelles mesures la ville prend-elle pour s’assurer que Zoug reste attractive pour les personnes moins aisées ?
    Aujourd’hui déjà, le conseil municipal exige que dans les zones résidentielles et mixtes, lors de l’adoption de plans d’urbanisme ordinaires, des logements à prix modérés soient créés sur au moins 20% de la surface de plancher supplémentaire pouvant être prise en compte. Suite à l’adoption de l’initiative « 2000 logements pour la classe moyenne zougoise », des logements à loyer ou à prix modérés doivent être créés dans les zones d’habitation et mixtes situées dans des zones à forte densité lors de l’adoption de plans d’aménagement ordinaires ainsi que lors de changements ou d’augmentations de zonage, et ce pour au moins 40% des surfaces habitables nouvellement construites. Honnêtement, cela a également entraîné l’arrêt de projets de construction. Nous sommes en train de trouver des solutions.

    Quelle importance accordez-vous à la participation des citoyens dans les projets municipaux et quelles possibilités ont les habitants de Zoug de faire valoir leurs idées et leurs opinions ?
    La ville de Zoug a une forte et longue culture de la participation. Depuis les années 1990, des projets de participation publique sont régulièrement organisés sur différents thèmes. Depuis 2020, le portail de participation en ligne « mitwirken-zug.ch » est également disponible en complément.

    Le trafic dans et autour de Zoug augmente. Quel est le plan de la ville pour concilier les infrastructures de transport avec la croissance tout en renforçant les transports publics ?
    Le tunnel urbain a malheureusement été rejeté et il faut néanmoins trouver des solutions. La ville de Zoug travaille en étroite collaboration avec l’Office cantonal des ponts et chaussées afin de développer un plan de transport commun pour le centre animé de Zoug. L’objectif de la ville est que l’espace routier existant soit mis à la disposition de tous les usagers de la route de manière équitable et efficace en termes de surface : Voitures, transports publics, vélos et piétons. Heureusement, la ville de Zoug est de petite taille, de sorte que beaucoup de choses peuvent être faites à pied ou à vélo.

    Quels sont les plans pour développer davantage les transports publics afin de soulager les navetteurs et de réduire le trafic en ville ?
    La prochaine grande étape d’extension est prévue pour la mise en service du tunnel du Zimmerberg. Ce sera aux alentours de 2035-2037. Jusqu’à cette date, les transports publics continueront à fonctionner sur les branches actuelles des lignes et la fréquence sera adaptée à la demande. Le système de transport public est ainsi adapté « à petite échelle » aux besoins des communes. Selon l’UTP, les municipalités ont la possibilité d’acheter des services supplémentaires au-delà de l’offre commandée par le canton. La ville de Zoug le fait pour le Zugerberg Bahn et la ligne de bus 5, où elle achète des rames et des courses supplémentaires. Grâce à cette offre supplémentaire, décidée par le parlement de la ville, la ville de Zoug est flexible au-delà de l’offre définie par le canton. Il s’avère toutefois que l’offre commandée par le canton est excellente et que les communes n’ont guère besoin de l’améliorer. La ville de Zoug est déjà très bien desservie par les transports publics dans tous les quartiers. Les courses supplémentaires réduisent considérablement le taux de couverture des coûts. Le taux de couverture des coûts à atteindre selon l’UTP est de 40%. Personnellement, je souhaiterais que le RER propose des trains à deux étages.

    Comment la ville de Zoug soutient-elle le développement des établissements d’enseignement afin de répondre à la pénurie de main-d’œuvre qualifiée tout en renforçant le site éducatif de Zoug ?
    L’éducation est notre seule ressource et c’est là que la ville de Zoug investit le plus d’argent. L’aménagement de bâtiments scolaires attrayants en tant que lieux de travail et d’apprentissage, avec l’implication et la participation des élèves et des enseignants lors de la planification, est une préoccupation centrale. S’y ajoutent des offres de garde et de loisirs attrayantes pour les enfants et les familles, ainsi qu’une infrastructure TIC moderne. En outre, des projets et des coopérations innovants et tournés vers l’avenir, tels que le portail scolaire – qui permet aux parents de communiquer en ligne avec le personnel enseignant et d’encadrement et l’administration de l’école -, l’atelier DigiWerkstatt et l’intégration de l’IA dans l’enseignement, seront poursuivis. Mais il est également important d’aller chercher les besoins des entreprises et de soutenir activement le système de formation dual. Un projet formidable est en cours !

    Quel est le rôle de la promotion de l’innovation à Zoug et comment la ville prévoit-elle de s’établir comme un centre pour les technologies et les entreprises d’avenir ?
    La promotion de l’innovation joue un rôle central dans le positionnement des technologies et des entreprises d’avenir dans la ville et le canton de Zoug. Un point important est le suivant : nous essayons. Ainsi, après une présentation d’un étudiant, nous avons décidé d’accepter le bitcoin comme moyen de paiement dans la ville de Zoug, ce qui a fait sensation dans le monde entier. Aujourd’hui, la ville de Zoug est LA Crypto Valley mondiale, avec plus de 4000 employés dans plus de 800 entreprises. Selon la devise : « no risk, no fun ». Nous continuerons à innover ! La force d’innovation de la ville de Zoug doit être renforcée par des mesures et des programmes ciblés, afin de rendre l’environnement encore plus attrayant et motivant pour les entreprises et surtout pour les employés. Avec des projets innovants et des personnes motivées, vous pouvez déplacer des montagnes. La stratégie de développement pour la ville de Zoug adoptée par le conseil municipal à l’automne 2021 constitue le cadre de cette démarche : « Zoug reste Zoug – agréable à vivre, visionnaire, vibrante ». Il s’agit d’un instrument de gestion supérieur avec une perspective à long terme pour contribuer à façonner l’avenir de la ville de Zoug. Une économie innovante, une ville verte, une communauté forte, des finances saines, tels sont nos credos pour l’avenir.

    Quelle est votre vision à long terme pour la ville de Zoug ? Quels objectifs souhaitez-vous absolument atteindre dans les prochaines années ?
    En tant que site économique en pleine croissance offrant d’excellentes conditions aux entreprises et au personnel qualifié d’ici et d’ailleurs, nous cultivons notre diversité économique et nous nous positionnons de manière ciblée par le biais de clusters sectoriels orientés vers l’avenir. Pour une ville verte, nous développons l’espace de vie de Zoug de manière durable et en préservant les ressources, et nous planifions la mobilité, l’espace et l’énergie de manière visionnaire.

    Entre tradition et modernité, nous encourageons le dialogue et créons un cadre inspirant pour une communauté urbaine vitale, diversifiée et ouverte sur le monde. Et pour préserver nos finances saines, il s’agit de garantir des conditions-cadres compétitives, d’effectuer des investissements orientés vers l’avenir et de garantir notre substance fiscale à long terme. Au-delà de tous les objectifs d’impact, nous encourageons l’apprentissage tout au long de la vie, nous utilisons le potentiel de la diversité de la population, de l’économie et de la culture pour des projets phares et pionniers en faveur du changement et nous pilotons avec des incitations.

    Zoug s’engage pour une meilleure protection du climat. Pouvez-vous nous donner un aperçu des principales mesures actuellement mises en œuvre pour réduire les émissions de CO2 et améliorer la durabilité de la ville ?
    En ce qui concerne la protection du climat, l’abandon des sources d’énergie fossiles est une priorité. A moyen terme, tous les systèmes de chauffage doivent pouvoir être alimentés par des énergies renouvelables locales. Dans ce domaine, l’accent est mis sur le respect des normes de construction modernes et, en collaboration avec les services des eaux de Zoug (WWZ), sur le développement du chauffage urbain. Nous avons créé Circulago. Nous prélevons du froid et de la chaleur dans le lac et disposons ainsi d’une « batterie » à notre porte. Parallèlement, nous voulons aussi améliorer nos propres immeubles, produire notre propre électricité et nous libérer des chauffages fossiles. L’introduction d’un monitoring du CO2 et de nombreuses mesures plus ou moins importantes dans le cadre de « Cité de l’énergie », où nous avons également été certifiés avec le label « Gold » pour l’année 2023, nous y aident. Je suis convaincu que nous pouvons nous approvisionner nous-mêmes en énergie. Nous avons des entreprises innovantes comme Siemens, Landis & Gyr, V-Zug, le cluster technologique et bien d’autres entreprises à Zoug qui proposent toutes ces techniques et innovations. Cela fait certainement 10 ans que Siemens nous a montré que la technique d’autosuffisance locale existe déjà, alors faisons-le !

    Où voyez-vous la ville de Zoug dans 20 ans ?
    Dans 20 ans, la ville de Zoug doit être un lieu où il fait bon vivre, innovant et durable, offrant à la fois un dynamisme économique et une qualité de vie élevée. Cela signifie que nous avons continué à développer l’attractivité pour les entreprises et les professionnels, tout en créant un espace pour une communauté forte. Le rôle de Zoug en tant que centre économique et financier international a été renforcé, notamment dans le domaine de la numérisation et des nouvelles technologies telles que les applications de la blockchain et de l’IA. Grâce à un urbanisme durable et à des infrastructures respectueuses de l’environnement, la ville de Zoug est climatiquement neutre. Nous disposons de logements et de lieux de travail attrayants, d’espaces de loisirs verts, d’offres culturelles attrayantes et d’une infrastructure diversifiée pour l’éducation, les loisirs et la santé. Zoug s’est profilée comme un lieu de formation et d’innovation, en réseau avec des institutions de formation tertiaire et des instituts de recherche. Nous disposons d’une gestion intelligente des transports et d’une infrastructure efficace qui répond aux exigences d’une population croissante et qui est conçue de manière durable. Petit à petit, nous avançons – je m’en réjouis !

  • Un cadre expérimenté prend la tête d’une place de marché immobilière numérique

    Un cadre expérimenté prend la tête d’une place de marché immobilière numérique

    Myriam Reinle devient la nouvelle CEO de Houzy, selon un communiqué. Avec ses antécédents dans les secteurs de la proptech et de la fintech, Mme Reinle est considérée comme la personne idéale pour diriger l’entreprise, qui a fusionné avec Devis.ch en mai 2024, vers une nouvelle phase de croissance.

    Selon les informations de l’entreprise, Reinle apporte plus de 20 ans d’expérience dans la création de places de marché numériques, dans la direction de start-ups technologiques ainsi qu’une compréhension approfondie des intérêts des propriétaires de logements. En tant que responsable du marketing chez Homegate, elle a contribué pendant plus d’une décennie à « établir l’entreprise comme un acteur de premier plan sur le marché immobilier suisse », précise le communiqué.

    Avec elle, c’est un dirigeant expérimenté qui prend la direction de Houzy, « qui allie l’esprit d’entreprise, l’expertise dans le domaine des places de marché numériques et la gestion de start-up », selon le président du conseil d’administration Christian Mähr.

    Reinle succède à Florian Rüegg, l’un des fondateurs de la société de proptech. Il passe au poste de CTO/COO. Depuis 2017, Houzy propose une plateforme pour les propriétaires de logements, qui y trouvent des évaluations immobilières, des calculateurs de rénovation, des vérifications de la demande ainsi que la possibilité d’une mise en relation avec des artisans et des agents immobiliers.

  • Renforcement de Real Estate Award AG

    Renforcement de Real Estate Award AG

    2024 a été une étape importante pour Real Estate Award AG. Un rebranding réussi, un jury reformé et des partenariats événementiels solides ont permis d’obtenir un écho positif. Le Real Estate Award d’octobre 2024 a été très bien accueilli et souligne la position forte de la plateforme au sein du secteur de la construction et de l’immobilier.

    Mara Schlumpf, directrice générale de Real Estate Award AG, se montre satisfaite : « Ce fut une année rapide et formidable, au cours de laquelle nous avons pu développer l’Award de manière substantielle. Je suis fière de cette performance »

    Tim Caspar apporte un vent de fraîcheur à l’équipe
    Afin de poursuivre sur la voie du succès, Tim Caspar rejoindra Real Estate Award AG en tant que directeur général adjoint à partir de janvier 2025. Tim Caspar travaille actuellement en tant que vidéaste indépendant et a déjà réalisé plusieurs projets pour l’Award par le passé.

    « Nous sommes très heureux d’accueillir Tim Caspar, un joueur d’équipe qui, grâce à ses connaissances en marketing des médias sociaux et en vidéographie, ouvre de nombreuses nouvelles possibilités au Real Estate Award en termes de visibilité. Nos candidats et partenaires événementiels en profiteront notamment », explique Mara Schlumpf. « Le fait que Tim connaisse déjà les procédures et les valeurs du Award grâce à nos précédentes collaborations est un grand bonus »

    Real Estate Award 2025
    Le prochain Real Estate Award aura lieu le 2 octobre 2025 au Trafo Baden. La phase de candidature est déjà ouverte. Les entreprises du secteur suisse de la construction et de l’immobilier peuvent dès à présent soumettre leurs projets pour la prochaine édition. Avec l’arrivée de Tim Caspar au poste de directeur général adjoint, Real Estate Award AG donne un signal clair en faveur de l’innovation et de la croissance. L’Award reste une plateforme importante pour récompenser et rendre visibles les réalisations exceptionnelles du secteur.